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Corinne Lepage: Lobby du tabac 1, santé publique 0. Aujourd'hui le lobby du tabac a gagné.

Corinne Lepage: Lobby du tabac 1, santé publique 0. Aujourd'hui le lobby du tabac a gagné. | Think outside the Box | Scoop.it

En limitant à 65% les messages sanitaires sur les paquets de cigarettes et en battant en brèche les dispositions visant à contrer le marketing des distributeurs, le Parlement européen ne tire pas les conséquences sanitaires d'un produit dont on connait la nocivité, en amoindrissant nettement le texte qu'avait proposé la Commission européenne.

Sur la question de la cigarette électronique, la commission ENVI avait voté un texte promouvant le contrôle du produit, sans contrôle du point de vente. En renversant le vote de la commission, la séance plénière ouvrirait pour le cas français, l'absence de contrôle du produit et le contrôle des points de vente. En effet, le monopole qui existe en France sur la vente du tabac est en contradiction avec la liberté des points de vente qui avait été décidé et que pour ma part je soutenais. Celle-ci pourrait être remise en cause puisque si la cigarette électronique est considérée comme un produit dérivé du tabac, les buralistes auraient alors le monopole de sa distribution et les taxes sur le tabac deviendraient applicables.

Au-delà du cadre juridique, les dispositions votées risquent d'encourager de nouveaux consommateurs à "vapotter" au lieu d'être un produit de substitution.  

Il est regrettable que les lobbies du tabac et de leurs associés aient pesé à ce point sur un texte de santé publique.

Corinne Lepage

Député Européen

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Think Outside The Box

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Lettre ouverte aux 43%

Lettre ouverte aux 43% | Think outside the Box | Scoop.it

Selon une étude du Cevipof pour le Monde en date du 17 mars, 43% des moins de 35 ans ne sont pas certains d’aller voter. 43%.

 

Chers jeunes concitoyens, compatriotes, compagnons, camarades, chers jeunes Français,

Le 23 avril se joue l’avenir de la France pour cinq ans et probablement pour plus que ça. Par les bulletins posés sur les tables de toutes les mairies et les écoles de France, vous est donnée la possibilité de faire entendre vos voix. C’est tout à la fois banal et en même temps extraordinaire et finalement crucial pour la France, pour vous, pour ceux qui viendront ensuite et pour ceux qui vous ont gagné cette liberté.

Avoir 20 ou 30 ans c’est pouvoir embrasser tous les possibles, tenter toutes les aventures, « voler, chanter, partir, repartir, souffrir, aimer » et risquer sans jamais avoir à le regretter. A 20 ou 30 ans, le regret est le compagnon de la paresse, le frère de la résignation, l’ami de l’abandon. A 20 ou 30 ans, on ne laisse à personne le soin de voir à sa place, de sentir à sa place, de tenter à sa place… ou de voter à sa place.

Bien sûr, vous pouvez hausser les épaules en prétextant que ça ne changera rien, qu’ils sont tous pareils, que vous n’y croyez pas, que vous n’y croyez plus, que vous avez mieux à faire… mais alors qu’adviendra-t-il le lendemain matin. Que direz-vous, qui serez-vous au cœur de cette République qui aura commencé à faire son choix. Où serez-vous, quand fort d’une élection peut-être gagnée sur le dos de votre abstention, les premières mesures liberticides seront prises, que direz-vous lorsque fort d’une légitimité en trompe l’œil, un nouvel exécutif rabotera vos droits, réduira le champ de vos possibles ou amputera ce que vos parents ou vos grands-parents avaient acquis sur les barricades de leurs combats, sur les piquets de leurs grèves, sur les pavés de leurs manifestations ou dans les tranchées de leurs guerres.

Quoi qu’il arrive le 23 avril prochain, mettez-vous en marche jusqu’à votre bureau de vote et là, faites votre choix, celui de votre génération, celui de vos désirs, celui de votre utopie, de vos croyances ou de votre ambition, mais faites votre choix ; celui de l’avenir que vous voulez pour vous mais aussi pour ceux qui vous admirent en levant les yeux ou en les baissant, faites entendre votre voix, celle de la liberté, celle de l’égalité ou celle de la responsabilité, faites entendre votre voix pour ou contre le nucléaire, pour ou contre l’Europe, pour ou contre le renouvellement, pour ou contre l’ISF, le revenu universel ou la réduction du nombre de fonctionnaires. Ne laissez à personne le soin de parler pour vous, de crier pour vous, d’être citoyens pour vous et finalement de choisir pour vous le visage d’une France et d’une l’Europe que vous ne reconnaitriez plus.

Ce qui se joue le 23 avril vous engage et même vous oblige. On ne peut décemment pas tourner le dos au suffrage librement offert et ensuite venir critiquer le résultat, venir marcher pour protester, venir chanter avec ceux qui ont mérité ce droit par le simple cheminement qui mène de la posture de la critique assise à celle du citoyen, dressé, responsable et digne.

On ne peut pas se rassembler le 11 janvier pour dire non à la barbarie, faire la queue devant un kiosque à journaux pour s’emparer de Charlie qui « pardonnait tout » ou s’asseoir en terrasse le 14 novembre pour faire un bras d’honneur aux barbares en kalachnikov et finalement quelques mois plus tard, se résigner un 23 avril à laisser d’autres choisir à sa place pour finir le cul vissé à son canapé à 20h en pleurant devant les résultats inattendus d’un « hold-up électoral ».

Il y a quelques mois j’ai choisi de soutenir Emmanuel Macron. C’est mon choix, je l’ai fait en conscience, il m’appartient et je le défends non comme bon, mais comme mien. Le 23 avril, comme le faisait mon père et le père de mon père, je prendrai mon fils et ma fille par la main pour aller glisser dans une enveloppe le bulletin qui portera son nom. Peu m’importe pour qui vous marcherez le 23 avril, du moment que vous marchez avec moi, pour la liberté, pour la démocratie, pour « le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple », et parce que nous partageons cette nécessité de devoir accepter le choix de l’autre afin que s’exprime pleinement la diversité de nos visions et la complexité de ce qui fait une nation en mouvement.

Ni la loi, ni la morale ne vous obligent à aller voter le 23 avril prochain, mais votre conscience de citoyen, oui.

 

Xavier

 

 

Jacques Le Bris's insight:

Xavier Alberti

Fils, frère, mari et père. Entrepreneur engagé et dirigeant d'entreprise. Membre Fondateur de la Transition et de Jamais Sans Elles.

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Pourquoi la voiture volante d'Airbus ne sera bientôt plus un fantasme

Pourquoi la voiture volante d'Airbus ne sera bientôt plus un fantasme | Think outside the Box | Scoop.it
La capsule du Pop.Up concept mesure 2,6 mètres de long, 1,4 mètre de haut et 1,5 mètre de large.
 
Jules Verne avait vu juste : la voiture volante débarque. Airbus a dévoilé début mars au salon de Genève son Pop.Up concept, un véhicule autonome, mi-roulant, mi-volant. D’ici la fin de l’année 2017, l’avionneur pourrait tester un nouveau modèle en conditions réelles.

 

Airbus a créé le buzz au dernier salon auto de Genève le 7 mars dernier en présentant son véhicule concept, le Pop.Up. Un véhicule à la fois roulant et volant, électrique et piloté automatiquement. Créé en partenariat avec Italdesign, filiale d’Audi, marque du groupe Volkswagen, « ce prototype ne verra pas le jour tel quel, mais il permet de faire avancer les recherches », déclare Mathias Thomsen, general manager d’Urban Air Mobility à Airbus. « Toutefois, nous prévoyons qu’un véhicule volant soit commercialement viable d’ici sept à dix ans », poursuit-il. D’ores et déjà, le centre d’innovation technologique d’Airbus, le A3 (A au cube), basé à San Jose dans la Silicon Valley, travaille sur un autre démonstrateur, le Vahana, qui sera testé à la fin de l’année 2017.

 

Des innovations transposables à l’avion

Airbus prend donc très au sérieux ce rêve fou d’utiliser la troisième dimension pour nos déplacements urbains courants. D’autres entreprises, tels Google ou l’Américain Terrafugia, investissent dans des projets parallèles de voitures volantes. Un marché prometteur, d’autant que « d’ici 2030, 60% de la population mondiale vivra en ville, ce qui représente 10% de plus qu’aujourd’hui », prévoit le constructeur aéronautique. Le département Urban Air Mobility d’Airbus a d’ailleurs été créé l’année dernière pour imaginer et développer ce type de véhicule hybride.

Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus, a récemment confié à nos confrères de BFM : « Grâce à ces nouvelles technologies, des évolutions vont aussi toucher notre gamme de produits avions progressivement dans les dix ou vingt prochaines années. » De quoi alimenter ainsi les recherches sur un futur avion gros porteur tout électrique.

 

Adapter la gestion du trafic aérien à ces voitures volantes

Pour l’heure, le Pop.Up concept fonctionne sur la base d’une capsule en fibre de carbone fixée à un module terrestre sur roues. En cas de forte congestion du trafic au sol, la capsule peut quitter son module roulant et décoller verticalement grâce à un module aérien équipé de huit rotors qui vient se fixer. L’engin peut être réservé via une application et proposera grâce à sa plateforme d’intelligence artificielle le parcours optimal entre sol et air en fonction du trafic, du temps ou des coûts.

Les deux modules, roulant et aérien, sont autonomes en énergie grâce à leurs batteries électriques. « Le développement du Pop.Up a demandé six mois », révèle Mathias Thomsen. Mais avant de devenir réalité, le concept de véhicule hybride, mi-roulant, mi-volant, devra relever un autre défi, celui de la mise au point d’un nouveau système de gestion du trafic aérien pour intégrer ces nouvelles formes de déplacement. 


Isabelle Meijers

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Communiqué du 6 mars 2017 - Conseil constitutionnel présidentielle 2017

Communiqué du 6 mars 2017 - Conseil constitutionnel présidentielle 2017 | Think outside the Box | Scoop.it

Plus d’une semaine après l’ouverture de la période de recueil des présentations – ou « parrainages » – des candidats à l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel rappelle les éléments suivants.

En premier lieu, les formulaires de parrainage adressés au Conseil constitutionnel par les élus habilités à parrainer un candidat ne peuvent ultérieurement faire l’objet d’une modification ou d’un retrait. L’envoi d’un parrainage au Conseil constitue un acte définitif et irrévocable.

En deuxième lieu, les parrainages publiés par le Conseil constitutionnel sur son site internet deux fois par semaine sont ceux dont la validité a été vérifiée. Le décalage provisoire qui peut être observé entre les parrainages parvenus au Conseil par voie postale et ceux publiés sur le site internet s’explique par les délais nécessaires à l’instruction et à la vérification de la validité des parrainages.

Tous les parrainages enregistrés au Conseil constitutionnel sont traités en continu, dans les meilleurs délais. Tous les parrainages validés par le Conseil constitutionnel sont publiés sur son site internet, le mardi ou le vendredi suivant immédiatement sa décision. Dans l’instruction et la publication des parrainages, aucune distinction n’est effectuée selon que la personne parrainée a ou non déclaré être candidate à l’élection présidentielle.

Enfin, il est rappelé que l’obtention des 500 parrainages constitue une condition nécessaire mais non suffisante pour figurer sur la liste des candidats établie par le Conseil constitutionnel. D’une part, les parrainages doivent émaner d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer, sans que plus d’un dixième – c’est-à-dire plus de 50 signatures – puissent provenir d’un même département ou d’une même collectivité d’outre-mer. D’autre part, en vertu de l’alinéa 9 du I de l’article 3 de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel, le Conseil constitutionnel ne peut retenir une candidature qu’après s’être assuré du consentement de la personne parrainée – qui doit prendre la forme d’un écrit signé – et après avoir reçu, sous pli scellé, une déclaration de sa situation patrimoniale, et cela avant le vendredi 17 mars 18 heures, date et heure limites de réception des parrainages au Conseil constitutionnel.

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Moraliser la vie politique, c'est mieux contrôler la gestion des fonds publics (et sanctionner si nécessaire)

Moraliser la vie politique, c'est mieux contrôler la gestion des fonds publics (et sanctionner si nécessaire) | Think outside the Box | Scoop.it

Les deniers publics sont tenus dans une forme de mépris par certains politiques.

 

 

Cette tribune est le deuxième volet d'une proposition de plan de moralisation de notre vie publique.

 

La deuxième grande condition de la confiance est celle de l'utilisation qui est faite des fonds publics, en particulier autour des grands et petits projets. Les deniers publics sont tenus dans une forme de mépris par certains politiques. Entre les parlementaires qui considèrent que les deniers publics leur appartiennent et qui en font usage comme ils veulent et des élus locaux ou nationaux qui n'assument jamais la responsabilité de choix délirants qui ont coûté des centaines de millions voire des milliards aux contribuables, la situation n'est plus supportable dans un pays hyper fiscalisé, dans lequel la part des prélèvements obligatoires est très largement supérieure à la moyenne européenne.

 

Tout d'abord, les deniers publics n'appartiennent qu'à l'Etat et à aucun individu et ceux qui sont chargés de les gérer sont ceux-là même qui sont chargés de justifier de l'usage qu'ils en ont faits. On rappellera qu'il s'agit là d'une des dispositions fondamentales de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen dont l'article 15 rappelle que la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration et que l'article 14 reconnaît le droit de tout citoyen de suivre l'emploi qui est fait de la contribution publique. Cela signifie à l'évidence que non seulement toute dépense publique doit pouvoir être connue et contrôlée; à l'instar de la situation en Angleterre, en Allemagne dans les pays du Nord de l'Europe, tout citoyen doit pouvoir avoir accès par Internet à la justification de toute dépense publique y compris faite par un parlementaire, un ministre ou un élu quelconque dans l'exercice de sa mission. Cela signifie que des pratiques d'un autre temps, injustifiables, ne peuvent que cesser à partir du moment où elles seront rendues totalement transparentes.

 
L'article 15 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen rappelle que la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Le second point est celui de la gabegie. Chaque année, les rapports de la Cour des Comptes pullulent de choix absurdes, de décisions qui ont coûté des millions voire parfois un ou 2 milliards aux contribuables sans que ceux qui sont à l'origine de ces choix ne soient jamais inquiétés. Il est désormais impératif que les rapports de la Cour des Comptes fassent l'objet de sanctions réelles. C'est évidemment le cas lorsque des soupçons d'infraction se font jour; en particulier, dans le domaine immobilier, de nombreux rapports de la Cour des Comptes ont dénoncé les conditions dans lesquelles avait été géré le patrimoine de l'État; ils ont également dénoncé des pertes en ligne considérables de mobilier de l'État. Ces constats devraient faire l'objet d'une dénonciation obligatoire en application de l'article 40 du code de procédure pénale auprès du parquet.

 
Il est désormais impératif que les rapports de la Cour des Comptes fassent l'objet de sanctions réelles.

Restent enfin les choix catastrophiques sur le plan financier qui n'ont jamais d'incidence sur leurs auteurs. En droit de la comptabilité publique, seul le comptable est responsable. L'ordonnateur, c'est-à-dire le décideur public, ne l'est que dans la mesure où il est gestionnaire de fait c'est-à-dire où il s'est substitué au comptable. C'est rarissime. Nous devrions engager une réflexion sur la responsabilité des auteurs d'erreurs qui ont coûté des milliards à la République et qui peuvent continuer en toute tranquillité. Sans aller jusqu'à une responsabilité personnelle sur le plan financier, d'autres types de sanctions notamment de nature politique pourraient être envisagées.

 
Il faut faire en sorte que le coût des erreurs pour un décideur public puisse devenir pour lui un épouvantail au même titre que sa responsabilité pénale.

L'objectif n'est pas tant de sanctionner mais de faire en sorte que le coût des erreurs pour un décideur public puisse devenir pour lui un épouvantail au même titre que sa responsabilité pénale. Peut-être les choix seraient-ils plus rationnels et l'avis des citoyens aurait-il un poids suffisant pour contrecarrer celui de technocrates pour lesquels le coût est secondaire au regard de projets qui restent parfois totalement pharaoniques, et qui de toute façon sont sous-évalués, généralement entre deux fois et trois fois leur prix réel. Un vrai respect des deniers publics changera la donne entre politiques et société.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

 

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Justice : les arguments fallacieux de la riposte de François Fillon

Justice : les arguments fallacieux de la riposte de François Fillon | Think outside the Box | Scoop.it

François Fillon, le 1er mars 2017.

 

Le candidat LR à la présidentielle s'est posé comme victime de la cabale de la justice, énonçant de nombreuses contre-vérités dans les sept minutes de son allocution.

 

  •  
    Justice : les arguments fallacieux de la riposte de François Fillon

Ce n’est pas l’épée de Damoclès mais le glaive de Thémis qui est suspendu au-dessus de la tête de François Fillon. Sitôt reçue l’annonce de sa convocation prévue le 15 mars prochain devant le juge d’instruction en vue de sa mise en examen dans l’affaire des emplois présumés fictifs de sa femme et de ses enfants, le candidat de la droite a bouleversé son agenda pour organiser la riposte médiatique.

Après avoir reporté sa visite au Salon de l’agriculture, place à la conférence de presse. Dans son discours d’une petite dizaine de minutes, François Fillon a annoncé qu’il maintenait sa candidature malgré la tourmente judiciaire, rebattant les arguments d’une justice qui chercherait uniquement à lui barrer la route et brouiller le jeu démocratique. Libération revient sur les principales assertions fallacieuses du candidat.

Depuis l’origine et contrairement à ce qui a été dit, je n’ai pas été traité comme un justiciable comme les autres. L’enquête préliminaire a été ouverte en quelques heures.

C’est un élément de langage répété par le camp Fillon depuis le début de l’affaire. En ouvrant une enquête préliminaire dans l’après-midi suivant les révélations du Canard enchaîné, le parquet national financier (PNF) aurait fait preuve d’une célérité inhabituelle. Les exemples où l’on a pu voir le PNF se saisir d’une enquête immédiatement après des révélations de presse sont pourtant nombreux. Dernier exemple en date: les Football Leaks révélés par Mediapart. Le parquet avait annoncé dans un communiqué avoir ouvert une enquête le 12 décembre «à la suite de la publication, les 9 et 12 décembre 2016, d’une série d’articles de presse relatifs aux Football Leaks». Même chose avec les Panama Papers en avril dernier. Les premiers articles du Monde et de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) sont publiés le 3 avril. Et le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour «blanchiment de fraudes fiscales aggravées» le 4 avril. Le lendemain donc.

Sans compter Kader Arif, l’ancien secrétaire d’Etat aux anciens combattants, qui a démissionné en novembre 2014 à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à plusieurs de ses proches. Celle-ci avait été ouverte le 10 septembre après le signalement de deux conseillers régionaux d’opposition le lundi 8 septembre 2014, deux jours plus tôt. Le Canard enchaîné avait révélé toute l’affaire dans son édition du 10 septembre 2014, soit le jour même de l’ouverture de l’enquête… Celle-ci est toujours en cours. Enfin, Aquilino Morelle, ancien conseiller de l’Elysée, a lui aussi démissionné après des révélations de Mediapart sur des soupçons de conflit d’intérêts. Les révélations ont été publiées le 17 avril 2014, et l’enquête ouverte par le PNF le lendemain, le 18 avril. Elle a finalement été classée sans suite.

Quant à savoir si François Fillon est un justiciable comme les autres, la question ne fait aucun doute pour les magistrats. Une source judiciaire rapporte que Eliane Houlette, la patronne du parquet national financier, n’a de cesse de répéter à ceux qui l’interrogent que la «loi est la même pour tous». «La loi, toute la loi, rien que la loi», dit-elle.

Il est sans exemple dans une affaire de cette importance qu’une convocation aux fins de mise en examen soit lancée quelques jours à peine après la désignation des juges sans qu’ils aient pris connaissance du dossier ni procédé à des investigations supplémentaires.

Dénonçant la célérité du parquet, Fillon dénonce aussi la rapidité de sa convocation par les juges d’instruction. Le PNF a ouvert, le 24 février, une information judiciaire pour des faits de «détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquements aux obligations déclaratives à la Haute Autorité sur la transparence de la vie publique». Une semaine avant que François Fillon soit convoqué.

Mais contrairement à ce que prétend François Fillon, la convocation rapide dont il fait actuellement l’objet de la part du juge d’instruction n’est pas «sans exemple». C’est même l’inverse: «Cela n’a rien d’étonnant, explique une source judiciaire. Trois fois sur quatre, les choses se passent de cette façon.» D’ailleurs, ce court délai bénéficie à François Fillon. En effet, à partir du moment où il reçoit sa convocation, il a accès au dossier, ce qui favorise les droits de la défense. De façon paradoxale, François Fillon dénonce donc la célérité de la justice qui, d’une part, lui ouvre des droits, et que, d’autre part, il appelait de ses vœux au début de l’affaire. En meeting à Charleville-Mézière le 2 février,il affirmait: «Pour ma part, je réponds aux enquêteurs et je leur confie toutes les informations nécessaires à la vérité. J’ai confiance dans leur travail et je souhaite que la justice tranche rapidement cette affaire.»

Cette convocation s’inscrit dans la ligne d’une enquête menée depuis le début exclusivement à charge

 

Juste après l’ouverture de l’information judiciaire, les avocats de François Fillon se réjouissaient dans un communiqué d’une «procédure sereine, avec des juges indépendants». Cinq jours plus tard, changement de tonalité: les juges d’instruction comme le parquet national financier avant eux sont accusés de poursuivre une enquête «à charge». Il faut pourtant rappeler que le parquet national financier n’a pas choisi la voie de la citation directe beaucoup plus lourde de conséquences pour François Fillon, préférant passer la main aux magistrats instructeurs. De plus, selon le code de procédure pénale, ces derniers instruisent à charge et à décharge, c’est à dire qu’ils doivent à la fois chercher des preuves d’innocence et de culpabilité de François Fillon. Le garde des Sceaux a d’ailleurs rappelé, ce 1er mars, dans un communiqué : «Les juges d’instruction conduisent leurs enquêtes en toute indépendance, de manière collégiale, dans le respect du contradictoire et de la présomption d’innocence».

Les avocats ont demandé que la chambre de l’instruction de la cour d’appel statue immédiatement sur les irrégularités nombreuses et graves de la procédure, cela leur a été refusé

Les connaisseurs des arcanes de la procédure pénale ont levé un sourcil en entendant cette affirmation de François Fillon. L’avocat blogueur maître Eolas a ainsi ironisé sur Twitter : «Mes avocats ont déposé une demande irrecevable tant que je ne suis pas mis en examen. On leur a refusé. C’est un complot.» La dénonciation juridique des «irrégularités […] de la procédure» qu’ont tentée les avocats de François Fillon doit en effet être entreprise au moyen de l’article 173 du code de procédure pénale, qui dispose : «Si l’une des parties ou le témoin assisté estime qu’une nullité a été commise, elle saisit la chambre de l’instruction par requête motivée».

Or, comme l’indique Me Eolas, François Fillon n’est pas encore mis en examen et n’est donc pas partie de la procédure en cours. D’ailleurs, l’information judiciaire n’a pas été ouverte par le PNF contre François Fillon mais bien contre personnes non-dénommées, laissant aux juges d’instruction le soin de désigner l’auteur des faits présumés. Fillon ou ses avocats ne pourront donc déposer une requête en nullité auprès de la chambre de l’instruction qu’à partir du 15 mars. «Si la requête en nullité était recevable, même avec un dossier vide, la chambre de l’instruction l’aurait examinée et organisé une audience avec les avocats de Fillon, explique Me Alain Mikowski. Mais là, c’est normal qu’elle ne suive pas. Ce n’est qu’un coup de com de Fillon.»

C’est un assassinat en effet, mais par ce déchaînement disproportionné sans précédent connu par le choix de ce calendrier ce n’est pas moi seulement qu’on assassine, c’est l’élection présidentielle

François Fillon use du même renversement sémantique que Marine Le Pen, candidate à la présidentielle du Front national. Dans chacun de ses discours, il chasse l’ombre d’une potentielle mise en examen en insistant sur un statut plus confortable: celui de victime d’un lynchage. Il n’est jamais question d’emplois présumés fictifs mais d’une justice instrumentalisée pour le faire chuter, d’un complot ourdi pour l’empêcher de se présenter à la tête de la France voire d’une prise d’otage de la campagne.

Celui qui ne concède qu’une «erreur» ou «une faute morale», ne voit dans cette procédure judiciaire qu’une volonté de lui nuire. A commencer par le choix du calendrier. Le juge a en effet prévu de le convoquer le 15 mars prochain, soit deux jours avant la fin du recueil des parrainages. Si l’on ne peut exclure le symbole ravageur pour le candidat, le magistrat respecte ici le délai légal «qui ne peut être inférieur à dix jours ni supérieur à deux mois». A l’issue de cette audition, François Fillon pourra être mis en examen pour la totalité ou une partie des faits qui lui sont reprochés ou bien placé sous le statut de témoin assisté.

Pour autant lors de sa conférence de presse, il s’est bien gardé de préciser que ce calendrier tant décrié n’est pas impératif. En effet, rien ne l’empêche de se présenter spontanément à une date antérieure devant les juges. C’est par exemple ce qu’a fait Jérôme Cahuzac. Dans un courrier de mars 2016, il avait demandé aux juges Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir le recevoir pour qu’il «puisse enfin donner les explications qui s’imposent au regard de la détention à l’étranger d’un compte bancaire dont [il est] le bénéficiaire depuis une vingtaine d’années». François Fillon est actuellement libre de livrer «sa vérité» à une date antérieure au 15 mars s’il le souhaite.

 

Valentin Graff , Pauline Moullot , Julie Brafman Photo Albert Facelly

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Ancien assistant parlementaire, Eric Naulleau estime qu'il lui faudrait à peine "45 secondes" pour prouver le travail effectué

Ancien assistant parlementaire, Eric Naulleau estime qu'il lui faudrait à peine "45 secondes" pour prouver le travail effectué | Think outside the Box | Scoop.it

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DOUTES - Invité d'Audrey Crespo-Mara, Eric Naulleau qui a été lui-même attaché parlementaire, est revenu ce lundi sur l'affaire Fillon. Il estime qu'un attaché parlementaire travaille beaucoup, et qu'il est aisé de savoir s'il a bien occupé ce poste. Il dit aussi qu'un attaché parlementaire est, en général, beaucoup moins payé que ne l'était Penelope Fillon.

 

"C’est vrai, j’ai occupé un poste d’assistant parlementaire". Voilà une facette d’Eric Naulleau que le grand public ne connaissait pas. Au milieu des années 1990, l’essayiste, chroniqueur et critique littéraire a été pendant cinq ans l’assistant parlementaire d’un sénateur socialiste (ndlr : Louis Perrin, sénateur du Val d’Oise), "sans être encarté", précise-t-il.

 

Une fonction qui fait de lui un ancien collègue de Penelope Fillon, englué dans cette affaire d’emploi fictif depuis quelques semaines ? Pas sûr. Sans accuser la femme de l’ancien Premier ministre, il émet fortement des doutes sur l'emploi en question, pour plusieurs raisons.

 

"Les assistants parlementaires - quand ils travaillent, quand ils ne sont pas fictifs - ils travaillent vraiment beaucoup. Et ils sont beaucoup moins payés que les salaires annoncés pour Penelope".

 

Alors que Penelope Fillon aurait touché en tout près d’un million d’euros, selon Le Canard Enchaîné, il rappelle ce qu'il gagnait  à l’époque : "Dans le milieu des années 1990, on était payés 9.000 francs par mois, beaucoup moins que les sommes annoncées".

"Ce n'est pas bon signe"

Et de continuer. "Si on m’avait soupçonné d’emploi fictif, ça aurait pris 45 secondes pour me disculper, car les preuves étaient abondantes". Rappelant à plusieurs reprises que le poste d’assistant parlementaire est un "travail à plein temps", un "vrai boulot", Eric Naulleau remet en question implicitement l'emploi occupé par Penelope Fillon.

 

"Un attaché parlementaire, il est très facile d’établir la véracité ou le coté fictif de son travail. Si après plusieurs semaines d'enquête des services spécialisés on n’y arrive pas, ce n’est pas bon signe." Avant de terminer. "Je laisse chacun en tirer les conclusions".

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Les radios sont unanimes : vive le bipartisme !

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Les invités politiques des matinales de France Inter, RTL et Europe 1 (septembre-décembre 2016).

 

 

À la radio, les matinales ont réellement débuté leur campagne en septembre 2016 en donnant la parole aux membres du Parti socialiste et des Républicains. Pour les autres, il n’est resté que quelques miettes à se partager.

L’élection présidentielle française se déroulera les 23 avril et 7 mai 2017. Pourtant, la campagne dans les médias avait déjà commencé en octobre 2012 dans Le Journal du Dimanche : « Le JDD a refait le match de la dernière présidentielle. Six mois après, Nicolas Sarkozy serait en tête au premier tour et les deux candidats [Nicolas Sarkozy et François Hollande] à égalité au second. » (14 octobre 2012) Cette information inutile n’est que la première d’une longue série.

Quatre ans plus tard, en septembre 2016, débute donc la grande rentrée de la campagne présidentielle. Entre les primaires (à droite, à gauche, ou à Europe Écologie les Verts (EELV)), l’annonce (ou non) de François Hollande de briguer une seconde mandature et les interrogations sur les intentions d’Emmanuel Macron (ira-t-il ou pas ?), les médias ne savent plus où donner de la tête. Très rapidement, la presse se trompe en voyant Juppé gagner face à Sarkozy dans une primaire que François Fillon va largement remporter. Les mêmes tombent de haut quand François Hollande déclare qu’il ne se présentera pas. Les chaînes d’information en continu commentent les commentaires des uns et des autres… en continu. Et les radios roulent pour le bipartisme, distribuant des cartons d’invitations pour les membres du Parti socialiste (PS) et des Républicains (LR).

 


Des chiffres accablants

Sur ce point, le recensement des invités des tranches matinales de trois radios généralistes les plus écoutées (France Inter, RTL et Europe 1) [1] est sans équivoque.

Du 5 septembre au 23 décembre 2016, nous avons relevé 235 invités dans les trois matinales [2] dont 163 sont des hommes et des femmes appartenant à des partis politiques. Les autres invités (72) sont des intellectuels (17), des artistes (11), des PDG ou représentants du patronat (11), des économistes orthodoxes (7), des hommes politiques étrangers (6), des syndicalistes (3) [3], des économistes hétérodoxes (2) et des professionnels d’autres corps de métiers (15).

Le premier constat est terrible : parmi les 235 invités, nous comptabilisons seulement 32 femmes pour 203 hommes, soient 13,6% de femmes qui s’expriment dans les trois matinales les plus écoutées…

En regardant la proportion de femmes invitées dans les matinales selon les radios, on constate que France Inter a convié 15 femmes pour 69 hommes, RTL, 12 femmes pour 64 hommes et Europe 1, seulement 5 femmes pour 70 hommes. Jean-Pierre Elkabbach, l’intervieweur de la tranche horaire, ne brille pas par son féminisme…

Graphique 1 : répartition des invités sur France Inter, Europe 1 et RTL selon le genre



Sur les 163 invités politiques, 64 appartiennent au PS et 67 à LR, soit 81% des invités. Les 31 places restantes sont partagées entre le FN (8 invitations), EELV (8), le Modem (3), Jean-Frédéric Poisson (3), Debout la France (2), François de Rugy (2), Nicolas Hulot (2), le PC (1), Emmanuel Macron (1), Philippe de Villiers (1) et Jean-Pierre Chevènement (1).


Graphique 2 : Nombre d’invités de chaque parti toutes radios confondues



Cette bipolarisation, reflet de la Ve République et de son bipartisme, était exactement du même acabit en 2006 comme nous le relevions ici-même : « sur les 161 invités politiques des matinales (du 4 septembre au 30 novembre [2006]), 62 appartiennent au PS et 68 à l’UMP, soit plus de 80% des invités. » Les autres partis se partageaient déjà les miettes.

Le troisième constat est que si l’on excepte la venue de Ian Brossat (PC) le 1er novembre sur RTL, pas un seul représentant de la gauche de gauche, non gouvernementale, n’a été invité durant quatre mois. Ni Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise [4], ni Philippe Poutou du NPA et ni Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière, pourtant tous les trois candidats à l’élection présidentielle, n’ont été conviés. De plus, pas un seul porte-parole de la gauche « antilibérale » ne s’est exprimé sur les plateaux des trois grandes radios en tant qu’invité principal des matinales [5].

Enfin, le FN, qui récolte désormais des scores comparables à ceux du PS et de LR aux premiers tours des élections, n’a bénéficié que de 4,9% des invitations.

 


Des chiffres inéquitables

En zoomant sur la composition des invitations de chaque radio, on constate que France Inter est certainement celle qui privilégie le plus la « bipolarisation » puisque 87,5% des invités sont membres des deux partis (PS et LR). De plus, la radio publique fait la part belle à la gauche « de gouvernement » : 50% des invités sont membres du PS et 7,5% de EELV. Ainsi, LR – malgré la primaire de la droite – n’a bénéficié « que » de 37,5 % des invitations. Sur RTL, l’équilibre est plus visible (PS : 36,8% et LR : 36,8%). Enfin, Europe 1 s’est passionné pour la primaire de droite (49,1% pour LR, et 34,5% pour le PS). Pour les autres : des miettes, encore et toujours.


Graphique 3 : Nombre d’invités de chaque parti par radio



Chez les Républicains, Alain Juppé arrive en tête avec sept invitations (viennent ensuite François Fillon avec six passages, puis Bruno Le Maire et Jean-Pierre Raffarin avec quatre invitations). Au PS, Benoît Hamon (5 fois) a été plus souvent convié que Manuel Valls (4) ou Ségolène Royal (4). Marine Le Pen n’a été invitée qu’une seule fois et Jean-Luc Mélenchon aucune fois.


***


À la lecture des recommandations du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), le sang peut vite monter à la tête. S’il est clairement indiqué que – hors période électorale [6] - l’opposition parlementaire doit bénéficier au minimum de la moitié du temps de parole cumulé du Président, du gouvernement et de la majorité parlementaire, le flou est de mise dès lors qu’il s’agit des interventions des personnalités relevant de formations parlementaires n’appartenant ni à la majorité ni à l’opposition ou à des formations politiques non représentées au Parlement : « Les éditeurs [de services de radio et de télévision] assurent à ces personnalités un temps d’intervention équitable au regard des éléments de représentativité des formations politiques auxquelles elles se rattachent, notamment le nombre d’élus et les résultats des consultations électorales. »

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup… Et au regard des chiffres dévoilés plus haut, on se demande quelle peut être la définition du « temps d’intervention équitable » selon le CSA. Et selon France Inter, RTL et Europe 1, donc.


Mathias Reymond


Post-scriptum (6 février 2017 à 12h) : l’invitation d’Emmanuel Macron sur RTL le 5 octobre 2016 avait échappé à notre sagacité. Cela ne change rien à notre constat d’ensemble, mais l’article a été modifié en conséquence.

 

Jacques Le Bris's insight:

Cette étude montre le soutien de "France Inter, RTL et Europe 1" à ce qui est devenu notre oligarchie française.

 

Remarque : il y a bien longtemps que je n'écoute plus ces radios en devenant un inconditionnel de RMC... Là où la démocratie est encore préservée.

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Californie : près de 200 000 personnes évacuées en aval d’un barrage qui menace de céder

Californie : près de 200 000 personnes évacuées en aval d’un barrage qui menace de céder | Think outside the Box | Scoop.it

Les autorités craignent que le déversoir auxiliaire du principal barrage des Etats-Unis sur le lac Oroville s’effondre, après des semaines de fortes pluies.

 

Les autorités californiennes ont ordonné dimanche 12 février l’évacuation immédiate de la population vivant en aval du barrage du lac Oroville, dont la structure pourrait s’effondrer, après les fortes pluies enregistrées ces derniers jours. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le shérif du comté de Butte ordonne à la population d’évacuer, précisant à trois reprises qu’il « ne s’agit pas d’un exercice ».

Près de 200 000 personnes étaient en cours d’évacuation lundi dans la région menacée par les inondations.

 

Des centres d’accueil ont été mis sur pied

Le barrage de 235 mètres de haut n’est pas lui-même en danger d’effondrement, selon le département des ressources en eau de Californie, mais les inquiétudes concernent le déversoir auxiliaire d’urgence en raison de l’érosion de son couvercle bétonné qui a commencé samedi à laisser échapper de l’eau.

Les autorités ont organisé un lâcher d’eau de 2 830 m3 par seconde depuis le bassin réservoir pour y faire baisser le niveau d’eau, ce qui a permis de stopper dimanche soir le flux vers le déversoir auxiliaire, selon un porte-parole du département des ressources en eau, Doug Carlson, cité par le journal Sacramento Bee.

Même si le danger immédiat semble dorénavant écarté, l’ordre d’évacuation reste en place alors que les autorités évaluent également la solidité du déversoir principal, parallèle au déversoir auxiliaire et également endommagé.

Des centres d’accueil ont été mis sur pied à Chico, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de la ville, mais les routes menant à cette localité se sont rapidement remplies de véhicules fuyant la zone menacée.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/02/13/etats-unis-les-autorites-californiennes-ordonnent-l-evacuation-immediate-en-aval-d-un-barrage_5078750_3222.html#U6BhMyk7jqoPpck0.99

 

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La cérémonie 2017 des Prix éthiques et des Casseroles

La cérémonie 2017 des Prix éthiques et des Casseroles | Think outside the Box | Scoop.it

Anticor a remis ses Prix éthiques et ses Casseroles pour l’année 2016, le 28 janvier 2017, à la Maison de l’Amérique Latine, devant plus de 200 personnes. Chaque année, en effet, l’association récompense les comportements vertueux et les actions exemplaires de l’année précédente.

La liste des récipiendaires met traditionnellement à l’honneur journalistes, lanceurs l’alertes, citoyens engagés, élus ou artistes. Cette année, Anticor a fait la part belle aux jeunes en récompensant « Osons causer » et « Le Fil d’Actu ». L’association reconnaît ainsi l’importance des nouveaux médias dans la lutte contre la corruption, la fraude fiscale et le gaspillage de l’argent public.

La soirée était animée par la comédienne Audrey Vernon qui a conclu la soirée en espérant l’avènement « d’une démocratie idéale serait composée de citoyens qui s’évertueraient à mériter un prix éthique » !

 

 

Prix éthiques

1/ Jacques Duplessy et Guillaume de Morant pour leur enquête sur la corruption endémique dans leur livre Le tour de France de la corruption (Grasset). Jacques Duplessy et Guillaume de Morant sont deux journalistes indépendants. Ils dressent un tableau édifiant de la corruption hexagonale ordinaire: conflits d’intérêts, népotisme, appels d’offres truqués, enveloppes de billets, train de vie luxueux aux frais du contribuable.

2/ Christian Chesnot et Georges Malbrunot pour leur travail sur la corruption de certains responsables politiques français et la publication du livre Nos très chers émirs (Michel Lafon). Christian Chesnot et Georges Malbrunot dénoncent dans ce livre-enquête les « dérives » de la relation entre le Qatar et des personnalités politiques de tous bords, dont Jean-Marie Le Guen qui a décidé de porter plainte pour diffamation.

3/ Le collectif Osons Causer, pour leur regard critique et pertinent sur l’actualité et la corruption sur leur chaîne Youtube « Osons Causer ». Ludovic Torbey, Stéphane Lambert et Xavier Cheung ont plus de 98 000 abonnés sur leur chaîne. « Osons Causer » est un vidéoblog qui cherche à construire et transmettre des outils de compréhension du monde. Ils travaillent en collaboration avec Médiapart.

4/ Tatiana Jarzabek-Ventôse pour le « Fil d’actu ». Le Fil de l’Actu diffuse, chaque semaine, un JT d’une dizaine de minutes. Chaque mardi, Tatiana Jarzabek enregistre un JT diffusé sur les réseaux sociaux et sur leur chaîne Youtube.

Le Fil d’Actu et Osons Causer ont édité un livre, #OnVautMieuxQueCa (Flammarion).

5/ Daniel Ibanez pour organiser, chaque année, le Salon des lanceurs d’alerte (Des Livres et l’Alerte) et pour son travail de lanceur d’alerte sur les dessous du tunnel Lyon-Turin. Son salon encourage est un espace de réflexion sur le lancement d’alerte et le rôle de ceux qui la déclenchent. Daniel Ibanez est également l‘auteur de Trafics en tous genres (tim buctu éditions) et Lyon-Turin les « Réseaux » qui déraillent (tim buctu éditions).

6/ Françoise Verchère pour son action et son combat avec les armes du droit contre le projet Notre-Dame-des-Landes. Ancienne élue et ancien Maire de Bouguenais, elle connaît tous les dessous du projet de cet aéroport. Elle est d’ailleurs l’auteur de Notre-Dame-des-Landes, la fabrication d’un mensonge d’État, dans lequel elle s’interroge sur les modalités de la décision publique et la place des citoyens dans une démocratie  (tim buctu éditions).

7/ Rémy Garnier est le lanceur d’alerte de l’affaire Cahuzac. Il reçoit un prix éthique pour son courage face aux obstacles dressés par sa hiérarchie dans ce dossier. Ancien inspecteur des impôts, il a révélé à sa hiérarchie, dès 2008, l’existence d’un compte appartenant à Jérôme Cahuzac (alors ministre délégué au Budget de la France de mai 2012 à mars 2013), en Suisse.

8/ François Ruffin pour son film « Merci patron ! » posant par l’humour la question de l’éthique des affaires. « Merci patron! » est un documentaire satirique. François Ruffin montre son parcours pour porter auprès de Bernard Arnault, la voix de la famille Klur dont le père et la mère ont été licenciés de l’entreprise Ecce, sous-traitant du groupe LVMH, à la suite d’une délocalisation de la production. Par ailleurs, François Ruffin est le fondateur et le rédacteur en chef du                                    journal Fakir.

9/ Nicole Ferroni pour avoir notamment dénoncé la directive « Secret des affaires » et beaucoup d’autres dysfonctionnements démocratiques, avec humour et pertinence. Nicole Ferroni est une comédienne et humoriste. Depuis février 2013, elle tient une chronique hebdomadaire sur les ondes de France Inter, dans la matinale de Patrick Cohen. Le 14 avril 2016, jour du vote de la loi sur le secret des affaires au parlement européen, elle publie une vidéo contre le projet de loi. En moins de deux jours, la vidéo a été vue près de 7 millions de fois.

Casseroles

1/ Prix de l’acharnement à Sylvie Andrieux. Elle était député des Bouches-du-Rhônes, jusqu’à sa démission le 8 décembre 2016. Elle a siégé à l’Assemblée nationale avec un bracelet électronique afin de reculer l’échéance de sa démission, qui lui a finalement été imposée en novembre 2016, date du rejet de son pourvoi par la cour de cassation. Cette décision rend définitive la condamnation de l’élue à quatre ans de prison dont trois avec sursis, 100 000 euros d’amende                                  et cinq ans d’inéligibilité pour « détournement de fonds publics ».

François Colcombet, juge à la Cour de Justice de la République de 1997 à 2002.

2/ Prix de la connivence à la Cour de Justice de la République. Cette juridiction a été créée, en 1993, pour juger les crimes ou délits commis par les membres du Gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Christine Lagarde est la septième ministre à comparaître devant cette cour.

Nous remercions la Maison de l’Amérique Latine pour nous avoir chaleureusement accueilli.

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Dix économistes en faveur du revenu universel de Hamon

Dix économistes en faveur du revenu universel de Hamon | Think outside the Box | Scoop.it

Thomas Piketty co-signe une tribune de soutien au revenu universel. 

 

"Économiquement et socialement, le revenu universel d'existence peut être pertinent et innovant", écrivent 10 économistes de renom dans une tribune au Monde, parmi lesquels figurent Thomas Piketty, Emmanuel Saez (université de Californie à Berkeley), Antoine Bozio (École d'Économie de Paris) ou encore la sociologue Dominique Méda.

 

 

Le revenu universel, proposition phare du finaliste à la primaire socialiste Benoît Hamon, "peut être économiquement crédible et socialement audacieux", estiment dans une tribune publiée dansLe Monde une dizaine d'économistes, dont Thomas Piketty. "Économiquement et socialement, le revenu universel d'existence peut être pertinent et innovant", écrivent les signataires de cette tribune, parmi lesquels figurent, outre Thomas Piketty, Emmanuel Saez (université de Californie à Berkeley), Antoine Bozio (École d'Économie de Paris) ou encore la sociologue Dominique Méda.

Soulignant que le candidat à la primaire fait face avec cette proposition "à un procès en incompétence gouvernementale", les auteurs de la tribune estiment que le revenu universel d'existence, "correctement conçu et précisé", peut "constituer un élément structurant de la refondation de notre modèle social". "Benoît Hamon n'a jamais dit qu'il allait verser 600 euros par mois à 50 millions d'adultes", soulignent-ils. "Au contraire : il a explicitement évoqué le fait que le nouveau système pourrait être sous conditions de ressources et concernerait uniquement les salaires inférieurs à 2.000 euros, avec des montants qui ne seraient évidemment pas les mêmes pour tous". De fait, le chiffrage souvent avancé de 300 à 400 milliards d'euros pour cette mesure est "fantaisiste", selon eux.

 

Plus d'autonomie pour la jeunesse

Pour les universitaires, "son instauration dès le début du prochain quinquennat pour les 18-25 ans est susceptible de redonner de l'autonomie à notre jeunesse et de constituer une réponse à ce que sont aujourd'hui les conditions d'obtention d'une qualification supérieure et d'entrée dans la vie professionnelle". Pour les travailleurs à bas salaires, ils jugent qu'il serait plus pertinent de ne pas verser de prime d'activité, perçue seulement plusieurs mois plus tard et uniquement s'ils en font la demande. A l'inverse, il vaudrait mieux selon eux augmenter d'autant le salaire net des travailleurs, afin de revaloriser les bas salaires. "Pour toutes les personnes disposant d'un emploi stable, le complément de revenu doit être versé de la façon la plus automatique et universelle qui soit, c'est-à-dire directement sur le bulletin de salaire", ajoutent les économistes.

Contrairement à ce qu'affirment les auteurs de cette tribune, le candidat propose bien pourtant l'instauration d'un revenu universel pour tous, d'un montant de 750 euros "à terme". Il imagine trois étapes pour sa mise en oeuvre. "Pour la première étape, dès 2018, le RSA sera augmenté de 10% à hauteur de 600EUR et versé automatiquement à tous les ayants droit. La même année, un revenu d'existence sera versé à tous les jeunes de 18 à 25 ans quel que soit leur niveau de ressources", peut-on lire sur son site internet. "Une grande conférence citoyenne sera ensuite lancée. Elle permettra de fixer le périmètre du revenu universel (montant, financement, articulation avec les autres allocations sociales, calendrier de mise en oeuvre). Ce revenu sera ensuite étendu à l'ensemble de la population. A terme, il atteindra la somme de 750 euros", poursuit-il.

Devant les journalistes de l'Ajis (Association des journalistes d'information sociales), le 13 janvier, Benoît Hamon avait évoqué pour la deuxième étape une "généralisation partielle du revenu universel sous condition de ressources", "d'ici la fin du quinquennat"; et pour la troisième, "sur un second quinquennat", une généralisation hors conditions de ressources. Dans Libération, le 5 janvier, Benoît Hamon avait souhaité que le revenu universel puisse "se faire à l'échelle du quinquennat", précisant toutefois ne pas pouvoir s'engager formellement sur "2022".

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Trump accueille le corps du premier soldat mort sous sa présidence

Trump accueille le corps du premier soldat mort sous sa présidence | Think outside the Box | Scoop.it

Une opération commando a été menée au Yémen dimanche contre un site d’Al-Qaida. Six autres soldats américains ont été blessés.

 

Le président américain Donald Trump s’est rendu mercredi 1er février après-midi sur la base militaire de Dover, dans le Delaware, pour accueillir la dépouille du premier soldat américain tué sous sa présidence, lors d’une opération commando au Yémen. C’est sur cette base aérienne de la Côte est qu’arrivent les corps des soldats américains tués en opération.

Donald Trump s’est rendu sur place en hélicoptère depuis la Maison Blanche, accompagné de sa fille Ivanka. La cérémonie sur la base aérienne a eu lieu dans l’intimité, à la demande de la famille.

 

Lutte contre Al-Qaida

Le soldat tué, William « Ryan » Owens, 36 ans, appartenait aux Navy Seals, les prestigieux commandos américains de marine, spécialistes notamment des opérations éclairs contre les réseaux extrémistes. Il a été tué dimanche lors d’une opération militaire américaine au Yémen contre un site d’Al-Qaida, durant laquelle six autres soldats américains ont été blessés, selon le dernier bilan du Pentagone.

Quatorze combattants du groupe extrémiste ont été tués dans l’opération à Yakla, dans le centre du Yémen, a affirmé par ailleurs le Pentagone.

Une source yéménite a avancé un bilan beaucoup plus lourd de 41 membres d’Al-Qaida tués, dont des chefs, ainsi que huit femmes et huit enfants. Parmi les enfants tués figure notamment une fille de l’imam américano-yéménite Anwar Al-Aulaqi, selon un membre de sa famille.

 

Renseignement

L’opération commando avait pour but de recueillir du renseignement, notamment en saisissant ordinateurs et appareils électroniques, sur l’organisation d’Aqpa (Al-Qaida dans la péninsule Arabique), considérée par les Américains comme la plus dangereuse du réseau extrémiste.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, a affirmé mercredi que le raid ne pouvait être qualifié de « succès à 100 % » du fait de la mort du sous-officier Owens. Mais il a permis d’acquérir une « quantité énorme » d’informations sur Al-Qaida, a-t-il souligné. Le raid est le premier de ce type à avoir été autorisé par Donald Trump. Mais le Pentagone a affirmé qu’il était en préparation depuis longtemps, avec l’accord de la Maison Blanche de Barack Obama.

Ce sont des « raisons opérationnelles » qui ont fait que le raid a eu lieu dimanche et non pas il y a deux semaines, quand le président Barack Obama était encore au pouvoir, a expliqué lundi le porte-parole du Pentagone Jeff Davis.

Un avion-hélicoptère V-22 Osprey américain a fait un atterrissage brutal pendant l’opération et a dû être détruit pour éviter qu’il ne tombe entre les mains d’Al-Qaida.



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Cinq arguments anti-Macron qui vous donneront une folle envie de voter pour lui

Cinq arguments anti-Macron qui vous donneront une folle envie de voter pour lui | Think outside the Box | Scoop.it

Alors quels sont-ils ces arguments? J'en ai retenu cinq, et dans un soucis d'efficacité et de bonne compréhension, j'irai du plus stupide au... plus stupide.

 

1-"Macron, Il est trop jeune..."

 

Je vous avais prévenu que je commencerai par l'argument le plus stupide!

Donc en politique, un candidat ne deviendrait compétent pour diriger la France qu'à l'âge où la société civile vous demande de laisser votre place et de prendre votre retraite? 40 ans ce serait donc trop jeune? Mais trop jeune pour quoi?

 

- Trop jeune pour marcher sur la Lune comme Neil Armstrong qui avait 39 ans quand il fit ce grand pas pour l'humanité?

- Trop jeune pour avoir du cœur et pratiquer la première greffe cardiaque comme le fit le professeur Barnard, à l'âge de 42 ans.

 

- Trop jeune pour recevoir le prix Nobel comme Albert Einstein à 43 ans ou encore trop jeune pour devenir Président d'un grand pays comme John Fitzgerald Kennedy élu Président des Etats Unis à 44 ans?

 

Et à bientôt 40 ans Emmanuel Macron serait trop jeune pour diriger la France!

Mais si les exemples de l'Histoire n'étaient pas suffisants pour démontrer l'irrecevabilité de cette attaque, alors je vous ferais un aveu. Je voterai Emmanuel Macron le 23 Avril aussi, parce qu'une fois dans ma vie, j'aimerais avoir un Président jeune. Non pas que je considère la jeunesse comme une qualité en soit mais en revanche il y a des jours où la vieillesse m'apparaît comme un sacré défaut!

 

2 - Il manque d'expérience?

Argument corollaire du précédent et largement diffusé. S'il est jeune, forcément il manque d'expérience!

Là je dois vous avouer que je suis un peu embêté car ils n'ont pas tout à fait tort et je peux bien vous l'avouer ... je trouve qu'il manque franchement d'expérience le minot.

En même temps, Emmanuel Macron,

  • Il n'y a pas 30 ou 40 ans qu'il fait de la politique;
  • Il n'y a pas 30 ou 40 ans qu'il baigne dans le système et qu'il pantoufle au sein des appareils de partis;
  • Il n'y a pas 30 ou 40 ans qu'il flirte avec les petits arrangements, les compromissions, les petites et grandes lâchetés;
  • Il n'y a pas 30 ou 40 ans qu'il est complice de la situation dramatique dans laquelle se trouve la France aujourd'hui.

Alors oui, il manque sûrement d'expérience mais c'est aussi pour cela que je voterai pour lui

 

3-"Il a un programme un peu tiède, un programme qui veut plaire à tout le monde!"

Comment peut-on reprocher cela à un homme qui brigue la plus haute fonction de l'Etat, être Président des français, Président de tous les Français? Comment peut-on lui reprocher de vouloir rassembler ces mêmes français dès le premier jour de sa campagne?

Comment ses adversaires, les Hamon, Fillon, Mélenchon, Le Penon... peuvent-ils - durant des mois de campagne - être des candidats clivant et dogmatiques et vouloir nous faire croire que dès le premier jour de leur mandat... Pouf pouf je remets les compteurs à zéro, j'aime tout le monde et j'explique au soir du 7 Mai que je vais rassembler tous les français!

À ces pompiers pyromanes je préfère un candidat qui rassemble dès le premier jour et dont toute l'action et le comportement sont portés par ce désir de réunir tous les progressistes, où qu'ils soient, autour d'un nouveau projet pour la France.

 

4-"Il n'a pas de conviction"

Evidemment pour les esprits étroits, si vous n'êtes ni de gauche ni de droite c'est forcément que vous n'avez pas de conviction.

Mais si avoir des convictions c'est rester dans la petite case dans laquelle les partis tentent de nous cantonner depuis toujours,

si avoir des convictions c'est être un conservateur de droite ou un conservateur de gauche alors nous sommes de plus en plus nombreux à ne pas avoir de convictions!

En revanche si avoir des convictions c'est penser que les vieux logiciels des partis sont plein de bogues et cela même

depuis leur conception, qu'ils sont bourrés de virus depuis plus de 40 ans, qu'ils sont obsolètes et qu'il est urgent d'en changer alors me voilà plus que jamais rassuré sur la force de mes convictions et celles de tous les "marcheurs".

J'ai gardé pour la fin l'argument le plus infamant aussi ne laissez pas ce texte à la portée des enfants et accrochez-vous car cela va secouer.

 

5-"Emmanuel MACRON a été banquier!"

Je vous avais prévenu, c'est violent!

Banquier! Ah la belle affaire!

Evidemment, un homme politique qui a travaillé, de plus qui a travaillé dans une entreprise, et surtout qui a travaillé dans une entreprise du secteur privé, c'est assez troublant!

Un candidat qui n'a pas fait de la politique son métier et son gagne pain oui c'est assez choquant!

Un candidat qui connait certes la macro économie mais qui s'est aussi frotté à la micro-économie c'est à dire à la réalité des entreprises et à celle de la mondialisation et qui du coup saurait de quoi il parle... là ça fait franchement très peur.

J'ajouterai : Un candidat qui fait de la politique avec le seul financement de ses sympathisants et pas avec l'argent des contribuables, c'est totalement bouleversant!

A croire qu'il cherche les ennuis et à s'attirer les foudres de tous les candidats. Pour quelqu'un qui veut plaire à tout le monde il pousse le bouchon un peu loin Emmanuel.

Bien sûr je pourrais continuer ainsi encore longtemps. Les arguments, ou le plus souvent les rumeurs ne manquent pas car quand un candidat n'a pas de casseroles ses adversaires doivent faire preuve de beaucoup d'imagination et de créativité et ils n'en manquent pas.

(...)

Patrick Robin

Co-fondateur Avolta partners

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"Moi président" : vos propositions pour faire bouger la campagne

"Moi président" : vos propositions pour faire bouger la campagne | Think outside the Box | Scoop.it

Le mois dernier, France-Inter et "l'Obs" ont fait appel à vos idées pour faire avancer cette campagne. Voilà ce que vous nous avez répondu.

 

Vous avez été près de 2.900 à répondre à l’appel à propositions lancé par "l’Obs" et France-Inter. L’idée était simple : vous donner l’occasion d’exprimer vos idées, vos "solutions", en vue de l’élection présidentielle. Nous ne nous attendions pas à recevoir tant de réponses, signe d'un vraie désir de participation, en tout cas d'une partie des électeurs (car à bien y regarder, le profil sociologique des répondants reflète certainement le lectorat et l'audience des deux médias initiateurs).

Le questionnaire était divisé en huit thèmes, qui n'ont pas tous suscité le même intérêt. Un quart des propositions (23%) s'est porté sur la rubrique "Réveiller la démocratie", ce qui confirme l’attrait pour les questions institutionnelles, très présentes dans les programmes et discours des candidats. Le deuxième thème privilégié est l’éducation, avec 15% des réponses. Puis viennent l’environnement (12%), le travail (11%), le vivre-ensemble (8%), la santé (7%), le numérique (1%) et la culture (1%). Le reste étant proposé sous la bannière "une autre idée".

Réveiller la démocratie

Comme ce fut le cas pendant les débats de la primaire de gauche, il a été beaucoup question du tirage au sort, que ce soit pour créer une assemblée citoyenne remplaçant le Sénat, élire des conseillers municipaux ou faire participer les citoyens au contrôle de l'application des lois.

La question du non-cumul des mandats dans le temps est aussi très souvent revenue, de même que la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés. Ces thèmes sont largement abordés par les candidats à la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon défendent la reconnaissance du vote blanc et l'interdiction du cumul dans le temps. Emmanuel Macron veut, lui, limiter à "trois mandats identiques successifs".

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Alors que des députés assurent que la corruption pourrait être limitée par l'augmentation de leur rémunération, vous avez été nombreux à réclamer une "baisse du salaire des politiques", la solution la plus souvent citée étant de l’indexer sur le salaire médian (autour de 1.770 euros net). Des développeurs (esprit mathématique oblige ?) ont souvent aussi défendu des modes de scrutin basés sur le jugement majoritaire, qui se déroule sur un seul tour et demande à l'électeur d'évaluer les mérites de chacun des candidats : très bien, bien, assez bien, passable, insuffisant, à rejeter. Cette idée a été défendue par le think tank Terra Nova, proche du Parti socialiste. 

 

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

Trouver un mécanisme juridique pour obliger le gouvernement à prendre rapidement les décrets d’application.

"J’ai toujours été étonnée par le fait que certaines lois n’entrent en vigueur que très tardivement parce que le gouvernement n’a pas pris les décrets d’application. A ma petite échelle, j’ai été confrontée à un  problème similaire lorsque j’ai déposé mon dossier de retraite. J’avais été longtemps maître auxiliaire dans l’Education nationale et la loi de 2003 me permettait de faire reconnaître ces années. Seulement, il m’a fallu attendre environ deux ans avant la publication d’un arrêté reconnaissant la validation des services auxiliaires ! Je ne suis pas juriste, mais j’imagine qu’il doit bien y avoir un moyen d’obliger les ministères à prendre les décrets dans des délais raisonnables."

Nicole, 70 ans, retraitée de l’Education nationale, Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise).

 

Développer une application smartphone de démocratie participative.

"Les citoyens ont le sentiment de ne pas être assez entendus. La fabrique de la loi est polluée par les lobbies et la perte de confiance dans nos représentants. Heureusement, le numérique nous permet de nouvelles possibilités. L’une d'elles serait de faire participer les citoyens aux votes des lois via une application en ligne, disponible aussi sur smartphone. Chacun pourrait ainsi donner son avis sur un texte de loi en indiquant s'il est pour ou contre et pourquoi. Ça serait une vraie démocratie participative et, à terme, on pourrait aller jusqu’à diminuer le nombre de députés et faire des économies ! Il faudra que cette application soit simple d’accès et qu’elle n’exclut pas les personnes moins à l’aise avec le numérique. Pour ce faire, elle pourrait s’appuyer sur des envois de SMS. C'est à la portée de tout le monde !"

Nicolas, 30 ans, développeur à Landaul (Morbihan).

 

Réinventer l’éducation

Les travaux de Céline Alvarez sur l’éducation ont fait des émules. Beaucoup de participants ont cité son best-seller ("les Lois naturelles de l'enfant") à l'appui de la défense d'une nouvelle pédagogie, croisant la pédagogie Montessori et les sciences cognitives.

La réduction du nombre d’élèves par classe est aussi fréquemment évoquée (une version alternative étant la présence, pour certaines classes, de deux enseignants : l’un pour "faire classe" et l’autre pour aider "les élèves en perdition"). Certains proposent de s'appuyer sur les retraités de l’Education nationale, en les indemnisant, pour soutenir ces enfants en difficulté.

La question de la formation des parents (oui, oui) est aussi revenue fréquemment, soit sous la forme d’un "permis d'éducation", "comme le permis de conduire" ou d’un apprentissage aux risques rencontrés par les jeunes (addictions, hygiène de vie, dangers...), délivré pendant le congé maternité/paternité ou lors d'une journée spéciale à laquelle tous les nouveaux parents seraient convoqués. 

Enfin, plusieurs internautes souhaitent une formation en secourisme plus poussée dans le cursus scolaire, tandis que d'autres insistent sur l'apprentissage de l'anglais ("créer des programmes en anglais à la télévision", "anglais dès la maternelle").

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

Créer, pour les lycéens, un crédit-temps de 200 heures à effectuer en milieu professionnel.

"Je vois sans cesse des jeunes qui évoluent coupés du monde professionnel. A 20 ans, ils se demandent vers quelle filière s’orienter et n’ont qu’une idée assez floue de ce qu’est une entreprise. Certes, il y a le stage de 3e, mais il ne dure que quelques jours et fonctionne au réseau. Quant aux conseillers d’orientation, ils sont très peu nombreux en comparaison du nombre d’élèves. Je pense que l’une des façons de réduire cette distance serait de demander aux lycéens d’effectuer 200 heures en entreprise ou une administration tout au long de leur scolarité. Les élèves seraient libres de répartir ces heures comme ils l’entendent, avec la possibilité d’y intégrer leur boulots d’été. Pour casser l’effet 'réseau', il faudrait que l’Etat trouve une façon d’inciter les entreprises à accueillir des lycéens. Ce système aurait des effets bénéfiques : revaloriser des métiers manuels en brisant les clichés, tempérer des envies qui ne correspondent pas à la réalité de la profession et donner confiance à des jeunes en échec scolaire. A mon sens, un stage en entreprise affine l’esprit critique et favorise la connaissance de soi." 

Céline, 47 ans, auxiliaire de vie scolaire et coach d’orientation, Orléans (Loiret).

Inclure le permis de conduire dans le cursus de l’Education nationale.


"J’ai réalisé que passer le permis de conduire était un parcours du combattant lorsque mes deux enfants s’y sont mis. C’était très cher, il a été compliqué de trouver une auto-école, puis il a fallu attendre d’avoir une place pour passer l’examen. Il faut dire que j’habite dans une zone frontalière proche de la Suisse, aux niveaux de prix très élevés et un peu oubliée des infrastructures publiques françaises... Et puis, on se demande parfois si ce n'est pas du racket. Au bout de vingt heures de conduite, les auto-écoles ont intérêt à vous dire : 'Vous n’êtes pas prêt, il faudrait faire dix heures de plus.' Pourquoi ne pourrait-on pas faire passer le permis - tout au moins le code, la partie théorique -, dans le temps scolaire, au lycée ? Ce serait plus égalitaire. D'autant que la possession du permis est quasi indispensable pour travailler et que son prix est aujourd'hui la cause de beaucoup d'inégalités. On pourrait aussi imaginer de le faire passer sur des cessions de deux ou trois jours, dans l’esprit de la Journée défense et citoyenneté (JDC) déjà en place pour les jeunes. Les auto-écoles continueraient ensuite à donner des heures de conduite, mais il est certain que leur rôle serait réduit. Quant à l’examen pratique de conduite, peut-être que l’on pourrait aussi le faire passer au sein de l’Education nationale ou de l’Armée. Cela me semble plus efficace que d'accorder des prêts pour payer les auto-écoles." 

Cassandre, 51 ans, chargée de production théâtre, Ferney-Voltaire (Ain).

 

 

Sauver notre environnement

Les questions d’environnement ont suscité beaucoup de propositions assez pratiques, concrètes. Et souvent, inspirées de voyages dans d'autres pays européens. Exemple emblématique d'une de ces propositions toutes simples qui semblent tomber sous le sens pour beaucoup de nos lecteurs : consigner les bouteilles, "comme en Allemagne". 

Autre question très fréquemment abordée : les moyens pour favoriser le développement de la filière bio. Pour certains, c'est par un taux de TVA réduit sur les produits biologiques. Pour d'autres, ça passe par la création de fermes municipales qui alimenteraient en produits bio les cantines locales. 

Sur les questions de transports, l'idée de limiter la présence des camions sur les autoroutes trouve de nombreux défenseurs, qui souhaitent encourager le ferroutage pour les longues distances. Sont aussi revenus très souvent des moyens de favoriser le co-voiturage et de donner la priorité aux vélos en ville.

Enfin, plusieurs d'entre vous ont évoqué l'éclairage nocturne des commerces, jugeant qu'il fallait interdire aux magasins de laisser les lumières allumées après leur fermeture, afin d'économiser l'énergie. 

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

 

Liste maisons de retraite 

Avec l’annuaire officiel des maisons de retraite, trouvez le bon établissement.

Je découvre
Proposé par La CNSA
 

Certifier les boutiques "vrac" pour leur ouvrir le droit à une TVA ultra-réduite.

"J'ai adopté, depuis plus d'un an, une démarche dite 'zéro déchet'. Avec ma compagne, nous avons réussi à réduire nos déchets à 52 kg par an, alors que la moyenne nationale atteint 700 kg. Mais cet effort n’a pas amélioré nos finances… Le sur-emballage tracasse de plus en plus de monde et une vraie mesure incitative à consommer sans générer de déchets serait donc la bienvenue. Pourquoi pas une TVA très réduite pour les épiceries qui proposent leurs produits en vrac ? Pour le consommateur cela demande un peu d’organisation - il doit prévoir ses bocaux ou ses boîtes en fonction de sa liste de course -, mais il évite ainsi de polluer. Au-delà du bénéfice environnemental, il peut aussi réduire sa taxe d’ordure ménagère et renouer avec le commerce de proximité. Le manque à gagner pour l'Etat devrait être assez faible étant donné le pourcentage que représente, pour le moment, cette filière, mais il pourrait être contrebalancé par une taxe environnementale sur les mégots de cigarettes. Cette taxe temporaire pourra être levée le jour où nous atteindrons le 'zéro mégot' dans nos rues ! Désolé, les fumeurs !" 

Ian, 31 ans, marin d'Etat.

Imposer des garanties très longues sur les produits pour lutter contre l’obsolescence programmée.

"Aujourd’hui, lorsque votre écran d’ordinateur est cassé, le vendeur vous conseillera généralement d’en racheter un plutôt que de le réparer. C’est cette logique qu’il faut inverser. Les entreprises devraient aller vers une conception plus modulaire de leurs produits. Si une pièce casse, il doit être facile de la remplacer. On 'déclipse' le module et on le change. Pour les inciter à suivre ce chemin, il faut durcir les règles sur les garanties. Grâce à l’Europe, il existe déjà une garantie légale de conformité de deux ans, mais il faut aller plus loin. Pourquoi pas cinq ans pour les téléphones, dix ans pour les voitures, etc. ? Ainsi l’on créera des emplois de réparateurs sur le territoire et les entreprises françaises seront reconnues pour leurs standards de qualité élevés. De plus, appliqué aux importations, cela jugulerait l'arrivée de produits mal-faits, issus de pays à bas coûts. Evidemment, le prix à l’achat augmentera, mais ce n’est pas plus mal : les consommateurs hésiteront plus longtemps avant de racheter un téléphone ou une voiture !" 

Pierre, 30 ans, ingénieur, à Savenay (Loire-Atlantique).

 

Travailler autrement

La question du temps de travail est au coeur de beaucoup de vos idées. Le plus souvent, il est proposé de le diminuer. Certains imaginent une diminution progressive du temps de travail en fin de carrière, pour mieux préparer la retraite. Pour d'autres, le raisonnement est plus fou : "puisqu'on n'arrive pas à partager le travail", pourquoi ne pas partager le chômage, en instaurant la possibilité d'une année non-travaillée tous les 5 ans ? 

Dans le sillage du discours de Benoît Hamon, la question de la mutation du marché du travail, et notamment l'idée d'une "taxe sur les robots" est apparue régulièrement. Quelqu'un propose même la création d’un label de type "pour la sauvegarde des emplois", réservé aux enseignes qui s’engagent par exemple à limiter le nombre de caisses enregistreuses ou autres automates.

Enfin, lors des récents pics de pollution, beaucoup d'entre vous auraient préféré rester travailler chez eux plutôt que d'encombrer les routes. A l'instar d'Hervé, ci-dessous, vous avez été nombreux à nous faire parvenir vos idées pour voir le télétravail (au moins partiel) se généraliser. 

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

Échanger une activité professionnelle contre une activité bénévole à l'approche de la retraite.

"Ce n’est pas que je pense déjà à ma retraite, mais je constate que beaucoup de personnes qui atteignent la soixantaine ont envie de préparer la transition vers leur nouvelle vie. Le bénévolat permet justement d’entretenir des relations sociales et de se sentir encore utile à la société. L’idée serait donc de mettre en place un mécanisme qui permette, un peu avant la retraite, d’échanger une activité professionnelle avec une activité bénévole, en touchant une pension, réduite dans un premier temps, puis complète une fois l’âge légal de départ atteint. Ce bénévolat pourrait se faire pour le compte de l’Etat. Cela libérerait aussi des emplois dans le privé."

Amaury, 26 ans, coursier urbain indépendant à vélo, à Lyon.

 

Baisser les cotisations sociales pour tout poste de télétravail.

"J’ai été chargé récemment d’une mission à l'autre bout de Paris. J’aurais très bien pu l’effectuer depuis chez moi, en télétravail, mais ce n'était pas envisageable pour mon client. Si bien que, chaque matin, je prenais ma voiture pour me retrouver dans les embouteillages, en compagnie de salariés qui, comme moi, partaient pour s’asseoir devant un écran d’ordinateur. Nous avons les moyens techniques de faire en sorte que les gens se déplacent moins, qu’ils travaillent en réseau. Lorsque c’est bien fait, c’est tellement mieux : des économies, des heures de vies gagnées sur les transports, moins de pollution, etc. Mais nous n’avons pas encore cette culture. Le salarié a parfois peur de se retrouver seul dans une grande pièce vide, alors que le télétravail permet, au contraire, de renouer du lien social avec ses voisins, ses enfants, son entourage. Et ça bloque aussi dans les hiérarchies. C’est pourquoi je pense qu’il serait intéressant d’encourager les patrons à créer des postes de télétravail en leur proposant une baisse des cotisations patronales. Bien sûr, on va me dire que c’est un manque à gagner pour la couverture sociale, mais je suis sûr que les avantages en termes de pollution, de santé et de bien-être les compenseraient largement !"

Hervé, 54 ans, informaticien, à Guyancourt (Yvelines).

 

Mieux vivre ensemble

Le grand trait saillant de cette catégorie est la proposition, portée par de nombreux politiques, d’instaurer un service civique obligatoire ou un contrat citoyen ("chacun doit s'impliquer dans la vie de la cité un certain nombre d'heure pour l'intérêt général"). Il est aussi beaucoup question de mixité générationnelle ("créer des cantines partagées pour les écoles et les maisons de retraite", "obliger les bailleurs publics ou privés à garantir un local associatif intergénérationnel en bas de chaque immeuble").

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

Créer un Erasmus lycéen inter-territoires.



"On ne cesse de parler de la fracture territoriale, du fossé qui se creuse entre les métropoles et les campagnes, les quartiers aisés et les zones défavorisées. Pour retisser du lien, je propose une sorte d’Erasmus, au lycée, entre les territoires de la République. Une sorte de 'vis ma vie' favorisant les rapprochements entre les classes sociales. Concrètement, tout lycéen pourrait effectuer un trimestre entre la seconde et la terminale dans un autre lycée que le sien. Pour qu’il puisse réfléchir sur cette expérience, ce trimestre donnerait lieu à un oral soutenu d'un rapport d'étonnement d'une dizaine de pages qui serait validant pour le bac. Les lycées pourraient être classés en quelques catégories selon des critères économiques, sociaux, territoriaux. Des partenariats se noueraient entre les établissements de différentes catégories, soutenus par l'Etat."

Yann, 45 ans, consultant en ressources humaines, à Paris.

 

Créer un organisme public de gestion de logements privés dont ne veulent pas s’occuper leur propriétaire.

"Je connais des propriétaires qui rechignent à louer des logements car ils ont peur de se perdre dans les tracasseries administratives ou de tomber sur des locataires qui refusent de payer. On pourrait créer un nouvel organisme public en charge du logement social qui s'occuperait de ces biens immobiliers. Les propriétaires abandonneraient volontairement, pour une durée assez longue, leur droit à en disposer eux-mêmes en échange d’une rémunération versée par l’Etat. Cette rémunération serait abondée par une partie des loyers, modérés, demandés aux locataires choisis par l'organisme. Cela coûterait moins cher que de faire construire des HLM, c’est un parc locatif rapidement mobilisable et, surtout, cela permet de disséminer l’habitat social plutôt que de le concentrer. Des appartements, des maisons, seraient mises en location un peu partout. Pour les propriétaires, l’incitation à se tourner vers cet organisme de gestion pourrait être renforcée par des avantages fiscaux."

Florent, 55 ans, chef d’entreprise, à Toulouse (Haute-Garonne).

 

Créer des zones à TVA très réduite pour re-dynamiser les centres villes.

"Lorsque l’on se promène en France, on traverse des petites villes envahies par les panneaux 'bail à céder', 'à vendre', et les volets fermés. Les commerces ferment, les jeunes partent, l’école aussi, il ne reste bientôt plus que les personnes âgées. Le tissu rural est en train de mourir et, s’il l’on ne fait rien, il y aura bientôt des villes très densément peuplées entourées de campagnes désertes. Pour enrayer ce phénomène, pourquoi ne pas créer des zones à TVA très réduite ? Il faudrait bien sûr en préciser les contours, mais l’idée est d’y inclure les commerces de proximité. Pour équilibrer les recettes de l’Etat, il faudrait dans le même temps augmenter la TVA sur les grands centres commerciaux, là où les gens se rendent de façon grégaire, le samedi, après avoir été matraqués toute la semaine par des publicités. C’est une façon d’inciter le consommateur à acheter dans des petits commerces. Et cela serait bon pour l'emploi !"

Christian, 63 ans, retraité à Choisy-en-Brie (Seine-et-Marne).

Préserver la santé

Le projet, émis par Emmanuel Macron, de vendre les médicaments au détail a été relayé de nombreuses fois. Ce sont souvent des professionnels de la santé qui ont répondu dans cette catégorie, pour proposer des idées alternatives à l’obligation de s’installer pour les médecins afin de repeupler les déserts médicaux, ou pour détailler des façons de répondre à ce constat quasi-unanimement partagé à travers tout le spectre politique : le système de santé français est trop axé sur le curatif, pas assez sur le préventif.

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

Former des praticiens de la "prévention" grâce à un nouveau cursus de médecine.

"Je tiens un magasin de diététique et j’observe souvent le désarroi de clients qui connaissent assez mal le fonctionnement de leur corps, qui sont dans une certaine passivité face aux soins ou, à l’inverse, assez méfiants vis-à-vis du corps médical. Et on ne cesse de dire que l'un des problèmes du système de santé en France, c'est que l'on traite plutôt que de prévenir. C’est pourquoi je trouverais intéressant de créer un nouveau cursus de formation, plus 'light' que les études de médecine, pour former des praticiens de la prévention. Cette formation intégrerait la nutrition, le sport, la méditation, la gestion du stress, les médecines douces, la médecine dite 'traditionnelle'. Bref, tout ce qui concerne l’hygiène de vie. Avec un bagage technique plus précis que les naturopathes."

Isabelle, 52 ans, responsable d’un magasin de diététique, à Agde (Hérault).

 

Développer des bus de santé pour sillonner les déserts médicaux.

"Plutôt que de prendre des mesures de coercition ou des incitations pour forcer des médecins à s’installer dans les déserts médicaux, il me semblerait plus intéressant de regrouper les professionnels concernés dans des maisons de santé avec comme objectif d'enlever un poids administratif aux médecins. A partir de ces maisons de santé, rayonneraient des 'bus de santé' avec chauffeur et infirmière... Ces bus effectueraient des tournées dans les villages alentours. Leur passage se ferait selon un cycle fixé à l'avance de façon à ce qu'un même médecin se rende toujours dans les mêmes villages. Question de suivi. Je pense au bus du don du sang qui sillonnaient la France après-guerre. Ce système pourrait être géré et financé par des collectivités territoriales ou le département. Les médecins recevraient des compensations financières."

Baptiste, 36 ans, médecin urgentiste, Montreuil (Seine-Saint-Denis).

 

Faire prendre en charge des fruits et légumes "bio" par l'Assurance maladie.

"J’ai pu observer dans ma pratique de médecin qu’une alimentation saine était inaccessible à de nombreux foyers. Or il est démontré que la consommation quotidienne de cinq fruits et légumes, recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est associée à une diminution significative de la mortalité. L’idée est de considérer ce panier de cinq fruits et légumes comme un médicament préventif. Ce médicament serait alors pris en charge par l’assurance maladie et délivré dans les circuits classiques de distribution, via le système de la carte vitale. Pour des raisons de sécurité sanitaire, ce médicament serait issu de l’agriculture biologique. Au-delà de l’objectif de santé publique, cette stratégie aurait donc pour effet d’accélérer la transition agro-écologique. Ce serait ainsi un investissement en faveur de la revitalisation économique des zones rurales."

Emmanuel, 32 ans, médecin, Bordeaux (Gironde).

 

S’adapter au monde numérique

La dématérialisation de l'administration et la création d’"un profil personnel regroupant tous ses documents officiels" a décidément la cote, avec comme modèle l’e-administration estonienne, très en pointe à la matière. La souveraineté numérique est aussi déclinée à travers l’injonction à taxer les Gafa, à "développer une chaîne numérique (produits et services) en France et dans l’Union européenne" pour contrer l’influence américaine (Google, Apple, etc.) en la matière, et la création "d'un ministère de la connaissance" chargé d’assurer une veille technologique.

Parmi les propositions déposées dans cette rubrique :

Obliger les entreprises à rémunérer les internautes en échange de leurs données personnelles.



"Lorsque vous commandez une chemise sur Internet, il vous est parfois demandé de renseigner votre date de naissance. Pourquoi ? Parce que, derrière, des entreprises agrègent et commercialisent vos données personnelles. Côté consommateur, ça se traduit par des publicités ciblées qui correspondent à vos achats ou recherches passées. Si l'internaute était rémunéré pour ses données, une partie de la plus-value générée par le 'big data' reviendrait alors immédiatement aux consommateurs. Comment pourrait-on faire ? Chaque donnée (nom de famille, adresse mail, etc) se verrait attribuer un prix, de même que la lecture d'un cookie. Les entreprises seraient alors libres de collecter les données de leur choix : celles indispensables à la prestation (l'adresse pour planifier une livraison) et d'autres, si elles pensent pouvoir les valoriser. En fixant ainsi un prix de la donnée, le commerce numérique trouverait un nouvel équilibre, plus favorable à l’internaute."

Etienne, 49 ans, ingénieur, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). 

 

Audrey Cerdan et Rémi Noyon

 

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Charte #JamaisSansElles 
pour la Présidentielle 2017

Charte #JamaisSansElles 
pour la Présidentielle 2017 | Think outside the Box | Scoop.it

Charte #JamaisSansElles pour les candidats à la Présidentielle 2017

Dans le contexte de l’élection présidentielle de 2017, le mouvement #JamaisSansElles propose une Charte aux candidats, afin qu’ils s’engagent à défendre et à promouvoir la mixité à tous les niveaux de la sphère publique.

 

En signant la Charte, les candidats s’engagent :

 

1. Au gouvernement : à confier à des femmes des ministères régaliens, à veiller à ce que des rôles-clés soient attribués à des femmes dans les cabinets ministériels, et à nommer des femmes à des postes de direction d’administrations centrales ;

2. Dans l’action de l’État : à faire de l’égalité salariale un objectif politique majeur, mais aussi à donner la parole aux femmes dans les manifestations (débats, tables rondes, conférences, sommets) organisés par la puissance publique ;

3. Dans les territoires : à nommer des femmes à des postes de direction de l’administration déconcentrée et inciter à des engagements similaires en administration décentralisée ;

4. À l’étranger : à nommer des femmes à des postes d’ambassadrices dans des pays stratégiques et à des postes de décision au sein des ambassades, consulats, ainsi qu’à des postes clés dans les organisations internationales ;

5. Dans la représentation de l’État : à assurer la composition mixte des délégations accompagnant les déplacements officiels, notamment à l’étranger, et ce dans tous leurs segments (représentants politiques, administratifs, d’entreprises et de la société civile).

Rappel : Cent vingt entrepreneurs humanistes, acteurs du numérique, des médias et de la politique se sont engagés pour voir davantage de femmes intervenir dans les manifestations publiques dans l’appel #JamaisSansElles lancé en janvier 2016 (liste des signataires ici).

A ce jour, 34 millions de personnes ont été atteintes sur Twitter. L’association se développe aujourd’hui sur le territoire à travers ses hubs régionaux.

 

En savoir plus :

 

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TRIBUNE. "Sans justice, il n'y a plus de démocratie ni de République" : l'Union syndicale des magistrats répond à Fillon et Le Pen

TRIBUNE. "Sans justice, il n'y a plus de démocratie ni de République" : l'Union syndicale des magistrats répond à Fillon et Le Pen | Think outside the Box | Scoop.it

Des magistrats à la cour d'appel de Paris, le 16 janvier 2017.

 

Ils ont choisi la même ligne de défense. Englués dans les affaires à moins de deux mois de l'élection présidentielle, François Fillon et Marine Le Pen ont choisi d'attaquer la justice et ceux qui la rendent. En meeting à Nantes, dimanche 26 février, la candidate du FN a expliqué que les magistrats étaient là "pour appliquer la loi, pas pour l’inventer". Mercredi 1er mars, lecandidat de la droite n'a pas dit autre chose, en affirmant qu'il n'était pas "traité comme un justiciable comme les autres" et que dans l'enquête qui le vise, "l'Etat de droit a été systématiquement violé". Dans une tribune publiée par franceinfo, Virginie Duval, la présidente de l'Union syndicale des magistrats, leur répond. Elle s'exprime ici librement.

L'institution judiciaire est régulièrement accusée de tous les maux. Trop laxiste, trop sévère, trop lente, trop rapide, pas indépendante, politisée... Malheureusement, il est devenu habituel que certains responsables politiques tiennent de tels propos, surtout lorsqu'eux-mêmes ou leurs proches sont concernés par une procédure. Les exemples sont multiples, y compris de la part d'un ancien président de la République.

Les attaques portées contre le corps judiciaire ont atteint, au cours de cette campagne présidentielle, un sommet inédit, au risque de menacer l'Etat de droit. Deux candidats à l'élection présidentielle – Marine Le Pen et François Fillon –, directement visés par des affaires pénales en cours, mettent violemment en cause la justice et ceux qui la rendent.

 

Des attaques à des fins purement politiciennes

Ces positionnements, visant à faire pression sur la justice, sont très inquiétants de la part de candidats à l'élection présidentielle et traduisent une conception antirépublicaine du rôle de président de la République dans sa mission constitutionnelle de "garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire". En réalité, les prétendus arguments procéduraux des uns ou des autres, souvent infondés, ne visent qu'à troubler l'électorat, à des fins purement politiciennes.

Je rappellerais juste que la loi et la justice sont des biens communs. La première, à caractère universel, est l'expression de la souveraineté populaire, la seconde est rendue au nom du peuple français.

Le Code pénal et le Code de procédure pénale sont assez simples : lorsqu'une infraction est suspectée, une enquête doit être menée, dans le cadre d'une enquête de flagrance ou préliminaire ou, le cas échéant, dans celui d'une information judiciaire. Si les faits paraissent suffisamment caractérisés, une juridiction de jugement est saisie et doit déterminer si la personne mise en cause est coupable ou non de l'infraction reprochée.

 

Ni la Constitution ni aucune loi ne prévoit une "trêve judiciaire"

L'égalité de tous devant la loi n'est pas un vain principe. Si des aménagements procéduraux limités peuvent être admis pour ne pas entraver – à juste titre –l'exercice démocratique des fonctions de chacun (parlementaires, président de la République pendant son mandat...), ni la Constitution ni aucune loi ne prévoit – heureusement – ce que d'aucuns nomment une "trêve judiciaire".

Comment pourrait-on accepter que des candidats à une quelconque élection soient préservés de toute enquête, du seul fait de leur candidature, s'ils sont soupçonnés d'avoir commis une infraction ?

En adoptant un tel discours, aussi éloigné des fondements de la République, lesdits candidats tentent de se placer au-dessus des lois. Ces mêmes lois qu'ils sont pourtant toujours prompts à faire appliquer, avec sévérité et célérité, pour les citoyens ordinaires.

Virginie Duval, présidente de l'USM

 

Certes, Marine Le Pen et François Fillon ne sont pas tout à fait des justiciables comme les autres. Tous les justiciables ne bénéficient pas d'une immunité parlementaire les protégeant contre toute mesure de contrainte, jusqu'à une éventuelle levée.

Tous les justiciables n'ont pas, non plus, la possibilité de déverser leur vindicte auprès de millions de personnes par le biais de réunions publiques ou d'interventions médiatiques. Mais pour le reste, les responsables politiques sont soumis, comme tous les citoyens, aux dispositions législatives, qu'ils ont, pour certains, contribué à écrire. Et ils sont bien malvenus à invoquer, comme révélateur d'un pseudo-complot, le supposé manque d'indépendance des magistrats du parquet. Faut-il rappeler que les parlementaires ont refusé la réforme constitutionnelle qui aurait pu lever cette suspicion liée au mode de désignation des procureurs ? Un refus bien utile aujourd'hui, puisqu'il permet de s'en offusquer. Enfin, aucune disposition légale n'empêche une personne soupçonnée d'une infraction d'être candidate à une élection.

 

"Une infraction est une infraction, quel qu'en soit l'auteur"

N'en déplaise aux élus, qui tirent en effet leur légitimité du suffrage universel, l'institution judiciaire tire la sienne de son indépendance, garantie constitutionnellement, et des conditions de nomination des magistrats définies par une loi organique. Elles émanent toutes deux en réalité du peuple souverain. Il est mortifère pour notre démocratie d'opposer les uns aux autres.

En réalité, toutes ces gesticulations, ces tentatives de déstabilisation des magistrats, ne sont que des manœuvres de diversion, aussi éculées qu'improductives juridiquement, pour éviter d'évoquer les faits reprochés. Il est normal – et même sain dans une démocratie – que des magistrats saisis d'un dossier poursuivent leurs investigations en appliquant la loi établie non pas par eux-mêmes mais par les parlementaires, et ce, quelles que soient les personnes concernées et l’actualité électorale. Car une infraction est une infraction, quel qu'en soit l'auteur.

Au delà de tous ces débats, n'oublions jamais que sans justice et sans séparation des pouvoirs, il n'y a plus ni démocratie, ni République.

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Une ancienne ministre de l’environnement s’insurge contre la manifestation de soutien à Fillon

Une ancienne ministre de l’environnement s’insurge contre la manifestation de soutien à Fillon | Think outside the Box | Scoop.it

L’événement doit se dérouler au Trocadéro le 5 mars prochain.

 

Corinne Lepage, l’ancienne ministre de l’Environnement de Jacques Chirac et soutien d’Emmanuel Macron, n’approuve pas la manifestation de soutien au candidat de la droite, François Fillon.

Lors de la conférence de presse du mercredi 1er mars, l’ancien Premier ministre annonçait vouloir continuer sa campagne malgré la convocation des juges pour une mise en examen, ses proches se sont mobilisés. Ils annonçaient vouloir se rassembler au Trocadéro le 5 mars prochain pour lui affirmer leur soutien.

 

La présidente de Cap 21/ Rassemblement citoyen s’est exprimée sur Twitter à la suite de cette annonce. Elle compare cet événement à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934, organisée par les lignes d’extrême droite, qui avait tourné à l’émeute place de la Concorde faisant ainsi plusieurs dizaines de morts, relate Europe 1.

 

 

Si cette manifestation fait réagir l’opposition, elle fait quelques vagues dans le camp de François Fillon. Bruno Retailleau, bras droit du candidat, tente de rassembler le plus grand nombre de soutiens en expliquant que, «  ce n’est pas une manifestation, c’est un rassemblement pour nos valeurs et pour le projet de redressement que porte François Fillon  ».

 

Dimanche au Trocadéro ce n'est pas une manifestation c'est un rassemblement pour nos valeurs pour le projet de redressement que porte FF

 

 

Aurore Duplessis (St.)

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Le prochain Président devra engager un grand plan de moralisation de notre vie publique

Le prochain Président devra engager un grand plan de moralisation de notre vie publique | Think outside the Box | Scoop.it

Le Canard Enchaîné du 1er février 2017 révélant les suites du "Penelope Gate".

 

L'image détestable que notre pays donne au travers de la presse internationale, laissant supposer que nous sommes un pays totalement corrompu, n'est pas supportable.

 

Le conflit d'intérêt est le poison de la démocratie parce qu'il détourne le pouvoir de décision qui appartient au peuple et à ses représentants au profit d'une minorité, au service d'intérêts exclusivement financiers et pour qui la recherche de la satisfaction du bien commun ne représente strictement rien. Il est l'antichambre de la corruption. Il doit être éradiqué parce qu'il constitue le principal obstacle à l'émergence d'une démocratie fraternelle, la seule forme de démocratie qui soit de nature à réconcilier le citoyen avec ses représentants.

 

Une bonne politique suppose des responsables capables de confronter des valeurs fortes, intimement ressenties et engagées, avec les exigences rudes et déstabilisantes de la réalité. Nous ne voulons ni d'idéalistes qui congédient le réel, ni de praticiens esclaves du réel. C'est pourquoi nous voulons renouveler la classe politique pour faire émerger une nouvelle génération capable de cultiver ces qualités.

 
La reconquête démocratique a trois volets: la moralisation de la vie publique, la sanction en cas de gabegie financière et une réelle démocratie participative.

Ce qui supposera que le futur Président engage un grand volet de moralisation de la vie publique et une réflexion sur le mode de formation et de recrutement des futurs dirigeants. La question de la moralisation de la vie politique est évidemment majeure mais elle s'inscrit dans une question beaucoup plus large qui est celle de la reconquête démocratique. Celle-ci a trois volets: la moralisation de la vie publique, la sanction en cas de gabegie financière et une réelle démocratie participative qui implique d'autres rapports entre les décideurs et les citoyens.

 

Le premier volet est celui de la moralisation: bien qu'une étape importante ait été engagée au cours du présent quinquennat avec la création de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), beaucoup reste à faire pour ouvrir la politique à la société civile, assurer le respect de la moralité, de la probité et en même temps donner aux élus tous les moyens pour exercer au mieux leur mission.

 
La recevabilité d'une candidature à un mandat électif public doit être conditionnée par la délivrance d'un extrait vierge du bulletin n°2 du casier judiciaire.

Sur le premier point, il convient tout d'abord de revoir la question des mandats politiques en les limitant dans le temps (deux mandats successifs) et dans l'espace afin que chaque élu puisse se consacrer pleinement au mandat qui est le sien. Le nombre de députés et de sénateurs doit être réduit ce qui est parfaitement cohérent avec le non-cumul des mandats puisque chaque député et chaque sénateur ne pourra cumuler avec une fonction exécutive locale.

L'intransigeance vis-à-vis des infractions économiques et financières, y compris la fraude fiscale et la corruption, doit être effective. La recevabilité d'une candidature à un mandat électif public doit être conditionnée par la délivrance d'un extrait vierge du bulletin n°2 du casier judiciaire à l'instar de ce qui est exigé des candidats à un emploi public. Dans le même ordre d'idées, la situation fiscale de tous les hauts fonctionnaires et des personnalités nommées en conseil des ministres doit être vérifiée préalablement à leur nomination, comme cela se fait aujourd'hui pour les ministres.

Pour mettre un terme aux dérives auxquelles nous venons d'assister, un statut de l'élu devra être élaboré, fixant les règles de fonctionnement: pas d'embauche de membres de la famille (comme au parlement européen), remboursement des frais sur justificatifs, rémunération équivalente à celle d'un conseiller d'État et entièrement fiscalisée sans aucun à-côté. Les élus devront être soumis au droit commun en matière sociale et civile et ne bénéficieront d'une immunité que pour l'expression politique et en aucune manière des infractions de droit commun. Ce statut de l'élu devra également, à l'issue du mandat, reconnaître un droit au chômage et des droits à la formation professionnelle. La démission de la fonction publique sera automatique pour tout fonctionnaire accédant aux mandats de parlementaire ou à la fonction de ministre. Le système de la réserve parlementaire sera supprimé.

 

Pour mettre un terme aux dérives auxquelles nous venons d'assister, un statut de l'élu devra être élaboré, fixant les règles de fonctionnement.

S'il faut noter un progrès considérable lié à l'institution de la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, en particulier pour lutter contre les cas d'enrichissement personnel, il faut en revanche souligner tout le travail qui reste à faire sur la gestion des conflits d'intérêts au sein du Parlement. Le caractère totalement diaphane de l'intervention du déontologue de l'Assemblée Nationale témoigne de l'inanité de l'institution.

Tout d'abord, la question des incompatibilités doit être revue. Il n'est pas acceptable qu'un parlementaire puisse intervenir dans des domaines pour lesquels de près ou de loin il est amené à conseiller une entreprise. C'est la raison pour laquelle la fonction de consultant devrait être totalement prohibée; celle d'avocat n'est acceptable qu'à la condition que le Conseil de l'ordre soit destinataire de la totalité des clients de l'avocat parlementaire et de la structure à laquelle il appartient et qu'il puisse veiller à ce qu'il ne puisse intervenir en aucune manière dans des dossiers dans lesquels ses clients auraient des intérêts. Si cette condition ne peut pas être satisfaite, alors la profession d'avocat devrait être incompatible avec celle de parlementaire durant la durée du mandat. Il en va naturellement de même de celle de salarié dans des multinationales et/ou passant des marchés publics avec l'État. Des règles extrêmement strictes devraient également être mises en place dans le cadre des conférences, déplacements et autres voyages auxquels participent les parlementaires. La seule transparence (qui n'est parfois pas très explicite) ne suffit pas. Les stratégies de contournement usant du biais d'appartenance au même groupe politique pour contourner les règles doivent faire l'objet de la même vigilance.

Cette moralisation devra s'accompagner d'une moralisation financière en ce qui concerne le fonctionnement des partis politiques, lequel est à l'origine de la plupart des dérives constatées. Les micros partis devraient être supprimés et le travail effectif en termes de participation à la vie politique des différentes formations recevant des fonds publics devra être contrôlé; la mesure qui vient d'être votée sur la transparence des prêts pour financer les campagnes électorales est excellente. Mais, l'affaire Bygmalion a montré la nécessité absolue de revoir les moyens et les pouvoirs de la commission nationale des comptes de campagne et du financement des partis et en particulier la possibilité de saisir directement le parquet en cas d'infraction.

Enfin, ce premier volet impose un toilettage des règles concernant la responsabilité pénale des élus et les moyens de la justice. Cette question sera examinée dans le troisième volet dece document.

Ce premier volet est absolument indispensable pour nous sortir de l'ornière, tant nationale qu'internationale, dans laquelle nous sommes entrés. L'image détestable que notre pays donne au travers de la presse internationale laissant supposer que nous sommes un pays totalement corrompu, dans lequel les pratiques les plus pourries restent impunies, n'est pas supportable. Il est donc plus qu'urgent de rompre de manière ferme avec ce système.

 

  • Corinne LepageAvocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement
 
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Le tracteur autonome (peut-être) au secours de l'agriculture

L'agriculture, avec un effectif en forte baisse et des surfaces à exploiter en hausse, est confrontée à un casse-tête : comment continuer à produire ? Une piste : l'innovation.

 

En agriculture, tout est question d’échelle. Et au cœur de cette activité, il y a des hommes et des femmes. Des hommes et des femmes qui, à en croire leurs déclarations dans le dernier Portrait social de la France, travaillent près de 54 heures par semaine en moyenne, bien au-delà des 37,3 heures relevées chez les personnes de 15 ans ou plus ayant un emploi en France métropolitaine.

Ce travail se partage entre les activités de production et les activités connexes (entretien du matériel, administration…), de façon très inégale entre les différents types d’exploitations. Mais il est une composante de ce travail qui demeure incompressible, au moins dans les cultures : le temps passé à conduire des machines.

Moins de bras, plus de travail

Si, depuis 2000, le nombre d’exploitations a baissé, la surface exploitée en France, autour de 25 millions d’hectares (ministère de l’Agriculture, cité par Le Monde), elle, n’a pas changé. De 66 ha en moyenne, les exploitations ont donc grossi, pour atteindre une moyenne de 85 ha. Dans le même temps, l’emploi agricole n’a pas vraiment prospéré : le secteur a perdu presque la moitié de ses actifs, pour atteindre 770 000 permanents en grande majorité des exploitants ou leurs proches.

Pour résumer, les surfaces à traiter ont gonflé de 29%, tandis que les personnels disponibles pour les traiter ont chuté de 41%.

Ajoutez à ces statistiques la saisonnalité du travail, et la nécessité de traiter les cultures dans un temps parfois contraint – pour éviter les intempéries, pour récolter des produits à maturité, pour partager les investissements matériels avec d’autres agriculteurs… – et vous obtenez des horaires de travail pour le moins chaotiques. Au total, 43 % des agriculteurs ont des horaires variables d’une semaine sur l’autre, et le travail le soir ou le week-end est monnaie courante dans le secteur : plus des deux tiers des agriculteurs exploitants se disent concernés.

Une nouvelle main d'œuvre

Dès lors, les techniques qui peuvent apporter des gains de productivité – sans pour autant verser dans le paradigme productiviste de l’après-guerre – s’étudient. L’innovation peut se mettre au service de la qualité de vie tout autant que de l’environnement. Ainsi, l’utilisation des GPS pour sillonner les champs, qui a facilité le travail de ceux qui traitent de grandes surfaces agricoles, concerne désormais presque un agriculteur sur deux. Les prémisses d’un pilote automatique, qui optimise les parcours des agriculteurs (donc la consommation de carburant) et allège leur travail sur les machines.

A la veille du salon de l’agriculture, à Paris, un constructeur de tracteurs, Case, va plus loin et présente le premier tracteur autonome du marché. Un prototype qui, programmé, peut traiter des hectares – labourer, semer, désherber, récolter – sans jamais se fatiguer, en sécurité, assure son constructeur (guidage et détection radar et laser), et sous réserve que le plein soit fait. Programmé à distance, il joue sa partition sous le contrôle (éventuel), par écran interposé, de son pilote.

Que les amateurs de balades rurales se rassurent, toutefois : rien de tout cela n’est encore envisageable dans nos champs. Parce que, de même que la voiture autonome n’a pas encore trouvé son cadre législatif et règlementaire, il n’est pas encore question de faire tourner un engin de plusieurs tonnes sans pilote. Quant à l'investissement à consentir, il n'est pas encore dit qu'il soit compatible avec les comptes tendus d'une grande part des exploitations.

ÉCOUTER | "On dirait un énorme animal prêt à bondir": le tracteur autonome au banc d'essai, par Manuel Ruffez

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10 injures à piquer à Molière

10 injures à piquer à Molière | Think outside the Box | Scoop.it

La peste soit de la grossiéreté et des mots grossiers ! L'œuvre du dramaturge dix-septièmiste foisonne de quolibets hauts en couleur. Des jurons entre nobles et injures provinciales aux insultes animales, parfois poilantes, Le Figaro vous propose de renouer avec les interjections bien salées du maître de la plume et de la pique.

Dieu: c'est «le» mot interdit. De crainte de recevoir la très sévère admonestation du dies irae -établie selon le psaume de l'Exode du Décalogue «Tu n'invoqueras point le nom de l'Éternel, ton Dieu en vain»- les honnêtes gens redoublaient d'inventivité pour jurer en paix. Les animaux, les odeurs fétides, les onomatopées... tout est sujet à devenir juron. Les miaulements de chat se transforment en «maraud» pour désigner avec mépris un homme du peuple, tandis que les interjections «bah», «zest» se font les images de l'indifférence et du «ras-le-bol». «Zeste ma mère», écrira ainsi pour exemple Antoine Oudin dans ses Curiosités françaises (1640).

Molière, n'est pas en reste sur les expressions fleuries de son temps. Le peintre dix-septiémiste maniera d'ailleurs avec brio l'art de la joute verbale en piochant ses expressions dans les parlers provinciaux et paysans tout comme dans les images animales et adjectifs féminins. Les jurons puisant leur force dans le niveau de langage et le sexe de ses acteurs. On ne jure en effet pas de la même manière selon que l'on agresse un personnage féminin ou un campagnard! La bienséance est reine y compris dans la grossièreté.

De cette fureur comique, nous sont restées quelques expressions vieillies. Le Figaro vous propose de redécouvrir ces insultes comiques afin de redonner du piquant à ces sempiternelles litanies de «p*tain» et «m*rde» qui ponctuent à tout bout de champ notre quotidien.

● Parguenne, Morguienne, Jerniguienne, Tétiguienne

Qu'ils s'inscrivent au travers de paysans, domestiques, bergers ou commerçants, valets et obscurs aristocrates... les patois font partie inhérente de l'oeuvre de Molière. Source inépuisable d'expressions et locutions, les parlers régionaux sont de fins moyens pour saler les répliques et pimenter des conversations déjà houleuses.

«Parguenne», juron très usité dans l'ancienne comédie à l'instar de «Mordienne» ou «morbleu» et «jarniguienne» issu du théâtre espagnol, devient une manière provinciale de signifier l'équivalent de notre «M*rde».

Ainsi retrouve-t-on par exemple dans l'Acte II, scène 1 de Dom Juan, le personnage de Pierrot lancer: «Oh! parguienne, sans nous, il en avait pour sa maine de fève», ou le Chevalier de Guise s'exclamer dans Mademoiselle de la Vallière: «Nous sommes comédiens, eh bien! il faut, mordienne,/ Souper, ce soir, chacun avec sa comédienne.»

● Morbleu, Vertubleu, Par la Corbleu!

Les blasphémateurs risquaient de très sévères peines en jurant au nom de Dieu. Pour contourner l'interdit, les Français rivalisaient ainsi de talent. Aussi retrouve-t-on fréquemment dans l'œuvre de Molière les jurons «Corbleu», «Morbleu», «Tête-bleu» prenant leur finale en «-bleu». Un pied de nez fait aux Institutions pour singer, avec l'assonance en «eu», le nom de Dieu.

«Tête-bleu! ce me sont de mortelles blessures, De voir qu'avec le vice on garde des mesures», s'exprime ainsi l'atrabilaire Alceste, dans Le Misanthrope, Acte I, scène 1, pour signifier sa vive humeur teintée d'indignation.

Outre les euphémismes azuréens, on retrouve également des déformations fétides issues des jurons paysans, tels palsembleu ou vertubleu qui définissent ni plus ni moins des gens qui «sentent le gros homme». Très utiles en temps de fortes chaleurs...

● Bah, Baste, Zest !

Aujourd'hui utilisée pour marquer son «dégoût» ou signifier son hésitation, l'expression «bah» était principalement employée du temps de Molière pour faire part de son indifférence, de son dédain ou de son aigreur. Issue de l'italien «Basta», l'exclamation francisée se retrouve ainsi prononcée par Sganarelle dans Le Médecin malgré lui : «Baste, laissons là ce chapitre, il suffit que nous savons ce que nous savons: et que tu fus bien heureuse de me trouver.»

Un siècle après le dramaturge, les écrivains useront également de la locution pour exprimer l'insouciance de leurs personnages. «On vous fera bien voir. / Bah! j'en ai bien vu d'autres», écrira Fabre d'Eglantine. Une parfaite manière de souligner le désinterêt du locuteur faisant peu de cas des paroles d'autrui, en usant du bêlement animal. À utiliser avec précaution néanmoins, il serait de mauvais goût de soi-même céder au comportement bestial.

● Maraud, Godelureau, Pendard, Coquine!

«L'injure joue sur la rupture des codes établis, en répondant elle-même à un code bien établi», expliquait Sylvain Milbach, maître de conférences d'histoire contemporaine, en 2009. La société dix-septiémiste répond à une hiérarchie très réglée, y compris dans sa langue. Molière traduit cette rupture linguistique dans L'école des femmes.

Arnolphe gratifie Horace du terme «godelureau» tandis qu'il traite Agnès, une jeune fille, de «coquine». Un terme qui revêtait au XVIIe diverses acceptions, bien différentes d'aujourd'hui, pour signifier: l'espièglerie, la vilenie ou le caractère libertin d'un individu. Les serviteurs sont quant à eux traités de «lourdaud et pendard». Des adjectifs forts de suffixes péjoratifs pour marquer leur infériorité linguistique et hiérarchique.

Aussi n'est-il pas étonnant d'entendre Alceste lancer à son valet Du Bois: «Ah! Je te casserai la tête assurément. / Si tu ne veux, maraud, t'expliquer autrement.» Un adjectif uniquement employé pour désigner «de façon méprisante un homme du peuple ou d'un rang social inférieur».

Outre ce rangement linguistique suivant les codes de la bienséance, il se peut que, sous l'effet de la colère les registres s'emmêlent. En témoigne par exemple Martine, dans le Médecin malgré lui qui jettera dans l'Acte I, scène 1, une flopée d'insultes, indifféremment paysanne, provinciale ou bourgeoise, au visage de Sganarelle,: «Traître, insolent, trompeur, lâche, couin, pendard, gueux, bélître, fripon, maraud, voleur!»

● Tête de bœuf, Crocodile, Petit serpent!

Au XVIIe siècle les images familières à l'égard de la gent féminine sont on ne peut plus gratinées. Hormis les «friponne», «gourgandine», «butorde» qui leurs est régulièrement assénées, on retrouve des noms d'oiseaux très colorés. La comtesse d'Escarbagnas, comédie-ballet de Molière, multiplie le bestiaire lexical avec, entre autres, les images de «tête de boeuf», «bouvière», «criquet», «oison bridé»...

Se joignent également à cette faune familière des expressions comme «petit serpent» (symbole de la Chute), «maraud» ( mot semble-t-il formé du radical onomatopéique mar(m)- qui imite le miaulement des chats en rut et du suffixe péjoratif -aud), «chienne», «crocodile» ou «dragonne». Des expressions qui n'ont rien à envier à celles de La Fontaine, contemporain de Molière, mais qui n'en restent pas moins exotiques voire... poilantes.

 

Erreurs de syntaxe ou d'orthographe, faites-nous part de vos remarques à orthographe@lefigaro.fr

 

Alice Develey

 

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Le plus grand barrage des États-unis menace de céder, immenses évacuations

Le plus grand barrage des États-unis menace de céder, immenses évacuations | Think outside the Box | Scoop.it

Le barrage, construit entre 1962 et 1968, mesure 230 mètres de haut.

 

En Californie, un barrage de 230 mètres de haut pourrait céder en raison d’un trou dans sa structure et d’une montée des eaux. Jusqu’à 160 000 personnes sont évacuées

Les autorités californiennes ont ordonné l’évacuation de la population qui vit en aval du barrage d’Oroville, le plus grand des États-Unis (230 mètres de haut), dont la structure pourrait s’effondrer, ce qui causerait d’immenses inondations.

 

Un trou causé par l’érosion et détecté dimanche soir au niveau du déversoir de secours a précipité le déclenchement de cette évacuation par le shérif local. Les autorisé craignent que cette voie d’eau ne cède dans les prochaines heures. "Ce n’est PAS un exercice", peut-on lire sur la page Facebook du comté...

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Transition énergétique : intérêt et limites du scénario négaWatt

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L’association négaWatt a présenté fin janvier son nouveau scénario énergétique à horizon 2050. En ce qui concerne l’alimentation et l’agriculture, un des enjeux clefs de la transition énergétique, négaWatt reprend le scénario Afterres, élaboré par l’association Solagro. En le suivant, la France respecterait ses engagements climatiques et en retirerait bien d’autres bénéfices : amélioration de la santé, baisse de la précarité énergétique, réduction de la pollution atmosphérique, création d’emplois, baisse du gaspillage et de l’usage de matières premières.

Sans recourir à une rupture technologique majeure, le scénario conduit à une division par 2 de la consommation d’énergie en 2050

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Ces résultats reposent sur une modélisation sectorielle assez fine, des hypothèses relatives à l’évolution de la demande et de l’offre énergétique bien explicitées, et un bouclage énergétique complet. Fondé sur une double approche de sobriété et d’efficacité, et sans recourir à la moindre rupture technologique majeure, le scénario conduit, par rapport à 2015, à une division par 2 de la consommation d’énergie finale en 2050, par 6,8 des émissions de gaz à effet de serre et à un mix énergétique 100 % renouvelable. Son coût n’est pas plus élevé que celui du scénario tendanciel.

 

Un travail sérieux, dont il faut discuter

 

Un travail qu’on peut qualifier de sérieux, mais qui suscite toujours les mêmes questions.  Est-il crédible ? Peut-on croire qu’une telle transformation de la société peut se produire dans les décennies à venir ? Peut-on penser que nous rénoverons  en profondeur 750 000 logements par an ? Ces questions ne sont pas vraiment pertinentes. Un scénario n’est pas une prévision et son réalisme toujours discutable. S’il est fait sérieusement, il dessine une trajectoire reposant sur des choix explicités, montre comment atteindre une série d’objectifs et révèle leurs conditions de réussite, dont il faut discuter.

Ceci suppose un gouvernement soudé autour d’un projet de société

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En l’occurrence trois catégories de conditions se dégagent. D’une part, une évolution culturelle profonde : sobriété (y compris dans les déplacements aériens), alimentation saine et plus végétarienne, baisse de la consommation, développement de l’économie circulaire et du recyclage. Ensuite des politiques publiques volontaristes et ambitieuses, notamment dans le logement et le ferroviaire et en matière fiscale et réglementaire. Enfin, une gouvernance publique et privée renouvelée en profondeur : un tel scénario ne peut se mettre en place sans une grande cohérence de l’action publique, une gestion anticipée des transitions professionnelles à conduire et un vigoureux fléchage des financements. Ceci suppose un gouvernement soudé autour d’un projet de société. Quant aux entreprises publiques et privées dont la mutation sera massive, elles devront s’adapter et « jouer le jeu ». Certaines seront amenées à une conversion profonde.

 

Un scénario pour agir

 

Le vrai débat suscité par le scénario négaWatt est là : la société et les candidats à son gouvernement ont-ils pris conscience de l’ampleur de la révolution à venir pour que la France tienne les engagements de Paris et résiste au changement climatique ? Ont-ils l’ambition de la mener à bien, de mettre en place des politiques publiques adaptées et stimulantes, d’encourager les nécessaires évolutions culturelles, d’inciter les entreprises à se transformer ?

Les attaques en utopie de ce type de travail sont le fruit d’un scepticisme de fond et d’un fatalisme à dénoncer devant la montée des périls, pour se concentrer sur les voies et moyens de la profonde transformation à réaliser. 

 

Alain Grandjean

Economiste

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Huit médias français s’allient à Facebook contre les « fake news »

Huit médias français s’allient à Facebook contre les « fake news » | Think outside the Box | Scoop.it

Le réseau social va déployer en France son dispositif de signalement par ses utilisateurs d’une information qu’ils pensent être fausse. Celle-ci pourra ensuite être vérifiée par des médias partenaires, dont « Le Monde ».

Huit médias français, dont Le Monde, ont décidé de collaborer avec Facebook pour réduire la présence de fausses informations sur le réseau social. L’annonce en a été faite, lundi 6 février, par l’entreprise américaine, soumise à d’importantes pressions ces dernières semaines pour lutter davantage contre la prolifération de fake news, considérée par beaucoup comme un élément marquant de la dernière campagne électorale aux Etats-Unis.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2017/02/06/huit-medias-francais-s-allient-a-facebook-dans-sa-lutte-contre-les-fake-news_5075054_3236.html#dHDL2diCihy0koyq.99

 

Concrètement, le projet est de déployer prochainement en France un dispositif similaire à celui qui a été mis en place en décembre aux Etats-Unis avec le concours de cinq médias (ABC News, AP, FactCheck.org, Politifact et Snopes), et qui doit prochainement être lancé en Allemagne, avec la rédaction de Correctiv. En France, outre Le Monde, les médias partenaires sont l’Agence France-Presse (AFP), BFM-TV, Franceinfo, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes. Après la France, Facebook projette de