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L'Etat islamique appelle au meurtre de Français et d'Américains

L'Etat islamique appelle au meurtre de Français et d'Américains | Think outside the Box | Scoop.it

Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) ont lancé lundi 22 septembre un appel à leurs partisans à tuer des citoyens, notamment Américains et Français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour les combattre en Irak et en Syrie.

Dans un message diffusé en plusieurs langues, sous forme audio et écrite, le porte-parole de l'EI Abou Mohammed al-Adnani déclare :

« Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'Etat islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière. »

Les Etats-Unis et la France sont les deux seuls pays qui ont jusqu'à présent mené des frappes aériennes en Irak sur des positions de l'EI, un groupe qui a proclamé en juillet un « califat » à cheval sur la Syrie et l'Irak, dont ils contrôlent de larges secteurs.


Dans un second communiqué diffusé sur Internet, le même porte-parole a menacé l'Egypte, s'adressant aux militants islamistes du Sinaï :

« Placez des explosifs sur les routes. Attaquez leurs bases, faites irruption à leurs domiciles. Tranchez-leur la tête. Qu'ils ne se sentent nulle part en sécurité. »

 

L'EI donne ainsi corps aux craintes exprimées par Le Caire sur une possible connexion entre ces groupes armés. Recevant il y a huit jours le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, avait ainsi estimé que la coalition que Washington s'efforce de mettre sur pied ne devait pas seulement cibler l'EI mais s'en prendre également à d'autres groupes armés.



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L'Etat Islamique appelle à tuer des civils - Le Courrier de L'Actu

L'Etat Islamique appelle à tuer des civils  - Le Courrier de L'Actu | Think outside the Box | Scoop.it

L'Etat islamique a appelé lundi ses partisans à riposter aux attaques aériennes lancées par la France et les Etats-Unis dans le nord de l'Irak en s'en prenant à leurs ressortissants.

"La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu'il soit Français, Américain ou d'un de leurs pays alliés", déclare le porte-parole du groupe, Abou Mohamed al Adnani, dans un message audio diffusé lundi et repéré par le groupe de surveillance SITE.

"Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munition, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le", poursuit-il.

La France a mené vendredi ses premières frappes contre des cibles de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak. L'aviation américaine est entrée en action contre les djihadistes au début du mois d'août.

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Et si Sarkozy n’avait pas le droit de présider l’UMP ? - politique

Et si Sarkozy n’avait pas le droit de présider l’UMP ? - politique | Think outside the Box | Scoop.it

En tant que membre de droit du Conseil constitutionnel, l’ancien président est interdit d'occuper un poste de "responsabilité ou de direction" au sein d'un parti politique.

L’INFO. Déjà un caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy. Alors que la droite sa gargarise du retour de l’ancien président comme candidat déclaré à la présidence de l’UMP, un point de droit vient ternir ce come-back. En tant qu’&ancien président de la république, Nicolas Sarkozy est membre de droit du Conseil constitutionnel. Et l'article 2 du décret du 13 novembre 1959 relatif aux obligations du Conseil constitutionnel interdit à ses membres ‘d'occuper au sein d'un parti ou groupement politique tout poste de responsabilité ou de direction’", a relevé le Parti de gauche (PG) dans un communiqué. Ce que confirme le texte ci-dessous :


Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel", mais… Quand le Conseil constitutionnel a rejeté ses comptes de campagne en juillet 2012, Nicolas Sarkozy avait annoncé son intention de démissionner de son poste : "devant la gravité de la situation et les conséquences qui en résultent pour l'opposition et pour la démocratie, Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement du Conseil constitutionnel afin de retrouver sa liberté de parole", indiquait l'ancien chef de l'Etat dans un communiqué

Un problème de droit insoluble ? Sauf qu’en tant que membre de droit, il est dans l’impossibilité de démissionner, ce que critique le parti de Jean-Luc Mélenchon : "Certes, Nicolas Sarkozy a décidé de ne plus y siéger, mais il peut à tout moment revenir sur sa décision. Tout comme il vient de revenir sur sa parole de se retirer de la vie politique en cas de défaite en 2012", fait valoir le PG, qui estime ensuite que si Nicolas Sarkozy devenait président de l'UMP dans quelques semaines, ce qui ne fait guère de doute, "se présenterait le cas de figure inédit à ce jour d'un chef de parti siégeant dans l'organisme du contrôle de constitutionnalité des lois. Et ce, en violation du droit, mais sans qu'aucune disposition ne permette pourtant de le démettre de son statut de membre de droit".

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U2 fait perdre 100 M$ à Apple

U2 fait perdre 100 M$ à Apple | Think outside the Box | Scoop.it

La joie aura été de courte durée... Photo: Bloomberg

 

Apple voulait frapper un grand coup lors de sa dernière présentation de nouveautés, en offrant gratuitement le nouvel album de U2 à ses abonnés à iTunes. Mais voilà, tout le monde n'est pas fan du groupe de rock irlandais, et Apple l'a appris à ses dépens : face au déluge de commentaires furieux sur les médias sociaux de la part d'utilisateurs qui n'apprécient pas de se faire imposer un album – aussi gratuit soit-il –, la firme de Cupertino a dû faire machine arrière.


Le 8 septembre, Tim Cook, le PDG d'Apple, n'a pas seulement présenté l'iPhone 6 et la toute première Apple Watch. Il a également annoncé ce qu'il pensait être un magnifique cadeau à tous ceux qui aiment la musique et utilisent pour cela iTunes : l'intégralité de Songs of Innocence du groupe de Bono. Ce qui n'était pas prévu, c'était la réaction massive des mêmes utilisateurs, mécontents de se voir offrir un album d'un groupe qui ne les intéresse pas, voire qu'ils ne connaissent pas (il suffit de consulter nombre de tweets à ce sujet pour s'en rendre compte). Et un vent de colère s'est mis à souffler sur les médias sociaux, à coups de «Apple punit ses clients avec un album obligatoire de U2» et autres «Apple, je ne veux pas du nouvel album de U2, retirez-le de mon iTunes».


Du coup, la direction d'Apple n'a pu faire autrement que de mettre en ligne aujourd'hui-même la procédure à suivre pour effacer l'album de son iTunes. Une procédure qui est relativement fastidieuse, puisqu'il faut, entre autres, se rendre sur une page spécifique, y entrer son mot de passe et confirmer sa décision.


Coût de l'opération pour Apple? Au moins 100 millions de dollars. En effet, le New York Times a indiqué il y a quelques jours que la campagne de marketing associée au lancement gratuit de l'album de U2 sur iTunes avoisinait ce montant-là, selon plusieurs sources proches du dossier. Cette campagne comprenait notamment la diffusion d'un message télévisé à l'échelle de la planète. À noter que cette somme ne tenait pas compte d'autres frais, à savoir ce qui a été versé au groupe et à la maison de disque Universal pour bénéficier de l'exclusivité à la sortie de Songs of Innocence.

Apple doit faire machine arrière avec son offre gratuite du dernier album de U2.

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Marc Fiorentino, ancien trader : "les banques risquent de s'effondrer" - leJDD.fr

Marc Fiorentino, ancien trader : "les banques risquent de s'effondrer" - leJDD.fr | Think outside the Box | Scoop.it
INTERVIEW - 

Pourquoi ce livre Faites sauter la banque!?
Le système bancaire se trouve à une période charnière. Les banques sont sorties renforcées de la crise de 2008 parce qu'on a serré les coudes autour d'elles, mais aujourd'hui, elles sont en danger. Elles risquent de s'effondrer comme les majors de la musique face au téléchargement illégal. Pour elles, le péril technologique s'appelle Apple Pay. La force d'entraînement d'un Apple Pay pour drainer le paiement sans contact va être tel qu'elle risque de les emporter. C'est le cheval de Troie qui va les faire exploser.

Vous donniez déjà des conseils aux épargnants dans Sauvez votre argent! En quoi ce livre s'en démarque-t-il?
Je suis parti du postulat qu'en France les banques se foutent du monde et que les gens continuent à en avoir peur. Mon message est un appel à la révolte contre les banques et contre eux-mêmes. Je leur dis : arrêtez de vous faire presser le citron! Je ne suis pas dans une posture idéologique. Je raisonne en consommateur. Je démontre seulement par des exemples simples qu'ils peuvent faire des économies de 200 à plusieurs milliers d'euros en disant stop.

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Collectif Transition Citoyenne - Moi Citoyen

Collectif Transition Citoyenne - Moi Citoyen | Think outside the Box | Scoop.it

Présentation du Collectif

Le Collectif pour une Transition Citoyenne regroupe 16 mouvements œuvrant, chacun dans leur domaine, à la transformation vers une société écologique, sociale et humaine.

 

A travers une déclaration commune en mai 2013, les fondateurs de ce Collectif se sont engagés à coopérer afin d’amplifier le mouvement de la transition. Ouvert aux partenariats avec d’autres organisations et réseaux, ce Collectif se propose notamment d’être une « caisse de résonance » pour les myriades d’initiatives citoyennes existantes et à venir.

 

 

En effet, des centaines de milliers de personnes réinventent leurs façons de produire, d’échanger, d’habiter, de se nourrir, de se déplacer, d’éduquer leurs enfants… Elles construisent des alternatives au modèle actuel,  avec confiance, dans un monde qui craque de toutes parts. Comment les citoyennes et citoyens en transition s’impliquent concrètement : par exemple dans les organisations membres du Collectif.

 

De plus en plus conscients de leurs responsabilités de consommateurs, ils choisissent par exemple de faire leurs courses dans un magasin Biocoop, ou d’adhérer à une AMAP pour tisser des liens directs avec un agriculteur, ou à un jardin de Cocagne qui inclut l’agriculture biologique dans un projet d’insertion de personnes en difficulté. Ils peuvent également devenir actionnaires de Terre de Liens pour arracher des terres à la spéculation foncière et créer ainsi de nouvelles fermes biologiques.

Ils peuvent consommer des énergies renouvelables en s’abonnant à Enercoop et devenir actionnaires d’Energie Partagée pour produire ces nouvelles énergies.

Ils peuvent devenir sociétaires de la Nef, de la Coopérative de finance éthique pour créer une véritable banque éthique et solidaire.

Ils peuvent contribuer à la solidarité internationale en fréquentant les magasins Artisans du Monde.

Ils militent dans des associations de pédagogie et de débat public, fondamentales pour l’avenir de nos sociétés et de notre planète : Attac, Amis de la Terre, Bio-Consom’acteurs…

Ils sont soutenus par des réseaux et organisations qui dynamisent ce vaste mouvement, comme Colibris, Villes et Territoires en Transition, Plan ESSE…

 

 

Qu’importe l’incertitude de l’avenir : ils posent les germes d’un monde possible et développent leurs facultés de résilience face aux crises qui nous menacent (autrement dit, ils diminuent leur vulnérabilité), en tant qu’individus mais surtout au sein d’un quartier, d’une petite ville, d’un secteur rural.

 

Reliés à cet échelon local grâce à leurs implications dans un ou plusieurs groupes contribuant à cette transition, ils ont incité leurs organisations nationales à créer un collectif pour une transition citoyenne afin de donner la puissance nécessaire à ce profond changement de société.

 

A l’image des colibris, ils alimentent par leurs gouttes d’eau ce qui est en train de devenir une immense vague de fond. Avec humilité, ils invitent toutes les personnes volontaires à contribuer à l’invention et à la construction du monde de demain.

 

 

Extraits de la Déclaration commune du Collectif pour une transition citoyenne :

« Nous, organisations qui œuvrons, chacune dans notre domaine, à cette transition écologique, sociale et humaine, croyons qu’il est temps d’amplifier ce mouvement et de lui donner la puissance nécessaire à un profond changement de société »

« N’attendons pas le changement. Prenons notre avenir en main, maintenant. Ces initiatives pionnières ont fait leurs preuves. Si nous le voulons, elles pourront construire, en quelques décennies, une société radicalement nouvelle, partout sur la planète. »

Jacques Le Bris's insight:


suivre @MoiCitoyen_ctc


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UC Berkeley researcher creates controllable flying insects using TI technology

UC Berkeley researcher creates controllable flying insects using TI technology | Think outside the Box | Scoop.it


The words used to describe insects almost always have a negative connotation: Pests. Nuisances. Gross. But to Michel Maharbiz, associate professor at the University of California, Berkeley, he uses another, very positive word: Beautiful.

“Think about a house fly,” said Michel. “It will fly around a better part of a day without tiring, and it is maybe just a few millimeters in size. The reason is there are a lot of beautiful systems in a house fly that we could learn from to optimize our own systems when building things like flying robots.”

Michel spends his days on the UC Berkeley campus trying to learn from, and work with, these “beautiful systems” in the hopes to take the best of what insects have to offer and apply that knowledge to building the tiniest of flying objects. To do that, he literally sticks TI technology to the back of insects. His research started in 2006 to answer the simple question: If you mount a microcontroller (MCU), batteries and a radio onto an insect, can you control its flight?

The research is no doubt fascinating, but many are left to the question of why – why strap electronics on the back of insects? Michel said we have become very proficient at making autonomous flyers of all shapes and sizes, except in the tiniest of circumstances. And for the first time, technology like the TI MSP430 MCU is small enough and low-power enough to build flyers that can fit in the palm of your hand. The issue is that they are very inefficient. By learning from insects how they fly, we can use this tiny technology more effectively while using less power. Michel said his research also makes all of us come face-to-face with the idea that cyborgs (part machine, part living organism) are quickly becoming a reality – no longer the stuff of science fiction. 

“Increasingly, we have to grapple with the understanding that the technology we develop is getting so small and low-power that the ability to put it into organisms is very high. It is something people have to think about and our research touches that nerve. We say, ‘Look, you have to start thinking about this because you can do it,’” said Michel.

He started with beetles, attaching an MSP430 MCU, a cochlear implant battery and silver wires about one-sixth the width of a human hair, which were inserted into the brain of the beetle and the power muscles beetles use for flight.

“Most of the beetles lived just as long with or without the device,” said Michel. “We were firing certain groups of neurons that turn on or off flight or control the speed of the beetle, or stimulate their muscles to turn left or right. Amazingly, we could bias the insect’s flight and even more amazingly we could turn the flight on and off in a very effective way.”

During the first part of his research, Michel experimented with a variety of chips, but went with the MSP430 for its low-power, size and ease of use.

“The MSP430 microcontroller ecosystem is unmatched for its ease-of-use and simple architecture,” said Ryan Hoium, worldwide marketing manager for MSP430 MCUs. “University programs have always been particularly successful with using the MSP430 MCU family because it provides an ultra-low-power development experience with low-cost tools, a wide array of resources and support, and provides an easy ramp to production.”

At first, the MSP430s were programmed with a pre-planned flight path. Next, Michel used TI CC2430s (the current generation is the CC2530) to communicate remotely with the MCU on the beetle’s back.  

But Michel didn’t stop there. When he would stimulate the muscles on the beetle to fly a certain direction, the internal control system of the insect would recognize those signals as an error and try to correct it. As a result, there was a bit of delay then the muscles would fight the MCU’s commands. So Michel and his team tried to find a way to trick the insect into thinking it actually wanted to travel in a certain direction or speed. Insects use the world moving around them, just like us, to make decisions with movement, but they are also very sensitive to differences in light coming from different directions. For this part of his research, Michel built a small device using an MSP430 that sits on the back of a grasshopper and weighs just 200 milligrams. Using infrared (IR) signals similar to the technology in your TV remote control, Michel could now send messages to the MCU to fully control the beetle’s in-flight movement in real-time.

“It has little headgear that goes right in front of the insect with the smallest size surface mount LEDs on the market. What we do is trick the insect with giving it these light response changes,” said Michel. “You can get really interesting behaviors by giving it false information like light off of an LED.”

Michel challenges all of us to appreciate the insects that fly around us, not just for their beauty, but for the potential knowledge we can all glean from them.

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Ebola patients buying survivors' blood

Ebola patients buying survivors' blood | Think outside the Box | Scoop.it

As hospitals in nations hardest hit by Ebola struggle to keep up, desperate patients are turning to the black market to buy blood from survivors of the virus, the World Health Organization warned.

The deadliest Ebola outbreak in history has killed at least 2,400 people in Guinea, Liberia and Sierra Leone -- the countries most affected by the virus.

Thousands more are infected and new cases have emerged in Nigeria and Senegal.

Blood from survivors, referred to as convalescent serum, is said to have antibodies that can fight the deadly virus. Though unproven, it has provided some promise in fighting a disease with no approved drug to treat it.

"Studies suggest blood transfusions from survivors might prevent or treat Ebola virus infection in others, but the results of the studies are still difficult to interpret," the WHO said.

"It is not known whether antibodies in the plasma of survivors are sufficient to treat or prevent the disease. More research is needed."

Convalescent serum has been used to treat patients, including American aid worker Rick Sacra, who is hospitalized in Omaha, Nebraska. He got blood from Kent Brantly, a fellow American who survived Ebola. Both got infected when they were helping patients in Liberia.

Illicit trade

But unlike their situation, patients in affected nations are getting blood through improper channels. The illicit trade can lead to the spread of other infections, including HIV and other blood-related ailments.

"We need to work very closely with the affected countries to stem out black market trading of convalescent serum for two reasons," Margaret Chan, WHO's director-general, said this week.

"Because it is in the interest of individuals not to just get convalescent serum without ... going through the proper standard and the proper testing because it is important that there may be other infectious vectors that we need to look at."

'Sitting, waiting to die'

Heath experts have declared the disease a global emergency and criticized the international community for a lax response.

President Barack Obama on Tuesday announced the United States will send troops, material to build field hospitals, additional health care workers and community care kits to affected nations. The United States will also create a facility to help train thousands of health care workers to identify and care for Ebola patients.

"Men and women and children are just sitting, waiting to die right now," Obama said.

Hospitals in affected nations are overwhelmed, and the WHO has described it as a "dire emergency with ... unprecedented dimensions" of human suffering.

"If the outbreak is not stopped now, we could be looking at hundreds of thousands of people infected with profound political and economic and security implications for all of us," Obama said.

Could the virus mutate?

There is also a concern that the virus could mutate into an even more dangerous form.

Ebola currently transmits only though contact with bodily fluids; a mutation that allows the virus to spread through the air would pose a catastrophic threat to people worldwide, experts say.

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Will the Ebola virus go airborne?

Experts say the possibility remains remote.



 

Could Ebola go airborne? That’s the fear set off last week by a New York Times op-ed entitled “What We’re Afraid to Say about Ebola” from Michael Osterholm, director of the Center for Infectious Disease Research and Policy at the University of Minnesota. Although clinicians readily agree that the Ebola virus leaps from one person to the next via close contact with blood and other bodily fluids, Osterholm warned that the risk of airborne transmission is “real” and “until we consider it, the world will not be prepared to do what is necessary to end the epidemic.”


    But interviews with several infectious diseases experts reveal that whereas such a mutation — or more likely series of mutations — might physically be possible, it’s highly unlikely. In fact, there’s almost no historical precedent for any virus to change its basic mode of transmission so radically. “We have so many problems with Ebola, let’s not make another one that, of course, is theoretically possible but is pretty way down on the list of likely issues," says infectious diseases expert William Schaffner of Vanderbilt University.

    "Everything that is happening now can easily be comprehensively explained by person-to-person spread via body contact. We don’t have to invoke anything else.”

    Here is what it would take for it to become a real airborne risk: First off, a substantial amount of Ebola virus would need to start replicating in cells that reside in the throat, the bronchial tubes and possibly in the lungs. Second, the airborne method would have to be so much more efficient than the current extremely efficient means of transmission that it would overcome any genetic costs to the virus stemming from the mutation itself

    Currently, Ebola typically gains entry into the body through breaks in the skin, the watery fluid around the eye or the moist tissues of the nose or mouth. Then it infects various cells of the immune system, which it tricks into making more copies of itself. The end result: a massive attack on the blood vessels, not the respiratory system.

    Even viruses that are well adapted to attacking the respiratory system often have a hard time getting transmitted through the airways. Consider the experience so far with avian flu, which is easily transmitted through the air in birds but hasn’t yet mutated to become easily spreadable in that fashion among people.

    What's the hold-up? “The difficulty is that those [flu] viruses don’t have the protein attachments that can actually attach to cells in the upper airway. They have to develop attachments to do that,” Schaffner says. So even if a virus were exhaled, it would need to lodge onto something in another person’s cells that are already prepared for it in the upper airway. “Since the virus doesn’t have attachment factors that can work in the upper airway, it’s very rare for it to go human to human, and then it almost always stops and doesn’t get to a third person,” Schaffner notes. Similarly for Ebola, the virus would have to develop attachments that would allow it to easily attach receptors in the upper respiratory pathway — something that neither it (nor any of its viral cousins) has been known to do in the wild.

    And yet Ebola already spreads very easily without such mutations. The delicate lock-and-key protein–virus fit required for the virus to successfully latch onto and replicate in the airway has not developed because there is no evolutionary pressure for it to do so; it simply would not be an efficient option. Epidemiologists can take some comfort in that.

    As the virus continues to circulate through west Africa, it may like any other pathogen continue to acquire genetic mutations. So far, however, there is no indication that Ebola is mutating in a way that could allow it to make the leap from becoming transmissible via contact with body fluids (as it is now) to become a germ that could be transmitted by breathing the same air, according to WHO. With Ebola, "I don't think we have the information at this time to know what the real risk is but it is probably not zero,” says Ebola expert Thomas Geisbert, a virologist at The University of Texas Medical Branch at Galveston.

    The incident that put the specter of airborne Ebola on the map was chronicled in the book The Hot Zone, wherein, in 1989, the virus was apparently spread via the air from monkey to monkey (although it did not make the leap to humans working in the lab). But experts have subsequently wondered if that lone circumstance of primate-to-primate air transmission was fueled by the lab setting and man-made systems. As Osterholm notes in his piece, in 2012 researchers found that a strain of Ebola was spread from pigs to nonhuman primates via the air in a different lab setting. The virus, however, did not then spread from monkey-to-monkey in those circumstances.

    Questions remain about the current strain of Ebola thriving in west Africa. Apart from the environmental, economic and social circumstances that have fueled its spread, does the virus itself have special characteristics that set it apart? Is it, for example, growing faster or at higher viral concentrations than previous strains? But the jury is still out on this and other questions. Right now we have few answers about this Ebola strain, yet we do know that a massive injection of finances and personnel will be needed to contain it in the months ahead. As of Friday it had claimed more than 2,400 lives.

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    La France proche d'un taux d'endettement de 100% en 2015

    La France proche d'un taux d'endettement de 100% en 2015 | Think outside the Box | Scoop.it

    D'après le projet de loi de finances préparé par le gouvernement, la France pourrait enregistrer un taux d'endettement de 98% en 2015. L'État continue toutefois d'emprunter à des taux historiquement bas.

     

    Le seuil des 100% à portée de main ? Selon Les Échos, le projets de loi de Finances pour 2015 devrait inscrire une dette publique proche de 98% du PIB en 2015, avant de refluer très légèrement les deux années suivantes.

    Le gouvernement adapte ainsi ses hypothèses de travail aux nouvelles donnes délivrées la semaine dernière. La semaine dernière, Michel Sapin, ministre des Finances, avait revu à la baisse les perspectives de croissance et d'inflation et revu à la hausse les objectifs de déficits publiques.

           Lire La dette publique française proche des 2.000 milliards d'euros

    Des taux d'emprunts toujours aussi bas

    Les marchés restent toutefois confiants et l'État emprunte toujours à des taux historiquement bas. "L'État s'endette même à des taux négatifs sur des échéances de court terme, comme cela a encore été le cas lundi dernier lors d'une levée de près de 8 milliards d'euros", écrit le quotidien économique.

    En début d'année, la Commission européenne avait, de son côté, prévenu que sept pays de la zone euro dépasserait le seuil des 100% du ratio dette publique/PIB. La semaine dernière, l'Espagne avait annoncé que sa dette publique avait atteint 98,9% de son PIB au deuxième trimestre.

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    Le chantier du barrage de Sivens monopolise les acteurs du Département du Tarn

    Le chantier du barrage de Sivens monopolise les acteurs du Département du Tarn | Think outside the Box | Scoop.it

    Thierry Carcenac, président du Conseil général du Tarn.

     

    Initialement prévue pour faire « un tour d'horizon de l'actualité et des projets à venir », la conférence de presse de rentrée du président du Conseil général du Tarn a pris une allure singulière. Thierry Carcenac a choisi de réagir sur le chantier du barrage de Sivens. Le dossier occulte tous les autres dans le Tarn.

     

    En présence d’autres élus, maires ou conseillers généraux de l’Ouest tarnais, dont Michèle Rieux, conseillère générale de Gaillac, Georges Paulin, conseiller général, Paul Salvador, conseiller général de Castelnau de Montmiral, Maryline Lherme, conseillère générale et maire de Lisle sur Tarn, Patrice Gausseran, maire de Gaillac… Et de deux citoyens s’ opposant au projet, Thierry Carcenac a examiné les données du dossier et montré des photographies du pont et de la route endommagés et des véhicules du Conseil général taggés sur le site.
    Le même jour, Ségolène Royal nommait une mission d’expertise pour « favoriser le dialogue et vérifier les garanties d’une gestion durable de la ressource en eau ».

    Le président du Conseil général a ainsi mis en avant que : « le projet de barrage sur le Tescou à Sivens (1.500.000 m3) a été mis au point dans le cadre du Schéma directeur d’aménagement des eaux (Sdag), en application du plan de gestion des étiages, avec l’objectif de soutenir l’étiage de la rivière et de répondre aux besoins d’irrigation, sans augmentation de cette dernière. L’étude Garonne 2050 prévoyant un manque d’eau sur le bassin du Tarn de plus de 30 millions de m3, le conseil général se préoccupe de la qualité de l’eau, de l’environnement et des paysages. Toutes les procédures légales ont été respectées et même en dernier recours le Conseil d’Etat a rejeté le référé-suspension déposé en début d’année par les opposants au projet ».

    Pour une utilisation raisonnée de l’eau

    Thierry Carcenac a ensuite tenté de balayer les idées reçues et les préjugés souvent avancés au sujet de cette retenue et de son coût pour le contribuable : « Le coût du chantier pour le département est de 800.000 euros. Alors qu’un simple rond-point coûte 600.000 euros. 400 personnes étaient présentes pour débattre en 2012 et approuver l’utilité publique du projet que le Coderce a jugé recevable en 2013. La commission a, ensuite, présenté des mesures compensatoires de protection des espèces », explique-t-il. « Le Tarn est précurseur en matière de développement de la politique zone humide avec 1.600 sites répertoriés sur 4.000 ha, 70 zones humides restaurées ou entretenues. Nous oeuvrons pour une gestion de l’eau plus efficiente face au changement climatique* ».

    Il poursuit : « Le barrage-réservoir est destiné à soutenir l’étiage du Tescou, petit affluent du Tarn, et à sécuriser l’approvisionnement en eau des fermes voisines. 82 agriculteurs pourront en bénéficier (41 dans le Tarn, 39 en Tarn-et-Garonne et deux en Haute-Garonne. Il ne s’agit pas d’agriculture intensive mais de polycultures, d’élevage, de maraîchage et autres activités agroalimentaires familiales. Et non de maïsiculture. La forêt de Sivens s’étale sur 700 ha. L’emprise du plan d’eau est de 34 ha. La zone humide boisée du Testet est de 13,4 ha et la surface déboisée de 23 ha ».

    Et cependant, dès le lendemain, une cinquantaine d’ « anti-barrage » ont investi le Conseil général, alors que son président était à Paris pour y rencontrer la ministre de l’écologie.

    Rebondissement de dernière minute. Ce lundi 15 septembre, Thierry Carcenac a reçu une délégation d’élus d’Europe Ecologie Les Verts a qui il aurait annoncé « des incertitudes sur l’obtention à brève échéance des fonds européens prévus pour financer le barrage, soit plus de 20 % des quelques huit millions d’euros du coût total de la retenue ». Ce qui impliquerait un redimensionnement du projet.
    A.-M. B

    Jacques Le Bris's insight:



    * Extraits du rapport d’étude « Garonne 2050 » réalisé par l’Agence de l’Eau Adour Garonne en 2012 :

     
    « …Ces recherches, menées notamment par les chercheurs de Météo France, montrent pour le Sud-Ouest de la France, à l’échéance 2050, une augmentation de la température moyenne annuelle comprise entre 0,5°C et 3,5°C. Cette tendance sera plus marquée en été, avec plus de périodes de canicule et de sécheresse. Par voie de conséquence, l’évapotranspiration annuelle sera en nette augmentation. Dans le domaine de l’hydrologie, cela signifie moins de pluie efficace, donc moins d’écoulement et d’infiltration. De fortes incertitudes demeurent sur le niveau et la dynamique des précipitations. On peut s’attendre néanmoins à une diminution des précipitations neigeuses. De ce fait, certains cours d’eau passeraient d’un régime nival à un régime pluvial. Du fait de l’ensemble de ces évolutions climatiques, de fortes modifications sur l’hydrologie sont à prévoir : des baisses annuelles de débit de toutes les grandes rivières du Sud-Ouest, comprises entre 20 et 40 %. La dynamique des écoulements sera également fortement modifiée notamment en période de basses eaux : sans modification des usages, les étiages seront plus précoces, plus sévères et plus longs… »
    "…L’incidence du changement climatique sur l’assèchement des rivières de notre bassin, confirmée par des études et observations récentes et par le dernier rapport du GIECC, sera majeure en termes environnementaux, économiques et sociaux. Une stratégie d’ampleur (en termes d’échelle, de rythme et de combinaison de moyens) est à imaginer pour l’avenir, si l’on souhaite équilibrer besoins et ressources en eau sur ce territoire …".

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    Pour contrer Ebola, Obama prévoit d'envoyer 3 000 militaires en Afrique de l'Ouest

    Pour contrer Ebola, Obama prévoit d'envoyer 3 000 militaires en Afrique de l'Ouest | Think outside the Box | Scoop.it
    Le 2 septembre, Médecins sans frontières, en première ligne contre le virus Ebola dans les grandes capitales comme dans les villages de l'Ouest africain, poussait un cri d'alerte devant les Nations Unies. Devant l'insuffisance de la réponse internationale contre l'épidémie, le docteur Joanne Liu, présidente de l'ONG, avait accusé les Etats d'avoir « rallié une sorte de coalition mondiale de l'inaction », les appelant à mobiliser et envoyer en Afrique de l'Ouest des ressources médicales civiles et militaires.

    En réponse à cet appel, le président américain Barack Obama devrait annoncer mardi 16 septembre l'envoi de quelque 3 000 militaires américains en Afrique de l'Ouest, pour participer à la lutte contre le virus Ebola, a indiqué un haut responsable américain. M. Obama doit présenter son plan d'action lors d'une visite dans la journée au siège des centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), à Atlanta.

    « Pour combattre cette épidémie à la source, nous devons mettre en place une véritable réponse internationale », a indiqué cette même source, selon qui le plan qui sera présenté mardi par M. Obama doit permettre d'« inverser la tendance ». Le virus a tué plus de 2 400 personnes, d'après le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), principalement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

     Lire le reportage : A Monrovia, une « catastrophe naturelle » nommée Ebola

    Les militaires participeront en particulier à la construction de nouveaux centres de traitement dans les zones les plus touchées, et le gouvernement américain aidera également au recrutement et à la formation des personnels chargés de les gérer.

    L'essentiel des efforts américains seront concentrés au Liberia. Un centre de commandement sera installé dans la capitale, Monrovia. Les Etats-Unis souhaitent aussi créer un site permettant la formation de 500 travailleurs sanitaires par semaine dans le pays, peu après la déclaration de l'OMS qui estimait manquer de 1 000 professionnels de santé localement.

    Dans ce cadre, l'Agence américaine pour le développement international (Usaid, pour United States Agency for International Development) distribuera, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef, pour United Nations International Children's Emergency Fund), des kits de protection à destination des 400 000 familles les plus vulnérables du Liberia.

    COMBIEN COÛTE EBOLA ?

    A ce stade, les Etats-Unis ont déjà consacré 100 millions de dollars à la lutte contre le virus. L'Usaid a annoncé son intention de débloquer 75 millions de dollars supplémentaires, en particulier destinés à augmenter le nombre de centres de traitement.

    L'administration Obama a par ailleurs demandé au Congrès le déblocage de 88 millions de dollars supplémentaires. Le vote, dont l'issue favorable semble acquise, devrait avoir lieu cette semaine. Sur cette somme, 30 millions seront consacrés à l'envoi de matériel et d'experts sur le terrain et les 58 millions restants serviront au développement de traitements et de vaccins.

    Lire l'interview du président de la Banque africaine de développement (édition abonnés) : « Nous prévoyons une chute de 2,5 points du PIB pour les pays frappés par Ebola » 

    Il n'existe actuellement aucun médicament ni vaccin homologué contre Ebola. Un vaccin expérimental, efficace sur des singes, fait l'objet d'un essai clinique depuis début septembre aux Etats-Unis. Si les résultats sont probants, il pourrait être prêt avant la fin 2015.

    Devant l'urgence de la situation, le Conseil de sécurité des Nations unies, habituellement chargé de veiller à la paix et à la sécurité internationale, a pris la décision importante de se saisir du dossier Ebola, et tiendra une « réunion d'urgence » jeudi 18 septembre.

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    Des lunettes pour aveugles

    Des lunettes pour aveugles | Think outside the Box | Scoop.it

    Des lunettes pour les aveugles… c’est pourtant ce sur quoi travaillent des chercheurs du Centre de recherche et d‘études de Guadalajara au Mexique. En fait ces lunettes ne rendent pas la vue mais elles donnent un aperçu de l’environnement grâce à un dispositif de navigation qui permet à leur utilisateur d‘éviter les objets qu’ils soient fixes où en mouvement, y compris d’ailleurs des objets translucides. Des lunettes équipées de détecteurs, d’un GPS et qui transmettent par le biais d’une voix artificielle les informations à celui qui les porte.

    Alfonso Rojas Dominguez travaille sur ce projet : “Ce projet que nous appelons Smart guide essaye de développer des lunettes intelligentes pour aider les mal voyants dans leur vie de tous les jours en lisant par exemple des documents, des tickets, les couleurs mais aussi en facilitant leur mobilité, en reconnaissant les obstacles, l’endroit où aller au travers d’un GPS de détecteurs à ultrasons et d’une paire de caméras qui traitent les images.”

    Et voici la démonstration de lecture de billets de banques, mais aussi de couleurs, de cartes et de panneaux en tout genre.
    Les lunettes devraient être disponibles à un prix compris entre 800 et 1200 euros.

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    Journée européenne d'action Stop TAFTA - CETA -TISA le 11 octobre

    Journée européenne d'action Stop TAFTA - CETA -TISA le 11 octobre | Think outside the Box | Scoop.it
    Mobilisations partout en FranceManif’action à ParisRdv 14h30 place de Stalingrad Le tract au format PDF
    Jacques Le Bris's insight:


    https://www.collectifstoptafta.org/IMG/pdf/tract-11octobre.pdf


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    E-création, e-modification et e-dissolution d'une association : zéro papier - Loi1901.com

    E-création, e-modification et e-dissolution d'une association : zéro papier - Loi1901.com | Think outside the Box | Scoop.it

    Le zéro papier est dorénavant la règle pour la gestion administrative d'une association, de sa création à sa dissolution et ce depuis le 22 août 2014. Il est désormais possible d'effectuer toutes ces démarches directement en ligne depuis le compte Association qui est l’espace personnalisé des associations accessible sur le site Service-public.fr.

    Cette totale dématérialisation de la gestion administrative d'une association est une très bonne chose qui devrait, à terme, permettre la suppression du registre spécial.

    Pour les e-modifications, il est possible de déclarer en ligne toutes les modifications concernant :
    - la liste des administrateurs,
    - le titre,
    - l’objet,
    - le siège social,
    - les statuts,
    - les établissements,
    - la situation patrimoniale,
    - la composition d’une union ou d’une fédération,
    - les coordonnées de gestion de l'association et même sa dissolution.

    L’avancement du dossier peut être suivi directement depuis un tableau de bord. Le récépissé électronique parvient directement sur le compte une fois la modification enregistrée par l'administration.

    Attention : Cette démarche en ligne ne s'adresse pas aux associations dont le siège social est domicilié dans les départements de Moselle (57), du Bas-Rhin (67) ou du Haut-Rhin (68), dont la déclaration n'obéit pas à la loi et au décret de 1901 mais au "droit local".

    En savoir plus
    Création de votre compte ASSOCIATION

    Déclaration de création d'une association

    Déclaration de modification ou de dissolution d'une association

    Publication au Journal officiel des associations : plus de papier du tout - Lettrasso du 06-01-2014

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    Cher Monsieur Bismuth

    Cher Monsieur Bismuth | Think outside the Box | Scoop.it
    Il avait promis qu'il arrêtait, mais il revient. Il est comme ça Nicolas (Bismuth) Sarkozy. Il a l'identité double et la mémoire courte. Et il semble penser que les Français ont tout autant une mémoire de poisson rouge. Comme il paraît croire pouvoir les hypnotiser avec son habituel "j'ai changé" ou son "je comprends vos difficultés".

    Cette fois, ça y est ! Vous avez mis un terme d’un coup de talonnette éditoriale au suspens effroyable que vous et vos amis politiques avez soigneusement entretenu sur votre volonté de prendre la tête de l’UMP, premier pas de votre reconquête. De même que l’aigle napoléonien revenant de l’Ile d’Elbe voletait de clocher en clocher, vous avez choisi de revenir du Cap Nègre en voletant de cloches en cloches.

    Comme vous estimez que les Français ont une mémoire de poisson rouge, vous ne m’en voudrez pas de rappeler qu’en mars 2012, à la veille de la fessée électorale qui allait vous être administrée, à la question : « Si vous perdez cette élection présidentielle, est-ce que vous arrêtez la politique ? » Vous aviez répondu droit dans les yeux à votre interlocuteur : « Je vous le dis, oui ».

    Je sais, comme vous le sursoulignez dans votre long statut Facebook (la modernité à portée des caniches), vous vous êtes résolus, non sans un combat intérieur aussi épique qu’un épisode de Salammbô, à faire don de votre corps à la France en raison de la gravité des événements. Là aussi, ceux qui ont un peu de mémoire historique, n’ignorent pas que cette antienne est connue. Elle a été entonnée dans l’histoire de ce pays par tous ceux qui se sont pris dans des sombres temps pour des sauveurs suprêmes ou pour des hommes providentiels.

    Heureusement, écrivez-vous : « J’ai pu échanger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. » Il est vrai que vos rencontres dans votre immeuble haussmannien de la rue de Miromesnil et la confrontation assidue de Nadine Morano vous ont préparé à endosser le costume de héraut des sans-voix et des laissés pour compte de la mondialisation, de la crise de 2008 que vous avez géré par dessus votre épaulette et de votre quinquennat qui coûta 500 milliards au pays. J’oubliais, bien sûr, votre participation aux concerts de votre épouse comme chauffeur de salle.

    Vous nous dites aussi vous être « interrogé sans concession ». J’imagine, en effet, que vous ne vous êtes pas épargnés. Vous avez toujours montré à l’égard de vous-même une incroyable dureté. Osons le mot : une rigueur de janséniste. Celui qui a du pouffer de rire en lisant cette affirmation est l’écrivain Patrick Rambaud qui vous a consacré quelques livres joliment taquins et bien tournés sur l’esprit de cour qui régnait autour de vous quand vous occupiez l’Elysée, un curieux et furieux mélange de Napoléon et de Sardanapale.

    Vous nous dites également que l’« absence de tout espoir si spécifique à la France d’aujourd’hui, nous oblige à nous réinventer profondément ». Pour réaffirmer aussitôt après que ce souci vous conduit à être candidat de l’UMP afin de saborder ce mouvement pour bâtir un vaste rassemblement. Il est sûr qu’avec ce projet vous allez répondre à tous les Français qui sont dans le besoin, qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois. Vous savez : ces compatriotes que votre cher Laurent Wauquiez nomme « les assistés ».

    Inutile de chercher à jouer les exégètes pour un texte aussi plat dans la forme et le fond qu’une limande. Si c’était un instrument, ce serait à coup sûr, un instrument à vent. On ne fait pas du nouveau avec du vieux. Les vieilles ficelles qui tissent votre texte sont usées, y compris quand vous reprenez le « moi ou le chaos ». Il faut un certain culot pour poser cette alternative alors que vous êtes la quintessence du représentant du désordre établi. Mais, comme d’habitude avec vous, le meilleur vient à la fin quand vous écrivez : « Que chacun soit convaincu de la force et de la sincérité de mon engagement ». La force, vous l’avez en effet utilisé dans le passé. La sincérité, il faudra attendre encore quelque temps. Pourquoi ne poussez-vous pas davantage votre réflexion puisque vous avez goûté, nous dites-vous, les charmes du recul et de l’introspection ? Pourquoi ne pas revenir nous voir en 2019 ou 2020 ? Personne ne vous tiendrait rigueur de cet excès de prudence.

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    Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui”

    Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui” | Think outside the Box | Scoop.it

    Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.


     


    Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro– en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation : les « communaux collaboratifs ». Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d'organisation sociale fondée sur l'intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c'est déjà une réalité. Entretien.

    Nous nous éveillons, dites-vous, à « une nouvelle réalité – celle des communaux collaboratifs ». Ce réveil ne risque-t-il pas d'être difficile pour les entreprises ?
    L'économie des communaux collaboratifs est le premier système global à émerger depuis l'avènement du capitalisme et du socialisme au début du XIXe siècle. C'est dire comme l'événement que nous traversons est historique. Au début, le marché capitaliste et les communaux s'épanouiront côte à côte. Mais au fur et à mesure que les communaux gagneront du terrain, un combat terrible va s'engager. Pour survivre, le capitalisme devra se « reconditionner », retoquer son approche du monde et tenter de profiter de la montée en puissance des communaux plutôt que de s'y opposer.

    “J’ai découvert l’existence
    d’un paradoxe profondément enfoui
    au cœur du capitalisme, et qui
    n’avait pas encore été mis au jour.”

    Qu'est ce qui provoque ce changement de paradigme ?
    C'est le coût marginal zéro. Le coût marginal, c'est le coût de production d'un objet ou d'un service additionnel une fois les coûts fixes absorbés. Or, j'ai découvert l'existence d'un paradoxe profondément enfoui au cœur du capitalisme, et qui n'avait pas encore été mis au jour : ce qui a permis le succès inouï du système va finalement se retourner contre lui.

    Chaque entrepreneur, comme nous le savons, est en chasse de nouvelles technologies pour améliorer la productivité de son entreprise, réduire les coûts marginaux, mettre sur le marché des produits moins chers, attirer plus de consommateurs, gagner des parts de marché, et satisfaire les investisseurs.

    Mais nous n'avions jamais anticipé la possibilité d'une révolution technologique tellement extrême qu'elle pourrait réduire ce coût marginal, pour un ensemble important de biens et de services, à presque zéro, rendant ces biens et services virtuellement gratuits et abondants. Et sapant au passage les bases mêmes du capitalisme.

    C'est pourtant ce qu'il se passe ?
    Nous avons déjà vu le coût marginal se réduire dans les économies traditionnelles, de façon phénoménale, dans les trente ou quarante dernières années. Et les dix dernières années ont encore vu le phénomène s'accélérer. Voyez l'industrie musicale : des centaines de millions de jeunes produisent et échangent de la musique sur Internet, à des coûts marginaux proches de zéro.

    Une fois que vous possédez un téléphone mobile ou un ordinateur, échanger de la musique ne vous coûte plus rien, à part votre abonnement au service. La presse, l'édition, les films et bientôt la télévision, attaquée par Youtube, connaissent le même destin. Des millions d'internautes créent aujourd'hui leurs propres vidéos pour pas grand-chose et les postent gratuitement sur le Web.

    L'industrie du savoir aussi est touchée : avec Wikipedia, des millions d'individus produisent de la connaissance et la diffusent à un coût marginal proche de zéro. Et je ne parle pas des Moocs : en deux ans, 6 millions d'étudiants se sont mis à suivre gratuitement des cours online, issus des meilleures universités du monde.

    “Les grandes mutations
    économiques se produisent
    quand trois révolutions technologiques
    convergent au même moment.”

    Mais il ne s'agit là que de biens et services « numériques »…
    Le vrai virage est là : nous avions toujours pensé qu'il y aurait un « pare-feu », que la réduction à zéro du coût marginal ne toucherait pas les industries traditionnelles. Que le feu, si vous voulez, ne passerait pas des « bits » au monde physique des objets. Ce mur est tombé. Les grandes mutations économiques – et il n'y en a pas eu des centaines dans l'histoire de l'humanité – se produisent quand trois révolutions technologiques convergent au même moment pour construire une plateforme d'opération unique pour l'économie.

    Si vous remontez à la révolution hydraulique, puis aux révolutions de la vapeur et de l'électricité, vous vous rendez compte que l'on assiste à chaque fois à la conjonction d'une révolution des communications (facilitation des échanges), d'une révolution énergétique (le « moteur » de l'économie) et d'une révolution des transports et de la logistique (fluidification de la circulation des biens à l'intérieur de cette économie). A chaque grande mutation, ces trois domaines convergent dans une nouvelle structure.

    Exemple : au XIXe siècle, l'impression (de journaux, notamment) par des presses à vapeur remplace l'impression manuelle. Arrive le télégraphe. Ces deux moyens de communication profitent de la profusion de charbon à coût modéré, et l'invention de la locomotive permet d'élargir le marché et de fluidifier le commerce. Au XXe siècle, une nouvelle révolution se produit avec le téléphone et la radio, qui convergent avec l'arrivée du pétrole et de la voiture, et provoquent, couplées avec la construction du réseau routier, le boom de la grande mutation urbaine et « suburbaine ».

    Illustration : Richard Niessen pour Télérama

    Et aujourd'hui ?
    Nous voyons émerger un nouveau complexe communications-énergie-transports, qui donne naissance à l'économie du partage. L'Internet de l'information, déjà largement répandue, commence à converger avec un très jeune Internet de l'énergie, et un début d'Internet des logistiques : trois Internets en un, dans un super « Internet des objets » !

    Des compagnies comme Cisco, IBM, General Electric, ont anticipé cette connexion tous azimuts de tous les objets, et commencent à mettre des capteurs partout. Des capteurs, il y en a déjà dans les champs, pour suivre l'évolution de la récolte ; sur la route pour calculer le trafic en temps réel ; dans les entrepôts et centres de distribution, pour mesurer les problèmes de logistique à la seconde près ; dans les magasins de détail, de sorte que quand un client prend un article en main, le capteur peut dire s'il l'a essayé, reposé, au bout de combien de temps, etc. Et maintenant les capteurs connectent tous les objets de la maison, thermostats, machines à laver… Aux alentours de 2030, il y aura quelque chose comme cent trillions de capteurs qui connecteront tout et tous dans un gigantesque réseau « neuronal », construit un peu comme votre cerveau. Et ce Big Data sera disponible à tous.

    A supposer que la structure du réseau reste neutre – j'ai conscience que c'est un très grand « si », car rien ne l'assure – et que tout le monde soit traité également, cela veut dire que n'importe qui pourra se connecter sur cet Internet des objets, depuis son mobile, comme il le fait sur l'Internet de l'information, et échanger l'énergie renouvelable qu'il aura lui-même produite…

    “Le soleil et le vent sont gratuits,
    il suffit de les capturer, et
    nous y arrivons de mieux en mieux.”

    Car chacun, demain, produira l'énergie dont il aura besoin ?
    Des milliers de personnes produisent déjà leur énergie pour un coût marginal proche de zéro. En Allemagne, 27% de l'électricité est verte, et la chancelière Merkel avec qui je travaille sur ces questions, vise les 35%. Il faut savoir que les coûts fixes de production de ce type d'énergie vont suivre la même courbe que ceux des ordinateurs : une chute libre.

    La source d'énergie, elle, n'est pas un problème : le soleil et le vent sont gratuits, il suffit de les capturer – et nous y arrivons de mieux en mieux. Quant au transport de l'énergie, nous avons vu ces dernières années le début de la transformation de la « grille » de l'énergie en Internet de l'énergie. Des millions de « prosumers » (à la fois producteurs et consommateurs) vont pouvoir vendre, ou échanger, l'énergie dont ils n'ont pas besoin, sur une plateforme internet, à travers tous les continents.

    Et les objets physiques sont aussi concernés par la révolution de l'abondance…
    Oui, grâce aux Fablabs et à l'impression 3D. Les logiciels d'imprimerie sont dans leur majorité en opensource, si bien que ça ne coûtera bientôt plus rien de les télécharger, éventuellement de les améliorer, et de fabriquer soit même de nombreux produits. Le prix du matériau de construction va lui aussi baisser, car il est de plus en plus souvent issu du recyclage de métaux, de plastiques, de bois, etc. Dans deux ou trois ans, il y aura des Fablabs partout.

    Maintenant, conjuguez tous les atouts dont je viens de parler : nous parlons alors d'un monde où vous pourrez alimenter votre petite entreprise de production 3D par de l'énergie gratuite que vous aurez produite vous-même ou échangée sur Internet. Un monde dans lequel vous pourrez transporter votre produit 3D dans des véhicules électriques, qui eux-mêmes ont été alimentés par de l'énergie renouvelable. Et dans dix ans maximum, ces voitures seront sans chauffeur. Vous les réserverez sur votre mobile et elle vous localiseront toutes seules avec leur GPS…

    “Les jeunes semblent de moins
    en moins obsédés par l’idée
    de posséder, d’être propriétaires.”

    Quid du bouleversement de la société et des comportements individuels ?
    Deux phénomènes majeurs permettent de comprendre comment cette troisième révolution industrielle a déjà commencé à transformer les comportements. D'une part, les jeunes semblent de moins en moins obsédés par l'idée de posséder, d'être propriétaires. Une entreprise comme General Motors, aux Etats-Unis, peut légitimement s'interroger sur son avenir quand elle découvre que l'achat de voitures chez les 18-25 ans aux Etats-Unis est en chute libre.

    Le second changement, c'est que, demain, dans une société d'abondance, le capital social deviendra beaucoup plus important que le capital économique ou financier. Et cette mutation radicale commencera dès le plus jeune âge. Prenez les jouets. Aujourd'hui, ils représentent le premier contact de l'être humain avec la propriété, donc avec le capitalisme. Ce jouet que ses parents lui ont offert, l'enfant découvre que c'est le sien, pas celui de son petit copain. Et personne ne le lui conteste. Mais demain – et en fait aujourd'hui déjà dans de nombreuses familles – les parents emprunteront des jouets pour leurs enfants sur un site internet dédié ; l'enfant l'utilisera pendant quelques semaines ou quelques mois en sachant pertinemment qu'il n'en est pas le propriétaire ; et quand il s'en lassera ses parents renverront le jouet au site web pour que d'autres l'utilisent. A quoi bon garder des dizaines de jouets au grenier, n'est-ce pas ?

    Mais le grand bouleversement à l'œuvre dans cet exemple tout simple, ce n'est pas tant que l'enfant pourra, pendant toute sa jeunesse, profiter d'autres jouets mieux adaptés à son âge : c'est le changement qui se produit dans sa tête par rapport à ce que les générations qui l'ont précédé ont connu. Il apprend en effet « naturellement » que les jouets ne sont pas des objets que l'on possède mais des expériences auxquelles on accède pour un temps donné, et que l'on partage avec les autres. Il se prépare en fait, dès son plus jeune âge, à l'économie du partage qui l'attend. C'est une mutation complète de la société. J'ai presque 70 ans et je n'avais jamais, jamais anticipé qu'une chose pareille se produirait.

    Illustration : Richard Niessen pour Télérama

    Mais la société occidentale – aujourd'hui attachée à un modèle vertical et hiérarchique – peut-elle s'adapter rapidement à ce modèle « horizontal » ?
    Certains s'y mettent, en particulier dans le domaine de l'énergie. Et mieux vaut ne pas trop tarder. Car, comme je l'ai dit aux cinq plus gros groupes énergétiques allemands devant la chancelière Angela Merkel, et aux dirigeants d'EDF : « vous allez changer de métier ».

    Quand des millions d'individus produiront leur propre énergie gratuitement et l'échangeront sur Internet, ne comptez pas gagner de l'argent en fabriquant du courant électrique : votre job, ce sera de gérer le Big Data de l'énergie pour faciliter la circulation des flux entre particuliers et entreprises. En Allemagne, le message est passé. En France, il fait son chemin… même si l'on n'est pas encore prêt à quitter la seconde révolution industrielle et son parc nucléaire.

    “La révolution est mondiale, et on
    ne mesure pas toujours
    l’ampleur de ses conséquences.”

    En fait, le changement de génération met beaucoup plus rapidement en branle ces mutations que nos systèmes politiques et économiques. Deux tiers de la génération du Millenium (celle qui a eu environ 18 ans en l'an 2000) se dit favorable à l'économie du partage et la pratique déjà. Et les pays d'Asie et du Pacifique sont encore plus ouverts que les pays occidentaux sur le sujet. La révolution est mondiale, et on ne mesure pas toujours l'ampleur de ses conséquences.

    N'oubliez pas, par exemple, que pour chaque voiture partagée, quinze voitures sont éliminées de la chaîne de production. Or, une étude que je cite dans mon livre a montré que dans une petite ville américaine, en gérant bien le partage de voitures, vous pouvez garantir à chacun à la fois mobilité et fluidité tout en réduisant de 80% le nombre de véhicules sur la route. Il y a 1 milliard de véhicules en circulation dans le monde. Retirez 80% d'entre eux, et faites vous-mêmes le calcul.

    Croyez-moi, l'industrie sent déjà le vent du boulet, et elle se prépare. Et d'autres le font aussi, bien avertis de ce qu'on appelle « l'effet 10% » : si les géants de l'industrie classique semblent invincibles, beaucoup d'entre eux ont en effet des marges très étroites. Si 10% de leurs clients quittent le navire et basculent dans l'économie du partage, cela peut suffire à faire tomber ces industries.

    La société du coût marginal zéro, c'est un bienfait pour l'écologie ?
    C'est la meilleure arme pour aller dans le sens d'une société durable. Pour reprendre l'exemple de l'automobile, le fait que les 20% de véhicules qui resteront en usage ne brûlent qu'une énergie non polluante, gratuite et renouvelable est une excellente nouvelle pour la planète.

    Si on peut produire des biens et des services pour rien, cela veut dire que l'exploitation de ce que la planète peut encore nous offrir est faite avec une efficacité maximale, sans gâchis. En produisant à un coût marginal zéro et en le partageant dans une économie circulaire – outils, voitures, jouets, vêtements – nous obtenons des avantages immenses en termes de pollution et de dégradation de l'environnement !

    Le changement est à la porte. Et la route la plus rapide pour basculer dans la société de l'après-gaz carbonique est sans doute l'introduction, aussi vite que possible, de l'Internet des objets. Je ne sais pas si nous y arriverons, mais je crois que si nous y allons, l'expérience qui attend l'humanité dans le siècle à venir sera beaucoup moins pénible que ce que nous voyons se profiler si nous continuons avec le système actuel.

    “La grande question politique
    des années à venir devra porter
    sur le problème, essentiel,
    de la neutralité du Web.”

    A l'avenir, la gestion des flux sera donc le nerf de la guerre ?
    Absolument. Et la grande question politique des années à venir devra porter sur le problème, essentiel, de la neutralité du Web – soit un accès libre et une gestion collective de ce dernier. Disons le clairement : les grandes compagnies du câble et des télécoms, et certains géants d'Internet, remettent en question cette neutralité, voulue par l'« inventeur » de la toile, Tim Berners-Lee. Quand ce dernier a imaginé le World Wide Web en 1990, il a souhaité que le système soit aussi simple d'utilisation que possible, pour que tout le monde puisse en profiter et que personne ne soit abandonné en chemin. Il a réussi, d'ailleurs : que vous soyez patron ou collégien, sur le Net, tout le monde est à égalité.

    Mais aujourd'hui, les compagnies du câble rouspètent. Elles disent : « Nous avons mis beaucoup d'argent dans la mise en place des tuyaux, nous voulons gérer les flux autrement en faisant payer des tarifs différents en fonction de la qualité et des volumes des fichiers échangés. Pour nous rembourser de nos investissements, nous devrions pouvoir contrôler les données que nous récupérons, et les commercialiser ». Les cablo-opérateurs ne sont pas les seuls à vouloir le gâteau. En installant des capteurs intelligents sur leurs compteurs, par exemple, les fournisseurs d'énergie aimeraient bien faire remonter toutes les infos utiles sur les habitudes de consommation de leurs clients, et les commercialiser.

    C'est donc bien autour du Big Data que se joueront les profits – et les grands débats politiques – dans les prochaines décennies. Songez que Google enregistre chaque jour 6 milliards de recherches, qu'un habitant sur trois ou quatre de la planète est sur Facebook, que Twitter a 160 millions d'utilisateurs, qu'Amazon est le supermarché du monde… Comment s'assurer que ces compagnies ne séquestrent pas les infos qu'elles récupèrent à chacune de nos opérations sur le Net, comment faire en sorte qu'elles n'occupent pas de position de monopole dans leur activité ? Personne ne doit dominer outrageusement la plateforme technologique de l'Internet des objets.

    Les centaines de millions d'internautes que nous sommes devenus doivent s'organiser. Rien d'impossible ! Les syndicats sont bien apparus avec le début du capitalisme, parce que les individus isolés ne parvenaient pas à exiger leur part de la production… Je suspecte que, demain, de nouveaux mécanismes émergeront afin que chacun ait un droit de regard sur la façon dont les informations qu'il laisse sur le Web sont utilisées.

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    GEAB N°87 est disponible ! Europe 2020 – Communauté ou empire ?

    GEAB N°87 est disponible ! Europe 2020 –  Communauté ou empire ? | Think outside the Box | Scoop.it
    Cet intitulé est inspiré du titre du premier livre de Franck Biancheri (inédit) rédigé en 1992 et dans lequel l’auteur montrait que les principes fondateurs du projet européen conçu à la fin de la Deuxième Guerre mondiale (soit une communauté de pays se donnant les moyens de bâtir ensemble une paix durable et un continent prospère) pouvaient, si l’on n’y prenait garde, se retrouver marginalisés et les réflexes bien connus d’Europe-empire (colonisation européenne, Napoléon, Hitler,…) reprendre le dessus. En l’occurrence, Franck Biancheri estimait que ce qui devait permettre au projet de construction européenne de rester sur la voie de la communauté, c’était sa démocratisation.

    Quelques années plus tard, avec le Traité de Maastricht qui rebaptisait la Communauté européenne en « Union européenne », Franck Biancheri, avec sa méfiance des « unions » de toutes natures, avaient estimé que ce choix n’était pas de très bon augure. Vingt-trois ans plus tard, rien n’a avancé sur le front de la démocratisation de l’Europe et la crise fournit le contexte propice au déraillement complet du projet de communauté. Nous allons montrer quels indicateurs permettent de dire que cette tendance (qui a toujours été là bien sûr, mais était encadrée dans une mécanique de garde-fous relativement efficace) est en train de resurgir. Mais nous nous refuserons à en faire encore une vraie anticipation, préférant mettre également l’accent sur les autres indicateurs, ceux qui permettent encore d’espérer un retournement de tendance (1).

    Si nous parlons de « retournement de tendance », c’est que, après avoir passé près d’une année à voir une Europe à la « croisée des chemins » (2), nous estimons que cette rentrée marque son engagement sur la mauvaise voie, celle qui emmène vers le « scenario tragique » décrit par Franck Biancheri dans son ouvrage visionnaire « Crise mondiale : En route vers le monde d’après » publié en 2010 (3), dans lequel il mettait en avant les atouts considérables de l’Europe face à la crise et son potentiel de participation à l’émergence d’un « monde d’après » souhaitable ; mais aussi le risque majeur pesant sur l’Europe et les Européens dont les élites dirigeantes, non démocratiques (à Bruxelles) ou non européennes (dans les capitales), s’avèrent incapables de s’appuyer sur la crise pour parachever ce projet positif de construction européenne, toujours inabouti (4).

    Comme nos fidèles lecteurs le savent, nous avons analysé la crise ukrainienne comme une opération dirigée par les États-Unis, et mise en œuvre par une poignée d’affidés bien placés dans les circuits décisionnels européens, dans le but, pour résumer, de sceller le destin de l’Europe à celui d’un camp occidental, emmené par les Américains. Cette opération a été menée comme une blitzkrieg dans une absence totale de capacité de réaction de la part du camp européen qui s’est brutalement retrouvé quasiment en guerre contre la Russie sans avoir compris pourquoi. Lorsque les Européens se sont réveillés de ce premier choc, une autre bataille, assez difficile à suivre, a eu lieu parmi les classes dirigeantes, entre les États européens et au sein des opinions publiques, entre les « anti-russes » et les « pro-russes », ou plutôt entre les « pro-américains » et les « anti-américains », mais en fait surtout entre les idéologues de l’Occident et les défenseurs de l’indépendance du continent européen.

    Dans les deux derniers numéros du GEAB, nous avons mis l’accent sur le fait que les « conditions d’un sursaut » étaient réunies, relevant les indicateurs d’une reprise en main européenne des affaires. Mais l’été est passé par là, avec la perte de vigilance qui caractérise cette période de l’année. Et la rentrée nous fait découvrir un paysage a priori assez désolant, notamment sur trois points : le nouveau remaniement gouvernemental français, le projet de Commission de Juncker, et la grand-messe de l’OTAN à Newport. Nous tenterons une lecture de ces trois événements de rentrée. Puis nous passerons en revue d’autres thèmes importants de la rentrée (Irak, élections générales au Brésil, remaniement gouvernemental au Japon) que nous lirons à l’aune de la grande reconfiguration géopolitique globale, sachant que nous nous attachons désormais à repérer les indicateurs de précipitation d’une bipolarisation du monde – ou ceux de progrès dans l’émergence du monde multipolaire. Nous verrons ainsi que ce n’est pas seulement l’Europe qui risque de glisser vers la tentation de l’empire.

    L’Europe joue son rôle dans cet accouchement pénible du monde de demain, mais il est certain que l’augmentation du risque de bipolarisation globale nourrit et est nourrie par la résurgence d’une idéologie de puissance (Europe-empire) au sein de ses élites (5).

    L’hypothèse que nous faisons est que l’explosion de l’UE (6) peut donner lieu à deux types de réaction :

    . s’en réjouir et reprendre le projet de construction européenne là où il en était quand il a déraillé (lors de la chute du Mur), en repartant d’un noyau réduit et ultra-intégré d’États membres (l’Euroland) pour bâtir l’étape d’union politique et démocratique qui a été bloquée à l’époque (Europe-communauté) ;

    . ou bien s’en effrayer et bloquer le processus d’explosion en cours en renforçant tous les ressorts fondateurs de la deuxième période de construction (1989-2014) : ultra-libéralisme, endettement, élargissement, occidentalisme (Europe-empire).

    Dans les deux cas, nous estimons que le politique est en train de faire son retour en Europe. Mais selon que c’est le premier ou le second scenario qui se met en place, ce politique n’aura bien entendu vraiment pas les mêmes caractéristiques.

    Ces deux camps s’affrontent actuellement dans les couloirs décisionnels de l’UE, tant au niveau national qu’au niveau européen. Nous estimons que la piste de l’Europe-empire est en train de prendre le dessus mais ne désespérons pas encore de voir l’Europe-communauté gagner in fine.

    Explosion de l’UE : referendum écossais, intégration ratée des pays d’Europe de l’Est
    Oui l’UE explose. Nous avons déjà abondamment décrit les remises en question de nombreuses politiques par les États membres, en particulier la libre-circulation des biens et des personnes de l’espace Schengen (7) ; ou encore le projet de sortie de l’UE du Royaume-Uni, puissance structurante de l’UE depuis sa naissance en 1992.

    Referendum écossais : Il nous faut désormais ajouter à cette liste le probable éclatement du Royaume-Uni causé par le referendum écossais. Nous avions pris le risque d’anticiper une victoire du oui il y a de nombreux mois déjà. Aujourd’hui, nous faisons une anticipation complémentaire : que le oui gagne ou non, de toute façon, ce referendum transforme le Royaume Uni. Londres avait dû espérer qu’une victoire retentissante du non renforcerait la cohésion de l’Union du Royaume. Mais, avec une certitude de résultat extrêmement serré, Cameron a déjà dû faire de telles concessions aux Écossais (8) que les autres membres de l’Union (Pays de Galle, Irlande du Nord) sont déjà sur les starting-blocks pour obtenir les mêmes avancées en matière d’autonomie (9).

    Cela dit, en cohérence avec le principe de l’anticipation politique selon lequel les grandes tendances ne doivent pas être bloquées mais exploitées, nous estimons que le Royaume-Uni aurait tout à gagner à une évolution vers une structure fédérale. Nous avons souvent répété que les pays centralisés ne sont plus adaptés aux enjeux du monde du XXIe siècle.

    Sans compter que les Anglais sont opportuns et savent rebondir. Pour preuve, le retournement de leur place financière vers les sukuks et le yuan (10), qui sauve la City. Une fédéralisation du Royaume-Uni donnerait à ses élites une belle occasion de montrer comment elles sont capables de tirer parti d’un tel coup du sort.

    Quoiqu’il en soit une fédéralisation du Royaume-Uni change considérablement la donne pour l’UE.

    Intégration ratée des pays de l’Est : L’UE est menacée de délitement également sur son front oriental.

    Aujourd’hui en effet, l’UE en crise apparaît de moins en moins attractive pour les pays de l’Est et certains, sans remettre en question leur appartenance européenne, commencent à regarder avec intérêt ce qu’il se passe du côté du précédent envahisseur, la Russie. La Hongrie de Victor Orban est la plus avancée sur cette voie et l’on ferait bien de regarder plus en détail les idées de ce politique qui n’a rien d’un dictateur, même s’il a tout d’un homme fort, soucieux de l’indépendance de son pays… Mais, dans l’Europe de ces dernières années, regarder vers l’Est est passible de haute trahison.

    D’autres, face à l’évidente faiblesse politique européenne, notamment en matière de politique de sécurité et de défense, ont entrepris par exemple de réfléchir entre eux à un système de défense qui leur soit propre. C’est ainsi que le groupe de Visegrad (d’ailleurs composé entre autres de la Hongrie, mais aussi de la Slovaquie qui a récemment déclaré ne pas vouloir de troupes étrangères sur son sol (11)), depuis plusieurs années, travaille à mettre en place un système de défense et de sécurité qui, d’une certaine manière, les autonomise (12). Nous sommes là clairement sur une conséquence directe de l’incapacité de l’UE à avoir pu proposer le moindre projet d’Europe de la Défense susceptible de rassurer les pays des confins de l’Europe.

    La Bulgarie quant à elle exprime désormais son souhait de pouvoir coopérer avec la Russie dans le cadre de la construction du gazoduc de contournement de l’Ukraine qu’est la ligne South-Stream. Mais depuis la crise ukrainienne, Bruxelles lui interdit de construire son tronçon (13). Pourtant, la Bulgarie a un double intérêt à cette construction : d’une part, cela lui garantit son approvisionnement en énergie ; et d’autre part, cela lui ajoute une source non-négligeable de financement grâce au prélèvement d’un droit de péage sur le gaz russe.

    Les taux de participation des pays de l’Est de l’Europe aux dernières élections européennes sont un indicateur clair du degré de ratage de l’intégration de ces pays. L’intégration s’est faite trop vite sur des considérations purement mercantiles et non politiques, ces pays ont souvent mélangé l’objectif d’intégration à l’UE avec celui d’intégration à l’OTAN ; quant à l’union économique, ils l’ont souvent vécue, à juste titre, comme une invasion d’entreprises occidentales ayant détruit leur économie locale.

    Si la crise ukrainienne fournit peut-être l’occasion de mettre en place une Europe de la Défense dont il resterait à espérer qu’elle se fasse en concertation et non en opposition avec la Russie, tout échec sur ce point nous projette sur une perspective de défection de certains de ces pays à l’horizon 2020, ce qui serait encore un bel échec de cette UE qui n’a eu de cesse que d’élargir l’Europe en rejetant tout projet d’approfondissement de l’intégration, notamment politique et démocratique.


    --------
    Notes :

    (1) C’est ainsi que, contrairement à notre habitude, nous ne faisons pas un choix de scenario. Libre à nos lecteurs de se faire une idée par eux-mêmes.

    (2) Une expression qui est souvent revenue dans les lignes du GEAB, en 2013 surtout.

    (3) Et qui mérite une réédition à mi-chemin de la période anticipée (2010-2020), réédition à laquelle l’éditeur, Anticipolis, a accepté de se prêter. La relecture de cet ouvrage à la lumière des événements dramatiques qui dominent l’actualité en 2014 n’incite pas à l’optimisme.

    (4) En fait, la construction européenne est à l’arrêt à peu près complet depuis le Traité de Maastricht : l’union économique réalisée, le seul projet d’avenir qui ait vu le jour depuis, c’est l’union monétaire dont la mise en place imposait de poursuivre le travail vers la gouvernance économique, l’union fiscale, l’union politique et la démocratisation. Mais nous nous sommes arrêtés au milieu du gué… et la crue arrive.

    (5) Les parallèles historiques sont faciles. Parallèle avec l’Union soviétique : des puissances occidentales qui ne sont plus les meilleures dans la course économique mondiale et qui, telles l’URSS dans les années 50, préfèrent monter un mur entre elles et cette concurrence jugée déloyale ; mais aussi parallèle avec la montée du nazisme : un système économico-politique capitaliste dont les excès créent un rejet profond et qui peu à peu développe une idéologie de puissance justifiant la concentration de pouvoir et d’argent caractéristique de leur fonctionnement. De même que l’idéologie nazie était en effet bien partagée dans tous les circuits de pouvoir européens et pas seulement en Allemagne, l’idéologie de puissance véhiculée par les États-Unis séduit de nombreux Européens proches ou à l’intérieur des cercles de pouvoir, en particulier à Bruxelles (mais pas seulement). Après tout, ce genre d’idéologie a été européenne avant d’être américaine et les personnes qui la portent estiment que les État-Unis ne sont qu’une extension de l’Europe et que les deux doivent s’unir indissolublement pour faire échec à l’émergence de la Chine, en particulier, qui les effraie plus que tout. C’est ainsi qu’on peut suspecter certains technocrates européens de voir dans la signature d’un Traité de libre-échange avec les États-Unis un élargissement naturel de l’Europe aux États-Unis… vers une Europe des Rocheuses aux Balkans !

    (6) Dans plusieurs numéros antérieurs du GEAB, nous avons anticipé cette explosion de l’UE, tout en montrant que l’UE n’était pas l’Europe, qu’elle était une forme d’organisation, née du Traité de Maastricht, qui avait échoué, et que l’on pouvait saluer positivement la naissance de l’Euroland dans la fin de l’UE. Cette émergence d’un projet européen alternatif à l’UE s’est mise en route dans le cadre de la gestion de la crise de l’Euro qui a en effet accéléré la structuration d’une gouvernance de la zone Euro. Mais si une crise de l’Euro renforçait naturellement la zone Euro, une crise géopolitique comme celle générée par la crise euro-russe renforce l’UE... et tous ses défauts.

    (7) Par exemple : Deutsche Welle, 22/10/2012

    (8) Source : DailyAdvance, 14/09/2014

    (9) Source : BBC, 09/09/2014

    (10) Source : Forbes, 14/09/2014

    (11) Source : Reuters, 04/06/2014

    (12) Source : Premier Ministre polonais, 14/10/2013

    (13) Source : Financial Times, 25/08/2014


    Mercredi 17 Septembre 2014
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    Scotland independence: Where, when, but who knows how - possible referendum results by region

    Scotland independence: Where, when, but who knows how - possible referendum results by region | Think outside the Box | Scoop.it


    Dundee will probably be majority Yes. The Shetlands in all likelihood mostly No. But the rest of the voters? That’s anybody’s guess.

    1 Aberdeen Oil boom city has been hard-fought battle ground. No vote expecting victory. Expected to be last to declare. Expected declaration: 6:00 (4.4 % of the electorate)

    2 Aberdeenshire Royal Deeside home to Balmoral as well as Alex Salmond’s MSP seat. Both sides are optimistic about winning here. 03:00 (4.7%)

    3 Angus Largest towns are Arbroath and Carnoustie. SNP performs strongly so likely to lean towards Yes  03:00 (2.2%)

    Read more: Scottish independence live

    4 Argyll and Bute Rural and mountainous highlands and islands including Islay, the home of whisky. Nationalists expect to win here. 03:30 (1.7%)

    5 Edinburgh Scottish capital is vital to future of Union. It is expected to opt for No. 05:00 (9.2%)

    6 Clackmannanshire The Wee County is tipped for a large Yes vote. It should provide an early morale boost for the Nationalists 02:30 (1%)

    7 Dumfries and Galloway No campaign put party plans on hold in the Border country. 03:00 (2.9%)

    8 Dundee ‘Yes City’ could be first of the big urban population centres to return. If Yes fails to win big here, it looks grim for Alex Salmond.  03:00 (2.8%)

    9 East Ayrshire Polls suggest Kilmarnock and its surrounding areas could be leaning towards Yes. 03:00 (2.3%)

     

    10 East Dunbartonshire A mixture of Glaswegian  suburbs and commuter  villages, it is likely to lean more heavily towards  No than its big neighbour 03.30 (2%)

    11 East Lothian Borders Edinburgh to the east and its commuter towns and coastal villages look likely to share the capital’s pro-Union instincts 02:00 (1.9%)

    12 East Renfrewshire Glasgow commuter towns whose MPs include leading No campaigner Jim Murphy. Its vote could be evenly split. 03:00 (1.7%)

    13 Falkirk Key battleground that could edge towards independence. Former MP Denis Canavan chairs Yes Scotland 03:00 (2.9%)

    14 Fife Gordon Brown’s home patch and considered a vital swing area in the referendum campaign. No will be desperate to win. 04:00 (6.9%)

    15 Glasgow Scotland’s biggest city could decide the fate of the nation. No needs its traditionally Labour-loyal areas to come out 05:00 (11.4%)

    16 Highlands Largest district has a Liberal Democrat tradition, but surveys suggest it is in the Yes camp 04:00 (4.4%)


    17 Inverclyde Labour heartlands centring on Greenock. Could provide an early signal to which way Glasgow will jump. Yes canvassers are optimistic 02:00 (1.5%)

    18 Midlothian Alex Salmond grew up in Linlithgow and there is a tradition of  independence in the area. Yes could shade it here.  03:30  (1.6%)

    19 Moray Heavily agricultural area where the SNP performs strongly and will want to achieve a comfortable majority for Yes. 02:00 (1.8%)

    20 Na h-Eileanan Siar Or the Outer Hebrides, is the origin of Harris Tweed. Has an SNP MP, but that does not necessarily mean it will overwhelmingly opt for Yes. 02:00 (0.5%)

    21 North Ayrshire, which includes the island of Arran, is a large council area whose voters are expected to be split over independence 04:30 (2.7%)

    22 North Lanarkshire Sits at the heart of the ‘central belt’ and is a traditional Labour fiefdom. Yes Scotland has poured heavy resources into the area. 02:00 (6.3 per cent)

    23 Orkney Islands Has traditionally been resistant to Nationalist charms and likely to vote No. If Yes performs strongly here, Alex Salmond will  have the champagne on ice. 02:00 (0.4%)

    24 Perth and Kinross Alex Salmond travelled to the city last night to make its final pitch to the voters. Despite some Tory strength in the area, it is expected to opt  for Yes. 02:00 (2.8%)

    With a record turnout forecast, Thursday's poll will be unlike any election Scotland, or anywhere else in the UK, has experienced (Getty Images)
    25 Renfrewshire An  important swing area to the east of Glasgow which includes Paisley. It could be even divided. Either side will be delighted to win here. 03:00 (3.1%)

    26 Scottish Borders A political earthquake really will be underway if this area, home to Scotland’s one Tory MP, returns anything than a decisive No vote 05:00 (2.2%)

    27 Shetland Islands This oil-rich island group tends  to be as suspicious of  Edinburgh as London and is set to return a large No vote. 03:30 (0.4%)

    28 South Ayrshire The first Scottish parliament was held here by Robert the Bruce, but it is still heading for a No vote. 03.30 (2.2%)

    29 South Lanarkshire The camps will pore over this result in this heavily-populated area where the outcome is believed to be in the balance. Ed Miliband made a high-profile visit 03:00 (6.1%)

    30 Stirling The home of Stirling castle is a key referendum flash-point. The winning side here may think it is on course for victory nationally. 03:00 (1.7%)

    31 West Dunbartonshire Crucial swing area which is why Gordon Brown travelled to Clydebank this week to make an impassioned speech on retaining the Union 03:00 (1.7%)

    32 West Lothian Historic county north of Edinburgh includes the birthplace of Mary Queen of Scots. It is thought to be leaning towards Yes. 03.30 (3.2%)


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    Ancien otage en Syrie, le journaliste Pierre Torres considère «avoir commis une erreur en collaborant» avec l'antiterrorisme français

    Ancien otage en Syrie, le journaliste Pierre Torres considère «avoir commis une erreur en collaborant» avec l'antiterrorisme français | Think outside the Box | Scoop.it

    Pierre Torres, à droite de l'image, aux côtés d'Edouard Elias, Didier Francois et Nicolas Henin, à leur retour en France. Villacoublay, 20 avril 2014 | REUTERS/Gonzalo Fuentes

     

    Alors que le projet de loi censé combattre le terrorisme s'apprête à être voté d'ici le 18 septembre, l'ancien otage en Syrie Pierre Torres livre un témoignage percutant dans Le Monde.

    Le journaliste y affirme sans détour «avoir commis une erreur en collaborant avec le service de police politique qu'est l'antiterrorisme». Et d'ajouter:

    «Cela va à l'opposé des positions et des combats que représente mon engagement de journaliste. Je m'en excuse auprès des familles de ceux que cette négligence a mis en danger.»

    Un constat qui fait suite à son expérience, en tant qu'ancien otage, des méthodes du renseignement et de l'antiterrorisme français.

    Il raconte ainsi comment il a été entendu, en juin 2014, par des agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) qui pensaient que Mehdi Nemmouche, accusé d'avoir tué quatre personnes au musée juif de Bruxelles le 24 mai dernier, «était peut-être l'un de [leurs] geôliers en Syrie». Et comment sa déposition, comme celle de ses compagnons, a fuité trois mois plus tard dans la presse. Le Monde annonçait ainsi le 6 septembre: «Mehdi Nemmouche, geôlier d'otages occidentaux en Syrie».

    Une fuite qui intervient alors même que la procureure à la tête du parquet antiterroriste, Camille Hennetier, avait garanti aux anciens détenus une entière discrétion, se remémore Pierre Torres, «tant qu'un danger pèsera sur les otages occidentaux».

    Pour le journaliste, ça ne fait pas de doute:

    «Cela relève évidemment de l'opération de promotion.»

    Promotion de quoi? De «la nouvelle loi antiterroriste en discussion au Parlement». Et de poursuivre:

    «Du point de vue des organisateurs de cette fuite, l'opération a bien fonctionné. “Jeune-délinquant-Arabe-Syrie-attentat-France-terrorisme-antiterrorisme”, toute l'artillerie sémantique est déballée afin de finir de nous convaincre que nous avons toutes les raisons d'avoir peur.»

    Pour le journaliste, les motivations de Mehdi Nemmouche renvoient davantage aux adolescents coupables de tueries aux Etats-Unis, «qu'à une quelconque lecture du Coran». Mais le discours antiterroriste français le transforme en tout autre chose... et étoffe, au passage, les moyens à la disposition des institutions policières:

    «Sans cela, il aurait été considéré pour ce qu'il est, un pauvre type qui assassine des gens pour passer à la télé. En retour, on peut donner toujours plus de pouvoirs aux policiers et aux juges de l'antiterrorisme. Pouvoirs qui ne permettront évidemment pas d'arrêter plus de Nemmouche mais qui, en revanche, resserrent encore un peu plus le maillage policier et le contrôle de la population.»

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    Barrage de Sivens : le tribunal administratif de Toulouse autorise la poursuite du déboisement

    Barrage de Sivens : le tribunal administratif de Toulouse autorise la poursuite du déboisement | Think outside the Box | Scoop.it

    Le tribunal administratif de Toulouse a rejeté ce mardi les recours contre l'arrêté préfectoral. Un peu plus tôt c'est le TGI d'Albi s'est déclaré mardi incompétent après avoir été saisi par France Nature Environnement (FNE). 

     

    Les opposants au barrage de Sivens ont encaissé coup sur coup deux revers juridiques ce mardi avec la déclaration d'incompétence du tribunal de Grande instance d'Albi et le rejet d'un recours par le tribunal administratif de Toulouse. 

    En fin de journée, le juge administratif de Toulouse a rejeté le recours suspensif contre l'arrêté du préfet du Tarn de novembre 2013 donnant dérogation à la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) de détruire des espèces protégées et leurs habitats (la zone humide du Testet). 

    Un premier revers juridique pour les opposants au barrage de Sivens avait eu lieu quelques heures plus tôt ce mardi après-midi, le tribunal de grande instance d'Albi s'est déclaré incompétent après la plainte de France Nature Environnement (FNE) sur la légalité du déboisement. En parallèle, la FNE a été condamnée à payer 4000 euros de frais de justice.

    Les opposants au barrage sont donc évidemment très déçus de ces deux décisions mais indiquent ce soir ne pas baisser les bras et reporter leurs espoirs sur les trois recours sur le fond qui doivent également être examinés par la justice administrative mais cette procédure pourrait prendre plusieurs années.

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    Jean-Michel Baylet, nouveau "patron" de la majorité !

    Jean-Michel Baylet, nouveau "patron" de la majorité ! | Think outside the Box | Scoop.it

    Comme nous l’avions annoncé, Manuel Valls a passé le barrage du vote de confiance. Mais, s'il a bien reçu le nombre de suffrages suffisants pour éviter de se retrouver en minorité, ce scrutin démontre clairement une base politique qui se réduit à vue d’œil. Les "frondeurs" progressent, les écolos sont unis dans le doute et le PRG de Baylet joue presque désormais les arbitres des élégances. C'est dire...

     

    inq mois. Cinq petits mois séparent les deux votes sur la déclaration de politique générale du gouvernement Valls 1 et Valls 2. C’est peu cinq mois, et pourtant, durant ce court laps de temps, la situation s’est clairement dégradée pour le Premier ministre. Le 8 avril dernier, ils étaient 306 députés à lui accorder leur confiance et 239 à lui refuser. Le seul groupe socialiste (SRC) comptabilisait 279 votes de soutien, ce qui suffisait à Manuel Valls pour gouverner avec une majorité absolue fixée alors à 273. À l’époque, seuls 11 députés socialistes s’étaient abstenus. On retrouvait déjà Pouria Amirshahi, Fanély Carrey-Conte, Pascal Cherki ou encore Henri Emmanuelli. Pour résumer, principalement l’aile gauche du PS du courant Un Monde d’avance. Les écologistes, tout juste sortis du gouvernement étaient encore divisés sur la stratégie à adopter. Dans un vote dispersé, ils étaient 10 à soutenir le gouvernement (dont les deux co-présidents du groupe, Barbara Pompili et François de Rugy) et 6 à s'abstenir comme Sergio Coronado, Eva Sas ou encore Noël Mamère. Côté députés du Front de gauche, ils étaient 12 à voter contre en toute logique. Les radicaux étaient 13 à soutenir le gouvernement. Là aussi logique, les députés PRG ne pouvaient pas désavouer un exécutif comptant des ministres radicaux.
     
    Mais voilà, depuis avril dernier, Manuel Valls n’a pas chômé. Poussé peut-être par un François Hollande persuadé du bien-fondé de sa politique envers et contre tous, celui-ci a préféré faire la part belle aux revendications de Gattaz plutôt que de tendre l'oreille aux revendications des députés de sa propre majorité, qu'ils soient « frondeurs », écolos ou même chevènementistes.

    Résultat, un vote de confiance obtenu ce mardi 16 septembre mais qui, au regard des suffrages exprimés, risque de donner quelques sueurs froides à l’équipe du Premier ministre et annonce des « emmerdes » en perspective pour les prochaines discussions sur le budget.
     
    Les conseils généraux sauvés pour Baylet ?
     
    Pour ce vote, la majorité absolue était de 257 voix. Problème : au sein du groupe PS, ils n’étaient que 253 députés socialistes à voter pour la confiance. Traduction : Valls ne possède plus qu’une majorité relative à l’Assemblée. Pis, il lui faut désormais compter beaucoup sur les radicaux… Chez les « frondeurs », ils sont 31 à avoir franchi le pas de l’abstention rejoint par les trois chevènementistes du groupe SRC. « Un avertissement sérieux qui doit être pris par l’exécutif », selon l’un des abstentionnistes. C’est que pour un mouvement qui n’a véritablement que 5 mois d’existence, ils ont triplé leur effectif. Si aucun n’a osé le vote contre, il reste encore deux ans et demi à tenir. Vu les cinq derniers mois, il n'est pas sûr que cette question ne vienne pas un jour titiller certains.
     
    C’est côté écolo que la surprise est de taille. Comme nous l'avions écrit, Manuel Valls a réussi à unir les écologistes… contre lui. Ils sont 17 à s’être abstenus mise à part la député Isabelle Attard qui a voté contre (elle vient tout récemment de rejoindre les rangs de l'organisation Nouvelle donne). Un vote de groupe donc. Incroyable pourrait-on dire. Valls architecte... de la réunification des députés verts, c’en est presque émouvant...
     
    Finalement, le vrai grand (et inattendu) gagnant de ce scrutin se prénomme Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche et heureux détenteur de 0,64 % des voix à la primaire de 2011 ! Durant l’été, celui-ci a mis un « coup de pression » à Manuel Valls au sujet de sa réforme territoriale, menaçant de lui retirer son appui et par la même occasion, ses ministres. En cause, le projet de suppression des conseils généraux. Il faut croire qu'en vieux briscard de la politique, le patron de La Dépêche du Midi avait anticipé qu'il serait bientôt en position de force. Bien vu puisque le Premier Ministre, dans son discours de politique générale, vient d’enterrer la disparition pure et simple des conseils généraux. Logiquement, les députés radicaux lui ont donc accordé leur confiance. Ce qui, au final, se traduit dans les suffrages par 269 voix pour Manuel Valls contre 244 contre (ces derniers n'étaient que 239 lors du dernier vote).
     
    Un vote de confiance acquis donc, mais à quel prix ? Alors qu’en avril dernier la différence entre les pour et les contre était de 67 voix, aujourd’hui, il n'y a plus que 25 voix d'écart… Vingt-cinq petites voix, une peau de chagrin. Surtout, les frondeurs, s’ils restent encore dans une logique d’abstention, progressent par rapport à leur situation d'il y a cinq mois. Sur un vote de confiance, ce n’est pas anodin. Enfin, le torchon entre le gouvernement et les Verts ne brûlent plus seulement. Il est calciné, réduit en cendre.

    Conclusion, il y a des chances que, pour Manuel Valls, ce vote de confiance ne lui inspire pas vraiment… la confiance justement.

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    La corruption au sein de la Fifa ne laisse plus la Suisse indifférente

    La corruption au sein de la Fifa ne laisse plus la Suisse indifférente | Think outside the Box | Scoop.it

    La justice suisse veut mettre son nez dans les fédérations sportives installées sur son sol. À commencer par la Fédération internationale de football.

    Si plus d'une trentaine de fédérations sportives internationales - comme la Fédération internationale de football (Fifa), l'Union européenne des associations de football (UEFA), le Comité international olympique (CIO) ou la Fédération internationale de cyclisme - possèdent leur siège en Suisse, c'est probablement pour la beauté de ses lacs. Mais ce choix est peut-être aussi dicté par de très attractives exonérations fiscales. Sans oublier certaines particularités du droit pénal helvétique, qui poursuit la corruption publique, mais pas la corruption privée.

    Il y a quelques années, la justice suisse avait découvert que la société de marketing sportif International Sport and Leisure (ISL), domiciliée à Zoug, avait versé des pots-de-vin aux responsables de la Fifa pour obtenir les droits de diffusion de la Coupe du monde. Les Brésiliens Ricardo Teixeira, président de la fédération brésilienne et vice-président exécutif de la Fifa, et João Havelange, président de la Fifa de 1974 à 1998, empochaient respectivement 10 millions de francs suisses (8 millions d'euros) et 1,24 million de francs (environ 1 million d'euros).

    Les poches gonflées de billets de banque

    "Bien que l'existence du versement de ces sommes ait été attestée, le procureur n'a pas pu accuser Havelange et Teixeira d'une infraction de corruption. Les crimes de corruption dans le secteur privé n'existent pas en Suisse", dénonce l'association Transparency International Suisse. Quant à la loi sur la concurrence déloyale, elle ne s'applique pas dans le domaine sportif : la Fifa étant la seule association habilitée à choisir le lieu des compétitions sportives. Aucune autre fédération sportive ne lui conteste ce pouvoir d'attribution.

    Autre exemple : l'auteur de cet article peut témoigner d'un étrange manège qui s'est déroulé en sa présence à l'hôtel Lausanne Palace dans les années 2000. Les membres du CIO se succédaient toutes les dix minutes environ dans une suite louée par un "porteur de valises" opérant pour la Russie. Plus tard, en sabrant le champagne, ce dernier pouvait annoncer fièrement : "C'est Sotchi qui sera choisie pour les Jeux olympiques d'hiver, même si les gens du CIO ne savent toujours pas situer cette ville sur une carte !" Même surpris avec les poches gonflées de billets de banque à la sortie de l'hôtel, les participants n'auraient pas pu être arrêtés par la police suisse.

    Joseph Blatter dans la ligne de mire

    Mais les temps changent. Les soupçons de corruption qui planent sur l'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar (ainsi que la Coupe du monde 2018 en Russie) embarrassent la Suisse. Ils contribuent à la détérioration de son image. D'autant que le président de la Fifa, Joseph Sepp Blatter, est un Suisse, né en 1936 dans le canton du Valais. Malgré son âge (78 ans) et les multiples soupçons de détournements de fonds et de corruption qui entachent la Fédération internationale de football, cet ancien responsable de relations publiques de l'Office du tourisme valaisan a annoncé qu'il briguerait un cinquième mandat en mai 2015 à Zurich.

    "La corruption privée sera poursuivie et réprimée d'office, même dans le cas où elle n'entraîne pas de distorsions concurrentielles", annonce le Conseil fédéral (gouvernement suisse), insistant sur les "nombreuses fédérations sportives internationales qui ont leur siège en Suisse et dont les décisions ont été discréditées, à plusieurs reprises, par des scandales de corruption". Difficile d'être plus clair. Cette révolution pénale est défendue par Simonetta Sommaruga, la ministre socialiste de la Justice et de la Police.

    Plus de 30 fédérations sportives internationales

    Si les socialistes sont minoritaires au sein du gouvernement helvétique (deux ministres sur sept), ils semblent cette fois être appuyés par la droite, et même l'extrême droite. Dans le mensuel La Cité, le député populiste Roland Büchel réclame un contrôle accru sur les fédérations sportives internationales. "Cela doit être clair pour tout géant mondial de l'industrie du sport et du divertissement que le droit actuel aussi bien que les privilèges fiscaux ne sont pas gravés dans la pierre", lâche-t-il.

    Outre la Fifa, installée à Zurich, le CIO, à Lausanne, l'UEFA, à Nyon, la Suisse accueille notamment les fédérations internationales de ski, de hockey sur glace, d'athlétisme, de volley-ball, de base-ball, de bobsleigh, de canoë, d'escrime, de natation, ainsi que le Tribunal arbitral du sport. Cette semaine à Genève, pour évoquer la lutte contre la corruption, Michael Lauber, le procureur général de la Confédération, était accompagné de Delphine Centlivres, la directrice de Transparency International Suisse, et de Nicolas Giannakopoulos, président de l'Observatoire du crime organisé (OCO). Les temps changent.

    De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

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    Obama to send 3,000 military troops to Ebola danger zone in Africa

    Obama to send 3,000 military troops to Ebola danger zone in Africa | Think outside the Box | Scoop.it
    • The Obama administration said late Monday night that the U.S. military will set up a command post in Monrovia, Liberia, the Ebola outbreak's epicenter
    • 'This effort ... will involve an estimated 3,000 U.S. forces,' according to the White House
    • Pentagon official says military will 'be the lead dog, and that will make a lot of people nervous. ... No one wants U.S. personnel enforcing someone else's martial law if things go south and the entire region is at risk'
    • U.S. Africa Command warns servicemen and women: 'Avoid nonessential travel to Sierra Leone, Guinea, and Liberia'
    • Pentagon is drawing flak for sending 25-bed 'field-deployable hospital' that is meant to treat health care workers, not civilian victims
    • The U.S. president will travel to the CDC in Atlanta on Tuesday for a briefing about his government's efforts to stem the tide overseas  

    By David Martosko, Us Political Editor for MailOnline

    The United States government is sending thousands of military troops to the west African nation of Liberia as part of the Obama administration's Ebola virus-response strategy, the White House said late Monday night.

    'U.S. Africa Command will set up a Joint Force Command headquartered in Monrovia, Liberia, to provide regional command and control support to U.S. military activities and facilitate coordination with U.S. government and international relief efforts,' a statement from the White House press office said.

    'A general from U.S. Army Africa, the Army component of U.S. Africa Command (AFRICOM), will lead this effort, which will involve an estimated 3,000 U.S. forces.'

    Liberia is the hardest-hit of the four west African nations that have confirmed Ebola cases, accounting for more than one-half of the fatalities. The others are Sierra Leone, Guinea and, to a lesser extent, Nigeria.


    (...)
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