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Pourquoi Syriza a-t-il signé un curieux pacte militaire avec Israël ?

Pourquoi Syriza a-t-il signé un curieux pacte militaire avec Israël ? | Think outside the Box | Scoop.it

Des F-16 israéliens sur une base militaire grecque le 30 avril 2015 



Alors qu’un cataclysme financier s’abat sur la Grèce, des avions de chasse israéliens arpentent librement le ciel hellène depuis plusieurs jours. Un exercice d'entrainement de grande ampleur dans le cadre d'accords bilatéraux signés entre la Grèce et l'Etat juif. Etonnant de la part de Syriza qui se voulait un grand défenseur de la cause palestinienne...

  

La géopolitique réserve toujours des surprises inattendues : un axe militaire serait-il en train de s’édifier en coulisses entre la Grèce et Israël ? L'étrangeté a éclaté ce lundi 3 août, dans un communiqué passé inaperçu. L’armée de l’air israélienne se félicitait d’un pittoresque « exercice d’entraînement », de « grande ampleur », s'étant déroulé fin juillet dans le ciel hellène. Onze jours durant, des hélicoptères de l’Etat hébreu ont ainsi joyeusement bourdonné aux côtés des aéronefs grecs, dans le cadre d’une manœuvre conjointe de leurs aviations militaires.

  

Des hélicoptères israéliens sur le Mont Olympe

Les survols ont été nombreux : il y eut là des jets de surveillance Beechcraft B-200 « Tzofit », des hélicoptères spécialisés, ainsi que des avions de transport C-130. Défi de taille pour les pilotes israéliens, car l’exercice a notamment pris place autour du célèbre Mont Olympe (2 917 mètres), et des chaînes de montagnes avoisinantes. « Des zones montagneuses qui n’existent pas en Israël », a observé le lieutenant colonel Matan, commandant de l’armée israélienne, cité dans le communiqué et apparemment ravi de découvrir un nouveau terrain de jeu.

« Nous comprenons la grande importance d’une activité conjointe avec l’Etat d’Israël, qui contribue à la sécurité de nos deux pays », a déclaré, sans maquiller son enthousiasme, le commandant de la base de Larissa, dans la région de Thessalie, où s’est déroulée l’opération. « Les choses que nous avons apprises ensemble ont contribué à l’amélioration de la coopération entre nos armées. »

Ces détonantes escouades se sont déployées dans l’espace aérien grec des suites d’un important accord militaire, qui s’est conclu à Tel Aviv le 19 juillet dernier, entre le gouvernement israélien de Netanyahu et le gouvernement dirigé par Syriza.

  

Un pacte similaire à l’accord Israël-Etats-Unis

Pour le moins étonnants, mais d'une importance capitale, ces accords bilatéraux ont été ratifiés à la demande du ministre grec de la Défense, Panagiotis Kammenos, fondateur du parti de la droite radicale Anel, et allié de circonstance de Syriza au pouvoir.

Cosigné avec son homologue israélien, Moshe Ya’alon, membre du Likoud, l’accord confère une immunité légale au personnel militaire grec et israélien au cours de leurs entraînements dans chaque pays. Outre l’immunité, il prévoit également des « entraînements conjoints » entre Tsahal et les forces grecques. D’après le Jerusalem Post, ce pacte n’a pour seul équivalent que celui signé entre l’Etat juif et les Etats-Unis, leur allié héréditaire.

 

Peur conjointe de l’Iran ?

« Nous apprécions beaucoup votre visite ici durant cette difficile période pour la Grèce, a déclaré Ya’alon lors de la venue de Kammenos. Cela souligne l’importance des relations entre nos pays. » Dans l’agenda de la rencontre entre les deux hommes figurait aussi la « coopération dans le domaine de l’industrie militaire » et la « sécurité maritime ».

Les deux homologues ont soulevé ce qui les rassemble : leur peur commune de... l’Iran. Crainte saillante pour les Israéliens, au lendemain des accords sur le nucléaire iranien, qui ont enclenché l’ire du premier ministre israélien Netanyahu. « Nous percevons l’Iran comme un générateur et un catalyseur central de l’insécurité dans la région, à travers son soutien d’éléments terroristes dans le Moyen-Orient », s’est alarmé Ya’alon. Le leader des « Grecs indépendants » lui a emboîté le pas, au bord de la paranoïa, en affirmant que le Grèce est « aussi dans le rayon des missiles iraniens ». L’Etat perse n’ayant pourtant jamais émis aucune menace à l’encontre des Grecs, la justification s’apparente à un miroir aux alouettes.

  

Des escadrilles de F-16 israéliens dans le ciel hellène

Ce revirement n'est pas soudain. Déjà en avril et en mai, des escadrilles de F-16 israéliens réalisaient des entraînements intensifs dans les bases militaires hellènes, à la suite d'une invitation à participer à l'exercice annuel de l'INIOHOS.

« La coopération gréco-israélienne a pris de la vitesse ces dernières années, et à la lumière du succès des récents déploiements, les vols mutuels vont probablement continuer en 2016 », a indiqué TsahalA en croire aujourd’hui le JPost, des pilotes d’hélicoptère grecs vont aller s’entraîner en Israël dans les prochains mois.

  

Un accord contre les convictions de Syriza

Cette coopération militaire se poursuit dans une période trouble. Des observateurs pro-palestiniensredoutent désormais que ces échauffements militaires soient employés dans les futurs assauts dans la bande de Gaza.

En parallèle, une commission des Nations Unies a publié une enquête indépendante qui accable Israël de « crimes de guerre ». Le récent rapport d’Amnesty international va dans le même sens, accusant Tsahal d’avoir provoqué des centaines de pertes civiles à Gaza.

Pourtant, Tsipras l’a dit et répété au lendemain de son élection : face à la brutale répression contre les Palestiniens, « nous ne pouvons pas rester passif, parce que ce qui nous arrive aujourd’hui sur l’autre rive de la Méditerranée, peut arriver sur notre rive demain. » Cette signature est d’autant plus étrange que le programme de Syriza, farouche soutien de la cause palestinienne, réclamait la fin des accords de coopération militaire entre la Grèce et Israël. Quel intérêt a Syriza à torpiller ses convictions ?

Un ministre de la Défense roublard

Instigateur de l’accord, le leader nationaliste des « Grecs indépendants » Kammenos est donc dans une drôle de position. Roublard, il a profité de la débâcle des tractations avec l’Eurogroupe pour se rendre à Tel-Aviv, quand la Grèce était prise en tenailles par le poids de la dette.

Sollicité par Marianne, un cadre important de Syriza a avoué ne même pas être au courant de la signature de l'accord.

Lors des pourparlers avec Tsipras pour former la coalition, soucieux de conserver un statut d’électron libre, il avait par ailleurs exigé qu’Anel ait la mainmise sur l’armée. Il serait toutefois douteux de parier que Kammenos soit « indépendant » au point de faire cavalier seul.

Succès personnel de Kammenos, l’accord militaire signé avec Israël n’a pas pu s’effectuer sans un gramme de consentement de la part de Tsipras. Lequel ne peut en revanche retirer aucun profit politique à ébruiter l’affaire.

 

Un rapprochement voulu par Tsipras ?

Plusieurs indicateurs consolident la piste que l’inflexion est venue, du moins approuvée, par Syriza. Fin janvier, Tsipras avait laissé entendre des signes de rapprochement avec l’Etat hébreu. Autre signe annonciateur, le 6 juillet, le ministre des Affaires étrangères grecs Nikos Kotzias s’est rendu à Jérusalem afin de « renforcer les liens bilatéraux entre les deux pays ». Au terme de la rencontre, Netanyahu s’est engagé à assister le pays en capilotade.

Les deux pays ont intérêt à consolider leurs liens pour contrebalancer l’influence de la Turquie dans la région, hostile à Israël, tandis que Tsipras aspire à réunifier Chypre. Une manière de tisser un réseau d’alliés dans une situation géographique et géopolitique délicate. Mais qu’il y ait des incitations commerciales et financières est à ce stade encore peu clair.

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L’Inde renonce à ses 126 avions Rafale au profit d’avions russes, en représailles à l’attitude de la France sur le Mistral ?

L’Inde renonce à ses 126 avions Rafale au profit d’avions russes, en représailles à l’attitude de la France sur le Mistral ? | Think outside the Box | Scoop.it

Je dois reconnaître qu’à l’instant où je rédige ce billet, je suis particulièrement écoeuré par l’attitude des médias français qui curieusement semblent taire une information à priori capitale.

 

 

On apprenait en avril dernier que la France vendait 36 avions Rafale à l’Inde et que cette vente allait s’ajouter à la concrétisation imminente (mais toujours en pour-parler) du « méga contrat » portant sur l’acquisition par l’Inde de 126 avions Rafale.

 

 

J’avais à l’époque fait un billet dans lequel j’exprimais une opinion sur le sujet, à savoir que jamais l’Inde n’irait au-delà de l’acquisition de 36 avions Rafale. Ce billet, posté sur les réseaux sociaux, m’a valu bon nombre d’insultes, de dénigrements et j’en passe… Et a même fini par être censuré par la modération ! J’ai rarement vu un tel acharnement émanant des deux ou trois groupies de la Hollandie qui traînaient encore sur le net.

 

 

C’est il y a peu que j’ai vu passer un tweet dans lequel quelqu’un me disait (désolé s’il me lit de ne pas avoir retenu son pseudo) qu’en réalité l’Inde renonçait à l’acquisition de 126 avions Rafale au profit d’avions russes.

 

 

Après quelques recherches sur le net, il semblerait (sous réserve de confirmation par les principaux intéressés, dont notamment Dassault) que le « méga contrat », celui défendu via les réseaux sociaux par les moutons censeurs de la socialie bons qu’à répéter des éléments de langage sans être capables un seul instant d’avoir le moindre recul sur les consignes qu’ils reçoivent, portant sur l’acquisition par l’Inde de 126 avions Rafale complémentaires aux 36 déjà acquis, soit tombé à l’eau.

 

 

En cause, de manière officielle, un désaccord concernant le transfert de technologie et la répartition géographique d’une partie des sommes engagées dans les contrats. A priori cet article parle de milliards d’euros.

 

 

En cause de manière officieuse, l’issue défavorable de la France par rapport à la Russie concernant le contrat sur le Mistral, qui pourrait avoir incité les autorités indiennes à changer leur fusil d’épaule. Ainsi, l’Inde pourrait finalement se reporter sur un modèle d’avion de combat russe, le MIG-35.

 

 

Pour l’instant très peu de relais de l’information dans la presse grand public en France, si ce n’estMediapart et quelques sites à priori spécialisés dans le domaine de l’aviation ou des questions éco.

 

 

Les français ne cessent de payer les frais de la nullité de l’actuelle majorité en matière de politique étrangère.

 

 

Il y a tout d’abord le Mistral que la France ne livrera pas à la Russie et qui au final pourrait nous coûter bien plus que les 1,2Md€ annoncés, l’embargo russe sur les produits français dont la majorité a jugé pertinent de faire augmenter les prix à la consommation et d’inciter à manger de la viande « Made In France » pour soutenir nos éleveurs, alors que le problème est très certainement ailleurs , et maintenant l’issue à priori (et toujours sous réserve) négative pour la France du « méga contrat » sur le Rafale, qui portait pourtant sur plusieurs dizaines de milliards d’euros…

 

 

Et pendant ce temps-là la presse française nous rabâche les conneries de la Morano ou encore le tweet lamentable de la mère Royal adressé à Barack Obama, ou encore la présence du King of Tulle en Egypte pour l’inauguration au canal de Suez…

 

 

On a les médias qu’on mérite me direz-vous… Mais à un tel niveau, ça devient quand même inquiétant pour le bon fonctionnement d’une démocratie. Et sinon quelles seront les conséquences sur notre économie de l’annulation d’un contrat qui représente à lui seul environ 1% du montant de la dette de notre pays ? Il n’y en aura pas ? Comme il ne devait pas y en avoir sur l’embargo russe, en cas de défaut de paiement de la Grèce et j’en passe ?

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Loi Macron : le Conseil constitutionnel censure 18 articles

Loi Macron : le Conseil constitutionnel censure 18 articles | Think outside the Box | Scoop.it

Le Conseil constitutionnel a retoqué plusieurs dispositions de la loi Macron pour la croissance et l'activité. Mais l'essentiel de la loi, notamment la réforme des professions réglementées du droit, pourra s'appliquer. Le Conseil constitutionnel a notamment retoqué l'article autorisant le projet d'enfouissement des déchets nucléaires Cigeo , celui sur le plafonnement des indemnités prud'homales en fonction de la taille des entreprises, ainsi que l'autorisation de la publicité pour le vin.

  

L'institution se prononçait après sa saisie par des députés et sénateurs concernant 19 articles de la loi, parmi lesquels ne figuraient pas l'une des mesures emblématiques du texte sur l'ouverture des magasins le dimanche, qui pourra de fait entrer en vigueur. 

Le Conseil a censuré en tout ou partie 18 articles «adoptés selon une procédure contraire à la Constitution», en d'autre termes considérés comme des «cavaliers législatifs».

Parmi ces articles, figure notamment celui autorisant le projet très contesté Cigéo d'enfouissement de déchets radioactifs d'ici 2025. Au grand dam des écologistes, un amendement avait été ajouté à l’initiative du sénateur de Moselle, Gérard Longuet (Les Républicains) pour entériner le projet d'enfouissement de ces déchets à Bure (Meuse). Les écologistes avaient estimé qu'au vu de l'inadéquation de cet amendement avec le reste de la loi Macron, le Conseil constitutionnel allait retoquer le texte. 

De même, le Conseil a censuré un assouplissement de la communication sur l'alcool, qui ouvrait la voie à une publicité plus libre pour le vin en tant que produit considéré comme lié à un patrimoine gastronomique et culturel. Il a également censuré les articles relatifs à la réforme des chambres de commerce et des métiers, estimant là encore qu'il s'agissait d'un «cavalier législatif»».

La loi Macron prévoyait aussi une réforme de la justice prud'homale et notamment un plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse, variable selon la taille de l'entreprise et l'ancienneté du salarié. S'il a validé le critère d'ancienneté, le Conseil constitutionnel a rejeté celui lié à la taille de l'entreprise, jugeant qu'«il devait retenir des critères présentant un lien avec le préjudice subi par le salarié».

A l'inverse, le Conseil a validé la quasi-totalité des articles relatifs à la réforme des professions réglementées du droit, comme les notaires, huissiers de justice, etc. La loi Macron, que le gouvernement a fait adopteren ayant recours à l'article 49-3, qui permet d'éviter un vote parlementaire, contient également des dispositions sur l'ouverture à la concurrence des lignes d'autocar interurbaines, une réforme du permis de conduire, dufinancement et de la vie des entreprises, de la banque, etc.

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Les 12 salopards de Monsanto: les 12 produits les plus horribles fabriqués par Monsanto

Les 12 salopards de Monsanto: les 12 produits les plus horribles fabriqués par Monsanto | Think outside the Box | Scoop.it

Lorsque vous prenez un instant pour penser à l’histoire du développement des produits de Monsanto, que trouvez-vous? Voici douze produits que Monsanto a mis sur le marché. Voyez si vous pouvez en reconnaître certains…

  

1) Saccharine

Saviez-vous que Monsanto a été créé à cause d’un édulcorant artificiel ? John Francisco Queeny a créé Monsanto Chemical Works, à St. Louis, Missouri, dans le but de produire de la saccharine pour Coca-Cola. Contrairement à ses bons débuts, des études réalisées au début des années 1970, * dont une étude menée par le National Cancer Institute en 1980, ont démontré que la saccharine a provoqué le cancer chez les rats et les souris de laboratoire.

Après la pression croissante des consommateurs, le Calorie Control Council, les fabricants d’édulcorants artificiels et de boissons gazeuses light, ainsi que d’autres études (plusieurs menées par l’industrie des édulcorants) ayant déclaré des failles dans les années 1970, la saccharine a été retirée de la liste des produits cancérogènes du NIH (Instituts Américains de la Santé). Plusieurs lettres de scientifiques ont déconseillé sa radiation, le document officiel comprend les termes suivants à ce jour: «bien qu’il soit impossible de conclure avec certitude qu’elle ne représente aucune menace pour la santé humaine, on peut s’attendre de manière raisonnable à ce que la saccharine sodique soit cancérogène pour l’homme dans des conditions d’usage général comme édulcorant artificiel . « (* Lire l’histoire de la Chemical Heritage Foundation de la saccharine ici.)

2) PCB

Au début des années 1920, Monsanto a commencé à élargir sa gamme de produits chimiques avec les PCB pour produire des fluides de refroidissement pour les transformateurs électriques, les condensateurs et les moteurs électriques. Cinquante ans plus tard, les tests de toxicité ont commencé à révéler des effets graves sur la santé chez les rats de laboratoire exposés à ces produits chimiques (PCB).

Après dix ans d’études , la vérité ne peut plus être contenue: la U.S. Environmental Protection Agency (EPA) a publié un rapport citant les PCB comme étant la cause principale des cancers chez les animaux, avec des preuves supplémentaires que ces produits peuvent provoquer le cancer chez les humains. Des études complémentaires indépendantes évaluées par des pairs ont démontré un lien de causalité entre l’exposition aux BPC et le lymphome non hodgkinien, une forme de cancer souvent mortelle.

En 1979, le Congrès des États-Unis a reconnu les PCB comme toxine significative et polluant organique persistant sur l’environnement, et a interdit sa production aux États-Unis. A ce moment là Monsanto avait déjà des usines de fabrication à l’étranger, donc ils n’ont pas entièrement arrêté jusqu’à ce que la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants interdise les PCB au niveau mondial en 2001.

Et c’est là que la duplicité de Monsanto a été découverte: les notes internes de l’entreprise de 1956 ont refait surface, prouvant ainsi que Monsanto connaissait les dangers des PCB dès le début.

En 2003, Monsanto a versé plus de 600 millions de dollars aux habitants de Anniston, Alabama, qui ont eu de graves problèmes de santé comme des maladies du foie, des troubles neurologiques et le cancer après avoir été exposés aux PCB.

Et pourtant, les dégâts persistent à cause de ces produits : près de 30 ans après l’interdiction des PCB aux États-Unis, ils sont toujours présents dans le sang des femmes enceintes, selon une étude de 2011 réalisée par l’Université de Californie à San Francisco tandis que d’autres études indiquent un lien entre les PCB et l’autisme.

3) Polystyrène

En 1941, Monsanto a commencé à se concentrer sur les matières plastiques et le polystyrène synthétique, qui est encore largement utilisé dans les emballages alimentaires et qui a été classé 5ème en 1980 sur la liste des produits chimiques de l’EPA dont la production génère d’énormes déchets.

4) Bombe atomique et armes nucléaires

Peu de temps après l’acquisition des laboratoires Thomas et Hochwalt, Monsanto a fait de cette division son département central de recherche. Entre 1943 à 1945, ce département a coordonné les efforts de production clés du projet Manhattan, y compris la purification du plutonium et l’élaboration dans le cadre du projet de Dayton du Manhattan Project, des techniques pour affiner les produits chimiques utilisés comme déclencheurs pour les armes atomiques (une période de l’histoire américaine qui a malheureusement inclu l’accident du travail le plus meurtrier).

5) DDT

En 1944, Monsanto est devenu l’un des premiers fabricants de l’insecticide DDT pour lutter contre les moustiques vecteurs du paludisme. Malgré des décennies de propagande Monsanto insistant sur le fait que le DDT était sûr, les véritables effets de la toxicité du DDT ont fini par être confirmés par des recherches à l’extérieur et en 1972, le DDT a été interdit dans tous les États-Unis.

6) Dioxine

Ce graphique illustre combien de dioxine un Américain consomme en moyenne par jour

En 1945, Monsanto a commencé à promouvoir l’utilisation de pesticides chimiques dans l’agriculture avec la fabrication de l’herbicide 2,4,5-T (l’un des précurseurs de l’agent Orange), contenant de la dioxine. Les dioxines sont un groupe de composés structurellement et chimiquement apparentés, que l’on connaît comme l’un des « Douze produits les plus dangereux« , ces polluants environnementaux persistants s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans les tissus adipeux des animaux. Au cours des décennies qui ont suivi, Monsanto a été accusé de dissimuler ou d’omettre de déclarer la contamination à la dioxine dans une large gamme de ses produits.

7) Agent orange

Au début des années 1960, Monsanto a été l’un des deux principaux fabricants de l’Agent Orange, un herbicide / défoliant largement utilisé pendant la guerre du Vietnam. Excepté que la formule de Monsanto avait des niveaux de dioxine bien supérieurs à l’Agent Orange produit par Dow Chemicals, l’autre fabricant.

(Photo , Anh Nhan et Trang, avec leur père, à leur arrivée à l’orphelinat de Hoi An, ci-dessous ce sont les mêmes frères peu de temps avant la mort de Trang. Source: Newsletter de la Fondation Kianh, décembre 2011)

 

 

 

À la suite de l’utilisation de l’Agent Orange, le Vietnam estime que plus de 400 000 personnes ont été tuées ou mutilées, 500 000 enfants sont nés avec des malformations congénitales, et jusqu’à 1 million de personnes ont souffert de problèmes de santé, sans parler du profond impact qu’il a eu sur la santé de plus de 3 millions de soldats américains et leurs progénitures.

 

 

Les notes internes de Monsanto montrent que Monsanto connaissait les problèmes de contamination à la dioxine de l’Agent Orange quand il l’a vendu au gouvernement américain pour une utilisation au Vietnam. En dépit de l’impact sanitaire généralisé, Monsanto et Dow ont tout de même reçu la protection financière du gouvernement américain contre les anciens combattants qui cherchent une compensation pour leur exposition à l’Agent Orange.
En 2012, 50 longues années après le déploiement de l’Agent Orange, la tentative de nettoyage a enfin commencé. Pourtant, l’héritage de l’Agent Orange, et les générations successives de difformités du corpsresteront dans les orphelinats dans tout le Vietnam pour les prochaines décennies.

(Vous pensez que ça ne peut pas se produire ici? Deux cultures ont été récemment génétiquement modifiées pour résister à un herbicide à base de l’un des principaux composants de l’Agent Orange, le 2,4-D, pour combattre les « super mauvaises herbes » qui ont évolué à cause de l’utilisation excessive du Roundup.)

8) Engrais à base de pétrole

En 1955, Monsanto a commencé à fabriquer des engrais à base de pétrole après l’achat d’une grande raffinerie de pétrole. Les engrais à base de pétrole peuvent tuer les micro-organismes bénéfiques au sol, en stérilisant le sol et en créant une dépendance, comme une drogue, pour les substituts synthétiques. Ce n’est pas la meilleure dépendance à avoir, étant donné la hausse des coûts et la diminution de l’offre pétrolière…

9) RoundUp

Au début des années 1970, Monsanto a fondé sa division agricole des produits chimiques en mettant l’accent sur les herbicides, et un herbicide en particulier : le RoundUp (glyphosate). Grâce à sa capacité à éradiquer les mauvaises herbes du jour au lendemain, le Roundup a été rapidement adopté par les agriculteurs. Son utilisation a augmenté encore plus lorsque Monsanto a introduit le «Roundup Ready» (résistant au glyphosate) pour les cultures, permettant aux agriculteurs de saturer tout le champ en désherbant sans tuer les cultures.

Bien que le glyphosate ait été approuvé par les organismes de réglementation du monde entier et qu’il soit largement utilisé, les préoccupations concernant ses effets sur les humains et l’environnement persistent. On a retrouvé du RoundUp dans des échantillons d’eaux souterraines, ainsi que dans le sol, et même dans les cours d’eau et de l’air à travers le Midwest américain, et de plus en plus dans les aliments. Il a été lié à la mort des papillons et à la prolifération des supermauvaises herbes. Des études chez le rat ont montré les impacts sur la santé constamment négatifs comme des tumeurs, une altération de la fonction des organes, de l’infertilité, des cancers et des décès prématurés. Cliquez ici pour trouver d’innombrables références sur l’étude qui appuie ces déclarations.

10) Aspartame

Une découverte accidentelle au cours de recherches sur les hormones gastro-intestinales a donné lieu à un produit chimique unique sucré: l’aspartame. Au cours des essais cliniques menés sur 7 bébés singes dans le cadre de l’application de l’aspartame pour l’approbation par la FDA, 1 singe est mort et 5 autres singes ont eu des crises épileptiques. Pourtant, l’aspartame a quand même été approuvé par la FDA en 1974. En 1985, Monsanto a acquis la société responsable de la fabrication de l’aspartame (GD Searle) et a commencé à commercialiser le produit sous le nom de NutraSweet. Vingt ans plus tard, le ministère de la Santé et des Services sociaux a publié un rapport listant 94 problèmes de santé provoqués par l’aspartame. (Regardez la  video ICI.)

11) L’hormone bovine de croissance (rBGH)

Cette hormone génétiquement modifiée a été développée par Monsanto pour être injectée dans les vaches laitières pour produire plus de lait. Les vaches soumises à la rBGH souffrent de douleurs atroces à cause des pis gonflés et de la mammite, et le pus de l’infection résultantpénètre dans la production de lait nécessitant l’utilisation d’antibiotiques supplémentaires. Le lait contenant de la rBGH a été associé au cancer du sein , au cancer du côlon, et au cancer de la prostate chez l’homme.

12) Cultures génétiquement modifiés / OGMs

Au début des années 1990, Monsanto a commencé à modifier génétiquement le maïs, le coton, le soja et le canola avec de l’ADN provenant de virus et de bactéries pour obtenir l’une de ces deux caractéristiques: un pesticide généré en interne (le maïs ou le soja provoque une déchirure de l’estomac de l’insecte dès qu’il l’ingère), ou une résistance interne à l’herbicide Roundup de Monsanto (ce qui empêche les fermiers de répandre du RoundUp dans leurs champs pour tuer les super mauvaises herbes).

Malgré des décennies de promesses que les cultures génétiquement modifiées pourraient nourrir le monde entier avec plus de nutriments, une résistance à la sécheresse ou un meilleur rendement, la majorité des bénéfices de Monsanto proviennent des graines qui sont conçues pour résister au RoundUp de Monsanto, et leurs revenus augmentent sans cesse comme les mauvaises herbes résistent de plus en plus au RoundUp.

Cependant, ce qui donne le plus à réfléchir, c’est que le monde à achète une fois de plus en croyant les revendications «sûres» de Monsanto.

Tout comme avec les débuts des BPC, du DDT, de l’Agent Orange, Monsanto a trompé avec succès les organismes de réglementation en leur faisant croire que le Roundup, et les cultures génétiquement modifiées qui aident à vendre RoundUp, sont «sûrs».

Cependant, Monsanto a appris une chose ou deux au cours des 100 ans sur la défense de ses sales produits: aujourd’hui, quand une nouvelle étude prouve les impacts négatifs sur la santé ou l’impact négatif des OGM sur l’environnement, Monsanto attaque l’étude et ses scientifiques en inondant les médias avec des demandes reconventionnelles d’organismes «indépendants», des scientifiques, des associations industrielles, des blogs, des médias sociaux parrainés, et des articles d’entreprises de relations publiques « privées » toutes créées, financé et dirigées par Monsanto.

Duper la FDA [44] a exigé une approche légèrement différente: cliquez sur le graphique ci-dessous établi par Millions Against Monsanto pour voir combien d’anciens vice-présidents et de conseillers juridiques de Monsanto occupent actuellement des postes à la FDA. Et n’oubliez pas Clarence Thomas, ancien avocat de Monsanto, qui est maintenant juge à la Cour suprême, statuant en faveur de Monsanto dans chaque affaire portée devant lui.

Le treize à la douzaine: 13) Les semences Terminator

À la fin des années 1990, Monsanto a développé la technologie pour produire des graines stériles incapables de germer. Ces « semences Terminator » obligeraient les agriculteurs à acheter de nouvelles semences à Monsanto, année après année, plutôt que de conserver et de réutiliser les semences provenant de leurs récoltes comme ils le font depuis des siècles. Heureusement, cette technologie n’est jamais venue sur le marché. Au lieu de cela, Monsanto a choisi de demander aux agriculteurs de signer un contrat pour ne pas conserver ou vendre les semences d’une année à l’autre, ce qui les oblige à acheter de nouvelles semences et préempte la nécessité d’un «gène Terminator». Heureusement pour nous…

Quel est le résultat de notre héritage Monsanto?

Entre 75% et 80% des produits transformés que vous consommez chaque jour contiennent des OGM, et des résidus de l’herbicide Roundup de Monsanto. Mais cela ne concerne pas seulement les produits transformés. Parmi les fruits et les légumes frais on retrouve le maïs sucré génétiquement modifié qui est déjà en vente chez votre épicier local, avec des pommes et de nombreux autres produits soit disant «naturels» font actuellement l’objet de tests dans les champs.

Pourquoi autorise-t-on Monsanto à manipuler nos produits avec de tels antécédents?Pourquoi l’autorise-t-on à provoquer un tel effet néfaste sur notre environnement et notre santé?

Selon Organic Consumers Association, « Il y a une corrélation directe entre notre approvisionnement en produits génétiquement modifiés et les 2 milliards de dollars que les États-Unis dépensent chaque année pour les soins médicaux, à savoir une épidémie de maladies chroniques liées à l’alimentation. »

A la place des fruits, légumes, graines et animaux nourris à l’herbe bons pour la santé, les élevages industriels américains et les transformateurs alimentaires produisent une surabondance de malbouffe génétiquement modifiée qui provoque des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, le diabète et le cancer, qui sont soutenues par les subventions agricoles, tandis que les agriculteurs biologiques ne reçoivent pas de telles subventions.

L’histoire de Monsanto reflète un ensemble systématique de produits chimiques toxiques, de poursuites judiciaires et de science manipulée. Est-ce que nous voulons que ce soit ce genre de société qui contrôle l’approvisionnement alimentaire de notre monde?

PS: Monsanto n’est pas seul. D’autres entreprises du « Big Six » comprennent Pioneer Hi-Bred International (filiale de DuPont), Syngenta AGDow Agrosciences (une filiale de Dow Chemical,BASF (qui est essentiellement une entreprise de produits chimiques en pleine expansion dans sa division de biotechnologie), et Bayer Cropscience (une filiale de Bayer). Le siteBiofortified.org tient une liste complète des entreprises qui font de la manipulation génétique.

Sources:
Gmo Awareness
Fractured Paradigm

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4 août : de nouveaux privilèges à abolir

4 août : de nouveaux privilèges à abolir | Think outside the Box | Scoop.it

La nuit du 4 août 1789 est connue comme celle de l'abolition des privilèges. Les privilèges de classe, des provinces, des villes et des corporations ont alors été abolis dans une certaine euphorie patriotique. 

Dans l'océan de privilèges qui persistent dans notre République, il n'est pas évident de déterminer ceux qui méritent  qu'on s'y attaque avec le plus de vigueur. 

Si on commence par le sommet de l'Etat, il faut s'attacher aux privilèges de la monarchie républicaine. Ainsi, le président jouit d'une inviolabilité pénale et civile complète pendant la durée de son mandat pour les actes étrangers à sa fonction. La Commission Jospin "pour un renouveau démocratique" considérait cette situation comme contestable dans son principe, disproportionnée par rapport au but poursuivi et choquante du point de vue de ses conséquences. François Hollande, lors du débat qui l'opposait à Nicolas Sarkozy avait proclamé: "Moi, président de la République, j'aurai aussi à coeur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l'Etat ; je le ferai réformer, pour que je puisse dans certains conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat". Mais la réforme promise est aujourd'hui enlisée. 

Les anciens présidents ont aussi le privilège d'être membres de droit du Conseil constitutionnel. A ce titre, ils peuvent, à l'occasion d'une question prioritaire de constitutionalité, statuer sur une loi qu'ils ont soutenue.  Ils pourraient même examiner les comptes de campagne d'un candidat du camp adverse. C'est une anomalie juridique et démocratique. Même s'ils n'y siègent qu'épisodiquement, les anciens présidents n'ont pas leur place dans cette juridiction. 

Enfin, un président ne redevient jamais un citoyen comme les autres. Après son mandat, il jouit de divers privilèges, évalués pour l'ensemble des anciens présidents à six millions d'euros -hors ce qui est nécessaire et normal pour assurer leur sécurité. Ce n'est sans doute pas ruineux pour l'Etat, mais une République exemplaire doit-elle admettre ces avantages perpétuels? 

Les ministres ont un privilège de juridiction : il répondent de leurs actes devant la Cour de justice de la République. C'est une institution dont l'impartialité objective est critiquable, car la formation de jugement est majoritairement composée de parlementaires. C'est surtout une institution inefficace, quasiment conçue pour ne pas fonctionner, comme le rappelait Michel Deléan dans ces colonnes. 

Les députés et sénateurs bénéficient également de l'inviolabilité. Il est normal qu'ils ne puissent être poursuivis pour ce qui relève de l'exercice de son mandat. En revanche, un régime représentatif peut très bien fonctionner en soumettant des parlementaires au droit commun pour les actes étrangers à leur mandat. L'Assemblée nationale a même attribué un prix à un ouvrage mettant en évidence la disparition de ce privilège d'inviolabilité dans d'autres démocraties. 

Par ailleurs, députés et sénateurs ont le privilège d'attribuer discrétionnairement à une clientèle les moyens de la réserve parlementaire. Une transparence récente tempère les excès de cette pratique. Mais un parlementaire est élu pour légiférer, non pour distribuer des subsides. 

De même, s'il est normal qu'un parlementaire soit indemnisé de ses frais de mandat,  le privilège d'une absence de contrôle n'est pas justifié. Il l'est d'autant moins que cela a donné lieu à des abus... 

S'agissant de la justice, divers mécanismes peuvent faire obstacle à son cours normal, afin de privilégier les amis du pouvoir. Ils tiennent, pour une part importante, au statut des procureurs. Certes, l'actuelle ministre de la justice a respecté sa promesse de ne pas s'immiscer dans le cours des affaires. Mais sans modification des textes, un simple changement de gouvernement permettrait aisément de revenir aux errements d'une période récente. 

D'autres mécanismes font obstacle à la justice en matière fiscale. En effet, le ministre en charge du budget a le monopole des poursuites en ce domaine. En l'absence de contrôle, il peut privilégier ses amis. La Cour des comptes et de nombreuses organisations de la société civile ont appelé à faire "sauter le verrou de Bercy", pour mettre fin à cette situation unique dans les démocraties modernes. Elles n'ont pour l'instant pas été entendues. 

Enfin, un privilège coûteux pour le contribuable doit être dénoncé : les ministres comme les élus sont irresponsables en leur qualité de gestionnaire public. Les fautes de gestion d'un ordonnateur élu peuvent entraîner des préjudices importants pour une collectivité. Mais elles ne peuvent être déférées à la Cour de discipline budgétaire et financière, comme c'est le cas pour les fautes des autres ordonnateurs. Le président de la Haute autorité de la transparence de la vie publique consacrait d'importants développements à cette situation dans son rapport pour renouer la confiance publique, remis en janvier dernier. Lui aussi n'a pas été entendu. 

Toutes ces propositions sont abandonnées ou enlisées, quand elles ne sont pas devenues politiquement incorrectes. Préférant l'optimisme de l'action au pessimisme de la raison, Anticor a choisi de mettre ces privilèges en exergue et d'appeler à pétitionner pour leur abolition . 

En 1789, une grande peur avait stimulé l'abolition des privilèges. Certains députés s'alarmaient :  Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête,  l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime. Nos représentants d'aujourd'hui n'ont peur de rien, mais ils devraient peut-être s'inquiéter des nombreux Français qui rêvent d'un coup d'Etat citoyen.

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INSPIRED Presents the LOPIFIT a new Walking Bike invention

Ajoutée le 24 oct. 2014

We meet Bruin Bergmeester who in his spare time has invented a new form of transport: the Lopifit. 

It works in part as a scooter, a treadmill and a bicycle.

Check our Epoch Inspired article here: http://epochtim.es/qJiO

Jacques Le Bris's insight:


Cette patinette électrique est adaptée au plat pays :)

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En Finlande, une allocation universelle de 1.000€ pour TOUS

En Finlande, une allocation universelle de 1.000€ pour TOUS | Think outside the Box | Scoop.it


L'entièreté de la population est concernée, même les personnes qui travaillent.


La Finlande teste actuellement un concept étonnant: celui d'allocation "de base". Dans sa déclaration de politique générale, le premier ministre finlandais a en effet expliqué vouloir expérimenter un revenu universel versé à tous les citoyens, et qui pourrait atteindre 1.000 euros.

Juha Spilä et son gouvernement de centre droit vont tester dans les prochains mois cette allocation qui ne tient compte d'aucune distinction d'âge, de situation sociale ou de santé.

Cela se fera dans une région du pays fortement impactée par le chômage.

Ce revenu universel, versé sans contrepartie, a pour but de permettre à chaque citoyen finlandais de vivre modestement, de choisir de ne pas travailler et de composer avec ces 1.000€.

Lutter contre la pauvreté

Pour le gouvernement, l'idée est de lutter contre la pauvreté. Cette allocation minimum commune remplacerait alors toutes les aides sociales en vigueur dans le pays.

Les citoyens qui veulent gagner plus pourront bien sûr compléter ce revenu universel en étant salarié, artisan ou entrepreneur.

La Finlande a un PIB (Produit Intérieur Brut, soit les richesses produites par ses entreprises) par habitant d'environ 46.450 dollars, qui est bien supérieur à celui de l'Allemagne (43.910 euros).

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Jimmy Carter: The U.S. Is an "Oligarchy With Unlimited Political Bribery"

Jimmy Carter: The U.S. Is an "Oligarchy With Unlimited Political Bribery" | Think outside the Box | Scoop.it

According to the former president, Americans are now experiencing "a complete subversion of our political system as a payoff to major contributors."

  

Former president Jimmy Carter said Tuesday on the nationally syndicated radio show the Thom Hartmann Program that the United States is now an “oligarchy” in which “unlimited political bribery” has created “a complete subversion of our political system as a payoff to major contributors.” Both Democrats and Republicans, Carter said, “look upon this unlimited money as a great benefit to themselves.”

Carter was responding to a question from Hartmann about recent Supreme Court decisions on campaign financing like Citizens United.

Transcript:

HARTMANN: Our Supreme Court has now said, “unlimited money in politics.” It seems like a violation of principles of democracy. … Your thoughts on that?

CARTER: It violates the essence of what made America a great country in its political system. Now it’s just an oligarchy, with unlimited political bribery being the essence of getting the nominations for president or to elect the president. And the same thing applies to governors and U.S. senators and congress members. So now we’ve just seen a complete subversion of our political system as a payoff to major contributors, who want and expect and sometimes get favors for themselves after the election’s over. … The incumbents, Democrats and Republicans, look upon this unlimited money as a great benefit to themselves. Somebody’s who’s already in Congress has a lot more to sell to an avid contributor than somebody who’s just a challenger.

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Invasion d'escargots géants en Floride: de la taille d'une basket, ils peuvent être dangereux pour l'homme

Invasion d'escargots géants en Floride: de la taille d'une basket, ils peuvent être dangereux pour l'homme | Think outside the Box | Scoop.it

Il peut atteindre la taille d'une basket, dévore des centaines de types de plantes et peut être dangereux si on le mange... C'est l'escargot géant d'Afrique. Et il envahit une partie de la Floride pour la deuxième fois en 50 ans.

L'éliminer n'est pas simple et prend du temps. Depuis la découverte du gastéropode glouton à Miami en 2011, la Floride a déjà dépensé 11 millions de dollars pour éradiquer la bête. Malgré ces efforts, l'escargot a tracé sa route visqueuse jusque dans la banlieue sud de Miami mais aussi dans le comté voisin au nord de la ville. Ces mollusques se reproduisent en masse. Ils sont hermaphrodites et pondent jusqu'à 1.200 oeufs par individu et par an.


Ils ont su échapper aux boulettes de poison

Ils ont aussi su échapper aux boulettes de poison -- qui les tuent dans 95 à 100% des cas -- en grimpant aux arbres, explique Mary Yong Cong, une scientifique du ministère de l'Agriculture de Floride, qui pour mieux comprendre et connaître l'ennemi, en garde quelques spécimens dans son bureau."Ils sont très curieux", commente-t-elle en observant l'escargot occupant toute la paume de sa main pendant qu'il tend ses cornes en direction de son interlocuteur.


Le ministère a lâché les chiens

Ces escargots hibernent aussi sous terre, ce qui les rend difficiles à repérer. Lors de la dernière invasion en 1966, il avait fallu près de dix ans pour en venir à bout. Pour tenter de gagner la guerre, les autorités ont mis en place un numéro de téléphone rouge où l'on peut signaler une rencontre avec l'animal. Une équipe, protégée par des gants et armée de râteaux, vient alors le récupérer.

Le ministère a aussi lâché les chiens... littéralement. Deux labradors qui se mettent à l'arrêt quand ils détectent les escargots. Ils sont d'ailleurs moins utilisés pour les pister que pour confirmer que tous ont été tués après une campagne d'éradication chimique, explique Omar Garcia, un des maîtres-chiens.


Une maison avec 5.000 spécimens 

Jusqu'à 2014, les responsables de l'éradication pensaient avoir fait des progrès. Mais en septembre 2014, ils ont découvert dans un quartier huppé de Miami une maison pratiquement conquise par les gastéropodes, avec 5.000 spécimens vivant à l'intérieur et dans le jardin. "Un paradis pour les escargots" jamais vu jusque-là, souligne Mary Yong Cong.

Même si 158.000 escargots ont été éliminés ces quatre dernières années, les autorités ne pourront déclarer la Floride libre d'escargot géant que si aucun d'entre eux n'est retrouvé vivant dans la nature pendant une période de deux ans.

L'enjeu est important pour le deuxième Etat agricole des Etats-Unis, après la Californie. Ces escargots, originaires des régions humides de l'Afrique occidentale, dévorent des centaines de plantes y compris des cacahuètes et du melon.


"Ils sont un danger pour les humains et l'agriculture"

"Ils sont un danger pour les humains et l'agriculture en Floride. Nous ne pouvons pas les laisser se reproduire", explique Mark Fagan, le porte-parole du ministère de l'Agriculture de Floride.

Le secteur pèse une centaine de milliards de dollars dans l'économie de cet Etat et représente des dizaines de milliers d'emplois.

Les escargots géants peuvent aussi véhiculer un parasite qui peut donner une forme rare de méningite aux humains, même si pour l'heure personne ne semble avoir été infecté.


Mystère des origines

Le mystère pour l'heure demeure entier sur l'origine de cette deuxième invasion. Certains montrent du doigt une religion des Caraïbes, la santeria, qui fait appel à des escargots pour certains rituels. Mais Ernesto Pichardo, un expert et pratiquant, réfute toute responsabilité, soulignant que la santeria se contente des espèces locales.

Une autre piste pourrait être les pratiques religieuses liées au groupe ethnique africain des Yorubas. Selon M. Pichardo, les adeptes boivent le mucus de ces escargots géants à la recherche d'une guérison spirituelle. Mais il n'y a pas de preuves formelles et l'interdiction d'importer les escargots géants incite les pratiquants à la plus grande discrétion.

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Ebola: un vaccin efficace à 100% aurait été trouvé

Ebola: un vaccin efficace à 100% aurait été trouvé | Think outside the Box | Scoop.it
Un vaccin contre Ebola, actuellement testé en Guinée serait "100% efficace" selon l'OMS.

Depuis le lancement de l’essai de ce vaccin le 23 mars 2015, plus de 4.000 personnes, proches d’une centaine de patients touchés par le virus Ebola ont volontairement participé à l’étude en Guinée.

Ces résultats, qui sont "encourageants et prometteurs", vont "changer la gestion de la crise Ebola" s'ils se confirment, a déclaré Margaret Chan, vendredi, directrice générale de l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, était partie en décembre 2013 du sud de la Guinée.

Plus de 99% des victimes se concentrent en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia, où la maladie a désorganisé les systèmes de santé, ravagé les économies et fait fuir les investisseurs.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, M. Ban ki-Moon, a dissous vendredi la Mission de l'ONU pour l'action d'urgence contre l'Ebola (MINUAUCE).

Dans un communiqué, Ban Ki-moon a affirmé que des progrès considérables ont été accomplis dans la lutte contre Ebola. La Mission de l'ONU a atteint son principal objectif en développant la réponse sur le terrain, a-t-il dit

L'OMS reprend le contrôle complet de l'épidémie et va développer ses capacités de riposte pour tenir compte des critiques.

   

"Nous avons été trop lents"

Pour sa part, Margaret Chan a également tiré les leçons de l'épidémie Ebola, lors de sa conférence de presse, en exposant un plan de réformes en six points destiné à renforcer la capacité de réponse en cas d'alerte sanitaire.

Nous avons reconnu que nous aurions pu faire mieux. Nous avons été trop lents. Nous avons saisi cette occasion pour renforcer nos mécanismes de riposte

Le Dr David Nabarro, chargé de la coordination de la lutte anti-Ebola, a indiqué pour sa part qu'un groupe de 19 experts, qu'il préside, a tenu sa première réunion mardi dernier. Ce groupe rendra ses conclusions en janvier.

L'épidémie a infecté 27.748 personnes et causé la mort de 11.279 d'entre elles depuis l'an dernier en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Au cours des 21 derniers jours, 39 nouveaux cas ont été enregistrés en Guinée, 20 en Sierra Leone et trois au Libéria.

Conséquence inattendue, au Liberia plus de 70.000 enfants n'ont pas été enregistrés à leur naissance pendant l'épidémie. Ainsi, sans couverture de santé ni existance légale, ils se retrouvent vulnérables au trafic d'êtres humains, a dénoncé l'Unicef vendredi. 

Mercredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est félicitée que le nombre d'infections hebdomadaires par le virus ait atteint son plus bas niveau depuis plus d'un an en Afrique de l'Ouest.

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Bolloré censure notre documentaire: c'est limpide. L'enquête n'a plus sa place sur Canal+

LE PLUS. Quelques semaines après l'affaire des "Guignols", Mediapart nous apprend que le nouveau patron de Canal Plus n'en était alors pas à son premier fait d'armes. En mai, Vincent Bolloré aurait censuré un documentaire mettant en cause le Crédit mutuel, une enquête qui sera finalement diffusée à la rentrée sur France 3. Geoffrey Livolsi a co-réalisé le film. Il raconte.

  

La censure de notre documentaire par Vincent Bolloré est totalement inédite et très révélatrice de ce qui va se passer dorénavant sur Canal Plus. Jean-Pierre Canet et Nicolas Vescovacci, les journalistes de KM Productions avec lesquels j’ai collaboré pour cette enquête, n’avaient jamais vu ça. Et pourtant, tous deux travaillent pour la chaîne et dans la télévision depuis de longues années.

 

Un partenariat entre Canal et Mediapart

 

Quand KM Productions m’a contacté, je travaillais depuis plus d’un an sur le Crédit Mutuel et sa filiale Pasche, pour Mediapart. Le souhait de la boîte de production était de nouer un partenariat entre le site d’investigation et la chaîne Canal Plus pour sortir les informations que nous allions diffuser sur les deux médias le même jour, soit le 18 mai 2015.

 

J’ai donc débuté cette collaboration avec KM début avril. L’idée était de diffuser le film très vite, nous savions que le sujet était sensible et qu’il ne fallait pas traîner.

 

En travaillant sur l’enquête ouverte contre la banque Pasche – filiale du Crédit Mutuel-CIC – pour "démarchage illicite" et "blanchiment de fraude fiscale aggravée", nous avons rapidement pu réunir de nouveaux éléments très intéressants et des témoignages inédits.

 

Durant notre tournage, tout a suivi le cours normal d’un documentaire. Pour les équipes de KM, comme celles de "Spécial Investigation" de Canal Plus. Tout suivait son cours comme pour n’importe quel travail documentaire.

 

D’abord, des rumeurs

 

Ce n’est que deux semaines avant la diffusion du documentaire, lorsqu’il était prêt, mixé, terminé, que nous avons eu connaissance de certaines informations inquiétantes. Il était question d’une potentielle censure. Le film a été brutalement déprogrammé sans qu’aucune date de diffusion ne soit fixée.

 

Apparemment, le documentaire posait problème, non pas à Canal Plus – car Rodolphe Belmer l’avait validé – mais à l’actionnaire principal : Vincent Bolloré. Celui-ci aurait directement fait pression sur le directeur de Canal Plus pour que notre film ne soit pas diffusé.

 

De tout cela, nous n’avons pas été informés. C’était en plein festival de Cannes et la direction de la chaîne était là-bas. On nous a donné aucune raison concernant le changement de calendrier, mais on ne nous a pas non plus donné d’explications éditoriales.

 

Nous avons toutefois poursuivi le processus avec une hypothétique date de diffusion en juin. La procédure interne a donc continué normalement et le service juridique de Canal est venu dans les locaux de KM pour valider le film. Ce qui n’a posé aucun problème.

 

Un coup de fil déterminant

 

Ce n’est que lorsque Renaud Le Van Kim a contacté Rodolphe Belmer pour lui dire que le film était prêt, qu’il s’est vu signifier que cela ne servait à rien. Le film ne serait pas diffusé en juin. Ni jamais sur Canal Plus.

 

Nous avons alors appris de sources concordantes que Michel Lucas, patron du Crédit mutuel, avait lui-même passé un coup de fil à son ami Vincent Bolloré, avec qui il entretient des liens économiques très fort. Le film a donc été censuré par l’actionnaire, purement et simplement. Personne ne nous a donné d’explications. C’est du jamais vu.

 

Notre objectif ? Sauver le film

 

À ce moment-là, Renaud Le Van Kim, Jean-Pierre Canet, Nicolas Vescovacci et moi, nous n’avions plus qu’un objectif : libérer le documentaire des mains de Canal Plus pour pouvoir le diffuser ailleurs.

 

Je n’avais jamais travaillé avec KM Productions, mais je dois dire qu’ils ont été très réglo. Tout le monde a œuvré pour que le film puisse être vendu à une autre chaîne, ce qui fut le cas, puisque le documentaire est programmé en octobre sur France 3, dans "Pièces à Conviction".

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous n’avons pas communiqué plus tôt. Le contexte n’était pas favorable, il fallait à tout pris protéger le contenu de l’enquête. Et permettre à Fabrice Arfi d’enquêter sur les raisons occultes de cette censure.

 

Quand KM a revendu le film à France 3, ils ont tout de suite expliqué ce qu’il s’était passé. L’affaire des "Guignols" n’était pas encore sortie, mais ils ont été très ouverts et ont bien compris que le documentaire contenait des révélations. Ils ont donc décidé de reprendre le film et nous ont même donné du temps d’antenne en plus.

 

Une fois que le film a été programmé par France 3 pour octobre, on a décidé de sortir l’affaire.

  

Les "Guignols", c’était l’acte 2

 

Ces quelques mois nous ont permis de prendre un peu de recul et d’analyser la situation : celle de la reprise en main de Bolloré de la ligne éditoriale et de l’information sur Canal Plus. Mise en perspective, on se rend compte la censure de notre documentaire a été l’acte 1, et vient appuyer la thèse que Bolloré a bien cherché à faire taire les "Guignols".

 

Ce qui inquiète, c’est la capacité de nuisance des intérêts économiques sur l’information dans les médias privés. Une pression qui se fait de plus en plus forte, la directive "secret des affaires" qui vise à protéger les entreprises des fuites dans la presse de leurs agissements, en est l’exemple. Les chaînes du service public ne devraient pas être les seules à porter l’investigation.

 

Il faut le dire aussi fort que le collectif du même nom, informer n’est pas un délit !

 

Ici, nous avons fait face à la puissance de feu du Crédit Mutuel qui tente depuis plus d’un an d’étouffer ce scandale, et à l’ingérence d’un actionnaire qui n’aime pas l’investigation.

 

Notre affaire vient illustrer la façon dont Bolloré va diriger Canal Plus dans les prochaines années. En reprenant en main la ligne éditoriale, l’actionnaire de la chaîne envoie un message très clair : l’enquête n’y a plus sa place.

 

 

 

Propos recueillis par Louise Pothier. 

 

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Selon une source du gouvernement afghan, le mollah Omar est mort

Selon une source du gouvernement afghan, le mollah Omar est mort | Think outside the Box | Scoop.it

Le décès du chef des talibans, qui dirigea l’Afghanistan de 1996 à 2001, aurait été confirmé par les services secrets à Kaboul.


 
  


L’Afghan Mohammed Omar, connu sous le nom de mollah Omar, serait mort“depuis au moins deux ans”, selon une source gouvernementale de Kaboulcitée par la BBC et par la télévision locale 1TV. L’information aurait été confirmée durant une réunion des services secrets.

Un porte-parole du président afghan, Ashraf Ghani, a déclaré lors d’une conférence de presse, mercredi 29 juillet, que la mort du chef des talibans ne pouvait être “ni confirmée ni démentie”, alors que doit se tenir vendredi “une nouvelle réunion entre le gouvernement et les talibans dans le cadre des pourparlers de paix” lancés début juillet, souligne 1TV.

Pour la chaîne Tolo, il s’agit bien d’une “confirmation” de la mort de celui qui dirigea le pays de 1996 à 2001 et accueillit à l’époque Oussama Ben Laden. Au Pakistan, où vivait le mollah Omar, la nouvelle fait la une des sites d’information.“Ce n’est pas la première fois qu’on annonce sa mort mais cette fois, les talibans ne commentent pas”remarque le Daily Times, tout comme The Nation, qui publie une photo géante de l’intéressé.

 

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La FDA admet finalement que la viande de poulet contient de l’arsenic cancérigène - Santé Nutrition

La FDA admet finalement que la viande de poulet contient de l’arsenic cancérigène - Santé Nutrition | Think outside the Box | Scoop.it

Après des années de balayage de la question sous le tapis, et en espérant que personne ne le remarquerait, la FDA a finalement admis que la viande de poulet vendue aux Etats-Unis contient de l’arsenic, un produit chimique cancérigène et toxique qui est mortel à haute dose. Mais la vérité, c’est de connaître l’endroit d’où cet arsenic provient : il est volontairement ajouté à l’alimentation des poulets !

 

Pire encore, la FDA affirme que ses propres recherches montrent que l’arsenic ajouté à l’alimentation du poulet se retrouve dans la viande où l’ensemble est consommé par les humains. Donc, depuis les soixante dernières années, les consommateurs Américains qui ont mangé du poulet classique ont avalé de l’arsenic, une substance chimique officiellement reconnue cancérigène. Jusqu’à cette nouvelle étude, l’industrie de la volaille et la FDA ont nié que de l’arsenic ait été donné aux poulets pour finir dans la viande. Le conte de fées donné comme excuse, pour le fait que nous ayons tous été nourris de cette manière depuis soixante ans, c’est que « l’arsenic est excrété dans les fèces de poulet ». Il n’y a aucune base scientifique pour fonder une telle affirmation… C’est juste que l’industrie de la volaille voulait que tout le monde croit cette légende.

Mais maintenant, la preuve est donc indéniable qu’un fabricant alimentaire du poulet, connu comme étant Roxarsone ait décidé de retirer le produit des étagères. Et quel est le nom de ce fabricant qui a été mettre de l’arsenic dans l’alimentation des poulets pendant toutes ces années ? Pfizer, bien sûr — la même société qui fabrique les vaccins contenant des adjuvants chimiques qui sont injectés aux enfants.

Techniquement, l’entreprise Roxarsone fabriquant l’alimentation des poulets est une filiale de Pfizer, appelée Alpharma LLC. Même si Alpharma a maintenant accepté de retirer cette substance chimique toxique des étagères aux Etats-Unis, Il est dit qu’elle ne sera pas nécessairement retirée des produits alimentaires dans d’autres pays, sauf si elle est forcée par les régulateurs de le faire. Tel que rapporté par l’AP :

« Scott Brown, de la division de Pfizer Médecine Vétérinaire sur la Recherche et le Développement de la Santé Animale a déclaré que la société vend également l’ingrédient dans une douzaine d’autres pays. Il a dit que Pfizer tend la main aux autorités de la réglementation dans ces pays, et va décider de le vendre sur une base individuelle » .( LIEN )

  

Arsenic ? Mangez encore plus !

Mais alors même que son produit contenant de l’arsenic est retiré des rayons, la FDA poursuit sa campagne de déni, affirmant que l’arsenic présent chez les poulets est situé à un niveau tellement bas qu’il est toujours sécuritaire d’en manger. Ceci est d’autant paradoxal que la FDA reconnaît que l’arsenic est une substance cancérigène, ce qui signifie qu’elle augmente le risque de cancer. Le Conseil National sur le Poulet est d’accord avec la FDA.

 
Dans un communiqué publié en réponse aux nouvelles relatant que Roxarsone serait retiré des rayons des magasins d’alimentation, il a déclaré : « Le poulet peut être mangé en toute sécurité » ; alors même que l’arsenic a été utilisé dans les nombreux élevages et ont été vendus comme viande de consommation aux États-Unis.

Ce qui est étonnant dans tout cela, c’est que la FDA indique aux consommateurs qu’il est sécuritaire d’en manger bien qu’il contienne de l’arsenic causant le cancer, mais qu’il est dangereux de boire du jus de sureau ! La FDA a récemment mené un raid armé chez un manufacturier de jus de sureau, l’accusant d’avoir commis le «crime de vendre» des médicaments non homologués. Quels médicaments cela pouvait-il bien être ? Le jus de sureau, explique la FDA. Vous voyez, le jus de sureau devient magiquement un «médicament», si vous dites aux gens comment il peut aider à maintenir une bonne santé.

La FDA a également pourchassé des dizaines d’autres entreprises, pour la vente de produits naturels à base de plantes ou de produits nutritionnels qui favorisent la santé et la maintiennent. De plus, c’est la guerre au lait cru dont la FDA dit qu’il est dangereux. Alors maintenant, en Amérique, nous avons une agence de réglementation des médicaments et des aliments qui dit que c’est correct de manger de l’arsenic, mais qu’il est dangereux de boire du jus de sureau ou du lait cru.

Mangez plus de poison, en d’autres termes, mais ne consommez pas d’aliments qui favorisent la guérison. C’est la FDA, qui tue des Américains d’un repas, tout en protégeant les profits des industries, celles-là mêmes qui nous empoisonnent avec leurs ingrédients mortels.

Oh, cela dit en passant, voici un autre fait quelque peu inquiétant que vous ne connaissiez probablement pas à propos des hamburgers et du bœuf conventionnel : Les litières de poulet contenant de l’arsenic sont distribuées aux vaches dans les usines de production de viande de boeuf. Ainsi l’arsenic issu des excréments des poulets est consommé et se concentre dans les tissus des vaches, qui est ensuite broyé en hamburgers en vue d’être consommés par les masses mal informées qui ne savent même pas qu’ils mangent de la m***e de poulet ‘‘d’occasion’’.

 

Sources:

FDA finally admits chicken meat contains cancer-causing arsenic (but keep eating it, yo!)

Roxarsone, Inorganic Arsenic, and Other Arsenic Species in Chicken: A U.S.-Based Market Basket Sample

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Rafale : New Delhi renonce au contrat du siècle MMRCA

Rafale : New Delhi renonce au contrat du siècle MMRCA | Think outside the Box | Scoop.it

L'appel d'offre MMRCA (Medium Multi Role Combat Aircraft) a été officiellement cassé par New Delhi



Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le ministère de la Défense indien a annoncé que l'appel d'offre portant sur la vente de 126 avions de combat "a été annulé".

  

L'appel d'offre MMRCA (Medium Multi Role Combat Aircraft) a été officiellement cassé par New Delhi. Dans un communiqué publié en fin de semaine dernière, le ministère de la Défense indien a annoncé que l'appel d'offre (Request for proposal-RFP) portant sur la vente de 126 avions de combat "a été annulé". Ce qui n'est pas réellement une surprise. Cet appel d'offre était en discussions depuis trois ans avec Dassault Aviation pour la vente de 126 Rafale, dont 106 devaient être fabriqués localement par Hindustan Aeronautics Limitel (HAL), était en sursis depuis l'annonce surprise faite à Paris par le Premier ministre indien, Narendra Modi, de l'achat de 36 Rafale "prêts à voler". Une décision qui a été justifiée par l'urgence des besoins opérationnels de l'armée de l'air indienne (IAF).

Le ministère de la Défense indien a également précisé que dans le cadre de cet appel d'offre le Rafale avait "respecté toutes les caractéristiques de performance stipulées par le RFP pendant l'évaluation conduite par l'armée de l'air indienne".

Sur l'achat des 36 Rafale, le ministère a confirmé que les réunions entre les équipes de négociations indienne et française avaient commencé. Sans préciser quand. Les Indiens veulent que le Rafale, équipé de ses systèmes et de son armement, soit "livré dans la même configuration qui avait été testée et approuvée par l'armée de l'air indienne et avec une responsabilité de la maintenance de l'appareil plus longue assurée par la France", selon le communiqué du ministère de la Défense indien. Et de rappeler que New Delhi veut acquérir ces appareils "aussi vite que possible" dans le cadre d'un accord de gré à gré avec le gouvernement français (Inter-Governmental Agreement-IGA).

  

L'accord surprise annoncé en avril par Modi

En visite à Paris en avril, le Premier ministre indien annonçait que La France et l'Inde avaient conclu un accord visant à acheter au plus vite 36 Rafale, soit deux escadrons."J'ai demandé au président (François Hollande) la fourniture de 36 Rafale prêts à voler à l'Inde", avait indiqué Narendra Modi lors d'une conférence de presse commune avec le chef de l'Etat français. Le Premier ministre, qui s'exprimait en hindi, avait souligné que les termes et conditions du contrat n'étaient pas finalisés. "Nos fonctionnaires vont discuter de ces aspects plus en détail et poursuivre les négociations", avait-t-il précisé, selon la traduction de son intervention.

Déjà il subsistait un doute sur la poursuite de l'appel d'offre MMRCA à l'issue de la visite de Narendra Modi. Mais fin mai, le ministre de la Défense, Manohar Parrikar, avait levé une partie des doutes en expliquant que l'Inde n'achèterait "pas d'autres"(Rafale, ndlr), et se contenterait de "seulement 36" avions de combat tricolore car il est "beaucoup trop cher". Les précédents projets gouvernementaux indiens d'acquérir 126 Rafale de Dassault Aviation se sont révélés "économiquement non viables, et pas nécessaires" pour ce pays, avait-il ajouté.

L'acquisition de 36 appareils ne suffira cependant pas à satisfaire les besoins de l'Inde, qui doit faire face à des tensions frontalières avec la Chine et le Pakistan, avait estimé les analystes. Et ce d'autant que l'Inde a perdu 20 appareils en trois ans, selon les chiffres fournis par le ministère de la Défense indien : 12  MiG, 3 Sukhoi et 5 Jaguar.

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Hiroshima et Nagasaki: plus jamais ça

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Une opinion de Frédéric Casier, conseiller juridique en droit international humanitaire (Croix Rouge de Belgique).

Le 6 août 1945, à 8h15, la première bombe atomique fut larguée sur Hiroshima, provoquant un violent éclair de lumière sur la ville. En l’espace d’un instant, des dizaines de milliers de personnes perdirent la vie, d’autres subirent d’atroces souffrances résultant de leurs blessures, tandis que les constructions aux alentours de l’impact furent complètement détruites. Trois jours plus tard, Nagasaki connut le même sort.

  

Fin 1945, le nombre de décès s’élèvera à environ 200 000. Le 30 août 1945, un délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Hiroshima, le premier témoin neutre à atteindre la ville après l’explosion, envoya un télégramme alarmant au docteur Marcel Junod, chef de la délégation du CICR au Japon. Le texte refléta les difficultés auxquelles était confronté le personnel de santé : "Visité Hiroshima le trente, conditions épouvantables. Rasée 80 %, tous hôpitaux détruits ou sérieusement endommagés, inspecté deux hôpitaux provisoires, conditions indescriptibles. Effets de bombe mystérieusement graves. Beaucoup de victimes paraissant se remettre ont soudainement rechute fatale due à décomposition globules blancs et autres blessures internes et meurent actuellement en grands nombres. Plus de cent mille blessés environ, encore dans hôpitaux provisoires situés alentours, manquent absolument matériel, pansements, médicaments…" (1)

  

  

Conditions inimaginables

Malgré la destruction des infrastructures sanitaires et la perte de plus de 80 % du personnel de santé, l’hôpital de la Croix-Rouge japonaise, resté debout par miracle alors qu’il se situait à 1,5 km de l’épicentre de l’explosion, put accueillir de nombreux rescapés. Dans les semaines qui suivirent, le CICR et la Croix-Rouge japonaise eurent ainsi l’occasion de travailler dans des conditions inimaginables afin de venir en aide aux victimes de l’explosion atomique. Mais leurs efforts furent insuffisants. L’équipement de l’hôpital était inutilisable et un tiers des membres de son personnel avaient perdu la vie. En outre, les transfusions sanguines étaient impossibles, la plupart des donneurs potentiels ayant été tués ou blessés.

  

Inquiétant pouvoir de destruction

Dès le 5 septembre 1945, le CICR exprima le souhait que les armes nucléaires fussent interdites en raison de leurs conséquences humanitaires inacceptables. Plus récemment, en 2011, le Conseil des Délégués du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a adopté, avec l’appui notamment de la Croix-Rouge de Belgique, une résolution dans laquelle il exprimait sa profonde inquiétude face au pouvoir de destruction des armes nucléaires, aux indicibles souffrances humaines qu’elles entraînent, à la difficulté d’en maîtriser les effets dans l’espace et dans le temps, à la menace qu’elles font peser sur l’environnement et sur les générations futures, et au risque d’escalade qu’elles comportent. Le Mouvement a aussi exprimé la difficulté d’envisager un usage de ces armes qui soit conforme aux règles du droit international humanitaire. Il a en outre appelé les Etats à faire en sorte que les armes nucléaires ne soient plus jamais employées et à poursuivre de bonne foi et mener à terme sans tarder et avec détermination des négociations en vue de conclure un accord international juridiquement contraignant pour interdire l’emploi des armes nucléaires et parvenir à leur élimination totale. Un plan d’action a été adopté en 2013 en vue d’œuvrer à la réalisation de ces objectifs.

Parallèlement, trois conférences intergouvernementales ont été organisées en 2013 et 2014 sur les conséquences humanitaires des armes nucléaires. Elles ont contribué à mettre en exergue les atroces conséquences d’une explosion atomique, qu’elle soit intentionnelle ou accidentelle. Elles ont ainsi souligné que les impacts de ces armes sur la santé peuvent durer des décennies et affecter les enfants des rescapés par les dommages génétiques causés à leurs parents. Aujourd’hui, les hôpitaux de la Croix-Rouge japonaise soignent encore des milliers de victimes (plus de 10 500 en 2014) souffrant de cancer et de leucémie dus aux rayonnements des explosions atomiques.

  

Aucune assistance possible

En outre, les experts ont confirmé qu’une assistance effective qui bénéficierait à une partie substantielle des survivants n’est actuellement pas disponible au niveau national et est tout simplement impossible au niveau international, au regard de l’étendue des destructions provoquées par une explosion nucléaire, des besoins des victimes et de l’exposition du personnel de secours aux radiations ionisantes. Enfin, il est difficilement concevable d’utiliser l’arme nucléaire selon les règles du droit international humanitaire au regard de ses effets dans l’espace, en particulier les règles relatives à la distinction, à la proportionnalité et à la précaution.

La Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (1968) qui s’est tenue du 27 avril au 22 mai 2015 à New York aurait pu constituer un pas supplémentaire dans la voie vers l’élimination des armes nucléaires. En effet, ce traité prévoit en son article VI que : "Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations […] sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace." Les enseignements sur les conséquences humanitaires auraient pu activer le processus devant mener à l’adoption d’un traité. Mais la Conférence de New York n’a pas pu aboutir à un document final en raison notamment de l’absence d’un consensus sur la question du désarmement.

  

Urgence d’un accord contraignant

En dépit de l’échec de cette conférence, l’interdiction et l’élimination des armes nucléaires demeurent plus que jamais un impératif humanitaire pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

A l’occasion du 70e anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, la Croix-Rouge de Belgique soutient l’appel du Mouvement aux Etats, leur demandant de poursuivre de toute urgence les négociations en vue de conclure un accord international juridiquement contraignant pour interdire l’emploi des armes nucléaires et parvenir à leur élimination totale. Le Mouvement prie aussi les Etats dotés de l’arme nucléaire et leurs alliés, de prendre des mesures concrètes de toute urgence pour limiter le rôle et la prépondérance des armes nucléaires dans leurs plans, doctrines et politiques militaires, réduire le nombre d’ogives nucléaires en état d’alerte maximale, et être plus transparents sur les mesures prises pour empêcher les explosions accidentelles. Il appartient dès aujourd’hui aux Etats de prendre leurs responsabilités pour que les tragédies d’Hiroshima et de Nagasaki ne se reproduisent plus.



(1) "Le désastre d’Hiroshima", article de Marcel Junod, Revue internationale de la Croix-Rouge, n°737, octobre 1982.

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Ne touchez pas à l'humour, M. Bolloré

Ne touchez pas à l'humour, M. Bolloré | Think outside the Box | Scoop.it
Rouge vif, par Anne Roumanoff.



  

Cher M. Bolloré,

 

il paraît que vous avez renoncé à supprimer Les Guignols et je vous en remercie.

Voyez, l'humour, ça n'est pas fait pour faire plaisir, M. Bolloré. L'humour, ça dérange forcément un peu sinon, ça devient vite tiède comme un robinet de miel. Ça se répand d'ailleurs de plus en plus, l'humour, consensuel, inodore, sans couleur et sans saveur. Un humour qui ne dénonce rien ni personne, un humour qui a tellement peur d'aller trop loin qu'il ne mène nulle part. Il ne faut pas nous en vouloir, on a un peu peur, nous, les humoristes. On relit nos textes, on s'interroge, on édulcore : "Si tu dis ça, tu vas avoir les homos sur le dos… Je ne veux pas qu'on me traite d'antisémite… Ça ne fera pas plaisir aux handicapés… C'est pas un peu humiliant pour l'image de la femme?"

  

C'est pour ça que beaucoup d'humoristes font des vannes sur les Roms, c'est pratique, les vannes sur les Roms et surtout, ça n'est pas du tout dangereux, ils n'ont pas d'argent pour porter plainte et on n'a encore jamais vu de Rom en colère vous menacer de mort. Les cathos aussi, on peut leur taper dessus à longueur de sketches, il ne se passe rien. C'est peut-être à cause du fameux "pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés".

  

Il y a de l'humour pour tous les goûts : l'humour acide, l'humour sucré, l'humour salé, l'humour vinaigré, l'humour gras… Là où vous avez raison, M. Bolloré, c'est que l'humour, ça n'est pas toujours drôle. En fait, c'est comme une recette de cuisine, on ne tombe pas juste à tous les coups. Si on manque de doigté dans les proportions, le plat peut vite devenir lourd à digérer ou laisser un goût amer, mais quand on déguste l'humour d'un grand chef, on peut être à la fois heureux et rassasié.

  

Le plus ennuyeux, c'est l'humour réchauffé, ce conformisme de l'anticonformisme, ces cibles faciles sur lesquelles tout le monde tape au même moment : Sarkozy est énervé, DSK obsédé, Hollande incompétent… Pourtant M. Bolloré, si vous saviez le mal qu'on se donne pour trouver ces vannes parfois ratées. On efface, on réécrit encore et encore et tout à coup, une pépite, une formule et là, miracle, le public rit.
Ce qui est compliqué en ce moment, c'est que les humoristes professionnels sont concurrencés par les amateurs : regardez, par exemple, le Président, qui nous assure que la France n'a rien à craindre de la crise grecque, ou Marine Le Pen, qui a mis quarante-six ans à découvrir que son père était raciste. Alors, bien sûr, l'humour ça ne résout pas les problèmes, ça aide juste, un peu, à supporter la vie et il faut reconnaître qu'elle n'est pas très drôle la vie, en ce moment, M. Bolloré. On ferme des banques, on assassine des dessinateurs alors on a, plus que jamais, besoin de ces neuf minutes quotidiennes de moqueries contre les puissants. Oui, c'est parfois bête, c'est parfois méchant, c'est parfois injuste mais c'est souvent aussi très drôle. Les Guignols sont une soupape de sécurité, indispensables et salutaires.


 

Merci de m'avoir lue, M. Bolloré, passez de bonnes vacances sur votre yacht. (Ça, c'est de l'humour un peu facile, je le reconnais, mais pardonnez-moi, c'est ma dernière chronique de la saison.)


 

Anne Roumanoff - Le Journal du Dimanche

dimanche 05 juillet 2015

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Pouvoir exécutif, Pouvoir législatif: Pour une nouvelle abolition des privilèges

Pouvoir exécutif, Pouvoir législatif: Pour une nouvelle abolition des privilèges | Think outside the Box | Scoop.it

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux et de divers privilèges. Ce moment de ferveur nationale s'inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.

Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes.

En 2015, de nouveaux privilèges portent atteinte à l'esprit de la République et aux principes qui la fondent.

  

Héritiers de nos anciens qui ont voté l'abolition des privilèges durant la nuit du 4 août 1789, nous demandons que :

1.     L’inviolabilité dont bénéficie le président de la République, qui lui permet de ne pas être poursuivi pour des actes étrangers à l’exercice de ses fonctions, soit supprimée ;

2.     Les anciens présidents de la République ne soient plus membres de droit du Conseil constitutionnel ;

3.     Les moyens humains (à l’exception des agents chargés de leur protection), la gratuité des voyages, la voiture et le logement de fonction accordés aux anciens présidents de la République soient supprimés ;

4.     La Cour de justice de la République soit supprimée et que les membres du Gouvernement soient jugés devant les mêmes juridictions que les autres  justiciables ;

5.     L’inviolabilité dont bénéficient les parlementaires, qui leur permet de ne pas être poursuivis pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions, soit supprimée ;

6.     La réserve parlementaire, outil du clientélisme, soit supprimée ;

7.     L'usage de l’indemnité représentative de frais de mandat, destinée à couvrir les frais inhérents à l’exercice des fonctions parlementaires, soit contrôlé ;

8.     La loi interdise à tout membre du Gouvernement de s'immiscer dans une procédure judiciaire et que les nominations des procureurs soient soumises à l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ;

9.     Les fraudeurs à l'impôt répondent de leurs délits devant la justice, sans que le ministre du Budget puisse faire obstacle aux poursuites ;

10.   La Cour de discipline budgétaire et financière soit compétente pour sanctionner l’ensemble des ordonnateurs, y compris les ministres et les élus locaux.

Jacques Le Bris's insight:


J'ai signé la pétition ici :

https://www.change.org/p/pouvoir-exécutif-pouvoir-législatif-pour-une-nouvelle-abolition-des-privilèges


parce que j'aimerais tant être en démocratie.


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Une septuagénaire en bonne santé euthanasiée, car "la vieillesse n'est pas drôle"

Une septuagénaire en bonne santé euthanasiée, car "la vieillesse n'est pas drôle" | Think outside the Box | Scoop.it

Avant de mourir, l'ancienne infirmière de 75 ans Gill Pharaoh, euthanasiée en Suisse, s'est expliquée auprès de médias britanniques.

  

Une histoire qui devrait faire des vagues. Les médias britanniques relaient le cas de Gill Pharaoh, une ancienne infirmière de 75 ans qui s'est fait euthanasier le 21 juillet dernier dans la clinique Lifecircle à Bâle alors qu'elle était en bonne santé. Avant de mourir, la septuagénaire s'est confiée au The Sunday Times pour expliquer sa décision.

« Je me suis occupée de vieilles personnes tout au long de ma vie, et j'ai toujours dit,je refuse de vieillirJe ne pense pas que la vieillesse est drôle », a expliqué au journal Gill Pharaoh, refusant que « les gens se souviennent d'elle comme d'une espèce de vieille dame claudiquant dans la rue ». Gill Pharaoh a par ailleurs indiqué dans les colonnes du Sunday Times que « la réalité de la vieillesse n'est pas souvent comprise ». Or « généralement, c'est affreux ».

  

Un cas « profondément troublant »

L'ancienne infirmière, qui a écrit deux livres de conseils pour prendre soin des personnes âgées, a assuré avoir reçu le soutien de son compagnon et de ses enfants, en dépit du fait que cela n'aurait pas été leur décision. Sa fille Caron aurait même « lutté » pour accepter le choix de sa mère. Gill Pharaoh a profité de ses dernières heures pour se promener dans la ville de Bâle, avant de dîner sur les rives du Rhin.

Sans surprise, des associations contre la mort assistée ont vivement critiqué la décision de la septuagénaire. Care Not Killing a notamment évoqué auprès du Sunday Times un cas « profondément troublant », soulignant le peu de valeur accordée par la société aux personnes âgées en Grande-Bretagne.

  

(...)

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Hyperloop, le transport du futur d'Elon Musk, est en train de voir le jour !

Hyperloop, le transport du futur d'Elon Musk, est en train de voir le jour ! | Think outside the Box | Scoop.it

Elon Musk, le talentueux créateur de Paypal (service de paiement en ligne) et SpaceX (fabrication de lanceurs spatiaux pour le compte de la Nasa) et heureux fondateur de la marque de véhicules électriques de luxe Tesla, est aussi à l’initiative de l’un des projets les plus ambitieux en matière de transports modernes.

Hyperloop, c’est son nom, pourrait être qualifié de TGV du futur tant il est rapide et innovant. Ce système consistant à installer les passagers au sein de navettes sur coussins d’air qui voyageront à plusieurs milliers de kilomètres par heure au sein de tubes à basse pressurisation… Parcourir 4.500 km (soit de New York à Los Angeles) en 45 minutes et sans quitter le sol… c’est l’idée de cet inventeur milliardaire, aussi à l’origine de la Gigafactory, la plus grande usine de fabrication de batteries au monde.

 

Présentation d’HyperLoop :

Évidemment, un tel projet ne se crée pas d’un claquement de doigts, mais le développement d’Hyperloop suit son bonhomme de chemin. Elon Musk a plusieurs fois décrit l’Hyperloop comme étant  « à mi-chemin entre le Concorde, le canon électrique et la table de Air Hockey ». Le Concorde pour la vitesse, le canon électrique comme moyen de propulsion et le Air Hockey pour les conditions de déplacement par l’élimination des frottements superflus.

Mais la startup HTTpour Hyperloop Transportation Technologies, a commencé à se pencher très sérieusement sur la question de la faisabilité technique d’un tel projet. Avec des étudiants de l’Université de Californie UCLA et le financement du fond JumpStartFund, ils entendent proposer aux ingénieurs volontaires des groupes Boeing, Airbus et SpaceX de rejoindre un projet de recherche collaboratif sur leur temps libre, en échange d’actions de la future société.

Encore à ses balbutiements, il semble que la technique de fabrication des tubes à très basse pression ait déjà été identifiée et soit maitrisée dans le cadre d’un prototype. Il reste en revanche à concevoir des navettes sur coussins d’air, capable de compenser l’accélération subie par les corps des passagers lors du transport.

Disponibilité et prix :

Le premier prototype grandeur nature d’Hyperloop pourrait voir le jour dès 2015, mais un produit final n’apparaitra que d’ici à 10 ans. Les 640 premiers kilomètres pourraient relier Los Angeles à San Francisco (en 35 minutes) et coûteront de 6 à 10 milliards de dollars. Pas de quoi effrayer Elon Musk

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Nigeria : l'armée libère 54 femmes et enfants des mains de Boko Haram

Nigeria : l'armée libère 54 femmes et enfants des mains de Boko Haram | Think outside the Box | Scoop.it

L'armée nigériane a annoncé, ce jeudi, avoir libéré 59 otages, dont des femmes et des enfants, des mains de Boko Haram, au cours d'une nouvelle opération militaire.

  

L’armée nigériane a annoncé, ce jeudi 30 juillet 2015, avoir libéré 59 otages, dont 29 femmes et 25 enfants, du joug du groupe terroriste nigérian Boko Haram. Ces otages ont été libérés au cours d’une nouvelle opération militaire contre le groupe terroriste, dans plusieurs localités de l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria. Selon l’armée nigériane, « un certain nombre de terroristes ont été tués » lors de cette opération menée jeudi dans deux camps proches de Konduga, à une quarantaine de km au sud de Maiduguri.

Les captifs libérés vont être tous remis aux secours nigérians de cet Etat, comme cela avait déjà été le cas par le passé, selon l’armée. Ces derniers mois, l’armée nigériane a déjà annoncé avoir libéré des centaines de femmes et d’enfants qui étaient retenus en otage par Boko Haram.

Bien que l’armée ait annoncé régulièrement avoir libéré des otages dernièrement, le groupe terroriste en retient toujours plusieurs centaines. C’est le cas des lycéennes de Chibok qui n’ont toujours pas été libérées, hormis une cinquantaine d’entre elles qui ont réussi à s’enfuir. Leurs proches craignent que le groupe armé les ait mariées de force ou même vendues. Depuis 2009, Boko Haram a tué plus de 15 000 personnes et poussé 1,5 million autres à se déplacer vers les pays voisins. L’insurrection armée, dirigée par Abubakar Shekau, a ensanglanté le nord du Nigeria où il ne se passe pas un jour sans qu’il n’y ait une attaque. Malgré les troupes du Niger, du Cameroun, et du Tchad qui prêtent main forte à l’armée nigériane pour contrer Boko Haram.

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First unmanned factory takes shape in Dongguan City

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The first unmanned factory in Dongguan, a city of southeastern China's Guangdongprovince, lays out a vision of future manufacturing: all the processes are operated bycomputer-controlled robots, computer numerical control machining equipment, unmannedtransport trucks and automated warehouse equipment. The technical staff just sits at thecomputer and monitors through a central control system.

At the workshop of Changying Precision Technology Company in Dongguan, known as the"world factory", which manufactures cell phone modules, 60 robot arms at 10 productionlines are polishing the modules day and night. Each line has an automatic belt and threeworkers who are just responsible for checking lines and monitoring.

A few months ago, it required 650 workers to finish this process. A robot arm can replacesix to eight workers, now there are 60 workers and the number will be reduced to 20 inthe future, according to Luo Weiqiang, general manager of the company.

This is the first step of the "robot replace human" program. In the next two years thenumber of robots will be increased to 1,000 and 80 percent process will be conducted byrobots, said Chen Qixing, president of the company.

Compared with many skilled workers, these robots are new hands. But they made farmore and better products than well-trained workers and experts. Data shows that sincethe robots came to the factory, the defect rate of products has dropped from over 25percent to less than 5 percent and the production capacity from more than 8,000 piecesper person per month increased to 21,000 pieces.

This company is only a microcosm of Dongguan, one of the manufacturing hubs in China.The City plans to finish 1,000 to 1,500 "robot replace human" programs by 2016.

With the implementation of "Made in China 2025" strategy, a growing number of"unmanned workshops or factories" will come out. 

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Une appli emploi dédiée au territorial : TagEmploi - Elaee

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TagEmploi, lauréat du réseau entreprendre, se définit comme un nouveau média pour promouvoir l'emploi et un service citoyen connecté.



  

  

Grâce à cette appli mobile, les villes et les agglomérations peuvent recenser et diffuser en temps réel toutes les offres d’emplois, de stages et de formations sur un territoire donné. C’est une solution globale proposée aux villes, pour les habitants et les entreprises locales, pour combattre efficacement le chômage.

  

Un agrégateur d’offres locales

TagEmploi est un métamoteur capable d’indexer et d’agréger toutes les offres locales d’emplois, de stages, de formations… de les classer par typologies et par zones géographiques, et de les diffuser en temps réel sur tous les supports électroniques disponibles : ordinateurs, smartphones et tablettes,  ainsi que les réseaux sociaux, via les pages dédiées de la collectivité.
De manière concrète, tagEmploi permet de faire remonter les offres d’emplois cachées dans l’immensité du web, de les regrouper et de faciliter  l’accès à l’information.
Les villes et agglomérations qui l’utilisent disposent d’un site personnalisé, web et mobile, qui répond à plusieurs objectifs : –  créer une entrée unique vers l’ensemble des offres d’un territoire pour faciliter les recherches de la population, sur le thème de préoccupation n°1 des Français : l’emploi,
– apporter un service aux entreprises qui souhaitent recruter localement,
– promouvoir le territoire et sa dynamique économique dans une logique de marketing territorial.

Une solution sur mesure pour les villes et leurs habitants

L’appli publie et met à jour automatiquement toutes les offres d’emplois, de stages et de formations. L’hébergement et la maintenance du site sont assurés par la société TagEmploi.

Cette plateforme se décline en « marque blanche », adaptable aux couleurs de la ville. Celle-ci utilise le site tagEmploi comme un portail pour l’emploi local, recensant toutes les initiatives et les  acteurs locaux, qu’il s’agisse des entreprises, associations, commerçants, artisans…  Le site valorise ainsi l’économie du territoire, ses atouts et ses spécificités,  et contribue à renforcer son attractivité.
Ce joli concept qui parie à raison sur la géolocalisation a déjà été adoptée par Angers, Soissons, Tours ou Evry par ex.

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Découvrez les capitales de nouvelles régions

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La France a été redécoupée en 13 régions au lieu de 22

 

Le gouvernement vient de présenter la liste provisoire des villes qui feront office de chefs-lieux des nouvelles régions.

  

C'est à l'issue du Conseil des ministres de ce vendredi 31 juillet que le gouvernement a communiqué la liste provisoire des chefs-lieux des nouvelles régions. La décision définitive sera communiquée avant le 1er octobre 2016. Rennes (Bretagne), Marseille (PACA), Nantes (Pays de la Loire), Orléans (Centre), Paris (Île-de-France) et Ajaccio (Corse) conservent le rôle qui était le leur avant la réforme territoriale.

Sans surprise, Strasbourg (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), Bordeaux (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), Lille (Nord-Pas-de-Calais), Toulouse (Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées), Rouen (Normandie), Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes), Dijon (Bourgogne-Franche-Comté) ont été choisies pour devenir les capitales des nouvelles régions. Le gouvernement va désormais devoir gérer les contestations et les demandes des communes qui n'ont rien obtenu. Amiens, que le Premier ministre a visité cette semaine, et Montpellier font notamment partie de ces villes.

"Ne pas tout centraliser dans la même ville"

La ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu a fait connaître sa volonté d'éviter le "sentiment d'abandon" de certaines villes. "Attention de ne pas tout centraliser dans la même ville" a-t-elle déclaré. "Ce n'est pas utile, parce qu'un certain nombre de nos administrations doivent avoir des personnels qui se rendent sur les territoires", "il faut des équipes qui ne soient pas trop éloignées de leur lieu de travail", a-t-elle ajouté. 

Pas sûr que la ministre ait réussi à convaincre. Selon un dernier sondage réalisé par l'Ifop, les citoyens sont toujours sceptiques. Les trois quarts des Français ne pensent pas qu'elle simplifiera leur vie quotidienne.

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MH370: «Le débris pourrait nous mener jusqu'au lieu du crash»

MH370: «Le débris pourrait nous mener jusqu'au lieu du crash» | Think outside the Box | Scoop.it

Un débris échoué depuis ce mercredi sur l'île de la Réunion interpellent les enquêteurs. Il pourrait s'agir d'un morceau du MH370, disparu en mer le 8 mars 2014, et depuis resté mystérieusement introuvable. Les chercheurs vont retracer l'historique des courants marins pour y voir plus clair.

  

Un an et demi après, l'ombre du MH370 de la Malaysia Airlines plane toujours. Ce jeudi, c'est un débris d'un avion retrouvé sur une côte de l'Île de la Réunion qui relance l'enquête, restée au point mort depuis le crash, le 8 mars 2014. En mars dernier encore, les autorités malaisiennes s'étaient engagées à persévérer dans les recherches de l'avion, jamais localisé. Selon les autorités malaisiennes, il se serait crashé au large de l'Australie, dans l'Océan Indien, faute de carburant. Seule certitude, le gouvernement malaisien a affirmé en janvier dernier qu'il s'agissait d'un «accident». Mais sans traces, pas de preuves. Or, ce mercredi, le débris de ce qui pourrait être le volet d'une aile d'avion a été retrouvé à Saint-André, à La Réunion, ainsi qu'une valise.

De quels éléments dispose-t-on à ce stade?

Selon le Bureau Enquête et Analyse, le débris de «près de deux mètres de long sur un mètre de large» retrouvé correspondrait «à un volet de l'aile d'un avion». «Un flaperon», précise même Sébastien Barthe, membre du BEA . Cet élément d'un avion est disposé au bord de fuite de l'aile. Pouvant être utilisé dans deux sens, il se déploie à l'atterrissage et au décollage.

Sur celui retrouvé à La Réunion, se sont fixés coquillages et crustacés. Selon le Clicanoo, le journal local, qui a interrogé Joseph Poupin, chercheur en biologie marine de l'Ecole Navale de Brest d'analyser les photographies, ces petits animaux s'y trouveraient depuis environ un an et demi. Pour l'expert, un des êtres vivants présents sur la carlingue appartiendraient à l'espèce Lepas Anatifera, qui vit dans les eaux chaudes et tempérées. Un autre élément intéresse les enquêteurs: une valise en lambeaux a été retrouvée sur la plage de galets ce matin au même endroit que le débris d'avion. Le morceau de valise a été récupéré par les gendarmes de la BGTA (brigade de gendarmerie des transports aériens) chargés de l'enquête pour analyse.

Un faisceau d'indices en faveur de la thèse du MH370

Selon le premier ministre malaisien, Najip Razak, le débris de l'avion viendrait «très probablement d'un Boeing 777». Mais pour le moment impossible de dire s'il vient du MH370, disparu le 8 mars 2014. Xavier Tytelman, expert aéronautique, laisse lui peu de place au doute: «Le dernier signal de l'avion a été repéré aux larges des côtes australiennes. Les courants auraient donc pu très logiquement emporter les débris de l'avion jusqu'aux côtes réunionnaises».

Des débris qui depuis près d'un an et demi auraient ainsi parcourus grâce au courant marin sub-équatorial les 5.000 kilomètres qui séparent l'île de la Réunion de la zone de recherche du crash, au large de l'Australie. Déjà l'année dernière, les océanographes australiens de l'Université UWA avaient prévu que les débris de l'avion auraient pu s'échouer aux environ de l'île de Madagascar, non loin de La Réunion, rapporte ce jeudi le Daily Mail.

Pour Dominique Barthélémy, interrogé par Le Point, la carlingue de l'avion aurait bien pu aboutir dans cette zone: «La circulation générale des courants [dans l'hémisphère sud, NDLR], qui varie assez peu entre l'été et l'hiver, tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Près de l'équateur, le courant sud-équatorial va d'est en ouest, puis se sépare en courant des Aiguilles, assez violent, entre Madagascar et l'Afrique. La deuxième partie, le courant du Mozambique, touche les côtes de La Réunion.»

Des doutes persistent


Mais pour Gérard Fletzer, expert aéronautique et ancien pilote de ligne, il faut rester prudent: «D'autres crashs ont eu lieu ans le secteur. L'un était un Airbus A310 de Yemenia Airlines en 2009, abîmé au large des Comores ; l'autre un bi-moteur Piper Aztec, diparu en 2006 au large de Pierrefonds et jamais retrouvé». De même, une référence ne semble pas cooroborée la thèse du MH370, sur le débris apparrait le code «BB670». Pour Xavier Tytelman, «Ce code ne correspond ni à l'immatriculation d'un avion, ni au numéro de série d'un appareil. Par contre, si ce flaperon appartient bien au MH370, alors il est clair que cette référence permettra de l'identifier rapidement. Dans quelques jours, nous aurons une réponse définitive», ajoute-t-il.

Une enquête relancée

Saisi ce jeudi par la Préfecture de La Réunion, le Bureau Enquête et Analyse est chargé de coordonner l'enquête entre les autorités malaisiennes, australiennes et la gendarmerie des transports aériens (GTA). Dès ce jeudi matin, une réunion s'est tenue au BEA pour lancer l'enquête concernant le débris échoué. Le ministre malaisien des Transports, Dato Sri Liow Tiong a lui annoncé avoir envoyé «une équipe pour enquêter» sur place, espérant établir une identification de l'avion le plus rapidement possible. L'Australie, qui coordonne les recherches internationales dans l'océan Indien s'est également greffée à l'enquête. Sur place, en fin de matinée, des vedettes envoyées par la GTA cherchaient en mer d'autres débris.

Remonter l'historique du courant pour trouver le lieu du crash

Dès le début de ce jeudi après-midi, le premier ministre malaisien Najib Rajak a annoncé que les débris d'avion seront envoyés à Toulouse, au centre DGA Techniques Aéronautiques (DGATA), centre d'expertise et d'essais au sol de systèmes et équipements aéronautiques, qui dépend de la Direction technique de la Direction générale de l'Armement du ministère de la défense français. Par ailleurs, une équipe malaisienne -dont des représentants des ministères des Transports, du département de l'aviation civile et de Malaysia Airlines- est en route vers la Ville Rose, et une seconde vers La Réunion.

Pour Gérard Feldzer, l'identification est essentielle. «S'il s'agit bien du MH370, ce flaperon pourra nous guider jusqu'au lieu du crash», explique le consultant aéronautique. «Il faudra faire des modélisations de trajectoires et remonter l'historique des courants pour relocaliser le lieu du crash de l'avion» précise l'expert.

Actuellement, seuls 50.000 des 120.000 km2 de la zone de recherche ont été quadrillés par les recherches.

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LibéRation de Philo - L'été meurtier pour les animaux

LibéRation de Philo - L'été meurtier pour les animaux | Think outside the Box | Scoop.it

par Corine PELLUCHON


Une clameur immense

Alors que nous sommes nombreux à profiter de l’été, parce que nous sommes en vacances ou que notre activité professionnelle nous laisse plus de loisir que d’ordinaire, des cris d’horreur parviennent à nos oreilles.

C’est une clameur immense, insupportable.

Elle vient de ces centaines de dauphins qui ont été massacrés ces dernières semaines dans les îles Féroé, au nom d’une tradition danoise qui justifie que des hommes se lèvent à 4 h 00 du matin pour s’acharner contre des dauphins, tuant les adultes devant leurs petits et invitant les enfants à se jucher sur les cadavres des bêtes et à se repaître du spectacle de cette marée de sang.

 

Elle vient de cette foule en délire qui applaudit en voyant un taureau supplicié dans les arènes de Béziers et de toutes les villes où la corrida est encore autorisée par la loi.

Elle prend aujourd’hui le visage - oui, je dis bien le visage - de ce lion magnifique, Cecil, qui a été attiré loin de la réserve du Zimbabwe où il vivait pour être froidement abattu par des braconniers qu’un riche dentiste américain, Walter James Palmer, a «achetés» pour 50.000 euros.

 

Le mal qui est en nous s’exprime sans détours dans notre rapport aux bêtes

Que personne ne dise qu’à se soucier des animaux, on oublie les hommes, les terribles souffrances que des milliards d’entre eux endurent, parce qu’il y a la guerre, qu’ils sont exploités comme des forçats ou qu’ils meurent de faim ! Car cette clameur immense qui vient de nos compagnons qui n’ont ni ordinateur ni tribunal pour nous accuser parle aussi des hommes, du mal qu’ils sont capables de commettre.

Le mal qui est en nous, ce penchant à dominer autrui, à exercer sur lui sa puissance pour le dompter et l’anéantir, pour que sa volonté soit réduite à la simple obéissance, pour qu’il ne soit plus rien qu’un jouet dans nos mains, s’exprime sans détours dans la manière dont nous agissons avec les bêtes.

Quand un être, humain ou non humain, n’est pas protégé par la loi, et que règle l’impunité, alors il court tous les risques, car le monstre qui est en nous peut surgir pour l’exterminer. Je ne dis pas que tout le monde deviendrait un tortionnaire si la guerre éclatait, qu’il violerait, arracherait les bébés du ventre de leur mère, comme cela arriva maintes fois dans l’histoire, y compris la plus récente, et comme cela a été narré par de nombreux auteurs, que l’on pense à la trilogie rwandaise de Jean Hatzfeld ou aux analyses de Patrick Clervoy dans L’effet Lucifer: Du décrochage du sens moral à l’épidémie du mal. Je dis qu’il faut regarder en face la réalité du mal et réfléchir aux conditions ( et pas seulement aux circonstances) qui font qu’il «prend» sur un individu. Qu’est-ce qui fait qu’un être, autrefois loyal et droit, est vaincu par le mal, qu’il l’exerce ou qu’il en soit le complice et l’observe comme un voyeur? Je dis aussi que ce mal est déjà victorieux quand on tolère le martyre des bêtes. Pire, il est à notre porte, prêt à franchir toutes les barrières installées par la morale et le droit, quand on l’encourage, comme c’est le cas avec certaines traditions (corrida, grind, etc.).

La dénonciation de la violence est indispensable, mais il faut prendre garde à ne pas installer une sorte de concurrence entre les victimes de la domination (les femmes, les enfants, les pauvres, celles et ceux qui subissent le racisme ou toute autre forme de discrimination, les animaux). Car toutes les violences sont liées; elles s’enracinent dans le même penchant au mal.

  

 

La tâche de l’éthique

La question qui se pose à chacun de nous, quelle que soit sa responsabilité, est de savoir quels sont les contrepoids permettant de lutter contre le mal. De quels ressorts disposons-nous dans la culture pour planter au cœur du sujet, comme un arbre de vie, la compassion ? Comment décloisonner le moi pour qu’il intègre en son sein la vie des autres, qu’il sente qu’il n’est pas une substance, un atome ou un empire dans un empire, mais un rapport : rapport à soi et à autrui, rapport aux autres, humains et non humains, aux êtres passés, présents et futurs qui débordent en amont et en aval sa propre vie, rapport à la nature ?

Il me semble que l’on a là l’une des tâches principales de l’éthique, d’une éthique qui soit aussi une transformation de soi. Les connaissances, y compris la connaissance de soi, ne produisent aucune transfiguration du sujet. La raison seule est impuissante à changer le cours du monde; elle n’incite pas les individus à modifier leurs styles de vie et leur comportement. Pourtant, la raison, qui ne demande pas l’adhésion à une croyance, est notre alliée dans ce travail visant à élaborer une nouvelle éthique aidant l’homme contemporain, qui est armé jusqu’aux dents, à s’abstenir du mal et à transmettre à ses descendants un monde habitable.

La tâche est rude, mais elle est nécessaire. Assurément, nul n’y peut parvenir seul, mais nous avons là un objectif, comme un programme, parce que, pour certains d’entre nous, l’époque est si dangereuse que nous n’avons pas d’autre choix que de répéter ce mot de Kant : «tu dois, donc tu peux.»

  


Le soutien du pape François

Il est toutefois une lueur d’espoir dans cette vallée de larmes. Le soutien du pape François qui, dans son Encyclique, ne borne pas l’éthique aux relations des hommes entre eux, mais y intègre les animaux et la nature. Un jour viendra, l’expression de valeur intrinsèque, qu’il emploie à propos des animaux, et qui signifie que leur vie n’est pas relative au seul usage ni même au point de vue de l’homme, sera entendue de tous. Ce sera le moment d’en tirer toutes les conséquences sur le plan pratique, que l’habile pape François ne mentionne pas.

Quant à nous, citoyens laïcs, et qui votons, nous serons nombreux, je l’espère, à demander que la question animale prenne la place qui lui revient dans les débats politiques et que, dans les programmes opposant les futurs candidats à la Présidence de la République, il y ait de courageuses propositions en faveur de l’amélioration de la condition animale, sans laquelle il est vain d’espérer le moindre progrès vers plus de paix et de justice.

Mais déjà «la clameur qui vient de la Terre, notre maisonnée commune»,comme dit le pape François, et celle qui vient des animaux, ainsi que le fait d’«oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde » et son exhortation à «faire pression» sont un encouragement précieux. Car, notre âme, «comme un cerf altéré recherche l’eau vive» ( Psaume 41), a soif d’une justice qui ne méprise aucune victime et, même en plein été, nous ne dormons pas.

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