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Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche

Pauvreté : en finir avec la politique de l'autruche | Think outside the Box | Scoop.it
Pour la première fois en France, le bureau d'études Compas établit le taux de pauvreté local des cent plus grandes villes.

 

Un nouvel indicateur pour localiser où est la pauvreté et en comprendre les causes structurelles. « La Gazette » publie, en exclusivité, ces estimations. Elles n’ont pas pour but d’établir un classement, mais de fournir un outil de connaissance permettant à l’action publique d’offrir une meilleure réponse.

De la difficulté à appréhender la notion de pauvretéAdopter les bons outils d’observationOù se situe la précarité ?Poids du logement socialOù le taux est-il le plus faible ?Le taux de pauvreté des 100 plus grandes villes françaises : infographie interactive
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Pourquoi la France sera en déflation fin juillet (et ce que ça signifie concrètement pour nous)

Pourquoi la France sera en déflation fin juillet (et ce que ça signifie concrètement pour nous) | Think outside the Box | Scoop.it
En juin 2014, le taux de croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) a chuté à 0,5 %.
En juin 2014, le taux de croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) a chuté à 0,5 %. En baisse constante, il semble se rapprocher un peu plus du seuil de 0 % synonyme de début de déflation. La France va-t-elle connaître une période de déflation cet été ?

Charles Gave : Pour un économiste, déflation ne veut pas dire baisse des prix, mais baisse de la masse monétaire. Il y a deux entités dans le système qui peuvent créer de la monnaie, la banque centrale (le secteur public) et les banques commerciales (le secteur privé), en octroyant des prêts. Un certain nombre de ces prêts peuvent ne pas être remboursés et donc les banques commerciales doivent avoir un capital qui garantit aux déposants que leurs dépôts (les comptes courants des lecteurs) ne sont pas en danger.

Il est d’usage que les banques prêtent au maximum 12 fois leurs fonds propres, c'est-à-dire leur capital.

Ce qui se passe aujourd’hui est assez simple. Bien des banques ont fait des grosses bêtises dans les années 2000 et ont prêté jusqu'à 30 fois leurs fonds propres et se retrouvent donc dans une situation périlleuse, et ce d’autant plus que les autorités de contrôle ont terriblement durci leur politique.

Ce qui veut dire en termes simples que ces banques ne peuvent plus accorder de nouveaux prêts et sont obligées de rappeler toute une série de prêts anciens. Les banques doivent réduire la taille de leurs bilans.

De ce fait, l’offre de crédit s’effondre et avec cet effondrement, la masse monétaire baisse.

Une baisse de la masse monétaire est pour ainsi dire toujours suivie d’une baisse des prix, ce que l’on appelle en langage courant, et faussement, une déflation. La France est en déflation (baisse de la masse monétaire depuis un certain temps déjà) et une baisse des prix est donc inévitable.

Déjà, le prix des produits industriels est en baisse en Allemagne, en France, en Italie et bientôt les prix de détail vont suivre.   

      


Si la France devait entrer en déflation, quelles seraient concrètement les conséquences à court, et à plus long terme si cette situation devenait durable ?

En déflation, les taux d’intérêt nominaux sont très bas (0 %), et donc "servir" sa dette n’est pas difficile. Par contre, rembourser le principal est presque impossible puisque la valeur de ce capital monte a due concurrence de la baisse des prix.

Si les prix baissent de 50%, la valeur de mon capital à rembourser va doubler en termes de pouvoir d’achat. Si entre temps, mon salaire a baissé de moitié, je ne pourrai pas rembourser le capital, ce qui mettra la banque qui m’a prêté l’argent dans une situation très difficile.      

Quels seraient les secteurs les plus touchés par une situation de déflation ? Existe-t-il ainsi des agents économiques (entreprises ou salariés) plus vulnérables à ce phénomène ?

Dans les périodes de baisse des prix, toutes les sociétés qui vendent des produits "inélastiques par rapport aux prix" souffrent mille morts. Je m’explique.

Si le prix du pain baisse, personne n’achète  deux ficelles a la place d’une. La demande de pain est donc inélastique par rapport aux prix. Par contre si le prix d’un "Ipad" baisse de 50 %, la demande va quadrupler. L’Ipad est très élastique par rapport aux prix.

Le boulanger va donc se retrouver avec un chiffre d’affaires en baisse alors même que les salaires, les impôts, l’électricité etc. ne vont pas baisser ou vont baisser avec beaucoup de retard. Sa marge va donc s’effondrer et la probabilité qu’il fasse faillite va augmenter considérablement.

En ce qui concerne les salariés , les fonctionnaires qui ne peuvent être licenciés sont les grands gagnants, puisque leur pouvoir d’achat monte, les perdants étant les employés de mon boulanger

Mais la vraie victime en cas de déflation est la banque. Tous ceux qui peuvent rembourser leurs prêts le font, ce qui laisse la banque avec tous les mauvais emprunteurs. Les banques deviennent donc les camions poubelles où s’entassent tous les mauvais payeurs, ce qui les empêche de prêter a ceux qui pourraient les rembourser et donc entretient la déflation, ce qui nourrit la baisse des prix.

De même, la valeur de la dette étatique monte, ce qui rend son financement de moins en moins rentable et de plus en plus en plus difficile, une partie de plus en plus importante des impôts devant être consacrée au service et au remboursement de la dette. Si cette dette est détenue par des nationaux, cela correspond a un transfert de richesse des emprunteurs vers les détenteurs d’obligation. Si elle est détenue a l’étranger, alors le niveau de vie doit s’effondrer. 95% de la dette japonaise est détenue par les Japonais. Par contre 65% de la dette française est détenue par des étrangers. Le niveau de vie du Français moyen va donc s’effondrer en cas de déflation, comme on l’a vu en Grèce ou en Espagne. La seule porte de sortie serait de quitter l’euro puisque la dette française est libellée dans la monnaie de l’Etat souverain français, aujourd’hui l’euro, demain le Franc à nouveau ?

La chute de l'inflation continue malgré un taux directeur de la BCE très bas. Qu'est-ce qui est responsable de ce rapprochement constant du seuil d'alerte que rien ne semble arrêter ?

Ce qui entretient la baisse des prix, c’est l’effondrement du crédit, c'est-à-dire la baisse de la monnaie créée par le secteur privé. Si les prix baissent de 3%, des taux d’intérêt a zéro sont en fait à 3% en termes réels et donc sont très supérieurs au taux de croissance des chiffres d’affaires des sociétés du secteur privé. Il faut être idiot pour emprunter a zéro et investir a -3 %

La grande leçon des périodes déflationnistes a été exprimée il ya bien longtemps par la sagesse populaire : "qui paye ses dettes s'enrichit". 

Si les taux directeurs de la banque centrale ne parviennent pas à inverser la tendance, qu'est-ce qui pourrait rapidement inverser la tendance désinflationniste et le risque de déflation à court terme ?

Nationaliser les banques, mettre leurs dirigeants en prison, sortir de l’euro. revenir a des prix de marché pour les taux d’intérêt et les taux de change, couper les dépenses publiques de 40%, privatiser les secteurs ou l’Etat n’a rien à faire, baisser le taux marginal d’imposition. C’est ce qu’ont fait la Suède en 1992 et le Canada en 1994. C’est ce que va proposer monsieur Montebourg sans aucun doute...


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Pôle emploi s'allie à l'initiative « LES PME RECRUTENT ! » sur Facebook

Pôle emploi s'allie à l'initiative « LES PME RECRUTENT ! » sur Facebook | Think outside the Box | Scoop.it

Pôle emploi, dans le cadre de son plan stratégique 2012-2015 de transparence du marché du travail, s’associe à l’initiative « Les PME recrutent ! » lancée en janvier dernier par la CGPME en partenariat avec Facebook et Work4, pour offrir une plus grande visibilité aux offres d’emploi de TPE-PME.

Dans le cadre du partenariat, dès le mois d’octobre, les offres de la page
« Les PME recrutent ! » seront relayées sur le site internet www.pole-emploi.fr. A partir de 2015, les candidats pourront retrouver certaines offres de Pôle emploi sur Facebook via la page « Les PME recrutent ! ».

« Les PME recrutent ! » a été pensée pour faciliter la rencontre entre l’offre et la demande d’emploi et répondre au besoin de visibilité des PME françaises en matière de recrutement. Cette initiative a pour ambition de mettre la technologie et la puissance de la recommandation sociale au service des PME et des demandeurs d’emploi, en leur permettant de créer un site carrières Facebook gratuit et de diffuser leurs offres d’emploi sur la page Facebook « Les PME recrutent ! ».


Jean Bassères, Directeur Général de Pôle emploi, explique : « Avec ce partenariat, nous mutualisons nos efforts pour permettre aux PME et TPE de partager facilement et gratuitement leurs offres d’emploi. Cette volonté s’inscrit en droite ligne avec les actions déjà engagées sur la transparence du marché du travail, notamment, la collaboration avec les sites d’emploi en ligne. Elle vient également compléter l’évolution de l’offre de service aux entreprises ».

Jean-François Roubaud, Président de la CGPME, déclare : « Nous sommes très heureux de nouer ce nouveau partenariat avec Pôle emploi. Nous souhaitons allier nos forces pour aider les TPE-PME françaises à trouver le chemin du numérique et à s’approprier toutes les possibilités des nouveautés digitales proposées par Facebook, notamment pour trouver les talents de demain grâce à une application simple et innovante ».

Stéphane Le Viet, PDG de Work4, poursuit : « Déjà plus de 70 000 offres d’emploi ont été postées sur la page Facebook « Les PME recrutent ! ». Seulement quatre mois après le lancement, plus de 62 000 candidats sont déjà fans de la page et consultent régulièrement les offres. Nous sommes fiers de mettre la technologie Work4 au service de cette initiative ».

Laurent Solly, Directeur Général France de Facebook de conclure : « Accueillir Pôle emploi dans cette initiative est une étape importante qui démontre la volonté de proposer de nouveaux outils pour aider les PME et les demandeurs d’emploi à mieux rechercher, et si possible trouver un emploi. Nous sommes heureux de cette coopération qui s’ouvre et qui doit nous permettre d’amplifier encore cette initiative nationale. C’est pour Facebook un engagement majeur, au coeur de la préoccupation des français ».

« Les PME recrutent ! » qu’est-ce que c’est ?

Aujourd’hui, selon la dernière étude du Conseil d’Orientation pour l’Emploi, 400 000 emplois
ne sont pas pourvus en France et 40% des projets de recrutements ne voient pas le jour.
Par manque de ressources dédiées ou par manque d’outils, plus de la moitié des PME françaises n’ont pas un usage régulier d’internet, ce qui crée un frein pour assurer leur visibilité sur les sites de recrutement. Grâce aux outils proposés par la société Work4, start-up française leader mondial du recrutement sur Facebook, les PME peuvent désormais créer gratuitement leur propre « site carrières » sur leur page Facebook, et y publier leurs offres d'emploi. Afin de compléter ce dispositif, une page Facebook « Les PME recrutent ! » héberge toutes les offres d’emplois des PME participantes. Toute entreprise qui ne dispose pas de page Facebook peut ainsi déposer ses offres directement sur la page
« Les PME Recrutent ! ». Cette initiative permet donc aux PME de faire la promotion de leurs offres d'emploi en bénéficiant de la force de la plateforme Facebook et de la puissance de la recommandation sociale. Grâce à ce nouveau partenariat avec Pôle emploi, les offres des PME gagneront encore en visibilité en étant reprises sur le site www.pole-emploi.fr. Les utilisateurs de Facebook pourront également trouver et postuler simplement aux offres de Pôle emploi via la page « Les PME recrutent ! » sur la plateforme Facebook.

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Des panneaux d'affichage transformés en lieux de vie pour les sans-abris

Des panneaux d'affichage transformés en lieux de vie pour les sans-abris | Think outside the Box | Scoop.it

L'agence slovaque Design Develop travaille dans la publicité mais développe aussi un esprit critique à son égard. Devant le nombre très important de panneaux présents dans toutes les grandes villes du pays et du monde, cette dernière a lancé l'idée originale de les utiliser comme lieux de vie pour le sans-abris. Partant du constat que les panneaux coûtent chers à mettre en place et à entretenir, Design Develop propose de réimaginer les structures d'affichages pour transformer ces grands panneaux coûteux en véritables cabanes en bois : un espace assez grand pour loger confortablement deux personnes qui se partageront une chambre, une cuisine et une salle de bain.

Baptisé "Project Gregory", ce concept n'a aucun impact sur la publicité véhiculée par l'annonceur. D'ailleurs pour le conducteur, l'illusion est parfaite et lui ne verra qu'un panneau d'affichage depuis la route. Une solution intelligente qui permet d'utiliser les coûts d'entretien en publicité pour venir en aide aux plus démunis. Pour plus d'informations, rendez-vous sur projectgregory.com.

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Inégalités : 10 millions de Français pauvres

Inégalités : 10 millions de Français pauvres | Think outside the Box | Scoop.it
La France compte presque 10 millions de pauvres, selon une publication de l'Insee. Les pauvres sont plus pauvres qu'avant et les riches plus riches.


Des inégalités

Selon l'Insee, en 2011, le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage en France métropolitaine était de 1 630 euros par mois. Il est resté stable en euros constants, après une baisse de 0,5 % en 2010 et une hausse de 0,4 % en 2009.
Le niveau de vie des 5% plus aisés a augmenté de 1,9 % et celui des 40% les plus pauvres a diminué. Les pauvres sont donc de plus en plus pauvres, alors que les riches sont de plus en plus riches.

14,3% de la population totale

On note un écart important de 37 450 euros entre le niveau de vie de 10% des plus riches et celui des 10% des plus modestes. Le taux de pauvreté correspondant à 60% du niveau de vie médian, a atteint 14,3% de la population totale en 2011.
Ainsi, en 2011, près de 10 millions de Français vivaient avec moins de 977 euros par mois.
Les enfants de familles nombreuses ou monoparentales sont plus atteints par ces inégalités, 20 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. A côté, il y a aussi les chômeurs dont 38,9 % sont pauvres.

Malgré des inégalités en constante hausse, la France n'est pas le pays le plus mal loti d'Europe. La pauvreté des personnes en emploi est observée un peu partout en Europe, notamment en Italie, en Espagne et en Grèce. La France (13,4 %) est même en dessous de la moyenne européenne à 17 %.

Par Valérie Dewerte


En savoir plus sur http://news.radins.com/actualites/inegalites-10-millions-francais-pauvres,8886.html#YGqYI5VTbS5tQypd.99
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Bis repetita - Syndicat de la magistrature

Bis repetita - Syndicat de la magistrature | Think outside the Box | Scoop.it

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature en réaction aux attaques portées contre l’institution judiciaire par Nicolas Sarkozy lors d’un entretien télévisé du 2 juillet 2014


C’est maintenant devenu classique, chaque fois qu’une personnalité politique est mise en cause dans une affaire judiciaire, elle tente de détourner l’attention en accusant ses juges d’acharnement, de partialité ou de vindicte personnelle. Nicolas Sarkozy ne déroge pas à cette règle.

En mars 2014, il comparait la police et la justice française à la Stasi.

Aujourd’hui mis en examen pour des faits d’une particulière gravité, portant atteinte à la probité publique et à la confiance des citoyens dans nos institutions, sa stratégie de défense reste la même. Il persiste à tenter de jeter le discrédit sur ceux dont la profession est de rechercher la manifestation de la vérité.

C’est maintenant la supposée appartenance syndicale des magistrats qui le priverait du droit à voir son affaire traitée par un juge impartial. Il fait l’amalgame entre la critique par un syndicat, personne morale, d’une politique menée et l’action d’un magistrat directeur d’enquête, dans le cadre de ses fonctions. Il feint d’ignorer qu’un juge, même syndiqué – ce qui est un droit constitutionnellement reconnu – n’en est pas moins impartial. Parce que, comme tout magistrat, il respecte les règles du procès équitable et du contradictoire qui garantissent à chacun d’être jugé sans a priori.

En réalité, tout juge est quotidiennement amené à prendre des décisions à l’égard de personnes dont il ne partage pas nécessairement les convictions politiques, religieuses, les choix de vie, les comportements. Mais cela ne l’empêche pas d’agir en toute impartialité et avec professionnalisme.

Et comme tous ces justiciables, Nicolas Sarkozy bénéficie naturellement de la présomption d’innocence et des droits de la défense. Mais de grâce, qu’il en réserve l’exercice au prétoire, afin que, pour lui comme pour tous, la justice puisse travailler en toute sérénité !

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Le tirage au sort plutôt que l'élection

Le tirage au sort plutôt que l'élection | Think outside the Box | Scoop.it

Pour surmonter la crise du système politique, David Van Reybrouck préconise de revenir progressivement à ce qui constituait l’essence de la démocratie athénienne : le tirage au sort plutôt que l’élection. La classe politique a tout à y perdre mais la démocratie tout à y gagner. Des expériences témoignent que le projet est loin d’être absurde.

Les démocraties occidentales déploient beaucoup d’énergie pour exporter – d’aucuns disent imposer - dans le monde entier leur modèle politique et le suffrage universel qui en est le principe fondateur. Mais ils le font paradoxalement à une époque où celui-ci ne fait plus recette chez eux. Les citoyens s’en détournent comme d’un outil usé, démodé après deux siècles de bons et loyaux services.

Pas besoin d’être grand clerc pour repérer les symptômes de ce divorce. En Europe (tout comme aux Etats-Unis) la participation aux élections baisse inexorablement et les votes deviennent fantaisistes. Réputée corrompue et inefficace, la classe politique n’a jamais eu aussi mauvaise presse. Les partis traditionnels sont décriés et peinent à recruter. Seules les formations populistes ont le vent en poupe.

Le constat fait, quel remède proposer pour lutter contre la « fatigue démocratique » ? David Van Reybrouck – auteur il y a trois ans d’un livre passionnant sur l’histoire de l’ancien Congo belge – convoque d’abord l’Histoire. Celle vieille de 2 500 ans, puisque c’est du côté de la démocratie athénienne qu’il nous conduit.

Comment fonctionnait au quotidien ce système dont nous nous flattons d’être les héritiers lointains mais fidèles ? Son fondement reposait sur le tirage au sort et non les élections. Le Conseil des Cinq-Cents, l’organe central du gouvernement athénien, qui rédigeait les lois, contrôlait les finances, avait la haute main sur la diplomatie et les magistrats, était renouvelé chaque année par tirage au sort parmi les 30 000 à 50 000 citoyens athéniens. Idem pour les autres institutions même si les règles – en particulier celles concernant la rotation des postes – variaient.

Ce système de démocratie directe (et aléatoire), nous l’avons laissé mourir. Certes, il a survécu à Venise, à Florence, dans plusieurs cités-Etats italiennes et des villes ibériques mais sous des formes galvaudées, bâtardes, très éloignées de l’esprit athénien.

Il aurait pu renaître dans le sillage des Lumières. C’est Montesquieu, le père de l’Etat de droit moderne, qui écrit – comme Aristote deux mille ans plus tôt : « Le suffrage par le sort est de la nature de la démocratie ; le suffrage par choix est celui de l’aristocratie ». Le philosophe n’a pas été entendu. Ou plutôt, observe David Van Reybrouck, les élites politiques au pouvoir au moment de l’indépendance des Etats-Unis et de la révolution française, ont volontairement écarté un modèle politique qui privilégiait le peuple supposé inculte et incompétent, au profit d’un système qui engendré une oligarchie politique.

C’est le père de la constitution américaine, James Madison, qui dit : « [il faut] pour chefs des hommes qui possèdent la plus grande sagesse pour discerner le bien commun de la société, et la plus grande vertu pour poursuivre la réalisation de ce bien [ …] La méthode élective de désignation de ces chefs est la principale caractéristique du régime républicain ». Autrement dit, il faut une classe de gouvernants et une classe de gouvernés.

Le ton est identique dans la France révolutionnaire, passé le temps de la prise de la Bastille. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme que « la loi est l’expression de la volonté générale » et que « tous les citoyens ont le droit d’y contribuer que ce soit personnellement ou par leurs représentants ». Deux ans plus tard, changement de ton : la Constitution de 1791 stipule que le pouvoir du peuple ne s’exerce que « par délégation ». C’est le triomphe de l’abbé Sieyès. L’homme qui avait fait l’éloge du tiers état se renie et écrit : « La France n’est pas et ne doit pas être une démocratie. Le peuple […] ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants ». Il est loin d’être le seul à penser ainsi.

Depuis, rien n’a changé et c’est ce qui désole David Van Reybouck qui, pour redonner un élan à nos démocraties (de ce point le titre de son livre est trompeur), préconise de remettre à l’honneur le tirage au sort.

Après tout, nous ne partons pas de zéro. En France, les jurés de cours d’assises sont tirés au hasard. En Islande la dernière révision de la Constitution a été confiée par tirage au sort à un comité de soixante-dix citoyens accompagnés de trente-trois professionnels de la politique et de juristes. Au Texas, c’est grâce à une assemblée de citoyens tirés au sort que cet Etat (producteur de pétrole) s’est converti à l’énergie éolienne.

On pourrait multiplier les exemples et l’auteur ne s’en prive pas tout en reconnaissant que parfois l’échec est au bout. Aussi suggère-t-il, comme d’autres (ainsi Olivier Christin auteur de Vox populi, une histoire du vote avant le suffrage universel) de combiner élections et tirage au sort, d’associer la compétence des politiciens de métier et la liberté des citoyens qui n’ont pas à courir derrière une réélection.

A François Hollande qui songe, parait-il, à réintroduire un peu de proportionnelle aux prochaines élections législatives on pourrait suggérer d’abandonner l’idée au profit d’une autre innovation : faire siéger à l’assemblée nationale une frange de citoyens tirés au sort. Ainsi le président serait assuré d’entrer dans l’histoire.

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Goldman Sachs publie prévisions et pronostics complets pour la Coupe du Monde au Brésil !

Goldman Sachs publie prévisions et pronostics complets pour la Coupe du Monde au Brésil ! | Think outside the Box | Scoop.it

Goldman Sachs (la très controversée banque d’affaires, oui), a publié – comme avant chaque coupe du monde de football – un rapport complet établissant les chances de chaque équipe de remporter la compétition, accompagné d’analyses détaillées. Des prévisions fondées sur les performances des équipes depuis 1960 et une base complexe de 14 000 observations.

On y apprend (sans grande surprise), que le Brésil est le grand favori de la coupe du monde, avec 48,5% de chance de soulever le trophée. Suit en deuxième position l’Argentine, alors que l’Espagne, tenante du titre, n’est que 4ème avec 9,8% de chance. La France, elle, aurait seulement 0,8% de chance de gagner la compétition.

Jacques Le Bris's insight:

Goldman Sachs se moque bien de la justesse de ses pronostics, ce qui l'intéresse ce sont vos mises qui en découlent afin de les rafler.

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KPMG : à Lyon, les dessous d’une escroquerie de 7,6 millions d'euros

KPMG : à Lyon, les dessous d’une escroquerie de 7,6 millions d'euros | Think outside the Box | Scoop.it

7,6 millions d'euros : c’est le montant de l’escroquerie record dont KPMG SA a été victime en 2012. Cette fraude, dite « au Président », résulte de méthodes et d’outils technologiques extrêmement sophistiqués. Elle engage aussi une chaine de responsabilités, qui interroge le contrôle interne d’un groupe lui-même chargé de le mettre en œuvre chez ses clients. Récit d’une incroyable arnaque.

L'affaire démarre en mai 2012. B.M*, comptable à la direction Rhône-Alpes de KPMG en charge des règlements fournisseurs, reçoit un appel téléphonique d'un interlocuteur se présentant sous l'identité de Jean-Luc Decornoy, le président du directoire de KPMG SA. Il la somme, sous le sceau de l'absolue confidentialité et après s'être inquiété de quelques soucis personnels qu'elle avait... réellement éprouvés - la mettant ainsi en confiance -, de procéder à un virement de 252 848 € nécessaire à l'accomplissement d'une étude de consulting "qui doit demeurer totalement secrète". Elle insiste sur le caractère inapproprié de la demande, mais devant la persistance de son "grand patron" doit céder.

Une adresse IP aux États-Unis
L'usurpateur la met alors en relation électronique avec un certain Marius Kohl - marius.khol@financier.com, provenant d'une adresse IP qui se révélera ultérieurement basée aux États-Unis -, chargé de lui remettre les coordonnées bancaires pour effectuer la transaction. Puis il réceptionne sur une adresse électronique similaire à celle de Jean-Luc Decornoy - l'IP originelle sera, plus tard, isolée en République tchèque - la demande d'ordre de virement officielle que lui expédie B.M et qu'il retourne noircie d'une signature strictement identique à celle du "vrai" Jean-Luc Decornoy.

Une société anglaise, Myr Group, sise 12 Sherwood Street Piccadilly Circus à Londres, est appelée à réceptionner un virement émis par la banque de KPMG, l'agence Entreprises La Défense de BNP Paribas, au bénéfice de l'agence Canary Wharf de Barclays Bank à Londres.

Des virements compris entre 940 et 996 K€
Et c'est ainsi que le 5 juin, 13 jours après la datation de la facture, 252 848 € quittent les comptes de KPMG et rejoignent ceux d'une organisation de malfaiteurs aux méthodes particulièrement sophistiquées. Ces manœuvres, pour l'essentiel libellées au nom de "rachat de filiales" et que B.M a l'absolue interdiction, rappelée par son soi-disant président du directoire, de partager avec "quiconque", se répètent à 8 reprises jusqu'au 10 juillet. Les sept factures émises du 21 juin au 10 juillet et honorées sont toutes comprises entre 967 350 et 996 641 euros...

Il faudra un échange interne presque anodin au sein de la direction financière puis avec B.M pour que "l'affaire" éclose. Le 10e ordre de virement de 941 637 euros émis le 11 juillet est stoppé in extremis, et la Police judiciaire est saisie de cet exemple de "fraude aux dirigeants" qui commence à voir le jour en France. Quelques mois plus tard, en décembre, P.Y*, alors responsable administratif et comptable de la direction Rhône-Alpes et que sa subalterne avait mis seul dans la confidence, est licencié.

Les interventions d'Alain Chamak, alors directeur Rhône-Alpes (et président du conseil de surveillance jusqu'en 2010) pour le disculper de toute responsabilité et considérant "inappropriée" l'éviction de "personnes innocentes" et de "bouc-émissaires" pris au piège de la discipline hiérarchique et "coupables" d'avoir respecté scrupuleusement l'injonction descendante, permirent, selon la défense de l'entreprise, de rétrograder le motif de licenciement de "grave" à "simple". Le directeur régional invita également B.M et P.Y à consulter sur le champ un médecin et un psychologue.

Une propagation inquiétante
Les investigations confiées à la Direction Interrégionale de la Police Judiciaire à Lyon se poursuivent. L'instruction pénale porte sur les qualificatifs d'"escroquerie et tentative d'escroquerie en bande organisée", de "faux et usage de faux", et d'"usurpation d'identité". Ce fléau, qui a surgi en 2012 en France, se propage et devient un phénomène "extrêmement inquiétant" observent des enquêteurs, est symptomatique de la prolifération tentaculaire et incontrôlée des nouvelles manifestations de cybercriminalité. Leurs auteurs "jouent" des outils d'ultratechnologisation mais aussi de l'évaporation des frontières devenues, dans ce domaine, virtuelles, enfin de la complexité des enquêtes induite par l'internationalisation des circuits - les investigations mèneraient principalement vers la Chine et surtout Israël via des malfaiteurs binationaux.

Et les méthodes ont de quoi effrayer ; ainsi B.M à la fois était le professionnel idoine pour procéder directement aux virements, ne figurait sur aucun organigramme accessible à des tiers de l'entreprise, entendit son interlocuteur évoquer au téléphone le nom d'autres salariés des services financiers de KPMG et même, avec exactitude, l'agenda d'Alain Chamak le jour de la première fraude...

Suicide
L'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et l'Office central de la lutte contre la criminalité liée aux technologies informatiques et de la communication (OCLCIC) sont mobilisés. En Rhône-Alpes, le montant cumulé de la vingtaine d'escroqueries réellement consommées et faisant l'objet de procédures tutoierait, selon nos informations, les 60 millions d'euros. Les répercussions ne sont pas que financières pour les entreprises, et économiques pour des emplois fragilisés par l'ampleur des pertes ; elles sont aussi humaines pour les salariés instrumentalisés.

Pour preuves chez KPMG, le licenciement du responsable administratif et comptable, et le traumatisme psychique éprouvé par B.M : employée modèle depuis une trentaine d'années, devenue complice malgré elle, et abandonnée à son sort par une présidence qui ne témoigna ni empathie ni attention - jamais après le déclenchement de l'affaire elle n'eut de contact avec celui-même auquel elle était machiavéliquement liée : Jean-Luc Decornoy. "Je me suis sentie sale parce que l'on m'a salie", confiera-t-elle à un proche. Dans une autre entreprise de la région, les manifestations de cette culpabilisation ont été encore plus dramatiques : un salarié s'est suicidé.

Une forteresse inexpugnable
Dès le 12 juillet 2012, KPMG fait le choix de l'omerta. Pendant plusieurs mois, seule une grappe de dirigeants puis la cinquantaine de partners seront tenus informés de l'existence de l'escroquerie. L'atomisation du groupe - compartimenté par métiers et fractionné en 217 implantations - mais aussi l'intérêt commun des associés-actionnaires de préserver l'image de l'entreprise pour sauvegarder leurs intérêts personnels, favorisent l'imperméabilisation des transferts de communication et de diffusion des informations.

La forteresse semble inexpugnable, mais la stratégie d'un silence public cadenassé ne manque pas d'enflammer les rumeurs ni de surprendre dans la corporation. Aucun média, excepté La Lettre A dans un court article édité le 19 décembre 2013, n'y fera référence. Plus étonnant, dans la publication de ses comptes annuels clos en septembre 2012, KPMG Associés - le holding de tête, détenu à 80 % par des experts-comptables et commissaires aux comptes et à 20 % par les descendants de la famille fondatrice Galtier, possède 98 % du capital de KPMG SA - affirme "qu'aucun événement ayant une incidence significative sur les comptes n'est à signaler". Dans son rapport remis à l'Assemblée générale mixte du 17 décembre le conseil de surveillance de KPMG SA estime, de son côté, "qu'il n'y a aucune observation particulière à formuler".

Où sont passés les 5,3 millions restants ?
L'examen de la chaîne des responsabilités et les interrogations sous-jacentes ont, il est vrai, de quoi malmener la réputation du cabinet. Comment l'envergure de la fraude, c'est-à-dire la concentration, l'accélération effrénée, et l'ampleur des virements, a-t-elle pu échapper à la vigilance du co-directeur Rhône-Alpes Bruno Paillard, responsable de la fonction-support comptabilité, et surtout du directeur financier de KPMG SA Thierry Lemarquis ?

Comment les opérateurs de BNP Paribas ont-ils pu, eux aussi, procéder sans jamais ciller à de tels transferts dont la fréquence (28 et 29 juin, 2, 5, 9, 10, 11 juillet), les montants (à ces dates, jamais moins de 940 000 € chacun), et même les objets étaient à ce point inhabituels et disproportionnés par rapport à l'activité du cabinet - leur cumul correspond à 1 % du chiffre d'affaires annuel ? Comment faut-il interpréter l'évocation, dans le rapport de gestion publié pour l'AG mixte du 17 décembre 2012, de la "survenance d'un sinistre sur un actif" mais dont l'impact résiduel sur le résultat net n'est "que" de 2,3 millions d'euros ; que sont devenus les 5,3 millions d'euros restants ? BNP Paribas ou, dans une moindre mesure, Barclays Bank ont-ils "partagé" avec KPMG la responsabilité pécuniaire d'une défaillance que d'aucuns arriment à une incurie ?

ERP en cause ?
Le soin extrême que la direction de KPMG a consacré, avec succès, à claquemurer "l'affaire" et à juguler toute divulgation publique, tient à la singularité schizophrénique de la situation : un prestigieux cabinet, dont la facturation des honoraires peut culminer, selon une source interne, à 1 000 € l'heure pour les partners, a pour mission de veiller chez ses clients à l'application d'un dispositif rigoureux et transparent de ce même contrôle interne (lire encadré à la fin) qui, chez lui, s'est révélé vulnérable, dysfonctionnel, opaque voire défaillant.

Depuis, d'ailleurs, l'architecture de ce contrôle interne - lézardé par le changement simultané de plusieurs process informatiques et crevassé par les fragilités du système d'exploitation informatique (ou ERP) peut-être trop hâtivement déployé et "coupable" d'avoir détricoté à partir de 2011 les procédures prévalant jusqu'alors - a été considérablement renforcée, et notamment le principe de la double signature comme la centralisation au siège de tout virement à l'étranger ont été adoptés.

Deux documents internes
Plus étonnant, la direction a adressé en 2014 à l'ensemble du personnel deux documents ; l'un alerte sur une "vague d''escroqueries au président' dont de nombreuses entreprises ont récemment été victimes", l'autre indique que "la direction a été informée que des escrocs se font passer pour des professionnels de KPMG afin de demander la transmission urgente d'éléments relatifs à des factures clients"...

Les deux documents rappellent les procédures à respecter... sans jamais faire référence à l'origine véritable de cette communication : la propre fraude dont l'entreprise a été victime. "L'affaire Chamak" apparaît, en définitive, être la manifestation visible d'un tremblement de terre dont les causes et les répliques, multiples et souterraines, interrogent l'éthique, la gouvernance. Mais aussi l'exercice mêmes des métiers d'expertise-comptable ou de commissariat aux comptes.

Denis Lafay, Acteurs de l'Économie / la Tribune

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L'organisation optimale du gouvernement selon Corinne Lepage

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Ebola : comment l'épidémie s'étend

Ebola : comment l'épidémie s'étend | Think outside the Box | Scoop.it
En deux semaines, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de décès de fièvre hémorragique en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia est passé de 208 à 337 morts sur 528 cas confirmés. La Guinée, où est apparue l’épidémie, est le pays le plus affecté avec 264 décès confirmés. Pour Marie-Christine Ferir, la coordinatrice des programmes d’urgence de Médecins Sans Frontières (MSF), la clé est dans l’implication des populations concernées.

Comment expliquez-vous cette forte augmentation du nombre de cas de fièvre Ebola en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia ?

Marie-Christine Ferir : Il y a quelques semaines, les cas d’Ebola commençaient à diminuer, mais là nous nous retrouvons face à une recrudescence de l’épidémie due à deux facteurs.

Tout d’abord, les gens sont très mobiles, ils passent les frontières, mais aussi ils cachent des malades et ne déclarent pas toujours les cas suspects, ce qui crée des risques de contamination. Les gens viennent parfois s’occuper de personnes infectées avant de repartir dans leurs villages respectifs, ce qui provoque l’apparition de nouveaux foyers.

Le deuxième facteur de contamination est lié aux funérailles. Lors des funérailles de cas suspects ou confirmés, il est important de laver le corps avec certaines protections, car il y a à ce moment un grand risque de contamination. Il y a encore malheureusement beaucoup de décès dans les communautés, car les funérailles ne sont pas faites avec les protections nécessaires. De plus, des gens viennent de différents endroits pour assister aux cérémonies, puis retournent dans leur village en étant parfois contaminés sans le savoir, car les symptômes se développent entre deux et vingt-et-un jours après le contact. 

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  • L‘épidémie d‘Ébola progresse en Afrique de l’Ouest

    Les pays voisins de la Guinée s'inquiètent de l'épidémie du virus Ébola qui frappe la région. À Conakry, la capitale guinéenne, 95 cas avérés de cette fièvre hémorragique ont été recensés depuis le début de l'année ici, mais aussi au Liberia et au Sierra Leone. 67 personnes ont succombé. La population est en alerte. L'épidémie s'est déclarée dans des régions du sud de la Guinée proches des frontières avec la Côte d'Ivoire, le Liberia et la Sierra Leone. Un cas suspect avait été enregistré lundi au Canada, mais l'homme - qui revenait d'un voyage en Afrique - n'est pas contaminé. L'infection intervient notamment après manipulation ou consommation d'animaux morts ou infectés dans la forêt tropicale.

    1:15

Est-ce que les acteurs étatiques ou non gouvernementaux ont les moyens de faire face à cette épidémie ?

Pour nous, le problème n’est pas le nombre de cas, mais la dispersion des foyers. Cela complique très fortement la réponse à l’épidémie, puisqu’il faut construire de nouveaux centres de prise en charge, plus de personnels et disperser les équipes dans davantage de lieux. Les acteurs étatiques ou non ont donc du mal à répondre au problème. Pour MSF, nous avons atteint nos limites. Faute de ressources humaines suffisantes, nous ne pouvons plus aujourd’hui nous déployer sur de nouveaux foyers comme nous le demandent les autorités.

La réponse des trois États concernés vous paraît-elle à la hauteur du problème ?

Il faut rappeler que c’est une pathologie nouvelle pour cette région. Il n’est pas évident pour les États ou pour les ONG sur place de s’adapter très vite à cette situation. Beaucoup d’efforts sont faits par les ministères de la santé, mais, au-delà de décisions politiques, il faut parfois prendre des décisions très pragmatiques. Par exemple, il faut que des tests de laboratoires puissent se faire dans le laboratoire le plus proche qui n’est pas forcément dans le pays même. Il serait ainsi plus facile pour les cas dans le nord de la Sierra Leone que les tests soient faits à Gueckédou, dans le sud de la Guinée. Les États se mobilisent, mais ils ont parfois des difficultés à prendre des décisions pragmatiques.

Un autre problème est que cette pathologie fait très peur. L’épidémie se poursuit, car la population ne fait pas suffisamment confiance aux structures et continue de cacher des malades. Il est très important que les autorités administratives ou traditionnelles continuent de faire passer le message qu’Ebola est toujours là et qu’il faut rester mobiliser pour arrêter cette épidémie. Il faut que la population comprenne que sans sa contribution nous n’y arriverons pas.

Est-ce qu’un contrôle des mouvements de populations comme l’envisagent la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia vous semble réalisable ?

Je comprends que les autorités réfléchissent à des mesures pour empêcher les gens de bouger, mais je crains que cela ne soit impossible à mettre à l’œuvre, car les gens circulent beaucoup et peuvent emprunter de nombreuses voies non contrôlées. Il n’y a pas que les routes principales. Il est en revanche important d’expliquer aux gens qui sont sur la liste des personnes entrées en contact avec des malades qu’ils doivent se signaler quand ils bougent et qu’ils puissent être suivis dans un autre village pour voir s’ils présentent des symptômes. Pour arrêter la contamination, les deux piliers sont le suivi de ceux qui sont entrés en contact avec les malades pour qu’ils n’infectent pas d’autres personnes et l’encadrement des funérailles pour que les gens ne repartent pas chez eux infectés par Ebola. Cela est fait aujourd’hui, mais pas de manière assez rigoureuse.

Faut-il craindre une propagation à grande échelle du virus en Afrique de l’Ouest ?

Au début de l’épidémie mi-mars, le risque était très minime, mais aujourd’hui celui-ci grandit. L’épidémie s’étend, car les gens continuent de bouger dans d’autres pays de la région. Il faut une mobilisation exceptionnelle de tous les acteurs pour que l’on puisse l’arrêter au plus vite. On a tous cru que l’épidémie était terminée, mais elle est repartie et il faut aujourd’hui remobiliser tout le monde et que la population accepte les mesures qu’on lui demande de prendre.

Les cas d’Ebola étaient jusque-là recensés en Afrique centrale, connaît-on désormais les origines du virus apparu en Guinée ?

La souche est Ebola-Zaïre qui a subi une légère mutation, mais on ne sait pas encore comment elle est arrivée jusque-là.

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Les élections régionales auront lieu en décembre 2015

Les élections régionales auront lieu en décembre 2015 | Think outside the Box | Scoop.it
Les deux projets de loi portant sur la délimitation des futures régions, qui prendra effet à partir du 1er janvier 2016, et sur la répartition des compétences entre les collectivités territoriales ont été présentés mercredi 18 juin en conseil des ministres.

Le premier texte prévoit le report des élections départementales et régionales à décembre 2015 afin de tenir compte de la nouvelle délimitation des régions. Les conseils régionaux élus dans les régions issues d'un regroupement se réuniront pour la première fois le lundi 4 janvier 2016. Les travaux en commission ont commencé dès mercredi au Sénat.

Le gouvernement souhaite l'adoption définitive des deux textes avant la fin de l'année. Bien qu'il ait engagé la procédure accélérée pour que les projets de loi puissent être examinés en première lecture avant l'été, il s'est engagé à ce qu'il y ait deux lectures dans chaque chambre.

  1. Projet de loi sur la délimitation des régions

Il prévoit une nouvelle carte des régions à compter du 1er janvier 2016. Le périmètre de ces régions sera défini à partir des régions existantes, c'est-à-dire par regroupement ou maintien de ces régions dans leurs actuelles frontières. La nouvelle carte métropolitaine est constituée de treize régions – plus la Corse, qui a un statut particulier. Sept nouvelles régions sont constituées, six restent inchangées. Il fixe également les effectifs des futurs conseils régionaux, correspondant à l'addition des effectifs des conseils régionaux actuels, plafonnés à 150 membres.

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Les nouvelles régions métropolitaines :

Alsace-Lorraine (Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Vosges) : 120 conseillers.
Aquitaine (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) : 85 conseillers.
Auvergne - Rhône-Alpes (Ain, Allier, Ardèche, Cantal, Drôme, Isère, Loire, haute-Loire, Métropole de Lyon, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie, Haute-Savoie) : 150 conseillers.
– Bourgogne - Franche-Comté (Côte-d'Or, Doubs, Jura, Nièvre, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Yonne, Territoire de Belfort) : 100 conseillers.
– Bretagne (Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan) : 83 conseillers.
– Centre - Limousin - Poitou-Charentes (Charente, Charente-Maritime, Cher, Corrèze, Creuse, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Deux-Sèvres, Vienne, Haute-Vienne) : 150 conseillers.
– Champagne-Ardenne - Picardie (Aisne, Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Oise, Somme) : 106 conseillers.
– Ile-de-France (Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d'Oise) : 150 conseillers.
– Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne) : 150 conseillers.
– Nord-Pas-de-Calais (Nord, Pas-de-Calais) : 113 conseillers.
– Normandie (Calvados, Eure, Manche, Orne, Seine-Maritime) : 102 conseillers.
Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée) : 93 conseillers.
Provence-Alpes-Côte d'Azur (Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse) : 123 conseillers.

Provisoirement, avant la création des nouvelles régions, le chef-lieu sera fixé par décret simple après avis des actuels conseils régionaux. Par la suite, après l'élection des nouveaux conseils régionaux, le gouvernement recueillera leur avis sur le chef-lieu de région qui sera fixé par décret en Conseil d'Etat.

Le projet de loi reporte les prochaines élections départementales et régionales à décembre 2015. Dans les régions issues d'un regroupement, les conseils régionaux se réuniront pour la première fois le lundi 4 janvier 2016. Dans les régions dont les limites ne sont pas modifiées, ils se réuniront le premier vendredi suivant l'élection.


  1. Projet de loi sur la nouvelle organisation territoriale
  • Les régions

Il renforce les compétences et les responsabilités des régions et supprime la clause de compétence générale qui permettait jusqu'à présent aux régions et aux départements d'intervenir en dehors de leurs missions principales. Les régions disposeront du pouvoir réglementaire dans le cadre des compétences qui leur sont dévolues, c'est-à-dire qu'elles pourront modifier ou adapter des dispositions législatives ou réglementaires concernant leurs compétences.

La région détient de plein droit la responsabilité du développement économique régional. Dans l'année qui suit le renouvellement du conseil régional, elle établit un schéma de développement économique, d'innovation et d'internationalisation qui a valeur prescriptive. Elle détient la compétence exclusive pour les aides aux entreprises.

La région est désignée en qualité de chef de file chargé d'organiser l'action commune des collectivités territoriales en matière de tourisme. Elle élabore un schéma régional de développement touristique. La possibilité est offerte à plusieurs régions ou plusieurs départements de constituer un comité du tourisme commun.

La région est chargée de l'aménagement et du développement durable du territoire à travers un schéma régional doté d'effets prescriptifs à l'égard des documents d'urbanisme.

Son rôle est renforcé en matière de transports. Elle se voit ainsi transférer l'organisation et le fonctionnement des transports scolaires, jusqu'à présent attribués au département. Elle se voit aussi confier la gestion de la voierie relevant des départements. Les collectivités territoriales pourront récupérer la compétence sur des aérodromes historiquement utilisés pour les besoins militaires qui ont perdu ou vont perdre cette activité. Cela concerne notamment les aérodromes de Dijon, Montpellier, Nîmes ou Strasbourg.

Les collèges sont transférés des départements aux régions.

  • Les intercommunalités

La deuxième partie du projet de loi concerne les intercommunalités. Il propose une rationalisation de la carte intercommunale et fait passer leur taille minimale de 5 000 à 20 000 habitants. Le préfet pourra créer, modifier le périmètre ou fusionner des intercommunalités après avis de la commission départementale de la coopération intercommunale. La nouvelle carte intercommunale doit être achevée au 31 décembre 2016.

Le projet de loi renforce les compétences des intercommunalités. A leurs compétences obligatoires s'ajoutent la promotion du tourisme par la création d'offices de tourisme ainsi que l'aménagement et la gestion des aires d'accueil des gens du voyage.

  • Les départements

Le texte de loi positionne le département sur ses compétences de solidarité sociale et territoriale. Sa compétence en faveur de la prévention des situations de fragilité sociale, du développement social, de l'accueil des jeunes enfants et de l'autonomie des personnes est rappelée.

Il peut apporter son concours aux Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) dans le cadre de projets de territoire dont elles ont la maîtrise d'ouvrage et financer des opérations d'investissement en faveur d'entreprises de services marchands nécessaires aux besoins de la population en milieu rural.

 

Le projet de loi crée des « maisons de services au public », en remplacement des actuelles « maisons de services publics », qui peuvent relever de l'Etat, d'EPCI ou d'organismes de droit privé. Elles rassemblent des services publics et privés.

Dans les domaines de la culture, du sport et du tourisme, il est maintenu une possibilité d'intervention de chaque niveau de collectivité territoriale.

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Michael Schumacher sorti du coma !

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Michael Schumacher est sorti du coma. Il a quitté Grenoble.


Sabine Kehm a informé les médias, lundi, que Michael Schumacher était sorti du coma. La manager de l'Allemand a aussi indiqué qu'il avait quitté le CHU de Grenoble afin de poursuivre «une longue phase de rééducation qui se produira loin de l'attention du public». La presse suisse annonce que Schumacher aurait été transféré au CHUV de Lausanne. Dans le communiqué officiel, la famille remercie évidemment le corps médical ainsi que toutes les personnes qui ont manifesté leur soutien tout au long de ces cinq mois et demi de coma provoqués par un accident de ski le 29 décembre dernier.
Selon Bild, le pilote allemand serait capable d'entendre les voix et de réagir aux contacts Si le communiqué officiel ne donne aucun précision sur l'état de réveil de ''Schumi'', le quotidien allemand Bild affirme qu'il est capable d'entendre les voix et réagir aux contacts. Bild affirme même que le Baron rouge, dont la phase de réveil dure depuis quatre mois, est capable de communiquer avec sa femme et ses enfants. En avril, Kehm avait déjà indiqué qu'il avait des périodes de conscience, d'éveil mais le peu de nouvelles rendues publiques continuait de laisser planer des doutes sur la condition réelle du septuple champion du monde. Lundi, c'est donc la version optimiste qui s'est révélée être la bonne même s'il faudra évidemment encore attendre pour savoir quelles séquelles Schumacher va conserver.
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Fusion des régions : Gérard Onesta (EE-LV) critique une réforme "mal embarquée" et propose sa propre version

Fusion des régions : Gérard Onesta (EE-LV) critique une réforme "mal embarquée" et propose sa propre version | Think outside the Box | Scoop.it


Gérard Onesta propose sa version de la réforme territoriale


"La réforme territoriale est terriblement mal embarquée." Gérard Onesta, conseiller régional de Midi-Pyrénées EE-LV, estime que la carte de 14 régions proposée par François Hollande en juin dernier a été faite "à l’arrache" et propose, dans un document de 28 pages, sa propre version de la réforme. Pour ce spécialiste des questions institutionnelles, la forte identité des régions et le bicamérisme (deux assemblées par région) sont les clés du système. Interview.

Que reprochez vous à la carte de 14 régions proposée par François Hollande le 2 juin dernier ?
Il y a du bon dans le projet de loi de François Hollande, je le reconnais. Le besoin de remettre à plat le millefeuille territorial français n'est plus à démontrer.
Mais la méthode est catastrophique. Un texte saucissonné, un calendrier incohérent : on ne comprend pas. La carte a été faite dans un milieu très fermé, opaque, à l’arrache, en fonction de qui gueule le plus au téléphone. De toute façon, une réforme territoriale digne de ce nom ne pourra donner toute sa mesure qu'au travers d'une remise à plat plus globale de nos institutions. Cette réforme est nécessaire mais terriblement mal embarquée et risque d’accoucher d’un monstre.

Vos propositions reposent sur un point majeur : le bicamérisme, c'est-à-dire deux assemblées régionales. Pourquoi est-ce essentiel?
On se rend compte que la société humaine est traversée par deux forces opposées : celle qui nous pousse vers nos semblables (pour attraper le mammouth il vaut mieux que toute la tribu se mobilise) et celle qui nous diversifie (on pisse au quatre coins du territoire pour marquer sa propriété : ma mobylette, ma chambre, mon porte-avion). Les institutions doivent marquer cette double tension. On a besoin d’une chambre qui nous rassemble, où s’exprime tout ce qui nous transcende, c'est la chambre régionale citoyenne. À coté, il faut un organe qui incarne notre besoin de diversité, c'est la chambre régionale territoriale. Quand il n’y a pas d’équilibre entre ces deux forces, la société humaine ne tient pas.

Comment se composent ces deux assemblées ?

Le mécanisme est simple : la première assemblée (assemblée citoyenne) est composée de personnes élues au suffrage universel direct selon leurs couleurs politiques et leurs grands projets. La 2e chambre (assemblée territoriale) est composée de représentants des territoires, ce que j’appelle les "pays", également élus au suffrage universel direct. Elle a le même pouvoir que la première chambre et gère le même budget. Au lieu de 14 budgets dissociés (Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées associées représentent 13 départements plus une assemblée régionale, NDLR), on en a un seul. Ce n’est pas le budget de la Catalogne mais on se rapproche ! Et il n’y a, de fait, plus de problèmes de compétences : les deux assemblées codécident par un vote.

L’exécutif, c’est donc le président de la Région ?
En effet, les deux chambres élisent un exécutif séparé. C’est un des points importants de la réforme, l’exécutif doit être extérieur à l’assemblée. Comment est-il désigné ? Le lendemain des élections, les deux chambres sont constituées, avec exactement le même nombre d’élus (ce qui va au passage diminuer le nombre d’élus d’environ un tiers). On propose alors un ou une président(e) qui doit avoir l’investiture des deux assemblées. Cette personne constitue son gouvernement régional. Je suis ouvert à ce qu’il soit éventuellement composé, partiellement, de gens qui ne sont pas élus, choisis sur compétences.
Le président arrive avec son collège de vice-présidents (est-ce qu’on osera le mot ministre ?) et demande la confiance des deux assemblées. S’il n’a pas la confiance des deux assemblées, le président tombe et on propose un autre nom.
Avec un exécutif extérieur, cela permet au passage d’avoir un(e) président(e) de l’assemblée régionale citoyenne, un(e) président(e) de l’assemblée régionale territoriale et un(e) président(e) de gouvernement. Cela fait trois personnes. Le fonctionnement est collégial.

Que faites-vous des départements ?

Le département est la plus vieille institution au monde ! Elle n’a pas bougé depuis 223 ans. On ne peut pas rester fossilisé. Avec le bicamérisme, le besoin de proximité et de représentativité du monde rural est réglé. Le mont de Lacaune pèsera autant que Toulouse Métropole dans la seconde chambre.
Jusqu’à maintenant, la République a fonctionné au travers du trinôme commune / département / État. Le 21e siècle voit naître un nouveau trinôme : pays / région / Europe.

Votre carte propose 17 régions, établis sur 4 critères. Lesquels ?
C’est bien que le gouvernement ait proposé une carte, car il ne faut pas laisser décider les petits barrons locaux. Mais, à partir de cette carte-là, il faut définir des critères un peu plus fins, un peu plus intelligents. Je propose 4 critères.
D’abord, on sait très bien que ce qui fait un territoire, c’est la socio-économie. Où est la grande métropole d’équilibre ? Où sont les réseaux d’acteurs économiques, industriels, agricoles qui fonctionnent ensemble ? Le deuxième critère est l’histoire et la culture. Je trouve regrettable que le ministre de l’Intérieur dise qu’il ne veut absolument pas créer des régions à forte identité. Il se trompe complètement. Ce qui fait que le Pays basque ou la Catalogne existe, c’est l’identité. Le 3e critère est géographique et environnemental. J’en rajoute un 4e : le principe d'euro-régions. Par exemple, le Hainaut français travaille avec le Hainaut belge. Ils ont des structures communes. Nous faisons le pari que dans le siècle qui commence, cela fera sens.

Faut-il créer des régions qui comprennent des départements de nos pays limitrophes ?
Dans les prochaines décennies, Bayonne sera toujours administrée majoritairement par la loi française et Bilbao par la loi espagnole. Mais je fais remarquer que depuis 1964, Bayonne et Bilbao sont régies de manière beaucoup plus importante par les directives européennes qui s’imposent au droit national. On a déjà la même monnaie, la politique agricole commune, la même politique étrangère, la même politique de commerce extérieur.
Au cours du 21e siècle, nos euro-régions déborderont de l’Hexagone mais en attendant pourquoi pas un territoire à statut particulier (Catalogne, Pays Basque, Alsace, Savoie…) Cela existe déjà, je n’invente rien. L’euro région Sar-Lor-Lux (Sarre-Luxembourg-Lorraine) fonctionne.

Dans cette logique, pourquoi pas un grand sud Aquitaine - Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon?
Je pense qu’une grande région Aquitaine - Midi-Pyrénées - Languedoc Roussillon est trop grande. Il faut quand même garder la capacité de faire l’aller-retour dans la journée.
C’est peut-être l’Albigeois qui parle, mais avec la fusion Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon, je crois qu’on peut parler de réunification du Languedoc car on ne fait que reconstituer le Languedoc historique, la jonction du haut et du bas Languedoc. Appelons ça Languedoc et Christian Bourquin sera content, c’est lui qui absorbera Martin Malvy !

Quel est le ton des discussions avec Martin Malvy sur la réforme territoriale ?
Les socialistes ont toujours eu un problème avec la réforme territoriale parce que c’est leur fond de commerce. Je ne dis pas Martin Malvy, je dis les socialistes. On était prêts à mettre à bas la réforme territoriale de Sarkozy. Mais par quoi on la remplace ? Chacun veut sauver son canton, sa commune, son intercommunalité, sa région, son département. Martin Malvy est dans son rôle, il suit le gouvernement. Avec lui, nous sommes en phase en ce qui concerne l’impôt, les compétences, l’exécutif. Il se dit prêt à étudier mes propositions et nous allons en discuter tout l’été.

Finalement, à qui est destiné le document de 28 pages, "La réforme impossible?" que vous avez écrit pour proposer votre analyse ?
J’ai envoyé ce document à quelques
ministres et au secrétaire général de l’Élysée, en attirant leur point
de vue sur 2 ou 3 points clés. Est-ce que cela va déboucher sur des
rendez-vous stratégiques importants ? Je ne sais pas. Honnêtement, les
collègues de droite ou de gauche, qu’ils soient pro-régionalistes,
départementalistes ou pro-européens, sont venus me voir pour me dire
qu’il y avait de bonnes choses dans mes propositions. Cette bouteille à
la mer va-t-elle échouer sur la bonne plage, sur le bureau du bon
décideur politique ? Il faudrait que cela touche avant tout ceux qui se
rendent compte que le passage en force de la réforme va faire des
dégâts...

Propos recueillis par Sophie Arutunian

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Comment la France veut réguler le bitcoin

Comment la France veut réguler le bitcoin | Think outside the Box | Scoop.it
Le calendrier fait parfois bien les choses. Alors qu'une plateforme illégale de bitcoins vient d'être démantelée par les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, la section Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) du ministère des finances devait remettre, vendredi 11 juillet, un rapport de son groupe de travail consacré aux « monnaies virtuelles » au ministre des finances et des comptes publics, Michel Sapin.

Lire l'interview avec Michel Sapin Bitcoin et monnaies virtuelles : « Réguler n'est pas museler »

Le rapport de Tracfin, que Le Monde a pu consulter, fait non seulement l'état des risques liés à l'utilisation de ces crypto-monnaies, dont le célèbre bitcoin, qui concentre 90 % de ce marché, est la plus connue, mais il propose également de premières pistes pour réguler leur utilisation et rendre leur circulation plus transparente. Créée en 2009 par un développeur anonyme, le bitcoin est émis par un logiciel, selon un algorithme. Le nombre de bitcoins créé est limité à 21 millions, selon un principe de « pénurie » organisée, ce qui en fait une monnaie hautement spéculative. Son cours, qui fluctue en fonction de l'offre et de la demande, est extrêmement volatil.

Loin d'adopter une position répressive, Michel Sapin considère que, si « les monnaies virtuelles sont une réalité qu'il ne faut pas grossir (...), elles témoignent d'une capacité d'innovation qu'il faut promouvoir ». Pour ce faire, estime-t-il, « le système doit être régulé par la puissance publique ». Deux priorités sont pointées par le ministre. D'une part, il souhaite que l'utilisation de ces monnaies, qui ne sont, juridiquement, ni un moyen de paiement, ni un instrument financier, expose le moins possible l'utilisateur à des risques juridiques ou financiers ; d'autre part qu'elles ne soient pas utilisées à des fins illégales (trafic, escroqueries, blanchiment, financement du terrorisme...).

Lever une partie de l'anonymat

Bien que légal - à l'heure actuelle il est assimilé au troc - le paiement en bitcoin présente des spécificités qui peuvent poser problème, explique Tracfin, du fait de l'opacité dans laquelle il est émis et de l'anonymat qui prévaut au sein des utilisateurs : seules les transactions en bitcoins sont publiques, les détenteurs et émetteurs peuvent agir sans dévoiler leur identité. C'est précisément sur ce point que Tracfin préconise d'intervenir :

« L'idée est de lever l'anonymat du détenteur de bitcoins au moment où il y a frottement entre les sphères virtuelle et réelle, explique M. Sapin, c'est-à-dire au moment où l'on se sert de la monnaie virtuelle pour effectuer un achat ».

De la même façon, Tracfin propose d'imposer un plafond aux montants utilisés pour effectuer une transaction en bitcoin. « Dès lors qu'un moyen de paiement est entièrement anonyme, et donc non traçable, il y a des risques qu'il faut pouvoir endiguer », justifie Michel Sapin. Reste à savoir si ces deux mesures ne vont pas faire fuir les « geeks », qui apprécient justement le caractère insaisissable de ce système et verront peut-être d'un mauvais oeil sa normalisation.

L'autre volet de la régulation concerne la fiscalité des transactions en monnaie virtuelle.

« Une instruction est publiée aujourd'hui afin de préciser la fiscalité qui s'applique à ces monnaies, indique le ministre, Les plus-values seront imposables au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou au titre des bénéfices non commerciaux (BNC), selon que l'activité d'achat et de revente est effectuée ou non de façon régulière et professionnelle Les bitcoins et autres font partie du patrimoine, ils doivent donc être déclarés au titre de l'ISF ».

Quant à la TVA, « la France soutiendra au niveau européen un non-assujettissement, en raison notamment des risques de fraude qui seraient liés au caractère remboursable de la TVA sur ces actifs immatériels ».

Lire aussi : Rapatrier ses bitcoins et les déclarer (ou non)

Pas de cadre rigide

Le fait que les crypto-monnaies ne soient l'objet d'aucun statut juridique à l'heure actuelle n'est, selon lui, pas un frein à la régulation, au contraire : « la technologie autour des monnaies virtuelles évolue très rapidement, il ne faut pas se doter d'un cadre réglementaire trop rigide ». Même sans statut, elle sera soumise aux dispositions de la future directive européenne anti-blanchiment, qui devrait être promulguée en fin d'année, « afin de garantir une égalité de traitement entre les acteurs financiers ».

Le rapport de Tracfin évoque enfin les risques assumés par le consommateur lorsqu'il émet, détient et échange des bitcoins. Des risques auxquels il est difficile d'apporter une réponse. « C'est un vrai sujet », admet son directeur, Jean-Baptiste Carpentier. « Les utilisateurs ne profitent d'aucune garantie d'un tiers ou de l'Etat lorsque, par exemple, une plate-forme étrangère comme MtGox met la clé sous la porte », expliquait-il au Monde en avril.

Lire l'enquête : MtGox : retour sur les ratés du bitcoin

Les autorités privilégient donc une approche préventive : l'AMF a inclus les monnaies virtuelles dans sa cartographie des risques et a conseillé aux épargnants de s'en tenir éloignés, au moins pour le moment. Même son de cloche du côté de la Banque de France, qui en décembre mettait en garde contre les problèmes posés par ce type de monnaies en termes de liquidité et de garantie de prix. Le rapport de Tracfin et les premières mesures qui en découleront - « peuvent être prises rapidement », assure Michel Sapin - témoignent de la volonté du ministère de prendre les devants pour encadrer une innovation qui ne peut, selon lui, être réduit au trafic de drogue et à l'évasion fiscale.

Lire le dossier : La révolution cachée du bitcoin

Audrey Fournier 
Journaliste Nouvelles Technologies

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Europe : vers une interdiction des potagers privés

Europe : vers une interdiction des potagers privés | Think outside the Box | Scoop.it

Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité, l’Agence européenne des variétés végétales. En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Les eurodéputés verts voient d’un mauvais oeil la proposition de la Commission jugée « contreproductive et dangereuse »: « La biodiversité est en danger. Les multinationales ont focalisé leurs efforts sur la création de plantes à haut rendement, mais qui sont fragiles. Elles ne peuvent subsister que dans un environnement artificialisé dépendant des engrais chimiques et des pesticides, donc du pétrole », affirme José Bové.

Plus de semences régionales, plus de variétés ancestrales ou endémiques. Bref des semences F1, transgéniques ou pire OGM. Fin de la bio-variété dans nos jardins. Fini les jardins ouvriers et les marchés d’échanges de plants et semences entre particuliers. Bref finie la bonne bouffe.

Le texte pondu par notre chère commission européenne, rien que le titre vaut le jus : « Des règles plus intelligentes pour des denrées alimentaires plus sûres: la Commission propose un paquet législatif primordial pour moderniser, simplifier et renforcer la filière agroalimentaire en Europe ».

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Heurts entre grévistes de la SNCM et professionnels en Corse

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Des heurts ont eu lieu jeudi soir sur le port de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) entre des grévistes de la SNCM et des socioprofessionnels protestant contre la paralysie du trafic avec le continent.



MARSEILLE (Reuters) - Des heurts ont eu lieu jeudi soir sur le port de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) entre des grévistes de la SNCM et des socioprofessionnels protestant contre la paralysie du trafic avec le continent, a-t-on appris auprès de la CGT.

Des transporteurs, agriculteurs ou hôteliers ont jeté des pierres en direction du navire Jean-Nicoli tandis que les personnels grévistes ripostaient à coup de jets d'eau, a-t-on ajouté.

Les socioprofessionnels corses ont appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures face à une grève "paralysant pour la première fois l’économie Corse en pleine saison touristique, entrainant des conséquences économiques incalculables, en terme financier, d’emploi, d’image".

Les marins, en grève depuis neuf jours, réclament toujours à l’Etat et aux actionnaires des assurances sur la mise en œuvre du plan industriel de l'ancienne direction de la compagnie, dont Transdev a repris le contrôle le mois dernier avec la nomination d'un nouveau président du directoire, Olivier Diehl.

Ce plan signé en juin 2013 prévoit la suppression de 500 emplois sans licenciement sur 2.600 et le renouvellement de la flotte avec l'achat de quatre navires, mais Transdev et Veolia, qui souhaitent se désengager, ont une nouvelle fois refusé de le mettre en œuvre lors d'un premier conseil de surveillance de la SNCM qui s'est tenu vendredi dernier.

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"La France a besoin d'une opération mains propres"

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La France, dont la réputation des petits arrangements entre amis sur le plan politique, du copinage, des décisions politiciennes en contradiction flagrante avec le droit, n'est plus à faire, est-elle en train de changer?

Nos concitoyens ne supportent plus, et à juste titre, le hors droit(s) dans lequel la classe politique s'est enfermée, l'affaire Bygmalion n'étant que la quintessence d'un système dans lequel la partitocratie s'est installée pour mieux utiliser les fonds publics à l'abri des regards et assurer à ce petit monde une impunité qui permet tous les excès.

Or, l'affaire Cahuzac d'abord, puis les affaires multiples qui ont fleuri autour de Nicolas Sarkozy et de ses amis, l'affaire Bygmalion dans ses multiples facettes, sans parler des affaires anecdotiques de sous déclaration des patrimoines par les ministres, d'utilisation abusive de logements sociaux et autres anomalies, démontrent que les règles de droit commencent péniblement à s'imposer au personnel politique.


Il était plus que temps dans un pays où les affaires de corruption, de trafic d'influence, de dépenses somptuaires et d'utilisation abusive des fonds publics sont ravageuses sur le plan électoral. L'abstention et le vote lepéniste comme celui du Front de gauche (même si ces deux votes ne sont pas comparables) traduisent pour partie le dégoût que tout ceci inspire à des concitoyens confrontés au chômage, à l'absence de perspectives et au sentiment de déclin que traduit le recul de la France dans le classement des pays de l'OCDE pour le niveau de vie (18e). Seul le droit, c'est-à-dire la justice, peut faire la lumière sur les faits, donner une incrimination pénale à ces faits s'il y a lieu et sanctionner pénalement les responsables. Ce que l'on peut souhaiter est le fait que la justice passe, le plus rapidement possible, et qu'une fois pour toutes, toutes les écuries d'Augias soient nettoyées. En effet, les Français ne reprendront confiance dans leur système démocratique et dans ceux qui en sont issus, que lorsque la transparence sera assurée pour l'avenir et les responsabilités sanctionnées pour le passé.

Mais pour qu'il en soit ainsi, encore faut-il que la justice puisse s'intéresser, sans exclusive, à toutes les infractions potentielles. L'opération mains propres dont la France a impérativement besoin passe par un certain nombre de réformes juridiques dont il n'est de loin pas certain que le parlement accepte d'en voter les termes. En effet, si la création de la Haute Autorité de la transparence est incontestablement une "révolution", qui va progressivement porter ses fruits puisque des associations de luttes contre la corruption peuvent la saisir, si elles sont habilitées, ce qui est le cas par exemple de Transparency International France, il faut aller beaucoup plus loin en donnant en particulier à la commission nationale des comptes de campagne et de financement des partis des pouvoirs d'investigation et de sanction qu'elle n'a pas et un accès aux comptes des partis en temps réel.

L'usage de tout fond public par des élus doit être rendu public, qu'il s'agisse d'avantages en nature ou de moyens financiers. C'est aussi le financement des campagnes, leur plafonnement, le financement des partis politiques, l'interdiction des micro partis bénéficiant d'aide de l'Etat (via les déductions fiscales) qu'il faut revoir. Mais, quoi qu'il en soit, une véritable révolution est en marche qui va enfin soumettre les élus de la République au droit commun. "La révolution est comme une bicyclette: quand elle n'avance pas elle tombe" disait che Guevara. Et plus la révolution sera rapide, moins elle sera violente pour la société et plus ses effets seront salutaires.

Mais la révolution par le droit ne s'arrête pas là. En effet, sur les grands sujets de société, le droit précède ou prend position par rapport au politique. Ainsi, en l'espace d'une semaine, le juge a pris position sur des sujets extrêmement délicats. Le conseil d'État puis la Cour Européenne des Droits de l'Homme se sont prononcés ou sont saisis dans le cas de l'affaire Lambert sur la question de la fin de vie et du droit ou non d'un individu et ou de sa famille de disposer du droit de mourir. La Cour Européenne des Droits de l'Homme s'est prononcée sur la question du droit à l'identité d'enfants nés à l'étranger par GPA, contraignant ainsi le pouvoir politique à prendre position dans un domaine dans lequel la société française est extrêmement divisée. Mais il ne s'agit pas de l'obligation - et heureusement - pour la France de reconnaître la GPA, il s'agit de l'obligation d'offrir à un individu le droit minimal qui est le sien, celui de disposer d'une identité.

Enfin, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a validé la loi sur la Burka même si c'est du bout des lèvres permettant ainsi à la France d'appliquer comme elle l'entend les principes de la laïcité, même si cela est sous couvert du vivre ensemble et de la défense de l'ordre public. Ainsi, le droit conventionnel, comme du reste le droit communautaire, s'imposent dans notre société encadrant le pouvoir politique, ce qui constitue incontestablement une garantie pour les citoyens et une limitation pour le politique contraint de respecter les grands principes ou les règles auxquelles il a souscrit.

Progressivement, l'État de droit devient une réalité concrète et sort du domaine de la fiction dans laquelle nos "grands stratèges" ont cru pouvoir le cantonner. Les grands principes applicables, nous les devons soit à la Constitution, soit à la Charte Européenne des Droits de l'Homme, soit aux traités européens... qui sont autant de parades à une mauvaise gestion. Chaque politique doit s'y soumettre et tous ceux qui plaident contre ces grands principes ou veulent passer au-delà doivent expliquer quelle forme de dictature ils veulent mettre en place.

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Le prix des places pour la finale de la Coupe du Monde

Le prix des places pour la finale de la Coupe du Monde | Think outside the Box | Scoop.it

On a vu que cette Coupe du Monde au Brésil ne fait pas que des heureux. Ce n’est pas les prix des places pour la finale qui va changer ce sentiment car les prix sont plutôt… Élevés !

Des prix enflammés pour la finale

Le dimanche 13 juillet aura lieu au Brésil la finale de la Coupe du Monde dans le mythique stade Maracana. Si vous souhaitez assister à ce match, il vous faudra débourser des sommes astronomiques. En effet, les prix pour une seule place varient entre 4.300 et 32.400 €.

Le prix des places pour la finale de la Coupe du Monde 2014 sont astronomiques. Le dernier match aura lieu dans le stade Maracana à Rio de Janeiro.


Une place en catégorie 4, réservée uniquement aux résidents du Brésil, coûte 5.865 €.

Une place en catégorie 3, située dans les virages du stade (haut et bas), coûte entre 4.293 € et 9.385 €.

Une place en catégorie 2, située dans les coins du stade (haut et bas), coûte entre 5.305 € et 7.727 €.

Une place en catégorie 1, tribunes latérales, coûte entre 6.898 € et 32.433 €.

Il existe également des places VIP à 16.424 € ou 24.406 €, voire près de 32.000 euros pour une des meilleures places.

A ce prix là, il vaudrait mieux pour vous que le match soit historique.

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Son billet de 1950 lui offre l'accès à la finale 2014 !

Son billet de 1950 lui offre l'accès à la finale 2014 ! | Think outside the Box | Scoop.it
oedir Belmont est un Brésilien de 85 ans qui sort de l’ordinaire. En effet, il a gardé avec lui un billet de la finale de la Coupe du monde 1950 entre le Brésil et l’Uruguay!

Agé de 21 ans à l’époque, il n’avait pu assister à la défaite de la Seleção (1-2) au Maracana en raison des problèmes de santé de sa mère. Malgré tout, il a gardé ce fameux billet pendant 64 ans.

Bien lui en a pris puisque la Fifa, émue par cette histoire, a décidé de lui offrir l’accès à la finale de l’édition 2014 en lui donnant trois billets pour ce match qui se disputera… au Maracana.

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Nous soutenons la campagne "La main sale de Chevron"

Nous soutenons la campagne "La main sale de Chevron" | Think outside the Box | Scoop.it

Le feuilleton judiciaire lié à la pollution pétrolière par Chevron-Texaco en Équateur dure depuis plus de vingt ans. Chevron-Texaco refuse de reconnaitre sa responsabilité dans cette catastrophe environnementale gravissime. Condamné à une amende record en 2011, amende confirmée en appel en 2012, Chevron a refusé de payer et a contesté cette condamnation devant une cour américaine, qui lui a donné raison. Les 30.000 plaignants équatoriens ont bien évidemment fait appel. 

L'entreprise a également déposé une plainte devant la Cour arbitrale permanente de La Haye en s'appuyant sur la Traité de protection réciproque des investissements qui a été signé entre l'Équateur et les États-Unis. Cette Cour arbitrale pourrait, au nom de la protection des investissements, condamner l'Équateur à, non seulement payer pour réparer les dégâts environnementaux mais également à indemniser Chevron-Texaco pour atteinte aux intérêts de l'entreprise.

Nous, anciennes ministres de l'Environnement, sommes très inquiètes des graves dommages environnementaux provoqués en Équateur par l'entreprise Chevron-Texaco lors des activités d'exploration et d'exploitation de pétrole opérées de 1964 à 1992.

Nous exprimons notre solidarité avec les habitants des zones affectées sur deux millions d'hectares de l'Amazonie équatorienne et avec la lutte qu'ils mènent depuis vingt ans pour réclamer et rendre effective une indemnisation juste décidée par les tribunaux de justice compétents.

Nous dénonçons la campagne de harcèlement et de discrédit de la société Chevron-Texaco contre l'Équateur afin de nier sa responsabilité dans un désastre environnemental, dont l'ampleur est deux mille fois plus grave que la pollution causée par le pétrolier Erika au large des côtes françaises, et de prétendre la transférer à l'État et en dernier ressort au peuple équatorien.

Nous serons attentifs au déroulement de cette affaire et apportons notre soutien à la campagne de l'Équateur "La main sale de Chevron" destinée à informer la communauté internationale de la vérité sur cette catastrophe écologique, l'une des plus grandes dans l'histoire.

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Bygmalion près de chez vous : la carte des communes et collectivités concernées

Bygmalion près de chez vous : la carte des communes et collectivités concernées | Think outside the Box | Scoop.it

Alors que Bygmalion et sa filiale Event&Cie, créées par Guy Alvès et Bastien Millot, font l’actualité au sujet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012, c’est avec une autre filiale, Idéepole, que Bygmalion est également en scène. La cartographie (non-exhaustive) des collectivités qui ont passé un contrat avec la filiale de Bygmalion indique que Idéepole avait de nombreux clients sur l’ensemble du territoire français, comme l’avait déjà repéré Marianne.

Des supports en tout genre

Magazines, affiches, bulletins d’information et guides touristiques de certaines villes ont été commandés auprès de la régie publicitaire Idéepole. Rien d’anormal en soi, puisque rares sont les villes qui disposent de leur propre régie publicitaire.Depuis l’été 2009, la société Idéepole appartient à Bygmalion. Ainsi, tout comme Event&Cie, Idéepole a rejoint le rang des filiales du groupe.

Quelles villes sont concernées ?
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MONDIAL 2014 • France : "Jusqu'où peuvent-ils aller ?"

MONDIAL 2014 • France : "Jusqu'où peuvent-ils aller ?" | Think outside the Box | Scoop.it

Karim Benzema, l'un des héros du match selon la presse étrangère -


Avec deux victoires en autant de matchs, huit buts marqués et un jeu alléchant, la France réalise un début de Mondial impressionnant. D’autant plus quand on repense à la Coupe du monde catastrophique de 2010, couronnée par une sortie au premier tour et une grève des joueurs. "Punie en Afrique du Sud il y a quatre ans, la France est entrée comme une balle dans la compétition au Brésil", ne manque pas de repérer le quotidien espagnol El Pais, qui estime surtout avoir assisté à "un récital de Benzema". Le journal britannique The Independent souligne lui que "c’était le 20 juin, il y a quatre ans jour pour jour, que Evra et compagnie s’étaient assis dans le bus, avaient tiré les rideaux et refusé de s’entraîner. Mais hier soir, les Français n’auraient pas causé plus de dégâts aux Suisses s’ils leur avaient roulé dessus avec ce bus." 

Le site Goal avoue avoir observé vendredi soir "une France cinq étoiles" qui, "après avoir survécu aux rugueux Honduriens lors du premier match, s’en est sortie sans sourciller et avec un jeu exaltant qui a laissé les joueurs de Otmmar Hitzfeld en état de choc". Désormais, d’après le quotidien italien La Stampa, "la France est propulsée sur l’avant-scène du Mondial après avoir étrillé la Suisse grâce à ses contre-attaques meurtrières, sa capacité à changer de rythme et à se couler dans un placement collectif et efficace". 

Un "Benséisme" 

Si la presse internationale signale avant tout la force collective des Bleus, deux joueurs semblent être sortis du lot vendredi soir : Olivier Giroud et Karim Benzema. Pour le Times, l’attaquant du Real Madrid a "propulsé la France au sommet" avec son but et ses deux passes décisives, quand le quotidien sportif argentin Olé décrit le match de vendredi soir comme "la secousse du Benséisme" et a vu dans l’attaquant français "le leader d’une équipe qui se dirige tranquillement vers les huitièmes de finale". Le Guardian britannique met en avant le Gunner d’Arsenal Olivier Giroud, "un joueur qui s’est détaché par sa prestation au sein d’une équipe de France impressionnante reconfigurée par Didier Deschamps". 

"Une telle performance de la part des Français soulève une question légitime : jusqu’où peuvent-ils aller, étant donné que l’unique fois où ils ont remporté leurs deux premiers matchs de Coupe du monde c’était en 1998, lorsqu’ils ont gagné le tournoi", s’interroge The Independent. Le quotidien espagnol El Mundo réalise lui-aussi le parallèle avec France 98 en assurant que "si l’équipe n’a pas de Zidane aujourd'hui, elle a récupéré une caractéristique essentielle avec Didier Deschamps : l’équilibre." Et le New York Times de souligner : "Heureusement, l’entraîneur français sait plus que quiconque gérer l’euphorie d’une Coupe du monde."

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Jérôme Lavrilleux sera exclu de l'UMP mardi

Jérôme Lavrilleux sera exclu de l'UMP mardi | Think outside the Box | Scoop.it

Sauf surprise, Jérôme Lavrilleux ne sera plus membre de l’UMP la semaine prochaine. Le bureau politique du parti va être appelé à se prononcer sur son exclusion. La question sera inscrite à l’ordre du jour de la réunion du mardi 24 juin. C’est ce qu’indiquent à RTL des sources proches de la direction provisoire.

Selon un de ses collègues député européen, si Jérôme Lavrilleux était exclu du parti, "il devrait en tirer les conséquences, au minimum en se mettant en retrait du groupe PPE au Parlement de Strasbourg." Le groupe PPE rassemble les députés de la droite européenne. 

Son mandat européen en question

Les dirigeants UMP espèrent secrètement qu’il renonce à son mandat de parlementaire. Mais Jérôme Lavrilleux n’entend pas leur donner satisfaction.

Son mandat constitue aujourd’hui son unique source de revenu. Jérôme Lavrilleux n’est plus rémunéré par l’UMP. Comme trois autres salariés, il fait l’objet depuis 8 jours d’une mise à pied en vue d’un possible licenciement.

Il n'aurait pas encore démissionné

Selon plusieurs membres de la direction provisoire, Jérôme Lavrilleux n’a pas formellement démissionné de son poste de directeur de cabinet de Jean-François Copé, alors que ce dernier n’est plus président de l’UMP depuis le 15 juin. 

"Nous n’avons trouvé aucune lettre", s’étonne un cadre du parti. "La logique voudrait qu’il parte de lui-même. Il est en CDI. Mais pour le moment, il n’en a rien fait."

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96% de pétrole de schiste en moins en 3 ans... de l'importante des incertitudes autour des énergies fossiles

96% de pétrole de schiste en moins en 3 ans... de l'importante des incertitudes autour des énergies fossiles | Think outside the Box | Scoop.it

Les gaz et huiles de schistes semblaient il y a quelques mois encore le nouvel eldorado énergétique : compétitivité retrouvée, émissions de CO2 évitées… On avait tout à y gagner. Et surtout les Etats-Unis. Certains émettaient bien quelques réserves sur la fragilité des estimations, ou en tout cas leur caractère relatif par rapport au déclin de la production du pétrole conventionnel, les discours officiels des agences gouvernementales ou internationales restaient optimistes.

De la difficulté de prédire l’avenir

Or, que vient de nous annoncer l’Agence de l’Energie Américaine (EIA) sur les pétroles non conventionnels aux USA ?

Pas beaucoup de bruits dans la presse française à ce sujet (un billet sur l‘Usine Nouvelle…), mais le Los Angeles Times  et le Guardian, dans une reprise via un blog spécialisé, y ont consacré un peu plus d’attention. Le rapport non encore publié, mais annoncé pour le mois prochain, par l’EIA y est peut-être pour quelque chose…

L’EIA réduit donc de 96% (!) ses estimations de pétrole de schiste récupérables dans le bassin de Monterey en Californie. Les estimations de 2011 représentaient donc une surestimation difficilement compréhensible. L’EIA précise que c’est une entreprise indépendante (Intek Inc) sous contrat avec le gouvernent qui estimait que le gisement était facilement récupérable comme les autres types de formations non conventionnelles (shale).


Et ce bassin, ce n’était pas n’importe quel potentiel. Monterey devait  représenter à l’origine les 2/3 des  réserves de pétrole non conventionnel du pays. En 2011, c’était ainsi 15 milliards de baril qui était estimés récupérables par l’EIA dans ce champ. Autant dire un gisement considérable : cela représentait pour ce seul champ la moitié de la production mondiale actuelle (de l’ordre de 30 milliards de baril) ! A 2020, c’était 24milliards/an de revenus supplémentaires via les taxes et plus de 2millions de jobs pour la Californie. On imagine la déconvenue.

David Hugues du Post Carbon Institut dans Drilling California: A Reality Check avait déjà averti l’an dernier que les projections lui semblaient largement surestimées…Dont acte.

Continuer à compter sur une manne fossile providentielle ou sur les potentiels connus des énergies renouvelables ?

Au-delà de la véracité de cette nouvelle annonce, cet évènement illustre bien le monde énergétique dans lequel on semble se situer désormais. Un monde de « grande » incertitude.

Mais les énergies renouvelables deviennent face à de telles incertitudes un des moyens les plus fiables en termes de prévision. Certaines (notamment l’éolien et le PV pour l’électricité) posent des problèmes techniques de variabilité sur des pas de temps donnés mais elles ont toutes le mérite de commencer à être assez bien appréhendés en termes de potentiels « récupérables ». Les estimations de potentiels éolien, solaire, biomasse sont nombreuses…et pour l’heure, pas encore vu passer de « ré estimation » de potentiel à la baisse de plus de 90%.

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▶ 2014 FIFA World Cup Goal Control Setup Video

▶ 2014 FIFA World Cup Goal Control Setup Video | Think outside the Box | Scoop.it

Goal-line technology (GLT) is set to feature at the 2014 FIFA World Cup™ for the first time as a support for match officials after FIFA confirmed last year the appointment of GoalControl GmbH as official GLT provider for the turnament.

(...)

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