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Enfer fiscal : certains espèrent une faillite de l'État pour en finir plus vite avec ce système

Publiée le 25 juil. 2013

En 2014, les braises de l'enfer fiscal vont être encore plus chaudes et les fourches plus aiguisées à tel point que certains commencent à espérer un évènements de crédit sur la dette de l'État français et la faillite de ce dernier pour en finir plus vite avec ce système.

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Le monde associatif français victime des coupes budgétaires

Le monde associatif français victime des coupes budgétaires | Think outside the Box | Scoop.it

Les défaillances d’associations ont bondi de plus de 25 % au premier trimestre, du fait des baisses des subventions des collectivités locales

 

A Savigny-sur-Orge (Essonne), les animateurs de la MJC en ont gros sur le cœur. Il y a dix mois, pour les 50 ans de leur association, le maire (UMP) fraîchement élu, Eric Mehlhorn, avait prononcé un vibrant discours à la gloire de cette « belle aventure », ce lieu de partage « loué et reconnu ». Lundi 13 avril, au conseil municipal, le même maire a annoncé la suppression de toutes les subventions attribuées à la MJC. Autrement dit sa fermeture d’ici à septembre. « Cela signifie plus de vingt licenciements », se désespère le directeur, Didier Michoud.

Le maire n’a rien contre la MJC, a-t-il expliqué. Mais la commune est trop endettée, et l’Etat a réduit sa dotation. M. Mehlhorn a donc choisi de tailler dans les dépenses. Outre la MJC, Savigny va fermer son centre de vacances de Vendée, sa crèche familiale, réduire les subventions aux maisons de quartier…

Ce type d’arbitrages violents, la MJC de Savigny n’est pas la seule association à en être victime. La MJC de Chilly-Mazarin, dans le même département, va elle aussi fermer ses portes début octobre. De Tours à Auxerre, de nombreuses municipalités ont choisi, pour boucler leur budget 2015, de réduire de 3 %, 5 %, voire de 10 %, les aides aux associations. A Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), la baisse atteint même 25 %. Pour les structures les plus dépendantes des subventions, notamment dans l’action sociale ou la culture, c’est parfois le coup de grâce. La seule issue consiste alors à aller au tribunal, comme une entreprise classique qui dépose son bilan.

«  En ce moment, cela tombe de partout »

Les chiffres sont frappants : au premier trimestre, 240 associations ont connu un redressement ou une liquidation judiciaire. « C’est 25 % de plus qu’au premier trimestre de 2014, et 52 % de plus qu’au début 2013 », commente Thierry Millon, le directeur des études du cabinet Altarès. Dernier exemple en date : ERAI, l’association chargée de la promotion des entreprises de la région Rhône-Alpes à l’étranger (126 salariés), gérée depuis mardi par un administrateur provisoire.

« En ce moment, cela tombe de partout », confirme Eric Wendels, le directeur de la Fédération des familles rurales du Gard. Lui-même vient de faire placer en redressement son association, qui gère des crèches et réalise des chantiers d’insertion. Elle comptait 139 salariés fin 2014. « Aujourd’hui, j’ai dû ramener l’effectif à 89 personnes », regrette-t-il. Ces dernières années, la Fédération avait survécu au gel des subventions en rognant sur toutes les dépenses et en ne payant plus certaines charges. En 2015, la baisse des aides l’a obligée à prendre des mesures plus drastiques.

Que se passe-t-il ? En moyenne, les associations françaises vivent à 50 % de subventions. Or depuis plusieurs années, « l’Etat se désengage et concentre ses aides sur les plus grosses structures », analyse Didier Minot, porte-parole du Collectif des associations citoyennes. Les collectivités locales avaient jusqu’à présent compensé ce recul. Le monde associatif, qui emploie 1,8 million de personnes, a ainsi pu maintenir son effectif global. Mais avec la crise des finances publiques, les premiers ministres Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls ont décidé de geler, puis de réduire nettement la dotation de fonctionnement attribuée aux collectivités. Elle a été rabotée de 1,5 milliard d’euros en 2014, et va encore diminuer de 3,7 milliards en 2015.

Lire aussi : A Beaucaire, aussi, la mairie FN s'en prend au club de football

« Cette baisse de la dotation de l’Etat amène les collectivités à serrer leurs budgets et, pour une bonne partie d’entre elles, à réduire les subventions », constate Nadia Bellaoui, présidente du Mouvement associatif. D’autant que de nombreux maires ont été élus sur la promesse qu’ils n’augmenteraient pas les impôts. La réforme territoriale a aussi incité certaines collectivités à serrer les cordons de la bourse. « Avant, les subventions dépendaient d’élus qui connaissaient notre travail, peste le directeur d’une association d’insertion. A présent, ce sont des technocrates des communautés de communes ou des conseils régionaux qui décident, et ils nous asphyxient ! »

Les associations les moins bien gérées sont les premières à tomber. « La baisse des aides amplifie souvent des problèmes antérieurs, juge le consultant Guy Kugler, du Samu associatif. Parfois, il n’y a parfois pas de projet clair, les statuts sont flous… »

Les difficultés actuelles en annoncent d’autres. Après les communes, les nouveaux élus des départements vont bientôt voter eux aussi leurs budgets, et prendre des mesures douloureuses. « Mais le plus dur arrivera en 2016, avec la nouvelle baisse des dotations de l’Etat, anticipe M. Minot. Au début, on trouve des économies, on fait plus appel aux bénévoles. Là, on va vers des catastrophes ! » Le Collectif des associations citoyennes redoute la suppression de 25 000 à 30 000 emplois.

« On est très inquiets, car quand les subventions se tarissent, il y a peu d’alternatives », ajoute Mme Bellaoui : avec la crise, l’appel à la générosité publique devient aussi plus difficile. Quant aux entreprises privées, elles limitent également leurs contributions.


 

Jacques Le Bris's insight:


Or, notre société en crise ne tenait que par le réseau des associations....

Bonjour les dégâts !  :(

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Rich List 2015: Super rich's wealth soars as new money floods in from abroad

Rich List 2015: Super rich's wealth soars as new money floods in from abroad | Think outside the Box | Scoop.it

Leonard Blavatnik, left, is a Ukrainian-born American businessman


A fortune of £100 million is now required to make it into the top 1,000

 

The combined wealth of the 1,000 richest men and women in Britain has more than doubled in the last ten years, according to the Sunday Times Rich List.

The wealthiest 1,000 individuals and families now have a combined fortune of £547.126 billion, up from £249.615 billion in 2005, despite the world economy being gripped by a punishing recession over much of the last decade.

Plain old millionaires increasingly struggle to count themselves among the mega-rich, with a fortune of £100 million now required to make it into the top 1,000.

That is £15 million higher than last year's minimum, while in 1997 it took a personal wealth of 'just' £15 million to make the grade.

The list includes 117 billionaires, up from 104 last year. They account for a total wealth of £325.131 billion and 80 of them are based in London. It means the capital has more sterling billionaires than any other city in the world.

 

London-based Ukrainian businessman Len Blavatnik, whose empire includes the Warner Music Group, is named the wealthiest man, with an estimated fortune of £13.17 billion.

He jumped from fourth last year after seeing his wealth rise by more than £3 billion, according to the list.

(...)

Jacques Le Bris's insight:

Here is a list of Britain's wealthiest 25 people, according to The Sunday Times Rich List:

  1. Len Blavatnik £13.17 billion
  2. Sri and Gopi Hinduja £13 billion
  3. Galen and George Weston and family £11 billion
  4. Alisher Usmanov £9.8 billion
  5. David and Simon Reuben £9.7 billion
  6. Ernesto and Kirsty Bertarelli £9.45 billion
  7. Lakshmi Mittal and family £9.2 billion
  8. Kirsten and Jorn Rausing £8.7 billion
  9. The Duke of Westminster £8.56 billion
  10. Roman Abramovich £7.29 billion
  11. John Fredriksen and family £7.24 billion
  12. Charlene de Carvalho-Heineken and Michel de Carvalho £7.145 billion
  13. Sir David and Sir Frederick Barclay £6.5 billion
  14. Hans Rausing and family £6.4 billion
  15. Mohamed Bin Issa Al Jaber and family £5.935 billion
  16. Carrie and Francois Perrodo and family £5.8 billion
  17. Nathan Kirsh £5.06 billion
  18. Earl Cadogan and family £4.8 billion
  19. Nicky Oppenheimer and family £4.55 billion
  20. Sir Richard Branson and family £4.1 billion
  21. Bruno Schroder and family £3.76 billion
  22. Mike Ashley £3.5 billion, Sir James Dyson and family £3.5 billion, Sir Philip and Lady Green £3.5 billion


  23. Sir Henry Keswick and family £3.275 billion
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Séisme au Népal : le bilan dépasse les 2.000 morts, nouvelle violente réplique

Séisme au Népal : le bilan dépasse les 2.000 morts, nouvelle violente réplique | Think outside the Box | Scoop.it

Les ruines de la Tour Bhimsen après le séisme au Népal


Selon le dernier bilan provisoire, plus de 2.000 personnes sont décédées après le séisme qui a frappé le pays, samedi.

 

Une nouvelle réplique de 6,7 sur l'échelle de Richter a été ressentie ce dimanche au Népal alors que le bilan humain dépasse désormais les 2.000 morts. Le centre historique de Katmandou est ravagé.

Le Népal s'est réveillé sous les décombres ce dimanche 26 avril. Samedi, un violent séisme de magnitude 7,8 a frappé la région de Katmandou. Alors que le bilan humain et matériel s'alourdit de minutes en minutes, une violente réplique de magnitude 6,7 a une nouvelle fois frappé le pays. Plus de 2.000 morts ont déjà été recensés, notamment dans la capitale, Katmandou, sévèrement touchée par le tremblement de terre.

Pendant que les secours s'acharnent à tenter de sauver les victimes du séisme, la réplique est sans doute venue compliquer la tâche. Depuis la secousse principale qui a provoqué des dégâts colossaux dans le pays himalayen, de nombreuses répliques ont suivi rendant les interventions des secouristes encore plus délicates, mais près de 24h après, la plus forte des répliques est intervenue en milieu de journée sur place et a frappé une zone située au nord-ouest de Katmandou, non loin de la frontière chinoise, a précisé l'USGS (Institut américain de géophysique). Elle a été ressentie jusqu'au mont Everest, selon des alpinistes sur place. 

Des conditions extrêmes pour les sauveteurs

Les sauveteurs étaient confrontés dimanche à des destructions massives et des difficultés de communication, en raison de l'accès difficile aux lieux sinistrés. "Il est clair qu'il y a des besoins urgents en abris provisoires, nourriture, eau potable, vêtements chauds, couvertures et kits d'hygiène", a expliqué l'ONG Christian Aid. Les habitants eux sont traumatisés. 

"Nous n'avons pas dormi de la nuit. Et comment aurait-on pu ? Le sol n'a pas arrêté de trembler. Il nous reste à prier que cela cesse pour que nous puissions rentrer chez nous", a raconté un jeune banquier, Nina Shrestha. "Je bosse depuis 05h30 du matin. Je suis terrifié moi aussi mais il faut bien faire ce que l'on peut pour aider les autres", explique le chauffeur d'un cyclo-pousse qui a conduit la veille quelque 35 victimes à l'hôpital. Les hôpitaux qui par ailleurs sont submergés de blessés, il y en aurait près de 5.000 selon les autorités. 



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Le Houellebecq de 1894 qui alertait contre le califat

Le Houellebecq de 1894 qui alertait contre le califat | Think outside the Box | Scoop.it


Michel Houellebecq n'a rien inventé. "L'An 330", un livre de science-fiction de la fin du XIXe siècle, prédisait déjà l'islamisation de la France.

Par Jérémy André

Début du troisième millénaire. Une "grande invasion musulmane" menace l'Europe. Les Français, droits-de-l'hommistes et décadents, résistent à peine et capitulent. En quelques semaines, le Vieux Continent est annexé par le califat. Le nouvel oracle de Michel Houellebecq ? La suite de son best-seller Soumission ? Non : cette prophétie date de 1894 ! Paru il y a plus d'un siècle, L'An 330 de la République fait ainsi écho aux obsessions de ce début du XXIe siècle.

Ce roman oublié figure une Europe endormie, où les États nations ont disparu, qui s'effondre sous les coups d'un islam conquérant, "ignorant, pauvre, fanatique et barbare". L'An 330 ou le "grand remplacement", l'obsession de l'essayiste Renaud Camus, mais dans la science-fiction de la révolution industrielle !

 

Disciple de Nietzsche

Le livre n'a pas marqué son temps. Il est vrai que son auteur, Maurice Spronck (1861-1921), aurait davantage sa place sous François Hollande qu'à la Belle Époque. Spronck, c'est l'opportuniste médiatique dans toute sa splendeur. Au tournant du siècle, ce journaliste de droite se cherche un destin politique. Bien que républicain, il entre à l'Action française à sa création en 1898 et la quitte aussitôt. Puis, élu député, il change de partis comme de chemise...

OEuvre de jeunesse, L'An 330 ne répond encore à aucun agenda politique. L'islam est alors une civilisation déchue, mise en pièce par les empires coloniaux. Le livre est donc parfaitement inactuel, même s'il s'inspire de Friedrich Nietzsche (1844-1900). Car Paris est alors en pleine mania nietzschéenne. Avant de devenir fou, le génie allemand a annoncé dans Ainsi parlait Zarathoustra (paru en 1883 en Allemagne et traduit en français en 1892) le combat futur entre le "dernier homme", un être rabougri tout entier consacré à son bonheur, et le "surhomme", un homme qui a dépassé les contradictions humaines.

 

Pionnier de la dystopie

L'An 330 prend la prophétie au pied de la lettre. Nous sommes en 2192 (330 ans après la première République de 1792). L'Occident est au comble du progrès, les valeurs de la Révolution se sont imposées et assurent le bien-être d'un peuple dévoué à la science. Mais Spronck ne partage pas la technophilie enthousiaste d'un Jules Verne. Abolition de la peine de mort, réduction du temps de travail, épidémie d'obésité et de dépression, robotisation, biotechnologies, droit à l'avortement et à la contraception, drogues et libération sexuelle, peines de substitution... Les prédictions de L'An 330sont étonnamment justes, mais, pour leur auteur, elles sont apocalyptiques. Ce monde faussement idéal ne tiendra pas une seconde face aux hordes du nouveau califat. Autrement dit, dans L'An 330, le surhomme est un terroriste de Daesh !

Spronck est ainsi un des pionniers de la dystopie, ou contre-utopie, dans la littérature française. Il inverse le principe de l'utopie : une société parfaite selon certains principes - en l'occurrence, "liberté, égalité, fraternité" - se révèle en pratique un enfer sur Terre.

OEuvre d'un écrivain de seconde zone, L'An 330 est brouillon et maladroit, comparé à 1984 de George Orwell, qui donnera un demi-siècle plus tard ses lettres de noblesse au genre de la dystopie. Mais ce lointain parent de Soumission semble s'adresser directement aux lecteurs de 2015 avec son style fin de siècle, son futur réaliste et son éros morbide proprement houellebecquien.

 

DÉCOUVREZ - Un extrait de L'An 330 de la République

"La citoyenne Paule Bonin avait été jolie : mais, à trente-quatre ans, elle ne l'était plus. Comme la plupart de ses contemporains ou contemporaines, la fâcheuse obésité l'avait frappée fort jeune, et elle n'avait pas tardé à atteindre une amplitude qui, dans une civilisation moins parfaite, lui eût rendu l'existence impossible. Un système de corsetage savant la cuirassait des genoux jusqu'aux épaules, comprimant les cuisses, refoulant le ventre, étayant la taille, ramenant la poitrine, soutenant les bras, tandis que, au-dessus de cet ensemble amorphe, les joues et le menton couperosés descendaient en plusieurs étages. Les yeux et le front seuls avaient une beauté puissante, pour ainsi dire spirituelle : les yeux profonds et brillants de vie entre les paupières lourdes : le front plein de pensée, dénudé et poli par les veilles sur toute la surface du crâne, à peine garni encore par quelques touffes de cheveux grisonnants.

Personne plus que Paule Bonin ne s'était voué corps et âme au labeur désintéressé et incessant pour le progrès, pour la science, pour le bonheur public. Munie de l'instruction variée et solide que la commune donnait à tous, exemptée par une organisation sociale supérieure des moindres soins matériels, elle avait pu se développer sans entraves et faire valoir intégralement les merveilleuses ressources de son beau génie.

Vers quinze ans, comme la plupart des jeunes gens et jeunes filles à qui le permettait l'état de leur santé, elle avait bien dissipé dans les désordres un temps qu'elle aurait mieux employé à l'étude ; mais ce temps même pour elle n'avait pas été perdu, puisqu'il lui apprenait la vanité de l'amour et du plaisir ; libre des préjugés moraux qui jadis imposaient aux femmes d'autres devoirs qu'aux hommes, elle avait essayé une à une les voluptés les plus subtiles ; à vingt ans, revenue de tout, après avoir goûté à tout, dans le grand apaisement de ses sens fatigués, elle avait renoncé aux jouissances vulgaires pour se consacrer à des tâches plus noblement intellectuelles et cultiver des ambitions plus hautes. Dans sa solitude volontaire, elle avait savouré les joies de connaître et de comprendre ; et puis son coeur battait pour l'humanité ; plusieurs importantes découvertes lui assuraient la gratitude de ses concitoyens durant sa vie et une statue après sa mort..."

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Tchernobyl, 29 ans après, la catastrophe nucléaire qui n'en finit pa

Tchernobyl, 29 ans après, la catastrophe nucléaire qui n'en finit pa | Think outside the Box | Scoop.it

Corinne Lepage, Dany Cohn-Bendit, Michèle Rivasi.


OPINION - Près de 29 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la députée européenne Michele Rivasi (EELV), l'ancienne ministre de l'environnement Corinne Lepage et l'ancien député européen Dany Cohn-Bendit (EELV) appellent à une "expertise indépendante" sur les conséquences de la catastrophe nucléaire.

 

Voilà 29 ans que le réacteur 4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl explosait. Le temps fait son office et, sans la terrible piqûre de rappel de la catastrophe de Fukushima, on pourrait presque penser que tout est désormais sous contrôle dans la zone d’exclusion et les villes environnantes. Et pourtant, non.

Sur le site, les autorités ukrainiennes se débattent encore avec les déchets et le confinement du cœur du réacteur. L’ancien centre de stockage intermédiaire pour les combustibles usagés doit désormais être remplacé pour des raisons de sûreté, travaux qui nécessitent déjà 140 millions d’euros de plus que les 300 millions prévus.

95% des matériaux radioactifs dans le sarcophage

Quant au sarcophage du réacteur 4, dont une partie s’était effondrée en 2013 sous le poids de la neige, il ne sera finalement recouvert par une seconde arche de confinement qu’en 2017. Un retard de deux ans qui pourrait être aggravé par un surcoût de 600 millions d’euros. La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement s’est déjà engagée en novembre 2014 à fournir 350 millions supplémentaires et a avancé une part des fonds du G7. Reste néanmoins un trou de 100 millions d’euros pour compléter un budget total estimé à environ 1.5 milliards d’euros.

On estime qu’il reste à l’intérieur du sarcophage 95% des matériaux radioactifs qui étaient présents dans le réacteur quand il fonctionnait, seuls 5% s’en étaient échappés, contaminant une majeure partie de l’Europe. Les risques d’un redémarrage des réactions nucléaires en chaîne par contact avec l’eau ou de dispersion des poussières radioactives par effondrement du toit du sarcophage justifient donc un tel chantier. Et le résultat est à la hauteur des enjeux : colossaux. Le sarcophage initial (construit à la va-vite pendant la catastrophe) n’étant plus hermétique et risquant de s’effondrer, une arche métallique de 25 000 tonnes et de 108 mètres de haut permettra de confiner les matières radioactives et empêcher l’infiltration d’eau…pour un siècle encore.

Impuissance aussi du côté des territoires contaminés, au-delà de la zone d’exclusion de Tchernobyl. Depuis 1991, plus de 60 millions d’euros ont été dépensés par la Commission Européenne pour arriver à mieux comprendre les effets impacts environnementaux et sanitaires des radiations et de la contamination. Une banque d’échantillons a par exemple été créée (la Chernobyl Tissue Bank) pour étudier l’impact des radiations sur les tissus et essayer d’apporter un peu de lumière sur l’augmentation avérée des cancers de la thyroïde et du sein, mais aussi les risques de leucémie liés aux radiations.

Jusque-là, rien de concluant : les scientifiques se débattent avec des problèmes de représentativité des échantillons, avec une absence de registres des cancers et surtout, avec la partialité des gouvernements ; quand les chercheurs ne sont eux-mêmes pas directement liés à l’industrie nucléaire.

Entre flou scientifique et magouilles du lobby nucléaire

Cette partialité (et l’interprétation des résultats qui s’ensuit) est particulièrement criante quand on aborde le sujet hautement controversé de la "réhabilitation" des territoires contaminés. Il y a un an, Michèle Rivasi avait dénoncé le manque de transparence de projets comme CORE (Coopération pour la REhabilitation) et surtout de son volet "santé". Depuis, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a indiqué qu’aucun résultat ne serait communiqué avant publication dans une revue scientifique. 7 ans après la fin du projet, toujours pas de rapport d’activité ni d’accès aux résultats d’un programme pourtant financé dans son ensemble pour plus d’un million d’euros par l’Union Européenne !

L’IRSN stipule désormais que les bilans de santé réalisés sur les 3000 enfants du district de Chechersk "ne s’apparentai[en]t pas à une étude épidémiologique". Voilà qui préfigure de la teneur des résultats, bien loin des premières informations sur l’anémie publiées par des partenaires norvégiens du projet. Partenaires qui évoquent d’ailleurs pudiquement une "rupture du contact" avec les Français depuis 2010.

Entre flou scientifique et magouilles du lobby nucléaire (rappelons une phrase qui nous a été rapportées : l’étude ferait "peur aux parents"), la Commission Européenne - encouragée par notre détermination et l’activisme institutionnel de Michèle Rivasi - a tout de même débloqué 4 millions d’euros pour la création d’un centre écologie et santé dans le district d’Ivankov, un des plus contaminés d’Ukraine. Des appareils de mesure ont ainsi été fournis à l’hôpital principal pour permettre aux familles d’avoir un suivi régulier de l’état de santé de leurs enfants et étudier leur contamination interne en radioéléments et métaux lourds.

Sous la houlette du Professeur Youri Bandajevsky, 3085 enfants de la deuxième génération (ceux nés après la catastrophe) ont été suivis. 81.9% d’entre eux sont atteints de problèmes cardiovasculaires (arythmie, tachycardie) qui les empêchent d’avoir une vie normale et les prive de toute vitalité. L’enjeu est maintenant de comprendre si ces problèmes sont liés à une fragilité génétique transmise ou s’ils sont dus à la contamination interne par ingestion d’aliments contaminés. Il est primordial d’en savoir plus pour mieux traiter les victimes et prendre les décisions qui s’imposent.

Certes, ces avancées peuvent sembler dérisoires face au mal qui afflige l’ensemble des victimes de la radioactivité. Mais au moins verra-t-on une expertise indépendante naître parmi les Ukrainiens, avec à la clef, enfin, une véritable vision sur l’ampleur de la catastrophe.

Michèle Rivasi, Corinne Lepage et Dany Cohn-Bendit

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Dans le cerveau d'une patiente, l'embryon de son jumeau

Dans le cerveau d'une patiente, l'embryon de son jumeau | Think outside the Box | Scoop.it

Yamini pensait se faire opérer pour une tumeur au cerveau. Mais le chirurgien de Los Angeles assure avoir découvert l'embryon de son jumeau.

 

La douleur la torturait depuis toujours. Yamini Karanam, une étudiante indienne de 26 ans, habitant dans l'Indiana, éprouvait de plus en plus de difficultés à comprendre ce qu'elle disait et faisait, puis à manger, rapporte le Washington Post. La jeune femme décide alors de passer des examens complémentaires. Les spécialistes diagnostiquent une tumeur au cerveau. Mais c'est un corps étranger fait de chair et d'os qui est révélé lors de l'opération: l'embryon de son jumeau. 

Des cheveux, des dents et des os s'étaient tranquillement installés dans le cerveau de Yamini Karanam. Un jumeau embryonnaire que Yamini a rebaptisé "ma soeur jumelle diabolique". En réalité, il s'agit d'une forme rare de tératome. Une tumeur formée à partir de cellules germinales pluripotentes. Autrement dit, des cellules embryonnaires se sont installées dans le cerveau de Yamini lorsqu'elle même était un embryon. Elle s'est progressivement développée avec ces cellules embryonnaires en elle.  

Un premier cas dévoilé en 2009

" C'est la deuxième fois que ça m'arrive alors que j'ai probablement retiré 7000 ou 8000 tumeurs au cerveau", témoigne Hrayr Shahinian de l'Institut du Crâne de Los Angelesà la chaîne NBC . Le neurochirurgien craignait que la tumeur ne soit cancéreuse, mais il s'avère que Yamini pourra se rétablir en trois semaines.  

L'absorption d'un jumeau par l'autre jumeau reste extrêmement rare. Mais un autre cas avait été révélé en 2009 par The Telegraph. Un plombier anglais âgé de 30 ans avait vu son abdomen se rompre. Son jumeau embryonnaire mesurait alors 4 cm.


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/dans-le-cerveau-d-une-patiente-l-embryon-de-son-jumeau_1674637.html#c6ywmkK1HAU7v1Pi.99

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LuxLeaks: un journaliste français inculpé au Luxembourg

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Edouard Perrin, un des journalistes à l'origine de la révélations des pratiques fiscales du Luxembourg, a été inculpé jeudi pour vol domestique et blanchiment.

 

Les révélations de LuxLeaks se sont retournées contre leurs auteurs. Le journaliste français Edouard Perrin a été inculpé jeudi au Luxembourg, notamment pour vol domestique et blanchiment, a annoncé le parquet. C'est la troisième inculpation dans cette affaire, après celles de deux anciens de PwC à l'origine de la fuite de documents. 

"En date de ce jour, le juge d'instruction a procédé à l'inculpation d'un journaliste français. Il lui est reproché d'être co-auteur, sinon complice des infractions commises par l'un des anciens collaborateurs de PwC", a indiqué le parquet, sans préciser le nom du journaliste. De source judiciaire, on a précisé qu'il s'agissait bien du journaliste Edouard Perrin. 

 

Trois inculpations, trois Français

Cette inculpation est la troisième au Luxembourg, après celle d'un ancien collaborateur du cabinet d'audit, Antoine Deltour, et d'un second employé de PwC, d'où proviennent une grande partie des documents du LuxLeaks. Elle fait suite à une plainte de PwC déposée en juin 2012. 

Une deuxième vague du LuxLeaks a montré que PWC Luxembourg avait été victime d'une seconde fuite d'informations en 2012. Une enquête interne du cabinet a permis de retrouver l'auteur, un Français de 38 ans qui a été inculpé le 23 janvier. Selon une source proche du dossier, Edouard Perrin a été inculpé uniquement dans le cadre de la seconde fuite. 

 

Antoine Deltour, inculpé en décembre 2014

Antoine Deltour avait démissionné de PwC en 2010. En quittant la firme, il avait copié des centaines de rescrits fiscaux confidentiels entre l'administration fiscale luxembourgeoise et des multinationales. Il avait par la suite confié des copies des rescrits fiscaux à Edouard Perrin. Les documents avaient été partiellement révélés en mai 2012 dans une émission de France 2. C'est après l'émission que PWC avait pu identifier Antoine Deltour. 

Le reste des documents, ainsi que de nouveaux accords fiscaux confidentiels provenant de PWC mais aussi d'autres sociétés d'audits et de cabinets d'avocats au Luxembourg, ont été publiés en novembre 2014 par le Consortium international de journalistes d'investigation (ICIJ), déclenchant le scandale des LuxLeaks. La justice luxembourgeoise a alors relancé la procédure et Antoine Deltour a été inculpé en décembre 2014 par une juge d'instruction de vol domestique, violation du secret professionnel, violation de secrets d'affaires, blanchiment et accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données. 

LuxLeaks a mis en lumière les centaines de "tax rulings", ces décisions anticipées conclues au Luxembourg lorsque Jean-Claude Juncker, l'actuel président de la Commission, était Premier ministre et qui permettent aux multinationales de quasiment échapper à l'impôt. 


 
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Création d'entreprise : où en sont les femmes ?

Création d'entreprise : où en sont les femmes ? | Think outside the Box | Scoop.it

Les femmes chefs d'entreprise sont beaucoup moins nombreuses que leurs homologues masculins. Malgré des objectifs ambitieux pour changer la donne, les freins demeurent.

En 1984, les femmes comptaient seulement pour 24% des créations d’entreprise en France. Trente ans plus tard les choses n’ont que très peu évolué et elles ne représentent encore que 30% des porteurs de projet. « Si on analyse en plus les statistiques, on se rend compte que le statut de l’autoentrepreneur a tendance à faire gonfler artificiellement ces chiffres. Les femmes représentent 50% des titulaires de ce statut », constate Jean-Luc Bastos de la Scop Egalitère qui agit pour l’entrepreneuriat féminin.

Un constat partagé par Alexia Simonot, qui a créé les Reizoteuses, un réseau de femmes chefs d’entreprise : « La grande majorité des adhérentes de l’association se créent leur propre emploi ou recherchent ainsi une activité complémentaire. » Pour parer à cet écueil, l’État, la Région et la Caisse des Dépôts ont établi une convention pour la mise en oeuvre d’un plan d’action régional avec pour objectif d’atteindre en 2017 le chiffre de 40% de femmes chefs d’entreprise.

 

Une réalité économique

La culture entrepreneuriale est moins présente chez les femmes que chez les hommes, ce qui est le reflet de la réalité économique. Moins représentées à des postes clés, même si les choses tendent à changer, leurs salaires sont aussi souvent plus faibles que ceux des hommes, et elles sont plus souvent à temps partiel, ce qui a une incidence direct sur le financement de leurs projets. « On entend souvent que les projets des porteurs de projet femmes sont sous-financés, ça semble logique puisqu’elles sont moins en capacité de mettre de l’argent de côté quand elles sont en activité. De plus, elles sont souvent orientées vers des métiers par essence moins rémunérateurs que ceux des hommes », souligne Josy Gaillochet de la Scop Egalitère.

Alexia Simonot constate que le manque de lieux ressources, ne favorise pas la création, ce qui a une incidence immédiate sur le développement des projets. « 90% des adhérentes de mon association n’ont pas été accompagnées dans leur création. Elles manquent aussi de représentations féminines fortes et de modèles auxquels s’identifier », souligne-t-elle.

 

Une réalité familiale

La culture et l’éducation n’incite pas les femmes à faire du réseau. Elles sont moins représentées dans ceux des anciens d’écoles par exemple. 80% des responsabilités familiales et domestiques sont encore à la charge des femmes, ce qui représente un poids conséquent. « De mon côté, ce n’est pas le message que je veux transmettre
au sein de l’association mais c’est effectivement un frein communément admis », reconnaît Alexia Simonot. « Mais je préfère parler de travail en réseau, de modèle,
de dynamique, plutôt que de maintenir les créatrices dans ces carcans. »

 
Agnès Fremiot

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Paye des militaires : Sopra retenu pour oublier le fiasco Louvois

Paye des militaires : Sopra retenu pour oublier le fiasco Louvois | Think outside the Box | Scoop.it

Sopra et sa filiale HR Access ont été retenus pour remplacer le système de paie défectueux des militaires, Louvois. Montant global du marché : 128 millions d'euros.

 

Les militaires vont-ils finir par être correctement payés ? Le logiciel qui devait gérer leur paye, Louvois (LOgiciel Unique à VOcation Interarmées de la Solde), développé et intégré par Steria a été un véritable fiasco. Entre 2011 et 2014, il a été responsable de pas moins de 359 millions d'euros de trop-versés.

Aujourd'hui, changement de cap. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a expliqué que c'était Sopra, et sa filiale HR Access (rachetée il y a 2 ans), qui avait été retenue. "Sopra a donné les meilleures garanties", a-t-il justifié. C'est "Source Solde", nom du système, qui devra donc gérer à terme la solde de 250 000 militaires. Montant global du marché : 128 millions d'euros. Il couvre la réalisation, la mise en service ainsi que la maintenance corrective et évolutive du système pendant dix ans. C'est la Marine nationale qui a été choisie pour mettre en service Source Solde à compter de 2017, après une période de tests s'échelonnant sur toute l'année 2016

L'attribution de ce marché fait suite à un dialogue compétitif initié en avril 2014. Un projet mené sous la houlette de la Direction générale de l'armement, qui aura donc finalement écarté 2 autres prétendants : Accenture (associé à CGI), et Atos (associé à Steria).

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"Changer de modèle, la plus fabuleuse aventure de notre temps"

"Changer de modèle, la plus fabuleuse aventure de notre temps" | Think outside the Box | Scoop.it
Ulysse et les Sirènes au cours d'une des péripéties de l'Odyssée (crédit : Wikimedia Commons).
 
Fondé en 2011 en Bretagne, l'association Open Odyssey propose à des groupes d'étudiants d'universités et grandes écoles de travailler sur des projets porteurs d'une nouvelle croissance et d'emplois. Le tout, en collaboration avec les collectivités et les entreprises.

Plus de 1 200 étudiants issus d’une vingtaine d’écoles de Bretagne et Pays de la Loire se sont déjà investis dans des projets liés à l'économie circulaire, l'agro-écologie, l'éco-construction, l'économie collaborative... Mais Open Odyssey n'entend pas s'arrêter là.


 

Ulysse, en revenant de Troie, pensait-il que son voyage deviendrait un mythe ? Un mystérieux aède aux noms et aux visages multiples a un jour décidé de faire en sorte que ce soit le cas. Mais lui-même n’avait sans doute pas conscience de la puissance symbolique et philosophique de son récit.

C’était un retour au pays. Un retour difficile mais vital vers une vie lointaine, à moitié oubliée mais idéale au possible. Et L’Odyssée n’est pas seulement belle parce que c’est l’un des récits d’aventure les plus fous que nous n’ayons jamais lu, mais parce qu’aujourd’hui encore, on se souvient de la détermination d’Ulysse.

Quelles aventures reste-t-il à notre génération, après que tout, dirait-on, a déjà été pensé, dit, fait et refait ? Qui pourrait vraiment changer le monde aujourd’hui ? Qui ? Et pour quoi faire ?

Hélène Mulvet et Samuel Tiercelin, les deux initatiateurs d’Open Odyssey (crédit : DR).
L'Histoire a changé sans nous
Il faut quand même être un peu naïf pour imaginer que le monde nous attend pour changer. Le XXème siècle a été un âge d’or du génie humain, sur le plan des sciences, des arts, de la technologie, et de l’esprit en général, mais aussi une suite d’expérimentations politiques foireuses et meurtrières.

Après 15 années plongés dans le siècle suivant, et en faisant toujours les frais de la gueule de bois, nous sommes témoins chaque jour de la révolution totale qui s’est jouée à ce moment. On imagine encore à peine l’ampleur historique de la fin de cet âge d’or.

Nous ne vivons plus au XXème. Ses modèles économiques et politiques ne fonctionneront plus. Ce n’est pas la formule mathématique qui est mauvaise, mais les chiffres qui ne se comptent plus de la même façon. Les systèmes de développement, de production et de pouvoir que nous appliquons à nos sociétés depuis des décennies sont anachroniques. Nous avons eu 100 ans pour consommer l’oisiveté finale de notre génie, mais désormais l’Histoire a changé. Elle a changé sans nous.

Le système D et l'exploration spatiale
Les européens ont cette étrange tendance à s’imaginer "en avance" sur leur temps. C’est avoir bien peu de clairvoyance sur ce qu’on peut raisonnablement appeler "le présent". Prenez par exemple la méthode d’innovation indienne, Jugaad. En Hindi, "jugaad" c’est "système D". L’innovation n’a pas besoin, selon cette méthode, de ressources onéreuses ou dangereuses pour notre environnement.

En fait, c’est se donner les moyens de faire plus avec moins. En 18 mois, entre 2012 et 2013, l’état indien (oui, l’état) a mené un projet d’exploration spatiale pour Mars avec un budget de 54 millions de dollars à l’aide de la méthode Jugaad. Rappelons que le projet similaire de la NASA, MAVEN, aura quand à lui coûté un peu plus de 500 millions de dollars de la conception au lancement.

La ville de Totnes, au Royaume-Uni (crédit : Wikipedia Commons)
À côté de ça, en Europe, les tentatives de création de nouveaux systèmes sociaux passent quasiment inaperçus. Qui, parmi le grand public, a déjà entendu parler de la ville de Totnes, au Royaume-Uni, cette "capitale de la transition" dont les quelques 8 500 habitants se sont engagés dans l’expérimentation post-carbone ?

À partir d’une étude menée par un groupe d’étudiants irlandais, les pouvoirs publics ont décidé de procéder à une véritable transformation sociale : monnaie locale, co-construction, alternatives aux énergies fossiles, etc… Il y a sans doute quelques leçons à tirer de cette démarche. À commencer par l’importance d’impliquer la jeunesse le plus tôt possible dans le processus de transition.

Des outils pour recréer notre civilisation

L’Occident n’est plus le géant qu’il a été. Même si ses entreprises ont encore aujourd’hui une forte influence dans le système globalisé, elles sont basées sur des modèles contradictoires et en fin de vie. Les innovations apportées par l’ensemble des nouvelles technologies en termes de communication, d’environnement, de robotique et de tout ce qui va avec ont changé les perspectives que nous pouvions avoir sur notre monde. Elles sont aujourd’hui les outils que nous avons pour recréer notre civilisation, et pas des moyens de profit.

Si nous ne procédons pas à la transition vers le XXIème siècle, nous disparaîtrons avec l’héritage du XXème.

Nous parlons ici de changer d’époque. Il faudra pour cela que les peuples et leurs représentants divers s’unissent et travaillent ensemble, pour la reconstitution de ce que nous sommes fondamentalement et de la façon dont nous voulons mener nos vies, collectivement.


Ce que nous voulons faire de cette transition

Se rassembler et penser ensemble une nouvelle société, de nouveaux moyens de produire, de travailler, de se nourrir, de se déplacer, de se loger… Ça ne se fera pas en un jour. Ce ne sera pas une croisière tranquille, d’un château l’autre, mais la plus fabuleuse aventure de notre temps. Celle qui, dans une centaine d’années, sera devenue légendaire. Voilà notre poids dans l’Histoire. Et nous ne pourrons y échapper d’aucune manière. Cette transition aura lieu quoi qu’il arrive, plus ou moins brutalement. À nous de voir ce que nous voulons en faire.

Après être allés de Charybde en Scylla et de Scylla en Charybde, nous sommes prêts à repenser notre rapport à la planète. Dans cette odyssée chacun a sa place, chacun peut apporter sa contribution, si minime soit-elle. Il ne s’agit même pas de changer le monde, mais de dire au monde que nous sommes prêts à changer avec lui. Nous sommes prêts, nous, les irréductibles optimistes, à rejoindre une Ithaque dont nous ne savons presque rien mais où tout est à reconstruire.


Avis aux aèdes.

Par le collectif Open Odyssey .
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Obama à l’Hermione : «Bon voyage !»

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Barack Obama suit de près le départ de l’Hermione ce soir depuis l’Ile d’Aix. A tel point que le président américain vient d’adresser un message écrit à Ségolène Royal, ex présidente PS de la région Poitou Charentes, et à tous les autres défenseurs acharnés du projet.

Dans ce texte, Obama rappelle que «pendant deux siècles les Etats Unis et laFrance ont défendu «ensemble le principe de liberté», «des champs de bataille de la Révolution américaine aux plages du débarquement» en 1944 et il appelle les générations futures à porter «fièrement» cette alliance. Et Obama qui pourrait être à New York lorsque l’Hermione y accostera en juin prochain de saluer l’équipage en francais dans le texte : «Bon voyage !» Le président Francois Hollande est sur place ainsi que sa ministre Ségolène Royal.

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Grand jour pour l'"Hermione" qui met le cap sur l'Amérique

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L'"Hermione" le 15 avril 2015 au port de La Rochelle

 

Grand jour pour la frégate l'"Hermione", réplique du navire qui emmena en 1780 La Fayette prêter main-forte aux insurgés américains contre l'Angleterre, avec son appareillage samedi soir pour les côtes américaines, en présence de François Hollande.

Abondances de festivités, sécurité draconienne et forte affluence sont attendues sur la côte atlantique française, à l'embouchure de la Charente, pour saluer le départ de l'"Hermione" et de ses 80 membres d'équipage qui doivent appareiller de l'Ile d'Aix (Charente-Maritime) à 22h30 pour faire cap sur les Canaries, puis les Etats-Unis.

235 ans -- presque jour pour jour -- après l'original, la répliquer de l'"Hermione" qui emmena le 20 mars 1780 le jeune Gilbert du Motier, marquis de La Fayette (1757-1834), combattre les Anglais aux côtés des insurgés américains ralliés à George Washington, entamera une traversée de six semaines et 7.500 miles (13.000 km) dans l'Atlantique nord.

Abondance d'événements festifs auxquels sont attendus des dizaines de milliers de visiteurs et un dispositif quasi militaire, avec notamment restrictions de la navigation et interdiction de survols de drônes, encadreront le départ "de la frégate de la liberté".

Le président François Hollande viendra souhaiter bon vent au trois mâts, au côté de la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, soutien de la première heure du projet "Hermione", sur son chantier dans la ville-arsenal de Rochefort (Charente-Maritime), lorsqu'elle présidait la région Poitou-Charentes.

Après une visite à quai de la frégate, au mouillage de l'Ile d'Aix, vers 14H00, le chef de l'Etat doit regagner la presqu?île de Fouras pour prononcer un discours en plein air vers 15H00. Il remettra au commandant de l'"Hermione", Yann Cariou, un exemplaire de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte fondateur de la République française, à l'intention des hôtes américains.

Point d'orgue de cette longue journée de festivités populaires, un feu d'artifice sera tiré entre Port-des-Barques, Fouras et l'Ile d'Aix au-dessus du Fort Vauban, une heure avant l'appareillage de la frégate.

La Marine nationale, partenaire du projet depuis l'origine --quatre de ses marins ayant même intégré l'équipage -- a voulu également marquer son engagement par la présence samedi de la frégate de lutte anti-sous-marine "Latouche-Tréville", du nom du lieutenant de vaisseau et futur amiral qui commandait l'"Hermione" lors de la mission historique de 1780. Yann Cariou, commandant de l'"Hermione" du XXIème siècle, a lui-même servi dans ses rangs durant plus de trente ans.

La Marine entend ainsi rappeler sa "part déterminante" dans le "combat fondateur" que fut la guerre d'indépendance américaine et sa "coopération" avec l'US Navy renforcée encore aujourd'hui "par des engagements conjoints", "comme actuellement dans le golfe Arabo-Persique", souligne-t-elle dans un communiqué.

Sur la frégate, l'officier Yann Cariou âgé de 53 ans commandera un équipage de marins aguerris et de 54 bénévoles et passionnés de tous horizons, dont de nombreux étrangers et un tiers de femmes.

Coque de 45 m de long, grand mât en pin d'Orégon culminant à 54 m, 2.200 m2 de voilure, 25 km de cordes et vitesse maximale de 14 noeuds (26 km/h) toutes voiles déployées, avec cette frégate, le "pacha" table sur une vitesse moyenne de 4,5 noeuds.

Sauf vents contraires, son plan de navigation prévoit une première escale aux Iles Canaries, puis un départ vers l'Amérique le 6 ou 9 mai, selon les conditions météo. L'"Hermione" fera ensuite cap sur Yorktown où elle accostera le 5 juin, pour la première de ses onze escales sur la côte est américaine, avant Baltimore, New York, Annapolis, Philadelphie, Newport, Boston, etc... Yorktown, première escale américaine chargée de symboles puisque c'est là que les insurgés américains et des troupes françaises ont remporté la bataille décisive contre l'armée anglaise le 19 octobre 1781.

Apothéose des célébrations côté américain, des centaines de bateaux à voile ou à moteur escorteront l'"Hermione" dans la baie de New York, pour la grande parade du 4 juillet, jour de l'Indépendance, sous l'oeil de la statue de la Liberté.

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"C'est un cauchemar, pourquoi ces répliques ne cessent-elles pas?"

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Le tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu samedi au Népal a fait 3.432 morts et plus de 6.500 blessés, selon un bilan publié par le service de gestion des catastrophes du ministère népalais de l'Intérieur. 


Au Népal, des dizaines de milliers de sinistrés effrayés en quête d'aide humanitaire.

Des dizaines de milliers de Népalais effrayés et sans logement patientaient sous des tentes de fortune lundi dans l'attente de secouristes du monde entier qui affluent après le violent séisme qui a fait plus de 3.000 morts à travers le pays.
Munis d'équipements spéciaux et accompagnés de chiens renifleurs, les équipes humanitaires internationales débarquent avec la régularité d'une horloge à l'aéroport de Katmandou, dans la banlieue de cette capitale d'ordinaire dynamique dévastée samedi par un puissant séisme.

Le tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu samedi a fait 3.432 morts et plus de 6.500 blessés au Népal même - le plus meurtrier depuis 80 ans -, selon un bilan publié par le service de gestion des catastrophes du ministère népalais de l'Intérieur. Plus de 90 personnes ont été tués en Inde et en Chine.
Le tremblement de terre a également déclenché une avalanche sur le mont Everest, où une vague de neige comparée par un survivant à un "immeuble blanc de 50 étages" a déferlé sur le camp de base.
Dix-huit décès ont été confirmés dans le massif où se trouvaient en ce début de saison d'alpinisme 800 personnes, dont de nombreux étrangers, selon les estimations de responsables locaux.

 

(Diaporama : Népal : les images du désastre)

 

"Pourquoi toutes ces répliques?"
A Katmandou, des dizaines de milliers d'habitants ont passé une nouvelle nuit dehors, sous des tentes de fortune. "C'est un cauchemar, pourquoi ces répliques ne cessent-elles pas?", se désespère Sanu Ranjitkar, une femme de 70 ans agrippée à son chien, le visage recouvert d'un masque à oxygène, assise sous une bâche.

Le sol tremble encore régulièrement et beaucoup n'ont pas fermé l’œil de la nuit, n'ayant que quelques bâches de plastique pour se protéger des fortes pluies qui se sont abattues sur la ville.
"Il y a tellement de peur et de confusion", constate Bijay Sreshth en tentant d'écouter la radio dans l'espoir d'entendre un message du gouvernement. "Nous ne savons pas ce que nous allons devenir et le temps que nous allons passer ici", dit ce père de trois enfants, qui s'est réfugié avec eux, sa femme et sa mère dans un parc.

A Balaju, un quartier de la capitale, un père a eu la douleur de voir la police retirer le corps de sa fille des décombres de leur maison. "Elle était tout pour moi, elle n'a rien fait, elle ne devait pas mourir", dit Dayaram Mohat en s'effondrant sur le sol.

Les survivants ont besoin d'eau potable et de denrées de base tandis que les zones rurales attendent désespérément l'arrivée de secours, selon un responsable du gouvernement.
"Nous avons besoin d'hélicoptères pour les opérations de secours dans les zones rurales", explique le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Laxmi Prasad Dhakal. "Nous avons aussi besoin d'eau potable et de vivres pour les survivants".
La situation difficile des rescapés est aggravée par les coupures de courant et la fragilité des réseaux de communication, au bord de l'implosion.

Les autorités népalaises expliquent qu'elles font le maximum pour venir en aide aux régions isolées les plus proches de l'épicentre du séisme, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Katmandou.


Médicaments et couvertures
En annonçant le dernier bilan du désastre, un responsable du service de gestion des catastrophes a souligné que les secouristes tenteraient aussi lundi de dégager les personnes prises au piège dans les décombres des immeubles effondrés.
"Aujourd'hui, nous allons tenter de trouver des survivants dans les décombres des immeubles élevés qui se sont écroulés", a dit à l'AFP Rameshwor Dangal.

En particulier, la tour historique de Dharhara, l'une des attractions touristiques majeures de la capitale sur la place du Durbar, n'est plus que ruines.
Selon la police, qui se fonde sur la billetterie, environ 150 personnes visitaient la tour blanche de neuf étages, dotée d'un escalier en spirale de 200 marches et surmontée d'un minaret de bronze datant du XIXe siècle, lorsqu'elle s'est écroulée.

 

(Reportage : L'Everest "ne veut plus des alpinistes" : paroles de survivants du séisme)


Les secouristes népalais reçoivent le renfort de centaines d'humanitaires venus de pays comme la Chine, l'Inde ou les Etats-Unis. Environ 70 Américains sont ainsi en route pour le Népal alors que Washington a annoncé le déblocage d'une première enveloppe d'un million de dollars.
Londres a annoncé 5 millions de livres, le Canada 5 millions de dollars et l'Union européenne 3 millions d'euros.
Des ONG françaises, comme Médecins du Monde (MDM), Handicap International et Action contre la faim ont déjà des équipes à pied d’œuvre.
Les hôpitaux sont débordés et les médecins mobilisés 24 heures sur 24 pour soigner les blessés dans des conditions très difficiles. Des chirurgiens ont dû opérer dans des théâtres de fortune érigés sur des parkings. Les morgues arrivent, elles, à saturation.

La ville de Pokhara, très fréquentée par les amateurs de sports d'aventure et située à 70 km à l'ouest de l'épicentre, a en revanche été largement préservée des effets du séisme et les touristes poursuivaient leurs vacances, a rapporté une journaliste de l'AFP.
Occupée à sangler son matériel de parapente, Caroline Ahern, une Irlandaise de 26 ans, explique qu'elle espère toujours revenir en avion à Katmandou en fin de semaine.
"Le séisme n'a pas provoqué de gros dommages en tant que tel mais les gens étaient vraiment paniqués", dit-elle. "C'était comme être sur un bateau incontrôlable".

Le Népal, à l'instar de toute la région himalayenne, où se rencontrent les plaques tectoniques indienne et eurasienne, est une région à forte activité sismique. En août 1988, un séisme de magnitude 6,8 avait fait 721 morts dans l'est du Népal. En 1934, un tremblement de terre de magnitude 8,1 avait tué 10.700 personnes au Népal et en Inde.


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Il ne reste que les citoyens pour faire le ménage ! Comme toujours.

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Tout ce qui entrave le libre exercice démocratique est nuisible 

Il va falloir que les citoyens mettent un point d'arrêt à toutes ces dérives. A combien s'élèvent elles ? Tous les jours son lot d'escroquerie, de fraude, d'arnaque, de conflit d'intérêt, de prise illégale d'intérêt, d'abus de pouvoir, de lobying, de fraude aux électeurs. A combien s'élève le préjudice globale de toutes ces dérives. Car au final, c'est pour une histoire d'argent que nous renonçons à nos libertés, de gré ou de force. Alors, il y a dans l'empillement de ces faits, une sorte d'élite française qui nuit gravement aux principes démocratiques et qui aspirent les financements d'un tel système politique fondé sur des valeurs, dites universelles.

 

Ainsi un référendum d'initiative populaire pourrait formuler sa question : Faut-il durcir les sanctions prises à l'égard des responsables économiques et politiques pour des faits qui touchent à l'intégrité de leur fonction, à l'intégrité de la nation, à l'intégrité de la République et à l'intégrité de la constitution ?

Il faut nettoyer les écuries d'Augias. Il est inconcevable de remettre en cause un modèle social lorsque les citoyens s'aperçoivent que ce modèle n'est pas en déficit, mais qu'il est purement et simplement dépouillé. Pourquoi est il pillé ? Parce que les citoyens laissent faire. Nous citoyens sommes devenus d'un tel fatalisme, d'un tel pessimisme, que nous n'envisageons même plus que nous avons une existence commune. Nous partageons au moins tous le même temps ; celui qui s'écoule tous les jours.  

 

Il faut être impitoyable vis-à-vis de ceux qui prétendent faire mieux que les autres. Ils ont la prétention de coire ce qui est bon pour les autres, pensent leur dicter les conditions du bonheur. Alors ils doivent plus que les autres assumer. Et l'épée de Damoclès doit être pesante et lourde. 

S'enrichir, prendre le pouvoir, pourquoi pas. Il y en a que ça fait "bander", et puis il y a tellement de citoyens qui ne veulent pas agir. Mais prendre une forme de pouvoir sans assumer les responsabilités collectives, civiles, economiques, sociales, culturelles qui vont avec, il y a là quelque chose qui cloche. Et la démocratie n'aime pas les sons de cloche. Surtout la nôtre.

 

Alors il faut sanctionner cruellement. 

Les responsables politiques : On ne compte plus les affaires tellement il y en a. Depuis quarante ans, combien ? Quelles sont les répercussions financières de toutes les dérives constatées ? Sont ils responsables de la situation actuelle ? 

Nous citoyens devons porter le fer juridique dans la balance. Reconnu coupable, inéligible à vie, et peine de prison ferme. Sommes détournées à rembourser et transmissibles par héritage.

Faisceaux de présomption : plus il y a d'affaires et c'est déjà une affaire en soi. Donc suspension temporaire du corps représentatif jusqu'au délibération du tribunal. Président ou pas. La démocratie est à ce prix.

Les responsables économiques : Ils sont solidairement responsables du tissu économmique, peu importe leur taille et leur importance économique. Par la politique néo-libérale qui semble les animer, l'enjeu du risque économique doit marcher dans les deux sens. L'entrepreneur prend un risque, mais les population qui sont touchées de près ou de loin par l'activité économique d'une entreprise assument aussi le risque entrepreneurial. Localisation du travail, de la fiscalité, des contraintes... Ainsi, le chef d'entreprise se trouve garant du bon fonctionnement de la démocratie qui l'accueille et l'héberge. Il doit à ce titre être responsabilisé par la loi et peut être démis de ses fonctions, peu importe ses conditions contractuelles. La prison, la déchéance, le remboursement des sommes détournées, la restitution de tout ce qui a été soustrait au bon fonctionnement démocratique doit être totale et transmissible par héritage. 

Je suis vindicatif, véhément, totalitaire, mais je ne fais que mirroir. Ce n'est pas la V° République qui est malade, ce sont ses acteurs subjugués par leur toute puissance narcissique. Nous revoici rendu à l'époque de l'absolutisme. Ou est le bouton des Lumières ?

 

JEAN-PHILIPPE GILLOT

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En cas de primaire, Manuel Valls favori pour la présidentielle

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Manuel Valls serait le favori des sympathisants de gauche à lélection présidentielle en cas de primaire, selon un sondage Ifop-"Le Journal du Dimanche".

 

À la question "quelle personnalité, parmi les suivantes, souhaiteriez-vous voir désignée comme candidate du Parti socialiste et des écologistes à l'élection présidentielle de 2017 ? Manuel Valls arrive en tête des personnalités souhaitées comme candidates à l'élection présidentielle de 2017 par les sympathisants de gauche, obtenant les suffrages de 29% des sondés dans une étude Ifop-Le Journal du Dimanche. 

Sur ces 29%, Manuel Valls obtient les voix de 37% des sympathisants du PS, 15% des sympathisants du Front de gauche et 18% des sympathisants d'Europe Ecologie Les Verts

Hollande loin derrière Valls

L'actuel Premier ministre est suivi par Martine Aubry, qui obtient 19% en cas de primaire à gauche (15% des sympathisants PS, 23% de ceux du Front de gauche et 29% de ceux d'Europe Ecologie les Verts). L'actuel président François Hollande n'arrive qu'en troisième position, avec 18%(27% des sympathisants PS, 7% de ceux du Front de gauche et 1% des écologistes). Ségolène Royal (13%), Arnaud Montebourg (9%), Cécile Duflot (6%) et Benoît Hamon (6%) sont les autres personnalités citées. 

L'enquête a été menée via un questionnaire internet auto-administré en ligne du 13 au 16 avril 2015 auprès d'un échantillon de 819 sympathisants de gauche, extrait d'un échantillon de 2.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.  

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Tesson - Hollande : du président normal au roi fainéant

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Dimanche, sur Canal+, le président se demandait à voix haute ce qu'il devait faire. Un aveu d'impuissance que Philippe Tesson juge sévèrement.

 

Du fastidieux monologue auquel s'est livré dimanche sur Canal+ le président de la République, on retiendra en tout et pour tout cette question : "Que dois-je faire ?" Elle se rapportait à la désaffection de l'électorat socialiste qui, après avoir voté Hollande en 2012, a porté ses voix vers le FN lors des récentes départementales. On lui demanda ce qu'il en pensait. Il resta interdit, il réfléchit un moment, puis il s'interrogea : "Que dois-je faire ?"

Cette déclaration d'impuissance, faite sans vergogne, résumait deux heures d'un discours sans éclat et trois ans d'une politique sans résultat. L'émission était destinée à restaurer le crédit du président. Elle n'a fait que révéler sa faiblesse dont cette question qu'il se posait publiquement à lui-même est l'aveu le plus dramatique.

Que recherchait-il exactement dimanche ? À donner de sa personne une image plus flatteuse ou à justifier sa politique ? L'un et l'autre, apparemment. Cette confusion est toujours fatale. Lorsqu'une politique est efficace, quel besoin l'homme qui la mène a-t-il de faire valoir sa personnalité, à plus forte raison lorsque celle-ci n'est pas exceptionnelle ? Il a assez protesté de sa normalité pour se dispenser de faire étalage de ses qualités particulières. C'est sur son bilan qu'on le jugera, nonobstant la sympathie qu'il peut inspirer. C'est sur son bilan qu'on l'a déjà jugé. Et si on lui accorde un sursis, ce qu'il demande sans relâche au nom de la durée de son mandat, il doit fournir par ses actes la preuve qu'il l'aura mérité.

Impudence

Or il ne livre toujours pas cette preuve, bien que le résultat des dernières élections lui ait envoyé un signal fort. Ses déclarations de dimanche n'ont donné lieu à aucune annonce d'importance, elles n'ont révélé ni une conscience plus aiguë des urgences ni une énergie nouvelle. Il a parlé aux jeunes, dont il prétend qu'ils sont son obsession, comme il le fait depuis trois ans dans un langage abstrait, ne leur offrant en guise de gage que des mesures déjà connues qui s'inscrivent dans l'éternelle politique d'assistanat. Le chômage est évoqué comme une fatalité. Pas la moindre référence aux moyens qui permettraient de le soumettre à un traitement économique. "Qu'est-ce que nous pouvons faire ?" répète-t-il. Et il répond : "Espérer !" La chance, quoi ! Quelle impudence ! Et Macron chante ! Et lui rigole ! Le roi s'amuse.

"Que dois-je faire?" Personne n'osa lui répondre : "Vos bagages !" Beaucoup le pensent. Quatre Français sur cinq le souhaitent.

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Nemo auditur propriam turpitudinem allegans !

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Les Attila en costume-cravate qui nous dirigent veulent éradiquer les racines culturelles de l'Europe pour les remplacer par la fumisterie d'un vivre ensemble débarrassé de tout élément chrétien. 

 

Puisque les Attila en costume-cravate qui nous dirigent veulent éradiquer les racines culturelles de l’Europe pour les remplacer par la fumisterie d’un vivre ensemble débarrassé de tout élément chrétien. 

Puisque les barbares révisionnistes qui nous gouvernent ont pour projet de chasser de nos écoles ce qui reste de grec et de latin, et de culture antique ou préislamique, au nom de l’égalitarisme républicain, pour faire de la place aux chères têtes brunes discriminées venues de nos quartiers difficiles.

Puisque les ostrogoths négationnistes qui nous guident vont jusqu’à réécrire notre histoire nationale et continentale dans les programmes scolaires pour mieux accueillir l’Autre, cet étranger trop heureux de trouver des collaborateurs zélés à son entreprise de remplacement populationnel et de colonisation culturelle.

Puisque les vandales déséquilibrés qui saccagent nos cimetières et nos églises ou égorgent et tuent ce qui ressemble à une tête de Gaulois et à une face de craie ont bien compris leur message. 

Puisque les têtes-de-nœud suicidaires que nous sommes devenus se donnent vocation à accueillir toute la misère du monde, et que le monde entier débarque sur nos plages par cargos chargés à ras bord et que la multitude envahit notre continent, que les assassins se font payer des études dans nos universités et élèvent des marmailles grâce à la générosité de notre système de protection sociale.

Eh bien parlons grec et latin, en énonçant ce principe du droit qui veut que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ! 

Et rappelons à nos élites françaises et européennes qu’elles auront à payer pour leurs lâchetés successives, alors que les solutions existent pour éviter le pire :

1. Les terroristes islamiques, étrangers ou français, ont été élevés et nourris dans le sein républicain. Coupons le robinet du regroupement familial, de l’asile économique, des allocations braguette et des prestations d’assistanat sans contrepartie de travail ou d’intégration.

2. La diplomatie humanitaire et les guerres du même nom de l’Occident ont mis le Moyen-Orient et l’Afrique à feu et à sang et lancé des peuples entiers sur les chemins de l’exil. Revenons aux principes du droit international qui nous guident depuis 400 ans, cessons les ingérences dans le monde arabe, respectons le principe de la souveraineté nationale.

3. L’ennemi n’est pas dans la tyrannie des États mais dans la barbarie des sociétés sans État. Il faut des alliances qui ne soient pas fondées que sur les intérêts économiques mais sur la proximité culturelle, y compris avec des autocrates ne partageant pas nos valeurs démocratiques et qu’il ne faut pas criminaliser pour autant.

4. La Grèce et ses problèmes, et son incapacité à se réformer, nous empoisonnent la vie depuis cinq ans. Plutôt que d’envoyer les guignols technocratisés de la Troïka, faisons comme jadis quand on plaçait sous mandat international un pays en faillite ou avec des institutions défaillantes, pour le remettre dans le droit chemin.

5. Enfin, cette opération Triton conduite par Frontex et qui illustre si bien le naufrage commun européen, ainsi que l’effet boomerang de notre politique des droits de l’homme. Pour ne pas accueillir toute la misère africaine, il faut la contenir sur la côte libyenne, avant qu’elle n’embarque dans ses rafiots de fortune et qu’elle se noie, dans des camps d’accueil gérés par l’ONU, et sous protection militaire de l’OTAN.

 

Stephan A. Brunel

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Les Suisses sont les champions du monde du bonheur

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Les Suisses sont les plus heureux du monde. C’est ce qu’affirme le dernier Rapport sur le bonheur dans le monde. Le lien social est la clé, selon les experts qui l’ont rédigé.

 

N’en déplaise à Paul Fort, le bonheur n’est pas dans le pré… mais de l’autre côté de la frontière. Les Suisses sont les champions du monde du bonheur, à en croire le dernier « Rapport sur le bonheur dans le monde. » La France, elle, se classe à la 29e position.

L'Europe du Nord championne

Nos voisins helvètes sont les plus heureux du monde et détrônent le Danemark. C’est ce que conclut le Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies, auteur de ce rapport. Et le bonheur n’est pas seulement une question d’argent et d’espérance de vie, aux yeux des experts. La confiance dans les institutions et les entreprises et le soutien social sont aussi les éléments clés d’une société heureuse. Pour établir ce classement de 158 pays, des questionnaires ont été envoyés dans chaque pays, à au moins 2 000 personnes.

C’est sans réelle surprise que l’Europe du Nord domine le classement. Derrière la Suisse figurent l’Islande, le Danemark et la Norvège. C’est le Canada qui clôture ce « Top 5. » La France est moins heureuse que les Etats-Unis (15e) ou l’Allemagne (26e), mais elle devance de loin ses voisins espagnols (36e), italiens (50e) ou belges (99e).

Du bonheur dès l’enfance

En tête de classement, le revenu moyen par personne influence bien entendu le niveau de bonheur. Mais le soutien social est le deuxième facteur le plus influent, suivi de l’espérance de vie. L’importance d’une société unie, c’est d’ailleurs la grande nouveauté de ce rapport. L’évolution du classement depuis la crise le montre bien : « Si les institutions et le tissu social sont suffisamment solides, les crises économiques et les catastrophes naturelles peuvent mener à des améliorations plutôt qu’à une dégradation du tissu social », écrivent les rapporteurs. C’est sans doute pourquoi l’Irlande (18e) et l’Islande (2e), durement frappées par la crise financière, s’en sortent si bien.

Mais le bonheur ne commence pas à l’âge adulte. Il faut davantage travailler sur ce critère dès l’enfance, aux yeux des experts. Et ce ne sont pas les résultats scolaires qui feront un adulte heureux, mais bien le développement émotionnel. « Une perspective positive dès les premières années de la vie est désirable en soi, mais cela jette aussi les fondations du bonheur à l’âge adulte, commente le Pr Richard Layard. Nous devons investir plus tôt pour que nos enfants grandissent et deviennent indépendants, productifs et heureux. »

Avec cette 3e édition, le Rapport sur le bonheur dans le monde espère faire évoluer les Etats. « L’aspiration d’une société, c’est l’épanouissement de ses membres. Ce rapport montre comment atteindre le bien-être social, analyse Jeffrey Sachs, directeur de l’Institut de la Terre. Il n’y a pas que l’argent, mais aussi la justice, l’honnêteté, la confiance et la bonne santé. »

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Chine : la société CSR lance un bus électrique à chargement ultra rapide

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L'entreprise a déjà reçu des commandes pour 1.200 bus.



Une société chinoise a dévoilé jeudi un bus électrique dont le chargement complet de la batterie ne nécessite que 10 secondes. Il s'agit du chargement le plus rapide du monde.

Le bus peut se recharger lorsqu'il est en stationnement et que des passagers descendent ou montent dans le bus, a précisé Zhou Qinghe, président de Zhuzhou Electric Locomotive, une filiale du constructeur chinois de trains à grande vitesse CSR.

© D.R.

Par ailleurs, le bus consomme 30% à 50% d'énergie en moins que les autres véhicules électriques.

Le condensateur peut fonctionner en toute sécurité pendant 12 ans, même avec des températures extrêmes, selon la société.

CSR espère que son bus électrique pourra attirer des acheteurs étrangers, notamment ceux venant du centre et de l'est de l'Europe et qui remplacent actuellement leurs anciens bus.


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Panique à bord du bateau Europe, qui se cherche un cap

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Les événements tragiques du week-end dernier nous rappellent que l'actualité économique européenne ne rime pas seulement avec assouplissement et dévaluation monétaires, relance de l'inflation, taux d'intérêt négatifs, réduction de la dette, sans parler des sacro-saintes réformes structurelles.

 

L'Europe est frappée de plein fouet par un problème beaucoup plus terre à terre (l'expression est de circonstance), à savoir l'afflux d'hommes, de femmes et d'enfants désespérés au point de vendre leur sort à des trafiquants - la chance de le voir s'améliorer, si mince soit-elle, valant plus que tout le reste.

Panique à bord: un navire marchand passe, ces hommes à l'instinct de survie devenu presque animal se pressent d'un côté de leur embarcation de fortune pour lui faire signe de les secourir, et c'est le naufrage.

Panique à bord (bis): les sauveteurs italiens naviguent entre les cadavres, hissent quelques dizaines de survivants, se demandent comment ils vont faire pour absorber cette marée humaine qui, selon les termes européens, doit être prise en charge par le pays dans lequel elle déferle.

Panique à bord (ter): l'Europe, en proie à une crise économique qui n'en finit pas, engluée dans l'inextricable problème grec, doit maintenant affronter une crise humanitaire qu'elle ne peut plus faire semblant de ne pas voir.

Panique à bord (il paraît qu'on dit quater): la même Europe, appelée à gérer de façon concertée un phénomène d'immigration en plein boom suite à l'intensification des conflits au Moyen-Orient, doit composer avec la montée en puissance de partis xénophobes, le FN de Marine Le Pen en France et Pegida en Allemagne en tête.

Certes, le bateau européen tangue déjà sérieusement. Mais ce dont il a surtout besoin, c'est d'un cap

L'Allemagne, parlons-en ! Presque insolente avec ses prévisions de croissance relevées à la hausse à 2,1 %, alors qu'elles n'étaient encore que de 1,2 % aux dernières anticipations. Grâce au faible prix du pétrole qui stimule la consommation intérieure et à la faiblesse de l'euro qui continue de doper les exportations, l'Allemagne reste incontestablement la locomotive européenne, avec un chômage en baisse qui devrait se tasser jusqu'à 6,3 % à la fin de cette année. Mais le pays fait aussi face à un afflux massif de demandeurs d'asile: plus de 200.000 en 2014, probablement 300.000 cette année, soit un cinquième du total de demandeurs d'asile dans le monde. Et si l'accueil qui leur est réservé par le gouvernement est relativement chaleureux - Angela Merkel n'a d'autre choix que de favoriser cette Willkommenskultur si elle veut garder son économie vieillissante sur les rails - celui des Allemands l'est nettement moins: les attaques physiques de réfugiés aux abords des centres qui les hébergent se multiplient.

L'Europe n'est malheureusement pas en aussi bonne santé que l'Allemagne et ses pays membres n'ont pas tous sa capacité d'absorption d'immigrés. D'où la nécessité d'une politique d'immigration concertée, dignement budgétée, adaptée en fonction des pays d'accueil et canalisée au travers de voies d'accès légales et contrôlées. Certes, le bateau européen tangue déjà sérieusement. Mais ce dont il a surtout besoin, c'est d'un cap.

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Fuites d’eau en série et mensonges à la centrale de Fessenheim : les associations antinucléaires alsaciennes et le Réseau

Fuites d’eau en série et mensonges à la centrale de Fessenheim : les associations antinucléaires alsaciennes et le Réseau | Think outside the Box | Scoop.it

Ce 21 avril 2015, les associations Réseau 'Sortir du nucléaire', Stop Fessenheim, Stop Transports – Halte au nucléaire, le CSFR et Alsace Nature, soutenus par le Réseau Fukussenheim et Les Citoyens Vigilants des environs de Fessenheim, déposent plainte contre EDF, exigeant la condamnation de l’exploitant de la centrale nucléaire de Fessenheim pour les infractions commises lors des fuites survenues les 28 février et 5 mars 2015.

 

Deux fuites consécutives largement minimisées

Le 28 février 2015, EDF déclarait la mise à l’arrêt du réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim suite à un « défaut d’étanchéité » sur une tuyauterie. Ce sont en réalité plus de 100 m3 d’eau [1] qui ont jailli, suite non pas à un défaut d’étanchéité mais à une rupture de tuyauterie, et qui se sont déversés dans la salle des machines, éclaboussant des boîtiers électriques et provoquant un défaut d’isolement sur un tableau électrique.

Le 5 mars, la tuyauterie a été remise en eau, contrairement aux engagements pris par EDF auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et sans qu’aucune évaluation des causes de la rupture de la tuyauterie ni des impacts de la fuite n’ait été réalisée. Quelques minutes après, elle se rompait de nouveau, à un autre point, en présence des inspecteurs de l’ASN…

Le 10 mars, interrogé lors d’une séance de la CLIS (Commission locale d’information et de surveillance) sur ce double incident, le directeur de la centrale a clairement failli à son obligation d’information, passant volontairement sous silence la réalité de l’événement.

 

Une communication d’EDF vivement critiquée par l’ASN

Le mercredi 15 avril, lors de la présentation devant l’Office Parlementaire des Choix Scientifiques et Techniques du rapport annuel de l’ASN, son président, Pierre-Franck Chevet, a vivement critiqué la communication d’EDF, la qualifiant de «  décalée », déclarant ne pas être « content de la manière dont ils ont informé » et s’inquiétant de « l’empressement [de l’exploitant] à vouloir redémarrer le réacteur ». Un procès-verbal pourrait d’ailleurs être transmis à la justice.

 

Une plainte contre un exploitant délinquant

D’après EDF, la première rupture de tuyauterie serait due à une fatigue vibratoire... C’est donc l’usure qui aurait eu raison de celle-ci.

Cet événement met en lumière le mépris de la sûreté dont EDF a une nouvelle fois fait preuve. L’exploitant de la centrale de Fessenheim n’a pas su tirer les leçons de l’« incident » survenu en avril 2014 [2]. Quant aux agissements d’EDF - minimisation de l’incident, mensonge à l’ASN, omission auprès de la CLIS – ils laissent plus que songeur quant à l’attitude que l’entreprise adopterait en cas d’accident de grande ampleur !

C’est pourquoi les associations antinucléaires ont décidé de porter plainte contre EDF et contre Thierry Rosso, directeur de la centrale au moment des faits. Les associations espèrent une condamnation sévère de l’exploitant délinquant. Le dépôt de plainte officiel aura lieu ce 21 avril dans l’après-midi.

Rendez-vous est donné à 15h30 devant la CLIS de Fessenheim, rue Messimy à Colmar. Après une déambulation avec mise en scène dans les rues de Colmar, la petite délégation se rendra devant le Palais de Justice (Tribunal de grande instance de Colmar) vers 16h30. Une copie de la plainte sera symboliquement déposée au Tribunal pendant que nous transmettrons officiellement la plainte par fax et lettre recommandée au Parquet de Colmar. Un point presse aura lieu suite à l’action et des copies de la plainte seront distribuées aux journalistes présents.

Les associations réitèrent leur demande d’arrêt immédiat de la centrale et prévoient d’amplifier leur mobilisation. Elles appellent également à un rassemblement large lors de la manifestation tri-nationale qui se tiendra le dimanche 26 avril à 11h30 devant Fessenheim.

 

Consultez le dossier juridique :
http://www.sortirdunucleaire.org/Fessenheim-fuites-en-serie

Contacts presse :

André Hatz – 06 82 02 69 79
Rémi Verdet – 06 13 36 71 89
Marie Frachisse – 07 62 58 01 23

Chargée de communication : Charlotte Mijeon – 06 75 36 20 20

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Un champagne vieux de 170 ans, le plus vieux jamais goûté, parfaitement préservé

Un champagne vieux de 170 ans, le plus vieux jamais goûté, parfaitement préservé | Think outside the Box | Scoop.it

La cargaison de 168 bouteilles, qui comprenait du Veuve Clicquot-Ponsardin, du Heidsieck et du Juglar selon les bouchons, a été découverte par 50 mètres de fond du côté des îles Åland (Finlande), et remontée en 2010.

 

Des bouteilles de champagne français vieilles de 170 ans retrouvées dans l'épave d'un navire dans la mer Baltique en 2010 ont été goûtées et analysées par des scientifiques qui les ont trouvées très bien préservées.

 Ce champagne, dont les bouteilles sont parmi les plus anciennes connues, est le plus vieux jamais goûté et analysé.

La cargaison de 168 bouteilles, qui comprenait du Veuve Clicquot-Ponsardin, du Heidsieck et du Juglar selon les bouchons, a été découverte par 50 mètres de fond et remontée en 2010, précisent les chercheurs français qui ont analysé chimiquement et goûté ce champagne. Les résultats de ces travaux, qui donnent un éclairage sur les méthodes de fabrication et les goûts des amateurs de ce vin prestigieux au milieu du XIXe siècle, sont parus lundi dans les Comptes rendus de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS).

«Un très beau vin»

«Pour nos analyses on a eu deux millilitres et j'ai dégusté 100 micro litres, soit deux gouttes, déposées sur ma main avec une seringue que j'ai humées et goutées», explique Philippe Jeandet, professeur de biochimie alimentaire à la faculté des sciences de l'Université de Reims (Marne), le principal co-auteur de cette recherche. «C'était un très beau vin, c'était impressionnant. J'ai gardé l'arôme longtemps dans la bouche. Il avait un goût de tabac et de cuir», a ajouté le chimiste.

Citant des oenologues professionnels qui ont pu déguster davantage d'échantillons de ce champagne après qu'il eut respiré, Philippe Jeandet l'a qualifié de «très jeune, ayant beaucoup de fraîcheur, une note florale ou fruitée». «On a vraiment été surpris de constater que le champagne que nous avons testé était parfaitement préservé, que ce soit du point de vue de la composition chimique que de l'arôme», indique encore Philippe Jeandet.

Un profil chimique proche des champagnes d'aujourd'hui

Et contrairement à ce qui était attendu, il n'y a pas de grandes différences dans les profils chimiques de ces très vieux champagnes par rapport à ceux d'aujourd'hui, concluent ces experts. «On a été surpris de voir que les teneurs en acide acétique (vinaigre ndlr) sont seulement un peu plus élevées que celles des champagnes modernes», souligne le professeur Jeandet, jugeant qu'à l'époque les vignerons de Champagne «devaient assez bien contrôler la qualité du vin».

«Du point de vue de la santé du consommateur je pense que ces champagnes étaient quasiment aussi irréprochables que les vins d'aujourd'hui», même s'il y avait des teneurs un peu plus élevées de cuivre provenant de la sulfatation des vignes contre les champignons notamment. Les analyses ont aussi révélé du fer provenant des récipients métalliques utilisés alors pour ajouter du sirop de raisin ainsi que des signatures chimiques du bois. A cette époque-là, la vinification se faisait dans des tonneaux de chêne. Aujourd'hui ce processus se fait dans des cuves en inox.

Une époque où les champagnes étaient très sucrés

En revanche, les viticulteurs maîtrisaient moins bien les fermentations. Ainsi ce vieux champagne faisait trois degrés de moins (9,5 en moyenne) que ceux d'aujourd'hui (12,5 degrés). Cela peut en partie s'expliquer par le fait que le climat était plus froid au XIXe siècle. Le champagne analysé était aussi très sucré, contenant 150 grammes de sucre par litre, soit trois fois ce qu'on trouve dans une bouteille de Coca Cola. Mais les archives de Veuve Cliquot notamment montrent que cela correspond aux goûts de l'époque en France ou en Allemagne, poursuit le professeur Jeandet.

Cette cargaison ne devait pas être destinée à la Russie où l'on aimait à l'époque des champagnes encore plus sucrés qui contenaient 300 milligrammes de sucre par litre, relève-t-il. De nos jours, les champagne demi-secs contiennent environ 50 grammes de sucre par litre. Mais les plus consommés sont les bruts et les ultra-secs, sans aucun sucre ajouté. Ce sont les Anglais et les Américains dès la première moitié du XIXe siècle qui ont donné le ton pour des champagnes plus bruts, relève le chercheur.

Le fait que ces bouteilles de champagne soient aussi bien préservée après 170 ans sous l'eau à une température froide constante et sans lumière a incité des maisons de champagne à répéter cette expérience et ce à la demande d'amateurs prêts à payer plus cher pour cela. Mais, insiste le professeur Jeandet, les caves en Champagne à trente mètres sous le sol avec une température de 10 à 12 degrés dans l'obscurité restent idéales.

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Thierry Suaud, Oramip : « Une baisse des particules fines permettrait de gagner 3,6 mois d'espérance de vie »

Thierry Suaud, Oramip : « Une baisse des particules fines permettrait de gagner 3,6 mois d'espérance de vie » | Think outside the Box | Scoop.it

Thierry Suaud, devant le triporteur collectant les particules dans l’air.

 

Quel air respire-t-on lors de nos déplacements domicile/travail à Toulouse ? C'est l'enjeu d'une étude cofinancée par la Région et l'État. Elle étudie la qualité de l'air sur 35 trajets très empruntés dans 7 moyens de transport. Le point avec Thierry Suaud, président de l'Oramip.

 

La Région et l’Oramip, l’association pour la qualité de l’air en Midi-Pyrénées, ont présenté lundi une nouvelle étude sur la qualité de l’air dans les transports. Que mesurez-vous ?
Thierry Suaud : L’Oramip est une association agréée par le Ministère du Développement durable qui effectue des missions réglementaires ou des missions commandées par ses membres : l’État, la Région et plusieurs agglomérations. Cette étude qui concerne plus directement les transports est cofinancée dans le cadre du plan État-Région. Nous mesurons le dioxyde d’azote et les particules en suspensions dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns : les particules fines. Nous étudions les conséquences de l’exposition à ces pollutions pour le piéton, l’utilisateur du vélo, de la voiture ou des transports en commun : bus, métro, tramway et TER. Ces polluants sont représentatifs des principales émissions dues aux transports. Dans l’agglomération toulousaine, les transports routiers sont à l’origine de 78% des émissions d’oxydes d’azote et de 44% des particules fines.

Justement dans le cadre de la première étude 2008-2009, qu’aviez vous observé ?
En 2008 les niveaux de pollution dans l’habitacle de la voiture étaient au moins deux fois plus élevés que dans les stations de mesure de l’air de l’Oramip situées en bordure du trafic routier, et six fois plus élevées que les stations en fonds urbain. L’idée de l’étude 2015 est de mesurer l’évolution des expositions sachant que de nouveaux modes de déplacements ont été mis à disposition des usagers, comme le tramway ou le vélo. Nous n’avons pas les résultats de l’ensemble de l’étude donc nous ne pouvons pas tirer tout de suite les conclusions mais nous constatons que l’automobiliste qui était le plus exposé en 2008 reste le plus exposé en 2015, au moment des heures de pointes. 
Si vous êtes en vélo et que vous vous échappez de la circulation par les pistes cyclables ou en tramway donc relativement éloigné de la circulation, alors vous êtes moins exposé.

Quel est l’enjeu pour la santé de cette exposition ?
L’enjeu de nos mesures de l’air est que la qualité de l’air est effectivement intimement liée à la santé. En 2013, le CIRC [1] a classé cancérigène la pollution extérieure. Une étude de l’INVS montre aussi qu’une baisse des particules fines de 14,2 microgrammes par mètre cube à 10 microgrammes, permettrait à chaque toulousain de gagner 3,6 mois d’espérance de vie.

Qu’attendez de cette étude ?
Deux forces de frappe. L’intérêt est de mesurer à quelques années d’intervalles, 2008 et 2015, si les quantités ont évolué et dans quel sens et vérifier si l’exposition se confirme. Ensuite, il faut porter ces données à la connaissance des citoyens et des autorités pour faire évoluer les comportements, par exemple circuler plus en vélo sur de trajets courts. Il y a un véritable enjeu de santé public qui passe par l’utilisation des modes de mobilité douce, la réduction de l’émission des véhicules par leur modernisation ou une moindre utilisation des voitures. En tant que maire, je vois les incidences que cela peut avoir en terme de création de pistes cyclables et de transport en commun. Les études viennent conforter l’idée de l’engagement général d’une société pour un changement de pratiques.

 
Propos recueillis par Aurélie de Varax.

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Areva Is Costing France Plenty

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Nuclear plants supply almost three-fourths of France’s electricity, and they boast a near-spotless safety record and some of the cheapest electric rates in Europe. In 2001 the government created a state-owned company, Areva, to export French reactors and nuclear know-how to the rest of the world. Those ambitions are now in tatters, offering an object lesson in the dangers of French dirigiste industrial policy.

Beset by a troubled new reactor design and other expensive problems, Areva posted a €4.8 billion ($5.1 billion) loss in 2014 on sales of €8.3 billion. Revenue is expected to shrink 5 percent this year, and the company says it expects to keep hemorrhaging cash. The French government plans to announce a rescue plan before the end of April that’s likely to include asset sales and a bailout from state-owned utility Electricité de France (EDF). “There have been significant strategic errors,” François Brottes, who heads the French Parliament’s economic affairs commission, said at a conference in Paris on March 31. Added Brottes: “Questions have to be asked about the state’s oversight.”

Areva, along with competing reactor builders Westinghouse Electric and General Electric, was hit hard when orders dried up after the 2011 Fukushima accident in Japan. Cheap shale gas and development of renewable energy have compounded those woes. But “you can’t really blame Areva’s plight on Fukushima,” says Steve Kidd, a British nuclear consultant and former executive of the World Nuclear Association, a London-based trade group.

Under longtime Chief Executive Officer Anne Lauvergeon and her successors, Areva bet heavily on a high-end new design, the Evolutionary Pressurized Reactor, that has been plagued with delays and cost overruns. Lauvergeon, who left Areva in mid-2011 when her contract wasn’t renewed, didn’t respond to messages.

 


$5.1b
Areva’s loss in 2014, on sales of $8.9 billion


 

French authorities reported on April 7 that flaws were found in some of the steel used in the reactor vessel of an EPR being built in Normandy. That reactor is five years behind schedule, and its price tag has ballooned from $3.5 billion to $9.3 billion. Areva also is facing an investigation of its 2007 acquisition of Uramin, a Canadian uranium mining company. In 2011, Areva wrote off almost all of the $2.5 billion purchase price after concluding that the ore deposits were of negligible value. The government’s chief auditor, who faulted management for inadequate oversight and possible “dissimulation,” asked prosecutors to look into the Uramin purchase.

The next step for Areva may be a tieup with EDF, its top customer—an idea that horrified the utility’s investors, who dumped the stock after Energy Minister Ségolène Royal suggested it in March. Other government officials have suggested that Areva might work with EDF on engineering and maintenance, stopping short of a full merger.

The company still makes money supplying fuel and reprocessing waste for nuclear plant owners. It’s already clear, though, that Areva won’t be selling many new reactors. North American and European utilities stopped ordering them after the Fukushima accident, and the EPR’s problems have cast a pall over the company’s prospects in China, which now accounts for more than half of the new reactors expected to come online by 2030. Thanks to past collaboration with Areva and other Western suppliers, the Chinese have developed the technology they need to build their own reactors, says Steve Thomas, a professor at the University of Greenwich in England who studies the industry. The reactors built by Areva and Westinghouse “are just too expensive for the Chinese,” he says.

 

The French government’s 80 percent ownership of Areva helped mask its problems, consultant Kidd says. “Everyone was laughing” at the company’s projections for reactor sales, he says. “Everyone in the know could tell the chickens were going to come home to roost. I don’t think that would have happened in a private business.”

 

—With Francois de Beaupuy and Tara Patel

Jacques Le Bris's insight:


Tout le monde riait aux éclats lors de la projection faite pour la vente des réacteurs.

Tout initié peut vous affirmer que les pigeons vont venir dans la main pour être rôtis. Je ne pense pas que cela arriverait dans le monde des affaires.

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La transition énergétique : Analyse d’un point de vue psychologique

La transition énergétique : Analyse d’un point de vue psychologique | Think outside the Box | Scoop.it
RÉSUMÉ


Le contexte économique, social et climatique devenu défavorable (consommation de masse, mondialisation, diminution de l’habitabilité de la Terre, fréquence et sévérité accrues des catastrophes naturelles) a conduit l’individu du XXIe siècle à traiter la transition énergétique sous l’angle de la perception du risque relatif à la production et à l’utilisation d’énergie. Cette contribution s’attache à examiner, en premier lieu, quelques déterminants de la transition énergétique liés d’une part à l’économie et à la notion de richesse dans les sociétés de consommation, et d’autre part à la perception d’un « changement » climatique. En second lieu, nous présenterons une analyse psychologique de la perception de la transition énergétique en nous référant au paradigme psychométrique, et à l’influence des facteurs qui vont modifier et déterminer la perception du risque, et aux mécanismes cognitifs sous-jacents. Enfin, pour illustrer le propos, l’exemple de l’implantation d’un parc éolien offshore à Courseulles-sur-Mer (France) sera analysé.

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