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L'UMP Laurence Arribagé élue députée de la 3e circonscription de la Haute-Garonne

L'UMP Laurence Arribagé élue députée de la 3e circonscription de la Haute-Garonne | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Laurence Arribagé, élue députée de la Haute-Garonne le 1er juin


La deuxième adjointe au maire de Toulouse, secrétaire départementale de l’UMP 31, a obtenu 62,09 % des voix au second tour des élections législatives dans la troisième circonscription de la Haute-Garonne. Laurence Arribagé bat nettement le socialiste Laurent Méric. Elle fera sa rentrée dès mardi à l'Assemblée nationale et demandera à siéger à la commission des Affaires culturelles de l'éducation. Elle prévoit de démissionner très vite de son mandat de conseillère régionale.

À 43 ans, Laurence Arribagé poursuit sa rapide ascension politique. Inconnue il y a encore 5 ans, elle enchaîne avec Jean-Luc Moudenc les succès électoraux. Sollicitée en 2008 pour figurer sur la liste des municipales, elle l’était à l’époque essentiellement pour le nom de son mari (Dominique Arribagé joueur au TFC et aujourd’hui recruteur au sein du club de foot toulousain). "Je venais d’arriver de Rennes et j’avais envie de m’investir, se souvient la jeune femme. Des amis communs m’ont présenté à Jean-Luc Moudenc." Quand, à l’été 2010, l’ex-maire de Toulouse décide de ravir l’UMP 31 à Christine de Veyrac, Laurence Arribagé s’engage à ses côtés. Elle a appris à connaître l’ex-députée européenne lors de la campagne de 2009 et en a été très déçue. Leur combat commun les soude et quand Jean-Luc Moudenc devient président de l’UMP 31, celui-ci propose à Laurence Arribagé de devenir secrétaire départementale. Depuis, "complices et très complémentaires" selon Jean-Luc Moudenc, ils enchaînent les campagnes… et les gagnent : législatives en 2012, municipales en mars 2014, législatives à nouveau aujourd’hui.

Détermination
"En cinq ans, affirme Laurence Arribagé, nous n’avons jamais eu de désaccord. J’apprends beaucoup de son expérience et dans bien des cas, je lui fais passer des messages avec les formes." Surprise elle-même de son parcours éclair, elle explique son ascension par sa passion pour la politique. Diplômée de Sciences Po et douée d’un vrai sens politique, elle est également "une bosseuse. Le nom ne suffit pas. Quand certains font de la politique en dilettante, moi je mets les mains dans le cambouis", dit-elle avant de conclure pour ceux qui n’auraient pas mesuré le niveau de ses ambitions : "Je suis une fonceuse, je ne m’engage pas pour perdre." Une détermination qui l’anime aujourd’hui dans le combat politique après l’avoir habitée lorsqu’elle concourrait, jeune fille, au championnat de France de gymnastique.

62,09 % des voix
Aujourd’hui, à la faveur d’une législative partielle, elle devient députée de la 3e circonscription de la Haute-Garonne. Un siège laissé vacant le 10 avril dernier quand Jean-Luc Moudenc élu maire de Toulouse, démissionne de son mandat de député. Elle gagne le second tour avec 62,09 % des voix face à Laurent Méric et fait mieux que Jean-Luc Moudenc en juin 2012 qui l'avait emporté face à François Simon avec 50,41% des voix.

Le socialiste ne fait manifestement pas le plein des voix de gauche. Xavier Bigot (EE-LV) et Martine Croquette (PC – Front de Gauche) ne l’y ont pas aidé, choisissant dans l’entre deux tours de ne pas appeler à voter pour lui. "C'est une défaite lourde", reconnaît-on dans les rangs du PS. "Il y avait de l'espoir après les résultats du premier tour mais l’affichage pro Valls a sans doute eu un effet repoussoir."

De son côté Laurence Arribagé note ce soir que malgré la crise au sein de l'UMP "l'électorat de la droite et du centre était mobilisé et bien davantage que celui des forces de gauche. C'est une énième alerte contre François Hollande et le gouvernement sur les sujets de l'insécurité et du chômage." La députée fera sa rentrée à l'Assemblée nationale dès mardi. Elle demandera à siéger à la commission des Affaires culturelles de l'éducation. Elle prévoit de démissionner très vite de son mandat de conseillère régionale mais pas de son mandat d'adjointe aux Sports à la mairie de Toulouse.

Relais à Paris
Députée de la 3e circonscription de la Haute-Garonne, Laurence Arribagé sera désormais, à Paris, un précieux relais pour les projets du nouveau maire de Toulouse. LGV, troisième ligne de métro, contournement, nombreux seront en effet les dossiers locaux qui nécessiteront un arbitrage national. Toujours secrétaire départementale de l’UMP 31, elle pourrait également viser la présidence départementale du parti, Jean-Luc Moudenc n’envisageant pas de se représenter. Les élections devraient normalement avoir lieu à l’automne et il n’est pas impossible que Laurence Arribagé poursuive, aussi sur ce terrain, son parcours express.

Emmanuelle Durand-Rodriguez

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Législatives partielles 3e circonscription de Haute-Garonne : Laurence Arribagé et Laurent Méric sur le pied de guerre

Législatives partielles 3e circonscription de Haute-Garonne : Laurence Arribagé et Laurent Méric sur le pied de guerre | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Laurence Arribagé (UMP) affronte Laurent Méric (PS)


Dimanche soir 1er juin, les habitants de la 3e circonscription de Haute-Garonne auront un nouveau député. En lice, la candidate UMP Laurence Arribagé (44,14 % des voix au premier tour), et Laurent Méric, son challenger PS (24,16 %). Affaire Copé, dissensions à gauche, débat sur la seconde rocade, cumul des mandats... À deux jours du scrutin, les deux candidats affutent leurs derniers arguments et fourbissent leurs armes.

La campagne s’achève officiellement ce soir. Dimanche 1er juin, les électeurs de la troisième circonscription de Haute-Garonne seront amenés à élire leur député. Un second tour des législatives partielles qui opposera Laurence Arribagé, adjointe au maire UMP de Toulouse, arrivée en tête au premier tour avec 44,14 % des voix, à Laurent Méric, le candidat socialiste qui avait rassemblé 24,16 % des suffrages au tour précédent.

Laurent Méric a notamment positionné sa campagne sur le sujet du développement économique. Le candidat socialiste se dit "pleinement en phase" avec la politique du gouvernement Valls. "Il faut redonner aux entreprises la capacité d’investir, au service de l’emploi, estime-t-il. Mais en même temps, il faut exiger des contreparties. Cela ne doit pas être un chèque en bois." Ingénieur chez EDF, le candidat du PS a fait de la transition énergétique un autre de ses chevaux de bataille. "Je pense qu’il ne faut pas avoir sur ces questions de position dogmatique, explique-t-il. Il est de notre responsabilité de nous engager dans cette transition énergétique, pour les générations futures. Ce sera par ailleurs une formidable opportunité en termes de création d’emplois."

De son côté, Laurence Arribagé a choisi d’axer sa campagne sur les questions de fiscalité et de lutte contre le chômage. "Car c’est cela qui préoccupe prioritairement les habitants de notre circonscription", estime-t-elle.

La seconde rocade au cœur des débats
Mais l’un des grands sujets sur lesquels les deux candidats se sont affrontés est purement local. Il s’agit du projet de seconde rocade, initié par Jean-Luc Moudenc et pleinement soutenu par Laurence Arribagé.

Laurent Méric, lui, y est clairement opposé. "La rocade, je la prends tous les jours pour aller travailler, et il n’y a pas beaucoup de camions et de véhicules avec des plaques d’immatriculation qui ne soient pas de Haute-Garonne, lance-t-il. Créer une rocade de contournement ne règlerait donc rien. Avec les deux milliards d’euros que coûterait cette rocade, nous pourrions trouver d’autres solutions pour résorber les difficultés de circulation, comme la multiplication de parkings-relais aux portes de l’agglomération et le renforcement de la fréquence des transports en commun aux heures de pointe." Et d’ajouter : "Par ailleurs, une telle rocade viendrait couper notre circonscription en deux. Ce serait intolérable, par respect pour l’environnement, mais aussi pour nos concitoyens."

Un argumentaire que dénonce la candidate UMP, Laurence Arribagé. "Monsieur Méric ne doit pas prendre la rocade tous les matins et tous les soirs, estime-t-elle. Nous le savons, le périphérique toulousain est complètement saturé. Défendre ce projet de contournement est de bons sens. Monsieur Méric agite la peur en disant aux habitants de telle et telle commune que la rocade va passer dans leur jardin. Or, nous ne connaissons pas encore le tracé qu’elle empruntera. Des études vont être lancées et l’objectif sera bien entendu d’impacter le moins possible les habitations." Si elle vante un projet "sérieux et solide", la candidate se dit cependant pragmatique. "Tout n’est pas figé, assure-t-elle. Nous étudierons toutes les solutions. Mais si nous ne faisons rien, dans dix ans, ce sera pire."

Cumul des mandats ?

Sur la forme, au cours de la campagne, les deux candidats ont joué des partitions assez proches, axées sur la proximité avec les habitants. "Je suis une militante parmi les militants, résume Laurence Arribagé. Si je suis élue, je serais sur le terrain. Il n’y aura pas de commune oubliée." Laurent Méric, qui a pris la décision de se mettre "en disponibilité" en cas d’élection, attaque cependant sa concurrente - par ailleurs adjointe au maire de Toulouse en charge des sports et des loisirs - sur la question du cumul des mandats. "Je suis convaincu que pour mener à bien cette mission, il faut s’y consacrer pleinement, explique-t-il. On ne peut pas tout faire à la fois."

Une attaque que la candidate UMP balaye du revers de la main : "Je n’envisage pas de démissionner de mon mandat d’adjointe au maire de Toulouse. Pour moi, un ancrage local est un atout pour réussir un mandat national. Cela permet de garder les pieds dans la réalité, dans le quotidien."

Un risque d’abstention
Laurent Méric se dit "optimiste" quand à ses chances d’être élu député dimanche. "Cette victoire est possible, estime-t-il. Et je sens que de l’autre côté, des doutes sont en train de naître." Pas de "doutes", selon Laurence Arribagé, mais plutôt "de la vigilance". "Nous avons fait un bon premier tour, c’est vrai, et je suis confiante. Mais nous ne devons pas pécher par orgueil ou arrogance, confie-t-elle. Une élection n’est jamais gagnée d’avance. Nous ne mesurons pas le niveau d’abstention qu’il pourra y avoir ce week-end. Le scrutin n’est en effet pas porté par les élections européennes comme il l’était dimanche dernier. Et il tombe pendant un long week-end."

"À gauche, ils ne s’entendent pas"
Pour espérer l’emporter face à sa concurrente, Laurent Méric souhaite jouer la carte du rassemblement, même si les autres forces de gauche du premier tour – Xavier Bigot (EE-LV) et Martine Croquette (PC – Front de Gauche) – n’ont pas appelé à voter pour lui. "Je veux dire aux électeurs écologistes que je suis celui qui est à même de mieux représenter leurs aspirations et à mes amis du PC et du Front de Gauche que je suis celui qui peut faire battre la droite, lance-t-il. Nous devons nous réunir pour gagner ensemble." Un positionnement dont s’amuse Laurence Arribagé. "C’est ça leur problème : à gauche, ils gouvernent ensemble, mais ils ne s’entendent pas."

Impact de l’affaire Copé
Reste la question du contexte national. En pleine affaire Bygmalion et après la démission du président de l’UMP Jean-François Copé, la droite pourrait se trouver fragilisée. "Cette affaire pourrait desservir ma concurrente, c’est vrai, reconnaît Laurent Méric. Mais pour ma part, je suis très loin de ce genre de considérations et de microcosmes." 

Laurence Arribagé, elle, se dit confiante. "La séquence n’a pas trop duré et Jean-François Copé a rapidement pris la décision de démissionner, constate-t-elle. Je ne pense pas que tout cela impactera le vote de dimanche. En tout cas, au cours de tous les déplacements que j’ai pu effectuer, personne ne m’a parlé de cela. Les gens font la part des choses. Dimanche, c’est leur député qu’ils vont élire."

Alexandre Léoty

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Législatives partielles sur la 3e circonscription de Haute-Garonne, 7 candidats, 3 semaines de campagne

Législatives partielles sur la 3e circonscription de Haute-Garonne, 7 candidats, 3 semaines de campagne | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Martine Croquette, Xavier Bigot, Laurent Méric, Laurence Arribagé, Clément Satger, Nicolas Rimaud et Fabrice Pezzuto


Sept candidats briguent le mandat de député de la 3e circonscription de Haute-Garonne pour remplacer Jean-Luc Moudenc, qui a démissionné. Certains d’entre eux sont inconnus du grand public et ils ont seulement trois semaines pour convaincre les électeurs. Au cœur du débat : la politique économique menée par le gouvernement.

Laurence Arribagé, Xavier Bigot, Martine Croquette, Laurent Méric, Fabrice Pezzuto, Nicolas Rimaud et Clément Satger  : les sept candidats pour le mandat de député de la 3e circonscription de Haute-Garonne sont en campagne. Ils ont trois semaines pour convaincre et faire de la pédagogie sur ce scrutin qui tombe le même jour que les élections européennes, le 25 mai. Certains partent avec l’avantage de la notoriété. Laurence Arribagé (UMP), ex-suppléante de Jean-Luc Moudenc, passe ainsi pour favorite. À l’inverse, Nicolas Rimaud (DVD) ou Fabrice Pezzuto (FN) sont inconnus des électeurs.


Le pacte de responsabilité, un enjeu national
Déjà présente lors de législatives de 2012, la communiste Martine Croquette avait alors recueilli 6,42 % des voix. Aujourd’hui, ses motivations "sont encore plus exacerbées par le contexte national". Si elle est élue, cette conseillère municipale de Toulouse combattra le pacte de responsabilité de Manuel Valls. "La France doit retrouver son rang industriel, mais à n’importe quel prix. Quand on voit que des fonds publics sont versés à Sanofi sans contrepartie, je m’y oppose".

La politique menée par le gouvernement est en effet au cœur du débat. Alors que le candidat PS Laurent Méric est le seul à être "absolument en accord avec la politique de Manuel Valls et avec le pacte de responsabilité", Xavier Bigot, le candidat EE-LV, rejoint Martine Croquette dans le camps des déçus : "autant en 2012 il y a eu un accord entre le PS et EE-LV pour présenter un candidat commun sur cette circonscription, autant cette année, nous n’aurions pas été d’accord sur le pacte de responsabilité". L’actuel secrétaire d’EE-LV Toulouse milite pour "l’écologie politique, qui peut apporter des réponses en termes d’emplois".

De son côté, la candidate UMP Laurence Arribagé fait campagne sur le thème de la fiscalité, critiquant la politique "hasardeuse et dangereuse de François Hollande dans ce domaine". Si elle est élue, elle entend être "une députée de terrain et de proximité".

Le discours est plus radical du coté de Clément Satger, 30 ans, candidat du parti de Jacques Cheminade Solidarité et Progrès. Celui qui a recueilli 0,13 % des voix en 2012 défend "la séparation des banques commerciales et banques d’affaires pour que l’on arrête de financer les banques au lieu de financer l’économie" et accuse les socialistes d’ "assassinat de De Gaulle et Jaurès". Il milite également pour sortir la France de l’Union Européenne et de l’Euro. Fabrice Pezzuto (FN) dont c’est la première campagne, est en faveur d’une dissolution de l’Assemblée nationale.

Enfin Nicolas Rimaud, candidat divers droite qui partage les sensibilités de la Manif Pour Tous, veut "remettre la famille au cœur des décisions économiques".


3 semaines pour se faire connaître
La candidate de l’UMP, Laurence Arribagé, part avec un point d’avance : elle est la seule que tout le monde connaît. Et pour cause : numéro deux de la liste de Jean-Luc Moudenc pendant les municipales, elle est adjointe à la mairie de Toulouse, conseillère régionale, et par ailleurs secrétaire départementale de l’UMP 31. Un atout ? Pas pour ses adversaires. Certains, qui accusent un déficit de notoriété s’attaquent à ce qu'ils appellent  un "cumul des mandats". "Elle a beaucoup de responsabilités, il ne faudrait pas qu’elle se fatigue", ironise Xavier Bigot, le candidat d’EE-LV. "Lors des législatives, on n’élit pas une notoriété, on élit quelqu’un qui va siéger au Parlement. Laurence Arribagé mène une carrière très personnelle, et ce n’est pas mon cas", affirme de son coté Laurent Méric. Réponse de l’intéressée : "si je suis élue, je saurai prendre une décision raisonnable. Abandonner mon poste de conseillère régionale semble le plus probable, mais je ne souhaite pas y penser avant d’être élue, je reste prudente". 

Pour Fabrice Pezzuto, le candidat du FN, le manque de notoriété n’est pas un problème. À 38 ans, il se présente pour la première fois à une élection, mais selon lui "c’est la notoriété de Marine Le Pen qui compte". Un appui de son parti dont ne bénéficie pas Nicolas Rimaud, candidat sans étiquette, divers droite, et proche des idées de la Manif pour Tous, qui veut proposer "une alternative à la droite actuelle". Clément Satger, lui, compte sur les militants de Solidarité et Progrès "de plus en plus nombreux", une cinquantaine en Haute-Garonne.

Enfin Martine Croquette a quant à elle les pieds sur terre : "bien sûr, je souhaite être élue. Je pense faire un score supérieur à celui de 2012. Mais je suis lucide", souffle la communiste, dont le CV politique est pourtant plus fourni que celui de certains de ses adversaires.

Le calendrier

Élément perturbateur de ces élections : le calendrier. Non seulement la campagne est courte (trois semaines), mais le scrutin tombe en même temps que celui des européennes. Et pour le Front National, c'est une aubaine : "la poussée du FN est incontestable. Je vois mal un électeur mettre un bulletin FN dans l'urne des européennes et un bulletin PS dans l'urne des législatives !", s’exclame le directeur de campagne de Fabrice Pezzuto, Michel Guiniot. "Il faut faire un travail de pédagogie pour expliquer les enjeux du scrutin, estime Laurence Arribagé, mais cela a l’avantage de mobiliser plus d’électeurs". "Le problème, c’est qu'il ne faudrait pas que les lecteurs fassent une overdose de politique", craint quant à elle Martine Croquette. En tout cas, certains candidats ont été pris de cours : "ma candidature est tardive, mes documents de campagne sont encore en cours de réalisation", reconnaît Nicolas Rimaud, un peu dépassé.

Sophie Arutunian

© photos DR / Rémi Benoit


En savoir plus :

Les résultats des élections législatives de 2012
Mme Sandra TORREMOCHA (EXG)    0,25 %    
M. Thomas COUDERETTE (EXG)    0,42 %    
Mme Monique CREVELLE (DVD)    0,05 %    
M. Clément SATGER (AUT)    0,13 %    
Mme Carole FABRE (AUT)    0,73 %    
M. Alain FILLOLA (DVG)    21,36 %    
M. Jean-Luc MOUDENC (UMP)    35,14 %    
Mme Sandrine CABIOCH (FN)    7,81 %    
M. François SIMON (VEC)    22,24 %    
Mme Laurence MASSAT GUIRAUD-CHAUMEIL (PRV)    3,23 %    
M. Nicolas CANZIAN (ECO)    1,19 %    
Mme Marie-Claire DANEN (DVD)    1,03 %    
Mme Martine CROQUETTE (FG)    6,42 %

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L'UMP conserve son seul siège de député en Haute-Garonne

L'UMP conserve son seul siège de député en Haute-Garonne | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
La candidate de l'UMP Laurence Arribagé a été élue dimanche députée de la troisième circonscription de la Haute-Garonne, permettant à sa formation de conserver le seul siège qu'elle détenait dans le département.

Haut la main. Laurence Arribagé a obtenu 62,09% des voix contre 37,91% à son adversaire PS Laurent Méric à l'issue du second tour de cette élection législative partielle organisée à Toulouse en raison de la démission de l'Assemblée nationale du titulaire du poste Jean-Luc Moudenc. Ce dernier, qui a repris la mairie de Toulouse au socialiste Pierre Cohen le 31 mars, a jugé que ses fonctions de maire à la tête de la quatrième ville de France étaient trop lourdes pour être conciliables avec son mandat de député.

Laurence Arribagé, 44 ans, est la protégée de Jean-Luc Moudenc. Se déclarant  "centriste et humaniste" comme lui, elle était sa suppléante à l'Assemblée nationale. Elle était numéro deux sur sa liste victorieuse aux municipales du 31 mars et est sa deuxième adjointe à la mairie. Jean-Luc Moudenc devient son suppléant, dans cette circonscription qu'il avait emportée de justesse en 2012 et qui couvre l'est de Toulouse et les environs.

Les circonstances étaient très favorables à Mme Arribagé : impopularité  gouvernementale, Parti socialiste localement groggy, forte abstention, campagne  courte. Mme Arribagé a en plus l'avantage de deux années de travail dans la  circonscription. M. Méric, distancé de 20 points au premier tour le 25 mai (24,16% contre 44,14% à Mme Arribagé), n'a que partiellement mobilisé les autres voix de  gauche.
Le candidat écologiste Xavier Bigot (11,94% des suffrages au premier tour)  avait refusé de donner une consigne de vote en raison de son désaccord avec la  politique du Premier ministre Manuel Valls que soutient ouvertement M. Méric.  Quant à la communiste Martine Croquette, candidate du Front de gauche, elle  avait appelé à "faire barrage" à l'UMP sans toutefois appeler ouvertement à  voter Méric.

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Laurence Arribagé et Laurent Méric au second tour des législatives partielles sur la 3e circonscription de Haute-Garonne

Laurence Arribagé et Laurent Méric au second tour des législatives partielles sur la 3e circonscription de Haute-Garonne | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Laurence Arribagé et Laurent Méric


La nouvelle adjointe au maire UMP de Toulouse Laurence Arribagé arrive en tête de ce premier tour des élections législatives partielles. Sur la 3e circonscription de Haute-Garonne, elle recueille 44,14 % des voix. Elle devance le candidat socialiste Laurent Méric, qui obtient 24,16 % des suffrages. Le troisième homme est l'écologiste Xavier Bigot avec un score de 11,94 %, qui n'appelle pas à voter pour Laurent Méric au second tour.

Ils étaient sept candidats sur la ligne de départ, à briguer le mandat de député de la 3e circonscription de Haute-Garonne. Jean-Luc Moudenc avait en effet démissionné de son poste à la suite de son élection à la mairie de Toulouse. Avec 44,14 % des voix, la candidate UMP Laurence Arribagé arrive en tête de ce premier tour. Deuxième, Laurent Méric (PS) obtient 24,16 % des suffrages. Le taux de participation est de 48,7 % sur l'ensemble de la circonscription.

Xavier Bigot, d'Europe Écologie-Les Verts, est le troisième homme de ce scrutin avec 11,94 %. Suivent Fabrice Pezzuto (FN) avec 9,59 %, Martine Croquette (PC - Front de Gauche) 6,65 %, Nicolas Rimaud (Divers droite) 2,70 % et Clément Satger (Solidarité et Progrès) avec 0,82 %.

Pour Laurence Arribagé, "c'est un très beau score. Cela démontre une vraie confiance des électeurs envers Jean-Luc Moudenc et moi-même. Nous sommes sur la dynamique des élections municipales." Confiante, l'adjointe au maire de Toulouse ne crie cependant pas victoire. "Nous allons nous remettre au travail. Il va falloir sensibiliser les électeurs, malgré le pont." La candidate UMP craint une participation plus faible en raison de l'absence du scrutin européen mais espère profiter de "la dynamique du premier tour".

Le candidat socialiste insiste lui "sur la dynamique de rassemblement. Je veux réunir toutes les forces progressistes, au-delà des clivages. Ma candidature est différente, j'incarne une autre façon de faire de la politique." Laurent Méric remarque également que "ce scrutin a été influencé par les élections européennes mais le résultat se révèle très différent. Mon score est supérieur à celui du PS aux européennes. J'y crois encore, c'est possible", assure-t-il.

Rassembler à gauche pour Laurent Méric
Pour continuer à y croire, Laurent Méric aura besoin de rassembler l'ensemble des voix de la gauche et notamment celles recueillies par le candidat EE-LV. Avec 11,94 %, Xavier Bigot est "très content de ce score, notamment sur la partie toulousaine. Nous allons continuer à nous engager." S'il se déclare "clairement à gauche", il n'appelle pas à voter pour Laurent Méric. " Nous sommes en désaccord avec le candidat socialiste sur le pacte de responsabilité de Manuel Valls qui ne peut pas permettre la transition énergétique. Nous laissons les électeurs et les électrices qui ont soutenu nos idées décider librement de ce qu'ils vont faire." Xavier Bigot rappelle cependant son opposition à Laurence Arribagé "sur de très nombreux points locaux comme le contournement de Toulouse. Je note que Jean-Luc Moudenc s'est déclaré contre le cumul des mandats. Or, si elle est élue, Laurence Arribagé sera en position de cumul. Je pense que la 3e circonscription mérite un député à plein temps."

Le positionnement est sensiblement identique du côté de la candidate communiste Martine Croquette, qui "a légèrement amélioré le score du PC dans des conditions difficiles, avec une campagne brouillée par l'enjeu européen". Elle appelle "à faire barrage à la droite et à l'extrême droite" sans soutenir directement la candidature de Laurent Méric. "Nous sommes en désaccord avec le pacte de responsabilité qu'il défend. Il connaît notre position. Soit il fait un pas vers nous, soit les électeurs voteront selon leurs convictions."

Pour rappel, en 2012, Jean-Luc Moudenc avait obtenu 35,14 % des voix au premier tour avant d'être élu au second tour avec 50,41% devant le candidat EELV-PS.

Paul Périé

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Jean-Luc Moudenc: « Toulouse a fait le choix d’un maire rassembleur »

Jean-Luc Moudenc: « Toulouse a fait le choix d’un maire rassembleur » | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Elu maire de Toulouse, ce 30 mars avec 52% des voix, Jean-Luc Moudenc analyse son succès et dresse le portrait du maire qu’il veut être pour Toulouse.

Jean-Luc Moudenc a été élu maire de Toulouse dimanche 30 mars 2014. © P.P.
Par Pascal Pallas(Retrouvez l’intégralité de l’interview de Jean-Luc Moudenc dans notre version papier Voix du Midi Toulouse, en kiosque à partir de jeudi 3 avril)

Vous êtes élu avec 52% des suffrages dans une ville qui a voté à 62% pour François Hollande en 2012. Quelles sont les raisons de votre succès ?

Il y avait un écart de 25 points entre François Hollande et Nicolas Sarkozy il y a deux ans alors qu’il était de 3% au plan national. Il y aujourd’hui un écart de quatre points entre Pierre Cohen et moi-même. On passe de moins 25 à plus 29. Nous pouvons parler d’exploit sans commune mesure si l’on observe ce qu’il s’est passé dans les autres grandes villes. Tout cela pour dire que la vague bleue n’est pas la seule raison de cette victoire. Elle a été en ma faveur, c’est indéniable, comme Pierre Cohen avait profité de l’anti-sarkozysme pour nous battre en 2008. Mais il y a surtout eu des raisons toulousaines déterminantes. Le rassemblement que j’ai proposé aux Toulousains a été entendu. Partout. Même dans les quartiers où traditionnellement nous ne réalisons pas de bons scores. Nous sommes majoritaires dans dix cantons sur quinze. Toulouse a fait le choix d’un maire rassembleur.

Vous serez officiellement élu maire de Toulouse, ce 4 avril. Avez-vous déjà distribué les délégations à vos colistiers ?

Non, je m’étais interdit de faire des plans avant que les jeux soient faits. Je vais mettre la semaine à profit pour composer le prochain gouvernement municipal. Je n’ai que deux certitudes. Henry de Lagoutine s’occupera des ressources humaines et la délégation de la culture occitane sera confiée à Jean-Michel Lattes, comme je l’avais déjà annoncé. Au-delà de la gouvernance, je veux aussi organiser rapidement la continuité de la structure technique municipale et la mettre en application du projet que les Toulousains ont élu.

Votre majorité sera confortable à la communauté urbaine Toulouse Métropole. Comment envisagez-vous la gouvernance de cette structure qui bénéficiera officiellement du statut de métropole, le 1er janvier 2015 ?

Mon souhait est de travailler dans le consensus politique avec les 36 autres maires de la communauté. Je n’ai jamais eu de mal à composer avec les gens qui ne sont pas forcément de mon bord. Du reste, je n’entends pas entretenir de mauvaises relations avec les deux partenaires essentiels de la future métropole que sont le président de région Martin Malvy (PS) et le président du Conseil général de la Haute-Garonne Pierre Izard (PS). Je m’impliquerai à leurs côtés sans états d’âmes pour la réussite de notre territoire.

Serez-vous président de Tisséo comme votre prédécesseur ?

Non. J’ai dans mon équipe suffisamment de gens compétents pour confier à un homme d’expérience cette lourde tâche. Je veux me concentrer sur mes fonctions de président de la Métropole et de maire de Toulouse avec une tâche importante que je me réserve: je prendrai à ma charge la politique de la ville dans les quartiers, c’est-à-dire le Grand Projet de Ville (GPV). J’estime qu’il y a une urgence sociale très forte et qu’il faut apporter de grandes réponses rapidement.

Vous avez annoncé votre intention de ne pas cumuler votre fonction municipale avec votre mandat parlementaire. Tiendrez-vous parole ?

Oui. Je prévois de démissionner rapidement de mon mandat parlementaire quoique la loi m’autorise à cumuler jusqu’en 2017. Cette démission provoquera une élection législative partielle. Faisant un bon ticket avec Laurence Arribagé, qui est ma suppléante, je proposerai d’inverser les rôles. Laurence pilotera cette candidature et je serai son suppléant.

Vous êtes par ailleurs président de l’UMP 31. Démissionnerez-vous également de cette fonction ?

Je le ferai à l’échéance de ce mandat qui devrait être durant le premier trimestre 2015.

« Je rendrai hommage à Pierre Cohen et à ce qu’il a fait de bien pour Toulouse»

Depuis votre victoire, avez-vous pu vous entretenir avec Pierre Cohen ?

Non. Vous savez, je n’attends aucun retour du personnage. En 6 ans, j’ai du l’avoir deux ou trois fois au téléphone. Mais cela ne m’empêchera de faire exactement l’inverse de ce qu’il a fait envers moi lorsqu’il m’a battu en 2008. C’est à dire que, vendredi, lors du premier conseil municipal de la mandature, j’aurai un mot pour rendre hommage à l’homme, au maire et à ce qu’il a fait de bien pour Toulouse. Parce qu’il a apporté des choses positives à Toulouse.

Quelles sont-elles ?

Elles concernent le développement de la démocratie locale. Nous prolongerons d’ailleurs ces dispositifs. Il a également développé une vision urbaine intéressante. 90% de ce qu’il a voulu faire était déjà dans les tuyaux lorsqu’il est arrivé au Capitole en 2008. Mais il a eu la bonne idée de partager la perspective urbaine avec les Toulousains, de les faire participer à ce projet.

Prolongerez-vous ce que vous considérez finalement comme des acquis ?

Bien entendu. J’ai toujours dit, d’ailleurs, que nous ne ferions pas table rase du passé à quelques exceptions près. Seuls deux projets seront en réalité annulés: la partie toulousaine du BHNS Ouest (Tournefeuille-Matabiau) et l’aire de grand passage de Montredon.

« Nous lancerons la troisième ligne de métro le plus rapidement possible»

Durant votre campagne, vous avez annoncé 100 premiers jours de mandat très ambitieux. Quelles seront vos premières décisions ?

Dès ce vendredi 4 avril, aux côtés de la nomination aux postes d’adjoints, nous mettrons en place 20 maires de quartiers répartis dans les six secteurs de la ville. Il y aura un maire pour 23 à 25 000 Toulousains, ce qui est gage de proximité et d’efficacité. Très rapidement, nous comptons également lancer le recrutement de policiers municipaux comme annoncé et établir un diagnostic territorial pour l’implantation de caméras de vidéo-surveillance.

Les études pour la troisième ligne de métro démarreront-elles également rapidement ?

Le plus rapidement possible. Un élu sera d’ailleurs spécialement dédié au suivi des opérations.

Quid du prolongement de la ligne B jusqu’à Labège, du fait d’un nouveau projet aboutissant lui aussi à Labège ?

Le président du Sicoval préfère s’en tenir au projet en cours. S’il confirme cette position, je la respecterais. Il faudra ensuite prévoir une articulation en cohérence avec notre projet de troisième ligne de métro. Ce n’est pas un défi insurmontable.

Et le projet de contournement routier ?

Il dépend, comme je l’ai déjà dit, d’une décision de l’Etat. Le calendrier est en notre faveur puisqu’une discussion s’engagera bientôt entre l’Etat, les régions et les métropoles pour définir les contrats de plans. Ce sera l’occasion de demander la réalisation de ce projet.

« Je me place dans la perspective de deux mandats»

Lors du débat télévisé d’entre-deux tours, vous avez brandi une note interne de la Ville de toulouse pronostiquant une baisse des investissements rapide. Pouvez-vous préciser le contenu de ce document ?

Un audit, que nous ferons réaliser, précisera davantage la santé financière de la collectivité. Mais nous savons déjà, par cette note interne, qu’il était prévu une baisse de 130% des investissements et  le recours à 230 millions d’emprunt durant le mandat qui s’ouvre… Pierre Cohen n’a pas démenti. Quand on finance le budget par de la dette, c’est généralement pour investir. Là, il était prévu un recours à l’emprunt et en même temps une baisse des investissements. C’est de la folie ! Il est temps d’y mettre un terme avant que la situation devienne très dure et pèse sur les Toulousains.

Avez-vous la volonté de vous inscrire dans la durée ?

Je me place dans la perspective de deux mandats. Car le projet ambitieux que je poursuit ne peut être atteint en six ans.

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