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L'épidémie du MERS continue de faire des victimes

L'épidémie du MERS continue de faire des victimes | Think outside the Box | Scoop.it

Neuf personnes ont succombé à l'épidémie de Syndrome respiratoire du Moyen-Orient.


Le ministère sud-coréen de la Santé a annoncé ce mercredi 10 juin une nouvelle hausse des cas de coronavirus MERS et le décès de deux personnes supplémentaires infectées.

La présidente Park Geun-hye a pour sa part reporté une visite prévue la semaine prochaine aux Etats-Unis afin de gérer la crise.

Au total, neuf personnes ont désormais succombé à l'épidémie de Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS en anglais), sur les 108 cas répertoriés jusqu'à présent, soit 13 cas de plus depuis mardi. Toutes les personnes décédées avaient de graves problèmes de santé avant de contracter le virus, a précisé le ministère.

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Les deux derniers décès concernent une femme de 75 ans et un homme de 62 ans, contaminés au Centre médical Samsung, un important établissement hospitalier situé dans le sud de Séoul et qui a recensé le plus grand nombre de contaminations.

 

Moins contagieux que le Sras

Le coronavirus Mers (acronyme anglais du Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) est un virus plus mortifère mais moins contagieux que celui du Sras ou Syndrome respiratoire aigu sévère (près de 800 morts dans le monde en 2003). Il n'existe aucun vaccin ou traitement pour ce virus, qui présente un taux de mortalité d'environ 35%, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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La Belgique frappe une pièce commémorant la plus grande défaite de Napoléon

La Belgique frappe une pièce commémorant la plus grande défaite de Napoléon | Think outside the Box | Scoop.it

Au départ, la Belgique souhaitait émettre 280.000 pièces de deux euros pour commémorer la bataille de Waterloo.

 

Malgré la ferme mais discrète désapprobation de la diplomatie française, la Monnaie royale de Belgique a commencé lundi à frapper des pièces d'une valeur de 2,5 euros, commémorant la bataille de Waterloo. Elles seront avant tout destinées aux collectionneurs.

A l'occasion du bicentenaire de la plus grande défaite de Napoléon, survenue le 18 juin 1815, la Belgique provoque-t-elle la France ? La Monnaie royale de Belgique a commencé lundi 8 juin à frapper des pièces d'une valeur faciale de 2,5 euros commémorant la sévère défaite de l'empereur français à Waterloo contre à une alliance formée par les Anglais, les Prussiens et les Néerlandais notamment.

Sur le côté face de la monnaie, on peut notamment voir une représentation de la Butte du Lion, un monument symbole de la victoire de la coalition des monarchies ainsi qu'un schéma de la position des troupes lors de la bataille.

La Belgique va émettre 70.000 exemplaires de cette pièce, sans besoin du consentement des autres membres de l'Union européenne, puisque la valeur de la pièce est fixée à 2,50 euros . Elles seront en principe échangeables dans tous les commerces belges, mais seront avant tout destinées aux collectionneurs: il faudra débourser 6 euros par unité.

 

"Aucune bataille n'a eu autant d'importance dans l'histoire récente"

Pour le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveldt, présent au moment de la frappe des premières pièces, il n'y aucune provocation:

"Le but n'était pas de raviver de vieilles querelles. Dans une Europe moderne, il y a des choses plus importantes à régler. [...] Mais aucune bataille n'a eu autant d'importance dans l'histoire récente et ne frappe autant l'imagination que Waterloo."

 

Levée de boucliers de la diplomatie française

Au départ, la Belgique souhaitait émettre 280.000 pièces de deux euros pour commémorer la bataille de Waterloo. Ces dernières auraient pu être diffusées dans toute la zone euro. Mais la diplomatie française avait tout fait pour régler cette affaire dans la discrétion. Elle avait estimé qu'il était impensable que les Français se retrouvent avec une telle pièce dans leur porte-monnaie.

La Belgique avait dû revenir sur sa décision. Or, la monnaie royale de Belgique avait déjà lancé la production, se retrouvant avec 180.000 pièces de 2 euros à mettre au rebut, une perte évaluée à 1,5 million d'euros.

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PS, Républicains, la classe politique cherche renouvellement désespérement

PS, Républicains, la classe politique cherche renouvellement désespérement | Think outside the Box | Scoop.it

Les congrès successifs du PS et du parti Les Républicains illustrent l’impuissance de la classe politique à se renouveller, par-delà les proclamations de personnalités conscientes que le statu quo alimente la forte défiance des Français à son égard.

 

Challenger à droite de Nicolas Sarkozy, qui, battu en 2012, repart à la conquête du pouvoir, Bruno Le Maire a exhorté samedi dernier à «faire tomber les murs» d’une classe politique qui «ne se renouvelle jamais».

«Vous butez contre les mêmes visages ? Nous allons vous en offrir de nouveaux. Vous butez contre les mêmes idées ? Nous allons en défendre de nouvelles», s’est ensuite élancé cet ambitieux quadra de l’ex-UMP.

L’homme n’est pourtant pas un novice en politique puisqu’il a été directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin puis quatre ans ministre, aux Affaires européennes et ensuite à l’Agriculture pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

A gauche, Jean-Christophe Cambadélis a fait du «renouvellement des têtes et dans les têtes» un thème de sa campagne interne. A 63 ans, la première tête du PS fait cependant figure de vieux briscard de la vie politique française, adhérent au PS depuis 30 ans.

Rien à voir avec ce que l’on peut observer ailleurs en Europe, comme au Royaume-Uni, où Ed Miliband, le leader du parti travailliste, vient de jeter l’éponge au lendemain d’une cuisante défaite électorale.

L’Italie a vécu en 2014 un renouvellement de taille avec la rapide ascension de Matteo Renzi, 40 ans, jusqu’alors maire de Florence. Et l’Espagne, en crise, connaît l’émergence de nouveaux partis, comme le parti antilibéral Podemos ou le parti centriste Ciudadanos.

- Reproduction des élites -

«Je me retrouve dans Ada Colau», la femme en passe de remporter la ville de Barcelone qui vient du mouvement des Indignés, explique à l’AFP la députée Isabelle Attard. Cette ancienne directrice de musée, élue pour la première fois députée en 2012, a quitté EELV il y a quelques mois pour rejoindre le parti Nouvelle Donne.

Elle peste contre «la professionnalisation de la politique», ce «fléau» qui vous fait «commencer assistant parlementaire pour finir sénateur» et signe «un affaiblissement du pouvoir par rapport aux lobbies». Elle fustige «reproduction des élites» et «uniformisation» modelée par les cours à Sciences-Po.

«Je discutais récemment avec un député suédois qui m’expliquait qu’il hésitait entre professeur de ski ou l’import export après son mandat», relate à titre de comparaison Mme Attard.

Elle aurait aimé voir le cumul des mandats limité dans le temps, à l’instar du député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, aujourd’hui à l’UDI, qui garde un regard décalé et critique sur les partis politiques. «Cette règle aurait eu le mérite de créer une meilleure rotation, d’évincer les carriéristes et d’ouvrir le jeu à la société civile», explique-t-il dans un livre.

Un constat partagé dans l’opinion: selon un sondage Odoxa pour i-Télé publié vendredi, 73% des personnes interrogées pensent «qu’en général, les partis politiques ont tendance à empêcher les nouvelles personnalités politiques d’émerger».

Mais le renouvellement concerne aussi les idées. «Le renouvellement c’est le renouvellement du débat car le débat est mort», explique à l’AFP le député Les Républicains de Haute-Marne François Cornut-Gentille, auteur d’un rafraîchissant mais sombre essai intitulé «Gouvernez! Pour un nouvel exercice du pouvoir». Il n’a rien contre la professionnalisation mais déplore que «la modernisation» ne reste qu’un slogan.

«Il n’y a pas de renouvellement magique, ce ne sont pas les jeunes ou les vieux qui vont avoir les bonnes idées», explique-t-il. «Les gens disent qu’ils veulent des jeunes mais en fait ils veulent un horizon», ajoute-t-il.

«De gauche ou de droite, modérée ou extrême, la politique telle que nous la pratiquons, c’est-à-dire réduite à la défense des intérêts et à la lutte des marques, accouche d’une société plus injuste et plus violente, où le rôle de la politique et de l’Etat est à la fois de plus en plus réduit et de plus en plus contesté», écrit-il dans son livre.

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EPR de Flamanville, nouvelles anomalies repérées

EPR de Flamanville, nouvelles anomalies repérées | Think outside the Box | Scoop.it

Les soupapes de sûreté du réacteur nucléaire EPR de Flamanville rencontrent des « difficultés de fonctionnement » auxquelles l'exploitant EDF va devoir « répondre », a indiqué l'IRSN (Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire) lundi 8 juin.

L’Institut réagissait à une information du site Médiapart qui a fait état d'un « rapport confidentiel » de l'IRSN datant du mois de février et portant sur de « graves dysfonctionnement de pièces importantes de l’EPR », déjà confronté à un sérieux problème sur sa cuve. Les soupapes permettent de réguler la pression de l'eau dans le circuit primaire du cœur nucléaire.

« Il n'y a pas de “rapport confidentiel” car nous n'en sommes qu'à la phase d'instruction », a précisé Thierry Charles, directeur général adjoint de l'IRSN. « Mais il y a eu une réunion préparatoire avec l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au cours de laquelle ont été présentés des transparents ». « Les essais réalisés par EDF ont montré des difficultés sur les questions d'ouverture et de fermeture des soupapes », a détaillé M. Charles. Ces essais ont débuté en 2014 et se sont poursuivis en 2015.

 

Avis définitif rendu cet été

« Pour l'instant, on ne peut pas encore conclure que c'est grave car on n'a pas encore jugé complètement la qualité » de ces fameuses soupapes, a-t-il dit. « Nous sommes en train d'examiner le dossier remis par EDF en vue du démarrage de l'EPR. Sur tous les sujets, on a des remarques. C'est classique », a-t-il souligné.

L'IRSN devrait être en mesure de rendre à l'ASN son avis technique sur les soupapes sans doute « dans le courant de l'été », a-t-il estimé. Il reviendra alors à l'ASN de demander à EDF des compléments d'information sur la conception des soupapes afin de s'assurer que ces éléments fonctionnent bien. EDF va devoir « apporter des réponses » pour montrer que la soupape est « prête à assurer sa fonction », a souligné M. Charles.

Interrogé par l'AFP, le groupe Areva, concepteur de l'EPR, a assuré que « tout ceci fait partie du travail normal de qualification des équipements mené avec l'IRSN ». De son côté, EDF indique qu'il enverra son « rapport final » à l'ASN et à l'IRSN « au cours du second semestre ».

Le réacteur EPR n'en finit pas d'accumuler les problèmes techniques. En novembre, EDF a annoncé un nouveau report, à 2017, de la mise en service de ce réacteur. Puis en avril, l'ASN a signalé une « sérieuse anomalie » dans la composition de l'acier du couvercle et du fond de cuve du réacteur fabriqué par Areva.



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«Droit vers le désastre» : la charge de Montebourg et Pigasse contre Hollande

«Droit vers le désastre» : la charge de Montebourg et Pigasse contre Hollande | Think outside the Box | Scoop.it
Arnaud Montebourg a fini de jouer les mannequins. Le voilà de retour dans l'arène... politique. L'ancien ministre (PSArnaud Montebourg, et nouveau dirigeant d'Habitat et l'homme d'affaires Mathieu Pigasse attaquent très durement, dans une tribune au Journal du dimanche, intitulé «Est-il encore possible de sauver le quinquennat?».

Il s'attaquent au bilan deFrançois Hollande et souhaitent une «coalition des pays européens» pour une stratégie de «baisse d'impôts en faveur des ménages» et de résorption du déficit «par la croissance mais non par l'austérité».

«Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C'est la démocratie qui est cette fois menacée». «L'absurde conformisme bruxellois» de la politique de l'exécutif «est devenu une gigantesque fabrique à suffrages du Front national», accusent Montebourg et Pigasse dans ce texte très incisif publié par le JDD, alors même que le PS tient son congrès à Poitiers.

L'ancien ministre de l'Economie, figure de l'aile gauche du parti qui a quitté le gouvernement en août 2014, et Mathieu Pigasse, banquier et patron de presse, accusent François Hollande et Manuel Valls, jamais nommés, de «faire semblant de combattre le FN pour se donner bonne conscience». Les concernés apprécieront. 

«Au fil des alternances, les Français votent en conscience pour la "rupture" ou le "changement" mais s'aperçoivent que la politique économique - donc européenne - qui s'ensuit est toujours la même. Tout président élu commence par aller faire ses génuflexions à Berlin puis à Bruxelles, enterrant en 72 heures ses engagements de campagne», accusent-ils.

Pour les deux auteurs de cette tribune au vitriol, «ceux qui nient l'existence de l'austérité en prétendant que les salaires n'ont pas baissé (heureusement !) doivent ouvrir les yeux sur les pertes réelles et sérieuses de revenus pour les Français moyens : cette politique répand la colère, le dépit, la violence chez des millions de nos concitoyens qui s'estiment bernés, trahis et abandonnés». peut-on lire dans cette tribune.

  

«Est-il encore possible de sauver le quinquennat ?»

«Cette situation explique aussi pourquoi l'économie française ne repart pas, plus de sept ans après la faillite de Lehman Brothers, alors que les économies du monde entier ont redémarré fortement depuis déjà deux ans», poursuivent-ils.

Les auteurs prônent de «construire, dans le peu de temps qui reste, une coalition des pays européens favorables à une stratégie européenne de baisse d'impôts en faveur des ménages dans tous les pays, acceptant que les déficits soient résorbés par la croissance mais non pas par l'austérité, laquelle empêche précisément de réduire les déficits».

«Est-il encore possible de sauver ce quinquennat et de le rendre enfin utile à notre pays ? Est-il encore possible d'éviter le désastre politique et moral pour cette gauche de gouvernement qui semble avoir abandonné la France ? Oui, nous croyons qu'il n'est pas trop tard pour encore agir et engager enfin une politique différente et innovante. Il suffirait que nos dirigeants ouvrent leurs yeux sur le précipice qu'ils ont ouvert sous nos pieds (et les leurs)». 

Jacques Le Bris's insight:


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8 des 10 talibans condamnés pour avoir tenté de tuer Malala finalement acquittés en secret

8 des 10 talibans condamnés pour avoir tenté de tuer Malala finalement acquittés en secret | Think outside the Box | Scoop.it

NTERNATIONAL - Au mois d'avril dernier, la justice pakistanaise avait condamné à la prison à vie dix hommes accusés d'avoir attaqué Malala en 2012 dans le nord-ouest du Pakistan. Une tentative de meurtre revendiquée au moment des faits par le Mouvements des talibans du Pakistan (TTP). Citant des officiels pakistanais, la BBC affirme ce vendredi 5 juin que huit de ces dix condamnés ont été "secrètement acquittés" confirmant des informations du Daily Mirror.

C'est en cherchant à savoir où étaient emprisonnés les talibans reconnus coupables de l'attaque de la jeune fille devenue prix Nobel de la paix que les journalistes du Daily Mirror se sont rendus compte de cette manœuvre restée secrète. Contacté par la BBC, Muneer Ahmed, porte-parole du Haut-commissariat du Pakistan à Londres, a expliqué que ces huit hommes ont été acquittés a posteriori en raison "d'un manque de preuves".

Les médias britanniques s'interrogent sur les conditions de cet autre procès qui n'a pas été rendu public, contrairement au premier jugement qui avait été relayé dans le monde entier. Par ailleurs, la justice pakistanaise n'avait jamais démenti le fait que dix hommes avaient été envoyés en prison pour ces faits.


En octobre 2012, les assaillants avaient ouvert le feu sur Malala et plusieurs de ses camarades alors qu'elles se trouvaient dans un minibus à la sortie de l'école à Mingora, capitale de la région de Swat, où les talibans avaient été chassés du pouvoir trois ans et demi plus tôt par l'armée. Le tort de ces jeunes filles: avoir voulu accéder à l'éducation.

La jeune fille avait été grièvement blessée à la tête et avait été transférée au Royaume-Uni pour y poursuivre des traitements. Au mois de décembre dernier, Malala a reçu le prix Nobel de la paix pour son combat pour l'éducation des filles dans le monde.

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Le selfie d'un jihadiste permet la destruction d'un quartier général de l'Etat islamique

Le selfie d'un jihadiste permet la destruction d'un quartier général de l'Etat islamique | Think outside the Box | Scoop.it

L’état-major américain a identifié une position stratégique très sensible de l’Etat Islamique à partir… d’un selfie de jihadiste. La présence de ces combattants sur les réseaux sociaux dans une optique de propagande s’est cette fois révélée avantageuse.

La guerre se fait aussi en ligne. Le chef du Commandement de Combat Aérien (ACC) américain Herbert Carlisle a déclaré lors d’un discours le 1er juin que l’un des quartiers généraux de l’EI a pu être détruit, après que des analystes aient tracé un selfie et les commentaires d’un jihadiste sur les réseaux sociaux.

 

Selfie et vantardise

Selon les informations de Russia Today, ce sont des soldats affectés au renseignement basés en Floride qui ont découvert le selfie du combattant, posant devant un bâtiment. Les commentaires de ce dernier ont révélé que le lieu était un centre de commande.

« Les soldats ratissaient les réseaux sociaux, quand ils ont vu un idiot poser devant son centre de commande » a déclaré Carlisle lors de la conférence. « Et sur certains réseaux sociaux, il se vantait des capacités de commandement et de renseignement de Daesh »

En 22 heures, des analystes ont réussi à partir de ces informations gracieusement fournies à découvrir la localisation précise du bâtiment. Trois bombes guidées par GPS sont envoyées sur la cible qui est entièrement détruite.

Carlisle a aussi profité de ce discours pour rappeler le bilan des raids aériens de la coalition internationale contre l’EI depuis neuf mois, et a insisté que l’impact économique de ceux-ci: « Leur meilleur moyen de s’enrichir est le pétrole et leur capacité à le raffiner, nous leur avons enlevé 90% de cette capacité ».

 

Propagande et espionnage en ligne

Depuis la proclamation le 29 juin 2014 du « califat » islamique sous le contrôle d’Abou Bakr al Baghdadi, les recrutés du drapeau noir sont très actifs sur les réseaux sociaux. Une volonté d’occuper l’espace virtuel et de l’utiliser pour gonfler les rangs de l’organisation.

Conscient de cette propension qu’ont les combattants à s’afficher en ligne, les gouvernements de la coalition étudient de très près leurs publications et celles des canaux plus ou moins officiels de l’EI.

Le site AirForceTimes rapporte de son côté que deux jours après le discours du stratège américain, le Comité pour la Sécurité Nationale a présenté au Congrès américain un rapport sur l’utilisation d’Internet par les jihadistes. Ce groupe d’experts a rapporté que près de 1.700 photos, vidéos et publications en tout genre avaient circulé sur le web, avec un potentiel de 200.000 lecteurs atteints autour du globe.

Quentin Dary

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L’écrivain Rachid Boudjedra revendique son athéisme à la télévision algérienne

L’écrivain Rachid Boudjedra revendique son athéisme à la télévision algérienne | Think outside the Box | Scoop.it

L'écrivain Rachid Boudjedra brise un tabou à la télévision algérienne. Son fait d'armes : avoir avoué son athéisme sur le plateau d'une chaîne privée conservatrice. Selon le site Géopolis, qui relaye cette information, il n'en fallait pas moins pour enflammer la Toile algérienne, dès la diffusion de la bande-annonce de l'émission, lundi 1er juin : "Avec la multiplication de chaînes de télévision privées et surtout l’avènement des réseaux sociaux, dont les Algériens sont très friands, la moindre déclaration est amplifiée."

Face à l'animatrice, l'écrivain répond aux questions avec calme, prenant le temps d'argumenter ses propos. Ses réponses font pourtant l'effet d'une bombe : « Au nom de ma mère, je jure de dire la vérité, toute la vérité. Je ne crois pas en Dieu, ni en la religion musulmane, je ne crois pas en Mohamed comme prophète. Si je devais choisir une religion, ce serait le bouddhisme pour son pacifisme. » Et l'auteur d'ajouter que de nombreux Algériens sont athées, mais n'osent pas l'afficher "par peur de l'opprobre de la société". La société algérienne est en effet de plus en plus sensible à la question de l'intégrisme religieux. En Algérie, l'islam est religion d'Etat, même si la Constitution reconnait la liberté de culte. L'apostasie, qui consiste dans le code pénal algérien à inciter quiconque à renier l'islam pour une autre religion, est un délit passible de deux à cinq ans de détention et d'une amende de 500 000 à un million de dinars (5 000 à 10 000 euros).

Aussitôt la bande-annonce de l'émission diffusée à la télévision, les internautes se sont emparés de ce débat. Héros de la laïcité pour les uns, héraut de la culture occidentale honnie pour les autres. L'auteur de L'escargot entêté (Denoël, 1977), habitué des polémiques, n'en a cure. "En s’adressant en arabe algérien (derdja) aux téléspectateurs d’une chaîne conservatrice, Rachid Boudjedra sait pertinemment que l’écho ne sera pas le même qu’une interview écrite dans un quotidien francophone", souligne Géopolis.

En 2006, Rachid Boudjedra avait déjà affiché son inclinaison pour l'athéisme lors d'une conférence-débat à Bouzguen. Face à ses lecteurs, il avait jugé la liberté d'expression "insuffisante" en Algérie avant d'affirmer : "Je suis athée et communiste (...). Je ne suis pas contre l’islam. J’ai été élevé dans une famille musulmane. La violence intégriste a encore accentué mes convictions. Avant, j’écrivais un roman tous les trois ans, le terrorisme m’a poussé à écrire un roman chaque année, une autre manière de lutter contre ces criminels."

Le geste était déjà osé à l'époque, mais avec l'avènement des réseaux sociaux, celui d'aujourd'hui est d'une tout autre ampleur. Déjà auteur d'une fatwa sur l'écrivain Kamel Daoud en décembre 2014, le prédicateur salafiste Abdelfettah Hamadache considère, au lendemain de la diffusion de l'émission, que Rachid Boudjedra "ne doit pas être enterré avec les musulmans". Pour autant, l'ancien consultant du ministère des affaires religieuses Adda Fellahi pense que l'écrivain est libre, et que ses propos rentrent dans sa liberté de conscience et d'expression garanties par la loi algérienne, la Constitution et la charia.

Au-delà des simples insultes et menaces sur Facebook et Twitter, Rachid Boudjedra avait certainement anticipé les réactions que son coming-out allait entraîner. Dans son roman Les figuiers de barbarie (Grasset, 2010), il affirmait : "L'histoire est quelque chose de dérisoire, c'est-à-dire qu'elle est bourrée de dérision."

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Ce que l’on ne vous dit pas sur l’Etat islamique

Ce que l’on ne vous dit pas sur l’Etat islamique | Think outside the Box | Scoop.it

Le site Atlantico pose la question (extraits ; voir deuxième lien en bas de page) : « Les pays membres de la coalition contre l'Etat islamique se sont réunis mardi 2 juin à Paris pour échanger sur la stratégie à adopter. Un défi difficile à relever, car les alliés de ce combat n'ont pas tous les mêmes intérêts et les mêmes moyens. L'Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie ou les Emirats arabes unis participent à la coalition au titre de pays directement "concernés" du fait de leur proximité géographique avec la Syrie et l'Irak. Leurs intérêts sont-ils pour autant vraiment similaires dans cet engagement ? La proximité est-elle le facteur suffisant poussant à se lancer dans le combat sous la même bannière ? ».

De son côté, le site Slate affirme (extraits ; troisième lien en bas de page) : « Pour l’Amérique, dans le cas de l’Irak, cet état réaliste doit se concentrer sur la stabilité. Il doit avoir pour ambition un Irak à peu près débarrassé des extrémistes islamiques, qui ne soit pas une marionnette de l’Iran mais un partenaire adéquat des États-Unis, le tout muni d’une forme vaguement acceptable de démocratie. Si ces conditions minimales étaient remplies, les États-Unis n’auraient pas besoin de lancer de nouvelles guerres en Irak parce qu’ils tiendraient là un statu quo acceptable ».

J‘avoue n’être convaincu ni par Atlantico, ni par Slate. Car aucun des deux sites n’aborde les vraies questions liées à l’Etat islamique (EI), comme si, en France, le sujet était tabou (sans doute l’est-il et cela ne date pas d’hier). C’est pourquoi je préfère reprendre, ci-dessous, les extraits d’une analyse de Bat Ye’or qui a le mérite de ne pas pratiquer la langue de bois islamo-compatible.

Dans une récente interview, l’historienne Bat Ye’or déclarait notamment (extraits ; voir premier lien en bas de page) : « L’Etat islamique se maintient grâce au soutien de pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), notamment le Qatar. L’EI est intégré à l’OCI du moment que certains pays membres de l’OCI approuvent cette stricte application de la charîa et lui apportent financement et soutien. L’OCI compte 56 pays, certains s’opposent à l’EI dont l’Iran et la Syrie, et d’autres le soutiennent. Il est difficile, surtout pour un esprit occidental, de comprendre les manœuvres déroutantes des politiques arabes. Le Qatar accepte des dérogations à la charîa et néanmoins soutient une organisation guerrière, l’EI, appliquant rigoureusement les lois djihadistes ».

Bat Ye’or : « L’OCI aujourd’hui est divisée, elle ne représente pas une unité, la plupart des leaders de 2010 furent balayés, et la guerre civile déchire les pays musulmans du Moyen-Orient et d’Afrique. Les situations sont fluides et instables du fait de l’imbrication de guerres inter-musulmane. Par ailleurs, les pays musulmans ne sont pas les seuls agents de cette stratégie du chaos qui fait tant de victimes. Il faut aussi y voir les interférences occultes de pays occidentaux. Ceux-ci, notamment l’administration Obama, ont joué la carte des Frères Musulmans. La Coalition contre l’Etat islamique a peiné à se constituer du fait qu’elle rompt la solidarité musulmane contre le camp des kuffars (mécréants) et que des pays musulmans financent et aident l’EI. En outre, on ne sait ce que représente le camp des rebelles supposés se battre contre l’EI. Maintenant on attend du président Obama et des stratèges occidentaux, des explications sur leur politique visant à donner le pouvoir aux Frères Musulmans dans tout le Moyen Orient. Il serait intéressant de les entendre », concluait Bat Ye’or (fin des extraits ; voir premier lien en bas de page).


Michel Garroté, 3 juin 2015

Sources :

http://www.veroniquechemla.info/2014/12/interview-de-bat-yeor-sur-le-califat-et.html?m=1

http://www.atlantico.fr/decryptage/reunion-coalition-contre-ei-mais-quelle-coalition-alain-rodier-2173066.html?yahoo=1

http://www.slate.fr/story/102317/eliminer-etat-islamique-irak#xtor=RSS-2

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Manuel Valls reçoit une pétition contre l'insécurité signée par plus de 25.000 Asiatiques

Manuel Valls reçoit une pétition contre l'insécurité signée par plus de 25.000 Asiatiques | Think outside the Box | Scoop.it

De nombreuses associations représentant cette communauté en France ont saisi le premier ministre et son ministre de l'Intérieur pour dénoncer «la situation critique en matière de sécurité publique». Explications.

 

L'insécurité exaspère la communauté asiatique de France. Parallèlement à la réunion à Paris de 57 associations et de plus de 400 de ses représentants, le 28 mai dernier, une pétition ayant rassemblé plus de 25.000 signatures (moins que les 50.000 espérées) a été envoyée à Matignon, accompagnée d'une lettre au premier ministre, Manuel Valls. La missive, postée le 26 mai, a également été transmise au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, à la préfecture, ainsi qu'au maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.

Sous la bannière «Vivre en harmonie! Contre la violence!», les auteurs du document dénoncent «la situation critique en matière de sécurité publique, une situation à laquelle notre communauté est quotidiennement confrontée.» L'initiative a été inspirée par Jiaqing Wang, président exécutif de l'association des Ressortissants chinois en France et Taki Zhang, vice-président du Conseil représentatif des associations asiatiques de France (Craaf). La lettre est également cosignée par Tao Sun, président de l'association des Avocats d'origine chinoise de France.

 

Le traumatisme de Pavillon-sous-Bois

Assurant parler «au nom de la communauté asiatique et des Chinois résidant en France, exerçant leur métier ou faisant leurs études», ils prétendent que «dans les quartiers fréquentés par les ressortissants asiatiques, les sites touristiques, ou encore les centres commerciaux, les habitants ou touristes asiatiques sont souvent les cibles d'agressions, de nombreux cambriolages et braquages parfois très violents.»

Selon eux, «gravement perturbée dans la vie quotidienne ou le projet touristique, la communauté asiatique se sent menacée et s'inquiète de plus en plus de la question de sécurité publique, sans parler des femmes, des personnes âgées et des enfants particulièrement visés par les malfaiteurs.»

Et de citer le cas, très traumatisant, d'un couple d'un couple de restaurateurs victimes d'une agression à Pavillon-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 30 mars dernier. Une restauratrice chinoise avait été tuée à coups de marteau, ce jour-là, et son époux battu à coups de barre métallique, par deux suspects, d'origine hongroise, qui ont pourtant été arrêtés aussitôt après les faits.

 

Eviter toute récupération politique

Réclamant «des mesures coercitives plus fermes face à ces violences enracinées dans la société», les asiatiques qui ont écrit au premier ministre, lui rappellent ses déclarations: «Le 31 janvier, lors de votre visite à Shanghai, votre discours en chinois a été encourageant: les investissements venus d'entreprises chinoises savent désormais qu'ils sont bienvenus en France.» Mais la sécurité est, selon eux, un préalable indispensable. Ils veulent croire que cet engagement de l'hôte de Matignon «ne sera pas qu'un slogan politique sans suite.»

Après le drame du 30 mars à Pavillon-sous-Bois, qui a «suscité l'indignation», selon eux, «en une semaine, la pétition intitulée «Stop à la violence, vivre en sécurité» a pu recueillir plus de 25 891 signatures de personnes de tous les milieux et les soutiens de 1 499 entreprises, qui y ont apposé leur cachet.» Et de poursuivre: «Nous vous prions de trouver avec la présente lettre, Monsieur le Premier Ministre, l'original de ces 27 390 signatures.»

Matignon a, selon les auteurs de cet appel, «accusé réception» de leur courrier. Ils espèrent désormais un rendez-vous avec les autorités. Le 28 mai dernier, lors de la réunion des principales associations asiatiques de Paris, Jackie Troy, secrétaire et fondatrice du Conseil représentatif des associations asiatiques de France (Craaf), insistait sur l'importance, de refuser «toute tentative de récupération politique, venant de quelque bord que ce soit.»

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La reprise n'est pas là, selon les trois quarts des cadres

La reprise n'est pas là, selon les trois quarts des cadres | Think outside the Box | Scoop.it

Les trois quarts des cadres (75%) estiment que «la reprise économique n'est pas là», quoi qu'en dise le gouvernement, selon le baromètre Viavoice réalisé pour HEC-Le Figaro-France Inter publié lundi.

Sur la question du chômage, ils sont plus pessimistes qu'il y a un an: 63% des cadres interrogés craignent une augmentation du nombre de chômeurs dans les prochains mois (contre 55% en mai 2014), seuls 12% misant au contraire sur une embellie.

Plus d'un tiers estime que le niveau de vie en France baissera dans l'ensemble d'ici le printemps 2016 (39% aujourd'hui contre 51% en 2014), 25% sont au contraire optimistes.

Trois sur dix pensent que leur situation personnelle va se dégrader dans les mois qui viennent et 77% jugent que les opportunités seront faibles pour faire progresser leur carrière.

Le baromètre s'intéresse par ailleurs aux grandes entreprises attractives en temps de crise. Si l'opportunité se présentait, c'est vers EDF, Total et la SNCF qu'ils se dirigeraient pour changer de travail, devant Google, Airbus, Orange ou bien encore BNP Paribas.

Interrogés par ailleurs sur l'état d'esprit de leurs collaborateurs, 58% des cadres estiment qu'ils ne sont pas motivés.

Le sondage a été réalisé en ligne du 13 au 19 mai auprès d'un échantillon de 400 personnes, représentatif de la population des cadres résidant en France métropolitaine, selon la méthode des quotas pour les critères de sexe, âge et statut d’activité (salarié du secteur public ou du secteur privé).

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"Patchs anti-ondes" : la drôle d'expérience de Robert Ménard à Béziers

"Patchs anti-ondes" : la drôle d'expérience de Robert Ménard à Béziers | Think outside the Box | Scoop.it

A Béziers, trente employés de la ville volontaires se verront distribuer des "patchs anti-ondes" dans le cadre d'une expérimentation

 

INFO METRONEWS - Robert Ménard, maire de Béziers soutenu par le Front national, vient d'accepter un étonnant partenariat avec une entreprise locale, dans le but d'expérimenter des "patchs anti-ondes" sur trente volontaires parmi le personnel de la ville. Si la mairie met en avant le principe de précaution, dans l'opposition, on estime que les employés municipaux sont pris pour des "cobayes".

 

Après le linge aux fenêtres et les déjections canines, Robert Ménard s'attaque aux ondes électromagnétiques. Et d'une bien drôle de manière. Selon nos informations, une convention présentée le 5 mai, lors du dernier conseil municipal de Béziers, établit un partenariat entre la commune de l'Hérault et une entreprise locale de fabrication... de "patchs anti-ondes". L'idée, selon cette convention adoptée à 45 voix contre 4 : tester sur trente volontaires parmi le personnel de la ville l'efficacité de ce dispositif. Le partenariat, à première vue, ne souffre d'aucune irrégularité : vingt patchs "à apposer sur les ordinateurs", cent patchs pour téléphones portables et "dix pendentifs large spectre à porter sur soi" seront distribués gracieusement par l'entreprise biterroise Ginko France. Un test grandeur nature qui devrait débuter aux alentours du 17 juin.

Ce document, que nous nous sommes procuré, précise encore qu'une "évaluation clinique de certaines performances musculaires sera effectuée sur trente volontaires" - dont quinze seront placés sous placebo - à l'issue d'une première période d'observation qui devrait durer six mois. L'évaluation sera menée par le docteur Jacques Gaujac, attaché des Hôpitaux et le professeur Michel Zanca, spécialiste de médecine nucléaire. Le tout "en lien avec le médecin du travail de la ville de Béziers". Aimé Chouquet, élu communiste de l'opposition, est l'un des rares élus à avoir voté contre ce partenariat au sein du conseil municipal. Complètement désabusé, il affirme à metronews : "On demande ni plus ni moins à des employés municipaux de jouer les cobayes."

"Risque d'augmenter le niveau d'exposition"

Car, passé l'étonnement d'un tel deal, les patchs anti-ondes n'ont pas encore prouvé leur efficacité. S'appuyant sur la technique du déphasage à 180°, qui consiste à superposer deux ondes symétriques pour les annuler, ils peinent à convaincre jusqu'aux associations pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil. Un membre de Robin des Toits, habitant de Béziers, nous confie ainsi : "Le déphasage à 180° était utilisé par les militaires pour brouiller les signaux des sous-marins. Mais rien ne prouve que des patchs puissent avoir un effet sur le rythme aléatoire des ondes propagées par la téléphonie mobile." Des militants locaux n'hésitent d'ailleurs pas à qualifier ces patchs de "grigris" ou "d'amulettes destinées à amuser la galerie".

Et les experts de l'ANSES, agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, vont même plus loin. Dans la conclusion d'un rapport de septembre 2013, on peut lire (en page 103) que "les protections qui modifient les performances radioélectriques des téléphones mobiles, en dégradant par exemple les capacités de réception, risquent, dans des conditions d’utilisation réelles, d’augmenter le niveau d’exposition de l’utilisateur."

 

Pas de contrat à la clef

Du côté de Ginko France, Philippe Roustit, associé du gérant Guy Tyrode, assure pourtant que "des études menées depuis deux ans prouvent l'efficacité des patchs". Pourquoi, dans ce cas, avoir approché la mairie de Béziers pour réaliser des tests ? "Pour gagner, au fur et à mesure des expérimentations, un maximum de cautions scientifiques".

Adil Choukri-Touri, conseiller municipal Front national auprès de Robert Ménard en charge de l'informatique et à l'origine de cette convention, reconnaît volontiers que tout reste à déterminer. Il explique ainsi à metronews : "C'est à l'entreprise de faire ses preuves. Les agents volontaires ne vont pas avaler un médicament, ils passeront juste des tests physiques. Pour l'instant, il est vrai, nous ne sommes pas en mesure d'affirmer l'efficacité de ces patchs, c'est pour cela que nous la testons." Et l'élu d'insister sur "une démarche de bien-être des agents". Si certains sont sceptiques, lui semble convaincu: "Je peux vous assurer que vous ne levez pas le pied de la même manière quand vous êtes saturés d'ondes, un portable à la main !" Contacté, Robert Ménard n'a pas souhaité s'exprimer davantage sur le sujet.

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Un immense vagin au château de Versailles - Riposte Laïque

Un immense vagin au château de Versailles - Riposte Laïque | Think outside the Box | Scoop.it

Versailles, on aime ou on n’aime pas. Personnellement, je lui trouve un air de HLM coté jardin, manque juste 3 ou 4 étages et c’est la Courneuve, statues en moins. Je préfère la cour d’honneur et le logis de chasse bâtis sous Louis XIII en partie conservé ou encore d’autres châteaux comme Chenonceaux, Blois ou Amboise. Question de goût, et on peut en discuter. Mais ce que je ne supporte pas, c’est qu’un anglo-indien vienne salir les jardins de Versailles avec un projet digne d’un élève de CE1 version déséducation franco-marocaine style Nabilla en costume de ministre. On avait eu droit aux moqueries du monde entier, justifiées par ailleurs, pour le plug anal couleur verte place Vendôme implanté par un américain. Le bidule en question étant plutôt gonflé, il avait eu droit à un déménagement rapide et c’est tant mieux.

 

Mais là, l’artiste va plus fort. Il sème le chaos dans les jardins d’un grand symbole français à coup de blocs de pierres de 25 tonnes et de constructions métalliques pour imaginer le vagin de la reine (voir ici: http://www.lepoint.fr/culture/anish-kapoor-expose-le-vagin-de-la-reine-a-versailles-02-06-2015-1932971_3.php). Le tout avec la bénédiction des autorités françaises, qu’elles soient celles de l’Etat, de la préfecture, de la mairie ou de la direction de ce monument classé.
Comment et par qui est financée cette opération? Motus, bouche cousue et vagin gigantesque ouvert. En général, quand c’est gratuit, c’est que c’est moi (vous aussi, y a pas de raison) qui finance, alors pour éviter l’esclandre, tout est bien caché. On me dit qu’il y a des sponsors, que tout est OK. Le démontage est prévu dans la facture et on va refaire la pelouse, cool mec, on est au XXIème siècle avec du gazon OGM.
Cette immense connerie pèse 500 tonnes de pierres (venues de Belgique, c’est mieux, c’est plus cher, c’est la diversité) et 1000 tonnes de terre. Il a fallu acheminer tout cela avec des grues et des plaques de roulement et saccager par conséquent une partie des jardins, non plus à la française mais à l’anglo-indienne. Pour info, il y a aussi un canon à boules de cire de 5 kg chacune placé dans la salle du Jeu de Paume, histoire de mettre un symbole phalique, le pendant du vagin de la reine. Bourg la Reine et Choisy le Roy, deux communes voisines vont s’offusquer.
Qui a autorisé cela ? Réponse possible ici:
« NOS MISSIONS

Le château, le musée et le domaine national de Versailles constituent depuis 1995 un établissement public à caractère administratif, doté d’une autonomie de gestion administrative et financière. Il est placé sous la tutelle du ministère de la culture et de la communication et du ministère en charge du budget.

A sa tête se trouve Catherine Pégard, présidente de l’établissement public.

Le budget consolidé de l’établissement public représente environ 100 millions d’euros par an. Les dépenses de fonctionnement sont financées par les ressources propres de l’établissement, notamment celles qu’il tire de sa billetterie. Les dépenses d’investissement sont financées par une subvention annuelle de l’Etat, par la capacité d’autofinancement de l’établissement et par le mécénat. Tous les produits de l’exploitation sont réinvestis dans les travaux et dans les acquisitions, qui ne bénéficient pas d’une subvention de l’Etat. » 

C’est limpide. Puisque financé en partie avec le peu de sesterces qu’il nous reste, le château et le ministère de la culture ont donc financé cette horreur. Il est vrai qu’on a une ministre de la culture qui ne lit pas le français, Normal-Premier a acheté une Kim Jong-Suk (le vrai nom de Fleur Pellerin) livrée avec le manuel Sud-Coréen et toujours pas encore traduit en français. Alors s’acheter un anglo-indien, c’est dans la suite logique et puis maintenant on a deux galeries, celle des glaces et celle dégueulasse au fond du jardin.
 
Philippe Legrand
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Corinne Lepage : « Le Nouveau Monde se trouve dans la société civile »

Corinne Lepage :  « Le Nouveau Monde se trouve dans la société civile » | Think outside the Box | Scoop.it

Corinne Lepage estime qu'une vision plus positive de l’écologie ne se fera « pas avec les responsables politiques, mais avec la société civile ». AFP

 

Dans un entretien à Bastamag, l'ancienne ministre de l'Environnement a estimé que l'écologie devait cesser d'être punitive.

 

Ministre de l’Environnement de 1995 à 1997, députée européenne de 2009 à 2014 et fondatrice du parti écologiste Cap21, Corinne Lepage est actuellement en charge d'une mission, confiée par l'actuelle ministre de l'Écologie Ségolène Royal, sur la transition économique pour les acteurs du Nouveau Monde.

 

Dans un entretien à Bastamag, l'ancienne membre de Génération écologie a fustigé certains « Verts » qui « sont arrivés à faire détester l’écologie ».

« Batho n’a pas fait grand chose quand elle était ministre de l’Écologie »

Pour Corinne Lepage, les deux premières années du gouvernement actuel ont été « plus que décevantes ». En parlant de Delphine Batho, elle a estimé qu'elle n'avait « pas fait grand chose quand elle était ministre de l'Écologie ». « Je lui en veux beaucoup pour la centrale nucléaire de Fessenheim : elle aurait pu la fermer mais ne l’a pas fait », a-t-elle ajouté. Du successeur de Delphine Batho, Philippe Martin, Caroline Lepage juge qu'il était « inaudible ». 

« Un certain nombre de Verts sont arrivés à faire détester l’écologie par une partie de la population. Les gens ne supportent plus l’écologie, ont l’impression que cela ne sert à rien à part leur casser les pieds », regrette Corinne Lepage, qui concède néanmoins que Ségolène Royal « a une vraie fibre écolo » : « Toutes ses décisions ne me ravissent pas, mais elle a la volonté de sortir d’une écologie punitive pour aller vers une écologie désirable ».

L'écologie populaire


« Tant que nous n’aurons pas une vision de l’écologie faite de solutions, de bien-être, de satisfaction, nous n’avons aucune chance de rendre l’écologie populaire », analyse Corinne Lepage, pour qui « sans écologie populaire, nous n’aurons pas d’écologie du tout ».

Selon l'ancienne ministre de l'Environnement, l'opinion publique souffre de ne voir le verre qu'à moitié vide : « Les Français ne se rendent pas compte de la manière dont nous sommes en train de changer. Il existe déjà énormément de choses. C’est toujours la même histoire : nous voyons la forêt qui meurt mais pas les arbres qui poussent ! », a-t-elle jugé. 

« Et des arbres qui poussent, il y en a des flopées chez nous. Mais nous avons du mal à massifier ces innovations, à les relier. Nous sommes face à un État et à une partie du pouvoir économique qui soit ne veut pas entendre, soit ne comprend pas. Résultat : ce monde qui se transforme rencontre davantage d’obstacles que de soutien de la part des pouvoirs publics – au-delà des discours qui expliquent toujours que c’est formidable... », a-t-elle poursuivi, promettant de prochainement dévoiler des propositions pour lever ces obstacles.

L'ancienne ministre a également affirmé qu'une vision plus positive de l'écologie ne se développerait « pas avec les responsables politiques, mais avec la société civile ! » car « le vrai changement, le « Nouveau Monde », se trouve dans la société civile ».

Des espoirs pour la COP21

Corinne Lepage affirme avoir « un petit espoir pour Paris, parce que la situation s’aggrave considérablement. Personne ne peut plus en douter, même s’il y a toujours des climato-sceptiques. »

« La diplomatie française mène un travail important depuis plusieurs mois, sous la direction de Laurent Fabius. J’espère donc qu’on arrivera à un accord consistant à Paris : des engagements contraignants, l’alimentation du Fonds vert, qui augmente trop lentement, des systèmes de contrôle et de sanctions. », développe-t-elle.

Concédant que « le néolibéralisme financier est incompatible avec l’écologie », Corinne Lepage a néanmoins estimé qu'il faut « créer des entreprises, de l’activité, d’innover, de donner des perspectives à nos jeunes ». « Je ne vois pas comment nous pouvons faire autrement. Mais il faut revenir à une économie qui prime sur la finance et non l’inverse. »


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La FRANCE n'est plus la FRANCE...Et elle en crève !

La nature prépare consciencieusement, étape par étape, l'arrivée de l'été, et fait rêver le plus observateur d'entre nous devant tant d'ordre et d'efficacité face au chaos et aux rangs désordonnés de notre gouvernement et de l'opposition...


La nature ne nous cache rien et montre sans faillir ses faiblesses comme sa grandeur comme pour avertir l'homme qu'il y a des limites à ne pas dépasser... Alors que, paradoxalement l'homme ment à l'homme, et entraîne ainsi le chaos... Il en fait sa propagande politique et toute propagande trouve, malheureusement son auditoire chez ceux qui voudraient croire que ceux qui les gouvernent ne peuvent mentir. Très peu dénoncent le mensonge car tous pensent d'abord à son avenir. Pourtant certains s'y risquent tout de même et en bons chevaliers blancs, sont bousculés, vilipendés, tournés en dérision car il serait impensable que l'opinion puisse se réveiller de sa longue léthargie.

Les journalistes adorent les clashs et les alimentent grandement à la première incartade d'un malheureux qui voudraient rétablir un semblant de vérité. Hier, c'était François BAYROU qui dénonçait des vérités criantes mais mal lui en pris car à droite comme à gauche, personne ne voulait ou ne pouvait permettre qu'elles se propagent. Alors, et c'est là qu'interviennent les médias, on discrédite la personne, et le tour est joué ; les Français seraient donc des moutons ?
Aujourd'hui, Arnaud MONTEBOURG se met de la partie, et crie haut et fort que la politique actuelle de notre gouvernement avec ses légions de taxes, de charges, d'impôts démentiels et de millions de pauvres et de chômeurs, est en train d'envoyer la France droit dans le mur. Il ne faut pas être grand clerc pour approuver ce genre de discours mais au grand dam des Français, journalistes et politiques dénoncent, ce qu'ils appellent une forfaiture... Ces derniers ne connaîtraient-ils pas la crise ? Leurs salaires et avantages seraient-ils si confortables qu'ils en oublient de voir la misère qui règne dans ce pays ?
Pour autant la France s'enorgueillit du succès de nos compatriotes qui remportent des prix au niveau mondial ou qui découvrent de nouvelles technologies de pointe mais ils se sont tous expatriés dans d'autres pays où on leurs a donné la chance et les moyens d'exprimer leurs compétences qu'ils n'ont pas trouvés dans leur propre pays. 
En France, nos jeunes vont de CDD en CDD sans réel avenir à l'horizon. Sans possibilité de pouvoir fonder une famille et faire valoir leurs compétences et quelquefois même leur génie...
N'oublions pas que seulement 1% des Français détiennent le capital mais que la philanthropie n'est pas un mot Français et la pauvreté s'installe jour après jour dans une France exsangue qui n'arrive pas ou plus à embaucher, à éduquer, à consommer... Pourtant l'euro a baissé, le pétrole aussi...
Les politiques ont du mal à assumer et se rejettent la faute ; "Non ! ce n'est pas nous ce sont ceux qui étaient là avant nous..." tout en continuant de vivre dans une république monarchique et dans le déni insupportable d'une réalité bien cruelle pour tous les Français moyens. Pour couronner le tout, si je puis dire, la droite comme la gauche nous proposent, pour la prochaine présidentielle de 2017 les mêmes candidats qu'en 2012 ou... des têtes déjà vues et revues. Le Français n'en veut pas mais on ne demande plus l'avis du peuple aujourd'hui...
Que faire alors, quand on sait que le plus gros défaut du politique actuel est de vivre sa petite vie confortable en prenant le peuple pour des veaux qui ne peuvent que suivre le troupeau sans un mot. Les politiques sont en fait, comme les trois petits singes ; ils ne veulent pas entendre, pas voir et surtout pas parler vrai ! Leurs émoluments ont suivis l'euro mais pas ceux des Français qui, pour beaucoup se retrouvent avec les mêmes salaires que leur père pouvait toucher il y a une trentaine d'années... Incroyable mais vrai !

Le prochain président Français devra comprendre que pour relancer l'économie, il faudra baisser les taxes et les charges qui sont les plus lourdes au monde et non, comme le serinent les politiques de droite et de gauche actuellement, les impôts... Car en parlant de baisses d'impôts, ils pensent encore à eux et non aux Français moyens. 

Citation de Anatole France


Geneviève Lecoeur


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Obama veut du changement à la Fifa

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Le président des Etats-Unis, Barack Obama, exhorte la Fifa à opérer de profonds changements dans son mode de fonctionnement. 

Présent à Krün en Bavière ce lundi pour assister au sommet du G7, Barack Obama s'est exprimé sur le sujet brûlant de la Fifa lors d'une conférence de presse. Le président des Etats-Unis a ainsi demandé à la Fédération internationale, dans le viseur de la justice américaine pour des faits de corruption présumés, de réaliser de profonds changements au sein de son organisation pour plus de transparence.

"D'après les conversations que j'ai eues, ici en Europe, les gens pensent qu'il est très important pour la Fifa de pouvoir agir avec intégrité, transparence et responsabilité", a ainsi déclaré Barack Obama, cité par le Washington Post. "Une enquête est en cours et nous devons garder à l'esprit que, quel que soit le côté de l'Atlantique où vous vous trouvez, le football est un jeu, mais aussi un business et une source de fierté nationale incroyable." 

Sans rentrer dans les détails, le président américain montre néanmoins qu'il est préoccupé par la question: "Les gens veulent s'assurer que le football soit dirigé avec intégrité. Et aux Etats-Unis, comme nous progressons à chaque Coupe du monde, nous voulons nous aussi nous assurer que ce sport gagne en popularité tout en étant géré de façon convenable." Nouvelle preuve s'il en est que le scandale qui touche la Fifa a bien des répercussions sur l'ensemble de la planète.

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L’action collective contre les sociétés d’autoroutes prend de l’ampleur

L’action collective contre les sociétés d’autoroutes prend de l’ampleur | Think outside the Box | Scoop.it

Si les péages sont trop chers, les usagers doivent pouvoir récupérer une partie de leurs dépenses défend le site action civile où près de 54 000 plaignants ont déjà formulé une demande en ce sens
 

Le cap est atteint. Largement dépassé même. Corinne Lepage visait les 50 000 inscrits fin juin. Ils sont déjà plus de 53 000 (53 565 hier soir à 20 h 30) à avoir rejoint l’action civile entreprise par l’ex-ministre de l’Environnement (gouvernement Juppé, entre 1995 et 1997) et ancienne député européenne (2009 à 2014) revenue à son métier d’avocate. L’objet du courroux : les sociétés d’autoroutes aux tarifs jugés prohibitifs. Sont visés le groupe Abertis via la Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (Sanef) pour l’A1 et via la Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) pour l’A13, la société Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (groupe Eiffage) pour l’A6, les Autoroutes du Sud de la France (ASF, groupe Vinci) pour l’A7 et l’A9.

« Ce sera gagné quand ils auront été remboursés »

L’argument est simplissime : depuis des années, ces sociétés auront tondu la laine sur le dos des automobilistes, il est grand temps de rétablir l’équilibre et de rendre l’argent aux usagers. La décision de porter l’action en justice s’appuie sur le rapport de la Cour des comptes qui, en juillet 2013, déplorait la forte hausse des tarifs des péages, « nettement supérieure à l’inflation », un « rapport de force plus favorable aux sociétés concessionnaires » qu’aux pouvoirs publics. La juriste Corinne Lepage s’est penchée sur la question en février dernier, espérant réunir quelque 50 000 plaignants avant la fin du mois de juin 2015. « Le fait d’avoir déjà le chiffre attendu montre que cela correspond réellement à une attente des usagers, commente l’ancienne ministre. Mais ce combat ne sera vraiment gagné que lorsque les plaignants auront été remboursés. » Pour les commentaires et les modalités pratiques, Corinne Lepage s’arrête ici. La cofondatrice du Mouvement Démocrate (MoDem) ne veut pas mélanger les genres et ne portera donc pas l’affaire elle-même en justice, comme elle l’avait annoncé dès le début de la campagne.

Selon la simulation d’Action Civile, qui va mener la bataille devant la justice, l’usager du grand ruban pourrait se faire rembourser 6,44 € par aller-retour Paris-Lille, 6,60 € par trajet Marseille-Valence-Marseille ou encore 11,64 € pour des Lyon-Auxerre. Sur la base de 20 % de trop-perçus captés par les sociétés d’autoroutes selon Action Civile, un habitué du Paris-Rouen par l’A13 pourrait ainsi récupérer - toujours sur présentation des justificatifs, 2,48 € par aller-retour.

Chaque conducteur ayant eu à emprunter l’un des axes visés et pouvant justifier les passages réguliers est donc invité à rejoindre l’action qui sera portée en justice. À la clef, une indemnité estimée actuellement à 257 € par plaignant, selon le site officiel en charge de collecter les signatures.

Mais, attention, l’action ne vise pas à demander la gratuité des autoroutes. Seulement le juste prix d’utilisation. « Les autoroutes font partie du domaine public. Leur usage est en principe gratuit. Toutefois, l’État peut concéder leur construction et/ou leur exploitation sous certaines conditions », indique le site Action Civile. « Dans ce cadre, la société concessionnaire peut notamment être autorisée à percevoir des droits de péage sur les usagers, mais seulement pour couvrir les dépenses liées à la construction, à l’exploitation, à l’entretien, à l’aménagement ou à l’extension de l’infrastructure. À cet effet, l’article L. 122-4 du Code des voiries routières dispose que toute augmentation des tarifs doit être « strictement limitée à ce qui est nécessaire ».

Et c’est pour lutter contre « le système de rente » qui conduit à « des augmentations supérieures à l’inflation répercutées sur des usagers qui se sont acquittés de tarifs abusifs » que le premier service de recours collectifs conforme au droit français va porter les demandes bientôt 54 000 plaignants. D’abord à travers une médiation. Puis, si elle est infructueuse, à travers une saisine en masse des tribunaux. La route est encore longue.

A. Q

a.quindroit@presse-normande.com

 

Source : Paris Normandie

http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/3338252/des-trajets-trop-sales#.VXWzw-QRePC

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Qatar 2022 : Nicolas Sarkozy cité dans l'affaire

Qatar 2022 : Nicolas Sarkozy cité dans l'affaire | Think outside the Box | Scoop.it

LE SCAN SPORT - L'ancien président français est cité à plusieurs reprises dans l'article du Daily Telegraph évoquant une implication de la France dans le scandale de corruption de la Coupe du monde au Qatar.

 

Les relations étroites entretenues par Nicolas Sarkozy avec les dirigeants qatariens lors de sa présidence ont-elles favorisé la corruption dans l'attribution du Mondial 2022 par l'émirat? Mardi, le nom de l'ancien président de la République apparait plusieurs fois dans l'article accusateur du Daily Telegraph affirmant que Michel Platini a rencontré en 2010, et dans le plus grand des secrets, le sulfureux Qatarien Mohamed Bin Hammam à l'occasion d'un petit déjeuner.

Cet ex-président de la Confédération asiatique de football (AFC) serait au cœur d'un système de pots de vin destiné à favoriser la candidature du Qatar. Dimanche, le Sunday Times affirmait que ce dirigeant avait distribué plus de cinq millions de dollars à divers représentants du monde du football (en Afrique et dans la zone des Caraïbes) pour que ceux-ci militent en faveur de la candidature du Qatar. Jusqu'à aujourd'hui, aucun pays européen n'avait été cité dans cette affaire. Soupçonné de corruption à maintes reprises, Bin Hammam a été exclu à vie de la FIFA pour conflit d'intérêt en 2011.

Le Daily Telegraph, qui précise dans son article ne pas disposer de preuves sur l'existence d'un pot de vin, rappelle que Mohamed Bin Hammam et le président de l'UEFA se seraient retrouvés quelques jours après cette rencontre à l'Elysée à l'occasion d'un dîner. L'invitation aurait été lancée par Nicolas Sarkozy en présence de l'émir du Qatar et du premier ministre de l'Emirat.

Interrogé sur de possibles pressions sur son vote, Michel Platini a toujours affirmé que le président Sarkozy ne lui avait «jamais demandé» de glisser un bulletin en faveur du Qatar. «Il (Nicolas Sarkozy) m'a juste dit durant une réunion que ce serait une bonne chose si je le faisais. Mais il sait bien que je suis libre et indépendant», avait révélé Platini à l'hebdomadaire Don Balon en mars 2011 quelques semaines après l'attribution du Mondial 2022.

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Première greffe de crâne et cuir chevelu en même temps qu'une greffe d'organes

Première greffe de crâne et cuir chevelu en même temps qu'une greffe d'organes | Think outside the Box | Scoop.it

L'opération, qui a eu lieu le 22 mai mais vient seulement d'être annoncée, a duré 15 heures, mobilisé cinquante personnes, et a été effectuée avec des instruments de micro-chirurgie

 

Des chirurgiens américains ont annoncé avoir effectué pour la première fois une greffe de crâne et cuir chevelu en même temps qu'une greffe d'organies internes, en l'occurrence un rein et un pancréas.
L'opération, qui a eu lieu le 22 mai mais vient seulement d'être annoncée, a duré 15 heures, mobilisé cinquante personnes, et a été effectuée avec des instruments de micro-chirurgie.


"Imaginez que nous avons dû recoudre des vaisseaux sanguins qui mesurent 0,15 mm de diamètre, ce que nous avons fait sous microscope, avec des points de suture mesurant la moitié du diamètre d'un cheveu, grâce au genre d'instrument qui permet de réparer des montres suisses", a expliqué le Dr Michael Klebuc, chirurgien en chef de l'équipe de l'Hôpital méthodiste de Houston (Texas, sud) qui a effectué l'opération.
Le patient, James Boysen, 55 ans, était diabétique depuis l'enfance et avait été diagnostiqué en 2006 avec une forme rare de cancer atteignant son cuir chevelu. Celui-ci avait été traité avec succès, mais avait laissé des blessures importantes au cuir chevelu.
Il avait déjà subi une première greffe du rein et du pancréas en 1992, mais en nécessitait une autre, qui était rendue impossible en raison des médicaments qu'il était obligé de prendre pour les blessures au cuir chevelu.
Les médecins avaient alors décidé de tenter la greffe multiple. La procédure était prévue depuis longtemps, mais il aura fallu plusieurs années pour disposer en même temps de tous les organes nécessaires.

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56% des Français préfèrent Bayrou à Sarkozy 

56% des Français préfèrent Bayrou à Sarkozy  | Think outside the Box | Scoop.it

Qui préférez-vous entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy? 56% des Français penchent pour le maire de Pau. Il devance de 18 points son rival Nicolas Sarkozy, choisi par 38% des personnes interrogées, selon un sondage* Odoxa pour CQFD sur iTélé et Le Parisien/Aujourd’hui en France.

Chez les sympathisants de gauche, l'écart est encore plus net, 83% d’entre eux préférant François Bayrou à Nicolas Sarkozy. Du côté de leur parti respectif, l'enquête d'opinion ne révèle pas de surprise. Chez les Républicains, 90% des sondés préfèrent le président du mouvement, tandis que 10% sont favorables à François Bayrou. Au Modem, les sympathisants ont, là aussi sans surprise, une préférence pour François Bayrou (78% contre 20%).

Quant à savoir si le président du Modem doit tenter à nouveau sa chance à la présidentielle 2017, 54% des sondés pensent qu'il ne devrait pas se représenter. Les Français sont toutefois plus nombreux à souhaiter une candidature Bayrou qu’une candidature Hollande (21% le 22 mai dernier) ou une candidature Sarkozy (26% le 30 mai dernier). 

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées par Internet les 4 et 5 juin 2015.

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The sharing economy has created 17 billion-dollar companies (and 10 unicorns)

The sharing economy has created 17 billion-dollar companies (and 10 unicorns) | Think outside the Box | Scoop.it

Sharing is big business. Big big business.

 

Sharing is big business. Big big business.

There are now 17 billion-dollar companies with 60,000 employees and $15 billion in funding in the sharing or collaborative economy, according to Jeremiah Owyang and VB Profiles, a market intelligence firm partly owned by VB. That includes the venerable eBay, founded in the dim mists of technological antiquity, and relative newcomers Etsy, Chegg, WeWork, Airbnb, and — of course — Uber.

Uber uber alles, right?

While most of the startups are relatively recent — many became billion-dollar companies in less than four years — they have their roots in tough times, Owyang says.

“Many of these startups birthed from the trough of the 2008 recession,” he told me via email. “The startups received unreported friends and family money, then got market traction with adoption, then were able to seek out traditional investors, resulting in the investment boom a few years later.”

Owyang classifies collaborative economy companies in a honeycomb rubric with 12 core verticals or categories, including transportation (where Uber and Lyft belong), space (where Airbnb sits), and goods (where he’s placed Etsy and eBay). Interestingly, the largest number of billion-dollar companies are in those three spaces, plus a fourth: money, which features LendingClub, FundingCircle, Prosper, and TransferWise.

Other spaces, such as utilities, municipal, health, food, and corporate, have yet to see any kind of billion-dollar players.

Interestingly, eight of the 17 are based in California, while 12 of the 17 are U.S.-based. That preponderance may not last, Owyang says.

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“While these startups are often based in the SF area, they often serve global national markets,” he says. “Ola is an India-based ride sharing company that is well-funded, and existing Chinese tech companies are building their own versions which means that publicly funded data is unlikely to be surfaced. France’s BlaBlaCar recently received $100 million of funding which they used to purchase a competitor, earning them the title of largest ride sharing company in Europe.”

Perhaps the most unusual thing about the space?

The collaborative or sharing economy has received $15 billion in funding — more than the entire social networking space that has spawned giants like Facebook, Twitter, Snapchat, and more. If that’s any indicator, the collaborative economy is still in its infancy, and many more billion-dollar companies (and unicorns) are coming soon.

Above: All 17 collaborative economy billion-dollar companies

Image Credit: VBprofiles

One thing that these often counter-cultural startups won’t do is totally upend our capitalistic one-percenter economy.

“It’s worth noting that the early hope that this sharing market would foster altruism and a reduction of income inequality can now be refuted,” Owyang says. “The one percent clearly own the sharing startups, which means this is continued capitalism — not idealistic socialism.”

Jacques Le Bris's insight:

The 10 “unicorns” among the 17 billion-dollar sharing economy companies? Owyang defines those as the companies that are still private.

They include:

  • Prosper: $1.7B
  • Ola: $1B
  • Uber: $40B
  • Instacart: $2B
  • Lyft: $2.5B
  • WeWork: $5B
  • TransferWise: $1B
  • Airbnb: $10B
  • FundingCircle: $1B
  • Kuaidi Dache: $8.8B

The full Collaborative Economy ebook is available at VBprofiles.


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Statistiques officielles : la grande manip !

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On claironne une croissance inattendue au premier trimestre, mais on abaisse discrètement de moitié celle de 2014. Quand les chiffres nous mentent...

 

Il se passe des choses étranges dans l’arrière-cour de nos ministères techniques. Commençons par l’Insee qui nous annonce quasi en même temps, au milieu du mois de mai dernier, une croissance inattendue de 0,6 % au 1er trimestre 2015 et un ajustement de cette croissance pour l’ensemble de l’année 2014, ramenée de 0,4 % à 0,2 %. L’Insee avait sorti les tambours pour fêter les 0,6 % du 1er trimestre 2015, donnant le scoop au quotidien Les Échos qui en avait fait sa une, ce qui avait déclenché des gros titres dans toute la presse, tandis que pour la rectification à 0,2 % de la totalité de la croissance pour 2014, la note d’information de l’Insee avait été diffusée – comme c’est étrange ! – pendant le pont de l’Ascension. Un seul journal, L’Opinion, s’en était aperçu, mais curieusement, les tam-tam s’étaient évanouis dans la nature…

Or, sur une année entière, ce différentiel de 0,2 % de croissance en moins n’est pas anodin. Tous les indices de l’année 2014 ont ainsi dérapé, en particulier le pourcentage des dépenses publiques dans la richesse nationale qui s’est finalement élevé à 57,5 %, soit 1 point de plus que les prévisions de la loi de finances. Quant aux autres indices, le taux des prélèvements obligatoires est passé de 44,7 % à 44,9 % et la dette publique de 95,0 % à 95,6 %. Enfin, on a appris à cette occasion que la France avait dépassé le Danemark en 2014 pour devenir le pays le plus dépensier de l’OCDE : un triste record dont on se serait bien passé !

 

90 000 logements venus de nulle part !

Ce manque de sérieux et d’honnêteté dans la communication de l’Insee est à rapprocher de l’invraisemblable histoire des statistiques du ministère du Logement, retrouvant dans ses placards 90 000 logements neufs de plus pour la seule année 2014, lesquels n’auraient pas été comptabilisés à cause d’un « bug » statistique. Il y a quelques semaines, on avait appris en effet que ce service du ministère, à la suite d’une réforme de son « mode de calcul », avait récupéré un total de 346 000 logements « non enregistrés » depuis l’année 2000 dont 90 000 pour 2014, cette dernière année étant créditée ainsi d’une production de 356 000 logements neufs au lieu des 266 000 initialement annoncés par le même ministère du Logement.

Avec cette trouvaille inédite, il y avait effectivement de quoi améliorer largement les horribles chiffres de la construction en France. On se rappelle que François Hollande avait promis pendant sa campagne électorale la mise en chantier de 500 000 logements nouveaux par an pendant son mandat. On en était très loin. De plus, la sinistre loi Alur de Cécile Duflot étant passée par là, le marché s’était effondré et il n’y avait pas la moindre chance de tenir cet engagement de 500 000, ni même de 400 000 logements neufs annuels. Quant aux 300 000, ils commençaient à être sérieusement remis en question. On a donc trouvé une solution très simple, changer le thermomètre, et du coup – divine surprise – la crise de la construction devenait moins spectaculaire.

 

Contrôler le travail des statisticiens de l’Insee

Mais, car il y a un mais, quand on est socialiste, on fait avant tout de la politique. Il fallait répartir les 346 000 nouveaux logements opportunément retrouvés. On a vu plus haut que 90 000 d’entre eux avaient été affectés à l’année 2014, mais pour les années précédentes ? Là encore la réponse a été simple : en attribuer la plus grande partie à la période 2012-2014, c’est-à-dire à partir de l’arrivée de François Hollande à l’Élysée. Peut-on croire une chose pareille ? Eh bien, il va falloir s’y faire : ce magistral raisonnement qui serait considéré ailleurs comme une arnaque de préau d’école nous a bien été appliqué.

Benoist Apparu, qui fut l’un des ministres du Logement de Nicolas Sarkozy, s’en est aussitôt ému : « J’aimerais qu’on m’explique, a-t-il déclaré, comment il se fait que pour 2011, les statistiques ont été corrigées à la hausse de seulement 1 500 logements alors qu’on en a rajouté 180 000 à partir de 2012, une fois la gauche au pouvoir. » Bonne question ! On a le droit de se tromper en effet de 0,2 point sur les chiffres globaux d’une année qui vient de se terminer mais on ne peut pas admettre que des informations économiques importantes puissent être trafiquées sur une aussi longue période de près de quinze ans (2000-2014). C’est trop énorme et le problème reste entier : ces 346 000 logements existent-ils vraiment, car on peut en douter, et si oui, leur affectation sur la période concernée est-elle fondée ou abusive ?

Or nous n’avons pas la moindre possibilité de faire appel à un organisme crédible et indépendant pour contrôler le travail des statisticiens de l’Insee ou du ministère du Logement. Il n’en existe pas en France ! Nous ne pouvons donc que regretter la façon dont l’information des citoyens de notre pays peut être ainsi « aménagée » à des fins de propagande politicienne et constater une nouvelle fois que l’information économique est une discipline bien trop importante pour être confiée à des fonctionnaires manipulables ou politisés. Hélas !

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Compte twitter piraté: un élu retrouve son «honneur» et sa «dignité»

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Jacques Renaud, un maire du Maine-et-Loire, a subi un déferlement de haine sur les réseaux sociaux après la publication, sur son compte Twitter, d'un message choquant. Le véritable auteur du tweet a été condamné mercredi.

 

L'été dernier, en pleine offensive israélienne à Gaza, un tweet avait provoqué une vague d'indignation sur la toile. Le message commentait la photo d'un enfant ensanglanté - supposée victime palestinienne de frappes israéliennes - qui était comparé à de la «viande hallal». Ce tweet choquant émanait d'un compte attribué à Jacques Renaud, maire-adjoint divers droite de Montreuil-Juigné, petite commune de l'Anjou de 7 000 habitants. L'élu, qui clamait son innocence, jurant qu'il ne savait même pas utiliser Twitter, avait porté plainte contre X pour usurpation d'identité. Malgré cela, il n'a pas échappé à la vindicte des réseaux sociaux et leur déferlement de réactions haineuses. Une pétition réclamait sa démission ainsi qu'une page Facebook. Parmi les élus de tous bords qui exprimaient leur indignation, l'un d'entre eux avait taxé l'élu de «honte de la République».

Rapidement pourtant, les premiers éléments de l'enquête penchaient pour la piste d'une usurpation d'identité. Quelques mois plus tard, en novembre, le véritable auteur du tweet était démasqué: un jeune homme de 21 ans qui a reconnu sa culpabilité. Jugé à Angers (Maine-et-Loire), ce dernier a été condamné, mercredi, à six mois de prison avec sursis et deux ans de privation de ses droits civils, civiques et de famille, pour usurpation d'identité.

 

«Un choc psychologique épouvantable»

Lors de l'audience, Jacques Renaud, très digne mais visiblement éprouvé, a fait part de «la souffrance, la douleur et le choc psychologique» dont il a été victime. «J'ai du mal à m'en remettre. Il y a une profonde blessure qui a du mal à se cicatriser.» Face à la «curée médiatique» et le «déferlement de menaces» dont lui et sa famille ont été la cible, le maire-adjoint de Montreuil-Juigné a raconté qu'il avait été obligé de quitter son domicile, de se cacher, «d'errer».

«Cette personne, a ajouté Jacques Renaud en visant le prévenu, vit dans le virtuel, un théâtre d'ombres. Or moi on m'a appris les valeurs de la République, le respect, la solidarité, le travail.» Malgré le préjudice moral qu'il a subi, l'élu n'a réclamé, en réparation, qu'un euro symbolique. «Je retrouve mon honneur et ma dignité», a-t-il assuré à l'issue de l'audience. «J'ai subi un choc psychologique épouvantable. Aujourd'hui, j'essaye de me rétablir.»

 

«Le monde qui est le sien est un monde virtuel»

Quant à l'auteur du tweet incriminé, il a présenté ses excuses dans le bureau du procureur. «Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit ça», a-t-il confié mercredi à la presse. «Je ne me suis pas rendu compte des mots que j'ai écrit. Je ne pensais pas que ça allait prendre cette ampleur-là.»

Déscolarisé à la fin de la seconde, à 16 ans, le jeune homme est, au moment du tweet, «désœuvré, n'a pas de travail, pas de contact avec l'extérieur, passe ses journées sur son ordinateur», a pointé son avocate, Nathalie Valade. «Le monde qui est le sien est un monde virtuel.» Au moment où il publie le tweet, «il tombe sur le nom de Jacques Renaud, et il twitte, c'est aussi débile que ça», a plaidé l'avocate. «Vous avez quelqu'un qui avait complètement perdu prise avec la réalité, a-t-elle ajouté. Ce dossier illustre la dangerosité des réseaux sociaux qui peuvent détruire vite les gens.» Aujourd'hui, le jeune homme n'utilise plus du tout l'ordinateur.

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Traité transatlantique : les positions de la France seront-elles suivies ?

Traité transatlantique : les positions de la France seront-elles suivies ? | Think outside the Box | Scoop.it

Le gouvernement a transmis ses propositions à la Commission européenne. La France ne se contente pas de s'opposer à la mise en place des tribunaux d'arbitrages pour régler les différends entre les Etats et les entreprises. Elle formule également ses propres propositions, espérant être suivi par un maximum de partenaires européens.

 

Non, c'est non ! La France s'oppose clairement et fermement à la mise en place des tribunaux d'arbitrages pour régler les différends entre les Etats et les entreprises prévus dans le traité Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) signé le 26 septembre entre les 28 pays de l'Union européenne et le Canada et qui figurent aussi dans la première mouture du traité transatlantique pour le commerce et les investissements entre l'Union européenne et les Etats-Unis, le Transatlantic Free Trade Area (TAFTA) devenu le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP). Celui-ci a pour ambition de créer la plus vaste zone de libre-échange puisqu'elle représentera 45,5 % du PIB mondial, via notamment la suppression des barrières commerciales entre les deux côtés de l'Atlantique et la facilitation des investissements dans les deux zones économiques.

 

 Les Etats doivent rester souverains, estime la France

" Il est hors de question que des entreprises dictent leurs lois à des Etats souverains ", martèle Matthias Fekl, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur.

Concrètement, les ISDS, ces mécanismes d'arbitrage actionnés par des tribunaux supranationaux que prévoit de créer le traité, seraient en mesure d'imposer des amendes aux Etats qui exproprient, directement ou indirectement, les bénéfices des entreprises. En fonction de la position du curseur, ce principe pourrait les empêcher de légiférer dans certains domaines pour sauvegarder la liberté des entreprises.

Certains Etats ont d'ores et déjà attaqués. En octobre 2013, la compagnie pétrolière américaine Lone Pine Resources a déposé plainte en dommages-intérêts contre le Québec après l'adoption du moratoire sur l'exploitation des gaz de schiste par fracturation hydraulique dans la Vallée du Saint-Laurent. Elle réclame 250 millions de dollars à la Province du Québec.

En octobre 2014, le groupe d'énergie suédois Vattenfall a porté plainte contre l'Allemagne après que le gouvernement d'Angela Merkel ait décidé en 2011 la sortie du nucléaire en 2022. S'estimant lésé par la fermeture progressive des 17 centrales, Vattenfall, qui exploite deux des dix-sept centrales nucléaires allemandes, a porté plainte devant le Centre International de Résolution des Disputes d'Investissements (ICSID) basé à Washington et réclame précisément 4.675.903.975,32 euros à la république fédérale.

Après avoir attaqué l'Australie et l'Uruguay, Philip Morris International, le fabricant de cigarettes, a annoncé en janvier 2015 qu'il entendait contester devant la Cour européenne de Justice la nouvelle réglementation européenne sur le tabac.

La France, qui s'appuie sur les résultats de la consultation publique menée cet hiver par la Commission européenne - deux tiers des 150.000 personnes interrogées ont insisté sur la nécessité de clarifier le règlement des litiges -, ne veut donc pas entendre parler en l'état, et réclame des garanties très strictes en matière d'impartialité et d'indépendance.

 

La France avance son plan B

Quelles sont les solutions proposées par le gouvernement français ? Les faits saillants sont les suivants : la France propose qu'un investisseur ne puisse pas s'attendre à ce qu'un simple changement de loi qui ferait varier, même fortement, ses profits, soit un motif suffisant pour attaquer un Etat. Elle souhaite également que les investisseurs soient dissuadés d'attaquer abusivement les Etats. " Des sanctions financières dissuasives, allant jusqu'à 50% des dommages demandés par les investisseurs, pourraient être prévus ", explique Matthias Fekl. Toutes ces propositions, précise-t-il, ont été validées par un groupe de travail composé d'experts.

La France dessine également un nouveau cadre institutionnel avec la création d'une Cour permanente indépendante et souveraine composée de personnalités qui aura pour objectif de régler de façon transparente et éthique les litiges. La France propose également de créer une véritable période de quarantaine pour les arbitres de la Cour. Ainsi, les ambigüités relatives de conseil seront levées, notamment les cas de suspicion de conflit d'intérêt. "Chaque mandat d'arbitre sera encadré de deux périodes de cinq ans avant et après", précise le ministre.

A terme, selon le vœu de la France, cette Cour deviendrait multilatérale et permanente.

 

Qui suivra la France ?

Isolée au début des discussions sur ces traités, la France a su ensuite gagner quelques partisans. Avant que le gouvernement ne présente son projet, la France pouvait compter sur Cecilia Malmström, la commissaire européenne chargée du Commerce, sur la même longueur d'ondes. La position de l'Allemagne est plus ambiguë. Certes, les deux gouvernements partagent les mêmes positions. Mais pour l'instant, la coalition  CDU/CSU-SPD au pouvoir étant divisée sur le sujet, Angela Merkel, la chancelière allemande n'a pas officiellement soutenu la France. Ce n'est pas parce que Sigmar Gabriel, le ministre fédéral de l'Économie et de l'Energie, et Matthias Machnig, le secrétaire fédéral aux Affaires économiques et à l'Energie, coopèrent étroitement avec le Quai d'Orsay que Berlin approuvera officiellement les propositions françaises.

Si, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suède et la Hongrie se rangent du côté français, la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne soutiennent les propositions formulées dans les traités CETA et TAFTA. Dès le lancement officiel des négociations, en juin 2013, David Cameron, le Premier ministre britannique avait assuré crânement que le Tafta permettrait de créer au total deux millions d'emplois aux Etats-Unis et dans l'Union européenne.

La totalité des pays de l'Est sont sur la même ligne. Pour quelles raisons ? Selon les experts, les gouvernements des Pays d'Europe centrale et orientale (PECO) estiment que ces mécanismes d'arbitrages " externalisés " séduiraient davantage les investisseurs étrangers que le droit local, encore inachevé parfois.

" Il reste un travail de conviction à faire, je l'admets. Les échanges avec la Commission commenceront en septembre. C'est à partir de ce moment que nous entrerons réellement dans le vif du sujet ", estime le ministre. Initialement prévue en 2015, la signature de ce traité devrait donc être repoussée. " Le fond est bien plus important que l'échéance ", poursuit-il.

 

Un accord à l'unanimité

Et si la France ne parvenait pas à convaincre ses partenaires européens et les négociateurs canadiens et américains ? " Ce n'est pas parce que des négociations sont entamées qu'elles doivent mécaniquement aboutir à un accord. Si la France n'est pas entendue sur le règlement des conflits ou sur d'autres ponts très importants comme l'ouverture des marchés publics aux Etats-Unis, ou la protection des indications géographiques, elle ne signera pas le traité transatlantique ", explique Matthias Fekl. Celui-ci devant être signé à l'unanimité par les Etats-membres, il pourrait donc rester à l'état de projet.

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