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Dans le Sud de la France, des malfaiteurs piègent les terminaux de paiement

Dans le Sud de la France, des malfaiteurs piègent les terminaux de paiement | Think outside the Box | Scoop.it

Une bande sévit dans le sud, de Bordeaux à Toulouse, en passant par Narbonne, Pau, La Rochelle ou Mont-de-Marsan. Elle distrait les serveurs et échange les terminaux de paiement, ces appareils qui permettent de payer ses achats par carte.

 

On connaissait la fraude aux cartes bancaires, mais les malfaiteurs qui ne sont pas à court d'idées ont décidé de s'attaquer dans le sud de la France aux terminaux de paiement électronique, ces appareils qui vous permettent de régler vos achats par carte, dans les  boutiques mêmes. Les policiers des affaires économiques et financières de la police judiciaire à Bordeaux sont assez stupéfaits par l'audace des malfrats. A l'image de ce qui s'est passé dans une  boutique du centre commercial Rives d'Arçins il y a quelques semaines.

Un commerçant de Bègles a donné l'alerte

Il suffit de distraire quelques minutes le vendeur ou la vendeuse afin de remplacer le terminal de paiement du même modèle. Sauf que celui-ci est équipé d'un système de réseau sans fil, et d'un autre qui permet de lire la piste de la carte bancaire. Les malfaiteurs quittent la boutique, laissent passer quelques heures pour revenir à proximité avec un téléphone dernière génération. La liaison à distance est établie avec le terminal grace à une application dans le smartphone. Les malfaiteurs peuvent récupérer tous les numéros de cartes bancaires utilisées chez le commercant, y compris les codes. Recueillant toutes ces informations, des complices à l'étranger fabriquent ainsi des fausses cartes, et les victimes peuvent se retrouver débitées de plusieurs milliers d'euros.

Prévenir tous les commerçants

Une campagne de prévention contre cette nouvelle arnaque a été lancée auprès des commerçants. Il leur est conseillé de fixer leur terminal ou d'y apposer une marque distinctive qui permet de voir s'il a été remplacé ou pas. En attendant la bande de malfaiteurs court toujours.

 

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Think Outside The Box

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Ce téléphone mobile fonctionne sans aucune batterie !

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Des chercheurs ont réussi à mettre au point un téléphone mobile qui ne se sert que de l’énergie des ondes environnantes pour initier et maintenir une communication cellulaire.

Depuis des années, le secteur des télécommunications est à la recherche de nouvelles technologies de batterie pour pouvoir garantir la montée en performance des smartphones et autres terminaux mobiles. Six chercheurs de l’université de Washington viennent d’adopter une approche inverse : trouver le moyen pour se débarrasser définitivement de la batterie. Et ils ont réussi ! 

Certes, le téléphone mobile qu’ils ont développé n’est pas très séduisant de prime abord et son utilisation ressemble un peu à celle d’un talkie-walkie (avant de parler, il faut appuyer sur un bouton). Mais ce n’est pour l’instant qu’un prototype et cela n’enlève rien à la prouesse technique de passer pour la première fois un coup de fil cellulaire sans aucune source d’énergie et en utilisant des composants électroniques disponibles dans le commerce.

Comment est-ce possible ? Pour fonctionner, ce téléphone va chercher son énergie dans les ondes radioélectriques des stations de base et les ondes lumineuses, en utilisant respectivement des antennes et des photodiodes. En soi, ce n’est pas très original. En février 2016, la même équipe avait déjà montré comment s’appuyer sur des ondes environnantes pour créer un réseau Wi-Fi. Ce qui est impressionnant, c’est que les chercheurs sont arrivés à initier et maintenir des communications synchrones sans aucune coupure, alors que la puissance que récolte l’appareil ne se monte qu’à 3,5 microwatts. A titre de comparaison, une conversation 2G de 5 min consomme entre 600 et 1200 milliwatts, ce qui est presque un million de fois supérieur.

Pour arriver à une telle économie, les chercheurs ont décidé de supprimer l’une des étapes essentielles de chaque conversation téléphonique, à savoir la conversion des signaux analogiques (le son de la voix) en signaux numériques. « Ce processus consomme tellement d’énergie qu’il serait impossible de réaliser un téléphone qui ne s’appuie que sur des sources énergétiques environnantes », peut-on lire sur le site de l’université de Washington.

 

Tout est fait de manière passive

Ce processus énergivore est remplacé par une microphone passif dont les mouvements vont directement générer des variations électriques dans une onde venant d’une station de base, que le téléphone va capter puis lui retransmettre par simple réflexion (backscatter). De son côté, la station de base dispose des circuits nécessaires pour interpréter ces variations et transmettre la communication vers le réseau de l’opérateur. Pour tester leur prototype, les chercheurs ont mis en place une station de base modifiée en conséquence. Les chercheurs ont pu utiliser leur téléphone à une distance d’environ 9 mètres. En intégrant une petite photodiode (1,1 cm²), ils sont arrivés à une distance de 15 mètres.

Cela peut paraître peu, mais d’après les chercheurs, c’est en raison de la faible puissance de la station de base utilisée. Selon eux, les performances pourraient être bien meilleures en environnement réel. Interrogé par Wired, l’un d’entre eux estime que « les vraies stations de base ont cent fois plus de puissance, ce qui pourrait étendre la portée à un kilomètre ». Signalons, enfin, que les chercheurs ont même poussé le vice jusqu’à intégrer un plugin Skype dans leur station de base pour pouvoir router les appels en VoIP vers n’importe quel téléphone du monde entier. Chapeau.

 

Gilbert KALLENBORN

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Physique quantique : vers une redéfinition du kilogramme grâce à la constante de Planck

Physique quantique : vers une redéfinition du kilogramme grâce à la constante de Planck | Think outside the Box | Scoop.it

De toutes les unités du Système international de mesure, le kilogramme est le seul à ne pas avoir été « dématérialisé ». La barre de platine irridiée pieusement conservée à Sèvres, près de Paris, reste toujours la référence mondiale pour la masse. Ses jours sont comptés après la mise au point d'un procédé fondé sur la constante de Planck.

 

Depuis 1889, la définition du kilogramme est donnée par un cylindre constitué d'un alliage de platine (90 %) et d'iridium (10 %). Surnommé le Grand K, il sert aujourd'hui encore d'étalon international. Aujourd'hui encore, mais plus pour très longtemps. Car en novembre 2018, la définition du kilogramme — comme celles d'autres unités du Système International (SI) — sera revue. Le Grand K en effet, malgré toutes les précautions qui l'entourent, perd inexorablement de sa masse par simple diffusion de ses atomes dans l'air ambiant, même si, bien sûr, il est soigneusement isolé. Lorsqu'il a été pesé en 1946, il pesait 30 microgrammes de moins que ses témoins. Et en 1992, il avait encore perdu 20 microgrammes... Une différence infime pour nous. Mais inacceptable en métrologie.

Les physiciens rêvent de s'affranchir d'un objet matériel afin de définir le kilogramme de manière extrêmement précise et pérenne, comme cela a été fait depuis longtemps pour le mètre et la seconde. Ce que proposent des chercheurs de l'Institut américain des normes et des technologies, le NIST, c'est de fonder une nouvelle définition du kilogramme sur l'une des constantes fondamentales de la physique rattachée à la théorie quantique, la constante de Planck.

Rappelons que la constante de Planck — découverte par le physicien du même nom en 1900 — définit le seuil d'énergie minimum que l'on puisse mesurer sur une particule. Elle nous apprend ainsi que les échanges d'énergie entre matière et rayonnement ne se font pas de manière continue, mais plutôt de façon discrète, c'est-à-dire quantifiée. Et la constante de Planck, en définissant la valeur de ces quanta, relie aussi la masse à l'énergie électromagnétique.

 

En 2013, avant le lancement de leurs expériences, les chercheurs du NIST avaient parié sur la valeur qu’ils détermineraient de la constante de Planck. L’un d’entre eux a descendu l'incertitude à seulement cinq milliardièmes près. © NIST 

De la constante de Planck au kilogramme

Pour mesurer la constante de Planck, les chercheurs du NIST ont fait appel à un procédé connu et envisagé de longue date, la balance du watt, encore appelée balance de Kibble, en l'honneur du physicien qui a inventé la technique. L'idée : utiliser des forces électromagnétiques pour équilibrer des masses. Les forces électromagnétiques en question naissent d'une bobine placée entre deux aimants permanents. Lorsqu'un courant électrique traverse la bobine, un champ magnétique est créé. Il interagit avec celui généré par les aimants permanents, créant une force qui équilibre les masses. Par ailleurs, lorsque la bobine est soulevée à une vitesse constante, le mouvement induit une tension dans la bobine, proportionnelle à l'intensité du champ magnétique.

 
Une incertitude de 13 milliardièmes

Après avoir accumulé, pendant 16 mois, plus de 10.000 mesures de courant, de tension et de vitesse de la bobine, les chercheurs du NIST ont pu calculer la plus précise des valeurs de cette constante de Planck jamais établies : 6,626069934 x 10-34 kg.m2.s-1. L'incertitude est de seulement 13 x 10-9, meilleure, même, que ce qu'exige la redéfinition du kilogramme.

Cette mesure vient renforcer d'autres mesures réalisées, l'une par le National Research Council du Canada à l'aide également d'une balance de Kibble et l'autre par la technique dite d'Avogadro qui consiste à compter le nombre d'atomes dans une sphère de silicium. Elle devrait donc permettre au Comité de données pour la science et la technologie (Codata) de fixer une nouvelle valeur de la constante de Planck et, avec elle, une valeur précise du kilogramme.

 

Interview : les constantes fondamentales pourraient-elles changer ?  Dans le domaine des sciences, il existe des constantes physiques dont la valeur numérique est fixe. Ces valeurs, indépendantes de tout autre paramètre, pourraient-elles changer au cours du temps et de l’espace ? Dans le cadre de sa série de vidéos Questions d’experts, sur la physique et l’astrophysique, l’éditeur De Boeck a interrogé Richard Taillet, chercheur au Lapth, afin qu'il nous parle plus longuement de ces constantes. 

Jacques Le Bris's insight:
CE QU'IL FAUT RETENIR
  • Le kilogramme est aujourd’hui encore défini à partir d’un objet physique, le kilogramme étalon, conservé en France, au BIPM (Bureau international des poids et mesures).
  • Pour plus de précision, les chercheurs souhaitent déduire la valeur du kilogramme d’une constante fondamentale de la physique quantique, la constante de Planck.
  • La constante de Planck vaut 6,626069934 x 10-34 kg.m2.s-1 à 13 x 10-9 près.
  • Une nouvelle définition du kilogramme sera officielle annoncée en novembre 2018.
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Le cerveau d'un tétraplégique a été opéré pour qu'il puisse actionner un exosquelette

Le cerveau d'un tétraplégique a été opéré pour qu'il puisse actionner un exosquelette | Think outside the Box | Scoop.it

Le 29 juin 2017, l'opération réalisée par le Pr Alim-Louis Benabib a fait l'objet d'une communication au WSSFN de Berlin, une rencontre internationale consacrée à la neurochirurgie (voir ci-dessous l'annonce). "Ce 21 juin (2017, NDLR), nous opérons un malade tétraplégique en installant deux implants dans son cerveau" explique le neurochirurgien et membre de l'Académie des sciences, fondateur du centre de recherches biomédicales Clinatec, à Grenoble, lieu de l'opération. But de cette intervention de haut vol : que la personne puisse, à partir de l'enregistrement de son activité cérébrale effectué grâce aux implants, piloter les "effecteurs" d'un exosquelette et remarcher !

 

Telle est l'astuce extraordinaire de cette installation, une interface entre le cerveau humain et un ordinateur ou "protocole BCI (Brain computer interface)", explique le Pr Benabid, que nous avons pu interviewer (voir la vidéo ci-dessous), lors d'une rencontre organisée par l'Institut Diderot, le 12 juin 2017 à Paris. Remarcher, se servir de ses bras... "Actuellement, ce malade est totalement dépendant" rappellait le professeur qui, depuis 1987, exactement trente ans, s'efforce, par des systèmes d'implants et de stimulation électrique cérébrale profonde, de soulager des personnes en grande détresse. Tout particulièrement ceux atteints d'une maladie de Parkinson très invalidante (1) et pour laquelle les médicaments n'ont plus d'effets bénéfiques, au contraire.

 

"Nous avons l'autorisation d'opérer cinq malades" précise le Pr Alim-Louis Benabid

"150.000 personnes ont été opérées dans le monde", selon les chiffres du Pr Benabid, et aujourd'hui des milliers de plus le sont chaque année, tout particulièrement en Chine, pays vieillissant. Ici, c'est différent. Pas de stimulation mais le recueil très précis, grâce aux deux implants dotés de pas moins de 64 électrodes chacun, de l'activité du cerveau du malade tétraplégique. Cette dernière a beau être tout à fait normale, elle ne peut malheureusement pas être communiquée au reste du corps et ce, à cause de traumatismes de la colonne vertébrale, comme l'avait rappelé le Pr Benabid à Sciences et Avenir en septembre 2016.

D'où l'impossibilité pour le tétraplégique de faire bouger ses bras et jambes. Le lien direct entre le cerveau, la mesure de l'électricité qui l'anime, sa traduction par des algorithmes qui donnent ensuite les ordres voulus à l'exosquelette-robot, voilà un enchaînement qui a nécessité de patientes années de recherches. Tout particulièrement "avec le LIST (institut qui focalise ses recherches sur les systèmes numériques intelligents, NDLR) du CEA" explique Alim-Louis Benabid. Pareille mise au point requiert aussi une réelle audace.

"Nous avons l'autorisation d'opérer cinq malades" précise le neurochirurgien, dont l'éthique de la démarche (lire encadré) a été examinée sous toutes les coutures par les comités ad hoc. "Quand on est en face d'un problème, il faut trouver la bonne mesure. Comment faire pour demeurer dans une éthique raisonnée ?" s'est interrogé le professeur à haute voix, le 12 juin, devant le parterre de médecins, de membres du comité d'éthique national, et aussi de spécialistes d'équipements médicaux, comme ceux d'entreprises telle Medtronic, avec laquelle il a développé depuis plusieurs décennies les systèmes d'implants pour les parkinsoniens. Ce qui s'impose, selon celui qui fut de formation à la fois médicale et de physicien, c'est "espérer une amélioration". Pour les tétraplégiques, celle-ci n'aura pas lieu instantanément. Cela prendra du temps, certainement plusieurs mois de "travail, pour le malade et pour nous-mêmes", estime Alim-Louis Benabid. Mais c'est un espoir gigantesque qui est soulevé.

"On m'interroge toujours sur ce qu'on appelle 'l'augmentation'", constate le Pr Benabid, qui pratique le BCI (brain computer interface) (lire ci-dessus), interface cerveau-machine portée au pinacle par le célèbre entrepreneur américain Elon Musk, qui a tout récemment clamé vouloir doter l'humain d'intelligence artificielle. Autrement dit, se faire fort d'augmenter ses capacités, et notamment pour faire face aux machines, elles-mêmes dotées d'intelligence artificielle. A ce sujet, "mon attitude a changé" explique A.-L. Benabid. "Au début, je disais ' il ne faut absolument pas faire ça '." Mais il affirme avoir évolué dans sa réflexion : "Qu'est-ce que ne pas avoir de symptômes ? (à réparer, NDLR)" s'interroge ainsi le neurochirurgien, qui évoque "la perte de mémoire". Non pas la maladie d'Alzheimer, pathologie grave, mais ce que les Anglo-Saxons appellent "mild cognitive impairment", autrement dit un léger handicap cognitif. En réalité, "c'est très gênant", s'insurge A.-L. Benabid. "Est-ce que cela ne pourrait pas être amélioré ?" Serait-ce "alors de l'augmentation ?" Non sans humour, il évoque aussi la vaste question de... l'intelligence. "On n'est pas tous intelligents de la même façon", fait-il remarquer, légèrement provocateur. "En quoi serait-ce gênant si on stimulait (le cerveau, NDLR). A-t-on peur de rendre... l'autre plus intelligent ? De propulser le QI ? C'est pour qu'il n'y ait pas de problèmes qu'on respecte un statu quo", estime-t-il.

 

Dominique LegluDirectrice de la rédaction de Sciences et Avenir

 

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Photo officielle de Macron. Les 10 parodies qui amusent le plus Twitter

Photo officielle de Macron. Les 10 parodies qui amusent le plus Twitter | Think outside the Box | Scoop.it

Alors que la photo officielle d’Emmanuel Macron vient d’être dévoilée, des parodies circulent déjà sur les réseaux sociaux. Un petit tour d’horizon !

Les internautes s’en donnent à cœur joie. Seulement quelques heures après la parution de la photo officielle du nouveau président de la République, Emmanuel Macron, de nombreux tweets de parodies circulent. 

Le plus aventurier 

 

Jean-Vincent Placé, ça suffit maintenant !!! #PortraitOfficiel #Macronpic.twitter.com/fyZP3SNBsd

— Macron le Magnifique (@Ophiucus_) 29 juin 2017

 

Le plus détaillé 

 

Notre analyse exclusive #PortraitOfficiel pic.twitter.com/EDNZzEzdka

— BuzzFeed Politique (@BuzzFeedFRpol) 29 juin 2017

 

Le plus complotiste

 

En fait, il était là depuis le début... #PortraitOfficiel #TouteLaVéritépic.twitter.com/TwomgyVKtK

— Matthieu Escoriza (@escoriza) 29 juin 2017

 

Le plus sportif

 

 

Le plus bucolique

 

En réponse au #PortraitOfficiel d' @EmmanuelMacron, un cri du coeur, rendez la parole à l' #Alsace, faites en une #region ! pic.twitter.com/5BU3MMPxDS

— Stéphane BOURHIS (@stephanebourhis) 29 juin 2017

 

Le plus fantastique

 

#PortraitOfficiel : c'est de la pic.twitter.com/tOK694TL5G

— Louna Drn (@louna_drn) 29 juin 2017

 

Le plus perturbant

 

C'est vrai qu'il a de beaux yeux.#PortraitOfficiel pic.twitter.com/pCkm5mrzbR

— La Drôlerie (@La_Drolerie) 29 juin 2017

 

Le plus montagnard

 

Meilleur détournement de la photo présidentielle officielle. #PortraitOfficiel #Macron#jeanlasalle2022 pic.twitter.com/alwuYNvVUb

— Gallorne (@Gallorne) 29 juin 2017

 

Le plus décontracté

 

#PortraitOfficiel Edition special #AssembleeNationale pic.twitter.com/DlaG8n2Au2

— papounay  (@papounay2000) 29 juin 2017

 

Et le petit bonus...

 

Parce que c'est noootre poooortrait #PortraitOfficiel pic.twitter.com/hxtuNyNiuO

— Aurel. (@xxxaurel) 29 juin 2017

 

Des concours de détournements ont même été lancés par des sites parodiques comme Topito compte tenu de l’engouement.

 

Surprenez-nous ! pic.twitter.com/kjJ0wquMd7

— Topito (@topito_com) 29 juin 2017

 

Le grand gagnant pourrait être la photo de la Cène où le président se retrouve au centre du repas !

 

pic.twitter.com/gUWyTxeGgg

— Jean-Moundir (@supermegadrivin) 29 juin 2017

 

Pour suivre les nouvelles créations des internautes...

 

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LES CENTRE BRETONS SONT DES ILLETTRÉS INCAPABLES !

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A l’attention du cabinet de Monsieur Richard FERRAND, Ministre de la cohésion des territoires (c’est mal parti…)

Le 24 mai vous avez justifié l’emploi du fils de Monsieur le Ministre en tant que collaborateur parlementaire de la manière suivante :

« Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet." (pour le moment le journaliste maintient la véracité de ces propos).

 

Alors à moi de vous y inviter !

Parce que je le connais le Centre Bretagne. J’en connais le moindre recoin, les édifices, les ruines romaines, les faits de Résistance, son Premier Grenadier de France Théophile de la Tour d’Auvergne (cité sur l'Arc de Triomphe ), sa langue, sa culture, ses combats et sa beauté.

J’en connais les écoles primaires, les collèges et le lycée, les anciens couvents et la Maison du Sénéchal.

J’entends le son du Bagad qui frappe le bitume. J’en respire les odeurs, j’en parcours les vallées, les forêts magiques et les monts légendaires.

Venez vous balader sur les bords du canal de Nantes à Brest, découvrir les maisons éclusières et l’ancien port de Carhaix.

Venez écouter aux abords de la roche tremblante ou au creux de la vallée de l’Hyères, ses contes et légendes, frissonner en évoquant tout bas les histoires de l’Ankou.

Je vous invite à l’Hôtel du roi Gradlon pour y découvrir la légende des Rois d’Armorique et de la ville d’Is qui vous porteront jusqu’à Douarnenez.

Venez cet été participer à l’un des plus important et époustouflant festival de musique d’Europe ! Venez partager un verre avec cette foule de plus de 200 000 personnes rassemblée en Centre Bretagne. Ce festival créé, géré, animé par ceux-là même que vous dénigrez.

En passant au centre ville arrêtez vous au Château rouge qui abrite en son sein une médiathèque. Longez le parc, vous découvrirez un passage secret ombragé, fait de terre et de grandes marches vous menant sur la rocade. De l’autre côté vous apercevrez le centre culturel Glenmor, auteur compositeur interprète écrivain et poète de langue française et bretonne, défenseur de la culture et de l’identité bretonne, et le cinéma. En contrebas sur votre gauche le château de Kérampuilh face à une étendue verte. C’est là dans ce que vous qualifierez peut être de vulgaires champs ou pâturages que se tient le fameux festival des Vieilles Charrues.

Venez découvrir la force, la pugnacité, la détermination, la richesse de ces Bretons du pays de Cornouaille, ces Centre Bretons que vous ne semblez pas connaître.

Venez y rencontrer cette jeunesse qui sait lire, écrire, parler, bloguer, surfer, innover, créer parfois aussi bien en langue française qu’en langue bretonne voire étrangère.

Cela dit, c'est vrai Carhaix n'est pas Paris. Ce n'est pas non plus la capitale de l'innovation ou de la jeunesse. Carhaix est une ville à la campagne. C'est une réalité. Mais elle a la chance d'être dynamique et de s'en donner les moyens.

Alors par pitié, et par honnêteté intellectuelle, voire honnêteté tout cours, trouvez un autre argument que celui-ci pour justifier cet emploi de « fils de » payé sur les deniers publics.

Et s’il faut encore vous en convaincre, je viendrai moi-même à vous.

Parce que je viens d’un pays où les bonnets sont rouges et les moutons noirs.

Parce que je suis diplômée de Brest et Bordeaux, juriste, auteure, Présidente d’association, que je sais lire, écrire et aller sur internet.

Parce que je viens du Centre Bretagne.

Parce que je suis née le 9 janvier 1980 à Carhaix- Plouguer.

 

A bon entendeur.

 

Julie Dénès

 

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Lois pour redonner confiance dans la vie démocratique : un projet ambitieux à améliorer

Lois pour redonner confiance dans la vie démocratique : un projet ambitieux à améliorer | Think outside the Box | Scoop.it

Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, a présenté, le 1er juin 2017, trois projets de lois « pour redonner confiance dans la vie démocratique ».

En amont de cette annonce, François Bayrou s’était entretenu, le 22 mai dernier, avec Jean-Christophe Picard, président d’Anticor, qui avait pu ainsi lui exposer les propositions de l’association pour moraliser la vie politique.

 

Au final, Anticor a le sentiment d’avoir été, en partie, entendue…

Tout d’abord, comme l’association le souhaitait, il n’y aura pas une seule loi mais plusieurs (ordinaire, organique et constitutionnelle), ce qui permettra une réforme ambitieuse.

Surtout, le projet présenté reprend plusieurs demandes récurrentes d’Anticor :

 

– la limitation du cumul des mandats et des fonctions dans le temps ;

– le contrôle de l’utilisation de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) ;

– la suppression de la Cour de Justice de la République ;

– la suppression de la réserve parlementaire ;

– la suppression du droit accordé aux anciens Présidents de la République de siéger à vie au Conseil constitutionnel ;

– la certification des comptes des partis politiques par la Cour des comptes.

L’association regrette néanmoins la disparition de deux engagements d’Emmanuel Macron :

« L’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire (niveau B2) de se présenter à une élection. » Pourquoi renoncer à la loi « visant à instaurer une obligation de casier judiciaire vierge pour les candidats à une élection », adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, le 1er février 2017 ?

« Un encadrement strict des pratiques de lobbying en imposant un horaire et un lieu précis pour les réunions qui relèvent de ces pratiques au Parlement. »

 

Anticor estime également que les textes peuvent encore être améliorés, notamment en introduisant des mesures visant :

– à supprimer tout lien hiérarchique entre le ministre de la Justice et les procureurs ;

– à supprimer le « verrou de Bercy » qui donne à l’exécutif le monopole des poursuites en matière de fraude fiscale (cette atteinte à la séparation des pouvoirs pose encore plus problème lorsque le Ministre de Budget s’appelle Jérôme Cahuzac ou lorsqu’il est également le trésorier du parti au pouvoir, comme cela a été le cas pour Éric Woerth) ;

– à supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République et les parlementaires (qui les empêche de faire l’objet de mesures privatives ou restrictives de liberté pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions) ;

– à modifier le délai de prescription des infractions dites occultes ou dissimulées (passer de six ans à compter de la connaissance des faits plutôt que douze ans à compter de la commission des faits).

 

Le Garde des Sceaux a annoncé un débat ouvert sur ces trois projets. Anticor y prendra toute sa part, surtout lorsque les textes seront connus.

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La phrase qui a convaincu Nicolas Hulot d'entrer au gouvernement

La phrase qui a convaincu Nicolas Hulot d'entrer au gouvernement | Think outside the Box | Scoop.it

Nicolas Hulot, qui explique "fonctionner à l’instinct", a été convaincu par une phrase prononcée par Emmanuel Macron, quelques jours après son élection.

 

Dans un entretien au "Journal du Dimanche", le ministre de la Transition écologique et solidaire révèle les coulisses de sa nomination au gouvernement d'Édouard Philippe.

Jusque-là, il avait toujours refusé d'entrer dans un gouvernement. Nicolas Hulot a été nommé ministre de la Transition Écologique et Solidaire avec rang de ministre d'État, le 17 mai dernier. "Une phrase a achevé de me convaincre", révèle dimanche cette figure de la cause environnementale dans une interview au JDD.

"J’ai senti de la sincérité". Quelques jours après l'élection d'Emmanuel Macron, "je suis allé le voir à sa demande", raconte-t-il. "Il m’a dit : 'J’ai bien conscience que l’enjeu que tu portes est un enjeu essentiel qui conditionne tout le reste. Je n’en ai peut-être pas pris encore toute la mesure et c’est bien pour cela que j’ai besoin de toi'. Je fonctionne à l’instinct. J’ai senti de la sincérité", confie Nicolas Hulot.

"Je serai un garde-fou intraitable". "J’ai l’impression qu’il y a un moment favorable. Un espoir s’est levé pendant la campagne, on le sent bien", continue-t-il d'ailleurs, prévenant malgré tout qu'il n'est pas "un magicien". "Je veux une transformation écologique profonde, presque sociétale. Elle n’aura pas lieu en cinq ans mais nous devons l’initier, mettre en place des dynamiques irréversibles. Je serai un garde-fou intraitable", prévient-il.

 

"Les signaux envoyés sont positifs". Et à Jean-Luc Mélenchon qui jurait la semaine passée qu'il ne tiendra pas six mois au sein du gouvernement, Nicolas Hulot répond : "Je ne pars pas du tout avec cette défiance-là. (…). Les signaux envoyés sont positifs. Je le dis à mon ami Jean-Luc ­Mélenchon, si on attend l’alignement des planètes pour agir, nous serons tous morts avant. L’alignement n’est pas là, mais les planètes se sont rapprochées."

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Baromètre JDD : pas d'état de grâce pour Emmanuel Macron... mais presque

Baromètre JDD : pas d'état de grâce pour Emmanuel Macron... mais presque | Think outside the Box | Scoop.it

SONDAGE - Emmanuel Macron entame son quinquennat avec 62% de satisfactions, selon notre baromètre Ifop-Fiducial, ce qui est légèrement mieux que François Hollande en mai 2012 (61%). Le Premier ministre Edouard Philippe est à 55%.

 

Pas d'état de grâce pour Emmanuel Macron? Si les indices de confiance publiés cette semaine invitent le chef de l'Etat à la prudence, la première mesure de la popularité du nouvel exécutif par l'Ifop pour le JDD * apparaît encourageante. "Les Français expriment envers le chef de l'Etat une attente bienveillante", diagnostique Frédéric Dabi, directeur général-adjoint de l'institut. Avec 62% de satisfaits, le jeune Président effectue le troisième démarrage de la Vème République, derrière De Gaulle (67% en 1958) et Sarkozy (65% en 2007), mais devant son prédécesseur, François Hollande (61%). Elu en 2002 dans une configuration similaire face au FN, Jacques Chirac démarrait son second mandat avec une infime majorité d'approbations, et déjà 44% de mécontents.

Au terme de sa première semaine, Macron, lui, satisfait toutes les catégories de sondés: cadres et professions intellectuelles (68%) comme ouvriers (56%), retraités (67%) comme fonctionnaires (56%). Sympathisants de En Marche! comme du PS (69%) et des Républicains (58%), et même de la France insoumise (50%). Seuls les partisans du FN se défient nettement de lui (77% de mécontents).

 

Edouard Philippe à 55%

Les propos tenus par les sondés en marge de l'enquête confortent l'impression d'indulgence vis-à-vis du nouveau pouvoir. Le "renouveau", la "jeunesse", la "modernité" du chef de l'Etat sont souvent mis en avant, mais aussi sa "prestance" et son "autorité". "Il secoue le cocotier", entend-on, ou encore : "Il nous débarrasse des has been" et "Donnons-lui sa chance". De fait, la composition du gouvernement est analysée comme la confirmation d'une volonté de "casser les codes" qui suscite l'acquiescement (avec une prédilection pour Nicolas Hulot). "Il met les meilleurs aux meilleures places sans distinction d'appartenance politique", relève un sondé.

 

Moins connu des Français, le Premier ministre Edouard Philippe suscite plus de perplexité (21% n'ont pas d'avis) mais recueille néanmoins une majorité (55%) de satisfaits. C'est moins bien que Jean-Marc Ayrault en 2012 et François Fillon en 2007, qui inauguraient eux aussi un quinquennat. Mais il obtient l'approbation des sympathisants de En Marche! (83%), de LR (62%) et d'une quasi majorité d'électeurs du PS (49%), signe d'une recomposition déjà en cours.

 

Hervé Gattegno

 

*Enquête Ifop-Fiducial réalisée par téléphone du 19 au 20 mai 2017, auprès d’un échantillon de 973 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession). Pour cette taille d'échantillon, la marge d'erreur est de plus ou moins 3 points pour un pourcentage mesure à 55%, de 2,8 points pour un pourcentage mesure à 62%.

 

Découvrez ce sondage en détail dans le JDD, en kiosques, sur iPad ou sur Internet. Découvrez également nos offres d'abonnement.

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Les hackers pris à leur propre piège par l’équipe Macron

Les hackers pris à leur propre piège par l’équipe Macron | Think outside the Box | Scoop.it

 

Le «New York Times» a écrit que les équipes d’Emmanuel Macron avaient été beaucoup plus «habiles et ingénieuses» que celles d’Hillary Clinton pour piéger les hackers.

 

Le mouvement En Marche! avait anticipé l'intrusion de pirates informatiques dans ses messageries.

Si les MacronLeaks lancés la veille du second tour de l’élection présidentielle française ont fait «pschitt!» c’est parce que l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron avait anticipé l’attaque informatique dont le mouvement En Marche! a été la cible. Selon Mounir Majhoubi, en charge des supports numériques, les hackers auraient été pris à leur propre piège. Conscient qu’il risquait d’être l’objet de piratages informatiques, le mouvement créé par Emmanuel Macron s’était prémuni en créant lui-même cinq boîtes mails faussement attribuées à des responsables importants de la campagne. «Il y avait le responsable financier de l'organisation, des personnes qui travaillent dans l'équipe politique, il y avait des personnes moins connues du mouvement», a expliqué Mounir Majhoubi.

Comme attendu, les messageries d’En Marche! ont été assaillies de mails garnis de fichiers piégés. Du «phishing», une méthode éprouvée qui permet de s’introduire dans les systèmes informatiques. La contre-attaque a notamment consisté à nourrir les pirates, en leur donnant des dizaines de faux mots de passe et à les renvoyer vers de faux documents ou de mauvais liens pour leur offrir sur un plateau les informations qu’ils escomptaient utiliser pour salir la réputation d’Emmanuel Macron.

Plusieurs observateurs attribuent ces attaques à l’extrême-droite américaine et aux Russes. Le New York Times estime que les équipes d’Emmanuel Macron ont été beaucoup plus «habiles et ingénieuses» que celles d’Hillary Clinton.

 

(TDG)

 

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La présidente dont nous ne voulons pas

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Une femme présidente ? En théorie, ce serait un symbole fort. Mais la candidate qui arrive au deuxième tour de la présidentielle affiche trop de positions anti-féministes et anti-républicaines.

 

Une femme en passe de devenir présidente ? Les féministes en ont rêvé. Aux États-Unis Hillary Clinton, dès son investiture parlait d’un moment  « historique » parce que sa position envoyait un message « à toutes les petites filles qui rêvent plus grand : Oui, vous pouvez être tout ce que vous voulez, même présidente. » Les grandes dirigeantes donnent à voir de nouveaux modèles pour que les filles et les femmes élargissent le champ des possibles, pour elles et pour l’humanité. « L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain », écrivait Stendhal.

Le problème est que Marine Le Pen, la candidate du Front National, est bien loin de vouloir doubler les forces intellectuelles du genre humain. Bien au contraire. Et les féministes qui publient des tribunes appelant à « faire barrage à l’extrême droite » l’ont très bien expliqué. Non seulement le FN prend régulièrement position en faveur de mesures visant à renvoyer les femmes à la maison, mais la politique économique qu’il prône serait catastrophique pour les femmes. Sans parler de sa xénophobie décomplexée. Au Parlement européen, le FN n’a cessé de se distinguer par ses positions antiféministes, et quand ses lieutenants parlent féminisme, c’est exclusivement pour conspuer l’Islam et attiser la haine des immigré.e.s.

 

Combattre la démagogie par l’information

 

À quelques jours du deuxième tour de cette élection présidentielle il faut le marteler, le répéter, combattre par l’information la démagogie affichée par une Marine Le Pen tout sourire.

Il faut dire tout cela pour ne pas laisser les électeurs et électrices s’endormir. Les journalistes le soulignent-ils/elles suffisamment ? Et peuvent-ils/elles donner plus de poids à l’information en laissant pour une fois de côté une “neutralité journalistique” qui n’est qu’hypocrisie, en s’engageant personnellement pour des valeurs ? Non, a répondu la direction de CNews en suspendant d’antenne Audrey Pulvar parce qu’elle a signé une pétition de féministes anti-Front National dans le HuffPost.

Voilà un signe indiscutable de la banalisation du FN. En 2002 les journalistes prenaient clairement position contre le parti d’extrême droite sans être inquiété.e.s. Point positif, néanmoins, des déboires d’Audrey Pulvar : sa mise à l’écart a le mérite de faire connaître ce texte qu’elle a signé.

Pour la rédaction des Nouvelles NEWS, pétition ou pas, c’est une évidence : Marine Le Pen et le Front National ne doivent pas être au pouvoir en France. Il en va non seulement des droits des femmes, mais de l’ensemble des valeurs de la République. Il n’est nullement question de se départir de l’esprit critique indispensable à notre profession mais il serait hypocrite de ne pas l’affirmer clairement : dimanche 7 mai, sans hésitation, nous voterons Emmanuel Macron.

 

 

Précision (20 heures ce jeudi 27 avril) : Plusieurs lectrices et lecteurs nous ont fait part par e-mail de leur étonnement de voir ainsi Les Nouvelles NEWS prendre position sans préciser que nous ne donnions pas carte blanche à Emmanuel Macron. Alors puisque ça va mieux en le disant et même en l’écrivant : non, nous ne donnons pas carte blanche. Nous l’avons écrit, voter Emmanuel Macron ne signifie pas se départir de notre esprit critique. Mais c’est justement la condition essentielle pour continuer à excercer notre métier de journalistes en toute indépendance, quand le Front National voudrait une presse à sa botte. Après la mise à l’écart d’Audrey Pulvar, de CNews, nous avions envie de rappeler que la neutralité journalistique est une parfaite hypocrisie. La hiérarchie de l’information, la place accordée à tel ou tel sujet, le choix de traiter ou non une info sont emplis de subjectivité. Il faut batailler pour l’information contre la démagogie des candidats, pour le pluralisme de l’info, pas pour sa neutralité. C’est ce que nous faisons depuis plus de sept ans aux Nouvelle NEWSen donnant toute leur place aux femmes dans la hiérarchie du contenu éditorial.

 

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Nous, femmes des médias, appelons à faire barrage à l’extrême-droite en votant Emmanuel Macron

Nous, femmes des médias, appelons à faire barrage à l’extrême-droite en votant Emmanuel Macron | Think outside the Box | Scoop.it

Nous, féministes et engagées, appelons tous les femmes et les hommes sensibles à la cause des femmes à se mobiliser contre l’abstention et le vote blanc au second tour de l’élection présidentielle.

 

Parce que nous sommes féministes, nous savons qu’il a fallu arracher de haute lutte tous nos droits, à commencer par le droit de vote.

 

Parce que nous sommes féministes, nous luttons pour l’universalité de nos droits, au delà de nos différences politiques ;

 

Parce que nous sommes féministes nous savons combien nos acquis si difficilement gagnés sont fragiles.

 

Parce que nous sommes féministes nous n’ignorons pas le mouvement mondial de régression du statut des femmes et de leurs droits, emporté par tous les partis conservateurs, extrémistes et rétrogrades.

 

C’est donc cette voix féministe que nous souhaitons faire entendre aujourd’hui, dans ce contexte politique extraordinaire, où encore une fois, hélas, un parti d’extrême droite, le Front National, est au second tour de la présidentielle.

 

Au-delà de nos différentes sensibilités politiques, les signataires de cette tribune, appelons à la mobilisation contre l’abstention !

Ne pas voter ou voter blanc c’est être indifférent à l’issue du second tour  et c’est donc  penser que Macron ou Le Pen c’est pareil !

Ne pas voter ou voter blanc revient à donner force à Mme Le Pen et à promouvoir implicitement son programme dont on sait qu’il serait, du seul point de vue des femmes et de leurs droits, un recul historique.

Pour prendre mesure de cette régression, il suffit d’examiner les positions de Mme Le Pen et des autres députés d’extrême droite au Parlement Européen sur les questions d’égalité, d’accès à l’avortement, de droit à disposer de son corps, des droits génésiques, pour s’en convaincre.

 

Si on peut légitimement avoir des débats et des divergences politiques ceux-ci  ne peuvent se faire au détriment du statut et de la place des femmes dans la société. C’est là une question fondamentale au cœur de la République.

 

Alors nous l’affirmons avec force, appeler à ne pas voter ou voter blanc, est non seulement une faute politique, mais plus encore un aveuglement, une irresponsabilité quant au risque que nous prenons de voir nos idéaux d’égalité, de liberté et de fraternité s’effondrer.

 

Les signataires de cette tribune appellent donc chacune et chacun à voter pour Emmanuel Macron pour faire barrage à l’extrême droite française.

 

Signataires

 

Bouchra Azzouz, réalisatrice ; présidente des Ateliers du féminisme populaire.

Laurence Bachman  productrice

Marie Binet Cinéaste

Nathalie Cottet

Eva Darlan ;  Comédienne

Mercedes Erra; fondatrice BECT présidente du CA du musée de l’immigration

Andréa Ferreol , comedienne

Emmanuelle Guilbart

Simone Harari Baulieu ;  productrice

Laurence Herszberg ;

Elsa Lafon ; Directrice des éditions Michel Lafon 

Caroline Lang 

Bouchra Rejani Productrice

Delphine Remy-Boutang 

Sonia Rolland ;  comédienne, réalisatrice

Fabienne Servan-Shreiber ; productrice

Léa Wiazenski ;  écrivaine

Maryse Wolinski ; écrivaine

 

 

« Pour les Femmes Dans les Medias » est une association apolitique de femmes dirigeantes des médias, dont l’objectif est de rendre les femmes plus visibles et plus présentes sur les antennes comme dans la hiérarchie. PFDM soutient par ailleurs les « ateliers du féminisme populaire » afin de créer un pont entre celles qui sont dans les médias et celles qui s’engagent sur le terrain.

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Influence diplomatique: la France numéro 1 grâce à « l'effet Macron »

Influence diplomatique: la France numéro 1 grâce à « l'effet Macron » | Think outside the Box | Scoop.it

La France est première, devant le Royaume-Uni et les États-Unis, sur le podium des pays les plus influents, selon l'étude d'un cabinet américain qui a mesuré la capacité de conviction de 30 États.

La France a doublé le Royaume-Uni de même que les États-Unis sur le podium des nations les plus influentes d'un point de vue diplomatique. C'est ce que révèle la troisième édition d'une étude annuelle réalisée par le cabinet britannique de conseil stratégique en communication Portland qui mesure le "soft power", soit le pouvoir de convaincre et d'influencer sans agir par la contrainte, de 30 États, rapporte The Guardian

 

 

Défaite du FN et élection du plus jeune président

Le "soft power", c'est aussi, comme le précise le quotidien britannique, "la capacité de lier des alliances internationales et de façonner les préférences des autres grâce à l'attractivité d'un pays". L'Hexagone a ainsi grimpé de la cinquième à la première place, en grande partie grâce à l'influence de son nouveau président de la République, estime l'étude réalisée en collaboration avec le Centre de diplomatie publique de l'Université de Californie du Sud.

"Le 'soft power' de la France a sans aucun doute été encouragé par la défaite du Front national et l'élection du plus jeune président de son Histoire, Emmanuel Macron, indique à Newsweek Jonathan McClory, auteur du rapport. Élu sur la base d'un programme de réformes pro-européennes, le président surfe sur une vague de popularité nationale et internationale." 

 

Un changement dans l'équilibre des influences mondiales

Le rapport assure également que malgré les attentats et le maintien de l'état d'urgence, "la menace terroriste n'a pas arrêté les nombreux touristes de venir en France et de profiter de sa riche offre culturelle et gastronomique et de son mode de vie".

Selon cet index, les bons résultats français sont aussi à mettre sur le compte de son efficace réseau diplomatique. L'étude pointe également le vote en faveur du Brexit et l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche pour expliquer l'ascension française.

"Dans des circonstances normales, le 'soft power' est une valeur relativement stable. Mais nous ne sommes pas dans des circonstances normales, a analysé Joseph Nye, l'universitaire américain qui a développé le concept, rapporte le communiqué de presseLe résultat de cette enquête reflète le changement dans l'équilibre des influences mondiales (...) Le désir de Donald Trump de faire passer 'l'Amérique d'abord' sape le 'soft power' des États-Unis."

 

La Turquie dernière

Afin de mesurer ce pouvoir d'influence, le cabinet a comparé huit différents critères, aussi bien politiques que culturels: comme l'opinion internationale du pays, le réseau diplomatique, l'influence numérique, la capacité à porter des initiatives de portée internationale, la perception de l'accueil touristique des étrangers ou encore l'ouverture sur les pays étrangers, précise le communiqué de presse.

Washington, premier l'année dernière, est tombé à la troisième place derrière Londres, qui était en tête du peloton il y a deux ans. L'Allemagne et le Canada figurent respectivement aux quatrième et cinquième places. En queue de classement se trouvent la Russie, la République tchèque, la Hongrie, le Brésil et la Turquie, qui paient chacun ou leur régime autoritaire, leur politique défavorable face aux migrants ou encore leur instabilité politique. 

 
 
 
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Céline Hussonnois-Alaya
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Une conférence de l'ONU se conclut par l'adoption d'un Traité « historique » sur l'interdiction des armes nucléaires

Une conférence de l'ONU se conclut par l'adoption d'un Traité « historique » sur l'interdiction des armes nucléaires | Think outside the Box | Scoop.it

Le Mémorial de la Paix d’Hiroshima, ou Dôme de Genbaku, fut le seul bâtiment à rester debout près du lieu où explosa la première bombe atomique, le 6 août 1945.

 

7 juillet 2017 – Les Etats participants à la Conférence pour la négociation d'un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires ont adopté vendredi à New York un Traité rendant illégales les armes nucléaires.

 

 

 

les Etats participants à la Conférence ont approuvé le Traité, par 122 voix pour, une contre (Pays-Bas) et une abstention (Singapour).

 

 

 

« Nous allons quitter cette salle aujourd'hui avec la satisfaction du devoir accompli, (…) forts du désir des peuples du monde entier de forger un monde sans armes nucléaires », a déclaré la Présidente de la Conférence, Elayne Whyte Gómez, du Costa-Rica. « C'est un message historique pour l'humanité », a-t-elle ajouté.

 

 

 

« Nous sommes sur le point de dire aux 'Hibakusha' qu'après tant de décennies, nous avons enfin jeté les bases d'un monde sans armes nucléaires », a poursuivi la Présidente, en présence de deux survivants d'Hiroshima venus assister, visiblement émus, à l'adoption du texte, Setsuko Thurlow, Ambassadrice de la paix d'Hiroshima, et Toshiki Fujimori, Secrétaire général adjoint de la Confédération japonaise de l'organisation des victimes des bombes A et H (Hidankyo).

 

 

 

« Nous sommes sur le point de dire à nos enfants que, oui, il est possible d'hériter d'un monde exempt d'armes nucléaires pour les générations futures », a insisté Mme Whyte Gómez, avant de saluer les négociateurs du texte pour avoir travaillé « sans relâche » à l'élaboration du texte.

 

 

 

Point d'orge de la Conférence, cette adoption est en effet venue ponctuer plus de trois semaines de négociations acharnées entre Etats membres, marquées par les apports significatifs des représentants de la société civile et la présence médiatisée de plusieurs survivants d'Hiroshima et de Nagasaki – les « Hibakusha », dont le Traité reconnait les souffrances. Au fil des négociations, entamées le 15 juin dernier, ce qui était un projet de convention est devenu un « projet de traité sur l'interdiction des armes nucléaires », composé d'un préambule de 24 alinéas et de 20 articles.

 

 

 

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est félicité de l'adoption du Traité sur l'interdiction des armes nucléaires, rappelant qu'il s'agit du premier instrument multilatéral juridiquement contraignant pour le désarmement nucléaire qui ait été négocié en 20 ans.

 

 

 

« Le Secrétaire général espère que ce nouveau traité favorisera un dialogue inclusif et une coopération internationale renouvelée visant à atteindre l'objectif déjà attendu du désarmement nucléaire », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

 

 

 

« L'impulsion pour le traité reflète les inquiétudes croissantes concernant le risque posé par la continuation de l'existence d'armes nucléaires ainsi que la prise de conscience des conséquences humanitaires catastrophiques qui résulteraient si les armes nucléaires étaient toujours utilisées », a ajouté le porte-parole . « Le traité représente une étape importante et une contribution à l'aspiration commune d'un monde sans armes nucléaires ».

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Amazon dévoile les plans d’une immense ruche à drones

Amazon dévoile les plans d’une immense ruche à drones | Think outside the Box | Scoop.it

Jeudi 22 juin, les plans d’une immense ruche destinée à accueillir les drones de livraison d'Amazon ont été publiés par l'Office Américain des Brevets. En misant sur la verticalité, la construction futuriste permet un gain d'espace significatif pour les centres de livraison, habituellement d'immenses entrepôts relégués aux zones rurales. De quoi permettre aux drones de se rapprocher des villes et réduire ainsi leur durée de trajet.  

Depuis le 7 décembre 2016, date à laquelle une première livraison Amazon a été entièrement effectuée par un drone dans la région de Cambridge, en Angleterre, la firme de Jeff Bezos ne cesse d’imaginer des solutions, pour certaines visionnaires, pour d’autres un peu loufoques, pour introduire la livraison par drones dans notre quotidien. Dernière invention en date : une immense ruche où les drones livreurs viendraient se ravitailler en énergie et en colis. L'objectif ? Raccourcir les temps de trajet des drones en démarrant leur itinéraire au sein même des villes et non plus dans les campagnes périphériques où sont jusqu'à aujourd'hui relégués les entrepots de livraison, qui s'étalent sur plusieurs centaines de mètres.

 Toujours moins d’humain

Les différents croquis de la ruche à drones, une idée qu’Amazon avait faite breveter confidentiellement fin 2015, présentent une tour ovale dans laquelle de nombreux nichoirs ont été aménagés. A la base de la construction, plusieurs entrées permettent aux camions, et même aux bateaux, si la tour se trouve près d’un cours d’eau, de déposer leurs productions – tandis qu’une entrée directe pour les consommateurs a aussi été prévue avec un système de libre-service.

En plus de servir de point d’approvisionnement aux drones, la base de livraison sera équipée en stations de recharge et peuplée de robots qui coordonneront l’assemblage des colis. Une perspective qui a de quoi inquiéter les 132 000 employés du géant du e-commerce – bien que ces robots, qualifiés  de « coopératifs » par la firme américaine, soient censés aider et non remplacer la main d'oeuvre. Un article du New York Times publié en 2015 révélait déjà les méthodes managériales catastrophiques employées dans l’entreprise : horaires épuisants, licenciements abusifs, plateforme de notation interne… De quoi douter des prétendues bonnes intentions d’Amazon en matière de sauvegarde d’emplois.

« Ce dépôt de brevet ne signifie pas forcément que l’invention verra bien le jour »

Enfin des drones en ville ?

Les précédents tests de livraison par drones qu’avaient effectué Amazon, La Poste et plusieurs autres concurrents, s’étaient tous déroulés dans des zones rurales et peu peuplées, car aucun pays n'autorise encore aux drones de survoler des zones d'habitation. Au-delà du manque d’espace disponible pour l’implantation d’un tel entrepôt de livraison en ville, cette contrainte est avant tout due aux risques qu’engendre un tel mode de livraison. Comment réagir en cas de collision entre deux drones ? Ceux qu’utilisera la firme devront peser jusqu’à 25 kilos – de quoi occasionner des dégâts autrement plus graves que la perte du colis… 

« Ce dépôt de brevet ne signifie pas forcément que l’invention verra bien le jour », précise April Glaser, journaliste chez Recode. Depuis fin 2016, Amazon a déposé de nombreux brevets : un entrepôt volant, un drone contrôlé vocalement, des lampadaires publics reconvertis en stations de recharge de drones, un réseau sous-terrain de livraison relié directement à nos habitations, des drones pouvant atterrir sur des camions en marche… Une attitude, certes créative mais qui a quelque chose d’un peu frénétique à l’heure où Amazon se désole de ne pas parvenir à assouplir les législations actuelles en matière de vol de drone.

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Assistants parlementaires : le MoDem dans le viseur des enquêteurs

Assistants parlementaires : le MoDem dans le viseur des enquêteurs | Think outside the Box | Scoop.it

Un ex-employé du parti de François Bayrou affirme avoir été en partie rémunéré sur les crédits alloués aux collaborateurs d'eurodéputés.

 

C'est un nouveau rebondissement dans l'affaire des assistants parlementaires européens. Le 30 mai dernier, Le Parisien révélait que dix-neuf eurodéputés étaient visés depuis deux mois par une enquête préliminaire ouverte au parquet de Paris  pour « abus de confiance ». Cette enquête avait été ouverte après une dénonciation de la députée européenne Sophie Montel, dont le parti, le Front national, cherche à détourner l'attention des investigations qui l'accablent…

« Il s'agit clairement d'un contre-feu ouvert par le FN », confie une source proche du dossier. Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) exploitent cependant toutes les pistes et cherchent à savoir si de petites mains de partis politiques français ont bel et bien été rémunérées, entièrement ou partiellement, par des fonds européens. Selon nos informations, un signalement a été fait, mercredi 7 juin, au parquet de Paris, pour apporter des éléments concernant le MoDem, le parti de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.

 

Deux fiches de paie

Ce témoignage, le premier à être livré à la justice, provient d'un ancien salarié du MoDem, qui travaillait dans les années 2010 au siège parisien, 133, rue de l'Université, et figurait dans l'organigramme du parti. Il affirme avoir été rémunéré en partie par des fonds européens alors qu'il avait été recruté en CDI pour des fonctions internes au mouvement. Pendant un an, ce permanent aurait ainsi été rémunéré partiellement sur l'enveloppe d'assistants parlementaires locaux de l'ancien eurodéputé du Sud-Est Jean-Luc Bennahmias. Problème : l'auteur du signalement a assuré à la justice n'avoir « jamais » travaillé pour lui « en particulier ».

Deux fiches de paie, l'une portant l'en-tête « UDF » (l'ancien nom du MoDem), l'autre celui d'une association de financement (en l'occurrence, Association pour une Europe citoyenne*, présidée par Jean-Luc Bennahmias), lui étaient adressées chaque fin de mois. Selon des documents que nous avons pu consulter, la part de ses revenus issus de Bruxelles, via cette fameuse association, a progressivement augmenté, jusqu'à atteindre les trois quarts de son salaire pendant sept mois.

Techniquement, le procédé était le suivant : après lui avoir fait signer un contrat de permanent à temps plein, la direction du MoDem lui aurait fait parapher dans la foulée un « avenant de détachement ». Cet avenant modifiait la nature du premier contrat dans le but « d'exercer des fonctions de collaborateur auprès de M. Bennahmias » à temps partiel. Le volume horaire n'y était pas précisé. Au moins une autre salariée, contactée par Le Point.fr, aurait été embauchée de la même manière.

 

Plusieurs collaborateurs seraient concernés

L'ex-vice-président du MoDem Jean-Luc Bennahmias ne dément pas, mais ne se souvient pas exactement du quota horaire effectué par son collaborateur. « Comment distinguer la fonction européenne de celle du MoDem, alors que nous étions tous des spécialistes de l'Europe ? se défend le président du Front démocrate. Je ne vois pas de collaborateur rue de l'Université qui n'ait pas travaillé à un moment ou à un autre pour l'Europe. » Jean-Luc Bennahmias n'est pas le seul concerné. Plusieurs eurodéputés centristes et collaborateurs nous ont confirmé, sous le couvert de l'anonymat, l'existence d'un tel système. Certains nous ont même dit se tenir à la disposition de la justice.

 

« Le MoDem demandait aux députés européens de mettre à disposition du parti un de leurs assistants parlementaires », dénonce aujourd'hui l'ex-eurodéputée Corinne Lepage. Dans un livre publié en janvier 2015, et intitulé « Les mains propres », l'ex-ministre concluait : « C'est ainsi que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire... » Des affirmations que François Bayrou et Marielle de Sarnez ont toujours réfutées, bien qu'ils n'aient pas porté plainte à l'époque.

 

Corinne Lepage, qui a soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne, va désormais plus loin : « C'était écrit noir sur blanc sur un document de 2009 que les élus devaient signer. J'ai bien sûr refusé. » Un document qui, s'il existe, intéresse fortement les enquêteurs…

 

* L'Association pour une Europe citoyenne est une association enregistrée à la préfecture des Bouches-du-Rhône et qui vise, selon ses statuts, à « gérer tous les moyens humains, matériels et financiers mis à disposition par le Parlement européen ». Les salaires des assistants parlementaires locaux, non accrédités au Parlement européen, transitent en général par un « tiers payant », qui peut être une personne physique ou une association.

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Newsletter d'Anticor - juin 2017

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Chers adhérents, chers sympathisants,

 

Il faut évidemment se réjouir du choix du Président de la République de faire de la moralisation de la vie politique la première réforme qui sera soumise à la nouvelle législature.

Dans ce cadre, le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a souhaité s’entretenir avec moi. J’ai ainsi pu exprimer les propositions d’Anticor, en insistant plus particulièrement sur celles qui ne figuraient pas dans le programme d’Emmanuel Macron.

Au final, notre association a, en partie, été entendue.

 

Les projets de lois « pour redonner confiance dans la vie démocratique » contiendront six de nos demandes récurrentes

et pas des moindres !

 

Certes, il manque encore plusieurs mesures indispensables pour que les fameuses écuries d’Augias soient enfin nettoyées...

Mais nous sommes au début du processus législatif ; les futures lois peuvent donc être améliorées. François Bayrou m’a indiqué qu’il serait attentif aux observations d’Anticor lorsque les textes seront connus… Nous ne manquerons pas d’en faire !

 

Cordialement,

Jean-Christophe Picard
Président d'Anticor

 

Soutenez l'action d'Anticor par votre adhésion ou votre don !

 

Les communiqués d'Anticor

 

Les communiqués des groupes locaux

 

Les comptes-rendus

 

Agenda

 

Revue de presse

 

 

 

 

Jacques Le Bris's insight:

La charte éthique Anticor 2017

https://www.change.org/p/les-électeurs-charte-éthique-d-anticor-pour-l-élection-présidentielle-de-2017

 

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Totalitarisme numérique

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Mon père devient dépendant.

C’est normal, me direz-vous : il doit être vieux, à son âge, il a du mal à arquer, il n’est plus aussi vif, ce genre de choses. Sauf qu’il est encore très autonome : il s’occupe de ses problèmes domestiques tout seul depuis pratiquement ma naissance, il continue à aller tous les matins prendre son petit café sur le port, il va voir ses copains, il gère ses affaires, il se débrouille toujours très bien tout seul. Certes, les jours de tempête, il évite de sortir de chez lui, le vent peut être violent sur le front de mer et, comme il me le disait assez récemment, quand il y a beaucoup de vent, j’ai tendance à perdre l’équilibre… comme nous tous. Certes, il entend un peu moins bien, mais il garde bon pied bon œil, et jusqu’à présent, c’était nettement suffisant.

Non, mon père va plutôt très bien pour ses 85 ans, c’est juste que l’emprise numérique sur notre société est en train de le marginaliser sans aucun ménagement.

 

Selon une étude menée en bureau de poste début 2017 par le groupe, un client sur deux qui se déplace dans une agence de La Banque Postale n’est pas autonome sur le numérique et, parmi ces clients, 26 % n’ont soit aucune compétence numérique soit très peu de compétences. Une situation qui contribue parfois à aggraver les difficultés financières des clients. « Certains privilégient les mandats cash coûteux pour régler des factures, au détriment des virements ou prélèvements gratuits », explique Hawa Koné, directrice de secteur à La Banque Postale. Et cette précarité numérique complique aussi la transformation numérique de La Banque Postale qui, comme les autres banques, cherche à réduire le coût de son réseau. Pour changer la donne, La Banque Postale a décidé de faire elle-même la pédagogie de ses outils numériques car, à mesure que les systèmes se digitalisent, la question devient de plus en plus brûlante. Engagée par sa « mission d’accessibilité bancaire » dont l’a investie l’Etat, La Banque Postale compte, parmi ses 10,7 millions de clients, 2 millions de clients qui utilisent le Livret A comme un moyen de paiement au quotidien.
Source : La Banque Postale met le numérique au service de ses clients fragiles

De la simplification administrative à la désintégration des services

Soyons clairs : personne n’aime vraiment les démarches, la paperasse, les formulaires, les procédures et toutes ces petites contrariétés normées qui sont sécrétées par une société organique extrêmement structurée, hiérarchisée et régulée. En gros, on n’aime pas trop la loi de la jungle, mais on n’aime pas plus les contraintes qui permettent d’échapper à l’arbitraire et à la loi du plus fort.

D’ailleurs, se moquer de l’administration française est resté longtemps un sport national

Du coup, il a été assez facile de nous vendre l’efficience présupposée des entreprises privées plutôt que la lourdeur bureaucratique des services publics, avec l’idée qu’ensuite, ce serait plus rapide, plus efficace, moins cher et plus accessible. Puis, dans l’élan, de  nous fourguer la dématérialisation des services, des démarches et même des relations comme simplificatrice de la vie quotidienne.

En fait, ce n’est pas compliqué, la numérisation de notre société, c’est le nouvel eldorado, le saint Graal et le mini Mir réunis.

Ce qui est grandement exagéré.

Déjà, basculer en mode informatique des démarches qui sont sous-tendues par une complexité juridique et règlementaire croissante, ne change que le support et ne résout pas la question même de la complexité. Certes, cela rend service à ceux qui maîtrisent relativement bien et l’outil informatique et le langage administratif, mais pour tous les autres, je suis assez dubitative sur le gain réel de productivité.

Mais le pire est à venir quand cette «simplification» de la démarche s’accompagne en réalité d’un objectif très concret de réduction des couts et donc des personnels chargés de gérer ses processus. Parce qu’aux deux bouts de la chaine numérique, il reste toujours des humains.
Et que tous ces humains — tant s’en faut — ne sont pas des familiers voire même vaguement à l’aise avec la chose informatique ou la chose administrative.
Et que du coup, au moindre petit grain de sable dans l’engrenage, c’est toute la machine qui se grippe, maintenant qu’elle n’est plus ointe du liant humain.

L’Homo numericus ne peut que croiser les doigts pour que tout se passe selon le scénario de la machine, car ne pas entrer dans une seule de ses cases peut déclencher une catastrophe en chaine que nul Bruce Willis du numérique ne pourra plus juguler.

 

Informatique partout, liberté nulle part

Pour en revenir à mon père, il est juste un pur incompétent numérique. Il est arrivé à grand-peine à dompter l’interface du Cube de Canal+, il a fini par se résigner à utiliser une carte bancaire — lui qui a passé toute sa vie à compter l’argent en briques —, mais c’est bien là le maximum d’effort qu’il veut bien concéder à la machine.

Et je le comprends. À son âge, il n’a plus rien à prouver et si ses capacités intellectuelles sont intactes, il n’a aucune culture numérique et le bond cognitif que cela représente est bien trop de fatigue pour un vieillard.

Mais voilà, la société numérique est totalitaire et ne lui laisse aucun choix, aucun espace, aucune dérogation. L’important, vous l’aurez bien compris, n’est pas tant de nous faciliter la vie, que d’économiser à tout prix sur la masse salariale, dégraisser tout, tout le temps et n’importe comment, comme si Skynet avait déjà pris le pouvoir.

En gros, la digitalisation de la vie quotidienne ne serait pas quelque chose de grave si elle n’était pas imposée à tous, au mépris le plus absolu de ceux qui n’ont pas accès à cette technologie, que ce soit par manque de moyens ou d’envies. C’est ainsi qu’est pourtant créée une nouvelle catégorie de sous-citoyens :

 

Les exclus numériques

Ça a commencé à la Poste, quand mon père n’a plus pu acheter de timbres : La dame au guichet m’a dit qu’elle ne pouvait plus m’en vendre, qu’il fallait aller à l’automate. Là, il y avait un jeune qui montrait comment ça marchait, je n’ai rien compris. Puis le jeune n’a plus été là. J’ai dû essayer tout seul, mais tu comprends, le temps que je lise tout, l’écran s’est effacé. Et même s’il n’y a personne qui attend au guichet, on refuse de m’en vendre normalement.

Je me demande si les cons qui ont pensé cette nouvelle procédure avaient assez de neurones pour imaginer la frustration et la détresse de ceux qui, soudainement, sont interdits d’accès à quelque chose dont ils ont besoin et dont ils savent qu’on pourrait assez facilement les satisfaire, comme avant.

Il y a 15 jours, sa ligne fixe a cessé de fonctionner. Contacter Orange pour obtenir un dépannage s’avère à présent être pire qu’un parcours du combattant y compris pour les gens très à l’aise avec le numérique comme moi. Pas de numéro direct, pas d’accès au SAV, des formulaires automatisés partout qui ne répondent à rien, ne renseignent en rien, des robots téléphoniques qui renvoient pendant des heures à d’autres robots téléphoniques… pour rien. Tout cela transpire la très mauvaise volonté et un réel désir de ne pas prendre en charge les problèmes. Cela m’a fait très rapidement pensé à La Maison qui rend fou.

Toute cette technologie pour se retrouver exactement au même point qu’avant…

Mon père de 85 ans n’a toujours pas le téléphone et il n’y a pas l’ombre d’une solution en vue.

Je lui ai parlé de la possibilité de lui prendre un mobile chez Free. Bien sûr, pour s’abonner, il me faudrait faire les démarches en ligne, à sa place, sur mon compte, mais bon il lui suffirait de me faire un virement tous les mois pour l’abonnement et il n’aurait pas à s’en occuper.

  • C’est que tu vois, ma fille, je ne peux plus faire de virement.
  • Comment ça, je ne comprends pas?
  • Depuis quelques temps, à la banque, les gens au guichet n’ont plus le droit d’exécuter de virements à ma place. Il faut que j’aille à l’automate dans le hall. Donc je fais des chèques…

D’ici deux ans, mon père devra déclarer ses impôts en ligne et ça l’angoisse déjà.

Je ne sais pas pour vous, mais franchement, je lui trouve une sale gueule au progrès, maintenant qu’il est en marche… inexorable et indifférent.

 

 

Le Monolecte

 

 

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La France renoue avec son Histoire

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L'élection brillante de Emmanuel Macron est majeure pour transformer notre pays, lui rendre l'espoir et la confiance.

 

L'élection brillante de Emmanuel Macron est majeure pour transformer notre pays, lui rendre l'espoir et la confiance. Nous nous réveillons en ce 8 mai, 72ème anniversaire de la victoire contre le nazisme, différents. Certes, les chicayas des perdants demeurent. Mais, la France s'est prouvée à elle-même, grâce à Emmanuel Macron et avec des institutions très décriées par certains, qu'elle pouvait mettre un terme à un duopole partitocratique, qui, depuis au moins 20 ans, la sclérosait. Désormais, avec la fin du clivage droite/gauche, la coopération entre des personnes venues d'horizons différents, mais partageant le même projet dans l'intérêt supérieur de notre pays est devenu non seulement une possibilité, mais une réalité. C'est la raison pour laquelle il est essentiel de permettre au président Macron de disposer d'une majorité pour mettre en oeuvre son programme. Cette majorité devra représenter la pluralité qui est la marque de fabrique d'"En Marche!" et les jours qui viennent permettront de développer davantage cette dimension.

 

Mais, la politique intérieure n'est qu'un élément du moment historique que nous avons vécu hier soir. En effet, l'élection d'Emmanuel Macron est un événement de portée mondiale, et le cœur du monde était français hier soir. En effet, il est bien possible que dans l'histoire politique de cette deuxième décade du XXIème siècle, l'élection du président Macron apparaisse comme le signe d'une nouvelle ère. En effet, le Brexit, puis l'élection de Donald Trump, après le développement de régimes autoritaires en Europe et le référendum turc pouvaient laisser à penser que le temps des populismes d'extrême droite était venu. L'élection brillante d'Emmanuel Macron qui renvoie le Front National à 1/3 des voix, très loin des 40 % envisagés signifie le rejet clair et net par les Français du populisme d'extrême droite et, peut-être le premier signe fort de ces mouvements. Déjà, les succès remportés contre l'extrême droite en Autriche et aux Pays-Bas, malgré des sondages inquiétants, avait donné de l'espoir aux démocrates. L'échec cuisant de l'UKIP aux élections locales en Grande-Bretagne s'inscrit dans la même ligne, alors que ce parti avait été l'artisan du Brexit. Mais, l'élection d'Emmanuel Macron, dans le contexte dans lequel elle s'est faite, est d'une autre ampleur et s'inscrit en contre modèle de l'élection de Donald Trump, cité comme exemple par tous les populistes. L'élection d'Emmanuel Macron va devenir le symbole non seulement de la résistance aux tentations d'extrême droite mais le symbole du succès que peut rencontrer la confiance dans l'avenir, les atouts du XXIe siècle malgré les défis extrêmes et la foi dans les valeurs démocratiques et humanistes qui nous portent.

 

C'est en cela que la France renoue avec sa place si particulière dans l'histoire. L'intérêt manifesté non seulement par les Européens mais par de très nombreux pays du monde pour les élections françaises témoignait déjà de la place très particulière que notre pays occupe dans le monde, place qui va très au-delà de son poids démographique et même économique. Le succès indéniable d'Emmanuel Macron, la capacité qu'ont eue les Français à faire confiance à un homme jeune pour mener la transformation dans le respect de valeurs fortes, change incontestablement notre image dans une société où la communication devient l'essentiel. La relance franco-allemande, clé de voûte d'une forme de reconstruction européenne, elle-même clé de voûte d'un nouvel équilibre planétaire est désormais un objectif majeur et immédiat.

 

Ainsi, le choix que nous avons collectivement fait hier pourrait bien être un tournant de l'Histoire.

 

Corinne Lepage

Avocate, Ancienne députée européenne Cap21,

ancienne ministre de l'Environnement

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"Un espoir est né, il reste à le concrétiser"

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La lettre d'Olivier Mazerolle

 

"Un espoir est né, il reste à le concrétiser" LETTRE DE CAMPAGNE - Il était étrange d’entendre hier soir les uns et les autres évaluer déjà l’état des forces politiques qui s’exprimeront dans un peu plus d’un mois à l’occasion des législatives. Comme si à peine enregistrée la victoire d’Emmanuel Macron devait être classée au rayon des banalités qui émaillent de manière répétée la vie politique française. Pourtant, il s’est produit hier soir quelque chose d’énorme. La France a osé se doter d’un président de moins de 40 ans, encore inconnu du grand public il y a un an, à qui personne ne croyait sauf lui et quelques pionniers. Du chaos politique engendré par cette présidentielle, émerge un désir de renouveau, un désir de montrer que la France est vivante, qu’elle a envie d’entreprendre et d’espérer. "J’adresse au monde le salut de la France éternelle", a dit Emmanuel Macron dans un discours qui avait enfin une allure présidentielle.

Il a beaucoup parlé du message de la France hier soir, de ses valeurs, de sa réputation, celle des Lumières, comme s’il avait voulu rendre les Français fiers de leur pays et de son rôle dans le monde. Et ceci ne compterait pas ! Les calculs politiques reprendraient immédiatement leurs droits ! Il serait interdit de permettre aux Français de comprendre l’événement, de l'intégrer, de le comprendre, de reprendre leur souffle avant de s’engager dans la nouvelle bataille !

Allons ! Après quelques jours, ils pourront enfin juger sur pièces. Soit Emmanuel Macron aura trouvé les gestes et les mots nécessaires pour montrer qu’il est prêt à entreprendre, qu’il est à la tâche et, malgré l’incroyable pari que cela représente - encore un ! - il pourra espérer obtenir une majorité à l’Assemblée. Ou bien ses premiers jours seront décevants et son quinquennat clopinera, à peine engagé.

En revenir à la lettre de la Constitution

C'est un fait, la France n'est pas tombée en amour devant le beau jeune homme au sourire tantôt charmeur, tantôt carnassier. Entre les deux tours, près d’un Français sur deux déclaraient ne pas l'aimer. Trop de certitudes, trop d'arrogance, de la désinvolture parfois dans des discours ponctués de déclarations d’amour trop manifestement destinées à obtenir en retour d’identiques manifestations à son endroit. Emmanuel Macron a obtenu les voix de plus de 20 millions d’électeurs, ce qui n’est pas rien, mais nombreux sont ceux qui n’ont pas voté pour lui, ou alors, souvent, par défaut.

Les Français, peuple pétri de contradictions s'il en est, exigent d’un président qu’il se montre proche d’eux, simple, mais sans familiarité excessive, qu’il hausse le niveau de la réflexion, qu’il donne à être admiré afin d’en être fiers. Emmanuel Macron a expliqué ne vouloir agir ni en "président normal", ni en "président hyper interventionniste". Il souhaite en revenir à la lettre de la Constitution qui place le président au-dessus de la mêlée, chargé de donner les grandes orientations et de s'investir tout particulièrement sur les grands dossiers qu’il juge prioritaires.

Emmanuel Macron se déclare décidé à mettre en œuvre les réformes nécessaires, à faire preuve de l’esprit de décision dont a manqué François Hollande tout en ne perdant pas le contact avec l’opinion. De sa capacité à réussir cette alchimie complexe résultera sa réussite ou son échec.

Emmanuel Macron dispose de plusieurs atouts. Son arrivée vise à diffuser de l’optimisme dans un pays rongé par la neurasthénie. Il demande à être conforté par des réalisations tangibles, mais l’envie d’y croire peut servir de point d’appui. Ensuite, Emmanuel Macron ne prend pas un pouvoir lesté par des engagements irréalisables. Il a refusé de recourir à la démagogie, et c’est tout à son honneur, lorsqu'il se trouvait en situation difficile comme ce fut le cas devant les salariés de Whirlpool. Personne ne pourra se sentir floué par des promesses non tenues. Il n'en a pas faites.

La percée du FN favorable à Macron

Enfin, paradoxalement, la percée du FN devrait lui faciliter la tâche. Tout le monde en France et en Europe a compris que cette présidentielle constituait la dernière étape avant l’arrivée au pouvoir d’un parti extrémiste si les résultats ne suivaient pas et si rien ne changeait dans le fonctionnement de l’Europe. Seule la réussite peut faire reculer le FN que Marine Le Pen, malgré son revers dans la dernière ligne droite, a hissé à un niveau inégalé. Cette présidentielle aura enfin fait comprendre que ce sont les échecs qui nourrissent la rancœur et la haine, et non pas l’inverse.

Dans l'immédiat, Emmanuel Macron doit désigner ses 577 candidats aux législatives puis nommer un premier ministre expérimenté. Son rôle s’annonce d’autant plus crucial qu’il sera constamment sur la brèche pour convaincre les Français que la bataille pour l’emploi est engagée avec constance. Le président de la République va aussi engager des discussions soutenues avec les partenaires européens de la France. Il sera jugé sur sa capacité à obtenir les réformes exigées par les Français dans le fonctionnement de l’Union européenne.

La soirée d'hier a été marquée par ces ambivalences. D'un côté, un succès incroyable, de l’autre beaucoup d’interrogations. Le nouveau président de la République tient son sort entre ses mains. D'ici aux 11 et 18 juin, dates des législatives, il lui appartient de trouver le comportement et les mots susceptibles de perpétuer l’élan, de démontrer qu’il est l’homme de la situation, qu’il est capable de donner vie à l’espoir entrevu hier soir que le pays n’est plus contraint de vivre dans la neurasthénie perpétuelle.

 

 

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La victoire de Marine Le Pen fait partie du projet djihadiste, par Gilles Kepel

La victoire de Marine Le Pen fait partie du projet djihadiste, par Gilles Kepel | Think outside the Box | Scoop.it

Pour le chercheur spécialiste du djihadisme Gilles Kepel, les inspirateurs des attentats de l’EI en France ont sciemment cherché à faire croître le vote pour l’extrême droite dans une stratégie de guerre civile religieuse.

 

 

Marianne : Vos travaux mettent au jour le projet djihadiste, à savoir tenter de fracturer les sociétés européennes, de provoquer la séparation puis l’affrontement entre les musulmans et les autres citoyens. Avez-vous pu constater dans la campagne électorale la réalisation « politique » de ce projet ?

 

Gilles Kepel : Le projet explicite des djihadistes, tel qu’on peut le constater en consultant leurs sites et leurs tchats, consiste à favoriser la victoire de l’extrême droite, afin de convaincre les musulmans que la France est un pays raciste, que l’intégration est une impasse et qu’il leur faut se rassembler derrière les plus radicaux d’entre eux.

 

L’intention est clairement indiquée dès 2005 dans le manifeste d’Abou Moussab al Souri, Appel à la Résistance Islamique Globale. On peut y trouver l’inspiration des attentats de Montauban et Toulouse, jusqu’à Paris et Nice, qui prévoit plusieurs étapes dans la montée d’une guerre civile sur une base politico-religieuse, dont celle de faire croître exponentiellement le vote d’extrême droite par des attentats de masse conçus comme des provocations destinées à fracturer la société. Dans cette perspective, les élections présidentielle et législatives de 2017 apparaissaient pour l’Etat islamique comme l’occasion de prendre le débat politique en otage.

"Les élections de 2017 apparaissaient pour l’Etat islamique comme l’occasion de prendre le débat politique en otage"

 

Jusqu’à présent, ce n’est pas un succès ?

 

Si les attentats avaient continué sur le rythme de 2015 et 2016, avec un nombre de victimes civiles jamais vu depuis 1944, on peut parier que Marine Le Pen serait arrivée en tête du premier tour ! Rappelons-nous comment, juste après l’assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées, on s’interrogeait sur le report possible de voix sur une candidate qui affichait le programme le plus ultra contre le terrorisme. Mais si cela ne s’est pas produit en effet, c’est parce que l’EI a été soumis à une offensive militaire au Moyen Orient qui a eu pour effet de bloquer ses frontières, d’empêcher la circulation de ses agents vers l’Europe. De plus, le principal coordinateur des attentats, le rappeur Roannais-Oranais Rachid Kassim a été tué par une frappe de drone sur le territoire du « califat » d’où il agissait, en février dernier. Dans son testament, il critique d’ailleurs le leadership de l’Etat islamique qui n’investirait plus assez dans le terrorisme en Europe.

La dernière opération d’envergure, avec la tentative par deux femmes de faire sauter une voiture piégée près de la cathédrale Notre-Dame de Paris, suivie d’un poignardage contre un policier, a échoué le 4 septembre 2016. Depuis, l’investissement dans les technologies informatiques et la coopération avec les services américains ont permis de casser les codes des messageries électroniques, entraînant de nombreuses arrestations préventives. La France est redevenue, comme dans les années 1995-2012, un territoire où l’action des djihadistes est plus difficile qu’ailleurs. D’où la multiplication des actions en Allemagne, qui doit faire face à l’afflux de réfugiés venus du Moyen Orient, où l’action policière est moins coordonnée, et qui fait face à une montée, dans les sondages, de l’extrême droite sous la forme de l’AFD.

"La France est redevenue, comme dans les années 1995-2012, un territoire où l’action des djihadistes est plus difficile qu’ailleurs"

 

Pour en revenir à la fracture, dans la campagne présidentielle, ne voit-on pas se constituer un bloc identitaire, composé de catholiques revendiqués (vote Fillon), d’anti-immigrés « culturels » (vote Le Pen), face à des candidats flirtant avec le communautarisme au nom du multiculturalisme comme Benoît Hamon ou Philippe Poutou ?

 

C’est plus complexe que cela. En 2013, les conservateurs religieux de Sens commun et ceux de la Manif pour tous avaient bénéficié d’un soutien de la part des associations islamistes, très virulentes à l’encontre du mariage des homosexuels, alors que 90% des électeurs se déclarant musulman avaient voté pour François Hollande en 2012. Le sondage IFOP publié par l’hebdomadaire Le Pélerin à la suite du premier tour de la présidentielle constate que 10% des électeurs se déclarant musulman ont voté Fillon et 5% Le Pen ; 24% Macron ; 17% Hamon; 37% Mélenchon. Il y a donc une fragmentation du vote, et un fort « survote » pour Mélenchon et Hamon, mais du soutien pour Fillon et Le Pen quand même – par rapport aux résultats globaux du scrutin. En revanche on constate un enclavement croissant des quartiers populaires, du fait de la forte pression sociale qu’y exercent des salafistes cherchant à asseoir leur hégémonie par des codes culturels ou vestimentaires, corrélé par le chômage massif des jeunes et la prévalence des trafics. L’enjeu pourrait se révéler important lors des élections législatives, qui se dérouleront en juin, en plein ramadan. Marwan Muhamad, leader du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a d’ores et déjà annoncé qu’il délivrerait des labels « islamophobe », « moins islamophobe » aux candidats, pour orienter les votes des musulmans. Il n’est pas sûr que l’opération réussisse, mais cela démontre qu’il y a bien des acteurs qui cherchent à constituer une clôture communautariste. De son côté, Marine Le Pen cherche à se placer comme la représentante d’un peuple essentiellement atavique.

De son côté, Jean-Luc Mélenchon n’a pas de référence communautariste, cela provient probablement de son éducation trotskiste, certes lointaine. Je n’en dirais pas autant de Benoît Hamon, élu de Trappes dans les Yvelines, qui s’est montré plus proche du multiculturalisme. Enfin, j’estime que la candidature d’Emmanuel Macron a pour objectif de dépasser cette fracture entre identitaires et communautaristes.

 

Vous critiquez les hommes politiques à qui vous reprochez de sauter comme des cabris en criant « laïcité ». Certes, mais que faire alors que nous n’avons aucun autre contrat sociétal possible ?

 

Ce que je veux dire, c’est on ne peut pas présenter la laïcité comme le fondement de la société. C’est plutôt son pinacle, son achèvement. Elle conclut une œuvre collective, elle ne la précède pas. La laïcité ne retrouvera son sens que lorsque les promesses républicaines seront tenues, en permettant notamment aux jeunes des quartiers populaires, où le taux de chômage atteint 40%, d’accéder aux savoirs et par là au marché du travail de notre société post-industrielle et digitale, leur donnant la possibilité de se définir et de se construire eux-mêmes, en échappant ainsi à la rétractation sur les identités particulières. C’est pourquoi j’estime qu’une réforme profonde de l’éducation devrait être la priorité du prochain quinquennat.

 

Hervé Nathan

Directeur adjoint de la rédaction
Jacques Le Bris's insight:

Gilles Kepel est professeur à Sciences-Po Paris, auteur de la Fracture(Gallimard 2016) et vient de publier la Laïcité contre la fracture ?(Privat, 2017)