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AZF : « Plus jamais ça » ne s’associera pas aux commémorations

AZF : « Plus jamais ça » ne s’associera pas aux commémorations | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Ce samedi 21 septembre, sera commémoré le 12e anniversaire de l'explosion de l'usine AZF.

 

Par Anthony Assemat

Alors que la commémoration de l’explosion de l’usine AZF, qui avait fait officiellement 31 victimes le 21 septembre 2001, se déroulera sur le site du Mémorial, ce samedi, l’association « Plus jamais ça ni ici ni ailleurs » (PJC NINA), connue pour sa volonté d’obtenir une « condamnation de Total et de l’État », indique ce mercredi qu’elle « ne s’associera à aucune des commémorations du 21 septembre 2013« .

 

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L'exploitant de l'usine AZF et son ex-Directeur condamnés en appel 11 ans après la catastrophe

L'exploitant de l'usine AZF et son ex-Directeur condamnés en appel 11 ans après la catastrophe | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

L'usine Grande Paroisse et son directeur ont été jugés coupables d'homicides involontaires

 

La Cour d’appel de Toulouse vient de condamner, ce lundi 24 septembre, l’exploitant de l’usine AZF Grande Paroisse (groupe Total) ainsi que son ex-directeur Serge Biechlin pour homicides involontaires. Un soulagement pour les familles des 31 victimes de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse.

L’avocat de la défense a déjà fait savoir qu’un pourvoi en cassation serait formé.

 

Dans le procès AZF, l'usine Grande Paroisse et son directeur ont été jugés coupables d'homicides involontaires. Serge Biechlin a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et 45.000 euros d'amende. La compagnie Grande Paroisse (Groupe Total) est condamnée, de son côté, à verser 225 000 euros d'amende.

Dès la fin de la lecture du délibéré, Me Daniel Soulez Larivière, avocat de la défense, a qualifié la décision de la cour d'appel de « plus passionnelle que rationnelle » et a ajouté que « c'est une affaire qui ne fait que commencer ». L’usine Grande Paroisse et son directeur vont former dès ce lundi un pourvoi en cassation contre leur condamnation par la Cour d’appel de Toulouse.

 

"Le jugement nous donne raison d'avoir fait appel"

 

« C’est la victoire de la vérité ! » a fait savoir dans un communiqué Pierre Cohen, maire de Toulouse, après l’annonce de la lecture du délibéré

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Toulouse à l’heure du onzième anniversaire de la catastrophe d’AZF

Toulouse à l’heure du onzième anniversaire de la catastrophe d’AZF | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Jour de commémoration et de recueillement, ce vendredi 21 septembre 2012 va marquer le onzième anniversaire de la catastrophe d’AZF qui a fait 31 morts et des milliers de victimes. Et lundi 24 septembre, une nouvelle page se tournera dans le volet judiciaire avec la décision, attendue à 14 heures, de la cour d’appel de Toulouse.

(...)

Comme chaque année, l’association des anciens salariés de l’usine Mémoire et Solidarité se réunira devant sa stèle pour rendre hommage à leurs collègues disparus dans l’explosion. Le rassemblement aura lieu à 10 heures pour laisser à ceux qui le souhaitent la possibilité de participer à la cérémonie commune de la ville. Celle-ci se déroulera autour du nouveau mémorial conçu par le plasticien toulousain Gilles Conan et dont la forme circulaire évoquant celle d’un cratère sera révélée au public pour la première fois. A 10h17, heure de l’explosion, la sirène de la ville retentira et les noms des 31 victimes de la catastrophe seront énoncés avant la minute de silence observée en leur mémoire. Fidèles aux postes, le Comité de défense des victimes d’AZF et de l’Association des familles endeuillées et leurs présidents respectifs assisteront à cette célébration malgré les réserves qu’ils peuvent émettre sur le mémorial.

Les associations en ordre dispersé

(...)

Une relaxe en 2009

Lundi 24 septembre après-midi, l’ouverture de la salle Mermoz aura raison de cette dispersion. Nul doute que toutes les parties, investies dans le dossier AZF depuis onze ans, seront aux premières loges pour entendre l’arrêt de la cour d’appel de Toulouse. Et le sort réservé à Serge Biechlin, l’ancien directeur de l’usine et Grande Paroisse, propriétaire du site et filiale de Total, poursuivis pour « homicides et blessures involontaires » et « destructions de biens ».

Le 9 mars, le parquet général avait requis 18 mois avec sursis contre Serge Biechlin, la peine maximale de 225.000 euros d’amende contre Grande Paroisse et la recevabilité de la citation directe visant Total et son ancien dirigeant Thierry Desmarest. En 2009, en première instance, le tribunal correctionnel de Toulouse avec prononcé une relaxe générale « au bénéfice du doute », jugeant le lien de causalité « incertain » entre « la faute organisationnelle » au sein de l’usine et « les dommages ».

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Remise en cause des raisons de la catastrophe d'AZF

Remise en cause des raisons de la catastrophe d'AZF | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Selon le journal Sud-Ouest, l'explosion de l'usine AZF à Toulouse pourrait être due à une fuite de carburant dans une usine attenante. Une remise en cause de la thèse officielle alors que le jugement dans le procès en appel de cette catastrophe est attendu au mois de septembre.

 

Une remise en cause de la thèse officielle. Selon le journal Sud-Ouest à paraître mercredi, une fuite de carburant de fusées survenue sur le site voisin d'AZF serait à l'origine de la catastrophe. L'explosion de l'usine chimique avait fait 31 morts en septembre 2001 et 20.800 blessés.

Sur son site internet, Sud-Ouest s'appuie sur les révélations d'une revue spécialisée dans le droit du danger et le management du risque. Elle précise "qu'une première explosion aurait eu lieu avant celle du hangar de l'usine AZF". Cette explosion survenue sur le site de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), une entreprise spécialisée dans la chimie fine.

Protégée par le secret défense

Cette explosion aurait produit des vibrations qui "auraient déclenché l'explosion de deux bombes dormantes situées sous le hangar 221 de l'usine AZF". La SNPE , qui est protégée par le secret-défense, "n'a jamais été ciblée par l'instruction judiciaire".

Lors du premier procès de cette catastrophe, l'ensemble des prévenus (à commencer par Total, propriétaire de l'usine AZF) avait été relaxé.

Le procès en appel s'est tenu au début d'année.

Le délibéré est attendu à la  fin septembre.

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Lorsque, dans le dossier AZF, Yves Bertrand tentait de salir le Procureur de Toulouse

Lorsque, dans le dossier AZF, Yves Bertrand tentait de salir le Procureur de Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

| Bakchich :

 

Le 21 septembre, l’explosion d’AZF fait une trentaine de morts et des centaines de blessés. Nous sommes dix jours après le 11 septembre. S’agit il d’un accident ? Ou d’un acte terroriste ? L’opinion est inquiète. Le gouvernement Jospin est sur le grill. Si le drame de Toulouse est du à un groupe intégriste violent, il sera facile pour Jacques Chirac de prouver, lors de la campagne présidentielle qui s’annonce, que le bilan de son concurrent est calamiteux en matière de sécurité.

Dès le 24 septembre, le Procureur de Toulouse, Michel Breard, marqué à gauche, écarte fermement la thèse de l’acte terroriste. Trois jours pour arriver à de telles certitudes, c’est un peu rapide, même si la PJ sur place est vite convaincue de l’hypothèse d’un accident. Incontestablement, le gouvernement Jospin ne veut pas laisser Chirac utiliser le drame d’AZF à des fins électorales.

Contre attaque foudroyante des RG

Le patron des RG de l’époque, le chiraquien Yves Bertrand, se doit de réagir, et vite. Il lui faut utiliser les nombreux relais qu’il possède dans la presse pour imposer la thèse d’un attentat terroriste. N’est-il pas celui qui, pour le compte de Chirac, va inventer, avant 2002, toutes sortes de coups tordus contre Lionel Jospin (révélations sur son passé trotskiste, calomnies sur les conditions d’achat de la maison du Premier ministre à l’île de Ré) ? Pas question, cette fois, de laisser passer l’occasion.

Et le patron des RG va faire fort. L’auteur de ces lignes, à l’époque journaliste au Canard, peut témoigner qu’Yves Bertrand va tenter de lui expliquer, notes à l’appui, que le Procureur Breard était un grand corrompu et qu’il fallait le pendre sur la place publique.

Quelques jours après l’explosion, Yves Bertrand note dans ses fameux carnets, dont maitre Agnès Casero, partie civile depuis lundi au procès de Toulouse, demande le versement dans la procédure : « affaire va monter en puissance, 1 maghrébin, 5 slips, groupe isl ». La religion, sinon la conviction, du patron des RG d’alors est faite ; il s’agit de terrorisme.

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Les experts décortiquent nuage et double bang

Les experts décortiquent nuage et double bang | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

- La Dépêche :

 

Et si la catastrophe du 21 septembre 2001 ne résultait pas uniquement de l'explosion du hangar 221 de l'usine AZF ?

Cette hypothèse, encore vivace dans l'esprit de certains Toulousains, a été étudiée hier lors de l'audience en appel. Au centre des débats, deux travaux d'experts. D'autres suivront la semaine prochaine.

 

En guise de hors-d'œuvre, l'étude de photos du nuage provoqué par l'explosion. Deux ont été prises depuis la rue Mage par un Toulousain, Jean Tirat. Il se trouvait sur le toit de sa maison à 3 784 mètres du cratère le 21 septembre 2001 à 10h17. Selon Jean Tirat, la partie Est du nuage de l'explosion montait « au dessus » de la SNPE. Un constat suffisamment intrigant pour que la justice désigne deux experts dont un géomètre. Quelques triangulations plus tard, et après des comparaisons avec d'autres photographies, notamment celles réalisées par Thierry Bordas, reporter photographe à La Dépêche du Midi et présent à seulement 784 mètres du cratère lors de sa première photo du nuage, l'hypothèse d'un nuage provoqué par une explosion initiale à la SNPE est écartée. « Pour que cela soit possible, il aurait fallu un vent deux fois plus fort », indique Jean Sompeyrac, l'expert géomètre. Ce nuage, mesuré à 489 mètre de hauteur, charriait dans l'air plus de 8 000 m3 de terre !

 

Et le double bang ? Ces deux bruits, presque tout le monde les a entendus le 21 septembre. Comment les comprendre avec une seule explosion au départ ? L'ingénieur Didier Bergues se colle à la démonstration.

« L'onde sismique et l'onde aérienne ne progressent pas de la même manière. Elles sont indépendantes. Plus on s'éloigne du départ de l'explosion, plus la différence temps entre les deux bangs est importante », prévient l'expert. Pour étayer son propos, il a réalisé des statistiques à partir des déclarations des 173 personnes présentes sur le site d'AZF le 21 septembre. Ceux qui se trouvaient à moins de 350 mètres du cratère, à 90 %, ont entendu un seul bang. À plus de 800 mètres du cratère, à 75 %, les témoins ont entendu deux bangs. « Et plus on s'éloigne du cratère, siège d'une explosion équivalente à 100 tonnes de TNT, plus le double bang est perceptible ».

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AZF Toulouse : un procès en appel et encore des questions

AZF Toulouse : un procès en appel et encore des questions | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Photos Rémy Gabalda - ToulÉco :

 

Ce jeudi 3 novembre s’ouvre le procès en appel de la catastrophe AZF. Faute d’éléments nouveaux, son dénouement dépendra de la lecture par le tribunal d’éléments déjà soulevés lors du premier jugement en 2009.

 

On efface tout et on recommence. Aujourd’hui, jeudi 3 novembre, s’ouvre à Toulouse le procès en appel de la catastrophe AZF, dix ans après l’explosion de l’usine qui a fait 31 morts et plusieurs milliers de blessés. Comme pour le premier procès, la durée des débats est estimée à environ quatre mois. Vont se succéder à la barre plus de 180 témoins et des dizaines d’experts, sans oublier les quelque 2.350 parties civiles qui se sont constituées pour ce nouveau procès.

Pour les familles des victimes, ce procès aura comme un mauvais air de déjà-vu. D’abord parce qu’il se déroulera dans la même salle Jean Mermoz, près du Stadium de Toulouse, seul espace à accueillir le public attendu en nombre aux audiences, à raison de trois par semaine. Ensuite parce les mêmes personnes vont se succéder sur le banc des prévenus. Ainsi, lors du premier procès en correctionnelle organisé il y a deux ans le tribunal de Toulouse avait prononcé la relaxe « au bénéfice du doute » de Serge Biechlin, l’ancien directeur de l’usine AZF, et de Grande Paroisse, propriétaire de l’usine, poursuivis pour « homicides et blessures involontaires » et « destructions de biens ».

« Moralement coupable mais pénalement innocente »

Un verdict mal accepté par les parties civiles. Parmi elles, la Ville de Toulouse. « Nous n’avons pas admis les attendus du jugement du procès en 2009, à savoir que Grande Paroisse était moralement coupable mais pénalement innocente. C’est pourquoi, nous nous devons d’être toujours présents dans ce procès », a réagi Pierre Cohen, le maire de Toulouse. « Nous voulons être aux côtés du ministère public pour participer à la recherche de la vérité sur cette catastrophe qui a meurtri la ville de Toulouse et ses habitants. »

 

Reste à savoir si le verdict en appel sera différent du premier procès. En 2009, la justice avait relevé « des fautes organisationnelles » dans la gestion de l’usine Grande Paroisse, filiale du groupe Total. Mais elle s’était refusée à dresser un lien direct entre ces erreurs et la catastrophe. Le tribunal correctionnel avait ainsi prononcé l’irrecevabilité de la citation directe visant de Total et son ancien p-dg Thierry Desmarest (en photo ci-contre), et les avait mis « hors de cause ».

Le parquet, qui avait requis trois ans de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende contre Serge Biechlin et 225.000 euros contre Grande Paroisse, avait fait appel de la décision de relaxe, de même que les parties civiles. Celles-ci espèrent cette fois une autre lecture. Le groupe Total, quant à lui, mise sur une confirmation de la relaxe prononcée en premier jugement.
M.V.

 

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Le procès en appel débutera le 3 novembre 2011 - AZF

Le procès en appel débutera le 3 novembre 2011 - AZF | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le procès en appel de l'explosion de l'usine AZF aura lieu une nouvelle fois à la salle Jean Mermoz à Toulouse
Le procès en appel de la catastrophe d'AZF, qui débute le 3 novembre, va s'échelonner sur quatre mois, une audience fleuve exceptionnelle, de la même ampleur que celle du premier procès de février à juin 2009. Les débats seront filmés pour la postérité comme les 400 heures d'audience du procès de première instance.
La cour d'appel tiendra audience, comme l'a fait le premier tribunal, dans la salle municipale Jean-Mermoz, capable d'accueillir plus de 1.000 personnes. A la suite de l'explosion de 300 tonnes d'ammonitrates stockés dans le hangar 221 de l'usine AZF, Serge Biechlin, ex-directeur de l'usine et le propriétaire d'AZF, Grande Paroisse, filiale du groupe Total sont poursuivis pour homicides involontaires par négligence ou manquement à une obligation de sécurité.
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Dix ans après AZF, quel impact sur la santé des victimes ? - ToulÉco

Dix ans après AZF, quel impact sur la santé des victimes ? - ToulÉco | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

une campagne d’affichage abandonnée sur le quartier d’Empalot. En fond, la tour AZF. Photo Rémy Gabalda - Touléco.

 

Marqué par l’ouverture prochaine du procès en appel, ce 10e anniversaire de la catastrophe d’AZF l’est aussi par la commémoration commune qui se déroulera demain sur le site de l’explosion et par le bilan que vient de dresser la CPAM de Haute-Garonne sur les conséquences « durables » de l’explosion sur la santé mentale et l’audition des victimes.

Il aura fallu dix ans aux différentes associations de victimes de la catastrophe d’AZF pour envisager une commémoration commune. Pour l’occasion, elles seront presque toutes présentes demain, à 10h17, sur les lieux-mêmes de l’explosion, aux côtés du secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Ecologie, Benoist Apparu, des élus locaux, de Jean-Claude Mailly de Force ouvrière, d’Eva Joly, candidate d’Europe Ecologie les Verts à la présidentielle et de tous les Toulousains qui auront fait le déplacement. Au même moment, Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, aura rejoint les Sinistrés du 21 septembre réunis au nom du droit à manifester contre les responsables de la catastrophe sur le rond-point du 21 septembre.

A la veille de ces commémorations, l’Institut de veille sanitaire (InVS) et la Caisse primaire d’assurance maladie de Haute-Garonne ont marqué à leur façon ce 10e anniversaire, en dévoilant les premiers éléments épidémiologiques sur les conséquences sanitaires à moyen terme de l’explosion. A partir des résultats de trois séries d’enquêtes et du suivi spécifique de 3.000 travailleurs et sauveteurs volontaires, réunis dans la « cohorte santé AZF », les deux organismes ont pointé « l’impact durable de l’explosion sur leur santé mentale et leur audition ». Le suivi des 3.000 volontaires, qui s’est déroulé entre 2002 et 2007 et s’est composé de bilans clinique et paraclinique et d’auto-questionnaires annuels, a permis d’établir « l’impact durable de l’explosion sur leur santé mentale et leur audition ». Les résultats définitifs de cette étude seront rendus en 2012.

Un mal-être qui persiste

En matière psychologique, des proportions « élevées » de symptômes de stress post-traumatiques et de symptômes dépressifs ont été observées plusieurs mois après la catastrophe. L’Assurance maladie estime à 5.000 le nombre de personnes ayant débuté un traitement psychotrope dans les jours qui ont suivi l’explosion alors qu’elles n’en prenaient pas auparavant.

Quatre ans après la catastrophe, 14% des participants à la cohorte consommaient des anxiolytiques et 10% des médicaments antidépresseurs. Cette consommation de médicaments antidépresseurs était d’autant plus fréquente chez les personnes qui avaient été proches du lieu de l’explosion. En 2007, les symptômes dépressifs, en hausse par rapport à 2005, concernaient 42% d’hommes et 60% de femmes et aujourd’hui encore les médecins en charge du suivi soulignent la persistance de « leur mal-être », de « leur sentiment d’insécurité » et de « leur consommation de traitements psychotropes ».

11.618 dossiers ouverts par la CPAM

Sur le plan de l’audition et des troubles déclarés par les volontaires de la cohorte, l’enquête a montré l’importance des acouphènes cinq ans après l’explosion (31% chez les hommes et 24% chez les femmes), de l’hyperacousie (26% et 35%) et de pertes auditives le plus souvent « définitives ». Au final, entre septembre 2001 et juillet 2011, la CPAM a ouvert 11.618 dossiers pour des assurés déclarés comme victimes de l’explosion d’AZF dont 7.827 au titre de risque maladie et 3.791 au titre d’un accident de travail. L’enveloppe globale de 34,4 millions d’euros a été presque entièrement remboursée par Total, propriétaire du site d’AZF, dans le cadre de la procédure de recours contre tiers engagée par la CPAM contre le groupe pétrolier.
Johanna Decorse

 

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mcarmen's comment, September 21, 2011 3:20 AM
bonjour,
L'Institut de Veille Sanitaire ne peut analyser que ceux qui se reconnaissent ou sont reconnus reliés à cette catastrophe ...
L'une de mes amies, très fortement éprouvée, n' a plus voulu en entendre parler, et refusé de se relier aux plaignants !!
Pour ma part, moins affectée, les conséquences jusqu'à présent sont passées dans les "pertes et profits généraux"
Combien d'autres exemples pourait-on citer ? ;-((
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TOULOUSE 10h17 le 21 septembre AZF : COMMÉMORATION DU DIXIÈME ANNIVERSAIRE

TOULOUSE 10h17  le 21 septembre AZF : COMMÉMORATION DU DIXIÈME ANNIVERSAIRE | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Dans la matinée du 21 septembre 2001, une terrible explosion détruisait entièrement le site de La Grande Paroisse, provoquant la mort de 31 personnes, faisant 2 500 blessés et laissant de considérables dégâts matériels dans la ville.

Pour commémorer le dixième anniversaire de cette catastrophe industrielle majeure, et afin de rendre hommage à l'ensemble des victimes, la Ville de Toulouse organise une cérémonie le 21 septembre à partir de 10h00, sur le site de l'ancienne usine d'AZF.
A 10h17, heure de l'explosion, l'ensemble des sirènes de la Ville retentiront, suivies d'une minute de silence et du dépôt des gerbes.

Cette cérémonie est ouverte à tous les Toulousains souhaitant venir se recueillir sur le site.

 

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"Le Cancéropôle construit l'avenir" - Toulouse

"Le Cancéropôle construit l'avenir" - Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Ladépêche.fr

Christophe de Margerie, PDG de Total, était à Toulouse pour assister à une réunion de la fondation de recherche Innabiosanté que le pétrolier soutien. Il a accordé à La Dépêche un entretien.

Dix ans après l'explosion d'AZF, Total a-t-il toujours l'intention de continuer à investir à Toulouse ?
Vous avez aidé à lancer la fondation toulousaine Innabiosanté grâce à un don de 10 M€. Allez-vous continuer ?
Quel est votre sentiment sur l'ouverture prévue fin 2011 du second procès de la catastrophe AZF ?
Total a obtenu des permis de prospection pour le gaz de schiste. Pensez-vous pouvoir exploiter cette énergie de manière responsable ?
Les populations craignent des conséquences pour la nature…
Tous les pétroliers sont reçus par la ministre de l'Économie lundi au sujet d'une contribution spéciale de 100 M€ qui vous serait appliquée. Comment réagissez-vous ?
Comment expliquez-vous que Total ne paie pas d'impôt sur les sociétés en France, une situation qui a provoqué l'émoi d'élus et de contribuables ?
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AZF: l'exploitant de l'usine joue ses dernières carte en défense

AZF: l'exploitant de l'usine joue ses dernières carte en défense | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Mardi 10 septembre 2013, à quelques jours de l’anniversaire de la catastrophe, les avocats Grande Paroisse et Serge Biechlin, son directeur, vont tenter de convaincre les juges de la Cour de cassation, à Paris, qu’il faut renvoyer devant le Conseil constitutionnel une question prioritaire de constitutionnalité, une QPC. Celle-ci critique l’article 121-3 du code pénal, cité par les juges de la cour d’appel de Toulouse pour asseoir la condamnation de Serge Biechlin, directeur de l’usine lors de l’explosion.

Aujourd’hui, il ne reste guère de recours judiciaire au groupe pour écarter sa responsabilité.

Grande Paroisse, une filiale du groupe Total qui exploitait l’usine de Toulouse, et son directeur, ont été reconnus responsables en appel par la justice le 24 septembre 2012 de l’explosion qui a ravagé Toulouse il y a douze ans, entraînant la mort de 31 personnes et faisant 5 000 blessés.

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AZF et l'Erika: Total se bat jusqu'au bout pour échapper à une condamnation

AZF et l'Erika: Total se bat jusqu'au bout pour échapper à une condamnation | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

La cour d'appel de Toulouse rend sa décision ce lundi dans l'affaire AZF tandis que la cour de cassation se prononce mardi sur le naufrage de l'Erika. Plus de dix ans après ces drames, Total continue de multiplier les recours pour échapper à une condamnation.

 

Hasard du calendrier judiciaire, deux décisions sont attendues en ce début de semaine dans les deux catastrophes qui ont impliqué Total ces dernières années. Lundi, la cour d'appel de Toulouse doit se prononcer sur l'explosion qui a fait 31 morts et des milliers de blessés le 21 septembre 2001 à l'usine AZF, propriété de Total.

(...)

 

Deux notes de l'avocat de Total ouvrent de nouvelles pistes, dont l'islamisme


Le jugement de première instance était sévère sur l'organisation de l'usine. Mais il relaxait les prévenus (Grand Paroisse, la filiale de Total exploitant l'usine, et l'ex directeur de l'usine Serge Biechlin), faute d'avoir la preuve qu'un produit chloré avait été malencontreusement apporté sur le tas de nitrate d'ammonium qui a sauté.

 

Les débats en appel n'ont pas apporté de révélation sur ce point. Mais l'avocat général a ouvert une nouvelle porte à l'accusation qui poursuit les prévenus pour homicides involontaires. Pierre Bernard a estimé possible de s'appuyer sur un faisceau d'indices et d'établir une "causalité par défaut", en l'absence de toute autre piste solide d'accident ou d'acte criminel.

 

L'acharnement de Total, maintes fois dénoncé par les parties civiles, a pris une nouvelle tournure cet été. Le procès en appel était terminé depuis le 15 mars lorsque Daniel Soulez Larivière, dans une initiative très inhabituelle, a fait parvenir à la cour d'appel, début juillet, deux notes avançant deux nouvelles pistes pour expliquer les causes de l'explosion. La première tente de relier cette catastrophe à un groupe islamiste de la région de Toulouse, ainsi qu'au frère du tueur Mohamed Merah.


Des explosifs de la première guerre mondiale


La seconde note relève qu'en décembre 2011 la société Saica Park a subi une explosion, déjà évoquée lors des plaidoiries de la défense, à 1 200 mètres environ du site de l'ancienne AZF, qui serait liée à de la nitrocellulose, un explosif dont des quantités très importantes ont été enfouies ou immergées dans cette zone depuis la première guerre mondiale. "Il serait temps que Total et sa défense respectent la douleur et la souffrance des Toulousains au lieu de l'instrumentaliser", avait immédiatement réagi Thierry Carrère, avocat de l'une des parties civiles "l'association des sinistrés du 21 septembre ».

 

L'ex directeur de l'usine poursuivi, comme l'association d'ex-salariés « Mémoire et solidarité », plaident pour que la recherche de la « vérité » se poursuive. Ils souhaitent que la Cour d'appel se prononce pour un « supplément d'information » qui rouvrirait l'enquête, menée depuis onze ans. Le groupe Total a versé 2 milliards d'euros aux victimes.

(...)

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AZF : une expertise remet tout en cause

AZF : une expertise remet tout en cause | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le 21 septembre 2001, la catastrophe d'AZF à Toulouse a fait 31 morts et 2500 blessés (ARCHIVES AFP)

 

Dans une enquête à paraître dans son édition de mercredi, le journal Sud Ouest révèle qu'une expertise remet totalement en cause la thèse officielle jusqu'ici admise dans la catastrophe d'AZF qui avait fait 31 morts le 21 septembre 2001 à Toulouse.

Selon les informations recueillies par Sud Ouest, une fuite mystérieuse d'Ergol, le carburant des fusées, survenue sur le site voisin de la SNPE (groupe spécialisé dans la chimie fine), serait à l'origine de la catastrophe.

L'enquête s'appuie notamment sur les révélations d'une revue spécialisée dans le droit du danger et le management du risque, qui avance qu'une première explosion aurait eu lieu avant celle du hangar de l'usine AZF. Cette explosion, survenue sur le site de la SNPE aurait produit des vibrations qui elles auraient déclenché l'explosion de deux bombes dormantes situées sous le hangar 221 de l'usine AZF.

Protégée par le secret-défense, la SNPE n'a jamais été ciblée par l'instruction judiciaire.

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[Dessin de la semaine] Procès AZF : la défense prend modèle sur Yvan Colonna ?

[Dessin de la semaine] Procès AZF : la défense prend modèle sur Yvan Colonna ? | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Ces derniers jours les débats du procès AZF ont été marqués par l’absence de Total et Grande Paroisse et de leurs avocats. Les bancs de la défense étaient pratiquement vides. Seuls Thierry Desmarest, P-dg de Total en 2001 appelé à la barre à deux reprises et son avocat Jean Veil ont assisté aux dernières audiences.
Le 16 février dernier, lors d’une fin d’audience mouvementée, Michel Huyette, conseiller-assesseur du président de la Cour aurait indiqué par un geste de la main aux avocats de la défense de se taire. Ces derniers ont demandé à la Cour d’Appel de Toulouse sa récusation, finalement refusée. La défense a dénoncé à maintes reprises depuis le début du procès une Cour qu’elle juge partiale et ses questions « à charge » posées notamment par ce magistrat. Depuis, les anciens directeurs de l’usine AZF et de Grande Paroisse ainsi que leurs avocats n’assistent plus aux audiences.

 

Les plaidoiries ont débuté hier.

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Procès AZF : police judiciaire contre police politique

Procès AZF : police judiciaire contre police politique | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le Monde.fr :

 

Elle était dans tous les esprits le 21 septembre 2001 à Toulouse, 10 jours après les attentats de New-York. L'hypothèse d'un acte terroriste pour expliquer l'explosion de l'usine AZF revient à la barre du procès en appel, dix ans après. En prélude à l'audition de l'ancien juge Bruguière, la cour a entendu l'ancien commissaire Marion, autre « as » médiatique de l'anti-terrorisme à la française.

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AZF : le procès en appel s’est ouvert pour quatre mois - ToulÉco

AZF : le procès en appel s’est ouvert pour quatre mois - ToulÉco | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

C’est parti pour quatre mois de débats et de batailles d’experts à la recherche de la vérité. Le procès en appel de la catastrophe d’AZF a débuté ce jeudi 3 novembre salle Mermoz, à Toulouse. L’éventuelle présence de Total et de son ancien p-dg, Thierry Desmarets, sur le banc des prévenus, à nouveau réclamée par des parties civiles, devrait être examinée par la cour ce vendredi.

 

Dix ans après l’explosion de l’usine AZF qui fit 31 morts et des milliers de blessés, deux ans après la relaxe « au bénéfice du doute » de Serge Biechlin et de Grande Paroisse, le procès en appel de la catastrophe s’est ouvert ce jeudi 3 novembre, salle Mermoz, devant la cour d’appel de Toulouse. Un « procès d’exception » selon les mots mêmes de son président, Bernard Brunet, qui a dit mesurer « l’immense responsabilité » et « la tâche difficile » qui sera celle des magistrats pour « juger » dans cette « affaire particulièrement complexe ».

Au rang des prévenus figurent toujours Serge Biechlin, l’ancien directeur d’AZF et Grande Paroisse, propriétaire de l’usine, filiale à 100% de Total et poursuivie en qualité de personne morale. Tous deux comparaissent pour « homicides et blessures involontaires » et « destructions et dégradations involontaires par l’effet d’une explosion ou d’un incendie ».

Après une première journée consacrée à l’appel des prévenus, des parties civiles et des témoins ainsi qu’à l’inventaire des exceptions de procédure, la cour devrait examiner ce vendredi l’appel concernant l’irrecevabilité de la citation directe visant Total et Thierry Desmarets. Le 19 novembre 2009, le tribunal correctionnel de Toulouse avait en effet jugé « irrecevable » cette citation directe déposée par des parties civiles qui souhaitaient voir comparaître le groupe pétrolier et son ancien dirigeant aux côtés de Serge Biechlin et Grande Paroisse sur le banc des prévenus.

Jean-Louis Bruguière à la barre le 20 décembre

Sur ce point-là, les magistrats de la cour d’appel devraient se prononcer lors du jugement final comme en première instance. Avant cela, ils devront repartir de zéro pour tenter de faire la lumière sur les causes de l’explosion en reprenant tout, y compris les 109 tomes et 54.000 pages de l’instruction. Ils exploreront bien sûr la thèse de l’accident chimique privilégiée par les experts judiciaires et par la plupart des associations de victimes mais aussi la piste intentionnelle, plus crédible selon la défense. Les juges ne manqueront pas non plus d’aborder la sécurité au sein de l’usine dont les manquements et les défaillances organisationnelles ont été pointés en première instance.

Durant ce procès qui sera filmé et dont le coût est estimé à 1,5 million d’euros et qui implique 2.700 parties civiles, 200 témoins et 33 experts défileront à la barre. L’une des rares nouveautés devrait être la présence de Jean-Louis Bruguière. Cité comme témoin par la veuve d’un salarié d’AZF décédé dans l’explosion, l’ancien juge anti-terroriste porteur des « lacunes de l’enquête pénale » qui aurait selon lui négligé la piste criminelle, n’était pas présent lors de cette première journée. Il est pourtant censé témoigner le 20 décembre.
J.D.

 

 

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AZF : la mairie dévoile le futur mémorial

AZF : la mairie dévoile le futur mémorial | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
A la veille du procès en appel de l'explosion d'AZF, l'oeuvre commémorative de la catastrophe a été dévoilée. Il s'agit d'un dyptique encore anonyme qui sera érigé là où se trouvait l'entrée de l'usine.

 

Toulouse Infos :

 

Alors que s'ouvre le procès en appel de la catastrophe d'AZF, Pierre Cohen vient de dévoiler l'oeuvre et le nom de l'artiste qui doit réaliser le mémorial. Le jury, composé du maire de Toulouse, d'élus municipaux et de représentants d'associations de victimes, a désigné Gilles Conan et son dyptique sans titre.

L'oeuvre est constituée de quelques 400 pieux de bois plantés en cercles concentriques. Les plus hauts atteignent les quatre mètres, tandis que le pieu central culmine à 50 cm. L'ensemble doit représenter le cratère que l'explosion a creusé et qui est encore sous scellés. De jour, l'intérieur de l'oeuvre sera habité de sons à très basse fréquence, diffusés de manière aléatoire. De nuit, des LED rouges et blanches illumineront le haut des pieux, rappelant à la fois la tour de l'usine et la dangerosité industrielle. Le "bâton"central, surmonté d'une lumière blanche, pourrait diffuser des poèmes ou égréner les noms des victimes en langage morse. Les LED et les diffuseurs sonores sont alimentés par un "monolythe photovoltaïque" placé face à l'oeuvre.

" Le mémorial doit rester une oeuvre d'art, prévient Gilles Conan, mais aussi un espace de vie. Il aura de toutes façons différents niveaux d'accès. Selon les gens et les moments, la signification pourrait aussi varier." Outre l'explosion d'AZF, le mémorial se veut aussi être un rappel de l'explosion de l'usine de nitrate d'ammonium d'Oppau en Allemagne qui ravagea la ville le 21 septembre 1921.

Le choix de la veille du procès en appel n'est pas anodin. Le signal envoyé par le choix du projet de mémorial a fait l'unanimité, même si sa localisation a fait débat. "Certains auraient voulu le voir à l'emplacement du cratère, note Pierre Cohen, mais ce cratère est sous scellés, on ne peut pas y toucher. En tout cas, ce mémorial est un signal fort, même s'il aura fallu dix ans et deux longs procès pour réunifier les Toulousains. "

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AFZ : 10 h 17 l'usine explose, Toulouse tremble

AFZ : 10 h 17 l'usine explose, Toulouse tremble | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Un premier bang… Pour les uns, c'est un bruit de pneu crevé, d'autres décrivent un son plus sourd. Les Toulousains ont à peine le temps de s'interroger, ce matin du 21 septembre 2001, qu'un autre bang crève les tympans. Des plafonds tombent, des vitres explosent. Du sang. C'est la panique.

À 10 h 17, ce 21 septembre 2001, Toulouse bascule dans l'horreur. Nous sommes dix jours après les attentats de New York. Chaque Toulousain pense qu'une bombe vient d'exploser près de chez lui. À la maison, au supermarché, dans son entreprise, près de l'école… En levant les yeux au ciel, pourtant, on remarque un champignon orange s'élever au sud… dans la zone du pôle chimique.

C'est l'usine AZF qui vient d'exploser. Le hangar 221, où sont stockés des ammonitrates déclassés. À la place de l'entrepôt, un immense cratère. Autour, des squelettes de bâtiments, de la fumée, de la poussière....

 

31 morts, des milliers de blessés

 

Les survivants sont hébétés, sous le choc. Les blessés sont hagards ; certains sont encore sous les décombres, inconscients. « J'étais sur un chariot élévateur. Je me suis retrouvé projeté à plusieurs mètres, derrière des wagons. Je ne sais pas comment j'ai atterri là », raconte un ouvrier. Des salariés ou sous-traitants d'AZF, vingt-deux, sont tués par le souffle de l'explosion. Le lieutenant-colonel Patrice Gerber, alors chef du centre de secours à la caserne Boulingrain, est le premier sapeur-pompier toulousain à pénétrer dans l'usine. Il raconte : « C'était l'apocalypse ! Sur le moment, on a du mal à comprendre qu'on n'est pas dans un film. Puis les réflexes opérationnels se mettent en place : notre mission, c'est de porter secours .»

Rejoint par d'autres sapeurs-pompiers, le lieutenant-colonel Patrice Gerber avance dans les décombres de l'usine : « Il y a de la fumée. On ne voit pas bien. Le paysage est lunaire. On découvre un cratère. Puis on aperçoit des ombres : ce sont des gens. Ils sont couverts de poussière et de sang »…

 

Les secours s'activent dans les décombres

 

Dix ans après, Patrice Gerber se souvient du « silence » impressionnant qui règne sur le pôle chimique. Une chape de plomb qui succède au fracas de l'explosion.

« Notre obsession : porter rapidement secours à ces personnes qu'on sentait autour de nous prisonnières des décombres, et dont on nous disait qu'elles étaient là », poursuit le lieutenant-colonel Gerber. Qui ajoute : « Notre culture de sécurité civile nous a permis de faire face à la plus grande catastrophe industrielle qu'ait connue la France depuis la Deuxième Guerre mondiale ».

Autour de l'usine, c'est la désolation. Voitures défoncées sur la rocade, toitures arrachées, maisons détruites, immeubles ravagés. Une fumée âcre râpe les gorges. Des grêlons brunâtres pleuvent du ciel : ce sont les grains d'ammonitrates carbonisés du hangar 221 de l'usine AZF.

 

L'équivalent de 100 tonnes de TNT

 

Toulouse a tremblé : comme un séisme de force 3,3, l'équivalent de l'explosion de 100 tonnes de TNT. Les ondes secouent les sous-sols de la ville. L'hôpital psychiatrique Gérard Marchant, situé en face de l'usine, est sens dessus dessous. Dans certaines chambres de patients, les plafonds sont éventrés.

D'une salle de réunion fort heureusement inoccupée, il ne reste que des gravats : des bris de vitres, comme des poignards, ont lacéré les bureaux et les fauteuils. Un gardien de l'hôpital racontera plus tard : « J'ai cru que c'était la fin du monde. Je me suis avancé, les bras en croix, et j'ai attendu »…

 

Les écoles tremblent

 

Il n'est pas le seul à avoir cru que sa dernière heure était arrivée. À l'École de chimie, de l'autre côté de la rocade, le souffle dévaste les bâtiments. Berthe Ratsimba, maître de conférences, est victime du blast : « Il me semblait que mes poumons allaient imploser… J'avais l'impression d'être un insecte qu'on écrase. Le mur me soutenait… »

Au moment de l'explosion, l'enseignante tournait le dos à la fenêtre et s'est mise en boule… « J'ai vraiment cru que j'allais mourir. Lorsque je suis sortie du bâtiment, je me suis trouvée dans un brouillard noir… à respirer ces cochonneries, qui sans doute, un jour, vont ressortir ».

Dans les écoles proches, c'est la terreur. Les salles de classe sont détruites. Par chance, les enfants sont en récréation, et échappent, pour la plupart, aux éclats de verre qui se projettent comme autant de petits poignards. Elle n'y a pas échappé. Professeur des écoles aux Oustalous, un établissement scolaire situé près du pôle chimique, Jacqueline Travers était restée à l'intérieur de l'établissement. Elle faisait des photocopies : « Nous venions de terminer les évaluations du CE2. Les enfants étaient dehors. Je profitais de la récréation pour préparer le travail du lundi ».

À 10 h 17, l'enseignante ressent le sol trembler : « Angoissant. Instinctivement, je me suis retournée ». Ce mouvement l'a sans doute sauvée. Les impacts de verre brisé l'ont atteinte sur l'arrière du crâne et dans le dos. Elle est en sang, mais ne le voit pas. Jacqueline Travers pense d'abord aux enfants. Dans le primaire, aucun n'est blessé. Tandis qu'à la maternelle, quelques bambins ont reçu des éclats de verre. Les « instits » comptent les enfants, quittent l'école dévastée, et vont se réfugier sur un terrain, en attendant les parents, affolés.

Au lycée Gallieni, alors qu'il se trouve encore dans la cour au moment de l'explosion, un lycéen est fauché par un bout de ferraille projeté comme une fusée depuis l'usine AZF. Le corps de Mousthoupha Bourra, 24 ans, est littéralement coupé en deux. Ce lycéen de 24 ans, originaire de Mayotte, est tué sur le coup.

La mort guette d'autres Toulousains, comme Huguette Amiel, une retraitée, qui se recoiffait dans son appartement avant de partir au marché. Christophe Esponde, un jeune électricien d'EDF, ne survit pas à l'explosion. Une cliente qui se trouve dans le hall d'accueil du garage Speedy, un autre chez Brossette, un employé de la SNPE, située près d'AZF, figurent au nombre des victimes.

La justice retient le nombre de 31 morts.

 

Tout Toulouse est dévastée

 

Et de 20 800 blessés. Le souffle de l'explosion a fait des ravages. Du garage Speedy, il ne reste qu'un squelette de charpente ; les murs sont éventrés. Le magasin Midi Papier Peint est détruit. La toiture du restaurant « Le Pic » s'est effondrée. Au dépôt de la Semvat, plus de cent bus sont déchiquetés.

La zone commerciale et industrielle qui ceinture l'usine AZF est détruite. Les quartiers populaires construits dans les années soixante près du pôle chimique subissent l'explosion de plein fouet. À la Reynerie, à la Faourette, à Papus, les vitres explosent, les plafonds tombent. Les habitants sortent, apeurés. Toujours ce silence de mort… La ville s'arrête. Les blessés sortent ahuris de leur voiture, de leur maison. Plus aucun bus ne circule. La rocade est coupée. Comme le téléphone. Le chaos. Les Toulousains sont sous le choc. Certains fuient. Ils vont chercher leurs enfants à l'école, leur conjoint au bureau. Ils rentrent chez eux, pour découvrir, parfois, la maison détruite.

 

D'autres portent secours.

 

Tout le monde aide tout le monde
Bien que lui-même blessé dans l'explosion, Georges Paillas, salarié d'AZF, pose un garrot au bras d'une jeune livreuse grièvement blessée devant l'usine. Il lui sauve la vie.

Des sapeurs-pompiers bénévoles arrivent pour prêter main-forte à leurs collègues. Des policiers de repos reprennent du service.

Les psys de l'hôpital Marchant retrouvent leurs gestes d'urgentistes pour soigner des victimes. Des infirmiers s'attachent avec leurs patients, de grands psychotiques : ils font corps avec les malades pour les protéger.

Une postière, Sylvie Kichenassamy, 44 ans, s'improvise ambulancière. Elle transporte dans sa voiture 17 personnes d'AZF vers le centre de secours installé à La-Croix-de-Pierre : trois blessés ne survivront pas.

Sur des avenues vides de voitures, on croise des adolescents ; ils sont couverts de poussière, parfois de sang. Ce sont des élèves du lycée Déodat de Séverac qui cherchent à rentrer chez eux. Certains feront des kilomètres à pied.

"J'ai cru que c'était la guerre"
L'air est chargé de menaces. Les poumons sont irrités. La crainte d'un nuage de gaz toxique effraie les Toulousains dans la zone sud. Ils mettent des mouchoirs mouillés devant leur nez. À la radio, un message leur recommande de rester confinés chez eux. Confinés ? Ils n'ont plus de fenêtres…

Les secours sont débordés. Et voilà que les ministres débarquent. Le chef de l'État, Jacques Chirac, aussi.

Le soir tombe sur une ville dévastée, en proie aux pilleurs.

Dans le ciel, on entend le bruit des hélicoptères.

L'angoisse étreint le cœur d'une octogénaire : « J'ai cru que c'était la guerre ».

 

L'explosion de l'usine AZF a fait 31 morts le 21 septembre 2001

 

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La stèle AZF de la route de Seysses à Toulouse déménage

La stèle AZF de la route de Seysses à Toulouse déménage | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Pour la commémoration des 10 ans de l’explosion d’AZF, le monument est déplacé sur le site de l’ex-usine -...

 

Erigée en 2008 à la mémoire des victimes, le bloc de granit, baptisé par certains "le menhir", quitte son emplacement actuel pour être installé provisoirement sur le site de la catastrophe. Une grue est chargée du déménagement car l'ouvrage pèse 10 tonnes.
Vidéo

 

En effet, certaines associations de victimes, toujours divisée par ailleurs, ne souhaitaient pas se reccueillir le 21 septembre prochain sur un terrain vague.

Les anciens salariés regroupés dans "Mémoire et Solidarité" se recueillent traditionnellement sur le site de l'usine où ont péri 21 des leurs, tandis que les "Sinistrés du 21 septembre" et "Plus jamais ça" dénoncent la responsabilité du groupe Total maison-mère du propriétaire de l'usine, un kilomètre plus loin. A mi-chemin - une forme de compromis - d'autres associations "Comité des victimes" ou "Familles endeuillées" se réunissaient jusqu'ici avec les élus autour d'une stèle portant les noms des 31 victimes.

"Nous allons transporter la stèle sur le site, avec l'accord des associations concernées, et à 10H17, heure de l'explosion, nous ferons une cérémonie ouverte à toutes les associations et à tous les Toulousains, il n'y aura pas de prise de paroles pour éviter les chamailleries, mais toutes les sirènes de la ville retentiront", a annoncé la mairie de Toulouse qui prend l'organisation de la commémoration en main.

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Toulouse : la Maison commune du Cancéropôle s’agrandit

Toulouse : la Maison commune du Cancéropôle s’agrandit | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le 2ème bâtiment de la Maison commune du Cancéropôle de Toulouse a été livré par Icade le 10 juin à la SCI constituée entre la Caisse des Dépôts (49 %) et la Foncière de la Caisse d’Epargne de Midi-Pyrénées (51 %).

La résidence hôtelière Fluvia, d’une surface de 5 300 m² pour un coût total d’environ 11 M€, propose 160 studios de standing 2 étoiles. Elle permettra d’accueillir les accompagnants des patients traités au sein de l’Institut Universitaire du Cancer (IUC), ainsi que des salariés de la zone pour des courts et moyens séjours. Son ouverture au public est prévue le 5 septembre 2011.

Au cœur de la démarche de reconversion de la zone chimique de Toulouse suite à l’explosion de l’usine AZF en 2001, la Maison commune accueillera à terme tous les services utiles aux partenaires et usagers du Cancéropôle et sera ouverte sur le quartier. Cette opération fait partie du grand projet inscrit dans le Plan Cancer. Elle s’inscrit dans le développement du pôle de compétitivité et reconfigure, au niveau urbain, l’entrée sud de Toulouse.

Cette livraison sera suivie par celle d’un hôtel 3 étoiles et d’une crèche. D’autres immeubles d’activités compléteront la palette de services à disposition des entreprises, des salariés, des chercheurs, des malades et de leurs familles présentes sur le Campus, mais aussi des habitants du quartier.
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