Think outside the...
Follow
Find
23.6K views | +6 today
Think outside the Box
The sooner we change our paradigm and our lives will be better
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Quelle alimentation bio pour demain ?

Quelle alimentation bio pour demain ? | Think outside the Box | Scoop.it

Vendredi 17 avril 2015

Théâtre d'Annonay

Place des cordeliers – 07100 Annonay

 

Quelle alimentation bio pour demain ?

Entrée gratuite et réservations fortement conseillées

 

La généralisation de l’alimentation bio est aujourd’hui suspendue à un double défi : agricole et culinaire. Le premier volet sera traité par Vandana ShivaOlivier DeSchutterGilles Eric SéraliniJosé Bové et Corinne Lepage. Ils évoqueront les solutions qu’ils mettent en oeuvre face aux résistances qu’ils rencontrent dans leur engagement pour une agriculture respectueuse de la terre et des hommes.

Mais cet enjeu se joue également dans l’assiette des citoyens dont les menus sont un levier écologique décisif. Ce second défi sera décrypté par Marc VeyratRégis Marcon etJean-Luc Rabanel. Ils raconteront leur croisade pour une alimentation écologique, tant dans leurs établissements (créativité etc…) que dans les repas quotidiens de toutes les catégories de la population.

 

Jacques Le Bris's insight:

Pré-inscription :

http://www.labiodanslesetoiles.com/infos-pratiques/


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Pourquoi la vérité scientifique est si difficile à accepter

Pourquoi la vérité scientifique est si difficile à accepter | Think outside the Box | Scoop.it

Les apparences sont terriblement trompeuses. L’univers, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, n’est pas ce que nous en voyons et nos sens sont lamentablement limités. Mais nous avons beaucoup de mal à le reconnaître et persistons dans les préjugés et les raisonnements douteux souligne The Guardian.

 

Nous avons fini par accepter le fait que la terre tournait autour du soleil que depuis quelques siècles et nous ne savons toujours pas de quoi est constitué l’essentiel du cosmos. Nous savons que la vie est construite de cellules depuis moins de deux cent ans et que cette vie est codée par l’ADN depuis moins de 50 ans. La structure réelle de l’univers –atomique, subatomique et quantique- ne commence à être comprise que depuis quelques décennies alors que l’homme moderne est présent sur terre depuis des dizaines de milliers d’années. Nous sommes très mal équipés pour percevoir la réalité objective. Nos raisonnements sont faussés par les idées préconçues, les préjugés et notre subjectivité. Nous ne distinguons pas les faits des opinions et des sentiments. Nous pensons mal. Nous voyons des liens de causalité là où ils n’existent pas et n’en voyons pas là où ils sont bien réels.

 

Nos sens et notre esprit nous trompent en permanence. L’horizon nous indique que la terre est plate. Nous pensons que des personnes sont guéries grâce à l’homéopathie, que les araignées sont dangereuses ou qu’une vague de froid démontre que le réchauffement climatique n’existe pas. La plupart des gens sont encore convaincus qu’ils existent des races humaines très différentes alors que la biologie et la génétique démontrent le contraire.

La génétique moderne, par exemple, révèle énormément de choses sur l’origine de l’espèce humaine, les migrations, les mélanges de population. Tout cela est rejeté par les obscurantistes ou les nationalistes car il va à l’encontre des mythes et légendes construits autour de l’origine des nations, des religions et des populations. Mais les algorithmes utilisés par les généticiens ne sont pas des opinions, ils révèlent ce qui est caché à nos sens et à notre compréhension immédiate et intuitive. C’est l’objet de la science: révéler ce qui est caché.

La science est notre seul vrai moyen de comprendre la réalité de l’univers qui nous entoure car elle n’est pas construite sur ce que nous dicte notre fameux «bon sens». Elle est construite sur des expériences répétées, des faits et des causalités démontrées. C’est pourquoi la méthode scientifique devrait être apprise et transmise le plus tôt possible. Ce serait sans doute le meilleur moyen de détruire les préjugés et les théories du complot construites sur des raisonnements bancals mais répandus.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

LHC : un premier record battu avec un faisceau de protons à 6,5 TeV

LHC : un premier record battu avec un faisceau de protons à 6,5 TeV | Think outside the Box | Scoop.it

Il y a moins d’une semaine, des faisceaux de protons ont à nouveau circulé dans le LHC. L’énergie portée par les hadrons n’était encore que de 450 GeV mais les membres du Cern ont réussi à faire circuler un faisceau à 6.500 GeV, soit 6,5 TeV, dans la nuit du 9 au 10 avril 2015. C’est de bon augure pour les collisions à 13 TeV prévues pour le mois de juin.

 

Lorsque les faisceaux de protons ont à nouveau bouclé des tours complets du LHC, le 5 avril 2015, ils n’ont pas été accélérés à des énergies supérieures à celle d’injection au sortir du SPS, le Super Synchrotron à Protons, c’est-à-dire 450 GeV. Les membres du Cern en charge de l’accélérateur ont commencé ensuite à sonder prudemment le comportement de leur machine avec des faisceaux constitués d’un seul paquet de protons (on parle de « bunch » dans le langage des physiciens des hautes énergies), contenant 5 milliards de ces hadrons. Lorsque le LHC atteindra son régime de fonctionnement nominal, sa vitesse de croisière en quelque sorte, pour faire des collisions, les nombreux bunchs constituant un faisceau contiendront environ 120 milliards de protons.

Tout semble en fait aller très vite sur le chemin menant aux collisions puisque le Cern vient de faire savoir qu’un faisceau avait été accéléré à l’aide des cavités radiofréquences du LHC pour finir par atteindre l’énergie nominale de 6,5 TeV dans la nuit du 9 au 10 avril 2015. C’est un record, car aucun accélérateur n’avait produit à ce jour des protons possédant une énergie aussi élevée. Tout semble donc aller pour le mieux en direction du second « run » du LHC. On peut seulement regretter que les prix Nobel de physique Simon van der Meer et Georges Charpak, qui ont tant fait pour le succès du Cern, ne soient plus là, pas plus que les théoriciens de haut vol qu’étaient Robert Brout etJulius Wess.


Cliquez sur l’image pour voir la mise à jour de l’état des faisceaux B1 et B2. En haut à gauche apparaît LHC1 ainsi que la possibilité de voir l’état d’autres portions du LHC. © Cern 

 

Des liens pour suivre l’aventure du LHC

Les grandes découvertes que fera peut-être le LHC ont le potentiel de changer radicalement la vision que se fait l’humanité de sa place dans l’Univers et peut-être même de son histoire. Personne ne devrait rater ces possibles événements et c’est pourquoi il est possible, grâce à plusieurs liens (voir ci-dessous), de suivre en direct ou presque la circulation des faisceaux de protons dans le LHC, de même que les collisions dans les détecteurs.

Des images et des commentaires sont régulièrement proposés sur les sites dédiés aux quatre grandes expériences :

On peut consulter des vidéos d’informations sur YouTube grâce à CERNTV et, sur Twitter, vous pouvez également suivre le Cern (en français) sans oublier Atlas, CMS et le LHC sur Facebook.


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Solarbike : un vélo électrique solaire présenté à Copenhague

Solarbike : un vélo électrique solaire présenté à Copenhague | Think outside the Box | Scoop.it

Le vélo électrique du futur pourrait bien ne plus avoir besoin d’être rechargé. C’est en effet ce que vise un ingénieur Danois qui a récemment présenté un vélo dont les roues seraient dotées de panneaux photovoltaïques.

Imaginé par un certain Jesper Frausig, le Solarbike aurait été présenté il y a peu à Copenhague (en raison du niveau d’ensoleillement plutôt élevé de la ville) et serait capable d’atteindre les 50 km/h avec une vitesse moyenne de 24 km/h et de se recharger grâce à l’énergie solaire pour fournir entre 2 et 25 km d’autonomie supplémentaire par jour en fonction du niveau d’ensoleillement.

Pour finir, sachez qu’à batterie pleine, l’engin toujours en cours de développement pourrait atteindre les 70 km d’autonomie.

Ayant déjà récolté quelques prix, le Solarbike pourrait un jour être commercialisé bien qu’aucune info concrète n’ait été révélée à ce jour.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Un extincteur révolutionnaire qui utilise le son pour éteindre le feu

Un extincteur révolutionnaire qui utilise le son pour éteindre le feu | Think outside the Box | Scoop.it

Deux étudiants américains ont mis au point un extincteur d'un nouveau genre. Ils utilisent les ondes sonores pour éteindre le feu.

Seth Robertson et Viet Tran sont deux étudiants de l’université George Mason en Virginie. Dans le cadre de leur projet de fin d’études, ils ont mis au point un extincteur particulièrement original.

Un concept d’extincteur simple, mais efficace

Le principe de leur extincteur est assez basique, mais révolutionnaire. En envoyant des ondes basses fréquences entre 30 et 60 hertz, la fréquence exerce une pression sur l’air et donc sur l’oxygène qu’il contient et qui est indispensable pour nourrir le feu. La pression et la fréquence exercée permettent de séparer l’oxygène du feu, éteignant ainsi rapidement les flammes.

La démonstration de leur prototype sur un feu de casserole est très convaincante et l’incendie s’éteint de lui même en quelques secondes à peine. Le prototype, qui fait penser à un appareil tout droit sorti du film Ghostbuster, n’a coûté que 600 dollars et pèse près de dix kilos.

Un prototype qui pourrait être amélioré pour d’autres applications

Bien que particulièrement efficace pour éteindre un feu de casserole, leur appareil souffre cependant d’un certain nombre d’inconvénients. Il ne permet pas notamment de refroidir l’origine du feu, qui a donc de grandes chances de repartir. Éteindre un incendie de grande ampleur reste aussi un défi majeur que leur appareil ne permet pas pour le moment.

Cependant, le fait de ne pas utiliser d’eau ou de produit chimique peut être particulièrement intéressant pour certaines situations, comme par exemple lors d’un incendie dans une navette spatiale ou la station orbitale, où l’apesanteur rend la dispersion d’eau ou de neige carbonique risquée. Les deux étudiants ont obtenu un brevet provisoire d’une année pour développer et améliorer leur invention. Leur objectif s’attaquer aux feux de grande envergure. Ils pourront compter sur les pompiers de Washington qui proposent de les aider dans leurs tests.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le Pape François met en garde que le Grand Collisionneur de Hadrons pourrait ‘Ouvrir les portes de l’Enfer’

Le Pape François met en garde que le Grand Collisionneur de Hadrons pourrait ‘Ouvrir les portes de l’Enfer’ | Think outside the Box | Scoop.it
Le Pape François met en garde que le Grand Collisionneur de Hadrons pourrait ‘Ouvrir les portes de l’Enfer’

 

Ce matin, le Pape François a imploré la communauté scientifique d’arrêter ses opérations avec le Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) dans une annonce officielle publiée par le Vatican tandis que les scientifiques espèrent faire des expériences afin de connecter notre monde avec un univers parallèle la semaine prochaine.

La critique du pape intervient quelques jours après que des scientifiques du CERN, à Genève, en Suisse, ont révélé qu’ils prévoyaient cette semaine de pousser ‘l’écraseur d’atomes’ du LHC jusqu’à ses derniers retranchements énergétiques les plus élevés dans le but de détecter (ou même d’invoquer) des trous noirs miniatures et éventuellement « ouvrir une brèche dans la fabrique de l’espace-temps ».

Un autre sceptique du projet n’est autre que l’honorable physicien Stephen Hawking qui a récemment averti que la fin du monde pourrait être déclenchée par l’insaisissable «particule de Dieu».

Le Pape François a averti la communauté scientifique d’arrêter de tester « les limites de Dieu » suite à l’annonce de la réactivation du LHC.

Le pape était visiblement très désemparé alors qu’il s’adressait à une foule de dizaines de milliers de fidèles présents sur la Place Saint-Pierre à l’occasion d’un de ses plus longs discours à ce jour.

« Mes frères chrétiens, nous vivons dans une époque désespérée. », dit-il à la foule. « La science est sur le point de tester les limites de Dieu et de sa création. Dieu a imposé les limites entre le monde des vivants et le monde des morts. Ces scientifiques sont-ils sur le point d’ouvrir les portes de l’Enfer? » Demanda-t-il à ses disciples, visiblement ébranlé. « Sommes-nous au seuil des jours maléfiques dont la Bible fait allusion? Est-ce que les hordes de démons qui rôdent dans les fosses de l’enfer sont sur le point de déferler massivement dans notre monde? Il faut méditer quant à ces questions avant de permettre aux scientifiques de procéder à de telles expériences » expliqua t-il.

En Octobre dernier, plus de 400 des meilleurs physiciens ont signé une pétition avertissant que le potentiel de Higgs pourrait devenir instable avec des énergies supérieures à 100 milliards de giga-électron-volts (GeV) et ont demandé aux gouvernements de maintenir les expériences sous ce niveau.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

RSLN | L'« open government » à la française : retour sur l’expérience Parlement & Citoyens avec Cyril Lage

RSLN | L'« open government » à la française : retour sur l’expérience Parlement & Citoyens avec Cyril Lage | Think outside the Box | Scoop.it

Le 30 mars dernier se tenait à l’Assemblée Nationale une conférence intitulée « La participation des citoyens, de l’échelon local au niveau Européen » organisée à l’initiative de Démocratie Ouverte, association qui promeut le « gouvernement ouvert ». L’occasion d’une rencontre avec Cyril Lage, co-fondateur de ce collectif et porteur du projet Parlement & Citoyens.

RSLN : Quelles raisons vous ont poussé à créer l’association Démocratie Ouverte ?

Cyril Lage : Aujourd'hui, les élus n'ont plus le monopole de l'intérêt général. L'innovation, la créativité viennent désormais de la marge du système, de la société civile elle-même. Nous tirons tous la langue pour faire aboutir des projets et les porter, parce que nous ne bénéficions que de peu d’aide du système politique.

Donc l'idée a été de créer un collectif puis très rapidement une association afin d’accroître la visibilité du concept d'open governmentCette initiative fait du numérique la pierre angulaire de la transformation du système démocratique.

RSLN : Quelle place occupe le numérique au sein des projets de l’association ? Etait-ce dès le départ le principal outil de travail ?

C.L : Elle est centrale ! Certains nous font parfois le reproche d’avoir juste mis un concept marketing sur des choses qui existent depuis longtemps, c'est-à-dire les questions de transparence et de participation. Mais pour nous, l’introduction du numérique change tout. Que ce soit les membres historiques de Démocratie Ouverte, l'équipe de Voxe [association proche de Démocratie Ouverte qui a bâti un comparateur neutre et international de programmes politiques], de Parlement & Citoyens ou de Questionnez vos élus [Projet porté par Démocratie Ouverte dont l’objectif est de mettre à disposition un outil favorisant des échanges directs et respectueux entre les citoyens et leurs élus], nous portons tous des projets de plateformes numériques.

RSLN : Pourquoi le numérique ? Pourquoi cet outil et pas un autre ?

C.L : Le numérique permet de ré-introduire le citoyen dans le jeu politique. Il est l’un des axes de transformation majeurs de notre société actuelle. L'Internet a libéré les choses, un citoyen peut aujourd'hui s'adresser à toute la planète et les citoyens peuvent se relier entre eux, collaborer.

RSLN : Pourquoi avoir mis sur pied le projet Parlement & Citoyens ? Comment en avez-vous conçu le processus ?

C.L : Parce que notre démocratie tâtonne : on n’a jamais produit autant de lois et la situation n'a jamais été aussi mauvaise... On risque une rupture de la confiance.

Notre conviction est que les lois gagneraient en qualité et que les hommes politiques auraient de meilleures relations avec les citoyens, si les citoyens étaient partie prenante de l'élaboration des politiques publiques. Selon nous, ceux qui participent à l'élaboration des politiques publiques aujourd'hui n'incarnent pas la diversité des connaissances et des opinions.

Concernant le comment, l’idée a germé dès 2009. Elle est restée à l’état de simple projet jusqu'en 2011, quand j'ai fait la rencontre d’Armel Le Coz, un designer. Il a alors réalisé des maquettes statiques, et nous avons construit un premier prototype non fonctionnel de la plateforme. Peu après, nous avons rencontré Bastien Jaillot, l'un des fondateurs de la société Jolicode. C’est alors lui qui a transformé les maquettes d'Armel en prototype fonctionnel.

C’est seulement une fois que nous avons eu le site entre les mains que nous sommes partis à la rencontre des parlementaires. Notre idée de départ était de dire : « il serait bien de trouver un socialiste et un UMP », pour démontrer aux citoyens que nous étions indépendants. Et il se trouve que nous avons eu l'opportunité de rencontrer des fondations politiques : FondapolJean JaurèsGabriel Péri. Ces fondations ont accepté d'être partenaires du projet et chacune nous a mis en relation avec un parlementaire de sa sensibilité. Nous avons donc lancé la plateforme avec six parlementaires issus de six formations politiques.

RSLN : Concrètement, comment fonctionne la plateforme ?

C.L : Parlement et Citoyens diffère de tous les sites participatifs que l'on peut trouver sur le Web. Ce n’est ni un forum, ni une boîte à commentaires, ni une boîte à idées.

Nous démarrons toujours par une présentation du projet de loi à l'initiative du parlementaire, auquel nous imposons seulement une structure. Le parlementaire n'arrive pas avec une proposition de loi déjà faite ou avec un catalogue de solutions. Nous lui demandons de contextualiser ses solutions en expliquant le problème qu'il souhaite régler et les causes qu'il considère être la source de ce problème.

Vient ensuite la présentation de ses solutions, qui va constituer le corpus de consultation sur lequel, pendant 30 jours, les citoyens vont pouvoir voter, sur chacun des problèmes, sur l'ensemble des causes, des enjeux et des solutions. Ils vont pouvoir ensuite de façon optionnelle argumenter leur vote.

Enfin, les citoyens vont pouvoir formuler des contre-propositions, de causes et de solutions. Nous sommes vraiment dans une dynamique decrowdsourcing. Notre objectif à ce stade est de dresser la cartographie des arguments et du champ des possibles, afin d’obtenir la plus grande diversité d’opinions.

RSLN : Comment se déroule la suite du processus ?

C.L : Après la consultation, nous réalisons une synthèse. C’est seulement ensuite que nous organisons de l'interaction autour d’un débat, en visioconférence. Cette fois dans une logique d'économie de moyens. Là encore le numérique nous offre une alternative. Au cours de la visioconférence, nous invitons le parlementaire à venir débattre avec des contributeurs, afin d’ essayer de discuter des désaccords qui apparaissent dans la cartographie.

Une fois ce processus abouti, le parlementaire va pouvoir rédiger sa proposition de loi, selon ses propres critères. L’objectif est de permettre aux parlementaires d'accéder à une plus grande diversité d'opinions et de connaissances. Et dans le cadre du processus, il s’engage à faire preuve de transparence et surtout de pédagogie vis-à-vis de ses choix.

RSLN : Avez-vous réalisé un important travail de modération sur la plateforme ?

C.L : Non, nous n’avons absolument pas eu besoin de modération La perspective de la rédaction d'une proposition de loi crée une forme de responsabilisation et est une preuve de confiance accordée par le parlementaire. C'est je crois un vrai succès de la plateforme.

 

RSLN : Quels ont été les succès du projet Parlement et Citoyens depuis son lancement début 2013 ?

C.L : Deux des six consultations prévues ont porté sur des lois qui ont été votées au Parlement. Celle de Joël Labbé sur les pesticides et celle deDominique Raimbourg sur la prison.

Un autre succès concerne le niveau de participation. Nous avons un peu plus de 4000 citoyens inscrits, qui ont produit un peu plus de 12 000 contributions. Nous pourrions donc dire que cela est relativement faible à l'échelle d'un pays. Mais c’est un bon résultat en comparaison du nombre de contributions reçues par certains sites publics dont les consultations sont sur des budgets de plusieurs centaines de milliers d'euros.

L'outil que nous avons créé pour Parlement & Citoyens s'avère en fait êtreun outil de résolution collectif de problèmes. Le Conseil National du Numérique l’a ainsi utilisé pour faire la consultation préalable au projet de loi sur le numérique d'Axelle Lemaire. L'Education nationale l'a utilisé pour réaliser une consultation dans le cadre du plan numérique à l’école.

RSLN : Et concernant les points négatifs ou à améliorer ?

C.L : L'un des premiers sur lequel nous avons eu des difficultés, c'est la collaboration avec les parlementaires. Il s'avère être souvent difficile de les astreindre à respecter le calendrier de nos projets. 

Le deuxième problème est lié au fait que les gens commentent sans tenir compte des contributions précédentes. Ce problème de manque d’interaction devrait être réglé par une mise à jour de l’autonomie de la plateforme.

Autre point à améliorer : la taille de notre communauté. Nous aimerions faire entrer les citoyens plus massivement dans le processus. L’ambition est forte et dépasse le simple post d’un commentaire sur Facebook ou d’un tweet.

RSLN : Dans un futur proche, comment va évoluer le dispositif ?

C.L : Nous voulons faire du site non seulement un outil à disposition des parlementaires qui voulaient élaborer des propositions de loi mais aussi un espace de dialogue et de co-construction entre les parlementaires et les citoyens.

Avec davantage de contributeurs, il sera intéressant de créer un autre instrument plus classique : un système de consultation sous forme de questionnaire. Cela ouvre la possibilité aux parlementaires qui aimeraient voir des informations de la part des citoyens, de pouvoir sonder notre communauté sur la base du volontariat. Pour permettre encore une fois de créer cette interaction. L'idée étant de multiplier les canaux.

Mais certains parlementaires n'ont pas attendu les évolutions et ont déjàhacké le système ! Le système était fait pour co-construire des propositions de loi et Dominique Raimbourg nous a dit : moi je ne veux pas déposer de proposition de loi. Il était rapporteur d'un projet de loi et il souhaitait formuler des amendements. Donc il souhaitait utiliser la plateforme dans cet objectif, ce qu’il a fait !

RSLN : Il y a donc eu de nouveaux usages ?

C.L : Oui, de nouveaux usages que nous n'avions pas prévus. Certains usages ou demandes sont venus des parlementaires et d'autres des citoyens. Des demandes auxquelles nous essayons de répondre au fur et à mesure. Sachant que le canal restera toujours pour nous le numérique.

Samuel Azoulay le 03/04/2015
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Journée nationale d'action interprofessionnelle unitaire du 9 avril 2015

Journée nationale d'action interprofessionnelle unitaire du 9 avril 2015 | Think outside the Box | Scoop.it

Ajouté le : 11 mars 2015 


Ville : PARIS
Lieu : Manifestation nationale de la place d'Italie aux Invalides
Heure : 13h00
Organisation : CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES 

 

Ville : TOULOUSE
Lieu : Manifestation départ place Arnaud Bernard
Heure : 10h00
Organisation : CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Un trottoir anti-smog qui nettoie l'air

Un trottoir anti-smog qui nettoie l'air | Think outside the Box | Scoop.it

En Allemagne, la ville de Bottrop est une ville modèle en ce qui concerne le développement durable. Elle a reçu le label de ville de l’innovation  de la Ruhr et a présenté un plan complet incluant des recommendations pour le logement, la mobilité, l’énergie, l’urbanisme et l’emploi. Sa toute dernière expérimentation est l’utilisation d’un nouveau trottoir anti-smog, le Photoment.

Quand les trottoirs deviennent un allié pour l’air contre le smog

Tout d’abord, qu’est-ce que le smog ? C’est une brume brunâtre épaisse qui provient généralement d’un mélange de polluants atmosphériques, qui limite la visibilité dans l’atmosphère. Le smog est composé surtout de particules fines et d’ozone. Il a plusieurs effets néfastes pour la santé mais également pour l’environnement.

Le principe de fonctionnement est connu depuis longtemps et utilisé dans d’autres domaines. Le dioxyde de titane qui rentre dans la composition des dalles, permet avec l’aide des rayonnements ultraviolets du soleil, de transformer les oxydes d’azotes contenus dans l’air en ions nitrates, avant qu’ils n’aient pu se convertir en ozone, responsable du smog.

Une révolution pour les trottoirs est en marche

Dans ce contexte, le dioxyde de titane ne joue qu’un rôle de catalyseur et n’est donc pas consommé pendant la réaction de « nettoyage » de l’air. Les ions nitrates s’accumulent au sol et sont lavés par la pluie qui les achemine vers les égouts. Pour information, les concentrations sont faibles et ne peuvent constituer un danger pour la qualité de l’eau et la santé.

 

Dans le cas de la ville de Bottrop, 750 m2 de béton ont été installé à un croisement routier qui devrait pouvoir éliminer 1,82 mg de NOx par heure, soit 2,4 micro-g/m2 par heure en moyenne d’après les informations du site de Photoment. L’utilisation de ce béton, qui a pour le reste les mêmes caractéristiques qu’un béton traditionnel, conduit à un coût supplémentaire de 3 à 5 euros par m2. Son emploi doit donc être comparé avec d’autres mesures possibles pour réduire les émissions d’oxydes d’azotes.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

La Chine dépasse les US et l'Allemagne en nombre de brevets

La Chine dépasse les US et l'Allemagne en nombre de brevets | Think outside the Box | Scoop.it

Le nombre réel de brevets « approuvés » par les organismes officiels

 

En plus du titre de "première puissance mondiale", la Chine obtient celui de "première puissance innovante", grâce à son vivier d’inventeurs qui déposent deux fois plus de brevets technologiques que les États-Unis, son principal concurrent.

En 2015, la Chine se situe loin devant ses principaux concurrents en ce qui concerne le dépôt de brevets technologiques. C’est ce que révèle l’étude menée par l’institut allemand Fraunhofer, en collaboration avec le département technologique de l’université de Stuttgart. Cette avance ne concerne pas n’importe quel type de brevet, mais ceux issus du domaine de l’Industrie 4.0 (la quatrième révolution industrielle, basée sur l’Internet of Things). La Chine n’est donc désormais plus seulement une puissance économique, mais bien un pays créateur et vecteur d’innovation. Depuis 2013, les inventeurs chinois ont soumis plus de 2500 brevets dans le domaine de l’industrie 4.0 aux organismes chargés de les examiner. Un chiffre qui dépasse largement celui de ses deux autres grands rivaux, les Etats-Unis (1065 brevets) et l’Allemagne (441 brevets)

Le nombre de brevets « industrie 4.0 » déposés en Chine, en Allemagne et aux US depuis 2013

Cette abondance de dépôt de brevets, et a fortiori d’inventions qu’il est nécessaire de faire breveter, n’est que le reflet de la puissance économique de la Chine. Une zone géographique qui représente un marché intéressant pour les entreprises internationales, du point de vue financier, mais aussi de l’innovation, puisque les grandes entreprises occidentales analysent avec détail les brevets chinois. En effet, les multinationales cherchent ainsi à prédire les besoins à venir des entreprises chinoises et développer des stratégies adaptées sur le territoire chinois.

De plus, le gouvernement chinois encourage ses innovateurs en mettant en place un plan gouvernemental "Made in China 2025", visant à promouvoir les technologies de l’industrie 4.0, alors que la France peine toujours à élaborer le sien. Le gouvernement encourage ses entrepreneurs à présenter leurs inventions à un public international, et c’est pourquoi plus de 600 entreprises chinoises sont intervenues au CeBIT 2015 (le plus grand salon européen des nouvelles technologies). Solutions d'analyse du big data, mais aussi des systèmes de cloud et des produits et services liées à l’Internet of Things, voilà le type de projets mis à l'honneur par les entrepreneurs chinois dans ce salon.

Plus de 300 entreprises et instituts de recherches chinois ont quant à eux déposés des brevets à propos de l’industrie 4.0 avec parmi eux, des grands acteurs, comme le constructeur de smartphones chinois Huawei, le fournisseur d’équipement télécoms ZTE, et de grandes universités chinoises : ShanghaïHuazhongChongqing

Mais dans ce cas précis, innovation ne rime pas forcément avec réussite. En effet, le nombre de brevets déposés par un pays n’est pas révélateur du réel pouvoir d’innovation de celui-ci. Et pour cause, selon l’étude, seuls 35% des brevets chinois remplissent les critères pour être officiellement brevetés. Sur les 2541 brevets déposés en Chine, seuls 515 acquièrent le titre de brevet officiel alors qu’aux Etats-Unis, le nombre de brevets approuvés est de 1467, chiffre qui leur permet de conserver leur leadership.

Le nombre réel de brevets « approuvés » par les organismes officiels

Quelques réserves sont donc encore émises en ce qui concerne le décuplement du nombre de brevets déposés. De plus, une telle dynamique pourrait potentiellement « engorger » les organismes chargés de donner leur titre de brevets aux inventions qui leur sont soumises, et un tel amas de demandes pourrait éventuellement conduire à un déclin de la qualité d’analyse.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

De l'eau de mer qui devient potable avec cette invention Open Source qui va sauver des millions de vies

De l'eau de mer qui devient potable avec cette invention Open Source qui va sauver des millions de vies | Think outside the Box | Scoop.it

Le manque d’accès à l’eau potable est l’une des causes principales de mortalité dans les pays pauvres.

Durant ces dernières années, plusieurs efforts ont été déployés pour rendre l’eau de mer potable. Cela nécessitait des centrales qui consommaient énormément d’énergie et était inaccessibles aux pays pauvres.

Le designer italien Gabriele Diamanti, a eu l’idée de rallier deux éléments naturels au service de l’environnement.

Il a crée le « Eliodomestico », un éco-distillateur qui transforme l’eau salée en une eau potable grâce à l’énergie solaire.

Ce projet est destiné aux pays en développement et il permettra à ces populations d’accéder à de l’eau potable à moindre coûts, avec en prime une technique « Open Source ».

 

Comment fonctionne le « Eliodomestico » ?

 

Chaque dispositif Eliodomestico peut produire cinq litres d’eau potable par jour. Ce qui suffit largement pour une famille de 4 personnes.

Le concept est simple, il suffit de mettre de l’eau de mer (eau salée) durant la matinée dans une chaudière spéciale.

Cette chaudière est étanche à l’eau et grâce au soleil (chaleur) l’eau s’évapore tout au long de la journée.

La vapeur passe dans un tuyau de raccordement puis se condense dans le couvercle du bac de récupération.

L’utilisateur peut récupérer l’eau fraîche et potable que contient le bac après le coucher du soleil.

Une idée encore plus satisfaisante pour transporter l’eau potable, il suffit de porter le petit bassin sur la tête (une pratique très répandue).

 

De quoi est fabriqué Eliodomestico ?

Pas besoin d’énergie nuisible ou d’électricité, Eliodomestico est fabriqué à partir de matériaux simples et largement disponibles. Quant à l’entretien, il est simple.

Le créateur de ce concept a aussi mis cette technologie a disposition de toute personne désirant en profiter. Une sorte d’Open Source de la création et de l’invention qui a participé à l’évolution du savoir humain.

 

Le designer italien Diamanti explique son projet sur cette vidéo :

https://vimeo.com/47238447



Des technologies pareilles pourront changer la vie de millions de personnes qui n’ont pas eu la chance d’avoir de l’eau potable à portée de main.

 


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Vigipirate : le blues de la CRS 26, victime d'une «épidémie»

Vigipirate : le blues de la CRS 26, victime d'une «épidémie» | Think outside the Box | Scoop.it

Épidémie d'arrêts maladies à la CRS 26 de Toulouse-Lardenne. Les CRS se disent épuisés par la multiplication des missions dans le cadre du plan Vigipirate renforcé. Un mouvement qui a des échos au plan national

 

Ça gamberge sous la guérite. Rien ne va plus à la CRS 26 de Toulouse-Lardenne. Ces spécialistes du maintien de l'ordre seraient au bord du burn outou du nervous breakdown (dépression nerveuse), comme on disait dans les films d'Audiard.

Le CRS a le blues, hypersollicité depuis les attentats de janvier à Paris et l'activation du plan Vigipirate renforcé, il n'aurait plus le temps de récupérer entre deux missions et ceux à qui leurs supérieurs demandent d'être des «fonctionnaires de police modèle» risquent la bavure à tout instant à cause de la fatigue et de la tension nerveuse.

Pour Christian Barcouda, délégué régional CRS Toulouse de l'UNSA-Police Midi-Pyrénées, les CRS sont «au bord de l'épuisement, hyperfatigués après 49 jours de déplacement et 19 jours en résidence (formation et maintien de l'ordre à Toulouse) depuis le début de l'année. Après cinq week-ends d'affilée travaillés, ils ont besoin de repos».

Le responsable syndical poursuit : «Au moment de partir en mission pour Paris afin d'assurer la sécurité durant le week-end pour les festivités juives, seuls 40 CRS sont partis sur 65 prévus au départ, 27 sont soit en arrêt maladie (11) soit consultants (16). Quatre ou cinq personnes sont en dépression nerveuse. Je n'ai jamais vu ça en 22 ans à la CRS 26», déclare Christian Barcouda.

«Depuis Charlie, on a la reconnaissance des gens, mais pas celle du ministère de l'Intérieur qui multiplie les missions et les déplacements sans adapter l'effectif», poursuit le responsable syndical. La CRS 26 est en effet intervenue à Paris (protection de la presse et des lieux de culte juifs), à Sivens dans le Tarn, au pays basque (garde statique des intérêts de l'état), sur les manifs nombreuses à Toulouse (en marge de Sivens) et sur certains matchs de foot à risque, et à nouveau ce week-end à Paris.

«En déplacement, on a droit à un seul jour de repos tous les sept jours, l'autre jour de repos est décalé, après trois semaines en déplacement on a droit ainsi à six jours de repos, mais avec la succession de missions, ce n'est pas toujours possible. Et on peut être rappelé en urgence pendant les six jours de repos», explique Christian Barcouda.

En déplacement, les CRS sont logés dans des cantonnements succincts, des chambres de 12 m2 pour deux avec une table, deux chaises et une armoire, parfois pas aux normes et sans prise wifi ni prise TV, ce qui empêche tout contact pendant des jours entiers avec les familles, indique-t-on de source syndicale.

Les CRS, tout comme les policiers, figureraient parmi les professions les plus «à risque» pour le divorce, voire le suicide.

38 en moins depuis 2006

Les syndicats de police protestent contre les baisses d'effectifs entraînés par la RGPP sous Sarkozy : «Les effectifs dans chaque compagnie sont passés de 145 CRS à 130 environ. À la CRS 26, il y avait 170 fonctionnaires de police en 2006 contre 132 aujourd'hui», précise Christain Barcouda. Du coup, les CRS, beaucoup plus sollicités, seraient démotivés : «On est à un seuil de fatigue, il n'y a plus rien qui nous motive : la carrière est au point mort. Un examen de brigadier passé aujourd'hui ne débouche sur le grade qu'au bout de 14 ans. Certains n'en ont même pas le bénéfice avant de partir à la retraite (âge moyen 57 ans)». À la CRS 26, comme dans les autres compagnies de province, l'âge moyen serait bien plus élevé que dans les compagnies parisiennes, autour de 40 ans. La résistance aux multiples et longs déplacements est d'autant moins facile qu'on est âgé. La prime de déplacement (30 €/jour) n'a pas été revalorisée depuis 2002. Beaucoup de CRS souhaitent muter dans la police mais c'est bloqué, surtout sur le sud-ouest. L'UNSA-Police a été reçue le 30 mars par le directeur général de la Police nationale, le directeur central CRS et le ministère de l'Intérieur. Une table ouverte nationale devrait être organisée sous 15 jours.

RepèresLe chiffre : 27

CRS >malades ou consultants. Hier matin, au moment de partir en mission 40 CRS seulement se sont présentés pour partir en mission à Paris. 27 se sont fait porter pâles avec arrêt maladie (11) ou parce qu'ils étaient en consultation (16).

«Depuis Charlie, on a la reconnaissance des gens, mais pas celle du ministère de l'Intérieur qui multiplie nos missions sans adapter l'effectif». Christian Barcouda, délégué régional CRS UNSA-Police

Philippe Emery
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Lettre ouverte aux traîtres à la République

Lettre ouverte aux traîtres à la République | Think outside the Box | Scoop.it

C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse.


Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter.

Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Unions Syndicale des Magistrats, vous allez le voter.


Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter.

Alors que, de partout, les mises en garde affluent, que le New York Times fait sa Une sur "La France, État de surveillance", que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'inquiète de la dérive sécuritaire liberticide que cette loi implique, et que même le président de l'actuelle commission de contrôle des interceptions de sécurité dénonce la faiblesse des garanties qu'apporte ce texte, vous allez le voter.

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir.

En mettant (quel que soit l'enrobage sur le pseudo-anonymat des données reccueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c'est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg:

L'État de police est celui dans lequel l'autorité administrative peut, d'une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l'initiative, en vue de faire face aux circonstances et d'atteindre à chaque moment les fins qu'elle se propose : ce régime de police est fondé sur l'idée que la fin suffit à justifier les moyens. À L'État de police s'oppose à l'État de droit.

En écartant le juge judiciaire de toute autorisation préalable aux écoutes administratives, c'est l'État de droit que vous détruisez: garant des libertés individuelles, sa remise en cause nie le principe de séparation des pouvoirs.

Et tout ça pour quoi ?

S'il fallait en croire les maigres débats - imposés par la procédure d'urgence choisie par le gouvernement - cette négation de tous nos principes fondateurs serait nécessaire pour lutter contre le terrorisme.

Mais cette loi ne concerne pas que la lutte antiterroriste, loin de là: elle s'applique à tous les domaines de la vie en société. "Engagements internationaux", "Intérêt public", "Intérêts économiques et scientifiques", voici quelques-uns des motifs pour lesquels vous allez autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen.

Oh, bien sûr, pendant le débat public on ne vous agitera que la menace terroriste, à l'instar de la fiole censée prouver l'existence d'armes de destruction massives en Irak, on vous répètera l'argument mensonger selon lequel "90% des jihadistes se sont radicalisés sur Internet". Oh, oui, si vous osez vous opposer à ce déni de démocratie, on vous accusera d'être responsable des attentats qui pourraient avoir lieu sans ce texte.

Le même argument vous a déjà été servi pour justifier le récent texte qui permet la censure administrative - sans juge - de n'importe quel site Internet (et dont l'OSCE demande déjà qu'on le reconsidère).

Pourtant, dans cette période où chacun s'interroge sur ce qui nous définit comme une société, c'est justement le moment de vous souvenir des principes qui ont fondé ce pays.

Mais, dans ce moment où le terrorisme n'a de cesse que de voir disparaître toute pratique démocratique, c'est justement l'instant où vous devez vous lever pour défendre les droits fondamentaux et pour rejeter les arguments démagogiques.

Mesdames, messieurs, s'il vous reste ne serait-ce qu'une once de probité, vous lirez les arguments des opposants à ce texte, sans oeillères et sans calcul politique de bas étage.

Et si vous ne voulez pas être un traître à la république, madame, monsieur, vous vous y opposerez à votre tour.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Eau : crise humanitaire au Proche-Orient

Eau : crise humanitaire au Proche-Orient | Think outside the Box | Scoop.it

Pendant que de violents affrontements continuent de déchirer la Syrie et l’Irak, des millions de personnes déplacées pâtissent toujours des conflits au Liban, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Les ressources hydriques et les systèmes vieillissants d’alimentation en eau approchent du point de rupture, selon un rapport du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) rendu public le 25 mars 2015, ce qui augure d’une crise humanitaire sans précédent dans toute la région.

 (...)

Jacques Le Bris's insight:
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Paris, Oslo, Seattle : les villes coupent les vivres aux énergies fossiles

Paris, Oslo, Seattle : les villes coupent les vivres aux énergies fossiles | Think outside the Box | Scoop.it

C’est décidé, ce mois d’avril marquera la fin des investissements de la ville d’Oslo dans le charbon. Mieux, la capitale norvégienne va se débarrasser des 40 millions de couronnes (4,6 millions d’euros) qu’elle détient déjà dans ce secteur via son fonds de pension, indique La Tribune. Quelques semaines plus tôt, Paris faisait un pas dans la même direction. Le 16 mars, sous l’impulsion de Jérôme Gleizes, élu Europe Ecologie – Les Verts, le conseil municipal a voté un vœu contre les investissements dans« les secteurs contribuant au changement climatique ». Pour l’heure, il ne s’agit que d’une incitation, mais à terme le fonds de dotation de la ville – chargé de recevoir les dons et de financer des projets – pourrait se priver complètement de l’argent des industries fossiles, selon Célia Blauel, adjointe à l’environnement citée par Mediapart. Bien avant Paris et Oslo, les villes américaines de Seattle et de San Francisco avaient déjà franchi le pas en s’interdisant tout placement dans l’industrie fossile.

A quelques mois de la conférence sur le climat, la COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre prochain, le mouvement de désinvestissement Fossil Free – né en 2011 sur les campus américains – prend de l’ampleur. Sous l’impulsion de l’activiste Bill McKibben à la tête de l’ONG350.org, des institutions s’engagent à ne plus financer l’extraction d’énergies fossiles. Après l’université de Stanford, l’Eglise de Suède et la fondation Rockefeller ont pris cet engagement.« Au total, plus de 200 institutions ont mis fin à leur investissement dans ce secteur, pour un montant total de 50 milliards de dollars (46 milliards d’euros) », se félicitent Bill McKibben et l’essayiste canadienne Naomi Klein dans une tribune publiée dans Le Monde. L’ambition du mouvement ? Ternir la réputation de l’industrie du gaz, du pétrole et du charbon pour que, faute d’investisseurs, ces émetteurs de gaz à effet de serre restent sous terre.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Bayrou entre en guerre ouverte contre Sarkozy

Bayrou entre en guerre ouverte contre Sarkozy | Think outside the Box | Scoop.it

François Bayrou cherche à maintenir son espace politique. Alors que Nicolas Sarkozy est engagé dans une stratégie offensive de rapprochement avec le centre, le président du MoDem entre en guerre ouverte contre le président de l’UMP et se met clairement sur sa route, comme en 2007 et 2012. « Le responsable de la victoire de la gauche en 2012, il porte un nom, il s’appelle Nicolas Sarkozy »déclare-t-il dans l’hebdomadaire Le Point.

Le centriste laisse entendre qu’il pourra concourir à la présidentielle de 2017 face à l’ancien chef de l’Etat, si Alain Juppé perd la primaire à droite, prévue les 20 et 27 novembre 2016. « Si Juppé ne l’emporte pas, je serai dans la situation que j’ai construite depuis longtemps : je serai libre, affirme-t-il. Si sur la table, le jour du vote en 2017, on trouvait seulement les bulletins de vote Hollande, Sarkozy et Le Pen, des millions de Français n’auraient pas le bulletin qui représente leur opinion. » Et d’ajouter : « Nicolas Sarkozy a l’habitude que tout le monde plie devant lui et se range, voire se couche. Ce n’est pas ma nature. »

 

Réactiver L’Alternative

Outre son soutien à Alain Juppé, le principal rival à droite de Nicolas Sarkozy, François Bayrou appelle explicitement à une réactivation de L’Alternative, l’alliance qu’il avait forgée à l’automne 2013, avec Jean-Louis Borloo, entre l’UDI et le MoDem, pour contrer la « tentation naturelle du centre de courir vers son puissant voisin et allié » qu’est l’UMP.

L’alliance globale conclue entre l’UMP et l’UDI pour les élections départementales fin mars, a permis à la droite de gagner l’élection à l’échelle nationale avec 26,02 % des suffrages. Des membres du MoDem ont également passé des accords locaux avec l’UDI-UMP pour ce scrutin.

« L’Alternative, lors des européennes [de mai 2014], avait obtenu un score et un nombre d’élus importants [10 % des voix, 7 sièges]. Cela se refera, je n’ai aucun doute sur ce point, déclare-t-il ainsi à l’hebdomadaire. Il n’y a qu’une seule majorité possible pour redresser ce pays, c’est ce que j’appelle l’arc central : une majorité capable de réformes et de rassemblement, qui va du centre-gauche au centre-droit. »

Ces annonces de M. Bayrou interviennent aussi alors que Nicolas Sarkozy cherche à faire de l’UMP sa machine de guerre pour gagner la primaire à droite en 2016, avec un plan de bataille précis, comme le renouvellement des cadres locaux pour disposer de fidèles partout sur le territoire ou une vaste campagne de recrutement de militants.

Ainsi, quoi qu’il advienne d’Alain Juppé face à ce rouleau compresseur, M. Bayrou pourrait vouloir être jusqu’au bout l’épine dans le pied de l’ancien chef de l’Etat, avec qui il entretient une inimitié depuis qu’il a appelé à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle en 2012.


 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Corruption

Le suicide de Jean Germain, sénateur socialiste et ancien maire de Tours, pose brutalement la question de la corruption. Le délit dont on l’accusait était pourtant contestable et ne lui avait personnellement rapporté aucun avantage financier. Il avait, au cours de trois mandats successifs unanimement reconnus comme bénéfiques à sa ville, organisé une affaire de mariages chinois collectifs ayant pour but d’attirer des touristes dans sa région et pour conséquence d’enrichir sa maîtresse. Le procureur s’apprêtait à requérir contre lui de la prison ferme pour ces faits.

On jugera de leur importance en les comparant à d’autres bien plus graves et qui demeurent impunis. Alors, tous pourris ? Non, car ce sont les fondements mêmes de notre société qui sont corrompus, et l’on crie haro sur les baudets dont nous viendrait tout le mal, au lieu de s’en prendre aux causes mêmes de la corruption.

Le sens originel de corruption n’est d’ailleurs pas celui qui vient généralement à l’esprit. Ce n’est pas seulement détourner de l’argent public ou privé, ou servir des pots-de-vin, mais une altération de la substance par décomposition. Si l’on juge ainsi ce qui se passe dans notre société, on touche à la nature de sa maladie sans se laisser fasciner par ses symptômes.

Voilà un système politique connaissant la première génération à vivre, en temps de paix, moins bien que ses parents. Voilà un président de la République qui, contrairement à ses promesses de campagne, n’a pas remis le monde de la finance à sa place et a continué les politiques d’austérité. Pire encore, alors que le peuple grec n’a bénéficié que d’environ 10 % des sommes qu’on lui réclame, et que les grandes banques européennes et le Fonds monétaire international se sont enrichis à ses dépens, voilà que Pierre Moscovici, endossant ses habits de nouveau commissaire européen, et Michel Sapin, notre ministre des Finances, tiennent des propos scandaleux. Pierre Moscovici de dire :« La question est de savoir, maintenant, si le gouvernement grec est capable de présenter un programme de réformes sur lequel il n’a pas été élu. » Et Michel Sapin : « Il faut qu’Alexis Tsipras fasse atterrir ses troupes et que Syriza redescende sur terre... La dissuasion du faible au fort, ça ne marche pas. » Voilà le témoignage d’une corruption des esprits qui est la pire de toutes.

Commentaire d’un bien-pensant, M. Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain : « La France n’a pas pris de mesures d’austérité. »Jugement corrompu d’un privilégié. Alors que la majorité des revenus nets des consommateurs européens, qui n’ont augmenté que de 8,5 % au cours de ces cinq dernières années, est consacrée aux produits et services nécessaires, devenus, eux, de 20 à 50 % plus chers !

Résultat : sur le devant de la scène politique, coucou les revoilà ! C’est Nicolas Sarkozy contre François Hollande, un chef de bande contre un chef de bureau. Avec un Front national qui rassemble trois fois plus de jeunes que le Mouvement des jeunes socialistes et se dédiabolise en se gorgeant de fonds étrangers. Nouvelle définition du mot « national ».

La vérité est que tous pensent à prendre le pouvoir sans projet, en s’efforçant de produire un miel synthétique qui attirera ce qu’ils considèrent comme des mouches électorales. Voilà la vraie corruption ! Et les plus corrompus nous diront que c’est la faute aux Etats, aux élus et pourquoi pas à la République, comme Jean-Marie Le Pen l’a dit tout haut, en espérant garder un pouvoir qu’ils ont privatisé en faveur de leurs oligarchies et de leurs dynasties.

Alors oui, dans notre paysage politique bouleversé, notre seul choix pour sauver une certaine idée de la France est de la remettre au service des générations futures et de l’humanité, en faisant du projet des BRICS un nouveau Conseil national de la Résistance à l’échelle du monde.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Une minute pour comprendre : comment guérir de la corruption en politique ?

Pour en savoir plus visitez le site : http://www.nouvelledonne.fr/

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

EPR Flamanville: une anomalie pourrait condamner le réacteur

EPR Flamanville: une anomalie pourrait condamner le réacteur | Think outside the Box | Scoop.it

Caen (AFP) - L'anomalie signalée mardi par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur la cuve du réacteur nucléaire en construction à Flamanville (Manche) risque de condamner ce réacteur ainsi que deux autres EPR en chantier en Chine, affirme jeudi l'organisation écologiste Greenpeace.

"Si les tests en cours confirment l'anomalie --et il y a de fortes probabilités qu'ils la confirment-- ces EPR sont condamnés à ne pas démarrer" car les cuves, dont l'acier fait l'objet de doutes, "sont a priori irremplaçables" une fois posées, a déclaré à l'AFP Yannick Rousselet, chargé des questions nucléaires à Greenpeace France.

"Jamais au monde pour le moment on a réextrait une cuve sans détruire tout ce qu'il y a autour", affirme M. Rousselet.

Interrogé par l'AFP, le service de communication d'EDF, maître d’œuvre du chantier de Flamanville, a indiqué ne faire "aucun commentaire".

"Les enjeux sont considérables", ajoute M. Rousselet, pour qui il s'agit du plus gros problème jamais relevé sur un EPR (réacteur pressurisé européen).

Mardi, l'ASN a annoncé qu'une "anomalie" avait été détectée à Flamanville "dans la composition de l'acier du couvercle de la cuve, et du fond de cuve", deux pièces appelées calottes.

Outre Flamanville, trois réacteurs EPR sont en construction dans le monde, en Chine et en Finlande. Or "certaines calottes des cuves des réacteurs de Taïshan 1 et 2 (Chine) ont été fabriquées par Creusot Forge, filiale d'Areva, selon un procédé similaire à celui de la cuve de l’EPR de Flamanville", a précisé mercredi le gendarme du nucléaire dans un communiqué. Ce n'est pas le cas des calottes de la cuve de l’EPR d’Olkiluoto en Finlande, qui proviennent d’un autre fournisseur.

Areva doit réaliser d'ici octobre des expertises pour confirmer ou infirmer "l'anomalie" apparue au cours de "premières mesures".

"Un couvercle de cuve, c'est des mois de fabrication, et des coûts astronomiques, donc ça pose un problème, mais c'est remplaçable. Mais les cuves c'est complètement inenvisageable", affirme le militant. Car "quand on pose une cuve, aussitôt on met une quantité d'éléments autour, y compris des éléments bétonnés pour la fixer", selon lui.

La cuve de Flamanville a été posée en janvier 2014 avant le démarrage de la centrale prévu en 2017. Celui de Taïshan 1 est annoncé pour fin 2015.

Selon Greenpeace, "la pièce étalon sur laquelle a été détectée l'anomalie est censée valider l'ensemble des calottes" fabriquées par Creusot Forge pour Flamanville et Taïshan, mais aussi pour des réacteurs qui ne sont pas encore commandés, comme Taïshan 3 et Hinkley Point (sud-ouest de l'Angleterre), pour lequel EDF n'a pas pris de décision définitive d'investissement.

Interrogée par l'AFP, Areva n'a "pas souhaité faire de commentaire".

Selon Greenpeace, le géant du nucléaire, en difficultés financières, "a pris un risque industriel en décidant de faire une série de calottes" sur la base de ce même étalon.

"Sur le seul chantier EPR où Areva est maître d'œuvre, celui de Finlande, au lieu de faire les calottes en France, Areva les a fait faire par les Japonais et elles n'ont pas de problème", ajoute le militant de Greenpeace.

En 2014, Areva avait indiqué que la cuve de Flamanville avait été forgée à 80% chez Japan Steelworks et à 20% chez Areva au Creusot.

La cuve, qui pèse 425 tonnes et mesure 11 mètres de haut, est une pièce "particulièrement importante pour la sûreté" car elle "contient le combustible" et "participe à la seconde barrière de confinement de la radioactivité" après la gaine du combustible, selon l'ASN.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Un procureur accuse la France d'attitude "négationniste" vis-à-vis de la Mafia

Un procureur accuse la France d'attitude "négationniste" vis-à-vis de la Mafia | Think outside the Box | Scoop.it

Les mafieux seraient très implantés sur la Côte d'Azur (ici, Nice, le 20 mars 2015), selon l'ouvrage "Razzia sur la Riviera".

 

La France a-t-elle une attitude "négationniste" vis-à-vis de la Mafia ? C'est ce qu'affirme un procureur italien dans "Razzia sur la Riviera", un livre de la journaliste Hélène Constanty paru mercredi 8 avril.

 

L'action de la mafia s'arrête-t-elle à nos frontières ? Non, explique la journaliste Hélène Constanty dans Razzia sur la Riviera (éd. Fayard), qui paraît mercredi 8 avril et dont Mediapart publie les bonnes feuilles. Dans un chapitre intitulé "Les mafieux italiens s'incrustent", l'enquêtrice livre un constat alarmiste sur la progression de l'emprise mafieuse dans le sud de la France.

Les mafieux, dit-elle, sont désormais bien implantés sur la Côte d'Azur où "ils blanchissent de manière méthodique de l'argent sale". Dans le cadre de cet ouvrage, elle s'est entretenue en juillet 2013 avec le procureur national italien chargé de la lutte antimafia, Franco Roberti.

"Vous refusez de voir la réalité en face"

Cet homme, un des "plus exposés de la péninsule", accuse les autorités françaises en des termes virulents :  "La France a une attitude que je qualifierais de négationniste (…) Vous refusez de voir la réalité en face." Et d'ajouter : "Vous n’êtes pas les seuls. L’Allemagne aussi. Les Européens n’ont pas encore réalisé à quel point la mafia s’était enracinée hors d’Italie. Il faut dire qu’en dehors de la péninsule, elle préfère s’occuper de ses affaires en silence, sans se faire remarquer, en évitant les effusions de sang."

Le procureur estime ne pas "obtenir une collaboration suffisamment active des policiers et des magistrats. Prenons l’exemple de Giovanni Tagliamento, ce ressortissant italien que nous considérons comme représentant de la Camorra sur la Côte d’Azur. Nous aimerions savoir avec qui il travaille, d’où vient l’argent qu’il brasse. Mais les Français nous disent que son comportement n’a rien de répréhensible."

"La France ne mesure pas la gravité du problème"

Il juge que le blocage vient du fait que "la France ne mesure pas la gravité du problème. C’est un problème culturel et politique. Vous ne disposez pas non plus des mêmes outils législatifs que nous." Et de préciser ce qu'il souhaite voir changer : "Nous aimerions obtenir beaucoup plus d’informations sur les activités économiques de nos ressortissants, leurs investissements dans l’immobilier ou dans des commerces. Mais, en France, contrairement à ce qui se passe en Italie, les possibilités de saisir les biens des mafieux sont très limitées. Dommage, car c’est un outil formidable pour les asphyxier."

La journaliste rappelle l'ampleur du problème : "Les mafias italiennes ont tiré profit de la mondialisation pour développer leurs activités hors d’Italie, leur épicentre. Elles ont développé toutes sortes de trafics internationaux – drogue, armes, contrefaçon, déchets... –, fabriquent de la fausse monnaie et contrôlent les réseaux d’immigration clandestine. Leur chiffre d’affaires mondial est estimé à 130 milliards d’euros."

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Ces députés qui acceptent le contrôle de leur frais professionnels

Ces députés qui acceptent le contrôle de leur frais professionnels | Think outside the Box | Scoop.it





Charles-Amédée de Courson, président UDI de la commission d'enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l'affaire Cahuzac.  | AFP/JACQUES DEMARTHON





La transparence sur les frais de représentation des députés attendra encore. L'amendement de Charles de Courson, député (UDI) de la Marne, qui proposait de fiscaliser la part de l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) – 6 412 euros par mois – non utilisée à des fins professionnelles, a été rejeté dans la nuit de jeudi à vendredi.

>> Lire : Frais de mandat : les députés renvoient la balle au président de l'Assemblée

Le sort de cet amendement avait été scellé en commission des finances de l'Assemblée nationale quand Christian Eckert, rapporteur général (PS), avait émié un avis défavorable, appuyé par Gilles Carrez, président (UMP) de la commission. L'adoption de cette proposition aurait, il est vrai, impliqué que les parlementaires fournissent à l'administration fiscale des justificatifs de leur frais pour qu'lle puisse déterminer ce qui devait - ou non - échapper à l'impôt sur le revenu. Ils n'en voulaient pas et l'ont fait savoir en votant contre en séance.

 

AMENDEMENT "TRANSPARENCE"

Seuls 24 députés ont voté pour. Six socialistes n'ont ainsi pas suivi l'avis de la commission: Marie-Anne Chapdelaine (Ille-et-Vilaine), Viviane Le Dissez (Côtes-d'Armor), Catherine Lemorton (Haute-Garonne), Elisabeth Pochon (Seine-Saint-Denis), Odile Saugues (Puy-de-Dôme) et Pascal Terrasse (Ardèche). Ce dernier avait été un des députés épinglés sur ce sujet par Mediapart. La majorité du groupe socialiste a voté contre ; sept de ses membres se sont abstenus.

Le reste de la gauche soit s'est abstenu - écologistes et Front de gauche -, soit n'a pas pris part au vote dans le cas des radicaux de gauche.

 

Les députés UMP se sont prononcés très largement contre l'amendement. Six ont voté pour : Georges Fenech (Rhône), Nathalie Kosciusko-Morizet (Essonne), Pierre Morel-A-L'huissier (Lozère), Fernand Siré (Pyrénées-Orientales), Thierry Solère (Hauts-de-Seine) et Dominique Tian (Bouches-du-Rhône).

 

Les centristes, à l'inverse, se sont tous prononcés pour l'amendement "transparence", soutenu par le président du groupe UDI, Jean-Louis Borloo.


Les deux députés du Front national, non inscrits, Marion Maréchal-Le Pen (Vaucluse) et Gilbert Collard (Gard), ont voté pour l'amendement.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

630.000 euros de prime de départ pour Van Rompuy

630.000 euros de prime de départ pour Van Rompuy | Think outside the Box | Scoop.it

Herman Van Rompuy, l'ancien président du Conseil européen, va recevoir une prime de départ estimée à 630.000 euros. Selon l'Europe, il aurait reçu cette somme, car il ne lui serait pas possible de trouver un emploi qui n'éveillerait pas des doutes concernant d'éventuels conflits d'intérêts.

 

Le journal britannique The Telegraph aurait découvert le montant de la pension d'Herman Van Rompuy. Selon le magazine Elsevier celle-ci serait royale. Les trois prochaines années, le Belge recevra 55% de son ancien salaire. Ce qui, dans le cas de Van Rompuy, représente 169.000 euros. À côté de cela, il percevra également une prime de départ unique de 26.500 euros et une pension à vie de presque 65.000 euros par an. L'Union Européenne défend ce montant en expliquant que Van Rompuy ne pourra plus travailler, car il doit éviter tous conflits d'intérêts. Un argument pas vraiment percutant selon le Elsevier puisque Van Rompuy est de toute façon pensionné. C'est d'ailleurs pour cela qu'il reçoit aussi une pension annuelle de 65.000 euros.

 

Haïku

Toujours selon The Telegraph, Van Rompuy souhaite se retirer de la vie publique pour se consacrer à ses passe-temps favoris comme l'écriture de Haiku. Il donnera également quelques conférences à College of Europe, une formation pour fonctionnaires européens à Bruges.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Et si une bombe atomique tombait dans votre jardin ?

Et si une bombe atomique tombait dans votre jardin ? | Think outside the Box | Scoop.it

Quelle ville allez-vous donc bombarder ce matin ? En ce lundi de Pâques, la rédaction de Big Browser est d'une humeur massacrante. Une journée parfaite pour vous faire découvrir Nukemap, en somme.

Nukemap est un outil de simulation permettant de visualiser les effets qu'aurait une attaque nucléaire sur une ville donnée. Le site permet également de choisir parmi une trentaine d'armes, dont certaines sont présentes dans l'arsenal nucléaire des Etats qui en sont dotés.

Choisissez votre ville, votre arme et constatez le résultat sur la carte Google.

 

Ci-dessus les dégâts causés par la bombe Tsar, la plus puissante bombe jamais créée en ex-URSS, si elle était lâchée sur Paris : plus de 6,8 millions de personnes tuées et près de 4 millions de blessés. Les points correspondent aux dégâts dits humanitaires : en rouge les hôpitaux, en orange les pompiers, en bleu les écoles et en blanc les lieux de culte.

Outre l'impact immédiat de la bombe, la carte interactive montre ses retombées radioactives et permet même de déterminer avec des détails inquiétants les cercles de destruction : des fenêtres brisées aux immeubles détruits, du degré des brûlures, au risque de mortalité, avec et sans assistance médicale.

L'objectif n'est pas d'effrayer, souligne le Daily Dot, mais bien de faire comprendre les dangers des armes atomiques.

Alex Wellerstein, professeur assistant spécialisé dans l'histoire des sciences, explique ainsi sur le site de de l'institut de technologie Stevens, au New Jersey, avoir développé Nukemap dans le but de vulgariser les conséquences possibles d'une attaque nucléaire.

"Qu'une arme nucléaire émette 500 rem [ancienne unité de mesure des doses de radiation, remplacée par le sievert] de rayonnement sur un rayon donné signifie peu de chose pour la plupart des gens. Mais lorsque vous couplez cela avec une illustration de la distance sur une ville qu'ils connaissent bien, avec une description qualitative des effets de 500 rem, alors le sens devient très clair pour tout le monde."

Jacques Le Bris's insight:


Pour moi, le pire serait qu'elle n'explose pas ! :)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Il règne un bordel sans nom au Moyen-Orient et les Etats-Unis n'y sont pas pour rien

Il règne un bordel sans nom au Moyen-Orient et les Etats-Unis n'y sont pas pour rien | Think outside the Box | Scoop.it

Aujourd'hui, tout le Moyen-Orient est en guerre. L'incohérence stratégique de l'administration Obama n'aura fait que précipiter la région dans le chaos.

 

Si le chaos généralisé que connaît aujourd'hui le Moyen-Orient n'est pas entièrement imputable à l'administration Obama, reste que sa politique étrangère dans la région est un échec complet.

 

Irak, Syrie, Libye, Yémen...

Aujourd'hui, le capharnaüm en est à un niveau littéralement inédit. Pour la première fois depuis les deux Guerres mondiales, quasiment tous les pays allant de la Libye à l'Afghanistan sont impliqués dans un conflit armé (avec le sultanat d'Oman comme notable exception). Le chaos, l'incertitude et la complexité que connaissent la versatilité et bien souvent l'incohérence des alliances et des inimitiés en présence a de quoi donner le vertige.

En Irak et en Syrie, les Etats-Unis et leurs alliés combattent aux côtés de l'Iran pour défaire l'Etat islamique (EI), mais au Yémen, les Etats-Unis et bon nombre ces mêmes partenaires régionaux collaborent pour repousser les forces houthies soutenues par l'Iran.

Face à l'Iran, Israël et l'Arabie saoudite sont plutôt sur la même longueur d'onde, mais le reste de leurs anciennes et profondes divisions sont toujours d'actualité.

En Syrie, l'Iran soutient Bachar el-Assad; les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux déplorent son action, mais tolèrent sa présence, tandis que certaines factions rebelles soutenues par les Etats-Unis dans leur combat contre l'EI cherchent (et depuis longtemps) à le destituer. Les Etats-Unis voudraient que les pays de la région défendent leurs propres intérêts –et pas seulement en Libye, ni pour court-circuiter l'Amérique.

Nous sommes donc face à un ensemble d'opérations aux conséquences totalement désastreuses ou, pour emprunter aux militaires américains un terme technique adéquat, un clusterfuck –à peu près traduisible par «tas de merde» ou «bordel sans nom» (pour gagner en politesse, on parle de charlie foxtrot, selon les règles de l'alphabet phonétique). Pas étonnant donc que tant d'Américains veuillent se désinvestir de cette région le plus vite possible. Selon eux, l'incendie qui embrase le Moyen-Orient est bien au-delà des capacités de contrôle de leur pays, les animosités locales servant de combustible sont anciennes et la plupart des conflits actuels sans grande importance pour leur vie quotidienne.

 
 

Il est vrai que le schisme entre sunnites et chiites, vieux d'un millénaire, joue un rôle certain (quoique peut-être surestimé) dans le morcellement du Yémen ou dans les divisions qui ont pu participer à la faillite de l'Etat irakien et à l'essor de l'EI. En outre, il est indéniable que bon nombre des soulèvements actuels s'ancrent dans les abus d'Etats autocratiques, voleurs des peuples et inaptes aux moindres rudiments de gouvernance. Un nombre considérable de ces problèmes actuels remontent aussi aux errements des dirigeants de l'Empire britannique (qui, avec le recul, n'étaient pas vraiment dotés de cette habilité quasi-divine à créer des nations dont ils pouvaient se targuer). D'autres conflits sont la résultante de stratégies de stabilisation régionale –tels lesaccords Sykes-Picot– devenues caduques après près d'un siècle d'existence. Il va sans dire que l'invasion de l'Irak par George W. Bush n'aura pas non plus amélioré les choses. Sans oublier, bien évidemment, Benjamin Netanyahou, qui n'aura jamais cessé d'être un connard. 

En sus, avancent les partisans du désengagement, l'Amérique a du pétrole. Nous avons du gaz. Nous n'avons plus autant besoin du Moyen-Orient qu'avant. Et, soit dit en passant, nous avons aussi prouvé combien nous étions nuls en interventions militaires et en édification nationale (au Moyen-Orient et ailleurs).

 

Obama avait bien dit qu'il se désengageait, non?

Ainsi, pourquoi ne pas reprendre tout simplement nos billes et laisser ce feu s'éteindre de lui-même? D'ailleurs, quand on y pense, n'était-ce pas là notre plan? La raison de l'élection de Barack Obama?

Oui, mais non. Concernant ce dernier point, Obama a sans doute été élu pour mettre fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, mais reste que la sécurité de l'Amérique face aux potentielles menaces émanant de cette région demeure toujours de sa responsabilité. Et, en tant que président, il lui incombe la responsabilité encore plus générale de défendre nos intérêts nationaux dans le monde entier.

Des intérêts qui exigent que nous restions engagés au Moyen-Orient. Sur le plan de l'énergie, si nous avons nos propres réserves en quantités suffisantes, les prix de l'énergie sont fixés sur un marché mondialisé, ce qui signifie que toute fluctuation d'envergure, que cette fluctuation soit liée aux réserves disponibles ou à l'évaluation des risques, aura toujours un impact sur nous.

En outre, si le conflit régional en vient à s'aggraver, il pourrait avoir de très graves conséquences mondiales. La guerre entre sunnites et chiites pourrait se propager. L'EI, infiltré dans toute la région, pourrait tirer parti de ce chaos, à l'instar d'al-Qaida, du Front al-Nosra en Syrie, de l'Aube de la Libye, voire du Hamas. La Libye pourrait très facilement devenir le prochain Yémen, ce qui provoquerait très certainement une intervention régionale comme celle que mène actuellement l'Arabie saoudite (si les Egyptiens ont accepté de participer à cette intervention, c'est aussi parce qu'ils auront inévitablement à mener toute action lancée contre leur voisin occidental).

Le morcellement de pays comme l'Irak, la Syrie, le Yémen ou la Libye modifiera très certainement l'équilibre régional des pouvoirs –surtout si cela génère la création d'un Etat (ou d'Etats) comme celui que veut voir advenir l'EI en Irak et en Syrie, voire d'une région entièrement défaillante sur le plan de la gouvernance et qui deviendra un terreau d'autant plus fertile pour l'extrémisme.

 

Les leçons du passé

Comme le 11-Septembre nous l'a appris –et comme l'ont démontré les récents événements en Europe, en Afrique, au Canada et aux Etats-Unis– dans le monde d'aujourd'hui, des problèmes qui pourraient sembler lointains peuvent très bien et très vite se faufiler dans nos rues ou dans celles de nos alliés.

Nous avons assisté à l'essor d'al-Qaida dans la péninsule arabique et en Afrique du Nord. Aujourd'hui, l'EI déborde en Afghanistan et, au Nigeria, Boko Haram a prêté allégeance à ce tout nouveau et dynamique acteur du secteur terroriste. Les combattants de l'EI ont trouvé des recrues en Europe ou aux Etats-Unis (cf. le très récent cas des deux membres de laGarde nationale arrêtés dans l'Illinois) qui reviendront certainement chez eux pour propager le chaos si jamais la menace qu'ils représentent n'est pas étouffée sur les champs de bataille du Moyen-Orient. Qui plus est, nos alliés essentiels que sont Israël et la Jordanie risquent aussi gros face à cette agitation. Si leurs positions en viennent à être fragilisées, les Etats-Unis seront obligés de s'investir encore davantage dans la région, et pour un coût encore plus élevé.

D'énormes facteurs géopolitiques sont aussi en jeu. Oui, un chaos prolongé et des gouvernements affaiblis rendront encore plus difficiles le contrôle et la gestion des menaces produites dans la région.

Mais, en dernier ressort, quand ces guerres finiront, de nouveaux gouvernements nationaux émergeront et l'influence que l'Amérique pourra avoir sur eux dépendra directement de la manière dont notre soutien et notre rôle dans leur construction auront été perçus. Parallèlement, si nous nous désengageons ou si nous en venons à n'avoir plus aucune capacité d'action, notre influence sur la nature de ces gouvernement en sera d'autant diminuée, si ce n'est réduite à néant. Et si notre influence diminue, d'autres pays verront la leur augmenter (comme c'est d'ores et déjà le cas). Aujourd'hui, cela pourrait sembler secondaire, mais avec la cristallisation de nouvelles rivalités et de nouveaux problèmes au cours du XXIe siècle, faire une croix sur notre influence dans une région du monde aussi stratégique –et laisser la place à d'autres– pourrait avoir de bien malheureuses ramifications.

 

La responsabilité de la Maison Blanche

Dès lors, si l'administration Obama n'est évidemment pas responsable de la plupart des racines, ni des nombreuses causes aggravantes de la mêlée actuelle au Moyen-Orient, il est aussi vrai qu'elle ne peut se permettre de tourner le dos à ces soulèvements/conflits, de prendre des mesures à moitié pensées, ni de faire le choix d'actions principalement réactives et largement improvisées en l'absence de toute stratégie globale.

Malheureusement pour les Américains, pour nos alliés, pour la région et pour le monde, voici trois des principales méthodes mises en œuvre par l'actuelle Maison Blanche. 

Autant de façons de faire qui auront matériellement contribué à la situation que nous connaissons aujourd'hui.

En Irak, au cours des deux dernières années de l'administration Bush, la situation était à la stabilisation et à l'amélioration, notamment grâce au renfort de troupes de 2007, à davantage d'attention accordée aux sunnites et à l'implication active et continuelle du président et des responsables du gouvernement afin de trouver des solutions précises à un problème –non, soyons clairs, à une catastrophe– dont ils avaient été les auteurs. Notamment, il s'agissait de de gérer leur très mauvais choix de Premier ministre, Nouri al-Maliki. L'Irak était encore loin du pays de cocagne, mais, en tendance, les choses allaient dans la bonne direction. La décision d'Obama d'accélérer le départ des troupes américaines (d'une manière qui n'allait pas vraiment faire le nécessaire pour produire le type de Status of Forces Agreement qu'une présence prolongée aurait permis) a tout détricoté. Son inattention à la mauvaise gouvernance de Maliki et au soulèvement d'une partie des sunnites, puis à l'essor de l'EI, allait encore aggraver la situation.

Evidemment, le fiasco présidentiel fait d'indécision, de décisions incohérentes et de sourde oreille aux recommandations de son équipe quant à l'agitation grandissante en Syrie est aussi un facteur d'envergure. Une réaction paresseuse et confuse au Printemps arabe allait être redoublée par une très mauvaise gestion et un dangereux affaiblissement de la relation vitale qu'entretenaient les Etats-Unis avec l'Egypte.

L'ambivalence d'Obama face à l'action, et aux mesures nécessaires à une sortie de crise en Libye est un autre exemple de ces erreurs de jugement qui ont créé davantage de problèmes qu'elles n'en ont résolus. 

Le poids de l'Iran

Voilà l'ironie des années Obama qui, malgré l'espoir d'une nouvelle ère et d'une amélioration des relations régionales incarné dans un discours prononcé au cœur du monde arabe, verront en fin de compte un changement «pour le mieux» se faire non pas avec les arabes, mais avec les perses.

Durant le premier mandat, la sévérité de l'administration quant aux sanctions infligées à l'Iran sur la question du nucléaire aura précédé un second mandat tellement assoiffé d'un accord nucléaire que tout le monde, de Téhéran au fin fond de l'Ohio, estime que les Etats-Unis désirent plus ardemment cet accord que les Iraniens et qu'ils ont ainsi perdu tout levier dans les négociations. Cette évolution, qui n'aura pas été accompagnée d'une coordination suffisante avec nos principaux alliés de la région, d'Israël aux monarchies du Golfe, capable d'apaiser leurs tourments vis-à-vis du rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran, n'a eu de cesse de préoccuper ces alliés (et leurs apprentis dans la région), à mesure que l'Iran se révélait comme le seul pays du Moyen-Orient susceptible de tirer parti de la propagation du chaos.

Cela a été le cas au Yémen, avec ses liens toujours plus resserrés avec Bagdad et un gouvernement irakien toujours plus dépendant de ses soldats, de ses armes et de ses conseillers  pour combattre l'EI, et en Syrie (où Assad semble bien parti pour être toujours au pouvoir après le départ d'Obama de la Maison Blanche).

L'indignation du général américain Lloyd Austin à l'idée de commander des troupes combattant aux côtés de milices chiites, après le sort que ces dernières ont pu réserver aux soldats américains durant la Guerre d'Irak, aura été émouvante. Mais elle pourrait sonner creux, vu qu'elle repose sur une tromperie sémantique.

Le monde sait qu'en Irak, l'Amérique fournit un soutien aérien aux milices chiites menées et financées par l'Iran pour combattre l'EI.

Le monde sait que s'il est question de coalition américaine, c'est l'Iran qui gagne aujourd'hui le plus en influence, car il est disposé à envoyer des soldats au sol.

Voilà pourquoi ce n'est pas Austin, mais Qassem Suleimani le commandant de la Force Al-Qods qui est portée aux nues en Irak, dans toutes les régions chiites et même kurdes.

Ne pensez pas qu'une telle réalité, déni mis à part, n'a pas joué de rôle dans la méfiance grandissante que suscite l'administration Obama chez nos alliés les plus essentiels du Golfe, d'Egypte et d'ailleurs. Ne pensez que cela ne les a pas poussés à penser qu'ils allaient devoir agir par eux-mêmes au Yémen afin de contre-balancer les gains iraniens.

«Laissez les gars du cru se démerder» n'est pas plus une stratégie de politique étrangère américaine que le «ne faites pas de conneries»

 

Les Etats-Unis ont voulu tirer un trait sur cette interprétation en arguant que Washington soutenait à la fois le combat contre les Houthis au Yémen et ne travaille pas vraiment main dans la main avec les Iraniens en Irak (la récente retraite des milices chiites, soi-disant parce qu'elles ont trop de mal à œuvrer aux côtés des Etats-Unis, me semble suspecte et bien trop savamment orchestrée. Peut-être que nous ne sommes pas en «coordination» avec les Iraniens, mais nous avons su jouer du téléphone avec eux via nos interlocuteurs irakiens... à tout le moins).

Pendant ce temps, les négociations sur le nucléaire iranien n'ont fait que détériorer un peu plus notre relation avec Israël. Comme mentionné précédemment, avoir Benjamin Netanyahou comme partenaire n'a rien d'une partie de plaisir. Mais il est aussi indéniable que la Maison Blanche a versé de l'huile sur le feu et a réduit en cendres les fondations traditionnelles de cette relation. Qu'importe ce que nous apporteront ces 21 prochains mois –et voir cette relation se détériorer encore davantage est tout à fait probable– il n'y a rien d'exagéré à dire que la relation entre les dirigeants américains et israéliens est au plus bas de toute leur histoire.

En réalité, vous pouvez dire ce que vous voulez sur les origines du bordel actuel au Moyen-Orient, mais le fait que les relations de l'Amérique et de chacun des pays les plus essentiels de la région –sauf l'Iran– soient au plus bas de leur histoire est tout à fait significatif.

Des mauvais choix, une mauvaise gestion et une diplomatie défectueuse ne sont pas les causes principales des problèmes que l'Amérique s'est créés dans la région.

Le plus gros coupable est à chercher du côté de son incohérence stratégique. Visiblement, nous ne savons pas vraiment quels sont nos intérêts, ni n'avons de vision claire pour l'avenir dans la région, telle que pourrait le permettre une collaboration avec nos alliés d'ici et d'ailleurs.

Ne pas faire preuve de naïveté

«Laissez les gars du cru se démerder» n'est pas plus une stratégie de politique étrangère américaine que le «ne faites pas de conneries». Au mieux, il ne s'agit que d'une modalité de cette stratégie et, en réalité, nous avons affaire à une abrogation de responsabilité face à des relations porteuses d'éléments économiques, commerciaux, politiques ou encore militaires cruciaux pour l'influence et les intérêts des Etats-Unis.

De même, nos relations avec d'autres puissances majeures devraient nous offrir ce genre d'outils si, au moins, nous nous donnions la peine de nous occuper du gros du boulot diplomatique (et prétendre que c'est ce que nous faisons avec l'Iran n'est pas convaincant, vu que nous ne le faisons pas en fonction des autres et nombreux problèmes de la région, et vu les désastres que nous avons pu causer en Libye ou en Syrie).

Pour le président, il serait facile de dire:

«Je cherche la stabilité au Moyen-Orient. Je cherche à préserver les intérêts américains, de la sécurité de nos alliés à la sécurité de notre territoire, des liens commerciaux aux préoccupations économiques mondiales. Je cherche à réussir ce projet en établissant de nouvelles alliances avec nos alliés traditionnels qui nous aideront à garantir la stabilité qui leur est nécessaire pour se reconstruire et pour se préserver d'éventuels errements d'autres acteurs régionaux, comme l'Iran. Si nous pouvons obtenir des progrès en contenant la menace nucléaire iranienne et en mettant en œuvre un meilleur dialogue avec ce pays, cela sera pour le mieux. Mais nous savons aussi que l'Iran représente toujours de nombreux risques, que ce soit parce que ce pays soutient des organisations terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, ou parce qu'il coordonne des cyberattaques contre des cibles américaines. Ce n'est qu'en cessant de telles activités et en faisant disparaître de telles menaces que l'Iran pourra gagner en statut. Et rien ne nous fera dévier de notre objectif premier, à savoir le rétablissement de l'équilibre au Moyen-Orient.»

Mais, seuls, ces mots ne suffiront pas. Il faudra les compléter d'actions, et d'actions significatives. Il ne faudra pas faire preuve de naïveté.

Il faut éloigner de notre esprit l'idée que l'Iran pourrait un jour devenir notre ami. Lamenace nucléaire n'est qu'une des nombreuses menaces que représente ce pays, et elle n'est même pas la plus grave.

Géopolitiquement parlant, nos échecs et notre inaction aura poussé les pays de la région à chercher le soutien d'autres grandes puissances. De l'Egypte à Israël, en passant par les pays du Golfe, toute la région pivote (quelle ironie) vers l'Asie –vers l'Inde et la Chine et, où cela est possible, vers le Japon et l'Asie du Sud-Est. La Russie, aussi, gagne en influence au Caire, à Tel Aviv et à Téhéran.

Répartir les charges ne pose aucun problème. Voir notre influence fondre comme neige au soleil, si.

Dans la région, renouer d'anciennes alliances signifiera accorder davantage d'attention aux besoins de nos partenaires, et ce grâce à des actions, pas des mots, en les écoutant, et pas en leur plaquant des discours tous faits. En outre, il faut admettre que, dans certains conflits, si nous ne sommes pas disposés à envoyer des soldats au sol (et la guerre contre l'EI est de ces conflits), nous ne serons pas considérés comme menant réellement la danse, ni comme étant réellement investis, et d'autres pays disposés à faire un tel investissement (comme l'Iran) en sortiront vainqueurs.

Devrions-nous gagner en agressivité pour chercher des solutions diplomatiques aux problèmes de la Syrie, de la Libye, du Yémen et de l'Irak? La réponse est oui. Mais pour réussir, il faudra que nos adversaires sachent qu'ils paieront le prix cher, infligé par une coalition dévouée et incluant les ressources et l'engagement véritable des dirigeants d'une des nations les plus riches et les plus puissantes du monde, aux côtés de puissances locales en qui elle a réellement confiance et à qui elle offre suffisamment d'autonomie pour leur laisser les coudées franches dans la région. Et les négociations ne seront un succès que si nous mettons en œuvre une diplomatie qui n'est pas entravée par des dates-limites artificielles, ou dépréciée par des messages laissant entendre que nous avons davantage besoin d'un accord que nos interlocuteurs.   

Dès lors, il nous faut reconnaître les origines complexes de la crise actuelle. Mais ne minimisons pas le fait qu'en ne réussissant pas à y faire face, nous allons très certainement aux devants de pertes majeures pour les intérêts américains dans la région.

Qui plus est, nous sommes à un moment qui requiert une grande vigilance, et qui devrait se traduire par davantage d'action multilatérale de la part des Etats-Unis et de ses alliés au sein de l'ONU.

Que tous les pays de la région soient en guerre a autant de chances de mener à une situation qui dégénère qu'à des solutions. Nous ne sommes pas loin d'assister à une conflagration que nous n'avons plus connue depuis août 1945.

Et même si cela ne se produit pas, un chaos durable au Moyen-Orient ne fera qu'alimenter la propagation de l'extrémisme en Afrique et en Asie, et la propagation du terrorisme en Europe et en Amérique du Nord.

Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés. Et il est évident que, même en admettant que l'Amérique n'a qu'une capacité limitée à influer sur ce qui se passe au sol, nous avons l'urgente obligation d'essayer, et d'essayer sans répéter les erreurs du passé. Parce que ce que nous avons fait depuis six ans ne fonctionne tout simplement pas et, en réalité, cela ne fait qu'aggraver l'une des plus graves situations que le monde connaît aujourd'hui.

David Rothkopf

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Les écolos pro-Hollande réunis, entre «chamailleries» et autocritique

Les écolos pro-Hollande réunis, entre «chamailleries» et autocritique | Think outside the Box | Scoop.it

LE SCAN POLITIQUE - Plusieurs parlementaires EELV, favorables à un retour du parti au gouvernement, et des responsables de partis centristes et écologistes étaient rassemblés samedi à l'Assemblée nationale pour poser les premières pierres d'une nouvelle structure.

 

En plein week-end de Pâques, à l'Assemblée nationale, la famille écolo s'est réunie. Ou presque. Si le «rassemblement» est régulièrement revendiqué à la tribune, la réunion des membres du courant d'EELV «Repères écologistes» matérialise publiquement les divisions qui agitent le parti depuis leur sortie du gouvernement, il y a un an.

La salle Colbert était comble samedi après-midi. Les parlementaires écolos favorables à un retour au gouvernement comme Jean-Vincent PlacéFrançois de RugyBarbara Pompili et Denis Baupin étaient présents, mais aussi la secrétaire nationale du parti, Emmanuelle Cosse. Des responsables d'autres formations cousines d'EELV ont également fait le déplacement: Corinne Lepage, de CAP 21, Jean-Luc Bennahmias, du Front démocrate, Yves Pietrasanta, de Génération Ecologie, et Antoine Waechter, président du MEI. La réunion, sur le thème de la responsabilité des écologistes, a rassemblé près de 250 personnes. «Nous avons refusé autant de personnes qu'il y en a dans cette salle!», s'est félicité l'élu de Loire-Atlantique François de Rugy, se revendiquant «non-sectaire».

Très vite, les prises de parole s'oriente sur la question - si clivante au sein d'EELV - de la participation au gouvernement, même si «la journée n'est pas organisée en fonction de cela», note Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale, qui ouvre le colloque. «Qu'est-ce qui serait incroyable, honteux, scandaleux à exercer des responsabilités?», s'est agacé le patron des sénateurs écolos, Jean-Vincent Placé,qui s'est déjà dit prêt à devenir ministre contre l'avis de son parti. L'élu de l'Essonne a vivement regretté «les dénigrements» et la «contestation» venant «d'amis» dont il a été victime.«Nous nous sommes perdus dans nos divisions internes, nos jeux de congrès, et j'y prends ma part de responsabilité. On ne peut pas avoir un aussi beau message et se complaire dans tout cela», a-t-il poursuivi, invoquant le «Cohn-bendisme», alors que l'ancien leader Vert fête ce même jour ses 70 ans. «Il y a une volonté d'amener à une vision confédérale de la galaxie écologiste, y compris à terme dans une perspective électorale», a affirmé le sénateur, en marge de la réunion.

Julien Bayou, invité surprise

L'ombre de Cécile Duflot pèse sur la salle, mais son nom ne sera prononcé qu'une seule fois. «Cécile Duflot convole avec Mélenchon!», s'insurge un militant. L'ancienne ministre, davantage portée par un rapprochement avec le Front de gauche, n'a pas été invitée à la réunion. Mais certains, proches de sa ligne, se sont incrustés et ont joué les trouble-fêtes. «J'entends des paroles lénifiantes, je suis là en anthropologue!», s'amuse la sénatrice Esther Benbassa, qui quitte la salle quand Jean-Vincent Placé arrive à la tribune. En milieu d'après-midi, c'est Julien Bayou, porte-parole EELV, qui s'improvise surveillant général. «Je suis venu pour écouter, il parait qu'il y a des écolos ici», ironise-t-il à son arrivée. «Faites une petite place pour Julien Bayou, mélange-toi à nous, je te salue, tu as bravé le sectarisme pour venir jusqu'à nous», le taquine François de Rugy depuis l'estrade. Le porte-parole, ancien soutien d'Eva Joly, ne partage pas le même enthousiasme. «La création d'une nouvelle structure, c'est jouer la division, il ne faut pas commettre l'irréparable, ne pas tout gâcher pour un maroquin. Ce n'est pas un secrétariat d'État qui va changer la ligne du gouvernement», persifle le militant, qui assure que le travail législatif d'EELV est plus efficace depuis la sortie du gouvernement, en avril 2014.

«Avant de parler de structures pour lesquelles nous ne sommes pas mûrs, nous devons parler de projet»

Corinne Lepage

Plutôt qu'une confédération, le co-président des députés écolos François de Rugy verrait bien la naissance d'un «pôle». «Il n'y a pas d'écologie dans la protestation pure et simple. Au-delà des différences de parcours, il y a une affirmation d'un pôle écologiste pragmatique et responsable», plaide-t-il. L'ancienne ministre Corinne Lepage est encore plus prudente: «Avant de parler de structures pour lesquelles nous ne sommes pas mûrs, nous devons parler de projet», affirme-t-elle.«Nous devons construire une maison commune des progressistes, démocrates, écologistes», estime de son côté Jean-Luc Bennahmias, quand Yves Pietrasanta préfère, lui, parler d'«organisation des progressistes». Un autre allié de dernière minute s'est invité à la réunion: Robert Hue, le responsable du Mouvement des Progressistes, qui a adressé une lettre samedi après-midi aux écolos pro-gouvernement, dans laquelle il se dit prêt à participer à un nouveau «pôle».

«Je ne vais pas engager mon parti sur quoi que ce soit»

Emmanuelle Cosse

C'est la secrétaire nationale d'EELV qui recueille tous les honneurs. Si certains au sein du parti ont tenté de l'empêcher de se rendre à cette réunion des écolos pro-Hollande, Emmanuelle Cosse assure être dans son rôle et vouloir faire passer un message «d'apaisement».«L'écologie se meurt dans ses chamailleries et ses divisions à un moment où l'écologie est absolument nécessaire», a-t-elle déclaré en introduction de son discours.«Il faut éviter les caricatures: les pragmatiques ont des convictions et les autres ne sont pas des utopistes», a-t-elle poursuivi, rappelant que les bilans écolos des gouvernements Ayrault et Valls «ne sont pas bons», et qu'un nouvel accord est nécessaire.

La responsable joue les équilibristes: «l'objectif, c'est d'être dans les instutitions, adossé à un objectif politique, adossé à un système de valeurs». «Nous devons tout faire pour peser sur le réel. Si on a des marges de manœuvre, des engagements massifs, des capacités à agir, alors on réfléchit. Si non, nous réfléchirons aussi», fait-elle savoir. «Je ne vais pas engager mon parti sur quoi que ce soit, seulement sur des sujets sur lesquels on doit être présents» conclut-elle, accueillie par des applaudissements nourris. Satisfaite des échanges de l'après-midi, Emmanuelle Cosse boycotte néanmoins la conférence de presse de clôture. Pour aller saluer les socialistes frondeurs de «Vive la Gauche», eux-aussi réunis dans une autre salle de l'Assemblée nationale.

more...
No comment yet.