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Agriculteurs et jardiniers seront-ils bientôt obligés de cultiver dans la clandestinité ?

Agriculteurs et jardiniers seront-ils bientôt obligés de cultiver dans la clandestinité ? | Think outside the Box | Scoop.it

Les paysans qui ressèment leur récolte seront-ils considérés comme des trafiquants ? Oui, ont répondu les sénateurs en adoptant le 20 novembre à l’unanimité un projet de loi élargissant aux plantes le délit de contrefaçon. S’émanciper des droits de propriété détenus par les grandes firmes semencières sera désormais un délit. La loi prévoit aussi de nouveaux moyens de répression contre paysans et jardiniers clandestins. Pour les promoteurs de la loi, il s’agit simplement de « protéger les entreprises ».

Semer sa propre récolte. Un acte des plus banal perpétué depuis les prémisses de l’agriculture. Un acte désormais considéré comme criminel, au même titre que l’impression de fausses monnaies, la vente de médicaments illicites à partir de molécules copiées, ou la reproduction de sacs ou de montres de grandes marques. En 2014, la chasse aux contrefaçons pourrait s’étendre jusque dans les potagers, les champs et les fermes. Le 20 novembre, les sénateurs ont voté à l’unanimité – y compris les écologistes – une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre la contrefaçon. Celle-ci représente « près de 10 % du commerce international » et grève les recettes fiscales de la France de plus de six milliards d’euros chaque année. Or, la répression de la contrefaçon prévoit d’être étendu à l’ensemble des branches de la propriété intellectuelle. Parmi elles, les « obtentions végétales ». Un terme qui recouvre les semences de ferme, ces graines issues de variétés sélectionnées par l’industrie semencière, que l’agriculteur sème, récolte et, de fait, multiplie.

La contrefaçon est « souvent le produit de l’exploitation d’être humains et du travail illicite », pointe le projet le loi, et « participe au financement de nombreuses organisations mafieuses et terroristes ». « Les agriculteurs qui utiliseraient des semences de ferme sur leur propre exploitation [sont assimilés] de manière tout à fait abusive, à des criminels en réseau », s’insurge la Coordination rurale. « L’acte millénaire de sélectionner et de ressemer une partie de sa récolte sera considéré comme une contrefaçon, c’est à dire sera mis sur le même plan que la reproduction frauduleuse d’un objet ou d’une monnaie », renchérit le collectif Semons la biodiversité [1] qui avait interpellé les sénateurs dans une lettre ouverte. Graines de soja, de maïs, de tomates, de céréales ou de patates pourront ainsi être considérées comme des copies illégales !

Plusieurs groupes parlementaires [2] avaient pourtant demandé que soit insérée la précision suivante : « La production à la ferme par un agriculteur de ses semences pour les besoins de son exploitation agricole ne constitue pas une contrefaçon et ce, quelle que soit l’origine de ses semences. » Au final, seuls vingt sénateurs ont voté pour l’amendement porté par le groupe communiste, suite à la promesse du député socialiste Michel Delebarre, rapporteur du projet de loi, d’un nouveau débat. « Ce débat aura lieu dans le cadre de la loi d’avenir agricole en janvier prochain, a-t-il assuré. Il n’y a pas de risques avec ce projet. » Une lecture attentive du texte révèle pourtant le contraire.

L’État au service des entreprises privées

Cette loi vient renforcer un arsenal juridique qui protège les entreprises commercialisant des semences. Depuis 2011, une loi (analysée ici) autorise la reproduction à la ferme de seulement 21 variétés de semences, en échange du paiement d’une redevance appelée « Contribution volontaire obligatoire » (sic)... Pour toutes autres variétés, la reproduction est donc interdite, au prétexte de ne pas violer le droit de propriété intellectuelle détenue par l’entreprise ! « La loi de 2011 demande à tous les agriculteurs qui font des semences de ferme de s’enregistrer auprès de l’administration, explique Guy Kastler du Réseau semences paysannes, contacté par Basta !. Aujourd’hui, les entreprises ne poursuivent pas les agriculteurs qui n’ont pas payé cette redevance car elles n’en ont pas les moyens. Cela leur coûterait trop cher d’apporter la preuve de la contrefaçon. » Jusqu’à maintenant, les agriculteurs continuaient donc de reproduire leurs semences à la ferme, sans risquer d’être poursuivi [3].

« La nouveauté, c’est que ce projet de loi demande à l’administration d’aider l’entreprise à lutter contre les contrefaçons et de transmettre toutes les informations dont elle dispose », poursuit Guy Kastler. Les services de l’État mettront donc à disposition des entreprises une liste d’agriculteurs qui sont présumés contrefacteurs. Sur simple demande de l’entreprise détenant un droit de propriété intellectuelle sur une variété, les services des douanes pourront saisir les semences « contrefaites », ou la récolte qui en est issue. Un agriculteur ayant cultivé une variété pour laquelle les semences de ferme sont interdites pourra voir sa récolte détruite... « Ou confisquée jusqu’à ce qu’il paye des royalties (redevances, ndlr) s’il s’agit d’une espèce dérogatoire », précise Guy Kastler. Et d’ajouter que « si l’Etat n’applique pas la loi en faisant payer l’agriculteur, il pourra être poursuivi par l’entreprise », comme Basta ! l’avait déjà souligné dans cette enquête.

Des douaniers infiltrés en zone rurale ?

Pire, l’agriculteur ne devra pas seulement disposer de factures pour ses semences, mais aussi pour ses animaux reproducteurs et ses préparations naturelles. Quid du paysan-boulanger qui élabore son propre levain pour faire son pain, ou du fromager qui utilise son propre ferment ? Avec ce projet de loi, les douaniers pourront se présenter comme des acheteurs de semences de ferme en vue de prouver la contrefaçon. Ils pourront utiliser deux techniques, « l’infiltration » (article 9) et « les coups d’achat » (article 10), décrites dans la proposition de loi :

« Jusqu’à maintenant, l’entraide et la confiance sont des fondements du tissu social du monde rural », rappelle Guy Kastler. Mais avec ces dispositions, toute personnes demandant d’échanger des semences sera susceptible d’être un agent de la lutte contre les contrefaçons. De quoi générer un climat de méfiance généralisé... Pourtant, selon la Coordination nationale pour la défense des semences fermières (CNDSF), il existe déjà « un arsenal juridique (...) permettant aux détenteurs des certificats d’obtentions végétales de faire respecter leur droit. Il en est pour preuve l’ensemble des contrôles réalisés sur le terrain très régulièrement chez les agriculteurs et chez les prestataires de service par les organismes habilités dans le but de contrôler le respect de la législation sur les semences. » En mai dernier, Basta ! relatait la visite d’un agent de la répression des fraudes sur un marché en Ariège, où les petits maraîchers se sont vus notifier une amende potentielle de 450 euros pour diffusion de « légumes clandestins »...

Généralisation des OGM ?

« C’est cette menace constante de poursuite en contrefaçon qui a conduit les agriculteurs américains à cultiver en moins de dix ans plus de 90 % de leurs champs de soja et de maïs avec des OGM brevetés et qui a condamné à la faillite ceux qui ont voulu résister », alertent plusieurs personnalités dans le journal Le Monde. Aujourd’hui, 75 % du marché mondial de semences est contrôlé par seulement… dix multinationales ! Mais pour le sénateur socialiste Richard Yung, à l’origine de la proposition de loi sur la contrefaçon, il s’agit de « protéger nos entreprises ». Richard Yung a fait toute sa carrière dans le monde de la propriété intellectuelle et des brevets, de l’Institut national de la propriété industrielle à l’Office européen des brevets, à Munich. « Le risque, c’est que vous développiez une nouvelle plante, et qu’elle soit reproduite sans que l’on vous paye », explique-t-il, cité par Reporterre.

Que les semenciers ne soient pas payés n’est pourtant pas d’actualité. Le montant des exportations de semences et plants, hors Hexagone, représente près de 1,5 milliard d’euros en 2012-2013, soit une hausse de 15 % par rapport à l’exercice précédent. « Cette performance représente l’équivalent de 20 Airbus A320 », se félicite ainsi le Groupement national interprofessionel des semences. Celui-ci reproche aux agriculteurs qui reproduisent leurs semences à la ferme de ne pas participer au financement de la recherche. Le caractère de telle variété plus résistante aux climats secs, ou de telle autre moins vulnérable aux insectes est-elle pour autant la propriété des grandes firmes semencières ? « Il est le résultat de 10 000 ans de sélection paysanne, anonyme et publique », estime Jacques Caplat de l’association Agir pour l’environnement. Le sélectionneur professionnel serait donc tout aussi redevable en s’appropriant un travail engagé par les paysans depuis des millénaires. Mais lui ne commet pas de délit de contrefaçon.

Paroles, paroles, paroles...

Le sort du premier maillon de la chaine alimentaire se joue désormais dans les arènes politiques. En 2007 déjà, une nouvelle loi sur la contrefaçon avait fait de la semence produite à la ferme une contrefaçon. A l’époque, le groupe socialiste avait initialement soutenu, avec des élus communistes, écologistes et centristes, un amendement qui excluait de la loi les semences de ferme [4]. Ils avaient retiré leur amendement à la suite de la promesse [5] du ministre de l’époque, Hervé Novelli, de reconnaître le droit des agriculteurs de produire leurs semences et de ne pas le considérer comme une contrefaçon dans une future loi. Or, la loi de 2011 a maintenu le caractère délictueux des semences de ferme... Et ce sont aujourd’hui les socialistes qui le promettent à leur tour...

Une bataille législative s’amorce (lire notre entretien avec la sénatrice EELV Hélène Lipietz). Alors même que le gouvernement a estimé que ce texte devait être voté en « procédure accélérée ». Le projet de loi sur les contrefaçons devrait être discuté à l’Assemblée nationale en février 2014. Face à l’arsenal législatif déployé pour interdire aux paysans d’exercer leur métier, une campagne pour une loi de reconnaissance positive des droits des agriculteurs et des jardiniers a été lancée. Après les sénateurs, les députés se contenteront-ils aussi de se comporter en simple chambre d’enregistrement des desiderata des lobbys industriels ? Et de considérer nombre d’agriculteurs comme des voleurs ?

Sophie Chapelle
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A quoi EELV sert-il ? La réponse des lecteurs

A quoi EELV sert-il ? La réponse des lecteurs | Think outside the Box | Scoop.it

Le congrès d’EELV s’est achevé dans le malaise ce week-end à Caen. Comme l’a montré notre série, la décevante participation gouvernementale conduit à un doute existentiel. Après Denis Baupin, Daniel Cohn-Bendit, Chantal Jouanno et beaucoup d’autres, le dernier mot revient aux lecteurs de Reporterre.

C’est à l’échelon communal que se joue l’avenir de l’écologie politique

Antoine Lagneau

En 2014, Europe Ecologie Les Verts aura trente ans. Pour l’écologie politique, prise au sens partidaire du terme, cela aurait pu –aurait dû ?- être un anniversaire historique. Deux ministres, des groupes parlementaires dans les deux Chambres, des députés européens, des centaines d’élus locaux... Jamais les Verts, puis EELV, n’avaient été aussi présents dans les institutions depuis la création de ce parti en 1984.

Voilà qui pourrait laisser penser que la fameuse majorité culturelle, Graal si cher à plusieurs générations de dirigeants écologistes, serait aujourd’hui en passe d’être atteinte. Mais en l’espèce, peut être faudrait-il plutôt parler… d’exception culturelle. Car ce nombre record d’élus EELV semble en effet inversement proportionnel au poids de l’écologie dans les politiques nationales.

Et pourtant, souvenons-nous du mardi 15 novembre 2011. Ce jour là, Cécile Duflot et Martine Aubry viennent de signer dans l’euphorie la plus totale, un accord de mandature qualifiée d’« ambitieux » par la direction nationale d’EELV. Las, deux ans après, entre renoncements et reports, les mesures ambitieuses semblent bien loin…

Il est vrai que les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient. Cette phrase sinistre et cynique semble pourtant n’avoir été écrite que pour l’écologie politique. Celle-ci, depuis plusieurs décennies, n’a cessé de se heurter avec plus ou moins de fracas à la réalité du pouvoir et des… promesses non tenues. Tous les ministres de l’environnement qui se sont succédé depuis presque un demi-siècle peuvent en témoigner. Corinne Lepage, titulaire de ce portefeuille entre 1995 et 1997, a ainsi écrit un livre au titre qui en dit long : On ne peut rien faire madame la ministre.

Entre lobbies, méfiance et conservatisme, l’écologie politique parait donc condamnée à n’être qu’une variable d’ajustement dans les politiques publiques nationales. Pour EELV, ce constat est d‘autant plus cruel que l’écologie constitue sa nature intrinsèque. Ce parti cristallise donc davantage encore que les autres, la déception voire la colère des militants de l’environnement face à la faillite du gouvernement sur cette question.

Une amertume qui touche aussi depuis plusieurs mois les propres adhérents d’EELV, à tel point que la sortie du gouvernement n’a jamais été aussi présente dans les discussions internes. Cette question reste cependant tabou pour la majorité des cadres à commencer par les deux ministres, Pascal Canfin et Cécile Duflot, ainsi que la majorité des parlementaires pour qui « il vaut mieux être dedans que dehors ».
Cette absence totale de remise en cause de la participation gouvernementale, que chacun interprétera à sa façon, occulte un débat bien plus profond sur ce qu’est devenu EELV et d’une manière plus générale, sur l’écologie politique confrontée à l’exercice du pouvoir.

Trente ans après le congrès fondateur, les années écoulées semblent avoir effacé ce qui avait permis joué un grand rôle dans la création de la première grande formation écologiste en France.

La naissance des Verts en janvier 1984 était l’aboutissement d’un long processus dont les fondations s’ancraient alors dans les luttes ou les alternatives locales réunissant des centaines de militants et de groupes divers et variés. Une véritable « marque de fabrique » qui avait alors permis aux Verts de s’approprier la fameuse phrase de René Dubos (agronome, biologiste et écologue français) prononcé au premier sommet sur l’environnement en 1972 : « Penser local, agir global ». Un héritage aujourd’hui quasiment dilapidé qui fait d’EELV un parti comme les autres, un comble pour un mouvement qui revendiquait il y a peu « faire de la politique autrement ».

Jamais la relation n’a été aussi exécrable avec les associations, les collectifs et toutes celles et tous ceux engagés dans des résistances ou des expérimentations citoyennes. Ce petit peuple de l’écologie qui avait déjà dû encaisser « L’environnement ça commence à bien faire » sarkozyste, regarde aujourd’hui avec effarement un parti écologiste avaler, sans réagir, couleuvre sur couleuvre. De Notre-Dame-des-Landes à l’enlisement du chantier sur la transition énergétique, du report de l’écotaxe aux inquiétants atermoiements sur le nucléaire, les signaux sont au rouge et le divorce n’est pas loin.

Enfermé dans son obsession ministérielle, prisonnier de sa solidarité gouvernementale, EELV n’est plus très loin de devenir la caution verte du PS. Avec comme dommage collatéral, la lente disparition de ce qui a fait sa spécificité, ses relais locaux, lassés d’avoir le sentiment de ne plus être écoutés et relayés dans leurs combats.

EELV ressemble de plus en plus à une grenouille qui aurait voulu se faire aussi grosse que le bœuf. En imaginant pouvoir jouer d’égal à égal avec les partis traditionnels, en se croyant assez fort pour imposer ses idées, en privilégiant les postes ministériels et parlementaires au détriment d’un vrai travail construit patiemment sur le terrain, le parti écologiste vacille sur ses bases.

A la lumière de ce qui pourrait rapidement se transformer en naufrage, notamment aux élections municipales et européennes de 2014, une question se pose : et si l’écologie politique était incompatible avec l’exercice du pouvoir au niveau national et par-delà, européen ?

Tout semble plaider, au regard de la crise que traverse EELV, pour imaginer une autre voie : renoncer aux élections nationales et supranationales et se concentrer sur les nivaux municipaux et régionaux. Force est de constater aujourd’hui que les plus belles réalisations des Verts puis d’EELV ont été acquises localement, dans des villes ou des régions. A Échirolles ou à Paris, en Ile-de-France ou dans le Nord-Pas-de-Calais, les élus écologistes ont par leur travail de terrain et leur proximité avec les citoyens, réussis à développer des projets de territoire pour améliorer ou changer la vie.

Les liens tissés patiemment dans les communes, avec les associations naturalistes, les défenseurs de l’environnement, les opposants à des grands projets inutiles, les porteurs d’alternatives ont fait bien plus, en terme de légitimité, que n’importe quelle agitation au plus haut sommet de l’Etat.

En écologie plus qu’ailleurs, la question de l’échelle est déterminante. Au début des années 70, Ernst Friedrich Schumacher avait eu cette formule célèbre : « Small is beautiful » ("le petit, c’est beau"). C’est là, à l’échelon communal, que se joue en grande partie l’avenir de l’écologie politique. La crise démocratique que traverse la France trouve en partie son explication dans la perte de confiance des citoyens vis-à-vis de leurs élus. Des élus accusés, avec parfois une pointe de populisme, d’avoir joué avec le mandat qui leur était confié pour assouvir leurs ambitions personnelles.

En retrouvant ses origines, en appelant à la construction d’une démocratie de proximité et participative, en privilégiant la prise décision horizontale plutôt que verticale, en faisant le choix du local pour co-construire et mettre en œuvre son programme, EELV pourrait de nouveau ambitionner de faire rêver.
Aux présidentielles de 2007, Dominique Voynet avait choisi comme slogan, « la révolution écologique ». Il est encore temps de la mettre en œuvre.

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Chez les Verts, l'influence est aussi une affaire de couples

Chez les Verts, l'influence est aussi une affaire de couples | Think outside the Box | Scoop.it

Emmanuelle Cosse brigue le poste de secrétaire national des Verts

 

Difficile de ne pas être frappé par cette caractéristique : Europe Ecologie - Les Verts (EELV) est un parti de couples. On y fait de la politique en duo, bien plus qu’ailleurs.

 

Dany Cohn-Bendit parlait, fin septembre, des « couples terrifiants qui règnent sur Europe Ecologie ». On ne sait pas s’ils sont effrayants, mais ils pèsent assurément sur la vie interne du parti.

Denis Baupin, vice-président de l’Assemblée nationale, partage la vie d’Emmanuelle Cosse, vice-présidente de la région Ile-de-France, aspirante au titre de secrétaire national. Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, partage désormais la vie d’Eva Sas, députée depuis 2012. La députée de l’Essonne, par ailleurs trésorière d’EELV, est l’ancienne compagne de Pascal Canfin, ministre déléguée au Développement.

Au palais du Luxembourg, Jean Desessart, sénateur de Paris, est le conjoint de Laurence Abeille, députée du Val-de-Marne. Au palais Bourbon, Barbara Pompili, coprésidente du groupe écologiste, élue de la Somme, est la compagne de Christophe Portier, vice-président de la région Picardie et membre du conseil national de la transition écologique. François de Rugy, son alter ego à la tête du groupe écolo à l’Assemblée, vit en union libre avec Emmanuelle Bouchaud, vice-présidente de la région des Pays de la Loire. Cécile Duflot, ministre du Logement, a formé un couple, à ses débuts dans le parti, avec Gilles Lemaire, ex-secrétaire national des Verts, puis avec Jean-Vincent Placé, lorsqu’il dirigeait le centre de formation des élus écologistes (Cedis). Elle vit aujourd’hui avec Xavier Cantat, ancien photographe entré en politique sur le tard, élu à la mairie de Villeneuve-Saint-Georges, où il occupe le poste d’adjoint à la Culture et à la Jeunesse. On se limite ici volontairement aux personnalités les plus « visibles »,

Dans ce paysage peuplé de couples, l’actuel secrétaire national Pascal Durand, qui vit, témoigne un membre de la direction, avec une « très belle femme qui n’est pas au parti », fait figure d’exception. « Une sorte d’endogamie s’est développée ces dernières années dans le parti, décrypte Patrick Farbiaz, ancien conseiller de Cécile Duflot. D’abord parce qu’on est un petit parti, ensuite à cause de la parité ». Les femmes, chez les écologistes, sont désormais des élus comme les autres.

Plus prosaïquement, être en couple au sein du parti écolo permet de gravir les échelons un peu plus vite. « Avoir son conjoint à la commission des investitures, par exemple, vous permet d’avoir un appui, quelqu’un qui va plaider votre cause au moment de la distribution des investitures, admet Jean Desessart. Mais c’est la même chose si vous avez un copain ».

Vie privée et vie militante sont tellement imbriquées chez les écolos, qu’on y raisonne souvent en termes de couples jusque dans la préparation du congrès. « Les pressions du type : si tu signes ma motion, ta femme aura son investiture, sont fréquentes », assure un collaborateur d’élu. On est loin en tout cas de la joyeuse insouciance des années 80, quand les couples ne duraient parfois qu'une nuit. « Les congrès à l'époque, c’était pas les cocktails de Jean-Vincent ! », soupire un écolo nostalgique. Les libertaires ont vieilli, et n’ont pas fait de petits.

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Japan’s plan to supply all the world’s energy from a giant solar power plant on the moon

Japan’s plan to supply all the world’s energy from a giant solar power plant on the moon | Think outside the Box | Scoop.it

Press here for power.

 

Shimizu, a Japanese architectural and engineering firm, has a solution for the climate crisis: Simply build a band of solar panels 400 kilometers (249 miles) wide (pdf) running all the way around the Moon’s 11,000-kilometer (6,835 mile) equator and beam the carbon-free energy back to Earth in the form of microwaves, which are converted into electricity at ground stations.

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That means mining construction materials on the Moon and setting up factories to make the solar panels. “Robots will perform various tasks on the lunar surface, including ground leveling and excavation of hard bottom strata,” according to Shimizu, which is known for a series of far-fetched “dream projects” including pyramid cities and a space hotel. The company proposes to start building the Luna Ring in 2035. “Machines and equipment from the Earth will be assembled in space and landed on the lunar surface for installation,” says the proposal.

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If that sounds like a sci-fi fantasy—and fantastically expensive—it’s not completely crazy. California regulators, for instance, in 2009 approved a contract that utility Pacific Gas & Electric signed to buy 200 megawatts of electricity from an orbiting solar power plant to be built by a Los Angeles area startup called Solaren. The space-based photovoltaic farm would consist of a kilometer-wide inflatable Mylar mirror that would concentrate the sun’s rays on a smaller mirror, which would in turn focus the sunlight on to high-efficiency solar panels. These would generate electricity, which would be converted into radio frequency waves, transmitted to a giant ground station near Fresno, California, and then converted back into electricity.

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Unlike terrestrial solar power plants, orbiting solar panels can generate energy around the clock. The part-time nature of earthbound solar power means it can’t currently supply the minimum or “baseload” demand without backup from fossil-fuel plants. However, the cost of lifting the solar panels into orbit would be far higher than for building a photovoltaic power plant on earth.

1

Not much has been heard from Solaren since then, but last year Michael Peevey, president of the California Public Utilities Commission, said in a speech that the project was still under development. “Although this sounds like science fiction, I am hopeful that recent advances in thinner, lighter-weight solar modules will make this technology feasible,” Peevey said. “I believe it is worth taking a chance on this technology because as a baseload resource, space-based solar may help to displace coal-fired capacity that would otherwise meet those needs.”

+But even if the energy that eventually comes from a solar power plant on the the Moon justifies the costs of building one—not to mention the fossil fuel you have to burn to get the machinery up there—Shimizu’s greatest hurdle may be staking a claim on all that lunar real estate, points out Wired. “Outer space law is notoriously difficult to apply in practice and may scupper the plans long before anything gets built.”
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Nouvelle donne : 20 propositions

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7 choses que l'on a apprises sur le sida en 2013

7 choses que l'on a apprises sur le sida en 2013 | Think outside the Box | Scoop.it

VIH/SIDA - Un quart de siècle. Ce dimanche 1er décembre la journée mondiale de lutte contre le sida fête son vingt-cinquième anniversaire. Une bien triste célébration pour cette mobilisation internationale lancée à l'initiative de l'OMS le 1er décembre 1988, soit dix ans avant que l'épidémie n'atteigne son apogée.

Depuis, des progrès colossaux ont été effectués. Prévention, éducation à la sexualité, développement et perfectionnement des traitements antirétroviraux ou encore disponibilité croissante de ceux-ci sous la forme de génériques, c'est bien dans le domaine de la médecine que l'impact des ces avancées ont été les plus fortes.

En témoigne l'année 2013. Entre la possible guérison d'un nourrisson et de nouvelles découvertes sur le virus, l'espoir d'un vaccin est plus que jamais permis.

Une attente qui ne doit pas occulter une autre réalité. L'année dernière, 35,3 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde. Avec près d’un adulte sur 20 porteur du virus, l’Afrique subsaharienne demeurait la région la plus touchée concentrant 69% des personnes vivant avec le VIH dans le monde.

De quoi donner du sens à l'objectif de l'OMS pour 2015: "zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au sida".

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Suisse : les milliardaires français continuent de s'enrichir !

Suisse : les milliardaires français continuent de s'enrichir ! | Think outside the Box | Scoop.it

Alain et Gérard Wertheimer, propriétaires de Chanel.

 

La famille Castel, active dans le vin, la bière et les eaux minérales, devance la famille Wertheimer, propriétaire de Chanel, selon le magazine "Bilan".

 

Les riches entre lacs et montagnes ne connaissent pas la crise ! C'est ce que révèle le magazine Bilan qui publie la liste des 300 plus riches de Suisse. Parmi eux, 45 exilés français, dont 15 milliardaires en francs suisses. Les plus fortunés ? Les familles Castel et Wertheimer, à la tête chacune de patrimoines estimés entre 7 et 8 milliards de francs (5,7 et 6,5 milliards d'euros). Surtout, en un an, elles se sont enrichies d'un milliard de francs suisses supplémentaire !

À la différence de Johnny Hallyday qui multiplie les interviews contradictoires sur son véritable lieu de résidence, évoquant tour à tour Gstaad (canton de Berne), Los Angeles et Saint-Barthélemy, les exilés fiscaux français, qui bénéficient du fameux forfait fiscal, sont des personnes fort discrètes. La famille Castel, active dans le vin (vingt grands crus dans le Bordelais et en Bourgogne), la bière et les eaux minérales (Saint-Yorre, Vichy Célestins), réside dans le canton de Genève.

Margarita Louis-Dreyfus dans les Grisons

Les Wertheimer, à la tête de la mythique maison Chanel, sont également établis dans la cité de Calvin. En revanche, les héritiers Louis-Dreyfus (négoce, matières premières agricoles), arrivant en troisième position parmi les Français les plus riches de Suisse, avec une fortune estimée entre 2,5 et 3,2 milliards d'euros, sont établis dans le canton de Grisons, dont les habitants ont la particularité de parler le romanche. On ignore si Margarita Louis-Dreyfus, d'origine russe, la veuve de Robert Louis-Dreyfus, maîtrise ce dialecte rétho-roman, proche du latin.

Quant à la famille Peugeot, installée dans le canton de Vaud, malgré la chute des ventes de ses automobiles, elle peut sommeiller sur un matelas épais de 1,6 à 2,5 milliards d'euros. Par rapport à l'année en 2012, elle aurait engrangé 570 millions d'euros supplémentaires. Toutefois, la Confédération ne fait plus recette. Les exilés fiscaux français (35 000 familles en 2011) préfèrent aujourd'hui la Belgique, la Grande-Bretagne ou les États-Unis.

Le tas d'or de la Suisse

Bilan n'a déniché que quatre nouveaux riches tricolores sur les bords du lac Léman. Il s'agit du jet-setteur Éric Cormier, issu d'une grande famille de l'industrie pharmaceutique, établi à Genève et jouissant d'un capital de 400 ou 500 millions d'euros. Suivent Jean-Pierre Guichard, à la tête de l'entreprise Manutan International, active dans la vente à distance de fournitures pour les entreprises et les collectivités (160 à 250 millions d'euros). Ce millionnaire a acheté, toujours selon Bilan, "en avril une propriété de 2 291 m2 aux portes de Genève", pour 12 millions d'euros.

Quant à Claude Léoni (Genève), il profite toujours de la vente en 1991 de ses journaux gratuits. Sa fortune est estimée entre 80 et 160 millions d'euros. Même situation financière pour Stéphane Nicolas, propriétaire d'un fonds chez le géant Brevan Howard. Parmi les riches Français, on peut également ajouter le diamantaire Beny Steinmetz (3 à 4 milliards d'euros). D'origine israélienne, ce francophone, établi à Genève, possède aussi un passeport tricolore.

Invité la semaine dernière à un colloque sur "Le nouveau tournant de la place financière suisse", le député Yves Nidegger déplorait que le pays n'étant plus utile aux grandes puissances, "on veut nous prendre le tas d'or sur lequel nous sommes assis". En clair, la Confédération sera bientôt forcée de supprimer son secret bancaire et de ne plus accorder aussi facilement des forfaits fiscaux aux riches étrangers. Et comment la Suisse pourrait-elle résister à la pression de ses voisins ? "Pour se protéger, un hérisson se roule en boule dans la forêt, mais sur l'autoroute ?" s'inquiète Yves Nidegger, élu de l'Union démocratique du centre, le parti le plus à droite de l'échiquier politique.

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La maison imprimée, c’est pour demain ? | Solutions pour l'habitat

La maison imprimée, c’est pour demain ? | Solutions pour l'habitat | Think outside the Box | Scoop.it

Imprimer sa maison comme on imprime son RIB, ce sera peut-être pour demain. Des industriels planchent sur la question et affirment déjà pouvoir construire une maison en 20 heures avec l’impression 3D.

L’impression 3D, vous en avez entendu parlé ? Le fonctionnement est assez simple, sur le papier : il s’agit de découper l’objet 3D définit sur ordinateur en lamelles 2D de fines épaisseurs. Les lamelles sont ensuite déposées une à une en les fixant sur les précédentes, ce qui reconstitue l’objet réel.

On peut déjà ainsi imprimer des meubles, ou mêmes des pizzas.

(Ce qui sera bien pratique le jour où vous ferez le voyage pour habiter sur Mars).

Mais avec la maison, nous entrons dans une nouvelle dimension

La société Contour Crafting veut en effet développer une imprimante géante capable de construire une maison. Avantage non négligeable : la construction ne dépasserait pas les 20 heures.

Cela va simplifier les réunions de chantier.

Pour cela, évidemment, il va falloir une immense machine, qui dépassera de beaucoup les plus gros modèles actuels.

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En manque de bénévoles, le Samu social de Grenoble est en difficulté

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Stéphane Gemmani et le Samu social de Grenoble lancent un appel aux bénévoles mais aussi aux dons, pour des couvertures, sacs de couchage ou encore de la nourriture.

 

Depuis 24 ans, les bénévoles de Vinci-Codex, le Samu social de Grenoble, sillonnent les rues de l’agglomération pour venir en aide aux personnes exclues sans domiciles fixes. L’association agit tous les soirs de l’année afin d’apporter une aide matérielle aux personnes en difficultés : distribution de couvertures, de sacs de couchage, de nourriture.

Les bénévoles, souvent au nombre de quatre pendant la tournée, sont là aussi pour écouter, conseiller les individus. L’association recense entre 8 500 et 9 000 interventions par an. Cette année, 60 volontaires constituent le seul personnel de la structure qui ne dispose d’aucun salarié. « Il faudrait être au moins 100 bénévoles pour pouvoir assurer les tournées de nuit dans des conditions normales », explique Stéphane Gemmani, fondateur et président de Vinci-Codex.

« Nous avons besoin d’une plus grande solidarité »

« Depuis quatre ans, nous éprouvons de plus en plus de difficultés à recruter des bénévoles. Il faut dire que l’action que nous menons renvoie à des problèmes multiples, des pathologies sociales qui peuvent s’avérer difficiles à gérer », déplore M. Gemmani. Le travail de nuit avec des populations dans une misère parfois extrême, des situations sociales et humaines complexes, le sentiment de ne servir à rien, sont autant de facteurs qui peuvent expliquer aussi que certains volontaires abandonnent en cours de route.

Une prise de conscience générale est nécessaire : « Nous avons besoin d’une plus grande solidarité. La société est de plus en plus individualiste. Les gens se recentrent sur eux-mêmes et fuient la réalité. Or, on ne peut plus continuer comme cela : à terme, les problèmes liés à l’exclusion ne seront plus gérables ! »

« Nous devons faire très attention à ne pas contribuer au développement d’une xénophobie de rue »

« Il manque des places », affirme encore le président de l’association. « Mais le problème essentiel est une mauvaise répartition de l’aide d’hébergement sur l’ensemble du département. Chaque commune devrait mettre en place des petites unités d’accueil. Il faut absolument que les dispositifs et les actions soient diffus sur le territoire », souligne Stéphane Gemmani.

L’inquiétude est forte. Les besoins sont toujours croissants, notamment avec la crise économique qui a entraîné des familles modestes dans la grande précarité. Les demandeurs d’asile, ainsi que certaines populations immigrées, viennent gonfler les rangs des personnes que l’association doit aider. La présence accrue d’enfants dans les rues (avec leurs familles) nécessite d’avantage de temps et des interventions spécifiques. Pour M. Gemmani, « cela peut générer pour d’autres un sentiment de délaissement. Nous devons faire très attention à ne pas contribuer au développement d’une xénophobie de rue ».

Et de conclure : « Vouloir supprimer la misère est utopique, en revanche, si le surplus de misère nous conduit à disparaître, là, ce sera un échec. »

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La Fondation Abbé Pierre lance l'alerte sur les "nouvelles générations" de SDF

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"Ils étaient comme vous et moi, allongés sur une plage ou en train de faire un barbecue. Aujourd'hui, ils sont allongés dans la rue", dénonce l'association.

 

Ils ont été des enfants heureux, des parents épanouis, des vacanciers insouciants avant de se retrouver à la rue : les sans-abri "ont eu un passé, aidons-les à retrouver un avenir", plaide la Fondation Abbé Pierre dans une nouvelle campagne de sensibilisation. Dans un film vidéo qui sera diffusé dans les prochains jours, un homme sans domicile fixe avance dans la rue lorsque des photographies de son passé surgissent par flashes : on le voit enfant, puis lors de son mariage, en vacances et avec ses collègues de travail.

"Il y a 15-20 ans, on était très choqués de voir des gens dormir sur le trottoir. Aujourd'hui, ça fait presque partie du mobilier urbain. On ne les regarde plus", a expliqué Patrick Doutreligne, délégué général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, lors d'une conférence de presse vendredi à Paris. Or, le problème s'est aggravé, le nombre de sans-domicile passant de 100 000 à 141 500 en dix ans, parmi lesquels 30 000 enfants.

"Nouvelle génération"

"On est en train de voir une nouvelle génération de personnes à la rue", a relevé Patrick Doutreligne, citant notamment les personnes âgées, les jeunes et les ménages. "Cinq ou dix ans avant, ils étaient comme vous et moi, allongés sur une plage ou en train de faire un barbecue. Aujourd'hui, ils sont allongés dans la rue." Cette campagne, diffusée également par affichage, spots radios, Web et dans la presse, vise à ce que les Français "ne s'habituent pas" à la pauvreté. La Fondation Abbé Pierre s'est aussi associée au groupe de rap IAM, dont le clip "Habitude" décrit justement l'invisibilité des SDF.

Pour lutter contre le mal-logement et la précarité, les responsables de la Fondation Abbé Pierre comptent aussi sur le projet de loi Duflot pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) qui sera examiné en deuxième lecture par le Parlement. Un texte qui contient des "avancées sérieuses" comme l'encadrement des loyers ou le prolongement de la trêve hivernale de 15 jours, mais "qu'on peut l'améliorer en deuxième lecture", a commenté Patrick Doutreligne.

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Le bouddhisme daté pour la première fois par des archéologues

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Des fouilles réalisées à Lumbini, au Népal, sur le lieu de la naissance présumée de Bouddha, ont permis de conclure que la religion bouddhiste y est bien née au VIe siècle avant J.-C.

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Les Etats européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise

Les Etats européens ont versé 1600 milliards d'euros d'aides aux banques depuis la crise | Think outside the Box | Scoop.it

Les aides d'Etat accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011.REUTERS/Albert Gea

 

Les aides d'Etat accordées au secteur financier dans l'Union européenne se sont élevées au total à 1.600 milliards d'euros entre le début de la crise en octobre 2008 et fin décembre 2011 selon un document publié vendredi par la Commission européenne. Cette somme représente 13% du PIB de l'UE, selon le tableau de bord des aides d'Etat portant sur 2011. La grande majorité, soit 67%, était constituée de garanties publiques sur le financement des banques.

L'année 2011 a également été la dernière où la Commission a appliqué des règles temporaires en matière d'aides d'Etat pour aider l'économie réelle en période de crise. Ce type d'aide, accordé à l'ensemble de l'économie, a représenté 48 milliards d'euros en 2011, soit 0,037% du PIB de l'UE et une diminution de plus de 50% par rapport à l'année précédente. Cela reflète, selon la Commission, à la fois un faible recours à ces aides par les entreprises et les contraintes budgétaires qui pèsent sur la plupart des Etats.

Le total des aides non liées à la crise à diminué, atteignant 64,3 milliards d'euros en 2011, soit 0,5% du PIB européen. Il s'agit "d'une tendance à la baisse sur le long terme", a indiqué Antoine Colombani, porte-parole du commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, soulignant que ces aides représentaient encore 2% du PIB de l'UE dans les années 1980.Enfin, selon le tableau de bord, fin juin 2012, environ 85% du montant total des aides illégales, car contraires aux règles européennes de la concurrence, avait été reversé par leurs bénéficiaires aux autorités. Cela représente plus de 13,5 milliards d'euros.

 

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Une bactérie inconnue retrouvée dans 2 salles blanches pour satellites

Une bactérie inconnue retrouvée dans 2 salles blanches pour satellites | Think outside the Box | Scoop.it

Les scientifiques ont découvert un microbe qui, d’après leurs données, n’a été observé que dans 2 endroits sur Terre. Le premier : une salle blanche pour satellites en Guyane. Le deuxième : une salle blanche pour satellites en Floride, située à 2500 km du premier. Surprenant ? Oui, mais pas pour les raisons que vous imaginez.

Les salles blanches sont des salles où les agences spatiales comme la NASA ou l’ESA préparent les satellites avant leur lancement. Ce sont certainement les pièces les plus stériles que vous pouvez trouver sur Terre. Du coup, y trouver une nouvelle forme de vie est plutôt peu probable.

Pourtant, déjà en 2007, après avoir nettoyé 3 salles blanches différentes avec une chaleur intense, des produits chimiques et des rayons UV, la NASA a découvert 100 différentes sortes de bactéries, et la moitié d’entre-elles étaient inconnues de la science.

Conclusion ? Même dans les lieux les plus propres du monde, la vie microbienne trouve son chemin. Ainsi, ce qui rend la bactérie récemment découverte si spéciale, ce n’est pas qu’elle ait été découverte dans une salle blanche de satellites et nulle ne part ailleurs. Mais c’est qu’elle est la première bactérie de cette sorte qui existe dans deux salles blanches différentes ET géographiquement distinctes.

La nouvelle bactérie s’appelle Tersicoccus phoenicis. « Tersi » signifie « propre » en Latin, et « coccus » vient du grec et sert à décrire la forme sphérique de la bactérie. « Phoenicis » rend hommage à la sonde Phoenix qui s’est posée sur Mars en 2008. Tersicoccus phoenicis partage moins de 95% de son matériel génétique avec sa bactérie cousine la plus proche.

Les chercheurs ignorent pour l’instant si cette bactérie vit seulement dans les salles blanches ou si elle survit aussi ailleurs. Il est possible qu’elle n’ait jamais été détectée. Mais des experts ne pensent pas que Tersicoccus phoenicis puisse se développer ailleurs que dans des salles blanches. Puisque, si on élimine toute compétition biologique dans les salles blanches, cette bactérie parvient à survivre et à prospérer. Parag Vaishampayan, le microbiologiste du JPL qui a co-signé cette découverte, a déclaré :

« Nous voulons mieux comprendre ces microbes, parce que leurs capacités à survivre dans une salle blanche pourraient aussi leur permettre de survivre sur un engin spatial. »

C’est important de connaître cette bactérie, non seulement parce que ça peut nous aider à comprendre comment ce microbe peut apparaître à deux endroits distincts sur la planète, mais aussi parce que ça nous aiderait à éviter que des microbes comme lui n’en profitent pour envahir une autre planète.

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Les cerveaux des hommes et des femmes fonctionnent très différemment

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C'est la science qui le dit : les cerveaux masculin et féminin ne sont pas branchés de la même manière. Ce qui expliquerait que les hommes "excellent dans certaines tâches et les femmes dans d'autres", selon une étude publiée lundi.

"Les hommes sont incapables de faire deux choses à la fois". Et si cet adage était vérifié par la science? C'est en tout cas ce que suggère une recherche américaine publiée lundi. Conclusion de cette étude menée avec un scanner: les cerveaux des hommes et des femmes sont branchés de façon très différente. "Ces cartes de la connectivité cérébrale montrent des différences frappantes et aussi complémentaires dans l'architecture du cerveau humain, qui aident à fournir une base neuronale potentielle expliquant pourquoi les hommes excellent dans certaines tâches et les femmes dans d'autres", relève Ragini Verma, professeur de radiologie à la faculté de médecine de l'Université de Pennsylvanie (est), principal auteur de ces travaux publiés dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).

Cette étude, qui a porté sur 949 personnes en bonne santé (521 femmes et 428 hommes) âgés de neuf à 22 ans, montre chez l'homme une plus grande connectivité neuronale entre le devant du cerveau, siège de la coordination de l'action, et l'arrière où se trouve le cervelet, important pour l'intuition. Les images indiquent aussi un grand nombre de branchements dans chacun des deux hémisphères cérébraux.

Une telle connectivité suggère que le cerveau masculin est structuré pour faciliter les échanges d'informations entre le centre de la perception et celui de l'action, selon Ragini Verma).  Quant aux femmes, les branchements relient l'hémisphère droit, où siège la capacité d'analyse et de traitement de l'information, à l'hémisphère gauche, centre de l'intuition, explique-t-elle. Ainsi les hommes seraient-ils plus aptes en moyenne à apprendre et exécuter une seule tâche. Les femmes auraient elles une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale qui les rendent plus aptes à exécuter de multiples tâches et à trouver des solutions pour le groupe.

Des cerveaux également complémentaires

"Il est aussi frappant de constater combien les cerveaux de la femme et de l'homme sont vraiment complémentaires", relève Ruben Gur, professeur de psychologie à la faculté de médecine de l'Université de Pennsylvanie, un des principaux co-auteur de ces travaux.  "Les cartes détaillées du connectome (plan complet des branchements cérébraux, ndlr) dans le cerveau vont non seulement nous aider à mieux comprendre les différences dans la manière dont les hommes et les femmes pensent, mais aussi nous donner un plus grand éclairage sur les causes des troubles neurologiques souvent liés au sexe de la personne", espère-t-il. 

Les prochaines recherches devront identifier plus précisément quelles connexions neuronales sont spécifiques à un sexe et communes aux deux, explique le psychologue. Les auteurs ont observé peu de différences de connectivité cérébrale entre les sexes chez des enfants de moins de 13 ans. En revanche les différences étaient plus prononcées chez les adolescents de 14 à 17 ans et les jeunes adultes de plus de 17 ans. 

Les observations faites dans cette recherche correspondent aux résultats d'une étude sur les comportements effectuée par l'Université de Pennsylvanie qui a mis en évidence des différences prononcées entre les deux sexes.  Cette recherche a ainsi montré que les femmes sont supérieures aux hommes pour la capacité d'attention, la mémoire des mots et des visages ainsi qu'aux tests d'intelligence sociale, mais les hommes les surpassent en capacité et vitesse de traitement de l'information.

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L'Islande va effacer une partie de la dette des ménages

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Le gouvernement de Reykjavik veut débarrasser les ménages islandais de plus de 1,2 milliard d'euros de dette. Un projet qui fait grincer des dents à l'étranger.

 

L'Islande continue à tracer sa propre voie hors de la crise. Avec des moyens toujours plus hétérodoxes. On se souvient que le pays, frappé en 2008 par une crise financière d'une ampleur sans précédent, avait mené une politique impitoyable contre les banques et s'était appuyé sur une dépréciation de près de 20 % de la couronne pour retrouver plus rapidement la croissance.

Croissance en accélération

Non sans quelques succès du reste, puisque, en 2012, l'île nordique a connu une croissance de 1,4 % supérieure à celle des principales économies européennes et que, cette année, la croissance devrait encore accélérer à 2 % et atteindre 2,5 % en 2014. Mais le nouveau gouvernement du pays, élu en juin, veut aller plus loin et a annoncé un plan d'annulation de dettes des ménages de quelques 80 milliards de couronnes, soit près de 500 millions d'euros.

Déjà 1,2 milliard d'euros de dettes annulées

Certes, l'Islande est habituée aux restructurations de dettes. Les banques ont déjà annulé depuis 2008 pas loin de 200 milliards de couronnes (1,2 milliard d'euros) de crédits aux ménages, notamment ceux libellés en devises. Mais l'endettement des ménages représente encore 108 % du PIB de l'île, ce qui, pour le gouvernement de Reykjavik est encore trop, notamment parce que cela réduit l'épargne et, finalement, l'investissement des entreprises.

Annulation de dettes pour chaque ménage

Le gouvernement de centre-droit du premier ministre Sigmundur Gunnlaugsson a donc décidé de mettre en place à partir de la mi-2014 une réduction des prêts indexés sur l'inflation accordée aux ménages de près de 24.000 euros. Ceci représenterait, selon les calculs du Ministère des Finances, une baisse moyenne de 13 % de l'endettement des ménages. Ces prêts s'étaient beaucoup renchéris avec l'inflation des années 2010 et 2011.

Incitations fiscales au remboursement

L'effacement de la dette prendra 4 ans et sera accompagné d'une incitation fiscale s'il utilise ses assurances retraite pour rembourser une partie de sa dette. En tout, l'ensemble des mesures en faveur de l'allègement de la dette des ménages atteint 150 milliards de couronnes, soit 930 millions d'euros. La somme peut paraître faible sans l'absolu, mais il s'agit de 9 % du PIB islandais.

Comment financer ?

Ce plan était un point fort du programme gouvernemental du centre-droit avec l'abandon des négociations d'entrées dans l'UE et la zone euro. Mais le gouvernement n'a pas indiqué encore de programme de financement clair, mais il a promis que le montant de l'annulation de dette sera pris en charge par le budget. Lequel, affirme le ministre des Finances, ne sera pas déséquilibré par la mesure.

Faire payer les banques et les créanciers étrangers

En réalité, deux pistes sont régulièrement évoquées pour ce financement. La première est une « taxe sur les transactions financières » qui frapperait les banques. Lesquelles « paierait » ainsi le remboursement anticipé des créances sur les ménages islandais. La seconde - non exclusive de la première - serait une contribution des créanciers étrangers des banques islandaises. Ces derniers sont principalement des hedge funds qui ont acquis ce papier dévalué pour une bouchée de pain.

S&P et le FMI menacent

Ces deux méthodes déplaisent fortement aux institutions internationales qui y voient à la fois un précédent dangereux, un risque pour l'attractivité internationale de l'Islande et une menace pour les finances publiques. Le FMI avait ainsi mis en garde contre l'absence de « marges de manœuvre » budgétaire de l'Islande. Les trois « grandes » agences de notation ont fait de même. S&P a même prévenu qu'il pourrait dégrader la note de l'île nordique, actuellement à BBB-, ce qui la ferait retourner dans les « obligations spéculatives. »

Le pari de Reykjavik

Plus que jamais, donc, l'Islande poursuit dans une voie qui ne suit guère la logique des « plans d'ajustement » habituels. Certes, cette voie n'est pas sans risque. Si le déficit budgétaire dérape, si le système bancaire se grippe entièrement, le pays pourrait avoir de réelles difficultés de financement. Mais le calcul de Reykjavik est différent : le pays dégage depuis le deuxième trimestre, un excédent courant. L'éventuel déficit budgétaire pourra être comblé par des rentrées fiscales supérieures et financé par les liquidités libérées par ce plan de remise de dettes. Alors, la défiance internationale - qui est de toute façon déjà une réalité - n'aura pas d'impact majeur. Et l'Islande pourra reprendre son redressement allégée d'une dette qui risque d'étrangler la reprise de plusieurs pays de la zone euro.

 

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Joël Fauré à la recherche des épicéas de "Pif Gadget"

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Joël Fauré recense depuis deux ans les épicéas offerts dans le numéro 347 de "Pif Gadget".  

 

Le Toulousain Joël Fauré s'est lancé en 2011 dans un grand recensement : celui des branches d'épicéas vendus en 1975 avec le numéro 347 de "Pif Gadget". Grâce à son blog, il a retrouvé leurs traces aux quatre coins de la France et du monde.

 

Il recense les sapins Pif Gadget. Dans son bureau du greffe du palais de justice de Toulouse, Joël Fauré a accroché une carte de France. Elle est parsemée d'épingles qui correspondent aux endroits où ont été plantées les branches d'épicéas vendus à 360.000 exemplaires avec le numéro 347 du magazine, numéro publié en 1975.

Quand il ouvre son blog en 2011 afin de retrouver quelques-uns des jeunes lecteurs ayant eu la main verte au milieu des années 70, il ne pensait pas avoir autant de réponses. Deux ans après, 200 personnes ont déjà répondu.

Au Japon, en Turquie et au Canada

Aux quatre coins de la France, mais aussi en Turquie, au Canada, au Japon, Joël Fauré a retrouvé la trace de ces arbres. Et il est même sur la piste d'un exemplaire en Californie. "J'avoue que le phénomène me dépasse un petit peu mais cette démarche est agréable, elle renvoie à l'enfance et au temps qui passe", s'amuse ce quinquagénaire qui assume son côté "vintage" et "nostalgique".

L'épicéa de Joël Fauré mesure aujourd'hui 12 mètres et continue de pousser dans le jardin familial, désormais vendu, de Buzet-sur-Tarn, au nord-est de Toulouse. Et il continue de lui rendre visite régulièrement.

"Cela représente ma jeunesse"

A Aucamville, Didier Carcy, 50 ans, grossiste en légumes au marché de Toulouse passe tous les jours devant son épicéa Pif Gadget avant de se rendre à son travail. "J'avais donné la bouture à ma grand-mère qui avait la main verte. Elle l'a mis dans un verre avant de le planter dans un petit pot", se souvient-il. "Aujourd'hui il mesure 12 mètres, cela représente ma jeunesse, j'y suis attaché".

Bien ancré dans le sol, il a bravé toutes les tempêtes, l'épicéa a acquis même un début de notoriété. "Un jour, un père de famille est même venu se faire prendre en photo avec ses deux enfants", s'amuse encore Didier Carcy. Quand le sapin de Pif Gadget fait le buzz…. 

 

Philippe Font

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Lettre ouverte à un "Bonnet Rouge"

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La Nasa veut faire pousser des plantes sur la lune

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La Nasa souhaite avancer ses recherches concernant l'installation éventuelle des hommes sur la lune. Dans cette optique, elle a donc décidé de planifier une expérience visant à cultiver des plantes dans l'environnement lunaire. L'agence spatiale américaine souhaite semer des graines dans des conteneurs spécialement conçus dans ce but et contenant tout ce qui est nécessaire à ces semis pour prospérer. Si tout va bien ceux-ci devraient atteindre la lune en 2015.

Un groupe de scientifiques, d'étudiants et de bénévoles - rassemblés sous le nom d'équipe "Lunar Plant Growth Habitat" - étudient comment pourrait s'effectuer la germination des plantes lorsqu'elles sont exposées à la gravité et au rayonnement de la lune.

Lors de l'atterrissage des conteneurs sur la lune, un petit réservoir d'eau sera déclenché afin de mouiller les graines et initier leur germination. L'air contenu dans le récipient scellé devrait être suffisant pour plus de 5 jours de croissance. Les plantes seront photographiées à des intervalles réguliers afin de comparer leur croissance en comparaison avec celles sur Terre.

Les plantes sont tout aussi sensibles aux conditions environnementales que les humains, explique la Nasa, qui ajoute que leur matériel génétique peut être endommagé par les radiations.
"Pour prospérer les plantes ont besoin des mêmes ingrédients vitaux que les humains - nourriture, eau et air". "Si elles ne parviennent pas à s'épanouir sur la lune alors l'homme ne le pourra certainement pas".

Parmi les graines envoyées, on comptera notamment du basilic et des navets. Une survie de 14 jours montrerait que les plantes peuvent germer dans l'environnement lunaire, au-delà de 60 jours cela prouverait que la reproduction est possible. A partir de 180 jours, on connaîtrait les effets des radiations sur leurs traits génétiques dominants. Une expérience qui pourrait donc s'étendre sur de nombreux mois, à condition que ces plantes parviennent à germer.

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Politique : la « nouvelle DONNE » !

Nouvelle DONNE, c’est le nom d’un nouveau parti politique, dont les fondateurs pour l’essentiel, sont issus du collectif ROOSEVELT. Ce parti appelle à un grand rassemblement citoyen, au-delà des clivages politiques, afin des sortir du cadre de la pensée unique, qui paralyse les gouvernements successifs depuis plus de trente ans, face à la puissance croissante de l’oligarchie financière mondiale. Dans un premier temps je pense que nous devrions nous réjouir de voir naitre un mouvement de contestation politique qui ne soit issu ni des cendres du national socialisme, ni des méandres du stalinisme bon ton. Car pour être clair, à défaut d’une reconnaissance réelle du vote blanc, nous n’avions jusqu’ici qu’une alternative peu réjouissante : celle de devoir choisir la peste pour éradiquer le choléra. Dans un deuxième temps j’inviterai les plus courageux d’entre vous à lire les 20 propositions concrètes faites par ce parti, pour reprendre les affaires en mains et relancer notre pays, en cliquant sur le lien suivant : http://www.nouvelledonne.fr/nos-20-propositions . Ces propositions méritent que nous nous attardions à leur lecture, car elles démontrent que la France a non seulement le pouvoir de changer les choses, mais également de le faire dans le respect des droits de l’homme et du citoyen. Par ailleurs, si je trouve insuffisantes pour ma part, les solutions envisagées pour limiter le pouvoir des banques, je suis tout à fait prêt à soutenir un mouvement qui avance dans le bon sens de l’histoire. Et comme Monsieur Pierre Larrouturou nous invite au débat, je lui propose de découvrir à son tour certaines propositions pour soumettre la finance internationale, à la lecture d’un extrait du « manifeste d’un citoyen », à paraitre en mars 2014, en cliquant lui-même sur le lien suivant : http://revolution-pacifique-21.over-blog.com/soumettre-la-finance-internationale-%C3%A0-l-int%C3%A9r%C3%AAt-g%C3%A9n%C3%A9ral.html. Enfin j’espère, monsieur LARROUTURU, que vous êtes conscient des responsabilités que vous prenez ; car si les 100 000 signataires du collectif ROOSEVELT vous rejoignent, cela engendrera certainement une liesse populaire qui pourrait faire de nouvelle DONNE la première force politique de ce pays. Soyez certain, qu’une déception de plus, entrainerait nos concitoyens qui se paupérisent, dans des courants qui mènent inéluctablement à Marine. Mais mises en gardes faites, je veux croire en votre sincérité et vous souhaiter bon vent.

 

Pascal GEOFFROY

Jacques Le Bris's insight:

 

Ce parti appelle à un grand rassemblement citoyen, au-delà des clivages politiques, afin des sortir du cadre de la pensée unique, qui paralyse les gouvernements successifs depuis plus de trente ans, face à la puissance croissante de l’oligarchie financière mondiale.

 

Personnellement, je me demande en quoi est-ce une nouvelle donne puisque le Rassemblement citoyen existe depuis le 24 mars 2013 ?

http://bit.ly/1fVjP5w

 

 

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Paris : Conférence de lancement du parti politique Nouvelle donne - Politique

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Le président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France et chroniqueur Patrick Pelloux, le scénariste et producteur de télé, Bruno Gaccio, l'économiste socialiste, Pierre Larrouturou, la femme de Stéphane Hessel, Christiane Hessel (de gauche à droite sur la photo n°1) ainsi que la maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, Cynthia Fleury ont annoncé lors d'une conférence de presse la création d'un nouveau parti politique de gauche nommé "Nouvelle donne" le 28 Novembre 2013 à  Paris.

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Prié de retirer son article sur un maïs OGM, Séralini refuse

Prié de retirer son article sur un maïs OGM, Séralini refuse | Think outside the Box | Scoop.it

Gilles-Eric Séralini.

 

La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

 

BRAS DE FER. Il a battu le rappel de ses soutiens scientifiques et politiques… Tout un symbole. C’est entouré notamment de Paul Deheuvels, statisticien de l'Académie des sciences et de Corinne Lepage, députée du Parlement européen que ce 28 novembre, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le professeur Gilles Eric Séralini, de l’université de Caen a défendu un article retentissant sur un OGM publié l’an dernier et menacé aujourd’hui de rétractation.

Il y suggérait que les rats nourris une vie entière au maïs OGM NK603, tolérant à l’herbicide Roundup et fabriqué par la firme américaine Monsanto, développaient plus de pathologies et tumeurs (lire S. et A. n°789 et 791 - voir aussi notre article en ligne). La médiatisation du papier en septembre 2012 avait provoqué l’émoi du public et des politiques, une polémique dans la communauté scientifique ainsi qu’un questionnement critique sur les procédures d’évaluation des plantes génétiquement modifiées actuellement en vigueur (À venir : notre article "ce que « l’affaire Séralini » a changé").

Pas de fraude, ni de manipulations des données

Il y a quelques jours, l’éditeur en chef de la revue Food and Chemical Toxicology (Groupe Elsevier) qui avait initialement publié l’article, a prié le professeur Séralini de bien vouloir le rétracter, c’est-à-dire de le retirer lui-même.

Motif ? « Les résultats présentés sont peu concluants et n’atteignent donc pas le seuil de la publication » et « il y a une raison légitime d’inquiétude concernant à la fois le nombre d’animaux testés dans chaque groupe et la souche particulière (de rats, NDLR) sélectionnée » explique t-il dans une lettre au chercheur de l’université de Caen auquel Sciences et Avenir a pu avoir accès.

"MÉRITE". L’éditeur de FCT y admet que « le problème du faible nombre d’animaux avait été identifié lors de du processus initial d’examen du papier par le comité de lecture» mais qu'il avait été décidé finalement de le publier parce que ce travail « gardait du mérite malgré ses limites ». Il semblerait donc que la politique éditoriale de la revue ait changé (voir notre article "la revue scientifique sous pression").

Louant « la bonne volonté, l’ouverture » de Gilles Eric Séralini qui a fourni ses données brutes pour répondre aux critiques soulevées par son article, l’éditeur souligne enfin, qu’après les avoir rigoureusement et longuement étudiées, les relecteurs n’ont détecté « aucune fraude, ni manipulations de données ».

Refus d’obtempérer et contre-attaque

Le professeur Séralini refuse aujourd’hui de rétracter son article. Il argue comme depuis des mois que la souche de rats incriminée (les Sprague-Dawley) est utilisée en routine aux États-Unis - y compris parfois par Monsanto- pour étudier la carcinogénèse et la toxicité chronique des produits chimiques. Il rappelle qu’il a mené une étude inédite sur des rats nourris une vie entière avec ce maïs OGM et que s’il n’a utilisé que dix rats par groupe, il a en revanche multiplié les mesures sur ces animaux.

« La perturbation des hormones sexuelles et d’autres paramètres sont suffisants dans notre cas pour interpréter un effet sérieux après une année » proteste t-il, demandant que l’on prenne en compte « la chronologie et le nombre des tumeurs par animaux ».

DOUBLE STANDARD ? Autant de signes qui devraient être considérés dans une réelle étude de risques, selon lui. Par ailleurs, le chercheur pointe un papier de Monsanto de 2004, publié dans la même revue FCT et jamais rétracté, concluant à l’innocuité du maïs NK 603 après avoir mesuré ses effets sur dix rats Sprague-Dawley seulement pendant trois mois. Et de s’interroger : y aurait-il un double standard d’évaluation en vigueur ?

« Seules les études pointant un effet adverse des OGM sont passées au crible d’une évaluation rigoureuse sur leurs méthodes expérimentales et statistiques, accuse t-il. Tandis que celles qui affirment leur innocuité sont prises pour argent comptant ».

"il y avait des OGM dans la nourriture des "rats contrôles" qu'utilisait Monsanto pour prouver l'innocuité de ses produits" accuse Séralini

Dernier pavé dans la mare : le biologiste s’apprêterait à contester la façon dont sont actuellement menées les analyses statistiques sur les rats testés, car elles seraient faussées par les données historiques. Selon une étude qu’il aurait menée avec son équipe, tous les cobayes de laboratoires ont toujours été exposés dans leur cage et via leur nourriture à des polluants (pesticides, mercure, cadmium, perturbateurs endocriniens) puis possiblement des OGM … de sorte qu’il était alors impossible de distinguer les tumeurs spontanées, naturelles, des tumeurs induites par ces substances, et ce quel que soit le nombre de rats testés…

En clair "il y a des OGM dans la nourriture des "rats contrôles" utilisés par Monsanto pour prouver l'innocuité de ses produits" a accusé le Pr Séralini lors de sa conférence de presse. De sorte qu'il était impossible de distinguer une quelconque différence entre les "rats contrôles" et ceux sur lesquels Monsanto disait tester la nourriture OGM.

SOUFFLER SUR LES BRAISES. Conduire des tests sur de grosses cohortes de 50 rats par groupe, par exemple, serait dès lors inutile. Bref, l’ultime défense de Gilles-Eric Séralini consiste à jeter le doute sur la pertinence de nombres de travaux menés jusqu’à présent.

Cette affirmation –qui demanderait à être sérieusement étayée- provoquera sans nul doute une vague de protestation. Les éditeurs de la revue Food and chemical toxicology espéraient peut-être éteindre la controverse, il se pourrait qu’ils aient au contraire soufflé sur les braises.

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En France de 2013, l'État est l'ennemi du peuple

En France de 2013, l'État est l'ennemi du peuple | Think outside the Box | Scoop.it
Nous payons aujourd'hui plus d’impôt que jamais dans l’histoire de notre peuple.

 

Voulant reprendre la main sur le capitaine du pédalo Titanic, Jean-Marc Ayrault a ouvert la boîte de pandore de la « remise à plat fiscale ».

Alors que Boulevard Voltaire continue d’interroger quelques personnalités sur l’imminence – ou non – d’une révolution, il est intéressant de rappeler qu’une telle tabula rasa a bien eu lieu déjà – une et une seule fois – dans l’histoire de France… ce fut lors de la Révolution !

Une étude de l’Institut Coppet rappelle qu’à la fin de l’Ancien Régime, au XVIIIe siècle, les Français travaillaient 18 jours par an pour financer les dépenses de l’État, alors qu’aujourd’hui, vous turbinez du 1er janvier au 26 juillet pour l’État (!) pour que, in fine, il fasse ce-que-vous-savez de votre argent…

L’avènement de la démocratie a donc permis de multiplier par onze la pression fiscale sur ceux qui passèrent du statut de sujets à celui de citoyens. C’est fou ce qu’un changement de dénomination permet de faire avaler comme couleuvres…

L’historien Nicolas Delalande (auteur de l’excellent ouvrage Les Batailles de l’impôt) rappelait récemment qu’autour de 1900, le taux d’imposition représentait environ 10 % de la richesse nationale… et qu’aujourd’hui, « le niveau des prélèvements se maintient entre 42 % et 46 % du PIB ».

L’amusant Bernard-Henri Lévy (amusant parce qu’on sait toujours ce qu’il va dire avant qu’il n’ouvre la bouche, ce qui est quand même l’exact inverse d’une preuve de réflexion qu’on pourrait espérer d’un « intellectuel »…) vient de se fendre d’un édito appelant à « prier pour l’impôt ».

Lisez plutôt :

Prions pour l’impôt, [...] sans lui, plus moyen ni de protéger les plus faibles, ni de secourir les plus démunis, ni, surtout, de confier à la lettre d’une loi le principe de cette responsabilité pour autrui.

Et c’est ainsi qu’on en revient encore et toujours au même principe de cet État qui veut se substituer à MA charité, alors que chacun sait que sans le tissu associatif et bénévole – en grande majorité d’origine catholique, pardon my French – il n’y aurait nulle solidarité, nul soutien des VÉRITABLES plus faibles, nulle entraide.

Le consentement à l’impôt vient d’un pacte simple entre le peuple et son monarque. Nous payons pour trois « prestations » fondamentales, régaliennes :

- l’État protège l’intégrité du territoire (frontières, invasions) ;
- l’État bat monnaie (garantissant l’indépendance de la nation) ;
- l’État rend la justice (sans influence des puissances d’argent, privilégiant le petit et le faible, tel que théorisé – et appliqué – par Saint Louis).

Or, aujourd’hui, alors que nous payons plus d’impôt que jamais dans l’histoire de notre peuple, l’État a ouvert les frontières, l’État ne bat plus monnaie, et l’État rend une justice politique servant des lobbies et/ou des idéologies contre le peuple.

Nous sommes dans une situation simple, qu’il faut décrire par des mots simples, parce qu’elle a des précédents dans l’histoire du monde et qu’il serait criminel de se contenter d’une danse du ventre syntaxique pour cacher la vérité : en France de 2013, l’État est l’ennemi du peuple.

Il est temps d’appliquer la Marseillaise.

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NKM et Hidalgo signent un manifeste "pour sortir la politique du Moyen-Age"

NKM et Hidalgo signent un manifeste "pour sortir la politique du Moyen-Age" | Think outside the Box | Scoop.it

Pour dénoncer les attaques sexistes à l'encontre de la députée Véronique Massonneau, les députées socialistes avaient boycotté l'ouverture de la séance de questions au gouvernement, le 9 octobre.
 

NKM, Anne Hidalgo, Pascal Durand, Eva Joly, Noëlle Lenoir, ou encore Barbara Pompili cosignent avec une cinquantaine d'élus un manifeste pour mettre un terme aux pratiques dégradantes visant les femmes politiques.

 

 http://www.femmesetpouvoir.fr/

 

A couteaux tirés pour la campagne des municipales à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo sont au moins d'accord sur un point: elles ont toutes deux signé le manifeste "Sortons la politique du Moyen-Âge!", à l'initiative des élues du réseau "Femmes et Pouvoir". Ce texte, paraphé par une cinquantaine d'élus de tous bords dont Barbara Pompili, Chantal Jouanno, Marie-Jo Zimmermann, Rama Yade, Eva Joly, Pascal Durand ou encore Laurence Rossignol sera rendu public à l'occasion de la deuxième édition du Forum "Femmes & Pouvoir", à Paris. 

Le manifeste réclame "la fin des pratiques moyenâgeuses en politique: exclure les femmes des réunions, leur couper la parole, faire des bruits d'animaux pendant leurs interventions, sauter leur tour sur la liste quand il faut se choisir un chef, qualifier leur mandataire financier de 'souteneur' qui vient 'relever les compteurs', déclarer 'elle a 45 ans, elle va être ménopausée, elle va nous faire chier!'", détaille ainsi le texte. 

Pour de nouvelles pratiques politiques

"Au 21ème siècle, les femmes politiques sont ministres, candidates à la mairie de Paris, ou maires de grandes villes, Présidentes de Conseil régional et général; sont investies sur des circonscriptions difficiles, et remportent souvent sur ces territoires des victoires largement méritées; sont aussi maires de petites villes, engagées pour servir leurs concitoyens sur des mandats souvent bénévoles (5000 femmes maires en France); remettent en question les fonctionnements internes de leurs partis politiques, et s'engagent pour que la politique ne se fasse plus par cooptation mais au mérite", rappellent les élus. Le manifeste défend la promotion de "nouvelles pratiques politiques, respect, représentativité, renouvellement, et écoute de nos concitoyens et concitoyennes". 

Pour Julia Mouzon, polytechnicienne passée par Bercy et fondatrice du réseau, l'objectif est bien de "mobiliser l'opinion publique pour arriver à une tolérance zero du sexisme dans la sphère politique". Et la jeune femme de citer l'épisode dit du "poulegate", le 9 octobre dernier, lorsque la députée Véronique Massonneau avait été singée publiquement en poule par un parlementaire. "Le poulegate, ce fut la goutte d'eau. Mais ce sont des situations d'humiliations que les élus de terrain vivent quotidiennement". A la suite de cet épisode, le réseau Femmes et Pouvoir avait lancé une pétition qui revendique à ce jour 17 000 signatures.

 

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Où étiez-vous quand… ? L’Histoire des 50 dernières années par ses moments chocs : les grèves de 1995, les années 1990 ou la France pétrifiée par la fracture sociale

Où étiez-vous quand… ? L’Histoire des 50 dernières années par ses moments chocs : les grèves de 1995, les années 1990 ou la France pétrifiée par la fracture sociale | Think outside the Box | Scoop.it

Le désamour de l’Europe nait chez les Français dans les années 90. 
 

Le quatrième épisode de notre série sur "les moments chocs de l'histoire" se penche sur la décennie 1990 et les grèves qui ont paralysé toutes les tentatives de réforme du pays.

 

Philippe Moreau Defarges, ancien diplomate et chercheur à l'Institut Français des Relations Internationales a choisi cinq dates de la décennie 1990 qui selon lui ont marqué une rupture dans l'Histoire de France, commenté par Corinne Lepage, ministre de l'Economie du gouvernement Juppé et députée européenne. Une décennie perdue selon le chercheur, marquée par l'incapacité du pays à se réformer.

1991 : La Guerre du Golfe

Philippe Moreau Defarges : Après l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein, la France prend part à la coalition internationale pour libérer le petit État de la péninsule Arabique. Cette participation est la confirmation que la France est bien une puissance atlantiste. Cela fait écho au discours de François Mitterrand en 1983 devant le Bundestag allemand durant lequel le président socialiste emploie une formule choc : "Les fusées sont à l'Est, les pacifistes à l'Ouest !".

Corinne Lepage : J'étais élue locale et avocate à l'époque. Le président Mitterrand s'était rangé du côté, de manière logique, du couté des Américains. Saddam Hussein apparaissait pour ce qu'il était, un dictateur aux ambitions démesurées qui justifiait l'intervention à cette époque. J'ai en revanche été totalement d'accord avec le positionnement de Jacques Chirac contre l'intervention en Irak en 2003.

Pour en savoir plus, retrouvez les épisodes précédent de notre série sur "les moments chocs de l'Histoire" : les années 1960 : la mort de Kennedy, les années 1970 : le renoncement idéologique de la droite et les années 1980 : la gauche face au principe de réalité.

20 septembre 1992 : la France dit "OUI" au traité de Maastricht

Philippe Moreau Defarges : La ratification du traité de Maastricht par la France se fait de justesse, le "OUI" ne remportant que 51% des voix lors du référendum organisé dans l'Hexagone. Le désamour de l’Europe nait chez les Français qui se trouvent à partir de là divisés entre les pros et les anti-européens. Si François Mitterrand n’avait pas mouillé pas sa chemise, le traité n’aurait certainement pas été approuvé par la France.

Corinne Lepage : J'étais déjà une pro-européenne convaincue à l'époque. Je me souviens très bien du débat entre Philippe Séguin et François Mitterrand. C'était un moment intense. Mais, je reconnais que tous les tenants et les aboutissants n'avaient pas été expliqués, présentés. Cela ne m'a pas empêché de voter "OUI" et j'ai été soulagée au moment des résultats.  

1995 : La vague d'attentats en France

Philippe Moreau Defarges : Entre juillet et octobre 1995, la France est le théâtre de violents attentats commis officiellement par  le Groupe islamique armé (GIA). Ces attentats, dont le plus meurtrier fut perpétré à la station RER de Saint-Michel, en plein cœur de Paris, ont fait 8 morts et plus de 200 blessés.  

Corinne Lepage : Je m'en souviens très bien. J'étais toute jeune ministre à l'époque. Je suis allé Boulevard Saint-Michel après l'attentat du RER C. Ce qui me revient à l'esprit, c'est que c'était la première fois que l'on mettait en place le plan Vigipirate. C'était un moment de forte angoisse d'autant qu'en tant que ministre de l'Écologie, j'avais la charge de l'eau et je partageais le nucléaire avec le ministère de l'Industrie.

Novembre – décembre  1995 : La France en grève

Philippe Moreau Defarges : Durant un mois, le secteur public se mobilise contre le "plan Juppé" sur les retraites et la sécurité sociale. Le Premier ministre d'alors voulait faire passer une réforme sociale importante, une volonté de restructurer les dépenses sociales en les allégeant. La France a été entièrement paralysée, principalement par la grève des transports publics, tandis que le secteur privé, lui, n'a pas bougé. Les Français ont été pris en otage. Ces grèves mettent clairement en lumière le refus - la peur - de beaucoup Français vis-à-vis de toute réforme.

Corinne Lepage : Nous avons eu une réunion interministérielle au début de la grève. Mes collègues étaient arrivés avec beaucoup de certitudes sur leur capacité à maîtriser la grève, notamment François Bayrou (Éducation) et Bernard Pons (Équipement). Cette réunion s'était conclue sur le fait que la grève allait s'arrêter d'elle-même. J'avais un avis contraire mais je n'avais pas leur expérience politique. Je n'ai donc exprimé mon point de vue qu'auprès du cabinet du Premier ministre. Il s'est avéré que j'avais raison.

1er janvier 1999 : L'entrée en vigueur de l'euro

Philippe Moreau Defarges : C'est une date très importante même si cette entrée en vigueur de l'euro ne concerne alors que les transactions financières. C'est l’abandon du franc français et l’acceptation d’une monnaie européenne. C’est un fort engagement envers l’Europe car cela nous prive de notre habitude française de la dévaluation périodique pour nous rendre compétitif.

Corinne Lepage : Je suis très européenne et je trouvais que c'était un pas très important, qu'on allait notamment pouvoir voyager dans toute l'Europe beaucoup plus facilement. Mais je dois avoir l'honnêteté de dire que je n'avais pas mesuré toutes les conséquences d'absence d'harmonie fiscale dans les différents pays européens. Si on faisait l'euro aujourd'hui, on le ferait forcément autrement mais je n'imagine pas un instant qu'on puisse le supprimer.

 

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Dans le monde secret des traders haute fréquence

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Désormais, les THF s'orientent vers de nouveaux marchés, comme l'asie - Reuters

 

Découverte d’un secteur sous pression qui court après ses belles années de croissance, et au sein duquel concentration, technologie et diversification sont les clefs de la réussite.

 

 

Le trading haute fréquence (trading automatique ultra rapide) est un monde secret où coexistent des sociétés de trading pour compte propre (Optiver, Tradebot, Getco-Knight…), des hedge funds (Citadel…), des banques (Goldman Sachs…), qui opèrent sur des activités plus ou moins risquées et controversées, comme la tenue de marché, l’arbitrage, la spéculation… Ces sociétés privées non cotées, opaques car détenues en majorité par leurs collaborateurs, sont récemment sorties de l’ombre et ont accru leurs efforts de lobbying pour tenter d’améliorer leur image, éviter un durcissement de la réglementation et la mise en place de la taxe sur les transactions financières . Un enjeu fort pour la dizaine de grands traders haute fréquence (THF) diversifiés sur tous les marchés -Tower, Jump, Virtu, Hull trading- et la cohorte d’acteurs de niche (Tradeworx, Tradebot…)

Un business longtemps rentable

Deux écoles, celle d’Amsterdam et de Chicago, ont donné naissance à la plupart des firmes. La première comprend des firmes comme IMC, All Options, Flow Traders ou Optiver, qui sont d’anciennes sociétés de trading et qui ont débuté sur les actions et dérivés aux Pays-Bas. La seconde école regroupe les THF qui ont débuté sur les marchés à terme (matières premières, taux…) de Chicago dans les années 1990 et 2000. C’est parmi ces derniers que des pionniers ont émergé, comme Automated Trading desk et la firme de Chicago Hull trading, lancée en 1985. La première a été rachetée en 2007 par Citigroup pour 680 millions de dollars et la seconde par Goldman Sachs en 1999 pour 531 millions de dollars. Les banques ne pouvaient rester à l’écart de ce business, longtemps très profitable. Ainsi, entre 2006 et 2009, les profits du secteur ont été de 10 à 12 milliards de dollars par an. Ils ont depuis chuté à 1,8 milliard en 2012.

 

Optiver, l’école d’AmsterdamFondé en 1986, Optiver est un des plus anciens et des plus importants THF, avec 600 collaborateurs et 142 millions d’euros de bénéfices l’année passée. La moitié de ses revenus ont été gagnés hors du Vieux continent. Cette société, créée par Johann Kaemingk et qui a débuté sur les dérivés, affirme n’avoir enregistré aucun exercice déficitaire dans son histoire. C’est à Amsterdam en 1978 que naquit le premier marché européen des options, et ce sont ses traders de parquet qui ont créé les THF de l’école hollandaise (IMC, All options…)

La chute des transactions et la volatilité, couplées à l’augmentation de la concurrence, ont pesé sur les marges déjà faibles de cette industrie de volumes. La consolidation frappe désormais ce secteur sous pression, avec quelques opérations de fusions chaque année. Pour traverser cette mauvaise passe, les THF ont mis le cap vers de nouveaux marchés, comme l’Asie, et de nouveaux actifs (devises, obligations, matières premières…), afin de diversifier leurs sources de revenus. Ce secteur ré-investit beaucoup de ses bénéfices en technologie afin de rester rapide et donc compétitif. Les dépenses d’investissement sont importantes : le prix du réseau de câbles « haut débit » entre Tokyo et Singapour avait avoisiné 430 millions de dollars pour un gain de temps de seulement 3 millisecondes (ms). Les ondes radios de 30% à 50% plus rapides que la fibre optique sont utilisées par une quinzaine de THF mais ce système de transmission d’informations par des antennes relais s’avère très onéreux. Objectif ? Battre le record de vitesse de 4,09 ms pour 734 miles parcourus, soit une vitesse proche de celle de la lumière (3,93 ms). Les firmes savent parfaitement laquelle d’entre elles est la plus rapide : chaque jour leurs algorithmes s’observent les uns les autres et se livrent à des batailles féroces. Leur vitesse relative plus qu’absolue est une des conditions de leur rentabilité.

Entre 9 et 370 millions de chiffre d’affaires

L’année passée, selon les données collectées par « Financialnews », les 10 principales firmes de trading haute fréquence basée en Europe ont enregistré des chiffres d’affaires très disparate de 9 millions d’euros pour la filiale européenne de Hudson River à 370 millions pour Optiver. Ce dernier a enregistré le record des profits avec 142 millions d’euros, suivi par la filiale européenne de Tower research (30 millions) et Flow traders (20 millions). D’une année sur l’autre, les bénéfices des THF chutent de 20% à 30%. Les plus établis ont plus de 500 collaborateurs (traders, informaticiens, chercheurs…)

Leurs profils ? Dave Lauder, un ancien du hedge fund Citadel, le fonds alternatif le plus avancé sur le THF avec Renaissance, raconte que ses anciens collègues étaient des chercheurs spécialistes du changement climatique, de la bio-informatique ou des semi-conducteurs, loin du profil type de Wall Street. Beaucoup de programmeurs et informaticiens russes ou ukrainiens travaillent dans ces firmes, et sont parfois recrutés à prix d’or par la concurrence, avec tous les problèmes afférents. En particulier le vol de données sensibles.

 

Automated trading desk, le pionnier

Cette société de Caroline du Sud, et créée en 1988, annonce la couleur : « Nous apprenons à nos ordinateurs à traiter comme des traders, mais à des vitesses jamais vues et sans pause-café ». ATD a représenté à elle seule jusqu’à 7 % des volumes quotidiens sur le Nasdaq et Nyse, au point qu’elle fut achetée par Citigroup en 2007. Son fondateur Steve Swanson quitte Citi 4 ans plus tard pour fonder un nouveau THF, Eladian partners, mais le succès n’est pas au rendez-vous et il fermera ses portes au bout d’un an.

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