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FINANCE • La culture de la cupidité tient bon à Wall Street

FINANCE • La culture de la cupidité tient bon à Wall Street | Think outside the Box | Scoop.it
Les codes d'éthique établis par les grandes banques américaines ne seraient-ils que de la poudre aux yeux ? Selon une enquête réalisée auprès de professionnels du secteur, une personne sur quatre serait prête à commettre un délit d'initié si elle était sûre de ne pas se faire prendre.

 

Ethique. Valeurs. Intégrité. Les patrons de Wall Street ont sans cesse ces mots à la bouche. Toutes les banques ont soigneusement élaboré un code de conduite. “Notre intégrité et notre réputation dépendent de notre capacité à faire ce qui est juste même quand ce n'est pas facile”, proclame le dirigeant de JPMorgan Chase. “Aucune incitation ou perspective financières – quel que soit le résultat financier – ne justifie que nous nous éloignions de nos valeurs”, déclare Goldman Sachs.

Mais un nouveau rapport laisse entendre que ces nobles propos ne sont que des paroles en l’air. Il vient d'être publié par le cabinet d'avocats Labaton Sucharow à la demande de Jordan A. Thomas, l'un de ses associés, qui a naguère été directeur assistant de la Securities and Exchange Commission [SEC, l'équivalent américain de l'Autorité des marchés financiers].

Sur les 250 personnes travaillant pour des sociétés financières qui ont répondu au questionnaire – courtiers, gestionnaires de portefeuille, banquiers, gestionnaires de fonds alternatifs, analystes financiers, conseillers en investissement, etc. –, 23 % déclarent avoir “observé ou avoir eu connaissance directement d'actes condamnables sur le lieu de travail”. Si cela ne suffit pas à attirer votre attention, en voilà encore : 24 % des personnes interrogées se disent prêtes à “commettre un délit d'initié pour gagner 10 millions de dollars si elles étaient sûres de ne pas se faire prendre”.

Des dirigeants peu regardants

A l'approche du 5e anniversaire du déclenchement de la crise financière – en septembre –, les enquêtés semblent avoir la mémoire plus courte que jamais. Si ce rapport dit vrai, la culture insidieuse de la cupidité est de retour, à moins qu'elle n'ait jamais disparu. Les résultats n'ont peut-être pas de valeur scientifique, mais ils sont frappants. Par exemple, 26 % des personnes ayant répondu pensent que “les systèmes de rémunération ou de prime existant dans leur société incitent les collaborateurs à compromettre les normes éthiques ou à violer la réglementation”.

Pour certains, les problèmes viennent du sommet même : 17 % de ces employés s'attendent à ce que “leurs dirigeants regardent ailleurs s'ils soupçonnent un de leurs meilleurs éléments de pratiquer un délit d'initié”. Plus troublant encore, “15 % doutent que leur hiérarchie, si elle apprenait que l’un de leurs meilleurs éléments avait commis un délit, le signalerait aux autorités”.

On dit souvent qu'il est injuste de mettre tout le monde dans le même panier et c'est vrai. Dans ce secteur, la grande majorité des employés sont des gens biens qui font du bon travail. Les chiffres présentés dans le rapport reflètent toutefois une réalité troublante : les brebis galeuses sont peut-être plus nombreuses qu'on ne le croit. On doit s'inquiéter quand “28 % des personnes pensent que le secteur des services financiers ne fait pas passer les intérêts de ses clients en premier”.

Gordon Gekko n'est pas mort

Chose curieuse, le problème est davantage prononcé chez les plus jeunes. Vous vous rappelez la question relative au délit d'initié ? Eh bien 38 % des employés ayant moins de dix ans d'expérience se disent prêts à en commettre un pour empocher 10 millions de dollars s'ils étaient sûrs de ne pas se faire prendre. Ce résultat me frappe particulièrement, parce que je me serais attendu à ce que la prochaine génération des dirigeants de Wall Street se soucie davantage de construire une culture anti-Gordon Gekko [le financier voyou incarné par Michael Douglas dans Wall Street, film d'Oliver Stone sorti en 1987].

Tous les meilleurs cursus de MBA (Master of business administration, maîtrise en administration des affaires) du pays ou presque proposent des cours d'éthique qui sont souvent obligatoires. En 2008, une coalition d'étudiants a lancé le “MBA Oath” [le serment du MBA] par lequel ils s'engagent à “créer de la valeur de façon responsable et éthique”. Plus de 6 000 étudiants y ont adhéré.

Le problème est aggravé par un trait commun à tous les êtres humains, quel que soit leur secteur d'activité. “Les gens prévoient qu'ils se comporteront de façon plus éthique qu’ils ne le font en réalité”, selon une étude dirigée en 2007 par Ann Tenbrunsel, professeure à l'université Notre-Dame. “Ensuite, ils pensent qu'ils se sont comportés de façon éthique alors que ce n'était pas le cas.Il n'est donc pas surprenant que la plupart des individus croient à tort avoir une conduite plus éthique que la majorité de leurs pairs.”

Lanceurs d'alerte

Ceci explique peut-être pourquoi 89 % des personnes ayant répondu au questionnaire de Labaton Sucharow “se disent prêtes à signaler toute action répréhensible” mais que si peu le font. Dans le cadre de la loi Dodd-Frank, qui réforme le marché financier, la SEC a créé un système permettant de reverser 10 à 30 % des amendes collectées à tout lanceur d’alerte à l’origine des poursuites. Le fonds, doté de 500 millions de dollars au démarrage, dispose encore de 450 millions. Toutefois Stephen Cohen, directeur de la division chargée de l’application de la loi à la SEC, a annoncé que d’importants versements seraient bientôt réalisés. Jordan A. Thomas, du cabinet d’avocats Labaton Sucharow, a participé à la mise au point de ce programme quand il était à la SEC et il représente aujourd'hui des lanceurs d'alerte. “On est dans une culture du silence, explique-t-il. Personne n'est prêt à parler.”

Apparemment, selon beaucoup trop de gens, la cupidité, c'est toujours bien. [Référence à une phrase célèbre de Gordon Gekko, “Greed is good”, "La cupidité, c’est bien”.]
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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"Pour les transhumanistes, l'Homme va vivre plus de 1.000 ans"

"Pour les transhumanistes, l'Homme va vivre plus de 1.000 ans" | Think outside the Box | Scoop.it

Plus de 700 scientifiques viennent de signer une pétition contre les dangers de l'intelligence artificielle. Laurent Alexandre, chirurgien urologue et président de DNAVision, explique les enjeux du transhumanisme, qui vise à augmenter les capacités physiques et mentales de l'être humain., qui pourrait vivre jusqu'à 1.000 ans.

 

Qu'est-ce que le transhumanisme ?

Il s'agit d'une idéologie démiurgique, qui veut d'une part rendre l'Homme immortel, d'autre part, augmenter autant que faire se peut ses capacités et défenses physiques et enfin "brancher" de l'intelligence artificielle directement sur le cerveau humain.

 

Ce mouvement est-il porté par des entreprises?

Oui, et l'entreprise qui est le plus en pointe dans ce mouvement très populaire dans la Silicon Valley est Google, qui via sa filiale Calico veut "tuer la mort", comme l'a récemment titré le magazine Time. Et Google Ventures, leur filiale de capital-risque dirigée par Bill Maris est elle aussi très impliquée dans le transhumanisme. Tout comme Kurz Weil, "director of engeneering " chez Google, et qui tient un blog sur ce sujet. Car c'est Google qui est vraiment en pointe sur ce thème : ils évoquent par exemple la notion "d'uploading", qui permettrait de transférer un esprit ou une âme humaine dans un ordinateur, pour la sauvegarder en attendant de la transférer dans un corps humain…

L'opération inverse, le "downloading", consiste à intégrer au corps et au cerveau humain des éléments d'intelligence artificielle, comme une mémoire étendue ou un "moteur de recherche" intégré, par exemple. Ils sont tellement en pointe qu'ils ont d'ailleurs racheté la quasi-totalité des entreprises de robotique, par exemple. On peut voir un exemple de ces réalisations avec Spot, leur "chien-robot" créé par leur filiale Boston Dynamics. Et ils financent aussi la Singularity University, qui consacre ses travaux au transhumanisme.

 

D'autres sociétés sont-elles aussi impliquées dans ce mouvement?

Oui, par exemple tous les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) sont impliqués, ils ont tous investi massivement dans l'intelligence artificielle, par exemple. Toujours dans la Silicon Valley, le scientifique et entrepreneur Peter Diamantis, cofondateur de la Singularity University, travaille aussi sur ce sujet. Et le débat sur le transhumanisme commence même à gagner le grand public, grâce à des débats publics et des articles de presse.

 

Est-ce que ce mouvement suscite des débats ?

Oui, bien sûr, et certains dirigeants d'entreprises ou ex-dirigeants high-tech américains commencent à s'inquiéter de ce phénomène, comme Bill Gates, l'ex-PDG de Microsoft, qui estiment que l'intelligence artificielle peut être à terme dangereuse pour l'Homme. D'autres estiment que ce mouvement est légitime, car qui ne voudrait pas échapper aux maladies? Qui ne voudrait pas vivre 1.000 ans?

 

Hum, on peut ne pas vouloir vivre 1.000 ans…

Ah, ça, ce sont les dépressifs qui disent ça, mais si vous êtes en pleine santé, heureux de vivre, content d'être sur Terre, n'auriez-vous pas envie de vivre 1.000 ans? Si vous leur posez la question, la majorité des gens répondront "oui" ! Qui veut d'une humanité fragile ? Qui préfère être malade et chétif au lieu d'augmenter ses capacités ?

En fait, on peut dire qu'il existe un "transhumanisme défensif", qui vise à protéger l'espèce humaine des maladies et des atteintes dues au vieillissement, et un" transhumanisme offensif", qui s'emploie à augmenter les capacités de l'être humain?

Oui, c'est un peu ça. Et c'est bien sûr le deuxième qui fait débat, la plupart des gens acceptant les progrès de la médecine. D'ailleurs, à ce titre, on peut considérer que le transhumanisme existe déjà, avec toutes les prothèses artificielles très sophistiquées qui existent actuellement. J'en avais fait la remarque lors d'un débat à Jean-Michel Besnier, un opposant au transhumanisme, en lui disant que du fait de l'existence de ces prothèses, nous étions tous aujourd'hui, sans le savoir, partisans de ce mouvement.

 

Ce mouvement -ou cette idéologie- comporte-il des risques?

Tout mouvement démiurgique comporte des risques, bien sûr. Même Elon Musk, par exemple, le fondateur de Tesla, a déclaré en 2014 que les robots pouvaient être plus dangereux que le nucléaire. Il a aussi récemment co-signé un appel récemment avec Stephen Hawking et plusieurs centaines de scientifiques et d'universitaires pour lancer une alerte sur les dangers potentiels de l'intelligence artificielle.

 

Justement, que pensez-vous de l'expérience de Gabriel Licina, qui s'est fait injecter dans les yeux une substance devait lui permettre de bénéficier de la vision nocturne des chats?

Disons qu'il est clair que les effets secondaires n'ont pas encore été évalués à ce stade.

 

Peut-on parler de "folie des grandeurs" chez les tenants du transhumanisme ?

Ils défendent une idéologie démiurgique… Par définition, celle ci- ressortit à une volonté paranoïaque de rendre l'Homme tout puissant et maître de l'univers. C'est une vision qui se trouve aux antipodes de la pensée religieuse, et les défenseurs du transhumanisme  pensent que "l'Homme 2.0" dont ils souhaitent l'avènement n'est ni plus ni moins qu'une sorte de Dieu…

 

Les Etats envisagent-ils de légiférer sur le sujet, pour éviter les abus, par exemple?

Cela semble difficile, car si des lois trop contraignantes existent, les gens iront bénéficier de ces avancées dans les pays où elles seront légales.

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Think The Blockchain is Interesting But Bitcoin Isn’t? Think Again

Think The Blockchain is Interesting But Bitcoin Isn’t? Think Again | Think outside the Box | Scoop.it

Whilst the “Blockchain is interesting” narrative has merit, it created a dismissive approach to Bitcoin that misses a trick.  If you don’t want to miss that trick, read on.

Banks have gotten into this “Blockchain” thing like it’s the new snake oil,  a conversation about “Blockchain” will open any door and liberate a little budget.  As this Dilbert remix excellently sums up


This isn’t the first post to explore “Bitcoin bad, Blockchain good”, but there are some things I felt still needed to be said. There is an excellent post by Richard Brown (which I recommend reading as pre-text to this) and another by Chris Skinner. Both make the point that saying “Blockchain not Bitcoin” is dangerous.

The subject has become too binary, either you believe Bitcoin will eat the world, or it is incompatible with current banking regulation and practices.

It may be helpful to understand why the banks instinctively warm to the Bitcoin bad narrative. There are three main misconceptions and one thing I agree with fuelling this:

  1. The Misconception: It’s easier to launder money with Bitcoin
  2. The Misconception: Bitcoin is not secure
  3. The Misconception: Bitcoin would not be profitable for banks
  • The Interesting Truth: There are valid, exciting and profitable use cases for the technology outside of Bitcoin’s architecture

I’ll tackle the misconceptions later in this post, but first it’s worth a quick refresher on what’s interesting about Bitcoin.

 

Bitcoin’s Got Talent

Perhaps the reason there are so many misconceptions because so few people understand Bitcoin. It has a number of unique properties that banks are seeing as a threat, rather than an opportunity.  Think about the problem of Cash for banks…

Cash Got Problems (yo)

When you have money in your bank account, it’s not actually yours legally. The bank owe’s it to you (as ever there’s an excellent Richard Brown post that goes into more detail on this). They’re using that money on the stock market to make a profit.

The more you use debit and credit cards, the more profitable you are. If you draw out your entire wage as cash every month you’re one of the least profitable customers.

Paper cash is expensive. There are an army of vans moving cash around the country, from supermarkets to vaults and back again.  A logistical nightmare that adds a ton of cost compared to digital money.

Paper cash is also risky, it’s near impossible to trace because it exists physically and carries its value as it moves. Do you know where the cash in your wallet came from or who had it last? What about before then? If you ran a drug cartel, it would be very helpful to have a network of chicken shops to take all of that cash and get it into the banking system.  In developed markets cash is slowly being displaced (not nearly as fast as you might think!)


But in developing economies it’s a different story

Cash Can Reach Where Banks Can’t

220 Million Agricultural Workers are paid in cash. If you live on a remote farm, or are urban poor, there’s a good chance you’re not profitable as a current account customer. You wouldn’t put enough money in the account per month to make the cost of giving you an account make sense for the bank.  Banks have to maintain branches, servers, data centres… all of that cost makes you expensive unless you’re giving them a significant amount of money per month to profit from.

If you get paid in cash, you’re trapped in a cycle of cash.

Recent years have seen the emergence of mobile airtime being used in place of cash… this helps, but only solves part of the problem. You’re still getting paid in cash and you still can’t save or borrow. You’re still not financially included.

 

Bitcoin As Digital Cash

When I send you money from my bank account to yours, my bank owes me less, your bank owe’s you more.  I haven’t paid you, my bank paid your bank.

This isn’t a possibility for under 18s or billions of unprofitable potential customers. This is where Bitcoin has huge potential. As a digital token that holds value, it can transact as cash. When I send you a Bitcoin, you receive it, not your bank.

Can a Bank Make Bitcoins Make Sense?

Regulation aside (for a moment), the mechanics for a bank to accept Bitcoins instead of cash would be relatively trivial. They’d just need an exchange capability. As soon as the “Bitcoin cash” is collected, it wouldn’t have to be physically moved anywhere.  If you look at it purely as a cash replacement, it actually makes sense.

Sure Bitcoin is a bearer asset (your bank can’t use it on the stock market – yet), but it reaches where the bank can’t.  It’s also got another trick up its sleeve…

 

Bitcoin is Permissionless

Permissionless innovation was a phrased coined to explain how the internet changed the telecom industry and created opportunity. Before the internet, all of your communications had to be compatible with the telecoms operator you used. The internet created a new set of rules. In a different way, Apple did this with the “App Store”. Inviting the world in to build whatever they like with a set of lego bricks.

Bitcoin similarly is an open set of lego bricks, that will always work no matter who you are. This property does not apply to the bank use
cases of what they call “Blockchain”.

A closed distributed ledger system has many advantages over today’s technology, but it’s not permissionless. It will therefore, never reach the types of customers truly permissionless innovations can.

To use Bitcoin you needn’t go to a branch and provide a birth certificate (which is quite difficult if your nearest branch is 5 hours away and you don’t have a birth certificate!) A mobile network operator tomorrow could decide that their airtime will be tradable for Bitcoins on a Bitcoin exchange.

It would then simply require someone to wrap these two things into a proposition for remittances (like say BitPesa) to make it really easy for Ex-Pats to send money home to their family to be received as airtime.

 


Bitcoin As a Customer Acquisition Opportunity

Perhaps then Bitcoin is the technology equivalent to the student account. A loss leading outreach programme to win a new generation of customers because they’ll be valuable over their lifetime.  This might actually be feasible if local regulation allowed it.

Because the Bitcoin blockchain (ledger) is so very transparent,
you could actually watch Bitcoin wallet behaviour and use that to build risk models.

In other words, you’d be able to identify customers who may be low risk for a savings or loan product.

Granted, there’s a number of sizeable challenges before that could be possible, like consumer acceptance or the regulatory acceptance.

To make any of this a possibility will require a little imagination, a lot of opportunism and overcoming some key misconceptions…

Overcoming MisconceptionsWon’t People Launder Money With Bitcoin?

The recent Silk Road arrests suggest the FBI found it relatively trivial to collect evidence and arrest those involved. The issue is the network itself doesn’t require an identity. In itself, not having an identity to transact digitally is incompatible with existing regulation.

Yet if you see Bitcoin as cash-like, that doesn’t compute. I don’t need to identify myself to hold a small amount of cash. I just need to identify myself to put it in the bank. Which is why we’re seeing regulation focus on wallets and exchanges.

I think this is where regulators need some imagination, or to resist to the urge to look at new technology as if it is something existing
regulation can work with. It’s a hybrid of digital money and cash. So a risk based approach would say the regulation too should be a hybrid.

Regulation focussing more on what CAN be done with the technology, rather than what CANNOT be done will lead to the most innovation.

 

Is Bitcoin not Secure?

Mt Gox isn’t a Bitcoin problem, it’s a Mt Gox problem. The metaphor would be, if everyone in the room gave their cash to say – Chris Skinner – and Chris left the wallet outside in the street. That isn’t the fault of the bank, it’s the fault of Chris (or in Mt Gox in this case). Actually, Bitcoin has never been hacked. That is a remarkable achievement for a public utility and open source software.

Something that can’t be said for the very expensive Payment Card Industry (PCI) with all its regulation, pain and cost, we still see things like the TARGET hack.

Each day we build a higher wall and each day the attackers get closer. With Bitcoin there are no walls. The funds are so distributed it’s harder to find points to attack

 

If it’s Cash Surely It’s Not Profitable?

Because it’s digital cash, because it’s permissionless and because it’s transparent I think there are opportunities there. Those opportunities require imagination. They’re not based on the same business model the banks are comfortable with or used to.

If the banks have the imagination to see an internet like world of people who could be potential customers of savings or loan products.  Bitcoin could be very profitable as a customer acquisition tool.

 

The Alternatives to Bitcoin

The points above don’t suggest that what Ripple, Eris or Ethereum are doing is wrong. If anything some of these new entrants may have a better short term impact on traditional finance than Bitcoin does as regulators struggle to get their head around Bitcoin. There are huge potential cost savings and opportunities with distributed ledgers and smart contracts that don’t require Bitcoin.

However, just because a narrative is comfortable and fits your world view doesn’t mean it’s right. If the Telco’s had said “We like the
internet technology, but think it should be closed for just Telcos to use” – people would rightly think it’s crazy talk. Technologies that
treat value as a liability (an IOU), will never be able to displace cash in the same way Bitcoin does.

I don’t see why this argument has to be binary. Either you’re for Bitcoin or against it, it seems.  I’m for Bitcoin AND for it’s alternatives.  They’re both interesting.  Arguably the alternatives more so to traditional banks in the short term.

 

Prediction Time

We’re going to see banks adopt some permissioned distributed ledgers in the coming years and it will be largely invisible to the end customer.  Most of the action will be in those large contract movements between banks.  Banks will see major benefit from doing so, and doing so aggressively.

During that time we’ll also see non traditional wallet players and remittance companies gradually warm to the open / simplicity of Bitcoin (and / or it’s competitors / upgrades). For this long tail of airtime users and cash users having something that is interoperable and global will be a huge advantage.

 

The question then is how will PayPal react? Or Alibaba?

The Opportunity Cost for banks of not at least considering Bitcoin could be huge.

– See more at: http://www.sytaylor.net/2015/05/17/think-the-blockchain-is-interesting-but-bitcoin-isnt-think-again/#sthash.JgT9rjTv.dpuf


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Voici la LISTE des MARCHES REGIONALES pour la ‪#‎MaM2015‬ CONTRE MONSANTO

Voici la LISTE des MARCHES REGIONALES pour la ‪#‎MaM2015‬ CONTRE MONSANTO | Think outside the Box | Scoop.it

- Amiens : Rendez vous de 13h, plusieurs départ de marches, 15H Place du Palais de justice https://www.facebook.com/events/1430595230589707/
- Besançon, soirée débat "Le monde selon Monsanto" ciné V. Hugo à 20h30 https://www.facebook.com/events/641892865911947/
- Bayonne : rendez-vous à 10h, devant la mairie, 1, av. du Maréchal-Leclerc https://www.facebook.com/events/1446511682254117
- Bordeaux : rendez-vous à 14h, place Victoire https://www.facebook.com/events/433120260190336/
- Brest : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/663061860468975/
- Caen : rendez vous à 15h place du Théâtre (à confirmer) https://www.facebook.com/events/850962354970901
- Carhaix : rendez vous à 14h à l’espace Glenmor (pique nique à 11h au manoir de Kerampuilh) https://www.facebook.com/events/643366982435444
- Cherbourg : rendez vous à 15h place du Théâtre https://www.facebook.com/events/625997460862465/
- Clermont Ferrand : Rendez-vous à 14H Place DELILLE https://www.facebook.com/events/1611872439032444
- Corse (à confirmer par organisateurs) : https://www.facebook.com/events/751413961645003
- Dijon, Rendez vous à 11H place de la Libération : https://www.facebook.com/events/821766247910398/
- Grenoble : rendez vous à 14h https://www.facebook.com/events/1032751636742869/
- Ile de la Réunion : rendez vous de 9h à 16h au Marché Forain de Saint Pierre https://www.facebook.com/events/456583424495447/
- La Rochelle : Place de Verdun à 15H https://www.facebook.com/events/378367785682156/
- Laon : rendez vous de 10h à 16h Place des Droits de l’Homme http://nonogm02.canalblog.com
- Lille : rendez-vous à 14h, Grand-place https://www.facebook.com/events/1542680492652211/
- Limoges : Rassemblement 14h30 Place de la Motte https://www.facebook.com/events/1632412276990562/
- Lorient : rendez vous à 14h, place Jules Ferry Lorient https://www.facebook.com/events/856377734434189/
- Lyon : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/652392381555877/
- Marseille : rendez-vous à 14h, Le Kiosque à musique, en haut de la Canebière https://www.facebook.com/events/912268158804334
- Montpellier : rendez-vous à 14h, place Royale du Peyrou https://www.facebook.com/events/360112537512276
- Nancy : rendez vous à 15h place Maginot https://www.facebook.com/events/826981247338426
- Nantes : rendez-vous à 14h, place Royale https://www.facebook.com/events/420568914773141
- Nice : Rdv 14H https://www.facebook.com/events/991536840873684/
- Nîmes : rendez-vous à 14h30, avenue Feuchères (face à la gare) https://www.facebook.com/events/1555220608094067/
- Paris, rendez-vous à 16h Place Denfert Rochereau : https://www.facebook.com/events/996899193657121/
- Peyrehorade (où il y a une usine de Monsanto) : rendez vous à 10h devant leur usine à Peyrehorade https://www.facebook.com/events/637272466418738
- Rennes : rendez vous à 14h devant la Mairie de Rennes, place de la mairie https://www.facebook.com/events/1617007215185992
- Saint Barthélemy Rendez-vous à 16H à la Capitainerie : https://www.facebook.com/events/703485186443616/
- Salon de Provence : rendez vous à 15h00 place de l’hôtel de ville, puis soirée débat "Le Monde selon Monsanto" https://www.facebook.com/pages/Les-Engag%C3%A9s/732156866897471
- Strasbourg : rendez-vous à 14h, devant le Parlement européen, pour rejoindre le village des alternatives https://www.facebook.com/events/1540787802832413/
- Thionville, 11h30 parc Wilson (picnic) https://www.facebook.com/events/1037627329585046/
- Toulouse : rendez vous à 11h Square Charles de Gaulle https://www.facebook.com/events/1562576807362400/1577807852505962/
- Tours : rendez-vous à 14h, parcours non défini https://www.facebook.com/events/773730486044457/

Mais aussi en Belgique à Bruxelles : Rendez-vous à 13H Notre Dame du Finistère (à côté de l’entrée de l’Inno) Rue Neuve https://www.facebook.com/events/803813839656434/

Et en Suisse à Morges https://www.facebook.com/events/1590319794543006/

Sans oublier nos amis Burkinabès qui manifesteront à Ouagadougou avec notre soutien ! Combat Monsanto et le Collectif citoyen les Engraineurs

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Effacement électrique : une fausse bonne idée qui profite beaucoup à certains | Contrepoints

Effacement électrique : une fausse bonne idée qui profite beaucoup à certains | Contrepoints | Think outside the Box | Scoop.it



Éteindre son radiateur électrique à 19h00 peut rapporter de l’argent…

à d’autres.




Par Michel Gay.

 

La coupure ou « l’effacement » d’appareils électriques à certains moments critiques (effacement électrique) permet de « lisser » les pointes de production préjudiciables au bon fonctionnement du réseau électrique. La nouveauté vient de la valorisation de cette absence de consommation qui enrichit des entreprises spécialisées dans ce commerce étonnant.

Le principe de l’effacement « diffus » est d’arrêter momentanément à distance une partie de la consommation électrique de particuliers. Par exemple, pendant la pointe de consommation d’hiver entre 18h45 et 19h15, les radiateurs électriques et les chauffe-eau sont mis autoritairement à l’arrêt. Les kilowattheures  (kWh) non consommés à ce moment-là ne sont pas perdus : ils sont revendus sur le marché de l’électricité à RTE (Réseau de Transport d’Electricité) pour « soulager » la pointe de consommation et équilibrer le réseau. Cet artifice  permet de diminuer l’appel aux centrales au fioul et au gaz quand l’électricité est la plus chère en raison de la demande élevée.

Cet effacement consiste donc à revendre de l’électricité… non consommée par les ménages pendant un temps (moins d’une heure).

Ainsi, la société « Voltalis » par exemple, équipe gratuitement en boîtier des foyers de particuliers pour éteindre leurs radiateurs électriques et leur chauffe-eau. Cette société est présidée par Pâris Mouratoglou qui a fait fortune grâce aux tarifs d’achats très largement subventionnés du photovoltaïque depuis 2009, dans des conditions qui intriguent la justice. Sa société a déjà investi 100 millions d’euros pour la mise en place de ce système tortueux et déployé un lobbying insistant pour donner une image économique et écologique… mais il y a un « hic ».

La quantité d’énergie non utilisée pendant l’effacement n’est que différée. Elle sera  tout de même consommée ensuite (hors période de pointe) pour remonter la température du chauffe-eau et du logement, bien que Voltalis déclare

 1 : « notre boîtier fait baisser la consommation et c’est pour ça que nous existons ». Des affirmations que le député François Brottes est prêt à diffuser

 2 : « l’effacement diffus génère de vraies économies d’énergies ». Pourtant, l’Autorité de la concurrence{3. ibid.] a conclu en décembre 2013 qu’il n’était pas pertinent  de subventionner les effacements : « Il apparaît que le lien entre effacement de consommation et économies d’énergie n’est pas clairement démontré. »

 

Les lois de la physique sont impitoyables… sinon il suffirait d’éteindre régulièrement ses radiateurs pour faire des économies et ça se saurait…

De plus, non seulement les ménages ne sont pas indemnisés pour avoir été « vertueux » en acceptant de différer leur consommation, mais ils vont en plus payer sur leur facture d’électricité la prime versée à « l’effaceur » et aussi… l’indemnisation due aux fournisseurs ! Ces derniers demandent de compenser le manque à gagner de l’électricité qu’ils n’ont pas vendue au tarif fort (c’est donc une perte financière) par le biais d’une nouvelle contribution instaurée par la loi en préparation sur la transition énergétique !

Cette nouvelle taxe sur les ménages est scandaleuse car elle crée un système complexe qui rémunère des petits malins qui ont flairé le filon juteux en ces temps de « transition énergétique », et sous couvert de l’intérêt général.

Pour lisser les consommations d’électricité, il serait plus judicieux, comme auparavant, d’encourager l’effacement avec des tarifs incitatifs « heures pleines » (plus chères) et « heures creuses » (moins chères). De plus, cela donnerait une valeur financière au profit des comportements « citoyens » qui répondraient à la modulation de la demande dans l’intérêt général. Ce serait le moyen le plus efficace de soutien aux effacements, et les Français vertueux en bénéficieraient directement.

Peut-être est-ce trop simple et pas assez rémunérateur pour certains, qui, une fois de plus, veulent tondre des millions de consommateurs ?

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L'imprimante qui "désimprime"

L'imprimante qui "désimprime" | Think outside the Box | Scoop.it

Pour éviter le gaspillage, une nouvelle technologie permet d'effacer l'encre pour pouvoir réutiliser le papier.

 

par Virginie Garin publié le 13/05/2015 à 08:07

Imaginez : vous imprimez, vous lisez, et quand vous avez terminé, au lieu de jeter le papier, vous le remettez dans l'imprimante. Là, un rayon laser va effacer tout ce qui est écrit. Il va chauffer l'encre à un tel degré qu'elle va s'évaporer. Selon le Dr David Leal, l'inventeur, l'opération peut être reproduite trois fois sur la même feuille, sans abîmer les fibres du papier.

L'entreprise Reduse espère commercialiser des imprimantes qui "désimpriment" dans deux ou trois ans. Le système n'est pas encore parfait. Le laser n'arrive pas, par exemple, à effacer ce qui est écrit au stylo pour l'instant. Mais quand la machine sera au point, elle pourrait révolutionner la vie au bureau.

 

Impact sur l'écologie

Plus besoin d'abord de détruire les documents confidentiels : il suffira de les effacer. L'impact sera aussi écologique, puisque réutiliser une feuille, au lieu d'en prendre une toute neuve produite avec du bois, permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80%.

Cette imprimante devrait coûter dans les 2.000 euros, ce qui sera vite amorti, promet l'inventeur, grâce à l'économie de papier réalisée par les entreprises. Avec l'arrivée de l'informatique, certains avaient annoncé une société sans papier. En fait, c'est le contraire qui s'est produit. Avec internet et les ordinateurs, la consommation a augmenté.

Selon l'agence de l'environnement (Ademe), un salarié français imprime chaque jour en moyenne 40 pages, ce qui fait deux arbres par an et par personne. Souvent, ces pages ne servent à rien : une sur cinq ne serait jamais lue.

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Le salaire minimum, drame pour les plus pauvres

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Loin des idées préconçues, le SMIC n'aide pas les pauvres. Ou plus exactement, seulement ceux dont à la productivité est à peine inférieure à la productivité nécessaire pour toucher l'équivalent du SMIC sur un marché libre, c'est à dire un nombre ridiculement faible de personnes comparé au soi-disant effet social sortant massivement les pauvres de la précarité. Il existe cependant une question qui met en général mal à l'aise les défenseurs du salaire minimum : si un Salaire minimum de 1 200 euros se justifie, pourquoi ne pas justifier un salaire minimum de 3 000, 5 000 voire 10 000 euros ? En général, l'étatiste vous répondra … qu'un salaire minimum aussi élevé va créer chômage, hausse des prix et détérioration de la qualité des produits dans les secteurs employant les nouveaux smicards. Bingo ! Mais si un Smic de 10 000 euros par mois aurait ces effets, pourquoi un SMIC de 1 200 euros n'aurait pas des effets similaires avec un impact cependant moins fort ? Mystère.

Mais pourquoi le salaire minimum créerait-il du chômage ? Pour deux choses : une que nous appelons courbe de demande et l'autre que nous appelons courbe d'offre. Lorsque vous imposez un salaire minimum, il se doit logiquement d'être au-dessus du prix du marché (c'est à dire au dessus de l'intersection entre la courbe d'offre et de demande) sinon par définition, il ne sert à rien car les individus sont déjâ naturellement payés plus. Sur l'axe des abscisses, nous avons les quantités de travail et sur l'axe des ordonnées, le niveau de salaire. Que se passe-t'il lorsque le salaire minimum est imposé au-dessus de l'équilibre ? Pour ce niveau de salaire, les quantités de travail demandées sont bien plus faibles. À savoir donc qu'il en résulte du chômage.

Prenons un exemple récent : Seattle s'est récemment « doté » d'un salaire minimum horaire de 15 dollars. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que pour le moment, la situation de la ville de Seattle empire. Des propriétaires de restaurant ont été interrogés et ils sont très pessimistes. Ainsi certains témoignent en expliquant qu'ils seront obligés de réduire les heures de travail, voire licencier et travailler eux-même à la place sans se rémunérer, augmenter leurs prix ou acheter des marchandises de moindre qualité : propriétaire, employé et consommateur sont donc les 3 perdants de cette mesure.

 

« Nous allons nous ajuster en utilisant tous les outils à notre disposition; avec les prix, en réduisant l'offre de menus, en regardant les heures de fonctionnement, en réduisant le travail où nous pouvons et certainement pas ouvrir une autre entreprise dans notre bien-aimé Seattle » (Jeremy Hardy, propriétaire de deux restaurants à Seattle).

 

À Seattle, la pilule passe mal, surtout pour les employés. Le nouveau salaire minimum de ces individus ne sera malheureusement pas de 15 dollars/l'heure mais 0 dollars de l'heure, puisque la plupart des employés seront remerciés et qu'avec un salaire minimum aussi élevé et qu'en comparaison, la productivité des employés peut être plus ou moins faible, ils auront bien du mal à retrouver un emploi. Les effets immédiats ? Le développement d'un marché noir (car la prohibition ne marche pas et n'a jamais marché, que ce soit l'alcool auparavant ou la prohibition du travail en dessous d'un certain seuil de salaire aujourd'hui), avec certainement plus de violence sur le marché parallèle. Les employeurs demanderont plus de qualifications et de l'expérience et le moins que l'on puisse dire, c'est que les jeunes travailleurs auront du mal à remplir les conditions requises. Par exemple, aux États-Unis, l'augmentation du salaire minimum fédéral (que tous les États se doivent de faire respecter) a entrainé une hausse du chômage des jeunes actifs.

 

« Je n'ai jamais oublié que l'objectif inavoué du socialisme – municipal ou national – était d'accroître la dépendance. La pauvreté n'était pas seulement le sol nourricier du socialisme : elle en était l'effet délibérément recherché. » (Margaret Thatcher)

 

Et si le salaire minimum ne peut pas protéger les pauvres, pourquoi tant de politiciens le défendent-ils ? La réponse dans son histoire : au début du XIXème, le salaire minimum a commencé à être défendu à une époque où la productivité, les salaires et la production progressaient de plus en plus vite, certaines personnes virent la survie des plus compétents comme de ceux qu'ils considéraient comme des parasites. En somme les effets néfastes de la création intellectuelle du salaire minimum était connue dès le départ ! Il était un moyen de laisser dans la pauvreté, d'exclure et d'éradiquer les « parasites » pour éviter que la société ne régresse. Par parasite, on parle des moins productifs, et des étrangers qui était à l'époque moins compétent que les Français.

Ces étrangers, pas issu de la bonne souche génétique, étant habitué à des salaires plus faibles que les natifs, risquaient de « voler » les emplois des natifs. Et pour les eugénistes, il n'y avait pas de meilleur barrière que le salaire minimum pour les empêcher de trouver un emploi. Ainsi le salaire minimum protégeait les travailleurs « les plus compétents » de la concurrence des travailleurs de « souche génétique inférieures ». Il avait également pour but de faire en sorte que les femmes, qui commençait à travailler un peu plus, soit découragé et ne puisse pas travailler pour préserver le patrimoine génétique (Mesdames, vous risquiez d'abondonner vos tâches ménagères. Quelle horreur !). Ainsi les créateurs et premiers défenseurs intellectuels du salaire minimum étaient des racistes et des réactionnaires …

L'ironie est palpable.

 

Le salaire minimum est donc un cocktail étrange : défendu par la nouvelle génération pour protéger les plus pauvres, leurs ancêtres le défendait dans le but d'anéantir les parasites (à savoir les plus pauvres) par un cocktail de chômage sans chance de sortie, de hausse des prix et de moindre qualité pour le consommateur. Milton Friedman, comme souvent, a encore bien parlé en disant : »Une des plus grandes erreurs est de juger les politiques et les programmes sur des intentions plutôt que sur leurs résultats. » On ne saurait mieux dire.


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Marine Le Pen est une illusion

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Ne trouvez-vous pas étrange que les politiciens détruisent absolument tout ce qui est essentiel ou vital dans notre pays, mais aussi partout en europe ?

Comme si une poignée de carriéristes surpayés apparemment presque tous à 100% incompétents et/ou connus pour leur malhonnêteté, faisait tout pour favoriser les financiers privés, les laboratoires pharmaceutiques, les multinationales ne payant pas d’impôts en France,
faisait tout son possible pour abaisser les salaires avec des millions de travailleurs étrangers peu payés,
faisait tout pour détruire le pouvoir d’achat de tous les français, toutes les entreprises, toutes les industries, et même la France, carrément,
pour tout piller morceau par morceau à très bas prix, en rachetant tout ce qui fait faillite.

L’obligation d’endetter la France auprès de financiers privés, sans jamais essayer de réduire la dette ni la rembourser, mais en l’augmentant continuellement, est volontaire.

C’est ce qui permet de vendre les réseaux d’eau potable, d’électricité, les centrales nucléaires, les industries stratégiques, les trains, les compagnies maritimes d’état comme celle qui permet les échanges avec la Corse, les aéroports commencent à être vendus à la Chine… ça ne s’arrête plus.

Les politiciens ont volontairement organisé la faillite du pays, dans tous les domaines essentiels.

Ils se sont entre eux organisé une impunité absolue pour tous leurs crimes. Il n’y a plus de peine de mort, plus de jugement pour haute trahison, parce qu’ils savent que dans un pays normalement géré, ils seraient tous exécutés. Leur bilan global est tellement évident : une destruction totale.
Ca ne peut pas être involontaire ou de la vraie incompétence, c’est méticuleusement organisé.

Maintenant regardez le bilan de Marine Le Pen.

Avec un quart de la France qui vote FN, elle laisse passer trois ans sans rien exiger, sans tout bloquer, totalement soumise, pas un seul acte, pour ne surtout pas sembler « non-républicaine ».
Un quart des français ont 2 élus sur 577 et elle n’a pas levé le petit doigt pour exiger la représentation proportionnelle de l’assemblée. Si elle n’est pas complice de l’arnaque, ce n’est pas mieux. Elle montre qu’elle n’est absolument pas une personne de force, capable d’imposer ce qui est juste.

Regardez son absence de manifestation contre la destruction du mariage et des valeurs traditionnelles françaises.
Pour ne pas déplaire à ses quelques nouveaux copains de la cage aux folles qui dirigent maintenant ce FN « républicain », elle préfère renier les français qui sont sa base électorale.

Un élu FN se convertit à l’islam et passe partout à la télévision vanter son islam.
Tout le mois de décembre des « déséquilibrés » écrasent des passants en hurlant allah acbar!!!!, poignardent des policiers et des soldats, et elle dit elle aussi de ne pas faire d’amalgame. Ne pas stigmatiser les musulmans de France et blablabla blabla…

Le bilan est clair : RIEN.

De l’attente.
Des renoncements.
Pas de proportionnelle, les musulmans sont nos meilleurs amis, ils ont leur place en occident, des petits calculs électoralistes pour qu’ils votent FN,
que des trahisons, des renoncements, des marches arrières et une interminable attente.
Ho, youpi, le FN a gagné quelques élus sans aucun pouvoir de changer les choses, les autres politiciens sont scandalisés, tssss…

De l’attente. Surtout, de l’attente.
Tout laisser pourrir.

Pendant ce temps là, la dette frauduleuse augmente considérablement, ce qui permet de brader toujours plus de biens publics français, comme des parts dans des sociétés très hautement stratégiques dans le nucléaire ou l’armement…

La criminalité flambe.
Les attentats se multiplient. Les français s’arment parce qu’ils n’attendent plus rien des autorités pour défendre leur famille, leur vie, leur entreprise, leur maison…

Marine Le Pen est un leurre qui permet de conserver l’illusion que les urnes peuvent ramener sans heurt, sans violence, l’ordre et la justice, en restant en très grande partie dirigés par tous ceux qui organisent l’affaiblissement du peuple français, son pillage, son élimination, son remplacement.

Elle est un piège du système pour continuer à ne rien changer.

Le mot qui lui convient le mieux est « diversion ».
Elle sert à détourner les forces vives des français pour laisser le carnage « républicain » se poursuivre tranquillement pendant des années.

Alexandre

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The World in 2025: 8 Predictions for the Next 10 Years

The World in 2025: 8 Predictions for the Next 10 Years | Think outside the Box | Scoop.it

In 2025, in accordance with Moore's Law, we'll see an acceleration in the rate of change as we move closer to a world of true abundance. Here are eight areas where we'll see extraordinary transformation in the next decade:

1. A $1,000 Human Brain

In 2025, $1,000 should buy you a computer able to calculate at 10^16 cycles per second (10,000 trillion cycles per second), the equivalent processing speed of the human brain.

2. A Trillion-Sensor Economy

The Internet of Everything describes the networked connections between devices, people, processes and data. By 2025, the IoE will exceed 100 billion connected devices, each with a dozen or more sensors collecting data. This will lead to a trillion-sensor economy driving a data revolution beyond our imagination. Cisco's recent report estimates the IoE will generate $19 trillion of newly created value.

3. Perfect Knowledge

We're heading towards a world of perfect knowledge. With a trillion sensors gathering data everywhere (autonomous cars, satellite systems, drones, wearables, cameras), you'll be able to know anything you want, anytime, anywhere, and query that data for answers and insights.

4. 8 Billion Hyper-Connected People

Facebook (Internet.org), SpaceX, Google (Project Loon), Qualcomm and Virgin (OneWeb) are planning to provide global connectivity to every human on Earth at speeds exceeding one megabit per second.

We will grow from three to eight billion connected humans, adding five billion new consumers into the global economy. They represent tens of trillions of new dollars flowing into the global economy. And they are not coming online like we did 20 years ago with a 9600 modem on AOL. They're coming online with a 1 Mbps connection and access to the world's information on Google, cloud 3D printing, Amazon Web Services, artificial intelligence with Watson, crowdfunding, crowdsourcing, and more.

5. Disruption of Healthcare

Existing healthcare institutions will be crushed as new business models with better and more efficient care emerge. Thousands of startups, as well as today's data giants (Google, Apple, Microsoft, SAP, IBM, etc.) will all enter this lucrative $3.8 trillion healthcare industry with new business models that dematerialize, demonetize and democratize today's bureaucratic and inefficient system.

Biometric sensing (wearables) and AI will make each of us the CEOs of our own health. Large-scale genomic sequencing and machine learning will allow us to understand the root cause of cancer, heart disease and neurodegenerative disease and what to do about it. Robotic surgeons can carry out an autonomous surgical procedure perfectly (every time) for pennies on the dollar. Each of us will be able to regrow a heart, liver, lung or kidney when we need it, instead of waiting for the donor to die.

6. Augmented and Virtual Reality

Billions of dollars invested by Facebook (Oculus), Google (Magic Leap), Microsoft (Hololens), Sony, Qualcomm, HTC and others will lead to a new generation of displays and user interfaces.

The screen as we know it — on your phone, your computer and your TV — will disappear and be replaced by eyewear. Not the geeky Google Glass, but stylish equivalents to what the well-dressed fashionistas are wearing today. The result will be a massive disruption in a number of industries ranging from consumer retail, to real estate, education, travel, entertainment, and the fundamental ways we operate as humans.

7. Early Days of JARVIS

Artificial intelligence research will make strides in the next decade. If you think Siri is useful now, the next decade's generation of Siri will be much more like JARVIS from Iron Man, with expanded capabilities to understand and answer. Companies like IBM Watson, DeepMind and Vicarious continue to hunker down and develop next-generation AI systems. In a decade, it will be normal for you to give your AI access to listen to all of your conversations, read your emails and scan your biometric data because the upside and convenience will be so immense.

8. Blockchain

If you haven't heard of the blockchain, I highly recommend you read up on it. You might have heard of bitcoin, which is the decentralized (global), democratized, highly secure cryptocurrency based on the blockchain. But the real innovation is the blockchain itself, a protocol that allows for secure, direct (without a middleman), digital transfers of value and assets (think money, contracts, stocks, IP). Investors like Marc Andreesen have poured tens of millions into the development and believe this is as important of an opportunity as the creation of the Internet itself.

Bottom Line: We Live in the Most Exciting Time Ever

We are living toward incredible times where the only constant is change, and the rate of change is increasing.

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Le néo-libéralisme glisse vers le néo-fascisme

Le néo-libéralisme glisse vers le néo-fascisme | Think outside the Box | Scoop.it

« Ce qui pèse et menace maintenant, en France et dans d’autres pays d’Europe, c’est un néo-fascisme (...) convenant au néo-libéralisme, au service de la poursuite du néo-libéralisme, utilisant les dégâts mêmes du néo-libéralisme pour permettre à celui-ci de durer. »
 

Les élections départementales de mars 2015 ont révélé et banalisé le poids qu’ont pris dans la société des idées d’extrême-droite. Le FN a cartonné (par exemple : 31 % des votants au 1er tour dans les 21 cantons de la Loire ! Et des scores de 12 à 22 % des inscrits au 2e tour !). Et en réalité, au-delà des scores du FN, les idées ultra-conservatrices imprègnent maintenant les « acteurs centraux du jeu politique » que sont l’UMP et le PS.

Evidemment le FN vise le pouvoir, mais il a déjà fait le plus gros de ce pourquoi il existe : déplacer le centre de gravité de la politique française vers l’extrême-droite.

Le plus stupéfiant, c’est que c’est pour une part en faisant mine de combattre le capitalisme néo-libéral qu’il obtient ces résultats ; alors qu’en réalité, le FN fait depuis des décennies un travail de bulldozer du pire capitalisme : dénonciation des acquis sociaux et de toute protection sociale, dénigrement des pauvres et des plus fragiles et de toute solidarité à travers la dénonciation de« l’assistanat », promotion du racisme sur des bases ethniques et religieuses, appel à la chasse aux étrangers et réfugiés sans papiers. Quant à l’invocation de la France et de la patrie, c’est se foutre du monde, venant des héritiers de Pétain et de toutes les guerres coloniales.

La bassesse de Hollande déclarant que Le Pen parle comme le Parti communiste dans les années 70 (qui étaient celles de la gauche montante, en France), de même que la qualification de« populisme » avantageusement accordée au FN, participent à crédibiliser la fable que Le Pen et leFN ce serait le peuple, les couches populaires... Cela montre aussi à quel point de renoncement et de confusion on en est arrivé au plus haut niveau de l’Etat.

« Néo-fascisme, n’est-ce pas le terme approprié ? »

Ce qui pèse et menace maintenant, en France et dans d’autres pays d’Europe, c’est un néo-fascisme (n’est-ce pas le terme approprié ?) convenant au néo-libéralisme, au service de la poursuite du néo-libéralisme, utilisant les dégâts mêmes du néo-libéralisme pour permettre à celui-ci de durer.

Néo-fascisme ne doit pas être compris comme « presque fascisme », mais comme fascisme d’aujourd’hui, qui n’a plus besoin de recopier les gesticulations du passé. Tout le baratin sur la mue du FN, sa « dédiabolisation », son « virage républicain » - de même que le feuilleton médiatique des bisbilles entre le père et la fille Le Pen -, ne visent qu’à donner de la crédibilité à l’opération de réfection de façade pour faire passer le FN pour une nouvelle droite radicale et populaire avec qui des alliances deviendraient possibles.

Mais en réalité, ce néo-fascisme est tout aussi violent, brutal, anti-social, anti-ouvrier, anti-populaire que le fascisme du 20e siècle. Attention : ce néo-fascisme ne se réduit pas au seul FN, il gangrène la société française au-delà des activités du parti lepeniste.

Mais alors, pourquoi ça marche ? Sans doute beaucoup parce que le désarroi, la désespérance sont littéralement sans précédent depuis des décennies. Avec l’élection de Hollande et d’une majorité de députés PS à l’Assemblée Nationale, des millions de gens attendaient du changement et ont eu - au nom de la gauche ! - la poursuite de la politique néolibérale de Sarkozy. Et au fur et à mesure des désastres électoraux, Hollande-Valls persistent dans cette politique. Il y a même le calcul que c’est la poursuite de la montée de l’extrême-droite qui pourrait rendre possible leur ré-élection en 2017.

La souffrance sociale et la médiocrité politicienne sont une aubaine pour les néofascistes. Le terrain leur est d’autant plus favorable qu’un délitement de la société est à l’oeuvre, et avec lui une perte des repères historiques et politiques : insécurité économique et sociale qui déstabilise le monde du travail et nourrit la peur de l’avenir, démantèlement de règles et d’institutions sociales anticapitalistes mises en place au 20e siècle ; conséquences en chaine de la mondialisation capitaliste, des guerres qui ne finissent pas, et des drames humains (réfugiés...) qui s’ensuivent ; succès dans la fabrication d’un choc des civilisations et installation du terrorisme comme une question quotidienne dans l’actualité, avec les demandes et les dérives sécuritaires que ceci provoque et rend possible, perte de poids d’institutions politiques au profit des firmes, défis provoqués par l’accélération des nouvelles technologies, de la technique, qui ouvrent des possibles immenses mais en même temps virtualisent le monde...

Le problème est aussi que la gauche de gauche n’est pas au niveau de ces défis, ni des aspirations et mouvements populaires existants. Dans la gauche qui se veut « radicale », les raisonnements de chapelle prévalent, et l’éparpillement qui va avec aussi. En France, pas de Syriza ni de Podemos à l’horizon, pas de vaste mouvement politique ET citoyen qui porte une autre politique.

Pourtant, dans la société, au quotidien, des initiatives pour l’émancipation...

Car ce n’est pas toute la société qui dérive vers la droite et l’extrême-droite. Si le « personnel politique » est largement sous la domination du néo-libéralisme et de l’extrême-droite, dans la société c’est beaucoup plus contradictoire et conflictuel.

Dans le département de la Loire par exemple, on constate que semaine après semaine des centaines ou des milliers de personnes sont dans des initiatives d’action et de réflexion qui ont plutôt tendance à se renforcer.

Dans des collectifs, des réseaux, des associations, des syndicats, dans des alternatives concrètes en fonctionnement ou en construction, beaucoup de monde agit et construit. Mais les choses paraissent tellement bouchées au plan « politique » que ceci ne perce pas à l’étage de la politique« représentative », des élections. Toute une partie de la société ne trouve pas de « canaux politiques » pour s’exprimer et exister dans la sphère politique institutionnelle.

La solution n’est certes pas de décréter une mythique « convergence des luttes ». Les choses convergent quand elles sont mûres pour converger. Par contre, on pourrait sûrement s’efforcer de faire plus d’échanges, de mises en commun, et peut-être s’attacher plus à mettre en place des creusets dans lesquels la mayonnaise pourrait prendre...

Oui, une force politique de conception nouvelle (même si ces mots ont tellement été galvaudés depuis vingt ans) comme Syriza en Grèce et Podemos en Espagne, serait bien utile.

Certains « politiques » déjà en exercice devraient en faire partie, forcément. S’ils y viennent avec des objectifs de chapelle et de contrôle, des objectifs de pouvoir, ça débouchera sur les mêmes impasses que depuis vingt ans. Si chacun y vient humblement avec la volonté de travailler dans un creuset où s’inventerait l’avenir, et d’y accueillir de très nombreux citoyens engagés dans les mouvements sociaux, quelque chose pourrait naître et grandir.

Tout ceci en continuant de construire des alternatives, bien sûr, aussi bien dans le domaine des idées que celui des réalités concrètes, parce que c’est des expérimentations réelles que peuvent sortir des transformations viables plus importantes.

Et puis il va falloir affronter ce néo-fascisme pour le faire reculer. Cela demande des réflexions, des discussions, et des initiatives tout à fait nouvelles, à la mesure du défi qui nous est lancé.

 

 Roger Dubien

Jacques Le Bris's insight:



Ecrire "En France, pas de Syriza ni de Podemos à l’horizon, pas de vaste mouvement politique ET citoyen qui porte une autre politique."

C'est pour le moins ignorer "Le Rassemblement Citoyen"

@Cap21_LRC 

http://www.cap21lrc.fr/




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Un haut responsable de Daesh abattu par les forces spéciales américaines

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Les forces spéciales américaines ont mené leur opération à l'est de la Syrie


"Sous la direction du président (Barack Obama), les forces américaines basées en Irak ont mené une opération à al-Amr dans l'est de la Syriepour capturer le haut responsable [...] Sayyaf et sa femme", a expliqué la porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), Bernadette Meehan.

"Durant l'opération, Abou Sayyaf a été tué lors d'échanges avec les forces américaines", a-t-elle ajouté, précisant que "l'opération a également permis delibérer une jeune femme yézidie qui semble avoir été maintenue en esclavage par le couple".

Dans le communiqué, le NSC ajoute également que l'épouse d'Abou Sayyaf "a été capturée et se trouve en détention dans une prison américaine en Irak". Le responsable de Daesh aurait, selon le Pentagone, aidé directement les opérations militaires du groupe ainsi que son trafic de pétrole.

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Fusion Monsanto/Syngenta : la naissance d'un super-monstre pour bientôt ?

Fusion Monsanto/Syngenta : la naissance d'un super-monstre pour bientôt ? | Think outside the Box | Scoop.it

Une fois associées, les deux entreprises constitueraient une multinationale de l'agrobusiness, unique et monstrueuse, un colosse qui contrôlerait un tiers du marché des pesticides qui s'élevait à 57 milliards l'an dernier ainsi que 45 % du marché mondial des semences ! 

Monsanto a été un des géants de la chimie, mais depuis quelques temps, la multinationale préférait se présenter comme une « entreprise de l'agriculture durable ». Finies les années 70 et leurs tragiques errements, comme le PCB et l'Agent orange. Si l'on en croit le site internet de la multinationale, le nouveau Monsanto « utilise la sélection végétale et les biotechnologies pour créer de nouvelles semences qui donnent des plantes plus fortes, plus robustes et qui nécessitent moins de ressources ». 

Mais le discours pourrait bien changer si Monsanto réussit à acheter son rival suisse, le géant des pesticides Syngenta. Le vendredi 8 mai, la direction de Syngenta rejetait l'offre publique d'acquisition. Mais l'affaire n'est certainement pas close. Jeudi après-midi, le prix des actions de Syngenta se maintenait à un niveau supérieur de 20 % à celui qu'elles avaient avant l'offre de Monsanto, une indication claire que les investisseurs estiment un accord tout à fait possible. Comme Helen Thomas du Wall Street Journal le formule, le rejet initial par la direction de Syngenta, de l'offre de Monsanto peut n'être qu'une façon de dire « L'opération est judicieuse, mais Syngenta peut espérer en tirer un meilleur parti ». 

Monsanto indiquait de son côté que la multinationale était toujours intéressée pour conclure un marché, affirmant que l'offre est « une prime très attractive » pour les actionnaires de Syngenta. L'offre de Monsanto, la firme basée à Saint-Louis, fait preuve d'opportunisme. En effet, le prix des actions du rival suisse stagne et à chuté de 2,9 % ces douze derniers mois. Les revenus de la firme suisse ont aussi souffert de la bonne forme du dollar (car 60 % des ventes de Syngenta en Europe et Amériques du sud et centrale se font en monnaies locales). Syngenta a aussi moins bien encaissé que Monsanto la baisse subite du prix des récoltes qui a poussé les agriculteurs à économiser sur les semences et les épandages. 

La logique du marché proposé par Monsanto est simple : Syngenta est parfaitement complémentaire de Monsanto. Monsanto est le plus grand producteur de semences de la planète (modifiées génétiquement et autres), et sa branche chimie est relativement petite (essentiellement centrée autour de son herbicide, le Roundup) et ne représente qu'un tiers des 15,8 milliards de dollars des ventes totales. Pendant ce temps, Syngenta est le premier producteur de pesticides dans le monde, avec un petit secteur des semences GM qui ne compte que pour un cinquième des 15,1 milliards de dollars des ventes totales.

Une fois associées, les deux entreprises constitueraient une multinationale de l'agrobusiness, unique et monstrueuse, un colosse qui contrôlerait un tiers du marché des pesticides qui s'élevait à 57 milliards l'an dernier - d'après les estimations de la branche et des données financières des entreprises - ainsi que 45 % du marché mondial des semences (marché moins important), selon BMO Capital Markets.

D'après le site économique Seeking Alpha, pour que les autorités états-uniennes en matière de concurrence acceptent le marché, Syngenta devrait probablement vendre son important secteur des semences de maïs et soja, ainsi que ses participations relativement modestes dans le glyphosate, afin d'éviter qu'elles ne se superposent avec les parts de marché actuelles de Monsanto. Les parts de marchés contrôlées en seraient réduites. 

En essayant d'avaler Syngenta, Monsanto change de tactique. En effet, cela contredit des années de beaux discours, nous expliquant que le but ultime des biotechnologies est que les agriculteurs puissent se passer des produits agrochimiques. Les deux principaux produits issus des biotechnologies qui rapportent de l'argent à la multinationale sont 

- les plantes modifiées génétiquement dans le but de devenir elles-mêmes insecticides - grâce à l'insecticide du Bacillus thurigensis - appelées aussi plantes Bt. Cet insecticide est toxique pour certains insectes, mais pas pour les humains ; 
- et les plantes modifiées génétiquement pour tolérer le glyphosate, cet herbicide que Monsanto vend sous le nom commercial de Roundup. 

La multinationale commercialise ces deux types de plantes en les présentant comme étant des solutions à la dépendance des agriculteurs vis-à-vis des produits agro-chimiques toxiques. Le site internet de Monsanto nous explique que les plantes Bt « permettent aux agriculteurs de protéger leurs récoltes, tout en éliminant ou en diminuant de façon importante les volumes de pesticides épandus » et que les plantes tolérantes au Roundup (Roundup Ready) ont « permis aux agriculteurs de ... diminuer leur consommation totale d'herbicides ». 

Ces deux affirmations ont perdu de leur superbe lorsque les produits de Monsanto ont dominé les champs états-uniens. En effet, tout comme les insectes, les plantes ont évolué pour s'adapter à ces produits. La seule réponse qu'aient trouvé les agriculteurs, a été de noyer les champs sous plus de pesticides, à la fois en augmentant les doses de Roundup de Monsanto, mais aussi en utilisant d'autres pesticides plus toxiques, au fur et à mesure que le Roundup perdait de son efficacité. La façon dont Monsanto saute sur Syngenta et sa vaste gamme de pesticides, montre bien que la multinationale est dans la même logique. 

Un des gagnants immédiats sera le formidable service de « relations publiques » de Monsanto. Aguerri par des années de défense contre les attaques visant la multinationale et ses OGM et récemment attaqué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui concluait que le « glyphosate est probablement cancérigène pour les humains », ce service va avoir plein d'occasions de faire jouer ses muscles, si Syngenta les rejoint. 

En effet, aux États-Unis, Syngenta est le principal producteur d'atrazine, produit que l'on soupçonne de plus en plus d'être un perturbateur endocrinien, qui provoque notamment des malformations de l'appareil génital des grenouilles et s'infiltre dans l'eau potable des gens. Syngenta est aussi un des principaux fournisseurs de néonicotinoïdes - ces insecticides vedettes (ventes totales annuelles : 2,6 milliards de dollars) que l'on associe fortement avec les problèmes de santé des abeilles et autres pollinisateurs, des oiseaux et animaux aquatiques. L'atrazine et les néonicotinoïdes sont actuellement interdits en Europe, mais, bien que cela soit fortement critiqué, largement utilisés aux États-Unis. 

Alors qu'aucune des deux multinationales n'abordent le sujet, certains pensent que, si le marché était conclu, Monsanto pourrait essayer de déplacer son domicile fiscal au siège de Syngenta, à Bâle en Suisse, ce que l'on appelle une inversion, une opération qui pourrait attirer l'attention des autorités règlementaires. Le taux d'imposition de Monsanto est de 29 %, alors que celui de Syngenta n'est que de 15 %. Mais c'est loin d'être fait. Le gouvernement Obama a réagi récemment de façon agressive envers ce type d'avantages fiscaux. D'autre part un sénateur états-unien rappelait au PDG de Monsanto que « L'expansion de l'entreprise est due en grande partie à des programmes et des aides payés par les contribuables des États-Unis. Les dirigeants de Monsanto doivent reconnaître que l'engagement continu de leur entreprise pour les États-Unis serait une bonne chose, non seulement pour le pays, mais en fin de compte aussi pour l'entreprise ». 

La démarche de Monsanto se produit à un moment où l'industrie des semences doit affronter de nombreux problèmes. La principale activité de l'entreprise est de vendre des semences dont l'ADN a été modifié pour conférer aux maïs, soja et autres plantes qui en résultent, un caractère insecticide vis-à-vis de certains insectes ou une tolérance à certains herbicides. Le développement de nouvelles versions de ces plantes peut durer presque une décennie et les coûts atteindre des dizaines de millions de dollars. De plus la croissance du marché s'est ralentie : l'an dernier les ventes n'ont augmenté que de 4,7 %, comparé à 8,7 % en 2013 ou une moyenne de 21,3 % durant les cinq années précédentes d'après les recherches de Philips McDougald Ltd. 

Les compagnies semencières ont plusieurs problèmes à affronter. De nombreux pays limitent l'utilisation des OGM de peur que ces OGM ne causent des problèmes écologiques ou sanitaires, inquiétudes que Monsanto et les autres entreprises rejettent. Aux États-Unis où des OGM comme le maïs, le soja et le colza sont omniprésents, certains citoyens luttent pour que les aliments OGM soient étiquetés, et choisissent d'acheter des produits sans biotechnologie. Aux États-Unis, les ventes au détail de produits alimentaires sans OGM ont augmenté de 15 % l'an dernier, pour atteindre 9,6 milliards de dollars. 

Pour certains observateurs, le besoin continu de solutions chimiques et la lenteur des processus d'autorisation pour les semences GM, rendent la perspective de se renforcer dans les pesticides, plus qu'attractive. Alors que certains greniers du monde sont saturés en OGM et que d'autres comme la Chine ou l'Europe ne sont pas prêts à les accepter rapidement, les pesticides permettent à Monsanto de continuer son expansion. Il est important pour la multinationale de se diversifier, étant donné que le taux de croissance des OGM se ralentit. 

D'autres observateurs par contre, se posent des questions derrière la logique d'une telle démarche. Monsanto a investi énormément pour développer le marché des semences GM, tout en insistant sur la moindre dépendance aux produits agrochimiques. Pour ces observateurs, « la stratégie a bien marché jusqu'à maintenant, alors pourquoi changer ? En faisant l'acquisition de Syngenta, Monsanto revient en force dans le business de la chimie. Est-ce que c'est ce que veulent les investisseurs ? ». 

Les investisseurs peut-être pas, mais les agriculteurs qui ne savent plus quoi faire face à l'invasion d'insectes et de « mauvaises » herbes devenues tolérantes à un, deux ou trois pesticides ? Affaire à suivre donc

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Agriculture écologiquement intensive : c'est possible, la France s'y met !

Agriculture écologiquement intensive : c'est possible, la France s'y met ! | Think outside the Box | Scoop.it

"Agriculture intensive", une oxymore ? Non, une réalité sur le terrain en France. Une agriculture qui combine et amplifie les fonctionnalités écologiques.

 

Les 28 et 29 mai 2015 auront lieu à Saint-Martin-du-Fouilloux, près d’Angers, la 3eme édition des Terrenales, le rendez-vous mondial de « l’agriculture écologiquement intensive », ou AEI, pour les intimes. Ce modèle agricole novateur, fruit des recherches de l’agronome Michel Griffon, est promu par Terrena, première coopérative agricole de France.

Pour Hubert Garaud, président de Terrena, l’AEI c’est « une troisième voie entre le bio et le conventionnel », permettant aux agriculteurs de relever le triple défi qui consiste à produire plus pour nourrir une population mondiale qui ne cesse d’augmenter, tout en produisant mieux, c’est-à-dire des aliments sains de haute qualité nutritionnelle, et en respectant l’environnement.

Agriculture intensive, mais pas du tout comme l’agriculture intensive…

Attention ! Le ‘I’ de AEI ne se réfère pas à ‘agriculture intensive’, bête noire des écologistes, mais correspond plutôt à une « agriculture qui utilise intensivement les fonctionnalités des systèmes productifs »(4), c’est-à-dire le fait de combiner en les amplifiant certaines méthodes écologiques pour créer des synergies productives tout en réduisant les atteintes à l’environnement. C’est l’aspect écologique qui est intensif.

Concrètement, cela signifie, par exemple, l’utilisation de la méthanisation pour chauffer les serres ou le recours à des variétés de plantes plus résistantes à la sécheresse et qui ont besoin de moins d’engrais.

Mais Michel Griffon veut aller plus loin : en s’appuyant sur les principes de la viabilité des écosystèmes et des sociétés, il propose de créer une agriculture durable, dans un cadre d’écosystèmes eux aussi durables, pour des sociétés économiquement et socialement viables. « L’agriculture nous oblige à dépasser nos paresses, ne serait-ce que pour une raison : elle est multiple », nous dit Erik Orsenna dans sa préface au livre de M. Griffon. « Michel Griffon nous prouve qu’il faut tout à la fois lutter contre les idées générales, la plaie car paresse de l’esprit, et nous contraindre à une culture toujours plus ouverte… »

L’Agriculture Ecologiquement Intensive se développe en France

Des agriculteurs français appliquent déjà les principes de l’AEI de multiples façons. Ainsi, Jean-Yves Ménard et ses quatre associés au GAEC des Buissons à Saint-Lambert-la-Potherie (Maine et Loire) ont installé récemment un Microferm, système qui produit électricité et chaleur à partir du lisier de l’exploitation. Cette unité de micro-méthanisation, nouvelle génération, convertit les effluents de ses 115 vaches laitières, mélangées avec la menue paille, les eaux de la salle de traite et les refus d’alimentation, pour produire 400.000 kWh d’électricité revendus à EDF et 250.000 kWh de chaleur, qui permet de chauffer trois habitations et l’eau du robot de traite.

Autre exemple : Stéphane Bodiguel, dans le canton de Pipriac en Ille-et-Vilaine, pousse l’idée plus loin en reliant son méthanier à trois bassins d’eau où il fait pousser la spiruline, micro-algue aux propriétés étonnantes. La chaleur générée par la fermentation du fumier et du marc de pomme permet de maintenir l’eau des bassins à 36° pour permettre le développement de ce micro-algue. « La spiruline est riche en protéines, dit Stéphane. Reste à savoir si le produit pourrait nourrir les animaux. Ses effets ont déjà été prouvés sur les chevaux de course, meilleurs à l’effort. »

Enfin, à Blou (Maine et Loire), Jean-Marc Poirier expérimente un système d’irrigation au goutte-à-goutte pour ses maïs sur une parcelle de trois hectares. Par rapport à son ancien système d’arrosage avec un enrouleur, il tire la conclusion suivante : « Si le coût est un peu supérieur, je consomme moins d’eau et je gagne en qualité d’arrosage. Il n’y a pas de volatilité et je peux également faire de la ferti-irrigation. La gaine va mettre en terre une forme de bulle d’eau que les racines du maïs vont aller chercher pour se nourrir.(3) »

D’autres expériences sont en cours : utilisation de robots pour arracher les mauvaises herbes, double cultures pour diminuer les parasites et améliorer la qualité du sol, sondes numériques pour envoyer des renseignements sur le champ, capteurs de méthane dans les étables.

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Où était Charlie? Ce que montrent réellement les cartes d’Emmanuel Todd

Où était Charlie? Ce que montrent réellement les cartes d’Emmanuel Todd | Think outside the Box | Scoop.it

Et si le chercheur était parti des bonnes données pour arriver aux mauvaises conclusions? Une analyse plus posée montre que les territoires qui ont le moins défilé sont les plus populaires, ceux qui connaissent de grandes difficultés, où l'on délaisse les isoloirs quand on ne vote pas pour le FN. Des territoires où s'exprime le plus fortement l'indifférence ou le refus vis-à-vis du jeu politique traditionnel et des institutions, dont les manifestations «Je suis Charlie» sont apparues comme un nouvel avatar.

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Dans quels pays du monde fait-il bon être une femme ?

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Vingt ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, quelle est la réalité du quotidien de celle-ci ? Un centre de recherche a voulu analyser la condition des femmes et ses progrès dans différents pays. Résultat : une floppée de cartes qui en disent long sur le chemin qui reste à faire.

 

En 1979, les Nations Unies créaient la Convention sur l'Elimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Ratifié par la grande majorité des pays du globe, le texte a servi de base au programme d'action initié en 1995 lors de la quatrième Conférence Mondiale sur les femmes. Son but : introduire plus d'égalité entre hommes et femmes.


Vingt ans après, où en sommes-nous ? En mars dernier, l'organisation Equality Now nous dressait la liste des lois les plus discriminatoires du monde. Emboitant le pas à cette initiative, le WORLD Policy Analysis Center a récemment publié les résultats de son étude sur la situation des femmes dans différentes parties du monde.

Au total, 66 cartes sont proposées par le centre d'étude pour rendre compte du quotidien des femmes en matière d'éducation, d'emploi, de santé ou encore de mariage. Sans surprise, l'état des lieux ainsi dressé rappelle que l'égalité entre hommes et femmes est encore un combat d'actualité.

Si l'étude souligne des points positifs, comme le fait que 97% des pays du monde affirment les droits des femmes dans leur constitution, elle pointe également du doigt les domaines où des efforts sont encore à faire. Ainsi, 30% des pays du globe considèrent qu'il est légal de marier les filles à un âge moins avancé que les garçons. Ci-dessus, une sélection des sujets abordés par l'étude. La France a encore des progrès à faire en matière d'accès à l'emploi, de lutte contre les discriminations, et d'égalité salariale.

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Mysterious space plane blasts off for secretive US air force mission

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X-37B craft launched from Cape Canaveral on Wednesday, its fourth long orbital flight in five years – but many details of the trip are being kept secret

 

A mysterious robotic space plane launched its secretive mission for the US air force on Wednesday, its fourth long orbital flight in five years.

The X-37B launched from Cape Canaveral, Florida, for the reusable spacecraft’s fourth mission. Its third mission lasted a record-breaking 675 days in space, and ended when it landed at an air force base in California in October 2014.

The spacecraft’s mission, including the technology on board and what its objectives are, are secret, but the air force has revealed at least one detail. In a statement, the air force said the X-37B will test a new electric engine called a Hall thruster, described as an “electric propulsion device that produces thrust by ionizing and accelerating a noble gas, usually xenon”.

Major General Tom Masiello, the commander of the air force research laboratory, space and missile systems center, said the X-37B mission would test a wide range of technologies. The higher-powered electric thruster could improve the efficiency of those technologies.

“Secure comms, [intelligence, surveillance and reconnaissance], missile warning, weather prediction, precision navigation and timing all rely on [space science], and the domain is increasingly contested,” Masiello said in a statement. “Less fuel burn lowers the cost to get up there, plus it enhances spacecraft operational flexibility, survivability and longevity.”

Captain Christopher Hoyler, an air force spokesman, said that the vehicle’s mission “cannot be specified” but that it will enhance “the development of the concept of operations for reusable space vehicles”.

In a statement, the director of the air force rapid capabilities office, Randy Walden, said: “With the demonstrated success of the first three missions, we’re able to shift our focus from initial checkouts of the vehicle to testing of experimental payloads.”

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The Pentagon has consistently denied over the years that X-37B missions test space weapon capabilities.

Built by Boeing’s Phantom Works division, the spacecraft resembles Nasa’s classic space shuttle design in miniature; it is a fourth of the size of the original shuttles, at about 9.5ft tall and 29ft long, and is operated robotically. It runs partially on solar power, and probably tests a wide range of avionics, advanced spacecraft design technology and experimental spy sensors.

Nasa has also joined the X-37B experiment, sending dozens of material samples, including thermal coatings, ink and window substitutes, up in the shuttle’s payload. The Nasa experiment will test how those materials withstand the hazards of space, such as radiation and extreme temperatures. The original X-37A shuttle was of Nasa’s design, but the program was cancelled in 2006, at which point the air force and the military technologists at Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa) adopted the program.

Also launched into space are 10 small satellites called CubeSats, including one known as the LightSail, developed by the nonprofit Planetary Society. The tiny satellite will unfurl four solar-powered Mylar sails after a month in space, for a first short test of solar sailing near Earth. Other CubeSats will perform propulsion and communication experiments for the US Naval Academy, California Polytechnic State University and the Aerospace Industries Association.

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L’agriculture industrielle est devenue folle

L’agriculture industrielle est devenue folle | Think outside the Box | Scoop.it

La revue 6 mois, le XXIe siècle en images dénonce dans son dernier numéro le « business de la terre ». Des photo-reportages forts et percutants, qui apportent un éclairage cru sur une agriculture devenue complètement folle.

La population mondiale augmente, mais la faim dans le monde diminue. Si 800 millions de personnes souffrent de malnutrition, c’est 200 millions de moins qu’il y a une vingtaine d’années, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Dans la seule Chine, le nombre des malnutris a baissé de plus de 100 millions. Dans les pays développés, le modèle d’alimentation a changé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale - moins de céréales et de plus en plus de viande - sur fond de baisse générale des prix. En Occident, se nourrir coûte de moins en moins cher.

Voilà pour le côté cour. Côté jardin, le tableau de l’agriculture dite moderne - c’est-à-dire industrielle - prend des teintes nettement plus sombres que le magazine 6 mois (le petit frère de la revue XXI) a choisi d’éclairer dans sa dernière livraison.

Les images font froid dans le dos

Sous le titre générique du « business de la terre » sont déclinés trois sujets : les usines agroalimentaires dans divers pays, la cueillette des fruits et des légumes dans le sud de l’Italie et l’exploitation du soja en Argentine. Pour chacun des thèmes la recette est identique : des reportages photos de grande qualité et quelques textes denses en appui.

Les abattoirs Seara Alimentos, à Sidrolandia, au Brésil

Le résultat est accablant. L’agriculture moderne est devenue folle. Elle marche sur la tête. Si elle a su répondre à la croissance démographique, aujourd’hui, elle obéit à d’autres lois et nous entraîne vers des lendemains de cauchemar.

Ils sont déjà là, est-on d’ailleurs tenté de dire au vu du travail de Georges Steinmetz. Ce photographe américain a sillonné les Etats-Unis, la Chine, le Japon, le Brésil pour capter « les usines à nourriture de la planète ». C’est bien de cela qu’il s’agit : montrer sans effet ni fioriture à quoi ressemble un abattoir où près d’un millier de porcs sont abattus quotidiennement, cet autre qui « traite » chaque jour 2 500 bovins (!), ce troisième qui débite au même rythme 170 000 poulets dont les pattes sont exportées au Japon, les ailes en Chine, les foies aux Etats-Unis, ou cette usine où sont confectionnées 800 000 boulettes de riz/jour.

Les images font froid dans le dos. Non pas qu’elles exagèrent et travestissent la réalité quand elles nous montrent les alignements de bêtes mortes suspendues à des crochets et l’armée des humains qui s’active autour, tous enveloppés dans des combinaisons blanches anonymes. C’est la normalité des clichés, la froideur des images qui fait leur force.

Sur le même thème du « business de la terre » le second reportage photo nous entraine dans le sud de l’Italie où de jeunes Africains venus du Burkina-Faso, l’un des pays les plus déshérités d’Afrique, viennent année après année louer leur bras pour ramasser au fil des saisons des tomates, puis des oranges, enfin des mandarines, moyennant un salaire de misère.

Les photos d’Alessandro Penso rendent bien compte de ces vies d’émigrés, logés dans des maisons abandonnées, exploités par les mafias locales, et où les jours se mesurent au nombre de cageots remplis. Ironie du sort, la faiblesse des salaires fait que la tomate italienne ramassée par les burkinabés est exportée au Burkina Faso, un pays gros consommateur de tomates, où elle concurrence la production locale. Ainsi va la globalisation du monde…

Travailleurs burkinabé dans l’Italie du sud
 

La fièvre du soja

Mais c’est le troisième volet du dossier qui est sans doute le plus frappant avec un reportage photo réalisé en Argentine, troisième producteur mondial de soja et grand consommateur de Roundup, l’herbicide phare de la firme américaine Monsanto.

 Photo de tête : Sebastian, 14 ans, souffre d’hydrocéphalie et de myéloméningocèle. Il vit en Argentine chez ses grands-parents

Les images de Alvaro Ybarra Zavala montrent des enfants littéralement empoisonnés par les épandages de Roundup sur les champs de soja voisins des habitations. Les deux phénomènes sont liés. A preuve, dans le quartier d’un petit village de la province du Chaco bordé d’une piste d’où décollent les avions qui vont épandre le Roundup, « presque chacune des 108 familles […] compte un enfant handicapé ».

Une étude nationale du ministère de la santé argentine publiée il y a trois ans est venue confirmer le lien entre les épandages et les malformations physiques. Dans les provinces exposées aux épandages chimiques elles ont été multipliées par quatre en dix ans. La fréquence des cancers a également augmenté.

Pour autant, sur le terrain, rien n’a changé. Les épandages continuent comme avant alors même que la présidente de la République, Cristina Kirchner, a dénoncé « l’usage inadéquat de produits phytosanitaires », que la justice a été saisie, que des associations se mobilisent…

Responsable de ce drame sanitaire, la « fièvre du soja » - qui a saisi une bonne partie du continent américain - renvoie à la hausse de la consommation mondiale de viande. « Le bétail a mangé de l’herbe pendant des millénaires, avec parfois un peu de céréales, rappelle le journaliste Fabrice Nicolino dans les colonnes de la revue. Mais dans les années 1970, les éleveurs ont misé sur le soja : cette plante asiatique, riche en protéines, permet aux animaux de se développer plus vite et mieux. »

Mais à quel prix ! Comment ne pas réclamer la fin d’un modèle agricole qui, sous couvert de favoriser la production bovine à bas prix, tourne au « désastre biblique » ?

Jacques Le Bris's insight:


6 mois, le XXIe siècle en images », n° 9, printemps/été 2015, 304 p., 25,50 €

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Bac : vers une fouille intégrale ?

Bac : vers une fouille intégrale ? | Think outside the Box | Scoop.it

Les premiers cas de triche « à la montre connectée » apparaissent en Europe. En France, si des cas sont relevés durant les épreuves du bac 2015, la montre pourrait être bannie des salles d’examen. Et après ?

 

Les uns après les autres, les accessoires sont bannis des salles d’examen. Les calculatrices, autorisées en France lors des examens scientifiques du baccalauréat depuis 1980, font l’objet d’une surveillance accrue depuis 2000 (voir la circulaire). Sont notamment visées les calculatrices programmables capables de stocker dans leur mémoire un volume croissant de contenus, y compris du texte. En mars 2015, l’Etat est allé plus loin et prévient que les calculatrices seront interdites lors des examens à partir du bac 2018 (voir la circulaire précisant la précédente circulaire).
Il faut rappeler que tous les terminaux permettant l’accès à Internet et/ou le stockage de données est interdit : smartphones, tablettes, ordinateurs portables… La prochaine cible des autorités pourrait être la montre dite connectée, déjà interdite dans certaines universités anglaises et un cas de fraude a été constaté en Suisse en mai 2015 (voir l'article relevé dans notre revue de web). Si des cas de fraude sont observés en France lors du bac 2015, nul doute que l’Etat interdira illico les fameuses montres (probablement toutes les montres, car certaines ressemblent à s’y méprendre à des montres traditionnelles). Et après ? Il semble que plusieurs grandes marques de lunettes se penchent sur le design des Google Glass, dont l’échec commercial est largement expliqué par leur look peu seyant. Les lunettes seront alors elles aussi interdites lors des examens.
Pour la suite, le « candidat augmenté » pourra utiliser des « stylos intelligents », capables d’émettre les textes qu’ils écrivent et de recevoir des réponses, des vêtements connectés, des équipements leur apportant les réponses aux questions de l’examen audibles par eux-seuls, le son transitant par les os (équipement de la taille d’un sonotone)… Les risques de fraude risquent de prendre une telle ampleur que seule une fouille intégrale et poussée des candidats serait à même d’écarter les tricheurs. Des fouilles qui risquent bien d’être… aussi longue que l’examen lui-même.

 

MID e-news

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Migrants : L'UE lance son opération navale en méditerranée contre les trafiquants

Migrants : L'UE lance son opération navale en méditerranée contre les trafiquants | Think outside the Box | Scoop.it

C'est une mission sans précédent qui commence ce lundi, et elle va impliquer le déploiement de bâtiments de guerre et d'avions de surveillance des armées européennes au large de la Libye.

Le but : casser l'activité des trafiquants qui profitent du désespoir des migrants qui cherchent à traverser la Méditerranée.

 

L'UE veut casser l'activité des trafiquants qui exploitent la détresse des migrants prêts à tout pour traverser la Méditerranée, un mois tout juste après un naufrage dramatique.

 

Cette mission requiert un accord des Nations unies et ne sera véritablement lancée qu'au mois de juin. Et ce lundi, elle doit être formellement validée par les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE, après une réunion de leurs homologues de la Défense.

 

Les flux de migrants ont explosé en 2015

L'Union européenne tente d'agir alors qu'elle se voit accusée de passivité voire d'indiférrence, tandis que les drames se succèdent en Méditerranée, dont celui a coûté la vie à plus de 700 personnes en avril dernier.

 

Les flux sont bien plus importants cette année qu'en 2014: en une seule journée, quelque 2.000 migrants ont été secourus le 14 mai dans une dizaine d'opérations coordonnées par les garde-côtes italiens.

 

La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont déjà promis de fournir des navires. La Pologne et la Slovénie engageraient des avions de surveillance ou des hélicoptères, selon des sources diplomatiques.

 

La traque aux navires avant tout

Pas question d'opérations militaires en territoire libyen, a assuré Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne. La mission consiste a traquer les bateaux utilisés par les passeurs armés pour tracter jusqu'en haute mer les embarcations de fortune chargées de centaines de migrants, ensuite laissées à la dérive.


Elle veut également les empêcher de les récupérer. Les trafiquants n'ont pas hésité à ouvrir le feu contre les garde-côtes italiens pour reprendre ces embarcations.

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RAZZIA SUR LA FRANCE, on liquide et s’en va…

RAZZIA SUR LA FRANCE, on liquide et s’en va… | Think outside the Box | Scoop.it

Exit Ducros, exit Mory, exit MoryGlobal. De reprise en reprise ce fleuron du transport routier français est mort. Avec des milliers de chômeurs sur le bord de la route.

 
Dentresangle, autre pépite du transport routier français bouffé en quelques jours par une entreprise étazunienne, XPO Logistics. Une entreprise deux fois moins puissante que Dentressangle. XPO Logistics, 2,4 milliards de dollars et une perte de 63,6 millions de dollars ; Dentressangle : 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice de 75,9 millions d’euros (pas de dollars!), en augmentation de 8% cette année. L’étazunien emploie 10.000 personnes sur 200 sites tandis que Norbert Dentressangle emploie 42.350 personnes sur 662 sites. «Dès l’acquisition, la marque Norbert Dentressangle va disparaître» avoue Hervé Montjotin, actuel président du directoire de Dentressangle. Cherchez l’erreur…
 
L’ouverture totale des frontières offre aux entreprises états-uniennes la possibilité de faire leur marché en Europe. C’est ce qu’on appelle la globalisation, la mondialisation prédatrice à la sauce dollar. Résultat : la liste des entreprises françaises qui passent sous pavillon étranger, surtout étazunien, s’allonge, s’allonge… Rachetées pour être dépouillées de leur savoir-faire, de leurs clientèle, de leurs brevets, de leurs actifs, de leur trésorerie, puis fermées, laissant les salariés sur le carreau.
 
Vous voulez des exemples ?
 
Péchiney. Vous vous souvenez de Péchiney. Un des fleurons de l’industrie française. Champion du monde de l’aluminium. Terminé. Mort Péchiney… Le groupe français a été racheté par le canadien Alcan en 2003. En 2007, ce dernier a lui-même été racheté par Rio Tinto. Résultat : Péchiney a été racheté pour être liquidé et ainsi éliminer un concurrent.
 
Arcelor. Le groupe sidérurgique – d’abord national sous le nom d’Usinor, devenu Arcelor en 2002 en fusionnant avec d’autres sidérurgistes européens – a été bouffé en 2006 par Mittal Steel Company. On connait les résultats : fermeture des usines, des milliers de chômeurs, toute une région ruinée… L’exemple typique, quasi caricatural, d’un rachat prédateur destiné à éliminer un concurrent.
 
Rossignol. C’était le numéro un mondial du ski avec 24% de parts de marché ! Il a été bouffé en 2005 par l’américain Quiksilver, surtout connu dans le monde du surf. Salomon ayant lui aussi été bouffé par Adidas, on ne peut plus skier français…
 
TDF (Télédiffusion de France). Racheté par Intermediate Capital et Texas Pacific Group. Les émetteurs de la Tour Eiffel sous donc sous contrôle yankee ! Bonjour la fierté nationale…
 
Comment cette razzia est-elle possible ? Pour deux raisons principales :
 
1 – Les dés sont pipés puisque les Etazuniens achètent avec de la monnaie de singe, le dollar, sorti de la planche à billet de l’oncle Sam. Elles n’ont pas été « achetées » mais razziées avec de la fausse monnaie.
 
2 – Les entreprises étazuniennes prédatrices sont bourrées de thunes qu’elles volent doublement : – elles « optimisent » leur fiscalité, c’est-à-dire qu’elles volent le fisc en France. Mais si elles rapatriaient leurs bénéfs aux Etats-Unis, elles devraient payer 35 % au fisc étazunien. Ce qu’elles ne veulent pas. Elles se trouvent donc à la tête d’une montagne de pognon planqué dans des paradis fiscaux, avec lequel elles font leur marché en France et en Europe.
 
Accessoirement, la baisse de valeur de l’euro par rapport au dollar fait que les entreprises européennes valent actuellement 25% de moins qu’il y a seulement quelques mois… Voilà comment tous les bijous de la famille France foutent le camp. Et ce n’est pas sans effets. Ces investisseurs étazuniens n’ont qu’un dieu : le fric, qu’une exigence : le maximum de rentabilité pour les actionnaires. Au détriment du développement de l’entreprise et, bien sûr, de l’emploi. Les patrons-voyous imposés par les actionnaires étazuniens n’ont dès lors pas d’états d’âmes pour délocaliser les entreprises là où la main d’œuvre coûte le moins. S’ensuivent le déplacement des sièges sociaux, des centres de recherche, la rupture avec les sous-traitants français, tuant des entreprises…
 
C’est ce qui se passe pour de très nombreuses entreprises françaises :
 
Alstom, entreprise majeure, strtatégique, est passé – du moins pour sa branche énergie, sous pavillon étazunien avec son rachat par Général Electric
 
Alcatel-Lucent bouffé par le Finlandais Nokia
 
Amora Maille : le groupe français a rejoint le groupe anglo-hollandais Unilever en 2000.
 
Brasseries Kronenbourg bouffé par le groupe danois Carlsberg
 
Converteam (conversion de l’énergie électrique) : racheté par General Electric en 2011. On peut mettre en relation avec le rachat-démantèlement de Alstom.
 
ClubMed bouffé par les Chinois
 
Danone : La branche biscuit du groupe (LU) a été racheté par l’américain Mondelez International en 2007.
 
Legrand (produits et systèmes pour installations électriques et réseaux d’information) : racheté par un groupe d’investisseurs étazuniens dont KKR et Goldman Sachs.
Marionnaud, le parfumeur est passé en 2005 sous pavillon chinois.
 
PriceMinister, pionnier de l’e-commerce français, a été racheté par le japonais Rakuten.
 
SPIE (ingénierie électrique et construction) : racheté par Clayton, Dubilier & Rice en 2011 pour 3 milliards de dollars US.
 
Smoby (jouets) : en 2008, le leader français du jouet est repris par le groupe allemand Simba.
 
Solocal (ex Pages Jaunes) : racheté par KKR et Goldman Sachs.
 
Et ce n’est pas tout… On va probablement vendre aussi GDF-Suez, le fournisseur essentiel du gaz pour toute la France. L’entreprise est en train de changer de nom pour que ça fasse moins désordre…
 
Et n’oublions pas l’aéroport de Toulouse vendu aux Chinois, et bientôt – Macron l’a dit – les aéroports de Nice et de Lyon…
 
Vous me direz, la France fait pareil à l’étranger… Ceci n’est pourtant qu’un hors d’œuvre avant le grand dépouillement si TAFTA passe… « Paul Emploi illimited » ! Voilà une entreprise qui va encore se développer…
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Voilà pourquoi les repas en avion sont si mauvais

Les passagers gardent rarement un grand souvenir des repas pris en vol. Une étude américaine affirme que le bruit des moteurs influerait sur notre perception du goût.

Deux chercheurs de l’université de Cornell, aux Etats-Unis se sont en effet penchés sur le rôle de l’environnement sonore dans notre appréciation des saveurs. « Notre étude a confirmé que dans un environnement bruyant, notre perception du goût est compromise », explique le professeur en sciences alimentaires Robin Dando au DailyMail.

En avion, le niveau sonore de 85 décibels aurait tendance à inhiber le sucré et renforcer en revanche la saveur unami (5e saveur de base avec l’amer, le salé, le sucré, et l’acide, présente dans les tomates notamment).

Stimulation du tympan

« Les propriétés multisensorielles de l’environnement où nous consommons nos aliments peuvent modifier notre perception des aliments », précise Robin Dando.

Les chercheurs ont réalisé une expérience sur 48 personnes pour mettre en évidence le phénomène. Chacun a évalué des échantillons gustatifs dans des conditions de bruit imitant celles d’une cabine d’avion, puis dans le silence.

« Il n’a eu aucune différence d’intensité de goût pour les aliments salés, acides, amers », dit l’étude. En revanche, « l’intensité du goût sucré a diminué proportionnellement à la montée en puissance du goût unami ». Les chercheurs estiment que cette différence pourrait être due à la stimulation de la corde du tympan dans l’oreille.

L’étude a été publiée dans le Journal of Experimental Psychology et pourrait aider les compagnies à sélectionner les aliments qui conviennent à l’environnement d’un vol. Bref, la prochaine fois que vous prenez l’avion, essayez le jus de tomate.

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Pilleurs d'Etat : pourquoi nos élus en arrivent à se prendre pour des surhommes (et s'en mettent plein les poches)

Pilleurs d'Etat : pourquoi nos élus en arrivent à se prendre pour des surhommes (et s'en mettent plein les poches) | Think outside the Box | Scoop.it

Philippe Pascot a côtoyé les élus de tout bord pendant près de 25 ans. Il recense dans cet ouvrage les abus légaux dans lesquels tombe la classe politique française : salaire exorbitant, exonération d’impôts, retraite douillette, cumuls, emplois fictifs, déclarations d’intérêts et d’activités bidons et tant d’autres petits arrangements entre amis... Extrait de "Pilleurs d'Etat", publié aux éditions Max Milo
 


C’est l’ancienne ministre Michèle Delaunay, députée de Gironde, qui a très bien décrit le phénomène sur son blog en septembre 201430. Elle y décrit le parcours carriériste de nombre de ses collègues qui suivent tous à peu près le même chemin, certains allant juste plus vite que d’autres. Elle constate aussi que les élus (de plus en plus nombreux) et les parlementaires ne savent rien de la vraie vie, celle des fins de mois difficiles, des courses à faire pour la semaine, des repas à préparer pour les enfants, de la voiture qui tombe en panne au mauvais moment, des transports en commun bondés et toujours en retard.

De tous ces petits détails, qui empoisonnent la vie quotidienne de tout un chacun, ils n’ont jamais connu l’ombre d’une miette. De la vie, ils ne connaissent que celle qu’ils se sont bâtie en consacrant l’essentiel de leur temps à atteindre le seul objectif qu’ils se sont fixé : être élu. Et comme le dit très justement Mme Delaunay, le virus sympathique du départ, cette envie de transformer le monde, d’aider son prochain, se mue en maladie incurable de celui qui sait tout, dont la parole devient d’évangile, la volonté de puissance remplace celle de bien faire : le surhomme vient au monde. Celui qui, parce que le système le veut, perd toute spontanéité et se met à calculer ce que veut voir l’électeur et non ce qu’il faut faire en réalité pour l’intérêt général.

Car à ce stade de la carrière naissante de l’élu, celui-ci prend goût au pouvoir et à tout ce qu’il représente. Du jour au lendemain, son statut change, il cesse de faire partie du commun des mortels, il devient un personnage, un notable, quelqu’un de respectable et de respecté.

Je l’ai moi-même vécu après mon élection en tant que conseiller régional d’Île-de-France, puis de président de la commission de la formation professionnelle et de l’apprentissage de la Région Île-de- France. D’un coup d’un seul, je suis devenu quelqu’un d’autre. On aurait pu croire qu’une fée s’était penchée soudainement sur mon berceau d’élu et, d’un coup de baguette magique, m’avait rendu immédiatement beau et intelligent… Du jour au lendemain, un certain nombre de courtisans administratifs, souvent des chefs de service qui hument la possibilité d’une promotion, venaient me voir, l’échine courbée, me serinant de façon obséquieuse du « Le président veut-il… » ou du « Si le président pense… » à chaque phrase requérant mon attention.

À l’époque, ce tumulte soudain m’avait tellement perturbé que j’ai mis une bonne journée à comprendre que le président dont parlaient sans arrêt ces gens, et qui paraissait si important à leurs yeux, eh bien c’était moi ! Et non Jean-Paul Huchon, le président de Région, comme je l’ai cru toute la journée.

Cela crée un choc et vous propulse vite, si on n’y prend pas garde, sur un nuage où on se laisse vite bercer..

Le pouvoir que l’on vous octroie procure les avantages qui en sont l’accessoire (téléphone, Internet, frais de représentation, invitations diverses et variées…), eux-mêmes doublés d’un soupçon de privilèges et d’un zeste de passe-droits qui font que très vite, de tout là-haut sur le petit nuage, les vraies gens deviennent tout petits, voire insignifiants. Vous venez de toucher le gros lot et plus rien ne compte vraiment que la contemplation de ce que vous êtes devenu.

Une fois bien installé, l’élu, prenant goût à la fonction, commence à réfléchir et se demande comment faire pour que de locataire de son mandat, il en devienne propriétaire. Sans s’en rendre compte ou par calcul (pour toujours davantage d’élus), l’élu fait ce qu’on appelle « un plan de carrière ». Il commence alors à cumuler : un mandat pour la soif, un autre au cas où, une viceprésidence par-ci, un petit mandat local comme base de repli par-là, un territoire à garder pour avoir sa base arrière…

Le formatage des élus : un frein à la diversité, la créativité et la prise de risques

On entre maintenant en politique, toutes tendances confondues, avec un plan de carrière préétabli. On va essayer dans un premier temps de gagner sa place au soleil, puis de la garder et d’agrandir à mesure son terrain de jeu. Le tout entre gens du même monde, de la même corporation, qui se serrent les coudes quand on essaye de toucher à leurs prérogatives. Certes, de temps en temps, ces gens se donnent quelques coups de griffes, mais en général ce sont plutôt des coups de pattes, comme le ferait une portée de chatons joueurs entre eux, juste pour désigner celui qui sera le dominant de la tribu.

Comme de plus en plus d’élus à responsabilités multiples ont quasiment le même parcours pour arriver au pouvoir, qu’ils sont tous issus à peu près des mêmes couches sociales (à quelques rares exceptions près), qu’ils ne travaillent, vivent, respirent quasiment qu’en vase clos, il tombe sous le sens que la compréhension de la vie au quotidien leur échappe. Dans le même moule de fonctionnement, ne vivant que pour et par leur carrière emportée de haute lutte, entourés d’une foule d’assistants courtisans qui les conseillent tout en montant autour d’eux un cordon sanitaire infranchissable pour celui qui n’est pas coopté par le « sérail », ces élus parlementaires aux mandats multiples ne peuvent plus comprendre et sentir les besoins d’une population dont ils ne font plus partie car ils n’en partagent plus rien (si ce n’est les petits fours lors des inaugurations, des comices agricoles et pince-fesses nombreux).

Ils décident, peaufinent, détaillent, inventent des règles et des lois qui sont à 100 000 lieues des préoccupations quotidiennes de la population. Comment des parlementaires peuvent-ils comprendre qu’il est difficile de vivre avec un revenu de 500 euros par mois alors que tous sont plus que largement à l’abri du besoin ? En 2012, il ne restait au sein du Palais-Bourbon qu’un seul député ouvrier. Depuis cette date, légère amélioration, il y a 11 députés ouvriers et employés, soit environ 3 % de l’ensemble de l’Assemblée31.

Si on ne doit pas tomber dans les clichés simplistes et stériles, on est quand même obligé de constater que nos parlementaires ne sont plus à l’image de leurs mandants. La fracture entre ceux « d’en haut » et ceux « d’en bas » s’agrandit d’année en année.

Dans un rapport du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof ) de 201232, on constate qu’il n’y a quasiment plus aucun parlementaire qui le devient au titre d’un premier mandat. Quasiment tous ont déjà une longue carrière politique ou d’appareil derrière eux. La plupart ayant commencé leur parcours avant 25 ans dans des instances politiques soit comme assistants parlementaires, soit comme conseillers municipaux ou régionaux.

La politique n’est plus vue comme un sacerdoce dans lequel on s’engage pour défendre la veuve et l’orphelin mais comme une carrière au long cours. Il faut la gérer avec prudence au sein d’un groupe qui vous protégera, et sa continuité passera, pour beaucoup, par une soumission profonde sous des dehors de liberté apparente.

Sans soutien, sans appui, sans argent, il est quasiment impossible aujourd’hui de gagner une élection parlementaire. Le trublion qui vient déranger la machine bien huilée du parcours obligatoire du candidat programmé ne passe plus que très rarement la barre du premier tour. Il faut être du « sérail ».

Tous ces élus forment un conglomérat bien tassé dont les couleurs politiques se distinguent de moins en moins, tant le fonctionnement interne de ce bloc uniformisé procède d’un immobilisme prudent nécessaire pour conforter un parcours politique qu’ils veulent sans risque.

Les parlementaires se gardent bien de s’aventurer dans des réformes profondes de la société en évolution ou sur des terrains trop voyants qui les exposeraient à la critique ou pire, à la vindicte populaire.

La prise de risque altruiste s’amoindrit pour faire place à une prise de risque calculée qui n’entachera pas leur plan de carrière.



Jacques Le Bris's insight:


Extrait de  "Pilleurs d'Etat", de Philippe Pascot, publié aux éditions Max Milo, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Un maire UMP veut interdire l’islam : il est interné dans la journée !

Un maire UMP veut interdire l’islam : il est interné dans la journée ! | Think outside the Box | Scoop.it

Dans l’URSS de Staline, les opposants les plus dangereux étaient internés dans des hôpitaux psychiatriques, puis déportés dans des camps de concentration en Sibérie. Robert Chardon,  le maire de Venelles, dans les Bouches-du-Rhône, une commune d’environ 8.000 habitants proche d’Aix-en-Provence, a été hospitalisé d’office dans la journée du vendredi 15 mai, selon l’AFP qui cite une source proche du dossier, après s’être prononcé sur Twitter pour « interdire le culte musulman en France ». Selon l’AFP, « cette demande d’hospitalisation a été formulée par un tiers compte tenu de l’incohérence de ses propos »…

On peut être d’accord, ou pas d’accord, avec les propos du maire Robert Chardon, élu à la mairie de Venelles sur une liste ayant recueilli plusieurs milliers de voix, puis élu au poste de maire par une majorité de conseillers municipaux. Mais, on ne peut cautionner, comme le font une majorité de médias, d’élus, de hauts fonctionnaires, l’internement psychiatrique d’un élu de la République qui émet une idée. Car, on commence par interner Robert Chardon pour ses propos, mais on ne sait pas où ce nouveau processus s’arrêtera ! Il suffit de regarder l’histoire des 80 dernières années…

Dans la foulée de ce qui ressemble à une « chasse à l’homme » pour un délit d’opinion,  l’UMP, formation politique de Robert Chardon, a lancé vendredi 15 mai une « procédure d’exclusion » visant le maire de Venelles, qui s’est prononcé, rappelons le sur Twitter pour « interdire le culte musulman en France ». Des propos « condamnés » par deux dirigeants de l’UMP, dont Nicolas Sarkozy. « J’ai demandé qu’une procédure d’exclusion soit engagée pour des propos absurdes qui ne correspondent en aucune manière aux valeurs et au projet de l’UMP », a officiellement déclaré la vice-présidente du parti Nathalie Kosciusko-Morizet à l’AFP.

Selon la rédaction du quotidien Les Echos, cette « procédure d’exclusion » de Robert Chardon avait été annoncée « auparavant sur Twitter,  par Christian Estrosi. « Les propos du maire de Venelles sont intolérables et incohérents, il a été immédiatement suspendu », avait ajouté le maire de Nice, par ailleurs président de la Commission nationale d’investiture de l’UMP et chef de file du parti pour les élections régionales en Paca. »…

La rédaction de l’hebdomadaire l’Express confirme l’hospitalisation d’office du maire UMP de Venelles en ces termes : « Hospitalisé en raison de « l’incohérence » de ses propos… Outre la condamnation morale et politique, Robert Chardon a par ailleurs été hospitalisé d’office dans la journée de vendredi, a-t-on appris de source proche du dossier. Cette demande d’hospitalisation a été formulée par « un tiers compte tenu de l’incohérence de ses propos », a-t-on précisé de même source. 

(http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ump/un-maire-ump-veut-interdire-l-islam-en-france-le-parti-va-l-exclure_1680076.html#yX3u2uqoDt7OXIsB.99).

Un conseil à chaque Français qui nous lit : attention à vos tweets, à vos messages internet, à vos comptes Facebook, à vos discussions de bistrot ou de trottoir. Au moindre dérapage verbal, vous pourriez être hospitalisé d’office, en application de la jurisprudence Robert Chardon. Une suggestion : regardez le film Minority Report, réalisé par Steven Spielberg, car il arrive que la réalité rattrape la fiction.

 

Francis GRUZELLE

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La mort au bout des doigts

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Un détenu membre du gang Mara Salvatrucha MS 13 à bord de l'autobus cellulaire qui le transfère vers la prison de haute sécurité d'Izalco, dans l'ouest du Salvador, le 24 avril 2015

 

SAN SALVADOR, 11 mai 2015 – Quand la sonnerie de votre téléphone vous tire du sommeil à cinq heures du matin, il n’y a que deux explications possibles: soit c’est une erreur, soit c’est une urgence. Ce vendredi, c’est le deuxième cas de figure qui se présente.

Au bout du fil, une de mes sources m’avertit que plusieurs centaines de « pandilleros » parmi les plus dangereux du Salvador, détenus dans les prisons de Ciudad Barrios et de Chalatenango dans l’est et le nord du pays, vont être transférés vers le pénitencier de haute sécurité d’Izalco, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale.


(AFP / Marvin Recinos)


Depuis quelques semaines, les autorités pénitentiaires du Salvador procèdent à des déplacements massifs de prisonniers. Par ce moyen, elles cherchent à couper les communications entre les chefs incarcérés des gangs armés, connus ici sous les noms de«pandillas» ou «maras», et leurs subordonnés à l’extérieur. Les détenus identifiés comme des donneurs d’ordres sont transférés dans des établissements à régime plus sévère. Ces mesures sont mises en œuvre dans l’espoir d’enrayer un regain de la violence liée au crime organisé qui, rien qu’au cours des trois premiers mois de 2015, a déjà fait 1.124 morts dans notre pays d’à peine six millions d’habitants. Les victimes sont des militaires, des policiers, des civils pris entre deux feux et, surtout, des membres de gangs rivaux.


Des armes dans la prison


Je saute du lit et je fonce à Izalco où sont attendus 400 détenus en provenance des deux autres prisons. Quand j’arrive, vers huit heures du matin, les portes du pénitencier se sont déjà refermées sur un premier groupe de gangsters arrivés une heure plus tôt. Un peu frustré, j’appelle ma source, qui me dit d’attendre : le gros du contingent, composé de 300 «pandilleros»de la Mara Salvatrucha MS 13, n’a pas encore quitté Ciudad Barrios.


(AFP / Marvin Recinos)


Pendant que je patiente, je reçois un message : « L’opération est retardée. On a trouvé des armes et des substances interdites dans la prison et les bus ne vont pas partir tout de suite ». Je comprends dès lors que l’attente risque d’être longue. Je tue le temps en discutant avec les soldats qui patrouillent dans les alentours, avec des parents de détenus qui se plaignent de l’éloignement supplémentaire que supposera pour eux ce transfert, et avec mes collègues journalistes. Poireauter fait partie de notre métier.

Ce n’est qu’à cinq heures de l’après-midi que les autobus cellulaires, entourés de véhicules de police, font leur apparition sur la route en terre battue qui mène à la prison. Le premier bus a les vitres teintées : impossible de distinguer quoi que ce soit à l’intérieur. Mais le second a quelques fenêtres ouvertes. C’est l’occasion ou jamais.


(AFP / Marvin Recinos)


A cet instant, je ne pense qu’à la photo. Je plonge mon appareil à travers les fenêtres de l’autobus et j’appuie à répétition sur le déclencheur, en ignorant les insultes, les grimaces et les regards assassins que me lancent les voyous entassés à l’intérieur, torse-nu et menottés dans le dos.


Torse-nu et menottés dans le dos


Je change rapidement d’objectif et j’essaie de photographier les regards à travers les vitres dégoûtantes du bus. Tout à coup, dans mon viseur, apparaît un prisonnier au visage entièrement tatoué. Lorsqu’il se rend compte que je suis en train de le photographier, il me lance un baiser et éclate de rire. Quelques secondes plus tard, les portes du pénitencier s’ouvrent et les autobus s’engouffrent à l’intérieur. Je n’ai eu que deux minutes pour travailler, mais cela s’est révélé suffisant : je tiens ma photo.


(AFP / Marvin Recinos)


Alors que j’écris ces lignes, je me souviens des regards des prisonniers. Etre pris pour cible par les yeux durs, provocants des «pandilleros» est toujours une expérience effrayante. Je m’en serais volontiers passé, si ce n’était pour montrer au monde extérieur la cruelle réalité de mon pays, si beau mais en proie au massacre permanent perpétré par les maras.

Au Salvador, pas un jour ne passe sans qu'on n'effleure la mort du bout de ses doigts. La mort, je la vois dans les yeux de ces «pandilleros», mais aussi dans ceux des gens ordinaires qui vivent perpétuellement dans la peur. Une peur qui vous bloque, qui conditionne le moindre de vos gestes.


(AFP / Marvin Recinos)


Selon les autorités, il y aurait environ 60.000 «pandilleros» en liberté au Salvador (13.000 autres sont en prison). Il y a la Mara Salvatrucha et le Barrio 18, les deux gangs les plus puissants qui se disputent sans merci  le contrôle des territoires où ils se livrent à l’extorsion et au trafic de drogue. Il y a aussi d’autres bandes moins importantes comme Mirada Locos, MD, La Máquina, La Mao Mao. Comment savoir qui est qui ? Le type que je croise tous les jours à l’arrêt de bus appartient-il à l’une de ces organisations ? Et celui qui m’a demandé l’heure il y a cinq minutes ? Etait-il armé ?

Au Salvador, nous vivons au jour le jour, sans penser au lendemain. Car nous ne savons jamais vraiment qui se trouve à côté de nous.


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Top 10 des plus grands guitaristes de tous les temps, selon le RollingStone Magazine

Top 10 des plus grands guitaristes de tous les temps, selon le RollingStone Magazine | Think outside the Box | Scoop.it

Après le classement des plus grands chanteurs de tous les temps, des plus grands solos de guitare, voici celui des plus grands guitaristes. Attention, à ne pas confondre avec les plus techniques, on parle ici de guitar heroes qui ont réussi à inventer un style de jeu et à marquer à jamais l'histoire de la musique. Et oui on sait, plein de gens vont nous dire qu'il en manque, c'est le jeu. En tout cas dans cette liste, y'a plein de gens qui nous manquent justement...

  1. Jimi Hendrix
    Près de 40 ans après sa mort on n'a toujours pas compris comment il faisait. Le biopic qui sort bientôt nous en apprendra peut-être plus.




  2. Eric Clapton
    Avec les Yardbirds, Cream, en solo ou en guest avec les Beatles, God n'a jamais déçu. Des millions d'apprentis guitaristes se sont pris la tête et des entorses en tentant de reproduire sa magie avec des "Guitar part".
  3. Jimmy Page (Led Zeppelin)
    La technique, le charisme, la virtuosité et la sauvagerie, Page avait tout. Le seul truc de rock star qu'il n'a pas fait c'est de mourir jeune comme un con. Du coup, il avait vraiment tout compris.
  4. Keith Richards (The Rolling Stones)
    Sans lui les Stones ont l'aura de Téléphone. "Papa, c'est quoi le rock'n'roll ? Tu vois le gars avec le bandeau là, ben c'est ça".
  5. Jeff Beck
    On parle d'un mec qui a réussi à s'imposer dans un groupe qui comportait le numéro 2 et 3 de cette liste. Soliste exemplaire, Beck est l'exemple parfait du "guitariste pour guitariste".
  6. B.B. King
    Le King Of Blues. Celui que tous les rockeurs des 60's considèrent comme le daron. Il vient de nous quitter à 89 ans. Notez bien qu'avec l'hygiène de vie des bluesman, 89 c'est l'équivalent de 150 pour un moldu de base.
  7. Chuck Berry
    Certains disent qu'il n'a fait que répéter la même intro et le même solo durant toute sa carrière. Oui, mais voilà ce sont sûrement les meilleures de tous les temps et c'est lui qui les a inventés. Donc, on respecte et on se tait.
  8. Eddie Van Halen
    Il a fondé Van Halen, popularisé le tapping, et joué le solo de Beat-it. Qu'est ce que vous voulez de plus ?
  9. Duane Allman (the Allman Brothers Band)
    Mort jeune à 24 ans (même pour une rock star de base c'est trop tôt), il est le génie incontesté de la slide-guitar dont on parle encore aujourd'hui. La chanson Free Brid de Lynyrd Skynyrd lui est dédié.
  10. Pete Townshend (The Who)
    Il faisait le moulinet, brisait ses guitares et mettait des stades à genoux avec des riffs à trois accords. Si on ne jugeait qu'au charisme, Townsend serait bien plus haut.


Jacques Le Bris's insight:

Et pour vous, ca serait qui le meilleur guitariste de tous les temps ?

Voir la suite du classement sur RollingStone.com


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La croissance revient mais l'emploi attendra

La croissance revient mais l'emploi attendra | Think outside the Box | Scoop.it

Même avec une croissance du PIB de 0,6% au premier trimestre, la France a encore perdu 13.500 emplois. Le redressement de l'emploi ne semble pas encore d'actualité.

 

Certes, il n'est pas question de bouder son plaisir,avec une progression du PIB de 0,6% au premier trimestre, l'économie française connaît une véritable embellie. Il faut remonter au deuxième trimestre 2013 pour trouver une meilleure performance (0,7%). Ce taux de 0,6% est même supérieur aux prévisions de différents instituts économiques qui tablaient plutôt sur 0,4%.

Pourtant, il est bien trop tôt pour crier victoire. C'est essentiellement la consommation qui tire le PIB , pas l'investissement... Du moins pas encore. Or, sans investissements, l'emploi ne suivra pas et l'inversion de la courbe du chômage ne se produira pas. D'ailleurs, dans le même temps où l'Insee annonçait les bons résultats de la croissance au premier trimestre, la Dares (service statistiques du ministère du Travail) publiait ses dernières données montrant que la France a encore perdu 13.500 emplois sur ce même trimestre et les statistiques sur le travail temporaire également restent désespérément mornes, du fait, notamment, de l'effondrement de l'intérim dans le bâtiment.

Le ministre des Finances Michel Sapin en a bien conscience et préfère faire profil bas. Intervenant sur BFM, il a déclaré :

"Ce n'est pas 0,6% de croissance sur un trimestre qui va permettre de faire baisser le chômage. Il faudra encore de la croissance sur des trimestres et des trimestres. Comme vous le savez, le chômage a peu augmenté, mais il a augmenté. En somme 0,6% sur un trimestre c'est bien, 0,6% sur tous les trimestres de l'année, c'est mieux".


Extrêmement prudent, le ministre sait également que l'inversion du chômage est liée à la reprise de l'investissement des entreprises "Quand ce sera le cas, on pourra regarder la courbe du chômage, car c'est le moment où on la verra se stabiliser et reculer".

 

Pas de créations suffisantes d'emplois à court terme


D'ailleurs l'Insee ne dit pas autre chose, selon ses propres statistiques, la France perdrait encore 13.000 emplois marchands au premier semestre mais le solde devrait redevenir positif au second semestre. Souhaitons-le car, sur l'année 2015, la population active devrait s'enrichir de 120.000 personnes. Or, si elles ne trouvent pas un poste, le chômage augmentera automatiquement. Et la partie n'est pas gagnée sachant que, selon les statistiques de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il y aurait actuellement un sureffectif d'environ 170.000 salariés dans les entreprises. Ce qui signifie que même en cas de redémarrage des carnets de commandes, les entreprises n'auront pas nécessairement besoin de recruter pour faire face. Il va donc falloir prendre son mal en patience.... Mais dans cet océan de prudence, les prévisions de l'OFCE dénotent.

 L'OFCE voit le bout du tunnel pour la fin 2015

Pour cet organisme, la décrue du chômage pourrait se produire dès cette année si un certain nombre de conditions sont réunies : un prix du baril du pétrole stabilisé vers les 60 dollars, un maintien à un niveau faible des taux d'intérêt, quasi parité euro/dollar, etc. Avec ces hypothèses favorables, la France pourrait alors connaître une progression du PIB de 1,4% en 2015 (après 0,4% en 2014). Mieux, avec une accélération attendue du rythme de croissance au cours de l'année - on connaitra les premiers résultats du deuxième trimestre à la fin juillet - , on arriverait alors à un rythme de progression du PIB égal à 2% en glissement annuel. Le second semestre 2015 marquerait alors le tournant de la reprise avec la hausse du taux d'investissement des entreprises et, enfin, le début (très timide) de la décrue du taux de chômage qui s'établirait à 9,8% à la fin de l'année contre 10% fin 2014. L'OFCE estime que 205.000 emplois pourraient être créés cette année, dont 178.000 dans le secteur marchand. Alors qu'en 2014, ce même secteur avait perdu 37.000 postes. In fine, le nombre des demandeurs d'emploi diminuerait de... 54.000.

Pour l'OFCE, 2016 sera la vraie année de la reprise avec une croissance de 2,1%, une hausse de l'investissement productif de 4% et la création de près de 220.000 postes dans le secteur marchand permettant une nouvelle diminution du nombre des chômeurs de 70.000. Le taux de chômage redescendrait alors à 9,5%. Il était de 10% en mai 2012 quand François Hollande est arrivé à l'Elysée. Si l'hypothèse de l'OFCE s'avère exacte, alors François Hollande pourra dire qu'il a tenu son objectif d'inverser la courbe du chômage. Mais on n'en est pas encore là.

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