Think outside the Box
24.7K views | +14 today
Follow
 
Scooped by Jacques Le Bris
onto Think outside the Box
Scoop.it!

Un maire, un adjoint, ça touche combien ?

Un maire, un adjoint, ça touche combien ? | Think outside the Box | Scoop.it

Maire, un métier à plein-temps? A condition de pouvoir en vivre… et ce n’est pas le cas pour l’immense majorité de ceux qui administrent nos villes et villages. Nos élus ont droit à des indemnités, qui dépendent de la population de leur commune. Le maire d’un village de moins de 500 habitants touche par exemple 646,25 euros par mois maximum. Pour les maires de villes de plus de 100.000 habitants, les indemnités s’élèvent à 5.512,13 euros. Pour les adjoints au maire, la palette s’étend de 250 euros à 2.756 euros mensuels. Des chiffres bruts qui masquent bien souvent une implication quotidienne, quelle que soit la taille de la commune…


La Franche-Comté est découpée en 1785 communes, et les trois quarts comptent moins de 500 habitants (source Insee). Autant dire que la plupart des maires de notre région sont de véritables bénévoles. Leurs indemnités, inférieures à 650 euros, compensent à peine les frais engagés pour assurer les charges inhérentes à leur mandat, entre sollicitations multiples, déplacements pour les réunions et coups de téléphone.

Rappelons que les indemnités d’élu ne constituent pas un salaire mais qu’elles sont imposables, soumises à la CSG et la CRDS et ouvrent des droits pour la retraite.

Voici le montant des indemnités brutes des maires, adjoints, présidents et vice-présidents d’agglomération (circulaire du 19 juillet 2010 relative aux indemnités de fonction des titulaires de mandats locaux):

Les indemnités des maires:

  • moins de 500 habitants: 646,25 euros mensuels
  • de 500 à 999 habitants: 1178,46 euros mensuels
  • de 1000 à 3499 habitants: 1634,63 euros mensuels
  • de 3500 à 9.999 habitants: 2090,81 euros mensuels
  • de 10.000 à 19.999 habitants: 2470,95 euros mensuels
  • de 20.000 à 49.999 habitants: 3421,32 euros mensuels
  • de 50.000 à 99.999 habitants: 4181,62 euros mensuels
  • plus de 100.000 habitants: 5.512,13 euros mensuels

Les indemnités des adjoints:

  • moins de 500 habitants: 250,90 euros mensuels
  • de 500 à 999 habitants: 313,62 euros mensuels
  • de 1000 à 3499 habitants: 627,24 euros mensuels
  • de 3500 à 9.999 habitants: 836,32 euros mensuels
  • de 10.000 à 19.999 habitants: 1.045,40 euros mensuels
  • de 20.000 à 49.999 habitants: 1254,48 euros mensuels
  • de 50.000 à 99.999 habitants: 1.672,65 euros mensuels
  • de 100.000 à 199.999 habitants: 2.508,97 euros mensuels
  • plus de 200.000 habitants: 2756,07 euros mensuels

Dans la plupart des cas, les maires ne sont pas « que » maires.

L’immense majorité d’entre eux siège au sein des intercommunalités (communautés de communes, d’agglomération…) où ils occupent des postes de présidents ou vice-présidents… avec les indemnités correspondantes.

Pour les adjoints de grandes villes, un poste de vice-président à la communauté d’agglomération peut permettre de s’assurer un complément d’indemnités et de vivre en « professionnel de la politique ».

Les indemnités des présidents de communautés d’agglomération:

  • de 20.000 à 49.999 habitants: 3421,32 euros mensuels
  • de 50.000 à 99.999 habitants: 4.181,62 euros mensuels
  • plus de 100.000 habitants: 5.512 euros mensuels

Les indemnités des vice-présidents de communautés d’agglomération:

  • de 20.000 à 49.999 habitants: 1254,48 euros mensuels
  • de 50.000 à 99.999 habitants: 1.672,65 euros mensuels
  • de 100.000 à 199.999 habitants: 2508,97 euros mensuels
  • plus de 200.000 habitants: 2756,07 euros mensuels

Attention néanmoins, ces montants ne sont que les limites maximales imposées par le code général des collectivités publiques. Les conseils municipaux et communautaires doivent déterminer dans ce cadre le montant des indemnités par délibération dans les trois mois qui suivent le renouvellement de l’assemblée. Cette délibération peut être modifiée en cours de mandat, comme ce fut le cas par exemple à Grand-Charmont. Les élus de cette commune du Pays de Montbéliard ont décidé en avril 2013 de baisser de 20% leurs indemnités.

En outre, les indemnités ne peuvent s’empiler indéfiniment.

Comme le précise le site des collectivités locales, « il existe toutefois un plafond intangible, qui équivaut à une fois et demie l’indemnité parlementaire de base, soit, depuis le 1er juillet 2010, 8 272,02 euros mensuels. »

more...
No comment yet.
Think outside the Box
The sooner we change our paradigm and our lives will be better
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Think Outside The Box

Think Outside The Box | Think outside the Box | Scoop.it

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Cette bureaucratie française qui nous tue

Cette bureaucratie française qui nous tue | Think outside the Box | Scoop.it

Caisse d’allocations familiales, à Paris. La France compte 80 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre 60 en moyenne en Europe. Des profs, médecins, policiers, mais aussi des gratte-papier…

 

En France, construire est un cauchemar, et pourtant le BTP, c’est le socle de la croissance. Un chantier d’autoroute a été retardé de dix ans, car il gênait un scarabée protégé. Une bourgade rurale a renoncé à sa zone industrielle, car elle devait d’abord payer 500 000 euros pour vérifier si quelque trésor archéologique n’était pas sous terre. Pour les logements neufs, il faut installer des prises informatiques dans les cuisines, équiper d’un conduit de cheminée tous les logements chauffés à l’électricité et prévoir 1,8 place de parking par appartement, même dans une résidence pour seniors. Des hôtels ont dû casser des chambres pour rendre leurs couloirs accessibles aux fauteuils roulants (depuis, les dispositions handicapés ont été assouplies). Les normes de sécurité des ascenseurs, anti-incendie et d’isolation thermique sont les plus élevées du monde. Sans parler de la multiplicité des contrôles et recours. Du coup, un bâtiment affiche en France un surcoût de 30 % par rapport à l’Allemagne, et, pour édifier un centre commercial ou un stade, il faut compter dix ans au minimum, contre cinq ailleurs en Europe.

« Le gâchis est énorme », s’alarmait Guillaume Poitrinal, ancien PDG d’Unibail-Rodamco, dans un essai coup de gueule Plus vite ! La France malade de son temps (lire son interview ci-contre) : « Ces coûts et délais découragent, sur un marché où il y a pourtant de forts besoins et alors que le secteur est un gros pourvoyeur d’emplois non délocalisables, qui fait vivre des centaines de PME. »

 

Bataillons de contrôleurs

La « bureaucratite aiguë » n’asphyxie pas que le BTP, elle étouffe toute l’économie française, ensevelie sous 400 000 normes, 11 000 lois (100 de plus chaque année), et 80 codes. Le Code de l’environnement s’épaissit de 3 pages par semaine, le Code du travail est un Bottin de 3 700 pages, contre 70 pour le fascicule suisse. Les préfets reçoivent plus de 80 000 pages de réglementations tous les ans. « Chaque règle part d’une bonne intention et est sûrement utile en soi, relève Alain Lambert, auteur d’un rapport au vitriol sur l’inflation normative. Mais leur production incontrôlée, leurs préconisations pointilleuses, leur application tatillonne laissent voir un Etat défiant, qui veut mettre son nez partout, et aussi une société devenue peureuse, obsédée de se couvrir. » A la fin, ça se paie très cher : l’OCDE estime à 80 milliards d’euros par an le coût de ces surcharges administratives dans l’Hexagone. Un véritable « impôt formulaire » de 4 points de PIB, qui entrave la compétitivité du pays (voir le tableau ci-dessous et freine son potentiel de croissance.

A qui la faute ? Aux législateurs, ministres qui édictent des lois à profusion, députés et sénateurs qui les rendent bavardes, élus locaux qui en rajoutent. Le principe de précaution notamment, inscrit dans la Constitution, a fait mal, poussant chacun à surenchérir dans les règles les plus folles « au cas où ». Aux administrations, surtout. Le dictionnaire Robert ne définit-il pas la bureaucratie comme l’« influence abusive de l’administration » ? Ce sont les énarques des ministères qui transcrivent les lois en décrets, arrêtés et circulaires avec un zèle technocratique, comme l’illustre la manie de surinterpréter les directives européennes(lire p. 51). Ce sont les bataillons de contrôleurs et chefs de guichet vérifiant la bonne application de cette masse d’instructions qui exercent leur tyrannie bureaucratique.

Or la France compte 80 fonctionnaires pour 1 000 habitants, contre 60 en moyenne en Europe. Des profs, des médecins, des policiers, mais aussi des gratte-papier « à qui la bureaucratie offre emploi, rémunération et pouvoir, note l’économiste Charles Wyplosz. Inventer des règles, envoyer des inspecteurs, distribuer dérogations et pénalités, c’est leur raison d’être. » Et la décentralisation n’a rien arrangé, multipliant les interlocuteurs, directions de ministères, préfectures, mairies, sans compter pléthore de commissions, qui ont tous leur mot à dire, ne se concertent pas et prennent leur temps. Comment s’attaquer à cette corporation puissante qui reste quand les politiques censés la diriger passent ? « Les hauts fonctionnaires je-sais-tout savent y faire pour que surtout rien ne change, raconte Thierry Mandon, ex-secrétaire d’Etat à la Simplification de mi-2014 à mi-2015, dont l’énergie inédite à secouer la technocratie explique peut-être qu’on l’ait changé de maroquin. Ils disent “c’est risqué juridiquement”, ou bien “c’est impossible techniquement”, et leur meilleure arme reste la résistance passive. »

 

Défense des acquis

Au-delà, en France, la bureaucratie est quasi un état d’esprit. Où l’on préfère l’immobilisme à l’initiative, suivre à la lettre une règle plutôt que chercher un accord, la défense des acquis à l’adaptation, le corporatisme à la concurrence… Cela va d’EDF à la SNCF, dont les agents n’entendent pas céder d’un pouce sur leur statut (lire p. 52 et 56) au fonctionnement sclérosé de l’Opéra (lire p. 57). Les entreprises n’y échappent pas. Elles se plaignent du gaspillage de temps et d’argent causé par l’abus de réglementations (les plus grands groupes voient notamment gonfler leurs services de « mise en conformité »), mais se sont aussi laissé gagner par la prolifération des procédures et échelons hiérarchiques (lire p. 58)… sans compter celles (avocats, comptables, cabinets de conseil…) qui prospèrent sur cette complexité et font un lobbying discret pour conserver les règles qui les arrangent.

Comment lutter contre cette gangrène ? Déjà, en 1966, Georges Pompidou suppliait qu’on « arrête d’emmerder les Français » avec la paperasserie. Cinquante ans plus tard, l’épidémie n’a fait que s’étendre. Pourtant, François Hollande avait promis un « choc de simplification ». Depuis le 1er septembre 2013, un moratoire est censé compenser l’édiction de toute nouvelle règle par la suppression d’une ancienne. Mais il n’est nullement respecté. « En 2015, nous avons examiné 400 nouveaux textes, un record,peste Alain Lambert, à la tête du Conseil national d’évaluation des normes affectant les collectivités locales. Le coût induit par ces nouvelles normes coûtera aux collectivités 1 milliard supplémentaire par an, c’est intenable ! »

Dans les obligations des entreprises, de nouvelles usines à gaz sortent encore, comme le calcul d’un compte de pénibilité pointilleux pour chaque employé. En janvier 2014, un Conseil de la simplification a pourtant été créé, sous l’égide des énergiques Mandon et Poitrinal, mettant autour de la table entrepreneurs et « normeurs » pour essayer d’éradiquer les réglementations les plus irritantes pour le business. Mais si le Conseil propose 350 mesures plus ou moins audacieuses, l’Elysée et Matignon disposent… Et, souvent, l’administration s’impose.

 

1 point de croissance à la clé

Ainsi, le principe, validé, de soumettre tous les nouveaux textes à un comité indépendant de chefs d’entreprise chargé d’en évaluer les coûts est resté lettre morte. Quant au « silence vaut accord », qui oblige désormais les administrations à répondre rapidement sous peine que la requête soit considérée comme acceptée, 2 400 exceptions ont été introduites sur les 3 600 procédures exigeant une autorisation ! Le tandem Mandon-Poitrinal a, depuis, lâché les commandes du Conseil et la dynamique s’essouffle. « Il faut réformer bien radicalement la méthode de gouvernance pour qu’elle soit moins verticale, plus concertée avec les acteurs de terrain », affirme Mandon, qui a un plan tout prêt. Car derrière le chantier technique ingrat, l’enjeu économique est majeur. « Lever les paralysies administratives, c’est, gratuitement, faire des économies d’argent public et booster les investissements privés », insiste Poitrinal. D’aucuns estiment que l’on pourrait là gagner sans bruit au moins 1 point de croissance structurelle.

La France plombée par les contraintes réglementaires

L’inextricable complexité bureaucratique plombe la compétitivité du pays. C’est la conclusion que l’on peut tirer de l’Indice de compétitivité publié chaque année par le Forum économique mondial de Davos : calculé à partir de sondages de personnalités des affaires pour 140 pays et basé sur quelque 160 critères (évaluant les institutions, les infrastructures, la santé, l’éducation, le marché du travail, le financement, la fiscalité, le droit des affaires, etc.), il classe la France au 22e rang seulement en 2015-2016. Le gros point noir : le critère du « poids des contraintes réglementaires » où la France se retrouve reléguée 115e ! Seule consolation, l’Hexagone était 130e il y a trois ans.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Emmanuel Macron poussé vers la sortie du gouvernement

Emmanuel Macron poussé vers la sortie du gouvernement | Think outside the Box | Scoop.it

Après les avertissements, les menaces. S'il n'est plus un secret que les ambitions politiques d'Emmanuel Macron agacent (presque) tout le monde au gouvernement, ses camarades mâchent de moins en moins leurs mots pour lui sommer de choisir son camp avant l'élection présidentielle de 2017.

Ce dimanche, la mise en garde est venue de Stéphane Le Foll, hollandais de la première heure. Interrogé sur la compatibilité entre l'exercice d'un mandat ministériel et le lancement d'un mouvement politique comme celui du ministre de l'Economie, le porte-parole de l'exécutif a estimé sur France 3 qu'Emmanuel Macron sera bientôt contraint de trancher: "Je pense que c'est à lui que la question va se poser, c'est certain."

"Il y a une action gouvernementale dans un moment difficile, où il faut qu'il y ait une cohérence forte. A partir de là, chacun dans ce gouvernement assume la responsabilité de défendre ce qui est fait, ce qui est choisi", a expliqué Stéphane Le Foll. "Moi, je souhaite qu'il reste au gouvernement, parce que c'est quelqu'un qui a des qualités (...) mais en même temps la question lui sera posée", conclut ce fidèle du président de la République.

 

Macron toujours plus utile dedans que dehors

Si personne ne réclame encore la tête de l'ambitieux ministre de l'Economie, les doutes quant à sa loyauté s'expriment désormais avec insistance tant l'ancien banquier souffle le chaud et le froid sur ses ambitions personnelles. Après avoir créé son propre mouvement baptisé de ses initiales "En marche", ce personnage atypique à la popularité étincelante a lancé ce week-end une grande campagne de porte-à-portedont l'objectif est de consulter 100.000 personnes d'ici juillet et de livrer un "diagnostic" après l'été. Ce calendrier pré-électoral interpelle les partisans de François Hollande qui soupçonnent le jeune ministre de savonner la planche du chef de l'Etat tout en se préparant à lui succéder en 2017.

Alors, partira ou partira pas? Pour l'heure, Emmanuel Macron s'échine à cheminer sur sa ligne de crête, jurant fidélité au président de la République pour rester à son poste tout en multipliant les incartades idéologiques pour mieux asseoir sa notoriété de personnalité transpartisane.

Dernières provocations en date: le ministre Macron s'est opposé (seul contre tous) à toute législation plafonnant le salaire des patrons. Puis, en pleine crise sociale sur la loi El Khomri, l'ancien conseiller du président s'est payé le luxe d'estimer que laréforme tant décriée... n'allait pas assez loin. Des couacs qui auraient pu coûter leur place à d'autres mais tolérés de fait par le président de la République (les interviews ministérielles ne sont-elles pas validées par l'Elysée?) qui pense, à tort ou à raison, que son ministre lui sera indispensable pour conserver le soutien d'une partie des électeurs centristes.

 

Un double jeu de plus en plus intenable

Reste à s'assurer que la marionnette Macron ne s'est pas déjà retournée contre son créateur. Or, le double jeu du ministre de l'Economie, doublé d'une communication qui n'est pas sans rappeler celle d'un certain Nicolas Sarkozy, semble de plus en plus intenable. Preuve que son action extra-ministérielle n'est pas dénuée d'arrières-pensées, celui-ci s'est adjoint pour son opération de porte-à-porte les services de la société Liegey Muller Pons, une start-up de stratégie électorale dont les techniques de ciblage numérique sont directement importées des Etats-Unis et ont déjà contribué à la victoire d'Anne Hidalgo en 2014.

Il n'est pas dit non plus qu'Emmanuel Macron parvienne encore bien longtemps à cumuler sa double casquette de ministre et de candidat-recours de la gauche libérale. "C’est bien de faire du porte-à-porte. Que tout le monde fasse du porte-à-porte mais dans les heures où on n’est pas ministre!", a tranché dans Le Parisien un Manuel Valls de plus en plus menaçant quant à l'avenir ministériel de son rival sur le créneau de la gauche décomplexée. "Regardez ce que fait Didier Deschamps (NDLR : l’entraîneur de l’équipe de France). Il prend ceux qui seront les meilleurs collectivement", prévient le premier ministre, sous-entendant qu'Emmanuel Macron pourrait perdre sa place s'il ne rentrait pas dans le rang.

La vraie question est de savoir si le ministre de l'Economie a encore un réel intérêt à rester à son poste. La polémique sur sa levée de fonds à l'étranger alors qu'il y était aux frais de l'Etat a écorné son image. Et en jouant sur les deux tableaux, Emmanuel Macron s'expose désormais aux attaques de la gauche comme de la droite. En lançant maladroitement à des opposants à la loi-travail que "la meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler", l'ancien banquier est devenu la risée des réseaux sociaux et n'a trouvé aucun cadre du PS pour voler à son secours. "Hors sol, il ne connaît pas la vraie vie", l'a même enterré le patron de la CGT, Philippe Martinez.

Comme disait drôlement Nicolas Sarkozy à son propos, "il est cynique. Un peu homme, un peu femme, c'est la mode du moment". Coïncidence? Selon un sondage BVA pour Orange et Itélé publié samedi, la cote de popularité d'Emmanuel Macron perd trois points.

Un avertissement de plus pour celui qui demeure (et de loin) la personnalité la plus populaire du gouvernement.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Electromagnetic railgun prototype Les USA développent une arme nouvelle contre la Russie et la Chine

Le Pentagone met au point un plan de défense visant la Russie et la Chine dans le cadre du programme de canon électromagnétique (ou Railgun) mené depuis 2005 par l’Office of Naval Research (ONR) de la marine américaine.

Selon le Wall Street Journal, cette arme n'a besoin ni de poudre ni d'explosifs. Elle est alimentée par des rails électromagnétiques qui lui communiquent une vitesse stupéfiante. 

Ce canon électromagnétique possède au moins trois avantages majeurs. Avec ce canon, nul besoin d'embarquer à bord d’un navire des obus traditionnels, ce qui augmentera la sécurité. Ensuite sa portée de plus de 200 milles nautiques permet de frapper loin, vite et fort tout en évitant le risque de riposte. Enfin, le dernier avantage est relatif au prix: un tir de Railgun ne coûtera «que» 25.000 dollars contre 0,5 à 1,5 million de dollars pour tirer un missile traditionnel.

 

Selon des conseillers militaires américains, cette arme pourrait être utilisée pour protéger les pays baltes contre la Russie et soutenir les alliés des Etats-Unis en mer de Chine méridionale contre Pékin.  

 

Des responsables russes, notamment l'ambassadeur auprès de l'Otan Alexandre Grouchko, signalent que de telles avancées technologiques des Etats-Unis, outre le déploiement du système  AMB à proximité des frontières de la Russie, pourraient porter atteinte à la stabilité stratégique actuellement garantie par l'équilibre relatif entre les arsenaux nucléaires russe et américain. 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Rosetta’s comet contains ingredients for life

Rosetta’s comet contains ingredients for life | Think outside the Box | Scoop.it

Ingredients regarded as crucial for the origin of life on Earth have been discovered at the comet that ESA’s Rosetta spacecraft has been probing for almost two years.

They include the amino acid glycine, which is commonly found in proteins, and phosphorus, a key component of DNA and cell membranes.

Scientists have long debated the important possibility that water and organic molecules were brought by asteroids and comets to the young Earth after it cooled following its formation, providing some of the key building blocks for the emergence of life.

While some comets and asteroids are already known to have water with a composition like that of Earth’s oceans, Rosetta found a significant difference at its comet – fuelling the debate on their role in the origin of Earth’s water.

But new results reveal that comets nevertheless had the potential to deliver ingredients critical to establish life as we know it.

(...)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Contre l'obsolescence programmée, ce site propose 8 millions de pièces détachées

Contre l'obsolescence programmée, ce site propose 8 millions de pièces détachées | Think outside the Box | Scoop.it
En combinant tutoriels vidéos sur Youtube et un très grand catalogue de pièces de rechange, Spareka vise à redonner aux Français le goût de la réparation. L'objectif : moins de gaspillage.

 

Chaque année, un Français jette en moyenne 22 kilos de déchets électriques et électroniques. "Pourtant, 50 % des appareils qui arrivent en déchetterie sont réparables", assure Geoffroy Malaterre. En cause : les tarifs des réparateurs, souvent trop proches de ceux du neuf.

Pour limiter ce gâchis et convertir les Français à la réparation, ce jeune entrepreneur a créé Spareka.fr.

Fuite de machine à laver ? Tondeuse à gazon hors d'usage ? Le site propose toutes les pièces détachées nécessaires, de la maison au jardin, grâce à un catalogue de huit millions de références.

À la clé, des économies. Alors qu'acheter un lave-linge neuf nécessite de débourser autour de 500 euros, une pompe de vidange ne coûte que 40 euros.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

19 astuces pour se passer de plastique !

19 astuces pour se passer de plastique ! | Think outside the Box | Scoop.it
De plus en plus mis en cause dans desmaladies cancérogènes ou reproductives, à cause de composés de synthèse comme le bisphénol-A ou les phtalates, le plastique est cependant omniprésent dans notre quotidien. Comment se passer de plastique ?

Il est aussi souvent la cause de pollution grave, notamment dans les océans où en plus de polluer l’eau, il est une cause de mortalité importante pour les animaux marins. Alors voici quelques astuces pour se passer de plastique : un geste pour l’environnement et la santé !

  1. Visez une approche progressive, et ne tentez pas d’éliminer d’un seul coup tout le plastique de votre quotidien, vous seriez submergé.
  2. Évitez les emballages individuels.

A VOIR : Recyclage créatif : des réutilisations surprenantes de bouteilles en plastique !

 

 

  1. Ayez toujours sur vous un sac en coton et refusez les sacs en plastique.
  2. Achetez une gourde et dites stop aux bouteilles en plastique.
  3. Achetez vos aliments en vrac dès que possible et équipez vous de sacs en tissu légers pour les transporter.
  4. Remplacez toute votre vaisselle en plastique par des matières plus saines : spatules et planche à découper en bois ou bambou, saladiers et verres en verre…
  5. A la place de gobelets jetables, équipez-vous d’un petit thermos que vous pourrez amener partout.
  6. Pour vos pique-niques, achetez de la vaisselle en fibres végétales.
  7. Pour vos poubelles, optez pour des sacs en matière biodégradables non polluantes.
  8. Remplacez les films plastiques alimentaires par des emballages à base de cire d’abeilleréutilisables et non toxiques.
  9. Le saviez-vous ? Il existe des bacs à glaçons en inox, c’est idéal pour les apéritifs d’été !
  10. Gardez vos bocaux en verre et utilisez-les pour stocker la nourriture.
  11. Utilisez des produits ménagers écologiques conditionnés en sachets en carton comme le bicarbonate de soude, les cristaux de soude, la Terre de Sommières…

A LIRE : Le « Shrilk », un plastique biodégradable

  1. Côté cosmétiques, optez aussi pour les emballages papier et dites au revoir au gel douche et shampooing liquides et achetez savons et shampooing solide !
  2. Remplacez votre brosse à cheveux par un peigne en bois.
  3. Il existe aussi une alternative naturelle à la brosse à dents en plastique : celle en bambou compostable !
  4. Messieurs, achetez un rasoir « coupe-chou » en métal que vous pourrez utiliser à l’infini.
  5. Pour les enfants, pensez aux couches lavables.
  6. Pour les petits, offrez des jeux en bois, papier, carton ou tissu.
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

François Hollande lauréat du prix "Homme d'Etat mondial" 2016

François Hollande lauréat du prix "Homme d'Etat mondial" 2016 | Think outside the Box | Scoop.it
Il sera récompensé par la fondation interconfessionnelle "The Appeal of Conscience", lors de son 51e dîner annuel, le 19 septembre prochain à New York.
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

François Hollande: "Je suis dans l'Histoire"

François Hollande: "Je suis dans l'Histoire" | Think outside the Box | Scoop.it

François Hollande et Emmanuel Macron, à l'Elysée, le 23 mai.

 

Le président de la République François Hollande était l'invité de l'émission "La Fabrique de l'histoire, sur France Culture, le temps d'une dissertation sur l'Histoire.

"Aujourd'hui je suis dans l'histoire", a affirmé mardi sur France Culture le président de la République François Hollande, affirmant que le "rôle d'un chef de l'Etat, c'est à un moment de saisir l'inattendu" pour être capable d'être "efficace".

 

"Nous constatons, j'ai constaté au cours de ces quatre années, que la tragédie venait s'installer dans le récit (...) Je m'y étais préparé, je savais qu'à tout moment le pire pouvait surgir, et il a surgi (...) Aujourd'hui je suis dans l'Histoire", a affirmé M. Hollande, invité de l'émission "La Fabrique de l'histoire". Rappelant l'action engagée par la France en Syrie, en Irak, au Mali, en Afrique de l'ouest, les actes de terrorisme perpétrés en France l'année dernière, M. Hollande a rappelé que le "tragique" c'est aussi "la guerre qui a resurgi aux portes de l'Europe", avec le conflit ukrainien.

 

"L'Histoire ne se répète jamais"

Pour le chef de l'Etat, si "l'Histoire ne se répète jamais", il y a des "leçons de l'Histoire". "Quelles sont les leçons de l'Histoire ? C'est qu'il y a justement des lois que l'on peut tirer, par exemple le fait que qu'il y a des déterminismes sociaux, économiques qui finissent par se trouver dans le surgissement d'un certain nombre d'événements. Quand il y a par exemple une crise climatique - ça n'est pas d'aujourd'hui la crise climatique. Il y a eu dans l'histoire des crises climatiques, elles ont toujours engendré des conflits, des guerres ou même des révolutions", a-t-il expliqué.

A lire: Hollande mise sur sa baraka et l'Euro 2016

Mais il y aussi "l'inattendu, l'imprévu", et "ce qui fait la responsabilité du chef de l'Etat dans un grand pays comme la France c'est de pouvoir être prêts à saisir l'inattendu (...) une catastrophe, un acte terroriste, un déclenchement d'un conflit". "Moi je suis né en 1954, j'ai connu la Guerre froide, j'ai connu l'affrontement des blocs. Aujourd'hui il ne s'agit plus de cela", a-t-il estimé.

"J'ai connu les mouvements altermondialistes - à l'époque tiers-mondistes - qui venaient faire en sorte qu'il y avait la recherche d'un autre système. Aujourd'hui nous sommes en face de conflits ou de guerres où c'est la question de l'islam, la question de l'affrontement chiites/sunnites, c'est la question du Moyen-Orient dans une dimension qui ne se réduit pas simplement au conflit israélo-palestinien (...) et donc ça exige de faire en sorte que, par rapport à ces données nouvelles, à ces surgissements de conflits, on soit capable d'apporter des solutions nouvelles", a développé M. Hollande.

 

L'Europe est atteinte par le mal du populisme

François Hollande a également affirmé que ce qui était "attendu" de la France et de l'Allemagne, dimanche lors de la commémoration du centenaire de la bataille, c'est qu'elles disent "ensemble" ce qu'elles veulent "faire dans ce moment précis pour l'Europe".

Alors que l'objet de la commémoration de 1984 était de "sceller la réconciliation" entre la France et l'Allemagne, comme l'a symbolisé la poignée de mains entre François Mitterrand et Helmut Kohl, il s'agit cette fois pour les deux nations d'être "dans la relance de l'idéal européen", a expliqué le chef de l'Etat, invité de la l'émission "La fabrique de l'Histoire".

"Ce qui est attendu de nous, c'est de parler (...) et de dire ensemble ce que nous voulons faire dans ce moment précis pour l'Europe", à l'heure "où (elle) est atteinte par le mal du populisme", où elle a "eu énormément de mal à affronter la question des réfugiés", où elle ne sait "exactement comment elle doit se situer par rapport à sa protection, sa défense et sa sécurité".

"C'est pour ça qu'en 1984 il n'y avait pas eu de discours, la main suffisait (...) la main de Mitterrand et la main de Kohl comme manifestation d'une volonté commune de dépassement, là où il nous faut agir avec nos paroles et nos actes, pour que cette amitié franco-allemande soit utile à l'Europe et au monde", a poursuivi le président.

François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel doivent se retrouver dimanche à Verdun pour commémorer le centenaire de la bataille de Verdun, durant la Première guerre mondiale.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Emploi, terrorisme, climat, mœurs... Quel sursis pour le clivage droite gauche ?

Emploi, terrorisme, climat, mœurs... Quel sursis pour le clivage droite gauche ? | Think outside the Box | Scoop.it

TRIBUNE. Par Gérard Leclerc, éditorialiste politique à We Demain.

 

C’est le débat à la mode, porté par Emmanuel Macron et Nathalie Kosciusko-Morizet. Dans un passé pas si lointain, quand on demandait au philosophe Alain si ce clivage droite/gauche avait encore un sens, il répondait que "celui qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche !"Traditionnellement, droite et gauche opposaient leurs valeurs : Identité, autorité, responsabilité pour la première, justice, égalité et solidarité pour la seconde. Et - comme les vaches ! - les électeurs étaient bien gardés !

La droite se réclamait depuis la révolution française de la tradition et la conservation, la gauche du progrès et du mouvement. Ces frontières se sont brouillées, jusqu’à parfois déboucher sur une confusion générale. La gauche lutte contre les déficits et pour la restauration de la compétitivité des entreprises, rôle qui traditionnellement incombait à la droite. Et celle-ci a admis le Pacs et bientôt le mariage pour tous et ne parle plus de privatisation des retraites ou de la santé.

 

Le Front national fait du coup ses gorges chaudes de "l’UMPS". Un sondage TNS-Sofres révèle que près d’un jeune sur 2 se dit "ni de droite ni de gauche", et l’on voit Cohn-Bendit prêt à voter Juppé et Renaud avouer sa sympathie pour Fillon !

En fait de nouveaux clivages sont apparus, qui divisent la droite et la gauche : l’Europe, l’environnement, ou des questions sociétales comme l’instauration d’un revenu universel… Par ailleurs, la gauche de la gauche, hier révolutionnaire, s’est crispée sur la défense des acquis sociaux, et donc la conservation : code du travail, travail le dimanche, concurrence, modernisation : elle s’est repliée sur une vision sclérosée du monde et de la société, rejetant toute adaptation à la mondialisation, à la numérisation et à la demande d’autonomie des individus…

Alors la fin du clivage droite/gauche ? On n’en est pas là, mais les défis qui nous sont posés - emploi, terrorisme, réchauffement climatique, inégalités -  et l’impuissance politique devraient pousser les uns et les autres à sortir de leurs tranchées. Que tous ceux qui préfèrent que rien ne bouge se rassurent. Nicolas Sarkozy souhaite plus de nucléaire et moins d’énergie renouvelable, et Jean-Luc Mélenchon vante encore le Venezuela au bord de la faillite…

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Daesh appelle à frapper l'Occident pendant le ramadan dans un message audio

Daesh appelle à frapper l'Occident pendant le ramadan dans un message audio | Think outside the Box | Scoop.it
  • Capture d'une vidéo postée sur YouTube le 8 juillet 2012 montrant le porte-parole de l’État islamique d'Irak et du Levant (EIIL), Abou Mohammad al-Adnani al-Shami
 

Daesh a diffusé en ligne un message audio ce samedi appelant ses partisans à frapper les Etats-Unis et l’Europe pendant le jeûne du ramadan. Selon Reuters, le porte-parole de l’organisation Etat islamique  Abou Mohamed al Adnani a déclaré dans un message diffusé sur Twitter que le ramadan, prévu en juin, « est le mois de la conquête ».

https://twitter.com/SimNasr/status/734104074820460545?ref_src=twsrc%5Etfw

 

https://twitter.com/RomainCaillet/status/733994317489016832

 

« Préparez-vous, soyez prêts… pour en faire un mois de calamité partout pour les non-croyants » a poursuivi ce djihadiste syrien haut placé au sein de l’organisation islamiste.

(...)

 

L’authenticité de l’enregistrement n’a pas pu être vérifiée, souligne l’agence de presse Reuters.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le top 10 de l'absentéisme des fonctionnaires dans les grandes villes

Le top 10 de l'absentéisme des fonctionnaires dans les grandes villes | Think outside the Box | Scoop.it

La fondation iFrap a dévoilé en mai 2016 le nouveau palmarès de l'absentéisme des fonctionnaires dans les grandes villes de France.

Ce classement est établi à partir des bilans sociaux 2014 (chiffres de 2013) des 50 plus grandes communes de France. Cependant, certaines municipalités (comme Montpellier, Le Mans, Paris, Rouen ou encore Brest) n'ont pas souhaité communiquer leur bilan social. Si on met de côté les congés maternité et parental, l'absentéisme atteint 24,5 jours en moyenne dans les grandes villes, contre 16,7 jours par an dans le privé, selon les données d'Alma consulting.

 

 

Jacques Le Bris's insight:

Amiens est le grand gagnant et ce n'est pas à cause de l'ordre alphabétique

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

En direct d'Ubuland :  Mise aux normes des cabinets médicaux : L'interview choc de l'UFML.

Mise aux normes des cabinets médicaux : L'interview choc de l'UFML.
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Les Suisses vont voter sur un revenu universel (de 2.260 euros)

Les Suisses vont voter sur un revenu universel (de 2.260 euros) | Think outside the Box | Scoop.it
 
 

Dimanche 5 juin, les Suisses sont invités à voter l’introduction dans la constitution fédérale du principe d’un revenu de base inconditionnel (RBI) qui "doit permettre à l'ensemble de la population de mener une existence digne et de participer à la vie publique". La loi en fixerait les modalités mais d’ores et déjà, les initiateurs du référendum proposent de fixer ce revenu à 2.500 francs suisses (FS) mensuels par adulte (2.260 euros) et 625 francs (565 euros) par enfant, non imposables.

 

 

Si cette réforme était votée dimanche, tout Suisse serait assuré de recevoir au moins cette somme à la fin de chaque mois, sans condition. Ceux qui, par leur travail, gagnent moins que 2.500 FS recevraient un complément pour atteindre ce montant. Ceux qui ne travaillent pas recevraient la somme totale. Ce revenu de base inconditionnel se substituerait à diverses prestations sociales. Il ferait disparaître à jamais le stress face au risque de perdre son emploi, ou de ne pas en retrouver ; il renforcerait le pouvoir des individus face à leur entreprise ou à l’Etat ; il simplifierait radicalement l’Etat providence, supprimant des montagnes de paperasse...

 

Mais ne fantasmons pas trop vite. La probabilité pour que ce projet de loi référendaire soit voté dimanche est très mince. Il faudrait que la majorité des Suisses l’approuve dans les 26 cantons. Or, à croire les sondages, moins de 40% des électeurs interrogés affirment soutenir l’initiative.

 

Mais ne fantasmons pas trop vite. La probabilité pour que ce projet de loi référendaire soit voté dimanche est très mince. Il faudrait que la majorité des Suisses l’approuve dans les 26 cantons. Or, à croire les sondages, moins de 40% des électeurs interrogés affirment soutenir l’initiative.

 

 

Une défaite annoncée, mais une avancée

Et pourtant, le fait qu’un pays riche se penche ainsi collectivement sur le revenu de base, une idée utopique restée marginale pendant plus d’un siècle, est en soi une nouvelle victoire pour ceux qui la défendent. Les auteurs du projet référendaire sont contents de leur coup :  "Même si on ne gagne pas cette fois, je suis bien plus optimiste que je ne l’étais il y a deux ans", nous déclare Gabriel Barta, membre du comité d’initiative, qui se bat depuis dix ans pour l’idée :

"Il y a désormais un grand débat dans tout le pays, il a été plus intense que sur la plupart des autres votations. C’est un premier stade. La première grève générale pour la rente de vieillesse [la retraite, NDLR] a eu lieu en 1918, mais elle n’a été instaurée que trente ans plus tard ! Je pense qu’à la prochaine votation sur le revenu de base, dans cinq ou dix ans, ça passera."

Le gouvernement suisse a fait campagne contre ce projet : à l’écouter, il risque d’inciter les Suisses à quitter leur travail et il coûterait 25 milliards de francs suisses par an au contribuable : il faudrait pour le financer recourir à de nouveaux impôts ou amputer des dépenses publiques.

Les défenseurs du revenu de base rétorquent que la Suisse est un pays suffisamment riche pour pouvoir mettre en place cette petite révolution : une taxe minime sur toutes les transactions électroniques permettrait aisément de la financer.

La somme de 2.500 FS peut sembler très élevée (les défenseurs français du revenu de base évoquent plutôt une somme inférieure à 1.000 euros), mais il faut savoir qu’en Suisse, le seuil de pauvreté est estimé à 2.200 FS. Quant au risque d’une course vers la sortie du travail, les sondages semblent le minimiser : selon un sondage de janvier, seuls 2% des sondés ayant un travail affirment qu’ils le quitteraient si un tel mécanisme était mis en place.

Un collectif hétérogène (plutôt de droite)

C’est un collectif de citoyens d’horizons divers qui a lancé ce débat en Suisse. On ne peut imaginer plus hétérogène : des libéraux de Zurich, des entrepreneurs, des amis "antroposophes" de Bâle, un social démocrate de Bern, un socialiste de Genève…  "C’est bien simple, je suis le seul type de gauche du comité d’initiative. Il y a bien un autre socialiste, Oswald Sigg, mais il est très centriste", s'amuse Gabriel Barta. En dehors des Verts, aucun grand parti, aucun grand syndicat ne soutient l’initiative.

Une récolte de signatures a été lancée par le collectif en 2012. Elle a réuni plus de 100.000 signatures (126.000 exactement), le seuil nécessaire pour avoir le droit de déclencher une "votation". Pour leur campagne, les défenseurs du RBI n’ont pas mis en avant la lutte contre la pauvreté ou contre les inégalités : ils ont surtout vanté la liberté individuelle qu’apportera à chacun l’existence de ce revenu de base. Chacun sera libre de ses choix de vie ; et en remplaçant les diverses allocations publiques par un revenu inconditionnel, on rendra, selon eux, le pouvoir aux citoyens.

Les initiateurs du projet référendaire insistent également beaucoup sur la poussée actuelle de l’automatisation (algorithmes, robots…), qui va, selon eux, détruire massivement des emplois. Professeur de finances à l’Université de Zurich, Marc Chesley, qui défend le RBI,  explique ainsi dans une vidéo :  

"De plus en plus de robots et d’ordinateurs sont présents, donc la production est plus efficace, l’offre est plus efficace. Mais la demande souffre, parce que les robots ne vont pas au cinéma, ne partent pas en vacances."

 

 

Pascal Riché 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

LES RÉVOLUTIONS CITOYENNES DE PALOMA #2 : Comment la nuit tient debout

Ajoutée le 12 mai 2016

On a tout lu et tout entendu sur #NuitDebout : une «kermesse remplie de fumeurs de canabis, de crypto communistes et de casseurs» pour certains, ou «le cri d'une jeunesse désabusée» pour d'autres.
Mais qu'en est-il réellement ?
Après #LaPrimaireDesFrançais, Paloma a mené l'enquête sur ce mouvement qui veut réinventer la politique !

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L'Histoire sombre des quotas d'exécution imposés par Mao Zedong

L'Histoire sombre des quotas d'exécution imposés par Mao Zedong | Think outside the Box | Scoop.it

Peinture de Gao Qiang représentant Mao Zedong nageant dans le Yangzi Jiang ensanglanté.

 

 

L'histoire de la Chine témoigne d'une période particulièrement sanglante sous la présidence de Mao Zedong. Lancé officiellement en 1951 et plus précisément par la directive du 15 mai de cette année-là, le mouvement de répression des contre-révolutionnaires était en fait un vaste programme d'éradication des opposants au régime.

Cet article est inspiré des recherches de l'historien Franck Dikötter.

Le contexte dans lequel ce programme de suppression a été mise en place est sans équivoque. La mise en place d'un contrôle complet et total nécessitait, selon Mao Zedong, des décisions radicales. Il niera tout du long le caractère arbitraire et injuste de cette décision. Mais selon le chapitre sur "La répression des contre-révolutionnaires" de sonLivre rouge, Mao impose ce qu'il appelle les "meurtres imposés" et plus surprenant encore, des quotas d'abattage officiel à atteindre. Ce quota prévoyait de tuer 1 personne sur mille dans les zones rurales et 1 personne sur 2000 dans les zones urbaines.

Dans les faits, de nombreux partisans du Parti communiste n'avaient qu'un seul but : tuer des civils pour atteindre ce fameux quota. A regarder de plus près, en considérant lesquotas imposés par le commandant suprême, on peut facilement aboutir, après quelques calculs, un chiffre effrayant. En tenant compte du fait que la population de la Chine à l'époque était aux alentours de 50 millions, cela signifierait qu'en 10 ans le Parti Communiste aura exécuté plus de 5 millions de personnes. Des estimations faites pour la ville de Shanghai de 4 millions d'habitants à l'époque, fait état d'environ 2000 exécutions. Ces chiffres effrayants ne sont que des estimations en l'absence de communiqué officiel du gouvernement chinois sur le nombre exact de personnes tués à cette période. En effet, la mise en œuvre d'un tel politique a connu beaucoup de ralentissement au début.

Les motifs des condamnations étaient néanmoins bien précisés comme en cas de "dette de sang" ou de crimes graves contre l'intérêt de la nation. On estime entre 10 à 20% seulement les procès concernés par ces motifs. Le reste -soit 80 à 90% des condamnations à mort-, concernait des crimes moins graves. Ainsi, des peines avec sursis ou des peines de prison pouvaient être commuées en peines capitales, toujours dans le but d'atteindre les quotas fixés.

La cruauté de ces quotas établis réside surtout dans le fait qu'ils ont été établis dans le but de réprimander et réduire au silence les révolutionnaires et les opposants au régime. Ainsi, Mao Zedong imposa une véritable "campagne de terreur" à travers tout le pays. L'objectif était de rallier un maximum de partisans au régime, et ceci par n'importe quel moyen. Au mieux, on rejoignait le régime et au pire, on se faisait exécuter. Et à l'époque n'importe qui pouvait se faire accuser. Les catégories sociales les plus visées étaient les propriétaires, les industriels, les intellectuels qui étaient d'office considérés comme des contestataires.

Certaine exécutions étaient orchestrées avec barbarie. Si au départ, l'intimidation suffisait, les bourreaux devenaient de plus en plus violents. Certaines victimes étaient enterrées vivants ou démembrés. Lors de certaines exécutions publiques, des stades entiers étaient remplis de civils qui venaient en spectateurs assister à la mise à mort de 200 ou 300 de leurs compatriotes.

Ainsi, entre 1947 et 1957, le Parti Communiste aura réussi à supprimer plusieurs libertés gênantes comme la liberté d'expression et la liberté de la presse. Selon Franck Dikötter, les mouvements, les croyances, les associations quels qu'ils soient ont alors été éradiqués.

 

La Rédaction

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Manipulations médiatiques en série contre Mélenchon à «Des paroles et des actes»

Manipulations médiatiques en série contre Mélenchon à «Des paroles et des actes» | Think outside the Box | Scoop.it

Le jeudi 26 avril 2016, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de « Des paroles et des actes » (DPDA) sur France 2. Une émission au cours de laquelle se sont multipliées les manipulations médiatiques destinées soit à déstabiliser l’invité principal, soit à inviter les téléspectateurs à avoir une certaine lecture de ce qui se passait sur le plateau. Jean-Luc Mélenchon l’expliquait le 25 mai dans un post Facebook :

« DPDA est conçue comme une corrida où l’invité fait office de taureau promis au sacrifice. (…) Le but de l’émission n’est pas de permettre un débat par un exposé des idées ensuite mises sur le grill (…). Il s’agit d’appliquer la méthode du grand oral de type ENA (…) avec cette particularité : on ne connaît ni les sujets de l’examen ni les personnes concernées. (…) Vivre cette sorte de préparation est une épreuve humiliante et pleine de stress délibérément provoqué. »

Des propos qui se sont avérés juste au regard de la soirée de « corrida » et de manipulations médiatiques qu’a proposé France 2 aux téléspectateurs…

Boulanger de l’Élysée et agricultrice de Bolloré : des « Français lambda » pas comme les autres.

Incroyable mais vrai. Pensant avoir affaire à un boulanger favorable à la loi El Khomri et à une exploitante agricole favorable à l’agriculture productiviste, Jean-Luc Mélenchon a eu en face de lui un boulanger qui fournissait en pain l’Élysée (comme tous les boulangers, c’est bien connu) et une agricultrice qui avait auparavant été… directrice financière de Bolloré au Chili (comme tous les agriculteurs, c’est bien connu).

(...)

Jacques Le Bris's insight:

Un chef d'oeuvre de manipulation médiatique.

A regarder après avoir lu cet article qui vous met quelques points douteux en exergue.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Santé CHOC - Pendant 1 mois, il bannit l'alimentation industrielle !

Manger de manière saine afin de garder la ligne et être en bonne santé, c’est du déjà vu, encore et encore. Cependant, un néerlandais s’est livré à une expérience assez incroyable. Il s’est privé, pendant un mois entier, de toute nourriture industrielle (transformée), de sucres ajoutés, d’acides gras saturés et même d’alcool. Le résultat est plutôt surprenant.

« Plus de la moitié de la population néerlandaise lutte contre l’obésité »

 

Voici l’histoire de Boris et Sacha, deux jeunes néerlandais. Le second est le cobaye du premier, qui a eu l’idée d’une telle expérience ayant pour but de démontrer que nos habitudes alimentaires d’aujourd’hui, en plus d’une offre de produits de moins en moins sains, sont mauvaises pour notre santé.

Ainsi, le cobaye Sacha s’est nourri le plus sainement possible pendant un mois complet. En réalité, ce dernier a subi un régime qui s’est avéré être un véritable sevrage de tous ces produits transformés avec des additifs chimiques, sucrés et hyper gras.

En premier lieu, Sacha est allé passé une visite médicale attestant de sa bonne santé et de sa forme, pendant que Boris a enquêté sur les produits que Sacha ne pourrait pas manger pendant le temps de l’expérience. Et la liste semble très longue, il est possible de citer par exemple la bouteille de thé glacé équivalente à dix morceaux de sucre ou encore une soupe à la tomate correspondant à cinq morceaux de sucre; de sucre ajouté, cela va sans dire.

« Je n’ai aucune idée de ce que Sacha va pouvoir manger, mais bonne chance ! » s’exclame Boris.

À part un cholestérol trop élevé, Sacha semble être en bonne santé. Dès le premier jour, le menu du mois est donné: fruits, œufs et yaourt. Sacha s’est donc gavé de smoothies, jus de fruits pressés, et légumes frais. On le voit également se nourrir dans des restaurants proposant des buffets de légumes vapeur. La règle principale de l’expérience laisse peu de choix lorsque l’on se retrouve dans un supermarché, même au niveau des boissons. Ici, Sacha ne trouve rien d’autre que de l’eau, le reste étant truffé d’ajouts.

Au bout du quatrième jour, Sacha dit commencer « à devenir grincheux », indiquant que ce régime est difficile pour lui, le rendant irritable. Il indique également avoir « constamment faim ». Le Dr Bosma, interrogé par Boris, tente une explication sur le côté négatif du sucre :

« Les douceurs vous font envie de plus. Votre glycémie augmente, l’insuline est sécrétée pour la faire descendre. Ensuite, vous voulez à nouveau des sucreries » indique la spécialiste en nutrition.

Lorsqu’il se promène à l’extérieur, Sacha est soumis à la vision de tous les produits qu’il ne peut désormais plus consommer, comme les hamburgers et les sodas. Au-delà de l’humeur qui n’est pas au beau fixe, l’organisme de Sacha, habitué au sucre, est donc en demande et finalement, le fatigue.

« Vous vous sentirez en meilleure forme après un mois sans sucreries, alcool et aliments en conserve » indique le Dr Bosma.

Après un mois complet d’une alimentation saine, Sacha se sent effectivement en meilleure forme, il estime avoir plus d’énergie. L’intéressé a également perdu 4kg, ce qui n’est pas négligeable. Sa tension artérielle a baissé, son cholestérol, qui était trop élevé, a également baissé, tout comme sa glycémie.

L’expérience a été difficile pour Sacha, surtout au début, mais il indique s’être progressivement « détoxifié » du sucre. Son corps s’est donc adapté et a mieux accepté le régime après quelques jours.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

En France, les dividendes ont bondi de plus de 50% au premier trimestre

En France, les dividendes ont bondi de plus de 50% au premier trimestre | Think outside the Box | Scoop.it

Dans le monde, le montant total des dividendes mondiaux a atteint 218,4 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l'année, soit une hausse de 4,7 milliards sur un an, grâce à l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon.

 

Près de 4,5 milliards de dollars de dividendes ont été reversés aux actionnaires de sociétés françaises entre janvier et mars 2016, selon une étude. Cette forte hausse sur les trois premiers mois de l'année s'explique par les 1,5 milliard de dollars de dividendes versés par le groupe Vivendi, présidé par Vincent Bolloré.

 

Quand il s'agit de récompenser les actionnaires, l'heure n'est pas à la restriction. En France, toutes les sociétés ont maintenu ou augmenté leurs dividendes en euros au premier trimestre 2016, selon une étude du gérant d'actifs Henderson Global Investors publiée lundi. Porté par le dividende exceptionnel du groupe de médias Vivendi (1,5 milliard de dollars), l'Hexagone a ainsi connu une hausse des dividendes de 51,3%. Plus modérée, la hausse des dividendes sous-jacents s'établit tout de même en hausse de 5,3% par rapport à la même période l'an passé.

En Europe, hors Royaume-Uni, les dividendes ont progressé de 10,8%, grâce, outre Vivendi, aux sociétés pharmaceutiques suisses Novartis et Roche. "Les dividendes de l'Allemagne, de la France, de l'Espagne et de la Suède ont tous atteint entre 4 et 5 milliards de dollars", note l'étude. Alex Crooke, spécialise du sujet chez Henderson Global Investors, cité dans le communiqué souligne :

"Le premier trimestre est une période relativement calme pour l'Europe, mais les résultats de la région sont de bon augure pour la période cruciale qu'est le deuxième trimestre, lorsque les sociétés européennes paient la majeure partie de leurs dividendes annuels."

 

De son côté, le Royaume-Uni a souffert, avec une baisse de 5% des dividendes et devrait connaître une année morose, les groupes miniers britanniques ayant réduit leurs paiements.

     | Opinion Dividendes et rachats d'actions n'enrichissent pas les actionnaires !

 

1.180 milliards de dollars de dividendes en 2016?

Dans le monde, le montant total des dividendes mondiaux a atteint 218,4 milliards de dollars (+2,2%) sur les trois premiers mois de l'année, soit une hausse de 4,7 milliards de dollars sur un an, grâce à l'Amérique du Nord, l'Europe et le Japon. En outre, les variations de change ont moins influencé que par le passé les résultats, alors que les dividendes sont convertis en devise américaine pour le besoin de l'étude. La hausse du dollar en 2015 avait en effet eu tendance à pénaliser la croissance des dividendes dans le monde. L'an passé, 1.150 milliards de dollars de dividendes avaient été reversés, en baisse de 2,2% à cause des effets de change.

Pour l'année 2016, Henderson estime que les dividendes devraient augmenter de 3,9% dans le monde pour atteindre 1.180 milliard de dollars, bénéficiant de la légère baisse de la devise américaine.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

China's Transit Elevated Bus Debuts at Beijing Intel High Tech Expo

Ajoutée le 22 mai 2016

A model of a Transit Elevated Bus (TEB) debuted at the ongoing 19th China Beijing International High-Tech Expo.

TEB is a purely homegrown invention of China. Its passenger compartment rises far above other vehicles on the road, allowing cars to pass underneath, which will largely increase the utilization of road space.

"With a carrying capacity of 1,200 people at a time, the TEB has the same functions as the subway while its cost of construction is less than one fifth that of the subway. Its construction can be finished in one year," said Bai Zhiming, engineer in charge of the TEB project.

The first test of such bus is planned to start trail operation in Qinhuangdao City, north China's Hebei Province, in the second half of 2016.

The expo is held from May 18 to 22.
More on: http://www.cctvplus.com/news/20160522...

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Urgence : réformer la démocratie pour débloquer la France 

Urgence : réformer la démocratie pour débloquer la France  | Think outside the Box | Scoop.it
Des syndicalistes de la CGT ont bloqué l'accès au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), le 23 mai 2016.

 

 

 

La France donne ces jours-ci une bien piètre image d’elle même. Celle d’un pays bloqué qui, au fond, n’a guère changé dans ses structures bureaucratiques et politiques depuis les années 1970. Il est urgent de changer de logiciel politique.

Il faudrait relire le travail du sociologue français Michel Crozier (disparu en 2013) dont les titres de livres, publiés dans les années 1970, résument assez bien le diagnostic qu'il faisait des tares françaises : C’était justement (déjà) "La société bloquée", ou bien "On ne change pas la société par décret", formule qui est entrée dans le langage commun. Crozier y dénonçait déjà l’archaïsme de notre administration et l’impuissance de nos politiques à réformer la France dans une période de grands bouleversements.

Dans "L’acteur et le système", il décortiquait les stratégies des organisations dédiées à l’action collective (syndicats par exemple) pour tenter de se faire entendre face à l’impossibilité de réformer dans la négociation, dénonçait l’arrogance des hauts fonctionnaires, formés dans les mêmes écoles, et dont les performances ne sont jamais évaluées, l’autoritarisme du politique, etc.

En 2016, on en est encore là. La loi travail dite "El Khomri" partait pourtant d’un constat de bon sens. Pour relancer réellement l’économie française qui n’est plus tirée par l’industrie ni la consommation de biens d’équipement "made in France", mais par l’innovation, le pays doit améliorer sa compétitivité, et les entreprises gagner en souplesse.

Cela suppose qu’elles puissent détruire des emplois devenus obsolètes pour en créer de nouveaux, davantage tournés vers les aspirations des consommateurs et celles du marché mondialisé. Or, les jeunes générations veulent consommer moins, mais mieux (plus écologique notamment, plus "futé"). Il faudrait aussi redistribuer les revenus en leur faveur, alors qu'aujourd’hui, ce sont  les retraités qui voient leur part dans revenu national augmenter. Cela nécessite de remettre à tout prix les jeunes au travail, et de lever les freins à leur embauche. Dans cette optique, remplacer la notion de sécurité de l’emploi par celle de sécurité des parcours professionnels (c’est-à-dire l’accompagnement des périodes de chômage par la formation) était essentiel, car la moitié des emplois de 2030 n’existent pas encore.

 

Sortir de l'impasse démocratique

Or, malgré le compromis passé avec la CFDT, principal syndicat réformiste, le gouvernement a échoué à faire adopter une version pourtant très allégée de son projet par une majorité de l’Assemblée Nationale. On a vu, fait inédit, une minorité de députés socialistes tenter de déposer une motion de censure contre le gouvernement qu’ils étaient censés soutenir.

Bien sûr, l’article 49-3 fait partie de l’arsenal constitutionnel, et a été utilisé par presque tous les gouvernements de la Ve République toutes tendances confondues. Il permet théoriquement au pouvoir exécutif de ne pas être éternellement esclave d’une obstruction du parlement.

Seulement, lorsqu’il ne s’agit plus juste d’un obstacle ponctuel sur un texte de loi (ou sur le budget), mais d’une opposition systématique, fondamentale, animée par une frange croissante de la majorité (les frondeurs) contre la ligne politique suivie ("la ligne social-libérale") ; quand celle-ci est, par dessus le marché, en décalage total avec les engagements sur lesquels s’était fait élire le Président de la République il y a quatre ans ; quand celui-ci n’a plus le soutien que de moins de 20 % de l’opinion publique (d’ailleurs en désaccord avec le projet de loi en question), et qu’il lui reste à peine une année de mandat, il faut se rendre à l’évidence : Pour sortir de l’impasse démocratique qui empêche de gouverner, il faut que le pouvoir retourne devant les électeurs. Il peut le faire de deux façons : soit le Président (qui est l’arbitre du système) demande au peuple de se prononcer par référendum sur le projet de loi qui divise et, implicitement au moins, il met sa démission dans la balance ; soit il dissout l’Assemblée Nationale. Tel est l’esprit de nos institutions. Si le pouvoir ne s’y résout pas, c’est qu’il sait que le résultat lui serait fatal dans les deux cas et qu’il cherche à gagner du temps dans l’espoir d’un miracle économique et électoral – fort improbable d’ailleurs – dans l’année qui vient. Mais ce faisant, il place ses intérêts avant ceux de la France qui a un besoin urgent de ces réformes et d’un gouvernement jouissant d’une légitimité nouvelle pour les accoucher. De ce point de vue, on ne dira jamais assez combien fut tragique le gaspillage par François Hollande de ses deux premières années de mandat, celles où il est le plus facile de réformer (ou le moins difficile, dans le cas français).

Nous allons vivre dans ce climat d’affrontement et de violence pendant les semaines et peut-être les mois qui viennent. Entre deux clans qui cherchent à passer en force : le gouvernement avec le 49-3, sa police qui réprime brutalement les manifestations, et la CGT qui tente de prendre le pays en otage en s’en prenant aux transports publics et aux raffineries, et, derrière elle, les anarchistes et les casseurs qu’elle ne contrôle plus et qui veulent casser du flic. C’est affligeant, et au final, c’est la France qui recule, car le reste du monde ne l’attend pas.

 

Changer la "machine à décider"

Le mouvement "Nuit debout" qui, victime de son indigence intellectuelle, est en train de s’épuiser, a néanmoins réussi à attirer la mansuétude, sinon la sympathie car il indique qu’il y a dans la jeunesse une aspiration profonde à un bouleversement de la pratique politique. Les jeunes élites instruites de 2016 ne peuvent en effet plus accepter d’être dirigées d’en haut comme il y a quarante ans.

Il ne faut pas désespérer des hommes politiques. On peut encore en trouver, rares il est vrai, qui réfléchissent et portent le bon diagnostic. Malheureusement ce ne sont pas forcément ceux qui se destinent aux plus hautes fonctions. Prenez Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur. Ce n’est pas une vedette médiatique, ni un poids lourd du gouvernement et c’est bien dommage.

Dans une interview au Journal du Dimanche, Thierry Mandon vient de parler d’or. Que dit-il ? En bon lecteur de Crozier, que notre système politique est complètement obsolète, à bout de souffle. Car, s’il n’a pas ou très peu évolué en un demi siècle, le pays c’est-à-dire ses habitants, eux, ont profondément changé. Ne serait-ce que la proportion de diplômés de l’Université qui a plus que doublé (de 20 % à 44%). D’où, d’abord cet insupportable sentiment de frustration face au chômage et à la précarité. Et puis, ces Français davantage instruits acceptent de moins en moins – à la différence leurs aînés – d’être gouvernés par le haut, et que leur vote, une fois tous les cinq ans, ait valeur de blanc-seing en les dépossèdant de leur participation au débat. C’est d’autant plus vrai que les corps intermédiaires (syndicats, parlement) représentent de moins en moins le pays réel, politiquement comme sociologiquement.

Face à des citoyens mieux informés et mieux armés pour appréhender la modernité et maîtrisant de mieux en mieux les outils numériques et les réseaux sociaux, le fonctionnement politique est daté, archaïque. Les universitaires, les chercheurs, plus nombreux, ne sont pas suffisamment écoutés dans le processus d’élaboration de la loi et des normes, les études d’impact sont bâclées, le processus d’élaboration et d’exécution des lois trop long, et la bureaucratie toute puissante. Conclusion : la plupart des lois qui s’en sortent sont inapplicables.

Thierry Mandon se prononce pour des lois votées "à l’essai" qui reviendraient devant le parlement pour être améliorées et pour un "spoil system" à la française : la majorité politique nouvellement élue changerait la haute administration pour y placer des hommes et des femmes qui partagent son agenda politique. Cela aurait pour conséquence d’éviter ces cabinets ministériels pléthoriques conçus pour déjouer les piège d’une bureaucratie intouchable qui n’en fait qu’à sa tête et s’y connaît pour démolir ce qui la défrise. Mandon plaide aussi pour changer le profil d’une partie des fonctionnaires qui viennent toujours des mêmes milieux et surtout sont passés par les mêmes écoles. Bref, estime-t-il, c’est toute la "machine à décider" qui est à revoir pour y associer davantage ce qu’on a parfois appelé "les forces vives". Thierry Mandon y voit l’enjeu principal de l’élection présidentielle de 2017. Il pense que la gauche est mieux placée que la droite pour l’incarner car, dit-il, "n’importe quel Zorro des Républicains ira droit dans le mur". Pas faux. Mais le système étant ce qu’il est, ne pouvant défendre ses idées lui-même et se lancer dans la course, il ne peut que faire un énième "rapport au Président de la République", lequel, à supposer qu’il s’en inspire ne servira à rien à un Président qui, n’ayant rien fait pendant cinq ans, se trouve fort mal placé pour incarner cette mue démocratique.

Et nous voici donc condamnés à assister, médusés, à ces images d’un autre siècle de face à face musclés entre CRS et cégétistes devant les dépôts pétroliers, ou de voitures de police brûlées, dans un pays qui donne l’impression d’être figé dans son passé et, pire, de ne plus avoir toute sa tête.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Alexandre Jardin: "Si on attend de l'Etat qu'il règle les problèmes, alors, rien ne bougera"

Alexandre Jardin: "Si on attend de l'Etat qu'il règle les problèmes, alors, rien ne bougera" | Think outside the Box | Scoop.it

Sous son air jovial, l'auteur de best-sellers Alexandre Jardin se révèle un militant associatif très combatif.

 

Pallier l'impuissance des politiques à résoudre les difficultés des citoyens: voilà le nouveau combat du romancier Alexandre Jardin qui a créé un mouvement fédérant des "faizeux" prêts à agir.

Un jour à Pau, le lendemain à Tourcoing. Il faut être patient pour attraper Alexandre Jardin... ou alors se lever très tôt pour un jogging dans les rues désertes de la capitale. Car il a la bougeotte, l'écrivain militant. Entre deux romans et trois voyages, il pilote Bleu Blanc Zèbre, un do tank qui s'est donné comme mission d'"ubériser" l'Etat: faire à sa place, mieux, et pour beaucoup moins cher.  

De retour dans la capitale, Alexandre Jardin attaque, en vrac: l'Etat omnipotent et inefficace, le délire normatif, l'embrouillamini administratif. Le libéralisme a été dévoyé par la technostructure. Pas d'autre solution pour l'écrivain qui veut renverser la table: donner les clés aux "faizeux", ceux qui sur le terrain trouvent des solutions innovantes, osent, et sortent des sentiers battus. Rencontre décoiffante.  

 
 

Vous avez créé il y a maintenant plus d'un an le mouvement Bleu Blanc Zèbre, qui regroupe des citoyens, des associations, des entreprises et des collectivités, et dont le but commun est de favoriser l'insertion dans l'emploiou la réussite scolaire, par exemple. Des expériences de terrain qui peuvent être répliquées à grande échelle. Pourquoi vous, écrivain à succès, vous êtes-vous lancé dans cette aventure?  

Pourquoi moi? Parce que, derrière ma vie d'écrivain, je menais déjà depuis quinze ans une double vie de militant associatif. Durant toutes ces années, j'ai constaté sur le terrain, en sillonnant la France, que toutes les grandes fractures du pays pouvaient être résolues localement par ce que j'appelle des "faizeux". Qui sont-ils? Des maires, des ONG, des organisations comme la CGPME, des entreprises, des citoyens lambda...  

Si on retire les lunettes idéologiques ou politiques et que l'on regarde uniquement l'action pure, on est obligé de constater qu'on vit dans un pays prodigieusement intelligent, mais entièrement bloqué d'en haut. Dès que l'on revient à Paris et ses institutions, on revient vers l'immobilisme et le blocage. Pourquoi ai-je décidé maintenant de prendre les choses en main? Parce que j'ai constaté que, faillite électorale après faillite électorale, les grands partis ne bougeaient pas. C'est extraordinaire, ces gens peuvent perdre et rester droits dans leurs bottes. Et chaque fois, ils reviennent devant les électeurs en disant: "J'ai une super idée, on va continuer comme avant."  

A cela s'ajoute l'absence totale de remise en question des processus d'action. Le cycle de décision publique fonctionne dans des délais surréalistes par rapport à l'urgence des besoins économiques et sociaux. Prenez la dernière loi Macron. Elle a été votée en août 2015. Environ 60% du texte sont d'application directe, mais 84 décrets accompagnent sa mise en place. En octobre dernier, le ministre de l'Economie avait assuré que 80% de ces décrets seraient publiés d'ici à la fin janvier 2016. Aujourd'hui, à peine la moitié des décrets ont été publiés.  

L'an passé, au mois de janvier, François Hollande avait déclaré que 40% des décrets d'application prévus l'année précédente n'étaient pas sortis. Imaginez si, dans les entreprises, 40% des décisions n'étaient pas suivies d'effet! Le pire qu'il puisse vous arriver, aujourd'hui, c'est de tomber sur un ministre qui vous dise oui! Comme vous ne pouvez pas vous défaire de l'idée qu'il incarne le pouvoir, vous croyez que quelque chose va bouger. Grosse erreur. Ce sont les "faizeux" qui vont faire bouger la France.  

"Même lorsque l'Etat veut bien faire, il arrive avec ses gros doigts normatifs, sa culture du dispositif administratif, qui pervertit tout" lance Alexandre Jardin.

ÉRIC GARAULT POUR L'EXPANSION

Mais comment expliquez-vous cet immobilisme et cette difficulté, voire cette incapacité à réformer, comme l'illustrent dernièrement la bataille et les reculades sur la loi travail?  

Fondamentalement, tous nos décideurs fonctionnent avec la même grille de lecture. Soyons clairs: les équipes qui se sont succédé à droite comme à gauche nous laissent une ardoise de 2000 milliards d'euros - le montant de la dette publique -, 6 millions de chômeurs et 9 millions de personnes sous le seuil de pauvreté. Que l'on ne me parle pas de modèle français! Les appareils politiques sont tous constitués d'énarques qui ont un mode de pensée administratif et juridique.  

Au coeur de ce logiciel de pensée, il y a l'extraordinaire croyance que de "grandes lois" vont tout débloquer. Ils pensent que la loi va débloquer le réel. Un exemple concret: des millions de gens font l'objet d'un interdit bancaire. Toutes les majorités successives se sont précipitées au Parlement pour faire voter des lois sur la rebancarisation. Sans résultat... jusqu'à ce qu'arrive un de nos "zèbres", Compte-Nickel, qui a installé des bornes chez les buralistes.  

Vous scannez votre pièce d'identité, vous payez 20 euros et, en vingt minutes, vous ressortez avec un compte en banque, des RIB imprimés... autant de documents essentiels pour avoir une puce dans votre téléphone, vous inscrire chez Manpower et payer la cantine de vos enfants. Vous pouvez même avoir une carte de crédit. Compte-Nickel a déjà ouvert 260000 comptes. Je pourrais prendre des dizaines d'autres exemples: tous montrent que nos appareils politiques produisent de "grands programmes" qui n'activent en rien les ressources du pays.  

 

Vous dénoncez aussi l'excès de normes, de réglementations, ce fameux "principe de précaution" inscrit dans la Constitution...  

Il n'y a pas que l'excès de normes; je dénonce aussi l'aberration des normes. Quand on sort un décret qui interdit à un apprenti boulanger d'être présent dans une boulangerie avant 6 heures du matin, heure à laquelle le pain est cuit, vous voyez bien qu'une telle loi ne peut être produite que par un technocrate et non par un praticien. Des technocrates ont pondu des réglementations qui font, par exemple, que les bâtiments de pompiers doivent se mettre aux normes des handicapés. Chacun sait que tout le monde est tétraplégique, chez les pompiers...  

Prenez une initiative comme le service civique, imaginé par l'association Unis-Cité il y a vingt ans. Pendant des années, cette association s'est battue et l'Etat, en 2010, a reconnu son action et s'en est inspirée pour créer le service civique. Résultat des courses: à partir d'une excellente initiative venue du terrain, on se retrouve aujourd'hui avec un dispositif public que les petites mairies n'utilisent pas. Pourquoi? Parce que la paperasserie est incompréhensible, trop complexe pour des petites structures qui n'ont pas de services administratifs. Même lorsque l'Etat veut bien faire, il arrive avec ses gros doigts normatifs, sa culture du dispositif administratif, qui pervertit tout. Si vous attendez qu'il résolve les problèmes, alors, rien ne bougera.  

 

Nous sommes à un an d'une élection que certains jugent déterminante pour l'avenir du pays. Quel portrait dressez-vous de la société française?  

C'est un pays double. D'un côté, je sillonne un pays authentiquement désespéré, à la veille d'un processus révolutionnaire. De l'autre, je découvre un pays prêt à bondir sur la scène mondiale, à guérir de ses fractures. Le pays est très fertile. Regardez ce bouillonnement de start-up, ça explose de partout, et les ingénieurs français sont parmi les meilleurs du monde. Mais le taux de croissance français est un mensonge, car c'est une moyenne nationale. L'Ile-de-France et les grandes métropoles font un point de croissance de plus que le reste du pays.  

Cela veut dire que, lorsque vous avez 1% de croissance au niveau national, en réalité, beaucoup de territoires sont en stagnation, voire en récession. Et comme notre démographie est positive, le gâteau est pour chacun de plus en plus petit. Rien n'est plus faux que les chiffres nationaux, car personne ne vit dans une moyenne... Les gens vivent quelque part. Ces deux faces coexistent: désespérance et hyperdynamisme.  

 

Justement, comment concrètement souhaitez-vous faire bouger le pays et quelle sera votre méthode?  

Je me suis dit qu'on allait faire tomber la pièce du bon côté en fédérant tous ces "faizeux", d'abord dans des politiques régionales pour faire redémarrer le pays par le bas, puisqu'il est bloqué d'en haut. Concrètement, nous sommes déjà en train de négocier avec des grandes régions des politiques clés en main qui reposent sur une alliance entre les collectivités, la société civile et les fameux "faizeux". Avec une règle de conduite: nos propositions ne doivent pas peser sur les finances publiques puisque les collectivités n'ont plus d'argent.  

Nous allons nous attaquer d'abord à trois sujets: l'accès au marché du travail, la réussite des jeunes et la réussite éducative. Après, on s'ouvrira à d'autres thèmes. J'ai bon espoir d'aboutir, car vous avez aujourd'hui à la tête des régions des dirigeants politiques qui ont senti passer le vent du boulet, lors des élections de décembre dernier, et qui se posent de nombreuses questions. Beaucoup de programmes et d'initiatives ont localement fait leurs preuves. La question est désormais celle de la montée en puissance, de la massification.  

"Nous négocions déjà avec de grandes régions sur une alliance entre les collectivités, la société civile et les fameux 'faizeux'" annonce Alexandre Jardin.

ÉRIC GARAULT POUR L'EXPANSION

Pouvez-vous nous donner quelques exemples de programmes qui marchent?  

Prenez Lire et faire lire. Nous avons 20% d'enfants qui, à l'entrée au collège, ne savent pas lire. Soit vous pensez qu'une énième réforme venue du ministère va régler le problème, soit vous activez les ressources existantes sur le territoire. Parmi les ressources, il y a les retraités. Si vous les embarquez à grande échelle dans les écoles maternelles et primaires pour transmettre le plaisir de lecture, vous allez aider l'école à mieux réussir.  

On a 18600 bénévoles qui sont à pied d'oeuvre... Mais c'est un échec, car il nous en faudrait 6 à 7 millions, tant les besoins sont considérables. Notre objectif n'est pas de faire une grosse association, mais de régler le problème de l'illettrisme. On va inclure Lire et faire lire dans notre offre éducative. Un maire peut mettre en place dans ses écoles primaires ce programme en organisant des réunions, en mobilisant les citoyens. Quand je dis qu'il faut activer les ressources, je n'invente pas l'eau chaude. Il faut juste remettre en ordre de bataille l'existant.  

 

Les entreprises ont-elles aussi un rôle à jouer parmi ces "faizeux"?  

Bien sûr! Engie a financé les 100 premiers parcours de créations d'entreprises dans un programme qui s'appelle Entreprenez votre vie, à Reims. On a pris six " zèbres " qui accompagnent des créateurs d'entreprise sur toutes les étapes clés de leur développement. Idem avec Orange ou la SNCF...  

 

L'emploi et l'insertion des jeunes sur le marché du travail sont un des drames français. Que proposez-vous?  

Une des meilleures solutions pour assurer l'emploi des jeunes, notamment ceux qui sont en difficulté, c'est l'apprentissage. Les centres de formation d'apprentis (CFA) sont financés par les régions. Tout cela coûte beaucoup d'argent, mais un tiers des places sont vides. Alors, pour toucher les décrocheurs, nous avons lancé des campagnes de recrutement par le biais des clubs sportifs. On a commencé à Tourcoing, un territoire miné par le chômage. Ce sont les entraîneurs, les coachs sportifs, qui parlent aux gamins décrocheurs des formations qu'ils peuvent suivre. Ils leur apprennent même à se présenter. Et ça marche! Xavier Bertrand, le nouveau président de région, est très intéressé par ce programme... Il faut dire que c'est lui qui finance les CFA!  

 

Un récent sondage réalisé par Elabe révèle que 78% des Français seraient prêts à voter à une élection présidentielle pour un candidat qui ne serait ni issu, ni soutenu par un parti politique. Cela vous tenterait-il?  

La défiance envers les partis traditionnels est tout à fait normale. Le minimum n'est plus assuré: savoir lire et écrire à l'entrée en sixième, avoir une vraie formation quand on sort du système, obtenir une décision de justice dans un délai raisonnable, manger à sa faim... Notre objectif politique est de rétablir ces minima de manière que le pacte social redevienne enthousiasmant. Les partis traditionnels viennent avec des programmes et des promesses. Nous, nous viendrons avec des actions déjà engagées.  

 

Et vous comptez agir sans argent public?  

Bien sûr. C'est vrai qu'il faut réduire les déficits publics et résoudre le problème de la dette. Mais si on parle de réformes structurelles sans avoir parfaitement en tête quel minimum il faut rétablir, le peuple ne comprendra rien et n'acceptera pas les efforts nécessaires.  

 

Nicolas Hulot aussi, avec son pacte écologique, en 2007, avait tenté de convaincre la classe politique. Beaucoup d'hommes et de femmes politiques l'avaient signé, sans grand résultat par la suite... 

J'ai beaucoup d'estime pour lui, car il a tenté quelque chose. Et il y a beaucoup à apprendre de son échec. D'abord, il était "monoproduit", il ne touchait pas toutes les fractures. Ses bases médiatiques étaient larges, mais ses bases sociales étaient étroites. Ensuite, il y avait dans son pacte l'idée que si un politique le signait, il allait mettre en oeuvre ce qu'il avait signé. Le ver était dans le fruit. Pour faire bouger la France, il faut être capable de "faire" soi-même: cela implique de venir avec des solutions clés en main, qui ont fait leurs preuves.  

 

Vous dites ne plus croire aux promesses des partis politiques. Allez-vous tout de même voter lors des prochaines élections?  

J'ai voté blanc lors des dernières élections régionales. Je ne marche plus dans le pacte de culpabilité qui nous incite à reconduire des partis qui finissent par faire monter le Front national. Je ne me transformerai pas en ministre d'ouverture, car ça finit toujours très mal.

Jacques Le Bris's insight:
Profil

Auteur notamment du Zèbre et de Fanfan, Alexandre Jardin consacre désormais une partie de son temps à Bleu Blanc Zèbre, un mouvement créé en 2015, au slogan explicite "Aux actes citoyens!". Il est aussi l'un des fondateurs de l'association Lire et faire lire qui réunit, depuis 1999, toutes les générations autour de la lecture. 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Joël de Rosnay: "les visions pyramidales sont en train d'exploser"

Joël de Rosnay: "les visions pyramidales sont en train d'exploser" | Think outside the Box | Scoop.it

Dans les coulisses de la Cité de la Réussite, nous (Antonin Léonard et Flore Berlingen) sommes allés à la rencontre de Joël de Rosnay, biologiste, co-fondateur d’AgoraVox et auteur de nombreux essais de vulgarisation scientifique et de prospective. L’opportunité d’échanger avec lui sur la transition économique et sociétale en cours.
Par Antonin Léonard et Flore Berlingen.

 

Joël de Rosnay n’est pas de ceux qu’il faut convaincre que l’économie collaborative est l’avenir. Non seulement il a conscience de la transformation en cours de la société, mais il a même une idée assez précise de ce à quoi celle-ci va ressembler. Selon lui, cette transformation est liée à trois évolutions principales :

  • L’émergence de la culture numérique débouche assez naturellement sur uneculture du partage,
  • La société pyramidale est amenée à laisser sa place à un soft power transversal,
  • La montée de valeurs comme l’empathie et l’altruisme (« pas un altruisme bisounours, un altruisme win-win« )

Cette société émergente, Joël de Rosnay la décrit comme une société « fluide », du nom de son ouvrage « Surfer la vie – Comment sur-vivre dans la société fluide »,paru en mai 2012. D’ailleurs, il ajoute :

C’est par le co que se fera la transition. Les visions pyramidales sont en train d’exploser. On assiste à une désintermédiation. Le Peer-to-Peer va toucher tous les pans de l’économie.

L’émergence du collaboratif dans l’économie est un témoin de la mutation de nos sociétés L’argumentaire est rodé mais on aimerait aller plus loin : Assiste-t-on à une véritable désintermédiation ou à l’émergence de nouveaux intermédiaires ?

Pour De Rosnay, les nouveaux intermédiaires de l’ère du numérique, les agrégateurs de la longue traîne, les « GAFA » (Google-Apple-Facebook-Amazon), constituent bien des intermédiaires mais de nature différente que ceux de l’ère industrielle. Pourquoi ? « Car ils contiennent en eux-mêmes les germes de leur propre destruction ou évolution » explique-t-il.

Les modèles économiques de l’ère numérique sont basés sur la personnalisation et le service immatériel rendu à la communauté. Ces modèles reposent sur un contrat tacite avec la communauté supposant un retour de valeur réciproque. A partir du moment où ce contrat est questionné c’est tout le modèle qui peut chavirer, à l’image de la levée de fonds de Facebook, par exemple.

 

VERS UNE GÉNÉRALISATION DES MODÈLES OPEN SOURCE DANS L’ÉCONOMIE

Le secteur du logiciel a montré que l’on pouvait créer beaucoup de valeur avec des modèles libres basés sur un accès ouvert au code source. L’open source va désormais s’appliquer à l’économie matérielle. Il imagine ainsi l’émergence d’une industrie 2.0 et d’un « néo-artisanat, rendu possible par la révolution des imprimantes 3D« .

Nous lui citons l’exemple emblématique de Wikispeed et l’interrogeons sur la vision des constructeurs face à l’émergence du partage et des formes de construction open source. Il semble peu surpris et porte un regard sévère sur les acteurs du secteur :

Les constructeurs automobiles ont manqué de perspective… et se sont trompés sur leur prospective ces dernières années… on va retrouver une industrie automobile française décimée d’ici quelques années.

 L’OPEN SOURCE ET LE COLLABORATIF POUR TRANSFORMER LA POLITIQUE

Constat cruel ? Le scientifique n’est pas beaucoup plus tendre envers le monde politique : « les politiques ne pensent qu’à leur réélection, car leur addiction au pouvoir est trop forte« , lance-t-il. Mais nulle question d’accuser les personnes, car pour lui, c’est le modèle de la démocratie représentative qui est à l’agonie.

Face à une classe politique incapable de prendre la mesure des évolutions sociétales actuelles, les jeunes sont en train d’expliquer au travers de différents mouvements qu’ils ne croient plus au pouvoir de la démocratie représentative. Ils veulent une démocratie véritablement participative et leur mouvement est pacifique. Mais la société pyramidale n’est pas encore prête à l’accepter.

Alors que faire ? Endossant son costume de révolutionnaire, Joël de Rosnay cite les Indignés, Occupy Wall Street et le « Printemps érable » en exemple. Pour lui, il s’agit là de la première étape vers la formation d’un grand mouvement mondial, dont l’action se caractérise par trois composantes essentielles : les réseaux sociaux, la rue et la télévision.

C’est précisément par ces moyens de participation (notamment médiatiques) que l’on parviendra à « hacker la politique », en médiatisant des expériences nouvelles qui fonctionnent.

 

« ACCEPTER DE NAVIGUER À VUE »

La démocratie participative n’a pas besoin de sachant : dans l’élaboration en commun, il faut accepter de naviguer à vue. Et si les mouvements sociétaux font émerger des leaders, on aurait tort de croire qu’ils sont éternels. Les leaders qui émergent à l’ère du numérique sont comme des artistes : « ils vont monter et redescendre, ils doivent intégrer ce mouvement permanent » – on retrouve ici l’analogie du surfeur, chère à l’un des pionniers de ce sport en France.

Malgré le développement du crowdsourcing dans de très nombreux domaines, de l’informatique à la recherche scientifique, l’expert n’est pas condamné par l’ère du numérique (« car on aura toujours besoin de la relation humaine« ). Il reste celui qui va agréger et analyser le contenu produit.

Au centre des mouvements sociétaux passés et à venir ? L’utopie, au sens de la réaction et de la capacité à créer ensemble un monde dont on rêve.

N’ayons pas peur de parler d’utopie : l’utopie, c’est les hommes qui prennent en main leur destin (Thomas More).

 

ANTONIN LÉONARD

le 24 octobre 2012

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

La politique française est verrouillée par le vote des seniors

La politique française est verrouillée par le vote des seniors | Think outside the Box | Scoop.it

Un facteur majeur pèse sur la définition de l’offre politique de la prochaine élection présidentielle: le vote des retraités. Ses implications idéologiques et politiques touchent la droite comme la gauche. Sa part relative ne cesse de croître sous le double effet du vieillissement démographique et de la surparticipation électorale croissante des seniors.

En effet, si le taux de participation des électeurs de plus de 60 ans, s’est établi, selon l’institut Ipsos, à plus de 87% au second tour de l’élection présidentielle de 2012 (contre 80% sur l’ensemble de l’électorat), cette tendance s’est accrue lors des élections intermédiaires. Ces dernières ont été marquées par une abstention plus élevée et le poids relatif des seniors y atteint des surproportions remarquables, toujours selon le même institut: 76% de participation aux dernières municipales(contre 61% pour la moyenne des électeurs), 60% aux européennes (contre 43%), 64% aux départementales (contre 50%), 67% aux régionales (contre 50%).

Les premiers sondages relatifs au corps électoral des futurs votants à la primaire de la droite confirment que celle-ci sera avant tout l’expression des électeurs les plus âgés. Alors que les plus de 65 ans représentent 23% de la population française, ils pourraient représenter 43% des électeurs à la primaire; les retraités, qui comptent pour 33% de la population française, pourraient composer 50% des électeurs mobilisés. Les moins de 50 ans, qui constituent 51% de la population française, ne représenteraient que 30% des ses électeurs. En d’autres termes, la primaire de la droite, présentée comme une opération de modernisation politique, est en fait structurellement tournée vers le passé par sa démographie.

 

Vieillissement, surparticipation et primaires

 

Quels sont les grands facteurs à l’œuvre? Premier point, la population française vieillit, et le poids des électeurs âgés parmi les électeurs augmente. Jusqu’ici, tout est très logique.

Deuxième point, la surparticipation électorale des électeurs âgés s’accroît. En l’absence d’études très poussées sur ce sujet, on peut émettre la double hypothèse que l’offre politique répond d’une manière plus satisfaisante aux préoccupations des électeurs âgés et que la politique effectivement menée par les gouvernements successifs fait de même. Sans compter que le phénomène majeur de la «mal inscription» électorale est concentré sur les jeunes et les actifs, alors que les électeurs âgés sont à la fois bien inscrits et utilisent massivement la procuration pour maintenir leur taux de participation.

Troisième point, les élections intermédiaires sont des élections où s’abstiennent prioritairement les actifs et où dominent les retraités, d’où probablement d’ailleurs une montée des thématiques identitaires (ce que le politiste Gaël Brustier appelle les «paniques morales», et qui ne se confondent pas avec le vote Front national et le dépassent très largement) et une orientation économique sinon conservatrice, du moins teintée d’un réflexe anti-inflationniste prononcé (en résumé: la dette plutôt que la croissance). Dernier point, la seule élection où les actifs «rentrent dans le jeu» est l’élection présidentielle, mais par un effet de persistance rétinienne, leur rôle dans l’élection en tant que tel est minorée car la logique médiatique est structurée par les mouvements des élections intermédiaires, qui surreprésentent les intérêts des électeurs âgés et font émerger des thématiques qui y répondent.

À la primaire de 2011, les seniors avaient accordé leur confiance à Hollande, candidat le plus prudent

Le jeu des primaires aggrave encore cette situation car le corps électoral qui s’y déplace n’est pas homothétique du corps électoral global: les électeurs âgés y sont surreprésentés. La primaire socialiste de 2011 avait déjà été dominée par les seniors qui avaient accordé leur confiance à François Hollande, le candidat le plus prudent et en définitive le plus conservateur sur le plan économique. La primaire de la droite n’échappe pas à cette réalité démographique. D’où l’écart abyssal entre un électorat majoritairement inactif et un programme politique supposément préoccupé de la «France qui se lève tôt» mais qui est dans les faits favorable aux inactifs retraités et défavorables aux actifs. C’est ainsi qu’il faut comprendre la priorité à un programme de réduction des déficits publics, la préférence pour une faible inflation, les réformes des retraites concentrées sur les futurs retraités, c’est-à-dire les actifs d’aujourd’hui, et les discours culpabilisateurs visant les «assistés», c’est-à-dire les actifs les plus pauvres. Notons que les initiateurs d’une primaire à gauche pour 2017 semblent totalement se désintéresser de la structure démographique et sociologique de l’électorat qu’ils pourraient mobiliser, et des implications politiques et idéologiques qui vont avec…

A mesure que l’électorat vieillit et que son rapport avec l’activité économique concrète devient un souvenir ou une abstraction, l’offre politique se structure autour d’un nouvel économicisme abstrait et moralisateur. Son objet est de faire se déplacer les arbitrages rendus nécessaires par les contraintes budgétaires en faveur des inactifs âgés contre les actifs (employés ou chômeurs), d’où la concentration des ajustements sur les actifs et le marché du travail plutôt que sur le niveau des pensions ou le système de santé. Le sarkozysme, auquel tous les candidats à la primaire de droite adhèrent en définitive, pourrait ainsi être résumé à une réponse «de droite» à la crise de l’Etat social.

 

Comment renverser la table?

Comment, dans ces conditions, renverser la table? L’équation est compliquée car la pression est forte, quand l’exercice du pouvoir est à portée de mains, pour s’aligner sur un programme économique orthodoxe. C’est l’enjeu de l’évolution de la ligne économique du Front national, qui est soumis à l’injonction de «normalisation» non seulement de sa sensibilité interne «identitaire» mais aussi d’une partie troublante de la presse: les premiers estiment que le thème de la sortie de l’euro leur aliènerait les électeurs âgés; les seconds identifient la sortie de l’euro comme une menace alors qu’ils s’accommodent sans difficulté d’une ligne «identitaire», par ailleurs métastasée à droite mais aussi dans certains secteurs de la gauche, et recommandent au FN d’abandonner la sortie de l’euro pour accéder aux responsabilités.

La gauche est un canard sans tête qui court après la droitisation de l'électorat âgé

Et la gauche? Canard sans tête, elle court après la droitisation de l’électorat âgé et se révèle incapable de porter un discours audible auprès des actifs. Une simple comparaison entre les discours des candidats Clinton et Sanders, voire d’Obama, et du champ lexical de la gauche française (qui ne se réduit pas au Parti socialiste) soulignerait par l’absurde son incapacité à s’extraire d’un discours technocratique pour s’adresser aux salariés et aux entrepreneurs. On n’entend guère parler deshard-working families de ce côté-ci de l’Atlantique… Le ralliement de la gauche à l’orthodoxie économique (qui ne date pas d’hier: trente-trois ans nous séparent du tournant de la rigueur de 1983) l’a coupée dans la longue durée de l’électorat ouvrier et employé, qui forme encore la grande majorité des actifs.

L’élection présidentielle est de fait la seule élection où ceux-ci ont encore droit de cité, même si leur poids relatif a baissé dans la structure de l’électorat. C’est à partir d’une vision dynamique et néanmoins réaliste des contraintes et des forces à l’œuvre dans celui-ci qu’une offre politique tournée vers le futur pourrait émerger. Cette offre devrait répondre à des problématiques économiques et sociales concrètes: la relance de l’activité économique et de l’emploi, la question du logement (et celle de la transmission du capital entre les générations), le soutien aux familles, la question des transports et de leurs prix, l’accès à des solutions de transition écologique, etc. Et elle devrait desserrer l’étau démocratique en réduisant les contraintes électorales pesant sur les jeunes et les actifs pour élever leur taux de participation (simplification de l’inscription sur les listes électorales, en particulier). En bref, un programme raisonnable et d’avenir. D’une certaine manière, lutter vraiment contre le «populisme», c’est faire ce choix-là. Ce n’est pas le chemin que l’on prend.

 

Julien Landfried

Jacques Le Bris's insight:

1 les retraités n'ont qu'une requête en tête, que la retraite, dont on leur a parlé toute leur vie, leur soit versée.

 

2 Le système est verrouillé par les Apparatchiks et donc les Lobbies qui les soutiennent. Les électeurs ne peuvent voter que pour ce que le Système des Partis leur propose.

 

3 Il n'existe qu'une solution pour se sortir de ce "piège à con" électoral :

Soutenir La Primaire des Français, car elle permettra aux Citoyens, jeunes ou vieux, de choisir leur Candidat pour l'élection présidentielle de 2017

http://www.laprimairedesfrancais.fr/

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Uber : et maintenant, la voiture sans chauffeur !

Uber : et maintenant, la voiture sans chauffeur ! | Think outside the Box | Scoop.it

Uber commence à tester en Pennsylvanie un prototype de voiture sans chauffeur, capable aussi de collecter des données cartographiques.

  

« Si vous conduisez dans Pittsburgh dans les semaines à venir, vous pourriez voir un spectacle étrange : une voiture qui a l'air de devoir être conduite par un super-héros. Mais ce n'est pas un accessoire de cinéma, c'est une voiture de test du centre de technologies avancées (ATC) d'Uber à Pittsburgh ». Le message qui figure sur le site internet d'Uber n'est en effet pas une blague. La société américaine Uber a dévoilé jeudi sa première voiture autonome capable de se déplacer sans chauffeur, un prototype qu'il commence à tester dans les rues de Pittsburgh, en Pennsylvanie.

 

Uber utilise pour ses tests une berline Ford Fusion sur laquelle il a ajouté divers capteurs, radars, caméras et autres équipements, notamment sur le toit. En plus des tests des capacités de conduite autonome, elle va être utilisée pour collecter des données cartographiques.

Les voitures « sans chauffeur » sont un domaine de recherche sur lequel travaillent beaucoup de grands groupes automobiles ou technologiques, qui y voient un moyen d'augmenter la mobilité des handicapés et des personnes âgées tout en réduisant le nombre d'accidents et les embouteillages sur les routes. L'un des projets les plus avancés est la Google Car du géant internet américain Alphabet, qui avait annoncé au début du mois la commande au constructeur italien Fiat d'une centaine de monospaces spécialement adaptés. Cela va lui permettre de doubler, voire plus, sa flotte de tests, qui compte actuellement 70 véhicules (des berlines Lexus de Toyota modifiées, ainsi que des petits prototypes électriques à deux places que le groupe a conçus lui-même).

 

Google et Uber, mais aussi Lyft, un autre service américain de réservation de voiture avec chauffeur, et les constructeurs américain Ford et suédois Volvo faisaient partie fin avril des membres fondateurs d'un lobby chargé de faire avancer la cause des voitures autonomes aux États-Unis, la « coalition de conduite autonome pour des rues plus sûres » (Self-Driving Coalition for Safer Street).

 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Blockchain : l’autre révolution venue du bitcoin

Blockchain : l’autre révolution venue du bitcoin | Think outside the Box | Scoop.it
Le protocole à l’origine de la monnaie électronique bitcoin recèle une autre révolution technique : la blockchain. Le mathématicien Ricardo Pérez Marco explique pourquoi cette chaîne de confiance décentralisée intéresse de plus en plus banques, assurances et offices notariaux.

Les développements des applications cryptographiques sont un moteur pour le développement de l’économie numérique. Ils ont permis la sécurisation des communications, l’authentification des documents informatiques, la protection de données sensibles. Tout cela a permis l’essor d’activités économiques comme la banque ou le commerce en ligne.

Mais, plus récemment, on a vu apparaître un nouveau type d’applications qui promet une révolution d’ampleur inédite : les protocoles de confiance décentralisés. Tout a commencé par l’invention de Bitcoin. Le bitcoin, créé en 2009, est la première monnaie électronique décentralisée. Personne ne contrôle sa création ou son émission, et aucun gouvernement ni banque centrale n’a le pouvoir de bloquer les fonds d’un compte de bitcoin. N’importe qui peut créer son propre compte en bitcoin de façon anonyme et autonome sans avoir à se connecter à un service tiers. En fait, c’est comme s’il suffisait de jouer à pile ou face 256 fois pour, à partir de ces 256 bits, générer une adresse bitcoin totalement fonctionnelle susceptible de recevoir et de transférer des bitcoins. Il existe heureusement des logiciels qui créeront autant d’adresses bitcoin que vous le souhaitez et se chargeront ensuite de gérer vos transactions. Le protocole Bitcoin permet en effet de transférer de l’argent de façon sécurisée et sans intermédiaire sur des réseaux non sécurisés, et ce avec un niveau de sécurité de plusieurs ordres de grandeur supérieur à celui de Visa. Derrière ce tour de force, il y a la technologie blockchain, à la base du protocole.

 

Des transactions hautement sécurisées

Comment cela fonctionne-t-il ? L’idée consiste à entretenir et à diffuser une base de données publique (la blockchain) qui récapitule toutes les transactions en bitcoin validées depuis l’émission des 50 premiers bitcoins, le 3 janvier 2009. C’est précisément l’exhaustivité de ce livre de compte qui permet à tout moment de savoir quel bitcoin appartient à quel compte. En effet, chaque membre du réseau Bitcoin ayant accès à une copie de la blockchain, chacun est donc en mesure, en remontant l’histoire des transactions passées, de déterminer si une transaction est valide ou pas.

 

(...)

more...
No comment yet.