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Fessenheim fermée en 2016 ? La promesse du ministre de l'Écologie est intenable

Fessenheim fermée en 2016 ? La promesse du ministre de l'Écologie est intenable | Think outside the Box | Scoop.it

La centrale nucléaire de Fessenheim, le 5 septembre 2012

 

LE PLUS. Philippe Martin, nouveau ministre de l'Écologie, l'a répété au "Journal du dimanche", le 21 juillet dernier : la centrale nucléaire de Fessenheim sera bien fermée d'ici fin 2016, comme s'y était engagé François Hollande pendant la campagne présidentielle. Une promesse à laquelle ne croit pas l'eurodéputée Corine Lepage, ancienne ministre de l'Environnement.

 

Certes, le nouveau ministre de l’Écologie Philippe Martin a rappelé avec force sa volonté de fermer Fessenheim en 2016. Et a priori, personne ne peut mettre en doute sa volonté.

 

Il n’en reste pas moins que celle-ci ne suffira pas, en raison du choix initial fait par Delphine Batho, ou fait par la direction de l’énergie du ministère de l’Écologie et validé par Delphine Batho de s’opposer à la fermeture judiciaire de Fessenheim.

 

En effet, en se battant aux côtés de l’autorité de sûreté nucléaire pour obtenir le rejet, par un arrêt qui n’honore pas le conseil d’État, de la demande formulée par plus de 100 collectivités locales allemandes, suisses et françaises représentants 800.000 personnes vivant au voisinage de la centrale nucléaire, le ministère de l’Écologie a très clairement joué contre son camp.

 

4 à 5 ans nécessaires pour fermer une centrale

 

Rappelons tout d’abord que l’autorité de sûreté nucléaire considère elle-même qu’il faut cinq ans pour fermer une centrale nucléaire, et Monsieur Rol-Tanguy, délégué à la fermeture de Fessenheim, considère qu’il en faut quatre.

 

Ceci signifie que même dans le meilleur des cas, ce qui n’est de loin pas l’hypothèse réelle, Fessenheim ne peut pas fermer avant la fin de l’année 2017, voire 2018.

 

En réalité, si le gouvernement avait voulu fermer Fessenheim avant la fin du quinquennat, il fallait lancer le dossier de fermeture dès juillet 2012, organiser un fonctionnement temporaire avec le minimum de travaux nécessaires, voire arrêter la production durant la phase de préparation du dossier de fermeture afin d’éviter des dépenses parfaitement inutiles pour une centrale qui devait fermer.

 

À partir du moment où c’est la date de fin 2016 qui a été retenue et que la procédure de fermeture n’a pas été lancée immédiatement, l’effectivité de la fermeture devient aléatoire.

 

Lorsque l’on sait qu’EDF s’apprête à lancer une enquête publique dans le courant de l’année 2014 pour faire enfin régulariser ces autorisations de rejet qui sont soit absentes, soit totalement obsolètes (Fessenheim est la seule centrale nucléaire de France à fonctionner sur la base d’arrêtés de rejets radioactifs liquides et gazeux datant de 1977), et que parallèlement aucun dossier d’instruction d’une demande de fermeture n’a été lancée pour donner lieu à une enquête publique, chacun peut comprendre qu’il n’y a que bien peu d’espoir sur le plan procédural qu’une fermeture puisse être signée avant la fin du quinquennat.

 

Un ministère de l’Écologie qui joue contre son camp

 

Il en va d’autant plus ainsi que Monsieur Rol-Tanguy a été empêché d’entrer dans la centrale pour pouvoir y effectuer sa mission, en raison de l’opposition du syndicat CGT et, bien évidemment, de la direction d’EDF qui n’a rien fait pour permettre aux représentants de l’État d’engager la procédure dont il était chargé.

 

Si la direction d’EDF, dont on rappelle qu’il s’agit d’une société possédée à 80% par l’État, a pris cette position, c’était en fait qu’elle était convaincue qu’elle ne risquait rien dans la mesure où la fameuse fermeture ne pouvait intervenir dans les délais requis.

 

La seule manière qu’avait l’État d’exécuter la décision du président de la République, décision prise en raison de l’ancienneté et du risque sismique de la centrale de Fessenheim, était de reconnaître cette situation et de ne pas s’opposer à la demande de fermeture formulée par les collectivités territoriales.

 

Cette stratégie aurait conduit à conclure qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la demande formulée par les collectivités françaises, suisses et allemandes, dans la mesure où la décision de fermeture avait été prise. Dans ce cas, le Conseil d’État en aurait pris acte et la décision de fermeture aurait été en quelque sorte avalisée par le juge.

 

En prenant la position contraire, le ministère de l’Écologie a évidemment joué contre son camp et rendu très difficile une disposition législative spécifique concernant Fessenheim. Il a joué contre son camp en faisant juger qu’aucune décision administrative de fermeture n’avait été prise et qu’en conséquence l’annonce n’avait aucune valeur juridique.

 

Sur le plan du droit, c’est juste. Sur le plan de la lisibilité et de la volonté politique, c’est catastrophique.

 

Une stratégie lourde de conséquences financières

 

En second lieu, il a fait juger qu’aucun risque ne justifiait la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Même si cette affirmation est contraire à l’évidence, elle est la parole du juge.

 

Deux conséquences en découlent :

 

1. D’une part EDF et ses partenaires financiers peuvent revendiquer un droit à fonctionner, et donc un droit à être indemnisés. Autrement dit, la stratégie choisie par le ministère est lourde de conséquences financières pour le contribuable et, dans le contexte budgétaire actuel, constitue un inconvénient majeur.

 

2. D’autre part, la loi sur la transition énergétique pourra bien évidemment prévoir la réduction du parc nucléaire à 50% en 2025 (à condition qu’elle soit votée ce qui n’est de loin pas évident).

 

En revanche, il apparaît très difficile qu’une disposition spécifique prévoit la fermeture de Fessenheim dans la mesure où on voit mal comment elle pourrait être justifiée.

 

En effet, le gouvernement ne pourra pas arguer du danger de la mesure alors qu’il a fait juger du contraire. Une telle disposition non justifiée par le législateur aurait évidemment toutes les chances d’être sanctionnée par le Conseil constitutionnel.

 

La méthode Coué ne suffira pas face à un lobby aussi déterminé

 

On ne peut malheureusement que regretter que les lois votées soient rédigées dans des conditions de plus en plus aléatoires et éloignées des bases constitutionnelles de telle sorte qu’elles se heurtent à la sanction inévitable du juge. Logiquement, le législateur devrait déterminer les critères servant aux choix prioritaires de fermeture.

 

En fonction de ces critères, le pouvoir réglementaire devrait déterminer après étude d’impact les centrales à fermer en priorité ; ce n’est que dans ce troisième temps que le dossier de fermeture pourrait être instruit.

 

Si telle était la procédure suivie, il est clair que non seulement Fessenheim pourrait ne pas être la première centrale au regard des risques présentés par Tricastin ou Bugey, mais de surcroît, même si elle l’était, la procédure ne pourrait être engagée au mieux à la fin de l’année 2015 ou au début de l’année 2016 rendant de facto impossible la fermeture pour la fin 2016.

 

Pour toutes ces raisons, même si le ministre est de bonne volonté, la méthode Coué ne suffira pas au regard d’un lobby aussi déterminé et aussi puissant que le lobby nucléaire.

 

Le droit est aujourd’hui du côté d’EDF

 

Pour lui, en effet, la non fermeture de la centrale de Fessenheim a valeur de symbole. EDF n’a absolument pas besoin de cette centrale pour fournir de l’électricité à la France ni même à l’Alsace. Mais, EDF veut absolument pousser la durée de ses centrales à 60 ans.

 

Dans cette perspective, il est impératif qu’aucune centrale ne ferme jusqu’à ce que cet objectif soit atteint. EDF joue donc sur la durée en espérant un changement de président de la République en 2017 qui revienne sur l’engagement pris par François Hollande. C’est la raison pour laquelle EDF se battra de toutes ses forces pour qu’aucune décision de fermeture n’intervienne avant la fin du quinquennat.

 

Or, le droit est aujourd’hui du côté d’EDF qui ne prendra jamais l’initiative du dépôt d’une demande de fermeture, ce que le code de l’environnement permet, et qui retardera le plus possible la soumission à une norme obligatoire qui l’obligerait à engager la procédure de fermeture.

 

Dans ces conditions, la fermeté du ministre apparaît plus comme un gage donné à EELV pour continuer à faire comme si la seule mesure concrète sur le nucléaire restait d’actualité, comme une posture, que comme l’affirmation d’une capacité de faire.

 

De manière paradoxale, bien au contraire, ce gouvernement pourrait à la fin du quinquennat être celui qui a permis la prolongation de la vie de Fessenheim, puisque l’ASN a rendu possible l’exploitation jusqu’en 2022, que le gouvernement a autorisé les travaux de confortation du site et qu’il a fait juger que cette centrale ne présentait pas des risques qui justifiaient sa fermeture.

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Communiqué du général d'armée (2s) DARY, président de l’Amicale des Anciens Légionnaires Parachutistes (AALP)

Communiqué du général d'armée (2s) DARY, président de l’Amicale des Anciens Légionnaires Parachutistes (AALP) | Think outside the Box | Scoop.it

Au cours du week-end dernier, un de nos camarades, et non des moindres puisqu’il s’agit du général Christian Piquemal, a été placé en garde-à-vue, pour avoir participé à une manifestation interdite par le préfet du Nord.


En ma qualité de Président de l’Amicale des anciens légionnaires parachutistes et à titre personnel comme citoyen français, je tiens d’abord à exprimer ma solidarité au général Piquemal, et je lui adresse, à lui comme à ceux qui nous lirons, ces mots d’Antoine de Saint-Exupéry, qui me semblent tout à fait opportuns :

« Puisque je suis l’un d’eux, je ne renierai jamais les miens quoi qu’ils fassent :
– je ne parlerai jamais contre eux devant autrui ;
– s’il est possible de prendre leur défense, je les défendrai ;
– s’ils sont couverts de honte, j’enfermerai cette honte dans mon cœur et je me tairai ;
– quoi que je pense alors sur eux, je ne servirai jamais de témoin à charge ! »

Mais au-delà de cette solidarité, et sans remettre en cause les institutions françaises que nous tenons particulièrement à respecter, je tiens à me faire l’interprète de beaucoup de mes camarades, en exprimant notre étonnement de citoyen devant la manière dont cet incident a été géré et a pu ainsi déraper, par tant de maladresses, d’ambiguïtés et d’inopportunité !

D’abord avec beaucoup de maladresses, car si manifester en dépit d’une interdiction préfectorale n’est pas bien, on peut se demander si un regroupement, qui, apparemment n’était pas violent, méritait un tel traitement et la garde à vue volontaire d’un officier général ?

Ensuite avec beaucoup d’ambiguïté, car si l’on mettait en garde à vue tous ceux qui enfreignent quotidiennement et plus gravement la loi, il faudrait beaucoup de places dans les prisons françaises ; il suffit de penser aux zadistes, aux clandestins, aux bonnets de toutes les couleurs…. Depuis quand les Français ne seraient-ils pas égaux devant la loi ?

Enfin cette arrestation est particulièrement inopportune, car le sujet de l’immigration est à la fois complexe, grave et sensible et demande, avant tout de la part des services de l’Etat du calme et de la pondération ; or mettre un officier général en garde à vue ne règlera rien, mais, au contraire, ne fera qu’exacerber la situation … .

 

Général d'armée (2s) DARY

Président de l’Amicale des Anciens Légionnaires Parachutistes

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Le PS renonce à présenter un programme en 2017

Le PS renonce à présenter un programme en 2017 | Think outside the Box | Scoop.it

Réunis en conseil national, les socialistes ont adopté une « feuille de route » qui laissera leur candidat faire campagne comme bon lui semble. Une décision qui est aussi une démission.

  

Les socialistes renoncent à écrire un programme pour la présidentielle, et donc aussi pour les législatives. C'est la décision la plus surprenante qui ressort du texte présenté par Jean-Christophe Cambadélis et adopté ce samedi par le conseil national du PS (97 voix pour, 41 contre, 18 abstentions). Ce serait une perte de temps, explique en substance ce document :

Notre parti n'a aucun intérêt à rejouer la pièce des élections précédentes, où le temps passé à discuter et à se disputer pour élaborer un programme est inversement proportionnel au temps que le candidat passe à le lire et à le reproduire.

Le PS assume donc qu'avoir un programme ne sert à rien puisque ses candidats ne l'appliqueront pas ensuite. Ce faisant les socialistes ne font que tirer les leçons du quinquennat de François Hollande et acter leur démission collective face aux renoncements et reniements de ce dernier. Le 28 mai 2011, le PS, alors dirigé par Martine Aubry avait adopté à l'unanimité au terme d'un long parcours commencé un an plus tôt et ponctué par quatre conventions nationales et huit forums thématiques, un projet, intitulé « Le Changement », sur lequel tous les candidats à la primaire socialiste, ainsi que les candidats aux législatives, étaient tenus de s'engager. On connaît la suite.

Relire En attendant les primaires...

Plutôt qu'un programme, et afin de ne pas paraître s'effacer totalement, le PS entend créer « un champ d'idées et de débats » histoire de fixer « les enjeux de l'action future ». Pour cela, le texte adopté qui établit sa « feuille de route pour 2016 » prévoit la rédaction de sept « cahiers de la présidentielle » et la tenue de deux conventions nationales : « Pour l'emploi, pour l'avenir » (avril 2016), « République, notre bien commun » (janvier 2017).

Fort logiquement, la direction du PS a également refusé de soumettre au vote une motion présentée par Christian Paul au nom de la motion B, « A gauche, pour gagner ! ». Elle réclamait le retrait dans le projet de loi constitutionnel de l'article 2 sur la déchéance de nationalité, contre laquelle se sont prononcées plusieurs fédérations comme celle de Seine-Saint-Denis à laquelle appartiennent les députés Bruno Le Roux, Claude Bartolone ou Elisabeth Guigou. « Si je n'ai jamais demandé au PS de prendre parti pour la déchéance c'est pour ne pas diviser le parti », a fait valoir Jean-Christophe Cambadélis. Ne pas prendre clairement position semble bien être devenu le nec plus ultra rue de Solferino.

C'est aussi le cas sur la primaire, abondamment évoquée au cours de ce conseil national. Les proches d'Hollande, dont les poids lourds du gouvernement, sont farouchement contre. La direction du PS, qui n'en voit pas l'utilité, ne veut pas donner l'impression de s'y opposer si cela peut permettre de rejeter la responsabilité de la division sur le Front de gauche. La motion B ayant adopté le week-end dernier un texte appelant le PS à participer à l'organisation d'une primaire des gauches à laquelle la motion D, menée par la députée Karine Berger, est également favorable, le taulier du PS a repoussé toute décision définitive au prochain « conseil national dans soixante jours ». Mais accepté un amendement de la motion D proposant « la création d'une commission nationale d'organisation de la primaire de la gauche et de préparation de la présidentielle ». Le point a été mis à l'ordre du jour du bureau national du PS lundi, et M. Cambadélis recevra jeudi les représentants de l'appel à la primaire des gauches, parmi lesquels le député écologiste européen Yannick Jadot. Cela n'engage rien.

  

PAR MICHEL SOUDAIS 
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"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" | Think outside the Box | Scoop.it

Quand l’UOIF convie les pires représentants de l’islamisme radical, la ministre de l’Education nationale envoie un délégué ministériel en guise de caution.

La Boétie le disait en parlant des tyrans : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Et son livre de disséquer il y a plus de 450 ans, les mécanismes de la « servitude volontaire ». Ce livre, il est plus que temps de l’envoyer à nos responsables politiques. Même s’ils n’ont le temps d’en lire que le titre, ils auront saisi l’essentiel du message. Il semblerait en effet que plus les islamistes parlent haut et montent en puissance dans leur stratégie de visibilité dans l’espace public, plus nos représentants, de gauche comme de droite, baissent les yeux et nous trahissent en catimini. 

 

A Lille donc, le 7 février 2016, l’UOIF, antenne des frères musulmans en France tient meeting. A l’affiche, ce que l’on fait de mieux en matière d’obscurantisme, de haine de l’Occident, des femmes, des Juifs et des homos. Les ennemis de la République, de l’égalité des droits et de la démocratie sont accueillis à bras et à micros ouverts : le Syrien, Mohamed Rateb Al-Nabulsi, le Marocain Abouzaïd Al-Mokri, le Saoudien Abdallah Salah Sana’an et bien sûr l’incontournable pourfendeur suisse de la laïcité, Tariq Ramadan.

 

Cerise sur le gâteau, le ministère de l’Education nationale y dépêche son délégué interministériel à l’excellence qui rejoint le gratin des intervenants. Ce que l’UOIF met fort opportunément et fort habilement en avant. Car la participation d’un représentant ministériel est une caution politique et marque la reconnaissance de son influence auprès du gouvernement. C’est un message de puissance pour les islamistes et une preuve de faiblesse de l’Etat : sur notre territoire, non seulement tout est permis, mais on vient tirer la révérence à ceux pour qui, ce que nous sommes est impur, offensant et devrait être chassé de la surface de la terre… D’ailleurs les non-quiétistes parmi les islamistes ont prouvé qu’ils étaient prêts à s’en charger…

 

Après les 7, 8 et 9 janvier 2015, après le 13 novembre dernier et alors que pas une semaine ne passe sans qu’un lycée ne soit évacué, suite aux menaces que l’Etat islamique a lancé contre notre système éducatif, le manque de discernement du ministère de l’Education nationale est pour le moins étonnant. Comment ne comprend-il pas qu’une telle attitude nourrit le sentiment de puissance des islamistes et leur influence ? Cela incite les populations ciblées par leur propagande à se rallier à leur cause. Entre le fort et le faible, qui à la fin sera le plus protecteur ? En général dans ce cas-là, c’est la force qui rassure, là où la faiblesse expose.

 

Deuxième effet délétère, la sidération que cela entraîne dans l’opinion publique. Nous sommes censés être en guerre. Nous vivons sous le régime de l’état d’urgence et ceux qui ne se cachent pas d’être les ennemis de la République peuvent diffuser leur propagande mortifère sans limite, ni freins, ni même une critique. Où sont les politiques locaux qui protestent et qui les relaient ? J’espère qu’il y en a à Lille pour s’insurger contre une telle manifestation. En attendant on perçoit surtout un assourdissant silence. Calcul, lâcheté ou peur panique, en toute sincérité cela importe peu. Si La ministre ne rappelle pas son délégué et n’annule pas sa venue, elle aura fait le cadeau de la légitimité de l’Etat aux islamistes et à leur discours. Après la séquence face à Baraka City, cette attitude serait du plus mauvais effet…

 

Oh je ne doute pas qu’à Lille, les prédicateurs feront une version light de leurs discours enflammés, car alors ils auront déjà gagné : la vraie victoire c’est leur venue, la caution de respectabilité que cela leur apporte et la démonstration de force qu’ils effectuent. L’essentiel est de légitimer les pires représentants de l’Islam. Car pour des gens simples, s’ils étaient si haineux et violents, si leurs appels aux meurtres étaient si condamnables, ils ne se produiraient pas si aisément en public avec l’aval (et la participation) des autorités.

 

Ainsi, en poliçant quelque peu un discours dont personne n’est dupe le temps d’un meeting, ils peuvent diffuser ensuite leur propagande avec un brevet de conférencier français… Que nos politiques fassent semblant de ne pas comprendre cette stratégie devient pénible… D’autant que derrière la venue du délégué interministériel à l’excellence, c’est aussi une opération de blanchissage d’un lycée, le lycée Averroès, que certains soupçonnent d’être l’incubateur d’un système radical voire visant à la fabrication d’une élite islamiste française.

 

Il faut dire que celui-ci a été créé au nom du refus d’accepter les règles de la laïcité, pour que les filles voilées puissent continuer à porter le voile en classe. Les liens des dirigeants du lycée avec les frères musulmans sont notoires et le lycée a déjà fait l’objet de polémiques suite au départ de certains enseignants. Mais Amar Lasfar, le président de l’association Averroès est un homme d’influence, président de l’UOIF, président de la ligue islamique du Nord et recteur de la mosquée de Lille sud, c’est un homme qui a d’autant plus de poids qu’il représente une autorité morale sur sa communauté. La venue du délégué ministériel est donc déplorable à plus d’un titre. A Lille, nul n’ignore qui est Amar Lasfar et Martine Aubry a pris ses distances avec lui dès 2013. Mais la drague alors active qu’a mené depuis le représentant de la droite auprès d’Amar Lasfar a peut-être eu raison de cette prise de conscience. Pierre Mathiot, l’envoyé du ministère, ancien directeur de sciences-po Lille ne peut non plus ignorer à qui il a affaire.

 

En attendant c’est avec impatience que l’on attend d’entendre la ministre de l’Education nationale sur l’envoi de son délégué ministériel. Bien sûr si cela était pour démentir toute participation d’un représentant officiel à cette sinistre mascarade, ce serait idéal. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et si à cette occasion, nous pouvions entendre une parole politique qui porte haut les principes de la République et combatte l’obscurantisme islamiste au nom de nos principes laïques et de notre idéal républicain, nous ne laisserions pas à nos concitoyens en héritage, après une telle pitrerie, que le vote Front national pour exprimer leur sentiment d’abandon et de trahison par les partis traditionnels.

 

Céline Pina

Ex conseillère régionale PS, suppléante du député de la Xéme circonscription du Val d’Oise
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Prix du menteur en politique : les nominés sont...

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François Hollande, Marine Le Pen ou encore Laurent Wauquiez sont en compétition pour recevoir ce prix censé "inciter la classe politique à moins mentir".

 

Créé par le politologue Thomas Guénolé le 19 janvier 2015, le prix du menteur en politique est decerné "avec humour pour inciter la classe politique à moins mentir, pour sensibiliser le journalisme politique à l'importance du fact checking, et pour encourager le grand public à vérifier la véracité de ce que dit le personnel politique". La récompense est destinée à être proclamée chaque début d'année, pour les mensonges politiques de l'année précédente. L'année dernière, c'est Nicolas Sarkozy (LR) qui a remporté le prix pour ses 17 mensonges répétés dans ses meetings lors de la campagne pour la présidence de l'UMP. Cette année, le président de son parti jouit donc d'un "totem d'immunité". Le nom de l'heureux vainqueur sera annoncé le 5 février.

Les nominés pour l'année 2015 sont :

  • Catégorie "prix 2015 du menteur en politique"

François Hollande (PS), pour avoir prétendu le soir du 13 novembre qu'il décidait la fermeture des frontières mais ne l'avoir ensuite pas fait.

Marine Le Pen (FN), pour son accumulation d'affirmations fausses sur les migrants (par exemple sur l'ampleur de la vague d'arrivants, sur leur sexe et leurs motivations, sur le faux assaut de migrants contre des pompiers à Calais, par martelage de cette question lors des régionales alors que ce n'est pas une compétence régionale…) ou sur le djihadisme.

Laurent Wauquiez (LR), pour sa spectaculaire accumulation de mensonges, sur lui-même pour se construire un personnage public globalement factice, et sur de multiples sujets politiques (par exemple sur les relations politiques entre Charles de Gaulle et Guy Mollet).

  • Catégorie "prix spécial du Jury"

À l'ensemble de la classe politique, pour avoir encore et encore recyclé le mythe des soi-disant 150 000, 250 000, 600 000 emplois qui seraient "non pourvus alors qu'on a tant de chômage".

Patrick et Isabelle Balkany (LR), pour l'ensemble de leur carrière.

Marine Le Pen (FN), pour son accumulation d'affirmations fausses sur les migrants (par exemple sur l'ampleur de la vague d'arrivants, sur leur sexe et leurs motivations, sur le faux assaut de migrants contre des pompiers à Calais).

Florian Philippot (FN), pour s'être indigné que 80 % des meilleurs apprentis de France soient des clandestins alors qu'ils ne sont en fait que 0,25 %.

  • Catégorie "Un certain regard"

Claude Bartolone (PS), pour avoir accusé Valérie Pécresse de défendre "la race blanche" .

Gilbert Collard (FN), pour relayer régulièrement les rumeurs et les intox de la "fachosphère", par exemple cette histoire de mosquée.

Pierre Lellouche (LR), pour réussir l'exploit de produire un "droit de réponse à la bienpensance" aux articles ayant pointé son intox sur les indemnités accordées aux réfugiés... dans lequel il reconnaît avoir dit n'importe quoi.

Ségolène Royal (PS), pour s'être répétitivement emmêlé les pinceaux ou avoir déformé les chiffres sur : la voiture électrique, le nombre d'oiseaux disparus en Europe, l'efficacité de l'indemnité vélo, les réfugiés climatiques, entre autres.

Michel Sapin (PS), pour avoir poussé l'absurdité jusqu'à soutenir qu'"une croissance nulle conforte nos objectifs en matière de croissance" ; et ce, après avoir été un pionnier du concept surréaliste de "baisse de la hausse" du chômage du temps où il était ministre de l'Emploi.

Manuel Valls (PS), pour ses justifications bidonnées quant au fait d'être allé à Berlin voir un match de football, avec deux de ses enfants, en se servant pour ce faire d'un avion du gouvernement.

  • Catégorie "Robocop"

Bernard Cazeneuve (PS), pour avoir relayé la version mensongère du Raid selon laquelle l'assaut de Saint-Denis s'est fait sous un déluge de feu des terroristes.

  • Catégorie "Le cumulard de l'année"

Jean-Yves le Drian (PS), pour son cumul des fonctions de ministre de la Défense et de président de la région Bretagne, en contradiction flagrante avec un engagement solennel de François Hollande ("Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche").

  • Catégorie "meilleur second rôle féminin"

Lydia Guirous (LR), éphémère porte-parole du parti Les Républicains, pour avoir prétendu que la France est le pays européen qui accueille le plus d'étrangers.

  • Catégorie "meilleur second rôle masculin"

Christian Estrosi (LR) pour son virage à 180 degrés, digne des plus belles courses de moto, sur la position à tenir à droite face au Front national.

Bruno Le Roux (PS), président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, pour avoir affirmé qu'on ne trouverait aucun renoncement par rapport aux promesses du président Hollande.

  • Catégorie "meilleur costume"

Bernard Cazeneuve (PS), pour avoir exagéré le nombre de reconduites à la frontière afin d'assurer qu'il est plus ferme que la droite lorsqu'elle était au pouvoir.

  • Catégorie "prix de l'Audace statistique"

François Hollande (PS), pour avoir tenté de vanter le "bon bilan" de plus de 3 000 perquisitions sous état d'urgence alors qu'elles ont abouti à... seulement 4 vraies procédures antiterroristes .

  • Catégorie "jeune espoir"

Florian Philippot (FN, 34 ans), pour avoir déclaré : "Toutes les mosquées ne sont pas des lieux de radicalisation mais 100 % des lieux de radicalisation sont des mosquées."

Laurent Wauquiez (LR, 40 ans), pour sa spectaculaire accumulation de mensonges, sur lui-même pour se construire un personnage public globalement factice, et sur de multiples sujets politiques (par exemple sur les relations politiques entre Charles de Gaulle et Guy Mollet).

Le jury est composé de journalistes de différents médias : Mélissa Bounoua (Slate.fr), Alexandre Devecchio (Figarovox), Antoine Krempf (France Info), Samuel Laurent (Les décodeurs, lemonde.fr), Cédric Mathiot (Desintox, Libération) et Hugo Domenach (Le Point).

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GMO mosquitoes could be cause of Zika outbreak, critics say

GMO mosquitoes could be cause of Zika outbreak, critics say | Think outside the Box | Scoop.it
The latest contagious virus freaking out the globe, particularly women worried about birth defects, may have been caused by the presence of genetically-modified mosquitoes (GMMs) in Brazil.

With international health experts convening in Geneva to discuss the outbreak of and possible cures for the Zika virus, questions are being raised as to whether the GMMs are to blame.

In mid-2012, British biotech company Oxitec released the super bugs with the aim of reducing the overall mosquito population that spreads dengue fever, the Zika virus, and chikungunya in northeast Brazil.

 

https://twitter.com/RT_com/status/692902503248072704



At the time, concerns were raised about the release of GMMs without further studies into possible side effects.

"It's a very experimental approach which has not yet been successful and may cause more harm than good," Dr Helen Wallace, director of GeneWatch, told the Guardian in 2012.

The first cases of Zika in humans were reported in the south American country last May with up to 1.5 million now thought people affected by the virus, which Oxitec’s critics note is the same area where the GMMs were released.

 

https://twitter.com/DCClothesline/status/693120001847357441


Since the outbreak, there have been over 4,000 cases of babies born with microcephaly in Brazil, although various others causes can also be attributed to the rise.

The Aedes aegypti mosquito sub-species that carries both the Zika virus and dengue is the very type Oxitec targeted with its GMMs.

 

https://twitter.com/kathydiim/status/693409563547013120



The aim of Oxitec's GM program was to release only male Aedes mosquitoes into the wild and they would in turn produce offspring with their virus carrying female counterparts.

This offspring would then die off before breeding age due to the GM coding in their genes, as long as the antibiotic tetracycline wasn't present, which would override the GM DNA.

Sounds like the plot of a Hollywood blockbuster.

(...)

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Mi-drone, mi-satellite : Stratobus

Space Q&A. Jean-Philippe Chessel, bonjour
JPC. Bonjour

Space Q&A. Vous êtes Responsable du programme Stratobus chez Thales Alenia Space. Pouvez-vous en expliquer les grandes lignes ?
JPC. Stratobus est un concept de plateforme stratosphérique autonome à mi-chemin entre le satellite et le drone. Ce projet, sélectionné par le Ministère de l’industrie et du numérique dans le cadre de la Nouvelle France Industrielle, est réalisé avec un ensemble de partenaires dont Zodiac Marine et le CEA-Liten. Thales Alenia Space en est le maître d’œuvre industriel. Cette plateforme de 5 tonnes, localisée à 20 kilomètres d’altitude environ (une position située au-dessus de l’espace dédié au trafic aérien et des jet-streams), pourra héberger des charges utiles de 250 kg dotées d’une puissance de 5 kW. Stratobus fera 100 mètres de long, 33 mètres à son diamètre maximum. Sa durée de vie, dans la stratosphère, est de 5 ans. Le projet Stratobus est labélisé par le Pôle de Compétitivité Pégase en charge de lancer la filière dirigeables en France.

Jacques Le Bris's insight:

En savoir plus...

https://www.thalesgroup.com/fr/worldwide/espace/magazine/space-qa-stratobus


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Le jour où Daech paralysera nos communications, nos transports, nos sources d'énergie...

Le jour où Daech paralysera nos communications, nos transports, nos sources d'énergie... | Think outside the Box | Scoop.it

Le groupe État islamique recrute des hackers et la cyberguerre qu'il prépare risque d'être plus meurtrière encore que les attentats-suicides.

 

Les Anonymous sont un collectif de hackers particulièrement doués qui défend par des actions spectaculaires le droit à la liberté d'expression sur Internet. Depuis l'attaque contre Charlie Hebdo, cette communauté virtuelle a déclaré la guerre au terrorisme. Pourtant, l'un de ses membres, un ingénieur informaticien suisse, converti à l'islam, a rejoint Daech, révèle Jean-Paul Rouiller, ancien des services secrets helvétiques, et fondateur du Geneva Centre for training and analysis of terrorism (GCTAT). « Actuellement, 80 % des ressources informatiques des terroristes sont dévolues à leur communication, à la diffusion de leur vision du monde, au recrutement. La capacité de nous frapper, de casser nos réseaux est encore réduite. Mais ils s'activent aujourd'hui pour recruter des hackers », ajoute Jean-Paul Rouiller.

Alors qu'Al-Qaïda utilisait des téléphones portables ordinaires, et des cartes prépayées, Daech sait parfaitement crypter ces appareils depuis 2013, tout comme les courriers électroniques. Récemment, une note des services de renseignements français révélait qu'un groupe d'informaticiens aurait été constitué afin d'aider les djihadistes à communiquer le plus discrètement possible. Ces experts titulaires de diplômes universitaires fonctionneraient comme une « cellule d'assistance informatique ». Le jour où les terroristes auront la capacité de s'attaquer à nos réseaux, et donc à tous les objets connectés (il y en a aujourd'hui 18 milliards, il y en aura 50 milliards en 2020), les dégâts seront inimaginables. Beaucoup plus meurtriers que ne peuvent l'être les attentats-suicides.

Clouer au sol toute l'aviation

« Il suffit de 40 cybercriminels particulièrement expérimentés pour mettre un pays à genoux. Ils peuvent désorganiser nos télécommunications, nos moyens de transport, nos sources d'énergie », ont expliqué les différents intervenants qui participaient à Neuchâtel, en Suisse, à un colloque consacré à la lutte contre la cybercriminalité. Ce colloque, organisé par l'Association suisse de la sécurité de l'information, faisait notamment intervenir Joseph Billy, ancien directeur adjoint en charge de la division de contre terrorisme du FBI, Gal Messinger, ancien officier des forces de sécurité israéliennes, le Français Alain Bauer, professeur de criminologie appliquée au Conservatoire national des arts et métiers.

Ces spécialistes de la cybercriminalité relatent que lors du conflit qui opposait Moscou à Tbilissi, la Russie a réussi, grâce à l'informatique, à clouer l'aviation géorgienne au sol. Plus récemment, les Iraniens ont pu intercepter un drone américain qui survolait leur territoire. Il suffit pour cela d'intercepter le flux entre le centre de commandement et le drone. Le problème, c'est que les particuliers, comme d'ailleurs les chefs d'entreprise, n'ont toujours pas saisi que des hackers mal intentionnés savent bloquer votre voiture, couper votre chauffage, vider votre compte en banque. Ils peuvent aussi s'en prendre aux pacemakers des personnes souffrant de problèmes cardiaques…

Un faux loup solitaire

Alain Bauer, qui clôturait ce colloque, n'a guère parlé de hackers et de cyberguerre, mais les services secrets français ont dû entendre leurs oreilles siffler. « Un jeune policier d'origine maghrébine avait fort bien compris le degré de dangerosité d'un Mohamed Merah, avant qu'il n'assassine sept personnes, dont trois enfants juifs, mais sa hiérarchie, à Paris, n'a rien voulu savoir. Comme Merah ne portait pas de djellaba ni de barbe, et qu'il buvait de l'alcool, ils en ont déduit que ce n'était pas un terroriste ! Les services français savent compiler les infos, faire des fiches, mais ils ne savent pas analyser », lâche le criminologue.

Pendant longtemps, Mohamed Merah a été présenté comme un loup solidaire, qui se serait radicalisé seul, derrière son ordinateur. Jean-Paul Rouiller, l'ancien membre des services secrets suisses, rappelle que le jeune terroriste franco-algérien a été formé en 2011 dans les montagnes pakistanaises par le Tunisien Moez Garsallaoui, longtemps résident dans le canton de Fribourg. Marié à Malika el-Around, veuve d'un des assassins du commandant Massoud, Moez Garsallaoui (tué depuis par un drone américain) était l'un des précurseurs de la communication informatique des terroristes. « Sur ses sites internet, il y avait des salons privés, qui n'étaient accessibles qu'aux initiés, où par exemple le numéro 2 de l'organisation, Ayman al-Zawahiri, a pu discuter du sort d'otages retenus dans le désert avec des dirigeants d'Aqmi. »

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Aux États-Unis, il faut payer pour se débarrasser de son pétrole

Aux États-Unis, il faut payer pour se débarrasser de son pétrole | Think outside the Box | Scoop.it

http://geopolis.francetvinfo.fr

L’offre de pétrole est si généreuse aux Etats-Unis que l’entreprise de raffinage Flint Hills Resources a proposé un prix d’achat négatif. -0,5 dollar le baril. En clair, le producteur doit verser 50 cents pour se débarrasser de chaque baril de pétrole qu’il pompe.

On est là bien en dessous des cours du marché, puisque le brut américain se négocie autour de 30 dollars. Mais ce brut du Dakota du Nord est de basse qualité, fortement chargé en souffre, ce qui explique cette offre négative.

Depuis, Flint Hills resources a proposé un prix moins spectaculaire, mais à peine plus avantageux de 1,5 dollar le baril. Un tarif justifié par la surabondance de pétrole et le manque de disponibilité des pipelines pour transporter un produit de très basse qualité. Depuis 2011 en effet, le transport se fait par camions ou par trains, l’entreprise Enbridge ne souhaitant pas fournir les tuyaux qu’il gère pour des produits de base.

Le prix négatif était dû à une erreur de transmission, s’est excusé un porte-parole de Flint Hills.
Cela dit, les autres pétroles de basse qualité, le South Texas Sour et l’Oklahoma Sour, se négocient également à très bas prix autour de 13 dollars le baril. Avec une offre pléthorique, les produits de basse qualité voient leur cours fondre.

Lire la suite sur http://geopolis.francetvinfo.fr »

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L’espérance de vie recule en France. Pourquoi cette baisse soudaine ?

L’espérance de vie recule en France. Pourquoi cette baisse soudaine ? | Think outside the Box | Scoop.it

L’Institut national de la statistique et des études économiques vient de publier le bilan démographique de l’année 2015. Première victime, l’espérance de vie qui accuse une baisse notable par rapport à l’année 2014. Décryptage.

 

L'Insee a dévoilé, mardi 19 janvier, son bilan démographique pour l’année 2015. Si la France compte désormais officiellement 66,6 millions d’habitants et que sa croissance démographique reste positive grâce à un fort solde naturel, les chiffres dévoilés par l'institut public mettent toutefois en avant la baisse notable de l’espérance de vie l'année dernière par rapport à l’année 2014. Du jamais vu depuis 1969. Pourquoi ce recul soudain ?

85 ans pour les femmes, 78,9 ans pour les hommes

En 2015, l’espérance de vie à la naissance, c’est-à-dire le nombre moyen d'années que peut espérer vivre un nouveau-né sans changement des conditions de mortalité ayant prévalu tout au long de sa vie, au cours de la période étudiée, diminue de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes. Ainsi, au cours de l’année dernière, une femme vivait en moyenne 85 ans et un homme 78,9 ans contre 79,2 ans et 85,4 ans en 2014.

Si l’observation d’une baisse de l’espérance de vie n’est pas une nouveauté - en 2012, elle avait par exemple diminué de 0,2 an uniquement chez les individus de sexe féminin recensés par l’Insee - sa diminution actuelle de 0,4 an surprend par sa composition selon Marie Reynaud, responsable des études démographiques et sociales de l'Insee.

C’est la première fois que l’espérance de vie baisse à la fois chez les femmes et chez les hommes. Cela ne s'est jamais vu depuis les années 60", explique-t-elle à "l'Obs".

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Un candidat de la société civile en 2017?

Un candidat de la société civile en 2017? | Think outside the Box | Scoop.it

"On n’est ni de droite, ni de gauche. On n’a rien à foutre", s’écrie le communiquant Claude Posternak qui, jetant le masque, met dimanche sur orbite l’association "La Transition"...


L’association "La Transition" se lance officiellement dimanche et va inonder les réseaux sociaux, promet le communiquant Claude Posternak. Son objectif : un candidat hors des partis en 2017.

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Nataliya Kosmyna, pilote des objets par la pensée

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Alternative à un handicap, passion pour la science-fiction ou simple paresse... On a tous une bonne raison de vouloir contrôler les objets par la pensée. Rencontre avec la chercheuse Nataliya Kosmyna, qui a mis au point un dispositif de pilotage de drones par la pensée, et qui pourrait bientôt changer le fameux "Je pense donc je suis" de Descartes, en "Je pense donc j'agis".
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Zika: le rôle trouble d'un insecticide dans les cas de microcéphalie au Brésil

Zika: le rôle trouble d'un insecticide dans les cas de microcéphalie au Brésil | Think outside the Box | Scoop.it
Une étude menée par des chercheurs argentins et brésiliens met en cause un pesticide destiné à éliminer les larves de moustiques. Un produit utilisé massivement dans certaines régions du Brésil pour éviter la propagation de la dengue qui, comme le virus Zika, est transmise par le moustique tigre.

Et si le virus Zika n'était pas à l'origine de la forte augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveaux-nés enregistrée ces derniers mois en Amérique du sud? Et si dans la lutte contre son vecteur, le moustique tigre, le remède s'avérait pire que le mal? C'est l'hypothèse émise par des chercheurs argentins et brésiliens dans deux rapports, comme le rapporte Paris Match. La cause des nombreuses complications neurologiques constatées chez les nouveaux-nés dans les régions infectées serait, selon eux, plutôt à chercher du côté du pyriproxyfène, un insecticide destiné à lutter contre la prolifération du moustique tigre, responsable de la propagation de la dengue, mais aussi du virus Zika. 

LIRE AUSSI >> Sang, sperme, salive... Quels modes de transmission pour Zika? 

 

"Une augmentation très nette du nombre de malformations congénitales, notamment des cas de microcéphalie chez les nouveaux-nés, a été détectée et rapidement liée au virus Zika par le ministère de la Santé brésilien. Cependant, le gouvernement peine à reconnaître qu'un larvicide chimique responsable de malformations chez les moustiques est utilisé depuis 18 mois dans les zones où vivent les malades", pointe le rapport argentin coordonné par le médecin Medardo Avila Vazquez, un pédiatre spécialisé en néonatologie.  

 

Le pyriproxyfène, un inhibiteur de croissance

"Les précédentes épidémies de Zika n'ont pas provoqué de tels problèmes chez les nouveaux-nés, alors que près de 75% de la population avait été infectée par le virus. Par ailleurs, dans d'autres pays comme la Colombie, il n'y a pas de cas de microcéphalie. Or, de nombreux habitants ont bien été contaminés par le virus Zika", indiquent les chercheurs argentins, ajoutant: "L'identification de malformations détectées chez des milliers d'enfants dont les mères vivaient dans des zones où le gouvernement brésilien a ajouté du pyriproxyfène à l'eau potable n'est pas une simple coïncidence".  

Dans un rapport rendu également début février, l'Abrasco, une association scientifique brésilienne, tire la même conclusion, comme l'indique Paris Match. Produit par l'entreprise japonaise Sumitomo Chemical, le pyriproxyfène est un inhibiteur de croissance des moustiques, dont l'usage est recommandé par l'OMS afin de lutter contre l'épidémie de dengue. Il provoque chez les insectes des malformations qui les tuent ou les rendent stériles, comme l'indique Paris Match, et pourrait donc jouer un rôle dans les cas de microcéphalie, selon les chercheurs brésiliens et argentins. De son côté, l'OMS devrait savoir d'ici quelques semaines si le virus Zika cause bien des microcéphalies et le syndrome de Guillain-Barré. 

Jacques Le Bris's insight:

Plus d'actualité sur : Virus Zika: l'épidémie

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La stupéfiante arnaque de l’Etat pour faire croire à l’intérêt économique de Notre-Dame-des-Landes

La stupéfiante arnaque de l’Etat pour faire croire à l’intérêt économique de Notre-Dame-des-Landes | Think outside the Box | Scoop.it

Depuis des années, une bataille discrète se poursuit autour de l’intérêt économique de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Selon les chiffres posés par l’Etat dans l’enquête publique de 2006, le projet serait très rentable. Sauf que ces chiffres sont manipulés, comme le révèlent aujourd’hui Reporterre et les élus opposés au projet.

Depuis 2011, les élus opposés au projet d’aéroport réclamaient que la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) leur fournissent les bases de données qui avaient servi à calculer l’avantage économique du projet. Dans l’enquête d’utilité publique de 2006, il était affirmé que le nouvel aéroport générerait un avantage économique de 911 millions d’euros, ce qui le rendrait donc avantageux au regard d’un coût de construction affiché à moins de 600 millions d’euros.

Ce chiffre de 911 millions avait été calculé par le cabinet JLR Conseil. Mais, en 2011, une contre-expertise menée par le cabinet néerlandais CE Delft, à la demande des élus opposés au projet, a remis en cause ce chiffre.

Pour comprendre la divergence, il faudrait connaître la matrice de données sur laquelle JLR Conseil avait fondé ses calculs. Mais la DGAC se refuse obstinément à la communiquer. Les opposants ont reçu des centaines de pages de rapports divers, mais jamais la matrice qu’ils réclamaient, malgré un avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA). L’enjeu est pourtant crucial, puisqu’il s’agit d’évaluer l’intérêt économique du projet d’aéroport. En situation de difficulté économique et d’endettement public, il n’est plus possible de gaspiller les ressources.

Le lendemain de la publication de l’article de Reporterre sur ce sujet, la DGAC a transmis en janvier un nouveau document au CéDpa. Nous nous sommes procurés ce dossier de 13 pages intituléPrécisions et explications sur le dossier de 2006 et daté de 2013. Le CéDpa (Collectif des élus opposés au projet de Notre Dame des Landes le dévoile lundi 8 février à Nantes lors d’une conférence de presse.

Ce document ne contient toujours pas la base de données demandée par le CéDpa. En revanche, il comporte des tableaux chiffrés qui n’avaient jamais été divulgués jusqu’ici. Grâce à ces nouvelles données, il devient possible de comprendre le calcul qui a mené aux 911 millions d’euros d’avantage économique, et à la déclaration d’utilité publique du projet.

 Télécharger la note de la DGAC :

DGAC - Note d’explication sur le dossier F - 2013

Ce qui apparait à une lecture attentive est... que la méthode de calcul est aberrante. L’explication est un peu compliquée, mais cela vaut la peine de s’accrocher.

Petit préambule pour bien comprendre. Pour calculer le gain économique d’un grand projet, les experts estiment le temps que la nouvelle infrastructure pourrait faire gagner aux voyageurs. Les trajets« économisés » sont ensuite convertis en euros, d’après des ratios très précis recensés dans un document appelé Instruction cadre relative aux méthodes d’évaluation économique des grands projet d’infrastructure de transport. Dernière précision, très importante : les trajets économisés sont valorisés différemment selon le mode de transport (voiture, train ou avion). Sachant qu’un « gain de temps air » vaut plus cher qu’un gain de temps voiture ou train.

Revenons à la note de la DGAC. Dans le tableau de la page 11, à la troisième ligne, on apprend que le « gain de temps air » représente, tenez-vous bien, 699 millions d’euros. En d’autres termes, si l’aéroport du Grand ouest ne voyait jamais le jour, les usagers rejoindraient d’autres aéroports par avion, pour un montant de 699 millions d’euros estimé par la DGAC.

Comment est-ce possible, sachant qu’il existe déjà un aéroport dans l’agglomération nantaise ?

L’explication pourrait être que l’étude de JLR Conseil a considéré que l’aéroport Nantes Atlantique allait arriver à saturation en 2019. L’excédent de passagers devrait donc se rabattre sur les autres aéroports. Mais comment se rendre dans ces aéroports voisins par les airs si l’aéroport nantais est saturé ? Et puis surtout, comment peut-on arriver à un montant de 699 millions d’euros avec ces seuls déplacements ? Quelque chose ne va pas.

L’aéroport de Nantes Atlantique en octobre 2015 : la saturation n’est pas pour demain

L’explication se trouve dans un autre document. Un gros dossier présenté comme l’étude initiale deJLR Conseil et transmis au CéDpa le 26 novembre dernier. L’information se trouve à la page 38 du-sous dossier « Rentabilité économique et financière de 2006 ».

 Télécharger la page 38 du sous-dossier de 2006 :

Il y est expliqué que le manque d’offre et de services des aéroports régionaux est compensé par du« temps aérien », de 1 h 30 à 2 h 30.


Ainsi, un Nantais qui se rendrait à Brest pour prendre son avion, car il n’aurait pas trouvé de billet au départ de Nantes, serait affecté d’un temps de parcours « air » de 1 h 30... en plus du temps qu’il doit effectuer par la route ou par le train pour rejoindre le chef-lieu du Finistère. Pour Rennes, la« pénalité » s’élève 2 heures. Tandis que Dinard et La Rochelle, qui offrent le moins de vols, ont droit à 2 h 30 de pénalité. D’où sortent ces chiffres ? Impossible de le savoir.

Le dernier document communiqué par la DGAC détaille, page 8, le nombre de passagers fictifs concernés par ces changements d’aéroport. L’information est tronquée puisque les estimations vont jusqu’en 2027, alors que l’étude de JLR Conseil s’est basée sur une période allant jusqu’à 2042. Mais il est possible d’extrapoler la tendance des données utilisées par le cabinet entre 2027 et 2042, car l’évolution de la fréquentation entre 2019 et 2027, inscrite sur le document, est régulière.

Un calcul... tombé du ciel

Le CéDpa s’est livré à l’exercice. Nous avons pu consulter le détail des calculs. Résultat, sur les 911 millions d’euros d’avantages économiques du projet, cette compensation par « gain de temps air »représente... entre 530 et 570 millions d’euros. C’est à en tomber à la renverse. Cette technique tombée du ciel permet à elle seule de légitimer la construction de l’aéroport, puisque le coût estimé du chantier est de 556 millions d’euros.

La culbute va même plus loin. En effet, les voyageurs fictifs utilisés dans le calcul n’auraient en fait aucune raison de se rendre dans les autres aéroports. L’étude de JLR Conseil est fondée sur le postulat que l’aéroport Nantes Atlantique ne pourra accueillir plus de 56.000 mouvements commerciaux (décollages et atterrissages) chaque année, pour ne pas dépasser les normes liées au bruit des avions.

Mais une contre-expertise menée en 2013 par le cabinet Adecs Airinfra a montré que l’aéroport existant pourrait en fait monter à 80.000 mouvements. Et, en tenant compte de l’évolution technologique des appareils, ce plafond s’élève à 115.000 mouvements.

En 2015, 49 250 avions ont atterri ou décollé sur la piste de l’aéroport nantais. Traduction, les passagers sont bien loin de devoir se rabattre sur d’autres aéroports !

« Cette méthode de calcul est une arnaque, estime Françoise Verchère, co-présidente du CéDpa.C’est pour cette raison qu’on nous a transmis les documents au compte gouttes. Pour moi, il y a eu une volonté de cacher ces informations. »

ll est plus que temps de reprendre sereinement, cartes sur table, en débattant ouvertement, le dossier économique de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

LA DGAC NE SAIT PAS FAIRE UNE ADDITION !

Le document transmis par la DGAC le 13 janvier dernier est truffé d’erreurs. Deux exemples : page 7, il est indiqué qu’en 2019, il y aura 3,7 millions d’atterrissages et décollages à l’aéroport Nantes Atlantique - ce qui est une grossière confusion avec un nombre possible de passagers ! Encore plus gênant, le tableau chiffré illustrant la balance des coûts et avantages pour l’année 2012 comporte des erreurs d’addition !


Le total de la colonne de gauche est de - 2.959.141 et non de +. Celui de la colonne de droite est de - 482.137 et non de +.

Peut-on faire confiance à des "experts" qui ne savent pas faire une addition, ou du moins relire attentivement un texte de treize pages ?

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L’intelligence artificielle entre au Collège de France • Brèves, Yann LeCun, Intelligence Artificielle, Informatique, intelligence • Philosophie magazine

L’intelligence artificielle entre au Collège de France • Brèves, Yann LeCun, Intelligence Artificielle, Informatique, intelligence • Philosophie magazine | Think outside the Box | Scoop.it

Le Collège de France ouvre ses portes à l’enseignement de l’intelligence artificielle. Le chercheur Yann LeCun a prononcé sa leçon inaugurale le jeudi 4 février 2016. Elle initie un cycle de cours consacré à l'apprentissage profond.

 

Docet omnia. Fidèle à la devise qui figure à son fronton, « il enseigne tout », Le Collège de France a confié sa chaire d’informatique à l’un des pionniers de l’intelligence artificielle. Yann LeCun, directeur du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook (FAIR) et professeur à l’université de New York a prononcé sa leçon inaugurale le 4 février 2016. Il entame un cycle d’enseignement consacré à « l’apprentissage profond, « une révolution en intelligence artificielle ».

De quoi parle-t-on ? « On pourrait dire que l’Intelligence Artificielle (IA) est un ensemble de techniques permettant à des machines d’accomplir des tâches et de résoudre des problèmes normalement réservés aux humains et à certains animaux » précise l’enseignant. Depuis quelques années, et, c’est une nouveauté, l’intelligence des machines est directement liée à leurs capacités d’apprentissage. Or, à ce sujet, Yann LeCun est un novateur.

Il a été l’instigateur dans les années 1990 de « la conspiration de l’apprentissage profond » avec deux collègues (Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio), qu’il rebaptisa pour des questions pratiques en méthode de « deep learning », ou d’apprentissage profond. Ces recherches portent sur la création d’un réseau de neurones artificiel. « En lisant un dialogue entre Noam Chomsky et Jean Piaget sur l’apprentissage inné ou acquis du langage, j’ai repéré un argument faisant référence aux réseaux de neurones que je ne connaissais pas, explique Yann LeCun dans un entretien accordé au Monde. Ce champ prometteur était quelque peu abandonné et je m’y suis plongé tout seul ». Une bonne intuition. Car si le succès est tardif – les premières applications techniques datent de 2012 – ce champ de recherche fait aujourd’hui florès. Il a ouvert la voie à la reconnaissance visuelle ou auditive, et à tous les systèmes d’assistants numériques qui facilitent notre quotidien. 

Le réseau neuronal artificiel n’a en réalité rien de matériel. Comme le montre Yann LeCun, ils sont aussi proches du cerveau humain que le sont les avions des oiseaux. Ce sont des fonctions mathématiques, alliées à une compétence technologique et inspirées d’un modèle neuroscientifique. Ces méthodes d’apprentissage automatique sont capables de catégoriser les informations, de la plus simple à la plus complexe, en identifiant plusieurs « couches ». Elles sont dites « profondes » pour cette raison. « Les cerveaux humain et animal sont “profonds”, dans le sens où chaque action est le résultat d’une longue chaîne de communication synaptique (de nombreuses couches de traitement), poursuit le chercheur. Nous recherchons des algorithmes d’apprentissage correspondants à ces “architectures profondes”. Nous pensons que comprendre l’apprentissage profond ne nous servira pas uniquement à construire des machines plus intelligentes, mais nous aidera également à mieux comprendre l’intelligence humaine et ses mécanismes d’apprentissage ». Car l’enjeu prométhéen est bien celui-ci: résoudre le mystère de l’intelligence humaine.

Un pas important a été franchi le 27 janvier dernier, avec la victoire d’une machine sur un joueur de go. La revue scientifique américaine Nature révélait ainsi les progrès majeurs réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les travaux de Yann LeCun n’y sont pas pour rien.

Ni inquiétude ni euphorie, cependant. Car malgré les meilleurs espoirs et la réussite des plus ambitieux projets informatiques, nous demeurons « très loin de ce qu’un cerveau peut faire et nous n’en avons pas la prétention. Les animaux et les humains peuvent apprendre à voir, percevoir, agir et communiquer avec une efficacité qu’une machine ne peut approcher. » Un écart majeur sépare encore la machine de l’humain, l’une n’est capable que d’un apprentissage supervisé, lié à une tâche précise ; l’apanage de l’homme demeure l’apprentissage non-supervisé, soit l’autre nom de la curiosité. Yann LeCun n’en manque pas. Et la sienne est communicative.

Jacques Le Bris's insight:

Les cours de ce prestigieux pédagogue se tiendront chaque vendredi à 14h30, à partir du 12 février ; ils seront suivis d’un séminaire en relation avec le cours.

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Crimes et guerres de l’islam depuis les origines : ça, une religion de paix ?

Crimes et guerres de l’islam depuis les origines : ça, une religion de paix ? | Think outside the Box | Scoop.it
1943 : déclaration d’Himmler: « Je n’ai rien contre l’islam, parce que cette religion se charge elle-même d’instruire les hommes, en leur promettant le ciel s’ils combattent avec courage et se font tuer sur le champ de bataille: bref, c’est une religion très pratique et séduisante pour un soldat. 
« Vous avancez que l’islam n’est pas une religion de paix ? Je vous défie de m’apporter les sources fiables et authentiques qui le prouvent, » m’écrivait une lectrice.Elle ajoutait : « en islam, il est interdit de faire du mal même a une mouche. Tout ce que vous entendez et voyez sur l’islam n’est PAS L’ISLAM, c’est une image que les medias véhiculent pour répandre l’islamophobie.
J’espère juste donner l’envie à une ou deux personnes de remettre en cause l’idée toute faite qu’elle a de l’islam, et donner l’envie de s’informer plus intelligemment et plus objectivement. »

Cela tombe bien, car moi aussi je souhaite « remettre en cause l’idée toute faite de l’islam, et donner l’envie de s’informer plus intelligemment et plus objectivement. »

Alors voici.

A la lecture de cette liste, qui s’arrête en 2000, vous constaterez que l’islam est en effet une religion de paix : le terrorisme, le racisme, le génocide, la christianophobie, l’antisémitisme, c’est la paix et l’amour façon islam.

618 : massacre des ennemis à la bataille de Bu’ath
622 : Mahomet reçoit le verset: »tuez les infidèles où vous les trouverez, 

[…]

2000 : avril: en Arabie Saoudite, le journaliste isamélien Saleh al Harith est condamné à 7 ans de prison pour avoir mentionné l’attaque de la mosquée de Najran
2000 : octobre: à Dinajpur (Bangladesh), 4 musulmans brûlent le temple hindou


Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

Source : http://atheisme.org/listeislam.html

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Jacqueline SAUVAGE graciée

Jacqueline SAUVAGE graciée | Think outside the Box | Scoop.it

Le président de la République, en application de l'article 17 de la Constitution et après avis du ministre de la justice, a décidé d'accorder à Madame Jacqueline SAUVAGE une remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement de 2 ans et 4 mois ainsi que de l’ensemble de la période de sûreté qu’il lui reste à accomplir.

 

Cette grâce lui permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle. 

Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle, rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille, dans le respect de l’autorité judiciaire.

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Les dix casseroles de Vinci, bétonneur de Notre-Dame-des-Landes

Les dix casseroles de Vinci, bétonneur de Notre-Dame-des-Landes | Think outside the Box | Scoop.it
Il est le deuxième groupe de BTP au monde. Et champion français du béton, concessionnaire d’autoroutes, de parkings, de stades, d’aéroports. Il veut saccager la zone humide de Notre-Dame-des-Landes. Mais Vinci, c’est aussi une liste, non exhaustive, de dossiers destructeurs de l’environnement. Et de juteux arrangements financiers.

Vinci : cinq lettres, un géant peu connu, le promoteur du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe et concessionnaire du (...)
Jacques Le Bris's insight:

Les dix casseroles de Vinci :

1. La LGV entre Tours et Bordeaux : désastre commercial et environnemental

2. Des expropriations à moindre coût pour le grand stade de Lyon

3. En Russie, des soupçons de corruption pour une autoroute

4. Un plan pour les autoroutes très généreux

5. Le financement public-privé du stade contesté à Bordeaux

6. Les conditions de travail des migrants au Qatar dénoncées

7. Le très contestable projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

8. Une route du littoral au prix démentiel à La Réunion

9. Le grand contournement inutile de Strasbourg

10. Les juteuses opérations boursières de ses dirigeants

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Aberdeen : pour les salariés du pétrole, la fête est finie

Aberdeen : pour les salariés du pétrole, la fête est finie | Think outside the Box | Scoop.it
Selon les estimations du syndicat, quelque 12.000 salariés du secteur ont déjà perdu leur job depuis dix-huit mois à Aberdeen - Bloomberg
 
Les salariés de l’industrie pétrolière, qui comptaient parmi les mieux payés de la planète, doivent accepter de revoir leurs conditions.

Rude début de journée pour Jake Molloy, en cette matinée pourtant ensoleillée du 20 janvier. «  Rien que ce matin, il y a eu trois annonces de plans sociaux : un armateur, une société d’ingénierie et un exploitant de grues. Au total, 225 postes supprimés dans le secteur ! Hier, c’était une autre compagnie d’ingénierie qui annonçait 150 licenciements. Chaque jour, il y en a un peu plus… »

Le délégué régional du syndicat RMT des travailleurs offshore a l’air fatigué. Ses traits sont tirés, son regard bleu semble vaguement découragé derrière ses lunettes demi-cerclées. Selon les estimations du syndicat, quelque 12.000 salariés du secteur ont déjà perdu leur job depuis dix-huit mois, ici, à Aberdeen. Et, pour l’instant, impossible d’entrevoir une lueur au bout du tunnel. « Je ne suis pas optimiste, il y aura beaucoup d’autres annonces d’ici à la fin de l’année », soupire-t-il.

Retour de balancier

La semaine précédente, BP avait concentré, à lui seul, 600 suppressions de postes dans la cité écossaise, soit 20 % de ses effectifs dans la région, sur les 4.000 annoncées dans le monde. La nouvelle a porté un sérieux coup au moral des troupes, d’autant que son compatriote Petrofac a annoncé 160 licenciements le même jour. Sacré retour de balancier pour ces salariés que l’industrie pétrolière s’arrachait il y a moins de deux ans. « Entre 2011 et mi-2014, tout était incroyable ici. C’était l’euphorie, il fallait gérer la croissance, et ce n’était pas si facile de trouver du personnel qualifié. Les salaires augmentaient de 7 % par an ! », témoigne un cadre supérieur dans un groupe parapétrolier. Selon le syndicat professionnel Oil & Gas UK, le salaire moyen dans l’industrie pétrolière atteignait alors 64.000 livres par an (85.000 euros), contre 26.000 dans l’ensemble du pays.

Les personnels dits « contractés », qui travaillent à leur compte et sont nombreux dans cette industrie, facturaient jusqu’à 1.500- 2.000 livres sterling par jour. « Certaines compagnies distribuaient même des iPad comme cadeau de Noël ! », raconte une jeune expatriée, l’œil brillant.

Cet âge d’or n’est, aujourd’hui, plus qu’un lointain souvenir. Selon Andy Greenwood, du cabinet de recrutement Air Energi, le marché du travail n’est certes pas complètement bloqué dans le secteur. « Il y a encore des recrutements, dans la mise en service des gisements, les opérations ou la maintenance », dit-il. « Mais le marché est plus difficile, et les tarifs ont baissé, de 25 % à 30 % pour les salariés “contractés” par exemple. »

Dernier exemple en date, le parapétrolier Amec Foster Wheeler vient d’annoncer une réduction de 7,5 % pour les 830 « contractés » qu’il emploie. Chez ceux qui ont conservé leur poste, c’est désormais l’inquiétude qui prévaut. « Chacun se demande s’il fera partie du prochain train », témoigne un cadre de l’industrie.

 

 

Perte de compétences

Les conditions de travail ont aussi été durcies, par exemple pour les rotations sur les plates-formes pétrolières. Jusqu’à présent, les salariés bénéficiaient de trois semaines chez eux après deux semaines en mer. Ils doivent désormais passer trois semaines sur la plate-forme pour le même temps de repos. « Et ce, sans augmentation de salaire : cela permet aux compagnies de gagner 20 % sur leurs frais de personnel », indique Jake Molloy. Le syndicaliste évoque le désespoir de ceux qui restent sur le carreau, peinant à retrouver un poste. «  Quelques ingénieurs qualifiés ont pu se recaser au Moyen-Orient, où l’activité est toujours élevée, mais c’est impensable pour la plupart des cols bleus », dit-il. Certains ont dû quitter l’industrie pétrolière. « Ils se retrouvent assistants sociaux, chauffeurs de bus ou de taxis », poursuit Jake Molloy.

Beaucoup à Aberdeen soulignent les dangers liés à la situation. « Certains salariés parmi les plus qualifiés sont recrutés dans la pharmacie, le nucléaire, les énergies renouvelables », indique Andy Greenwood. « Il y a un vrai risque de perte de compétences. » Les autorités locales et les industriels en ont bien conscience et croisent les doigts pour que le creux de cycle ne dure pas trop longtemps.

A. F. (à Aberdeen)
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Le virus Zika, une menace pour les bébés d'Amérique latine

Le virus Zika, une menace pour les bébés d'Amérique latine | Think outside the Box | Scoop.it

Une simple piqûre de moustique et, quelques mois plus tard, un bébé qui naît avec une boîte crânienne anormalement petite : en Amérique latine, le virus Zika commence à semer la panique, avec déjà des milliers de nourrissons touchés.

Il y a trois mois, quand les premières informations sur un lien entre ce virus et la microcéphalie, une anomalie congénitale rare, ont paru au Brésil, Jacinta Silva Goes venait d'apprendre qu'elle attendait son troisième enfant.

"J'ai très peur", confie à l'AFP cette employée domestique de Sao Paulo, qui ne sait pas comment se protéger face au moustique tigre, vecteur du virus.

"Pour l'instant je n'utilise pas d'anti-moustiques car le médecin ne m'a rien dit, il ne m'a pas parlé du virus Zika. Tant qu'il ne me dit pas quoi faire, je ne peux rien décider par moi-même car ça peut être dangereux pour le bébé", ajoute la femme de 39 ans.

Très demandés, les produits anti-moustiques ont vu leur prix flamber ces dernières semaines au Brésil.

Dans la région, les craintes face au virus ont entraîné la fumigation du plus grand cimetière de Lima mais aussi des recommandations inédites de la part des gouvernements colombien et salvadorien : ne pas tomber enceinte.

Des produits anti-moustiques en vente dans une pharmacie, le 21 janvier 2016 à Sao Paulo au Brésil © Miguel Schincariol AFP

L'infection en elle-même semble inoffensive : non contagieuse, elle se manifeste par des symptômes grippaux (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées, trois à douze jours après la piqûre par le moustique. Dans 80% des cas, la maladie, très rarement mortelle, passe inaperçue.

- Brésil, pays le plus touché -

Le danger est pour les femmes enceintes et leur bébé. Après des mois de spéculations, des scientifiques brésiliens ont confirmé cette semaine que le virus se transmet de mère à enfant via le placenta.

Arrivé l'an dernier sur le continent, le Zika s'est propagé à très grande vitesse dans la région où le moustique tigre, qui transmet aussi la dengue et le chikungunya, est omniprésent, raconte Sylvain Aldighieri, chef du département des maladies transmissibles de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Des femmes enceintes attendent pour une consultation à la maternité de Tegucigalpa, le 21 janvier 2016 au Honduras © ORLANDO SIERRA AFP

Selon l'OPS, 18 pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont confirmé la présence du virus sur leur territoire. Le plus touché est le Brésil, qui ne communique pas le nombre de personnes infectées mais les cas de microcéphalie qui pourraient être liés.

Car étrangement, pendant que le virus s'étendait, les cas de microcéphalie se sont multipliés : pour l'instant, il n'existe aucune preuve scientifique du lien entre les deux, mais les spécialistes s'alarment face au nombre de cas suspects de cette malformation congénitale, néfaste au développement intellectuel.

Il sont près de 3.900 au Brésil, contre 1.248 en novembre dernier, et seulement 147 sur toute l'année 2014.

Le virus frappe en Colombie, avec 13.500 personnes touchées (et une centaine de cas de microcéphalie), au Salvador (5.561 malades) et au Honduras (608). Quelques dizaines de cas ont été recensés dans les autres pays.

Les scientifiques étudient également un possible lien entre le Zika et le syndrome de Guillain-Barré, qui entraîne une paralysie pouvant être irréversible.

- Voyages et grossesses déconseillés -

L'inquiétude atteint les Etats-Unis, qui recommandent aux femmes enceintes d'éviter de se rendre dans 14 pays d'Amérique latine et des Caraïbes.

Une mauvaise nouvelle pour le secteur touristique, à deux semaines du carnaval et quelques mois des Jeux olympiques du Brésil, pays en récession qui compte sur l'arrivée massive de visiteurs pour doper ses recettes.

A Paris, Emilie Goldman a choisi, par prudence, d'annuler son voyage à Bahia (nord-est du Brésil). Son premier enfant doit naître en avril.

"En France on ne parlait pas de ça", raconte cette femme de 33 ans. "Mais j'ai commencé à parler avec certains médecins pour savoir les répercussions et je me suis rendue compte que, pour une semaine de vacances, ça ne vallait pas la peine de prendre tant de risques".

Si le gouvernement colombien conseille d'éviter toute grossesse dans les six prochains mois, il se veut aussi rassurant.

"Le lien entre microcéphalie, Guillain-Barré et le virus Zika n'est encore qu'une suspicion, et non une certitude, il n'y a pas d'études en profondeur à ce sujet", a expliqué le vice-ministre de la Santé, Fernando Ruiz.

Mais le pays prévoit déjà plus de 600.000 cas du virus pour 2016.

22/01/2016 09:06:08 - Sao Paulo (AFP) - Par Rosa SULLEIRO - © 2016 AFP

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À Davos, les hommes parlent (encore)

À Davos, les hommes parlent (encore) | Think outside the Box | Scoop.it

« Les hommes continuent à diriger le monde, et ça ne se passe pas si bien », lance Sheryl Sandberg au Forum de Davos où, comme tous les ans, sur les 2500 « leaders » invités, moins de 20% sont des femmes.


 


2016 et toujours la même rengaine ? Presque. La ville suisse de Davos accueille le 46ème Forum économique mondial (WEF) du 20 au 23 janvier. Plus de 2500 personnalités de tous horizons sont attendues : 1500 leaders de la société civile, 40 chefs d’Etat, 300 ministres… Des personnalités influentes parmi lesquelles ne se trouvent que 18% de femmes. C’est seulement un point de plus que l’année dernière et accessoirement la meilleure proportion jamais atteinte au Forum économique mondial… Depuis 4 ans, presque aucune progression, malgré de timides incitations.

Seulement 450 femmes donc, essentiellement américaines. Les Etats-Unis ont en effet envoyé une délégation de 179 femmes (25% de leur représentant.e.s). Le Royaume-Uni 53 (22%), la France seulement 13, soit 19%.

 

« Ces taux sont encore trop faibles, reflétant toute une série de facteurs qui maintiennent les femmes en arrière plan dans le monde entier et que nous voulons démonter, à travers des initiatives comme notre rapport Gender Gap et le Gender Task Forces », a souligné le WEF.

Pour Sheryl Sandberg,  directrice générale et numéro 2 de Facebook, qui a pris la parole mercredi 20 janvier à Davos, il est temps que les choses changent : « Les hommes continuent à diriger le monde, et ça ne se passe pas si bien (…) Cela signifie que nous n’utilisons pas tous les talents de la population ». En novembre dernier, cette figure du monde numérique pointait du doigt une culture masculine de l’entreprise qui bloque l’avancement de carrière des femmes mais également le poids persistant de la vie familiale. Elle n’avait pourtant pas hésité à responsabiliser les femmes dans son livre Lean In, ce qui lui avait valu quelques critiques.

« Comment pouvez-vous attendre de trouver des talents ici alors que l’industrie du capital-investissement exclut 50% de la population »

Mais cette sous-représentation des femmes à Davos est-elle si étonnante ? Les hommes dirigent le monde – l’ONU comptabilise en effet seulement 11 femmes cheffes d’Etat – et fonctionnent souvent par réseau. Davos est en cela, une plateforme majeure : banquiers, financiers, investisseurs milliardaires, hommes politiques, économistes… les dirigeants du monde se retrouvent au WEF. « Comment pouvez-vous attendre de trouver des talents ici  alors que l’industrie du capital-investissement exclut 50% de la population ? », a demandé Teresa Whitmarsh, directrice exécutive de l’Office d’investissement de l’Etat de Washington, à la salle pleine d’hommes, comme le raconte The New York Times.

Mais comment concevoir « la quatrième révolution industrielle », le thème de cette année à Davos, sans les femmes ? D’autant plus qu’elles seront, selon un tout récent rapport du WEF, les premières victimes de la robotisation, détruisant des emplois dans les secteurs traditionnels dans lesquels elles sont bien représentées. Et en créant dans ceux où elles le sont moins.

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Zombie ships send maritime freight into worst crisis in living memory

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More than a wobble: maritime freight is in peril

 

Cheap debt, the China slowdown, and a glut of ships have seen the Baltic Dry
Index plummet to its lowest level in more than 30 years

 

The shipping industry is facing its worst crisis in living memory as years of rapid expansion fuelled by cheap debt have coincided with an economic slowdown in China.

“We are now at the stage where people are struggling to remember an era when it was this difficult, we’ve gone through what it was like in the 90s, the 80s and the 70s, so expressions like ‘living memory’ start to apply,” said Jeremy Penn, the chief executive of the Baltic Exchange in London.

The Baltic Exchange has set shipping rates for more than two-and-a-half centuries and the situation its members now face is grim.

“Ship owners are facing the tough decision of whether to just drop anchor and hope it gets better,” added Mr Penn.

 

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Réensauvager la moitié de la Terre : la dimension éthique d’un projet spectaculaire

Réensauvager la moitié de la Terre : la dimension éthique d’un projet spectaculaire | Think outside the Box | Scoop.it

Quatre corridors écologiques potentiels pour réensauvager l'Amérique du Nord.


L’idée du « rewilding » portée par Edward O. WIlson invite à repenser le rapport de l’homme à la nature.

 

Les milieux scientifiques attendent avec impatience la publication du livre d’Edward O. Wilson Half-Earth: Our Planet’s Fight for life qui paraîtra début 2016 aux Etats-Unis. Cet ouvrage présente en détail une initiative de « réensauvagement » (rewilding) qui se propose de consacrer la moitié de la surface terrestre à la préservation de la biodiversité.

Le célèbre biologiste et naturaliste suggère pour cela de constituer de grands parcs de la biodiversité et de préserver et réorganiser l’habitat en reliant les populations locales au niveau continental. Les habitants de ces gigantesques réserves y travailleraient comme éducateurs environnementaux, gestionnaires ou encore gardes forestiers. Ce modèle s’inspire des projets de conservation à grande échelle tels qu’il en existe déjà dans le nord-ouest du Costa Rica avec la zone de conservation de Guanacaste (ACG).

Pour remettre cette proposition en perspective, rappelons que la sixième extinction massive d’espèces est aujourd’hui en marche. La Terre n’avait pas vu disparaître autant d’espèces animales depuis la fin des dinosaures. Les causes de cette situation sont bien connues : déprédations humaines, destruction de l’habitat des espèces, surpopulation, épuisement des ressources, étalement urbain et changement climatique.

 

Vision anthropocentrée

Wilson est l’une des stars mondiales des sciences naturelles. Ce spécialiste des fourmis à qui l’on doit l’invention de la biogéographie insulaire défend l’idée que les humains sont en lien avec les autres espèces (biophilie). Il tire régulièrement la sonnette d’alarme à propos de l’extinction massive des espèces. C’est aussi un auteur inspiré et prolifique ayant écrit de nombreux ouvrages sur la biodiversité, la science et la société. Alors quand Wilson a commencé à évoquer le réensauvagement, les gens ont inévitablement tendu l’oreille.

Spécialiste de l’éthique et des politiques publiques, je suis aussi sensible à la cause animale et environnementale. J’ai donc suivi avec intérêt cette proposition dont je pense qu’elle est tout à fait viable. Mais elle souffre à mes yeux d’un défaut majeur : sa vision anthropocentrée de la valeur de la vie. Le point de vue éthique de Wilson et son apparente évolution nous invite à réfléchir à la manière dont les gens devraient vivre les uns avec les autres et avec la nature, et tout particulièrement dans le cas d’un réensauvagement.

 

Le revirement éthique de Wilson

J’ai entendu Wilson pour la première fois à Washington, au début des années 2000. Lors de cette conférence, il sembla résigné au sujet du recul inéluctable de la biodiversité terrestre. Il était alors en faveur du référencement, de l’échantillonnage et du stockage du patrimoine biotique du monde pour en faire bénéficier la recherche biomédicale. Et peut-être, un jour, pourrions-nous faire revivre une espèce éteinte ou deux… Ce n’est pas une mauvaise idée en soi. Mais son discours était tristement fataliste et totalement dépourvu de toute responsabilité morale à l’égard des autres espèces et de la nature en général.

Ce qui est frappant dans ce projet de réensauvagement, ce n’est pas tant le revirement éthique qui fait passer Wilson de partisan du catalogage de la nature à celui de sa préservation, mais bien sa dimension morale. Dans plusieurs interviews, il s’en réfère à la nécessité pour l’humanité de développer une éthique qui se soucie de la vie sur Terre, en ne plaçant pas les désirs et les besoins d’une seule espèce (Homo sapiens) au-dessus du bien-être de toutes les autres.


 

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La menace des tempêtes financières

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Editorial du « Monde ». Le risque était connu. Il s’est vérifié beaucoup plus vite que prévu. 2016 démarre comme l’année du retour des crises financières. Depuis le début du mois, les Bourses de Chine ont chuté de 20 %, la place de Paris de près de 10 %, tandis que, à New York, Wall Street a reculé de plus de 8 %. Cette baisse brutale est le reflet d’une triple crise – chinoise, pétrolière, américaine –, qui menace l’économie mondiale.

Brutale transition économique en Chine

Le choc premier vient de Chine. Le pays connaît une transition économique douloureuse. Il n’est plus l’atelier du monde, qui a fait sa fortune depuis un quart de siècle. Pas assez performante, l’économie chinoise peine à se moderniser et à réorienter son modèle de croissance vers la consommation intérieure. Pékin pilotait jusqu’à présent avec fermeté une économie qui est tout sauf une économie de marché : crédits fixés par la Banque de Chine, taux de change contrôlés, salaires de facto fixés par l’Etat, pans entiers de l’économie protégés.

Le système ne s’effondre pas, mais la...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/16/la-menace-des-tempetes-financieres_4848519_3232.html#2QJYIZq9gFCPIfqd.99
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Le grand retour de l'Europe brune - le GEAB fête ses 10 ans dans la noirceur.

Le grand retour de l'Europe brune - le GEAB fête ses 10 ans dans la noirceur. | Think outside the Box | Scoop.it


Cher abonné,
Voici 100 numéros, voici 10 ans, que l’incroyable aventure du GEAB se poursuit.

Laissez-moi vous raconter cette histoire.

Le GEAB est né en janvier 2006 d’une volonté farouche d’indépendance de notre think-tank LEAP[1] : indépendance intellectuelle indispensable à la pertinence de nos travaux sur la démocratisation européenne et sur la place de l’Europe dans le monde, et nécessitant l’indépendance financière. Jusqu’en 2005, les trafics de nos sites web nous disaient combien nos travaux intéressaient. Alors nous avons fait ce pari fou : accroître en qualité et en quantité nos contenus et en rendre payante une partie… pour en tester chaque mois la pertinence, pour en assurer durablement la liberté. Le GEAB était né… mais le pari allait-il être gagné ?

 

« Fort bien, mais a-t-il de la chance ? »[2]

Dès le deuxième numéro, le terme de « crise systémique globale » est introduit, une anticipation présentée sous forme d’« alerte » et assortie d’une expression que tous les analystes de la crise reprendront ensuite très souvent : « la fin du monde tel qu’on l’a connu ».  Mais que vient faire la chance là-dedans me direz-vous ? Notre chance a été que l’expression « fin du monde » est partie en viral sur internet. La notoriété du GEAB était née… le 15 février 2006.

 

Mais les vraies heures de gloire étaient encore devant nous.

En effet, nous annoncions une crise de nature systémique et de proportion globale début 2006, deux ans avant le début communément admis de cette crise. Deux années durant lesquelles nous n’avons pas failli. Et ce, malgré les attaques et messages injurieux que nous recevions, heureusement compensés par des messages encore plus nombreux de félicitations.

Clairvoyants et constants au milieu de l’aveuglement général sur le miracle des algorithmes financiers censés tirer profit de toutes les situations, nous avons maintenu le cap d’une anticipation argumentant inlassablement les détails de la crise en préparation. Puis Lehman Brothers a fait faillite dans l’explosion de la crise des subprimes que nous avions anticipée en détail.

 

Et tout le monde se met à parler du GEAB…

Et lorsque je dis « tout le monde », c’est vraiment le monde entier. Nos communiqués publics sont traduits dans des dizaines de langues, repris sur des centaines de sites web, le GEAB se vend à la sauvette sur les sites de piratage, certains sites traduisent le GEAB entier dans leur langue et tentent de le vendre, les emails agressifs ou élogieux pleuvent, les abonnements s’amoncellent, la méthode d’Anticipation Politique utilisée pour produire ce travail intéresse de plus en plus[3]…

Et puis, il y a ces moments émouvants où, des membres ou des proches de notre équipe, se retrouvant dans des voyages en Turquie, ou des missions professionnelles dans les plantations de cacao au Brésil, ou encore en stage de plongée en Thaïlande, font connaissance avec des gens de toutes nationalités et des profils inattendus… qui lisent le GEAB et aiment à en parler.

 

Le grand défi : pérenniser ce succès.

« Notre » crise devient « la » crise. Tout le monde se l’approprie, la décortique, la décrit, en propose des interprétations… pendant que la crise elle-même poursuit son chemin, se transforme, se diffuse, impacte de nouveaux secteurs, s’affaiblit ici, réapparaît là. Notre constance à voir dans la crise les effets d’une transition majeure d’un monde occidentalo-centré à un monde multipolaire trouve dans toutes ces évolutions un fil conducteur efficace. Certes, toutes nos anticipations ne se concrétisent pas mais toutes aident à la compréhension générale des tenants et aboutissants de la crise. Des chefs d’entreprise nous disent d’ailleurs combien nos analyses les aident à améliorer leurs décisions dans l’instabilité générale et l’absence de visibilité qui caractérisent désormais leur environnement professionnel.

  

En 2012, nous perdons notre directeur des études.

Fin 2012, au terme de quatre ans de maladie, notre directeur des études, Franck Biancheri, décède. L’équipe qui l’entourait dans la rédaction du GEAB, forte des milliers d’heures passées à discuter avec lui, à intégrer sa vision, son mode de pensée, et, plus concrètement, sa méthode élucidée, la méthode d’anticipation politique, relève à sa demande le gant de la poursuite du travail sans lui. Ce changement se combine avec le fait que la crise évolue vers des dimensions politiques puis géopolitiques. Et c’est un GEAB un peu différent qui se fait jour alors : plus géopolitico-politique, moins focalisé sur l’effondrement du « monde-d’avant », davantage sur l’émergence du « monde-d’après »…

 

Garder un temps d’avance doit rester la priorité.

Le GEAB de 2006 annonçait de grands changements à un système qui se croyait immuable ; le GEAB post-2012 montre les perspectives d’avenir à un monde au bord de l’apocalypse. Mais l’Occident n’est pas le monde et les pires guerres prennent toujours fin. Alors fournir une vision des pistes de recomposition du monde, tout en continuant à montrer les tendances destructrices à l’œuvre, est devenu notre double mission.

 

De nouveaux succès d’anticipation confortent le nouveau format

Crise pétrolière ? Vue ! Crise automobile ? Vue ! Crise des compagnies aériennes européennes ? Vue ! Maintien de l’euro ? Vu… envers et contre tous. En trois ans, notre équipe a apporté la preuve à ses lecteurs, et s’est prouvé à elle-même, que la méthode d’anticipation politique de LEAP était bien un outil intellectuel transmissible. Vous êtes là pour le prouver ainsi que les dizaines de milliers de lectures de nos communiqués publics. Fin 2013, LEAP a alors conclu à la pertinence de transformer l’essai et décidé de moderniser le Bulletin : nouvelle équipe administrative emmenée par Geta Grama-Moldovan que je n’ai pas besoin de présenter, nouvelles langues, nouveau site web, nouveau template, nouveau format (Epub), et aujourd’hui nouvelles revues de presse…

Le GEAB est bel et bien là, suscitant toujours le respect et la critique… la convoitise aussi et même les tentatives de contrefaçons, meilleures preuves de sa valeur intrinsèque !

 

Oui, le GEAB est unique !

Ancré dans une histoire et des réseaux européens, fondé sur une méthode originale d’anticipation politique, mu par la volonté d’indépendance et de pertinence du LEAP, courageux et libre, le GEAB propose depuis 10 ans une lecture de la crise qui, en plein chaos d’interprétation médiatique et de réaction politique, reste rationnelle, originale, constante et régulièrement validée.

 

Que vous nous suiviez depuis 10 ans ou depuis 1 mois, sans vous, le GEAB ne serait pas.

Depuis 10 ans, ce sont vos abonnements, ces votes de confiance que vous nous adressez chaque mois, qui nous encouragent à poursuivre notre travail d’analyse et d’anticipation. Grâce à vous, le LEAP est probablement le seul think-tank au monde connecté au grand public, « élu » par le grand public… au lieu d’être financé par les pouvoirs publics ou des intérêts privés, comme tous les autres.

C’est cet ancrage « démocratique » et cette approbation publique qui nous permettent de nous engager dans l’action avec des projets plus qu’innovants tels que le Sommet des Jeunes Leaders Euro-BRICS[4], l’Agora des Citoyens de l’Euroland[5] ou encore notre projet de démocratisation du futur, l’Open School of Political Anticipation[6], qui devrait bientôt voir le jour.

C’est donc avec fierté mais surtout avec une immense gratitude pour vous que nous signons aujourd’hui le 100e numéro… et nous vous donnons déjà rendez-vous pour un numéro 101 dans la lignée des 100 premiers… tout simplement.

 

Le GEAB de LEAP est là et bien là… et vous avec nous, nous l’espérons…

Fidèlement vôtre,

Marie-Hélène Caillol
Présidente LEAP et directrice de publication du GEAB
Auteure du Manuel d’Anticipation Politique (Anticipolis, 2009)

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