Jean-Luc Moudenc : «Rallumons la lumière» | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Jean-Luc Moudenc avait promis de «rallumer la ville». En septembre un audit sera lancé dans les mairies de quartiers pour connaître les attentes des riverains. Déjà, des pistes de réflexion émergent.


Et la lumière fut ! Mercredi soir, boulevard Carnot – entre les rues Idrac et de l'Étoile — les nouvelles LED des lampadaires étaient mises à l'épreuve. «Une dame âgée a expliqué à la mairie qu'elle avait failli tomber sur cette portion, d'autres riverains se sont aussi plaints du manque de lumière», se souvient Emilion Esnault, conseiller municipal délégué à l'éclairage public. Pour 3 000 euros main-d'œuvre des services municipaux comprise, nous avons remplacé cinq appareils. Avant il y avait un éclairage indirect de 100 W. Aujourd'hui ce sont des LED en éclairage direct de 50 W. Le défi est de la mairie est d'éclairer mieux, avec moins de pollution lumineuse et en optimisant la facture énergétique». En septembre, un audit sera lancé dans les mairies de quartiers. Le but : recenser les suggestions pour améliorer l'éclairage public avec un plan d'action mis en place début 2015. «Rallumer la lumière en ville», c'est là une des promesses de campagne du maire Jean-Luc Moudenc. Le cap des cent jours passé, l'heure est au bilan, et aux projets. «Place Belfort nous avons augmenté la luminosité en changeant les appareils, se félicite le conseiller municipal. Place Occitane, les projecteurs ont été sortis des cages végétalisées ; à Arnaud Bernard nous avons équipé les vieux appareils d'une technologie plus moderne».

Vers un éclairage «intelligent»

«Place Dupuy, deux candélabres avec des LED et un détecteur de présence vont être installés, poursuit l'élu. La nouvelle technologie permet beaucoup de choses, mais nous n'utiliserons que des procédés matures. Nous sommes plus pragmatiques que la précédente municipalité. Je préfère développer un réseau modulable et pilotable que faire des points d'exemples.» Rues sous éclairées créant un sentiment d'insécurité, lieux de vie nécessitants un éclairage supplémentaire (terrasses de bars ou restaurants), rééclairer les bâtiments patrimoniaux, voilà les trois points qui seront mis à l'étude dès septembre. «Été comme hiver, de jour comme de nuit, les Toulousains doivent pouvoir être fiers de leur ville», conclut l'élu. L'enveloppe allouée à l'éclairage public, elle, devrait rester constante tout au long du mandat. En 2013, l'éclairage public ce sont 4,3 millions d'euros dépensés en électricité et 4 autres millions de frais de fonctionnement (agents et chantiers). Les aspirations des Toulousains devront donc rentrer dans les clous.

De l'électricité made in Toulouse

Grâce à ses centrales hydroélectriques, la Ville rose est presque autonome en matière de production d'énergie. La centrale du Ramier produit de 22 à 23 millions de kWh chaque année. Et le dispositif sera complété dès septembre par les 7 millions de kWh annuels produits par la toute nouvelle centrale de la Cavaletade située avenue Hubert-Curien.

«Le but premier de cet équipement est de redonner de l'eau au bras inférieur de la Garonne afin d'y redynamiser la vie aquatique», explique Jean-Louis Parazols, directeur de la régie municipale d'électricité de Toulouse (RMET). C'est d'ailleurs dans ce but qu'a été créée une passe à poisson. La phase tests des turbines a été lancée au début du mois. Si tout fonctionne normalement, les premiers watts seront produits en septembre. «Ce projet (NDLR : 6 millions d'euros dont 1,60 M€ de l'État, 1,60 M€ de la régie municipale et 2,50 M€), est exemplaire, se réjouit Emilion Esnault, président de la RMET. Il s'inscrit dans une démarche de développement durable et est rentable pour les Toulousains». En effet, la totalité de l'électricité produite est achetée par EDF : «La mairie la revend plus cher que celle qu'on achète poursuit l'élu. Ainsi, chaque année, la RMET reverse dans les caisses municipales 340 000 euros.»

Le chiffre : 1 000

points lumineux >De plus chaque année. L'augmentation est constante depuis ces dernières années. Elle est principalement due à l'extension de la ville qui compte à ce jour 67 000 points lumineux.


Ch.D.