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Vous avez dit "travail" ?

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Vous avez dit "travail" ?

 

 

 

On ne revient jamais en arrière, mais, juste pour avoir une base de comparaison, supposons que, l’un dans l’autre, le niveau de consommation du Français moyen de 1960 corresponde à ce que l’écosystème terrestre peut supporter durablement, même étendu à l’ensemble des habitants de la planète. Imaginons là-dessus que, compte tenu des progrès de la productivité, il suffise de travailler deux à trois heures par jour pour atteindre ce niveau et faire tourner l’économie. Ces deux hypothèses, au surplus, ne sont peut-être pas aussi farfelues qu’elles en ont l’air. Alors, quel est le principal problème ?

 

Je devine chez certaines personnes comme un haut-le-coeur quand on évoque une telle perspective. Cependant, je ne crois pas que ce soit par rapport au niveau de confort, mais plutôt à l'idée d'une société qui tremperait dans pareille oisiveté. Une vision quelque peu puritaine conçoit le travail comme un rempart contre les nombreux vices auxquels nous nous adonnerions si on nous en laissait le temps. Une société où les gens ne sont pas occupés à travailler la majeure partie du jour semble fragile, menacée d’instabilité et de décomposition. Que va faire la population de ce temps libre ? A défaut de travailler, à quoi sera-t-elle tentée de se livrer ?

 

Si l’impératif du travail n’est pas d’aujourd’hui - la plus célèbre injonction n’est-elle pas celle de saint Paul: «Celui qui ne travaille pas ne mange pas» ? - c’est moins en raison d’une vertu intrinsèque qu’à cause d’une économie de pénurie où celui qui ne contribue pas à l’effort commun diminue une production déjà avare et pèse sur les autres. Sinon, l’Antiquité qu’elle soit grecque, romaine ou chinoise ne loue pas le travail en tant que tel et les peuples premiers, contraints à la chasse, à la pêche et à la cueillette, ne se culpabilisent pas de savourer de longues heures d’oisiveté que seuls les colonisateurs ont qualifiées de paresse. Quant à la Bible, si elle prescrit «Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front», c’est qu’elle considère le travail non comme une vertu mais comme une punition. 

 

Mais la promotion de la valeur morale du travail - valeur que je ne suis pas en train de discuter en tant que telle - fait l’affaire de tous ceux qui veulent régner sur les autres et éventuellement les exploiter. Un peuple occupé par le labeur n’a guère le temps - ni l’énergie si la tâche est pénible - de remettre en question le système social et politique. Si, en plus, le travail est judicieusement peu rémunéré ou si la production est lourdement ponctionnée, leur consacrer l’essentiel de son temps est de l’ordre de la survie. Il y a trois institutions qui, au XIXème siècle tout au moins, se ressemblent furieusement: la caserne, l’école et l’usine. On s’y retrouve enfermé entre des murs, le temps y est régi par une autorité supérieure, la première vertu est la discipline, la surveillance est rigoureuse et l’humain y devient mécanique. Ce sont tout simplement des univers totalitaires. Ainsi dressés, il ne faut pas s’étonner que les hommes, à quelques exceptions près, acceptent de se jeter dans la folie de 14-18 et que les femmes laissent faire...

 

Mais revenons à l’oisiveté et à ses risques. Notre société compte des millions d’oisifs: les retraités. Se font-ils remarquer par leurs débauches et les désordres qu’ils sèment au sein de la société ? Tout au contraire, il me semble que la plupart entre naturellement dans cette économie de la gratuité dont on parle beaucoup: ils cultivent leur jardin, rendent service aux jeunes de la famille en gardant leurs enfants et en les emmenant en vacances, ils militent et s’impliquent dans la vie associative - qui, comme on le sait, produit des richesses essentielles, même si elles ne sont pas comptabilisées par le PIB.  

 

Certes, à l’origine, la retraite a été voulue pour soulager des tâches de survie qui leur devenaient trop pénibles des vieux qui ne tarderaient pas à mourir, et, aujourd’hui, on se retrouve avec toute une population qui est encore pleine d’énergie, dont l’espérance de vie a considérablement augmentée et qui pourrait travailler au lieu de se la couler douce. D’ailleurs, ces derniers temps, vous avez peut-être humé comme moi ces relents moralisateurs dans la bouche de certains économistes qui sont incapables de créer du travail pour les jeunes générations mais qui voudraient que les vieux reviennent en plus leur faire concurrence.

 

Mais laissons de côté les intérêts antagonistes du capitalisme qui veut payer le travail le plus chichement possible tout en vendant ses produits au tarif le plus élevé et qui résout cette contradiction en faisant produire en un lieu et consommer dans un autre. Laissons de côté la solution allemande qui privilégie la multiplication des travailleurs pauvres pour réduire le nombre des chômeurs, à se demander où passe la valeur ajoutée que crée l’activité industrielle et ce qu’apporte aux humains, en définitive, l’économie moderne. Regardons plutôt du côté des facteurs culturels qui nous empêchent d’accepter le temps de liberté que le travail des machines pourrait nous octroyer. Sans doute y a-t-il tout ce que le revenu attaché au travail permet de s’offrir d’inutile, qui plombe notre empreinte écologique tout en nous aliénant au Système. Il me semble cependant que la conscience qu’il s’agit là d’un marché de dupes est en train de s’accroître. Davantage en cause, croirais-je, est la cécité peureuse qu’exprime le dicton: on sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on trouve. Le travail comme pivot de la vie, nous en avons fait l’apprentissage pendant des générations. Il est devenu notre conditionnement. Nous en avons fait la ressource principale à partir de laquelle obtenir un revenu, nous donner une identité et frayer avec nos semblables. Nous en avons fait aussi un bouclier contre certaines situations - ce n’est pas pour rien que l’entrée en retraite s’accompagne d’un accroissement du nombre des divorces! - et contre les questions existentielles qui pourraient nous perturber. C’est pourquoi il est naturel que nous nous trouvions angoissés ou désemparés à la seule idée qu’il viendrait à occuper beaucoup moins de place. Notre vie serait comme une maison tout d’un coup trop grande pour le mobilier que nous avons.

 

La richesse fondamentale, c’est le temps, et la vie, faut-il le rappeler, n’est faite que de temps. Les retraités de nos pays nous montrent que cette richesse est mieux que gérable: elle est désirable. Et, si on regarde la question plus au fond, ce n’est pas seulement d’une autre répartition des heures qu’il s’agit, c’est d’un tout autre rapport à l’existence. Confucius disait: « A quinze ans, je résolus d’apprendre. A trente ans, j’étais debout dans la voie. A quarante ans, je n’éprouvais plus aucun doute. A cinquante ans, je connaissais le décret du Ciel. A soixante ans j’avais une oreille parfaitement accordée. A soixante dix ans j’agissais selon les désirs de mon cœur, sans pour autant transgresser aucune règles. » Rien à voir avec l’angoisse d’occuper l’après-midi. Rien à voir avec une oisiveté dont on ne saurait que faire. Il s’agit d’un autre rapport à la vie et au monde, d’une autre civilisation. Une civilisation dont nous avons les moyens alors que l’idéologie des uns et la rapacité des autres sont en train de nous organiser une sorte de fin du monde dont seul un esclavage renforcé, si on les écoute, pourrait nous sauver.

 

Bronnie Ware, une infirmière australienne, a accompagné des centaines de mourants. Dans un livre intitulé «Les 5 plus grands regrets des personnes en fin de vie», elle évoque celui qu’elle les a entendu le plus souvent exprimer: avoir consacré trop de temps au travail. Alors, pensez-vous encore que cela vaut la peine d’accélérer la destruction de la planète pour des objets qui sont le vestige de notre dérive consumériste et pour créer des emplois, le plus souvent ailleurs que chez nous ? Continuer à chercher la solution dans le cadre de références qui a engendré le problème, c’est perpétuer le problème. Aurons-nous l’audace de tout remettre en question avant qu’il soit trop tard ?

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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IRAK-SYRIE • Etat islamique : une macabre production hollywoodienne

IRAK-SYRIE • Etat islamique : une macabre production hollywoodienne | Think outside the Box | Scoop.it
Sur la vidéo de la décapitation du journaliste américain James Foley [postée le 19 août] par les militants de  l'Etat islamique [EI, Daech en arabe], la victime est vêtue de la même couleur orange que les prisonniers à Guantanamo. La scène se déroule devant un paysage de désert aride et immobile, focalisant l'attention sur le bourreau.

Visage camouflé, couteau à la main et habillé de noir, ce qui le fait ressembler à un ninja, il s'adresse en anglais à la famille du journaliste, au peuple américain et au président Obama.

On ne peut que s'étonner du savoir-faire médiatique de Daech, capable de produire des vidéos à l'impact psychologique puissant. Il dispose d'évidence de caméras modernes, de microphones de qualité, de caméramans expérimentés et de producteurs professionnels.

Des coupes très réfléchies

De même, la mise en scène est élaborée, avec les différents angles sous lesquels sont filmés les deux hommes, mais aussi avec le choix d'une personne parlant parfaitement l'anglais afin de faciliter la réception du message de Daech par les Occidentaux, le tout traduit en arabe par sous-titres.

On aura remarqué la coupe juste après que le bourreau pose le couteau sur la nuque de la victime. Une des explications possibles serait que la personne choisie pour ses compétences en langue anglaise n'était pas habituée à accomplir ce geste.

La vidéo aurait risqué de pâtir de longueurs, avec un bourreau trahissant sa maladresse au moment de couper la tête, jusqu'à ce que quelqu'un lui vienne en aide. On a donc choisi de couper l'image à ce moment-là, pour enchaîner directement sur la tête tranchée et posée sur le cadavre.

Des sociétés de production à l'œuvre

Le titre de cette vidéo digne de Hollywood est Message à l'Amérique, ce qui doit lui donner de l'importance, puisqu'elle s'adresse à tout un pays. A la fin, elle fait personnellement porter au président Obama la responsabilité du “sang versé par son peuple”. Car un autre Américain apparaît alors à l'écran : Steven Sotlof.

S'adressant directement au président américain, le bourreau déclare : “La vie de cet Américain dépend de tes décisions à venir, Obama.”

L'Etat islamique fait appel pour ses films à la société Khalifa et à la Fondation Al-Forqan. C'est cette dernière qui a diffusé la vidéo intitulée Briser la croix et faire triompher l'Etat islamique, produite par la société Tarjuman Al-Asawirti.

Il recourt également à une série de vidéos pour toucher la sensibilité des Américains : des soldats qui pleurent, des chars qui explosent, des tireurs embusqués qui n'ont aucun mal à tuer des Américains…
Pourquoi Twitter bloque-t-il la vidéo ?
La vidéo de l'exécution du journaliste américain James Foley, publiée sur YouTube, a été retirée de la plateforme et bloquée par le réseau social Twitter moins de vingt-quatre heures après sa diffusion. "Nous sommes activement en train de suspendre les comptes liés à la vidéo" [et ceux qui la diffusent], a annoncé dans un tweet Dick Costolo, le directeur général du réseau Twitter, mercredi 20 août.

Le hashtag #ISISmediaBlackout, invitant à ne pas diffuser la vidéo pour ne pas faire le jeu de l’Etat islamique (EI), avait déjà commencé à circuler parmi les internautes. La charte de Twitter prévoit la possibilité pour le réseau de bloquer certains contenus en raison de leur caractère violent ou à la suite de la demande de la famille des personnes concernées, rappelle
The Washington Post.

Mais c’est plus certainement pour ne pas être partie prenante de la stratégie de communication de l’EI que le réseau a pris ces mesures, fait remarquer le quotidien italien Il Foglio. "Plusieurs experts soutiennent que l’Etat islamique détient un nombre élevé d’otages occidentaux et qu’il pourrait les utiliser comme arme contre les gouvernements ennemis. Cela pourrait expliquer pourquoi, la semaine dernière, Twitter a fermé des dizaines de comptes utilisés par l’EI pour diffuser son contenu sur Internet”, écrit le journaliste Daniele Raineri.
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L'Aigle survole le Rossignol | Mémorial 14-18.net

L'Aigle survole le Rossignol | Mémorial 14-18.net | Think outside the Box | Scoop.it
La guerre déclenchée en août est d'une violence inédite.


La force génératrice de la guerre

La chronique de Maurice Barrès du 25 août 1914, dans L’Echo de Paris, retient irrésistiblement l’attention. Barrès y célèbre, dans la plus grande confusion mentale, la force génératrice de la guerre. Curieuse force génératrice, en vérité, qui dévore toute la jeunesse de France depuis quelques jours. Mais cela n’a pas l’air de préoccuper outre mesure l’académicien. La guerre, ce n’est qu’une question de perception après tout, laquelle est toujours confortable quand on ne joue pas sa vie. A l’inquiétude de l’arrière répond la confiance joyeuse du soldat de première ligne.

« La France a toute sa jeunesse aux armes. Le sang le plus pur et le plus chaud de la race. Nul de nous ne peut penser à autre chose qu’à ce trésor en danger. Mais que parlons-nous de danger, quand ils ne veulent voir que l’honneur et la joie du combat ? »

La guerre est cette matrice qui va engendrer un monde nouveau. Elle souligne déjà à quel point l’individu est important. Après le grand sacrifice, notre perception de notre prochain sera inévitablement appelée à changer :

« Demain, il n’y aura plus de place dans aucun esprit pour l’anarchie, mais en revanche il faudra accorder plus de crédit à l’individu. Dès aujourd’hui, nous voyons mille sources jaillir autour de nous que nous n’avions jamais sopuçonnées. »

Et, prophétique, Barrès adresse un appel aussi nébuleux que délirant aux écrivains et aux poètes mobilisés sur le champ de bataille :

« Ecrivains, déchirez la page interrompue ; poètes, abandonnez votre chanson, fût-ce au milieu d’une strophe et, si fort qu’elle ressemble à votre âme. Jetez même un adieu rapide à votre coeur d’hier. En revenant du Rhin, vous serez montés si haut , avec des ailes si fortes, que vous surpasserez tout vos rêves comme l’aigle survole le rossignol. »

La terrible coïncidence

L’image de l’aigle et du rossignol, même appliquée aux écrivains et aux poètes, ne laisse pas d’interroger.

En effet, du 20 au 22 août 1914, l’aigle a effectivement survolé le rossignol, mais pas dans le sens que Barrès prête à la formule. L’aigle (l’Allemagne) a écrasé l’armée française en Lorraine belge, à proximité de la commune de Rossignol.

On est loin, très loin même, de la littérature et de la poésie.

Cela a été un véritable massacre. Dans la seule journée du 22 août 1914, 27 000 soldats français, habillés du fameux pantalon garance, ont été abattus sous la mitraille allemande. La 3e division d’infanterie coloniale commandée par le général Léon Raffenel a été décimée. Les rares survivants ont été faits prisonniers. Quant à l’Allemagne, elle a perdu aux alentours de 13 500 soldats dans les violents combats. C’est donc environ 40 000 hommes qui ont péri en un jour !

Il convient également de signaler un massacre de civils dans la commune belge de Tamines située à 130 km au nord ouest de Rossignol qui a eu lieu du  21 au 23 août 1914. Plusieurs centaines d’innocents ont été tués par les troupes allemandes.

L’allusion de Maurice Barrès à l’Aigle et au Rossignol est donc une terrible coïncidence. Elle témoigne d’une perception complètement décalée du conflit qui s’installe à peine et dont la violence meurtrière est déjà d’une intensité inédite. Elle souligne aussi le rôle nocif joué par certains « intellectuels » qui, bien à l’abri à l’arrière, mettent leur talent de plume au service de la plus vile des propagandes.

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Guéris, deux Américains atteints par Ebola ont quitté l'hôpital

Guéris, deux Américains atteints par Ebola ont quitté l'hôpital | Think outside the Box | Scoop.it
Contaminés au Liberia, Kent Brantly et Nancy Writebol avaient reçu en urgence un sérum expérimental, qui n'avait été testé que sur des macaques auparavant.


Leur état de santé était observé de près par les scientifiques du monde entier. Les autorités sanitaires américaines ont annoncé jeudi 21 août que Kent Brantly et Nancy Writebol, un médecin et une missionnaire qui avaient été contaminés par le virus Ebola au Liberia, sont désormais guéris.

Les deux Américains avaient reçu un traitement expérimental, le ZMapp, un sérum qui n'avait auparavant été testé que sur le singe, et étaient depuis deux semaines traités à l'hôpital d'Atlanta. Nancy Writebol, 59 ans, a quitté l'hôpital mardi, tandis que Kent Brantly, 33 ans, est sorti dans la journée de jeudi. Leur sortie ne pose aucun problème de santé publique, ont assuré les médecins qui les ont suivis, lors d'une conférence de presse.


Plusieurs autres patients ont bénéficié du ZMapp, parmi lesquels trois médecins au Liberia dont l'état de santé est en nette amélioration, selon les autorités locales. En revanche, le prêtre espagnol Miguel Pajares, qui avait lui aussi reçu ce traitement après avoir été rapatrié à Madrid, n'a pas survécu à la maladie. Son décès a été annoncé le 12 août par les autorités espagnoles.


L'annonce de ces deux guérisons pourrait constituer une étape importante dans la lutte contre le virus Ebola. En plus de ce sérum ZMapp, un vaccin préventif contre le virus pourrait faire l'objet d'essais cliniques dès le mois prochain, selon le directeur du département vaccination, vaccins et produits biologiques de l'OMS. Si ces essais sont concluants, le vaccin pourrait être disponible dans le courant de 2015.

Dans son dernier bilan diffusé mercredi, l'Organisation mondiale de la santé recense 2 473 personnes atteintes, dont 1 350 sont mortes. Entre les 17 et 18 août, il y a eu 221 nouveaux cas et 106 morts dans les quatre pays concernés – Guinée, Sierra Leone, Liberia et Nigeria.

Au Liberia, pays le plus touché par l'épidémie, la Croix-Rouge demande la création d'une « organisation internationale qui coordonne la riposte » à Ebola. Selon le secrétaire général de l'ONG sur place, le crématorium de la capitale, Monrovia, n'a pas la capacité suffisante pour incinérer les corps de tous ceux qui ont succombé au virus.

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Les réseaux sociaux, outil des jihadistes

Les réseaux sociaux, outil des jihadistes | Think outside the Box | Scoop.it

L'effrayante vidéo montrant le meurtre présumé d'un journaliste américain par les jihadistes est le dernier épisode de la guerre lancée par les extrémistes sur les réseaux sociaux afin de semer la terreur mais aussi attirer de nouvelles recrues.

Dans le passé, les groupes jihadistes utilisaient leurs propres médias pour diffuser messages et vidéos mais récemment, des plateformes comme Twitter ou YouTube leur ont permis de bénéficier d'une audience sans précédent.

Si leurs comptes sont souvent fermés, ils en créent rapidement d'autres sous des noms différents.

Une vidéo montrant l'assassinat brutal du journaliste James Foley par un jihadiste de l'État islamique, est apparue mardi soir sur YouTube.

Le FBI, la police fédérale américaine, estime qu'elle est authentique, selon GlobalPost, le site internet pour lequel James Foley travaillait.

Le document porte la marque de fabrique des vidéos jihadistes, avec Foley revêtu de la combinaison orange similaire à celle portée par les détenus islamistes dans la prison américaine de Guantanamo.

Mais contrairement aux images horribles d'exécutions par les jihadistes durant la guerre en Irak (2003-2011) et celle de Daniel Pearl en 2002 au Pakistan, cette vidéo a été largement visionnée sur internet.

YouTube l'a rapidement retirée mais les images étaient déjà reproduites sur d'autres sites et des captures d'écran circulaient sur les comptes jihadistes et de leurs partisans.

Ces derniers ont utilisé Twitter pour diffuser ces images et pour se justifier, postant en même temps des images d'actes d'humiliation et de tortures commis par les soldats américains dans la prison irakienne d'Abou Ghraib.

James Foley, 40 ans, a couvert la guerre en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a travaillé comme pigiste pour le GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias.

Mais sur internet, les jihadistes l'ont accusé d'être un espion ou estimé qu'il méritait tout simplement de mourir pour être un Américain non-musulman.


- 'Peur, terreur et haine' -


"L'exécution du journaliste américain par l'EI est une stratégie délibérée. En montrant la brutalité dont il est capable, l'EI veut faire peur à ses ennemis", tweete Abou Bakr al-Janabi qui se présente lui-même comme un "extrémiste". "Cela vise à susciter la peur, la terreur et la haine", ajoute-t-il en anglais.

Sous le hashtag #AmessageToAmerica", 'KhalifaMedia' affirme que "l'EI ne laissera vivant aucun citoyen Américain non musulman dans le monde arabe à cause des frappes du (président Barack) Obama".

Quand les frappes aériennes américaines contre les positions de l'EI ont commencé le 8 août, des centaines de comptes Twitter ont commencé à poster des images destinées à menacer les Américains avec le hashtag #AMessageFromISSItoUS (Un message de l'EI aux Etats-Unis).

Les tweets affichaient des photos de soldats américains en pleurs, des photos des attaques du 11 Septembre et des images terribles de cadavres et de corps démembrés.

Des jihadistes ont même utilisé les hashtag #Hawaï ou #Ferguson pour profiter l'attention accordée à l'actualité américaine.

"Le terrorisme est par définition une stratégie de communication", affirme Max Abrahms, professeur de sciences politiques à la Northeastern University (Etats-Unis).

Selon lui, la maîtrise des réseaux sociaux par l'EI a dépassé celle Al-Qaïda.

Il note que les recrues de l'EI sont souvent des jeunes ayant reçu une éducation occidentale. "Ces Occidentaux ont l'avantage d'être bien exposés aux réseaux sociaux et leur maîtrise de l'anglais aide beaucoup", dit-il.

Pour l'EI, né des cendres d'un groupe irakien affilié à Al-Qaïda, la publication d'images macabres sur le net est devenue une "démonstration de force" et un moyen d'attirer davantage de recrues, selon M. Abrahms.

"Si la plupart des gens au monde sont répugnés, cela attire des éléments radicalisés de la société", affirme l'analyste.

- Comptes suspendus -


Après la publication de vidéo, le PDG de Twitter Dick Costolo a annoncé que la compagnie allait suspendre les comptes qui posteraient des images choquantes de la vidéo.

YouTube a également rapidement enlevé la vidéo pour violation de ses conditions d'utilisation, même si celle-ci est restée en ligne sur d'autres sites.

Les usagers de Twitter ont tenté eux-mêmes d'arrêter la propagation des images en utilisant le hashtag #ISISmediablackout (blackout médiatique contre l'EI) pour enjoindre les internautes à éviter de la publicité pour le groupe.

"Je ne partagerai aucune photo ou vidéo de violence enregistré intentionnellement et publiée par l'EI pour de la propagande", écrit Hend qui écrit sous le pseudonyme de Libya Liberty.

Mais ce mercredi après-midi, des comptes étaient revenu en lignes sous d'autres pseudonymes. "Ces terroristes continuent de revenir", commente un usager Twitter.

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L'armée marocaine se place en état d'urgence

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L'armée marocaine a positionné des systèmes de défense aux quatre coins du pays. Les médias nationaux craignent une menace terroriste.

Le Maroc se trouve en état d’alerte terroriste. Des dispositifs militaires ont été déployés en de nombreux lieux stratégiques et sensibles du pays. Les mouvements de l’armée n’ont pas échappés aux yeux des habitants. Depuis quelques jours, les médias locaux s’interrogent sur cet impressionnant ballet d’armement et de troupes aux quatre coins du Maroc.

A Casablanca, la capitale économique, les forces armées royales (FAR) ont investi le quartier de la corniche en bord de mer près du phare El Hank, à deux pas de la Mosquée Hassan II. "Les environs ont pris des airs de caserne militaire", a indiqué aux Echos une source locale. Des camions, des tentes, des batteries de missiles sol-air et des canons pointés vers l’Atlantique y ont élu domicile.


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Alain Lambert – Réforme territoriale : passer d’un réflexe de pouvoirs à un réflexe de services !

Un mille-feuille plus étatique que local

« Les hommes n’ont pas été créés pour les lois, ce sont les lois qui ont été créées pour les hommes ». Les collectivités n’ont pas été instituées pour conférer des pouvoirs mais pour offrir des biens et services publics ! La question du nombre d’échelons territoriaux en France est devenue l’explication unique et magique à tous nos maux, nos désordres et gaspillages administratifs. Je le pense de moins en moins. La caricature classique utilisée sous le vocable de « mille-feuille » ne manque d’ailleurs pas d’hypocrisie, tant la feuille la plus épaisse, celle qui s’apparente à un mur infranchissable est celle de l’Etat ! L’Etat qui est partout pour complexifier, ralentir, coûter, empêcher, et nulle-part pour payer.

Si nos élites d’aujourd’hui réfléchissaient, consultaient, et débattaient autant que les constituants l’ont fait, à l’époque de la révolution, quand ils posèrent les fondations de la nouvelle organisation territoriale, le débat en cours s’éclairerait soudain et produirait d’un coup des fruits autres que ceux amers d’aujourd’hui.

Une notion trompeuse d’échelon territorial

D’abord, la notion d’échelon territorial ne trouve pas de définition dans la loi. La seule qui compte est celle de l’article 72 de la Constitution. Elle dispose que « Les collectivités territoriales de la République sont les communes, les départements, les régions … ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus ». Cette définition comporte le mérite majeur de poser le principe d’ « un conseil d’élus » pour garantir la libre administration de ces collectivités. Lesquels conseils ont vocation à maintenir un équilibre des pouvoirs avec chaque niveau d’administration de l’Etat.

Un équilibre des pouvoirs à préserver

Le Parlement, au niveau national, vise à l’équilibre avec le Gouvernement, le Conseil général, au niveau départemental, avec l’administration préfectorale. Le Conseil municipal et le Maire administrent la commune, depuis bien avant la révolution, et exercent également des fonctions d’Etat. Ensuite s’est ajouté le Conseil régional qui, au sein de la région, vise à l’équilibre avec l’administration régionale de l’Etat.

Une révision constitutionnelle impossible

Par rapport à cet ordonnancement logique, qui a pu avoir l’étrange idée de proposer de supprimer le collège élu départemental, tout en maintenant l’administration existante de l’Etat ? Qui et pourquoi a-t-on voulu rompre avec cet équilibre des pouvoirs au niveau du département ? Cette idée est d’autant plus incongrue qu’elle supposerait une révision de la Constitution dont chacun s’accorde à reconnaitre qu’elle n’est pas possible sur ce sujet. Certes, cette tentation rôdait depuis des années dans les couloirs des ministères.

Une capitulation du corps politique

L’annonce soudaine de cette suppression des Départements ou des Conseils généraux s’est révélée comme une capitulation du corps politique devant l’appareil technocratique du Pays. Le Gouvernement gagnerait à la retirer, au plus vite. Il en sortirait grandi. Ce ne serait pas se déjuger, bien au contraire, puisque le Président de la République avait toujours dit qu’il était contre. Non, ce serait tout simplement constater démocratiquement qu’il n’existe aucune majorité des 3/5ème pour y parvenir. Et qu’il serait contreproductif de contrarier l’esprit de réforme à cause d’un point de crispation non décisif. A défaut, il est chaque jour plus clair que c’est tout le processus de réforme qui se trouvera bloqué.

Un exemple mal choisi

L’exemple de Paris qui réunit en une même assemblée Conseil municipal et Conseil général est une supercherie puisqu’il s’agit exactement du même périmètre géographique. Que les deux Conseils n’en fassent qu’un n’est pas un mérite mais une évidence.

Un département irremplaçable en milieu rural

Mais, par exemple, dans l’Orne, le département ne recouvre pas une seule commune, mais 505 !!! Qui peut croire que les 505 conseils élus puissent constituer l’échelon de démocratie d’équilibre des pouvoirs face à la Préfecture ? Avec une densité de population très faible, qui peut espérer, sauf un technocrate obstiné, que les intercommunalités pourraient atteindre une taille pouvant suppléer le département ?

C’est pourquoi cette billevesée technocratique de suppression des Départements ou des Conseils généraux, en milieu rural, mérite d’être combattue sans faiblesse. C’est même un devoir d’Etat.

Une confusion entre « pouvoirs » et « services »

A la vérité, la grande confusion tient au fait qu’au sein des administrations centrales, il est raisonné exclusivement en termes de pouvoirs et de procédures, et non en termes de services et d’efficacité, alors que les Français n’attendent que l’efficacité des « services publics ». Ils savent aussi que ce ne sont jamais les pouvoirs les plus éloignés et les plus arrogants qui leur rendront les meilleurs services de proximité.

Une répartition pertinente des échelons de démocratie

S’agissant des échelons de pouvoirs et donc de démocratie locale, il n’existe aucune raison objective pour changer ceux que l’histoire et la Constitution nous ont légués, tant ils se trouvent assez bien répartis dans l’espace. Ils se comptent raisonnablement au nombre de trois, comme dans tous les pays comparables de l’Union européenne : la Région qui, venant d’être fusionnée, sera de plus en plus éloignée des citoyens, d’autant qu’on lui confie la conquête vers l’extérieur ; le Département comme fédération de tous les territoires qui le composent. Et l’échelon communal ou supra communal qu’il est celui qu’il faut précisément enfin rationnaliser. Car c’est à ce niveau que lesdits échelons ne cessent de s’empiler : Communes, Communautés de Communes, syndicats de communes, Communautés d’agglomération, Communautés urbaines et maintenant Métropoles. Tout cela parce que personne n’a le courage d’admettre que l’avenir des communes se situe désormais au sein de leur intercommunalité.

Un bouc-émissaire à réhabiliter : le département

On voit donc bien que la réforme territoriale est assombrie et rejetée par ce choix malheureux d’un bouc émissaire unique : le Département, désigné à la vindicte populaire, en laissant prospérer voire en multipliant de nouvelles structures communales ou intercommunales venant s’ajouter à celles innombrables déjà existantes. Où est la réflexion ou la logique territoriale quand, vers le haut, on agrandit les régions et éloigne leur centre des habitants, que, vers le bas, on multiple les échelons communaux, et qu’au milieu, où le vide se crée, on supprime les départements ? Et que pendant le même temps on théorise et on légifère sur la démocratie de proximité.

Quel est le mobile d’une telle méprise ?

Une recentralisation rampante à éviter

Probablement une volonté inavouée d’une reprise en mains rampante du pouvoir local par les administrations centrales : Fusion des régions pour en faire les succursales des ministères – suppression des départements car trop proches des citoyens – maintien d’une myriade de petites unités communales sans pouvoirs ni ressources et donc sans risques de conflits de pouvoirs. Ce soupçon est légitime quand on mesure le refus de dialoguer sur l’équilibre à préserver entre le fait urbain auquel on dédie toutes les nouvelles organisations, et l’espace rural que l’on prive de représentation. Avec la réforme régionale, la population ornaise perdra deux fois et demie le nombre de sièges qu’elle détient aujourd’hui. Elle ne comptera plus désormais que pour le symbole.

Le choix d’une gestion de proximité

L’autre motif est probablement l’aveuglement d’une technostructure incapable de raisonner autrement qu’en termes de « pouvoirs » en oubliant l’essentiel, c’est-à-dire le service aux citoyens. Si cette aristocratie administrative acceptait enfin de s’éveiller aux techniques modernes de gestion, elle cesserait de s’arcbouter sur les questions institutionnelles et ouvrirait enfin la réflexion, le débat et les mesures sur la modernisation de la gestion.

Un besoin urgent d’allègement du droit pour améliorer la gestion.

Sait-elle par exemple que tous les doublons qu’elle dénonce à longueur de rapports sont de son propre fait ? Les collectivités territoriales ont horreur du gaspillage. Elles demandent à mutualiser toutes leurs fonctions support, à fusionner des bureaux, à ouvrir des guichets uniques, pour tous leurs services de proximité sur le même territoire, quelle que soit leur collectivité de rattachement. Ce qui les en empêche, c’est le droit kafkaïen qui les régit ! Comment justifier que l’on veuille supprimer quelques dizaines de conseillers généraux, élus directement par la population, pendant l’on crée simultanément des dizaines de comités Théodule sur tous les sujets, qui multiplient les réunions et aboutissent à une comitologie aigue aussi ridicule que ruineuse ? Pourquoi aujourd’hui les conventions de gestion entre collectivités d’échelons différents sont-elles autant encadrées quand elles ne sont pas interdites par des règles d’une complexité insensée ? Pourquoi, une fois sur deux, quand des collectivités veulent mutualiser leurs services, on les oblige à créer un syndicat ? De qui se moque-t-on, quand on nous tympanise sur nos coûts supposés excessifs et que l’on conserve la séparation couteuse de l’ordonnateur et du comptable, totalement inadaptée aux besoins du présent ? La vérité est qu’avant de supprimer les conseils généraux, il faudrait d’abord supprimer tous les organes centraux qui les paralysent, les asphyxient, et renchérissent toutes leurs dépenses.

Passer d’un réflexe de pouvoir à un réflexe de service.

La gestion publique moderne et efficiente des territoires commande une plus large liberté de gestion, dès lors que des objectifs d’excellence de rapport coût-efficacité sont clairement fixés et tenus. L’action des entités publiques locales doit être déployée avec la souplesse des réseaux de services publics, par la voie contractuelle, avec un management participatif, loin des méthodes bureaucratiques, paperassières, fondées sur la défiance mutuelle et non sur la confiance. Or, pour l’instant, c’est un droit étatique qui freine, ce n’est pas la volonté locale !

Une bonne nouvelle : la réforme est possible

Qu’on ne se méprenne pas, mon but n’est absolument pas de contrarier la marche du Gouvernement vers le redressement du Pays. Au risque d’être parfois mal compris par ma propre sensibilité politique, j’ai toujours fait passer l’intérêt de mon Pays avant tout réflexe partisan. Cela ne m’oblige pas à me taire quand je pense que la voie empruntée n’est pas la bonne.

Au fond, la bonne nouvelle dans cet océan d’incompréhensions est que : Oui la réforme est possible !!! Elle requiert un Etat stratège, animateur, manager et des collectivités respectées et mobilisées.

Mais au fait, si on leur demandait leurs avis !

On n’y avait pas pensé !!!

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Département de la Drôme's curator insight, August 18, 7:02 AM

Opinion d'Alain LAMBERT - Ancien ministre du budget - Président du Conseil général de l'Orne

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Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain

Alter-Conso : quand une coopérative esquisse l’économie et les emplois de demain | Think outside the Box | Scoop.it

C’est une coopérative née dans la banlieue lyonnaise : Alter-Conso fournit une alimentation de qualité à plus de 700 familles tout en ayant créé huit emplois et en permettant aux agriculteurs locaux de vivre de leur travail. Un véritable laboratoire de l’entreprise et de l’économie de demain, basé sur les circuits courts, et compatible avec les défis écologiques et sociaux. Qui se développe sans le soutien et dans l’indifférence des pouvoirs publics… Reportage.

Se faufilant entre les caisses de fruits et légumes, Sam répartit les « paniers solo », « couples » et « familles ». Evelyne sort des bureaux administratifs pour s’atteler à la préparation des « paniers goûters », pendant que Roger livre sa farine de sarrasin dans le coin épicerie. L’organisation est parfaitement rodée. Au fond de l’entrepôt, Thomas s’active à la préparation des « caisses d’échanges », qui permettent à un consommateur d’échanger un produit qui lui déplaît. Nous sommes à Décines, dans la banlieue lyonnaise, au sein d’une nouvelle manière d’envisager l’entreprise, la vente de produits alimentaires, le travail et l’économie en général. Un laboratoire du commerce en circuits courts.

Alter-Conso se lance en 2006. A l’époque, ils sont plusieurs producteurs et consommateurs à vouloir dépasser les contraintes des traditionnelles Amap (Association de maintien pour une agriculture paysanne), où la logistique, comme la répartition et la distribution des paniers, sont assurées par des bénévoles. « Avec l’appui de producteurs, nous avons fait le choix de rémunérer progressivement ces emplois », explique Thomas. Sept ans plus tard, la coopérative compte 46 producteurs, environ 740 adhérents consommateurs et distribue des paniers de produits agricoles locaux, chaque semaine, dans 14 quartiers de Lyon et de ses environs. Huit salariés employés à temps partiel assurent le travail de mise en relation entre l’ensemble des adhérents et des producteurs.

Rien à envier aux supermarchés

Les coopérateurs d’Alter-Conso sont parvenus à professionnaliser la structure tout en garantissant des emplois pérennes. Au point de concurrencer les grandes surfaces ? L’idée peut faire sourire, mais Alter-Conso réalise un chiffre d’affaires de 104 000 euros par salariés [1] contre 250 000 euros en moyenne dans la grande distribution, selon les calculs réalisés par Patrick Mundler et Lucas Rumpus de l’Isara Lyon, dans le cadre d’un projet de recherche portant sur l’agriculture biologique en Rhône-Alpes. La coopérative est donc en capacité de créer deux fois plus d’emplois que les systèmes classiques de distribution alimentaire. Grâce à son fonctionnement plus artisanal et des charges plus faibles, notamment en immobilisations de capital. Surtout, différence essentielle avec la grande distribution où le travail est souvent répétitif et parfois pénible, la coopérative assure créer des « emplois de qualité ».

« Le temps partiel est un choix volontaire », tient à souligner Sam, salarié depuis quatre ans. « Avant de travailler ici, je faisais 35h dans la photocomposition. En rejoignant Alter-Conso, je déconstruis ce j’ai pu apprendre par rapport au travail classique où l’on n’est pas du tout acteur. Là, je contribue à l’avenir d’une agriculture paysanne de qualité, tout en ayant du temps pour faire d’autres choses. » Les contrats étaient de 24h par semaine, rémunérés 1,4 fois le SMIC. Récemment, pour compenser une partie du travail réalisé bénévolement (comme les temps de réunions et de discussions stratégiques), les contrats sont passés à 30h. Mais le taux horaire a été revu à la baisse. De quoi générer quelques frustrations malgré la volonté de retrouver des marges de manœuvres financières.

« Un autre rapport au salariat »

« C’est un métier très varié où il faut à la fois beaucoup de relationnel, savoir animer des réunions, savoir utiliser plusieurs logiciels informatiques, et faire beaucoup de manutention », confie Evelyne. Une véritable « polycompétence » ! Pour améliorer la rotation des tâches, une organisation en cinq pôles a été mise sur pied depuis 2011. Chacun tourne tous les six mois. Deux salariés peuvent ainsi être en charge du suivi de la comptabilité et de la gestion de janvier à juin, puis s’occuper de la communication et de l’animation de juillet à décembre. « C’est essentiel qu’il y ait une polyvalence entre nous, assure Sam. C’est ce qui a permis par exemple à l’un des salariés de prendre une année sabbatique. On crée un autre rapport au salariat ». Sans l’appui d’aucune subvention publique ni de contrat aidé.

Alter-Conso a obtenu le statut de « Société coopérative d’intérêt collectif » (Scic) en 2008. Son conseil d’administration est composé de quatre collèges : les consommateurs, les salariés, les producteurs et les sympathisants. Les trois premiers collèges disposent respectivement de 30 % des parts sociales, et les sympathisants de 10 %. « La SCIC est un modèle où les décisions et les pouvoirs sont discutés, partagés, et où chacun doit donner son avis sur le principe d’une personne égal une voix », rappelle Sam. Les conseils de coopération, des ateliers de réflexion, des groupes de travail thématiques, qui réunissent des producteurs, consommateurs et salariés, rythment la vie de la coopérative. Ils permettent de débattre et de trancher les grandes décisions. Et de partager au mieux les responsabilités.

Des prix décidés collectivement

Les prix sont également fixés collectivement, lors de réunions de filières, deux fois par an. Les consommateurs peuvent participer à ces réunions et exprimer leurs positions quant au fonctionnement, à la qualité des produits, ou aux améliorations à apporter. « Mais nous manquons de temps pour bien expliquer le coût de production de nos produits », confie Guillaume Gontel, maraîcher biologique. Selon les formules, les prix des paniers varient de 7 à 16 euros [2]. L’ensemble des consommateurs paient le produit à sa valeur réelle et l’argent est entièrement reversé au producteur.

Du coup, quelles sont les ressources de la coopérative ? Les services proposés par la coopérative sont facturés en fonction de la situation financière des adhérents – consommateurs comme producteurs – via les frais de fonctionnement (salaires, loyers, transports...) [3]. Ces frais sont payés pour moitié par les adhérents selon leur revenu, et pour moitié par les producteurs selon leur chiffre d’affaires. Le taux de participation est discuté entre les acteurs de la Scic. Ainsi, les personnes au RSA ou au minimum vieillesse ne paient pas davantage que les paniers qu’ils achètent.

Soutenir la conversion en agriculture biologique

Pour la coopérative, il est important de faire évoluer simultanément les pratiques et les modes de consommation afin d’avoir une action cohérente. « Pour un producteur, disposer d’une visibilité sur plusieurs mois côté trésorerie peut contribuer au déclic pour passer en bio relève Sam. Mais on reste évidemment attentif à d’autres critères comme la taille humaine de l’exploitation. » Les coopérateurs ont voté en assemblée générale le fait que l’ensemble des producteurs qui entraient dans la coopérative devaient s’engager dans une démarche d’agriculture biologique. Au démarrage de l’activité, un seul maraîcher pratiquait une agriculture répondant au cahier des charges de l’agriculture biologique. Aujourd’hui ils sont quatre sur six à s’y être convertis.

Les membres d’Alter-Conso sont bien conscients de la difficulté de passer en bio selon les filières. « Pour les fruits, c’est très long, souligne Guillaume Gontel. Il faut parfois recréer un nouveau verger, recourir à d’autres variétés. J’étais contre le fait d’imposer le bio tout de suite, mais il faut reconnaître que progressivement on y arrive ». Ce maraîcher commercialise ses légumes via des systèmes de paniers depuis les années 90, mais reconnait une capacité de diffusion plus large via le réseau d’Alter-Conso. « Nous sommes libérés de la gestion des paniers tout en ayant une sécurité sur nos ventes. On gagne en économie d’échelle au niveau des transports car les volumes fournis sont plus conséquents qu’avec les Amap. ». Le partage des risques avec les adhérents et la garantie de revenus fixes et « équitables » contribuent à rapprocher paysans et salariés.

Fruits et légumes compétitifs

Ce mercredi-là, c’est Clément, salarié d’Alter-Conso, qui assure la distribution à l’espace associatif de Vaulx-en-Velin. Il est accompagné par Claude, producteur de fruits rouges. Comme à chaque distribution, un producteur est présent sur place. « Selon les lieux on distribue de 25 à 75 paniers. Chez les consommateurs, il y a encore une certaine crainte de s’engager sur les paniers. C’est vu comme une contrainte alors que ce n’est pas très chers compte-tenu de la qualité », confie Claude. « Personnellement, j’ai fait les comptes, et c’est très compétitif avec les grandes surfaces souligne Chantal, adhérente depuis le lancement de l’initiative. Et puis c’est extrêmement sympathique, j’ai l’impression d’être en famille. »

Le soutien à la création d’emplois est déterminant pour Claudine. « Quand l’espace associatif a relayé leur projet, j’ai immédiatement adhéré car je voulais les aider à travailler. Maintenant, je ne pourrais plus m’en passer. Je ressens vraiment le goût des légumes et de la bonne viande, ça me rappelle mon enfance ! », lâche-t-elle. L’abonnement à Alter-Conso dure six mois et permet à une famille d’y voir plus clair dans son budget alimentaire. Claudine et Emmanuel arrivent, accompagnés de leurs enfants. « On cherchait une solution pour avoir des produits de confiance, naturels, avec un contrat avec les producteurs », explique Emmanuel. « Le fait de ne pas savoir à l’avance ce que je vais manger me permet d’innover », ajoute Claudine, ravie. L’affaire de la viande de cheval a conforté nombre d’entre eux dans la volonté de poursuivre leur abonnement.

Travail d’éducation populaire

Centres sociaux, MJC, espaces associatifs... Les lieux de distribution ne sont pas uniquement des aires d’accueil pour Alter-Conso qui leur a proposé de rejoindre le collège « sympathisants ». L’enjeu : insuffler une dynamique commune et prendre une part active dans les orientations futures de la coopérative. « Dans le cadre des centres sociaux, nous aidons aussi à la création d’emplois. A titre personnel, j’étais déjà sensibilisé aux circuits courts, et leur distribution hebdomadaire contribue vraiment à l’animation de vie de quartier », témoigne Jean-Paul Vilain, directeur du centre social de Gerland.

Le directeur du centre social aimerait aller plus loin dans la démarche. « Alter-Conso a déjà été partenaire de notre carnaval en assurant les goûters pour les enfants et la vente de bières locales à la buvette. Mais on pourrait imaginer que les cours de cuisine que l’on dispense une fois par semaine s’inspirent davantage des recettes données par Alter-Conso ». Une idée qui plaît au maraîcher Guillaume Gontel : « Les consommateurs ont toujours tendance à complexifier la préparation des légumes alors que ce sont des produits très simples à cuisiner ». L’idée d’un atelier cuisine les rend enthousiaste. Reste la question du temps et des financements. « Aucune mairie n’a pour le moment accepté de nous financer dans cette démarche », déplore Sam. Les collectivités locales qui partagent les valeurs d’Alter-Conso ont la possibilité d’entrer au collège des sympathisants. Sans succès pour le moment...

Essaimer au lieu de monopoliser

C’est donc sans aucun financement public qu’Alter-Conso a rapidement grandi. « Après les premières années de lancement s’est posée la question de la forte demande à satisfaire », relate Sam. L’idée d’augmenter le nombre de salariés pour réaliser plus de ventes et pousser les producteurs à devenir intensifs, ne correspondait pas au sens du projet. Les coopérateurs ont alors fait le choix de fixer un seuil de 800 consommateurs à ne pas dépasser. « La solution est de se lancer dans l’essaimage de structures identiques à la nôtre pour promouvoir un système économique qui correspond à nos valeurs », ajoute Sam.

Deux structures sont nées de ce processus, Croc’Ethic et l’Arbralégumes, qui partagent aujourd’hui l’entrepôt d’Alter-Conso et qui, elles-aussi, créent des emplois. « Ce type de projets est essentiel pour dynamiser une coopérative comme Alter-Conso. Si l’on veut continuer à changer le monde, nous avons besoin d’un développement politique », confie Sam. Si tout le monde pouvait s’en inspirer...

Sophie Chapelle

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Des photos satellites montrent Gaza avant et après le début de l'offensive - RTBF Monde

Des photos satellites montrent Gaza avant et après le début de l'offensive - RTBF Monde | Think outside the Box | Scoop.it
En 26 jours, la guerre qui a éclaté dans la bande de Gaza a fait plus de 1500 morts côté palestinien, dont plus de 250 enfants. Côté israélien, 63 soldats et 3 civils ont perdu la vie. Suite aux bombardements incessants, des centaines de maisons ont été réduites en cendres et des milliers de bâtiments, dont des écoles et des centres hospitaliers, ont été endommagés. Des images satellites publiées par l'UNOSAT, programme dépendant de l'ONU, montrent l'ampleur des dégâts dans l'enclave palestinienne.


Quelques jours après le début de l'offensive, l'UNRWA (l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens) disait "constater" la destruction massive de bâtiments dans la bande de Gaza.

Les photos satellites publiées par l'UNOSAT et prises avant et après le début de "Bordure protectrice" viennent illustrer ce constat.

Voici une portion de Beit Hanoun, une ville de 35 000 habitants au nord-est de la bande de Gaza. La photo ci-dessous a été prise le 6 juillet. Déplacez la barre verticale vers la gauche pour découvrir la photo du 25 juillet, prise exactement au même endroit.


Les images satellites suivantes montrent cette fois une partie de Chajaya, banlieue est de la ville de Gaza qui a connu un pilonnage particulièrement intensif. On y voit les dégâts causés tant aux bâtiments qu'aux terrains agricoles.


Selon l'OMS, 10 des 32 hôpitaux que compte la bande de Gaza sont fermés, et onze sont endommagés. Et d'après l'ONU, les logements de 9815 familles (environ 58 900 personnes) ont été complètement détruits.

L'opération militaire israélienne "Bordure protectrice" vise à faire cesser les tirs de roquette du Hamas et à neutraliser les tunnels dont des commandos se servent pour mener des attaques en Israël.

G. Renier avec A. de Callataÿ et yourwebpresence

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Argent et politique, sept idées pour changer les pratiques

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Les affaires Cahuzac ou Bygmalion montrent que des progrès sont encore nécessaires pour apporter plus de transparence et de contrôle sur les relations entre le monde politique et l’argent.



Des marges de manœuvre existent aussi pour imposer plus de sobriété aux élus sans entraver leur efficacité.

La publication des déclarations d’intérêts des parlementaires, il y a quelques jours, révélant les revenus très élevés de certains élus, a relancé le débat autour des liens tumultueux entre le monde des affaires et la sphère politique.

Depuis des années, déjà, des efforts ont été entrepris pour limiter et contrôler la place de l’argent dans la vie publique. Sans que cela permette de lever tous les doutes. Pour aller plus loin, d’autres pistes sont possibles, touchant aux partis, aux campagnes et aux élus.

 ♦ Cliquez sur les liens ci-dessous pour retrouver les différentes pistes 

Encadrer les dépenses des partis politiques 

Encadrer les frais des élus 

Prévenir les conflits d’intérêts 

Supprimer la réserve parlementaire 

Contenir le coût des campagnes 

Renforcer le contrôle des comptes 

Rendre transparent le financement public 

 ♦ Chronologie des mesures de contrôle des finances politiques 

 1988 : après la multiplication des affaires politico-financières, premières lois sur le financement des campagnes électorales et des partis politiques. Instauration d’un financement public des partis et création d’une Commission pour la transparence financière de la vie politique.

 1990 : création de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Plafonnement des dons.

 1993 : publication de la liste exhaustive des entreprises donatrices aux partis politiques.

 1995 : interdiction des dons des entreprises aux partis.

 2013  : nouvelle loi de transparence de la vie publique après l’affaire Cahuzac ; la Commission pour la transparence financière de la vie politique est remplacée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Publication des déclarations de situation patrimoniale (DSP) et d’intérêts (DI) des membres du gouvernement ainsi que des parlementaires.

MATHIEU CASTAGNET et LAURENT DE BOISSIEU

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Les États-Unis fournissent l’armée israélienne en munitions

Les États-Unis fournissent l’armée israélienne en munitions | Think outside the Box | Scoop.it
Les États-Unis ont confirmé mercredi avoir autorisé Israël à puiser dans des stocks de munitions américains au cours de la semaine écoulée pour poursuivre les raids à Gaza. Ils ont notamment fourni à l’armée israélienne des grenades et des obus de mortier.

Ces munitions sont entreposées en territoire israélien dans le cadre d’un programme de l’armée américaine appelé « War Reserves Stock Allies-Israel » (WRSA-I), dont le principe est de stocker des munitions en Israël, à l’usage des Américains, munitions auxquelles les Israéliens peuvent cependant avoir accès dans des situations d’exception.

Israël n’a toutefois pas invoqué de situation d’urgence particulière lorsqu’elle a présenté sa dernière demande en date, voici une dizaine de jours, a déclaré un responsable de la Défense, sous le sceau de l’anonymat.

Intérêts américains

Washington a malgré tout permis aux Israéliens de puiser dans ces stocks stratégiques pour se fournir en grenades de 40 mm et en obus de mortier de 120 mm, a précisé le responsable.

« Les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d’Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et réactive », a déclaré John Kirby, un porte-parole du Pentagone, dans un communiqué. « Cette vente d’armement est cohérente avec ces objectifs », a-t-il estimé.

De leur côté, les membres du Congrès américain s’employaient mercredi à débloquer plusieurs millions de dollars de financements supplémentaires pour le bouclier antimissile israélien Dôme de fer, qui a intercepté nombre de roquettes palestiniennes depuis le début du conflit.

L’armée israélienne a de son côté mobilisé 16 000 réservistes supplémentaires, portant leur nombre à 86 000 pour poursuivre l’opération menée dans la bande de Gaza.

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"Ebola avance plus vite que les efforts pour le contrôler"

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Malgré des "efforts exceptionnels", la directrice de l'OMS a affirmé que les besoins créés par Ebola dépassent les "capacités de lutte" des pays touchés.


La directrice de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan, a déploré vendredi que l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest "avance plus vite" que la mobilisation pour l'enrayer, appelant à y remédier sous peine de "conséquences catastrophiques" et de propagation à d'autres pays. "Les effectifs actuels de secours nationaux et internationaux sont tristement inadéquats", a déclaré Margaret Chan lors d'un sommet régional sur l'épidémie à Conakry, souhaitant que "cette rencontre marque un tournant dans la lutte contre l'épidémie", selon un communiqué de l'OMS.

"Cette épidémie avance plus vite que nos efforts pour la contrôler. Si la situation continue à se détériorer, les conséquences peuvent être catastrophiques en termes de vies perdues, mais aussi de perturbations socio-économiques et de risque élevé de propagation à d'autres pays", a-t-elle prévenu. "Les pays touchés ont fait des efforts extraordinaires et pris des mesures extraordinaires. Mais les besoins créés par Ebola en Afrique de l'Ouest dépassent vos capacités de lutte", a-t-elle dit à l'intention des présidents guinéen, sierra-léonais et libérien présents à ce sommet, ainsi que la ministre ivoirienne de la Santé.

"Malgré l'absence de vaccin ou de thérapie curative, les épidémies d'Ebola peuvent certainement être endiguées", a ajouté la directrice de l'OMS, soulignant néanmoins qu'il s'agissait "de loin de la plus grande en près de 40 ans d'histoire de cette maladie", avec 1 323 cas, dont 729 mortels. Elle a par ailleurs annoncé la convocation pour le 6 août d'une réunion d'urgence pour "évaluer les implications internationales de l'épidémie en Afrique de l'Ouest".

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Étouffée par la politique israélienne, l'apiculture palestinienne meurt à petit feu

Étouffée par la politique israélienne, l'apiculture palestinienne meurt à petit feu | Think outside the Box | Scoop.it
Alors que le carnage commis par l’armée israélienne se poursuit à Gaza, le reste de la Palestine reste sous le joug. Celui-ci pèse sur les moindres domaines d’activité, comme l’apiculture. Qui se révèle, elle aussi, un enjeu politique. Reportage de chaque côté du mur.



« De nouvelles colonies poussent toutes les semaines un peu partout. Et chacune est entourée d’un périmètre de sécurité, déplore Nazeeh, un apiculteur de Kafer Malik, un sourire fataliste aux lèvres, ma famille ne veut plus que je risque ma vie pour faire du miel. »

C’est le quotidien de la centaine d’apiculteurs professionnels de Cisjordanie qui travaillent sous occupation. Seulement cinq ou six d’entre eux produisent la plus grande partie des sept tonnes produites annuellement mais aucun ne vit de sa production.

« La semaine, je suis inspecteur d’éducation et le week-end, je deviens apiculteur ! On ne peut pas faire autrement ! » s’exclame Nazeeh, père de quatre enfants.

En Cisjordanie, le prix d’un pot de miel (170 shekels, soit 37 euros) représente près de 10 % du salaire moyen (2000 shekels, soit 435 euros). Ces prix s’expliquent : Israël maîtrise tout le commerce extérieur de la Cisjordanie en imposant des taxes exorbitantes et en interne, l’Autorité Palestinienne (AP) ne consacre que 0,8 % de son budget national à l’agriculture. Et malgré les accords de libre-échange entre l’AP et l’Union Européenne, le miel palestinien ne s’exporte que très peu.

L’occupation ou les impossibles transhumances

Depuis 1995, les apiculteurs palestiniens doivent se plier aux restrictions de mouvement imposées par les accords d’« Oslo II » qui ont séparé la Cisjordanie en trois zones : les 3 % du territoire de la zone A sont sous contrôle total de l’AP ; la zone B, sous contrôle mixte, représente 25 % des terres. Les 70 % restants de la zone C sont régis par Israël et toutes les ressources naturelles y sont concentrées.


- Carte des accords d’Oslo II -

A côté de Naplouse, une base militaire a par exemple été construite sur un terrain tapissé d’un chardon très mellifère. Auparavant très prisée par les apiculteurs, la zone leur est aujourd’hui interdite d’accès, d’autant que les check-points volants compromettent souvent les transhumances.

A Bil’in, un village situé à deux pas de la ligne de séparation avec Israël, la production de miel relève du défi. Depuis la construction du mur en 2005, des manifestations sont organisées tous les vendredis et la zone est interdite d’accès.

« On a dû enlever nos ruches à cause des gaz lacrymogènes tirés par l’armée israélienne. Le miel n’est plus d’aussi bonne qualité qu’avant » soupire Ahmad, un apiculteur de quarante-quatre ans.

« Avec les abeilles, on pourrait envahir les colonies ! »

Face à cet abandon du secteur, un réseau de coopératives apicoles existe en Cisjordanie et à Gaza depuis une vingtaine d’années et propose des formations et du soutien technique. Mais le bilan est mauvais : « Malgré la situation, les gens ne comprennent pas l’importance de la mise en commun des savoir-faire », déplore Nassif Al Deek, ancien président de la coopérative de Ramallah.

Ce ’’chacun pour soi’’ est aussi constaté par Ahmad Al Holbani, apiculteur et professeur de géographie de l’université de Bir Zeit : « Certains importent du miel israélien clandestinement et le vendent ici sous un label palestinien. » Il considère l’apiculture comme un outil politique permettant l’indépendance économique : « C’est aussi une forme de résistance. Avec les abeilles, on pourrait envahir les colonies ! Elles, personne ne peut les arrêter. »


- Paysage d’oliviers en Cisjordanie, pris de Nabi Saleh, un village connu pour ses manifestations hebdomadaires, au nord ouest de Ramallah. -

Mais ce n’est pas l’avis de tout le monde. Mahdi, qui tient un magasin de matériel apicole à Ramallah, regarde autour de lui avant de chuchoter : « Les Israéliens sont très forts en technique. Sens-moi cette cire... C’est bien mieux que la marchandise chinoise, même si c’est plus cher ! »

En Israël : Abeilles et « démocratie verte »

A quelques kilomètres de là, de l’autre côté du mur, le paysage change radicalement : l’autoroute ultra-moderne traverse des champs de blé et de tournesol verdoyants et les tuyaux d’arrosage font des arc-en-ciel dans l’air brûlant. Bienvenue dans le monde merveilleux de l’apiculture sioniste.

Avant même la création de l’Etat d’Israël, les premiers sionistes comprennent le rôle clé de l’abeille pour « reverdir le désert » de Palestine. Dès 1901, le Fonds national juif, (KKL en hébreu) destiné à acquérir des terres pour les Juifs, est très clair dans ses intentions : « Faire du rêve [sioniste] une réalité. »

Au départ consacré au développement du futur Etat, l’organisation surfe aujourd’hui sur la vague du développement durable et diffuse largement l’idée qu’Israël est une « démocratie verte. » L’apiculture joue un rôle décisif dans l’agriculture israélienne : assurée à 60 % par l’apis mellifera, la seule pollinisation mobilise pas moins de 60.000 ruches chaque année.


- Paysage de Galilée, en Israël -

Miel policé pour territoire limité

Gérées par une centaine d’apiculteurs professionnels, les cent mille ruches israéliennes sont réparties méthodiquement sur un tout petit territoire (20.770 km2). L’Israel Honey Board est l’organisation publique qui regroupe tous les acteurs de la filière.

Hertzel Avidor, son président, reçoit dans son grand bureau climatisé en banlieue de Tel Aviv : « Sur un territoire si petit, on est obligé d’avoir une organisation très stricte pour éviter la surpopulation et la propagation des maladies. Tous les apiculteurs doivent adhérer à l’organisation et on leur attribue des licences, des emplacements et un soutien technique. »

Entre deux dégustations de miel local - eucalyptus, avocat ou agrumes - Avidor décrit la situation délicate du miel israélien : « Entre le manque d’eau, le désert qui occupe un tiers du pays et l’urbanisation galopante, la production de miel n’est pas évidente. Et pour répondre à la demande locale, on est obligé d’importer mille tonnes de miel par an d’Europe et des USA. »

Dans une conjoncture économique difficile, le gouvernement a fait le choix d’une protection totale des prix sur le marché. Résultat : en Israël le kilo de miel au détail est à 40 shekels, tous types confondus, soit 8,70 euros. Quatre fois moins cher qu’en Cisjordanie.

High-tech, snipers et apis mellifera

A la frontière avec Gaza, le kibboutz Yad Mordechai est l’un des premiers à avoir lancé l’apiculture en 1936. Aujourd’hui, avec ses quatre mille ruches, Aetan Zion produit cent cinquante tonnes de miel par an. Apiculteur depuis les années 1970, il fait visiter son exploitation industrielle :

« Chaque ruche est posée sur une balance reliée à Internet, comme ça, on peut savoir quand c’est le moment d’aller récolter. » Ces équipements ultra-perfectionnés sont réputés dans le monde entier et profitent largement aux apiculteurs : trois mille tonnes de miel sont produites chaque année (1).


- Le rucher de Yad Mordechai, un des plus gros kibboutz d’Israël -

En 2011, le Honey Board lance même un projet avec le KKL et le Ministère de la Défense. En plantant une centaine d’arbres le long de la route qui borde la bande de Gaza, l’objectif est double : « Encourager les apiculteurs à planter des arbres pour augmenter le potentiel mellifère de la région mais surtout protéger les civils des tirs venant de Gaza en réduisant le champ de visibilité des snipers » explique Avidor.

Sous ses airs romantiques, l’apiculture est donc devenue un enjeu politique majeur en Israël et ce projet s’inscrit dans le plan d’action permanent du KKL : la version française de son site invite à « planter contre le terrorisme. »

Note

1 - Avec un territoire 26,5 fois plus grand que celui d’Israël, la France produit seulement six fois plus de miel qu’Israël.

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Kamel Kabtane: "Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans"

Kamel Kabtane: "Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans" | Think outside the Box | Scoop.it
Le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane a été le premier responsable musulman français à s'être expressément dressé, mardi, contre l'Etat islamique. Entretien


On reproche beaucoup aux musulmans français leur silence face aux actes de barbarie de l'Etat islamique (EI) . La Grande Mosquée de Paris a certes manifesté sa solidarité avec les Chrétiens et Yézidis persécutés dans un communiqué, mais sans nommer l'EI. Pensez-vous que votre prise de position va délier les langues?

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Les musulmans de France ne peuvent pas continuer à parler du bout des lèvres, à accepter que des gens venus d'un autre âge viennent imposer une vision de l'islam qui n'est absolument pas la leur. Nous devons nous exprimer haut et fort parce que nous ne sommes pas d'accord et parce que, sinon, on nous accusera d'être complices, ce qui mettra en péril notre sécurité et fournira un carburant à l'islamophobie, véritable poison. Déjà, certains doutent de notre loyauté et l'extrême-droite trouve là de puissants arguments.  

Comment votre communiqué a-t-il été reçu dans la communauté musulmane?

A Lyon, à en juger par les coups de fil que j'ai reçus pour l'instant, très bien. Le recteur de la Mosquée de Saint-Etienne, Larbi Marchiche, a lui aussi fait une déclaration identique, dans un communiqué. [Après l'interview, l'Union des Mosquées de France a aussi publié un communiqué dénonçant "l'insupportable instrumentalisation de la religion musulmane"] En revanche, le Conseil français du culte musulman (CFCM) n'a pas réagi. Moi, je dis à tous les responsables musulmans de France : "Prenez vos responsabilités." Il faut appeler un chat un chat. Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans.  

Pourquoi ne vous êtes-vous pas exprimé plus tôt? La montée du terrorisme islamiste ne date pas de cet été...

En juin dernier, nous avons organisé à la Mosquée de Lyon avec l'Institut français de civilisation musulmane un séminaire sur la radicalisation et le djihadisme, auquel ont participé des spécialistes et des imams. Mais, comme souvent avec l'islam, cette rencontre a eu très peu d'écho dans les médias. En France, la parole des musulmans est encore loin d'être entendue.  

Quelles suites aura votre communiqué, d'après vous?

J'ai dit ce qu'il fallait dire. J'attends maintenant de ceux qui s'estiment les représentants de la communauté qu'ils se mettent en avant. J'ai lancé l'idée d'un grand rassemblement à Paris, associant l'ensemble des sensibilités musulmanes, pour dire non à l'EI. J'espère qu'il verra le jour.



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Column: In France, a small team makes a big point

Column: In France, a small team makes a big point | Think outside the Box | Scoop.it
This Wednesday Aug. 20, 2014 photo shows Jerome Ducros, president of Luzenac football club in the French Pyrenees, speaking to reporters after meeting French league officials at an arbitration hearing at the Paris headquarters of the French Olympic Committee. The small club earned promotion from League 3 last season and should now be playing in the professional League 2 but is being refused admittance on administrative grounds, provoking intense debate in France about the impact of money on football. (John Leicester/Associated Press)


PARIS — The principle, beautiful in its simplicity, motivates players in open leagues everywhere, be they school kids or hardened pros: Play well enough through the season to finish top or near the top of the division and the end reward will be promotion to bigger and better things.

So the players of Luzenac, an unheralded team from the lush foothills of the jagged French Pyrenees mountains, felt they’d reached the promised land when they secured promotion from the amateur ranks to Ligue 2, the second of France’s two professional leagues, last season. They celebrated through the night after a 1-0 win in April that guaranteed their jump out of the Championnat National, the third rung of French football.

“A great moment,” recalled goalkeeper Quentin Westberg, a French-American whose French mother met and fell in love with his father, from Providence, Rhode Island, when studying English in the United States. “We put Luzenac on the map.”

Well, almost. Winning on the field, it turned out, got Luzenac to the door of Ligue 2 but didn’t open it. While the rest of France slumbered through July-August holidays, Luzenac’s portly financier and his lawyers spent the summer fighting — so far unsuccessfully — to prove to the league they are worthy of the spot the players earned with sweat, goals and tedious hours crisscrossing France by bus and on commercial flights for games in fishing ports and towns on the unglamorous outer reaches of football.

In shunning Luzenac, French football administrators have hung the fundamental principle that underpins the sport almost everywhere — play well, move up — from a gallows of red tape. First, the club was told its finances weren’t in order. After the club knocked back that argument in court, the league ruled that the stadium Luzenac planned to upgrade for use this season doesn’t meet required safety standards, even though it is a regular venue for top-flight rugby.

Setting the clock against Luzenac, too, the league kicked off a new season without the club, even as it continues to argue its case in court and arbitration hearings. If Luzenac’s next move — asking a court to suspend the league — fails, then its future looks grim.

“It’s horrible. Not only is it hard professionally but it’s hard for our families,” Westberg said this week in a telephone interview with The Associated Press. “My kids go into school in two weeks and, I don’t know, if all goes bad, then where are we going to go?”

Luzenac’s story has touched a nerve in France not simply because the French, like fans everywhere, like seeing Davids stick it to Goliaths but also because it is viewed by many as another ugly example of the business of football, its commercial obsessions, petty rivalries and often haphazard administration ruining the attractive simplicity of the game.

The government, through its junior sports minister, Thierry Braillard, spoke in support of Luzenac. Braillard said Luzenac appears, if belatedly, to have now “ticked all the boxes on finances and infrastructure.” He accused the league of hypocrisy and of blocking the accession of amateur teams with “increasingly severe and sometimes rigid” regulations.

Although amateur in status, the club isn’t quite the minnow fondly portrayed by French media. Its roots are humble enough: The team was founded in Luzenac, a Pyrenees village of 600 people, in 1936. Luzenac lives off its mines of talc, a mineral used in industry and, perhaps most famously, as talcum powder. For decades, the talc industry was the team’s main backer.

“There’s always been a very good team,” said Luzenac resident and former player and club administrator Henri Lacaze, speaking by phone. “Football has always stuck to the skin of Luzenac, along with the talc mine and factory.”

Jerome Ducros, a property developer with a creamy southwest French accent and mustache streaked yellow by his smokes, took over in 2010 with big ambitions to lift the team into Ligue 2. He kept the Luzenac name, but his salaried players live and train in Toulouse, the regional capital where aerospace giant Airbus makes planes.

Westberg, who represented the United States national team at youth level, says their training methods are no less demanding than at French professional teams he played for before signing for Luzenac in 2012. Westberg was persuaded to join by Fabien Barthez, the famously bald goalkeeper in France’s World Cup-winning team of 1998 who is lending his clout and expertise to Luzenac as the club’s director general.

“I wanted to be there from the ground up,” Westberg said. “For soccer players, it’s great to be part of a big project and a big story.”

How this story will finish isn’t clear. If Luzenac isn’t admitted to Ligue 2, it could end up in no-man’s land, without any championship to play in, because the third division where it finished runner-up last season has also started up again.

Ducros said the saga demonstrates that money, not sporting merit, is king in French football.

“Historically, all amateur teams had the sporting right to aspire to become professional. It’s clear that today, that door is closed,” he said after another arbitration effort on Wednesday at French Olympic Committee headquarters failed to persuade the league to reverse course.

“It’s a very hard situation to live psychologically, but we’re all on the field every day, getting prepared,” said Westberg. “We really want to be with the club until its last breath, really, because our future depends on it. We really want to play Ligue 2. For now, it’s Ligue 2 or nothing.”

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L'INPI rendra gratuite sa base de brevets et marques

L'INPI rendra gratuite sa base de brevets et marques | Think outside the Box | Scoop.it
Le Gouvernement a fait publier jeudi un décret qui devra permettre l'accès gratuit aux bases de données de titres de propriété intellectuelle tenues parr l'INPI. Le texte entrera en vigueur au 1er octobre 2014.


Selon les termes d'un décret du 19 août 2014 signé du premier ministre Manuel Valls, l'Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI) a désormais la possibilité de proposer gratuitement sa base de données de titres de propriétés industrielle, qui couvre les brevets, les marques et les dessins et modèles. 

Le texte ne va cependant pas jusqu'à imposer à l'INPI de publier elle-même la base sous un format ouvert, façon Open Data. Beaucoup plus timide, il se contente de dire que les données "peuvent être mises à la disposition du public sur demande, par voie électronique ou sur support informatique, à des fins de réutilisation". Il faudra donc toujours contacter l'INPI pour obtenir l'accès à la base de données, laquelle sera conditionnée à la signature d'un contrat de licence. Selon la notice du décret, cette licence devra être "gratuite".

"La réutilisation de tout ou partie de ces informations publiques est soumise à l'acceptation par le demandeur d'une licence incluant l'engagement à ne pas faire un usage des données à caractère personnel contraire aux dispositions de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d'amélioration des relations entre l'administration et le public et diverses dispositions d'ordre administratif, social et fiscal", précise le décret.

Le texte doit entrer en vigueur le 1er octobre prochain, date limite à laquelle l'INPI devra mettre en ligne le descriptif des données disponibles et le modèle de licence.

Licences à la demande, sur présentation d'un projet

Jusqu'à présent, l'INPI prévenait dans sa page dédiée aux réutilisations de données que les utilisateurs qui souhaitent obtenir l'accès aux brevets, marques, et dessins et modèles doivent faire une demande de tarifs et de licence par écrit et justifier en détails de l'utilisation projetée, présenter "la société, ses filiales, ses principales activités et les produits diffusés", ou encore des "précisions sur la plus value ajoutée à l'information pour des services souhaitant bénéficier des licences de distribution". Autant de conditions qui devraient disparaître d'ici le 1er octobre.

La procédure prévoyait aussi un "avis du Comité des licences" avant que l'INPI fasse connaître sa réponse au candidat à l'accès aux données. Avec le décret, l'octroi devrait être automatique après signature de la licence.

Selon le descriptif actuel des jeux de données, l'INPI propose l'accès à tous les brevets français depuis 1966, à l'ensemble des marques en vigueur, des logos déposés depuis 1982, des dessins et modèles français depuis 1910 (avec images depuis 1996), et de la jurisprudence concernant les titres de propriété industrielle.

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▶ Les 3 visages du Coran: origines, construction et remaniements d'un livre humain.

Ajoutée le 19 août 2014

Interview de Leila Qadr pour son ouvrage "Les 3 visages du Coran" aux éditions de Paris (2014) co écrit avec Arrun Amine Saad Edine, faisant le point sur les dernières recherches historiques, archéologiques, scripturaires, expliquant la construction du Coran. La construction progressive du livre a compilé des bribes de la Bible, des apocryphes bibliques, de midrash juifs, et des fabliaux de l'époque. Chaque récit coranique trouve sa source dans des textes pré existants.

"Le Rappel" est le mot désignant le coran dans…le coran. Rien de nouveau dans cette recomposition. Le nom de Muhammad est présent seulement 4 fois sans parenthèses, et est massivement présent entre parenthèse. Pourquoi ?


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Appel du Mufti de Lyon

Appel du Mufti de Lyon | Think outside the Box | Scoop.it
Jacques Le Bris's insight:
  • A partir de 42'45"" enfin un "Responsable" musulman appelle à s'opposer clairement à la barbarie des extrémistes djihadistes, Kamel Kabtane s'étonne aussi, comme moi, du silence du Conseil français du culte musulman [CFCM] sur ce sujet.


Nota : Corinne Lepage a appelé nos concitoyens à se positionner clairement sur ce sujet

http://le.rassemblement.citoyen.toulouse.midi-pyrenees.over-blog.com/2014/08/soutenons-les-chretiens-d-orient.html


Cet appel du Mufti de Lyon est bien le premier à y répondre.

J'espère de tout mon coeur que cet acte de bravoure ne restera pas isolé !

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Que faisait François Hollande en 1984 ?

Que faisait François Hollande en 1984 ? | Think outside the Box | Scoop.it

François Hollande est auditeur à la Cour des comptes en 1981 et se présente aux législatives contre Jacques Chirac en Corrèze. © AFP


Il y a 30 ans, après avoir commis toutes les erreurs, Mitterrand nomme Fabius pour appliquer la rigueur. Hollande, jeune énarque, est au coeur du réacteur.


Étrange année 1984. Trois ans après son élection du 10 mai 1981, François Mitterrand ne peut que constater les énormes dégâts de sa politique. Son Premier ministre, Pierre Mauroy, a mis en application le "programme commun de la gauche" sur lequel il a été élu ainsi que les "110 promesses" de sa campagne électorale. Il a nationalisé à tout-va et d'abord toutes les banques qui comptent et tous les plus importants groupes industriels français, réalisant ainsi les rêves les plus chers - mais à quel prix ! - du Parti communiste et de l'extrême gauche socialiste dont Mitterrand avait eu besoin pour se faire élire, tout comme Hollande a eu besoin de l'extrême gauche pour son élection de 2012.

Mauroy a fait voter la semaine de 39 heures, la cinquième semaine de congés payés et la retraite à 60 ans, augmenté le smic de 10 % et les allocations familiales de 25 %, et régularisé la quasi-totalité des sans-papiers. L'euro n'existe pas encore, on en est loin. L'inflation fait rage. Le franc s'effondre et sera dévalué à trois reprises pendant les trois premières années de la présidence Mitterrand ! Cet open bar français totalement démagogique est évidemment fortement critiqué par tous les experts économiques européens, mais le gendarme de Bruxelles n'existe pas encore.

En 1981, on compte 1,5 million de chômeurs. En 1986, ils seront 2,5 millions. C'est durant ces années de folles inventions fiscales qu'est créé cet impôt si destructeur "sur les grandes fortunes" qui prendra le nom d'ISF en 1988 et qui perdure encore aujourd'hui. Jacques Delors, le ministre des Finances, voit venir le danger de l'écroulement du pays et conseille à François Mitterrand de changer radicalement de politique. Le président, contraint et forcé, donne son accord.

Les communistes au bunker

Un premier plan de rigueur dit "plan Delors" est mis en place au printemps 1983. Aux élections européennes qui suivent, les socialistes reculent sévèrement, les communistes payent au prix fort leur participation au gouvernement et perdent la moitié de leurs voix, et le Front national monte à 11 %. La société civile commence à se révolter contre certaines lois et l'événement de l'année 1984 pour elle est l'abandon du projet de loi Savary, du nom du ministre de l'Éducation nationale qui voulait étrangler l'enseignement libre. Deux gigantesques manifestations en mars à Versailles - près d'un million de personnes - et en juin à Paris - beaucoup plus d'un million - font plier le gouvernement.

Le jeune Laurent Fabius qui était ministre depuis 1981, d'abord au Budget puis à l'Industrie, devient Premier ministre le 17 juillet 1984 à l'âge de 37 ans. Les communistes, après leur claque aux européennes, refusent cette fois de participer au gouvernement et s'en vont panser leurs blessures dans leur bunker de la place du Colonel-Fabien.

Trois modèles

Pendant cette année 1984, François Mitterrand aura l'occasion de rencontrer officiellement, en tête à tête, les chefs d'État ou de gouvernement de trois des pays les plus puissants du monde, à part la Russie et la Chine. Tous les trois des exemples économiques pour la France, mais il n'en sera rien : les États-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. En mars, il rend visite à Washington au président Ronald Reagan, l'homme qui avait critiqué ses opposants de gauche à la présidentielle en les épinglant ainsi : "Tout ce qui bouge, ils le taxent. Ce qui bouge encore, ils le réglementent. Tout ce qui ne bouge plus, ils le subventionnent." Exactement comme le faisaient les socialistes français à l'époque et comme ils continuent de le faire aujourd'hui.

En septembre, Mitterrand reçoit le chancelier Helmut Kohl au cimetière de Douaumont. Il lui tient la main pendant la Marseillaise et la photo de ce geste symbolique de la réconciliation franco-allemande fera le tour du monde. Trente ans plus tard, on peut constater à nos dépens où en est l'économie allemande par rapport à l'économie française !

Enfin, en octobre, il s'en va à Londres saluer la Dame de fer, Margaret Thatcher, en plein milieu de la grande grève des mineurs qui durera un an et se terminera en février 1985 par un retentissant K.-O. du syndicat communiste qui l'avait déclenchée pour des raisons politiques. Depuis lors, il n'y a plus de grèves politiques de l'extrême gauche en Grande-Bretagne, contrairement à la France qui en est encore à devoir supporter des grèves à répétition de fonctionnaires et de personnels protégés, grèves qui devraient leur être interdites depuis longtemps du fait justement de leur statut.

Hollande alors à la Cour des comptes

Cette année 1984 est doublement symbolique pour le pays : deux jeunes gens âgés de 30 et 29 ans, dévorés d'ambition, qui se sont connus à l'Ena et qui vivent ensemble, Ségolène Royal et François Hollande, ont la chance de pouvoir observer de près le coeur du réacteur politique français. Ségolène a un bureau depuis deux ans à l'Élysée où elle est "chargée de mission pour les affaires sociales". François, lui, après avoir été directeur de cabinet de Max Gallo, secrétaire d'État et porte-parole du gouvernement Mauroy, a rejoint la Cour des comptes où il est conseiller référendaire et où il se spécialisera, entre autres, en droit fiscal.

Trente ans ont passé. En cette rentrée 2014, Laurent Fabius - 68 ans le 20 août - a repris au Quai d'Orsay le cours de sa carrière à éclipses. François Hollande a fêté ses 60 ans le 12 août et ses deux premières années à l'Élysée auront marqué la France à jamais : il a eu tout faux comme Mitterrand à ses débuts de président et le pays est de nouveau au bord du gouffre, entièrement par sa faute. N'aurait-il rien appris en 1984 ?

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Etat islamique en Irak : décapités, crucifiés ou exécutés, les yézidis sont massacrés par les djihadistes

Etat islamique en Irak : décapités, crucifiés ou exécutés, les yézidis sont massacrés par les djihadistes | Think outside the Box | Scoop.it

A cause de leur pratique religieuse, cette minorité kurdophone persécutée de longue date est considérée par les djihadistes comme des  "adorateurs du diable".


En Irak, la situation empire. A tel point que les Etats-Unis se sont directement impliqués en Irak pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011. L'armée américaine a en effet bombardé ce vendredi des positions de djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et Yézidis. 

"Nous ne les laisserons pas créer un califat quelconque à travers la Syrie et l'Irak",  a affirmé Barack Obama pour justifier une telle offensive militaire.  Il fait dire, selon le Daily Mail, les membres de l'Etat islamique ont tué 500 hommes yézidis depuis la prise de Sinjar, une ville située au nord de l'Irak. De plus, "selon des informations officielles reçues par l'Unicef, quarante enfants de la minorité yézidie sont morts des suites directes de la violence, des déplacements et de déshydratation ces deux derniers jours", a indiqué le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Dès lors situation de ces déplacés suscite l'émoi en Irak. Une députée yézidie a affirmé  en sanglots pendant une session du Parlement irakien : "Nous sommes massacrés, notre religion est en train d'être rayée de la surface de la terre. Je vous en supplie, au nom de l'humanité". Ce samedi, le Daily Mail met en ligne des photos montrant ces massacres. Des images effrayantes parfois mises en ligne directement pas la machine de propagande de l'Etat islamique en guise d'avertissement.

Ces djihadistes se sont même filmés en train d'exécuter les yézidis, certains ont été crucifiés ou décapités indique le quotidien britannique. Sur les photos, on peut voir des combattants armés alignés des civils le long d'une route  et les tuer d'une balle dans la tête. Un véritable massacre. 

Située à 50 kilomètres de la frontière syrienne, Sinjar était le bastion de cette minorité kurdophone adepte d'une croyance issue en partie du zoroastrisme (une religion monothéiste pratiquée dans l'Iran pré-islamique). Les yézidis  seraient entre 100 000 et 600 000 en Irak.


Read more at http://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-en-irak-decapites-crucifies-ou-executes-yezidis-sont-massacres-djihadistes-1698567.html#4Sm3RzRSBGXP4zh8.99

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Irak : un ministre affirme que des yézidis ont été enterrés vivants

Irak : un ministre affirme que des yézidis ont été enterrés vivants | Think outside the Box | Scoop.it
Selon le ministre irakien des Droits de l’homme, au moins 500 yézidis ont été tués par les djihadistes de l’Etat islamique. Certains ont été enterrés vivants et 300 femmes enlevées pour en faire des esclaves.

Mohamed Chia al Soudani, ministre irakien des Droits de l’homme dit avoir la preuve que des membres de la minorité yézidie ont été enterrés vivants par les djihadistes de l’Etat islamique (El). Selon lui, en tout, 500 yézidis ont été tués depuis le début de l’offensive de l’El.

"Nous disposons de preuves évidentes obtenues auprès de Yazidis ayant fui Sinjar et de certains ayant échappé à la mort, mais aussi à partir d'images de scènes de crimes qui montrent de manière incontestable que les bandes de l'Etat islamique ont exécuté au moins 500 Yazidis après s'être emparés de Sinjar", a-t-il indiqué à Reuters. "Certaines victimes, dont des femmes et des enfants, ont été enterrées vivantes dans des fosses communes éparpillées dans et autour de Sinjar".
 
A LIRE | Irak : qui sont les yézidis, minorité menacée d’extermination ?

300 femmes enlevées

Selon le ministre, 300 femmes ont également été enlevées pour en faire des esclaves. "Nous avons parlé à certains Yazidis qui ont fui Sinjar. Nous avons des dizaines de témoignages décrivant des scènes douloureuses de combattants de l'Etat islamique arrivant et arrachant les filles à leurs familles pour s'en servir d'esclaves", a-t-il dit.
 
Certaines femmes ont été enfermées "dans un commissariat de Sinjar", et d’autres ont été transférées "dans la ville de Tal Afar". Mohamed Chia al Soudani craint "qu'ils les emmènent à l'extérieur du pays". Le but de ces déclarations paraît d'inciter les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux à agir concrètement en soutien aux autorités de Bagdad. Au-delà de l’aide humanitaire, ce ministre veut que "la communauté internationale adopte une position ferme contre l'Etat islamique pour parvenir à un consensus sur une décision légitime de déclencher une guerre contre l'Etat islamique".

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Censure Internet : le gouvernement va-t-il ouvrir la boîte de Pandore ?

Censure Internet : le gouvernement va-t-il ouvrir la boîte de Pandore ? | Think outside the Box | Scoop.it
Le flou qui entoure ce projet de loi quant à son champ d’application ouvre la voie à toutes sortes d’abus.


Ces dernières semaines, plusieurs blogs généralement bien informés ont alerté l’opinion sur le thème « La France se prépare à censurer l’Internet ». Ils font référence au projet de loi qui sera débattu en septembre prochain à l’Assemblée et dont l’idée maîtresse est le blocage administratif, sans intervention des juges, des sites « faisant l’apologie du terrorisme ». Certains, parmi nos lecteurs fortement sensibilisés par le conflit israélo-palestinien, applaudiront ; je crains qu’ils ne déchantent vite.

Les réseaux terroristes disposent d’agitateurs professionnels rompus aux techniques les plus sophistiquées, ils ne s’adressent pas à la masse des usagers de Facebook ou YouTube mais à des relais capables de déchiffrer le moindre message codé, sans oublier l’utilisation de réseaux privés virtuels (VPN), qui permettent de se connecter de façon chiffrée via le réseau d’un autre pays et d’échapper ainsi aux blocages décidés par un État. Mais le plus inquiétant est ailleurs. Le flou qui entoure ce projet de loi quant à son champ d’application ouvre la voie à toutes sortes d’abus. Entre terrorisme et trouble à l’ordre public, il n’y a qu’un pas ; et n’oublions pas, dans trouble à l’ordre public on peut y mettre ce qu’on veut, surtout si celui qui en décide est Manuel Valls.

Et si, derrière le terrorisme, c’étaient nous, les citoyens lambda, qui étions visés ?

La situation de la France aujourd’hui est la suivante. Tous les voyants sont au rouge : chômage, dette, consommation, commerce extérieur. Sur tous ces fronts, le gouvernement est en échec. On nous raconte que la reprise économique est pour bientôt, en 2015 probablement, en 2016 sans doute. Foutaises ! La vérité est que, lentement mais sûrement, nous nous dirigeons vers un effondrement brutal du type de celui qu’ont connu les Grecs en 2011. Or, compte tenu des contraintes que nous impose l’Union européenne, des mesures extrêmement impopulaires sont à prévoir à plus ou moins brève échéance, y compris le recours à l’arme absolue : je veux parler de l’appropriation brutale, par l’État, d’une fraction de notre épargne par prélèvement automatique sur les comptes bancaires. Le gouvernement pense-t-il y parvenir sans risquer l’émeute ? C’est peu probable. Incompétents oui, naïfs non !

Lorsque le footballeur Cantona appelait naguère les Français à retirer leurs économies des banques, faisait-il acte de terrorisme ? Au sens habituel du mot, non, mais n’en doutez pas, pour un gouvernement aux abois, c’est une position tout à fait défendable.

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Hollande : un président incapable d’être président

Hollande : un président incapable d’être président | Think outside the Box | Scoop.it

Ils ne l’ont pas couché sur leur divan, mais les psychiatres et psychologues que nous avons interrogés, avec la prudence qui les caractérise pourtant, ne se sont pas privés pour délivrer un diagnostic sur François Hollande. Depuis longtemps, ils l’observent, décryptent ses discours, ses silences, sa gestuelle, ses tics. Ils se sont penchés sur les non-dits d’un président qui parle beaucoup mais ne préside pas, qui commente à l’infini mais ne décide pas et peine à passer de la parole à l’action.

Certains ont préféré conserver leur anonymat. Reste que leur jugement est presque unanime : deux ans après avoir fait son entrée à l’Élysée, François Hollande n’a toujours pas endossé le costume de chef de l’État et pourrait ne jamais y parvenir. En cause : son indécision « presque maladive », selon certains, « sa peur du conflit », héritage de son enfance. C’est l’avis notamment du psychothérapeute Jean-Pierre Friedman (auteur de Du pouvoir et des hommes, Éditions Michalon), pour qui l’histoire familiale de François Hollande explique le comportement du chef de l’État. « Il a été formaté à ne pas prendre parti entre sa mère marquée à gauche et un père qui votait pour l’extrême droite », dit-il, au point qu’aujourd’hui François a perfectionné cet art jusqu’à apparaître « plus conciliateur que décideur ». Pour le psychiatre Jean-Paul Mialet (auteur de Sex aequo, le quiproquo des sexes, Albin Michel), François Hollande est à la fois « l’enfant glorieux d’une mère et le bras armé d’une mère contre son père ». Sa mission, il ne la remplit pas « sans exaltation et tremblement ». Une évidence, cependant, cette histoire familiale ancienne n’est pas sans conséquence politique. Comme le remarque Pascal de Sutter (auteur de Dans la tête des candidats, Les Arènes), spécialiste de la psychologie politique, François Hollande est « un animal froid qui veut tout le temps contrôler ses émotions et reste dans un entre-deux intenable ». L’exemple le plus symptomatique de cette volonté de conciliation impossible reste l’affaire Leonarda.

Les Français ont besoin d’un président qui prenne des bonnes ou des mauvaises décisions, mais qui les prenne et les assume fermement. François Hollande n’en est pas capable. Quand il force sa nature, il blesse par maladresse, comme lorsqu’il congédie Valérie Trierweiler par un simple communiqué à l’AFP. Mais ce qui prédomine dans le caractère de François Hollande, c’est « l’hésitation permanente ». Faute de savoir décider, assure un autre psy, « il prend le temps de réfléchir. Ou plutôt semble toujours donner l’impression de vouloir gagner du temps. » Au risque de l’inaction et de l’impuissance.

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Psychologues Belgique's curator insight, August 3, 12:20 PM

de l'article:

"Pascal de SUTTER professeur belge de psychologie (auteur de Dans la tête des candidats, Les Arènes), spécialiste de la psychologie politique, François Hollande est « un animal froid qui veut tout le temps contrôler ses émotions et reste dans un entre-deux intenable ». L’exemple le plus symptomatique de cette volonté de conciliation impossible reste l’affaire Leonarda."

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28 juillet 1914: à Vienne, la déclaration de guerre est une fête

28 juillet 1914: à Vienne, la déclaration de guerre est une fête | Think outside the Box | Scoop.it

Le 28 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie, prenant, la première, la responsabilité d'une conflagration mondiale. Et c'est la fête à Vienne, la capitale de l'Empire et l'un des phares culturels de l'Europe en ce début de XXe siècle.

"A mes peuples!", commence la proclamation de l'empereur François-Joseph, rédigée en allemand et aussitôt traduite en hongrois et en tchèque pour être affichée dans tout l'immense territoire unifié depuis 1867.

La nouvelle tombe à 19h00 à Vienne. La foule assemblée depuis des heures devant les rédactions s'arrache les éditions spéciales des journaux, et aussitôt la joie se répand dans les rues de la cité, alors l'une des plus grandes du monde avec ses deux millions d'habitants.

On crie des hourras, on entonne des hymnes à la gloire de la monarchie, on jette son chapeau en l'air. Des chiffons et des drapeaux sont agités aux fenêtres. La relève de la garde devant la Hofburg se transforme en célébration populaire, accompagnée de la musique du régiment.

Les réunions patriotiques, chaudement encouragées par la propagande, se succèdent déjà depuis le 23 juillet, le jour où l'Autriche-Hongrie a adressé un ultimatum à la Serbie.

- Les paysans moins euphoriques -

Dans les faubourgs et les campagnes, l'ambiance est "moins euphorique", raconte à l'AFP Christian Ortner, le directeur du musée militaire de Vienne.

"Les classes moyennes et la bourgeoisie étaient très patriotes et soutenaient la guerre, mais il y avait peu d'euphorie en zone rurale", dit-il: "A la campagne, on pensait aux chevaux, aux fils qui allaient partir, à la catastrophe qui s'annonçait pour l'agriculture".

Rien de tout cela n'apparaît dans les photos des journaux, foisonnant de soldats rieurs, femmes admiratives et fleurs au fusil.

Le vieil empereur, lui, se tient à l'écart dans sa résidence champêtre de Bad Ischl. A presque 84 ans, François-Joseph est fatigué. Dans sa proclamation, le 28, le veuf de Sissi commence par rappeler qu'il aurait voulu "épargner les lourds sacrifices de la guerre à ses peuples". Les historiens disent que ce sont ses conseillers qui l'ont convaincu de risquer un conflit.

La guerre était décidée bien avant l'ultimatum enjoignant à Belgrade de permettre aux autorités autrichiennes d'enquêter en Serbie sur l'attentat qui, un mois plus tôt à Sarajevo, avait coûté la vie au neveu de François-Joseph et héritier de l'Empire, l'archiduc François-Ferdinand.

- En finir avec la Serbie -

Cet attentat a convaincu l'Autriche-Hongrie qu'il fallait en finir avec la Serbie indépendante, soupçonnée d'alimenter l'agitation nationaliste des peuples slaves de l'Empire, notamment en Bosnie, annexée par Vienne en 1908.

Début juillet, Vienne a pris le pouls de Berlin. Le gouvernement allemand donne son aval à une nouvelle guerre qui, pense-t-il, sera circonscrite aux Balkans. Côté austro-hongrois, on est certes préoccupé par l'alliance serbo-russe, mais on compte sur le Kaiser pour apaiser le Tsar.

L'ultimatum du 23 juillet est rédigé en termes humiliants, de sorte à s'assurer d'une réponse négative. La Serbie accepte pourtant pratiquement toutes ses conditions, demandant seulement un arbitrage international pour trancher la question de la présence d'enquêteurs autrichiens sur son sol.

Vienne n'en tient aucun compte, mobilise, et déclare la guerre le 28.

Sept jours plus tard, toutes les grandes puissances européennes seront en guerre.

Pour l'empire centre-européen, tout ira vite de mal en pis. Sur les 2,4 millions de soldats mobilisés à l'été de 1914, il y aura 1,1 million de tués, prisonniers ou disparus dès le mois de décembre suivant.

L'aide allemande améliorera pour quelques mois le sort militaire austro-hongrois, jusqu'à l'ouverture d'un nouveau front par l'Italie en mai 1915.

La guerre avait eu parmi ses origines la question des nationalités dans le patchwork austro-hongrois. La défaite de l'empire des Habsbourg après quatre ans de combats et de souffrances va dissoudre cet ensemble, dépecé en plusieurs pays par les traités de l'après-guerre.

Les soldats et les officiers qui reviennent à Vienne entre 1918 et 1920 sont des vaincus particulièrement amers.

- Insignes arrachés -

"Personne ne les remerciait, il n'y avait plus d'empereur, et la nouvelle Autriche ne voulait rien avoir à faire avec eux", explique Christian Ortner.

"Certains ont eu leurs insignes arrachés dans les gares, des officiers se sont fait confisquer leurs épées, synonyme de déshonneur. Ils n'étaient pas des héros, ils étaient des reliques de l'ordre ancien, des personae non gratae".

Pour bien des officiers d'extraction aristocratique, ce sera aussi la ruine, leurs propriétés agricoles se trouvant désormais derrière des frontières étrangères.

Tous ces réprouvés étaient des proies faciles pour la radicalisation de droite ou de gauche, dans un contexte économique catastrophique.

"Le pays était déchiré et n'a plus retrouvé le calme", conclut M. Orner. Cela finira par l'austrofascisme, une guerre civile en 1934, et l'Anschluss (annexion) par l'Allemagne nazie en 1938, qui entraînera l'Autriche dans une nouvelle débâcle avec l'effondrement du IIIe Reich en 1945.

Comme en Allemagne, ces événements dramatiques vont éclipser le souvenir de la Première Guerre mondiale dans la mémoire des Autrichiens, qui ne commémorent guère la "catastrophe originelle" du 20e siècle.

Même si, rappelle M.Ortner, l'effondrement de l'Empire austro-hongrois en 1918 a aussi eu des effets positifs: "le suffrage universel a été introduit, les femmes ont obtenu le droit de vote, un système démocratique où tous étaient libres et égaux a été mis en place, balayant le régime nobiliaire" de l'empire.

Pour le centenaire du conflit toutefois, l'Autriche a organisé une série de rétrospectives historiques ou artistiques, et inauguré une nouvelle exposition permanente au Musée de l'armée à Vienne.

Et le 28 juin, une centaine de descendants de la dynastie des Habsbourg ont commémoré l'attentat de Sarajevo dans le château où François Ferdinand et son épouse sont enterrés.

"L'Empire exerce aujourd'hui une certaine attraction romantique", note Christian Ortner.

"Mais vue avec les yeux de 2014, la marche à la guerre de juillet 1914 est aujourd'hui incompréhensible" pour les nouvelles générations, ajoute-t-il.

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Dominique de Villepin : « Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »

Dominique de Villepin : « Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza » | Think outside the Box | Scoop.it

Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.


FIGAROVOX/EXCLUSIF- Dans une tribune publiée dans Le Figaro, l'ancien premier ministre s'inquiète du silence de la France face à l'escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Il appelle de ses voeux une interposition de l'O.N.U.



Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l'existence et à la sécurité d'Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d'État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l'éternel retour de la guerre qu'il est temps de parler et d'agir. Il est temps de mesurer l'impasse d'une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s'abstienne lorsqu'il s'agit d'une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël? Quelle impasse pour la France que cet esprit d'alignement et de soutien au recours à la force.

Je crois que seule la vérité permet l'action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C'est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées.


L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.


Ayons le courage de dire une première vérité: il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd'hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n'y a plus que l'engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C'est la spirale de l'Afrique du Sud de l'apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d'iniquité et de bantoustans humiliants. C'est la spirale de l'Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.

Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d'un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu'on assassine ces derniers, d'autant moins qu'on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu'on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA? Londres a-t-elle bombardé l'Irlande dans les années 1970?

Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en


Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique.


Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu'on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d'entendre que ce qui se passe en Palestine n'est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu'on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d'«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu'on nie qu'il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.

Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d'en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n'est pas «comment?», c'est «qui?».

Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s'engager dans une logique où il n'y aurait plus que la soumission ou l'élimination.

Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd'hui c'est une logique folle qui s'est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d'une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d'une partie du peuple israélien est aujourd'hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.

Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s'interroge sur l'utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l'Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.

Face à l'absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C'est au premier chef la responsabilité de la France.


Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale.


Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu'il ne soit trop tard, tout particulièrement à l'heure où il est question d'une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu'elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.

Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale. C'est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.

Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c'est l'interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l'imposer par la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l'économie et la société sur ces territoires par un plan d'aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l'ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.

Nous n'avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu'elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l'espoir même d'un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l'idée de la justice.

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"A Gaza, il n'y a plus aucun endroit sûr, la population est prise au piège"

"A Gaza, il n'y a plus aucun endroit sûr, la population est prise au piège" | Think outside the Box | Scoop.it
Après les tirs meurtriers de l'armée israélienne sur une école d'une agence de l'ONU à Gaza, humanitaires et journalistes témoignent auprès de francetv info de l'impossibilité pour les Gazaouis de se protéger des frappes. 



"Le seul conflit au monde où les personnes n'ont même pas la possibilité de fuir", disait en 2009 le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés à propos de Gaza. Enclave, confetti... la bande de Gaza représente un minuscule territoire palestinien pris en étau. Toutes ses frontières sont fermées : au nord et à l'est par Israël et au sud par l'Egypte. La mer Méditerranée borde sa frontière à l'ouest. 

Depuis le 8 juillet, début de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, le bilan se porte à au moins 1 118 morts, parmi lesquels au moins 827 civils dont 243 enfants, selon des chiffres publiés mardi 29 juillet par le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Comment expliquer un tel nombre de victimes civiles ? L'armée israélienne accuse le Hamas d'utiliser la population de la bande de Gaza comme "bouclier humain". Humanitaires et journalistes présents sur place pointent également l'impossibilité pour les Gazaouis de se protéger des frappes. 

"Partir oui, mais pour aller où ?"

"Les habitants de la bande de Gaza se disent : 'Partir oui, mais pour aller où ?'", témoigne auprès de francetv info un journaliste présent à Gaza du 10 au 25 juillet. "Même les écoles de l'ONU qui servent de camps réfugiés sont visées. Il n'y a pas de sanctuaire, de zone neutre", dit-il. Mercredi 30, l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a accusé l'armée israélienne de "grave violation du droit international" après un tir qui a tué 16 Palestiniens dans une de ses écoles de la bande de Gaza. L'UNRWA dit avoir atteint "un point de rupture" : "C'est la sixième fois que l'une de nos écoles est frappée", a déploré son chef.

Les 82 écoles gérées par l'UNRWA dans la bande de Gaza abritent plus de 200 000 habitants, réfugiés à la suite des appels répétés de l'armée israélienne à évacuer des quartiers entiers (SMS, appels téléphoniques, lâcher de tracts). "Si Tsahal demande d'évacuer une zone, on sait qu'elle va être particulièrement touchée par les frappes", explique à francetv info Michèle Beck, référente médicale de Médecins sans frontières (MSF) à Gaza. "Mais ce n'est pas parce que vous évacuez cette zone que vous allez vous retrouver à l'abri. Il n'y a pas d'abris. Les écoles, les hôpitaux... il n'y a plus aucun endroit sûr. Les Gazaouis n'ont donc pas de solutions, ils sont pris au piège." Elle décrit des rues vides "la plupart du temps". "Dès que les gens sentent que les frappes se calment, ils sortent pour acheter de quoi manger. Ce qui provoque des files d'attente de plusieurs heures."

"Tout le monde est pris pour cible"

"La situation est désastreuse, tout le monde est pris pour cible", confirme Arwa Mhanna, de l'ONG Oxfam. "Le drapeau de l'ONU ne sert pas de bouclier contre les bombardements de l'armée israélienne", explique-t-elle à francetv info. Et "quand les gens partent de chez eux, ils ne partent pas loin", raconte le journaliste envoyé spécial à Gaza. "Bien souvent, ils quittent leurs immeubles et leur quartier pour aller dans un centre de l'ONU qui se trouve près de leur quartier. Mais cela n'a rien de surprenant étant donné la taille de la bande de Gaza et sa densité de population. Sur une petite bande de terre, il n'y a nulle part où aller." "C'est un territoire chétif et exigu [362 km2], qui s'étend sur à peine 45 km de long et 10 km de large, et sur lequel s'entassent près de 1,8 million d'habitants, produisant l'une des densités humaines les plus élevées du monde", écrit Le Monde dans son édition du 27 juillet. 

Pour les travailleurs humanitaires, la situation s'est dégradée ces derniers jours avec l'intensification des frappes israéliennes. Depuis le bombardement de la seule centrale électrique de la bande de Gaza, les coupures d'électricté sont fréquentes, l'eau manque à certains endroits... MSF décrit une "situation catastrophique""Sans parler des morts, il y a eu tellement de blessés que les hôpitaux ont utilisé énormément de matériel", explique la référente médicale de l'ONG. Elle pointe un risque de pénurie du matériel de première nécessité des hôpitaux : "Des compresses, des gants, des aiguilles, des cathéters..." Arwa Mhanna, d'Oxfam estime que le "cessez-le-feu immédiat devient vraiment urgent""Nous nous retrouvons sans sécurité. On ne peut pas bouger, ni même coordonner des actions pour les personnes déplacées."

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