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Qui sont les maires les plus influents sur Internet?

Qui sont les maires les plus influents sur Internet? | Think outside the Box | Scoop.it
WEB POLITIQUE - À quelques mois des élections municipales, Augure, une entreprise spécialisée dans la réputation en ligne, a réalisé un baromètre sur la popularité digitale des maires des trente plus grandes villes de France.
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Ebola aurait démarré lors des funérailles d'une guérisseuse

Ebola aurait démarré lors des funérailles d'une guérisseuse | Think outside the Box | Scoop.it

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie a déjà fait 1552 morts et touché 3069 personnes.


Des chercheurs pensent avoir trouvé le point de départ de l'épidémie de fièvre hémorragique. Ils pointent du doigt les obsèques d'une femme en Sierra Leone.

Une étude publiée jeudi 28 août dans la revue américaine Sciencemontre que l'épidémie sans précédent qui sévit depuis le début de l'année a vraisemblablement trouvé son origine lors de l'enterrement d'une guérisseuse traditionnelle à Sokoma, un village reculé de Sierra Leone, proche de la frontière guinéenne.

Celle-ci prétendait soigner la fièvre hémorragique et avait attiré des malades de la Guinée voisine. Elle a été infectée par le virus et en est morte. Les participants à ses obsèques se sont ensuite dispersés à travers les collines de la région frontalière, déclenchant une réaction en chaîne de décès, puis d'enterrements publics, propices à de nouvelles contaminations.

Les résultats de la recherche montrent ainsi que parmi les premiers patients de Sierra Leone, douze avaient apparemment assisté aux obsèques de cette guérisseuse.

Cinq scientifiques décédés

S'ils ont permis de remonter aux origines de l'épidémie actuelle, ces travaux pourraient aussi permettre de déboucher sur des traitements contre ce virus dont l'émergence remonte à 1976, estiment ces chercheurs.

«Ces travaux fournissent un point de départ pour comprendre comment des mutations virales spécifiques pourraient être liées à la gravité de cette dernière épidémie», écrivent-ils. Les chercheurs ont payé un lourd tribut à l'avancée de la science puisque cinq des presque 60 scientifiques ayant participé à cette étude ont été infectés et sont morts d'Ebola.

«Nous faisons face à une dure bataille et avons perdu de nombreux amis et collègues dont l'un des principaux coauteurs de l'étude, le Dr Humarr Khan», a déploré Pardis Sabeti, professeur adjoint à Harvard, un autre des coauteurs.


Infection de 1976

En comparant les données génétiques des virus actuels d'Ebola provenant de 78 patients dans un hôpital de Sierra Leone à vingt génomes de souches virales de flambées précédentes de cette fièvre hémorragique, ils ont déterminé qu'il y avait probablement un ancêtre commun remontant aux premiers cas d'infection en 1976 en Afrique centrale.

Alors que les précédentes épidémies, qui étaient très limitées, avaient résulté de multiples contacts avec des réservoirs viraux dans la nature, dont notamment les chauves-souris frugivores, celle qui sévit actuellement a probablement commencé par une seule de cette contamination. Elle a été suivie par de multiples infections interhumaines, expliquent ces virologues.


300 mutations

«Nous avons découvert plus de 300 mutations génétiques qui pourraient distinguer cette épidémie des précédentes», précise Stephen Gire, un scientifique de l'université de Harvard, coauteur de l'étude. «En partageant les résultats de ces travaux avec la communauté de la recherche, nous espérons pouvoir accélérer notre compréhension de cette épidémie et contribuer aux efforts mondiaux pour la contenir», ajoute-t-il.

Cette épidémie est sans précédent par son étendue mais aussi par le fait qu'elle se manifeste dans de multiples zones peuplées. Les précédentes flambées d'Ebola étaient localisées dans des régions isolées et moins peuplées d'Afrique centrale. La plus grande épidémie, en 1976, avait touché 318 personnes, dont la plupart étaient décédées.

Pire qu'estimé

En déplacement au Libéria, le directeur des centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Tom Frieden, a estimé mercredi que «la situation était pire qu'il ne l'avait craint».

«Tous les jours cette épidémie s'étend, accroissant le risque de se propager dans un autre pays», a-t-il dit sur la chaîne CNN. Il a appelé à une mobilisation internationale rapide.

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie a déjà fait 1552 morts et touché 3069 personnes.

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«On ne peut plus exclure une dissolution»

«On ne peut plus exclure une dissolution» | Think outside the Box | Scoop.it
Pour le constitutionnaliste Dominique Rousseau, la démission du gouvernement provoque une double crise : politique et institutionnelle.


Pour le juriste Dominique Rousseau, spécialiste des institutions de la Ve République, la démission du gouvernement provoque une double crise : politique et institutionnelle.


Deux ministres critiquent la politique économique du gouvernement ; celui-ci remet sa démission. Y a-t-il un précédent à cette situation ?

Pas que je sache. Mais ce résultat n’est pas une surprise. Depuis plusieurs semaines, la contestations des choix du Président et de son Premier ministre est devenue très forte. Elle s’est d’abord déroulée au Parlement, avant d’être importée au sein même du gouvernement. Il est logique que le Premier ministre présente sa démission afin de trancher le débat une fois pour toute. Et ce n’est pas seulement un, deux ou trois ministres qui sont visés : c’est la cohérence du gouvernement tout entier qu’il s’agit de réaffirmer.

Peut-on parler de crise politique ?

Sans aucun doute, parce que la majorité issue des élections législatives de 2012 se fissure. Les écologistes sont à la marge. Les radicaux menacent de quitter le gouvernement. Au sein du groupe PS, une partie des députés conteste la politique menée. La base du gouvernement se réduit aussi bien dans l’opinion qu’à l’Assemblée. On va vers une équipe hollando-hollandaise à l’assise populaire et politique très réduite. Il s’agit donc indéniablement d’une crise.

Comment ce gouvernement peut-il obtenir la confiance de l’assemblée ?

C’est justement à ce niveau que la situation est grave. Vu l’état de la majorité, les positions très fortes prises par Arnaud Montebourg, et renforcées par avis d’un certain nombre de prix Nobel d’économie qui considèrent qu’il y a une alternative à l’austérité, il est évident que les députés frondeurs ont le vent en poupe. On ne peut donc plus exclure que le gouvernement soit renversé par une majorité au Parlement. Et que le président doive envisager une dissolution de l’Assemblée. La crise n’est pas terminée, elle commence.

Doit-on également parler de crise institutionnelle ?

Cette crise révèle l’incompatibilité majeure entre un Président actif et un régime parlementaire. Qu’on le veuille ou non, il y a une dyarchie à la tête de l’Etat. On ne sait pas qui décide entre le Président, issu du suffrage universel, et le Premier ministre, issu de la majorité parlementaire, elle aussi élue au suffrage universel. Avec ce quinquennat, la démonstration est faite qu’il faudra trancher cette question une fois pour toute. En passant ouvertement à un régime parlementaire ou à un régime présidentiel.

Le débat sur une VIe République va donc prospérer…

Il est déjà très vivant dans les milieux universitaires. Les deux instances issues du suffrage universel ne sont aujourd’hui pas sur le même positionnement politique. Les moyens que la constitution donne pour régler ce conflit sont des moyens de destruction réciproque, des moyens de crise: dissolution ou renversement du gouvernement. Les institutions ne permettent pas aujourd’hui de trouver une solution de compromis à ce conflit, comme cela peut se passer dans les autres pays européens. D’autant plus qu’une bonne partie des députés de la majorité considèrent que la présidentielle de 2017 est déjà perdue. La menace de la dissolution a donc perdu son effet dissuasif.

On dit régulièrement que la constitution de la Ve République est un «bouclier» pour les gouvernants. Mais quand elle devient un bouclier contre le peuple, il y a un problème : la communication ne passe plus, les canaux sont bouchés. Et naissent inévitablement des situations de crise.

recueilli par Dominique ALBERTINI

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Japon : la défense de la légitime défense - Joseph S. Nye, Jr.

Japon : la défense de la légitime défense - Joseph S. Nye, Jr. | Think outside the Box | Scoop.it

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon a été gouverné par une constitution de paix rédigée par les Américains et dont l'article 9 interdit au Japon de faire la guerre et limite les forces défensives du pays. Le Premier ministre Shinzo Abe cherche à faire passer une loi qui permettrait au Japon de réinterpréter la Constitution pour y inclure la notion de « légitime défense collective », par laquelle le pays pourrait accroître sa coopération sécuritaire avec d'autres pays, particulièrement son allié le plus proche, les États-Unis.
Les esprits critiques voient là un écart radical par rapport à soixante-dix ans de pacifisme. Mais les objectifs premiers de Abe – améliorer la capacité du Japon à répondre aux menaces qui ne se résument pas à des attaques armées ; permettre au Japon de participer de manière efficace aux activités internationales de maintien de la paix ; et redéfinir les mesures de défense légitime autorisées par l'article 9 – sont finalement relativement modestes. Les craintes soulevées par une décision qui impliquerait un engagement japonais dans les guerres américaines lointaines sont également balayées. Car les règles ont été soigneusement conçues pour interdire ce genre d'éventualité tout en permettant au Japon de travailler plus étroitement avec les États-Unis sur les menaces directes à la sécurité japonaise.
Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi Abe cherche à obtenir des droits à la légitime défense élargis. Le Japon se trouve dans une région dangereuse dans laquelle de très anciennes tensions menacent à tout moment d'éclater. Dans la mesure où l'Asie de l'Est, contrairement à l'Europe d'après 1945, n'a jamais vécu de réconciliation totale avec ses rivaux ni établi de fortes institutions régionales, la région a été forcée de dépendre du traité de sécurité entre les États-Unis et le Japon pour assurer sa stabilité. Lorsque l'administration du président Barack Obama a annoncé son « rééquilibrage » vers l'Asie en 2011, elle a réaffirmé la déclaration Clinton-Hashimoto de 1996, qui qualifiait l'alliance sécuritaire entre les États-Unis et le Japon de fondement de la stabilité – condition préalable à la constance du progrès économique – en Asie. Cette déclaration servait l'objectif plus large d'établir une relation triangulaire stable, même si inégale, entre les États-Unis, le Japon, et la Chine. Les administrations américaines qui ont suivi ont soutenu cette approche, et les sondages d'opinion montrent qu'elle est encore très bien acceptée au Japon – et cela doit beaucoup à l'étroite collaboration mise en œuvre dans l'organisation des secours à la suite de tremblement de terre de Tōhoku et du tsunami en 2011.
Mais le Japon demeure extrêmement vulnérable. La menace régionale la plus immédiate est la Corée du Nord, dont la dictature imprévisible a investi ses maigres ressources économiques dans la technologie nucléaire et de missiles. Une inquiétude à plus long terme est la montée en puissance de la Chine – une usine économique et démographique dont la capacité militaire grandissante lui a permis de prendre une position de plus en plus affirmée dans les disputes territoriales, y compris contre le Japon en mer de Chine de l'Est. Ces ambitions territoriales nourrissent aussi des tensions en mer de Chine du Sud où se trouvent des voies maritimes vitales pour le commerce japonais. La situation est aggravée par le fait que l'évolution politique en Chine n'a pas suivi le même rythme que sa progression économique. Si le Parti communiste chinois se sent menacé par une opinion publique qui outre se sentir frustrée par un manque de participation politique subit une répression sociale, la situation pourrait se muer en une forme de nationalisme concurrentiel, ce qui pourrait bouleverser un statu quo régional déjà délicat.
Bien sûr, si la Chine montre de l'agressivité, les pays asiatiques comme l'Inde et l'Australie – déjà contrariés par l'assurance de la Chine en mer de Chine du Sud – se joindront à l'effort du Japon pour contrebalancer la puissance de la Chine. Mais une stratégie d'endiguement serait une erreur dans l'état actuel de la situation, car, effectivement, la meilleure manière de générer les hostilités serait de traiter la Chine en ennemi. Une approche plus efficace qui serait menée sous la houlette des États-Unis et du Japon se focaliserait sur l'intégration, avec une garantie contre l'incertitude. Les dirigeants américains et japonais doivent développer un environnement régional qui donnerait à la Chine des incitations pour agir de manière responsable, y compris en maintenant de fortes capacités de défense. Entre-temps, les États-Unis et le Japon devront repenser la structure de leur alliance. Les révisions attendues du cadre de défense du Japon seraient un développement positif, mais de nombreux Japonais regrettent encore le manque de symétrie dans les obligations liées aux alliances. D'autres s'irritent du poids de la présence des bases américaines, particulièrement sur l'île d'Okinawa.
Un objectif à plus long terme devrait donc être que les États-Unis transfèrent progressivement le contrôle de leurs bases au Japon, et préservent des unités en rotation sur l'ensemble de celles-ci. En fait, le drapeau japonais orne déjà certaines bases – notamment la base aérienne de Misawa au nord de Tokyo – accueillant des unités américaines. Mais le processus doit être mené avec soin. La Chine investissant dans des missiles balistiques de nouvelle génération, les bases permanentes sur Okinawa sont vulnérables. Une commission mixte devrait donc être établie pour gérer ce transfert afin d'éviter que les États-Unis donnent l'impression de transmettre leurs bases au Japon une fois les bénéfices militaires largement absorbés, et faire en sorte que ce geste symbolise l'engagement de l'Amérique dans l'alliance. Il est essentiel que le Japon devienne un partenaire à parts égales dans son alliance avec les États-Unis pour préserver son rang régional et international. Pour ce faire, la modeste démarche d'Abe vers une défense légitime collective est une démarche dans la bonne direction.

Traduit de l'anglais par Frédérique Destribats

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France - Libération : les républicains espagnols, héros oubliés

France - Libération : les républicains espagnols, héros oubliés | Think outside the Box | Scoop.it
Au soir du 24 août 1944, les républicains espagnols, membres de la 2e DB, sont les premiers à pénétrer dans Paris. Dans un roman graphique, le dessinateur Paco Roca rend hommage à l'histoire méconnue de ces soldats de la France libre.


Le 25 août 1944, dans un discours passé à la postérité, le Général de Gaulle s’adresse aux Parisiens depuis l’Hôtel-de-Ville : "Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France". Avec fierté, l’homme de l’Appel du 18 juin salue l’action de la résistance et des soldats français. Pourtant, ces militaires bleu-blanc-rouge ne sont pas les premiers à pénétrer dans la capitale encore occupée.

La veille, ce sont des membres d’une unité espagnole de la 2e Division blindée du général Leclerc qui ont atteint avant tout le monde le centre de Paris. Vers 21h30, la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad, composée de républicains espagnols et appelée la Nueve, est arrivée en éclaireuse à l’Hôtel-de-Ville. Pour le dessinateur Paco Roca, qui a consacré un roman graphique à l’histoire de ces soldats, cette omission du chef de la France Libre n’est pas si étonnante. "Comment De Gaulle aurait-il pu dire que les premiers à entrer dans Paris avaient été des communistes espagnols ? C’était tout simplement impensable. Ils finirent donc dans les oubliettes de l’histoire française", explique-t-il à France 24.

"Des combattants aguerris"

Dans sa bande dessinée intitulée "La Nueve", l’auteur retrace l’incroyable odyssée de ces hommes, des rives du port d’Alicante, dans le sud-est de l’Espagne, jusqu’aux routes de la Libération. Beaucoup d’entre eux étaient des anarchistes qui avaient quitté leur pays lors de la Guerre civile. "Le sort des exilés espagnols m’a toujours intéressé. Près d’un demi-million de personnes ont traversé la frontière en direction de la France et environ 50 000 ont fui vers le nord de l’Afrique", raconte le dessinateur originaire de Valence. "J’ai découvert l’histoire de la Nueve par hasard, lorsque je me suis retrouvé à Paris en compagnie de deux anciens combattants de cette compagnie. Je me suis rendu compte qu’à travers la Nueve, je pouvais raconter l’un de ces chemins de l’exil, l’un de ceux qui se concluait par une fin glorieuse".

Mais avant de connaître la joie de la victoire, ces républicains espagnols subissent surtout la souffrance de l’exil. Avec la défaite française en juin 1940, le piège se referme sur ces étrangers. Certains sont internés en France par le régime de Vichy, tandis que d’autres sont enrôlés de force dans des camps de travail en Afrique du Nord. Lors du débarquement anglo-américain en 1942, ces derniers ont enfin la possibilité de reprendre le combat en intégrant les Forces françaises libres. Ils choisissent sans hésiter de suivre l’armée de De Gaulle . " Il est probable qu’en d’autres circonstances, un conservateur militaire de carrière et des ‘rouges’ eurent été idéologiquement aux antipodes. Mais au beau milieu de cette guerre mondiale, De Gaulle était un exemple de bravoure pour les républicains espagnols. Il incarnait en quelque sorte leur propre lutte contre le fascisme", souligne Paco Roca.


"Mort aux cons"

Sous le commandement du capitaine français Raymond Dronne, qui a baptisé sa Jeep "Mort aux cons", les soldats de la Nueve s’entraînent au Maroc puis embarquent pour l’Angleterre. Début août 1944, ils posent enfin le pied en France avec le reste de la 2e Division blindée. Après s’être battu à Alençon ou encore Écouché en Normandie, ils se rapprochent de Paris au volant de leurs véhicules blindés.

Le 24 août au soir, après avoir reçu le feu vert des forces alliées, le général Leclerc ordonne au capitaine Dronne de foncer dans la capitale. Selon Paco Roca, cet honneur n’était pas vraiment dû au hasard. La compagnie était l’une des seules à pouvoir rouler rapidement jusqu’à Paris : "L’un des éléments prépondérants d’une compagnie de blindés, c’est le carburant. Les Espagnols de la Nueve avaient, durant la campagne de Tunis, appris à économiser le carburant. Leurs combines étaient aussi bien connues au sein de la division. Ils livraient des prisonniers allemands aux soldats nord-américains contre du carburant".


Une marche commémorative

Après la Libération de la Ville lumière, ces hommes ne cessent pas le combat. En mai 1945, ils arrivent jusqu’au nid d’aigle d’Hitler à Berchtesgaden : "Un lieu symbolique pour ces Espagnols qui avaient été vaincus par le fascisme et contraints à l’exil en abandonnant leurs vies". Mais cette revanche se paye au prix du sang. En Allemagne, la Nueve déplore de nombreuses pertes. "À peine une vingtaine des membres  fondateurs de l’unité terminèrent la guerre (sur environ 150 soldats, NDLR). Ce qui ne veut pas pour autant dire que tous les autres furent tués, puisque beaucoup furent tout simplement évacués en raison de graves blessures", précise Paco Roca.

Pour le dessinateur espagnol, même si le parcours de cette compagnie de choc fut héroïque, il se révéla surtout tragique. Une fois la guerre terminée, ces combattants tombèrent dans l’oubli et ne purent jamais accomplir leur véritable mission : "Leur objectif était de mettre fin au fascisme en Europe pour pouvoir ensuite se débarrasser de Franco, un scénario qu’ils ne parvinrent pas à dérouler jusqu’au bout. La majorité d’entre eux décédèrent durant leur exil, sans jamais pouvoir revenir dans leurs foyers".

Soixante-dix ans après, cette faute de l’histoire est en partie réparée. En ce 24 août 2014, les hommes de la Nueve sont à l’honneur dans Paris. Une marche commémorative sur les traces de la 9e compagnie va relier la porte d’Italie au quai Henri-IV, tandis qu’un hommage sera également rendu à l’Hôtel-de-Ville, en présence d'un des deux membres survivant, Rafael Gomez.

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IRAK-SYRIE • Etat islamique : une macabre production hollywoodienne

IRAK-SYRIE • Etat islamique : une macabre production hollywoodienne | Think outside the Box | Scoop.it
Sur la vidéo de la décapitation du journaliste américain James Foley [postée le 19 août] par les militants de  l'Etat islamique [EI, Daech en arabe], la victime est vêtue de la même couleur orange que les prisonniers à Guantanamo. La scène se déroule devant un paysage de désert aride et immobile, focalisant l'attention sur le bourreau.

Visage camouflé, couteau à la main et habillé de noir, ce qui le fait ressembler à un ninja, il s'adresse en anglais à la famille du journaliste, au peuple américain et au président Obama.

On ne peut que s'étonner du savoir-faire médiatique de Daech, capable de produire des vidéos à l'impact psychologique puissant. Il dispose d'évidence de caméras modernes, de microphones de qualité, de caméramans expérimentés et de producteurs professionnels.

Des coupes très réfléchies

De même, la mise en scène est élaborée, avec les différents angles sous lesquels sont filmés les deux hommes, mais aussi avec le choix d'une personne parlant parfaitement l'anglais afin de faciliter la réception du message de Daech par les Occidentaux, le tout traduit en arabe par sous-titres.

On aura remarqué la coupe juste après que le bourreau pose le couteau sur la nuque de la victime. Une des explications possibles serait que la personne choisie pour ses compétences en langue anglaise n'était pas habituée à accomplir ce geste.

La vidéo aurait risqué de pâtir de longueurs, avec un bourreau trahissant sa maladresse au moment de couper la tête, jusqu'à ce que quelqu'un lui vienne en aide. On a donc choisi de couper l'image à ce moment-là, pour enchaîner directement sur la tête tranchée et posée sur le cadavre.

Des sociétés de production à l'œuvre

Le titre de cette vidéo digne de Hollywood est Message à l'Amérique, ce qui doit lui donner de l'importance, puisqu'elle s'adresse à tout un pays. A la fin, elle fait personnellement porter au président Obama la responsabilité du “sang versé par son peuple”. Car un autre Américain apparaît alors à l'écran : Steven Sotlof.

S'adressant directement au président américain, le bourreau déclare : “La vie de cet Américain dépend de tes décisions à venir, Obama.”

L'Etat islamique fait appel pour ses films à la société Khalifa et à la Fondation Al-Forqan. C'est cette dernière qui a diffusé la vidéo intitulée Briser la croix et faire triompher l'Etat islamique, produite par la société Tarjuman Al-Asawirti.

Il recourt également à une série de vidéos pour toucher la sensibilité des Américains : des soldats qui pleurent, des chars qui explosent, des tireurs embusqués qui n'ont aucun mal à tuer des Américains…
Pourquoi Twitter bloque-t-il la vidéo ?
La vidéo de l'exécution du journaliste américain James Foley, publiée sur YouTube, a été retirée de la plateforme et bloquée par le réseau social Twitter moins de vingt-quatre heures après sa diffusion. "Nous sommes activement en train de suspendre les comptes liés à la vidéo" [et ceux qui la diffusent], a annoncé dans un tweet Dick Costolo, le directeur général du réseau Twitter, mercredi 20 août.

Le hashtag #ISISmediaBlackout, invitant à ne pas diffuser la vidéo pour ne pas faire le jeu de l’Etat islamique (EI), avait déjà commencé à circuler parmi les internautes. La charte de Twitter prévoit la possibilité pour le réseau de bloquer certains contenus en raison de leur caractère violent ou à la suite de la demande de la famille des personnes concernées, rappelle
The Washington Post.

Mais c’est plus certainement pour ne pas être partie prenante de la stratégie de communication de l’EI que le réseau a pris ces mesures, fait remarquer le quotidien italien Il Foglio. "Plusieurs experts soutiennent que l’Etat islamique détient un nombre élevé d’otages occidentaux et qu’il pourrait les utiliser comme arme contre les gouvernements ennemis. Cela pourrait expliquer pourquoi, la semaine dernière, Twitter a fermé des dizaines de comptes utilisés par l’EI pour diffuser son contenu sur Internet”, écrit le journaliste Daniele Raineri.
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L'Aigle survole le Rossignol | Mémorial 14-18.net

L'Aigle survole le Rossignol | Mémorial 14-18.net | Think outside the Box | Scoop.it
La guerre déclenchée en août est d'une violence inédite.


La force génératrice de la guerre

La chronique de Maurice Barrès du 25 août 1914, dans L’Echo de Paris, retient irrésistiblement l’attention. Barrès y célèbre, dans la plus grande confusion mentale, la force génératrice de la guerre. Curieuse force génératrice, en vérité, qui dévore toute la jeunesse de France depuis quelques jours. Mais cela n’a pas l’air de préoccuper outre mesure l’académicien. La guerre, ce n’est qu’une question de perception après tout, laquelle est toujours confortable quand on ne joue pas sa vie. A l’inquiétude de l’arrière répond la confiance joyeuse du soldat de première ligne.

« La France a toute sa jeunesse aux armes. Le sang le plus pur et le plus chaud de la race. Nul de nous ne peut penser à autre chose qu’à ce trésor en danger. Mais que parlons-nous de danger, quand ils ne veulent voir que l’honneur et la joie du combat ? »

La guerre est cette matrice qui va engendrer un monde nouveau. Elle souligne déjà à quel point l’individu est important. Après le grand sacrifice, notre perception de notre prochain sera inévitablement appelée à changer :

« Demain, il n’y aura plus de place dans aucun esprit pour l’anarchie, mais en revanche il faudra accorder plus de crédit à l’individu. Dès aujourd’hui, nous voyons mille sources jaillir autour de nous que nous n’avions jamais sopuçonnées. »

Et, prophétique, Barrès adresse un appel aussi nébuleux que délirant aux écrivains et aux poètes mobilisés sur le champ de bataille :

« Ecrivains, déchirez la page interrompue ; poètes, abandonnez votre chanson, fût-ce au milieu d’une strophe et, si fort qu’elle ressemble à votre âme. Jetez même un adieu rapide à votre coeur d’hier. En revenant du Rhin, vous serez montés si haut , avec des ailes si fortes, que vous surpasserez tout vos rêves comme l’aigle survole le rossignol. »

La terrible coïncidence

L’image de l’aigle et du rossignol, même appliquée aux écrivains et aux poètes, ne laisse pas d’interroger.

En effet, du 20 au 22 août 1914, l’aigle a effectivement survolé le rossignol, mais pas dans le sens que Barrès prête à la formule. L’aigle (l’Allemagne) a écrasé l’armée française en Lorraine belge, à proximité de la commune de Rossignol.

On est loin, très loin même, de la littérature et de la poésie.

Cela a été un véritable massacre. Dans la seule journée du 22 août 1914, 27 000 soldats français, habillés du fameux pantalon garance, ont été abattus sous la mitraille allemande. La 3e division d’infanterie coloniale commandée par le général Léon Raffenel a été décimée. Les rares survivants ont été faits prisonniers. Quant à l’Allemagne, elle a perdu aux alentours de 13 500 soldats dans les violents combats. C’est donc environ 40 000 hommes qui ont péri en un jour !

Il convient également de signaler un massacre de civils dans la commune belge de Tamines située à 130 km au nord ouest de Rossignol qui a eu lieu du  21 au 23 août 1914. Plusieurs centaines d’innocents ont été tués par les troupes allemandes.

L’allusion de Maurice Barrès à l’Aigle et au Rossignol est donc une terrible coïncidence. Elle témoigne d’une perception complètement décalée du conflit qui s’installe à peine et dont la violence meurtrière est déjà d’une intensité inédite. Elle souligne aussi le rôle nocif joué par certains « intellectuels » qui, bien à l’abri à l’arrière, mettent leur talent de plume au service de la plus vile des propagandes.

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Guéris, deux Américains atteints par Ebola ont quitté l'hôpital

Guéris, deux Américains atteints par Ebola ont quitté l'hôpital | Think outside the Box | Scoop.it
Contaminés au Liberia, Kent Brantly et Nancy Writebol avaient reçu en urgence un sérum expérimental, qui n'avait été testé que sur des macaques auparavant.


Leur état de santé était observé de près par les scientifiques du monde entier. Les autorités sanitaires américaines ont annoncé jeudi 21 août que Kent Brantly et Nancy Writebol, un médecin et une missionnaire qui avaient été contaminés par le virus Ebola au Liberia, sont désormais guéris.

Les deux Américains avaient reçu un traitement expérimental, le ZMapp, un sérum qui n'avait auparavant été testé que sur le singe, et étaient depuis deux semaines traités à l'hôpital d'Atlanta. Nancy Writebol, 59 ans, a quitté l'hôpital mardi, tandis que Kent Brantly, 33 ans, est sorti dans la journée de jeudi. Leur sortie ne pose aucun problème de santé publique, ont assuré les médecins qui les ont suivis, lors d'une conférence de presse.


Plusieurs autres patients ont bénéficié du ZMapp, parmi lesquels trois médecins au Liberia dont l'état de santé est en nette amélioration, selon les autorités locales. En revanche, le prêtre espagnol Miguel Pajares, qui avait lui aussi reçu ce traitement après avoir été rapatrié à Madrid, n'a pas survécu à la maladie. Son décès a été annoncé le 12 août par les autorités espagnoles.


L'annonce de ces deux guérisons pourrait constituer une étape importante dans la lutte contre le virus Ebola. En plus de ce sérum ZMapp, un vaccin préventif contre le virus pourrait faire l'objet d'essais cliniques dès le mois prochain, selon le directeur du département vaccination, vaccins et produits biologiques de l'OMS. Si ces essais sont concluants, le vaccin pourrait être disponible dans le courant de 2015.

Dans son dernier bilan diffusé mercredi, l'Organisation mondiale de la santé recense 2 473 personnes atteintes, dont 1 350 sont mortes. Entre les 17 et 18 août, il y a eu 221 nouveaux cas et 106 morts dans les quatre pays concernés – Guinée, Sierra Leone, Liberia et Nigeria.

Au Liberia, pays le plus touché par l'épidémie, la Croix-Rouge demande la création d'une « organisation internationale qui coordonne la riposte » à Ebola. Selon le secrétaire général de l'ONG sur place, le crématorium de la capitale, Monrovia, n'a pas la capacité suffisante pour incinérer les corps de tous ceux qui ont succombé au virus.

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Les réseaux sociaux, outil des jihadistes

Les réseaux sociaux, outil des jihadistes | Think outside the Box | Scoop.it

L'effrayante vidéo montrant le meurtre présumé d'un journaliste américain par les jihadistes est le dernier épisode de la guerre lancée par les extrémistes sur les réseaux sociaux afin de semer la terreur mais aussi attirer de nouvelles recrues.

Dans le passé, les groupes jihadistes utilisaient leurs propres médias pour diffuser messages et vidéos mais récemment, des plateformes comme Twitter ou YouTube leur ont permis de bénéficier d'une audience sans précédent.

Si leurs comptes sont souvent fermés, ils en créent rapidement d'autres sous des noms différents.

Une vidéo montrant l'assassinat brutal du journaliste James Foley par un jihadiste de l'État islamique, est apparue mardi soir sur YouTube.

Le FBI, la police fédérale américaine, estime qu'elle est authentique, selon GlobalPost, le site internet pour lequel James Foley travaillait.

Le document porte la marque de fabrique des vidéos jihadistes, avec Foley revêtu de la combinaison orange similaire à celle portée par les détenus islamistes dans la prison américaine de Guantanamo.

Mais contrairement aux images horribles d'exécutions par les jihadistes durant la guerre en Irak (2003-2011) et celle de Daniel Pearl en 2002 au Pakistan, cette vidéo a été largement visionnée sur internet.

YouTube l'a rapidement retirée mais les images étaient déjà reproduites sur d'autres sites et des captures d'écran circulaient sur les comptes jihadistes et de leurs partisans.

Ces derniers ont utilisé Twitter pour diffuser ces images et pour se justifier, postant en même temps des images d'actes d'humiliation et de tortures commis par les soldats américains dans la prison irakienne d'Abou Ghraib.

James Foley, 40 ans, a couvert la guerre en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a travaillé comme pigiste pour le GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias.

Mais sur internet, les jihadistes l'ont accusé d'être un espion ou estimé qu'il méritait tout simplement de mourir pour être un Américain non-musulman.


- 'Peur, terreur et haine' -


"L'exécution du journaliste américain par l'EI est une stratégie délibérée. En montrant la brutalité dont il est capable, l'EI veut faire peur à ses ennemis", tweete Abou Bakr al-Janabi qui se présente lui-même comme un "extrémiste". "Cela vise à susciter la peur, la terreur et la haine", ajoute-t-il en anglais.

Sous le hashtag #AmessageToAmerica", 'KhalifaMedia' affirme que "l'EI ne laissera vivant aucun citoyen Américain non musulman dans le monde arabe à cause des frappes du (président Barack) Obama".

Quand les frappes aériennes américaines contre les positions de l'EI ont commencé le 8 août, des centaines de comptes Twitter ont commencé à poster des images destinées à menacer les Américains avec le hashtag #AMessageFromISSItoUS (Un message de l'EI aux Etats-Unis).

Les tweets affichaient des photos de soldats américains en pleurs, des photos des attaques du 11 Septembre et des images terribles de cadavres et de corps démembrés.

Des jihadistes ont même utilisé les hashtag #Hawaï ou #Ferguson pour profiter l'attention accordée à l'actualité américaine.

"Le terrorisme est par définition une stratégie de communication", affirme Max Abrahms, professeur de sciences politiques à la Northeastern University (Etats-Unis).

Selon lui, la maîtrise des réseaux sociaux par l'EI a dépassé celle Al-Qaïda.

Il note que les recrues de l'EI sont souvent des jeunes ayant reçu une éducation occidentale. "Ces Occidentaux ont l'avantage d'être bien exposés aux réseaux sociaux et leur maîtrise de l'anglais aide beaucoup", dit-il.

Pour l'EI, né des cendres d'un groupe irakien affilié à Al-Qaïda, la publication d'images macabres sur le net est devenue une "démonstration de force" et un moyen d'attirer davantage de recrues, selon M. Abrahms.

"Si la plupart des gens au monde sont répugnés, cela attire des éléments radicalisés de la société", affirme l'analyste.

- Comptes suspendus -


Après la publication de vidéo, le PDG de Twitter Dick Costolo a annoncé que la compagnie allait suspendre les comptes qui posteraient des images choquantes de la vidéo.

YouTube a également rapidement enlevé la vidéo pour violation de ses conditions d'utilisation, même si celle-ci est restée en ligne sur d'autres sites.

Les usagers de Twitter ont tenté eux-mêmes d'arrêter la propagation des images en utilisant le hashtag #ISISmediablackout (blackout médiatique contre l'EI) pour enjoindre les internautes à éviter de la publicité pour le groupe.

"Je ne partagerai aucune photo ou vidéo de violence enregistré intentionnellement et publiée par l'EI pour de la propagande", écrit Hend qui écrit sous le pseudonyme de Libya Liberty.

Mais ce mercredi après-midi, des comptes étaient revenu en lignes sous d'autres pseudonymes. "Ces terroristes continuent de revenir", commente un usager Twitter.

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L'armée marocaine se place en état d'urgence

L'armée marocaine se place en état d'urgence | Think outside the Box | Scoop.it
L'armée marocaine a positionné des systèmes de défense aux quatre coins du pays. Les médias nationaux craignent une menace terroriste.

Le Maroc se trouve en état d’alerte terroriste. Des dispositifs militaires ont été déployés en de nombreux lieux stratégiques et sensibles du pays. Les mouvements de l’armée n’ont pas échappés aux yeux des habitants. Depuis quelques jours, les médias locaux s’interrogent sur cet impressionnant ballet d’armement et de troupes aux quatre coins du Maroc.

A Casablanca, la capitale économique, les forces armées royales (FAR) ont investi le quartier de la corniche en bord de mer près du phare El Hank, à deux pas de la Mosquée Hassan II. "Les environs ont pris des airs de caserne militaire", a indiqué aux Echos une source locale. Des camions, des tentes, des batteries de missiles sol-air et des canons pointés vers l’Atlantique y ont élu domicile.


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Alain Lambert – Réforme territoriale : passer d’un réflexe de pouvoirs à un réflexe de services !

Un mille-feuille plus étatique que local

« Les hommes n’ont pas été créés pour les lois, ce sont les lois qui ont été créées pour les hommes ». Les collectivités n’ont pas été instituées pour conférer des pouvoirs mais pour offrir des biens et services publics ! La question du nombre d’échelons territoriaux en France est devenue l’explication unique et magique à tous nos maux, nos désordres et gaspillages administratifs. Je le pense de moins en moins. La caricature classique utilisée sous le vocable de « mille-feuille » ne manque d’ailleurs pas d’hypocrisie, tant la feuille la plus épaisse, celle qui s’apparente à un mur infranchissable est celle de l’Etat ! L’Etat qui est partout pour complexifier, ralentir, coûter, empêcher, et nulle-part pour payer.

Si nos élites d’aujourd’hui réfléchissaient, consultaient, et débattaient autant que les constituants l’ont fait, à l’époque de la révolution, quand ils posèrent les fondations de la nouvelle organisation territoriale, le débat en cours s’éclairerait soudain et produirait d’un coup des fruits autres que ceux amers d’aujourd’hui.

Une notion trompeuse d’échelon territorial

D’abord, la notion d’échelon territorial ne trouve pas de définition dans la loi. La seule qui compte est celle de l’article 72 de la Constitution. Elle dispose que « Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions … ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus ». Cette définition comporte le mérite majeur de poser le principe d’ « un conseil d’élus » pour garantir la libre administration de ces collectivités. Lesquels conseils ont vocation à maintenir un équilibre des pouvoirs avec chaque niveau d’administration de l’Etat.

Un équilibre des pouvoirs à préserver

Le Parlement, au niveau national, vise à l’équilibre avec le Gouvernement, le Conseil général, au niveau départemental, avec l’administration préfectorale. Le Conseil municipal et le Maire administrent la commune, depuis bien avant la révolution, et exercent également des fonctions d’Etat. Ensuite s’est ajouté le Conseil régional qui, au sein de la région, vise à l’équilibre avec l’administration régionale de l’Etat.

Une révision constitutionnelle impossible

Par rapport à cet ordonnancement logique, qui a pu avoir l’étrange idée de proposer de supprimer le collège élu départemental, tout en maintenant l’administration existante de l’Etat ? Qui et pourquoi a-t-on voulu rompre avec cet équilibre des pouvoirs au niveau du département ? Cette idée est d’autant plus incongrue qu’elle supposerait une révision de la Constitution dont chacun s’accorde à reconnaitre qu’elle n’est pas possible sur ce sujet. Certes, cette tentation rôdait depuis des années dans les couloirs des ministères.

Une capitulation du corps politique

L’annonce soudaine de cette suppression des Départements ou des Conseils généraux s’est révélée comme une capitulation du corps politique devant l’appareil technocratique du Pays. Le Gouvernement gagnerait à la retirer, au plus vite. Il en sortirait grandi. Ce ne serait pas se déjuger, bien au contraire, puisque le Président de la République avait toujours dit qu’il était contre. Non, ce serait tout simplement constater démocratiquement qu’il n’existe aucune majorité des 3/5ème pour y parvenir. Et qu’il serait contreproductif de contrarier l’esprit de réforme à cause d’un point de crispation non décisif. A défaut, il est chaque jour plus clair que c’est tout le processus de réforme qui se trouvera bloqué.

Un exemple mal choisi

L’exemple de Paris qui réunit en une même assemblée Conseil municipal et Conseil général est une supercherie puisqu’il s’agit exactement du même périmètre géographique. Que les deux Conseils n’en fassent qu’un n’est pas un mérite mais une évidence.

Un département irremplaçable en milieu rural

Mais, par exemple, dans l’Orne, le département ne recouvre pas une seule commune, mais 505 !!! Qui peut croire que les 505 conseils élus puissent constituer l’échelon de démocratie d’équilibre des pouvoirs face à la Préfecture ? Avec une densité de population très faible, qui peut espérer, sauf un technocrate obstiné, que les intercommunalités pourraient atteindre une taille pouvant suppléer le département ?

C’est pourquoi cette billevesée technocratique de suppression des Départements ou des Conseils généraux, en milieu rural, mérite d’être combattue sans faiblesse. C’est même un devoir d’Etat.

Une confusion entre « pouvoirs » et « services »

A la vérité, la grande confusion tient au fait qu’au sein des administrations centrales, il est raisonné exclusivement en termes de pouvoirs et de procédures, et non en termes de services et d’efficacité, alors que les Français n’attendent que l’efficacité des « services publics ». Ils savent aussi que ce ne sont jamais les pouvoirs les plus éloignés et les plus arrogants qui leur rendront les meilleurs services de proximité.

Une répartition pertinente des échelons de démocratie

S’agissant des échelons de pouvoirs et donc de démocratie locale, il n’existe aucune raison objective pour changer ceux que l’histoire et la Constitution nous ont légués, tant ils se trouvent assez bien répartis dans l’espace. Ils se comptent raisonnablement au nombre de trois, comme dans tous les pays comparables de l’Union européenne : la Région qui, venant d’être fusionnée, sera de plus en plus éloignée des citoyens, d’autant qu’on lui confie la conquête vers l’extérieur ; le Département comme fédération de tous les territoires qui le composent. Et l’échelon communal ou supra communal qu’il est celui qu’il faut précisément enfin rationnaliser. Car c’est à ce niveau que lesdits échelons ne cessent de s’empiler : Communes, Communautés de Communes, syndicats de communes, Communautés d’agglomération, Communautés urbaines et maintenant Métropoles. Tout cela parce que personne n’a le courage d’admettre que l’avenir des communes se situe désormais au sein de leur intercommunalité.

Un bouc-émissaire à réhabiliter : le département

On voit donc bien que la réforme territoriale est assombrie et rejetée par ce choix malheureux d’un bouc émissaire unique : le Département, désigné à la vindicte populaire, en laissant prospérer voire en multipliant de nouvelles structures communales ou intercommunales venant s’ajouter à celles innombrables déjà existantes. Où est la réflexion ou la logique territoriale quand, vers le haut, on agrandit les régions et éloigne leur centre des habitants, que, vers le bas, on multiple les échelons communaux, et qu’au milieu, où le vide se crée, on supprime les départements ? Et que pendant le même temps on théorise et on légifère sur la démocratie de proximité.

Quel est le mobile d’une telle méprise ?

Une recentralisation rampante à éviter

Probablement une volonté inavouée d’une reprise en mains rampante du pouvoir local par les administrations centrales : Fusion des régions pour en faire les succursales des ministères – suppression des départements car trop proches des citoyens – maintien d’une myriade de petites unités communales sans pouvoirs ni ressources et donc sans risques de conflits de pouvoirs. Ce soupçon est légitime quand on mesure le refus de dialoguer sur l’équilibre à préserver entre le fait urbain auquel on dédie toutes les nouvelles organisations, et l’espace rural que l’on prive de représentation. Avec la réforme régionale, la population ornaise perdra deux fois et demie le nombre de sièges qu’elle détient aujourd’hui. Elle ne comptera plus désormais que pour le symbole.

Le choix d’une gestion de proximité

L’autre motif est probablement l’aveuglement d’une technostructure incapable de raisonner autrement qu’en termes de « pouvoirs » en oubliant l’essentiel, c’est-à-dire le service aux citoyens. Si cette aristocratie administrative acceptait enfin de s’éveiller aux techniques modernes de gestion, elle cesserait de s’arcbouter sur les questions institutionnelles et ouvrirait enfin la réflexion, le débat et les mesures sur la modernisation de la gestion.

Un besoin urgent d’allègement du droit pour améliorer la gestion.

Sait-elle par exemple que tous les doublons qu’elle dénonce à longueur de rapports sont de son propre fait ? Les collectivités territoriales ont horreur du gaspillage. Elles demandent à mutualiser toutes leurs fonctions support, à fusionner des bureaux, à ouvrir des guichets uniques, pour tous leurs services de proximité sur le même territoire, quelle que soit leur collectivité de rattachement. Ce qui les en empêche, c’est le droit kafkaïen qui les régit ! Comment justifier que l’on veuille supprimer quelques dizaines de conseillers généraux, élus directement par la population, pendant l’on crée simultanément des dizaines de comités Théodule sur tous les sujets, qui multiplient les réunions et aboutissent à une comitologie aigue aussi ridicule que ruineuse ? Pourquoi aujourd’hui les conventions de gestion entre collectivités d’échelons différents sont-elles autant encadrées quand elles ne sont pas interdites par des règles d’une complexité insensée ? Pourquoi, une fois sur deux, quand des collectivités veulent mutualiser leurs services, on les oblige à créer un syndicat ? De qui se moque-t-on, quand on nous tympanise sur nos coûts supposés excessifs et que l’on conserve la séparation couteuse de l’ordonnateur et du comptable, totalement inadaptée aux besoins du présent ? La vérité est qu’avant de supprimer les conseils généraux, il faudrait d’abord supprimer tous les organes centraux qui les paralysent, les asphyxient, et renchérissent toutes leurs dépenses.

Passer d’un réflexe de pouvoir à un réflexe de service.

La gestion publique moderne et efficiente des territoires commande une plus large liberté de gestion, dès lors que des objectifs d’excellence de rapport coût-efficacité sont clairement fixés et tenus. L’action des entités publiques locales doit être déployée avec la souplesse des réseaux de services publics, par la voie contractuelle, avec un management participatif, loin des méthodes bureaucratiques, paperassières, fondées sur la défiance mutuelle et non sur la confiance. Or, pour l’instant, c’est un droit étatique qui freine, ce n’est pas la volonté locale !

Une bonne nouvelle : la réforme est possible

Qu’on ne se méprenne pas, mon but n’est absolument pas de contrarier la marche du Gouvernement vers le redressement du Pays. Au risque d’être parfois mal compris par ma propre sensibilité politique, j’ai toujours fait passer l’intérêt de mon Pays avant tout réflexe partisan. Cela ne m’oblige pas à me taire quand je pense que la voie empruntée n’est pas la bonne.

Au fond, la bonne nouvelle dans cet océan d’incompréhensions est que : Oui la réforme est possible !!! Elle requiert un Etat stratège, animateur, manager et des collectivités respectées et mobilisées.

Mais au fait, si on leur demandait leurs avis !

On n’y avait pas pensé !!!

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Département de la Drôme's curator insight, August 18, 10:02 AM

Opinion d'Alain LAMBERT - Ancien ministre du budget - Président du Conseil général de l'Orne

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Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain

Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain | Think outside the Box | Scoop.it

C’est une coopérative née dans la banlieue lyonnaise : Alter-Conso fournit une alimentation de qualité à plus de 700 familles tout en ayant créé huit emplois et en permettant aux agriculteurs locaux de vivre de leur travail. Un véritable laboratoire de l’entreprise et de l’économie de demain, basé sur les circuits courts, et compatible avec les défis écologiques et sociaux. Qui se développe sans le soutien et dans l’indifférence des pouvoirs publics… Reportage.

Se faufilant entre les caisses de fruits et légumes, Sam répartit les « paniers solo », « couples » et « familles ». Evelyne sort des bureaux administratifs pour s’atteler à la préparation des « paniers goûters », pendant que Roger livre sa farine de sarrasin dans le coin épicerie. L’organisation est parfaitement rodée. Au fond de l’entrepôt, Thomas s’active à la préparation des « caisses d’échanges », qui permettent à un consommateur d’échanger un produit qui lui déplaît. Nous sommes à Décines, dans la banlieue lyonnaise, au sein d’une nouvelle manière d’envisager l’entreprise, la vente de produits alimentaires, le travail et l’économie en général. Un laboratoire du commerce en circuits courts.

Alter-Conso se lance en 2006. A l’époque, ils sont plusieurs producteurs et consommateurs à vouloir dépasser les contraintes des traditionnelles Amap (Association de maintien pour une agriculture paysanne), où la logistique, comme la répartition et la distribution des paniers, sont assurées par des bénévoles. « Avec l’appui de producteurs, nous avons fait le choix de rémunérer progressivement ces emplois », explique Thomas. Sept ans plus tard, la coopérative compte 46 producteurs, environ 740 adhérents consommateurs et distribue des paniers de produits agricoles locaux, chaque semaine, dans 14 quartiers de Lyon et de ses environs. Huit salariés employés à temps partiel assurent le travail de mise en relation entre l’ensemble des adhérents et des producteurs.

Rien à envier aux supermarchés

Les coopérateurs d’Alter-Conso sont parvenus à professionnaliser la structure tout en garantissant des emplois pérennes. Au point de concurrencer les grandes surfaces ? L’idée peut faire sourire, mais Alter-Conso réalise un chiffre d’affaires de 104 000 euros par salariés [1] contre 250 000 euros en moyenne dans la grande distribution, selon les calculs réalisés par Patrick Mundler et Lucas Rumpus de l’Isara Lyon, dans le cadre d’un projet de recherche portant sur l’agriculture biologique en Rhône-Alpes. La coopérative est donc en capacité de créer deux fois plus d’emplois que les systèmes classiques de distribution alimentaire. Grâce à son fonctionnement plus artisanal et des charges plus faibles, notamment en immobilisations de capital. Surtout, différence essentielle avec la grande distribution où le travail est souvent répétitif et parfois pénible, la coopérative assure créer des « emplois de qualité ».

« Le temps partiel est un choix volontaire », tient à souligner Sam, salarié depuis quatre ans. « Avant de travailler ici, je faisais 35h dans la photocomposition. En rejoignant Alter-Conso, je déconstruis ce j’ai pu apprendre par rapport au travail classique où l’on n’est pas du tout acteur. Là, je contribue à l’avenir d’une agriculture paysanne de qualité, tout en ayant du temps pour faire d’autres choses. » Les contrats étaient de 24h par semaine, rémunérés 1,4 fois le SMIC. Récemment, pour compenser une partie du travail réalisé bénévolement (comme les temps de réunions et de discussions stratégiques), les contrats sont passés à 30h. Mais le taux horaire a été revu à la baisse. De quoi générer quelques frustrations malgré la volonté de retrouver des marges de manœuvres financières.

« Un autre rapport au salariat »

« C’est un métier très varié où il faut à la fois beaucoup de relationnel, savoir animer des réunions, savoir utiliser plusieurs logiciels informatiques, et faire beaucoup de manutention », confie Evelyne. Une véritable « polycompétence » ! Pour améliorer la rotation des tâches, une organisation en cinq pôles a été mise sur pied depuis 2011. Chacun tourne tous les six mois. Deux salariés peuvent ainsi être en charge du suivi de la comptabilité et de la gestion de janvier à juin, puis s’occuper de la communication et de l’animation de juillet à décembre. « C’est essentiel qu’il y ait une polyvalence entre nous, assure Sam. C’est ce qui a permis par exemple à l’un des salariés de prendre une année sabbatique. On crée un autre rapport au salariat ». Sans l’appui d’aucune subvention publique ni de contrat aidé.

Alter-Conso a obtenu le statut de « Société coopérative d’intérêt collectif » (Scic) en 2008. Son conseil d’administration est composé de quatre collèges : les consommateurs, les salariés, les producteurs et les sympathisants. Les trois premiers collèges disposent respectivement de 30 % des parts sociales, et les sympathisants de 10 %. « La SCIC est un modèle où les décisions et les pouvoirs sont discutés, partagés, et où chacun doit donner son avis sur le principe d’une personne égal une voix », rappelle Sam. Les conseils de coopération, des ateliers de réflexion, des groupes de travail thématiques, qui réunissent des producteurs, consommateurs et salariés, rythment la vie de la coopérative. Ils permettent de débattre et de trancher les grandes décisions. Et de partager au mieux les responsabilités.

Des prix décidés collectivement

Les prix sont également fixés collectivement, lors de réunions de filières, deux fois par an. Les consommateurs peuvent participer à ces réunions et exprimer leurs positions quant au fonctionnement, à la qualité des produits, ou aux améliorations à apporter. « Mais nous manquons de temps pour bien expliquer le coût de production de nos produits », confie Guillaume Gontel, maraîcher biologique. Selon les formules, les prix des paniers varient de 7 à 16 euros [2]. L’ensemble des consommateurs paient le produit à sa valeur réelle et l’argent est entièrement reversé au producteur.

Du coup, quelles sont les ressources de la coopérative ? Les services proposés par la coopérative sont facturés en fonction de la situation financière des adhérents – consommateurs comme producteurs – via les frais de fonctionnement (salaires, loyers, transports...) [3]. Ces frais sont payés pour moitié par les adhérents selon leur revenu, et pour moitié par les producteurs selon leur chiffre d’affaires. Le taux de participation est discuté entre les acteurs de la Scic. Ainsi, les personnes au RSA ou au minimum vieillesse ne paient pas davantage que les paniers qu’ils achètent.

Soutenir la conversion en agriculture biologique

Pour la coopérative, il est important de faire évoluer simultanément les pratiques et les modes de consommation afin d’avoir une action cohérente. « Pour un producteur, disposer d’une visibilité sur plusieurs mois côté trésorerie peut contribuer au déclic pour passer en bio relève Sam. Mais on reste évidemment attentif à d’autres critères comme la taille humaine de l’exploitation. » Les coopérateurs ont voté en assemblée générale le fait que l’ensemble des producteurs qui entraient dans la coopérative devaient s’engager dans une démarche d’agriculture biologique. Au démarrage de l’activité, un seul maraîcher pratiquait une agriculture répondant au cahier des charges de l’agriculture biologique. Aujourd’hui ils sont quatre sur six à s’y être convertis.

Les membres d’Alter-Conso sont bien conscients de la difficulté de passer en bio selon les filières. « Pour les fruits, c’est très long, souligne Guillaume Gontel. Il faut parfois recréer un nouveau verger, recourir à d’autres variétés. J’étais contre le fait d’imposer le bio tout de suite, mais il faut reconnaître que progressivement on y arrive ». Ce maraîcher commercialise ses légumes via des systèmes de paniers depuis les années 90, mais reconnait une capacité de diffusion plus large via le réseau d’Alter-Conso. « Nous sommes libérés de la gestion des paniers tout en ayant une sécurité sur nos ventes. On gagne en économie d’échelle au niveau des transports car les volumes fournis sont plus conséquents qu’avec les Amap. ». Le partage des risques avec les adhérents et la garantie de revenus fixes et « équitables » contribuent à rapprocher paysans et salariés.

Fruits et légumes compétitifs

Ce mercredi-là, c’est Clément, salarié d’Alter-Conso, qui assure la distribution à l’espace associatif de Vaulx-en-Velin. Il est accompagné par Claude, producteur de fruits rouges. Comme à chaque distribution, un producteur est présent sur place. « Selon les lieux on distribue de 25 à 75 paniers. Chez les consommateurs, il y a encore une certaine crainte de s’engager sur les paniers. C’est vu comme une contrainte alors que ce n’est pas très chers compte-tenu de la qualité », confie Claude. « Personnellement, j’ai fait les comptes, et c’est très compétitif avec les grandes surfaces souligne Chantal, adhérente depuis le lancement de l’initiative. Et puis c’est extrêmement sympathique, j’ai l’impression d’être en famille. »

Le soutien à la création d’emplois est déterminant pour Claudine. « Quand l’espace associatif a relayé leur projet, j’ai immédiatement adhéré car je voulais les aider à travailler. Maintenant, je ne pourrais plus m’en passer. Je ressens vraiment le goût des légumes et de la bonne viande, ça me rappelle mon enfance ! », lâche-t-elle. L’abonnement à Alter-Conso dure six mois et permet à une famille d’y voir plus clair dans son budget alimentaire. Claudine et Emmanuel arrivent, accompagnés de leurs enfants. « On cherchait une solution pour avoir des produits de confiance, naturels, avec un contrat avec les producteurs », explique Emmanuel. « Le fait de ne pas savoir à l’avance ce que je vais manger me permet d’innover », ajoute Claudine, ravie. L’affaire de la viande de cheval a conforté nombre d’entre eux dans la volonté de poursuivre leur abonnement.

Travail d’éducation populaire

Centres sociaux, MJC, espaces associatifs... Les lieux de distribution ne sont pas uniquement des aires d’accueil pour Alter-Conso qui leur a proposé de rejoindre le collège « sympathisants ». L’enjeu : insuffler une dynamique commune et prendre une part active dans les orientations futures de la coopérative. « Dans le cadre des centres sociaux, nous aidons aussi à la création d’emplois. A titre personnel, j’étais déjà sensibilisé aux circuits courts, et leur distribution hebdomadaire contribue vraiment à l’animation de vie de quartier », témoigne Jean-Paul Vilain, directeur du centre social de Gerland.

Le directeur du centre social aimerait aller plus loin dans la démarche. « Alter-Conso a déjà été partenaire de notre carnaval en assurant les goûters pour les enfants et la vente de bières locales à la buvette. Mais on pourrait imaginer que les cours de cuisine que l’on dispense une fois par semaine s’inspirent davantage des recettes données par Alter-Conso ». Une idée qui plaît au maraîcher Guillaume Gontel : « Les consommateurs ont toujours tendance à complexifier la préparation des légumes alors que ce sont des produits très simples à cuisiner ». L’idée d’un atelier cuisine les rend enthousiaste. Reste la question du temps et des financements. « Aucune mairie n’a pour le moment accepté de nous financer dans cette démarche », déplore Sam. Les collectivités locales qui partagent les valeurs d’Alter-Conso ont la possibilité d’entrer au collège des sympathisants. Sans succès pour le moment...

Essaimer au lieu de monopoliser

C’est donc sans aucun financement public qu’Alter-Conso a rapidement grandi. « Après les premières années de lancement s’est posée la question de la forte demande à satisfaire », relate Sam. L’idée d’augmenter le nombre de salariés pour réaliser plus de ventes et pousser les producteurs à devenir intensifs, ne correspondait pas au sens du projet. Les coopérateurs ont alors fait le choix de fixer un seuil de 800 consommateurs à ne pas dépasser. « La solution est de se lancer dans l’essaimage de structures identiques à la nôtre pour promouvoir un système économique qui correspond à nos valeurs », ajoute Sam.

Deux structures sont nées de ce processus, Croc’Ethic et l’Arbralégumes, qui partagent aujourd’hui l’entrepôt d’Alter-Conso et qui, elles-aussi, créent des emplois. « Ce type de projets est essentiel pour dynamiser une coopérative comme Alter-Conso. Si l’on veut continuer à changer le monde, nous avons besoin d’un développement politique », confie Sam. Si tout le monde pouvait s’en inspirer...

Sophie Chapelle

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Des photos satellites montrent Gaza avant et après le début de l'offensive - RTBF Monde

Des photos satellites montrent Gaza avant et après le début de l'offensive - RTBF Monde | Think outside the Box | Scoop.it
En 26 jours, la guerre qui a éclaté dans la bande de Gaza a fait plus de 1500 morts côté palestinien, dont plus de 250 enfants. Côté israélien, 63 soldats et 3 civils ont perdu la vie. Suite aux bombardements incessants, des centaines de maisons ont été réduites en cendres et des milliers de bâtiments, dont des écoles et des centres hospitaliers, ont été endommagés. Des images satellites publiées par l'UNOSAT, programme dépendant de l'ONU, montrent l'ampleur des dégâts dans l'enclave palestinienne.


Quelques jours après le début de l'offensive, l'UNRWA (l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens) disait "constater" la destruction massive de bâtiments dans la bande de Gaza.

Les photos satellites publiées par l'UNOSAT et prises avant et après le début de "Bordure protectrice" viennent illustrer ce constat.

Voici une portion de Beit Hanoun, une ville de 35 000 habitants au nord-est de la bande de Gaza. La photo ci-dessous a été prise le 6 juillet. Déplacez la barre verticale vers la gauche pour découvrir la photo du 25 juillet, prise exactement au même endroit.


Les images satellites suivantes montrent cette fois une partie de Chajaya, banlieue est de la ville de Gaza qui a connu un pilonnage particulièrement intensif. On y voit les dégâts causés tant aux bâtiments qu'aux terrains agricoles.


Selon l'OMS, 10 des 32 hôpitaux que compte la bande de Gaza sont fermés, et onze sont endommagés. Et d'après l'ONU, les logements de 9815 familles (environ 58 900 personnes) ont été complètement détruits.

L'opération militaire israélienne "Bordure protectrice" vise à faire cesser les tirs de roquette du Hamas et à neutraliser les tunnels dont des commandos se servent pour mener des attaques en Israël.

G. Renier avec A. de Callataÿ et yourwebpresence

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Les mesures du plan pour la relance de la construction

Les mesures du plan pour la relance de la construction
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Ce qu'on entend par "35 heures"

Ce qu'on entend par "35 heures" | Think outside the Box | Scoop.it

En France, les 35 heures hebdomadaires (ou 1.067 heures annuelles) définissent la "durée légale du travail effectif", différente de celel maximale. Ainsi, selon l'Insee, en 2012, la durée hebdomadaire de travail des salariés français à temps complet s'élevait à 39,4 heures.



Seuil à partir duquel sont calculées les heures supplémentaires, les 35 heures font régulièrement l'objet, depuis leur instauration en 2000, de débat politiques acharnés. Leur dispositif semble en revanche mal connu. Résumé des points essentiels qu'il faut connaître pour comprendre leur fonctionnement.

Elles font régulièrement l'objet de débats passionnés en temps de campagnes électorales, et ont donné lieu jeudi au premier "couac" du gouvernement Valls II, au lendemain de son installation. Mais en quoi consistent exactement les 35 heures qui régissent le temps de travail des salariés français? Voici, d'après les informations du site du ministère de Travail, les principaux points qu'il faut connaître afin de comprendre son quotidien et suivre le débat.

  • Les 35 heures ne représentent pas la durée maximale de travail

En France, les 35 heures hebdomadaires (ou 1.067 heures annuelles) définissent la "durée légale du travail effectif". Il ne s'agit cependant ni d'une durée minimale, puisque les salariés peuvent être employés à temps partiel, ni d'un maximum. Les 35 heures sont plutôt une durée de référence: elles représentent le seuil à partir duquel sont calculées les heures supplémentaires, qui peuvent être accomplies dans le respect de certaines conditions.

Dans le calcul du "travail effectif" entre, selon la loi, toute période pendant laquelle le salarié est à la disposition de l'employeur, dans l'obligation de se conformer à ses directives. Les temps de restauration et de pauses sont ainsi comptabilisés dans cette durée dès lors qu'ils répondent à ce critère. Le temps nécessaire pour se rendre sur le lieu d'exécution du contrat de travail, en revanche, n'est en principe pas pris en compte.

  • Certains secteurs appliquent une "heure d'équivalence" plus élevée

Tous les employeurs de droit privé et établissements publics à caractère industriel et commercial sont concernés. Les seuls personnes exclues sont les cadres dirigeants, les mandataires sociaux, les représentants de commerce, les concierges d'immeubles d'habitation au service de particuliers, les employés de maison et les assistantes maternelles.

Cependant, dans certaines professions comportant des temps d'inaction (comme, par exemple, celles médico-sociales), une durée de travail supérieure peut être prévue et considérée comme équivalente à la durée légale. Si celle-ci est de 38 heures, par exemple, le calcul des heures supplémentaires se déclenche après la 38e heure de travail. Ces régimes d'équivalence ne peuvent être mis en place que par décret en Conseil d'État ou par décret simple après conclusion d'une convention ou d'un accord de branche.

  • Les heures supplémentaires imposent soit une majoration de salaire, soit un repos compensateur

La durée légale de travail n'étant pas celle maximale consentie, à la demande de l'employeur ou avec son accord, même implicite, celle-ci peut être dépassée par des "heures supplémentaires". En 2012, heures supplémentaires comprises, la durée hebdomadaire de travail des salariés à temps complet s'élevait ainsi à 39,4 heures en France selon l'Insee, contre 40,7 en Allemagne et 40,4 dans l'Union européenne.

>>Les Français travaillent plus qu'on ne le croit

La loi encadre cependant ces heures complémentaires. Une majoration de salaire est notamment prévue: elle est de 25 % pour les 8 premières heures supplémentaires et de 50 % au-delà. Par convention ou accord de branche étendu, ou par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement, ce taux peut toutefois être fixé à un niveau inférieur, à condition qu'il soit au moins égal à 10%.

Par la même voie conventionnelle il est également possible de remplacer le paiement des heures supplémentaires par l'attribution d'un "repos compensateur équivalent". Le paiement d'une heure supplémentaire rémunérée à 150 % peut ainsi, par exemple, être remplacé par un repos d'une durée d'une heure et 30 minutes.

  • Au-delà d'un certain seuil, un repos compensateur est obligatoire

Un contingent annuel d'heures supplémentaires est défini par voie conventionnelle ou, à défaut d'accord collectif, par la loi, qui le fixe à 220 heures par salarié. Pour toute heure supplémentaire accomplie au-delà de ce contingent (exceptées celles donnant lieu à un repos compensateur équivalent), les salariés ont droit, en plus des majorations, à une "contrepartie obligatoire en repos", fixée par la loi à 50 % pour les entreprises de 20 salariés au plus et à 100 % pour les entreprises de plus de 20 salariés.

Les accords collectifs peuvent définir les caractéristiques et les conditions de prise de ce repos, mais ils ne peuvent pas établir de durée inférieure. Ces accords peuvent également prévoir que ces repos soient accordés au titre d'heures supplémentaires accomplies dans la limite du contingent.

Assimilé à une période de travail effectif, ce repos donne lieu à une indemnisation qui n'entraîne aucune diminution de rémunération par rapport à celle que le salarié aurait perçue s'il avait accompli son travail. Ne sont toutefois pas concernés par ce contingent ni les salariés ayant conclu une convention de forfait en heures sur l'année, ni ceux ayant conclu une convention de forfait annuel en jours, ni les cadres dirigeants.

  • La durée maximale de travail peut être supérieure aux 35 heures

Il existe néanmoins des durées maximales qui ne peuvent être dépassées par l'accomplissement de ces heures supplémentaires. Elles sont fixées à :

  • 10 heures par jour;
  • 48 heures par semaine;
  • 44 heures hebdomadaires en moyenne sur une période de 12 semaines consécutives.

D'éventuelles dérogations peuvent être accordées par les autorités administratives compétentes.

  • Un dispositif en deux temps

Ce dispositif a été d'abord instauré, en deux temps, sous l'impulsion de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité sous le gouvernement Jospin, Martine Aubry.  Le 13 juin 1998, une première loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail, dite loi Aubry, a ouvert un processus expérimental de négociations entreprise par entreprise, qui prévoyait par ailleurs un dispositif incitatif de baisses de charges sociales pour celles qui prenaient des engagements en termes d'emploi.

Le 19 janvier 2000, une deuxième loi relative à la réduction négociée du temps de travail, dite loi Aubry II, a ramené la durée légale à 35 heures hebdomadaires, moyennant la généralisation et la pérennisation des exonérations de cotisations sociales pour les entreprises qui s'engageaient à créer ou préserver des emplois. Le nouveau régime était applicable à partir du 1er janvier 2000 dans les entreprises de plus de 20 salariés et à compter du 1er janvier 2002 dans toutes les autres.

  • Plusieurs correctifs

Les 35 heures hebdomadaires ont toutefois fait l'objet par la suite de plusieurs aménagements, via notamment des décrets et des lois permettant des dérogations ou l'accroissement des heures supplémentaires.

Le régime en vigueur aujourd'hui est notamment issu de la loi du 20 août 2008, qui a assoupli les conditions de recours aux heures supplémentaires, donnant quasiment toute latitude aux entreprises pour augmenter et organiser le temps de travail, sous réserve d'accord avec les syndicats ou représentants du personnel. Le texte a également regroupé dans un cadre unique  différents dispositifs d'aménagement du temps de travail existant antérieurement, sans toutefois remettre en cause les accords existants.

En 2012, la gauche a néanmoins mis un terme à une mesure symbolique de Nicolas Sarkozy, qui avait exonéré les heures supplémentaires de cotisations sociales et d'impôts. Seules sont désormais maintenues les exonérations patronales dans les entreprises de moins de 20 salariés. La loi sur la sécurisation de l'emploi de juin 2013 garantit par ailleurs plus de flexibilité aux entreprises en cas de "graves difficultés".

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Fièvre Ebola : le Japon prêt à fournir un traitement expérimental

Fièvre Ebola : le Japon prêt à fournir un traitement expérimental | Think outside the Box | Scoop.it
Le Japon s'est dit prêt lundi à fournir un traitement expérimental mis au point par une entreprise nippone pour lutter contre le virus Ebola qui frappe quatre pays d'Afrique de l'Ouest.

Le Japon s'est dit prêt lundi à fournir un traitement expérimental mis au point par une entreprise nippone pour lutter contre le virus Ebola qui frappe quatre pays d'Afrique de l'Ouest. «Notre pays est disposé à livrer le médicament en coopération avec le fabricant si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en fait la demande», a déclaré le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga.

Il n'existe actuellement aucun vaccin ou antiviral homologué contre le virus Ebola, qui figure parmi les plus contagieux et mortels chez l'homme dont il peut provoquer la mort en quelques jours. Face à la gravité de l'épidémie actuelle, la pire depuis la découverte du virus il y a une quarantaine d'années, la communauté médicale internationale a cependant approuvé mi-août l'emploi de traitements non homologués.

Le médicament japonais est appelé favipiravir (ou «T-705»). Il est commercialisé sous le nom Avigan par Toyama Chemical, filiale du spécialiste des techniques de l'image FujiFilm Holdings. Par rapport au sérum américain ZMapp, un cocktail de trois anticorps «monoclonaux» disponible en très petites quantités, le favipiravir présente l'avantage d'avoir été homologué en mars au Japon en tant qu'antiviral contre la grippe et est actuellement en phase de tests cliniques aux Etats-Unis. Son administration sous forme de comprimés peut également faciliter le traitement dans des zones aux infrastructures médicales limitées.

«Avant même que l'OMS ne prenne une décision, nous sommes prêts à répondre aux demandes individuelles (de travailleurs médicaux, NDLR) sous certains conditions s'il s'agit d'un cas urgent», a souligné Yoshihide Suga. Le groupe japonais, connu pour ses appareils photo mais qui a aussi une activité importante dans le domaine médical (radiographie et endoscopie notamment), a indiqué avoir reçu des demandes de l'étranger, sans préciser combien ni de quels pays. «Nous avons des réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes», a ajouté un porte-parole. Le groupe pourrait en préparer davantage par la suite.

Décès d'un médecin libérien traité au sérum expérimental américain ZMapp. Le Dr Abraham Borbor est mort dans la nuit de dimanche à lundi a précisé le ministre libérien de l'information Lewis Brown. «Il montrait des signes de progrès mais il a finalement rendu l'âme. Le gouvernement regrette cette perte et présente ses condoléances à la famille», a-t-il ajouté. Deux autres praticiens soignés avec ce sérum, le ZMapp, «sont toujours sous traitement et il y a des signes d'espoir», a indiqué le ministre.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait fait état le 21 août de «l'amélioration significative», de l'état d'un médecin et d'un infirmier traités au ZMapp au Liberia, ajoutant qu'un autre médecin se portait mieux, mais restait dans un état grave.

Le Liberia avait obtenu la livraison le 13 août par les Etats-Unis pour ces trois praticiens de doses du ZMapp, administré à deux Américains qui ont été déclarés guéris la semaine dernière, ainsi qu'à un prêtre espagnol, décédé le 12 août. Tous trois avaient été contaminés au Liberia. Les très faibles quantités disponibles du ZMapp, qui n'avait jamais été testé auparavant sur des humains, sont épuisées, selon le laboratoire qui le produit.

Le ressortissant britannique contaminé hospitalisé à Londres. Dimanche soir, l'avion militaire transportant un ressortissant britannique contaminé par le virus Ebola a atterri près de Londres. La BBC a diffusé les images de l'atterrissage du C17 spécialement équipé de la Royal Air Force sur la base de Northolt, au nord-ouest de la capitale du Royaume-Uni.

L'homme, qui faisait partie du personnel médical d'ONG en Sierra Leone, participait à «la surveillance, la recherche des contacts et l'enterrement des victimes d'Ebola» à Kenema, a indiqué Yahya Tunis, porte-parole du ministère sierra-léonais de la Santé. Il s'agit du premier Britannique infecté par le virus depuis le début de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, qui a causé la mort d'au moins 1.427 personnes en Afrique de l'Ouest depuis mars.

L'Ouzbékistan envisage d'interdire les lutteurs des pays touchés
Les organisateurs des championnats du monde de lutte qui se dérouleront en septembre prochain en Ouzbékistan envisagent d'interdire la venue d'athlètes originaires de pays touchés par Ebola rapporte lundi l'agence Interfax.

«L'organisme international de lutte de la FILA (Fédération internationale) a envoyé une lettre au ministère de la Santé publique du pays pour lui demander de permettre aux athlètes des pays touchés par Ebola de participer aux championnats de Tachkent» selon l'agence citant un représentant du ministère sous couvert d'anonymat. Il a ajouté que la décision finale sur cette affaire serait annoncée dans la semaine.

Interfax a indiqué que sept lutteurs du Nigeria et deux de Sierra Leone ont fait part de leur désir de participer aux mondiaux dans la capitale ouzbek du 8 au 14 septembre. Le ministère de la Santé a déclaré que l'Ouzbékistan est en train de prendre toute les mesures possibles pour empêcher la pénétration du virus Ebola dans le pays.

La semaine dernière, les athlètes des pays touchés par Ebola en Afrique de l'Ouest ont été exclus de certaines disciplines aux Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se déroulent en Chine.
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Les prémices d’une nouvelle crise économique au Japon ?

Les prémices d’une nouvelle crise économique au Japon ? | Think outside the Box | Scoop.it
Le Japon publiait, hier, son Produit Intérieur Brut pour le deuxième trimestre de 2014. Très décevant, ce chiffre sera l’occasion pour nous de faire un point sur l’économie japonaise relativement en berne ces derniers temps. Nous ferons donc un point sur la situation actuelle et sur les conséquences que cela cause au yen et au marché des changes.

Des données économiques mornes
Les données économiques en provenance du Japon sont très décevantes depuis quelques mois. Le deuxième trimestre de l’année 2014 a, ainsi, révélé une contraction de 1,7% ce qui tire la croissance annualisée vers le bas à -6,8%. Il s’agit de la plus forte contraction du pays depuis les tremblements de terre et le tsunami qui ont frappé en 2011.
Avant la publication du PIB, l’indice de l’activité tertiaire avait enregistré une baisse de 0,1% pour juin, la troisième lecture consécutive plus faible que prévu. Dans le même temps, les ventes au détail chutaient de 0,6% après avoir déjà marqué un recul de 0,4% en mai. La production industrielle quant à elle ne cesse de chuter, après cinq mois de baisse d’affilée, c’est encore une lecture négative de 3,3% qui a été annoncée lors de la dernière version du rapport.
Bien sur, certains diront qu’il s’agit des conséquences de la mise en place par la banque centrale du Japon de la taxe sur les ventes en avril dernier. Avant de tirer de telles conclusions, Il convient d’attendre encore un peu pour savoir si l’impact négatif est temporaire ou s’il révèle une glissade du pays vers une nouvelle crise économique. Dans ce cas, le yen devrait subir des pertes assez lourdes.

Un ton optimiste à la BoJ

Bien que les données aient été faibles, la banque centrale du japon maintient catégoriquement que l’économie japonaise peut se remettre sur pieds plus vite que prévu. Les responsables politiques semblent convaincus que le pays peut reprendre ses fortes performances en quelques mois et fournir ainsi un soutien pour le yen.
Dans sa dernière déclaration, le gouverneur Kuroda a rappelé que l’économie était toujours sur le chemin d’une reprise modérée et qu’elle était bien en voie d’atteindre les 2% d’inflation, l’objectif de la BoJ. Ce positionnement anéanti tous les espoirs de voir un nouvel assouplissement de la banque centrale ce qui pourrait entrainer la paire USD-JPY vers des gains de centaines de pips supplémentaires.

En un mot, les décideurs de la BoJ sont convaincus que les rapports économiques sombres ne sont que de petits obstacles sur la route mais pas des préoccupations à long terme. Il pourrait cependant y avoir un changement de ton si le Japon ne parvient pas à redresser la barre dans les prochains mois.
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Kamel Kabtane: "Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans"

Kamel Kabtane: "Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans" | Think outside the Box | Scoop.it
Le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane a été le premier responsable musulman français à s'être expressément dressé, mardi, contre l'Etat islamique. Entretien


On reproche beaucoup aux musulmans français leur silence face aux actes de barbarie de l'Etat islamique (EI) . La Grande Mosquée de Paris a certes manifesté sa solidarité avec les Chrétiens et Yézidis persécutés dans un communiqué, mais sans nommer l'EI. Pensez-vous que votre prise de position va délier les langues?

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Les musulmans de France ne peuvent pas continuer à parler du bout des lèvres, à accepter que des gens venus d'un autre âge viennent imposer une vision de l'islam qui n'est absolument pas la leur. Nous devons nous exprimer haut et fort parce que nous ne sommes pas d'accord et parce que, sinon, on nous accusera d'être complices, ce qui mettra en péril notre sécurité et fournira un carburant à l'islamophobie, véritable poison. Déjà, certains doutent de notre loyauté et l'extrême-droite trouve là de puissants arguments.  

Comment votre communiqué a-t-il été reçu dans la communauté musulmane?

A Lyon, à en juger par les coups de fil que j'ai reçus pour l'instant, très bien. Le recteur de la Mosquée de Saint-Etienne, Larbi Marchiche, a lui aussi fait une déclaration identique, dans un communiqué. [Après l'interview, l'Union des Mosquées de France a aussi publié un communiqué dénonçant "l'insupportable instrumentalisation de la religion musulmane"] En revanche, le Conseil français du culte musulman (CFCM) n'a pas réagi. Moi, je dis à tous les responsables musulmans de France : "Prenez vos responsabilités." Il faut appeler un chat un chat. Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans.  

Pourquoi ne vous êtes-vous pas exprimé plus tôt? La montée du terrorisme islamiste ne date pas de cet été...

En juin dernier, nous avons organisé à la Mosquée de Lyon avec l'Institut français de civilisation musulmane un séminaire sur la radicalisation et le djihadisme, auquel ont participé des spécialistes et des imams. Mais, comme souvent avec l'islam, cette rencontre a eu très peu d'écho dans les médias. En France, la parole des musulmans est encore loin d'être entendue.  

Quelles suites aura votre communiqué, d'après vous?

J'ai dit ce qu'il fallait dire. J'attends maintenant de ceux qui s'estiment les représentants de la communauté qu'ils se mettent en avant. J'ai lancé l'idée d'un grand rassemblement à Paris, associant l'ensemble des sensibilités musulmanes, pour dire non à l'EI. J'espère qu'il verra le jour.



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Column: In France, a small team makes a big point

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This Wednesday Aug. 20, 2014 photo shows Jerome Ducros, president of Luzenac football club in the French Pyrenees, speaking to reporters after meeting French league officials at an arbitration hearing at the Paris headquarters of the French Olympic Committee. The small club earned promotion from League 3 last season and should now be playing in the professional League 2 but is being refused admittance on administrative grounds, provoking intense debate in France about the impact of money on football. (John Leicester/Associated Press)


PARIS — The principle, beautiful in its simplicity, motivates players in open leagues everywhere, be they school kids or hardened pros: Play well enough through the season to finish top or near the top of the division and the end reward will be promotion to bigger and better things.

So the players of Luzenac, an unheralded team from the lush foothills of the jagged French Pyrenees mountains, felt they’d reached the promised land when they secured promotion from the amateur ranks to Ligue 2, the second of France’s two professional leagues, last season. They celebrated through the night after a 1-0 win in April that guaranteed their jump out of the Championnat National, the third rung of French football.

“A great moment,” recalled goalkeeper Quentin Westberg, a French-American whose French mother met and fell in love with his father, from Providence, Rhode Island, when studying English in the United States. “We put Luzenac on the map.”

Well, almost. Winning on the field, it turned out, got Luzenac to the door of Ligue 2 but didn’t open it. While the rest of France slumbered through July-August holidays, Luzenac’s portly financier and his lawyers spent the summer fighting — so far unsuccessfully — to prove to the league they are worthy of the spot the players earned with sweat, goals and tedious hours crisscrossing France by bus and on commercial flights for games in fishing ports and towns on the unglamorous outer reaches of football.

In shunning Luzenac, French football administrators have hung the fundamental principle that underpins the sport almost everywhere — play well, move up — from a gallows of red tape. First, the club was told its finances weren’t in order. After the club knocked back that argument in court, the league ruled that the stadium Luzenac planned to upgrade for use this season doesn’t meet required safety standards, even though it is a regular venue for top-flight rugby.

Setting the clock against Luzenac, too, the league kicked off a new season without the club, even as it continues to argue its case in court and arbitration hearings. If Luzenac’s next move — asking a court to suspend the league — fails, then its future looks grim.

“It’s horrible. Not only is it hard professionally but it’s hard for our families,” Westberg said this week in a telephone interview with The Associated Press. “My kids go into school in two weeks and, I don’t know, if all goes bad, then where are we going to go?”

Luzenac’s story has touched a nerve in France not simply because the French, like fans everywhere, like seeing Davids stick it to Goliaths but also because it is viewed by many as another ugly example of the business of football, its commercial obsessions, petty rivalries and often haphazard administration ruining the attractive simplicity of the game.

The government, through its junior sports minister, Thierry Braillard, spoke in support of Luzenac. Braillard said Luzenac appears, if belatedly, to have now “ticked all the boxes on finances and infrastructure.” He accused the league of hypocrisy and of blocking the accession of amateur teams with “increasingly severe and sometimes rigid” regulations.

Although amateur in status, the club isn’t quite the minnow fondly portrayed by French media. Its roots are humble enough: The team was founded in Luzenac, a Pyrenees village of 600 people, in 1936. Luzenac lives off its mines of talc, a mineral used in industry and, perhaps most famously, as talcum powder. For decades, the talc industry was the team’s main backer.

“There’s always been a very good team,” said Luzenac resident and former player and club administrator Henri Lacaze, speaking by phone. “Football has always stuck to the skin of Luzenac, along with the talc mine and factory.”

Jerome Ducros, a property developer with a creamy southwest French accent and mustache streaked yellow by his smokes, took over in 2010 with big ambitions to lift the team into Ligue 2. He kept the Luzenac name, but his salaried players live and train in Toulouse, the regional capital where aerospace giant Airbus makes planes.

Westberg, who represented the United States national team at youth level, says their training methods are no less demanding than at French professional teams he played for before signing for Luzenac in 2012. Westberg was persuaded to join by Fabien Barthez, the famously bald goalkeeper in France’s World Cup-winning team of 1998 who is lending his clout and expertise to Luzenac as the club’s director general.

“I wanted to be there from the ground up,” Westberg said. “For soccer players, it’s great to be part of a big project and a big story.”

How this story will finish isn’t clear. If Luzenac isn’t admitted to Ligue 2, it could end up in no-man’s land, without any championship to play in, because the third division where it finished runner-up last season has also started up again.

Ducros said the saga demonstrates that money, not sporting merit, is king in French football.

“Historically, all amateur teams had the sporting right to aspire to become professional. It’s clear that today, that door is closed,” he said after another arbitration effort on Wednesday at French Olympic Committee headquarters failed to persuade the league to reverse course.

“It’s a very hard situation to live psychologically, but we’re all on the field every day, getting prepared,” said Westberg. “We really want to be with the club until its last breath, really, because our future depends on it. We really want to play Ligue 2. For now, it’s Ligue 2 or nothing.”

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L'INPI rendra gratuite sa base de brevets et marques

L'INPI rendra gratuite sa base de brevets et marques | Think outside the Box | Scoop.it
Le Gouvernement a fait publier jeudi un décret qui devra permettre l'accès gratuit aux bases de données de titres de propriété intellectuelle tenues parr l'INPI. Le texte entrera en vigueur au 1er octobre 2014.


Selon les termes d'un décret du 19 août 2014 signé du premier ministre Manuel Valls, l'Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI) a désormais la possibilité de proposer gratuitement sa base de données de titres de propriétés industrielle, qui couvre les brevets, les marques et les dessins et modèles. 

Le texte ne va cependant pas jusqu'à imposer à l'INPI de publier elle-même la base sous un format ouvert, façon Open Data. Beaucoup plus timide, il se contente de dire que les données "peuvent être mises à la disposition du public sur demande, par voie électronique ou sur support informatique, à des fins de réutilisation". Il faudra donc toujours contacter l'INPI pour obtenir l'accès à la base de données, laquelle sera conditionnée à la signature d'un contrat de licence. Selon la notice du décret, cette licence devra être "gratuite".

"La réutilisation de tout ou partie de ces informations publiques est soumise à l'acceptation par le demandeur d'une licence incluant l'engagement à ne pas faire un usage des données à caractère personnel contraire aux dispositions de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et diverses dispositions d'ordre administratif, social et fiscal", précise le décret.

Le texte doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain, date limite à laquelle l'INPI devra mettre en ligne le descriptif des données disponibles et le modèle de licence.

Licences à la demande, sur présentation d'un projet

Jusqu'à présent, l'INPI prévenait dans sa page dédiée aux réutilisations de données que les utilisateurs qui souhaitent obtenir l'accès aux brevets, marques, et dessins et modèles doivent faire une demande de tarifs et de licence par écrit et justifier en détails de l'utilisation projetée, présenter "la société, ses filiales, ses principales activités et les produits diffusés", ou encore des "précisions sur la plus value ajoutée à l'information pour des services souhaitant bénéficier des licences de distribution". Autant de conditions qui devraient disparaître d'ici le 1er octobre.

La procédure prévoyait aussi un "avis du Comité des licences" avant que l'INPI fasse connaître sa réponse au candidat à l'accès aux données. Avec le décret, l'octroi devrait être automatique après signature de la licence.

Selon le descriptif actuel des jeux de données, l'INPI propose l'accès à tous les brevets français depuis 1966, à l'ensemble des marques en vigueur, des logos déposés depuis 1982, des dessins et modèles français depuis 1910 (avec images depuis 1996), et de la jurisprudence concernant les titres de propriété industrielle.

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▶ Les 3 visages du Coran: origines, construction et remaniements d'un livre humain.

Ajoutée le 19 août 2014

Interview de Leila Qadr pour son ouvrage "Les 3 visages du Coran" aux éditions de Paris (2014) co écrit avec Arrun Amine Saad Edine, faisant le point sur les dernières recherches historiques, archéologiques, scripturaires, expliquant la construction du Coran. La construction progressive du livre a compilé des bribes de la Bible, des apocryphes bibliques, de midrash juifs, et des fabliaux de l'époque. Chaque récit coranique trouve sa source dans des textes pré existants.

"Le Rappel" est le mot désignant le coran dans…le coran. Rien de nouveau dans cette recomposition. Le nom de Muhammad est présent seulement 4 fois sans parenthèses, et est massivement présent entre parenthèse. Pourquoi ?


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Appel du Mufti de Lyon

Appel du Mufti de Lyon | Think outside the Box | Scoop.it
Jacques Le Bris's insight:
  • A partir de 42'45"" enfin un "Responsable" musulman appelle à s'opposer clairement à la barbarie des extrémistes djihadistes, Kamel Kabtane s'étonne aussi, comme moi, du silence du Conseil français du culte musulman [CFCM] sur ce sujet.


Nota : Corinne Lepage a appelé nos concitoyens à se positionner clairement sur ce sujet

http://le.rassemblement.citoyen.toulouse.midi-pyrenees.over-blog.com/2014/08/soutenons-les-chretiens-d-orient.html


Sur Twitter c'est simple, il suffit de RT ici


Cet appel du Mufti de Lyon est bien le premier à y répondre.

J'espère de tout mon coeur que cet acte de bravoure ne restera pas isolé !



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Que faisait François Hollande en 1984 ?

Que faisait François Hollande en 1984 ? | Think outside the Box | Scoop.it

François Hollande est auditeur à la Cour des comptes en 1981 et se présente aux législatives contre Jacques Chirac en Corrèze. © AFP


Il y a 30 ans, après avoir commis toutes les erreurs, Mitterrand nomme Fabius pour appliquer la rigueur. Hollande, jeune énarque, est au coeur du réacteur.


Étrange année 1984. Trois ans après son élection du 10 mai 1981, François Mitterrand ne peut que constater les énormes dégâts de sa politique. Son Premier ministre, Pierre Mauroy, a mis en application le "programme commun de la gauche" sur lequel il a été élu ainsi que les "110 promesses" de sa campagne électorale. Il a nationalisé à tout-va et d'abord toutes les banques qui comptent et tous les plus importants groupes industriels français, réalisant ainsi les rêves les plus chers - mais à quel prix ! - du Parti communiste et de l'extrême gauche socialiste dont Mitterrand avait eu besoin pour se faire élire, tout comme Hollande a eu besoin de l'extrême gauche pour son élection de 2012.

Mauroy a fait voter la semaine de 39 heures, la cinquième semaine de congés payés et la retraite à 60 ans, augmenté le smic de 10 % et les allocations familiales de 25 %, et régularisé la quasi-totalité des sans-papiers. L'euro n'existe pas encore, on en est loin. L'inflation fait rage. Le franc s'effondre et sera dévalué à trois reprises pendant les trois premières années de la présidence Mitterrand ! Cet open bar français totalement démagogique est évidemment fortement critiqué par tous les experts économiques européens, mais le gendarme de Bruxelles n'existe pas encore.

En 1981, on compte 1,5 million de chômeurs. En 1986, ils seront 2,5 millions. C'est durant ces années de folles inventions fiscales qu'est créé cet impôt si destructeur "sur les grandes fortunes" qui prendra le nom d'ISF en 1988 et qui perdure encore aujourd'hui. Jacques Delors, le ministre des Finances, voit venir le danger de l'écroulement du pays et conseille à François Mitterrand de changer radicalement de politique. Le président, contraint et forcé, donne son accord.

Les communistes au bunker

Un premier plan de rigueur dit "plan Delors" est mis en place au printemps 1983. Aux élections européennes qui suivent, les socialistes reculent sévèrement, les communistes payent au prix fort leur participation au gouvernement et perdent la moitié de leurs voix, et le Front national monte à 11 %. La société civile commence à se révolter contre certaines lois et l'événement de l'année 1984 pour elle est l'abandon du projet de loi Savary, du nom du ministre de l'Éducation nationale qui voulait étrangler l'enseignement libre. Deux gigantesques manifestations en mars à Versailles - près d'un million de personnes - et en juin à Paris - beaucoup plus d'un million - font plier le gouvernement.

Le jeune Laurent Fabius qui était ministre depuis 1981, d'abord au Budget puis à l'Industrie, devient Premier ministre le 17 juillet 1984 à l'âge de 37 ans. Les communistes, après leur claque aux européennes, refusent cette fois de participer au gouvernement et s'en vont panser leurs blessures dans leur bunker de la place du Colonel-Fabien.

Trois modèles

Pendant cette année 1984, François Mitterrand aura l'occasion de rencontrer officiellement, en tête à tête, les chefs d'État ou de gouvernement de trois des pays les plus puissants du monde, à part la Russie et la Chine. Tous les trois des exemples économiques pour la France, mais il n'en sera rien : les États-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. En mars, il rend visite à Washington au président Ronald Reagan, l'homme qui avait critiqué ses opposants de gauche à la présidentielle en les épinglant ainsi : "Tout ce qui bouge, ils le taxent. Ce qui bouge encore, ils le réglementent. Tout ce qui ne bouge plus, ils le subventionnent." Exactement comme le faisaient les socialistes français à l'époque et comme ils continuent de le faire aujourd'hui.

En septembre, Mitterrand reçoit le chancelier Helmut Kohl au cimetière de Douaumont. Il lui tient la main pendant la Marseillaise et la photo de ce geste symbolique de la réconciliation franco-allemande fera le tour du monde. Trente ans plus tard, on peut constater à nos dépens où en est l'économie allemande par rapport à l'économie française !

Enfin, en octobre, il s'en va à Londres saluer la Dame de fer, Margaret Thatcher, en plein milieu de la grande grève des mineurs qui durera un an et se terminera en février 1985 par un retentissant K.-O. du syndicat communiste qui l'avait déclenchée pour des raisons politiques. Depuis lors, il n'y a plus de grèves politiques de l'extrême gauche en Grande-Bretagne, contrairement à la France qui en est encore à devoir supporter des grèves à répétition de fonctionnaires et de personnels protégés, grèves qui devraient leur être interdites depuis longtemps du fait justement de leur statut.

Hollande alors à la Cour des comptes

Cette année 1984 est doublement symbolique pour le pays : deux jeunes gens âgés de 30 et 29 ans, dévorés d'ambition, qui se sont connus à l'Ena et qui vivent ensemble, Ségolène Royal et François Hollande, ont la chance de pouvoir observer de près le coeur du réacteur politique français. Ségolène a un bureau depuis deux ans à l'Élysée où elle est "chargée de mission pour les affaires sociales". François, lui, après avoir été directeur de cabinet de Max Gallo, secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement Mauroy, a rejoint la Cour des comptes où il est conseiller référendaire et où il se spécialisera, entre autres, en droit fiscal.

Trente ans ont passé. En cette rentrée 2014, Laurent Fabius - 68 ans le 20 août - a repris au Quai d'Orsay le cours de sa carrière à éclipses. François Hollande a fêté ses 60 ans le 12 août et ses deux premières années à l'Élysée auront marqué la France à jamais : il a eu tout faux comme Mitterrand à ses débuts de président et le pays est de nouveau au bord du gouffre, entièrement par sa faute. N'aurait-il rien appris en 1984 ?

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Etat islamique en Irak : décapités, crucifiés ou exécutés, les yézidis sont massacrés par les djihadistes

Etat islamique en Irak : décapités, crucifiés ou exécutés, les yézidis sont massacrés par les djihadistes | Think outside the Box | Scoop.it

A cause de leur pratique religieuse, cette minorité kurdophone persécutée de longue date est considérée par les djihadistes comme des  "adorateurs du diable".


En Irak, la situation empire. A tel point que les Etats-Unis se sont directement impliqués en Irak pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011. L'armée américaine a en effet bombardé ce vendredi des positions de djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et Yézidis. 

"Nous ne les laisserons pas créer un califat quelconque à travers la Syrie et l'Irak",  a affirmé Barack Obama pour justifier une telle offensive militaire.  Il fait dire, selon le Daily Mail, les membres de l'Etat islamique ont tué 500 hommes yézidis depuis la prise de Sinjar, une ville située au nord de l'Irak. De plus, "selon des informations officielles reçues par l'Unicef, quarante enfants de la minorité yézidie sont morts des suites directes de la violence, des déplacements et de déshydratation ces deux derniers jours", a indiqué le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Dès lors situation de ces déplacés suscite l'émoi en Irak. Une députée yézidie a affirmé  en sanglots pendant une session du Parlement irakien : "Nous sommes massacrés, notre religion est en train d'être rayée de la surface de la terre. Je vous en supplie, au nom de l'humanité". Ce samedi, le Daily Mail met en ligne des photos montrant ces massacres. Des images effrayantes parfois mises en ligne directement pas la machine de propagande de l'Etat islamique en guise d'avertissement.

Ces djihadistes se sont même filmés en train d'exécuter les yézidis, certains ont été crucifiés ou décapités indique le quotidien britannique. Sur les photos, on peut voir des combattants armés alignés des civils le long d'une route  et les tuer d'une balle dans la tête. Un véritable massacre. 

Située à 50 kilomètres de la frontière syrienne, Sinjar était le bastion de cette minorité kurdophone adepte d'une croyance issue en partie du zoroastrisme (une religion monothéiste pratiquée dans l'Iran pré-islamique). Les yézidis  seraient entre 100 000 et 600 000 en Irak.


Read more at http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-en-irak-decapites-crucifies-ou-executes-yezidis-sont-massacres-djihadistes-1698567.html#4Sm3RzRSBGXP4zh8.99

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Irak : un ministre affirme que des yézidis ont été enterrés vivants

Irak : un ministre affirme que des yézidis ont été enterrés vivants | Think outside the Box | Scoop.it
Selon le ministre irakien des Droits de l’homme, au moins 500 yézidis ont été tués par les djihadistes de l’Etat islamique. Certains ont été enterrés vivants et 300 femmes enlevées pour en faire des esclaves.

Mohamed Chia al Soudani, ministre irakien des Droits de l’homme dit avoir la preuve que des membres de la minorité yézidie ont été enterrés vivants par les djihadistes de l’Etat islamique (El). Selon lui, en tout, 500 yézidis ont été tués depuis le début de l’offensive de l’El.

"Nous disposons de preuves évidentes obtenues auprès de Yazidis ayant fui Sinjar et de certains ayant échappé à la mort, mais aussi à partir d'images de scènes de crimes qui montrent de manière incontestable que les bandes de l'Etat islamique ont exécuté au moins 500 Yazidis après s'être emparés de Sinjar", a-t-il indiqué à Reuters. "Certaines victimes, dont des femmes et des enfants, ont été enterrées vivantes dans des fosses communes éparpillées dans et autour de Sinjar".
 
A LIRE | Irak : qui sont les yézidis, minorité menacée d’extermination ?

300 femmes enlevées

Selon le ministre, 300 femmes ont également été enlevées pour en faire des esclaves. "Nous avons parlé à certains Yazidis qui ont fui Sinjar. Nous avons des dizaines de témoignages décrivant des scènes douloureuses de combattants de l'Etat islamique arrivant et arrachant les filles à leurs familles pour s'en servir d'esclaves", a-t-il dit.
 
Certaines femmes ont été enfermées "dans un commissariat de Sinjar", et d’autres ont été transférées "dans la ville de Tal Afar". Mohamed Chia al Soudani craint "qu'ils les emmènent à l'extérieur du pays". Le but de ces déclarations paraît d'inciter les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux à agir concrètement en soutien aux autorités de Bagdad. Au-delà de l’aide humanitaire, ce ministre veut que "la communauté internationale adopte une position ferme contre l'Etat islamique pour parvenir à un consensus sur une décision légitime de déclencher une guerre contre l'Etat islamique".

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Censure Internet : le gouvernement va-t-il ouvrir la boîte de Pandore ?

Censure Internet : le gouvernement va-t-il ouvrir la boîte de Pandore ? | Think outside the Box | Scoop.it
Le flou qui entoure ce projet de loi quant à son champ d’application ouvre la voie à toutes sortes d’abus.


Ces dernières semaines, plusieurs blogs généralement bien informés ont alerté l’opinion sur le thème « La France se prépare à censurer l’Internet ». Ils font référence au projet de loi qui sera débattu en septembre prochain à l’Assemblée et dont l’idée maîtresse est le blocage administratif, sans intervention des juges, des sites « faisant l’apologie du terrorisme ». Certains, parmi nos lecteurs fortement sensibilisés par le conflit israélo-palestinien, applaudiront ; je crains qu’ils ne déchantent vite.

Les réseaux terroristes disposent d’agitateurs professionnels rompus aux techniques les plus sophistiquées, ils ne s’adressent pas à la masse des usagers de Facebook ou YouTube mais à des relais capables de déchiffrer le moindre message codé, sans oublier l’utilisation de réseaux privés virtuels (VPN), qui permettent de se connecter de façon chiffrée via le réseau d’un autre pays et d’échapper ainsi aux blocages décidés par un État. Mais le plus inquiétant est ailleurs. Le flou qui entoure ce projet de loi quant à son champ d’application ouvre la voie à toutes sortes d’abus. Entre terrorisme et trouble à l’ordre public, il n’y a qu’un pas ; et n’oublions pas, dans trouble à l’ordre public on peut y mettre ce qu’on veut, surtout si celui qui en décide est Manuel Valls.

Et si, derrière le terrorisme, c’étaient nous, les citoyens lambda, qui étions visés ?

La situation de la France aujourd’hui est la suivante. Tous les voyants sont au rouge : chômage, dette, consommation, commerce extérieur. Sur tous ces fronts, le gouvernement est en échec. On nous raconte que la reprise économique est pour bientôt, en 2015 probablement, en 2016 sans doute. Foutaises ! La vérité est que, lentement mais sûrement, nous nous dirigeons vers un effondrement brutal du type de celui qu’ont connu les Grecs en 2011. Or, compte tenu des contraintes que nous impose l’Union européenne, des mesures extrêmement impopulaires sont à prévoir à plus ou moins brève échéance, y compris le recours à l’arme absolue : je veux parler de l’appropriation brutale, par l’État, d’une fraction de notre épargne par prélèvement automatique sur les comptes bancaires. Le gouvernement pense-t-il y parvenir sans risquer l’émeute ? C’est peu probable. Incompétents oui, naïfs non !

Lorsque le footballeur Cantona appelait naguère les Français à retirer leurs économies des banques, faisait-il acte de terrorisme ? Au sens habituel du mot, non, mais n’en doutez pas, pour un gouvernement aux abois, c’est une position tout à fait défendable.

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