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Twitter, nouvel outil de communication pour la présidence iranienne

Twitter, nouvel outil de communication pour la présidence iranienne | Think outside the Box | Scoop.it
Twitter a beau être interdit aux Iraniens, cela n'empêche pas le président Hassan Rohani de l'utiliser comme moyen de communication à destination de l'Occident.
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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Sivens : une ONG va porter plainte pour infractions au code de l'environnement

Sivens : une ONG va porter plainte pour infractions au code de l'environnement | Think outside the Box | Scoop.it


Les zones humides du Testet, dans le sud de la France.

 
France nature environnement estime que des travaux préparatoires à la construction du barrage de Sivens ont été réalisés sans être en conformité avec le code de l'environnement

L’ONG France nature environnement (FNE) a annoncé jeudi le dépôt d’une plainte contre X vendredi matin, auprès du parquet d’Albi, pour plusieurs infractions au code de l’environnement lors des travaux préparatoires à la construction du barrage de Sivens (Tarn).

«Nous avons des éléments qui montrent que plusieurs infractions au code de l’environnement et au code forestier ont été commises lors des travaux», a indiqué à la presse Me Alice Terrasse, en citant la «destruction de zone humide sans autorisation», le «non-respect d’un arrêté préfectoral», la «destruction d’habitat d’espèces protégées» et «un défrichement lancé sans autorisation».

AFP

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Des djihadistes français de l'EI appellent à frapper l'Hexagone

Ajoutée le 19 nov. 2014

Trois jeunes djihadistes français appellent les musulmans de l'Hexagone à rejoindre la Syrie dans une vidéo de propagande du groupe État islamique. L'un d'eux suggère de conduire des attaques en France. De quoi inquiéter Paris, au lendemain de l'identification d'un second Français qui a participé au massacre de 18 prisonniers syriens et d'un otage américain.

Plus de …
LIRE L’ARTICLE: http://fr.euronews.com/2014/11/20/des...

Aujourd'hui dans l'actualité : les titres en vidéo https://www.youtube.com/playlist?list...

euronews : la chaîne d'information la plus regardée en Europe.
Abonnez-vous ! http://www.youtube.com/subscription_c...

euronews est disponible en 14 langues: https://www.youtube.com/user/euronews...

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Emprunts toxiques : les élus locaux peuvent encore gagner en justice

Emprunts toxiques : les élus locaux peuvent encore gagner en justice | Think outside the Box | Scoop.it


Les élus locaux qui ont - ou qui souhaitent - assigner les banques qui leur ont vendu des emprunts toxiques, peuvent exploiter un flou juridique pour obtenir gain de cause. En protégeant les banques au détriment des collectivités, l’État s’est peut-être planté une épine dans le pied.
 
Tout espoir n'est pas encore perdu. Si depuis quelques temps, les collectivités locales ne sont quasiment plus entendues par l’État sur l'affaire des crédits toxiques et risquent de devoir régler une grande partie de la note par leurs propres moyens, les prochains mois pourraient cependant leur réserver quelques bonnes surprises. En effet, les collectivités territoriales prises à la gorge par la charge de leurs emprunts ont beaucoup à espérer de futures décisions de justice au détriment des banques qui ont vendu ces crédits.

Discrètement, plusieurs avocats sont en train de monter de solides dossiers qui risquent de déplaire à l'État français qui a repris il y a 18 mois une grande partie de la banque historique des collectivités locales, la défunte Dexia, désormais nommée Société de financement locale (Sfil).

Les élus locaux pessimistes
Réunis il y a de cela une quinzaine de jours, les élus locaux concernés par les produits financiers toxiques se montraient pourtant désemparés face aux échéances qui approchent : les collectivités ont jusqu'à la mi-mars pour constituer un dossier et signer un protocole pour bénéficier d'un fonds d'aides qui leur est dédié. Celui-ci est abondé par l'État et les banques mais est malheureusement insuffisamment doté. S'ils souhaitent tout de même avoir accès à ce fonds, les élus locaux seront cependant obligés de renoncer à tout contentieux, en cours ou à venir, à l'encontre des banques, et donc de la Sfil.

Ils ont donc concrètement le choix entre prendre ce qu'on leur donne, et miser sur une future victoire au tribunal. Un choix cornélien d'autant plus difficile à faire qu'une série de décisions de justice sur cette affaire, initialement prévues pour la fin 2014, ont étonnement été remises à mars 2015, remarquent les élus. De quoi alimenter la psychose en haut lieu, où l'on redoute qu'une nouvelle jurisprudence éclose.

Car il y a bien des risques pour les banques, et tout particulièrement pour la Sfil qui, selon nos informations, réalise 40 % de son produit net bancaire (l'équivalent du chiffre d'affaires pour les banques) grâce aux crédits toxiques souscrits par les collectivités !

Le flou autour des indemnités de remboursements anticipés
Les élus pourront en premier lieu s'appuyer sur le flou orchestré autour des indemnités de remboursements anticipés de leurs prêts qu'elles devront payer si elles souhaitent faire table rase du passé.

Dans les contrats toxiques - que la Sfil a rachetés - souscrits dans les années 2000 par les collectivités auprès de Dexia, il est, selon les dires d'anciens de la maison franco-belge, rarement indiqué précisément les conditions et les modalités de remboursement par anticipation des crédits. Ce qui s'apparente, du fait de l'extrême complexité des crédits souscrits par les collectivités, à un défaut des devoirs de conseil et d'information auxquelles les banques sont assujetties lorsqu'il est évident qu'elles en savent davantage que leur client.

Cette faille pourra d'autant plus facilement être utilisée que pour accéder au fonds de soutien, la collectivité locale devra d'abord demander à la Sfil de déterminer par cotation l'indemnité de remboursement anticipé (IRA) dont elle doit s'acquitter. Et sur laquelle le fonds de soutien se fondera pour déterminer exactement le montant de la subvention qui sera octroyée à la collectivité.

Plus précisément, l'IRA sera calculée soit par la Sfil, soit par les grandes banques qui sont contreparties sur les marchés de ces crédits toxiques, c'est-à-dire UBS, Deutsche Bank, Goldman Sachs, RBS, BNP Paribas, Société Générale, Crédit suisse, etc.
Autrement dit, ce fonds de soutien aux collectivités en difficultés abondé pour moitié par le contribuable français ira indemniser en partie ces grandes banques de marché...

Les collectivités pourraient cependant empêcher cela en démontrant qu'il était impossible pour elles, au regard du défaut d'information et/ou de conseil de leur banque, de prévoir une telle indemnité de remboursement. "Ce qui pourrait s'analyser dans une clause léonine comme du dol" sanctionné par la nullité du contrat, explique un bon connaisseur de l'affaire.

Des prêts usuraires
Les élus auront également la possibilité de mettre en avant l'argument des prêts usuraires (voir définition ci-dessous), dont le taux d'intérêt dépasse le taux d'usure toléré par la Banque de France. En effet, depuis 2009, de nombreuses collectivités locales voyant les annuités de leurs prêts explosées ont consenti un gel de leur taux, ou un passage temporaire de leur prêt à taux fixe sur une durée de 3 à 5 ans, étalant ainsi la durée de leur crédit.
Ces approches ont permis de limiter les contentieux entre les banques et les collectivités car les taux effectifs ont été figés à des niveaux compris entre 4 % et 7 %, certes, mais qui restent supérieurs au taux d'usure en vigueur à l'époque. Sur ce point, les collectivités peuvent encore attaquer en justice puisque le délai de prescription de 5 ans n'est pas encore passé.

Enfin, comme l'a déjà dit le président des Acteurs publics contre les emprunts toxiques (APCET), Christophe Greffet, les collectivités peuvent également saisir la justice européenne, plus stricte sur le respect de l'intérêt général et sur la protection des consommateurs.
Le droit européen stipule qu'un État membre ne peut pas changer les règles du jeu alors qu'une procédure est en cours, comme l'a pourtant fait la France en annulant une jurisprudence qui condamnait Dexia pour avoir omis de mentionner dans des documents le taux effectif global (TEG) de prêts souscrits par le conseil général de Seine-Saint-Denis.

Qui paiera ?
Si les collectivités obtenaient gain de cause - ce qui reste incertain -, c'est la Sfil qui en subirait les conséquences, et l'État pourrait alors se retrouver contraint de recapitaliser. Les pouvoirs publics se sont en fait embourbés dans une situation ubuesque où celui qui paiera sera le contribuable national ou le contribuable local... A moins que les banques qui ont soit commercialisé des crédits aux collectivités (Sfil, Dexia, Crédit Agricole, Caisse d'épargne etc...), soit fait office de contreparties sur les marchés (BNP Paribas, Société générale et les banques étrangères) soient davantage sollicitées pour contribuer au fonds de soutien aux collectivités.

Mathias Thépot

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l'arbre qui cache la forêt, le off sur sivens d'un paysan agronome

Un film de Stéphanie Muzard Benoît Biteau, élu et agroforestier avec de multiples compétences, ayant mis en place les alternatives sur sa propre ferme familiale, fervent défenseur des zones humides, du lien terre/mer, de la ressource en eau et des générations futures, a récemment témoigné dans les médias locaux et nationaux au sujet du barrage de Sivens dans le Tarn. Dans ce off de 44 minutes 06, il explique les détails de la gestion de l'eau et de ces projets, avec cette fois, le temps de la «
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18 novembre 1929: le jour où la Terre a pété un câble

18 novembre 1929: le jour où la Terre a pété un câble | Think outside the Box | Scoop.it
Dans la mémoire collective, 1929 reste comme l'année de la pire crise de l'économie capitaliste. Pourtant, elle marqua aussi celle du premier krach de l'ère de l'information, quand un tremblement de terre d'une magnitude de 7.2 a détruit le premier réseau sous-marin de câbles transatlantiques.
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Le Japon plonge en récession contre toute attente

Le Japon plonge en récession contre toute attente | Think outside the Box | Scoop.it

La politique de Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, peine à convaincre. Il pourrait être annoncé des élections législatives anticipées.


Le PIB japonais a reculé de 1,6% au troisième trimestre là où les économistes tablaient sur une croissance de 2,1% en moyenne. Le Premier ministre pourrait être contraint de reporter la seconde hausse de TVA qui était programmée pour 2015.

 

La chute était inattendue, ce qui la rend d'autant plus brutale! Le Japon est tombé en récession au troisième trimestre, selon des données publiées lundi qui ouvrent pour le Premier ministre Shinzo Abe la voie au report d'une nouvelle hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et à la convocation d'élections anticipées à mi-parcours de son mandat.

En rythme annualisé, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 1,6%, un repli qui vient après la contraction (révisée) de 7,3% enregistrée au deuxième trimestre, dans la foulée d'une hausse de la TVA entrée en vigueur le 1er avril. Une récession se définit techniquement comme deux trimestres consécutifs de baisse du PIB.

Très loin du consensus

Les économistes avaient anticipé une hausse de 2,1% du PIB de la troisième puissance économique mondiale, mais la consommation et les exportations sont restées atones, lestant les entreprises de stocks importants.

 

Le Premier ministre Shinzo Abe a récemment déclaré que les données du PIB du troisième trimestre pèseraient lourd dans sa décision de reporter ou non une nouvelle hausse de la TVA, qui doit normalement intervenir en octobre 2015.

Des annonces imminentes du Premier ministre

Après avoir été relevée de 5% à 8% le 1er avril, la TVA doit passer à 10% l'année prochaine. L'Etat japonais a besoin de rentrées fiscales supplémentaires pour contenir un endettement qui dépasse les 200% du PIB.

Selon les médias japonais, le Premier ministre, qui rentre ce lundi d'une tournée d'une semaine l'ayant mené en Chine, au Myanmar et en Australie, pourrait annoncer dès mardi sa décision de reporter la hausse de la TVA.

Il pourrait également faire état dans la foulée de son intention de convoquer des élections législatives anticipées, qui, selon des élus du parti liberal démocrate au pouvoir, pourraient être organisées le 14 décembre.

D'après des experts, Shinzo Abe veut profiter d'une cote de popularité encore relativement favorable pour renforcer sa position à la tête du pays et poursuivre une politique économique visant à sortir le Japon de deux décennies de déflation mais aussi des orientations plus contestées, comme une prise de distance par rapport au pacifisme observé par le pays depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale.

Poursuivre les "Abenomics"

"Ce ne sera pas une élection concernant la hausse de la TVA mais elle sera un moyen d'avoir le soutien nécessaire pour continuer sur la voie de l'Abenomics", a dit un responsable gouvernemental.

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2012, Shinzo Abe s'est fixé comme objectif de faire remonter l'inflation à 2% via un mélange de politique monétaire ultra accommodante et de mesures de relance budgétaire résumé par l'expression "Abenomics".

Ces mesures ont eu un effet immédiat avec un PIB en hausse de 4% en rythme annualisé sur les six premiers mois de 2013 et une Bourse de Tokyo qui a bondi de 56,7% l'an dernier.

Un essoufflement

Mais même avant le relèvement de la TVA d'avril dernier et le plongeon du PIB qui s'en est suivi, l'élan initié par la politique du gouvernement s'était essoufflé, conduisant ainsi début novembre la Banque du Japon à augmenter encore son programme massif de rachats d'actifs.

Selon un conseiller économique, l'ampleur du recul de l'économie japonaise est un "choc", appelant le gouvernement à envisager des mesures pour soutenir l'activité.

"Nous ne sommes pas dans une situation qui nous permet de discuter d'une hausse de la TVA. Le débat doit se concentrer sur les moyens de soutenir l'économie japonaise", a dit à Reuters Etsuro Honda, professeur à l'université de Shizuoka.

A la suite des données du PIB, la Bourse de Tokyo, qui avait terminé vendredi sur un nouveau pic de sept ans, perdait près de 2,5% vers la mi-séance tandis que le dollar affichait pour sa part un nouveau plus haut de sept ans face au yen.

Une croissance de la consommation moitié moindre qu'attendu

Le ministre de l'Economie Akira Amari a noté que les chiffres du PIB montraient que la hausse de la TVA du mois d'avril continuait de peser sur la consommation, avec une stagnation des dépenses des ménages et un recul des investissements des entreprises.

La consommation des ménages, qui pèse à hauteur de 60% du PIB japonais, a augmenté de 0,4% d'un trimestre à l'autre alors que les économistes avaient tablé sur une hausse de 0,8%.

D'un trimestre à l'autre, la troisième économie mondiale s'est contractée de 0,4% après un repli de 1,8% au deuxième trimestre et contre un consensus Reuters de 0,5%.

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Manipulation des changes: les banques feront payer les traders

Manipulation des changes: les banques feront payer les traders | Think outside the Box | Scoop.it
Les cinq grandes banques sujettes à plusieurs millions de dollars d'amende pour avoir joué un rôle dans le scandale de la manipulation des changes envisagent de mettre leurs cambistes à contribution.

 

Les cambistes de cinq des plus grandes banques mondiales devraient voir fondre leur rémunération. Condamnées pour avoir manipulé les taux de change, ces établissements de renom envisagent de récupérer les bonus des cambistes.

Elles pourraient récupérer les millions de dollars de bonus versés à leurs cambistes, une disposition prévue par la loi mais jamais appliquée à si grande échelle, a révélé samedi le Financial Times.

Royal Bank of Scotland (RBS), Citigroup, HSBC, JPMorgan Chase et UBS, comptent sur cette manœuvre pour redresser une image écornée par ce nouveau scandale de manipulation, après les affaires du Libor et de l'Euribor. Elles ne récupéreront les bonus de dizaines de traders qu'"après examen des comportements individuels", selon des sources proches du dossier citées par le FT.

Seuls les bonus pas encore encaissés concernés

RBS pourrait même réduire l'enveloppe globale des primes versées aux traders de sa banque de financement et d'investissement cette année, poursuit le journal.

UBS a reconnu que "là où des fautes seront constatées, notre politique de reprise et non-paiement (des bonus) prendra effet". La banque suisse a expliqué que cette mesure concernait les bonus payés en différé, qui n'ont donc pas encore été encaissés, sans donner de détails sur les montants et le nombre d'employés concernés.

La semaine dernière, ces cinq banques ainsi que Bank of America se sont vues infliger environ 3,3 milliards d'euros d'amende par les régulateurs britannique, américain et suisse, qui leur reprochent de s'être concertées afin d'infléchir un taux de référence du marché des changes.

Écrit par N.G. avec AFP
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Où s’informent ceux qui changent le monde ?

Où s’informent ceux qui changent le monde ? | Think outside the Box | Scoop.it

Où s'informer pour suivre l'actualité de l'entrepreneuriat social et de l'économie sociale et solidaire ? Au-delà des ouvrages de référence, voilà dix sources d'information indispensables.


Alternatives Economiques

Référence des références, ce mensuel fondé en 1980, géré par une coopérative (SCOP), est aujourd'hui diffusé à plus de 100 000 exemplaires. La ligne, critique à l'égard des théories économiques néo-classiques, s'évertue depuis 34 ans à valoriser les modèles alternatives, liés notamment à l'économie sociale et solidaire.

Cliquez ici pour le consulter en ligne

A noter: le lancement d'AlterEcoPlus, version numérique conçue notamment pour les tablettes, qui sera dévoilé le 17 novembre prochain.

Youphil

Capture d'écran du site de Youphil

Lancé en mars 2009, le média en ligne Youphil a su trouver sa place sur le web. Se présentant comme "le média de toutes les solidarités", il est né de l'envie "de faire de l’engagement, qu’il soit associatif, entrepreneurial, humanitaire, philanthropique ou encore politique le fil conducteur pour décrypter l’actualité" d'après la fondatrice, Angela de Santiago.

Humanitaire, environnement et philanthropie sont au menu déroulant du site, avec une communauté de blogueurs très active, ainsi qu'un agenda et des dossiers pour mieux comprendre l'ESS par exemple.

Business et Sens à l'Express

Initié en 2012 par Isabelle Hennebelle, le club Business et Sens s'épanouit dans la section emploi du journal L'Express. Associé à la publication du hors-série Ces pionniers qui changent le monde, cet espace tend à valoriser les actions qui allient performance économique et impact social et environnemental.

"Portés par une profonde quête de sens, ces visionnaires rêvent de contribuer à bâtir un monde plus juste réconciliant performance économique et impact social"
explique la rédactrice en chef qui a conçu son club en totale co-construction avec des acteurs de terrain comme Convergences 2015, le Mouves, IMS-Entreprendre pour la Cité, AshokaSparknewsReporters d'EspoirsYouphil, Sife, Babyloan et MakeSense.

Socialter

Lancé en octobre 2013 suite à une campagne de financement participatif, Socialter est un magazine papier et digital "100% dédié aux innovations à impact social et environnemental positif".

Connu pour ses couvertures toujours plus flashy les unes que les autres, Socialter se conçoit comme "le porte-voix d'une nouvelle génération d'acteurs tournés vers la création de solutions innovantes pour le plus grand nombre", avec une vision de l'économie axée sur le changement.

Son dernier numéro, intitulé "Génération Positive", entend en ce sens prouver que les jeunes sont loin d'être "désabusés" ou "sacrifiés", mais bien plutôt optimistes, positifs, innovants.

Up

Lancé il y a quelques mois, UP est le dernier magazine lancé par la branche média du groupe SOS (spécialisé dans la lutte contre l'exclusion, avec des coeurs de métier réunis autour de la jeunesse, de l’emploi, des solidarités, de la santé et des seniors).

Ce trimestriel de 52 pages traite d’économie sociale et solidaire, de consommation responsable et de développement durable. Revendiquant plus de 66 000 lecteurs, il vise "à conjuguer épanouissement personnel et collectif dans l’objectif de favoriser une société plus responsable, plus durable et plus solidaire" peut-on lire sur le site web.

Le dernier numéro, intitulé "la grande classe", consacre son dossier aux nouveaux modes d’apprentissage.

Terra Eco

Né en janvier 2004, Terra Eco fait partie des publications installées dans le monde de la presse alternative.

Récemment sorti de difficultés par ses lecteurs, ce bimédia fondé par Walter Bouvais et David Solon aborde aussi bien les questions d’écologie, d’économie et de société avec, comme objectif, de remettre l’Homme et l’Ecologie au cœur de l’économie. Ainsi, ce mensuel papier et site web quotidien souhaite "contribuer à la citoyenneté en incitant les lecteurs à se saisir des grands enjeux du développement durable : social, environnement, mondialisation, changement climatique".

We Demain

"Tout va bien" nous indique la dernière édition du Mooc We Demain lancé par les frères Siegel en avril 2012.

Technologies, cultures numériques, collaboratif et planète font partie des grands sujets abordés en longueur dans chaque numéro.

Sur le site, les journalistes assurent un suivi de l'actualité tout en travaillant le lien avec la communauté de lecteurs, en proposant un agenda, etc.

Say yess

Ce media a été créé par le Programme Jeun’ESS, destiné depuis juin 2011 à "mieux faire connaître l’économie sociale et solidaire auprès des jeunes afin de renforcer leur implication dans ce secteur". Sa vocation ? Faire partie des médias "des jeunes qui se bougent pour une société et une économie plus équitables, plus durables, plus solidaires et qui proposent des pistes concrètes à tous ceux qui ont envie d’agir".

L'essentiel ici est de donner des clefs pour agir et montrer que "partout les jeunes peuvent prendre les choses en main!".

Shamengo

Imaginé par une ancienne journaliste grand reporter, Catherine Berthillier, Shamengo est une plateforme de vidéos gratuites sur laquelle vous pouvez découvrir l'engagement de milliers de pionniers partout dans le monde. De quoi prendre une bonne dose d'inspiration sans bouger de chez soi !

Social Eco

Côté radio, c'est l'émission Social Eco de la journaliste Christine Quentin qu'il ne faut pas rater, sur France Culture.

Du lundi au vendredi à 6h50, elle vous fait découvrir "le dynamisme et le caractère innovant de l’économie sociale en France avec des sujets comme la finance et l’épargne solidaire, l’insertion par l’activité économique, le commerce équitable ou la Responsabilité Sociale des Entreprises".

A noter: d'autres médias peuvent vous inspirer, tels les articles réalisés via l'association Reporters d'Espoir ou les reportages identifiés par Sparknews, telle la revue Altermondes, les sites web Basta! ou Reporterre ou bien encore le blog Le social Business. Sans oublier le mot clef #Socent sur les réseaux sociaux !

Et vous, que lisez vous pour vous informer sur ce monde d'initiatives innovantes ?

Retrouvez nous sur notre page Facebook et sur twitter, et n'oubliez pas de vous inscrire à notre journée du 8 décembre !

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Et l’INSEE révéla à l’insu de son plein gré que nous sommes entrés officiellement en déflation

Et l’INSEE révéla à l’insu de son plein gré que nous sommes entrés officiellement en déflation | Think outside the Box | Scoop.it

Le 13 novembre, l’INSEE publiait les dernières données relatives à l’évolution des prix pour le mois d’octobre 2014 : "Les prix à la consommation sont stables en octobre 2014 ; ils augmentent de 0.5% sur un an". A priori, rien d’alarmant. Cependant, en regardant le détail des chiffres d’un peu plus près, il apparaît tout simplement que la France vient discrètement d’entrer en déflation.

En effet, si l’indice des prix à la consommation permet de refléter l’ensemble des variations de prix, il reste tout de même soumis aux humeurs des biens les plus volatils.

Ainsi, afin de se faire une idée plus précise des tensions inflationnistes, il est recommandé de s’intéresser à l’indice d’inflation sous-jacente. Pour la définition, c’est l’INSEE qui en parle le mieux :

"L'indice d'inflation sous-jacente est un indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l'évolution des prix. Il traduit l'évolution profonde des coûts de production et la confrontation de l'offre et de la demande. L'indice d'inflation sous-jacente est corrigé des mesures fiscales de façon à neutraliser les effets sur l'indice des prix de la variation de la fiscalité indirecte ou des mesures gouvernementales affectant directement les prix à la consommation. L'inflation sous-jacente est ainsi plus adaptée à une analyse des tensions inflationnistes, car moins perturbée par des phénomènes exogènes."

Ainsi, l’indice d’inflation sous-jacente permet une meilleure lecture de la confrontation de l’offre et de la demande. Plus la demande est forte par rapport à l’offre, et plus l’inflation sous-jacente aura tendance à progresser. Inversement, plus la demande est faible par rapport à l’offre, plus l’indice aura tendance à s’affaisser.

Et en ce mois d’octobre 2014, l’inflation sous-jacente vient de passer en territoire négatif à -0.01%. Une première historique depuis les années 30.

Inflation sous-jacente. Annuel. En %. INSEE


Un phénomène intéressant à relever est que le moment considéré comme étant le cœur de crise, c’est-à-dire entre 2008 et 2010, a bien été le témoin d’une forte baisse de l’inflation sous-jacente, mais jamais d’un passage en territoire négatif. La situation actuelle n’en est que plus alarmante car elle ne fait que traduire un écrasement progressif de la demande française. Il est également utile de rappeler que les prix sont rigides, c’est-à-dire qu’ils sont lents à réagir à un contexte donné. Ainsi, le passage de l’indice des prix en territoire négatif est bien le signe d’une accoutumance de l’économie française à la médiocrité de la demande intérieure.

Pourtant, la déflation, c’est-à-dire la baisse des prix, pourrait tout aussi bien être perçue comme une bonne nouvelle. Mais une baisse des prix consécutive à une baisse de la demande n’est en rien une bonne nouvelle. Comme peut le démontrer la graphique suivant :


La relation entre hausse du chômage et baisse de l’inflation sous-jacente est ici évidente. Bien qu’il n’y ait aucun phénomène de causalité entre les deux, hausse du chômage et baisse de l’inflation ne sont que les conséquences de la même cause : l’effondrement de la demande.

Cette déflation qui menace le pays depuis ces derniers mois avait pu faire l’objet d’une note de la Direction Générale du Trésor dès le mois de juin. Et l’avertissement était pourtant clair :

"Le faible niveau actuel de l'inflation en zone euro renforce la crainte d'une entrée en déflation.

Or, un tel scénario aurait des conséquences macroéconomiques particulièrement défavorables. Une période de déflation (baisse durable des prix, qui se répercute sur les anticipations des agents) se caractérise notamment par un renchérissement de l'endettement en termes réels, voire un report des décisions d'investissement ou de consommation des agents".

Afin de faire face à ce risque, qui s’est aujourd’hui matérialisé, la DG Trésor apportait clairement une solution :

"Au total, 1) assurer dans l'ensemble un policy-mix plus accommodant pour la zone euro, 2) réaliser un rééquilibrage par une demande plus soutenue dans les pays ayant le plus de marges de manœuvre contribuerait à diminuer le risque déflationniste."

Mais les conseils n’ont pas été suivis d’effets. D’une part, la Banque centrale européenne est restée muette. D’autre part, l’Europe et la France ont continué à se fourvoyer dans une voie sans issue. L’austérité monétaire et l’immobilisme budgétaire sont la politique de la France. C’est ainsi que François Hollande est devenu, ce 13 novembre, le Président d’une France en déflation. Une situation sans précédent depuis 80 ans.



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Indécence, conflits d'intérêts : « Pourquoi je ne manifesterai pas en faveur du barrage de Sivens »

Indécence, conflits d'intérêts : « Pourquoi je ne manifesterai pas en faveur du barrage de Sivens » | Think outside the Box | Scoop.it

Après la décision du Conseil général du Tarn de suspendre les travaux du barrage de Sivens, des élus et associations, dont la FNSEA, favorables au projet appellent à défiler le 15 novembre à Albi. Et ce, au nom du « rétablissement de l’ordre républicain » ! Le président de l’association des maires et élus du Tarn a ainsi adressé à près de 3 000 élus un courrier les invitant à rejoindre le rassemblement. De quoi susciter l’indignation de plusieurs élus qui refusent de nourrir les haines. Méconnaissance du dossier, conflits d’intérêt, indécence alors qu’un jeune homme est mort... Autant d’éléments dénoncés par Élisabeth Coutou, élue d’une commune du Tarn, dont « la gratitude va aux citoyens qui tous les jours se mêlent de ce qui les regarde ».

 

Lettre ouverte.

 

Monsieur le président de l’Association des Maires et des Élus du Tarn,

Je viens de lire votre courrier M. le président, qui appelle à soutenir, en votre qualité, une manifestation d’associations favorables à la construction du barrage de Sivens. Vous demandez au Préfet de mettre en œuvre ce qu’est votre conception de l’État de Droit.

C’est d’abord l’impudence de votre appel qui m’a frappée. Alors que des efforts s’entreprennent pour mettre autour d’une table des personnes aux opinions contradictoires sur l’opportunité de construire ou non ce barrage, vous vous placez délibérément dans une logique d’affrontement, comme si le drame qui nous a tous endeuillés n’avait pas eu lieu.

L’État de droit se définit comme un État dans lequel chaque citoyen exerce à tout moment son pouvoir de décision. Penser qu’une fois élue, une personne puisse s’affranchir de tout ce qui fait la République - l’association des citoyens aux projets - est un contre-sens absolu de l’État de droit républicain.

Nous ne devons pas oublier comment est née la République de France, et de quelle magnifique et parfois tragique désobéissance, elle s’est constituée.

Quand des élus prennent des décisions, proposent des projets qui ne conviennent pas à une forte partie du peuple, à quel moment ce désaccord peut-il se manifester ? A quel moment les citoyens sont-ils autorisés à donner leur avis ? Dans le cas de ce barrage, il est évident que des divergences profondes sont apparues. L’attitude républicaine eut été de réunir les citoyens et d’organiser un débat contradictoire d’où aurait émergé l’intérêt général.

Ce qui s’est passé à Sivens m’apparait fortement antidémocratique et anti-républicain comme si les élus étaient affranchis de leur relation au peuple (les électeurs) dès l’élection terminée. Un élu rend des comptes en permanence à ses électeurs et non une fois à chaque élection. Nous ne sommes pas citoyens un jour tous les 6 ans mais chaque jour de ces 6 ans.

S’ajoute à cela la méconnaissance du dossier par un grand nombre d’élus qui autorise le président du Conseil Général à lire ses décisions, sans débat, et d’avoir blanc seing, sans vote mais par hochement de tête.

Je ne conteste pas la légalité des Sociétés d’économie mixte, composées d’élus. Mais je m’interroge quand un même élu est administrateur de la CACG [la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne, une société d’économie mixte, qui porte le projet de barrage avec le Conseil général, ndlr] qui a fait l’étude d’impact (dénoncée incomplète par tous les experts), vice-président du Conseil Général du Tarn (le maitre d’œuvre) et, débordant d’énergie, siège à l’Agence de l’eau qui finance la moitié du projet [1].

La légalité ne peut se résumer au cachet mis dans la bonne case. Une série de décisions légales peuvent avoir été tronquées à l’origine. Et tout l’édifice n’a plus qu’une façade légale. L’exemple du barrage de Fourogue est le plus cruel exemple du contournement de la démocratie. Le Conseil Général du Tarn est passé outre un arrêté préfectoral demandant la suspension du projet. Deux ans plus tard, celui-ci est devenu illégal, et pour finir laisse une ardoise : un déficit chronique que la collectivité publique endosse ! Des actions légales devenues illégales par le fait de l’État de droit (décisions de justice) mais maintenues en dépit de tout.

Voila pourquoi, M. le président je ne manifesterai pas ce samedi 15 novembre. Parce que je n’oublie pas qu’une enquête criminelle est en cours, par souci d’apaisement, par respect du débat démocratique et républicain. Quant à M. le préfet et M. Carcenac (président du Conseil général du Tarn, ndlr), il faudrait donc les remercier d’avoir imposé un climat de violence par une présence policière et militaire depuis début septembre, d’avoir ignoré les mises en garde de différents élus sur la dangerosité de la situation, d’avoir fait du Tarn le département où l’incurie des dossiers n’a d’égale que la troublante consanguinité des instances départementales, sociétés d’économie mixte agences, etc. Quelle indécence.

Pour ma part, ma gratitude ira aux citoyens qui tous les jours se mêlent de ce qui les regarde, prennent le temps de lire les dossiers, de mettre en place une véritable expertise et permettent aux élus démocrates d’essayer de porter leur voix.

Pour que plus jamais une « décision » n’aboutisse à la mort d’un jeune botaniste de 21 ans.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le président, mes salutations distinguées.

Élisabeth Coutou, Adjointe au maire de Penne, le 7 novembre 2014

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Sans salaire depuis la rentrée, des enseignants reçoivent des bons alimentaires

Sans salaire depuis la rentrée, des enseignants reçoivent des bons alimentaires | Think outside the Box | Scoop.it
Des enseignants du primaire en Seine-Saint-Denis, qui n'ont toujours pas reçu leur salaire depuis la rentrée scolaire, sont contraints à demander des bons alimentaires.

Travailler sans être payé. C’est ce qui est arrivé à 231 enseignants du primaire, stagiaires (qui commencent à enseigner juste après avoir réussi le concours) ou contractuels, en Seine-Saint-Denis. A la mi-octobre, ils n’avaient toujours pas été payés depuis la rentrée scolaire. Pour s’expliquer, la direction académique de Bobigny avait évoqué un problème technique.

"D’habitude, il faut deux mois à l’Education nationale pour verser les salaires des nouveaux arrivants", a expliqué au Parisien Wilfrid Dulouart, du syndicat Sud Education 93. "Mais un acompte d’environ 70 à 75% est versé dès septembre et la régularisation se fait lors du versement d’octobre. Là, le retard considérable met de nombreux jeunes enseignants dans une situation très difficile." 

 Bons alimentaires

Depuis, la situation s’est améliorée progressivement puisque la plupart ont touché un acompte de 1.000 euros. Mais, début novembre, ils étaient encore une trentaine à n’avoir reçu aucun acompte, selon les syndicats.

La solution proposée par la direction académique de Bobigny ? Que les enseignants demandent des bons alimentaires. Une proposition a priori peu appréciée par les intéressés. "Je trouve cela scandaleux de proposer des bons alimentaires à des gens qui sont diplômés", s’était insurgée Joëlle le 4 novembre, l’une des enseignantes non payées. Pourtant, cette mère de famille de trois enfants a dû réclamer les fameux bons, à l’instar d’un certain nombre de ses collègues.  

 Grève prévue le 20 novembre

Les syndicats enseignants de la FSU 93 ont appelé à une grève le 20 novembre pour dénoncer "les conditions de travail dégradées comme jamais" dans le département. Les revendications sont nombreuses et ne concernent pas uniquement le salaire des enseignants. 

Ils réclament notamment des créations d'emplois "dans tous les métiers de l'Education nationale", puisque les retards de paiement des salaires de ces enseignants s'expliqueraient par une surcharge de travail de l'administration du personnel de l'académie (seulement 5 personnes pour gérer 1.500 dossiers). 

En matière d'éducation, le département de la Seine-Saint-Denis n'est pas assez attractif. En septembre, Pôle Emploi s'était même lancé dans une campagne de démarchage téléphonique pour attirer des professeurs des écoles remplaçants afin de pallier la pénurie.

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Pays-Bas : il se fait injecter un portefeuille à bitcoins dans les mains

Pays-Bas : il se fait injecter un portefeuille à bitcoins dans les mains | Think outside the Box | Scoop.it
Deux minuscules puces électroniques ont été implantées dans les mains d'un Néerlandais. Celles-ci permettent de stocker une monnaie virtuelle.


 

Un entrepreneur néerlandais spécialisé dans les bitcoins est parvenu à stocker cette monnaie virtuelle sous sa peau grâce à deux minuscules puces électroniques injectées dans chacune de ses mains, a-t-on appris mercredi. 

12 mm sur 2mm

Les puces électroniques, contenues dans des coques en verre "biocompatible" de 12mm sur 2mm, ont été injectées par un spécialiste à l’aide de seringues. Elles fonctionnent grâce à un système sans fil dit NFC et peuvent stocker jusqu’à 888 bits d’information chacune.

Martijn Wismeijer s’est fait implanter les puces le 3 novembre avec quelques autres personnes. Fortement médiatisé depuis lors, il a décidé de retirer tous les bitcoins stockés dans ses mains. "Le but n’était pas qu’autant de monde soit au courant" dit-il en riant. "Nous voulions mener cette expérience pour pousser au plus loin le concept de portefeuille virtuel", raconte le co-fondateur de la société MrBitcoin, spécialisée dans les distributeurs de monnaies virtuelles.

"Compte-épargne"

Les puces électroniques sont en mesure de communiquer avec des appareils comme les smartphones sous Android. "Ce qui a été stocké sur les puces électroniques doit être vu comme un compte-épargne", explique-t-il.

"Le terminal de paiement reste le smartphone, mais on peut transférer des bitcoins depuis les puces électroniques" précise Martin Wismeijer.

Il est possible de se procurer sur internet ces puces électroniques, vendues avec une seringue pour à peine 99 dollars (80 euros) par la société "Dangerous Things". "Il est vraiment déconseillé de les installer soi-même, il vaut mieux faire appel à un spécialiste si on veut éviter les infections", souligne-t-il.

1.500 autres personnes dans le monde 

Outre stocker des bitcoins, elles peuvent être programmées via un smartphone, par exemple, pour ouvrir des portes sans clés, éteindre un réveil quand les mains sont placées à un certain endroit ou encore déverrouiller certains appareils électroniques.

Selon Martin Wismeijer, environ 1.500 personnes dans le monde se sont jusqu’à présent fait installer ce genre de puce. Il dit ne pas savoir s’il est le premier à y avoir stocké des bitcoins. Il estime que soutenir ce genre de projet contribue à favoriser l’acceptation dans la société de ce genre de technologie  "prometteuse", selon lui, notamment pour le domaine des implants à usage médical. "Imaginez un tatouage normalement invisible qui deviendrait rouge, si vous avez une crise cardiaque : il faudra scanner le tatouage avec votre smartphone et votre médecin serait immédiatement alerté".

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Le nouveau djihadiste français est arrivé Ces jeunes partis en Syrie témoignent contre notre civilisation - Regard d'un Ecrivain sur le Monde

Le nouveau djihadiste français est arrivé  Ces jeunes partis en Syrie témoignent contre notre civilisation - Regard d'un Ecrivain sur le Monde | Think outside the Box | Scoop.it

Il est coupant, maniable, résistant, fonctionnel, efficace, increvable, d’origine incontrôlée, inventé dans nos campagnes mais reproductible un peu partout sur le globe : le djihadiste-laguiole est arrivé. Le savoir-faire français étonne une fois encore le monde. Maxime Hauchard de Bosc-Roger-en-Roumois, Mickaël Dos Santos de Champigny-sur-Marne sont presque nos petits frères, presque nos fils. Les autres aussi, quand ils s’appellent Salim Benghalem ou Mehdi Nemmouche, mais puisque Daech se revendique de l’islam, leur embrigadement paraît moins étonnant.

Le problème n’est pas que Salim Benghalem soit moins français que Maxime Hauchard, mais que Maxime Hauchard ne le soit pas plus que Salim Benghalem. À moins que ce soient eux les Français de 2014 et que nous ne soyons, nous, que les résidus d’un monde paléolithique, qui n’aurait pas vu venir le progrès. Un progrès qui s’appelle youtube ici, les chaînes satellitaires dans le monde arabe, par où les deux religions de la mondialisation que sont l’islam et l’évangélisme répandent les germes de l’adhésion à leurs idéologies simplettes. À la vague de conversions à un islam combattant ici correspond outre-Méditerranée comme dans un miroir une autre vague de baptêmes à la foi dans le Christ réduite à sa plus simple expression. Elle est difficile à estimer puisqu’elle se joue dans les marges obscures de nations qui interdisent de fait l’abandon de l’islam, quand bien même leurs lois proclament l’inverse, et brident de manière générale la liberté d’expression. Mais elle est là, elle aussi, avec son cortège de raisons angoissées qui sont autant d’angoisses pour la raison. L’écran, d’ordinateur ou de télé, est devenu ce miroir où chacun se rêve le contraire de ce qu’il est né.

Episode classique de l’adolescence qui, on le sait, à mesure que l’homme se civilise, dure plus longtemps. A un point tel qu’on se demande si l’adolescence n’est pas aujourd’hui devenue la vie elle-même.

Ce monde a le feu dans ses soutes, et il va bientôt sauter, disait Bernanos. Maintenant il a commencé de sauter et l’explosion est plus dantesque qu’on ne pouvait l’imaginer. La révolte est tellement devenue à elle-même son objet propre qu’il peut s’agir de devenir conseiller local du Front national et musulman prosélyte du même mouvement. D’être dieudonniste et raciste anti-noir ensemble. Bientôt, on verra des membres du Comité invisible s’engager dans Tsahal. Des Boubakar nés à Villiers-le-Bel combattre aux côtés des insurgés du Donbass. La phrase de Jaime Semprun n’a jamais été aussi définitive qu’aujourd’hui : « il ne s’agit plus de savoir quel monde nous allons laisser à nos enfants, mais quels enfants nous allons laisser à notre monde ».

Même Christophe Guilluy n’avait certainement pas prévu que les rejetons de sa France pavillonnaire finiraient glorieusement leurs jours les armes à la main dans un désert de Syrie, dix cadavres d’assyro-chaldéens autour d’eux qu’ils n’auront pas défendus mais assassinés.

Certainement, trois hirondelles périrubaines ne font pas le printemps islamiste. Certainement, chaque époque eut son lot d’aventuriers, de trappeurs d’absolu, de Brigades internationales, et de volontaires étrangers. Mais qu’un fils de famille catholique français élevé au scoutisme rejoigne les rangs de la phalange libanaise ou combatte avec les Karens, qu’un enfant d’instit anarchiste prenne les armes avec le POUM en Espagne, cela n’avait rien d’invraisemblable. Il y avait un certain ordre, venu de plus loin, dans ces engagements héroïques. Que l’ultime rêve de Maxime qui a peut-être ânonné rosa, rosae en 4ème B dans les champs de pommiers de la Normandie des années 2000 consiste à égorger son semblable devant des caméras en Syrie ou en Irak laisse son contemporain lui-même rêveur. Tu as bien fait de partir, Maxime Hauchard, peut-être, comme Arthur Rimbaud, si on ne t’avait laissé ici que le « skatepark » dont le maire bovaryen de ta commune d’origine se désole qu’il ne t’ait pas retenu parmi nous. Tu as bien fait de partir, maintenant que tu es entré vraiment dans ta console de jeux, que tu es devenu vraiment un personnage d’Assassin’s creed – vraiment si l’on n’oublie pas que le vrai lui-même est un moment du faux, dans ce monde complètement renversé.

Symptômes de notre échec complet, et il n’est plus temps de hurler encore contre les soixante-huitards avec trente ans de retard car il s’agit de nous en général, Maxime Machin ou Enzo Dupont témoignent définitivement contre notre civilisation. « La civilisation n’est pas une maladie incurable », disait Gandhi il y a cent ans. Le médicament n’a pourtant pas encore été trouvé. Ces jeunes gens sont des barbares et l’on voit mal comment il eût pu en être autrement parce que tous les jeunes gens du monde sont des barbares, et particulièrement les garçons, n’en déplaise à nos dégenristes forcenés, et surtout forcenées, et qui n’a pas eu envie à 20 ans de mettre le feu au monde n’est peut-être pas tout à fait vivant. Il ne faudrait laisser personne dire que ce n’est pas le plus bel âge de la vie. Mais il ne faudrait surtout laisser personne en faire le pire âge de la vie. Et c’est pourtant ce que nous avons fait, et contre notre raison de lâches, ils ont réinventé leurs légendes parce qu’ils ne voulaient pas, eux aussi, mourir de froid.

Jacques Le Bris's insight:

Nota bene :

Mickaël Dos Santos de Champigny-sur-Marne dément sa participation à l'exécution médiatisée via son profil de djihadiste

عبد الودود الفرنسي

@abou_uthman_6


"J'annonce clairement que ce n'est pas moi présent dans la vidéo"

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Élections aux États-Unis : quand des champions du CAC 40 financent des extrémistes

Élections aux États-Unis : quand des champions du CAC 40 financent des extrémistes | Think outside the Box | Scoop.it

Les États-Unis votent ce 4 novembre pour renouveler leur Chambre des représentants et une partie du Sénat. Comme pour les précédentes campagnes électorales, l’argent coule à flots. Les entreprises françaises ne sont pas en reste : elles ont dépensé plusieurs centaines de milliers de dollars via leurs « political action committees ». Et soutiennent en majorité… les candidats du parti Républicain, la droite états-unienne, dont certains figurent parmi les plus rétrogrades en matière d’écologie ou de droits des minorités. Objectif affiché : entraver toute nouvelle régulation environnementale, sociale ou financière, alors que se négocie le futur traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis.

Les élections de mi-mandat se déroulent ce mardi 4 novembre aux États-Unis. En jeu, le renouvellement d’une partie du Congrès et du Sénat. Comme lors des précédents scrutins, l’argent coule à flots pour alimenter les campagnes électorales des futurs sénateurs et congressmen. Des sommes titanesques, comparées aux budgets d’une campagne présidentielle française, collectées par les « political action committees » (PACs). Ces structures sont créées par des grandes fortunes, des entreprises, des lobbies en tout genre pour financer les dépenses des candidats, ou acheter des annonces publicitaires dans les médias pour éreinter leurs adversaires. Et aux États-Unis, il n’existe aucune limite.

Exemple ? Le PAC lancé par Thomas Steyer, un milliardaire partisan d’Obama, et à la fibre écologiste, a récolté 76 millions de dollars pour soutenir les démocrates. En face, les frères Koch, à la tête d’un empire pétrochimique considéré comme l’un des plus gros pollueurs aux États-Unis, ou le milliardaire Karl Rove, un « stratège » politique présenté comme l’architecte des victoires de George Bush Junior, ont investi chacun plus de 20 millions de dollars en faveur des candidats républicains les plus conservateurs [1]. Ce déferlement d’argent peut jouer un rôle crucial : les Républicains, alignés idéologiquement sur leur frange la plus extrémiste, celle du tea party, ambitionnent de consolider leur mainmise sur la Chambre des représentants et de conquérir la majorité au Sénat, avec pour conséquence de bloquer encore davantage les institutions et d’empêcher l’adoption de toute nouvelle régulation sociale ou environnementale.

Une vingtaine de grandes entreprises françaises participent de près aux élections états-uniennes : leurs propres « political action committees » ont récolté près de trois millions de dollars. Et pour financer qui ? Les Républicains, en majorité, et quelquefois les plus réactionnaires de leurs candidats. Lors des élections présidentielles de 2012 aux États-Unis, Basta ! et l’Observatoire des multinationales avaient déjà publié une longue enquête sur l’implication financière des entreprises françaises dans la campagne électorale pour la Maison blanche – un sujet jusqu’alors totalement ignoré en France.

Les entreprises françaises préfèrent les Républicains

Cette enquête avait révélé l’ampleur du soutien financier apporté par des entreprises telles que Sanofi, GDF Suez, Lafarge, Vivendi ou Areva à des candidats républicains, y compris ceux défendant les positions les plus réactionnaires, voire extrémistes [2]. Parmi les hommes et femmes politiques bénéficiant des largesses des « champions » du CAC 40 figuraient ainsi des proches du tea party – la droite extrême états-unienne –, des candidats qui prêchent le déni du changement climatique, le créationnisme, l’abrogation de toute forme de régulation environnementale, l’homophobie ou le renvoi des immigrés chez eux.

Deux ans plus tard, à quelques exceptions près, plusieurs grandes entreprises françaises, via leurs PACs, continuent de miser sur les mêmes écuries. Les données ci-dessous sont tirées du site opensecrets.org, qui collecte et met en ligne les déclarations transmises à la Commission électorale fédérale (Federal Electoral Commission, FEC). Il s’agit des chiffres déclarés au 24 octobre 2014.

 

Top 20 des entreprises françaises impliquées financièrement dans la campagne 2014˜

Entreprise Financements déclarés, en dollars Part des financements aux Républicains

1 Sanofi 933 270 63%

2 Airbus 370 602 78 %

3 AXA 284 740 57%

4 Vivendi 218 330 47%

5 Areva 217 927 58%

6 BNP Paribas 119 250 32%

7ArcelorMittal 93 360 63%

8 Michelin 56 416 74%

9 GDF Suez 56 200 55%

10 Lafarge 53 000 47%

11 Louis Dreyfus 48 450 89%

12 Arkema 47 600 64%

13 Société Générale 36 936 70%

14 Safran 36500 47%

15 Suez environnement 35 700 15%

16 Alcatel 33 165 26%

17Air Liquide 28 750 59%

18 Danone 25 850 0%

19 BPCE/Natixis 24 150 27%

20 Sodexo 20 490 76%


C’est Sanofi qui, via son comité d’action politique, investit le plus dans la campagne électorale. Au fil des scrutins, ses financements n’ont cessé d’augmenter et se dirigent de manière toujours plus marquée vers les Républicains : 210 000 dollars lors des élections de mi-mandat de 2010, 489 000 en 2012, et près du double cette année, dont les deux tiers au profit de la droite états-unienne. Une tendance que l’on ne peut manquer de mettre en rapport avec les options de son directeur exécutif récemment « débarqué », Chris Viehbacher, qui voulait diriger l’entreprise pharmaceutique depuis les États-Unis. En plus de sa contribution au PAC de Sanofi, celui-ci a d’ailleurs financé directement, à titre personnel, plusieurs figures de l’establishment républicain. Les financements d’Areva sont eux aussi en hausse, quoique de manière plus modérée, avec une nette inflexion vers les Républicains. Michelin, Airbus et ArcelorMittal déclarent des chiffres globalement stables, mais de plus en plus nettement marqués en faveur des Républicains.

Autre cas notable : celui de la Société générale, particulièrement mise en cause suite à la publication de notre article en 2012. Deux ans plus tard, elle n’affiche plus que 36 936 dollars de financements. C’est vingt-cinq fois moins qu’en 2012 (933 670, à 83% pour les Républicains). Difficile de savoir si ces financements ont continué par un autre biais. Reste que le patron de la banque aux États-Unis, Craig Overlander, ne cache pas ses préférences : il a versé une contribution personnelle de 15 000 dollars au Comité national républicain pour les sénatoriales [3]. Quant à Danone, Alcatel et le groupe Banque populaire Caisse d’épargne, ils sont les rares à préférer les Démocrates.

 

Bannir toute régulation

Qui sont les candidats qui bénéficient de ces largesses ? Les entreprises françaises ont tendance à privilégier les leaders républicains en place plutôt que les plus extrémistes du tea party. Mais la notion d’« extrémisme » semble devenue très relative au sein de la droite états-unienne dès lors que l’on touche à des sujets comme le changement climatique, les armes à feu, la fiscalité ou le droit à l’avortement. Parmi les candidats préférés des entreprises françaises, des personnalités politiques se sont particulièrement illustrés dans ce domaine. Areva, Sanofi et GDF-Suez ont ainsi dépensé plusieurs milliers de dollars en faveur de Ed Whitfield (Kentucky), auteur d’une législation bannissant toute régulation des gaz à effet de serre. Ces mêmes entreprises, aux côtés d’ArcelorMittal ou du groupe Louis Dreyfus, l’un des leaders dans le négoce de matières premières, ont ensemble accordé plus de 15 000 dollars à John Shimkus (Illinois), qui avait déclaré ne pas craindre la montée des mers parce que, selon la Bible, Dieu a promis à Noé que l’humanité ne serait plus jamais menacée par un déluge...

Si les Républicains conquièrent effectivement le Sénat, le mieux placé pour occuper la présidence du Comité de l’environnement et des travaux publics – une position stratégique – n’est autre que James Inhofe, sénateur de l’Oklahoma. Airbus, Sanofi, Areva et Michelin en ont fait un de leurs favoris. Problème : c’est aussi l’un des climato-sceptiques les plus fanatiques du parti républicain. Il considère que la question du changement climatique n’est qu’une vaste conspiration [4]. Il a aussi été classé comme le membre le plus à droite de tout le Sénat : il s’illustre régulièrement par son soutien à l’ultra-droite israélienne et par son combat contre les droits des immigrés ou des homosexuels.

Armement, finance, médicaments : des intérêts bien compris

Après nos révélations de 2012, l’excuse la plus souvent avancée par les entreprises pour justifier ces financements pour le moins dérangeants est que les PACs sont des fonds créés officiellement par leurs employés. Les grands groupes concernés n’exerceraient donc aucune influence sur la destination des fonds collectés. Or, ces PACs sont souvent hébergés au sein des entreprises. Certaines ont même encouragé leurs employés à y contribuer. Et leurs plus gros donateurs ne sont autres que les dirigeants de ces entreprises, ce qui ne les empêche pas de financer par ailleurs les candidats républicains à titre personnel, comme Chris Viehbacher de Sanofi, Craig Overlander de la Société Générale, ou encore Clyde Selleck, le patron de Michelin aux États-Unis [5] : Chris Viehbacher pour Sanofi, le directeur général Louis Schorsch pour ArcelorMittal, le directeur général Allan McArtor et sa femme pour Airbus (aux côtés de Marc Paganini, président d’Aribus Helicopters et de Guy Hicks, directeur du bureau de Washington)]].

Étrangement, quelle que soit l’étiquette politique des candidats financés, leur profil et leur programme correspondent très étroitement aux intérêts des entreprises. Les financements accordés par BNP Paribas bénéficient par exemple à des hommes politiques hawaiiens, la banque y possédant une importante filiale, la First Hawaiian Bank. Cela explique pourquoi BNP Paribas penche plutôt vers les Démocrates, Hawaii étant un bastion historique de ce parti. Mais les autres PACs liés à BNP Paribas sont largement favorables aux Républicains. Autre exemple : les PACs de Michelin, Safran ou Airbus privilégient les candidats siégeant dans des comités déterminants pour les contrats d’équipement militaires. Parmi les principaux bénéficiaires de la générosité d’Airbus, on trouve ainsi Buck McKeon de Californie, président du Comité des forces armées de la Chambre des représentants (le Congrès), ou encore Jeff Miller de Floride, lui aussi membre du Comité des forces armées de la Chambre des représentants.

 

Le traité de libre-échange en toile de fond

Il n’y a pas que les entreprises françaises qui s’immiscent dans la campagne électorale. Les entreprises européennes – en particulier des firmes britanniques et des banques suisses – sont de loin les plus impliquées. Ces multinationales favorisent elles aussi nettement les Républicains, davantage hostiles à toute forme de régulation, environnementale, sanitaire ou financière. Les banques, les firmes pharmaceutiques et chimiques et les industries d’armement apparaissent comme les principaux contributeurs. Le PAC de la banque suisse UBS a ainsi collecté plus de 1,3 million de dollars tandis que celui du groupe d’armement britannique BAE System y a investi plus de 800 000 dollars. Cette ingérence illustre l’interpénétration des intérêts politiques et économiques des deux côtés de l’Atlantique, alors même que se négocie un futur traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis.

Ces données ne constituent très probablement que la pointe de l’iceberg. Depuis la décision Citizens United de la Cour suprême américaine, en janvier 2012, toutes les barrières pour limiter l’influence de l’argent en politique sont tombées. Le fonctionnement de l’institution chargé de contrôler ces financements, la Federal Elections Commission (FEC), est délibérément entravé par ses membres républicains. Le nombre de procédures de contrôle ou de sanction initiées par la FEC s’est effondré. Les financements des entreprises peuvent être canalisés à travers des PACs, lesquels sont soumis à certaines obligations de transparence. Mais l’argent arrive aussi, et de plus en plus souvent, par d’autres biais : sociétés fantoches créées pour l’occasion, organisations à but non lucratif, ou encore associations professionnelles. N’étant pas soumises à l’obligation de déclarer la source de leur argent, ces structures permettent aux entreprises ou aux milliardaires de peser sur les campagnes électorales en toute discrétion. Aucun moyen ou presque de savoir si les entreprises françaises et leurs filiales y ont recours, et dans quelle mesure.

 

Neutralité de façade

Les entreprises qui souhaitent maintenir une neutralité de façade ont également recours à des associations professionnelles. Elles leur permettent de mener campagne de manière souterraine contre une législation ou un candidat. Si l’on ne connaît pas le montant des donations éventuelles effectuées par les firmes françaises, on connaît au moins les organisations professionnelles dont elles sont des membres actives, en siégeant au conseil d’administration. C’est le cas pour la plus puissante d’entre elles, la Chambre de commerce états-unienne (US Chamber of Commerce). Autrefois chambre de commerce classique, elle s’est muée en véritable machine de guerre au service des lobbies économiques… et des candidats républicains. L’US Chamber of Commerce est pour l’instant le principal financeur de la campagne électorale 2014, avec 31,8 millions de dollars dépensés au 25 octobre, quasi exclusivement en faveur de candidats républicains, et dans les circonscriptions les plus contestées [6].

« Lorsque des grandes entreprises décident qu’elles veulent pousser leurs propres candidats mais qu’elles ne souhaitent pas que cela se voit, elles appellent l’US Chamber of Commerce », explique Lisa Gilbert de Public Citizen. On sait peu de choses sur ces généreux contributeurs. Mais deux entreprises françaises, Sanofi et Air Liquide, siègent, via leurs directeurs exécutifs, au Conseil d’administration de l’US Chamber of Commerce. Sans surprise, le lobby patronal est aujourd’hui l’un des principaux acteurs, à Washington comme à Bruxelles, de la promotion du traité de libre-échange transatlantique (TTIP).

150 millions de dollars en loblying

Les associations professionnelles sectorielles jouent aussi un rôle important dans la campagne. L’American Chemistry Council (Conseil américain de la chimie), grand défenseur du gaz de schiste et pourfendeur de la régulation des produits chimiques, a ainsi dépensé 2,4 millions de dollars. Air Liquide, Arkema, Solvay et Total en sont membres, et toutes, sauf Arkema, siègent à son conseil d’administration. Même phénomène pour l’American Petroleum Institute (Institut américain du pétrole), qui représente les intérêts de l’industrie pétrolière et gazière, ou PhRMA qui représente l’industrie pharmaceutique.

Les dirigeants des entreprises françaises expliqueront qu’ils ne font que suivre l’exemple – et souvent à une bien plus petite échelle – des entreprises nord-américaines avec lesquelles elles sont en concurrence. « Le système [états-unien] est totalement différent des usages européens », argumenteront-ils. Leurs entreprises doivent bien s’adapter ! Les entreprises françaises ne sont d’ailleurs pas avares en dépenses de lobbying. En quatre ans, vingt groupes français cotés ont ainsi dépensé près de 150 millions de dollars pour des actions de lobbying à Washington. Et on retrouve une partie de celles qui sont les plus impliquées dans l’actuelle campagne électorale, comme le montre le tableau ci-dessous [7].

 

Les 20 entreprises françaises les plus actives dans le lobbying à Washington˜EntrepriseDépenses de lobbying déclarées 2010-2014, en millions de dollars

1 Sanofi 36,695

2 Airbus 18,965

3 Vivendi 15,32

4 Renault-Nissan 11,5

5 ArcelorMittal 7,97

6 Alstom 7,48

7 Alcatel-Lucent 6,31

8 Safran 5,792

9 Michelin 4,662

10 SNCF 3,95

11 AXA 3,89

12 Areva 3,58

13 Arkema 3,32

14 Sodexo 3,225

15 Pernod-Ricard 3,04

16 Lafarge 2,92

17 Air liquide 2,475

18 GDF Suez 2,28

19 Thales 1,84

20 Veolia 1,545

 

Problème : entre mener des actions de lobbying et s’immiscer directement dans une campagne électorale, en tentant d’influencer le résultat, il existe une frontière éthique. Le rôle toujours croissant des entreprises et des milliardaires dans la vie politique est un sujet suffisamment polémique aux États-Unis – une importante campagne citoyenne est en cours pour limiter à nouveau rigoureusement le rôle de l’argent en politique – pour que des groupes français prennent davantage de précaution. En particulier si c’est pour soutenir des candidats parmi les plus extrémistes. Et a fortiori lorsque ces groupes sont majoritairement ou partiellement propriété de l’État français, comme c’est le cas d’Airbus, d’Areva et de GDF Suez. Les représentants de l’État au sein de ces groupes ont-ils pour mandat de cautionner le soutien financier à des climato-sceptiques ou des représentants de l’ultra-droite ?

Entre business et idéologie

Ce que révèle l’implication des multinationales françaises dans la politique états-unienne, c’est aussi l’amalgame de plus en plus fort entre ce qui relève des « intérêts économiques bien compris » des entreprises et de l’idéologie. L’hostilité envers l’État régulateur, le déni du changement climatique ou de la gravité des diverses formes de pollutions, la promotion de la liberté individuelle… autant de points de convergence entre un certain radicalisme d’extrême-droite et la vision du monde néolibérale. C’est cette convergence nouvelle – inventée aux États-Unis depuis quelques années, et qui fonde aujourd’hui l’identité même du parti républicain – que les firmes françaises paraissent prêtes à encourager. Le feront-elles demain en France et en Europe ?

 

Olivier Petitjean

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▶ [BFM Business] Rachetons collectivement l'aéroport de Toulouse !

Ajoutée le 19 nov. 2014

19/11/2014 sur BFM Business. WiSEED propose une opération de crowdfunding pour racheter la participation de l’Etat dans l’aéroport toulousain :

https://www.wiseed.com/rachetonslaeroportdetoulouse
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Barrage de Sivens : la Commission européenne a bien enclenché, il y a un an, une procédure contre la France

Barrage de Sivens : la Commission européenne a bien enclenché, il y a un an, une procédure contre la France | Think outside the Box | Scoop.it

Enclenchée fin 2013, la procédure d'infraction de la Commission européenne concernant le non-respect par la France de la directive eau dans le dossier du barrage de Sivens, arrive à son terme. Aucune décision n'a encore été prise selon nos informations. Après cette longue phase non-contentieuse, s'ouvrira la procédure contentieuse avec une possible saisine de la Cour de justice européenne.

Contrairement aux informations avancées par La Chaîne Parlementaire et reprises par plusieurs médias, la Commission européenne ne va pas lancer une procédure d'infraction contre la France. Et pour cause, elle a été lancée fin 2013.

C'est en effet une procédure longue de près d'un an qui arrive à son terme concernant le projet de barrage de Sivens. Auto-saisie fin 2013, suite aux questions posées par l'eurodéputée écologiste Catherine Grèze, la Commission européenne avait lancé une procédure d'infraction contre la France pour non respect de la directive eau dans le cadre du projet de barrage à Sivens. Cette procédure pré-contentieuse a commencé par une mise en demeure, phase pendant laquelle la Commission a invité la France à se mettre en conformité avec les exigences du droit de l'Union.

La France aurait répondu aux demandes d'informations en mars 2014. "Puis, nous avons perdu le fil, avoue Ben Lefetey, le porte-parole du Collectif du Testet. Comme nous ne sommes pas partie prenante, nous n'avons pas accès à la procédure. Nous avons seulement pris contact avec la Commission cet été pour l'alerter du non-respect de la directive eau. Et nous avons versé des documents au dossier."

Pas de décision officielle
Depuis, Bruxelles planche sur le sujet et n'a pas encore rendu de décision finale sur la saisine, ou non, de la Cour de Justice européenne. "Mon contact m'affirme qu'aucune décision officielle n'a été prise, assure Ben Lefetey. Il est d'ailleurs "surpris de l'emballement médiatique en France aujourd'hui." D'après le militant, le dossier a été retardé par les élections européennes et la nomination tardive des nouveaux commissaires européens (qui sont entrés en fonction le 1er novembre)  : "la décision pourrait être prise dans les prochaines semaines".

Pour le porte-parole des opposants au barrage de Sivens, la décision de la Commission devrait faire entrer la procédure dans la phase de contentieux. "Les premières sanctions seraient alors d'ordre financier, explique-t-il, car les financements européens ne seraient plus possibles."

Un avis que partage Gérard Onesta, le vice-président EE-LV au Conseil régional de Midi-Pyrénées. "Le projet écorne au moins deux directives européennes : Habitats faune flore et Eau. L'argent européen attendu par les promoteurs du projet est une fantaisie totale. Tout le monde savait que les critères n'étaient pas remplis."

Suspendu depuis le 31 octobre, après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade lancée par les gendarmes, le chantier pourrait donc voir son financement remis en cause. À l'issue de la réunion du 4 novembre au ministère de l'Écologie, Ségolène Royal, avait repoussé à la fin de l'année une décision ferme sur le projet, hésitant entre une re-configuration du projet ou la mise en place d'une retenue en aval du site actuel.

Gael Cérez

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Fukushima : Echantillons radioactifs sur les côtes californiennes

Fukushima : Echantillons radioactifs sur les côtes californiennes | Think outside the Box | Scoop.it

La centrale nucléaire de Fukushima continue de faire parler d’elle, trois ans après la catastrophe qui a secoué le Japon. Le scientifique Ken Buesseler, chercheur principal à Woods Hole Oceanographic Institution a déclaré cette semaine que des traces de radioactivité ont été trouvées dans les eaux de la Californie, à environ 160 kilomètres à l’ouest de la ville d’Eureka. Le projet de surveillance des eaux continue d’analyser des échantillons d’océan prélevés sur les côtes de la Californie, de l’Alaska et du Canada.

Le tremblement de terre suivi d’un tsunami dévastateur avait provoqué l’effondrement de la centrale nucléaire japonaise provoquant la diffusion de césium-134 et de matières radioactives dans l’océan Pacifique. Ces éléments chimiques se sont diffusés dans l’océan et ont continué leur course vers le continent américain. Mais le césium-134 et autres éléments radioactifs se sont dilués depuis.

Pas de risques majeurs

Les traces de césium détectées au large de la côte californienne ne représentent cependant aucun risque majeur pour les baigneurs. La quantité du composé chimique enregistré est en dessous de deux becquerels par mètre cube, c’est-à-dire 1000 fois inférieur aux limites acceptables dans l’eau potable établies par l’US Environmental Protection Agency. Selon Ken Buesseler, les eaux contaminées auront le temps de largement se diluer avant d’atteindre les zones côtières.

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Réchauffement climatique : La solution passe par les villes - France USA Media

Réchauffement climatique : La solution passe par les villes - France USA Media | Think outside the Box | Scoop.it
Après la Nouvelle-Orléans et Vancouver, Corinne Lepage, Valérie Masson-Delmotte et Daniel Zimmer étaient à Los Angeles vendredi. Ils sont venus discuter avec des homologues américains dans le cadre de la tournée de conférences French AmeriCan Climate Talks. Objectif: affronter les points de vue et les solutions face au changement climatique. Au cœur de leur réflexion, la ville.

 

Valérie Masson-Delmotte est paléo-climatologue. Une scientifique qui étudie les changements climatiques sur notre planète depuis sa création. Elle traque toutes les transformations de la nature liées au climat, qui se sont déroulées bien avant que les mesures scientifiques ne commencent en 1958, et elle n’a jamais vu cela. « C’est un monde inconnu qui s’annonce vers 2100. Cela sera vraiment violent. Le taux d’humidité dans l’air va augmenter, les crues éclairs seront plus fréquentes. Les niveaux de la mer vont monter, ce qui est un vrai problème pour les zones littorales. Les ouragans ne seront pas plus fréquents mais plus forts. »

Un tableau pas vraiment réjouissant, et qui peut aussi se décliner au niveau local.

C’est le travail d’Alex Hall, professeur à UCLA, et membre de l’Institute of the Environment and Sustainability (IOES). Il a dressé un portrait climatologique de Los Angeles pour les années à venir. Trois points sont à retenir pour le futur de la Cité des Anges. « Tout d’abord, il va y avoir une augmentation du nombre de jours chauds. Aujourd’hui, nous avons quatre saisons, mais nous pourrions à présent avoir deux mois d’extrêmes chaleurs après l’été. Ensuite, ici, nous sommes très sujets aux feux de forêts, il va y en avoir de plus en plus. Ils vont mettre en péril toutes les constructions bâties aux abords de cette ville. Et enfin, les ressources en eaux. Nous avons beaucoup de sources mais pas locales, et les réserves neigeuses sont menacées notamment de par l’évaporation. »

Un constat qui devrait arriver d’ici la fin de ce siècle, car les scientifiques annoncent un réchauffement climatique de près de 4 degrés, si les émissions de gaz à effets de serre ne baissent pas. « Depuis 100 ans, notre terre s’est déjà réchauffée de 0,85°C. Le climat n’a jamais varié de plus de 2 degrés dans une période chaude. C’est l’activité humaine qui est responsable de cette forte montée. Les seuls autres facteurs qui pourraient causer une augmentation des températures sont le soleil et les volcans, or il n’y a aucune activité suspecte de leurs cotés », voilà la réponse de Valérie Masson-Delmotte aux climato-sceptiques.

Le niveau local avant le national

Alors que le monde entier salue l’accord sur le climat entre la Chine et les Etats-Unis, et que les nations se préparent au grand raout de Paris Climat 2015, Corinne Lepage, l’ancienne ministre de l’écologie de 1995 à 1997, et présidente du parti humaniste et écologique Cap 21, le confesse maintenant, c’est au niveau local qu’il faut agir.

Les villes regroupent près de 50% de la population mondiale, et dans le même temps, elles produisent environ 70% des émissions de gaz à effets de serre sur la planète. De plus en cas d’intempéries, ce sont elles qui sont responsables. De bonnes raisons d’agir.

EPA/ARMANDO ARORIZO

« On le voit depuis 20 ans, les Etats n’avancent pas sur ce sujet. Ils sont trop soumis aux lobbys. Dans les conférences entre nations, on parle du climat, mais aussi de beaucoup d’autres choses, de politique, de phénomènes sociaux. Mais à des échelons plus petits, on peut mener des initiatives avec de vrais résultats, visible pour les gens, cela entraîne des changements et crée un cercle vertueux. »

La maire de Santa Monica, Pam O’Connor n’a effectivement pas attendu que les Etats-Unis lui disent quoi faire en terme d’écologie. La ville qu’elle dirige depuis 5 ans et forte de 90.000 habitants, cernée par Los Angeles et l’Océan Pacifique a lancé « a sustainable city plan » en 1993, un plan pour le développement durable.

« Nous avons lié l’environnement, le social et l’économie dans nos réflexions. Je pense que de plus en plus de personnes voient les choses comme nous à présent. » Parmi les mesures, pas vraiment novatrices, mais existantes, tous les bus et les véhicules de la ville roulent au gaz naturel ou sont électriques. Mais aussi, un nettoyage non polluant des parcs de la ville. « Nous sommes près de la mer, nous sommes donc très concernés depuis longtemps par les questions de pollution. Je pense que notre éthique vient de là. De plus, aujourd’hui, beaucoup de gens utilisent leurs vélos pour se déplacer, et les transports en communs se sont déplacés. Nous avons aussi mis à contribution les hôteliers avec des politiques vertes à l’intérieur de leurs établissements. » Et la ville s’est fixée des objectifs pour 2020. Elle prévoit notamment de monter à 50% la part d’énergie renouvelable dans sa consommation.

Los Angeles non plus n’est pas en reste. Et même si la ville est encore totalement submergée par un trafic routier qui fait passer les bouchons du périphérique parisien pour une promenade de santé, elle agit. Les transports représentent 28 millions de tonnes de CO2 rejetés par an dans l’air de la ville. Elle produit près de 52 millions de tonnes de CO2 par an, selon Global Green USA.

Mais Alex Hall reste positif. « Quand je suis arrivé ici, il y a 30 ans, il n’y avait qu’un seul métro, aujourd’hui, il y en a plusieurs et des lignes sont en construction. Ce n’est peut-être pas assez rapide, mais l’évolution est là. » Et la mégalopole californienne s’est fixée des objectifs. Elle espère baisser ses émissions à 40 millions de tonnes de CO2 en 2030.

Et il est temps d’agir. « On ne peut pas enlever le dioxyde de carbone qui est dans l’air. Si on limite les émissions mondiales pour éviter le réchauffement climatique, les courbes vont mettre des années à s’inverser, car il y a un phénomène d’inertie. » Et elle précise « Aucune ère glaciaire n’est prévue dans les prévisions. » Coup de chaud en vue donc.

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Nucléaire : les drones relancent les inquiétudes sur les piscines des sites

Nucléaire : les drones relancent les inquiétudes sur les piscines des sites | Think outside the Box | Scoop.it

Drone Parrot devant la centrale nucléaire de Civaux en Poitou-Charente.


Les survols répétés de sites nucléaires par des drones d'origine non identifiée relancent les inquiétudes au sujet des piscines où refroidissent les combustibles usagés, beaucoup moins protégées que les réacteurs. 


DRONES. "On nous dit "c'est pas un drone qui peut faire sauter le dôme d'une centrale nucléaire" mais, dans une centrale, il y a des éléments comme les disjoncteurs ou les piscines (qui ne sont pas protégés comme le réacteur). Si on peut survoler les sites avec une petite bombe (à bord d'un drone), ça peut provoquer des dégâts énormes", déclarait jeudi à l'AFP Jean-Claude Delalonde qui préside l'association fédérant les Commissions locales d'information (regroupant élus locaux, syndicats, scientifiques et associations) des installations nucléaires (Anccli).

"L'absence d'informations" du gouvernement sur les survols de drones au-dessus des centrales nucléaires "inquiète" l'Anccli, a souligné l'ex conseiller général PS de Nord.

Une réaction à relativiser toutefois puisque, comme nous l'expliquions dans l'article ci-dessous : tous les bâtiments des centrales sont concus pour résister à des PGVE (projectiles générés par des vents extrêmes). Des projectiles de 50 à 60 kilos tels que des planches ou du bardage, emportés par des vents à plus de 200 km/h.

Lire 7 questions sur les survols de centrales par des drones

De plus, la capacité d'emport d'un drone de loisir est limitée à quelques centaines de grammes, et peut atteindre les 4 kilos tout au plus dans le cas d'un multirotor professionnel. Pas évident qu'une telle charge explosive suffise à menacer l'intégrité d'une structure capable de résister à une éventuelle explosion des réservoirs d'hydrogène placés à proximité de la centrale, afin d'en refroidir les turbo-alternateurs.

Une zone de fragilité dans la sécurité

Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, l'a dit dans les Echos de mercredi: "Les centrales résistent à des objets bien plus gros que les drones, sauf les piscines de combustibles usés, protégées par des bardages métalliques". Les 58 réacteurs des 19 centrales françaises eux sont officiellement protégés de la chute de petits avions par des dômes de béton armé de 90 cm d'épaisseur, selon Greenpeace.

En 2013, le gendarme du nucléaire avait d'ailleurs demandé à EDF de "renforcer la sûreté de l'entreposage de combustible".

BUNKER. "Il faudrait bunkériser les bâtiments des piscines afin de diminuer leur vulnérabilité, un point de faiblesse important des sites nucléaires", a lancé mardi Europe Ecologie les Verts (EELV) de la Manche, département le plus nucléarisé de France, dans un communiqué reconnaissant que "l'hypothèse est peu vraisemblable en raison du coût financier".

"Bunkériser, ce n'est pas une mauvaise solution. Mais la meilleure, c'est ce qu'on nous dit depuis 50 ans: empêcher les survols", estime de son côté M. Delalonde, dans l'ex-canton duquel se trouve, à Gravelines, la centrale qui compte le plus de réacteurs en France (six) et qui fait partie des sites nucléaires français survolés par des drones depuis début octobre. EDF a compté une vingtaine de survols de centrales.

La solution de la double coque

Fin 2013 déjà, dans un livre blanc sur la sûreté, les CLIs de la Manche avaient suggéré une "double coque acier-béton" pour les immenses piscines Areva de Beaumont-Hague qui selon la Presse de la Manche de dimanche a été survolée vendredi par un drone. Tous les combustibles usagés de France convergent en effet vers cette usine de retraitement des déchets, après une première période de refroidissement dans les centrales.

Au total, l'équivalent d'une centaine de cœurs de réacteurs attendent d'être retraités dans les piscines de l'usine, selon le livre blanc préfacé par l'ASN, et ce, dans des bâtiments comparables à des "hangars" selon le président des CLIs de la Manche, Michel Laurent, conseiller général DVD, et ancien salarié de l'usine Areva.

REJETS. Or, si les piscines d'une centrale se vident, les combustibles irradiés à l'air libre émettent des "rejets radioactifs très importants", qui peuvent interdire l'accès au site comme l'a rappelé l'Institut français de sûreté nucléaire (IRSN) lors de la catastrophe de Fukushima, en 2011. Les Japonais avaient bataillé ferme pour "éviter le pire", l'assèchement d'une piscine dont l'eau se réchauffait et qui émettait des rayonnements élevés. Dénoyés, les combustibles auraient émis des rejets comparables à ceux de Tchernobyl selon l'IRSN.

La piscine du réacteur nouvelle génération EPR en construction à Flamanville (Manche) sera d'ailleurs équipée d'une "coque-avion".

Areva-La Hague met elle en avant la robustesse de ses piscines où les combustibles sont, selon elle, "près de 10 fois" moins chauds que ceux des piscines des centrales. L'entreprise a prévu des réserves d'eau d'urgence. Le groupe confirme que "plusieurs" de ses sites français ont été survolés de drones, sans préciser lesquels.

Depuis les attentats de 2001 aux Etats-Unis, l'usine est surveillée par un radar qui détecte les avions qui coupent leurs signaux. Mais les drones peuvent lui échapper, note M. Laurent.

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Attentats du 11 septembre 2001 : Zacarias Moussaoui met en cause l'Arabie Saoudite

Attentats du 11 septembre 2001 : Zacarias Moussaoui met en cause l'Arabie Saoudite | Think outside the Box | Scoop.it
Zacharias Moussaoui a été condamné à la prison à vie aux Etats-Unis pour terrorisme. / Photo DR

De Narbonne à sa prison de haute sécurité aux Etats-Unis, Zacarias Moussaoui, que la justice américaine considère comme le "20e pirate de l'air" du 11 septembre 2001, a eu un bien étrange parcours. Depuis quelques jours, il refait parler de lui aux Etats-Unis où il a été condamné à la prison à vie le 4 mai 2006, sans possibilité de libération anticipée. 

Le 23 octobre, il a écrit à la Cour Fédérale de New York et de l'Oklahoma pour expliquer qu'un prince saoudien avait payé ses cours de pilotage avant les attentats du World Trade Center, à lui, mais aussi aux 19 pirates de l'air qui ont précipité les avions détournés sur les cibles que l'on connait. A-t-il voulu réagir là à une déclaration des avocats de l'Arabie Saoudite qui avaient affirmé en septembre, que ce pays n'avait joué aucun rôle dans les attentats du 11 septembre 2001? Ou cherche-t-il à négocier un aménagement de peine? Affaire à suivre.

 
Retour sur ses années dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales

Zacarias Moussaoui est né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz, mais il avait grandi à Narbonne avec ses cinq frères et soeurs et sa mère qui cherchait à échapper aux violences conjuguales infligées par le père de famille. Zacarias Moussaoui avait ensuite été surveillant au collège Victor-Hugo de Narbonne. Il avait aussi obtenu un bac pro de maintenance des systèmes mécaniques automatisés à Montpellier en 1988 puis un BTS technico-commercial au lycée François-Arago de Perpignan en 1990. Deux ans après, il avait obtenu un Deug d'administration économique et sociale à l'université Paul-Valéry à Montpellier, et enfin un master de gestion à la South Bank Université de Londres, en 1995... année de son premier voyage en Afghanistan. On connaît la suite.

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Allemagne: un parti néo-nazi demande la liste des Juifs de Dortmund

Allemagne: un parti néo-nazi demande la liste des Juifs de Dortmund | Think outside the Box | Scoop.it
Suite à la demande, le maire de la ville a sollicité les autorités pour faire interdire le parti "Die Rechte"

- Allemagne, Néonazi, Dortmund


Un parti néo-nazi de Dortmund en Allemagne aurait exigé du maire de la ville de lui transmettre la liste des Juifs de toute la ville, requête que le maire a promptement refusé, rapporte samedi le site Ynet.

Selon différents rapports, le parti, connu sous le nom de Die Rechte (La Droite), a envoyé une lettre au maire de Dortmund, Ullrich Sierau demandant à d'obtenir la liste des tous les Juifs vivent dans la ville et ses alentours, ainsi que leurs adresses.

Selon le courrier de Die Rechte, le motif de la demande était "professionnel": afin de s'occuper des habitants de la ville de façon appropriée, le parti néo-nazi prétendu qu'il avait besoin de connaitre la taille de chaque communauté religieuse afin de pouvoir "faire son travail".

Dennis Giemsch, le seul membre du parti, siégeant au conseil municipal aurait demandé l'information lui soit transmise lors d'une réunion du conseil mercredi soir. Inutile de dire que sa demande a été refusée sans équivoque.

Le Daily Mail rapporte que la lettre a ensuite été transmise au ministère de l'Intérieur du Land de Rhénanie-du-Nord – Westphalie, avec pour objectif de faire interdire le parti.

Le maire de Dortmund a condamné la demande avec véhémence dans un communiqué de presse, la qualifiant d''inhumaine".

Selon le communiqué, la municipalité se dit « heureuse que les habitants se sentent chez eux à Dortmund".

Les services municipaux ont également publié un Tweet dans lequel, il est rappelé que la communauté juive de la ville était une partie intégrante de la société.

Le Conseil juif de la ville a condamné la demande du parti néo-nazi, affirmant que ses "véritables intentions" étaient évidentes, les qualifiant d'"odieuses, perfides et antisémites".

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Sivens Creys-Malville même combat

Sivens Creys-Malville même combat | Think outside the Box | Scoop.it
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Les mouvements agricoles alternatifs - Cairn.info

Les mouvements agricoles alternatifs - Cairn.info | Think outside the Box | Scoop.it
Depuis près de cinquante ans, une multitude de groupes, syndicats et associations défendent des pratiques agricoles respectueuses des humains et de l’environnement contre le modèle dominant d’une agriculture productiviste. Malgré ses limites désormais avérées, celui-ci continue d’être favorisé par les politiques nationales et européennes, les lobbies de l’agro-industrie et le syndicalisme agricole majoritaire.
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Depuis plus de trente ans, le processus de modernisation de l’agriculture en France montre ses limites, tant sur le plan social que sur le plan écologique. Pourtant, la critique des effets négatifs de cette modernisation, critique portée de longue date par les agriculteurs alternatifs, peine à stopper l’hémorragie démographique qui touche le monde agricole et la dégradation parfois irréversible des ressources naturelles.
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En France, l’histoire des mouvements agricoles alternatifs est liée à celle des effets néfastes de la mise en œuvre d’une agriculture intensive après 1945. Plus précisément, après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de pénurie alimentaire (les tickets de rationnement seront maintenus jusqu’en 1949), la frange moderniste des agriculteurs participe, dans le cadre d’une cogestion avec l’État, à la mise en œuvre d’une politique de modernisation de l’agriculture. Cette dernière s’incarne en particulier dans les lois d’orientation agricole des années 1960-1962, pilotées du côté des agriculteurs par le Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA) créé en 1956 – devenu aujourd’hui Jeunes agriculteurs (JA) – et rejoint par la suite par un autre syndicat, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) créée juste après la guerre (Alphandéry, Bitoun et Dupont, 1989).
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Soucieux de rompre avec la vie « routinière » de leurs parents, mais aussi de maintenir une agriculture « à taille humaine », de jeunes agriculteurs, notamment ceux formés à la Jeunesse agricole catholique (JacAC), ont ainsi participé à la mise en œuvre de modes de production agricole modernes et de type familial. Cependant, progressivement et en particulier avec la construction agricole européenne et la mise en place de la Politique agricole commune (Pac), le projet solidariste de ces jeunes agriculteurs s’effrite devant l’avènement d’un modèle unique de production, basé sur la survalorisation de la dimension technico-économique de l’activité agricole. C’est le début de ce que l’on appelle le productivisme, qui a commencé à être largement décrié à partir des années 1990. En valorisant une simplification des agro-écosystèmes, il soutient une agriculture qui utilise massivement la chimie (engrais et pesticides) et les machines agricoles, une agriculture technicienne qui cherche à s’affranchir à tout prix des cycles de la nature (Deléage, 2004).
Une histoire des mouvements agricoles alternatifs en France
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Dès la fin des années 1950, certains agriculteurs avaient commencé, au sein du syndicalisme agricole modernisateur, à remettre en cause le processus de modernisation de l’agriculture et l’élimination des petits producteurs. Il s’agissait en particulier des agriculteurs du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef). Un peu plus tard, à la fin des années 1960, ils ont été rejoints par d’autres agriculteurs, en particulier ceux qui, au sein du mouvement des Paysans travailleurs, prônaient la construction d’un syndicalisme de classe en rupture avec l’idée d’unité paysanne et qui ont finalement constitué le cœur de la « nouvelle gauche paysanne » (Martin, 2005). Dans les années 1970, dans l’ouest de la France en particulier, c’est-à-dire là où la modernisation de l’agriculture a été particulièrement importante – notamment avec le développement des productions hors sol (Canévet, 1992) – la nouvelle gauche paysanne rencontre d’autres mouvements critiques du productivisme agricole, notamment le mouvement écologiste. Il s’agit par exemple de la Société pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne (SEPNB), créée dès 1958, ou de l’association Eau et rivières de Bretagne, créée en 1969. Il s’agit aussi du mouvement antinucléaire, une composante de la nébuleuse écologique, qui s’incarne entre autres dans le combat mené contre la centrale de Plogoff entre 1978 et 1981. Plus globalement, une dynamique syndicale et associative agricole et rurale, se situant à la croisée de préoccupations écologiques et sociales, émerge en milieu rural dans les années 1970-1980. Cette dynamique regroupe différentes traditions, celle liée à la constitution de la nouvelle gauche paysanne et celle liée plus globalement au mouvement associatif : associations écologistes et associations de développement et d’éducation populaire, comme les Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam) [1] Les Civam (à l’origine Centres d’information et de... [1] ou l’Association de formation et d’information pour le développement d’initiatives rurales (Afip) [2] L’Afip a été créée en 1980 par des responsables issus... [2] . Ces différentes traditions alimentent le développement d’expériences de terrain alternatives au modèle agricole dominant.
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Ainsi, comme l’écrit Serge Cordellier (2008, p. 224-225) : « Les expériences de terrain émanent soit de “néoruraux” […], soit de paysans en reconversion, soit encore de nouveaux paysans choisissant d’emprunter des sentiers non battus. Beaucoup d’initiatives bénéficient de l’expérience acquise par des militants dans les organisations syndicales ou de développement […] ou de jeunesse (MRJC – Mouvement rural de jeunesse chrétienne) » [3] Le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) est... [3] .
7

Toutes ces initiatives connaissent un début de reconnaissance dans les années 1980, à la suite de l’arrivée de la gauche au pouvoir, notamment grâce à la tenue des États généraux du développement agricole (EGDA), organisés par le ministère de l’Agriculture en 1982. L’objectif de ces États généraux, initiés par Édith Cresson, alors ministre de l’Agriculture, était de réfléchir, de la base au sommet, à la diversité des modes de production agricole. Ils permettront finalement la reconnaissance officielle de cette diversité, renforcée par un début de consolidation des démarches alternatives au cours des années 1980. Cette consolidation s’est, entre autres, traduite par la légitimation de l’agriculture biologique par la loi d’orientation agricole du 4 juillet 1980, ainsi que par la naissance de nombreux groupes et réseaux : création en 1982 et en 1984 des premiers groupes qui constitueront dix ans plus tard le Réseau agriculture durable (voir infra), émanation dans l’ouest de la France de la Fédération nationale des Civam (Deléage, 2004), ou encore création en 1984 de la Fédération associative pour le développement de l’emploi agricole et rural (Fadear) qui deviendra, après la création de la Confédération paysanne [4] La Confédération paysanne, créée en 1987, réunit deux... [4] en 1987, l’organisme de développement de celle-ci. La consolidation des agricultures alternatives passe également par leur institutionnalisation progressive, mais partielle, au cours des années 1990, institutionnalisation qui contribuera en même temps à une forme d’instrumentalisation de ces dernières.
L’instrumentalisation des agricultures alternatives
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Dans les années 1990, dans un contexte de développement de la crise environnementale, de scandales sanitaires (crise de la vache folle, poulet à la dioxine, etc.) et de poursuite de l’érosion démographique chez les agriculteurs, le mouvement critique du productivisme agricole acquiert une nouvelle légitimité. Cette dernière s’inscrit plus globalement dans la prise de conscience des problèmes environnementaux au niveau international, consacrée par la tenue en juin 1992 de la conférence de Rio sur l’environnement et le développement, qui entérine la nécessité de mettre en œuvre un développement durable à l’échelle planétaire.
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C’est dans cette perspective nouvelle qu’en Europe, la Pac est réformée, en 1992, et que pour la première fois, des mesures agri-environnementales sont mises en place et accompagnent la poursuite du processus de modernisation de l’agriculture européenne. En 1999 et en 2003, d’autres réformes maintiennent cette prise en compte de l’environnement dans l’agriculture. En France, la mise en application des réformes successives de la Pac lance un nouveau débat sur les fonctions environnementales de l’agriculture. Par ailleurs, la mise en œuvre, à l’issue de la réforme de la Pac de 1992, des Plans de développement durable (PDD), puis des Contrats territoriaux d’exploitation (CTE), dans le cadre de la loi d’orientation agricole de 1999, aurait pu être l’occasion de renouveler le contrat social entre l’agriculture et la société. Mais, sous la pression du syndicalisme agricole majoritaire et des lobbies agro-industriels, aucune réorientation significative de l’agriculture n’est décidée en France. Ainsi, le budget alloué aux mesures agri-environnementales est resté très faible par rapport aux aides attribuées au soutien de l’agriculture intensive. Par ailleurs, ces mesures ont souvent été pensées dans une perspective très technicienne, sans approche globale du fonctionnement de l’exploitation agricole et sans intégration de la dimension sociale de l’activité agricole, alors que la mise en œuvre d’une agriculture durable nécessite précisément une véritable articulation entre les fonctions économique, sociale et environnementale de l’agriculture.
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Par ailleurs, on voit se développer un nouveau marché alimentaire qui se présente de manière quelque peu paradoxale. À côté du développement d’initiatives (voir infra) qui promeuvent un mode de consommation engagé (Dubuisson-Quellier, 2009), l’industrie agroalimentaire et la grande distribution mettent en place des niches de produits « de qualité » au milieu d’une alimentation issue de l’agriculture industrielle ou, encore, revisitent le terroir à leur manière. C’est le cas emblématique de la Ferme du Sart, qui fait aujourd’hui du terroir et des producteurs locaux son outil marketing alors qu’elle est, en fait, simplement un supermarché (Jacquiau, 2010, p. 20) : « Située à Villeneuve-d’Ascq, en plein cœur de la métropole lilloise, sur un domaine de 15 hectares, elle [la Ferme du Sart] est une exploitation agricole d’un genre nouveau. On y trouve des ateliers de bricolage et de dégustation, des animations, une piscine de paille pour les enfants. Et l’on y parle de “nature”, de “terroir” et même de “circuits courts”. Le visiteur peut errer dans le “parc animalier” et se perdre dans le labyrinthe de maïs – garanti sans faucheur volontaire –, sans pour autant oublier de pousser son Caddie dans les travées de ce nouveau temple de la surconsommation. Car, avec ses dix mille clients mensuels, “la ferme” est avant tout un supermarché ! »
Unité et diversité des agricultures alternatives
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Comment décrire aujourd’hui les agricultures alternatives ? Ont-elles un projet commun ? Comment les différencier ? En ce début de XXIe siècle, on trouve de très nombreuses initiatives qui peuvent être regroupées sous le terme d’agriculture alternative. Portées, à l’origine, par le syndicalisme agricole critique de la modernisation de l’agriculture, ces initiatives sont aujourd’hui largement soutenues par le mouvement associatif. On compte parmi elles toutes les démarches visant à mettre en œuvre une agriculture soucieuse à la fois des humains et de la planète. « Paysanne », « durable » ou encore « biologique », ces agricultures sont la preuve en actes de la possibilité de préservation d’une relation pérenne entre les sociétés humaines et la nature. Ainsi, pour ses défenseurs, engagés pour la plupart au sein de la Confédération paysanne, l’agriculture paysanne est une alternative à l’agriculture industrielle et à l’agriculture d’entreprise défendue par le syndicalisme agricole majoritaire (Collectif, 1994). L’agriculture durable est, quant à elle, pratiquée depuis plus de trente ans par des agriculteurs réunis au sein du Réseau agriculture durable (Rad), constitué en 1994 sous l’impulsion de deux groupes de développement promouvant une agriculture économe et autonome (ou durable) : le Centre d’étude pour un développement agricole plus autonome (Cedapa), créé dans les Côtes-d’Armor en 1982, et l’Action locale pour un développement international plus solidaire (Aldis), créée en Mayenne en 1984. Les éleveurs de ce réseau associatif sont engagés dans des systèmes herbagers autonomes et économes (Deléage, 2004). L’agriculture biologique, enfin, en excluant l’utilisation de produits chimiques de synthèse, constitue un mode de production très exigeant sur le plan écologique et, lorsqu’elle se pratique dans des exploitations agricoles à taille humaine, participe au maintien des agriculteurs sur le territoire. L’agriculture alternative se définit donc, avant tout, comme un mode de production agricole qui s’oppose au projet purement technicien de l’agriculture intensive, recyclée depuis le début des années 1990 en agriculture raisonnée (Féret et Douguet, 2001 ; Collectif, 2009). C’est autour de ce positionnement que ces agricultures alternatives se sont regroupées, en 2001, dans le pôle Inpact (Initiatives pour une agriculture citoyenne et territoriale) afin de remettre en cause le productivisme agricole et, selon ses membres, de porter le projet d’un développement agricole plus autocentré, plus autonome et économe. Ce pôle regroupe six réseaux agricoles et ruraux : l’Afip, le réseau des Associations de formation collective à la gestion (InterAFOCG), la Fadear, la Fédération nationale d’agriculture biologique des régions de France (Fnab), la Fédération nationale Civam et enfin le Rad.
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Par ailleurs, les agricultures alternatives contribuent souvent à recréer des liens avec les urbains en promouvant des circuits courts de distribution. Les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap), dont le projet est lié à celui des agricultures alternatives, en constituent l’exemple type. Fondées sur un engagement mutuel d’achat/vente entre un groupe de consommateurs et un agriculteur, elles reposent sur la confiance et l’équité dans le cadre de rapports de proximité (Lamine, 2008). Ce type de démarche est né au Japon, dans les années 1970, avec l’apparition des premiers systèmes Teikei (« engagement de collaboration »), issus de la rencontre entre les mouvements de consommateurs organisés pour s’approvisionner en produits fermiers et l’Association japonaise d’agriculture biologique (Amemiya, 2007). Des expériences similaires se sont développées en Europe (Allemagne, Autriche, Suisse) au cours de la même période, puis ont été exportées vers les États-Unis sous le nom de Community Supported Agriculture avant de revenir en Europe. Toutes ces pratiques s’inscrivent dans un processus de relocalisation de la production et de consommation de proximité, qui s’oppose aux productions transportées sur de longues distances et parfois inadaptées à l’écosystème local.
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Pour conclure, les alternatives aux effets négatifs du modèle agricole dominant (pollution des sols, de l’air et de l’eau, présence de produits chimiques dans la nourriture, transport sur de grandes distances, diminution continue de la population active agricole, etc.) existent. Et pourtant, ce modèle, nocif pour les humains et les écosystèmes, continue sa marche, entre autres grâce à sa reconversion en « agriculture raisonnée ». Le terme d’agriculture raisonnée est apparu en 1993 avec la création du réseau Farre (Forum pour une agriculture raisonnée et respectueuse de l’environnement) par la FNSEA et l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Ce réseau vise à conforter une agriculture technicienne dont on connaît bien aujourd’hui les limites et qui est aux antipodes du projet des agricultures alternatives.
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Taxe d'habitation: pourquoi les Français n'y comprennent rien

Taxe d'habitation: pourquoi les Français n'y comprennent rien | Think outside the Box | Scoop.it
Les impôts locaux sont fixées à partir d’une même assiette: la valeur locative théorique du logement. Un calcul obsolète et d’une complexité confinant à l’absurde et incroyablement inégalitaire.


Pour animer un repas de famille, un truc marche à tous les coups : discutez du montant de votre taxe d’habitation… et comparez. On s’apercevra que l’oncle "bobo" aisé  -heureux propriétaire d’un magnifique loft en duplex de 120 m2 avec une verrière niché au fond d’une cour du quartier branché de Jourdain, dans le XXe arrondissement de Paris, paye une taxe d’habitation de 542 euros, étrangement  inférieure aux 589 euros déboursés par la cousine, pourtant bien moins bien lotie –locataire d’un appartement sans charme de 65 m2 dans une tour des années 80 qui a connu de meilleurs jours, à Villeurbanne, banlieue sensible de Lyon. Incroyable ? Mais vrai.

D’ailleurs, pas besoin de faire le tour de France. Même entre voisins, la discussion peut être animée : dans une même rue, à surface comparable, celui qui habite dans une résidence moderne peut payer près du double de son voisin qui a élu domicile dans un pavillon datant années 30.

Des valeurs locatives établies en 1970

Comment expliquer d’aussi criantes inégalités ? Elles sont dues au mode de calcul de la taxe, basé sur la "valeur locative cadastrale" (VLC) de chaque logement. Premier problème : ces VLC ont été évaluées en 1970… et jamais révisées depuis ! Le Parlement s’est contenté par la suite de voter chaque année une revalorisation forfaitaire pour tenir compte de l’inflation (voire plus, comme pour 2014 où elle est fixée à 0,9%). Pourquoi n’ont-t-elles jamais été révisées?

A cause du second problème : les VLC sont déterminées selon une combinaison d’opérations tellement compliquées que c’en est un casse-tête administratif. Concrètement, le calcul commence en se basant sur la surface du logement. Prenons un exemple concret. Vous vivez dans un logement de 70 m2. L'agent du cadastre va prendre toutes ses caractéristiques et les "convertir" en m2 supplémentaires, selon un barème de coefficients complexes… qui peuvent, de surcroît, varier selon les départements.

Première étape: les "jouissances annexes" c’est-à-dire la surface des dépendances, sont évaluées avec des coefficients minorants: 0,2 pour les greniers, les terrasses (couvertes ou non) et remises à bois; 0,3 pour les caves, celliers, buanderies, etc… non accessibles de l’intérieur, 0,4 s’ils sont "communicants"; 0,5 pour les garages séparés mais, là encore, c’est 0,6 s’ils sont accessibles depuis le logement; 0,6 aussi pour les combles aménageables et les entrées fermées.

Le fisc a le souci de la précision : le grenier, par exemple, compte pour 0 s’il n’est accessible que par une trappe ou un escalier extérieur; la véranda compte pour 0,6 mais pour 1 si elle est chauffée. Le top : la piscine, qui vaut 1, soit l’équivalent d’une pièce supplémentaire. Dans l’exemple, le logement de 70 m2, s’il est doté d’une cave de 10 m2 et d’une terrasse de 5 m2, fait maintenant 74 m2.

Tout est pris en compte jusqu'au bidet

Deuxième étape: d’autres coefficients s’appliquent selon les "éléments de situation". L’agent du cadastre évalue l’état d’entretien de l’habitation. Elle est défraîchie? 0,8. En parfait état? 1,2. Mettons qu’il est correctement entretenu (1,1), le voilà donc à 82 m2. L’agent doit aussi affecter un coefficient de "situation particulière". Si c’est un appartement, il a une surcote s’il est exposé au sud (une décote s’il est au rez-de-chaussée), s’il y a un ascenseur (une décote au-delà du 2e étage s’il y en a pas), si l’immeuble est de belle facture, la cage d’escalier propre, etc.

Si c’est une maison, on regarde le caractère architectural de la bâtisse, le jardin… voire la vue si elle est à la mer ou à la montagne. Enfin, l’agent attribue aussi un coefficient de "situation générale", selon l’environnement : plus-value pour un quartier bourgeois, pour la proximité des transports, commerces et services publics ; moins-value pour un quartier plus décati, la proximité d’un aéroport ou d’une usine polluante… Dans l’exemple, en partant d’un local standard dans un environnement  correct, le 82 m2 passe tout de même à 106 m2.

Troisième étape : l’ajout forfaitaire de m2 pour prendre en compte les "éléments de confort" de l’habitat. Il dispose de l’eau courante ? Ca vaut 4 m2. De l’électricité ? 2 m2. Du tout-à-l’égout ? 3 m2. Une baignoire c’est 5 m2 mais un receveur de douche seulement 3 m2, comme un WC. Le chauffage central coûte cher : 2m2 de plus par pièce (y compris cuisine et salle-de-bain). Avec toujours ce même souci tatillon, le fisc stipule qu’un lave-mains ou un bidet valent autant qu’un lavabo, soit 3 m2. Suivant l’exemple, l’appartement de 106 m2, correctement équipé, atteint une surface "pondérée" de 124 m2.

Une évaluation en partie subjective

Quatrième étape : L’agent du cadastre, muni du calcul de "surface pondérée" choisit enfin, selon son jugement propre (et donc forcément subjectif) de classer le logement dans une des huit catégories possibles, allant de "aspect délabré" à "nettement somptueux". Pour chacune des catégories, la commune a établi, à partir de "loyers de référence", un loyer au m2. La surface pondérée sera multipliée par ce tarif et voilà comment s’obtient la VLC.

Rappelons que toute cette usine à gaz date des années 70. Depuis, les critères de confort ont, heureusement, évolué. L’eau courante, l’électricité, un WC, ne sont plus un luxe mais l’équipement basique de tout logement décent. Une cheminée (qui vaut 0) est devenue plus rare que des radiateurs (3 m2). Et les vide-ordures (3 m2) sont passés de mode, tous condamnés depuis longtemps ! Résultat : les occupants de HLM des années 70, qui disposaient à l'époque de tout le confort "moderne", se retrouvent avec une valeur locative théorique de leur logement bien supérieure à certains splendides appartements haussmanniens, insalubres alors mais rénovés depuis.

Des lofts valorisés comme des masures

 

De fait, si une masure est restaurée par un designer, qui réaménage l'espace de fond en comble, installe des salles de bain, annexe le grenier, transforme le garage en salon et ajoute des baies vitrées pour clore l’appentis, tant qu’il n’a pas eu besoin de permis de construire, le fisc n’en sait rien. Pourtant, sa valeur locative a pu aisément décupler ! Alors que les acheteurs de logements neufs, dont la déclaration est plus à jour, paient eux plein pot et ce même si, dix ans après, l’état général s’est beaucoup dégradé.

Depuis 44 ans, le potentiel immobilier de certaines communes, de certains quartiers, a aussi complètement changé. Certaines campagnes ont vu leurs fermes décaties reconverties en somptueuses demeures secondaires alors que des cités industrielles plongeaient dans la misère. Les centre-villes se sont embourgeoisés pendant que les cités des "villes nouvelles" se sont ghettoïsées.

Gare aux agents zélés sur le terrain

Le problème est connu et un projet de révision des VLC est en cours, qui se baseraient cette fois tout simplement sur la valeur locative réelle des biens sur le marché immobilier telle qu’une agence immobilière l’estimerait. Une réforme juste et de bon sens mais qui n’aboutit pas car elle est explosive politiquement : les transferts de charges selon les quartiers et les types  de logements pourraient être énormes ! En attendant, les contribuables ne sont pas si tranquilles… mais plutôt à la merci de révisions sauvages.

Si les agents du cadastre ne peuvent évidemment mener le chantier titanesque de vérifier dans tous les logements s’ils n’ont pas été agrandis ou réaménagés, ils peuvent rectifier ponctuellement certaines VLC. Les témoignages abondent, de malheureux contribuables "revalorisés". Ainsi, l’un a vu sa note grimper de 50% quand le cadastre s’est aperçu, en compulsant l’acte de vente (trois ans après qu’il ait acquis le bien), que le logement était raccordé au tout-à-l’égout et disposait du chauffage central… ce qui était le cas depuis 35 ans!

Parfois aussi, quelques agents zélés se lancent dans des investigations locales. Les habitants d’un petit village ont ainsi eu la mauvaise surprise de voir leur facture grimper soudainement de 10 à 70%. Il s’avère que deux agents étaient venus inspecter plus ou moins discrètement toutes les maisons, avaient même pris des photos… et constaté que, ici, des Velux montraient que le grenier était habité, que, là, une piscine avait été creusée sans être déclarée… et que nombre de demeures, coquettes, méritaient maintenant d’être surclassées d’une voire trois catégories ! Un avant-goût de la douleur qui en attendra certains si une révision générale se réalisait…

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Ebola: Premiers essais de trois traitements possibles en Afrique

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L'organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé ce jeudi qu'elle allait commencer les premiers essais de trois traitements cliniques de la fièvre hémorragique Ebola dans trois de ses centres en Guinée et au Liberia. En l'absence de traitement spécifique de cette épidémie qui frappe plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, ces essais visent à essayer de trouver une thérapie efficace, a précisé l'ONG dans un communiqué.

Ebola tue aujourd'hui entre 50 et 80% des patients atteints

«C'est un partenariat international sans précédent qui représente un espoir pour les malades d'obtenir enfin un vrai traitement d'une maladie qui tue aujourd'hui entre 50 et 80% de ceux qui sont infectés», a souligné le Dr Annick Antierens, qui coordonne les essais pour MSF.

Les trois essais seront respectivement placés sous l'autorité de l'université d'Oxford avec le médicament antiviral brincidofovir dans le centre ELWA 3 de Monrovia, au Libéria. Ils seront placés sous l'autorité de l'INSERM (l'Institut français pour la santé et la recherche médicale) avec le médicament antiviral favipiravir à Guéckédou en Guinée. Enfin, c'est l'Institut de médecine tropicale d'Antwerp, avec une thérapie à base de sang et de plasma de convalescents, qui gérera l'essai à Conakry, la capitale guinéenne.

L'Organisation mondiale de la santé est associée à ces essais. Son dernier bilan diffusé mercredi fait état de 5.160 décès sur 14.098 cas. «En tant qu'un des principaux opérateurs de soins engagés en Afrique de l'Ouest, MSF participe à ces tests cliniques accélérés pour donner à ceux qui sont contaminés une plus grande chance de survivre», a souligné le docteur Annick Antierens.

Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015

Les protocoles de ces essais sont en phase finale de développement et ont été conçus avec un objectif simple de survie à 14 jours, et avec de larges critères d'inclusion. Objectif: commencer les premiers essais cliniques courant décembre 2014. Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015.

Alors que les essais cliniques sont en cours, MSF exhorte ceux qui développent ces médicaments à augmenter leur production, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de délai entre la fin des essais et l’introduction des produits dont l’efficacité et l’innocuité auront été prouvés. MSF demande aussi à ce que les fabricants de médicaments produisent des produits finis abordables et disponibles dans des quantités suffisantes pour lutter contre l'épidémie à son épicentre, en Afrique de l'Ouest. La distribution des produits devrait être dictée par les besoins des patients, quel que soit le lieu où ils vivent et la capacité des pays à payer.

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