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Suisse: vers un revenu de base de 2.000 euros?

Suisse: vers un revenu de base de 2.000 euros? | Think outside the Box | Scoop.it
Les Suisses vont être appelés à se prononcer sur une initiative populaire déposée ce vendredi 4 octobre. Elle préconise un revenu de base de 2.500 francs suisses soit 2.000 euros.

 

Une initiative qui va en séduire plus d'un. Les Suisses seront appelés à se prononcer sur l'instauration d'un revenu de base par mois, pour tout adulte actif ou non, à la suite du dépôt vendredi 4 octobre à la chancellerie fédérale d'une initiative populaire qui a recueilli plus de 100.000 signatures.

Le projet préconise que toute personne vivant légalement en Suisse, qu'elle travaille ou non, reçoive de l'Etat une certaine somme. Il ne fixe pas de montant précis mais ses initiateurs avancent un chiffre de 2.500 francs mensuels pour les adultes et de 625 francs pour les moins de 18 ans. Cela représenterait un coût de 200 milliards de francs.

La date de la votation reste à fixer par le gouvernement.

Un seuil de pauvreté à 1.950 euros

Cet été, l'Office Fédéral de la Statistique (OFS) estimait que le nombre de personnes considérées comme "pauvres" en Suisse s'élevait à 580.000 en 2011, soit 7,6% de la population.

Les seuils en-dessous desquels une personne est considérée comme pauvre ont de quoi impressionner: 2.400 francs suisse, soit 1.950 euros pour une personne seule, et 5.100 francs suisse, soit 4.124 euros pour un couple élevant deux enfants. Ces chiffres sont très supérieurs aux autres pays. En France, le chiffre s'élevait à 964 euros pour une personne seule, en 2010, selon l'Insee.

Jacques Le Bris's insight:

 

Au fait, cela ne tient qu'à vous si vous voulez un Revenu de base au niveau européen :

Votez ici : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

 

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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La Mecque: pour les pèlerins, l'EI n'a rien à voir avec l'islam

Pour les musulmans en pèlerinage à la Mecque, le groupe Etat islamique n'a "rien à voir" avec l'islam et dégrade l'image de cette religion dans le monde. .

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Corruption : la Suisse ose enfin fâcher sa chère Fifa

Corruption : la Suisse ose enfin fâcher sa chère Fifa | Think outside the Box | Scoop.it

Sepp Blatter lors de la finale de la Coupe du monde 2014 (Allemagne-Argentine), stade Maracana, Rio de Janeiro le 13 juillet 2014

 


Presque toutes les fédérations sportives se trouvent en Suisse, où elles profitent d’une paix royale. Mais, sous la pression internationale, Berne prépare une loi anticorruption qui ennuie la Fifa et son président.

Quand la Fifa a choisi de quitter Paris pour Zurich, en 1932, c’était officiellement pour sa position centrale, la neutralité de la Suisse et l’accessibilité par le train. Près d’un siècle plus tard, la Suisse fout toujours une paix royale aux fédérations sportives et ça ne gâche rien.

Une quarantaine de fédérations sportives sont installées en Suisse, ce qui en fait leur terre d’accueil favorite, très loin devant Monaco. Le Comité international olympique (CIO), qu’il ne faut jamais avoir trop loin de soi, agit comme un aimant mais il n’y a pas que ça.

Les fédérations sportives, même lorsqu’elles gagnent un milliard d’euros par an comme la Fifa, sont des associations, et on ne fait pas beaucoup plus souple que le droit suisse des associations. La Fifa ou le CIO ont le même statut que le club de boules du quartier.

Bientôt, une « Lex Fifa »

Elles sont considérées comme une organisation à but non-lucratif – malgré le milliard d’euros en réserves de la Fifa –, n’ont aucune obligation de publier leurs comptes, payent moitié moins d’impôts sur les bénéfices et ne sont pas soumises à la législation suisse contre la corruption.

Quand on est cerné en permanence par les soupçons de pots-de-vin, c’est assez confortable. Mais la Suisse pourrait durcir dans les prochains mois sa législation anticorruption, grâce aux petites bêtises de la Fifa. Jean-François Tanda, spécialiste de la maison Blatter pour le journal Blick :

« L’attribution de la Coupe du monde au Qatar, la dernière élection de Sepp Blatter, l’affaire ISL, ce sont ces événements qui ont amené les politiciens à réfléchir pour savoir si on devait pas changer la loi. »

Combler un vide juridique

Le processus législatif suisse est très long. Mais, fin novembre, le Parlement commencera enfin à examiner un projet de loi surnommé « Lex Fifa ». Le but : inscrire la corruption privée dans le code pénal et faire en sorte qu’elle soit poursuivie d’office.

Aujourd’hui, la Suisse est l’un des pays qui lutte le plus efficacement contre la corruption de ses agents mais la corruption privée n’est poursuivie que sur plainte. Or, il y a rarement quelqu’un pour se plaindre d’un cas de corruption, les protagonistes ayant tout intérêt à cacher la chose. Avec cette loi, la justice suisse pourrait se saisir de l’affaire aussitôt prévenue par un lanceur d’alerte ou par un autre pays.

Transparency International a contribué à l’élaboration de la loi. Sa présidente, Delphine Centlivres à Rue89 :

« Si les autorités d’un pays demandent la collaboration des autorités suisses pour avoir des preuves, elles pourraient saisir les ordinateurs, consulter les comptes bancaires.

Il y a un vide juridique, nous avons l’occasion de le combler et de donner les moyens à tout le monde d’enquêter. »

Elle estime qu’il y a 60% de chances qu’elle soit votée en l’état devant le Parlement.

Un match avec des parlementaires

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Au Libéria, Ebola prive les familles de deuil

L'envoyée spéciale d'Europe 1 au Libéria Gwendoline Debono s'est rendue auprès de familles qui peinent à faire le deuil de leurs proches. En effet, les autorités incinèrent automatiquement toute personne décédée par peur d'une possible contamination.
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François Fillon dévoile un ambitieux plan d'économies de 110 milliards d'euros

François Fillon dévoile un ambitieux plan d'économies de 110 milliards d'euros | Think outside the Box | Scoop.it


L'ancien Premier ministre souhaite restructurer les missions de services publiques pour les recentrer sur des actions plus efficaces.


 

Fin des 35 heures, réforme territoriale, retraite à 65 ans, dégressivité des allocations chômages... L'ancien Premier ministre a formulé un programme d'économies qui doit, selon lui, sortir le pays du risque d'un "accident financier grave".


"Ce n'est pas de l'austérité", s'est défendu l'ancien Premier ministre dans une interview publiée aux Échos. Pour François Fillon, son plan de 110 milliards d'économies sur cinq ans relève de "la gestion responsable". La moitié de ce plan ambitieux serait à la charge de l'État et des collectivités territoriales, tandis que la seconde moitié concerne les organismes sociaux.

"Je crains que la France ne soit à la veille d'un accident financier grave qui pourrait faire éclater la zone euro", affirme François Fillon. "Pour l'heure, notre pays ne tient que parce que les taux d'emprunts sont bas", estime-t-il.

  • 600.000 fonctionnaires en moins

François Fillon a lancé le chiffre de 600.000 suppressions de postes sur 5,2 millions de fonctionnaires. Celui qui a déjà annoncé sa candidature pour l'élection présidentielle de 2017 compte sur l'augmentation du temps de travail de 35 à 39 heures pour atteindre cet objectif. Il relancerait également le programme de non-remplacement des départs en retraite appliqué sous le mandat de Sarkozy mais dans une moindre mesure (un départ sur deux à l'époque).

Il annonce également la réduction des embauches, le rétablissement du jour de carence, et refondera le déroulement des carrières pour éviter "les automatismes". Le recours aux contractuels sera également facilité.

  • Approfondir la réforme territoriale

L'ancien Premier ministre souhaite restructurer les missions de services publiques pour les recentrer sur des actions plus efficaces. Il a ainsi évoqué la disparition du ministère de l'enseignement supérieur en faveur d'une agence d'évaluation et d'allocations de moyens. Il veut aussi réduire les échelons territoriaux et clarifier leurs compétences. D'après lui, la réforme territoriale recèle un gisement d'économies conséquent. Il veut également limiter les hausses des taxes locales, et baisser les dotations de l'Etat.

  • La retraite à 65 ans, les allocations chômages dégressives

Côté social, François Fillon veut engager un report de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, abandonner le système de compensation de la pénibilité, en finir avec les régimes spéciaux, lancer une ébauche de retraite par capitalisation. Il veut, à terme, mettre en place un système de régime par points. Il rejoint le Medef dans sa proposition de dégressivité des indemnités chômages. L'aide médicale d'Etat serait enfin restreinte pour les étrangers.

Le député de Paris prévoit une baisse de charges de 50 milliards d'euros qu'il compte financer par une hausse de la TVA de 3,5 points. Diverses taxes devraient être supprimées ou allégées: l'impôt sur les sociétés devrait être revu à la baisse, la taxe à 75%, de l'ISF et des droits de mutation seraient tous supprimés.

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Comment la dette publique a provoqué la Révolution de 1789

Comment la dette publique a provoqué la Révolution de 1789 | Think outside the Box | Scoop.it

FIGAROVOX/EXTRAITS - Alors que la dette de la France vient de dépasser les 2000 milliards d'euros, l'historien Patrice Gueniffey rappelle le rôle majeur de la dette publique tout au long de la Révolution française et de l'Empire.


 

LE FIGARO. - Quelle est la situation de la dette publique lorsque Louis XVI accède au trône?

Patrice GUENIFFEY. - L'État royal vivait à crédit depuis le début du XVIe siècle, en particulier pour financer ses guerres. La couronne avait pris l'habitude d'émettre des obligations, qu'on appelait des «rentes», achetées par des prêteurs, qu'on dénommait «rentiers». Au XVIIIe siècle, la dette publique s'envole. Elle représente alors 80 % du PIB en moyenne. Le paiement des seuls intérêts dévore une partie du budget annuel de la couronne. La situation des finances publiques est en dents de scie. Des périodes d'endettement aigu - après la guerre de Succession d'Espagne, achevée en 1713, pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) - s'achèvent par des banqueroutes partielles de l'État, comme celle décidée par l'abbé Terray en 1770, qui spolient ses créanciers mais permettent d'assainir le trésor public. En définitive, lorsque Louis XVI succède à Louis XV en 1774, presque toute la bourgeoise française possède des rentes. Si l'on excepte quelques produits d'assurance-vie et d'assurance-maritime et une poignée de sociétés par actions encore embryonnaires, la rente est le seul produit financier connu des Français de l'époque. L'épargne privée est ainsi drainée au profit de l'État. Pour l'anecdote, le bâtiment de la Bourse, à Paris, n'existait pas encore. Acheteurs et vendeurs de rentes se retrouvaient sous les portiques du Palais-Royal, près de l'actuel restaurant du Grand Véfour.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Patrice Gueniffey ici ou dans le Figaro du 1er octobre.

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Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies

Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies | Think outside the Box | Scoop.it
Aux États-Unis, le chercheur Christoph Kohstall a mis au point Nixie, un drone miniature qui se porte comme une montre et qui permet de prendre des selfie des photographies.


Nixie s'interconnecte directement avec votre smartphone, et grâce à sa caméra intégrée, vous allez pouvoir contrôler depuis votre écran les photos que vous souhaitez prendre.

Une fois votre séance photographie terminée, vous pouvez demander à Nixie de revenir se poser sur votre poignet et reprendre son apparence de "montre". Nixie est un projet développé dans le cadre de la compétition "Make It Wearable" organisée par Intel, durant laquelle il a terminé parmi les finalistes.

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Rassemblement républicain en hommage à Hervé Gourdel à Paris

Rassemblement républicain en hommage à Hervé Gourdel à Paris | Think outside the Box | Scoop.it
Environ 2.000 personnes se sont rassemblées en hommage à Hervé Gourdel dimanche après-midi place de la République à Paris à l’appel d’associations, syndicats et partis de gauche © Radio France / Jérôme Jadot

 Après le rassemblement des musulmans de France vendredi en hommage à Hervé Gourdel, c'est un rassemblement républicain qui est organisé ce dimanche après-midi à Paris, place de la République. Là aussi, il s'agit de rendre hommage au guide niçois, enlevé puis assassiné cette semaine par un groupe djihadiste en Algérie.

Environ 2.000 personnes ont répondu à l'appel de ce rassemblement républicain. De la foule s’élèvent les grandes mains jaunes de SOS racisme, initiateur de la manifestation, les drapeaux de la LICRA, du Front de gauche, de l'Union des étudiants juifs de France. On croise aussi quelques personnalités politiques, dont la maire de Paris, Anne Hidalgo et puis de nombreux anonymes, des citoyens venus dire non à la barbarie et faire passer un message de paix et de tolérance. 

"Ce n'est pas tout à fait neutre que ces djihadistes aient ciblé la France" (Dominique Sopo)

Pour Dominique Sopo, le président de SOS racisme, il faut tout faire pour ne pas céder face à la stratégie des bourreaux d'Hervé Gourdel, otage français décapité cette semaine après avoir été enlevé par un groupe djihadistes en Algérie. "Le plus grand rêve de ces djihadistes c'est qu'ici en France, les gens commencent à se frapper,  à se regarder en chiens de faïence en se demandant finalement si on peut encore faire société", estime-t-il au micro de France info. "Ce n'est pas tout à fait neutre que ces djihadistes aient ciblé la France, parce qu'il me semble que ça fait de trop nombreuses années, et notamment  plusieurs mois, que nous offrons un spectacle de division qui fait dire à ces fous furieux qu'ici il est peut-être possible de mettre le feu à la plaine", poursuit Dominique Sopo.

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Quatre personnes en garde à vue dans l'affaire Bygmalion

Quatre personnes en garde à vue dans l'affaire Bygmalion | Think outside the Box | Scoop.it

JUSTICE - Quatre personnes, dont l'ex-dirigeant Bastien Millot, ont été placées en garde à vue lundi 29 septembre au matin dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Bygmalion, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Elles ont été interpellées à leurs domiciles, ont dit les sources, et placées en garde à vue à l'office anticorruption de la direction centrale de la police judiciaire (DCDP) à Nanterre (Hauts-de-Seine). La société Bygmalion est au cœur de l'affaire des fausses factures de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Magistrats et policiers enquêtent pour déterminer dans quelles circonstances cette double comptabilité a été réalisée; le montant dépasserait les 10 millions d'euros. L'un des points encore flous de l'affaire concerne l'implication (ou non) de l'ancien président. Ce dernier assure n'avoir appris l’existence de la société Bygmalion qu'à l'issue de la dernière campagne.

Le patron d'Event and Co, Franck Attal, figure parmi les gardés à vue ainsi que Guy Alvès, fondateur de Bygmalion et le comptable de cette société.

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Sarkozy et le "fric" : qui va payer sa campagne ?

Sarkozy et le "fric" : qui va payer sa campagne ? | Think outside the Box | Scoop.it
Avec un parti ruiné et des amis patrons moins nombreux, l'ex-président promet de mener une campagne low cost pour ne plus être le "candidat des riches". Pas si simple...


"Faire du fric." S'il est une promesse que Nicolas Sarkozy a tenue depuis sa défaite, c'est bien celle-là. 

Pour l'instant je fais président, mais un jour j'irai faire du fric", annonçait-il dès le début 2008 en son palais de l'Elysée. 

Deux ans après que Nicolas et Carla ont quitté les ors de la République, l'objectif est atteint. Les revenus du couple ont explosé. Elle d'abord : l'auteur-compositeur-interprète aurait négocié une avance de 1 million d'euros auprès de sa nouvelle maison de disques, Barclay, pour publier son quatrième album, "Little French Songs", au succès pour l'heure modeste. L'ex-top model a aussi signé un contrat estimé à plus de 2 millions d'euros pour la nouvelle campagne de publicité du joaillier Bulgari.

Mais lui aussi : depuis octobre 2012, l'ancien président a effectué plus d'une vingtaine de conférences à l'étranger, aussi prestigieuses que grassement payées. Le "Sarko World Tour" est passé par les Etats-Unis, le Canada, l'Argentine, l'Angleterre, Israël, la Russie, la Chine, Singapour, les Emirats arabes unis, Abu Dhabi. Le 18 septembre, veille de sa déclaration de candidature à la présidence de l'UMP, il était encore en Suède. Des banques, des fonds d'investissement, des think tanks et des universités ont versé, au minimum, 100.000 euros chacun pour l'entendre dispenser ses précieux avis sur l'économie ou le monde politique.

Selon nos estimations, Nicolas Sarkozy aurait ainsi gagné plus de 3 millions d'euros en deux ans. Il a pris soin de compléter ses fins de mois avec les dividendes versés par son cabinet d'avocats, dont il a fait exploser le chiffre d'affaires (+23% en 2013) en reprenant du service auprès de son associé Arnaud Claude, et avec les émoluments versés aux anciens chefs de l'Etat (72.000 euros brut par an). 

L'homme du Fouquet's

C'est donc cet homme-là, celui du Fouquet's, qui s'émerveillait en 2006 devant son ami Stéphane Richard : "Tu as réussi, tu es riche !", qui vient de s'engager à mener une "campagne low cost" pour l'UMP. L'ex-président-qui-aimait-les-riches a beau vivre confiné depuis deux ans dans les palaces, les jets privés, la villa du cap Nègre et l'hôtel particulier de la Villa Montmorency, il connaît mieux que quiconque le danger politique de se voir accoler de nouveau l'étiquette "candidat de l'argent". Il a donc promis de se transformer en candidat modeste, menant une campagne à l'économie. Quel grand écart.  

On m'a demandé d'organiser des actions sobres et efficaces", confie Frédéric Péchenard, l'ancien policier un peu débordé par son nouveau rôle de directeur de campagne.

Pour l'heure, l'équipe de Nicolas Sarkozy est donc plutôt limitée. Elle compte une dizaine de personnes. Tous ceux qui, de près ou de loin, se trouvent éclaboussés par les affaires ont été écartés. Exit Claude Guéant, Patrick Buisson et même le préfet Michel Gaudin, qui a gardé son titre de directeur de cabinet mais n'a pas été choisi pour diriger la campagne. Autour de Péchenard, on retrouve des historiques, comme Emmanuelle Mignon, la plume, Véronique Waché, la chargée de communication, et Eric Schahl, conseiller politique.

Pour éviter toute accusation de conflit d'intérêts, l'équipe de campagne ne s'est pas installée dans les bureaux de la rue de Miromesnil, loués par la République pour son ancien président, mais dans un trois-pièces de 85 mètres carrés au rez-de-chaussée d'un immeuble cossu et récemment rénové du 8e arrondissement. 

Nous avons aussi une petite salle de réunion sans fenêtre au sous-sol", précise Péchenard. Je vous donne le loyer : 6.000 euros par mois." 

Signe d'une certaine précipitation dans le choix de l'adresse : elle abrite aussi la société de consulting de... Anne Lauvergeon, l'ex-patronne d'Areva, adversaire affichée de l'ancien président !

Fini le temps de "la Rolex avant 50 ans"Il faut que ce soit une campagne intimiste. C'est comme ça que Nicolas arrivera à toucher les gens et à économiser de l'argent", théorise le publicitaire, Jacques Séguéla.

C'était le sens du message d'annonce de sa candidature posté le 19 septembre sur Facebook, la priorité donnée à internet présentant le double avantage de faire moderne et d'économiser le papier et les timbres des envois par La Poste. Fini donc le temps de "la Rolex avant 50 ans" comme gage de réussite, pour l'ami Séguéla, "cela va être la première campagne digitale en France, comme Obama aux Etats-Unis".

Le premier meeting, le 25 septembre à Lambersart, a été conçu comme une démonstration de cette nouvelle ère. La salle Pierre-de-Coubertin a été louée pour 1.800 euros. La municipalité s'est chargée de la sécurité et les fédérations se sont occupées d'affréter des cars pour les militants. Cinq personnes seulement devaient accompagner le candidat, deux en voiture et trois en TGV.

Nicolas Sarkozy le sait, l'exemplarité financière sera un marqueur politique des prochains mois.  

Le star system, c'est terminé", attaque déjà Hervé Mariton, autre candidat à la présidence de l'UMP, avec Bruno Le Maire. On ne peut pas prétendre redresser la France si l'on n'est pas capable de gérer ses propres finances", ajoute-t-il. 

Quand il est en déplacement en province, Mariton dort chez des amis ou "dans la famille de [s]a femme, qui est très nombreuse". Il réserve des salles de quelques centaines de personnes, quand Sarkozy vise 1.000 à 2.000 militants pour chacun des vingt meetings prévus. Mais "Nicolas sera très vigilant à faire une campagne avec peu de moyens", promet Laurent Wauquiez. 

L'UMP n'a plus un sou

En réalité, l'ex n'a pas le choix. Sur ce sujet, il a beaucoup à se faire pardonner au sein de sa propre famille politique. A l'UMP, personne n'a oublié que les défaites de 2012 ont laissé un trou béant dans les comptes du parti. Il est aujourd'hui plombé par le poids d'une dette de 74,5 millions d'euros, due pour moitié à l'acquisition du coûteux siège de la rue de Vaugirard voilà trois ans pour 40 millions d'euros. Et, pour le reste, à l'explosion des dépenses de meetings et de communication des élections (présidentielle et législatives) de 2012. La défaite ayant réduit les subventions publiques, la situation était devenue intenable.

Depuis le début d'année, le parti a donc lancé un vaste plan d'économies destiné à réduire de 20% les frais de fonctionnement. Les dépenses ont été passées au peigne fin : contrats de téléphonie, de gardiennage, de nettoyage, abonnements de presse... Une vingtaine de salariés sur le départ n'ont pas été remplacés, ce qui a permis de réduire de 1,49 million la masse salariale. Mais il a surtout fallu négocier un rééchelonnement des remboursements auprès des banques et lancer un plan d'économies drastique.

Ce sera à la justice, qui enquête sur l'affaire Bygmalion, de déterminer les responsabilités de cette situation financière catastrophique, entre l'entourage de Sarkozy et la direction de Jean-François Copé. Un fait, cependant, est établi : le parti de la rue de Vaugirard n'a plus un sou vaillant. 

Micro-partis

En 2012, François Fillon et Jean-François Copé avaient reçu 50.000 euros chacun de l'UMP pour leur campagne à la présidence du parti. Cette année, les prétendants ne doivent compter que sur leur propre micro-parti. Nicolas Sarkozy a la particularité d'en avoir... trois à son nom. L'Association nationale des Amis de Nicolas Sarkozy est le plus petit, avec 26.690 euros de cotisations déclarées en 2012.

L'association Les Amis de Nicolas Sarkozy, créée voilà deux ans et animée par le trio Brice Hortefeux-Nadine Morano- Christian Estrosi, a été la plus active depuis deux ans. Trois meetings à Nice, Paris et Arcachon et l'embauche d'une agence spécialisée dans la collecte de cotisations ont permis de ramasser 508.210 euros l'an passé. Mais c'est la structure historique, l'Association de Soutien à l'Action de Nicolas Sarkozy, présidée elle aussi par Hortefeux et dont le trésorier est Michel Gaudin, qui va servira de tiroir-caisse. Le niveau de ses cotisations en 2013 donne une idée du budget minimum de la campagne en cours : 120.802 euros.

A cela viendront s'ajouter les dons, qui sont plafonnés à 7.500 euros par an et par personne. 

Il lui suffira de dire s'il a besoin : 'Mes amis, il faut m'aider, pour ramasser 3 millions d'euros'", assure un sarkozyste.

Le 10 septembre, quelques jours avant la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel, secrétaire général par intérim, a d'ailleurs réactivé les grands donateurs de l'UMP appartenant au Premier Cercle, dans une lettre de trois pages particulièrement virulente. 

Vous avez eu honte de l'UMP. Nos batailles internes vous ont affligés. Le spectacle de nos divisions vous a révulsés Moi aussi !", a écrit l'ancien ministre.

Ces propos ont rencontré un certain écho. 

C'est la première fois depuis l'affaire Bygmalion que les dons et les adhésions repartent à la hausse", souligne un cadre du parti. 

Mais cet argent est destiné aux caisses de l'UMP.

Les patrons intimes se sont éloignés

Nicolas Sarkozy a-t-il encore le soutien des grandes fortunes et du patronat ?  

En 2007, 98% des grands patrons étaient derrière lui. Ils étaient fascinés par son énergie hors norme et son charisme, raconte un conseiller d'une bonne partie du CAC 40. Ils en sont revenus. Son bilan a été bien maigre : la réforme des retraites et la défiscalisation des heures supplémentaires." 

Beaucoup des piliers de l'époque Cécilia, invités de la soirée inaugurale du Fouquet's, ont disparu du cercle des intimes. Martin Bouygues n'a jamais digéré que la 4e licence soit accordée à son ennemi personnel, Xavier Niel (coactionnaire du "Nouvel Obs"). Arnaud Lagardère semble bien indifférent à la vie politique hexagonale depuis qu'il s'est installé à Miami avec Jade et les enfants. Patrick Kron a perdu de son aura avec la vente d'Alstom. Henri Proglio n'a plus aucun intérêt à s'afficher avec la droite au moment où il négocie sa reconduction auprès du pouvoir socialiste. Et François Pinault s'est entiché de François Hollande, qu'il a invité à déjeuner cet été dans sa propriété de Saint-Tropez.

Reste les inconditionnels. Le milliardaire canadien Paul Desmarais. La famille Dassault. 

Nicolas, c'est notre Napoléon, s'enflamme Laurent Dassault, le fils aîné de Serge. Il entame ses cent jours pour reconquérir le pouvoir !" L'ère Carla

Et les patrons show-biz, qui collent mieux à l'ère Carla. Dominique Desseigne, patron des casinos Barrière. Stéphane Courbit, l'ex-pape de la télé-réalité. Et Jean-Claude Darmon, retraité du sport-business, qui reçoit régulièrement l'ancien chef de l'Etat à ses dîners, rue de Liège, dans le 9e arrondissement de la capitale.

Pendant qu'il mènera la campagne, le candidat a prévu de continuer ses lucratives conférences, dont le programme est bouclé jusqu'à la fin de l'année.  

On devrait être fier qu'un ancien président français soit autant demandé", a coutume de rétorquer le fidèle Brice Hortefeux quand on l'interroge sur le sujet. Je ne vois pas pourquoi il arrêterait, du moment qu'elles se passent à l'étranger et traitent de sujets internationaux", estime, de son côté, Alain Minc.

Les conférences devraient se poursuivre, "tant qu'il n'est pas candidat déclaré à la primaire à l'UMP" pour la présidentielle, précise un proche. D'ici là, il lui reste donc encore pas mal de mois pour continuer "à faire du fric".

 

Caroline Michel - Le Nouvel Observateur

Jacques Le Bris's insight:

La bande du PSG
Après son interview sur France 2 le 21 septembre, Nicolas Sarkozy, supporter de longue date de l'équipe de foot parisienne, a débarqué au Parc des Princes pour le match PSG-Lyon et pris place à son fauteuil habituel : dans la tribune VIP, "la corbeille", aux côtés du président qatari du club, Nasser al-Khelaïfi . "Il y est très, très souvent depuis deux ans", assure un habitué du Parc. 
Sarkozy, qui a joué les facilitateurs dans la vente du club aux Qataris, y a ses habitudes. Il y croise des patrons, des people et des politiques ; va saluer les joueurs dans les vestiaires et fait partie des happy few conviés par les Qataris dans le salon réservé aux stars internationales. L'ex-président s'est aussi affiché avec NKM pendant la campagne municipale de Paris.
Autre copain de tribune : l'ex-grand argentier du football Jean-Claude Darmon. Fondateur de la société de gestion des droits marketing sportifs Sportfive revendue à Arnaud Lagardère pour 865 millions d'euros en 2006, il était l'un des invités du Fouquet's en 2007, mais n'avait pas beaucoup revu son ami président pendant son quinquennat Ils se sont rapprochés depuis la défaite. Jean-Claude Darmon a parfois prêté son Falcon 50 à l'ex-chef de l'Etat, qui a été immortalisé montant à bord le 3 mars 2013 à destination du Maroc. Darmon, Sarkozy et ses fils aînés mais aussi l'humoriste Michaël Youn ont assisté ensemble le 8 avril dernier à Londres au match Chelsea-PSG. 
Au Parc des Princes, la présence de l'"hyper-supporter" et de sa bande ne fait pas que des heureux. "Sarkozy est un peu trop envahissant au goût des Qataris, glisse un bon connaisseur du club. Eux veulent faire du business et ne pas être trop marqués sarkozystes sous un gouvernement de gauche."
Maël Thierry

 

Un million d'amis virtuels
Depuis sa déclaration de candidature sur Facebook, Nicolas Sarkozy multiplie les fans comme des petits pains : "45.000 en moins de quatre jours, et 2,7 millions de lecteurs. Cela dépasse ce qu'on imaginait". Le phénomène tiendrait presque du surnaturel, selon son équipe : "Il a presque un million d'abonnés à sa page. C'est deux fois plus que Hollande. Et Fillon et Juppé n'en ont même pas 60.000 chacun. Il est seul au monde !"
Le nouveau " Sarko " est "2.0" ! Un candidat ultra-connecté à Facebook et Twitter (555.000 abonnés) qui signe ses messages "NS". Pendant son mandat, sous l'influence de son conseiller numérique à l'Elysée, Nicolas Princen, il avait rencontré Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, et organisé un e-G8 avec des leaders de l'internet mondial. Depuis 2012, Princen, désormais chef d'entreprise dans l'économie numérique, lui a fait rencontrer des créateurs de start-up.
Le retraité qui s'était astreint au silence s'est servi de "FB" pour communiquer. C'est sur ce réseau dont la filiale française est dirigée par son ex-collaborateur Laurent Solly - qu'il a envoyé ses voeux aux Français après sa défaite. Là aussi qu'il a réagi après sa première mise en examen, en mars 2013. Facebook lui permet de s'adresser sans filtre à ses soutiens et, au moment où l'UMP est à court de finances, de faire campagne gratuitement.
"En France, où les budgets sont limités, et les publicités, interdites en campagne électorale, note un de ses proches, c'est le seul endroit sans limites." Le même se souvient d'une formule lâchée par Sarkozy lors de son pot de départ de l'Elysée en 2012. "J'ai tout fait pour gagner, j'ai même appris des mots nouveaux comme 'hashtag'."
M.T.

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An astounding amount of Ebola's economic impact is completely avoidable

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JOHANNESBURG, South Africa — The tiny West African country of Sierra Leone began this year on a high, its economy racing ahead faster than almost any other in the world.

Then came Ebola.

Travel restrictions stopped the flow of goods and people. Markets were shut, farming disrupted and mining firms cut operations. Now, the World Bank says, instead of growing an expected 11.3 percent, Sierra Leone’s economy could see growth of just 8 percent this year — and zero in 2015.

This is the unseen toll of Ebola, which has killed nearly 3,000 people in West Africa since the outbreak began early this year, 597 of them in Sierra Leone. Surprisingly, the biggest economic impact has come not from the direct costs of the virus, but rather from so-called “aversion behavior” associated with fear of catching Ebola.

It is this fear factor that has led people in Sierra Leone, Liberia and Guinea — the three worst affected countries — to avoid work, abandon farms and close borders. On the ground, food prices have skyrocketed in response to production shortages and panic-buying.

The World Bank is warning that the Ebola epidemic could reverse years of economic gains in these developing countries. If the virus continues to spread, the economic cost could grow eight-fold by next year.

“This would deal a potentially catastrophic blow to their already fragile economies,” Jim Yong Kim, World Bank Group president, said in a recent media call.

During previous epidemics, including SARS and the H1N1 outbreak, fear and aversion behavior caused as much as 80 to 90 percent of the total economic impact, according to an analysis by World Bank economists.

“The sooner we implement an effective response and decrease the level of fear of Ebola's spread, the more we can limit the epidemic's economic impact,” Kim said.

Liberia, hardest hit by Ebola with nearly 1,700 people killed, has cut its growth forecast this year from 6 percent to just 2.5 percent. Liberia’s economy will likely contract next year if the outbreak isn’t contained, the minister of commerce and industry said Thursday.

More from GlobalPost: Want to fight Ebola? Don't do it like Sierra Leone

International mining companies have reduced Liberian operations, the service sector has slumped and incoming commercial flights have dropped from 27 a week to just six.

“Next year, if this outbreak lingers on, it’s likely to go into negative because the major operators in the mining sector have had to slow down operations,” Axel Addy told reporters in London. “Many of their technical staff have left the country.”

Aside from warnings of economic collapse, there are growing fears that the outbreak could cause political and social turmoil in West Africa if not brought under control.

The International Crisis Group said this week that the Ebola outbreak threatens to spiral into a political crisis that could destabilize the region. Sierra Leone and Liberia are still recovering from brutal civil wars, while Guinea has faced political instability, with a coup in 2008.

“The hardest-hit countries now face widespread chaos and, potentially, collapse,” the group said in a statement. “Adding social breakdown to the epidemic would create disaster perhaps impossible to manage.”

http://www.globalpost.com/dispatch/news/regions/africa/140925/fear-ebola-astounding-economic-impact

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La France est-elle vraiment en «guerre» ?

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Un Rafale sur une base de l'armée française aux Emirats arabes unis, le 25 septembre.


 


MERCI DE L'AVOIR POSÉEFrançois Hollande a fini par lâcher le mot à l'ONU. Politiques, sociologues ou militaires ne sont pas forcément d'accord.

Depuis mardi, la France est officiellement en guerre. François Hollande a fini par lâcher le mot à l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, peu avant l’annonce de la décapitation d’Hervé Gourdel en Kabylie par un groupe se réclamant de l’Etat islamique: «Notre meilleure réponse à cette menace, à cette agression, c’est l’unité nationale dans cette guerre, car c’en est une, contre le terrorisme.» Une guerre donc, mais une guerre lointaine, sans troupes au sol, sans front clairement établi ni ennemi constitué en armée. Une guerre menée par une coalition d’Etats contre un groupe qui revendique en être par son nom, Etat islamique, d’ailleurs contesté. Les bombardements, certes peu nombreux côté français (deux frappes et une douzaine de missions de reconnaissance depuis le 15 septembre), sont eux bien réels. Les images en attestent :

 
 

Cela fait-il une guerre? La réponse serait simple si la définition l’était. Or s’il existe plusieurs définitions en droit international de «l’état de guerre» ou du «conflit armé», il n’y a pas de définition universelle de la guerre. On peut remonter dans l’histoire et citer celle d’Alberico Gentilis, juriste italien de la fin du XVIe siècle: «La guerre est un conflit armé, public et juste.» Ou, plus tard, celle de Gaston Bouthoul, sociologue de la guerre: «Une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d’être méthodique et organisée quant aux groupes qui la font et aux manières dont ils la mènent. En outre, elle est limitée dans le temps et dans l’espace et soumise à des règles juridiques particulières, extrêmement variables suivant les lieux et les époques. Sa dernière caractéristique est d’être sanglante, car lorsqu’elle ne comporte pas de destruction de vies humaines, elle n’est qu’un conflit ou un échange de menaces.» Mais la guerre du XXIe siècle, plus souvent une «opération» ponctuelle qu’un affrontement interétatique pour une conquête de territoire, complexifie la donne.

Fillon contre Pécresse

Les différences d’appréciation chez les politiques au sujet de l’actuelle offensive en Irak l’illustrent bien. A droite, alors que pour l’ex-Premier ministre François Fillon un chat est un chat et une guerre une guerre - «c’est une guerre frontale, une vraie guerre», a-t-il dit - Valérie Pécresse, ex-ministre UMP appelle à ne pas «galvauder» le mot. «Une guerre cela veut dire qu’on a identifié un Etat contre lequel on est en guerre. Là ce n’est pas un Etat, c’est une nébuleuse terroriste mondiale, qui terrorise des Etats qui, eux, doivent s’organiser pour lutter contre.» Bruno Tertrais, politologue à Fondation pour la recherche stratégique et qui vient de rééditer son Que sais-je La Guerre, lui oppose que «quelle que soit la définition que l’on retient de la guerre, aucune n’implique forcément un affrontement entre deux Etats».

Mais alors où commence la guerre ? «Ce n’est pas parce qu’on lâche une bombe quelque part qu’on est automatiquement en guerre mais dès que l’on entre dans une logique de durée, et c’est le cas contre Daech, on peut dire que l’on est en guerre. En Libye, au Mali, en Irak aujourd’hui et peut-être demain en Syrie, on est bien dans un cadre qui est celui de la guerre», estime Bruno Tertrais.

 

Avant, la guerre, c’était simple. (Affiche d’août 1914. AFP)

Le débat sur l’emploi du mot guerre, qui s’était déjà posé lors de l’engagement français en Afghanistan au début des années 2000, est plus politique, voire philosophique, que juridique. Le mot fait peur. «En Europe, il y a une certaine pudeur autour du mot guerre, qui tient sans doute au fait que l’Europe se sent en paix, en elle-même comme à ses frontières», relève Bruno Tertrais. «En France, il y a peut-être aussi la crainte que la guerre contre Daech ne renvoie à la très controversée guerre contre le terrorisme, apparue en 2001 et emblématique des années George W. Bush.» Dans les faits, la France n’a aucun problème à dire qu’elle est «en guerre contre le terrorisme» dès lors qu’elle est directement visée, ajoute-t-il. «Jacques Chirac trouvait cette expression inappropriée en 2001, mais n’avait eu aucun problème à l’employer en 1986, quand il était Premier ministre. Et l’on n’a pas vu la gauche française pousser des hauts cris lorsque François Hollande a lui aussi parlé – à mon sens à juste titre – de "guerre contre le terrorisme" mardi dernier à l’ONU.»

«Préparer l'opinion»

L’armée, elle, n’a pas d’états d’âme avec le mot guerre. Ainsi que le souligne Dominique David, directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales (Ifri), «pour les militaires, savoir qu’on est en guerre signifie qu’on franchit un palier dans la concentration des forces et a le mérite de clarifier les choses», ce qui n’a pas toujours été le cas dans les années 90 quand on était plutôt dans le registre des opérations de stabilisation ou de maintien de la paix.

Pour le gouvernement, parler de guerre ne change rien sur le terrain, c’est d’abord un message à l’opinion. «François Hollande veut signifier que là, c’est du sérieux. Il s’agit d’exprimer une volonté de mobilisation psychologique, collective, morale», relève Dominique David. Le terme de guerre, note-t-il au passage, «est à la fois l’un des plus employés et l’un des plus mal employés»: ainsi parle-t-on de guerre contre le tabac, de guerre contre le grand banditisme… «La guerre ça renvoie aussi à l’affrontement contre un ennemi organisé.» Lequel, en l’occurrence, est bien dans une logique de guerre pour établir un pseudo-califat. «L’emploi du mot guerre a aussi pour vertu de préparer l’opinion à des mesures de sécurité renforcées sur le sol français», ajoute Bruno Tertrais. De fait, le Conseil de défense réuni jeudi a décidé du renforcement de la sécurité dans les lieux publics et les transports. Signe que, si on n’est pas en guerre, on n’est pas non plus en paix. 


Cordélia BONAL
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5 raisons qui démontrent pourquoi les billets et les pièces devraient disparaître

5 raisons qui démontrent pourquoi les billets et les pièces devraient disparaître | Think outside the Box | Scoop.it

Si beaucoup de personnes réalisent d’ores et déjà la majeure partie de leurs achats sans avoir recours aux billets et aux pièces, la monnaie courante est bel et bien toujours présente. Cela dit, certains économistes tendent à dire que les gouvernements devraient la supprimer de notre quotidien. Voici 5 raisons qui vont vous aider à comprendre pourquoi les billets et les pièces doivent disparaître ! 

Bien que nous n’ayons de cesse de nous aventurer vers une société « cashless » (sans cash) depuis environ une décennie, la démocratisation d’un tel modèle économique n’est pas encore à l’ordre du jour. Ainsi, au-delà de l’acceptation du peuple, un tel tournant économique nécessite, entre autres, une volonté politique d’aller dans ce sens appuyée par une sensibilisation à grande échelle du public, le but étant que les consommateurs cessent d’utiliser billets et piécettes pour embrasser les porte-monnaie électroniques. En attendant de convaincre tout le monde, voici pourquoi la monnaie fiduciaire devrait disparaître.

 

1. Ce serait plus efficace


Une personne devant un distributeur via Shutterstock

Selon une étude du journal The Economist, chaque personne passe plus de 6 heures par an à chercher un distributeur de billets. De plus, l’Autorité américaine de la sécurité des transports (Transportation Safety Authority) rapportait en 2013 qu’environ 416 000 € sont oubliés chaque année au contrôle de sécurité des aéroports.

 

2. Cela aiderait à déjouer les crimes


Un pistolet avec une liasse de billets via Shutterstock

Les criminels en tous genres sont friands de billets pour la simple et bonne raison que ces derniers sont quasi intraçables. De ce fait, supprimer la monnaie fiduciaire au profit des paiements électroniques pourrait permettre d’enregistrer l’ensemble des transactions. Dans la même veine, cela pourrait également bannir les braquages à main armée. Selon des chiffres fournis en 2011 par le FBI, le montant total d’argent dérobé dans les banques américaines la même année s’élevait à plus de 23 millions d’euros.

Enfin, cela pourrait également enrayer de façon non négligeable l’exil fiscal qui coûte chaque année la coquette somme de 2,5 milliards d’euros aux gouvernements du monde entier.

 

3. Ce serait moins cher à fabriquer


Des pièces via Shutterstock

En 2012, le prix de revient du nickel était équivalent au double de la valeur d’un penny (1 penny $ = 0,078 €). Cela reviendrait donc moins cher de fermer tous les établissements qui produisent de la monnaie et de ne rien faire.

 

4. Cela permettrait des taux d’intérêt négatifs


Des courbes via Shutterstock

Par principe, il ne peut y avoir de taux d’intérêt négatifs lorsqu’on utilise de la monnaie physique puisque chaque consommateur a la possibilité de retirer de l’argent et de le garder précieusement sous son matelas. Ainsi, des taux d’intérêt inférieurs à zéro pourraient possiblement encourager les investissements et booster l’économie.

 

5. Les billets, c’est sale !


Un homme avec un billet dans la main via Shutterstock

Vraiment sale. Les billets passent de main en main : on vous laisse imaginer le nombre de bactéries présentes sur ces bouts de papier de grande valeur. Par exemple, selon le NYU Center for Genomics and Systems Biology, chaque billet grouille de microbes assimilés à la pneumonie, aux intoxications alimentaires, aux ulcères gastriques ainsi qu’aux staphylocoques. Voilà, voilà…

 

Ces 5 points qui démontrent que notre société se porterait mieux sans billets et sans piécettes sont vraiment intéressants. Au bureau, si certains sont en faveur de la démocratisation des porte-monnaie, d’autres craignent que cela entraîne des dérives et des abus quant à la confidentialité des transactions. Selon vous, la disparition de la monnaie serait-elle bénéfique à notre société ?

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«Ebola n'est plus une épidémie: c'est une crise humanitaire majeure qui va durer»

«Ebola n'est plus une épidémie: c'est une crise humanitaire majeure qui va durer» | Think outside the Box | Scoop.it

Dans un entretien à Slate.fr, le professeur Peter Piot, co-découvreur du virus, estime que l'épidémie ne sera pas vaincue avec une seule stratégie médicale.


 

«Nous avons perdu un temps considérable. Les bons réflexes n’ont pas été mis en œuvre en temps et en heure. Désormais, la réponse à la situation épidémiologique ne doit plus être du seul ressort de la médecine. Il faut en urgence passer à une réponse d’une toute autre ampleur. Parallèlement à la militarisation de l’action médicale, il faut élargir la mobilisation internationale et onusienne, inclure le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM).» 

C’est l’analyse faite aujourd’hui par le professeur Peter Piot, co-découvreur du virus Ebola (en 1976 au Zaïre), ancien directeur d’Onusida (de 1995 à 2008) et aujourd’hui directeur de l’Ecole d'hygiène et médecine tropicale de Londres.

«Je pense avoir été dans les premiers à dire qu’il fallait déclarer l’état d’urgence et une forme de militarisation de la lutte. Et pour être efficace, cette lutte réclame la mobilisation de moyens qui dépassent de très loin ceux qui ont été jusqu’ici mis en œuvre. Outre des forces armées sanitaires, seuls le PAM et le HCR sont à la hauteur de ce défi. Eux seuls ont le savoir faire et le matériel assurant la mise en place et l’intendance de camps de réfugiés pour plusieurs milliers de personnes. Il nous faut changer de perspective et le faire au plus vite. Ebola n’est plus seulement une épidémie, c’est une crise humanitaire majeure. C’est à cette aune qu’il faut désormais agir. Et agir vite.»

A Abidjan, le 14 août 2014. REUTERS/Luc Gnago.

Pour Piot, le temps n’est plus où les mécanismes habituels de lutte contre les bouffées épidémiques d’Ebola pouvaient se révéler efficaces –comme les Congolais viennent de le démontrer dans la zone de santé de Boende (province de l'Equateur) où ils ont réussi, sans aide extérieure, à maîtriser une épidémie d’environ soixante-dix cas.

«Face à Ebola, l’isolement des personnes suspectes, la quarantaine des personnes infectées, cela marche, mais uniquement pour des villages, des petites villes, souligne Peter Piot. Rien ne va plus quand on passe à une autre échelle, comme c’est le cas au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée. Il y a, bien sûr, la prise en charge et la mise en quarantaine des malades, comme l’a fait et continue de le faire remarquablement MSF. Il faut plus de lits, plus de personnels, plus de matériels. Mais tout cela ne va pas stopper l’épidémie. Le plus grand défi est ailleurs: il est dans l’arrêt de la transmission du virus au sein des communautés, de la population.»

Conspirationnisme

Et ce défi soulève la question de ce que peut être, ici, l’aide de l’extérieur. «Que peuvent, concrètement, faire des bandes de médecins et de soignants blancs pour agir au sein de ces communautés», interroge ce médecin belgen grand connaisseur de l’Afrique noire. 

L’une des théories qui fait florès fait valoir que ce sont les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains qui sont à l’origine de cette épidémie

 

«C’est là une question d’autant plus redoutable qu’Internet et les réseaux sociaux fourmillent de théories conspirationnistes. L’une des théories qui fait florès fait valoir que ce sont les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains qui sont à l’origine de cette épidémie, et ce pour empoisonner les populations africaines. Ce qui permet à l’armée américaine d’intervenir dans les pays infectés…» Sur un mode moins élaboré, cela donne: «Un virus inventé par les Blancs pour tuer les Noirs».

Ces théories reprennent sous de nouvelles formes, racistes, et via de nouveaux canaux de diffusion, les invariants de l’origine, forcément étrangère, de toutes les émergences de nouvelles épidémies. Elles compliqueront de manière considérable les prochaines expérimentations de médicaments expérimentaux et de possibles vaccins, pour l’essentiel développés aujourd’hui dans le monde anglo-saxon.

Dans l’attente, et en dépit des rencontres du Conseil de sécurité et de déclarations onusiennes toujours plus catastrophistes, l’approche «crise humanitaire» souhaitée par le professeur Piot ne semble toujours pas d’actualité. Les seuls mouvements d’importance sont la mobilisation des armées américaine et britannique ainsi que celle de plusieurs centaines de soignants annoncée par Cuba. «Quelques éléments laissent aujourd’hui espérer que le mécanisme onusien va prochainement se déclencher avec mobilisation du HCR et du PAM», confie le spécialiste. 

«Je précise que, contrairement à ce qu’ont rapporté de nombreux médias, ce n’est pas la première fois que le Conseil de sécurité se saisit d’une question sanitaire. La première fois, c’était en janvier 2000 et il s’agissait du sida. Il y a d’autre part déjà des casques bleus au Libéria et en Sierra Leone, deux pays qui sortent à peine de terribles guerres civiles. Ils sont là, présents sur le terrain, et à mon sens il faut au plus vite les former à la gestion de cette problématique sanitaire et élargir leur mandat en ce sens.»

Une Europe «en grand sommeil»

Comment, citoyen belge, analyse-t-on l’attitude de l’Union européenne et de la France  depuis la direction de la London School of Hygiene & Tropical Medicine?

«C’est le grand sommeil. La priorité est donnée à la constitution de la nouvelle Commission. C’est extrêmement décevant quand on sait qu’il existe des personnels, des structures et des fonds européens dédiés aux affaires étrangères, à la coopération et à l’humanitaire. Et cela l’est d’autant plus quand on observe la mobilisation et la coordination des Etats-Unis et du Royaume-Uni vis-à-vis du Libéria et de la Sierra Leone. Tout le monde attend que la France face la même chose en Guinée. On pourrait également mobiliser les forces de l’Allemagne, dont l’armée n’est pas offensive mais dispose de moyens sanitaires.»

A moyen terme, le Pr Piot et les spécialistes londoniens ne partagent pas les prévisions des CDC américains, qui prévoient jusqu’à 1,4 million de cas d’Ebola en janvier prochain. Ils les jugent péchant par catastrophisme et sont plus proches des estimations de l’OMS publiées dans The New England Journal of Medicine daté du 23 septembre, et qui tablent sur 20.000 cas début novembre. 

La priorité doit être donnée à la sauvegarde de la nation.

Il lui semble toutefois inévitable que les mesures indispensables de confinement et de mises en quarantaine d’un nombre croissant de personnes soulèvent et soulèveront immanquablement des questions relatives à la privation de libertés civiques. 

«Cela n’a rien de véritablement nouveau et l’histoire de la lutte contre de nombreuses maladies infectieuses montre qu’il faut parfois en passer par là, déclare-t-il. La priorité doit être donnée à l’intérêt de la collectivité et à la sauvegarde de la nation.»

«Au-delà de la nécessité de l’intensification de la lutte contre Ebola, notre grande crainte est que cette maladie infectieuse devienne endémique dans les pays où le virus est en train de s’implanter. Que l’on ne parvienne plus à l’éradiquer, conclut-il. On évoque parfois le risque de mutations qui le rendraient transmissible par voie respiratoire. C’est fort peu vraisemblable. Des mutations peuvent certes survenir, mais elles pourraient aussi le rendre moins virulent, avec des taux de mortalité inférieurs à ceux, très élevés, que l’on observe aujourd’hui.

Mais quelle que soit l’hypothèse qui prévaudra, la question qui nous est posée aujourd’hui est redoutable. Faute d’avoir pris les bonnes mesures suffisamment tôt, des millions de personnes sont désormais exposées au risque de contamination. Aussi devons-nous réinventer les stratégies classiques de lutte mises au point quand elles n’étaient que quelques centaines ou quelques milliers. Réinventer dans l’urgence les modalités de la lutte –et ce jusqu’à ce qu’un vaccin efficace et sans danger soit enfin disponible et qu’il puisse être utilisé à grande échelle.»

Jean-Yves Nau

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L'EI cherche-t-il des relais dans le Sinaï égyptien?

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Entretien avec Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France, spécialiste du monde arabe.

« Tranchez-leur la tête » : Dans un communiqué diffusé lundi 22 septembre sur Internet, les djihadistes de l’ « Etat islamique » appellent sans détour les islamistes du Sinaï à la violence contre le pouvoir égyptien. Le groupe d’Al-Baghdadi, qui a proclamé un « califat » à cheval entre l’Irak et la Syrie, entend-il s’étendre jusque dans la péninsule égyptienne ?


Le climat d’instabilité et de violence dans le Sinaï ne date pas d’hier.

Cette région désertique de 60 000 km2, bordant à la fois la mer Méditerranée au nord, la mer Rouge au sud, le canal de Suez à l’ouest, Israël et la bande de Gaza au nord-est, est au carrefour des tensions régionales.

A cette position géographique à risques s’ajoutent les rapports conflictuels qu’entretiennent la population locale, majoritairement bédouine, et le pouvoir central.

La révolution de 2011, qui a vu la démission du président Moubarak, puis la destitution par l'armée, le 3 juillet 2013, du président islamiste Mohamed Morsi, ont contribué un peu plus à faire du Sinaï une zone de non-droit, que se partagent divers trafiquants d’armes et des extrémistes en tout genre.

Une semaine ne se passe ainsi plus sans que des militaires et des policiers soient tués. Le 5 septembre 2003, le ministre de l’Intérieur lui-même fut pris pour cible par les islamistes dans un attentat en plein Caire.

Le vide sécuritaire dans le Sinaï menace par ailleurs directement la fragile économie égyptienne : la péninsule est une zone fortement touristique en raison de ses nombreuses stations balnéaires sur la mer Rouge. Elle est par ailleurs traversée par des gazoducs reliant l’Egypte à Israël et à la Jordanie.

En exhortant le plus influent groupe islamiste de la région, Ansar Beit al-Maqdis (ABM), à frapper le pouvoir égyptien, l'« Etat islamique » attise le feu dans une région déjà incendiaire.

Le « califat » d'Al-Baghdadi cherche-t-il à « rayonner » jusque dans le Sinaï ? Quels relais peut-il trouver sur place ?

L'éclairage de Tewfik Aclimandos, chercheur au Collège de France, spécialiste du monde arabe.

 

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Ebola In The U.S.: What You Need To Know Now

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DALLAS, Texas - The Centers for Disease Control and Prevention confirmed Tuesday that a patient in the U.S. has been diagnosed with the Ebola virus. Amid fear that the virus has arrived on our shores, many are asking questions about the disease and how it is transmitted.

Here's what you need to know about Ebola. The information comes from the World Health Organization and the U.S. Centers for Disease Control and Prevention.

How did Ebola get to the U.S.?

The patient diagnosed with Ebola at a Dallas hospital had recently traveled by plane from Liberia to the U.S. to visit family, the CDC said. He landed in the U.S. on Sept. 20 and began exhibiting symptoms of the virus four days later.

What do we know about the patient?

Officials did not give the patient's name, age, nationality or any details about how he may have become infected in West Africa. They said he is critically ill and has been in medical isolation at Texas Health Presbyterian Hospital in Dallas since Sunday.

Are other passengers at risk?

"There is zero risk of transmission on the flight," said CDC director Dr. Tom Frieden. "Ebola doesn't spread before someone gets sick, and he didn't get sick until four days after he got off the airplane. So we don't believe there was any risk to anyone on the flight." Frieden declined to release any details about the man's itinerary or flight numbers.

What about other people in Texas?

Public health officials say they are actively tracing everyone who's been in close contact with the man since he started developing symptoms and became contagious. Those people will be monitored for 21 days, the length of the disease's incubation period, and if they develop a fever they'll be put into medical isolation.

Health officials could not rule out the possibility that other people might have been exposed. "While it is not impossible that there could be additional cases associated with this patient in the coming weeks, I have no doubt that we will contain this," Frieden said.

How is Ebola spread from person to person?

The good news is that Ebola isn't transmitted through the air. You aren't going to get Ebola if an infected person sits next to you or sneezes in the same room. The disease is transmitted through direct contact with bodily fluids, such as blood from an infected person. The disease is only contagious when an infected person is showing symptoms.

Health care workers are particularly at risk if they are not wearing appropriate protective equipment, such as masks, gowns and gloves.

What are the symptoms of Ebola?

Ebola is a hemorrhagic virus characterized by the sudden onset of flu-like symptoms including fever, intense weakness, muscle pain, headache and sore throat. These are followed by vomiting, diarrhea, rash, impaired kidney and liver function, and sometimes internal and external bleeding.

Just how deadly is Ebola?

Somewhere between 50 percent and 90 percent of the people who develop Ebola will die.

What's the incubation period for Ebola?

The time from infection with the virus to the onset of symptoms ranges from two to 21 days.

Is there a cure for Ebola?

Right now, there is no cure or vaccine. Doctors typically provide supportive care to patients, which may include oxygen, fluids, blood transfusions and treating subsequent infections. A few patients infected with the virus have been given experimental treatments, including doses of a promising drug called ZMapp. But supplies of ZMapp were limited and have since run out.

Several patients also appear to have been helped by blood transfusions from a person who survived Ebola and developed antibodies to the virus.

At the beginning of September, the National Institutes of Health began a clinical trial on a potential vaccine for the virus, but it is not being used on patients.

How bad is the outbreak in West Africa?

As of Sept. 23, 2014, there have been 6,5074 cases and 3,091 deaths from the virus during the current outbreak in West Africa, according to the World Health Organization. Almost all of the cases have occurred in the nations of Guinea, Sierra Leone and Liberia.

This is by far the largest and deadliest outbreak of Ebola since the disease was first identified in 1976. More people have died in the last six months than in all other Ebola outbreaks combined. The CDC says as many as 1.4 million people could be infected by January unless more is done to stop it.

Why has it been so hard to contain the outbreak in West Africa?

A big part of the problem in West Africa is that the health care infrastructure is poor, understaffed and ill-equipped to deal with a major public health crisis. There's also widespread mistrust of hospitals and doctors that keeps many people from seeking treatment. The high death rates at hospitals have many people so scared that they keep ailing loved ones at home, where they continue to spread the disease to others.

"There's all the difference in the world between the U.S. and parts of Africa where Ebola is spreading," Frieden said. "The United States has a strong health care system and public health professionals who will make sure this case does not threaten our communities."

What's the history of Ebola?

Ebola first appeared in 1976. There were two simultaneous outbreaks, in Nzara, Sudan, and in Yambuku in what is now the Democratic Republic of Congo (formerly Zaire). The Congolese outbreak occurred in a village near the Ebola River, which is how the disease gets its name.

Fruit bats in the African forest are thought to be the natural host of the virus. In Africa, people have become infected through the handling of infected fruit bats, chimpanzees, gorillas, monkeys, forest antelope and porcupines found ill or dead or in

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▶ A qui profite la dette ?

Ajoutée le 20 nov. 2012

«A qui profite la dette ?» Un dessin animé pour comprendre la dette publique belge en 4 mn, avec les voix bien connues de Frédéric Jannin et Stefan Liberski. Soutenez la campagne sur www.onveutsavoir.be !

Est-ce vraiment à nous de payer ? Nous voulons un audit citoyen de la dette publique !

La FGTB wallonne, la FGTB Bruxelles, le Comité pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) et le Centre d'éducation populaire André Genot (CEPAG) s'associent pour mener une grande campagne de sensibilisation sur la dette publique belge. Nous voulons lever l'écran de fumée sur la dette. Nous voulons tordre le cou aux idées reçues sur la dette et les politiques d'austérité que l'on nous présente comme inévitables.
Soutenez la campagne sur www.onveutsavoir.be !
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Un tiers des jeunes très diplômés ne trouve pas d'emploi

Un tiers des jeunes très diplômés ne trouve pas d'emploi | Think outside the Box | Scoop.it


L'APEC dévoile un taux d'emploi des jeunes BAC+5 de la promotion 2013 en fort recul par rapport aux précédentes promotions.


 


C’est la promesse principale des écoles d’ingénieurs, business schools, et autres masters universitaires : l’employabilité. Pour leurs étudiants, une garantie contre le chômage et l’assurance  d’un salaire conséquent. L’étude annuelle de l’APEC (Association pour l’emploi des cadres) sur les jeunes diplômés à bac + 5 et plus, publiée ce 1er octobre, est l’occasion de vérifier si les engagements sont bien tenus. Or, dans un contexte économique difficile, y compris pour les cadres, la réponse est globalement positive. La proportion des CDI à la première embauche est même en augmentation.

Mais les nuages restent nombreux. Ainsi, le taux d’emploi des jeunes un an après l’obtention de leur diplôme continue de rester assez faible : comme l’an dernier, il atteint 63 %. Un niveau en recul de 7 points par rapport à la génération des diplômés de 2011 et même de 9 points si l’on compare à 2010. "La situation des jeunes diplômés est stable mais elle n’en demeure pas moins préoccupante", indique Jean-Marie Marx, le directeur général de l’Apec. Et de rappeler qu’en 2013, les recrutements de jeunes diplômés au statut de cadre ont diminué de 4 %, soit 37.100 postes offerts.


Jeunes ingénieurs et managers s'en sortent le mieux

La situation est encore plus inquiétante si l’on regarde la situation selon le diplôme. Comme par le passé, ce sont les jeunes ingénieurs et managers qui tirent le mieux leur épingle du jeu : avec un taux d’emploi de 69 %, ils devancent de 11 points les titulaires d’un master universitaire. C’est le reflet, bien sûr, de formations "professionnalisantes" comme le commerce, l’informatique ou les sciences de l’ingénieur qui offrent davantage de débouchés. A l’opposé, certains masters universitaires continuent d’afficher des taux d’emploi extrêmement préoccupant (voir tableau page 10). C’est le cas des diplômés en sociologie et philosophie avec 62% de jeunes en recherche d’emploi un an après leur sortie de l’université, 63% pour ceux des facultés de biologie, alors que 59 % des diplômés de langues étrangères appliquées (LEA) sont sans travail. Même des secteurs qui semblaient prometteurs, comme l’environnement et l’écologie, présentent un niveau d’insertion très bas : moins d’un étudiant sur deux de cette filière a trouvé un emploi au bout d’un an.

 

Dans les écoles de commerce, au contraire, les efforts réalisés ces dernières années pour aider les étudiants à construire leur parcours au gré de leurs compétences portent leur fruit. "Nous faisons un très gros travail d’accompagnement avec l’appui de coachs en ressources humaines, explique par exemple, Isabelle Assassi, directrice du programme Grande école à Toulouse Business School. Cela passe par une batterie de tests la première année pour aider l’étudiant à mieux se connaître puis à se projeter dans un métier". Dès cette année, l’école va instaurer un journal d’apprentissage pour chaque élève.

Les ingénieurs sont les mieux payés

Cette adéquation entre la formation et le marché du travail se reflète aussi dans les salaires. La palme revenant aux diplômés des écoles d’ingénieurs avec une rémunération annuelle brut de 32.400 euros en moyenne, contre 31.500 euros pour ceux des business schools et … 23.800 euros aux titulaires de masters universitaires. Pour expliquer ce gap, le démarrage tardif de la recherche d’emploi est pénalisant dans un contexte peu favorable aux débutants. "Pour décrocher leur premier emploi, les jeunes diplômés doivent plus que jamais adopter une démarche professionnelle, recommande Jean-Marie Marx. Débuter leurs recherches avant l’obtention de leur diplôme, identifier leur marché potentiel, cibler leurs candidatures et diffuser des CV adaptés et valorisant de leurs premières expériences". Cela aussi doit s’apprendre sur les bancs de la faculté.


[Enquête de l'Apec réalisée par téléphone du 1er au 30 avril auprès de 4.578 jeunes, représentatifs des diplômés de niveau Bac+5 et plus sortis de l'enseignement supérieur en 2013].

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Rosneft annonce une découverte avec Exxon dans l'Arctique

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Le géant pétrolier russe Rosneft a annoncé samedi avoir fait une nouvelle découverte de pétrole avec ExxonMobil dans un gisement offshore de l'Arctique. Toutefois, le développement de ce site de production devrait poser problème car les grandes compagnies pétrolières doivent interrompre leurs projets en Russie dans le cadre des sanctions occidentales liées au rôle de Moscou dans la crise ukrainienne.


 

MOSCOU (Reuters) - Le géant pétrolier russe Rosneft a annoncé samedi avoir fait une nouvelle découverte de pétrole avec ExxonMobil dans un gisement offshore de l'Arctique, qui est au centre de la controverse liée aux sanctions contre Moscou.

Toutefois, le développement de ce site de production devrait poser problème car les grandes compagnies pétrolières doivent interrompre leurs projets en Russie dans le cadre des sanctions occidentales liées au rôle de Moscou dans la crise ukrainienne.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions aux grands groupes russes Gazprom, Rosneft et Lukoil, empêchant les entreprises occidentales de participer à leurs activités de prospection et de production en eaux profondes, dans l'offshore en Arctique et dans les schistes.

Rosneft a dit que sa coentreprise avec ExxonMobil avait réussi le forage du puits d'Universitetskaya-1, le plus septentrional au monde, situé en mer de Kara où les réserves de pétrole sont jugées comparables à celles de l'Arabie saoudite.

"Les premiers échantillons de pétrole ont été forés. C'est un échantillon époustouflant de pétrole léger qui, sur la base des résultats de l'analyse effectuée, est comparable au pétrole léger sibérien", a déclaré Igor Setchin, directeur général de Rosneft, dans un communiqué diffusé sur le site du groupe.

Mais il n'est pas encore possible de dire si les réserves y sont suffisantes pour une exploitation commerciale. Rosneft indique que les données sont en cours d'analyse et qu'il faudra en attendre les résultats pour tirer des conclusions.

Exxon et Rosneft ont signé un accord de 3,2 milliards de dollars (2,52 milliards d'euros) en 2011 pour se développer dans la région.

ExxonMobil a annoncé la semaine dernière avoir obtenu un court délai supplémentaire pour fermer sa plateforme de forage sur ce site, au-delà des 14 jours prévus dans le cadre des sanctions de Washington contre Moscou.

(Vladimir Soldatkin, Juliette Rouillon pour le service français)


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L'Allemagne en «déclin» : des économistes donnent l'alerte

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La chancelière allemande, Angela Merkel, avec le ministre des Finances, Sigmar Gabriel


 

Effondrement des naissances, manque cruel d'investissements, répercussions du conflit entre l'Ukraine et la Russie... Le PIB allemand a été revu à la baisse. Certains économistes parlent ouvertement d'échec, de déclin et même de chute du pays.

On est loin de la situation de croissance nulle et d'envolée du déficit de la France. Il n'empêche: après un début d'année prometteur grâce à un hiver exceptionnellement doux qui a favorisé l'activité dans le secteur de la construction, l'économie allemande connaît quelques difficultés. Son PIB a ainsi diminué de 0,2% au cours du deuxième trimestre.

Interrogé dimanche par la radio publique Deutschlandfunk, le ministre de l'Économie social-démocrate Sigmar Gabriel a annoncé que la croissance allemande serait plus faible cette année que le 1,8% prévu par le gouvernement. Deux raisons à cela: la première, la lenteur de la croissance de la zone euro. Jusqu'ici, l'Allemagne faisait office d'exception dans une Europe en panne. Force est de constater que le principal moteur de la zone euro semble s'être quelque peu grippé. La chute de l'euro devrait constituer une bonne nouvelle mais les produits «hauts de gamme» allemands sont moins sensibles à l'effet de change que des pays comme la France ou l'Italie. L'impact devrait être donc moindre pour l'Allemagne. «Il n'est pas question de parler d'une quelconque fin de cycle ni même d'ailleurs d'un essoufflement du modèle allemand, relativise Marc Touati, économiste chez ACDEFI. Car de toute évidence le socle de croissance du pays demeure solide. Un effet de correction (pour la croissance, ndlr) était inévitable au deuxième trimestre».

En sus de cette correction technique, le ministre allemand avertit sur la crise ukrainienne. Selon lui, elle a porté atteinte au climat des affaires en Allemagne - les chefs d'entreprise du pays n'ont jamais été si pessimistes depuis avril 2013 - en affectant directement les entreprises qui traitent directement avec la Russie. Car Moscou a toujours été un partenaire privilégié de l'Allemagne. Or, dans un contexte où l'Europe s'emploie à sanctionner sévèrement la Russie, les exportations allemandes vers Moscou ont chuté de près de 15% depuis le début de l'année. Conséquence: le commerce extérieur de l'Allemagne a contribué négativement à la croissance du pays. Fait rare.

«L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute»

Marcel Fratzscher, économiste allemand

Ces déclarations de Sigmar Gabriel coïcindent avec les pensées de l'économiste allemand Marcel Fratzscher, qui publie ce lundi un ouvrage intitulé Die Deutschland illusion (Allemagne, l'illusion) dans lequel il n'hésite pas à parler de pays en «déclin» qui «vit sur ses acquis». Selon lui, la compétitivité retrouvée du pays, la chute du nombre de chômeurs et l'amélioration des comptes publics ne doivent pas occulter ses «faiblesses fondamentales», à savoir «le manque d'investissements» ou encore l'effondrement démographique. «L'Allemagne est en voie de redevenir l'homme malade de l'Europe. L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute», ose-t-il. «L'économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l'an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq», poursuit-il encore.

Chant du cygne d'une grande nation économique

Après de mauvais indicateurs ces derniers mois, Olaf Gersemann, chef du service économique du groupe de médias Welt, voit aussi l'avenir en noir, dans un livre paru lundi dernier «La bulle Allemagne», (»Die Deutschland Blase»). Nous assistons au «chant du cygne d'une grande nation économique», prévient-il, convaincu que le pays profite d'une conjonction de «circonstances très favorables» qui vont «bientôt disparaître», voire s'inverser.

Il n'en fallait pas plus également au front «pro-croissance» en Europe, avec en tête Paris et Rome, pour réclamer à l'Allemagne «un soutien plus ferme à la croissance». Ce qui a fait sortir de ses gonds la chancelière allemande, Angela Merkel et creusé le fossé entre Berlin et les pays du sud. «Si la zone euro a besoin de l'Allemagne, l'inverse n'est en revanche pas si évident, rappelle Marc Touati. Afin d'éviter le scénario du pire - une sortie de l'Allemagne de la zone euro -, l'Europe doit se réveiller et comprendre que l'Allemagne n'est pas un ennemi mais un modèle à suivre».

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Sites de la Première Guerre mondiale - le Guide

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Sénatoriales, mode d'emploi (5/6) : combien coûte le Sénat ?

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Les critiques sur le coût du Sénat sont-elles fondées ? A quelques jours des élections sénatoriales, le cinquième épisode de notre série de décryptages sur la chambre haute du Parlement s'attaque aux finances de cette institution. Coûte-t-elle plus cher que l'Assemblée nationale ? Combien gagne un sénateur ?

>> Lire les analyses précédentes :

1. Le budget annuel du Sénat, équivalent au coût de 20 kilomètres de voies TGV ?

335 millions d'euros C'est le budget annuel du Sénat pour sa mission institutionnelle ; 95 % de ce budget (316 millions d'euros) sont dédiés au fonctionnement quotidien du Sénat, donc essentiellement aux indemnités et aux frais des sénateurs et de leurs collaborateurs. Ce qui représente environ 920 000 euros par sénateur et par an. L'Assemblée nationale dépense un peu moins : 904 000 euros par an et par député (pour un budget de fonctionnement de 521 millions d'euros).

Ce chiffre n'inclut pas les 12 millions d'euros nécessaires à l'entretien du Jardin du Luxembourg, ni les 18,5 millions d'euros de budget de la chaîne Public Sénat.

2. Les revenus des sénateurs

11 425 € C'est le montant net que touche, tous les mois, un sénateur. Ce revenu se décompose ainsi : 5 388 euros net en indemnités parlementaires et 6 037 euros net en indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM). A titre de comparaison, un député perçoit 5 382,40 euros net d'indemnités parlementaires et une IRFM à peu près équivalente à celle des sénateurs (6 412 euros brut).

Vidéo suggérée sur le même sujet

  • Marseille: Jean-Noël Guerini se lance dans les sénatoriales

    A la tête d'une liste autonome, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, se présente pour les élections sénatoriales de 2014. En 2012, le Sénat avait levé l'immunité parlementaire à Jean-Noël Guérini mis en examen pour association de malfaiteur, prise illégale d'intérêts, et trafics d'influence. 00:54

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2 757 € C'est le plafond des revenus (net) qu'un sénateur peut tirer de ses autres mandats électifs.

A ces revenus personnels s'ajoutent :

  • 7 548 euros brut pour l'embauche d'un à trois assistants (convertibles en dons au groupe politique du sénateur) ;
  • Des avantages en nature : un accès gratuit à tout le réseau SNCF en première classe, 40 allers-retours en avion par an jusqu'à leur circonscription et le remboursement de trajets en taxi.
3. Un problème de coût ou de transparence ?

D'autres, plutôt que le coût du Sénat, préfèrent dénoncer son manque de transparence. Pourtant, chaque année, ses comptes sont examinés par la Commission spéciale chargée du contrôle des comptes et de l'évaluation interne (composée de dix sénateurs). Qui plus est, depuis 2013, le budget est certifié par la Cour des comptes, dont le président, Didier Migaud, s'est « réjoui de l'accueil [...] et de la collaboration » du Sénat.

Des députés avaient pourtant déploré que le Sénat tarde à publier le détail de sa réserve parlementaire de 53,9 millions d'euros. Finalement, ce fut chose faite le 20 septembre. Le Sénat, jusqu'ici, renvoyait la faute sur le ministère de l'économie.

Cette réserve parlementaire est une somme versée par l'Etat à chaque parlementaire, pour que celui-ci finance des projets dans sa circonscription. Chaque groupe parlementaire reçoit ainsi 130 000 à 150 000 euros par sénateur. L'Assemblée nationale dispose aussi de sa réserve parlementaire qui, en 2013, représentait plus de 80 millions d'euros. Le détail de son utilisation a été publié en janvier 2014.

La bonne volonté affichée des sénateurs n'a pas non plus empêché le site Mediapart de révéler, le 15 septembre, l'existence d'une enquête sur de possibles « détournements de fonds publics », « abus de confiance » et actes de « blanchiment » au sein du groupe UMP, au profit de sénateurs comme Jean-Claude Gaudin, Gérard Longuet ou Hubert Falco.

Lire : Détournements de fonds au Sénat : Mediapart publie une liste de bénéficiaires


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A Toulouse une start up met au point l'anti vol pour vélo géolocalisable

A Toulouse une start up met au point l'anti vol pour vélo géolocalisable | Think outside the Box | Scoop.it
"Nigibike" c'est le nom de cet anti-vol électronique nouvelle génération mis au point par Sigfox, une PME de Labège.


A Toulouse, 2.500 vélos ont officiellement été volés l'an dernier, soit sept par jour en moyenne. Une statistique très en dessous de la réalité car la plupart des victimes de vol ne déposent pas plainte. Alors l'anti-vol géolocalisé est il la solution d'avenir pour limiter ces vols ?

Réponse avec le reportage de Julien Laignez.

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Revivez le deuxième colloque de ANTICOR à Aix en Provence

Revivez le deuxième colloque de ANTICOR à Aix en Provence | Think outside the Box | Scoop.it

Le deuxième colloque organisé par ANTICOR s'est déroulé samedi 27 septembre 2014 au sein de la faculté de droit d'Aix en Provence. Il était organisé par Mr Roger, responsable du groupe départemental d'ANTICOR dans le département des Bouches-du-Rhône.

Réussi tant au niveau de la qualité de son organisation et de celle des intervenants, ce colloque a suscité un intérêt indéniable auprès du public dans un amphithéâtre comble.

Etudiants, élus et simples citoyens ont ainsi pu mieux comprendre quelles étaient les actions de la France dans la lutte contre la corruption, et tout spécialement ses failles.

On notera la présence :

- de l'élue représentant le maire de Draguignan Mr Strambio ;

- d'élus d'autres villes varoises comme Roquebrune sur Argens ou encore Sanary ;

- de plusieurs adhérents varois de l'association (Saint Raphael, Roquebrune sur Argens, Le Pradet, etc) ;

- de journalistes de niveau national (Mediapart, l'Express) et locaux (Le Ravi, etc).

En revanche, nous avons, sauf erreur de notre part, noté les absences suivantes :

- parlementaires varois ou leurs représentants qui n'ont pas souhaité répondre à notre invitation excepté le sénateur-maire Mr Falco qui a décliné ;

- des représentants de la préfecture du Var.

Au niveau de la couverture médiatique de cet événement dans le département du Var, celui-ci n'a connu que très peu d'écho y compris par les grands médias (écrit type Var Matin par exemple) mais aussi par les blogs citoyens.

Jacques Le Bris's insight:


L'ensemble des interventions sont d'ores et déjà disponibles en ligne :

 

Interventions du matin : https://www.youtube.com/watch?v=UD0jo8Jufzo

 

Interventions de l'après-midi : https://www.youtube.com/watch?v=PRMIdgAiHWQ

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Pilo, une pile rechargeable à l'infini

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Des ingénieux parisiens ont mis au point un système de pile qui se recharge en la secouant. De quoi révolutionner le secteur des piles ? A voir….

Pilo, une pile rechargeable… par le mouvement

600 millions de piles vendues chaque année, rien qu’en France et tous les ans 20% des piles seulement qui sont recyclées en Europe, selon des chiffres de l’Ademe.

Résultat : des dizaines de milliers de tonnes de déchets, des déchets toxiques. Autant dire qu’il n’est pas inutile, à part pour les producteurs de piles bien entendu, de chercher une solution moins polluante et pérenne pour la fin de vie de leurs produits.

Alors qu’en Espagne on travaille par exemple sur l’ampoule éternelle, des ingénieurs français ont travaillé sur la question de la pile éternelle.

Certes les piles rechargeables sont déjà une première solution, mais la puissance des accumulateurs diminue au fil du temps avant de ne plus pouvoir emmagasiner d’énergie. Imaginez maintenant pouvoir recharger à l’infini ? C’est le principe de Pilo

 

Un rechargement très rapide

 

Pilo se recharge très facilement, sans chargeur, et très rapidement : en un mouvement de moins de 3 secondes. La pile a un format AA, 1,5V et a une durée d’utilisation limitée.

Elle a été conçue pour tous les usages du quotidien qui ne nécessitent pas de l’énergie sur une longue durée : on oublie les lampes, on oublie les horloges, on oublie les alarmes et les DAAF.

  • Pilo est par contre bien adaptée aux petits objets domestiques, comme les lampes de poche, aux télécommandes, aux manettes de jeu et autres objets qui n’ont pas besoin d’une pile longue durée et qu’on a pourtant tendance à devoir remplacer trop régulièrement.

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Mouvements saccadés bienvenus

Le système n’a pas été dévoilé en profondeur mais il s’agit de transformer le mouvement en électricité de manière à produire l’électricité pour une utilisation ponctuelle. Pas si loin de la dynamo finalement, en plus doux. Selon le site de Pilo, il n’y aurait aucune substance polluante et tous les composants seraient recyclables.

La start-up parisienne travaille toujours sur la technologie, a produit un prototype et lancé les précommandes de Pilo, laquelle coûterait 7,50€ l’unité.

Jacques Le Bris's insight:


Plus d’informations sur Pilo : http://www.pilo.cool/



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