L'hôpital de l'Institut universitaire du cancer de Toulouse est opérationnel | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Un scanner de dernière génération. Photo Kevin Figuier


L'Institut universitaire du cancer de Toulouse-Oncopole est désormais ouvert. Les premiers patients y sont accueillis depuis le 5 mai dernier. L'hôpital de l'Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) est désormais opérationnel.

L’hôpital de l’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) est désormais opérationnel. Le transfert des patients du centre de lutte contre le cancer privé Claudius Rigaud (ICR) et des services d’oncologie du CHU de Toulouse s’est effectué depuis début mai. Au total, 306 lits et 1200 professionnels de santé, dont 200 médecins, accueillent les patients dans ce « vaisseau amiral », baptisé IUCT-O, selon le président de son assemblée générale, Jacques Léglise.

Le nouvel établissement est spécialisé dans le traitement des cancers du sang, de la peau, ORL et féminins, certains sarcomes, ainsi qu’en urologie. Deux autres structures du CHU, basée à Rangueil et Purpan, conservent les autres types de soins en cancérologie. Il n’y a « pas de doublon », assure Michel Attal, directeur général.

Un regroupement unique en France

Cet hôpital est situé à deux pas des autres piliers du « campus de l’Oncopole ». Ce dernier, « fruit de plusieurs années d’organisation » selon Jacques Léglise, regroupe des laboratoires publics et privés, tels que Pierre Fabre et Sanofi, un centre de recherche fondamentale en cancérologie (CRCT), une pépinière d’entreprises et un hôtel, soit plus de 3000 acteurs engagés dans la lutte contre le cancer sur ce site de 220 hectares.

L’Oncopole, lancé en 2003 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé et ancien maire de Toulouse, soit deux ans après l’explosion de l’usine AZF, se veut un regroupement unique en France de compétences scientifiques, académiques, technologiques et médicales, publiques et privées. Au cœur de ce dispositif, l’hôpital, a représenté un investissement total de 300 millions d’euros, dont 130 pour les travaux. Désormais opérationnel, il est organisé pour favoriser l’échange entre la recherche et le traitement de la maladie.
Audrey Sommazi