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Vos élus locaux cumulent eux aussi les mandats

Vos élus locaux cumulent eux aussi les mandats | Think outside the Box | Scoop.it

Cela couvait depuis longtemps. Et les sénateurs en ont eu soudain marre de passer pour les plus gros cumulards. « Dans mon Conseil général, il y a des élus qui gagnent plus que moi ! », s’est publiquement indigné un sénateur des Alpes, lors du débat sur le non-cumul. Reconnaissons que le cas est rare mais quand même. Avec un revenu plafonné à 9 000 euros, un cumulard parlementaire a peu de chances de se faire doubler par un non-parlementaire, dont le traitement est limité à 8 200 euros ! Cela posé, le cumul des élus locaux est loin d’être insignifiant.

Que dit la loi ? Elle interdit certes le cumul de plus de deux mandats locaux, mais ne comptabilise pas les structures intercommunales et laisse la place à une multitude de combinaisons. Ainsi est-il très fréquent qu’un maire d’un chef-lieu de canton ou d’une ville moyenne, qu’un conseiller général, soit président ou vice-président de quelque chose.

Bien sûr, l’intercommunalité ayant à sa charge de plus en plus de dossiers, une majorité de maires de « villes-centres » estiment cohérent de présider la Communauté de communes. Mieux, l’organisation même des Communautés de communes dope l’effet de cumul possible en ne restreignant pas le nombre de vice-présidents. La Communauté d’agglomération de Libourne en totalisait ainsi 18 à sa création. Celle de Périgueux, 21. En distribuant ces fauteuils, on assure l’harmonie politique, voire le clientélisme. Le record « d’harmonie » était jusqu’à présent détenu par Metz avec… 42 viceprésidences. La loi devrait prochainement les limiter.

Mais il faut se hisser à l’échelle du Département et des Régions (et notamment au niveau des vice-présidences) pour mesurer l’ampleur du cumul des élus locaux. Un candidat aura peu de chances d’être accepté sur une liste s’il n’est pas déjà fortement enraciné. « La logique des fiefs est très ancrée en France, c’est un gage d’influence et un encouragement à cumuler », déplore le politologue Yves Mény. Le vice-président de Région Bernard Uthurry abonde : « Jamais, on ne serait venu me chercher pour les régionales si je n’avais pas été maire d’Oloron. »

Ce phénomène n’est pas sans influence sur les indemnités des élus. Et, à ce petit jeu, les villes les plus peuplées sont avantagées. Ainsi, en additionnant une fonction de maire adjoint à Bordeaux, un poste de vice-président de la Communauté urbaine et de conseiller général, un élu comme Michel Duchène peut prétendre à des indemnités de l’ordre de 8 000 euros brut. Scénario identique pour le PS Jean-Jacques Benoît, maire de Pessac, conseiller général et vice-président de la CUB. En voilà deux qui touchent plus qu’Alain Juppé, le maire de Bordeaux et vice-président de la CUB, lequel ne perçoit « que » 6 000 euros.

Dans des communes plus petites, trois mandats sont moins rémunérateurs. Ainsi, Bernard Uthurry, maire d’Oloron, vice-président de la Communauté de communes et vice-président du Conseil régional, tutoie « seulement » les 5 000 euros.

Pour les autres, il reste la myriade de syndicats mixtes ou intercommunaux, EPCI, Pays, associations ou sociétés d’économie mixte. Beaucoup d’entre eux sont d’importants outils d’aménagement du territoire, devenus de puissants leviers d’influence. Dans les Pyrénées-Atlantiques, Hervé Lucbéreilh, qui a présidé la Sepa (société mixte d’aménagement du département) explique : « Je m’en servais aussi pour avoir un carnet d’adresses que j’utilisais pour ma commune. Au niveau local, il existe une série de hochets que l’on distribue. Certains sont très prisés. Si vous tenez un syndicat d’électrification, c’est un tremplin pour devenir sénateur : vous faites l’éclairage de toutes les communes, autant dire que vous vous faites des amis maires ! »

À en croire Philippe Plisson, député (cumulard) et rapporteur de la commission départementale de coopération intercommunale de Gironde, les petits syndicats sont très convoités. Il en existe encore entre 100 et 200 dans la plupart des départements : Sivu, Sivom, de traitement des déchets, d’entretien des rivières… Rares sont les départements qui parviennent à réduire efficacement ce mille-feuille. Exemple en Gironde, qui totalise 288 syndicats de toutes sortes : « On ambitionnait de supprimer les doublons, explique Philippe Plisson. L’objectif était de les réduire significativement. On en a supprimé seulement une dizaine ! Tout le monde veut rester président ! Les maires ne veulent pas lâcher les indemnités de présence que procurent ces structures. »

Certes, dans la strate des barons locaux, tous les présidents ne prennent pas les indemnités auxquelles ils ont droit. Et peu de présidents de sociétés d’économie mixte sont rémunérés (aucun dans les Landes, ni en Dordogne).

Là n’est d’ailleurs pas le problème pour Yves Mény. « Si le système fonctionne, cet empilement est peu démocratique et génère surtout du clientélisme. Et vous avez aujourd’hui des élus qui président des structures avec des budgets importants, dont beaucoup de citoyens ignorent jusqu’à l’existence. » C’est si vrai qu’il n’existe aucune statistique nationale recensant le poids de ce cumul local ainsi que l’évolution des rémunérations, une faille à l’heure du contrôle des finances publiques.

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Heurts entre grévistes de la SNCM et professionnels en Corse

Heurts entre grévistes de la SNCM et professionnels en Corse | Think outside the Box | Scoop.it
Des heurts ont eu lieu jeudi soir sur le port de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) entre des grévistes de la SNCM et des socioprofessionnels protestant contre la paralysie du trafic avec le continent.



MARSEILLE (Reuters) - Des heurts ont eu lieu jeudi soir sur le port de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) entre des grévistes de la SNCM et des socioprofessionnels protestant contre la paralysie du trafic avec le continent, a-t-on appris auprès de la CGT.

Des transporteurs, agriculteurs ou hôteliers ont jeté des pierres en direction du navire Jean-Nicoli tandis que les personnels grévistes ripostaient à coup de jets d'eau, a-t-on ajouté.

Les socioprofessionnels corses ont appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures face à une grève "paralysant pour la première fois l’économie Corse en pleine saison touristique, entrainant des conséquences économiques incalculables, en terme financier, d’emploi, d’image".

Les marins, en grève depuis neuf jours, réclament toujours à l’Etat et aux actionnaires des assurances sur la mise en œuvre du plan industriel de l'ancienne direction de la compagnie, dont Transdev a repris le contrôle le mois dernier avec la nomination d'un nouveau président du directoire, Olivier Diehl.

Ce plan signé en juin 2013 prévoit la suppression de 500 emplois sans licenciement sur 2.600 et le renouvellement de la flotte avec l'achat de quatre navires, mais Transdev et Veolia, qui souhaitent se désengager, ont une nouvelle fois refusé de le mettre en œuvre lors d'un premier conseil de surveillance de la SNCM qui s'est tenu vendredi dernier.

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"La France a besoin d'une opération mains propres"

"La France a besoin d'une opération mains propres" | Think outside the Box | Scoop.it

La France, dont la réputation des petits arrangements entre amis sur le plan politique, du copinage, des décisions politiciennes en contradiction flagrante avec le droit, n'est plus à faire, est-elle en train de changer?

Nos concitoyens ne supportent plus, et à juste titre, le hors droit(s) dans lequel la classe politique s'est enfermée, l'affaire Bygmalion n'étant que la quintessence d'un système dans lequel la partitocratie s'est installée pour mieux utiliser les fonds publics à l'abri des regards et assurer à ce petit monde une impunité qui permet tous les excès.

Or, l'affaire Cahuzac d'abord, puis les affaires multiples qui ont fleuri autour de Nicolas Sarkozy et de ses amis, l'affaire Bygmalion dans ses multiples facettes, sans parler des affaires anecdotiques de sous déclaration des patrimoines par les ministres, d'utilisation abusive de logements sociaux et autres anomalies, démontrent que les règles de droit commencent péniblement à s'imposer au personnel politique.


Il était plus que temps dans un pays où les affaires de corruption, de trafic d'influence, de dépenses somptuaires et d'utilisation abusive des fonds publics sont ravageuses sur le plan électoral. L'abstention et le vote lepéniste comme celui du Front de gauche (même si ces deux votes ne sont pas comparables) traduisent pour partie le dégoût que tout ceci inspire à des concitoyens confrontés au chômage, à l'absence de perspectives et au sentiment de déclin que traduit le recul de la France dans le classement des pays de l'OCDE pour le niveau de vie (18e). Seul le droit, c'est-à-dire la justice, peut faire la lumière sur les faits, donner une incrimination pénale à ces faits s'il y a lieu et sanctionner pénalement les responsables. Ce que l'on peut souhaiter est le fait que la justice passe, le plus rapidement possible, et qu'une fois pour toutes, toutes les écuries d'Augias soient nettoyées. En effet, les Français ne reprendront confiance dans leur système démocratique et dans ceux qui en sont issus, que lorsque la transparence sera assurée pour l'avenir et les responsabilités sanctionnées pour le passé.

Mais pour qu'il en soit ainsi, encore faut-il que la justice puisse s'intéresser, sans exclusive, à toutes les infractions potentielles. L'opération mains propres dont la France a impérativement besoin passe par un certain nombre de réformes juridiques dont il n'est de loin pas certain que le parlement accepte d'en voter les termes. En effet, si la création de la Haute Autorité de la transparence est incontestablement une "révolution", qui va progressivement porter ses fruits puisque des associations de luttes contre la corruption peuvent la saisir, si elles sont habilitées, ce qui est le cas par exemple de Transparency International France, il faut aller beaucoup plus loin en donnant en particulier à la commission nationale des comptes de campagne et de financement des partis des pouvoirs d'investigation et de sanction qu'elle n'a pas et un accès aux comptes des partis en temps réel.

L'usage de tout fond public par des élus doit être rendu public, qu'il s'agisse d'avantages en nature ou de moyens financiers. C'est aussi le financement des campagnes, leur plafonnement, le financement des partis politiques, l'interdiction des micro partis bénéficiant d'aide de l'Etat (via les déductions fiscales) qu'il faut revoir. Mais, quoi qu'il en soit, une véritable révolution est en marche qui va enfin soumettre les élus de la République au droit commun. "La révolution est comme une bicyclette: quand elle n'avance pas elle tombe" disait che Guevara. Et plus la révolution sera rapide, moins elle sera violente pour la société et plus ses effets seront salutaires.

Mais la révolution par le droit ne s'arrête pas là. En effet, sur les grands sujets de société, le droit précède ou prend position par rapport au politique. Ainsi, en l'espace d'une semaine, le juge a pris position sur des sujets extrêmement délicats. Le conseil d'État puis la Cour Européenne des Droits de l'Homme se sont prononcés ou sont saisis dans le cas de l'affaire Lambert sur la question de la fin de vie et du droit ou non d'un individu et ou de sa famille de disposer du droit de mourir. La Cour Européenne des Droits de l'Homme s'est prononcée sur la question du droit à l'identité d'enfants nés à l'étranger par GPA, contraignant ainsi le pouvoir politique à prendre position dans un domaine dans lequel la société française est extrêmement divisée. Mais il ne s'agit pas de l'obligation - et heureusement - pour la France de reconnaître la GPA, il s'agit de l'obligation d'offrir à un individu le droit minimal qui est le sien, celui de disposer d'une identité.

Enfin, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a validé la loi sur la Burka même si c'est du bout des lèvres permettant ainsi à la France d'appliquer comme elle l'entend les principes de la laïcité, même si cela est sous couvert du vivre ensemble et de la défense de l'ordre public. Ainsi, le droit conventionnel, comme du reste le droit communautaire, s'imposent dans notre société encadrant le pouvoir politique, ce qui constitue incontestablement une garantie pour les citoyens et une limitation pour le politique contraint de respecter les grands principes ou les règles auxquelles il a souscrit.

Progressivement, l'État de droit devient une réalité concrète et sort du domaine de la fiction dans laquelle nos "grands stratèges" ont cru pouvoir le cantonner. Les grands principes applicables, nous les devons soit à la Constitution, soit à la Charte Européenne des Droits de l'Homme, soit aux traités européens... qui sont autant de parades à une mauvaise gestion. Chaque politique doit s'y soumettre et tous ceux qui plaident contre ces grands principes ou veulent passer au-delà doivent expliquer quelle forme de dictature ils veulent mettre en place.

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Le prix des places pour la finale de la Coupe du Monde

Le prix des places pour la finale de la Coupe du Monde | Think outside the Box | Scoop.it

On a vu que cette Coupe du Monde au Brésil ne fait pas que des heureux. Ce n’est pas les prix des places pour la finale qui va changer ce sentiment car les prix sont plutôt… Élevés !

Des prix enflammés pour la finale

Le dimanche 13 juillet aura lieu au Brésil la finale de la Coupe du Monde dans le mythique stade Maracana. Si vous souhaitez assister à ce match, il vous faudra débourser des sommes astronomiques. En effet, les prix pour une seule place varient entre 4.300 et 32.400 €.

Le prix des places pour la finale de la Coupe du Monde 2014 sont astronomiques. Le dernier match aura lieu dans le stade Maracana à Rio de Janeiro.


Une place en catégorie 4, réservée uniquement aux résidents du Brésil, coûte 5.865 €.

Une place en catégorie 3, située dans les virages du stade (haut et bas), coûte entre 4.293 € et 9.385 €.

Une place en catégorie 2, située dans les coins du stade (haut et bas), coûte entre 5.305 € et 7.727 €.

Une place en catégorie 1, tribunes latérales, coûte entre 6.898 € et 32.433 €.

Il existe également des places VIP à 16.424 € ou 24.406 €, voire près de 32.000 euros pour une des meilleures places.

A ce prix là, il vaudrait mieux pour vous que le match soit historique.

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Son billet de 1950 lui offre l'accès à la finale 2014 !

Son billet de 1950 lui offre l'accès à la finale 2014 ! | Think outside the Box | Scoop.it
oedir Belmont est un Brésilien de 85 ans qui sort de l’ordinaire. En effet, il a gardé avec lui un billet de la finale de la Coupe du monde 1950 entre le Brésil et l’Uruguay!

Agé de 21 ans à l’époque, il n’avait pu assister à la défaite de la Seleção (1-2) au Maracana en raison des problèmes de santé de sa mère. Malgré tout, il a gardé ce fameux billet pendant 64 ans.

Bien lui en a pris puisque la Fifa, émue par cette histoire, a décidé de lui offrir l’accès à la finale de l’édition 2014 en lui donnant trois billets pour ce match qui se disputera… au Maracana.

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Nous soutenons la campagne "La main sale de Chevron"

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Le feuilleton judiciaire lié à la pollution pétrolière par Chevron-Texaco en Équateur dure depuis plus de vingt ans. Chevron-Texaco refuse de reconnaitre sa responsabilité dans cette catastrophe environnementale gravissime. Condamné à une amende record en 2011, amende confirmée en appel en 2012, Chevron a refusé de payer et a contesté cette condamnation devant une cour américaine, qui lui a donné raison. Les 30.000 plaignants équatoriens ont bien évidemment fait appel. 

L'entreprise a également déposé une plainte devant la Cour arbitrale permanente de La Haye en s'appuyant sur la Traité de protection réciproque des investissements qui a été signé entre l'Équateur et les États-Unis. Cette Cour arbitrale pourrait, au nom de la protection des investissements, condamner l'Équateur à, non seulement payer pour réparer les dégâts environnementaux mais également à indemniser Chevron-Texaco pour atteinte aux intérêts de l'entreprise.

Nous, anciennes ministres de l'Environnement, sommes très inquiètes des graves dommages environnementaux provoqués en Équateur par l'entreprise Chevron-Texaco lors des activités d'exploration et d'exploitation de pétrole opérées de 1964 à 1992.

Nous exprimons notre solidarité avec les habitants des zones affectées sur deux millions d'hectares de l'Amazonie équatorienne et avec la lutte qu'ils mènent depuis vingt ans pour réclamer et rendre effective une indemnisation juste décidée par les tribunaux de justice compétents.

Nous dénonçons la campagne de harcèlement et de discrédit de la société Chevron-Texaco contre l'Équateur afin de nier sa responsabilité dans un désastre environnemental, dont l'ampleur est deux mille fois plus grave que la pollution causée par le pétrolier Erika au large des côtes françaises, et de prétendre la transférer à l'État et en dernier ressort au peuple équatorien.

Nous serons attentifs au déroulement de cette affaire et apportons notre soutien à la campagne de l'Équateur "La main sale de Chevron" destinée à informer la communauté internationale de la vérité sur cette catastrophe écologique, l'une des plus grandes dans l'histoire.

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Bygmalion près de chez vous : la carte des communes et collectivités concernées

Bygmalion près de chez vous : la carte des communes et collectivités concernées | Think outside the Box | Scoop.it

Alors que Bygmalion et sa filiale Event&Cie, créées par Guy Alvès et Bastien Millot, font l’actualité au sujet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012, c’est avec une autre filiale, Idéepole, que Bygmalion est également en scène. La cartographie (non-exhaustive) des collectivités qui ont passé un contrat avec la filiale de Bygmalion indique que Idéepole avait de nombreux clients sur l’ensemble du territoire français, comme l’avait déjà repéré Marianne.

Des supports en tout genre

Magazines, affiches, bulletins d’information et guides touristiques de certaines villes ont été commandés auprès de la régie publicitaire Idéepole. Rien d’anormal en soi, puisque rares sont les villes qui disposent de leur propre régie publicitaire.Depuis l’été 2009, la société Idéepole appartient à Bygmalion. Ainsi, tout comme Event&Cie, Idéepole a rejoint le rang des filiales du groupe.

Quelles villes sont concernées ?
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MONDIAL 2014 • France : "Jusqu'où peuvent-ils aller ?"

MONDIAL 2014 • France : "Jusqu'où peuvent-ils aller ?" | Think outside the Box | Scoop.it

Karim Benzema, l'un des héros du match selon la presse étrangère -


Avec deux victoires en autant de matchs, huit buts marqués et un jeu alléchant, la France réalise un début de Mondial impressionnant. D’autant plus quand on repense à la Coupe du monde catastrophique de 2010, couronnée par une sortie au premier tour et une grève des joueurs. "Punie en Afrique du Sud il y a quatre ans, la France est entrée comme une balle dans la compétition au Brésil", ne manque pas de repérer le quotidien espagnol El Pais, qui estime surtout avoir assisté à "un récital de Benzema". Le journal britannique The Independent souligne lui que "c’était le 20 juin, il y a quatre ans jour pour jour, que Evra et compagnie s’étaient assis dans le bus, avaient tiré les rideaux et refusé de s’entraîner. Mais hier soir, les Français n’auraient pas causé plus de dégâts aux Suisses s’ils leur avaient roulé dessus avec ce bus." 

Le site Goal avoue avoir observé vendredi soir "une France cinq étoiles" qui, "après avoir survécu aux rugueux Honduriens lors du premier match, s’en est sortie sans sourciller et avec un jeu exaltant qui a laissé les joueurs de Otmmar Hitzfeld en état de choc". Désormais, d’après le quotidien italien La Stampa, "la France est propulsée sur l’avant-scène du Mondial après avoir étrillé la Suisse grâce à ses contre-attaques meurtrières, sa capacité à changer de rythme et à se couler dans un placement collectif et efficace". 

Un "Benséisme" 

Si la presse internationale signale avant tout la force collective des Bleus, deux joueurs semblent être sortis du lot vendredi soir : Olivier Giroud et Karim Benzema. Pour le Times, l’attaquant du Real Madrid a "propulsé la France au sommet" avec son but et ses deux passes décisives, quand le quotidien sportif argentin Olé décrit le match de vendredi soir comme "la secousse du Benséisme" et a vu dans l’attaquant français "le leader d’une équipe qui se dirige tranquillement vers les huitièmes de finale". Le Guardian britannique met en avant le Gunner d’Arsenal Olivier Giroud, "un joueur qui s’est détaché par sa prestation au sein d’une équipe de France impressionnante reconfigurée par Didier Deschamps". 

"Une telle performance de la part des Français soulève une question légitime : jusqu’où peuvent-ils aller, étant donné que l’unique fois où ils ont remporté leurs deux premiers matchs de Coupe du monde c’était en 1998, lorsqu’ils ont gagné le tournoi", s’interroge The Independent. Le quotidien espagnol El Mundo réalise lui-aussi le parallèle avec France 98 en assurant que "si l’équipe n’a pas de Zidane aujourd'hui, elle a récupéré une caractéristique essentielle avec Didier Deschamps : l’équilibre." Et le New York Times de souligner : "Heureusement, l’entraîneur français sait plus que quiconque gérer l’euphorie d’une Coupe du monde."

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Jérôme Lavrilleux sera exclu de l'UMP mardi

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Sauf surprise, Jérôme Lavrilleux ne sera plus membre de l’UMP la semaine prochaine. Le bureau politique du parti va être appelé à se prononcer sur son exclusion. La question sera inscrite à l’ordre du jour de la réunion du mardi 24 juin. C’est ce qu’indiquent à RTL des sources proches de la direction provisoire.

Selon un de ses collègues député européen, si Jérôme Lavrilleux était exclu du parti, "il devrait en tirer les conséquences, au minimum en se mettant en retrait du groupe PPE au Parlement de Strasbourg." Le groupe PPE rassemble les députés de la droite européenne. 

Son mandat européen en question

Les dirigeants UMP espèrent secrètement qu’il renonce à son mandat de parlementaire. Mais Jérôme Lavrilleux n’entend pas leur donner satisfaction.

Son mandat constitue aujourd’hui son unique source de revenu. Jérôme Lavrilleux n’est plus rémunéré par l’UMP. Comme trois autres salariés, il fait l’objet depuis 8 jours d’une mise à pied en vue d’un possible licenciement.

Il n'aurait pas encore démissionné

Selon plusieurs membres de la direction provisoire, Jérôme Lavrilleux n’a pas formellement démissionné de son poste de directeur de cabinet de Jean-François Copé, alors que ce dernier n’est plus président de l’UMP depuis le 15 juin. 

"Nous n’avons trouvé aucune lettre", s’étonne un cadre du parti. "La logique voudrait qu’il parte de lui-même. Il est en CDI. Mais pour le moment, il n’en a rien fait."

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96% de pétrole de schiste en moins en 3 ans... de l'importante des incertitudes autour des énergies fossiles

96% de pétrole de schiste en moins en 3 ans... de l'importante des incertitudes autour des énergies fossiles | Think outside the Box | Scoop.it

Les gaz et huiles de schistes semblaient il y a quelques mois encore le nouvel eldorado énergétique : compétitivité retrouvée, émissions de CO2 évitées… On avait tout à y gagner. Et surtout les Etats-Unis. Certains émettaient bien quelques réserves sur la fragilité des estimations, ou en tout cas leur caractère relatif par rapport au déclin de la production du pétrole conventionnel, les discours officiels des agences gouvernementales ou internationales restaient optimistes.

De la difficulté de prédire l’avenir

Or, que vient de nous annoncer l’Agence de l’Energie Américaine (EIA) sur les pétroles non conventionnels aux USA ?

Pas beaucoup de bruits dans la presse française à ce sujet (un billet sur l‘Usine Nouvelle…), mais le Los Angeles Times  et le Guardian, dans une reprise via un blog spécialisé, y ont consacré un peu plus d’attention. Le rapport non encore publié, mais annoncé pour le mois prochain, par l’EIA y est peut-être pour quelque chose…

L’EIA réduit donc de 96% (!) ses estimations de pétrole de schiste récupérables dans le bassin de Monterey en Californie. Les estimations de 2011 représentaient donc une surestimation difficilement compréhensible. L’EIA précise que c’est une entreprise indépendante (Intek Inc) sous contrat avec le gouvernent qui estimait que le gisement était facilement récupérable comme les autres types de formations non conventionnelles (shale).


Et ce bassin, ce n’était pas n’importe quel potentiel. Monterey devait  représenter à l’origine les 2/3 des  réserves de pétrole non conventionnel du pays. En 2011, c’était ainsi 15 milliards de baril qui était estimés récupérables par l’EIA dans ce champ. Autant dire un gisement considérable : cela représentait pour ce seul champ la moitié de la production mondiale actuelle (de l’ordre de 30 milliards de baril) ! A 2020, c’était 24milliards/an de revenus supplémentaires via les taxes et plus de 2millions de jobs pour la Californie. On imagine la déconvenue.

David Hugues du Post Carbon Institut dans Drilling California: A Reality Check avait déjà averti l’an dernier que les projections lui semblaient largement surestimées…Dont acte.

Continuer à compter sur une manne fossile providentielle ou sur les potentiels connus des énergies renouvelables ?

Au-delà de la véracité de cette nouvelle annonce, cet évènement illustre bien le monde énergétique dans lequel on semble se situer désormais. Un monde de « grande » incertitude.

Mais les énergies renouvelables deviennent face à de telles incertitudes un des moyens les plus fiables en termes de prévision. Certaines (notamment l’éolien et le PV pour l’électricité) posent des problèmes techniques de variabilité sur des pas de temps donnés mais elles ont toutes le mérite de commencer à être assez bien appréhendés en termes de potentiels « récupérables ». Les estimations de potentiels éolien, solaire, biomasse sont nombreuses…et pour l’heure, pas encore vu passer de « ré estimation » de potentiel à la baisse de plus de 90%.

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▶ 2014 FIFA World Cup Goal Control Setup Video

▶ 2014 FIFA World Cup Goal Control Setup Video | Think outside the Box | Scoop.it

Goal-line technology (GLT) is set to feature at the 2014 FIFA World Cup™ for the first time as a support for match officials after FIFA confirmed last year the appointment of GoalControl GmbH as official GLT provider for the turnament.

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Corinne Lepage dénonce le soutien de la France aux agrocarburants

Corinne Lepage dénonce le soutien de la France aux agrocarburants | Think outside the Box | Scoop.it

 Bruxelles, 13 juin 2014

 Alors que les ministres de l’énergie de l’UE sont parvenus à un accord politique sur le plafonnement des agrocarburants de première génération, Corinne Lepage, rapporteur pour le Parlement européen, dénonce le rôle de la France dans l’affaiblissement du texte.

« On sait aujourd’hui que la plupart des agrocarburants de première génération entraînent des émissions de gaz à effet de serre égales voire supérieures à celles du pétrole conventionnel, rappelle Corinne Lepage. Le soutien continu de la France aux agrocarburants de première génération est une absurdité qui contribue à la déforestation, et se fait au détriment des investissements d’avenir dans les agrocarburants de deuxième génération. »

L’accord prévoit un plafonnement à 7% des agrocarburants de première génération, alors que la Commission européenne proposait un plafonnement à 5% par rapport à l’objectif de 10% d’énergie renouvelable dans les transports d’ici 2020. La France s’est battu pour que le plafond ne descende pas en-deça de 7%, mais elle a également bloqué la mise en place d’un objectif contraignant de 0,5% d’agrocarburants avancés, pourtant nécessaire pour débloquer les investissements dans les agrocarburants issus de déchets ou de technologies innovantes.

« Nier l’impact du changement indirect d’affectation des sols entraînés par les agrocarburants nuit à la crédibilité de la politique climatique française et européenne », avertit Corinne Lepage.

Le dossier des agrocarburants devra encore faire l’objet d’un accord avec le Parlement, qui devrait se prononcer en deuxième lecture d’ici la fin de l’année.

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CP – Corinne Lepage dénonce un accord européen au rabais sur les OGM

CP – Corinne Lepage dénonce un accord européen au rabais sur les OGM | Think outside the Box | Scoop.it

Bruxelles, le 11 juin 2014

 Alors que les ministres de l’environnement de l’UE sont censés parvenir demain à un accord politique sur les interdictions nationales d’OGM, Corinne Lepage, rapporteur pour le Parlement européen, dénonce un accord au rabais.

 

« Le texte du Conseil ne donne aucune base juridique solide pour réellement interdire la culture d’OGM et confère un poids exorbitant aux compagnies de biotechnologie dans le processus de décision », dénonce Corinne Lepage. « Il porte clairement la marque du gouvernement britannique, qui s’est comporté en lobbyiste de l’industrie sur ce dossier, comme l’ont prouvé les médias anglais. »

 

« Accepter la possibilité d’interdire des OGM sur des bases aussi fragiles serait un véritable marché de dupe et la porte ouverte à la contamination de l’agriculture européenne. Comme le Parlement l’a proposé, les États membres devraient pouvoir interdire des OGM pour des raisons environnementales ou lorsque les données fournies par les compagnies sont insuffisantes. Surtout la Commission et les États membres ne sauraient faire l’impasse sur les lacunes de l’évaluation des risques et les conflits d’intérêts au sein de l’EFSA« .

 

Le Parlement européen a adopté le rapport de Corinne Lepage en juillet 2011. Depuis lors plusieurs présidences du Conseil ont tenté en vain d’aboutir à un accord sur ce dossier controversé. Les discussions ont été relancées lorsque la Commission a proposé l’autorisation d’un nouveau maïs transgénique (le TC1507 de Pioneer) à la culture en Europe en novembre 2013. Malgré les insuffisances de l’évaluation des risques de cet OGM, l’opposition du Parlement à cette autorisation, et le vote contre de 19 Etats membres en mars dernier, la Commission est en mesure de donner l’autorisation d’un jour à l’autre.

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Des panneaux d'affichage transformés en lieux de vie pour les sans-abris

Des panneaux d'affichage transformés en lieux de vie pour les sans-abris | Think outside the Box | Scoop.it

L'agence slovaque Design Develop travaille dans la publicité mais développe aussi un esprit critique à son égard. Devant le nombre très important de panneaux présents dans toutes les grandes villes du pays et du monde, cette dernière a lancé l'idée originale de les utiliser comme lieux de vie pour le sans-abris. Partant du constat que les panneaux coûtent chers à mettre en place et à entretenir, Design Develop propose de réimaginer les structures d'affichages pour transformer ces grands panneaux coûteux en véritables cabanes en bois : un espace assez grand pour loger confortablement deux personnes qui se partageront une chambre, une cuisine et une salle de bain.

Baptisé "Project Gregory", ce concept n'a aucun impact sur la publicité véhiculée par l'annonceur. D'ailleurs pour le conducteur, l'illusion est parfaite et lui ne verra qu'un panneau d'affichage depuis la route. Une solution intelligente qui permet d'utiliser les coûts d'entretien en publicité pour venir en aide aux plus démunis. Pour plus d'informations, rendez-vous sur projectgregory.com.

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Inégalités : 10 millions de Français pauvres

Inégalités : 10 millions de Français pauvres | Think outside the Box | Scoop.it
La France compte presque 10 millions de pauvres, selon une publication de l'Insee. Les pauvres sont plus pauvres qu'avant et les riches plus riches.


Des inégalités

Selon l'Insee, en 2011, le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage en France métropolitaine était de 1 630 euros par mois. Il est resté stable en euros constants, après une baisse de 0,5 % en 2010 et une hausse de 0,4 % en 2009.
Le niveau de vie des 5% plus aisés a augmenté de 1,9 % et celui des 40% les plus pauvres a diminué. Les pauvres sont donc de plus en plus pauvres, alors que les riches sont de plus en plus riches.

14,3% de la population totale

On note un écart important de 37 450 euros entre le niveau de vie de 10% des plus riches et celui des 10% des plus modestes. Le taux de pauvreté correspondant à 60% du niveau de vie médian, a atteint 14,3% de la population totale en 2011.
Ainsi, en 2011, près de 10 millions de Français vivaient avec moins de 977 euros par mois.
Les enfants de familles nombreuses ou monoparentales sont plus atteints par ces inégalités, 20 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. A côté, il y a aussi les chômeurs dont 38,9 % sont pauvres.

Malgré des inégalités en constante hausse, la France n'est pas le pays le plus mal loti d'Europe. La pauvreté des personnes en emploi est observée un peu partout en Europe, notamment en Italie, en Espagne et en Grèce. La France (13,4 %) est même en dessous de la moyenne européenne à 17 %.

Par Valérie Dewerte


En savoir plus sur http://news.radins.com/actualites/inegalites-10-millions-francais-pauvres,8886.html#YGqYI5VTbS5tQypd.99
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Bis repetita - Syndicat de la magistrature

Bis repetita - Syndicat de la magistrature | Think outside the Box | Scoop.it

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature en réaction aux attaques portées contre l’institution judiciaire par Nicolas Sarkozy lors d’un entretien télévisé du 2 juillet 2014


C’est maintenant devenu classique, chaque fois qu’une personnalité politique est mise en cause dans une affaire judiciaire, elle tente de détourner l’attention en accusant ses juges d’acharnement, de partialité ou de vindicte personnelle. Nicolas Sarkozy ne déroge pas à cette règle.

En mars 2014, il comparait la police et la justice française à la Stasi.

Aujourd’hui mis en examen pour des faits d’une particulière gravité, portant atteinte à la probité publique et à la confiance des citoyens dans nos institutions, sa stratégie de défense reste la même. Il persiste à tenter de jeter le discrédit sur ceux dont la profession est de rechercher la manifestation de la vérité.

C’est maintenant la supposée appartenance syndicale des magistrats qui le priverait du droit à voir son affaire traitée par un juge impartial. Il fait l’amalgame entre la critique par un syndicat, personne morale, d’une politique menée et l’action d’un magistrat directeur d’enquête, dans le cadre de ses fonctions. Il feint d’ignorer qu’un juge, même syndiqué – ce qui est un droit constitutionnellement reconnu – n’en est pas moins impartial. Parce que, comme tout magistrat, il respecte les règles du procès équitable et du contradictoire qui garantissent à chacun d’être jugé sans a priori.

En réalité, tout juge est quotidiennement amené à prendre des décisions à l’égard de personnes dont il ne partage pas nécessairement les convictions politiques, religieuses, les choix de vie, les comportements. Mais cela ne l’empêche pas d’agir en toute impartialité et avec professionnalisme.

Et comme tous ces justiciables, Nicolas Sarkozy bénéficie naturellement de la présomption d’innocence et des droits de la défense. Mais de grâce, qu’il en réserve l’exercice au prétoire, afin que, pour lui comme pour tous, la justice puisse travailler en toute sérénité !

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Le tirage au sort plutôt que l'élection

Le tirage au sort plutôt que l'élection | Think outside the Box | Scoop.it

Pour surmonter la crise du système politique, David Van Reybrouck préconise de revenir progressivement à ce qui constituait l’essence de la démocratie athénienne : le tirage au sort plutôt que l’élection. La classe politique a tout à y perdre mais la démocratie tout à y gagner. Des expériences témoignent que le projet est loin d’être absurde.

Les démocraties occidentales déploient beaucoup d’énergie pour exporter – d’aucuns disent imposer - dans le monde entier leur modèle politique et le suffrage universel qui en est le principe fondateur. Mais ils le font paradoxalement à une époque où celui-ci ne fait plus recette chez eux. Les citoyens s’en détournent comme d’un outil usé, démodé après deux siècles de bons et loyaux services.

Pas besoin d’être grand clerc pour repérer les symptômes de ce divorce. En Europe (tout comme aux Etats-Unis) la participation aux élections baisse inexorablement et les votes deviennent fantaisistes. Réputée corrompue et inefficace, la classe politique n’a jamais eu aussi mauvaise presse. Les partis traditionnels sont décriés et peinent à recruter. Seules les formations populistes ont le vent en poupe.

Le constat fait, quel remède proposer pour lutter contre la « fatigue démocratique » ? David Van Reybrouck – auteur il y a trois ans d’un livre passionnant sur l’histoire de l’ancien Congo belge – convoque d’abord l’Histoire. Celle vieille de 2 500 ans, puisque c’est du côté de la démocratie athénienne qu’il nous conduit.

Comment fonctionnait au quotidien ce système dont nous nous flattons d’être les héritiers lointains mais fidèles ? Son fondement reposait sur le tirage au sort et non les élections. Le Conseil des Cinq-Cents, l’organe central du gouvernement athénien, qui rédigeait les lois, contrôlait les finances, avait la haute main sur la diplomatie et les magistrats, était renouvelé chaque année par tirage au sort parmi les 30 000 à 50 000 citoyens athéniens. Idem pour les autres institutions même si les règles – en particulier celles concernant la rotation des postes – variaient.

Ce système de démocratie directe (et aléatoire), nous l’avons laissé mourir. Certes, il a survécu à Venise, à Florence, dans plusieurs cités-Etats italiennes et des villes ibériques mais sous des formes galvaudées, bâtardes, très éloignées de l’esprit athénien.

Il aurait pu renaître dans le sillage des Lumières. C’est Montesquieu, le père de l’Etat de droit moderne, qui écrit – comme Aristote deux mille ans plus tôt : « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix est celui de l’aristocratie ». Le philosophe n’a pas été entendu. Ou plutôt, observe David Van Reybrouck, les élites politiques au pouvoir au moment de l’indépendance des Etats-Unis et de la révolution française, ont volontairement écarté un modèle politique qui privilégiait le peuple supposé inculte et incompétent, au profit d’un système qui engendré une oligarchie politique.

C’est le père de la constitution américaine, James Madison, qui dit : « [il faut] pour chefs des hommes qui possèdent la plus grande sagesse pour discerner le bien commun de la société, et la plus grande vertu pour poursuivre la réalisation de ce bien [ …] La méthode élective de désignation de ces chefs est la principale caractéristique du régime républicain ». Autrement dit, il faut une classe de gouvernants et une classe de gouvernés.

Le ton est identique dans la France révolutionnaire, passé le temps de la prise de la Bastille. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme que « la loi est l’expression de la volonté générale » et que « tous les citoyens ont le droit d’y contribuer que ce soit personnellement ou par leurs représentants ». Deux ans plus tard, changement de ton : la Constitution de 1791 stipule que le pouvoir du peuple ne s’exerce que « par délégation ». C’est le triomphe de l’abbé Sieyès. L’homme qui avait fait l’éloge du tiers état se renie et écrit : « La France n’est pas et ne doit pas être une démocratie. Le peuple […] ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants ». Il est loin d’être le seul à penser ainsi.

Depuis, rien n’a changé et c’est ce qui désole David Van Reybouck qui, pour redonner un élan à nos démocraties (de ce point le titre de son livre est trompeur), préconise de remettre à l’honneur le tirage au sort.

Après tout, nous ne partons pas de zéro. En France, les jurés de cours d’assises sont tirés au hasard. En Islande la dernière révision de la Constitution a été confiée par tirage au sort à un comité de soixante-dix citoyens accompagnés de trente-trois professionnels de la politique et de juristes. Au Texas, c’est grâce à une assemblée de citoyens tirés au sort que cet Etat (producteur de pétrole) s’est converti à l’énergie éolienne.

On pourrait multiplier les exemples et l’auteur ne s’en prive pas tout en reconnaissant que parfois l’échec est au bout. Aussi suggère-t-il, comme d’autres (ainsi Olivier Christin auteur de Vox populi, une histoire du vote avant le suffrage universel) de combiner élections et tirage au sort, d’associer la compétence des politiciens de métier et la liberté des citoyens qui n’ont pas à courir derrière une réélection.

A François Hollande qui songe, parait-il, à réintroduire un peu de proportionnelle aux prochaines élections législatives on pourrait suggérer d’abandonner l’idée au profit d’une autre innovation : faire siéger à l’assemblée nationale une frange de citoyens tirés au sort. Ainsi le président serait assuré d’entrer dans l’histoire.

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Goldman Sachs publie prévisions et pronostics complets pour la Coupe du Monde au Brésil !

Goldman Sachs publie prévisions et pronostics complets pour la Coupe du Monde au Brésil ! | Think outside the Box | Scoop.it

Goldman Sachs (la très controversée banque d’affaires, oui), a publié – comme avant chaque coupe du monde de football – un rapport complet établissant les chances de chaque équipe de remporter la compétition, accompagné d’analyses détaillées. Des prévisions fondées sur les performances des équipes depuis 1960 et une base complexe de 14 000 observations.

On y apprend (sans grande surprise), que le Brésil est le grand favori de la coupe du monde, avec 48,5% de chance de soulever le trophée. Suit en deuxième position l’Argentine, alors que l’Espagne, tenante du titre, n’est que 4ème avec 9,8% de chance. La France, elle, aurait seulement 0,8% de chance de gagner la compétition.

Jacques Le Bris's insight:

Goldman Sachs se moque bien de la justesse de ses pronostics, ce qui l'intéresse ce sont vos mises qui en découlent afin de les rafler.

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KPMG : à Lyon, les dessous d’une escroquerie de 7,6 millions d'euros

KPMG : à Lyon, les dessous d’une escroquerie de 7,6 millions d'euros | Think outside the Box | Scoop.it

7,6 millions d'euros : c’est le montant de l’escroquerie record dont KPMG SA a été victime en 2012. Cette fraude, dite « au Président », résulte de méthodes et d’outils technologiques extrêmement sophistiqués. Elle engage aussi une chaine de responsabilités, qui interroge le contrôle interne d’un groupe lui-même chargé de le mettre en œuvre chez ses clients. Récit d’une incroyable arnaque.

L'affaire démarre en mai 2012. B.M*, comptable à la direction Rhône-Alpes de KPMG en charge des règlements fournisseurs, reçoit un appel téléphonique d'un interlocuteur se présentant sous l'identité de Jean-Luc Decornoy, le président du directoire de KPMG SA. Il la somme, sous le sceau de l'absolue confidentialité et après s'être inquiété de quelques soucis personnels qu'elle avait... réellement éprouvés - la mettant ainsi en confiance -, de procéder à un virement de 252 848 € nécessaire à l'accomplissement d'une étude de consulting "qui doit demeurer totalement secrète". Elle insiste sur le caractère inapproprié de la demande, mais devant la persistance de son "grand patron" doit céder.

Une adresse IP aux États-Unis
L'usurpateur la met alors en relation électronique avec un certain Marius Kohl - marius.khol@financier.com, provenant d'une adresse IP qui se révélera ultérieurement basée aux États-Unis -, chargé de lui remettre les coordonnées bancaires pour effectuer la transaction. Puis il réceptionne sur une adresse électronique similaire à celle de Jean-Luc Decornoy - l'IP originelle sera, plus tard, isolée en République tchèque - la demande d'ordre de virement officielle que lui expédie B.M et qu'il retourne noircie d'une signature strictement identique à celle du "vrai" Jean-Luc Decornoy.

Une société anglaise, Myr Group, sise 12 Sherwood Street Piccadilly Circus à Londres, est appelée à réceptionner un virement émis par la banque de KPMG, l'agence Entreprises La Défense de BNP Paribas, au bénéfice de l'agence Canary Wharf de Barclays Bank à Londres.

Des virements compris entre 940 et 996 K€
Et c'est ainsi que le 5 juin, 13 jours après la datation de la facture, 252 848 € quittent les comptes de KPMG et rejoignent ceux d'une organisation de malfaiteurs aux méthodes particulièrement sophistiquées. Ces manœuvres, pour l'essentiel libellées au nom de "rachat de filiales" et que B.M a l'absolue interdiction, rappelée par son soi-disant président du directoire, de partager avec "quiconque", se répètent à 8 reprises jusqu'au 10 juillet. Les sept factures émises du 21 juin au 10 juillet et honorées sont toutes comprises entre 967 350 et 996 641 euros...

Il faudra un échange interne presque anodin au sein de la direction financière puis avec B.M pour que "l'affaire" éclose. Le 10e ordre de virement de 941 637 euros émis le 11 juillet est stoppé in extremis, et la Police judiciaire est saisie de cet exemple de "fraude aux dirigeants" qui commence à voir le jour en France. Quelques mois plus tard, en décembre, P.Y*, alors responsable administratif et comptable de la direction Rhône-Alpes et que sa subalterne avait mis seul dans la confidence, est licencié.

Les interventions d'Alain Chamak, alors directeur Rhône-Alpes (et président du conseil de surveillance jusqu'en 2010) pour le disculper de toute responsabilité et considérant "inappropriée" l'éviction de "personnes innocentes" et de "bouc-émissaires" pris au piège de la discipline hiérarchique et "coupables" d'avoir respecté scrupuleusement l'injonction descendante, permirent, selon la défense de l'entreprise, de rétrograder le motif de licenciement de "grave" à "simple". Le directeur régional invita également B.M et P.Y à consulter sur le champ un médecin et un psychologue.

Une propagation inquiétante
Les investigations confiées à la Direction Interrégionale de la Police Judiciaire à Lyon se poursuivent. L'instruction pénale porte sur les qualificatifs d'"escroquerie et tentative d'escroquerie en bande organisée", de "faux et usage de faux", et d'"usurpation d'identité". Ce fléau, qui a surgi en 2012 en France, se propage et devient un phénomène "extrêmement inquiétant" observent des enquêteurs, est symptomatique de la prolifération tentaculaire et incontrôlée des nouvelles manifestations de cybercriminalité. Leurs auteurs "jouent" des outils d'ultratechnologisation mais aussi de l'évaporation des frontières devenues, dans ce domaine, virtuelles, enfin de la complexité des enquêtes induite par l'internationalisation des circuits - les investigations mèneraient principalement vers la Chine et surtout Israël via des malfaiteurs binationaux.

Et les méthodes ont de quoi effrayer ; ainsi B.M à la fois était le professionnel idoine pour procéder directement aux virements, ne figurait sur aucun organigramme accessible à des tiers de l'entreprise, entendit son interlocuteur évoquer au téléphone le nom d'autres salariés des services financiers de KPMG et même, avec exactitude, l'agenda d'Alain Chamak le jour de la première fraude...

Suicide
L'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et l'Office central de la lutte contre la criminalité liée aux technologies informatiques et de la communication (OCLCIC) sont mobilisés. En Rhône-Alpes, le montant cumulé de la vingtaine d'escroqueries réellement consommées et faisant l'objet de procédures tutoierait, selon nos informations, les 60 millions d'euros. Les répercussions ne sont pas que financières pour les entreprises, et économiques pour des emplois fragilisés par l'ampleur des pertes ; elles sont aussi humaines pour les salariés instrumentalisés.

Pour preuves chez KPMG, le licenciement du responsable administratif et comptable, et le traumatisme psychique éprouvé par B.M : employée modèle depuis une trentaine d'années, devenue complice malgré elle, et abandonnée à son sort par une présidence qui ne témoigna ni empathie ni attention - jamais après le déclenchement de l'affaire elle n'eut de contact avec celui-même auquel elle était machiavéliquement liée : Jean-Luc Decornoy. "Je me suis sentie sale parce que l'on m'a salie", confiera-t-elle à un proche. Dans une autre entreprise de la région, les manifestations de cette culpabilisation ont été encore plus dramatiques : un salarié s'est suicidé.

Une forteresse inexpugnable
Dès le 12 juillet 2012, KPMG fait le choix de l'omerta. Pendant plusieurs mois, seule une grappe de dirigeants puis la cinquantaine de partners seront tenus informés de l'existence de l'escroquerie. L'atomisation du groupe - compartimenté par métiers et fractionné en 217 implantations - mais aussi l'intérêt commun des associés-actionnaires de préserver l'image de l'entreprise pour sauvegarder leurs intérêts personnels, favorisent l'imperméabilisation des transferts de communication et de diffusion des informations.

La forteresse semble inexpugnable, mais la stratégie d'un silence public cadenassé ne manque pas d'enflammer les rumeurs ni de surprendre dans la corporation. Aucun média, excepté La Lettre A dans un court article édité le 19 décembre 2013, n'y fera référence. Plus étonnant, dans la publication de ses comptes annuels clos en septembre 2012, KPMG Associés - le holding de tête, détenu à 80 % par des experts-comptables et commissaires aux comptes et à 20 % par les descendants de la famille fondatrice Galtier, possède 98 % du capital de KPMG SA - affirme "qu'aucun événement ayant une incidence significative sur les comptes n'est à signaler". Dans son rapport remis à l'Assemblée générale mixte du 17 décembre le conseil de surveillance de KPMG SA estime, de son côté, "qu'il n'y a aucune observation particulière à formuler".

Où sont passés les 5,3 millions restants ?
L'examen de la chaîne des responsabilités et les interrogations sous-jacentes ont, il est vrai, de quoi malmener la réputation du cabinet. Comment l'envergure de la fraude, c'est-à-dire la concentration, l'accélération effrénée, et l'ampleur des virements, a-t-elle pu échapper à la vigilance du co-directeur Rhône-Alpes Bruno Paillard, responsable de la fonction-support comptabilité, et surtout du directeur financier de KPMG SA Thierry Lemarquis ?

Comment les opérateurs de BNP Paribas ont-ils pu, eux aussi, procéder sans jamais ciller à de tels transferts dont la fréquence (28 et 29 juin, 2, 5, 9, 10, 11 juillet), les montants (à ces dates, jamais moins de 940 000 € chacun), et même les objets étaient à ce point inhabituels et disproportionnés par rapport à l'activité du cabinet - leur cumul correspond à 1 % du chiffre d'affaires annuel ? Comment faut-il interpréter l'évocation, dans le rapport de gestion publié pour l'AG mixte du 17 décembre 2012, de la "survenance d'un sinistre sur un actif" mais dont l'impact résiduel sur le résultat net n'est "que" de 2,3 millions d'euros ; que sont devenus les 5,3 millions d'euros restants ? BNP Paribas ou, dans une moindre mesure, Barclays Bank ont-ils "partagé" avec KPMG la responsabilité pécuniaire d'une défaillance que d'aucuns arriment à une incurie ?

ERP en cause ?
Le soin extrême que la direction de KPMG a consacré, avec succès, à claquemurer "l'affaire" et à juguler toute divulgation publique, tient à la singularité schizophrénique de la situation : un prestigieux cabinet, dont la facturation des honoraires peut culminer, selon une source interne, à 1 000 € l'heure pour les partners, a pour mission de veiller chez ses clients à l'application d'un dispositif rigoureux et transparent de ce même contrôle interne (lire encadré à la fin) qui, chez lui, s'est révélé vulnérable, dysfonctionnel, opaque voire défaillant.

Depuis, d'ailleurs, l'architecture de ce contrôle interne - lézardé par le changement simultané de plusieurs process informatiques et crevassé par les fragilités du système d'exploitation informatique (ou ERP) peut-être trop hâtivement déployé et "coupable" d'avoir détricoté à partir de 2011 les procédures prévalant jusqu'alors - a été considérablement renforcée, et notamment le principe de la double signature comme la centralisation au siège de tout virement à l'étranger ont été adoptés.

Deux documents internes
Plus étonnant, la direction a adressé en 2014 à l'ensemble du personnel deux documents ; l'un alerte sur une "vague d''escroqueries au président' dont de nombreuses entreprises ont récemment été victimes", l'autre indique que "la direction a été informée que des escrocs se font passer pour des professionnels de KPMG afin de demander la transmission urgente d'éléments relatifs à des factures clients"...

Les deux documents rappellent les procédures à respecter... sans jamais faire référence à l'origine véritable de cette communication : la propre fraude dont l'entreprise a été victime. "L'affaire Chamak" apparaît, en définitive, être la manifestation visible d'un tremblement de terre dont les causes et les répliques, multiples et souterraines, interrogent l'éthique, la gouvernance. Mais aussi l'exercice mêmes des métiers d'expertise-comptable ou de commissariat aux comptes.

Denis Lafay, Acteurs de l'Économie / la Tribune

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L'organisation optimale du gouvernement selon Corinne Lepage

Regarder la vidéo «L'organisation optimale du gouvernement selon Corinne Lepage» envoyée par Public Sénat sur Dailymotion.

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Ebola : comment l'épidémie s'étend

Ebola : comment l'épidémie s'étend | Think outside the Box | Scoop.it
En deux semaines, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de décès de fièvre hémorragique en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia est passé de 208 à 337 morts sur 528 cas confirmés. La Guinée, où est apparue l’épidémie, est le pays le plus affecté avec 264 décès confirmés. Pour Marie-Christine Ferir, la coordinatrice des programmes d’urgence de Médecins Sans Frontières (MSF), la clé est dans l’implication des populations concernées.

Comment expliquez-vous cette forte augmentation du nombre de cas de fièvre Ebola en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia ?

Marie-Christine Ferir : Il y a quelques semaines, les cas d’Ebola commençaient à diminuer, mais là nous nous retrouvons face à une recrudescence de l’épidémie due à deux facteurs.

Tout d’abord, les gens sont très mobiles, ils passent les frontières, mais aussi ils cachent des malades et ne déclarent pas toujours les cas suspects, ce qui crée des risques de contamination. Les gens viennent parfois s’occuper de personnes infectées avant de repartir dans leurs villages respectifs, ce qui provoque l’apparition de nouveaux foyers.

Le deuxième facteur de contamination est lié aux funérailles. Lors des funérailles de cas suspects ou confirmés, il est important de laver le corps avec certaines protections, car il y a à ce moment un grand risque de contamination. Il y a encore malheureusement beaucoup de décès dans les communautés, car les funérailles ne sont pas faites avec les protections nécessaires. De plus, des gens viennent de différents endroits pour assister aux cérémonies, puis retournent dans leur village en étant parfois contaminés sans le savoir, car les symptômes se développent entre deux et vingt-et-un jours après le contact. 

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  • L‘épidémie d‘Ébola progresse en Afrique de l’Ouest

    Les pays voisins de la Guinée s'inquiètent de l'épidémie du virus Ébola qui frappe la région. À Conakry, la capitale guinéenne, 95 cas avérés de cette fièvre hémorragique ont été recensés depuis le début de l'année ici, mais aussi au Liberia et au Sierra Leone. 67 personnes ont succombé. La population est en alerte. L'épidémie s'est déclarée dans des régions du sud de la Guinée proches des frontières avec la Côte d'Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone. Un cas suspect avait été enregistré lundi au Canada, mais l'homme - qui revenait d'un voyage en Afrique - n'est pas contaminé. L'infection intervient notamment après manipulation ou consommation d'animaux morts ou infectés dans la forêt tropicale.

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Est-ce que les acteurs étatiques ou non gouvernementaux ont les moyens de faire face à cette épidémie ?

Pour nous, le problème n’est pas le nombre de cas, mais la dispersion des foyers. Cela complique très fortement la réponse à l’épidémie, puisqu’il faut construire de nouveaux centres de prise en charge, plus de personnels et disperser les équipes dans davantage de lieux. Les acteurs étatiques ou non ont donc du mal à répondre au problème. Pour MSF, nous avons atteint nos limites. Faute de ressources humaines suffisantes, nous ne pouvons plus aujourd’hui nous déployer sur de nouveaux foyers comme nous le demandent les autorités.

La réponse des trois États concernés vous paraît-elle à la hauteur du problème ?

Il faut rappeler que c’est une pathologie nouvelle pour cette région. Il n’est pas évident pour les États ou pour les ONG sur place de s’adapter très vite à cette situation. Beaucoup d’efforts sont faits par les ministères de la santé, mais, au-delà de décisions politiques, il faut parfois prendre des décisions très pragmatiques. Par exemple, il faut que des tests de laboratoires puissent se faire dans le laboratoire le plus proche qui n’est pas forcément dans le pays même. Il serait ainsi plus facile pour les cas dans le nord de la Sierra Leone que les tests soient faits à Gueckédou, dans le sud de la Guinée. Les États se mobilisent, mais ils ont parfois des difficultés à prendre des décisions pragmatiques.

Un autre problème est que cette pathologie fait très peur. L’épidémie se poursuit, car la population ne fait pas suffisamment confiance aux structures et continue de cacher des malades. Il est très important que les autorités administratives ou traditionnelles continuent de faire passer le message qu’Ebola est toujours là et qu’il faut rester mobiliser pour arrêter cette épidémie. Il faut que la population comprenne que sans sa contribution nous n’y arriverons pas.

Est-ce qu’un contrôle des mouvements de populations comme l’envisagent la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia vous semble réalisable ?

Je comprends que les autorités réfléchissent à des mesures pour empêcher les gens de bouger, mais je crains que cela ne soit impossible à mettre à l’œuvre, car les gens circulent beaucoup et peuvent emprunter de nombreuses voies non contrôlées. Il n’y a pas que les routes principales. Il est en revanche important d’expliquer aux gens qui sont sur la liste des personnes entrées en contact avec des malades qu’ils doivent se signaler quand ils bougent et qu’ils puissent être suivis dans un autre village pour voir s’ils présentent des symptômes. Pour arrêter la contamination, les deux piliers sont le suivi de ceux qui sont entrés en contact avec les malades pour qu’ils n’infectent pas d’autres personnes et l’encadrement des funérailles pour que les gens ne repartent pas chez eux infectés par Ebola. Cela est fait aujourd’hui, mais pas de manière assez rigoureuse.

Faut-il craindre une propagation à grande échelle du virus en Afrique de l’Ouest ?

Au début de l’épidémie mi-mars, le risque était très minime, mais aujourd’hui celui-ci grandit. L’épidémie s’étend, car les gens continuent de bouger dans d’autres pays de la région. Il faut une mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs pour que l’on puisse l’arrêter au plus vite. On a tous cru que l’épidémie était terminée, mais elle est repartie et il faut aujourd’hui remobiliser tout le monde et que la population accepte les mesures qu’on lui demande de prendre.

Les cas d’Ebola étaient jusque-là recensés en Afrique centrale, connaît-on désormais les origines du virus apparu en Guinée ?

La souche est Ebola-Zaïre qui a subi une légère mutation, mais on ne sait pas encore comment elle est arrivée jusque-là.

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Les élections régionales auront lieu en décembre 2015

Les élections régionales auront lieu en décembre 2015 | Think outside the Box | Scoop.it
Les deux projets de loi portant sur la délimitation des futures régions, qui prendra effet à partir du 1er janvier 2016, et sur la répartition des compétences entre les collectivités territoriales ont été présentés mercredi 18 juin en conseil des ministres.

Le premier texte prévoit le report des élections départementales et régionales à décembre 2015 afin de tenir compte de la nouvelle délimitation des régions. Les conseils régionaux élus dans les régions issues d'un regroupement se réuniront pour la première fois le lundi 4 janvier 2016. Les travaux en commission ont commencé dès mercredi au Sénat.

Le gouvernement souhaite l'adoption définitive des deux textes avant la fin de l'année. Bien qu'il ait engagé la procédure accélérée pour que les projets de loi puissent être examinés en première lecture avant l'été, il s'est engagé à ce qu'il y ait deux lectures dans chaque chambre.

  1. Projet de loi sur la délimitation des régions

Il prévoit une nouvelle carte des régions à compter du 1er janvier 2016. Le périmètre de ces régions sera défini à partir des régions existantes, c'est-à-dire par regroupement ou maintien de ces régions dans leurs actuelles frontières. La nouvelle carte métropolitaine est constituée de treize régions – plus la Corse, qui a un statut particulier. Sept nouvelles régions sont constituées, six restent inchangées. Il fixe également les effectifs des futurs conseils régionaux, correspondant à l'addition des effectifs des conseils régionaux actuels, plafonnés à 150 membres.

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Les nouvelles régions métropolitaines :

Alsace-Lorraine (Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vosges) : 120 conseillers.
Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) : 85 conseillers.
Auvergne - Rhône-Alpes (Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, haute-Loire, Métropole de Lyon, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Haute-Savoie) : 150 conseillers.
– Bourgogne - Franche-Comté (Côte-d'Or, Doubs, Jura, Nièvre, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Yonne, Territoire de Belfort) : 100 conseillers.
– Bretagne (Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan) : 83 conseillers.
– Centre - Limousin - Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Cher, Corrèze, Creuse, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne) : 150 conseillers.
– Champagne-Ardenne - Picardie (Aisne, Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Oise, Somme) : 106 conseillers.
– Ile-de-France (Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise) : 150 conseillers.
– Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne) : 150 conseillers.
– Nord-Pas-de-Calais (Nord, Pas-de-Calais) : 113 conseillers.
– Normandie (Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine-Maritime) : 102 conseillers.
Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée) : 93 conseillers.
Provence-Alpes-Côte d'Azur (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse) : 123 conseillers.

Provisoirement, avant la création des nouvelles régions, le chef-lieu sera fixé par décret simple après avis des actuels conseils régionaux. Par la suite, après l'élection des nouveaux conseils régionaux, le gouvernement recueillera leur avis sur le chef-lieu de région qui sera fixé par décret en Conseil d'Etat.

Le projet de loi reporte les prochaines élections départementales et régionales à décembre 2015. Dans les régions issues d'un regroupement, les conseils régionaux se réuniront pour la première fois le lundi 4 janvier 2016. Dans les régions dont les limites ne sont pas modifiées, ils se réuniront le premier vendredi suivant l'élection.


  1. Projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale
  • Les régions

Il renforce les compétences et les responsabilités des régions et supprime la clause de compétence générale qui permettait jusqu'à présent aux régions et aux départements d'intervenir en dehors de leurs missions principales. Les régions disposeront du pouvoir réglementaire dans le cadre des compétences qui leur sont dévolues, c'est-à-dire qu'elles pourront modifier ou adapter des dispositions législatives ou réglementaires concernant leurs compétences.

La région détient de plein droit la responsabilité du développement économique régional. Dans l'année qui suit le renouvellement du conseil régional, elle établit un schéma de développement économique, d'innovation et d'internationalisation qui a valeur prescriptive. Elle détient la compétence exclusive pour les aides aux entreprises.

La région est désignée en qualité de chef de file chargé d'organiser l'action commune des collectivités territoriales en matière de tourisme. Elle élabore un schéma régional de développement touristique. La possibilité est offerte à plusieurs régions ou plusieurs départements de constituer un comité du tourisme commun.

La région est chargée de l'aménagement et du développement durable du territoire à travers un schéma régional doté d'effets prescriptifs à l'égard des documents d'urbanisme.

Son rôle est renforcé en matière de transports. Elle se voit ainsi transférer l'organisation et le fonctionnement des transports scolaires, jusqu'à présent attribués au département. Elle se voit aussi confier la gestion de la voierie relevant des départements. Les collectivités territoriales pourront récupérer la compétence sur des aérodromes historiquement utilisés pour les besoins militaires qui ont perdu ou vont perdre cette activité. Cela concerne notamment les aérodromes de Dijon, Montpellier, Nîmes ou Strasbourg.

Les collèges sont transférés des départements aux régions.

  • Les intercommunalités

La deuxième partie du projet de loi concerne les intercommunalités. Il propose une rationalisation de la carte intercommunale et fait passer leur taille minimale de 5 000 à 20 000 habitants. Le préfet pourra créer, modifier le périmètre ou fusionner des intercommunalités après avis de la commission départementale de la coopération intercommunale. La nouvelle carte intercommunale doit être achevée au 31 décembre 2016.

Le projet de loi renforce les compétences des intercommunalités. A leurs compétences obligatoires s'ajoutent la promotion du tourisme par la création d'offices de tourisme ainsi que l'aménagement et la gestion des aires d'accueil des gens du voyage.

  • Les départements

Le texte de loi positionne le département sur ses compétences de solidarité sociale et territoriale. Sa compétence en faveur de la prévention des situations de fragilité sociale, du développement social, de l'accueil des jeunes enfants et de l'autonomie des personnes est rappelée.

Il peut apporter son concours aux Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) dans le cadre de projets de territoire dont elles ont la maîtrise d'ouvrage et financer des opérations d'investissement en faveur d'entreprises de services marchands nécessaires aux besoins de la population en milieu rural.

 

Le projet de loi crée des « maisons de services au public », en remplacement des actuelles « maisons de services publics », qui peuvent relever de l'Etat, d'EPCI ou d'organismes de droit privé. Elles rassemblent des services publics et privés.

Dans les domaines de la culture, du sport et du tourisme, il est maintenu une possibilité d'intervention de chaque niveau de collectivité territoriale.

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Michael Schumacher sorti du coma !

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Michael Schumacher est sorti du coma. Il a quitté Grenoble.


Sabine Kehm a informé les médias, lundi, que Michael Schumacher était sorti du coma. La manager de l'Allemand a aussi indiqué qu'il avait quitté le CHU de Grenoble afin de poursuivre «une longue phase de rééducation qui se produira loin de l'attention du public». La presse suisse annonce que Schumacher aurait été transféré au CHUV de Lausanne. Dans le communiqué officiel, la famille remercie évidemment le corps médical ainsi que toutes les personnes qui ont manifesté leur soutien tout au long de ces cinq mois et demi de coma provoqués par un accident de ski le 29 décembre dernier.
Selon Bild, le pilote allemand serait capable d'entendre les voix et de réagir aux contacts Si le communiqué officiel ne donne aucun précision sur l'état de réveil de ''Schumi'', le quotidien allemand Bild affirme qu'il est capable d'entendre les voix et réagir aux contacts. Bild affirme même que le Baron rouge, dont la phase de réveil dure depuis quatre mois, est capable de communiquer avec sa femme et ses enfants. En avril, Kehm avait déjà indiqué qu'il avait des périodes de conscience, d'éveil mais le peu de nouvelles rendues publiques continuait de laisser planer des doutes sur la condition réelle du septuple champion du monde. Lundi, c'est donc la version optimiste qui s'est révélée être la bonne même s'il faudra évidemment encore attendre pour savoir quelles séquelles Schumacher va conserver.
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Votre patron va pouvoir modifier votre contrat de travail

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La Cour de cassation considère désormais qu'un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat voulue par l'employeur. Y compris une baisse de salaire, si elle reste mineure.


Un salarié ne peut plus refuser toute modification de son contrat de travail décidée unilatéralement par son patron. La Cour de cassation a modifié son point de vue dans un arrêt du 12 juin 2014. Alors qu'elle l'excluait formellement depuis de nombreuses années, elle juge désormais qu'un employé peut se voir imposer une modification de son contrat, à condition qu'elle n'empêche pas, objectivement, sa poursuite, et donc qu'elle soit mineure. 

Pour comprendre les règles qui prévalaient jusque là, lire aussi: L'employeur peut-il baisser les salaires en temps de crire? 

Il s'agit, de la part du juge, de l'introduction d'une certaine souplesse dans les relations employeur-employé, qui était absolument exclue jusqu'à présent. La Cour jugeait invariablement que ce qui avait fait l'objet d'un contrat signé ne pouvait en aucun cas être modifié par une partie sans l'accord de l'autre. Elle admettait seulement que la modification refusée, si elle était nécessaire, puisse justifier un licenciement, mais avec indemnités. 

Cette modification mineure, que le salarié doit désormais accepter, peut même porter sur des éléments essentiels, comme le montant de la rémunération. Ce que les juges considéraient jusque-là comme absolument intangible, sauf accord des deux parties pour la modifier. La Cour de cassation n'admettait même pas que le mode ou le montant de la rémunération prévus au contrat soient modifiés dans un sens favorable au salarié, sans l'accord exprès de celui-ci. 

Le salarié ne peut plus s'estimer licencié

Si le changement n'est pas un obstacle à la poursuite des relations de travail dans des conditions normales, le salarié ne peut plus s'estimer licencié, ni demander aux prud'hommes de constater la résiliation de son contrat aux torts de son entreprise. Ceci lui donnait droit à des indemnités de licenciement et dommages-intérêts pour licenciement abusif. 

"Il ne peut plus sauter sur l'occasion pour quitter l'entreprise avec indemnités", résume un magistrat. La Cour de cassation vient en l'espèce d'admettre qu'un patron impose à son salarié une baisse de son taux de rémunération, parce que cette baisse "représentait une faible partie de la rémunération". 

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Mort du dernier des «code talkers» navajos

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Monument à la mémoire des «code talkers» navajos à Window Rock, en Arizona.


Chester Nez était l'un des 29 Amérindiens à avoir mis au point, en 1942, un système de cryptage basé sur leur langue lors de la guerre contre le Japon dans le Pacifique.


Chester Nez, un des 29 Indiens navajos ayant participé à la création d’un code de communication que les Japonais n’ont jamais réussi à déchiffrer au cours de la Seconde Guerre mondiale, est mort mercredi à l’âge de 93 ans.

«Le pouvoir de notre langue a été partagé avec le monde pendant la Seconde Guerre mondiale quand les 29 premiers "code talkers" se sont portés volontaires. Malheureusement, nous avons perdu le dernier survivant des ces 29 hommes, Chester Nez, qui s’est éteint dans son sommeil ce matin», a affirmé le président de la nation Navajo, Ben Shelly. Les drapeaux seront mis en berne jusqu’au 8 juin sur tout le territoire de la tribu.

Le caporal Chester Nez faisait partie des 29 Navajos recrutés par le corps des marines en mai 1942 pour mettre au point un langage codé pour les communications sur le champ de bataille s’appuyant sur la complexité de la langue navajo, tonale et non écrite. Il avait ensuite participé aux batailles du Pacifique à Guadalcanal, Guam, Peleliu ou encore à Bougainville. «Je suis très fier de dire que les Japonais ont tout fait pour déchiffrer le code mais n’y sont jamais parvenus», avait confié l’an passé Chester Nez au quotidien militaire Stars and Stripes.

Au total, quelque 400 Amérindiens navajos ont pris part aux combats dans le Pacifique comme «code talkers». La mort de Chester Nez «marque tristement la fin d’une ère pour notre pays et l’histoire du corps des marines», a salué le colonel David Lapan, un porte-parole des Marines. «Les code talkers navajos ont apporté une contribution inestimable sur le théâtre du Pacifique pendant la Deuxième guerre mondiale», a-t-il ajouté, en évoquant «leurs actions héroïques».

D’autres Indiens des tribus choctaws, comanches ou encore seminoles ont également participé aux combats contre les Allemands ou les Japonais, chargés de transmettre dans leurs langues des messages codés. Faute d’équivalents, il fallait parfois transcrire avec des mots du quotidien : «avion» est devenu «oiseau» et «bombardier» «oiseau enceinte». Le code navajo attribuait également un mot indien pour chaque lettre de l’alphabet latin : en Navajo, le mot «moasi», qui signifie «chat», était par exemple utilisé pour signifier la lettre «c».

Le code resta classifié jusque dans les années 1980, l’armée américaine ayant longtemps pensé qu’il pourrait toujours être utile en cas de nouveau conflit.

AFP
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La transcription de l’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1

La transcription de l’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 | Think outside the Box | Scoop.it

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêts genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. D’autant que rien n’empêchait de mettre en ligne sur le web la version complète… Et je reviendrais sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être.


(...)

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