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OGM : Hollande annonce la prolongation du moratoire sur le maïs

OGM : Hollande annonce la prolongation du moratoire sur le maïs | Think outside the Box | Scoop.it

En déplacement en Dordogne avec les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, le chef de l’Etat a confirmé son intention de prolonger le moratoire sur le maïs transgénique MON810 fabriqué par la firme Monsanto. Il a également plaidé pour une hausse de l’emploi dans le secteur agricole.

 

François Hollande a confirmé son intention de prolonger le moratoire sur le maïs transgénique MON810 fabriqué par la firme Monsanto - Reuters

Au lendemain de l’ annulation par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver le maïs transgénique MON810 , le chef de l’Etat François Hollande a confirmé, ce vendredi, une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto, malgré l’annulation la veille par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver ce maïs OGM.

« Il y aura une prolongation du moratoire », a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une visite en Dordogne, ajoutant qu’il était nécessaire toutefois de « sécuriser juridiquement cette décision sur le plan national et surtout sur le plan européen ».

(...)

 

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Docu : France 3 décortique ce soir le train de vie de "nos très chers sénateurs"

Docu : France 3 décortique ce soir le train de vie de "nos très chers sénateurs" | Think outside the Box | Scoop.it

En moyenne, un sénateur coûte 23.500 euros par mois aux contribuables, calcule le documentaire de France 3.  PARLEMENT – Un documentaire sur le train de vie des sénateurs, diffusé mercredi soir dans "Pièces à conviction" sur France 3, pointe le manque de transparence de la Chambre haute, notamment sur le détail de son budget. Ce qui est assumé au palais du Luxembourg.


Le chiffre n'est pas anodin. Chaque sénateur coûte, en moyenne et hors charges, 23.500 euros par mois aux contribuables, selon un documentaire de France 3 consacré au train de vie des élus de la Chambre haute du Parlement, diffusé ce mercredi soir à 23h15 dans l'émission "Pièces à conviction". Une somme qui s’accompagne d’une série de privilèges accordés aux 348 sénateurs, comme la gratuité des transports sur le réseau SNCF (en 1ère classe), un forfait annuel de 40 allers/retour en avion entre Paris et leur circonscription, des forfaits téléphoniques, la prise en charge des nuits d’hôtel lorsque le Sénat siège, etc.

LIRE AUSSI >> Gérard Larcher élu président du Sénat

Dans le détail, les sénateurs perçoivent une indemnité parlementaire de 5.379 euros nets par mois et disposent d’une indemnité représentative de frais de mandat de 6.037 nets, qui peut être dépensée sans justificatifs, ainsi que d’une troisième enveloppe de 7.548 pour la rémunération de leurs collaborateurs, comme le précise le site du Sénat. Des chiffres relativement similaires à ceux des députés.

 

Opacité assumée

Mais ce que pointe le documentaire de France 3, c'est l’opacité qui règne au Sénat, notamment concernant le budget détaillé de l’institution, qui s'est élevé à 350 millions d’euros en 2014. Sur son site Internet, la répartition du budget n’est donnée que dans les très grandes lignes... ce qui ne pose aucun problème au sénateur UMP Bernard Saugey, le questeur en charge de l'administration du palais du Luxembourg : "Tant mieux, je suis content", déclare-t-il dans le documentaire. Motif de son contentement ? D’après lui, les citoyens ne seraient pas capables de comprendre ce genre de tableau. Face caméra, il explique son raisonnement : "J’estime que ce n’est pas la peine que tous les gens regardent des choses qu’ils vont être incapables de commenter, ils auront certainement des réflexions idiotes. Tous les gens ne sont pas capables de comprendre les règles d’un budget".

Contacté par metronews, Tangui Morlier, cofondateur de Regards Citoyens, se dit "désarçonné par ce type de remarque" et suggère à l’élu de créer des outils, des formations "pour que les citoyens puissent comprendre". S’il estime qu’il est normal de bien rémunérer les parlementaires "pour éviter la corruption", la transparence est une contrepartie indispensable selon lui.

Depuis quelques années, et notamment après l’affaire Cahuzac, la transparence parlementaire avance à petits pas au Parlement. En janvier 2014, l’Assemblée nationale publiait pour la première fois de l’histoire de la Ve République l’utilisation de la très opaque réserve parlementaire, de 90 millions d’euros en 2013, utilisée en grande partie par les élus pour financer des projets de collectivités territoriales. Celle du Sénat, d’un montant de 54 millions, avait été publiée en septembre dernier, avec plusieurs mois de retard. "On se félicite des évolutions, assure Regards Citoyens. Mais il y a encore des progrès à faire en matière de transparence". On ne peut qu'acquiescer.

Jacques Le Bris's insight:


A voir  France 3 :

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/pieces-a-conviction/pieces-a-conviction-du-mercredi-28-janvier-2015_803567.html


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Une pomme de 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui

Une pomme de 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui | Think outside the Box | Scoop.it

Des pommes transparente de Croncels

 

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel.

 

Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments.

 

Ces travaux, résumés dans l’étude « Still No Free Lunch » [PDF] de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute, confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé.

Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par 25, voire par 100, en un demi-siècle.

Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 50, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

1
Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui


Hier, quand nos grand-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune. Soit cent fois moins.

Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII et militant pour la préservation des semences anciennes, déplore :

« Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif. »

2
Vitamine A : une orange d’hier = 21 oranges d’aujourd’hui


Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News [PDF].

Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A.

Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 50 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

3
Fer : la viande en contient deux fois moins


Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres.

En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude publiée dans la revue Nutrition & Health, il constate qu’à poids égal, un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant.

Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ses acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

4
Calcium : quatre fois moins dans le brocoli


Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, ils n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins.

Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance…

Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue [PDF].

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes :

« Les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres. »

Choisir des aliments mûrs

Le chercheur met pourtant en garde :

« Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. »

De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

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Le vrai taux de chômage en France, c'est 19,2%

Le vrai taux de chômage en France, c'est 19,2% | Think outside the Box | Scoop.it

Sans (bonne) surprise, les chiffres du chômage en France en 2014 sont mauvais. Les plus mauvais de toute l'histoire de notre pays. Un record en forme de signal d'alarme qui doit nous pousser à innover pour permettre aux 5,5 millions de personnes sans emploi de retrouver un job.

Le vrai taux de chômage en France, c'est 19,2%. Si l'on rapporte le nombre total de chômeurs à la population active, c'est bien ce taux que l'on obtient. Rendons-nous compte que 5,5 millions de personnes sur un total de 28,6 millions de personnes en âge de travailler (dans les statistiques françaises cela veut dire dès 16 ans) ne travaillent pas, en France.

Et face à cela, que fait-on ? Rien. Rien de nouveau en tout cas. Pour lutter contre le chômage, on ressort - quoiqu'on en dise - les mêmes recettes : contrats aidés, allègement de charges, formation, apprentissage... De ce point de vue là, il est effectivement juste de dire que nous avons tout essayé. Plus exactement, nous avons essayé tout ce que nous avons déjà maintes et maintes fois mis en place, relancé, rebaptisé, musclé, réorienté et que sais-je encore.

Grands plans nationaux... inefficaces

En revanche, nous n'avons pas, pour ne pas dire jamais, innové dans ce domaine. Nous avons très peu expérimenté de nouvelles solutions, tenté de nouvelles approches. A chaque fois, nous avons répondu à ce problème par de grands plans nationaux qui ont fait la preuve de leur inefficacité.

Le diagnostic non plus n'est pas toujours bon. Si les problèmes pointés existent, les solutions pour les résoudre tapent à côté. Prenons le manque de mobilité des Français, souvent pointé du doigt. Qui regarde concrètement ce qui se passe quand une personne veut rapidement s'implanter dans une région ? Qui a compris que la réglementation immobilière rend ce transfert extrêmement coûteux en temps (3 mois minimum de délais avant de pouvoir vendre une maison) et donc en argent (prêt relais...). Qui a compris que sur les populations fragiles, le fait de changer de territoires signifie aussi perdre l'avantage d'un réseau de solidarité informel auquel il n'aura plus accès en cas de coup dur ?

La bataille de l'emploi, un sujet local

Ces deux points, pour ne citer qu'eux, montrent bien que la bataille de l'emploi n'est pas un sujet national mais local. La lutte contre le chômage est un sujet qui doit se traiter au niveau des territoires pour éradiquer ce fléau qui mine la France. Il faut redonner la main aux bassins d'emploi pour tenter, expérimenter de nouvelles choses et inventer de nouvelles manières de remettre au travail nos 5,5 millions de chômeurs. Vous en doutez ? Allez voir ce qui se passe à Vitré en Bretagne, Rodez dans l'Aveyron ou aux Herbiers en Vendée. Là, le plein-emploi est presque une réalité.

Thibaut de Jaegher

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Pétition : Ensemble, exigeons plus de justice fiscale !

Pétition : Ensemble, exigeons plus de justice fiscale ! | Think outside the Box | Scoop.it

L’évasion fiscale des entreprises exacerbe la pauvreté et les inégalités. Elle siphonne des milliards des budgets nationaux à travers le monde, contribuant ainsi à creuser le fossé grandissant entre les riches et les pauvres. Mais ce sont les populations des pays les plus pauvres qui en souffrent le plus. Dans ces pays, ces fonds sont nécessaires pour financer des services comme l’éducation et la santé, des services qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les inégalités et la pauvreté.

Pire,  les gouvernements à travers le monde laissent des multinationales tentaculaires s’en sortir sans payer leur part. Agissez maintenant pour demander à nos dirigeant-e-s d’instaurer la justice fiscale.

L’évasion fiscale des entreprises exacerbe la pauvreté et les inégalités

Apple et Amazon ne sont que deux des multinationales qui ont défrayé la chronique pour ne pas avoir payé leur juste part d’impôt. Elles faussent les règles internationales pour réduire leur facture fiscale et volent des milliards de dollars aux pays.

De Londres à Lima, de Bruxelles à Bamako, l’évasion fiscale de multinationales, qui génèrent des bénéfices colossaux, nous touchent toutes et tous. Elles privent nos pays des fonds nécessaires pour construire des routes, des écoles et des hôpitaux. Mais l’évasion fiscale des entreprises nuit surtout aux populations des pays pauvres.

En 2011, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée – les trois pays les plus gravement touchés par le virus Ebola – ont perdu 287,6 millions de dollars du fait de l’évasion fiscale des entreprises, alors que leurs dépenses de santé n’ont pas dépassé 237 millions. Aujourd’hui, ces fonds auraient pu sauver des vies dans la lutte contre Ebola. À un horizon plus lointain, ils auraient également pu donner aux populations une vraie chance de sortir de la pauvreté.

Plus qu’un ou deux cas isolés

Ces scandales qui défraient la chronique ne sont que la partie visible de l’iceberg. Il ne s’agit pas simplement de quelques cas isolés qui profitent d’une faille. Tout le système fiscal international est conçu de manière à profiter aux multinationales et aux pays riches. Les entreprises peuvent dès lors dicter des règles fiscales qui servent leurs propres intérêts.

Quelle injustice, n’est-ce pas ? Alors pourquoi nos gouvernements laissent-ils les multinationales s’en sortir si bien ?

Des règles internationales faussées

À l’heure actuelle, une poignée de pays riches réécrivent les règles internationales relatives à l’impôt des sociétés. Mais ils créent des règles qui servent leurs propres intérêts et ceux des multinationales, et non les besoins et les droits des plus pauvres.

 

Pire, les pays pauvres, dont les populations souffrent le plus de l’évasion fiscale des entreprises, ne sont même pas associés à ces discussions.

Le Luxembourg, un paradis fiscal, participe aux négociations sur la réforme du système fiscal international, mais pas la Sierra Leone, qui est en proie à une épidémie d’Ebola et où l’évasion fiscale des entreprises siphonne les caisses de l’État. Ce n’est pas juste.

Il n’est pas trop tard pour changer les choses

Il est encore possible d’influencer la réforme du système fiscal international au cours des prochains mois. Nous avons besoin de votre aide pour veiller à ce qu’elle serve les populations pauvres à travers le monde. Agissez maintenant pour demander à nos dirigeant-e-s d’instaurer la justice fiscale.

Jacques Le Bris's insight:


Obligeons les multinationales à payer leur juste part d’impôts

Aux chefs d’État et de gouvernement du monde entier,

Les négociations internationales sur la fiscalité des sociétés devant aboutir cette année, nous vous appelons à promouvoir des règles fiscales internationales faisant primer les besoins et les droits des plus pauvres sur les profits des multinationales.

À l’heure actuelle, les États n’en font pas assez pour obliger les multinationales à payer leur juste part d’impôt, et l’évasion fiscale siphonne les financements de services essentiels dans nos pays et aggrave les inégalités.

Les pays les plus riches du monde, de même que les grandes entreprises, ont actuellement trop de poids dans la formulation des règles fiscales. Alors que beaucoup de pays pauvres, qui sont les plus touchés par l’évasion fiscale, sont sous-représentés dans les négociations. C’est pourquoi nous vous appelons à promouvoir l’organisation d’un événement inédit, en juillet 2015 : un sommet mondial sur la fiscalité, auquel tous les pays seront invités à participer sur un pied d’égalité afin d’adopter des règles fiscales équitables pour tout le monde.

En vous remerciant.

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Récompenser les salariés qui viennent au bureau en vélo, ça marche

Récompenser les salariés qui viennent au bureau en vélo, ça marche | Think outside the Box | Scoop.it

La perspective d'être défrayé 25 centimes du kilomètre incite les salariés à enfourcher leur vélo pour se rendre au travail.

 

Dans le cadre d'uneexpérimentation menée durant 4 mois, les salariés de 18 entreprises se sont vusproposer 25 centimes pour chaque kilomètre parcouru à vélo sur leur trajettravail-domicile. Le nombre d'adeptes de la petite reine a bondi de 50%.

 

Etre payé pour pédaler est un deal que les salariés semblent prêts à accepter. Dans le cadre du plan  d'Action gouvernemental "Mobilités actives",18 entreprises ont expérimenté, du 1er juin au 1er novembre 2014, l'indemnité kilométrique pour le vélo. Concrètement, les salariés qui enfourchaient leur bicyclette pour effectuer leurs trajets domicile-travail percevaient 25 centimes du kilomètre, un peu comme cela se fait pour les usagers des transports en commun ou bien les déplacements en voiture.

"Le nombre total d’employés utilisant plus ou moins régulièrement le vélo pour se rendre au travail est passé de 200 à 419", se félicite le ministère de l'Ecologie, qui a chapeauté l'expérimentation, par ailleurs financée par l'Ademe.

Compte tenu de la fréquence moyenne d’utilisation du vélo par les nouveaux cyclistes, ceci se traduit par une augmentation de 50% de la part du vélo pour les déplacements domicile-travail.

Si la progression est notable, il faut tout de même la remettre en perspective : les courageux utilisateurs du vélo ne constituent que 4,6% des 8.000 salariés concernés par l'expérience. Et encore, la saison était plutôt favorable aux déplacements en plein air. Réparti sur toute l'année, les auteurs de l'expérience tablent plutôt sur un taux de 3% de salariés venant à vélo.

Peu de salariés ont lâché le volant pour le guidon

Et ces nouveaux adeptes ne sont pas d'anciens utilisateurs de voitures, qui auraient ainsi permis d'avoir une influence notable sur l'environnement. Le recrutement c'est surtout effectué parmi les usagers des transports en commun, de l'ordre de 54%, et ceux qui pratiquaient le covoiturage.

Mais en tout cas, ces salariés semblent prendre goût à la petite reine : en moyenne ils effectuent plus de 5km pour se rendre à leur travail, alors que la moyenne nationale se situe à 3,4 km. De plus, un tiers de ces nouveaux cyclistes utilisent aussi leur vélo pour des déplacements de loisirs ou pour faire leurs courses.

Enfin, ces nouveaux sportifs ne semblent pas avoir abusé du système pour obtenir des indemnités indues. En effet, l'adhésion au défraiement kilométrique se faisait par le biais d'un formulaire, et chacun déclarait le nombre de trajets parcourus et à combien de kilomètres ils correspondaient. Le règlement se faisait soit de façon périodique soit en une seule fois à la fin de l’expérimentation. Aucune entreprise n'a noté de déclarations erronées.

Écrit par Coralie Cathelinais
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Les dix stratégies de manipulation de masses

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Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

 

Noam Chomsky

 

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.

 

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

  

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

 

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

 

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

 

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»

 

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

 

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

 

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

 

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité 

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!… 

 

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le systèmedétient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

 

« Cette société durera, avec ses souffrances et ses injustices, tant et aussi longtemps qu’on prétendra que les engins de mort créés par les hommes sont limités, que la Terre est inépuisable et que le monde est une poubelle sans fond. A ce stade de l’histoire, il n’y a plus qu’une alternative. Ou bien la population prend sa destinée en main et se préoccupe de l’intérêt général guidée en cela par des valeurs de solidarité ou bien c’en sera fait de sa destinée tout court. »
Noam Chomsky – né en 1928 – Angleterre, 1974

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▶ Mario Draghi, la BCE, et nous !

Ajoutée le 23 janv. 2015

Comment et pourquoi le "Quantitative Easing for the bankers" (60 Milliards par MOIS quand même !) pourrait être avantageusement remplacé par le "Quantitative Easing for the people".
Savez-vous combien ça fait, 60 milliards d'euros divisés par 334 millions d'habitants ?

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Les 1 % des plus riches possèdent plus 
que 99 % de la population mondiale

Les 1 % des plus riches possèdent plus 
que 99 % de la population mondiale | Think outside the Box | Scoop.it
Le dernier rapport de l’ONG Oxfam alerte sur l’augmentation de la concentration des richesses, donc des inégalités, au niveau mondial. L’organisation souhaite interpeller les principaux chefs d’État qui se réuniront, cette semaine, à l’occasion du Forum économique de Davos.
Dans une étude publiée hier, l’ONG Oxfam pointe du doigt l’augmentation des inégalités entre les très riches et le reste de la population mondiale. L’organisation souhaite alerter en amont du Forum économique mondial de Davos (Suisse), 
qui se déroulera de mercredi à samedi et réunira plus de 300 dirigeants politiques de premier plan, dont la chancelière allemande Angela Merkel, le président François Hollande, le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, le premier ministre chinois Li Keqiang ou encore le secrétaire d’État américain John Kerry.
 
L’ONG Oxfam appelle les États à adopter un plan  contre les inégalités
 
L’étude révèle que, si la concentration des richesses se réduisait depuis le début des années 2000 et que la crise avait accentué cette tendance, elle repart fortement à la hausse depuis 2010. Dans ce document, intitulé « Insatiable richesse : toujours plus pour ceux qui ont déjà tout », et s’appuyant sur les données publiées par la banque Credit suisse et le magazine Forbes, Oxfam signale que « la part du patrimoine mondial détenue par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Ce qui signifie que les 1 % les plus favorisés de la planète posséderont, l’an prochain, un patrimoine supérieur à celui des 99 % restants.
 
Oxfam s’était déjà distinguée, l’an dernier, au Forum de Davos en publiant un rapport alarmant sur les inégalités. À l’époque, l’ONG révélait que « les 85 personnes les plus riches possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale ». Aujourd’hui, elles seraient 80 à posséder autant que 3,5 milliards de personnes, contre 388 en 2010. La fortune de ces quelques individus s’élève à 1 300 milliards de dollars et devrait même passer à 1 900 milliards l’an prochain, soit une progression de 50 % en quatre ans, d’après l’ONG. L’étude se concentre également sur quelques personnalités afin de mieux illustrer ses propos. Par exemple, entre mars 2013 et mars 2014, la richesse de Warren Buffett a augmenté de 9 % (soit presque 5 milliards de dollars), celle des hommes d’affaires Michael Bloomberg, de 22 % (soit 6 milliards de dollars), et Carl Icahn, de 23 % (4,5 milliards de dollars), et celle du financier George Soros, de 20 % (3,8 milliards de dollars).
 
De plus, si cette concentration est spectaculaire au niveau des 1 % les plus riches, de fortes inégalités s’observent également au sein des 99 % restants. En 2014, les 52 % du patrimoine mondial qui échappent aux 1 % les plus favorisés atterrissent presque exclusivement entre les mains de 19 % de la population. Le résultat est qu’au final, 80 % de la population doivent se contenter de 5,5 % des richesses, d’après le rapport. « L’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse et, malgré les questions brûlantes qui font l’actualité, le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », explique la directrice d’Oxfam, Winnie Byanyima. Cette dernière poursuit : « Le statu quo a un coût. Si les affaires continuent comme si de rien n’était pour les élites, notre incapacité à réduire les inégalités pourrait retarder la lutte contre la pauvreté de plusieurs dizaines d’années. Les populations pauvres souffrent doublement de la montée des inégalités : non seulement leur part proportionnelle du gâteau économique se réduit, mais comme les inégalités extrêmes nuisent à la croissance, le gâteau lui-même devient plus petit. »
 

Outre l’alerte, l’ONG veut aussi apporter des solutions et appelle les États à adopter un plan. Celui-ci s’articule en sept points : frein à l’évasion fiscale des grandes fortunes des grandes entreprises ; investissement en faveur de la gratuité et l’universalité de services publics comme la santé et l’éducation ; répartition équitable de la charge fiscale en l’allégeant du côté du travail et de la consommation, tout en taxant davantage le capital et les richesses ; institution d’un salaire minimum et action pour le paiement d’un salaire décent pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs ; mise en place d’une législation en faveur de l’égalité salariale et promotion des politiques économiques assurant le traitement équitable des femmes ; adoption d’un objectif commun de lutte contre les inégalités à l’échelle internationale ; mise en place d’une protection sociale suffisante pour les plus pauvres, passant notamment par la garantie d’un revenu minimum.

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Les télés et Charlie Hebdo : devoir d’informer ? Mon cul !

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Plaque commémorative de l’attentat de 1995 à la station Saint-Michel (Lionel Allorge/Wikimedia Commons/CC)

 

Si je ne décolère pas depuis ce 7 janvier, c’est parce que le traitement des tragiques événements dans les médias me rappelle de mauvais souvenirs.

C’était il y a pratiquement 20 ans, je présentais le 20 h sur France 2, lors de l’attentat du RER Saint-Michel le 25 juillet 1995 (8 morts, 117 blessés). Même si les situations ne sont guère comparables (pas de vidéos ou de photos via les portables, pas de réseaux sociaux chauffés à blanc et surtout, pas de concurrence sauvage entre chaines d’information permanente), j’en demeure encore meurtri car nous avons alors commis les mêmes dérapages.

Par exemple, en interrogeant des « témoins » qui n’avaient rien vu, en faisant inlassablement la tournée de reporters qui, bien que « sur place », n’avaient strictement aucune info fiable à apporter. Un véritable sketch à la Coluche. À pleurer ! Quand on n’a rien à dire, on ferme sa gueule…

Remplissage ad nauseam

Alors, pourquoi ce remplissage ad nauseam ? Tout simplement pour ne surtout pas « rendre l’antenne » avant TF1 et donner ainsi l’impression aux téléspectateurs qu’on est moins « sur le coup » que nos concurrents (et au passage, préserver nos parts de marché). Vingt ans après, j’entends encore mon oreillette :

« Bruno, TF1 continue son édition spéciale. Donc, tu rappelles Machin, à l’Hôtel-Dieu, et ensuite Truc, à la préfecture de police. »

Résultat, un pitoyable bavardage avec tous les risques d’approximations, voire de francs dérapages… Comme l’autre vendredi 9 janvier, où les chaînes ont mouliné dans le vide toute une matinée sur des images fixes d’une station-service en Seine-et-Marne…

Mais, au-delà de cette masturbation journalistique aux allures de gag, ce que je me reproche encore vingt ans après, c’est notre délire anxiogène. Nous avions, hélas, fait exactement ce que les terroristes espéraient : terroriser les français !

En expliquant, par exemple, qu’il y aurait eu beaucoup plus de victimes si la bombe avait explosé quand le RER était dans le tunnel et non à quai. Ou en affirmant que ces fanatiques (alors non identifiés) avaient d’évidence des complices dans la nature.

Résultat des courses, plus aucun téléspectateur ne pouvait envisager raisonnablement de prendre le lendemain un train, un métro et encore moins laisser y monter un proche…

Les barbares font le « conducteur » du JT

À l’époque, j’avais publiquement déploré le fait : c’étaient, hélas, les idéologues du GIA qui avaient composé le « conducteur » du JT. Ces barbares avaient atteint leur objectif psychologique, mais mes chefs étaient ravis de notre « réactivité » (et de l’audience). Bref tout le monde était content !

En fait, les journalistes s’ennuient souvent dans leurs rédactions, les jours de monotonie où l’actu est faite de statistiques économiques, des premières neiges ou du mal-être existentiel des joueurs millionnaires du PSG.

Dès qu’il y a du « chaud », ils bandent et deviennent des journalistes. J’ai aussi des souvenirs épiques de la première guerre du Golfe, en janvier 91, quand mes confrères, qui n’avaient jamais connu la guerre ni même fait leur service militaire pour la plupart, prenaient leur pied en jouant à la guerre 24 heures sur 24, soutenus par un quarteron d’officiers en retraite paradant devant des maquettes du « terrain ».

Et qui, comme nous, disaient conneries sur conneries. Et pour cause : c’était le black-out absolu de la part des états-majors et nos envoyés spéciaux « sur place » étaient à 1 000 km du front ! Quand on ne sait pas, on ferme sa gueule…

Dans un registre moins géopolitique, j’ai aussi des souvenirs assez consternés de la mort de Diana. Quand je suis arrivé à la rédac ce matin là, j’ai trouvé la directrice de l’info (Arlette Chabot) si secouée que j’ai cru un moment qu’elle avait, dans la nuit, perdu ses parents dans l’incendie de leur maison juste après avoir appris qu’un cancer généralisé la condamnait à un trépas précoce ! Elle était hystérique. Comme, hélas, beaucoup de mes collègues…

Résultat, nous avons, une nouvelle fois, fait absolument n’importe quoi (supputations diverses et avariées, témoignages de « témoins » qui n’avaient rien vu ! Etc.). Bref, du mauvais Paris Match (est-ce possible ?).

Stratégie putassière nullement payante, puisque TF1, plus sobre dans le délire, nous a battu en audience dans les grandes largeurs. Bref, nous avions fait la pute sans être payés…

Une ambiance totalement anxiogène

Je ne vais pas refaire ici le listing de tous les erreurs ou dérapages commis lors de la semaine tragique des attentats. Simplement, cette fois, ce délire collectif ne prêtait plus à sourire puisque certains « scoops » ont mis en danger la vie d’otages ou de policiers.

Au-delà de ces dérapages irresponsables, voire criminels, les médias ont à nouveau répandu – comme à plaisir ? – une ambiance totalement anxiogène.

Jeu pervers et dangereux que celui de vouloir montrer, à tout prix, que l’on est mieux rencardé (par des flics irresponsables ?) que ses concurrents directs, quitte à gêner le travail des enquêteurs ou des policiers sur place.

Et surtout à mettre des vies en péril. La « mise en danger d’autrui » et l’« entrave à enquête » sont des délits. Y aura-t-il des plaintes et des procès afin de purger toute la séquence ? Et d’éviter de refaire les mêmes erreurs à l’avenir ? J’en doute, en observant que le CSA, en coma dépassé depuis longtemps, a renoncé à un véritable debriefing.

Jadis, quand un enfant était kidnappé (Éric Peugeot, en 1960), la police imposait à la presse un black-out absolu pour éviter toute bavure. Et chacun s’astreignait au silence pour ne pas avoir de mort sur la conscience. Mais c’était un autre temps…

Il est bien sûr impossible de taire totalement ce genre d’événement mais faire le service minimum serait judicieux. Par exemple, quel est l’intérêt pour le téléspectateur lambda de connaître l’identité des terroristes ? Une information qui risque au contraire d’alerter d’éventuels complices. En dire le moins possible…

Le silence est d’or

Quitte à choquer la plupart de mes confrères qui ont un orgasme dès qu’ils aperçoivent le GIGN en action, j’affirme que si la parole est d’argent (surtout pour les actionnaires des médias privés !), le silence est d’or (idem pour toutes les supputations sur le versement de rançons d’autant plus irresponsables qu’elle surenchérissent le « prix » monnayable d’éventuels futurs otages).

Pour se défendre, les responsables ( !) des médias invoquent, sans rire, le « devoir d’informer ». Devoir ? Mon cul ! En réalité, une volonté délibérée de gonfler ses parts de marché en scotchant la ménagère devant son téléviseur des heures entières, en agitant, à grands renforts de pseudo « experts », supputations, peurs et fantasmes. Une télé dont bavardage et remplissage sont les deux mamelles…

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Sivens. Premier round pour les opposants au barrage

Sivens. Premier round pour les opposants au barrage | Think outside the Box | Scoop.it

Les opposants au barrage de Sivens en octobre 2014.

 

Le projet initial de barrage de Sivens n'aura pas survécu à l'hiver 2015. Le 16 janvier, la ministre de l'Écologie Ségolène Royal l'a clairement enterré en annonçant que la réalisation de cette retenue sur le Tescou n'était « plus d'actualité ».

 

Cela faisait plusieurs mois que le projet controversé de Sivens prenait l’eau. Depuis le 26 octobre 2014, jour de la mort du jeune sympathisant écologiste Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et des opposants au barrage, le chantier était à l’arrêt. En novembre dernier, la décision de la Commission européenne de lancer une procédure d’infraction contre la France pour non-respect de la directive sur l’eau sur le site du barrage controversé avait enfoncé le clou.

Mais depuis le 16 janvier, le projet initial de barrage-réservoir de 1,5 million de mètres cube d’eau porté par le conseil général du Tarn sur le Tescou, à hauteur de la forêt de Sivens, pour un montant global de 8,5 millions d’euros, est définitivement enterré. Sa fin a été annoncée par la ministre de l’Écologie Ségolène Royal et confirmée par les experts qu’elle a mandatés pour tenter de trouver un compromis entre pro et anti-barrage autour « d’un projet de territoire dans le bassin du Tescou ». Dans leur nouveau rapport, ces derniers ont conclu que « le projet initial de barrage à Sivens (…) n’apparaît pas comme une solution adaptée » pour satisfaire des besoins de stockage pour l’irrigation qu’ils évaluent à environ 750.000 m­ètres cube.

Deux solutions techniques

Au terme de leur mission, les deux experts ont proposé deux « solutions techniques », à savoir un réservoir plus modeste sur le site de Sivens, situé 330 mètres en amont du projet initial avec un bras de contournement permettant d’assurer la continuité du cours d’eau et une « alternative » comprenant un ensemble de trois retenues latérales ou collinaires, une à Sivens et deux autres non loin.

Entre ces « deux solutions imposées par l’État », le département du Tarn, maître d’ouvrage, a d’ores et déjà montré sa préférence pour « celle de la retenue d’eau sur le site de Sivens, décalée et sous dimensionnée » qui reste selon lui « la moins coûteuse et la plus efficace pour répondre aux besoins du territoire et utiliser au mieux les acquisitions foncières et travaux déjà réalisés ». Le vote définitif de l’assemblée départementale aura lieu le 3 mars. Pour autant, il n’est pas dit que le dossier Sivens se referme bientôt car sur le terrain, les scenarii des experts ne satisfont personne et les tensions entre les occupants de la « zone à défendre » du Testet, les agriculteurs et les riverains ne s’apaisent pas.

Les chambres d’agriculture du Tarn et du Tarn-et-Garonne se disent « consternées » par l’abandon du projet. Tout en insistant sur « la nécessité de stocker un minimum de 1,1 million de mètres cube », elles demandent aux experts, tout comme la FDSEA, syndicat agricole majoritaire, de revoir leur copie. De leur côté, les anti-barrage saluent l’abandon du projet initial mais refusent d’apporter leur soutien à un « Sivens allégé ». Alors que France nature environnement, la Confédération paysanne et le Collectif pour la défense de la zone humide du Testet mettent en garde « contre un second passage en force », la cinquantaine de zadistes toujours présents sur le site restent en « complet désaccord » avec les dernières propositions des experts et ont fait savoir qu’ils ne bougeraient pas…
Johanna Decorse

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En Grèce, une panique bancaire a débuté, et les citoyens ne payent plus leurs impôts

En Grèce, une panique bancaire a débuté, et les citoyens ne payent plus leurs impôts | Think outside the Box | Scoop.it

Le journal grec Kathimerini rapporte que les recettes de l’Etat grec se sont écroulées sur les derniers jours, en raison de l’incertitude liées aux élections qui doivent se tenir dans le pays le 25 janvier prochain. La plupart des Grecs choisissent de différer le paiement de leurs impôts en attendant d’être fixés sur la situation de leur pays.

Le parti donné gagnant dans les sondages, SYRIZA, a en effet promis d’annuler la taxe sur les propriétés immobilières (ENFIA), et d’annuler les dettes en souffrance.

Selon Kathimerini, l'état grec s’attend à collecter 4,5 milliards d’euros d’impôts pour le mois de janvier, mais les paiements reçus au cours des 10 premiers jours du mois étaient en baisse de 70 à 80% par rapport aux montants qui avaient été collectés à la même époque il y a un an.

 
Au mois de décembre de l’année dernière, les recettes des impôts avaient déjà accusé un manque à gagner de près de 620 millions d’euros, et pour l’ensemble de l’année 2014, cet écart s’était monté à 1,3 milliard d’euros.

Pire, dans ce qui semble être une répétition de la crise de 2011, ces derniers jours, deux banques grecques auraient sollicité l'ELA (Emergency Liquidity Assistance).

L’ELA consiste en un prêt d’urgence que les banques centrales nationales de la zone euro peuvent attribuer à des banques connaissant des pénuries de liquidités ponctuelles de nature à perturber gravement le système, avec l’aval de la BCE. Ces pénuries de liquidités peuvent notamment survenir lorsqu’un grand nombre d'épargnants se présentent simultanément pour récupérer leurs économies, ce que l’on appelle une panique bancaire, ou 'bank run'.

En décembre, les retraits sur les comptes d’entreprises et de particuliers des banques grecques se sont montés à 3 milliards d’euros, en nette accélération, et ce mouvement s’est poursuivi depuis le début du mois de janvier.

Selon Euractiv, depuis 2010, les banques grecques ont perdu 69 milliards d’euros de dépôts, soit près de 30% du total.

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Vidéo Attentats : le cri d'alarme de Jamel Debbouze - sept-a-huit - Replay TV

Très discret depuis les attentats qui ont frappé la France, l'humoriste français est sorti de son silence dimanche, en accordant une interview à Thierry Demaizière dans Sept à Huit.

Le lendemain des attentats sans précédent qui ont frappé la France entre le 7 et le 9 janvier, Jamel Debbouze avait publié son ressenti sur sa page Facebook : "Je ne trouve pas les mots pour décrire ma peine et ma douleur.". L'acteur s'était ensuite exprimé avec d'autres personnalités dans une tribune du Monde, «Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?». En revanche, aucune apparition télévisée. Au point que son abscence remarquée a été raillée par Nicolas Bedos samedi soir lors de son sketch dans "On n'est pas couché". Grimé en jeune musulman censé rassuré les gens, il déclarait : "Moi je veux bien y aller faire le petit chaton mignon dans la télévision. Mais c’est pas mon métier, pourquoi tu demandes pas à Jamel Debbouze ou à des vrais professionnels du drolatisme intégratif ? J’adore Jamel ! Elle me dit : 'Moi aussi j’adore Jamel Debbouze, tout le monde l’adore. Mais je ne sais pas où il est." 

L'un des humoristes préférés des Français a donc choisi le magazine Sept à Huit pour se livrer. "J'ai passé mon temps à ne pas dire que j'étais musulman. Pas parce que je n'étais pas fier, loin de là. Mais parce que je considérais que ce n'était pas un sujet, qu'on n'avait pas besoin d'affirmer son identité ou sa différence. Aujourd'hui, j'ai presque besoin de le revendiquer, de dire, "ne vous inquiétez pas". On est pareil malgré nos différences." explique-t-il aux caméras de TF1. 

"Je suis Français, musulman, artiste, je suis né à Barbès, j'ai grandi à Trappes, je suis père de deux enfants, marié à une chrétienne journaliste très, très belle (Mélissa Theuriau, ndlr). Et ça, pour moi, c'est la France." poursuit-il. Face à la question du journaliste, qui lui demande ce qu'il pense des réactions de certains enfants dans les écoles, qui n'ont pas voulu respecter la minute de silence pour les victimes de Charlie Hebdo, il réagit avec force :"C'est complètement débile, c'est irrespectueux. Ça ne se fait pas de ne pas respecter les morts. On ne se comporte pas comme ça. C'est sans précédent ce qui est arrivé, c'est arrivé au coeur de la capitale et ça concerne tout le monde !

Revenant sur la marche républicaine du 11 janvier, Jamel Debbouze réitère ses paroles d'amour pour son pays, la France. Il regrette seulement le manque de jeunes musulmans lors de cette manifestation, qui lui a redonné espoir. "Il y en avait, mais on n'était pas assez nombreux. Il faut qu'ils soient fiers de leur identité, fiers d'être musulmans, fiers d'être Français. Certains se sont désolidarisés des caricatures. Il ne faut pas leur en vouloir pour ça. On n'a pas la culture du blasphème. [...] On ne tue pas au nom de Dieu ! Le terrorisme n'a pas de religion.", explique-t-il.

"Je me battrai pour que vous puissiez dire tout ce que vous voulez dire. Je défendrai la France corps et âme pour tout ce qu'elle a apporté à ma famille. La France, c'est ma mère, on ne touche pas à ma mère." lance encore l'humoriste.

"Aujourd'hui, on ne doit pas oublier. Après la réaction, l'action. Plus jamais ça. Tous ensemble, on a une responsabilité." conclut-il.

Voici l'intégralité de son témoignage dans Sept à Huit, où il revient également sur l'énorme frustration des jeunes dans les banlieues, qui n'ont pas bénéficié, comme lui, de soutien adéquat.

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BlueTram, le tramway électrique sans rails

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Après la voiture électrique Bluecar et le bus électrique Bluebus, voici le tram électrique, qui ne répond qu'à un seul mot d'ordre : zéro pollution. L'avantage ? Il se recharge en moins de 20 secondes !

 

La filiale du groupe Bolloré, Blue Solutions, spécialisée dans l’électro-mobilité, va mettre en service son nouveau prototype de tramway électrique. Le Blue Tram a toutes les apparences d’un bus : il fonctionne sans rails ni caténaire. Mais sa particularité réside dans ses batteries qui allient super capacité et charge ultra-rapide, lui offrant une autonomie de 1,5 km. Le véhicule peut alors rouler sur cette charge puis faire le plein d'énergie à l'arrêt suivant. A chaque station, il se recharge en à peine 20 seconde lors de la montée et décente des passagers. Mesurant 6 mètres de long, il peut transporter environ 25 personnes. Des stations de tram adaptées seront produites par Automatic Systems, une filiale du groupe Bolloré.

 

Une solution de transport low-cost


Le BlueTram est une alternative low-cost au tram classique, qui nécessite de grandes infrastructures et des investissements conséquents. « Toutes les villes veulent un tram, le problème c'est qu'il faut beaucoup d'autorisations, c'est long à construire, et cher, alors que notre tram sera rapide à installer, et coûtera dix fois moins cher », a indiqué à la presse le PDG du groupe, Vincent Bolloré. Le groupe devrait livrer à la RATP 40 modèles de 12 mètres dès la fin de l’année 2015.

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Petit guide de survie en cas d'invasion russe : les pays baltes face à la menace de Moscou

Petit guide de survie en cas d'invasion russe : les pays baltes face à la menace de Moscou | Think outside the Box | Scoop.it
Face aux provocations à répétitions des forces militaires russes dans leur espace aérien, les pays baltes sont inquiets. A tel point que la Lituanie, par exemple, a publié un manuel de survie en cas d'invasion sur son territoire.
 
Atlantico : Le ministère de la Défense lituanien a publié un manuel de survie en cas d'invasion russe sur son territoire. Pour justification, il dit s’inspirer des événements en Géorgie et en Ukraine.  Les craintes de la Lituanie à cet égard sont-elles justifiées ?

Matthieu Chillaud : Les pays baltes, plus de vingt ans après avoir retrouvé leur indépendance, souffrent encore du syndrome de "l’enfant battu" vis-à-vis de la Russie : certains voient ce qui s’est passé en Ukraine comme une illustration de l’impérialisme russe à l’œuvre contre une volonté d’émancipation nationale, dont celle-ci est alors la victime comme leur pays de 1940 le fut de leur variante soviétique. Néanmoins, ils sont désormais membres de l’Otan et de l’UE. C’est d’ailleurs une différence de taille avec l’Ukraine. Et les trois pays baltes et la Russie en sont conscients mais cela n’empêche ni les uns ni les autres de bomber le torse en musclant leurs discours.

J’ai encore en mémoire les propos récents du président estonien qui demandait de façon quasi tonitruante une présence armée permanente de l’Otan sur le territoire de l’Estonie, ce que refuse de façon tout aussi virulente les Russes. Je reste sceptique sur les risques réels d’une attaque armée "classique" contre les trois pays baltes. Par contre, nous restons dans une logique d’opposition lancinante : la Russie veut faire comprendre qu’elle est encore une puissance dans la région. C’est comme cela, à mon avis, qu’il faut analyser les nombreuses violations de l’espace aérien par les avions de l’armée russe, des pays baltes mais aussi en Finlande. Les moyens armés sont utilisés pour des objectifs de démonstration de puissance. A mon avis, la Russie a d’autres chats à fouetter qu’envahir les pays baltes.

Hormis un "manuel de survie" quelles sont les autres solutions mises en place par les pays baltes pour préparer leurs citoyens contre une hypothétique invasion ?

Ma réponse sera aussi simple que concise : aucune, du moins à ma connaissance.

En mai 2014, l’Estonie avait prévu d’assurer la continuité de l’Etat même en cas d’invasion russe, en réfugiant ses données clefs dans un cloud système, dont les serveurs seraient installés dans des ambassades. Quels pourraient être les autres moyens techniques mis en œuvre par les pays baltes pour protéger leur souveraineté ?

La souveraineté est un concept juridique. L’Estonie est certes un pays notoirement connu pour ses avancées technologiques mais je ne vois pas en quoi cela pourrait contribuer à la permanence de sa souveraineté. Il faut avoir à l’esprit que les trois pays baltes sont membres de l’OTAN et de l’UE. La configuration politico-stratégique n’est plus la même que celle qu’il y avait au lendemain du rétablissement de leur indépendance. Les trois pays baltes n’appartiennent plus seulement de facto à la communauté euro-atlantique mais désormais de jure.

Les anciennes républiques soviétiques (Lituanie, Estonie, Lettonie) doivent-elles réellement craindre le retour d’un impérialisme russe ?

Un impérialisme russe peut-être, mais sous quelle forme ? Encore une fois si vous faites allusion à une attaque armée je pense que c’est peu probable.

 
 

Par contre, on peut craindre des formes "d’agressions" menées de façons beaucoup subreptices. Les intérêts russes sont nombreux et j’ajouterais même variés. L’économie, par exemple. Il y a aussi, de façon connexe, la problématique énergétique.

Les pays baltes sont membres de l’Otan et de l’Union européenne. En janvier 2015, la Lituanie est devenue le 19ème membre de la zone euro.  L’arsenal juridique et militaire qui en découle suffisent-ils à dissuader la Russie d’envahir ces pays ? Dans le cas contraire, cela ne reviendrait-il pas à déclarer la guerre à l’ensemble de l’Union européenne ?

L’article 5 de l’OTAN a un aspect autant préventif que réactif. En principe, quiconque entendrait attaquer un pays membre de l’Alliance atlantique devra faire face à l’ensemble des pays qui la composent. L’UE n’est pas une alliance militaire et, à ce titre, d’un point de vue juridique, je ne vois aucune raison en vertu de laquelle si on déclarait la guerre aux pays baltes, cela deviendrait une guerre contre l’UE. Le fait d’appartenir à la zone euro ne change a priori rien. Par contre, d’un point de vue politique, je me permets d’utiliser une litote que vous interpréterez comme vous voudrez : je vois mal l’UE ne pas réagir. Par contre, les moyens militaires seront totalement exclus. Si l’UE n’est pas une alliance militaire, l’Otan l’est, et si elle ne vient pas à l’aide de l’un quelconque de ses membres, a fortiori les pays baltes, elle n’aura plus aucune légitimité. La question la plus sensible actuellement est celle liée à la présence, ad hoc ou permanente, de forces de l'Otan sur le territoire des trois pays baltes. On prétend que cela aura un effet dissuasif sur la Russie. C'est possible. Mais mon sentiment, encore une fois, est que les trois pays baltes ne sont pas, ou plus, dans la "top liste" des priorités stratégiques de la Russie.

La présence d’une communauté russophone dans les pays baltes apporte-t-elle un risque supplémentaire d’annexion ? Doit-on alors craindre une montée de la russophobie ?

Certains parlaient il y a une vingtaine d’années d’un risque que la Russie utilisât les allogènes russophones comme une "cinquième colonne" pour reconquérir les trois pays, cela ne s’est pas réalisé. Si la majorité d’entre eux continuent à cultiver leur identité russe, cela ne signifie pas, pour autant, qu’ils soutiennent la Russie. Certes, il existe encore des "nostalgiques" mais on assiste, tout de même, à un changement de générations. Beaucoup de jeunes russophones, non seulement, s’estiment profondément estoniens, lettons ou lituaniens mais, en plus, se sentent étrangers à la Russie. Cette génération qui tend à parler la langue estonienne, lettone et lituanienne est de moins en moins ostracisée. J’attire aussi votre attention sur le fait que dans les catégories russophones on y met pêle-mêle tous ceux originaires de l’ancienne-URSS, les Ukrainiens inclus. Je vois mal Moscou pouvoir s’appuyer sur une catégorie aussi hétérogène pour pouvoir reconquérir ses anciennes provinces baltiques.


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Un maire FN désigné "élu local de l'année", le PS voit rouge

Un maire FN désigné "élu local de l'année", le PS voit rouge | Think outside the Box | Scoop.it
Steeve Briois félicité par Marine Le Pen après avoir été élu maire le 30 mars 2014 à Henin-Beaumont.
 
 

Le maire FN de Hénin-Beaumont, Steeve Briois a été récompensé lors de la traditionnelle cérémonie organisée à l'Assemblée nationale... en l'absence de son président Claude Bartolone.

 

La remise des prix politiques de l'année organisée par Le Trombinoscope -annuaire des acteurs de la vie publique- est toujours l'occasion pour la classe politique de se retrouver hors des polémiques et de l'actualité qui les poussent à l'affrontement.  

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Enfin, ça, c'était avant. Car, l'édition 2015, organisée mardi soir à l'Assemblée a une nouvelle fois illustré tout le malaise de la gauche face à la montée du Front national. Seule une poignée d'entre eux se trouvait dans l'assistance au moment où le maire FN de Hénin-Beaumont, Steeve Briois a reçu son titre d'"élu local de l'année".  

La cérémonie se déroulait à l'hôtel de Lassay, la résidence du président de l'Assemblée nationale. Claude Bartolone n'y a pourtant pas assisté. Une absence motivée par le prix décerné à l'élu FN, selon son entourage. 

Valls, Royal et Macron excusés

Les trois principales personnalités désignées par ces prix, Manuel Valls "personnalité politique de l'année", Ségolène Royal "ministre de l'année" et Emmanuel Macron "révélation politique de l'année", étaient également absentes, et représentées par un membre de leur cabinet pour recevoir leur trophée. Mais chacune avait avancé une raison: le Premier ministre était en meeting électoral dans le Doubs, la ministre de l'Ecologie préparait une communication pour le conseil des ministres de mercredi et son collègue de l'Economie défendait sa loi dans l'hémicycle, à quelques dizaines de mètres de là. 

Steeve Briois, désigné par le jury de sept journalistes présidé par Arlette Chabot (Europe 1) comme "élu local de l'année", a reçu son prix du président de Public Sénat, Gilles Leclerc, qui a tenu à préciser qu'il ne s'agissait "pas d'une véritable récompense", mais du "symbole" de la progression électorale du Front national. Marianne précise que Gilles Leclerc a même refusé de remettre le prix en mains propres.  

"Même s'il m'est attribué à contrecoeur, ce prix me va droit au coeur", a rétorqué le maire de Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, et député européen. 

Un des rares socialistes présents à la cérémonie était le frondeur Laurent Baumel, consacré "député de l'année". 

Les dix députés PS du Pas-de-Calais ont pris le temps de rédiger un communiqué commun pour dénoncer la remise à Steeve Briois de ce prix. "C'est un choix contestable et contesté. Quelques mois de mandat, caractérisés essentiellement par un bâillonnement du tissu associatif local, sont des arguments un peu courts pour prétendre au titre d'élu local de l'année." 

Un problème vieux comme le FN

Les socialistes ont toujours autant de mal à se positionner face à la montée continue du Front national dans les urnes. Après les attentats de Paris, le PS avait décidé d'exclure Marine Le Pen et les autres élus FN du cortège parisien. La présidente du Front national s'en était servie pour se poser, une fois de plus, en candidate anti-système et en victime d'ostracisme.  

La question de la réaction socialiste à la progression frontiste ne va pas tarder à se reposer. Ce dimanche se tient le premier tour de la législative partielle dans le Doubs. Le PS pourrait être éliminé du second tour. Appellera-t-il à voter pour l'UMP afin de barrer la route au FN? 



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Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique)

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Dans la stratégie d'influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.

 

La chaîne de télévision qatari Al-Jazeera vient d'acquérir une grande partie des droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015. Nous republions à cette occasion cet article d'Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le petit Etat achète la France.

***

Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un Etat. Etabli sur une petite presqu'île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l'est de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés.

L'émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits et pour la plupart n'ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d'œuvre immigrée est là pour cela.

La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.

Alternance de coups d’Etat

Leur obsession est de préserver et protéger ce qu'ils ont, c'est-à-dire l'indépendance et l'existence même d'un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d'Etat. Le dernier en date, en juin 1995, a permis à l'actuel émir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.

Il a failli y avoir un autre coup d'Etat en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s'achètent en permanence des assurances-vie ou ce qu'ils croient être des assurances-vie, explique un banquier français installé depuis des années à Doha, la capitale de l'émirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilité, mais ils sont très forts. Ils pensent non sans raison que tout s'achète.»

La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financière, et sportive... Il est le conseiller, le financier, le partenaire, l'intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d'Israël, de l'Arabie saoudite et de l'Iran, de l'Autorité palestinienne, du Hamas, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban…

Le Qatar a eu l'habileté de se doter d'une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaîne de télévision d'information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un… le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec les régimes dépend aussi parfois des intérêts de l'émir comme le montrent certaines dépêches secrètes, révélées par Wikileaks, de la diplomatie américaine.

L’addition des biens acquis ne gêne personne

Dans la stratégie d'influence du Qatar, la France occupe une place à part. D'abord parce que les Qataris la connaissent très bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises, ses forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d'entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu'il a décidé de se la payer... au sens propre.

De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalité, ses grandes écoles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs… Et cela ne semble gêner personne. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.

Car le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l'acte.

Doha fait preuve d'une attitude pour le moins ambiguë à l'égard de l'islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C'est le seul pays wahhabite en-dehors de l'Arabie saoudite. C'est un pays où plus des trois quarts des résidents ne sont pas des nationaux et où les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, immigrés de pays arabes, pourraient un jour se révolter, prendre le pouvoir, agir pour une puissance étrangère.

Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps en même temps. En février 2010, le Qatar aurait signé un pacte de défense avec la Syrie et l'Iran tout en ayant sur son sol une base militaire américaine depuis la première guerre du Golfe.

Le Qatar a été l'organisateur avec le président syrien Bachar el-Assad, de la visite triomphale de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, au Liban en juillet 2010. L'émir du Qatar s'est rendu en Israël lors d'une visite secrète en mars 2010. Et selon toujours des sources Wikileaks, le Qatar fait preuve d'un considérable laxisme concernant le financement du terrorisme à partir de son sol.

Tout cela n'empêche pas nos hommes et nos femmes politiques de se succéder en rangs serrés au Qatar. On peut citer pêle-mêle parmi les habitués des séjours à Doha: Dominique de Villepin, Bertrand Delanoë, Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati, Ségolène Royal, Fadela Amara, Claude Guéant, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, Hubert Védrine, Frédéric Mitterrand, Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Baudis, Jack Lang…

Hamad Bin Khalifa Al-Thani  et Ségolène Royal lors d'un forum  «Démocratie, Développement et libre échange» à Doha, en avril 2008. REUTERSUn pays pas fréquentable, mais très fréquenté par les politiques français

Trois semaines après son élection en 2007, le premier chef d'Etat arabe reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy était l'émir Hamad bin Khalifa al-Thani. Un mois et demi plus tard, le 14 juillet 2007, il assistait au défilé sur les Champs-Elysées au côté du président de la République. Les liens étroits tissés par Nicolas Sarkozy avec l'émir quand il était ministre de l'Intérieur et faisait former les forces de l'ordre qataries ont été fructueux.

Cela s'est traduit, pour la partie visible, par le rôle déterminant du Qatar dans la libération en juillet 2007 des infirmières bulgares détenues en Libye par Kadhafi et plus récemment par la participation symbolique du Qatar à l'intervention militaire occidentale contre le même Kadhafi, seul pays arabe à le faire.

Illustration toutefois du double jeu permanent du Qatar, l'émirat a aussi joué un rôle dans l'affaire al-Megrahi, la libération en août 2009, soi-disant pour raisons médicales, de l'un des auteurs libyens de l'attentat de Lockerbie.

Parmi les actuels et anciens membres du gouvernement, Claude Guéant en tant qu'envoyé spécial de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati dont la sœur travaille pour le procureur général du Qatar et Fadela Amara ont multiplié les voyages dans l'émirat. A une époque, quand elle était Garde des sceaux, Rachida Dati se rendait jusqu'à deux ou trois fois par mois au Qatar.

Le Qatar soigne Sarkozy, mais pas seulement: des proches de Chirac (qui en tant que président de la République s'était rendu 9 fois en visite officielle à Doha) et des socialistes bénéficient aussi de son attention et de ses faveurs.

Le Qatar est le principal client du cabinet d'avocat de Dominique de Villepin. Le contrat stipulerait que les déplacements de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac à Doha se font dans les avions de l'émir. Ségolène Royal s'est elle vu offrir un dîner en son honneur à l'ambassade du Qatar le 27 mars 2008.

La bataille d’Areva et les réseaux Sarkozy

Autre démonstration du poids de l'émirat dans la vie politique française, il a obtenu le vote à l'Assemblée et au Sénat au début de l'année 2008 d'un statut fiscal exorbitant pour ses investissements en France. Les investissements immobiliers ne sont pas imposables sur les plus-values et les résidents qataris en France ne payent pas l'ISF pendant leurs cinq premières années de présence. Le groupe d'amitié entre la France et le Qatar compte 49 députés à l'Assemblée nationale...

Le Qatar a passé des accords de défense avec la France qui assure la formation des marins de sa flotte de guerre et de ses policiers et lui a fourni une grande partie de son matériel militaire, notamment des mirages 2000. Le Qatar a obtenu ou veut obtenir l'ouverture d'antennes à Doha de quelques-unes de nos plus prestigieuses grandes écoles comme HEC, Saint-Cyr ou l'Ecole nationale de la magistrature.

Les grandes entreprises françaises sont évidemment très présentes à Doha, notamment dans la défense et l'énergie: Total, GDF-Suez, EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… ont raflé des contrats importants. Mais le Qatar est aussi et avant tout un investisseur. Le fonds souverain du Qatar est actionnaire ou cherche à le devenir, de groupes stratégiques comme Lagardère (défense et presse), Veolia environnement (services collectifs), Suez (énergie, services collectifs), Vinci (BTP), et du coté des tentatives répétées CMA CGM (shipping) et surtout Areva (nucléaire).

La partie qui s'est jouée il y a quelques mois autour du capital d'Areva illustre bien le poids et l'ambition des Qataris en France et la façon dont ils procèdent et dont leurs réseaux fonctionnent. En l'occurrence, ils ont joué sur les liens étroits et anciens entre Claude Guéant, alors secrétaire général de l'Elysée, François Roussely, président du Crédit Suisse France et Henri Proglio, PDG d'EDF et proche de Nicolas Sarkozy.

Ces trois hommes se connaissent très bien. François Roussely a précédé Claude Guéant à la direction de la police nationale et Henri Proglio à la présidence d'EDF. François Roussely a été chargé par le gouvernement de rédiger un rapport sur l'avenir du nucléaire et, ce qui ne semble gêner personne, conseille le Fonds souverain du Qatar qui est client et actionnaire du Crédit Suisse et souhaite ardemment entrer dans le capital d'Areva.

Paris, la tête de pont qatarie

Il a fallu une intervention conjointe du Premier ministre François Fillon, de la ministre de l'Economie Christine Lagarde et d'Anne Lauvergeon, la présidente d'Areva, pour empêcher in extremis l'entrée à la fin de l'année 2010 du Qatar dans le capital du fleuron français du nucléaire.

«Avec les Qataris, c'est toujours du donnant-donnant, explique sous le couvert de l'anonymat un Français qui a longtemps vécu au Qatar, connaît bien la famille régnante et a vu défiler à Doha une bonne partie de la nomenklatura française. Parfois, il y a un grain de sable in extremis comme dans l'affaire Areva, mais c'est l'exception, ils préparent bien leurs coups.»

L'immobilier donne également une bonne mesure de l'influence qatarie. L'émir possède un palais de 4.000 m2 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et l'hôtel d'Evreux, place Vendôme ainsi que deux autres hôtels particuliers attenant. Le fonds souverain détient à Paris des hôtels de luxe (Majestic et Royal Monceau).

Hôtel Lambert, à Paris, le 21 août 2009. REUTERS/Benoit Tessier

Mais ce sont les travaux du frère de l'émir lors de la restauration de l'hôtel Lambert, joyau du XVIIe siècle situé sur l'île Saint-Louis, racheté en 2007 aux héritiers du baron Guy de Rotschild, qui ont fait un peu de bruit. Des travaux considérables et illégaux qui ont provoqué une polémique. Pour y mettre fin, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n'avait pas saisi la Commission nationale des monuments historiques, mais un Comité scientifique… créé spécialement.

Et pour finir donc le sport et le football qui pour le Qatar semblent être le moyen idéal pour obtenir enfin la reconnaissance et le statut qu'il cherche frénétiquement. Le recrutement de Zinedine Zidane pour plusieurs millions d'euros afin vanter les mérites de la candidature à la Coupe du monde de football de 2022 du plus petit pays au monde l'ayant jamais organisé — qui ne s'est jamais qualifié pour cette compétition et de surcroit à un climat inadapté à la pratique de ce sport en été… — a été couronné de succès.

La controverse qui a suivi et les lourds soupçons de corruption de la Fifa n'y ont rien changé. Après le Royaume-Uni, l'Allemagne à son tour vient pourtant de contester le choix du Qatar et demande que la candidature soit rééxaminée. Peu probable.

A Doha, le Qatar vient d’obtenir l’organisation de la Coupe du Monde 2022. REUTERS/Fadi Al-Assaad

L'intérêt du Qatar pour le football ne s'arrête pas à l'organisation de la Coupe du monde et à l'achat pour ses clubs de joueurs européens en fin de carrière payés à prix d'or. Les clubs de football européens deviennent aussi des proies, celui de Malaga en Espagne, le FC Barcelone dans une moindre mesure, et donc maintenant le Paris Saint-Germain, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy est un supporter affirmé. Il se dit de façon insistante que l'Elysée n'aurait d'ailleurs pas ménagé ses efforts pour convaincre l'émir de donner au PSG les moyens de nouvelles ambitions. Mais quelle en sera la contrepartie?

Eric Leser

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Opération Mains propres sur la santé publique : stop à la corruption

Opération Mains propres sur la santé publique : stop à la corruption | Think outside the Box | Scoop.it

Un appel est lancé pour lever l’opacité qui règne dans le monde de la santé publique, gangrené par les intérêts privés qui viennent heurter l’intérêt général. On ne compte plus les hauts fonctionnaires en lien avec l’industrie pharmaceutique. Il est temps de refonder la santé sur l’intérêt général.

Fin décembre étaient révélées les pratiques de Sanofi pour favoriser son antidiabétique Lantus aux Etats-Unis. Des centaines de médecins jouant les « agents doubles » ont reçu des dizaines de milliers d’euros pour la promotion de l’insuline star de la firme pharmaceutique française.

Corruption

Les scandales sanitaires actuels (du Médiator au Sofosbuvir) nous permettent de tirer deux enseignements : l’impérieuse nécessité d’ouvrir le système pour donner davantage de place aux avis contradictoires (lanceurs d’alerte, praticiens, patients, associations) tout en légalisant les actions de groupe (actions en justice qui permettent à un grand nombre de personnes d’engager ensemble une seule procédure en justice afin d’obtenir réparation d’un préjudice) ; l’urgence de lutter contre la porosité actuelle constatée entre les « évaluateurs » et les « évalués », les contrôleurs et les contrôlés.

En février 2014, le premier rapport de la Commission européenne sur la corruption citait parmi les secteurs les plus vulnérables à la corruption la santé tandis que Mediapart révélait en 2011, 28 liens d’intérêts parmi les 30 membres de la commission d’autorisation du médicament.

L’opacité la plus totale règne dans le monde de la santé publique. Les intérêts privés viennent heurter l’intérêt général. Nous ne sommes toujours pas sortis de la collusion entre l’Etat et les groupes pharmaceutiques comme l’illustre les dernières affaires Cahuzac et le scandale du Médiator.

La corruption dans la santé fait perdre dix milliards d’euros

Cela a des conséquences lourdes sur nos finances publiques. Les Français sont les plus gros consommateurs de médicaments en Europe (entre 50 % et 100 % de plus que nos voisins les plus proches).

En luttant contre cette surconsommation et cette surfacturation par une meilleure prescription, l’assurance-maladie pourrait réaliser au moins dix milliards d’euros d’économies c’est-à-dire annuler son déficit chronique et ce sans dommage pour la santé publique, bien au contraire.

Comme l’a montré Serge Rader (pharmacien, lanceur d’alerte) dans son étude comparative du prix du médicament entre la France et l’Italie, le coût des médicaments en ville et à l’hôpital s’élève pour 2013 à 18 milliards d’euros chez nos voisins transalpins contre 34 milliards pour la France, soit 70 % de plus à populations égales pour les mêmes résultats sanitaires (avec une espérance de vie de sept mois supérieure en Italie).

De plus, les prix hors taxes des génériques sont supérieurs en France de 30 % en moyenne à ceux pratiqués en Italie.


- Jérôme Cahuzac -

Privatisation et conflits d’intérêt

Le vrai risque aujourd’hui est une privatisation rampante du système de santé publique liée notamment à la dégradation du système hospitalier, conduisant à la perte d’équité dans le traitement et l’accès aux soins.

Le conflit d’intérêt est défini comme tel : « C’est une situation d’interférence entre une mission de service public et l’intérêt privé d’une personne qui concourt à l’exercice de cette mission, lorsque cet intérêt, par sa nature et son intensité, peut raisonnablement être regardé comme de nature à influencer, ou paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions ».

Un examen des liens d’intérêts des ministres de la santé montre qu’ils ont depuis Claude Evin quasiment tous été, soit avant leur entrée en fonction, soit après, en lien avec des laboratoires pharmaceutiques.

Le cas emblématique le plus récent est celui de Nora Berra (secrétaire d’Etat chargée de la Santé de 2010 à 2012) qui a travaillé dix ans pour les firmes pharmaceutiques (de 1999 à 2009) auprès de trois laboratoires (Boehringer Ingelheim, Bristol-Myers Squibb, Sanofi Pasteur). Comment être indépendant moins d’un an après avoir quitté l’industrie pharmaceutique ?

Hauts fonctionnaires et industrie

Chez les hauts fonctionnaires, c’est toujours le même schéma. Une dizaine d’années passées dans les cabinets ministériels avant d’aller dans les laboratoires. Il va de soi que tout ce beau monde est repéré à l’avance par l’industrie pharmaceutique.

Le cas de Jacques de Tournemire est parlant. Il a été conseiller au cabinet du ministre Mattei puis à Matignon dans le cabinet Villepin. Ensuite, il bascule dans le privé comme directeur des opérations de lobby pour Pfizer à Bruxelles, puis vice président Pfizer France avant de devenir consultant pour les grandes firmes pharmaceutiques.

Les parlementaires sont également « gratifiés » par divers groupe à l’instar du Club Hippocrate, financé par GSK, Générale de Santé et Malakoff Médéric dont le patron est le frère de Nicolas Sarkozy.

L’industrie pharmaceutique a l’habitude de recruter les interlocuteurs qu’elle côtoie dans les agences sanitaires. C’est le cas pour Philippe Lamoureux, nouveau directeur général du Lobby européen du médicament (LEEM) après avoir été secrétaire général de l’Agence du Médicament au ministère de la Santé.

Les conflits d’intérêts touchent aussi l’Agence européenne du médicament : au terme de son mandat fin 2010 de directeur exécutif de l’EMA, Thomas Lönngren a en effet été autorisé à exercer des activités de conseil auprès de cinq entreprises privées notamment sur les questions du développement de nouveaux médicaments et les délais de mise sur le marché.

Enfin, les liens avec l’industrie pharmaceutique concernent aussi les associations à l’instar de la Société française de cardiologie financée par Sanofi-Aventis.

Il convient de construire un mur parfaitement étanche entre les intérêts privés et la décision publique dans le domaine de la santé. Cette dernière doit être fondée uniquement sur l’intérêt général, la transparence et les principes qui fondent le service public pour les usagers : gratuité et égalité d’accès.

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Grèce : l'euro tombe à son plus bas niveau depuis 11 ans

Grèce : l'euro tombe à son plus bas niveau depuis 11 ans | Think outside the Box | Scoop.it

C'est le plus faible cours de la monnaie européenne depuis 2003, en raison des risques de plus grande incertitude économique après la victoire de Syriza.

 

L'euro a ponctuellement chuté lundi matin à Tokyo, tombant à son plus bas niveau face au dollar depuis plus de 11 ans. Une dégringolade qui fait suite à l'annonce de la victoire du parti de la gauche radicale Syriza, anti-austérité, aux législatives anticipées de dimanche en Grèce.

La monnaie européenne s'est affichée ponctuellement à 1,1098 dollar à 8 h 50, heure locale (dimanche 23 h 50 GMT), son plus faible cours depuis septembre 2003, en raison des risques de plus grande incertitude économique en Europe. L'euro est cependant remonté dans les minutes suivantes jusqu'à 1,1200 dollar à 9 h 15 (0 h 15 GMT).

"Écrire l'histoire"

La devise commune a aussi connu un nouvel accès de faiblesse vis-à-vis de la monnaie nippone, à 130,14 yens à 8 h 50 (23 h 50 GMT), cours qui n'avait pas été vu depuis septembre 2013, avant de remonter à 131,88 yens une demi-heure plus tard. Simultanément, le billet vert s'est momentanément un peu déprécié face à la monnaie japonaise, avec un cours à 117,26 yens à 8 h 50, puis un rebond à 117,79 dans les trente minutes suivantes.

Les Grecs ont donné dimanche une victoire claire au parti de gauche radicale Syriza, pour "écrire l'histoire" en "laissant l'austérité derrière" eux, a affirmé Alexis Tsipras, premier dirigeant européen élu sur le rejet explicite des politiques difficiles imposées par l'UE à ses membres. Le scrutin était attendu anxieusement par les partenaires européens d'Athènes, inquiets de la volonté de Syriza de "fermement" renégocier l'énorme dette grecque et défier de manière inédite les programmes d'austérité imposés par Bruxelles.

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Une première à La Poste : des odeurs pour détendre les clients

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Dans le cadre d'un plan visant à améliorer le bien-être des usagers du bureau de la gare, La Poste accueille une première nationale de l'entreprise tarnaise Phodé : un produit naturel sera diffusé afin de rendre les gens plus heureux et détendus ! ...

Via J Berhocoïrigoin
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Jacques Le Bris's comment, January 25, 1:14 AM
Ne pourrait-on pas diffuser ce parfum dans les quartiers sensibles et lors de manifestations houleuses ?
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« L’euro est officiellement mort le jeudi 22 janvier 2015 »

« L’euro est officiellement mort le jeudi 22 janvier 2015 » | Think outside the Box | Scoop.it

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Le 16 septembre 2014, il y a peine quelques mois, j’écrivais l’édito du jour et je l’intitulais :

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion !… »

J’y disais la chose suivante, et vous pourrez le relire en entier pour ceux qui le souhaitent car je vous indique le lien en bas de page.

« Construction, union, intégration, désintégration, dislocation, et explosion… voilà quelles pourraient être les différentes étapes de la vie à la mort de l’Europe tant l’ensemble européen est désormais à la croisée des chemins, coincé entre plus d’intégration (ce qui est actuellement souhaité) et la tentation de la désintégration où chaque pays membre, en particulier de la zone euro, souhaiterait pouvoir retrouver quelques marges de manœuvres monétaires pour adoucir des politiques budgétaires qui se doivent, face aux tombereaux de dettes souveraines accumulées et à l’absence de croissance, de devenir restrictives… »

Il ne s’agit pas de faire de la « gloriole » mais de remettre justement la décision très importante de la BCE concernant le QE annoncé de plus de 1 100 milliards d’euros. Un QE monumental, colossal, que dis-je, MAGISTRAL et pourtant, alors qu’il est salué par tous les commentateurs ou presque, par les marchés comme par les investisseurs, j’ai pourtant à cette occasion l’immense regret de vous faire part du décès de la monnaie unique appelée « euro ».

Derrière la « bonne nouvelle » se cache la première étape de la désintégration de la zone euro !

Bon, vous l’aurez compris, je ne suis pas triste du tout en fait. L’euro était très mal ficelé et cela n’a aucun sens de poursuivre cette aventure monétaire commune devenue désastreuse et c’est un premier pas très important qui a été fait aujourd’hui par Mario Draghi : il vient ni plus ni moins d’annoncer qu’il y aura de moins en moins d’euros dans les prochains mois, même s’il semble qu’il va y en avoir beaucoup plus et je vais me faire un plaisir de vous expliquer ce qui peut sembler, à première vue, un grand paradoxe.

Tout le truc tient dans cette simple petite phrase passée inaperçue ou sur laquelle on jette pudiquement un voile… « Les opérateurs de marché ont immédiatement réagi positivement à l’annonce, le CAC40 s’appréciant de 1 % en quelques minutes, avant une prise rapide de bénéfices lorsque Mario Draghi a précisé que les banques centrales nationales porteront 80 % des risques liés aux rachats, tandis que la BCE n’en portera que 20 %… »

Il faut bien lire et relire cette petite phrase et bien la comprendre pour ce qu’elle signifie, à savoir que chaque banque nationale va racheter ses propres obligations d’État et que la BCE en elle-même ne portera que 20 % du risque, c’est-à-dire au mieux 200 milliards sur les plus de 1 000 qui devraient être injectés !!

En clair, chaque banque centrale nationale vient d’obtenir le droit de battre monnaie pour des montants différents et à sa convenance ou presque. Alors je vous pose la question à 1 000 milliards d’euros :

Comment peut-on avoir une monnaie unique avec des banques centrales monétisant de façon hétérogène ?

Impossible, tout simplement, l’euro est mort et c’est un pas enfin vers la reconnaissance de cet état de fait. On gagne encore un peu de temps avant d’avouer officiellement que l’euro est mort mais il est bien mort. La France va monétiser en cœur et j’entends déjà nos amis socialistes nous expliquer comment nous allons pouvoir dépenser la cagnotte (surtout pour se faire réélire en 2017), les Italiens qui n’ont jamais su faire autrement que d’imprimer des billets vont faire pareil, les Espagnols itou… De l’autre côté, la rigueur allemande va s’exprimer pleinement et la Buba, la Banque centrale allemande, n’émettra aucun billet tout neuf pour Berlin qui se paye le luxe d’un budget en excédent… Et vous pensez que la Banque de France va imprimer des billets pendant deux ans en gardant tout cela dans son bilan sans qu’il ne se passe rien ? Non, il n’y a pas à dire, c’est le processus de désintégration qui vient de commencer et c’est sans doute cela qui explique la décision de la Suisse de ne plus défendre sa monnaie.

Il s’agit bien en réalité de la fin de l’euro et contre la fin de l’euro, la Suisse et la Banque centrale suisse ne peuvent rien et, plus grave encore, il serait assez dangereux pour les Suisses de poursuivre leurs achats d’euros par milliards chaque jour si l’euro devait rapidement disparaître et ne valoir plus rien.

On n’aura pas plus d’Europe, donc ce sera moins d’Europe puis plus d’Europe

Le terrorisme, la libre-circulation, les problèmes de délinquance ou d’immigration montrent que l’Europe est inefficace à régler quelque problème que ce soit. Le débat aujourd’hui c’est comment on fait « moins de Schengen ». Mais ce n’est pas tout : du côté économique c’est le même phénomène, la tentation naturelle n’est pas plus d’Europe mais moins d’Europe avec, sur tous les sujets, un retour à la souveraineté nationale sous la pression de peuples excédés par des europathes aussi incompétents que corrompus.

Logiquement, et tout le monde d’ailleurs s’accorde là-dessus, soit nous dépassons nos difficultés avec plus d’Europe et par exemple des unions de transferts ou les riches (Allemands) payent pour les plus pauvres (Grecs), soit nous faisons moins d’Europe avec le retour du « chacun pour soi et Dieu pour tous »… La décision de la BCE d’aujourd’hui enterre sans la moindre ambiguïté le concept même d’union monétaire. Comment voulez-vous parler d’union alors que chaque banque centrale nationale reprend sa capacité à monétiser pour soi-même ? Pour le moment, tout le monde va monétiser et imprimer la même monnaie, de l’euro, mais combien de temps cela peut-il durer ? Impossible à dire mais pas longtemps puisque la tentation sera évidemment d’en redemander encore plus et lorsque les choses deviendront trop déséquilibrées, alors l’euro explosera naturellement, mais encore plus grave, cette décision est sans doute la plus mauvaise façon de préparer la fin de l’euro.

C’est une catastrophe annoncée !!

Pourquoi ? Simple en fait, au lieu de sortir de l’euro en bon ordre, en appliquant tous par exemple une parité de 1 pour 1 avec notre nouvelle monnaie 1 euro = 1 nouveau franc, qui après se dévaluera ou s’appréciera progressivement en fonction de notre politique monétaire et de notre gestion des finances publiques, nous allons d’abord saccager consciencieusement le bilan de notre banque central, la Banque de France, en monétisant plus que d’autres. Quand nous sortirons de l’euro, la dépréciation de notre futur franc sera aussi brutale que notre bilan de banque central sera mauvais. En voulant gagner encore du temps, nous créons les conditions d’une explosion de l’euro qui sera encore plus redoutable, or ce n’est qu’une question de temps.

C’est cela que la décision de la Banque centrale suisse a voulu dire, et c’est cela que le cours de l’or en forte hausse vous raconte également. L’euro est mort. La taille du QE n’est même pas en l’espèce le sujet.

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

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VIDÉO DU JOUR. Riss de "Charlie Hebdo" sur France 2 : la peur d'être "achevé". Glaçant

VIDÉO DU JOUR. Riss de "Charlie Hebdo" sur France 2 : la peur d'être "achevé". Glaçant | Think outside the Box | Scoop.it

LE PLUS. Riss, blessé dans les attentats du 7 janvier à "Charlie Hebdo", a fait sa première apparition télévisée le 20 janvier sur France 2. Face à David Pujadas, il a parlé de l'avenir du journal, de ses envies, de ses convictions. C'est notre vidéo du jour.

 

Le 7 janvier, Laurent Sourisseau, alias Riss, a été blessé à l'épaule par les frères Kouachi, lors de l'attentat à "Charlie Hebdo".


Son premier témoignage

 

Fraîchement sorti de l'hôpital, c'est sur le plateau du "20 Heures" de France 2 que le dessinateur (qui succèdera à Charb à la tête du journal) a livré son premier témoignage télévisé.

 

D'abord sur les événements :

 

"Je suis remis, partiellement. Je marche, c'est déjà ça et mon épaule se remet peu à peu. (Le 7 janvier) On discutait de choses et d'autres comme dans n'importe quelle conférence de rédaction et puis soudain on a entendu une détonation qui nous a un peu intrigués. Personnellement, j'ai cru que c'était un objet ménager qui était défectueux. Puis des autres détonations nous ont semblé suspectes. Tout le monde s'est levé. La porte de la salle de rédac' s'est ouverte. J'ai vu un homme armé et cagoulé surgir avec une mitraillette. Je me suis jeté au sol face contre terre. C'est la dernière chose que j'ai vue. 

 

La peur d'être "achevé" à l'hôpital

 

Après, je n'ai plus fait qu'entendre des sons.

 

C'était des coups de feu. Il n'y pas eu de cri, pas eu de hurlement. Ils se sont parlés entre eux. Un revendiquait l'appartenance à une organisation issue du Yémen. J'ai entendu un autre qui disait : 'Il ne faut pas tirer sur les femmes' et un autre, le même, qui vérifiait avec son acolyte que Charb était bien mort. (…) C'était des guerriers, ils se sont comportés comme des guerriers et ils ont commis un acte de guerre. (…)Ils étaient très organisés. (…) Quand on est seul on se dit qu'il y en a qui vont peut-être venir à l'hôpital pour vous achever."

 

"Charlie Hebdo vivra le plus longtemps possible"

 

Attribuant sa survie "au hasard", Riss a ensuite évoqué la suite de "Charlie Hebdo".

 

"C'est vrai que le jour de l'attentat je n'avais plus envie de faire ce métier du tout, je n'avais plus envie de dessiner du tout. (…) Si des gens nous détestent à ce point là ça veut dire que ce métier est vain. Ca a un peu changé, on reprend ses esprits. (…) Il faut transformer cette épreuve en quelque chose de créatif. Ce n'est pas évident. Au journal, certains ont du mal à dépasser cela. On va essayer, en tout cas. (...) Malgré l'hécatombe, il y a toujours une équipe (...) Après, il y a le problème du dessin, qui est capital pour l'identité de 'Charlie'. Et là, on a vu disparaître des poids lourds et ce n'est pas demain la veille qu'on trouvera des gens aussi extraordinaires. Un jour peut-être, mais il y a presque une autre génération de dessinateurs à faire venir. (…) Nous on fera ce qu'on sait faire, on ne sait rien faire d'autre. (…) 'Charlie Hebdo' vivra. Le plus longtemps possible, on essaiera."

 

Quant au slogan "Je suis Charlie", Riss accepte qu'il ne soit pas adopté par tout un chacun.

 

"La question est de le dire pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Si c'est pour défendre des terroristes, là j'ai du mal... Après, on est en démocratie. Tout le monde n'est pas obligé d'aimer 'Charlie'."

 

De multiples émotions

 

Pour nous, c'est la vidéo du jour. Parce que c'est la première fois que l'on voyait Riss depuis le drame. Parce que son témoignage est à la fois glaçant (concernant les attentats) et réconfortant (sur la survie du journal).        

 

À vous de réagir

 

Qu'avez-vous pensé de l'intervention de Riss, sur France 2, le 20 janvier ?

 

Sur Le Plus, partagez votre avis, en écrivant une chronique ou en laissant un commentaire.

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Le nouveau Canal de Suez sera terminé pour l'été prochain

Le nouveau Canal de Suez sera terminé pour l'été prochain | Think outside the Box | Scoop.it

L'agrandissement du canal de Suez permettra de réduire l'attente des cargos et de multiplier les passages. 80 % du financement - 64 milliards de livres égyptiennes, soit 7,5 Mds € - auraient été souscrits par des particuliers.

 


« Cadeau de l'Égypte au monde » pour le président El-Sissi, l'agrandissement du canal de Suez consistera en fait en un élargissement de 37 km du canal existant, augmenté d'une nouvelle portion de 35 km. D'abord prévue pour 2017, l'inauguration a été avancée... à la fin de l'été 2015, pour l'anniversaire de la nationalisation du canal.

Rien ne semble impossible dans la course à l'inauguration du nouveau canal du Suez. 60 milliards de livres égyptiennes sont nécessaires pour son financement ? Qu'à cela ne tienne, le gouvernement a mis en vente des bons d'investissement que particuliers et entreprises sont invités à acheter dans un effort collectif « bism el ouma » , au nom de la Nation, selon l'expression de Nasser. Six milliards ont été récoltés dès le premier jour de souscription, et 64 milliards (environ 7,5 milliards d'euros) ont été levés avant même la fin de la période envisagée pour la levée de fonds. Plus de 80% auraient été achetés par des particuliers, ce qui n'est pas étonnant quand on sait la place que tient la nationalisation du canal de Suez par Nasser dans la construction de l'identité nationale égyptienne.

Une rente annuelle de 5 milliards de dollars

Annoncée le 26 juillet 1956 au cours d'un discours présidentiel resté célèbre, la nationalisation du canal de Suez engendre une rente annuelle de 5 milliards de dollars pour l'Égypte. Depuis l'effondrement du secteur touristique avec la révolution de 2011 et l'instabilité politique qui a suivi, cette rente représente aujourd'hui la première source de revenus du pays.

« C'est le cadeau légué par nos grands-pères et nos ancêtres, celui qu'ils ont créé avec leur sang et leurs larmes » a rappelé Mohab Mamish, le président de l'Autorité du canal de Suez, lors du lancement du projet en août dernier, à Port Saïd.

Une représentation de l'opéra de Verdi, Aïda, créé spécialement pour l'inauguration du canal en 1870, a même été programmée pour le mois de décembre au pied des Pyramides, en vue de la nouvelle inauguration.

L'Autorité du canal de Suez a d'abord travaillé sur un plan de réalisation en trois ans. Mais le président Sissi a révélé que le canal serait opérationnel à l'été 2015, une date qui paraît peu réaliste étant donné l'ampleur des travaux. Car en plus de l'agrandissement du canal, sont également au programme, à l'horizon 2018, l'aménagement de nouveaux ports et entrepôts dans les villes de Port Saïd, Damiette, Arish, une « vallée technologique » à Ismailia, une zone industrielle dans les environs de la ville de Suez et la construction des tunnels pour connecter les rives du canal entre elles. À cette fin, 15.000 ouvriers travaillent sur le chantier.

Bientôt plus de 90 passages par jour

Aujourd'hui, une quarantaine de bateaux empruntent le canal chaque jour : avec une deuxième voie, les bateaux pourront désormais circuler dans les deux sens et le canal comptera alors plus de 90 passages quotidiens. Concrètement, ces aménagements permettraient une réduction de huit heures d'attente sur le trajet des cargos. D'après les calculs de l'Autorité du canal de Suez, il faudrait un peu moins de 26 jours pour rallier la côte est des États-Unis depuis Shanghai en passant par le nouveau canal de Suez, contre 28 par le canal de Panama.

« Quelque 20-25 % des containers de Maersk transitent par le canal de Suez : c'est un passage stratégique pour nous, car notre axe principal, c'est la route Asie-Europe, et les frais y sont extrêmement compétitifs », déclarait la semaine dernière Michael Storgaard, porte-parole de la compagnie danoise Maersk, l'un des leaders du transport maritime mondial.

« Et cela restera le cas même quand Panama aura terminé ses travaux, car ils n'ont pas les mêmes capacités que le canal de Suez en ce qui concerne les plus grands navires ».

C'est en effet dans un contexte hautement concurrentiel qu'a débuté le chantier autour du canal de Suez. Car son principal rival, Panama, prévoit de construire une deuxième voie longue de 286 km à travers des zones humides et forestières. La fin des travaux y est prévue pour fin 2016, ce qui explique en partie l'urgence du gouvernement égyptien à précipiter l'inauguration de son mégaprojet.

Ce n'est pas dans la presse égyptienne, mais du côté des acteurs du transport maritime et des scientifiques qu'il faut chercher des bémols à ce grand chantier. Des rumeurs d'infiltration d'eau ont circulé dans les semaines qui ont suivi le début des travaux.

Puis, en septembre, un collectif de scientifiques internationaux a publié dans la revue spécialisée Biological Invasions un rapport dans lequel « l'absence d'études environnementales » en amont du projet est jugée « inquiétant ».

La réthorique nassérienne révisitée

Concernant la question de l'expansion du trafic, Michael Storgaard, de Maersk, émettait des réserves dans une entrevue en date du 16 novembre, publiée sur le site Ahram Online :

« Nous pourrions faire passer plus de bateaux s'il n'y avait pas ce système de convoi qui crée de l'inflexibilité dans la circulation des navires et risque d'augmenter avec les aménagements en cours », remettant en question les promesses de rentes exponentielles faites par le gouvernement égyptien.

« Je ne dis pas que ça ne va pas marcher, commente Amr Adly, chercheur au Carnegie Middle East Institute et spécialiste en économie politique. L'agrandissement du canal permet notamment de sous-traiter à des PME égyptiennes, donc de créer de l'emploi, mais ce qui est certain c'est que personne n'a réussi à avoir accès à des études de faisabilité du projet ».

Comme pendant la construction du barrage d'Assouan, des milliers de familles vivant à proximité du chantier ont été expulsées sans promesse de relogement ou de compensation, se retrouvant à la rue après dix jours de préavis, prouvant s'il le fallait que le canal n'avait pas seulement les qualités, mais aussi les défauts, d'un projet nassérien. La référence nassérienne n'est pas hasardeuse : c'est dans une rhétorique de « grands projets » que s'inscrit le président Sissi depuis son arrivée au pouvoir en juin 2013. Avant le canal de Suez, plusieurs projets ont été mentionnés comme autant de balises de son premier mandat : le projet de Tochka, initié sous Moubarak et visant à faire « reverdir » des centaines de milliers d'hectares dans les environs du lac Nasser, en Haute Égypte ; le canal de Jonglei au Sud Soudan, dont la réalisation, commencée en 1978, permettrait, si elle était effective, d'augmenter les apports en eau du Soudan et de l'Égypte en faisant dévier le Nil Blanc hors de la région des marais du Sud.

« L'idée derrière l'expression de mégaprojets, c'est de faire remonter la légitimité de l'exécutif actuel jusqu'à Nasser et de montrer que l'État va faire tout ce qui est en son pouvoir pour sauver l'économie », analyse Amr Adly. « Le problème, c'est que parmi ces grands projets qui ont été cités, aucun n'a vraiment fonctionné dans le passé, à l'exception du barrage d'Assouan ».

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La Commission européenne met son nez dans les comptes de Bercy

La Commission européenne met son nez dans les comptes de Bercy | Think outside the Box | Scoop.it

Les faits - Les experts de la Commission européenne sont actuellement à Paris pour tenter d’y voir un peu plus clair dans l’évolution des déficits en 2014 et 2015. La Commission veut aussi jauger l’impact de la loi Macron et pourrait réclamer de nouvelles réformes sur les retraites. La discussion politique reprendra en février entre Paris et Bruxelles. Les deux parties se disent confiantes sur l’issue du résultat, attendu début mars.

 

Après la formidable démonstration de force, dimanche, d’une Europe unie comme rarement face à la barbarie terroriste, le quotidien reprend doucement ses droits. Lundi, une poignée de fonctionnaires de la direction générale des affaires économiques et financières (DG Ecofin) de la Commission européenne a débarqué dans les couloirs de Bercy pour une série de réunions techniques avec les services du Trésor et de la direction générale des finances publiques. La Commission souhaite mettre au clair les dernières divergences qui persistent sur les questions budgétaires. Il s’agit aussi d’analyser l’impact de la loi Macron sur l’économie, et de s’assurer que les réformes promises par la France en 2013 et 2014 ont bien été mises en place.

«Il n’y a rien d’exceptionnel à ce que des fonctionnaires de la Commission viennent travailler sur place. Nous étions déjà venu en janvier l’année dernière», rappelle une source à la Commission. Ces réunions serviront ensuite de base à la discussion politique qui devrait s’ouvrir en février entre Paris et Bruxelles, avant que la Commission ne rende début mars son verdict sur la France, mais aussi sur la Belgique et l’Italie, les deux autres pays engagés dans une procédure pour déficit excessif.

Sauf que cette fois, l’enjeu est inédit. Si le résultat de ces examens ne rentre pas dans le cadre des règles communautaires, Bruxelles pourrait sanctionner pour la première fois la deuxième économie de la zone euro d’une amende pouvant atteindre 4 milliards d’euros.

Voilà pourquoi «la Commission veut être sûre de bien comprendre les chiffres transmis par Paris», décrypte une source à la Commission. Mais des deux côtés de la table, l’ambiance est à la conciliation. «Nous voulons poursuivre sereinement l’examen technique avec les gouvernements en cause», expliquait il y a quelques jours le commissaire chargé des Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. «Comme d’habitude dans ce genre de situation, tout se passe assez bien», confirme dans un demi sourire une source européenne. «Nous n’observons aucune volonté d’obstruction ou de dissimulation de la part de Bercy».

Après le bras de fer engagé par Michel Sapin à l’automne, le ministre des Finances refusant jusqu’au bout de renforcer l’effort budgétaire en 2015, l’ambiance semble donc à la détente. «Michel Sapin a mal vécu la séquence d’octobre/novembre. Le président de la République, qui était en discussion directe avec Jean-Claude Juncker, a systématiquement arbitré en sa défaveur», indique un proche de François Hollande. «Le problème n’était pas avec les services de Bercy ou même son cabinet, mais avec Michel Sapin lui-même ». Un problème soulevé à l’époque par un commissaire en lien direct avec le dossier, qui avouait en privé «ne pas comprendre la stratégie de communication» du ministre français des Finances. Résultat : Bercy a finalement dû se résigner à aligner 3,6 milliards d’euros supplémentaires pour ramener le déficit 2015 à 4,1% du déficit, contre 4,3% jusqu’alors. Mais l’heure est aujourd'hui aux bonnes résolutions de début d’année. «Nous voulons trouver un débouché constructif, une solution», explique Pierre Moscovici.

La loi Macron sera sans surprise au cœur des discussions. Mais la France ne doit pas tout en attendre. Si la Commission y voit un pas dans la bonne direction, elle rappelle aussi que la recommandation adoptée en 2013 par le Conseil va beaucoup plus loin, notamment en matière de réforme des retraites. Autant dire que Paris devra sans aucun doute prendre de nouveaux engagements si elle veut éviter en mars d’être sanctionnée pour non respect du pacte de stabilité. «C’est aux autorités françaises d’expliquer quelles réformes elles veulent faire», explique une source européenne.

«Au niveau politique, le chantier le plus important concerne la nouvelle trajectoire des finances publiques», indique de son côté une source française au cœur des discussions. L’objectif de réduction du déficit à 3% a eu beau être repoussé de 2015 à 2017, « la Commission sait que nous sommes dans une bonne stratégie, veut croire cette source. L’écart d’appréciation sur le solde structurel, c’est l’arbre qui cache la forêt des nombreux accords entre Paris et Bruxelles. Personne ne nous a demandé de faire davantage d’économies ou d’aller plus loin sur la réduction des charges qui pèsent sur les entreprises. Ce que veut la Commission, c’est que la France ne sorte pas du cadre des règles communautaires».

Le hic, c’est que tous les Européens ne montrent pas la même mansuétude. Dans un entretien publié mardi dans le journal allemand Die Welt, le Français Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a jugé que «la Commission européenne a épinglé à juste titre des pays comme l’Italie, la France et la Belgique […]», mais qu’elle «n’a […] pas pris de mesures supplémentaires» et que «cela augmente l'incertitude parce que personne ne sait si les règles sont actuellement appliquées intégralement ou non (au sein de la zone euro)». Benoît Coeuré conseille donc à la Commission européenne de «donner une décision sans équivoque qui assure la crédibilité du pacte de stabilité et de croissance dès que possible». Les prévisions d’hiver de la Commission, publiées début février, donneront un premier indice de la position de Bruxelles vis-à-vis de la France.

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Charlie Hebdo : chercher à comprendre pour éviter les pièges - Investig’Action

Charlie Hebdo : chercher à comprendre pour éviter les pièges - Investig’Action | Think outside the Box | Scoop.it

L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut. (Martin Luther King)

 

Quel rapport entre la découverte du pétrole, le rire de Nasser, la guerre d'Algérie, la révolte des banlieues et l'attentat de Charlie Hebdo ? Aucun si l'on s'en tient au registre émotionnel et au discours sécuritaire qui ont fait suite à l'attaque du journal satirique. Pourtant, si l'on ne peut accepter que deux jeunes Français ayant sombré dans le fanatisme religieux assassinent des journalistes en plein Paris, il est nécessaire de s'interroger sur ce qui a rendu possible l'impensable. Cette réflexion nous amène nécessairement à remonter le mal jusqu'à ses racines pour analyser ce qui s'est passé tant au Moyen-Orient qu'en France ces dernières décennies. Cet article porte donc davantage sur ces deux éléments que sur l'attentat du 7 janvier. Un exercice indispensable à l'heure où le drame qui a ébranlé la France est ramené à la seule dimension de la liberté d'expression. Un exercice indispensable à l'heure où une partie de la classe politique, dans l'impossibilité d'interroger ses responsabilités, propose d'adopter un Patriot Act français pour nous protéger de la menace terroriste. Un appel lancé depuis une marche pour... la liberté d'expression !

 

(...)

 

La véritable démocratie appelle à une lutte collective, contre l’obscurantisme et contre le terreau qui l’a vu germer. Une lutte sur plusieurs fronts donc, qui nécessite prise de conscience et solidarité.

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Les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

Les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale | Think outside the Box | Scoop.it

Selon Oxfam, 80 personnes se partagent aujourd'hui la même richesse que 3,5 milliards d'individus.

 


L'ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l'ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants. 

Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport.

ACCÉLÉRATION DES ÉCARTS

La publication de cette étude intervient à quelques jours de l'ouverture, mercredi, du forum économique mondial de Davos (Suisse), coprésidé par la directrice générale d'Oxfam, Winnie Byanyima. Selon elle, « l'ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ».

« Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle. Selon l'étude de l'ONG, entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu'elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd'hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

Ces inégalités devront, selon Oxfam, pousser les dirigeants internationaux à s'attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/19/les-1-les-plus-riches-possederont-bientot-la-moitie-de-la-richesse-mondiale_4558585_3234.html#2H8ZTCv7VIj75UB4.99
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