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Jacques Attali : "Sommes-nous tous des terroristes?"

Jacques Attali : "Sommes-nous tous des terroristes?" | Think outside the Box | Scoop.it

TRIBUNE - Jacques Attali, économiste et président de PlaNet Finance, met en garde contre les dangers de l’article 20 de la nouvelle loi de programmation militaire. Retrouvez cette tribune dimanche dans le JDD.

 

Personne ne peut contester l’importance de se donner tous les moyens pour lutter contre le terrorisme, y compris celui de violer la vie privée de ceux qui en sont soupçonnés. Personne ne peut contester non plus la nécessité de donner à la justice les moyens de tout savoir sur les agissements d’une personne en relation avec un crime ou un délit dont elle serait soupçonnée.

Mais en mêlant les deux, l’article?20 de la nouvelle loi de programmation militaire (LPM) vient de donner à l’administration tout pouvoir de traiter tout citoyen soupçonné d’un délit quelconque comme un terroriste, c’est-à-dire de pénétrer dans sa vie privée sans contrôle a priori d’un juge.

"Tout citoyen devient un terroriste qui s’ignore"

En voulant transcrire le texte de loi qui régit les écoutes administratives en cas de soupçon de terrorisme, le texte de l’article?20 (ex-article 13) de la loi de programmation militaire est en effet allé beaucoup plus loin en y introduisant toutes les "?infractions mentionnées à l’article 695?23 du code de procédure pénale", c’est-à-dire pratiquement tous les crimes et délits. Autrement dit, tous les crimes et délits seront désormais traités comme les actes de terrorisme. Toutes les personnes suspectées d’un délit quelconque seront traitées comme des gens soupçonnés de terrorisme. Tout citoyen devient un terroriste qui s’ignore.

Concrètement, il deviendra possible, à partir de janvier?2015, si la loi n’est pas modifiée, de pénétrer dans votre ordinateur sans contrôle d’un juge si vous êtes soupçonné d’avoir téléchargé un fichier musical ou un film ou soupçonné de "fraude" ou de "piratage". Juste par la volonté d’une "autorité administrative", c’est-à-dire d’un être humain anonyme, investi d’une autorité.

"La tyrannie de la transparence vient de trouver sa traduction dans une loi"

Sans vouloir mettre en doute l’intégrité de ceux qui auront cette charge, la nature humaine est ainsi faite que tout homme utilise jusqu’au bout le pouvoir dont il dispose. Nous sommes déjà suivis, surveillés, et nous le serons de plus en plus, en raison de l’Internet des objets, du cloud computing et autres technologies à venir.

La tyrannie de la transparence, dont j’annonce le danger depuis longtemps, vient, pour la première fois, de trouver sa traduction dans une loi. Une loi française.

Il est ahurissant qu’un tel texte ait pu être voté sans que nulle voix au Parlement ou dans les grands médias ne s’élève, malgré l’indignation des associations de droits de l’homme. Comme si chacun considérait déjà qu’il était l’ennemi de tous les autres. Et qu’il devait s’en garder par tous les moyens. Ainsi meurent les démocraties.

 

Jacques Attali

samedi 21 décembre 2013

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Non, ce n'est pas une blague : François Hollande va essayer de changer de politique

Non, ce n'est pas une blague : François Hollande va essayer de changer de politique | Think outside the Box | Scoop.it

Des ministres qui avalent leur chapeau, d’autres qui ravalent leurs convictions, certains qui se taisent ou qui se convertissent au libéralisme… Branle-bas de combat dans les ministères. Selon des observateurs avisés, il y aurait des signes qui indiqueraient que le président aurait enfin décidé de changer de politique et d’opter pour une stratégie plus libérale.

(...)

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Chalutage profond : le vote corrigé du Parlement bascule du côté de l’interdiction

Chalutage profond : le vote corrigé du Parlement bascule du côté de l’interdiction | Think outside the Box | Scoop.it
Après correction des votes, une majorité de députés se disent favorables à l'interdiction du chalutage profond, mais ce nouveau résultat n'a pas de valeur législative. (photo Bernard Jégou)

Les députés européens ont voté, le 10 décembre, contre l’interdiction du chalutage profond. Mais certains députés ont ensuite corrigé leur vote, faisant basculer la majorité en faveur de l'interdiction. Réelle erreur de vote liée à sa complexité, ou affichage politique ? En tout cas, ce vote corrigé n'a pas de valeur juridique... mais augmente la pression.

La partie était serrée et le rejet de l’interdiction l'avait emporté à une courte majorité de 16 voix (342 contre, 326 pour, 19 abstentions). Après que certains députés aient corrigé leurs votes auprès du bureau du Parlement européen, il apparaît que 343 députés affichent désormais être pour l’interdiction, et 330 contre (et 15 abstentions). Il y a eu en fait une vingtaine de corrections (2 dans un sens, 18 dans l'autre).

Le député Vert Jean-Paul Besset, Greenpeace et Bloom, repris par l’AFP, concluent donc qu’une majorité de députés étaient en faveur de l’interdiction et se sont trompés dans leur vote, à cause de la complexité du vote des amendements. Ce qui est tout à fait possible, il n’est pas aisé de s’y retrouver. Mais un habitué du Parlement s’étonne d’une telle erreur sur un amendement fléché comme crucial et souligne qu’il arrive aussi que des députés fassent un choix ensuite mal assumé, pour faire passer un texte, puis utilisent cette possibilité de correction pour apparaître sous un jour plus favorable auprès de leurs électeurs. Surtout sous une forte pression médiatique, comme c’est le cas pour la pêche profonde.

On ne saura pas leurs motivations et juridiquement, cette nouvelle majorité n’a pas de valeur. Mais les associations appellent les États membres à en tenir compte, puisque désormais ce dossier est entre leurs mains. Les appels au boycott des enseignes commercialisant des espèces d'eau profonde font aussi rage sur la toile, notamment sur facebook (plus de 10 000 like pour le boycott d’Intermarché) et Avaaz (plus de 150 000 signataires de la pétition pour que les enseignes cessent de vendre ces produits).

Voir le procès-verbal du vote du vote du 10 décembre avec, en bas de la page 28, les corrections de vote.

Jacques Le Bris's insight:

Quelle faute professionnelle !

Immonde.

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Les députés enverront-ils l'article 13 de la LPM au Conseil Constitutionnel ?

Les députés enverront-ils l'article 13 de la LPM au Conseil Constitutionnel ? | Think outside the Box | Scoop.it
Comme le prévoit la Constitution, il est encore possible que 60 députés ou 60 sénateurs demandent au Conseil constitutionnel de vérifier la conformité du projet de loi de programmation militaire, qui instaure des pouvoirs de collecte de données en temps réel par l'Etat sur les réseaux, sans autorisation préalable ni autorité judiciaire. Mais le feront-ils ?

 

Depuis plusieurs jours, tardivement mais fermement, de nombreux acteurs du web tirent l'alarme sur l'article 13 (devenu article 20) du projet de loi de programmation militaire, adopté définitivement par les sénateurs mardi soir. Il instaure la possibilité pour les services de l'Etat de procéder à des collectes sur les réseaux, en temps réel, sans contrôle judiciaire, et avec le seul contrôle a posteriori d'une commission de trois membres, dont deux sont des parlementaires. Le tout défendu par le mensonge, ce qui est signe que le contenu réel du texte n'est pas assumé.

La loi ayant été votée conforme par le Sénat, elle n'attend plus que la signature du président de la République pour être promulguée, ce qui peut intervenir dès demain et au maximum d'ici 15 jours. A moins que comme le prévoit l'article 61 de la Constitution, 60 députés ou 60 sénateurs ne décident de déférer la loi devant le Conseil constitutionnel.

Même si l'objectif avoué est que la loi soit promulguée au plus tard pour le 1er janvier 2014, ce qui assurera une continuité au budget de l'armée, il est tout à fait possible d'exercer ce recours sans mettre en péril la Défense. Car si la Constitution donne un mois au Conseil pour se prononcer, elle prévoit aussi que "à la demande du Gouvernement, s'il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours". Il y a donc encore le temps de prendre le temps.

Et il y a surtout des motifs au fond. Comme nous l'expliquions ce matin, l'avis du Conseil Constitutionnel sur la loi anti-terroriste de 2006 ne peut pas être calqué sur la loi de programmation militaire, comme le prétend le Gouvernement pour prétendre une validation anticipée. En 2006, la loi prévoyait une autorisation préalable et non un simple contrôle a posteriori (jusqu'à 9 jours après le début de la collecte !), se limitait aux "données techniques" communiquées sur demande aux agents de l'Etat alors que la LPM prévoit une "sollicitation du réseau" qui peut aller jusqu'au recueil des "informations et documents traités ou conservés", et cantonnait le dispositif à la seule lutte contre le terrorisme, alors que la LPM est beaucoup plus vaste.

La protection de la vie privée des citoyens mérite au minimum que le Conseil fasse un examen sérieux de cet article.

Il n'en tient qu'aux députés de signer ensemble un courrier au Conseil Constitutionnel.

(...)

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Jean Lassalle : "80% du territoire ne comprend pas ce qu’il lui arrive"

Jean Lassalle est de retour à Paris après un périple de 6.000 kilomètres à pied. Le député du Modem est parti le 10 avril 2013 de l'Assemblée nationale à la rencontre des Français. Il voulait entendre le doute, la souffrance, les aspirations et les espoirs des Français.

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Espionnage numérique: la France va surpasser la NSA, selon le Wall Street Journal

Espionnage numérique: la France va surpasser la NSA, selon le Wall Street Journal | Think outside the Box | Scoop.it

La Loi de programmation militaire et son article 13 controversé, véritable «Patriot Act» à la française, ont été définitivement adoptés mardi 10 décembre par le Sénat.

Pour le Wall Street Journal, qui a publié un article intitulé «Espionnage à la Française», en français dans le texte, «la surveillance numérique américaine n’est rien en comparaison de ce que la France s’apprête à faire». Rien que ça.

 

«Espionner sur Internet et sur les téléphones en temps réel, sans mandat et pour des raisons totalement étrangères à la sécurité nationale», poursuit le quotidien, c’est précisément ce que l’Europe a reproché cet été aux Etats-Unis de pouvoir faire, à tort. Car il n’en est rien, «les agences américaines sont loin d’avoir des pouvoirs de surveillance de cette ampleur». Contrairement à la France.

Le journal rappelle donc que le texte français prévoit d’obliger, sans supervision d'un juge, les fournisseurs d’accès à Internet, les opérateurs de télécommunications et les entreprises qui produisent du contenu à abandonner leurs informations, c’est-à-dire «les métadonnées et le contenu des transmissions entre utilisateurs, et même la localisation physique de leurs appareils».

Ce qui inquiète le plus le quotidien économique, c’est que ces mesures «semblent amener le contrôle numérique bien au-delà de la portée de la sécurité nationale, autorisant l’accès non seulement aux autorités responsables de la défense, mais aussi à ceux de l’économie et du budget». Le journal cite un extrait d'une version de la loi qui évoque les «éléments essentiels [du] potentiel scientifique et économique [de la France]», et y voit une définition alambiquée de l'espionnage économique et industriel ainsi justifié. Cet extrait a été cependant remplacé en deuxième lecture par le Sénat par la mention des «intérêts fondamentaux de la Nation», sans que cela soit beaucoup plus clair...

Le Wall Street Journal cite en chute de son article Jean-Marc Ayrault qui, lors du scandale provoqué par la révélation du programme de surveillance de la NSA par les fichiers Snowden, déclarait à l’Assemblée:

«La sécurité est une exigence, mais elle ne doit pas être garantie à n’importe quel prix; elle ne doit porter atteinte ni aux libertés ni à la vie privée. Telle est la position de la France!»

«Mais bien sûr», moque le Wall Street Journal…

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Gôche morale: Ayrault concède 20 millions de primes aux ministres

Gôche morale: Ayrault concède 20 millions de primes aux ministres | Think outside the Box | Scoop.it

Voici le document qui indique, ministère par ministère, la totalité des sommes astronomiques réservées aux ministres et à leurs collaborateurs, pour un montant de 20 000 000 d’euros, rappelons le !

 

 

Jacques Le Bris's insight:

Le Canard enchaîné a publié un document choc selon lequel le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, aurait prévu un budget de 20 millions d'euros en primes reversées au membres des différents ministères français, soit une augmentation de 3% par rapport à l’année dernière. Plus les Français sont dans la misère, plus les dirigeants socialistes se prélassent dans les ors de la république.

Charité bien ordonnée commence par soi-même : à titre d’exemple, Jean-Marc Ayrault et ses 456 collaborateur recevront une prime annuelle de 5 850 000 euros, ce qui représente en moyenne un treizième mois de 12829 euros par personne. A ce prix là, on va tous demander notre carte rose ! De toute évidence, ce n’est pas pour leurs compétences que ces ministres et leurs employés recevront ces primes indécentes.

Il faut plutôt croire que les socialistes, ayant compris qu’ils ne sont pas près de revoir le pouvoir après le début de quinquennat pitoyable de François Hollande, ont décidé de profiter un maximum des avantages de la fonction, en laissant les Français à leur triste sort.

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Les gens vont vous pendre et ils auront raison... (parlement européen, 21/11/2013)

Publiée le 9 déc. 2013

Un discours enflammé de l'eurodéputé Godfrey Bloom.

"... quand les gens se seront vraiment rendu-compte de qui vous êtes, il ne leur faudra pas longtemps pour prendre cette Chambre d'assaut et vous pendre. Et ils auront raison."

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The Lies Behind This Trans-Atlantic Trade Deal

The Lies Behind This Trans-Atlantic Trade Deal | Think outside the Box | Scoop.it
Plans to create an EU-US single market will allow corporations to sue governments using secretive panels, bypassing courts and parliaments

Panic spreads through the European commission like ferrets in a rabbit warren. Its plans to create a single market incorporating Europe and the United States, progressing so nicely when hardly anyone knew, have been blown wide open. All over Europe people are asking why this is happening; why we were not consulted; for whom it is being done.

They have good reason to ask. The commission insists that its Transatlantic Trade and Investment Partnership should include a toxic mechanism called investor-state dispute settlement. Where this has been forced into other trade agreements, it has allowed big corporations to sue governments before secretive arbitration panels composed of corporate lawyers, which bypass domestic courts and override the will of parliaments.

No longer able to keep this process quiet, the European commission has instead devised a strategy for lying to us. A few days ago an internal document was leaked.

 

This mechanism could threaten almost any means by which governments might seek to defend their citizens or protect the natural world. Already it is being used by mining companies to sue governments trying to keep them out of protected areas; by banks fighting financial regulation; by a nuclear company contesting Germany’s decision to switch off atomic power. After a big political fight we’ve now been promised plain packaging for cigarettes. But it could be nixed by an offshore arbitration panel. The tobacco company Philip Morris is currently suing Australia through the same mechanism in another treaty.

No longer able to keep this process quiet, the European commission has instead devised a strategy for lying to us. A few days ago an internal document was leaked. This reveals that a “dedicated communications operation” is being “co-ordinated across the commission”. It involves, to use the commission’s chilling phrase, the “management of stakeholders, social media and transparency”. Managing transparency should be adopted as its motto.

The message is that the trade deal is about “delivering growth and jobs” and will not “undermine regulation and existing levels of protection in areas like health, safety and the environment”. Just one problem: it’s not true.

From the outset, the transatlantic partnership has been driven by corporations and their lobby groups, who boast of being able to “co-write” it. Persistent digging by the Corporate Europe Observatory reveals that the commission has held eight meetings on the issue with civil society groups, and 119 with corporations and their lobbyists. Unlike the civil society meetings, these have taken place behind closed doors and have not been disclosed online.

Though the commission now tells the public that it will protect “the state’s right to regulate”, this isn’t the message the corporations have been hearing. In an interview last week, Stuart Eizenstat, co-chair of the Transatlantic Business Council – instrumental in driving the process – was asked if companies whose products had been banned by regulators would be able to sue. Yes. “If a suit like that was brought and was successful, it would mean that the country banning the product would have to pay compensation to the industry involved or let the product in.” Would that apply to the European ban on chicken carcasses washed with chlorine, a controversial practice permitted in the US? “That’s one example where it might.”

What the commission and its member governments fail to explain is why we need offshore arbitration at all. It insists that domestic courts “might be biased or lack independence”, but which courts is it talking about? It won’t say. Last month, while trying to defend the treaty, the British minister Kenneth Clarke said something revealing: “Investor protection is a standard part of free-trade agreements – it was designed to support businesses investing in countries where the rule of law is unpredictable, to say the least.” So what is it doing in an EU-US deal? Why are we using measures designed to protect corporate interests in failed states in countries with a functioning judicial system? Perhaps it’s because functioning courts are less useful to corporations than opaque and unjust arbitration by corporate lawyers.

As for the commission’s claim that the trade deal will produce growth and jobs, this is also likely to be false. Barack Obama promised that the US-Korea Free Trade Agreement would increase US exports by $10bn. They immediately fell by $3.5bn. The 70,000 jobs it would deliver? Er, 40,000 were lost. Bill Clinton promised that the North American Free Trade Agreement would create 200,000 new jobs for the US; 680,000 went down the pan. As the commentator Glyn Moody says: “The benefits are slight and illusory, while the risks are very real.”

So where are our elected representatives? Fast asleep. Labour MEPs, now frantically trying to keep investor-state dispute mechanisms out of the agreement, are the exception; the rest are in Neverland. The Lib Dem MEP Graham Watson wrote in his newsletter, before dismissing the idea: “I am told that columnists on the Guardian and the Independent claim it will hugely advantage US multinational companies to the detriment of Europe.” We said no such thing, as he would know had he read the articles, rather than idiotically relying on hearsay. The treaty is likely to advantage the corporations of both the US and the EU, while disadvantaging their people. It presents a danger to democracy and public protection throughout the trading area.

Caroline Lucas, one of the few MPs interested in the sovereignty of parliament, has published an early-day motion on the issue. It has so far been signed by seven MPs. For the government, Clarke argues that to ignore the potential economic gains “in favour of blowing up a controversy around one small part of the negotiations, known as investor protection, seems to me positively Scrooge-like”.

Quite right too. Overriding our laws, stripping away our rights, making parliament redundant: these are trivial and irrelevant beside the issue of how much money could be made. Don’t worry your little heads about it.

• Twitter: @georgemonbiot. A fully referenced version of this article can be found at Monbiot.com

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« Demandez aux salariés de PSA »

« Demandez aux salariés de PSA » | Think outside the Box | Scoop.it
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Ils sont forts. Des fois je les écoute et je me dis qu’ils ont vraiment du talent. Et puis ils sont créatifs et puis moi en tant qu’artiste, quelqu’un de créatif, je ne peux qu’applaudir. « La retraite chapeau ». C’est quand même plus joli que « stock option ». « Parachute doré » c’était bien aussi. Mais « retraite chapeau ». Bravo. Donc le type est depuis 5 ans dans une boîte, il met 10000 personnes à la porte et on lui donne 21 millions d’euros. C’est pas mal quand même 21 millions d’euros. T’as de quoi voir venir. Faire un ou deux excès, un petit resto de temps en temps. En gros, c’est 1750 ans de SMIC. Et puis comme le SMIC c’est déjà trop selon les gars qui ont décidé de donner cette « retraite chapeau » à leur pote, parce que tu comprends le SMIC est trop haut et puis ça empêche à l’économie française d’être compétitive, alors je vais compter en RSA. On vit bien avec un RSA non ? C’est Le Point qui nous a dit ça. Les « assistés » qu’ils appellent ça le point. 4375 ans de RSA. 21 millions d’euros c’est 4375 ans de RSA. Je ne suis pas fort en économie. Enfin j’avais de bonnes notes au lycée en SES et puis j’avais de bonnes notes à la fac après, mais bon, c’était la fac, pas les grandes écoles des copains de monsieur « retraite chapeau » et puis je suis de gauche, et les mecs de gauche on leur dit tout le temps qu’ils sont mauvais en économie, qu’ils comprennent rien. Mais quand même. Un système qui décide d’offrir à quelqu’un l’équivalent de 1750 SMIC est un système malade. Un système qui fonctionne sur du 1 pour 1750 est un système qui a oublié le pourquoi, le comment et bien plus encore. On va nous sortir l’Euro, on va nous sortir la fiscalité. On va nous dire tout, souvent n’importe quoi. Un fameux braqueur qui a malheureusement donné une partie de son butin à l’extrême droite de Mme Le Pen avait noté sur le mur du coffre-fort « Sans arme, ni haine ni violence. » Monsieur « retraite chapeau » lui n’avait pas d’arme, sûrement pas de haine, mais de la violence il en avait plein les poches. Demandez aux salariés de PSA.

Nicolas Lafforgue (chanteur du groupe « Bruit qui court »)

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Municipales 2014: Le développement durable s'invite dans les campagnes

Municipales 2014: Le développement durable s'invite dans les campagnes | Think outside the Box | Scoop.it
ENVIRONNEMENT - Les Français veulent des maires qui s'engagent...

Ringard, l’environnement? Si ce thème a été le grand oublié des débats de la dernière présidentielle, ce ne sera pas le cas aux prochaines municipales. C’est du moins ce qu’il ressort d’un baromètre réalisé par OpinionWay pour le cabinet de conseil Auxilia et dévoilé en exclusivité par 20 Minutes.

Car pour près de six Français sur dix (59%)

le développement durable comptera dans le choix de la liste

pour laquelle ils voteront en mars prochain. C’est particulièrement vrai à gauche, où les sympathisants sont 68% à l’assurer. Et ce n’est pas faux à droite, puisque l’environnement y influencera plus d’un électeur sur deux (53%).

A noter que l’intérêt est particulièrement fort chez les jeunes: 68% des moins de 25 ans estiment que cet enjeu pèsera dans leur décision électorale. Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d’OpinionWay, voit même dans la défense de cette thématique un outil anti-abstention: «Le développement durable peut être un levier de mobilisation important. Les jeunes ont une vision plus pragmatique et moins politicienne du vote et rien n’est plus porteur pour eux que ce sujet-là.»

En attendant, près d’un citoyen sur deux (48%) estime que son maire ne prend pas suffisamment en compte le développement durable dans son action. Un sentiment encore plus marqué dans les petites et les grandes communes, soit respectivement moins de 5.000 et plus de 100.000 habitants.

Les Français font confiance à leurs communes

Certes, les Français pensent que le développement durable est avant tout l’affaire des citoyens eux-mêmes, mais ils ne déchargent pas pour autant les pouvoirs publics de cette fonction: 62% des sondés estiment que c’est également à eux d’agir dans ce domaine, loin devant les entreprises (35%), l’Union Européenne (23%) ou les associations (6%).

Et si l’Etat est à leurs yeux l’acteur le plus légitime, c’est dans leur commune que les Français croient avant tout pour faire changer les choses: «56% d’entre eux lui font confiance pour mener une politique de développement durable, alors même que la défiance à l’égard des pouvoirs publics est forte», note Frédéric Vasse, directeur Recherche et Innovation chez Auxilia.

D’ailleurs, les attentes des Français vis-à-vis de leurs maires sont très diversifiées: sensibilisation des enfants au développement durable (30%), aide à la réduction de la facture énergétique (27%) ou encore développement des emplois locaux autour des filières vertes (25%). Dans les villes de plus de 50.000 habitants, les citoyens sont également très nombreux (35%) à demander à leurs élus d’agir contre la pollution atmosphérique et contre les risques naturels et industriels –contre moins de 20% dans les plus petits villages.

«La commune paraît le bon échelon pour agir, d’autant plus que le développement durable vient croiser toutes les grandes questions économiques, sociétales et urbaines», analyse  Frédéric Vasse, qui recommande également aux maires de ne pas hésiter à miser sur «l’urbanisme collaboratif: les citoyens sont prêts à s’impliquer et à collaborer avec leurs élus pour faire avancer les problématiques de développement durable», assure-t-il.

Le baromètre a été réalisé du 23 au 30 octobre auprès d’un échantillon de 2.010 Français représentatifs, constitué selon la méthode des quotas.

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Municipales : les députés au chômage technique avant les élections

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RÉACTIONS - A l'Assemblée nationale, le calme va progressivement s'installer à l'approche des municipales. Des textes jugés trop controversés ont été repoussés après les élections.

Après des semaines de controverse, les députés votent ce mercredi la proposition de loi visant à pénaliser les clients des prostituées. L'un des derniers textes qui va passer à l'Assemblée avant les municipales de mars 2014 : dans l'hémicycle, on est loin de l'embouteillage législatif de l'an passé.

"Il ne se passe rien", déplore un député. "On est au chômage", plaisante un autre. Le Palais Bourbon va tourner au ralenti jusqu'aux prochains scrutins. "Le travail législatif est à l'arrêt du fait des élections", reconnaît le porte-parole du groupe PS Thierry Mandon. "C'est un temps de recul, d'auditions, de réflexions avec les acteurs de la société qui nous permettra de préparer les textes à venir."

Des textes controversés en attente

Des textes jugés trop explosifs ont été repoussés après les municipales. C'est le cas de la grande réforme de la politique de la ville ou de la réforme de la justice, reportée malgré l'insistance de Christiane Taubira.  Le gouvernement met en avant l'encombrement législatif. La raison est toute autre : en période pré-électorale, évitons tous les sujets qui fâchent, semble expliquer la députée de Corrèze Sophie Dessus.

"Je suis 100% pour la réforme Taubira mais il faut aussi manier les gens avec précaution", estime-t-elle. Un manque d'audace déploré par le député socialiste Pouria Amirshahi. "Il ne faut pas donner le sentiment que ce sont des frilosités électorales", estime-t-il. "Il y a des engagements qui ont été pris, ils doivent être tenus."

De son côté, le gouvernement se défend. D'ici fin février, trois nouveaux texte seront traités, confie le ministre chargé des Relations avec le Parlement Alain Vidalies. Trois textes sur l'agriculture, l'artisanat et l'égalité hommes-femmes. Tous beaucoup plus consensuels que la reforme de la justice.

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3 remarques sur l'adoption de la Loi de Programmation Militaire - Frédéric Montagnon

3 remarques sur l'adoption de la Loi de Programmation Militaire - Frédéric Montagnon | Think outside the Box | Scoop.it

La Loi de Programmation Militaire comporte une partie qui décrit comment va être facilité l'accès aux données téléphoniques ou informatiques pour les services de renseignement intérieur, la police et la gendarmerie, sans l'intervention d'un juge. C'est pourtant un juge qui devrait décider si la demande d'accès était fondée en l'autorisant ou pas. Ce principe simple et efficace participerait à éviter les dérives liberticides. C'est pour éviter des abus qu'on sépare aussi les pouvoirs de l'Etat depuis la Rome antique. Et bien tout cela tombe, cette loi vient d'être adoptée malgré les remarques censées de nombreuses associations dont l'ASIC.

Il est évident que les services de Renseignement n'ont jamais eu besoin d'une loi pour opérer et obtenir les informations nécessaires à leur travail. Je veux bien qu'on m'explique pourquoi ce serait plus efficace maintenant ?

Retrouver la France à la une de New York Times, The Guardian, Wall Street Journal, Washington Post sur ce sujet est dégradant pour un pays qui se dit défenseur des Droits de l'Homme. D'autant que les papiers sortis sont de très bonne qualité et soulignent les nombreuses contradictions qui entourent l'affaire. François Hollande avait dit publiquement à propos des méthodes pratiquées par la NSA: "Nous demandons que cela cesse immédiatement". Dans le même temps "La France" (on ne sait plus trop qui dit quoi d'ailleurs) soutient l'ONU sur une résolution qui exprime exactement l'inverse de celle qui vient d'être votée en France.

Mais finalement, qui vont être les plus ennuyés par l'application de cette loi ? Je pense d'abord à eux:

- les hébergeurs basés en France qui vont devoir répondre aux demandes de mise à disposition de données. Même si le temps qu'ils vont y passer sera facturé (aux frais des contribuables), ils délocaliseront une partie de leur activité sur la demande de leurs clients/du marché. Un bon point pour l'emploi en France :(

- les services de renseignements qui vont devoir courir après des données désormais hébergées et transitées hors de France. Sans compter que les outils de cryptage vont se développer rapidement, maintenant que chacun se sent espionné. Ce sera autant d'efficacité de perdu.

- ceux qui ont proposé, écrit et voté cette loi, car je doute que notre classe politique sache se protéger (et ait les moyens de le faire à titre personnel) contre l'accès aux communications qui les concernent. Et bien entendu, c'est elle qui va être le plus écoutée/espionnée pour des raisons évidentes d'influence, de dissuasion, de pression. La politique et les coups bas font généralement bon ménage.

Ainsi, la prochaine campagne présidentielle sera sans aucun doute bien alimentée en Leaks (fuites) en tous genres. On finira bien par voir circuler un peu partout le détail de leurs comptes bancaires, bilans médicaux et autres conversations privées de nos politiques tôt ou tard. Peut être prendront-ils alors conscience de l'absurdité de ce qu'ils ont voté là. Enjoy.

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Nucléaire : encore un (gros) coup dur pour l’EPR de Flamanville

Nucléaire : encore un (gros) coup dur pour l’EPR de Flamanville | Think outside the Box | Scoop.it

EDF est « mis en demeure », par le ministère du Travail, de prendre des mesures d’urgences pour ses salariés mis en danger sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Le réacteur nucléaire de troisième génération accuse déjà quatre ans de retard et un coût de construction quasi triplé à plus de 8 milliards d’euros par rapport aux prévisions initiales.

La révélation, par Mediapart, d’une lettre ordonnant à l’électricien d’agir de tout urgence, est un nouveau coup dur, et le signe que Bouygues, responsable de ce chantier pharaonique n’est pas au bout de ses peines. Pourtant, la semaine dernière encore, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault vantait devant ses homologues chinois, les mérites de la technologie EPR, qu’il leur a vendu, mais dont aucun exemplaire au monde n’est à ce jour en fonctionnement.

Le ministère du Travail a pris la plume le 13 décembre pour relayer les demandes répétées de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui évoque « de nombreuses non-conformités qu’EDF n’entend pas lever avant d’utiliser l’équipement ».

« Le chantier continue »

Mediapart a pu consulter un rapport d’inspection de l’Autorité de sûreté nucléaire qui relate des avaries survenues cet automne. Voici le calendrier des derniers mois concernant une pièce-clé du bâtiment du réacteur, le pont polaire, sorte de grue qui permet la manutention de charges lourdes :

« Le 16 octobre dernier, une pièce du chariot du pont polaire casse et fait une chute de plus de vingt mètres. Par miracle, aucun salarié n’est blessé ;l’ASN décide de procéder le 25 octobre au contrôle de ce pont polaire ;des courriers sont envoyés par l’ASN le 8 novembre et la Socotec, prestataire de gestion des risques, le 25 novembre ;

le 12 décembre, le constat des inspecteurs de l’ASN est alarmant ;

lundi 17 décembre, EDF s’apprêtait malgré tout à utiliser le point polaire pour mettre en place la cuve du réacteur. »

Maintenant, EDF n’a plus de choix que de se mettre en conformité avec les demandes de l’ASN. Pourtant, « le chantier continue : des travaux sont en cours, notamment de bétonnage », a dit une porte-parole d’EDF à Reuters.

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Fracking protesters dump wind turbine blade at Manchester drilling site

Fracking protesters dump wind turbine blade at Manchester drilling site | Think outside the Box | Scoop.it
Wind turbine blade laid at Barton Moss oil drilling site Photograph: /No Dash for Gas

Anti-fracking protesters near Manchester dumped a huge wind turbine blade at the entrance to a drilling site on Monday, temporarily blocking access to the heavily fortified area.

The site, at Barton Moss in Salford, is run by energy company IGas, which has been given permission drill a borehole up to 10,000ft below the ground.

Fifty campaigners, some dressed in Santa hats, put the 1.5-tonne, 17-metre long blade in place at around 5.30am and wrapped it in a big red bow. 

Sandra Denton, one of the protesters, said: “We’ve delivered this early Christmas gift to IGas to remind them that we don’t need damaging, risky and polluting energy sources like oil and gas to power the UK. The government and the big energy companies are planning to build a new wave of gas-fired power stations, partly fed by thousands of fracking wells across the British countryside.”

Aneaka Kellay, a Manchester resident who is part of the No Dash for Gas campaign, said Monday’s early morning action had three aims. “We want to show solidarity with the local community; to blockade the site, even if only temporarily; and to inspire others who might be tempted to take creative direct action.”

Police soon arrived and shunted the blade a few metres up the road so that it neither blocked the gates to the drill site nor the public highway.

Protesters said it was the same blade used by the Liberate Tate group in a stunt at the Tate Modern in 2012, in protest at oil company BP’s sponsorship of the gallery. 

Greater Manchester police said no criminal offence had taken place but that it was an issue for Salford council, which is responsible for keeping the roads clean. The council said they had no plans to remove the blade and the protesters claimed the blade cannot be moved without large numbers of people or specialist equipment. It was removed shortly before 4pm by persons currently unknown – neither the police, council or activists say they removed the blade.

Sixteen people have been arrested at Barton Moss since an anti-fracking camp was set up there around six weeks ago, police said, 11 for obstruction of the highway, one for obstructing police, and the others for "ongoing investigations."

The protesters tried to stop lorries delivering equipment to the IGas site, which is the size of a football pitch and located by the M62 motorway in Irlam.

A spokeswoman for IGas said on Monday that the protesters had succeeded in slowing down the test drilling, which began a few weeks ago. She said the original plan was to collect samples over an eight- to 12-week period via a borehole 20 inches in diameter.

Both iGas and Salford council were keen to stress that the firm was not yet engaged in hydraulically fracturing (fracking) but searching for shale formations capable of producing gas as well as coal-bed methane.

Salford city mayor Ian Stewart said earlier this month: “This is exploratory drilling. Should the company or anyone else wish in the future to engage in ‘fracking’ then they would have to seek separate planning permission from the council.

“Any developer would also require permits from both the Health and Safety Executive and the Environment Agency, which are the regulatory authorities for these issues.”

Around 30 tents are now pitched at the Barton Moss camp, as well as caravans and three composting toilets.

One of the protesters, who has braved sub-zero temperatures in his tent in recent weeks, said the aim of the camp was the same as that which disrupted exploratory drilling in Balcombe, Sussex, this summer. “We want to raise awareness of the dangers of fracking. When people find out what is going on, they are generally opposed to it.”

This weekend a leading energy industry executive warned that investment in the British shale gas market is being threatened by “scaremongering” green campaigners. Chris Faulkner, a US executive known as the 'frack master' in his home country, told the Observer that the standoff involving shale gas explorer Cuadrilla in Balcombe this year had caused concern across the sector with widespread coverage of clashes between police and protesters.

Allan Campbell, the Australian founder of Cuadrilla admitted last week that the firm had “underestimated the political aspect” of the company’s operations in Britain "by 100%." “Mate,” he told a Sunday Times reporter who asked if his firm was winning the information war with protesters, “We are getting smashed.”

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Revenu universel, un rêve pas si fou ?

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La crise, le chômage, les fins de mois plus que difficiles, la misère... et si la solution résidait dans une allocation de base versée à tous sans aucune condition ? Idée folle ? Pas pour ceux qui ont tenté ou mis en place une telle expérience en Namibie, au Canada, au Brésil, en Alaska. Pas pour les politiques français qui, d’Alain Madelin à Daniel Cohn-Bendit, s’y sont déclarés favorables. Ni même pour les Suisses : la pétition pour un tel revenu a largement dépassé les 100000 signatures.

 

Après le succès de la pétition suisse, c’est une pétition européenne qui vient d’être lancée pour le revenu de base. Objectif : 1 million de signatures pour que la Commission européenne étudie l’idée d’un revenu universel sur tout le Vieux continent. Alors que dans le monde les voies se multiplient pour faire du revenu un droit humain, découvrez l’article consacré à la question dans We Demain n°5 !

(...)

 

Jacques Le Bris's insight:

Voter la pétition pour ici

http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

 

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Pourquoi nos députés comprennent si mal l'entreprise

Pourquoi nos députés comprennent si mal l'entreprise | Think outside the Box | Scoop.it
Une étude inédite confirme que la grande majorité des députés n'ont jamais travaillé en entreprise, d'où un certain décalage. Pour y remédier, pourquoi pas des stages en immersion ?

 

Après les collégiens de troisième, verra-t-on bientôt des députés en stage d'observation dans les entreprises ? L'idée peut faire sourire. Mais elle est défendue par plusieurs think tanks qui espèrent ainsi combler le manque de culture "corporate" dont souffre la représentation nationale.

Forts des résultats d'une enquête sans tabou, "Les députés connaissent-ils l'entreprise ?", dont "le Nouvel Observateur" publie les résultats en avant-première, le laboratoire d'idées En Temps réel propose entre autres l'immersion des élus en milieu professionnel. Histoire de réduire la distance qui les sépare du monde de l'entreprise, d'où doit jaillir la solution au drame du chômage. 

Il n'y a qu'à regarder l'origine professionnelle des députés pour s'en convaincre...

 

Saisi de cette question brûlante, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, serait favorable à l'organisation de telles cessions de rattrapage d'un ou deux jours conçues sur le modèle des journées organisées par l'armée. Le titulaire du perchoir devrait l’annoncer ce soir, après la présentation de l’étude à l’Assemblée nationale.

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Initiative citoyenne européenne pour le revenu de base inconditionnel - European Initiative for Basic Income

Initiative citoyenne européenne pour le revenu de base inconditionnel - European Initiative for Basic Income | Think outside the Box | Scoop.it
La Commission européenne a enregistré l'Initiative Citoyenne Européenne pour le Revenu de base inconditionnel, nous devons récolter 1 million de signatures.
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There is a better alternative to raising the minimum wage

There is a better alternative to raising the minimum wage | Think outside the Box | Scoop.it

Fast food workers strike in New York City on Dec. 5.

 

T

he U.S. Secretary of Labor Thomas E. Perez wants to raise the minimum wage.

In fact, the vast majority of Americans — 91 percent of Democrats, but also 76 percent of Independents and even 58 percent of Republicans — are in favor of raising the minimum wage.

This is an understandable position. After all, the gap between richest and poorest has grown very wide in recent years. But in my view, minimum wage laws are not good laws at all. That’s not out of lack of compassion for low-wage earners, or because I like inequality. That is because I think that there is a better way to achieve a decent standard of living for the poorest in society.

The minimum wage is a factor in creating unemployment. Despite what's often said to the contrary, it's true: Countries with no minimum wage tend to have much lower unemployment. Right now, America is suffering a serious deficit of jobs, with over three jobseekers for every available job. We need all the jobs we can get.

So how does the minimum wage create unemployment? Minimum wage laws are a price control. They dictate the minimum level that a company can pay a worker. If the minimum wage is $10, and a company wants to take on a new employee that they determine will be worth $8 an hour, they have a choice — either pay $10 an hour, or not hire the employee. Sometimes, the company will accept a hit to their profit margin, and pay the employee $10 an hour. Sometimes they will just not hire a new employee at all. Or, increasingly, sometimes they will go overseas and hire an employee elsewhere — like China — where wages are far lower. This is a particularly cruel scenario because it discriminates most against the poorest and youngest workers in society.

Empirically, the minimum wage has failed to reach its goal of ensuring a fair wage for low wage workers. Worker productivity in America has risen and risen, yet the minimum wage has not. As this chart via Dean Baker shows, it has severely stagnated:

 

[cepr.net]

I propose abolishing the minimum wage, and replacing it with a basic income policy, a version of which was first advocated in America by Thomas Paine. Individuals would be able to work for whatever wage they can secure, meaning that low-skilled individuals — especially the young, who currently face a particularly high rate of employment — would have an easier time finding work. And the level of basic income could be tied to the level of productivity, to reduce inequality.

There are two kinds of basic income policy. The first is a negative income tax — if an individual’s income level falls beneath a certain threshold (say, $1,500 a month) the government makes up the difference. Funds for this could be accessed by consolidating existing welfare programs like state-run pension schemes and unemployment benefits, and by closing tax loopholes and raising taxes on corporate profits and high-income earners. Germany has enacted a similar policy — called the "Kurzabeit" — and it's been credited with shielding the German labor force from the worst of the recession and keeping their unemployment rate low since.

The second is a universal income policy, where everyone receives a payment irrespective of their income. This would obviously require more funds — meaning higher taxes — but in a future where corporations are making larger and larger profits while requiring fewer and fewer workers due to automation, such policies may become increasingly feasible. There are already very serious proposals to initiate such a scheme in Switzerland.

The most widespread criticism of basic income policies tends to be that they might encourage laziness. If you don’t have to work for a living, why would you work at all? But I don’t think this stands up to the evidence — America already has a welfare state — and there are still more people looking for jobs than there are jobs available. A basic income is basic. It does not make you rich or successful — it simply ensures a minimum standard, with a minimum of bureaucracy and without setting any price controls. People would still have many personal and financial incentives to work and to become entrepreneurs. If anything, the fact that there is no longer a minimum wage would probably create more employment, not less.

The minimum wage is a well-intentioned idea. But it has not proven successful, and it creates obstacles to employment. There is a better alternative — and the sooner American politicians discover it, the better.

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Filippetti boycotte l'institut culturel Google, Pellerin appelée à la rescousse

Filippetti boycotte l'institut culturel Google, Pellerin appelée à la rescousse | Think outside the Box | Scoop.it
Aurélie Filippetti a pris la décision de ne pas se rendre, mardi 10 décembre, à l'inauguration de l'institut culturel Google, à Paris. « Malgré la qualité des projets conduits, je ne veux pas servir de caution à une opération qui ne lève pas un certain nombre de questions que nous avons à traiter avec Google », a justifié la ministre de la culture au Monde.

Mme Filippetti cite quatre points de friction : « La question de l'équité fiscale, celle de la protection des données personnelles, celle de la protection de la diversité culturelle et enfin le dossier des droits d'auteurs. » Par ailleurs, dans « l'automne numérique » (politique numérique du ministère) sont traités des sujets comme la mise en valeur du domaine public et l'ouverture des données du domaine public culturel, poursuit la ministre.

Le retour de flamme ne s'est pas fait attendre : selon une source proche du dossier citée par l'AFP en début d'après-midi, le gouvernement a demandé à Fleur Pellerin, ministre déléguée à l'innovation et à l'économie numérique, de se rendre à l'événement.

INCOMPRÉHENSION

Chez Google, les communicants en tombaient de leur chaise, mardi matin. « On ne comprend pas. (L)es équipes (d'Aurélie Filippetti) étaient en repérage, il y a quelques jours », explique-t-on. Pour le groupe américain, l'inauguration du centre culturel est un moment très important. La firme veut faire la preuve de sa volonté de se rapprocher du monde de la culture.

« Nous sommes surpris de la décision personnelle de la ministre de la culture de ne pas venir aujourd'hui, a déclaré Nick Leeder, directeur général de Google France. Cependant, ce soir, nous célébrons le travail accompli avec près de 400 partenaires du monde entier, dont de nombreuses institutions françaises. Nous sommes très fiers de l'ouverture de l'institut culturel qui constitue un investissement significatif en France pour la démocratisation de l'accès à la culture. »

Lire aussi l'entretien avec le vice-président de Google (édition abonnés) : Vinton Cerf voit la Toile dans les étoiles

Avec ce projet, Google franchit une nouvelle étape : 6 millions de documents sont désormais disponibles en ligne sur son service Google Art Project.com – de l'art, mais aussi des monuments, ou des archives. Avec 400 partenaires issus de 50 pays, 53 000 œuvres sont ainsi visibles sur le Web, dont 67 en très haute définition ; et 80 musées visitables virtuellement grâce à la technologie StreetView.

Le géant du Net met à la disposition du public des chefs-d'œuvre dans des conditions de visibilité qui surpassent la visite d'un musée : la puissance des appareils de prise de vue est telle que les détails des tableaux apparaissent avec une précision que l'œil du visiteur physique ne permet pas dans la réalité.

L'institut, et son extension, le « lab » dirigé par Laurent Gaveau, précédemment chargé des nouvelles technologies au château de Versailles, se veut, sur 340 mètres carrés, un lieu de rencontre. Un premier rendez-vous, « Femmes artistes/Femmes ingénieures », va ainsi être confié à Camille Morineau, conservatrice et commissaire de l'exposition « Elles » au Centre Pompidou en 2009.

Il accueillera également des artistes en résidence, qui seront sélectionnés par les critiques Hans Ulrich Obrist et Simon Castets dans le cadre de leur projet « 89 plus », qui rassemble une génération de créateurs nés après 1989.

Si les musées concernés sont maîtres du choix des œuvres qu'ils souhaitent mettre en avant, ils doivent aussi fournir ces données gratuitement, ce qui exclut les artistes dont l'œuvre n'est pas tombée dans le domaine public (soixante-dix ans après leur mort).

Pour l'art moderne et contemporain, les internautes sont réduits à la portion congrue sur Google Art Project.com. Mais ceux qui le souhaitent, artistes ou galeries, pourront accéder aux technologies développées par Google pour mettre en valeur leurs propres œuvres. Un atelier est équipé d'un écran géant, d'une station de capture et d'impression 3D, d'outils de fabrication numérique et de l'Art Camera, qui permet de réaliser des images en gigapixels…

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PETITIONS TO SIGN: STOP TTIP/TAFTA & THE TPP.

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The secret negotiations to create an EU-US Corporate Free Trade Agreement will allow trans-national corporations to sue governments using secretive panels, bypassing courts and parliaments.

Things are hotting up in the UK (eventually). These several articles were published on TTIP (Trans-Atlantic Trade and Investment Partnership) / TAFTA (Trans-Atlantic Free Trade Agreement).

An article in the Vox Political blog:
the biggest threat to democracy since World War II – and they tried to keep it secret.
http://mikesivier.wordpress.com/2013/12/04/the-biggest-threat-to-democracy-since-world-war-ii-and-they-tried-to-keep-it-secret/

Scriptonite Daily:
The Secret Trade Agreement About to Complete the Corporate Takeover of Democracy.
http://www.scriptonitedaily.com/2013/12/02/the-secret-trade-agreement-about-to-complete-the-corporate-takeover-of-democracy/

and the People’s Assembly has posted this:
“The purpose of the Transatlantic Trade and Investment Partnership is to remove the regulatory differences between the US and European nations. … the remarkable ability it would grant big business to sue the living daylights out of governments which try to defend their citizens. It would allow a secretive panel of corporate lawyers to overrule the will of parliament and destroy our legal protections …”

From George Monbiot:
This transatlantic trade deal is a full-frontal assault on democracy
Brussels has kept quiet about a treaty that would let rapacious companies subvert our laws, rights and national sovereignty
http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/nov/04/us-trade-deal-full-frontal-assault-on-democracy

The lies behind this transatlantic trade deal.
http://www.theguardian.com/commentisfree/2013/dec/02/transatlantic-free-trade-deal-regulation-by-lawyers-eu-us

Jacques Le Bris's insight:

PETITIONS: How you can help in the comfort of your own home. Sign and share these petitions with everyone you know:

The Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP) and the Trans-Pacific Partnership (TPP) are called trade deals, but both are corporate wish-lists aimed at attacking everything from environmental protections to affordable medicines to internet freedoms. Worse, they give corporations impunity from governments or citizens that want to reign in their power.

People have claimed that there would be petition fatigue, but please consider adding your name.

TPP (Trans-Pacific Partnership) 1,203,144 have signed. Let’s get to 1,500,000
Before Monsanto uncorks the champagne.
http://www.avaaz.org/en/no_champagne_for_monsanto_loc/?bJcgccb&v=32207

Promise to protect our democracies from corporate lawsuits, and stop the secret TPP and TTIP trade pacts. So far 93,092 Signatures.
http://action.sumofus.org/a/tpp-lawsuits/?akid=3025.1529716.rGZEQN&rd=1&sub=fwd&t=1

Stop the EU/ US free trade agreement. The Corporate Bill of Rights.
AVAAZ Petition: Stop the EU-US Free Trade Agreement.

https://secure.avaaz.org/en/petition/Stop_the_EUUS_free_trade_agreement/?tOUZVbb

 

 

LINKS:
21 July 2013
Why has Monsanto “Quit” Europe? The Answer is ISDS in TAFTA/TTIP

http://opendotdotdot.blogspot.it/2013/07/what-has-monsanto-quit-europe-answer-is.html

 

 

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Corinne Lepage: « je suis préoccupée du poids croissant des lobbies »

Corinne Lepage: « je suis préoccupée du poids croissant des lobbies » | Think outside the Box | Scoop.it
Corinne Lepage: « je suis préoccupée du poids croissant des lobbies »

 

Avocate spécialisée en environnement et droit public et ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage est élue au Parlement Européen et siège à la commission environnement, santé publique et sécurité alimentaire (ENVI). Pour nous, elle revient sur sa perception des liens entre démocratie et transition écologique.

 

- Comment concilier temps politique et urgence écologique aujourd'hui ?

 

C'est une des grandes difficultés de l'exercice, le temps politique est un temps court: plus que celui de l'élection, c'est celui de l'immédiateté, c'est le temps de l'urgence quotidienne.

Il faut garder en permanence en tête ce que l'on veut faire pour au minima éviter ce que l'on ne veut pas faire. Faire au minima permet au moins de ne pas faire le contraire de ce que l'on voudrait faire.

Mais au final, bien souvent le vrai problème est celui de l'incohérence: on prend des décisions contraires qui s'annulent par manque de vision.

 

- Croyez-vous en la possibilité de trouver des solutions démocratiques aux défis actuels ?

 

Ça dépend de ce que l'on entend par réponses démocratiques: s'il s'agit d'une réponse citoyenne décentralisée, alors oui. On rêve de ce qui se passe en Allemagne, avec la création de 300 000 emplois, l'engagement des coopérative, etc. Si la démocratie passe par de tels modes d'organisation, alors oui, je suis d'accord. Mais si on qualifie ainsi la façon dont les gouvernements peuvent choisir démocratiquement les directions dans lesquelles il faut aller, je suis dubitative. C'est possible, certains le font. Mais chez nous cela ne passe pas.

De manière générale au niveau européen je suis préoccupée du poids croissant des lobbies. Regardez la COP19 à Varsovie et l'appel lancé par 160 associations alors que les pollueurs organisaient en parallèle un sommet de l'énergie défendant le charbon !

A la commission ENVI où je siège, j'ai aussi compris récemment à quel point les énergies fossiles sont dix fois plus subventionnées que le renouvelable. La réalité de ce que fait l'Europe en termes de subvention focalise les choses sur les subventions renouvelables alors que l'argent va pour l'instant au fossile et au nucléaire. On assiste ainsi à une dépossession démocratique par les intérêts économique. Il faut une réappropriation du politique par le contre pouvoir de la société civile.

 

- Comment faire évoluer notre système politique pour une meilleure efficacité décisionnelle ?

 

Je dirai qu'on a plus le choix que de le faire évoluer, ou de ne pas le faire évoluer. On est au bout de plusieurs systèmes, de modalités de prise de décisions, de choix des décideurs, de rapport entre décideurs et décidés, etc. Nous sommes dans un système de défiance généralisée, de blocage de la société, alors que les autres bougent.

Certes la dimension culturelle est forte et nous subissons encore encore un modèle de monarchie refoulée, un système pyramidal qui s'applique dans tous les domaines et au sein même des partis politiques. Ce mode d'organisation ne fonctionne que se la société y trouve son compte. Mais quand il n'est plus efficace, cela met en péril le pacte républicain. Le système devrait être décentralisé au maximum maintenant, pour redonner de la force au pouvoir de proximité et mettre en réseaux ces différents pouvoirs.

La décentralisation énergétique est un bon moyen pour commencer, elle fournirait du pouvoir et des moyens aux territoires pour redonner de la proximité, de l'avenir et reconstruire par du réseau.

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Le jour se lève sur un nouveau modèle démocratique

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Xavier Alberti

Dirigeant d'entreprises 

 

 

LE CERCLE. Il vient un instant dans l'histoire des sociétés où tous les cris individuels, catégoriels, communautaires et corporatistes n'en forment plus qu'un, puissant et inextinguible. Cet instant approche, il marque le croisement rare d'un moment et d'un mouvement, ce moment précis où le jour se lève.

 

Les aspirations profondes des peuples avancent masquées, cachées derrière des revendications, des cris, des pancartes, souvent dérisoires, mais révélatrices de la perte de sens. À ce titre, le sujet n'est pas de payer trop d'impôts, mais bien de ne plus savoir pourquoi on les paie, le sujet n'est pas de travailler trop, mais de ne plus savoir pourquoi on travaille, le sujet n'est pas qu'il y ait trop d'étrangers en France, mais de ne plus savoir ce qu'est la citoyenneté, car le problème n'est pas de savoir quel est le sens de tout ceci, mais bien de retrouver du sens.

Voilà le rôle inaliénable d'un leader, qu’il soit président, roi, prince ou premier ministre, proposer une vision et une ambition afin de la faire partager et ainsi redonner une perspective à chacun et donc à tous. Gloire à celui qui aura la force et la clairvoyance de poser ces questions autour desquelles se bâtissent les projets qui dépassent les hommes pour mieux les rassembler : pourquoi devrais-je être fier d'être français ou européen, pourquoi dois-je reverser à l'État plus de la moitié de ce que mon travail me mérite et pourquoi enfin devrais-je accepter les termes d'un contrat social qui ne sert plus aucune ambition commune ?

Quand l'exécutif s'effondre, que la droite se dilue, que la gauche se fissure et que le système partisan ne vaut plus que par la politique des slogans, vient cet instant rare et précieux où les peuples ont la capacité de reprendre leur destin en mains. Cet interstice, logé entre l'apparente invulnérabilité de la forteresse étatique et la colossale inertie d'une société millénaire semble à ce point mince que personne n'ose s'y aventurer. Et pourtant…

Cet interstice-là est à nous, nos aïeux nous l'ont gagné avec courage, souvent par le sacrifice de leurs vies, en osant dire non à l'ordre établi quand celui-ci ne servait plus l'intérêt commun, mais seulement celui de ses confiscateurs ; cet interstice-là est partout où les citoyens se regroupent pour faire vibrer ce qui transcende les différences et fonde une république, cet interstice-là rayonne aux frontons de nos villes et de notre Constitution, cet interstice-là porte un nom, il s'appelle Liberté.

Or, la crise que traverse la France aujourd'hui est avant tout celle d'un peuple enfermé et qui peine à s'emparer de nouveau, librement, de son destin. Incarcéré dans 50 ans de bureaucratie, de complexification et de réglementations, le peuple français a peu à peu abandonné le principe pourtant inscrit noir sur blanc dans l'article 2 de la Constitution et qui donne en 11 mots la voie à suivre, "Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple".

Enivrés par une révolution qui n'en était pas une, les Français ont tourné la page de 1968 en se jetant corps et âmes dans la consommation de masse, et ont abandonné ce principe fondateur pour jouir de la vie et finalement laisser à d'autres le soin de gérer un pays pourtant ingérable, et ce, jusqu'à institutionnaliser la machine à fabriquer l'élite dirigeante autorisée. Si bien que rendu au seuil du XXIe siècle les Français ont abandonné le pouvoir à des gens qui ne leur ressemblent pas et qui finalement ne les représentent plus.

La fissure qui se fait jour désormais n'est que la résurgence de cet interstice, né de l'inéluctable décalage entre le peuple et ses élites. Il est d'ailleurs intéressant de constater que nos dirigeants passent leur temps à taxinomier les révoltés qui pointent partout leurs bonnets, leurs sifflets, leurs huées ou leurs pétitions en les classant inéluctablement dans les mêmes sempiternelles et infâmes catégories : les fascistes, les nazis, les racistes, ou de l'autre bord, les bolchéviques, les communistes, les assistés… comme si la révolte légitime n'était plus possible, comme si la souffrance qui se cache derrière n'était plus envisageable.

Pourtant, la souffrance est là, fille de la pauvreté, de la précarité, du déclassement social, de la peur du lendemain, de la désespérance et surtout de la perte de repères et de sens. Loin d'être paralysantes, les questions de la citoyenneté, du modèle de redistribution des richesses, de la fiscalité, de la retraite, de l'autorité parentale, devraient nous amener à faire ce que fait tout corps (social ou physique), s'adapter et évoluer pour vivre mieux. Mais voilà, loin d'évoluer, notre pays se crispe, se recroqueville pour finalement s'agripper à un passé sur lequel repose désormais notre passif.

La lutte émergente bien qu'encore rentrée est la manifestation de la résistance de la machine étatique et de la recherche de sa sanctuarisation par le statu quo. Or ce statu quo, c'est finalement ce qui étouffe notre pays, incapable de sortir de son modèle pour le façonner de nouveau. Nous sommes devenus tellement soucieux de la préservation de notre emblème que nous en sommes à reparler de frontières.

Y a-t-il jamais eu une représentation plus obsolète dans le monde qui se lève que celle du douanier dans sa guérite ? La frontière c'est la camisole de force dans laquelle certains voudraient nous faire entrer pour s'assurer qu'aucun mouvement ne pourra jamais nous faire trébucher. La frontière c'est d'abord celle de la vision de nos politiques, enfermés dans leurs certitudes et prêts à toutes les servitudes idéologiques. Dans un monde global, la réponse ne peut être que continentale. L'Europe des nations et des régions sera… ou alors, nous finirons empaillés dans notre tout petit musée national.

Personne ne pourra plus arrêter ce qui se lève parce que la seule revendication est celle de la réhabilitation de cette liberté qui donne de la perspective et de la dynamique. Il est devenu impossible pour un Français de vivre dans un pays où on lui dit tout et finalement dicte tout… les hygiénistes comment boire et manger, les médecins comment dormir et marcher, les pédopsychiatres comment élever son enfant, les psychologues comment ressentir, et finalement les politiques comment penser et parler.

Le vent qui se lève est celui du basculement vers un nouveau modèle démocratique. La confiscation de la parole publique par une forme auto-proclamée d'aristocratie intellectuelle portait en elle le germe de sa dégénérescence, désormais inéluctable. Place aux faiseurs, place aux acteurs, place à tous ceux qui font la France quotidiennement et qu'on maintient sous le couvercle de la cocotte bureaucratique. Il est temps que nous nous ré-emparions de la parole abandonnée et de notre capacité à mener notre destin collectif.

Les changements de modèle se nourrissent de ce qui fait l'essentiel c'est-à-dire la quête d'un nouveau possible et la prise de conscience de l'obsolescence de l'ancien. Ensuite, quelques actes suffisent à tout renverser :

• Le renouvellement du personnel politique par la mise en place d'un strict non-cumul des mandats et de leurs renouvellements dans le temps :

- Mandat de 7 ans non renouvelables pour la Présidence de la République,

- Mandat de 5 ans renouvelable une seule fois pour les députés,

- Mandat de 6 ans renouvelable une seule fois pour les maires.

• La mise en place d'un travail de simplification et de déréglementation, en commençant par la disparition des départements au profit des régions.

• Le passage à une fiscalité permettant la redistribution juste de la richesse dans les fonctions créatrices, le travail et l'investissement.

• La sortie du commandement intégré de l'OTAN – structure d’un autre siècle et d’un autre monde – pour que la France puisse reprendre librement la parole dans le concert mondial.

Ce pays n'a plus besoin qu'on lui espère un changement qui viendrait du ciel… Il est temps pour les Français de se réapproprier une parole trop longtemps abandonnée aux faux clercs légitimes. Cela ne dépend de personne, et il n’y aura ni homme providentiel, ni recours dans ce combat intérieur qui oppose la France à son ombre. La nation est l'agrégation désincarnée des citoyens passés, présents et futurs. Il arrive qu'elle doive se mettre en vibration pour imposer son destin. Ce moment est venu, le jour se lève.

 

 

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Scooped by Jacques Le Bris
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Le revenu de base c'est aussi un cadeau

Publiée le 3 déc. 2013

Pour signer c'est ici : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/
Le revenu de base, qu'est-ce que c'est ?
"Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d'autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement."

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