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Olivier Corel, l'émir blanc d'Artigat proche de Merah, en garde à vue

Olivier Corel, l'émir blanc d'Artigat proche de Merah, en garde à vue | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Olivier Corel.

Les enquêteurs de la sous direction antiterroriste ont placé deux personnes en garde à vue, dont Olivier Corel, l’émir blanc d’Artigat. Cet homme né en Syrie se trouve au croisement de toutes les affaires liées à l’islam radical depuis le début des années 2000. Inquiété en 2007 lors du démantèlement d’une organisation qui envoyait des jeunes se battre en Irak contre les Américains il n’avait pas été poursuivi. Il était également proche de la famille Merah. C’est dans le cadre des investigations sur les meurtres du "tueur au scooter" qu’il a été placé en garde à vue.

La seconde personne interpellée serait selon nos informations Karim Mesbah, 34 ans. Cet enfant des Izards est le frère de Yaminah Mesbah, épouse d’Abdelkader Merah.

 

JEAN COHADON

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Sept braquages en série ont-ils servi à financer le jihad ?

Sept braquages en série ont-ils servi à financer le jihad ? | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Cette équipe est notamment soupçonnée de trois vols à main armée chez Quick à Toulouse et Colomiers.


Les enquêteurs de la police judiciaire ont placé en garde à vue quatre garçons, arrêtés en décembre après une tentative de vol à main armée. Ils sont soupçonnés de sept vols à main armée commis à Toulouse et en banlieue. Des crimes entrecoupés de curieux voyages.

Un Lidl le jeudi 16 mai, un Carrefour city le jeudi 19 juin, un restaurant Quick le dimanche 23 juin, un autre restaurant Quick le lundi 5 août, un magasin Lidl quatre jours plus tard, un supermarché Aldi le samedi 7 septembre et enfin un dernier passage chez Quick, le dimanche 20 octobre. Cette longue liste d'attaques à main armée avec un butin total estimé à plus de 55 000 € concerne-t-elle la même équipe de braqueurs ?

Les enquêteurs de la police judiciaire, les membres de la brigade de répression du banditisme (BRB) et les policiers de la brigade de répression et d'intervention (BRI) en semblent convaincus. La juge d'instruction Nicole Bergougnan, qui a placé trois individus en examen hier matin, semble détenir également quelques convictions. Les avocats de la défense, Mes Chorier, Legros-Gimbert, Derieux… beaucoup moins. Quant à leurs clients, quasiment inconnus des services spécialisés, ils ont observé un silence poli hier matin face à la juge et s'expliqueront «prochainement», indique Me Legros-Gimbert.

Arrestation en flag en décembre

Le temps que les avocats des mis en cause prennent connaissance des détails d'un dossier épais, mené pendant sept mois par les hommes de la BRB dont un bon mois de surveillance non-stop réalisé par la BRI jusqu'à une arrestation en flagrant délit le samedi 21 décembre. Ce matin-là, un supermarché de Launaguet a échappé de peu aux exigences d'une équipe de quatre individus. Ils avaient débarqué à l'aube, menacé les employés, et voulaient attendre l'ouverture du coffre du magasin mais ils ont préféré fuir, inquiets par le passage d'une patrouille de gendarmerie. Les policiers de la BRI qui les surveillaient de loin et avaient suivi de multiples repérages dans les jours précédents, les ont alors arrêtés quelques minutes plus tard dans leur planque dans le Nord de Toulouse.

Les gardes à vue menées ces dernières 48 heures constituent une suite logique à ce flagrant délit. Cela ressemble à un très joli coup de la PJ mais, curieusement, le procureur Michel Valet s'est montré très prudent hier soir. «Je confirme les mises en examen dans un dossier d'instruction qui porte sur une série d'attaques à main armée. Mais, en l‘état, je ne ferai pas de commentaire. Les choses doivent encore se préciser et aller au bout.»

Entreprise terroriste ?

Une prudence qui s'explique notamment par la difficulté d'accrocher les suspects, âgés de 18, 20, 26 et 27 ans, à chaque attaque. Ainsi le plus jeune n'a pas été présenté à la juge d'instruction hier matin. Son avocat, Me Alexandre Martin, a en effet présenté aux policiers le passeport de son jeune client. Ce document officiel démontrerait sa présence en Tunisie, et en Turquie, lors de certaines attaques. Est-ce que cela suffira à le disculper ? Seule la poursuite de l'instruction pourra le dire. Et ce goût des voyages illustre la face noire de ce dossier. Ces individus sont en effet soupçonnés d'avoir effectué, entre certaines attaques, des séjours en Turquie, et peut-être — les soupçons sont forts — en Syrie. Des braqueurs jihadistes, comme nous l'avions révélé fin juin (1), qui intéressent les juges antiterroristes qui ont également ouvert une information judiciaire pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».

Ce mélange des genres n'est pas nouveau. À Toulouse, cela concerne deux dossiers d'instruction. Cela laisse les observateurs circonspects. «Ils n'ont pas besoin de braquer pour partir au jihad», observe un policier. En même temps l'exploitation des ordinateurs et des téléphones portables de certains suspects de cette bande laisse peu de place pour de simple voyage touristique en Turquie et Syrie.

(1) Lire «Les braqueurs du jihad» dans notre édition du 27 juin

Jean Cohadon

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