Aeroscopia déploie ses ailes à Toulouse-Blagnac | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
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C’est à Blagnac, tout près de la ferme Pinot, en face du hall d’assemblage de l’A380, qu’a été célébrée ce jeudi 16 juin la pose de la première pierre du futur musée aéronautique Aeroscopia, qui ouvrira ses portes en 2013. Un coup d’envoi officiel qui était très attendu par les associations à l’origine du projet, réunies au sein de Terre d’Envol et impliquées depuis près de 30 ans. Coût du projet : 16 millions d’euros.
La première pierre d’Aeroscopia a été officiellement posée ce jeudi 16 juin à Blagnac. A l’origine, ce musée aéronautique devait s’installer à Montaudran. Il fut ensuite question de Balma pour finalement atterrir sur les terres d’Airbus à Blagnac.

Confortant l’offre de tourisme industriel initiée à Toulouse par la Cité de l’espace et par les visites des chaines d’assemblage proposées par Airbus Visit, Aeroscopia proposera des expositions temporaires et permanentes dédiées au patrimoine aéronautique. Ce nouveau musée participera également à la conservation et à la valorisation du patrimoine aéronautique de la région (lire ci-contre).

30 ans plus tard…

Lors de la pose de la première pierre, Bernard Keller, le maire de Blagnac, a tenu à rendre hommage à tous ceux qui ont Ĺ“uvré au succès d’Aerocopia « dont la réalisation à maintes fois été remise en question faute d’un soutien politique et économique suffisant ». Rappelant ainsi comment « il a fallu se battre pour donner vie à l’ambition plus que légitime de doter Toulouse d’un parc de découverte aéronautique digne de son rang. »

En tant que maître d’ouvrage, le maire de Blagnac s’est également déclaré satisfait du concept global de la muséologie du futur musée « qui allie la part de rêve suscitée par l’avion, la rigueur et la technicité exigée par les métiers de l’aéronautique et l’importance des retombées économique dans notre région ». Il a également précisé qu’Aeroscopia permettra d’accueillir des congrès, des réceptions de gala sous les aile du Concorde et d’autres manifestations comme le Festival aérospatial du livre et de l’image dont la deuxième édition se déroulera en novembre prochain.

« Aeroscopia sera en capacité de s’autofinancer »

Pour sa part, Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus, qui apporte à la réalisation d’Aeroscopia une contribution financière de 3,5 millions d’euros, a salué « la ténacité des élus et tous les bénévoles porteurs de ce projet. Je suis très heureux que ce projet se concrétise à côté de la chaîne d’assemblage de l’A380 qui a reçu en 2010 près de 145.000 visiteurs et qui va donc être un pôle d’attraction immédiat, pour faire que l’exploitation d’Aeroscopia soit rentable, en capacité de s’autofinancer après l’effort que l’ensemble des parties, y compris Airbus, apportent pour lancer ce superbe projet. »

Prochaine étape en septembre pour connaître le choix du délégataire de service public du futur musée, avant le démarrage du chantier dès l’automne 2011.
Sylvie Lagarrigue-Berger