Think outside the...
Follow
Find
18.5K views | +29 today
 
Scooped by Jacques Le Bris
onto Think outside the Box
Scoop.it!

Chômage : le tour de passe-passe de François Hollande

Chômage : le tour de passe-passe de François Hollande | Think outside the Box | Scoop.it
Pour Anna Cabana, le président joue sur les mots quand il promet l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de l'année.
more...
No comment yet.
Think outside the Box
The sooner we change our paradigm and our lives will be better
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Think Outside The Box

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Sivens: le patron de la FNSEA appelle les agriculteurs "au calme"

Sivens: le patron de la FNSEA appelle les agriculteurs "au calme" | Think outside the Box | Scoop.it



Des gendarmes demandent à des agriculteurs de quitter le site de la retenue d'eau controversée de Sivens bloqué par des zadistes Pascal Pavani  /  AFP
 



Xavier Beulin, président de la FNSEA, a appelé jeudi les agriculteurs "au calme et à la responsabilité" sur la zone de Sivens (Tarn) où la situation est, selon lui, "explosive".

"Ce n'est pas aux agriculteurs de faire évacuer la zone mais à la puissance publique de tout mettre en oeuvre si la décision est positive demain", a déclaré à l'AFP le patron du premier syndicat agricole français, affirmant "craindre le pire" à la veille d'une décision vendredi du conseil général du Tarn sur la création éventuelle d'une retenue d'eau.

"Je demande aux agriculteurs de faire confiance aux institutions", a poursuivi M. Beulin, en jugeant que "le climat est très tendu", avec des appels sur les réseaux sociaux à renforcer les manifestants qui s'opposent depuis l'automne à la création d'un barrage ou d'une retenue, explique-t-il.

"On s'attend à des rassemblements massifs de soutien aux zadistes et je souhaite à tout prix éviter les confrontations", insiste-t-il.

Environ 150 agriculteurs ont pénétré mercredi dans la "zone à défendre" (Zad) occupée par une quarantaine de militants "zadistes". Tous s'accusent mutuellement de débordements.

Pour Xavier Beulin, "l'affaire a trop duré, jusqu'à ce pourrissement inacceptable" .

"Les agriculteurs ont montré depuis le mois de septembre-octobre qu'ils savaient faire preuve de responsabilité et se sont comportés de manière digne et responsable. Mais ce qui génère aujourd'hui les tensions, c'est beaucoup d'exaspération face aux renoncements successifs" de la part des autorités nationales et régionales, selon lui.

Les agriculteurs espèrent une décision favorable à la retenue d'eau pour pouvoir irriguer leurs cultures en été.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

▶ Assises pour la liberté d'expression - 15 mars 2015 - Paris

Après les intimidations des islamistes (Charlie hebdo), dans un climat de restriction générale des libertés,

Riposte laïque et Résistance républicaine appellent lesFrançais à réagir en organisant les assises pour la liberté d'expression.

Jacques Le Bris's insight:


Voir la liste des intervenants ici

Pour s'inscrire, cliquer ici 

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Pourquoi Londres est devenu le nouveau paradis pour blanchir son argent

Pourquoi Londres est devenu le nouveau paradis pour blanchir son argent | Think outside the Box | Scoop.it

Une vue sur la City de Londres, le 7 août 2013

 

Le marché de l'immobilier londonien, en pleine expansion, est devenu un paradis pour le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale, selon un rapport de Transparency International publié mercredi. 

L'association de lutte contre la corruption affirme que la capitale britannique est devenue un «refuge pour l'argent volé à travers le monde», en s'appuyant sur les chiffres du cadastre et de la cellule anticorruption de Scotland Yard.

 

«Un refuge pour du capital corrompu volé à travers le monde»

Elle a recensé à Londres 36.342 propriétés, couvrant une surface cumulée de 3,6 km2, qui sont détenues par des sociétés enregistrées dans les paradis fiscaux, un procédé permettant de cacher la véritable identité du propriétaire.

Presque une propriété sur dix située dans le quartier gouvernemental de Westminster est ainsi possédée via des sociétés offshore basées essentiellement dans les îles Vierges britanniques, Jersey, l'île de Man et Guernesey. Si l'anonymat des propriétaires est souvent justifié par des impératifs de confidentialité, il sert aussi à masquer des pratiques moins avouables, allant de l'évasion fiscale au blanchiment d'argent.

«Les indices s'accumulent pour montrer que le marché immobilier britannique est devenu un refuge pour du capital corrompu volé à travers le monde. Et cette tendance est facilitée par une législation qui autorise de posséder une propriété à travers des sociétés offshore secrètes», déplore Robert Barrington, directeur exécutif de Transparency International.

 

Flambée des prix de l'immobilier à Londres

L'association souligne ainsi que 75% des propriétés dont les détenteurs font l'objet d'une enquête pour soupçons de corruption ont été acquises via des sociétés offshore. La valeur totale de ces propriétés s'élève à 180 millions de livres (près de 250 millions d'euros). Mais Jon Benton, directeur de la cellule anticorruption de Scotland Yard, estime qu'il ne s'agit «probablement que de la partie émergée de l'iceberg».

Transparency International appelle le gouvernement de David Cameron à davantage de transparence pour éviter que la Grande-Bretagne ne devienne «la destination privilégiée du blanchiment d'argent». Selon le rapport, la pratique a aussi un effet domino pervers en contribuant à la flambée des prix de l'immobilier à Londres, où la difficulté de se loger s'annonce comme l'un des grands enjeux des élections législatives en mai.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Charlie Hebdo : la dédiabolisation du FN en Une du dernier numéro

Charlie Hebdo : la dédiabolisation du FN en Une du dernier numéro | Think outside the Box | Scoop.it

Ce mercredi, la dernière Une de "Charlie Hebdo" moque la dédiabolisation du Front National.

 

Ce mercredi, c'est vraiment reparti. La troisième Une de Charlie Hebdo depuis les attentats du mois de janvier n'évoque cette fois-ci pas l'attaque dont a été victime la rédaction. Mais alors, quel thème pour remplacer l'ancien sujet ? Le Front national et sa tentative de dédiabolisation, une des cibles préférées de l'hebdomadaire satirique.

"Le FN ne fait plus peur"

Avec son dernier numéro publié ce mercredi, l'hebdomadaire semble passer à autre chose. Terminées les allusions au drame de ce début d'année, c'est au tour du Front national de s'attirer les foudres des crayons aiguisés de Charlie Hebdo. Sur cette Une intitulée "Le FN ne fait plus peur", le caricaturiste Willem a décidé de représenter deux hommes aux allures de skinheads, batte de baseball en main. Seulement, les hommes bourrus, en réalité militants du Front national, ont des ailes dans le dos et une lyre en main. "Dédiabolisé à fond !", clame l'un d'entre eux, à la fois sinistre et résigné. Une couverture qui s'inscrit évidemment dans le style du journal satirique, preuve que le retour aux sources a été opéré.

A lire aussi - En images : quelques caricatures du Charlie Hebdo de la semaine dernière

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Élise Lucet : «Le scandale Sanofi est une aubaine pour nous»

Élise Lucet : «Le scandale Sanofi est une aubaine pour nous» | Think outside the Box | Scoop.it

Pour son troisième numéro en prime time, le magazine « Cash Investigation », présenté par Élise Lucet, s'intéresse aux dérives d'un système économique et financier qui se nourrit de la crise. Une enquête rattrapée par l'actualité de Sanofi...

 

Le bonus de 4 millions d'euros au nouveau patron de Sanofi, Olivier Brandicourt, ne pouvait pas mieux tomber!

Ce n'est pas la première fois que nous sommes raccord avec l'actualité, mais le licenciement de l'ancien PDG et l'arrivée du suivant avec un nouveau scandale, c'est une véritable aubaine. On doit avoir du nez! (Rires.) C'est presque une bande-annonce pour «Cash Investigation». Mais tout ce qu'on raconte sur Sanofi et sur les autres entreprises [Pages Jaunes, Samsonite, ndlr] est beaucoup plus profond.

Dans votre reportage, Emmanuel Macron semble découvrir le dossier Sanofi...

Il le connaît. En revanche, il découvre le document confidentiel que nous nous sommes procuré: le plan Phoenix, qui prévoit des plans de licenciement.

Alors qu'il promet de suivre personnellement le dossier, le plan secret se met en place et le nouveau PDG reçoit un confortable bonus. L'avez-vous recontacté?

Non. On attend de voir s'il va y avoir de nouvelles négociations entre Sanofi et le gouvernement. Quand ce plan se mettra en place de façon concrète, on verra si le gouvernement va agir.

Vous dénoncez dans ce magazine les dérives du capitalisme. Est-ce un acte militant?

Je ne me sens pas du tout militante. Je suis journaliste. J'ai envie de bien faire un travail d'investigation: informer le public, y compris sur des sujets qui grattent, font mal, dérangent. Si ensuite des gens s'en servent pour militer, grand bien leur fasse. On leur donne avec grand plaisir toutes ces informations.

Votre marque de fabrique, c'est de forcer la porte...

Est-ce qu'on le fait exprès? Non. Est-ce qu'on préférerait une interview en bonne et due forme? Oui. Est-ce qu'on ne lâche rien? Oui. On ira jusqu'au bout pour chercher une réponse, mais ce n'est pas une volonté de notre part de faire du spectaculaire.

Pensez-vous faire peur?

Peut-être un petit peu. Le conseil que je donnerais à un patron qui doit faire face à une enquête de «Cash Investigation», c'est: «Répondez»!

Propos recueillis par Patrick Cabannes

Côté audiences

Depuis la rentrée, «Cash Investigation» est programmé en prime time: diffusé le 7 octobre, le numéro consacré à l'industrie du tabac a rassemblé 2,5 millions de téléspectateurs (10 % de PDA) tandis qu'ils étaient 3,6 millions, le 4 novembre, à suivre le deuxième, «Les Secrets inavouables de nos téléphones portables» (14,7 % de PDA).

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

SANTÉ • Face à la recrudescence d'Ebola, la Sierra Leone à bout de forces

SANTÉ • Face à la recrudescence d'Ebola, la Sierra Leone à bout de forces | Think outside the Box | Scoop.it

Mesures de confinement, vice-président en quarantaine... La Sierra Leone vit de nouveau sous le joug du virus. Le FMI vient de débloquer des fonds en urgence pour aider le pays.

 

La Sierra Leone n'en finit plus de subir les soubresauts d'Ebola. Mi-février, les autorités du pays ont placé 700 maisons en quarantaine dans la capitale, Freetown. Ce week-end, le vice-président Samuel Sam-Sumana s'est placé de lui-même en quarantaine après la mort d'un de ses gardes du corps, qui a succombé au virus.

Devant l'urgence et l'état du pays, le FMI a décidé de débloquer immédiatement 80 millions de dollars, indique la BBC. Le but affiché est d'aider la Sierra Leone à en finir avec cette flambée épidémique, qui dure depuis maintenant un an. Ebola a contaminé 11 400 personnes et en a tué plus de 3 500 dans ce pays, selon le dernier bilan de l'OMS.

L'argent doit aussi aider la Sierra Leone à se reconstruire. Le pays est à bout de forces. De plus, à trop se concentrer sur la lutte contre Ebola, il risque de voir ressurgir d'autres épidémies, comme le paludisme.

Les dirigeants des trois pays les plus touchés, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, se réunissent aujourd'hui mardi à Bruxelles. Ils doivent rencontrer plusieurs représentants pour faire le point sur les moyens à mettre en œuvre afin d'en finir avec cette épidémie.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Sarkozy, un problème de rétine et d'oreille interne

Sarkozy, un problème de rétine et d'oreille interne | Think outside the Box | Scoop.it

Dans l'oeil des Français, l'étincelle n'est plus. Et dans l'oreille, il n'y a plus grand-chose, sauf ce sentiment de "déjà entendu" qui, a fortiori, lasse.

 

Sarkozy n'est donc plus "Sarko". Imaginez, supporteurs du PSG, Ibrahimovic n'étant plus "Zlatan", eh bien, ça pince pareillement le coeur des militants UMP. Sarkozy n'y arriverait plus, il n'aurait plus le feu sacré et, fait aggravant, à force de clamer sa "détermination", cela rendrait son propos suspect. Il n'aurait plus les réflexes minimums vitaux. Son autorité naturelle ne serait plus aussi naturelle, au point qu'il la surjouerait. Gageons même que la victoire annoncée de l'UMP aux départementales ne sera pas mise à son crédit. Il accorde des interviews, mais on a toujours l'impression de les avoir lues la veille, ou en 2012, ou en 2007, même quand ici ou là apparaît une idée nouvelle. On ne le regarde plus, on le scrute : ses tics, toujours les mêmes, ses cheveux gris aux tempes (ça, c'est nouveau).

Sur la forme, il invente, se renouvelle, essaye, mais, quoi qu'il fasse, on devine la préparation, la stratégie. En ce moment, il est en mode rassemblement : le ton posé, presque mielleux, quand il évoque sa famille politique. On anticipe ses réactions, on connaît la rhétorique, "les tours de passe-passe", comme disent ses rivaux.

Dix ans de saturation des antennes

Au-delà de son bilan, cette absence de "libido", que traduisent les sondages, est le prix de dix ans de saturation des antennes, de milliers de couvertures de magazine (dont celles du Point), de déplacements où l'apparition comptait plus que la proposition. Dans l'oeil sec et sévère de bien des Français, l'étincelle n'est plus. Dans l'oreille, il n'y a plus, pour l'heure, de frétillements, plus grand-chose, sauf ce sentiment de "déjà entendu" qui, a fortiori, lasse. C'est injuste, mais c'est là le drame des politiques sur le retour, plus encore lorsqu'ils passent d'un environnement doré et planétaire à un quotidien parisien et grisâtre. La volonté de changement qui le porta au pouvoir en 2007 semble le pénaliser aujourd'hui.

Sur BFM TV, Fillon a récemment déclaré : "Je pense qu'on ne peut pas être et avoir été." Dans un autre genre, Galba, écrit Tacite, "passait, aux yeux de tous, pour le plus digne de gouverner..., s'il n'avait déjà gouverné".

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Areva : Un « Fukushima industriel »

Areva : Un « Fukushima industriel » | Think outside the Box | Scoop.it

Areva est aujourd’hui comme une centrale nucléaire dont le cœur est en fusion et l’enceinte de confinement prête à céder, une sorte de « Fukushima industriel ». Le groupe nucléaire subit depuis quatre ans une double pression : les retombées de la catastrophe de mars 2011 au Japon, qui pèse sur toute la filière de l’atome civil dans le monde ; et les conséquences de choix désastreux dans les années 2000, dont la construction de l’EPR finlandais, qui s’est vite révélée au-dessus des compétences d’Areva, et l’acquisition ruineuse de la société UraMin. Mais à cela s’est ajoutée une sous-estimation de la crise, qui rend le réveil douloureux.

Le président et le directeur général d’Areva, Philippe Varin et Philippe Knoche, annonceront le 4 mars une perte de plus de 4 milliards d’euros en 2014, de nouvelles provisions s’ajoutant à celles qui ont été inscrites ces dernières années, ainsi...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/21/areva-un-fukushima-industriel_4580977_3234.html#8x1z2Kh6h8OgIeRs.99
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

If Congress Passes Obama’s War Request, It Authorizes Operations in All These Countries

If Congress Passes Obama’s War Request, It Authorizes Operations in All These Countries | Think outside the Box | Scoop.it

President Obama has asked Congress for a three-year war authorization to combat “ISIL or associated persons or forces,” regardless of where those forces may be. There are no geographic limitations in Obama’s proposal.

The White House has a straightforward explanation for why: “…if we pass a piece of legislation that says Congress has authorized the President to carry out the use of military force against ISIL targets in Iraq and in Syria, we don’t want anybody in ISIL to be left with the impression that if they moved to some neighboring country that they will be essentially in a safe haven and not within the range of United States military capability,” said White House press secretary Josh Earnest. “So that is why we’ve been clear about not including a geographic limitation in this proposal.”

By that logic, United States military capability could be employed anywhere ISIL is deemed to exist. As the above map shows, this is not a theoretical issue, and it’s not just countries that “neighbor” Iraq and Syria. The New York Times reported Sunday that US intelligence officials claim ISIL is moving outside Syria and Iraq “to establish militant affiliates in Afghanistan, Algeria, Egypt and Libya” and that extremists have organized under the ISIS banner in Jordan, Lebanon, Saudi Arabia, Tunisia and Yemen. Elsewhere, Agence France Presse has reported that in the Philippines, two rebel groups have pledged allegiance to ISIL. (The United Nations has alternately claimed there is no real ISIL presence there.)

It’s rather easy to envision US military operations in many of these countries, though of course not all. (The chance any president sends ground troops into Saudi Arabia is nil.) And the administration has already claimed Congress’s 2001 war authorization gives presidents the power to use military force against ISIL anyhow.

 

But there is an ever-growing list of countries where Congress would still be formally, and clearly, authorizing military operations if they pass Obama’s proposal—and perhaps giving the green light to a truly global war on terror.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

La France d'après "Charlie" ? Inquiète, méfiante et angoissée

La France d'après "Charlie" ? Inquiète, méfiante et angoissée | Think outside the Box | Scoop.it

La page du sursaut républicain et fraternel est tournée. Deux enquêtes du Cevipof, menées avant et après les attentats de Paris et dont nous publions les conclusions en exclusivité, montrent un pays fracturé.

 

Au lendemain des attentats de "Charlie Hebdo" et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, les millions de Français défilant dans les rues avaient donné l’image d’un pays rassemblé, portant haut les valeurs de fraternité et de tolérance. Mais, au-delà de l’immense vague d’émotion soulevée par ces cortèges fournis, quel est le réel "effet Charlie" sur le pays ? Et qu’en reste-t-il aujourd’hui, plus d’un mois après les attaques terroristes ?

En décembre, le Cevipof avait mené une vaste enquête pour mesurer l’état d’esprit du pays. Pour déterminer ce en quoi les Français ont encore "confiance", après de longues années de crise, le centre d’études de Sciences-Po leur avait soumis toute une série de sujets : rapport aux institutions politiques, aux valeurs de la République, à l’immigration, à l’islam, etc.

Au lendemain des attentats, le Cevipof a décidé de prendre de nouveau le pouls de la nouvelle France, celle de "l’après-Charlie". Il a donc demandé à l’institut OpinionWay de poser les mêmes questions au même échantillon pour mesurer les conséquences de cette vague d’attaques terroristes. Une démarche inédite et lourde d’enseignements, dont "l’Obs" publie en exclusivité les conclusions saisissantes.

La principale leçon est incontournable : la France de "l’après-Charlie" est une France du repli. Inquiète, méfiante, angoissée. Une société de défiance, plus encore qu’elle ne l’était fin décembre 2014.

 

(...)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Coupe du monde 2022 : la finale programmée le 23 décembre ?

Coupe du monde 2022 : la finale programmée le 23 décembre ? | Think outside the Box | Scoop.it
Le 10 février dernier à Doha, c'était la journée nationale du sport. Le temps était idéal.   Photo : AFP

 

FOOTBALL - Après des années d'atermoiements, on s'achemine doucement mais sûrement vers un Mondial au Qatar qui serait organisé en hiver. La Fifa, réunie à Doha mardi, a fait un très grand pas vers cette option en recommandant sa tenue fin novembre – fin décembre. Des médias espagnols ont même évoqué la date du 23 décembre pour la tenue de la finale.

 

Si, en 2022, vous avez prévu d'assister à la Coupe du monde, prévoyez de poser vos congés en fin d'année. La "Task force" de la Fifa, réunie mardi à Doha où se déroulera dans sept ans et demi le plus grand événement sportif, ne fait plus de mystère : il se disputera en fin d'année, entre la fin novembre et la fin du mois de décembre, selon un communiqué de la Fifa. Le site du quotidien catalan Sport s'avance en fixant au 23 décembre la date de la finale. 

 

 Pourquoi ? 
En raison des JO d'hiver

que Pékin et Almaty (Kazakhstan), les deux villes-hôtes candidates, aimeraient organiser du 4 au 20 février 2022. La Fifa a également pris en compte le ramadan, qui cette année-là débutera le 2 avril. Enfin – et surtout –, ce choix quasi contraint est dicté par les conditions climatiques en vigueur durant la période "traditionnelle" du Mondial (mi-juin, mi-juillet), et les 50°c observés en été au Qatar. Il ne reste plus à la Fifa qu'un créneau en fin d'année, si elle veut respecter le cadre légal de l'organisation de cet événement. 

 

► Quels impacts  ?
Ils seront forcément importants puisqu'en Europe, cette période de l'année est traditionnellement dévolue, en plus du Championnat domestique, à la fin de la phase de groupes de la Ligue des champions et aux Coupes. Les "Européens" défendaient l'hypothèse d'un Mondial fin mai- fin juin. À Doha mardi, les représentants des Ligues professionnelles, notamment l'Italien Umberto Gandini, du Milan AC, n'ont pas manqué de rappeler les conséquences fâcheuses qu'aurait sur les calendriers européens un tournoi "hivernal". La fin de la phase de qualification des équipes nationales devrait également être avancée au début de l'année 2022. Il faudrait aussi raccourcir la durée du tournoi final, en retirant quatre à sept jours de compétition, en mobilisant par exemple davantage de stades.  

 

► Quand saura-t-on (enfin) ? 
Pour finaliser le calendrier international des matches pour la période 2018-2024, le groupe de travail se réunira à nouveau après que le Comité exécutif de la FIFA aura fixé les dates finales 2022 de la Coupe du monde. La décision tombera donc après les 19 et 20 mars prochains.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Solar stratos : l’autre avion solaire suisse -

Solar stratos : l’autre avion solaire suisse - | Think outside the Box | Scoop.it

Nous vous avons souvent parlé ici du Solar Impulse, l’avion solaire suisse qui s’apprête, en mars 2015, à effectuer un tour du monde sans la moindre énergie fossile.
Découvrez maintenant le Solar Stratos, lui aussi suisse et 100 % photovoltaïque.

 

Raphaël Domjan a imaginé le Solar Stratos alors qu’il effectuait, sur mer en 2012, le premier tour du monde à l’énergie solaire à bord de Planet Solar, le catamaran solaire dont il est à l’origine.
Solar Stratos est un avion solaire biplace qui vise la stratosphère, c’est à dire une altitude de plus de 24 000 mètres.

 

Pour financer son projet, le génial aventurier vend des billets pour l’espace. Pour 50 000 €, un passager pourra prendre place dans le siège du copilote et décoller à ses côtés pour un voyage écologique dans l’espace.

 

Une dizaine de places sont disponibles mais, en plus du portefeuille bien garni, il faut un cœur bien accroché : l’avion n’est pas pressurisé et il faudra affronter des températures de -70° C !
Notez cependant qu’on peut aussi soutenir l’aventure avec 40 € sans quitter le plancher des vaches…
Attendez un peu pour attacher vos ceintures : le décollage est prévu en 2017.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Début de l'évacuation du site de Sivens

Début de l'évacuation du site de Sivens | Think outside the Box | Scoop.it

Les zadistes réunis sur le site vendredi matin


Après la décision du conseil général du Tarn de maintenir un barrage réduit sur le site, certains zadistes ont choisi de quitter le site. Les forces de l'ordre sont entrées sur le site pour convaincre les autres de partir dans le calme.

 

Les forces de l'ordre sont entrées vendredi à la mi-journée sur le site de Sivens, pour évacuer les zadistes qui s'y trouvent encore. 

Une partie de la quarantaine de zadistes occupant le site de Sivens avait déjà quitté le site depuis vendredi matin et d'autre repliaient leurs tentes
, ont constaté sur place plusieurs journalistes, dont les équipes de France 3.

Cinq zadistes ont accepté de sortir volontairement de la zad, et sont partis dans la matinée avec l'assurance d'être protégés des agriculteurs qui encerclent le site du projet de barrage, a indiqué une source préfectorale.

De même source, on faisait part de discussions en cours de façon "tout à fait responsable" avec le collectif des zadistes en vue d'une évacuation générale du site sans violence.

Vendredi matin à Albi, le conseil général du Tarn a voté massivement pour la réalisation d'un barrage réduit par rapport au projet initial, écarté par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal. Il a aussi voté pour "l'expulsion sans délai" des occupants de la zad, et de sources concordantes celle-ci devrait intervenir dans la journée .
 
Sur place, l'un deux répondant au pseudo général des zadistes de Camille, déclarait désabusé : "Rémi est mort pour rien", en évoquant le jeune écologiste Rémi Fraisse tué le 26 octobre dernier par l'explosion d'une grenade offensive de la gendarmerie.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le genre humain vieilli de 400.000 ans par le fossile d'une mâchoire

Le genre humain vieilli de 400.000 ans par le fossile d'une mâchoire | Think outside the Box | Scoop.it
Des fouilles archélogiques en Ethiopie, pays où a été retrouvé la mandibule et Lucy il y a 40 ans Une mandibule avec cinq dents vieilles de 2,8 millions d’années a été trouvée en Éthiopie en 2013. Cette découverte repousse l’origine de l’Homme de 400 000 ans. Ce sont les plus vieilles molaires d'hominidés jamais retrouvées. Cette découverte réduit davantage l’écart temporel avec notre cousine Lucy.

Avec cette découverte, l’Homo révèle encore certains de ses secrets, et donne un bon coup de vieux à l’origine de l’Homme : plus de 400 000 ans. Publié dans les revues américaines et britanniques Sciences et Nature, ce petit fossile vieux de 2,8 millions d'années, retrouvé en 2013, réduit davantage l’écart temporel avec notre cousine Lucy. Comme le souligne les paléontologues : "La mise au jour de cette mâchoire inférieure aide à réduire le fossé dans l'évolution entre l'Australopithèque, la célèbre Lucy datant de 3,2 millions d'années, et les premières espèces du genre Homo comme l'erectus ou l'habilis".

La revue Science a publié un tweet des principaux sites en Éthiopie, où des découvertes majeures ont eu lieu.

Ce n’est donc pas un hasard si cette mandibule, d’un diamètre de 8 centimètres, a été retrouvée dans la région d’Afar en Ethiopie, là où les archéologues avaient déterré Lucy il y a 40 ans. Pour estimer l’âge de la mandibule, les chercheurs de l’Université d’Etat de Pennsylvanie ont analysé les roches volcaniques issues du lieu où la découverte s’est faite.

Un fossile très rare

Ce fossile apporte des indices importants sur les modifications de la mâchoire et des dents dans le genre Homo. "Il est un excellent exemple d'une transition des espèces dans une période clé de l'évolution humaine" selon les chercheurs. L’un des auteurs de la revue Sciences, Brian Villmoare note que "des fossiles de la lignée Homo de plus de deux millions d'années sont très rares et le fait d'avoir un éclairage sur les toutes premières phases de l'évolution de notre lignée est particulièrement emballant".

Les scientifiques restent cependant très divisés, même après cette découverte. Principal point de discorde : l'origine de la lignée Homo, celle qui a abouti à l'émergence des humains d'aujourd'hui, c'est-à-dire l'Homo Sapiens, il y a environ 200.000 ans. D'après les scientifiques, ce bout de machoire présente des caractéristiques qui rappelle celles de Lucy avec une forme fuyante de menton. Mais il possède aussi des attributs plutôt modernes. Une réserve toutefois de la part des scientifiques, ils ne sont pas dans la capacité de savoir si cette mâchoire représente une nouvelle espèce du genre Homo, qui aurait alors évolué en Homo-Sapiens.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Claude Allègre : Hollande «a mis la France par terre»

LE SCAN POLITIQUE - Après presque deux ans de silence, l'ancien ministre de Lionel Jospin revient et porte un jugement très sévère sur la présidence socialiste.

 

Claude Allègre a été, entre 1997 et 2000, ministre de l'Education nationale du gouvernement Jospin. Mais depuis, il a fait du chemin. Militant socialiste de trente ans, il a soutenu Nicolas Sarkozy depuis 2008, lui accordant un soutien officiel pour l'élection présidentielle de 2012. Depuis deux ans, Claude Allègre s'en tient au silence, après avoir été terrassé par une crise cardiaque en pleine conférence sur le climat au Chili, en 2013.

 

Sur RTL, il revient et n'épargne pas François Hollande. Dans un entretien diffusé ce jeudi soir, il s'avoue «très déçu» par la présidence du socialiste. «C'est simplement qu'il a mis la France par terre, la France qui se portait pas si mal…», lâche-t-il. Puis il énumère des éléments de critiques: «Il a augmenté les impôts et puis il a surtout manqué de leadership ; on ne voit pas de capitaine dans le bateau», estime-t-il.

 

Le scientifique, aux propos contestés sur le changement climatique, y va de son conseil à François Hollande: «changer du tout au tout». «D'abord de changer son premier ministre et puis de changer son équipe», poursuit-il. «Non, il n'a pas une posture de président», conclut-il.

En janvier 2013, juste avant son accident, Claude Allègre avait déjà eu des mots durs à l'égard de François Hollande. Dans une interview accordée à Nice-Matin, il avait jugé que le chef de l'Etat n'était «pas à la hauteur». «Il faut qu'il comprenne que gouverner ce n'est pas une technique de gestion. On a besoin d'inventer, d'innover, et pas seulement d'équilibrer les comptes», déclarait-il.


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Pétrole cher : une parenthèse dans l’histoire ?

Pétrole cher : une parenthèse dans l’histoire ? | Think outside the Box | Scoop.it

Alors que les prophètes de malheur prévoyaient la montée inexorable du prix du baril, nous assistons depuis quelque temps à sa chute. Le pétrole cher n’est-il plus qu’un vieux souvenir ?

Par Stéphane Montabert.

 

Vous souvenez-vous de l’époque où le baril de brut se négociait à un prix de 147 dollars ? Alors qu’aujourd’hui le baril de brut se traîne péniblement autour des 50 dollars, le record semble carrément appartenir à un autre siècle.

Pourquoi le prix du pétrole s’est-il effondré ? Plusieurs théories s’affrontent. La montée en puissance de la production de pétrole issu des sables bitumeux en Amérique du Nord, devenue rentable précisément à cause du prix élevé du baril, aurait entraîné une surproduction. D’autres pointent l’Arabie Saoudite comme l’origine de cette surproduction, soit parce que le royaume saoudien serait incapable de se forcer à baisser sa production (ce qui se comprend puisque pareille décision grèverait ses revenus), soit au contraire parce qu’il chercherait à maintenir les prix au plus bas pour ruiner ses concurrents et rester seul maître du jeu.

La manœuvre aurait certes quelque chose de diabolique mais l’hypothèse ne tient guère debout : l’OPEP est notoirement incapable de respecter les quotas qu’elle impose à ses membres et si l’industrie de l’extraction non-conventionnelle de pétrole (sables bitumeux et autres) a pu s’envoler avec un prix du baril au-delà des 70$, on ne voit pas très bien, quitte à ce qu’elle soit ruinée aujourd’hui, pourquoi elle ne pourrait pas renaître de ses cendres demain, avec un baril à nouveau suffisamment cher. Mieux encore, le temps passé à rendre compétitive ces sources alternatives améliore chaque jour leur rentabilité et leur efficacité tout en diminuant leur impact écologique.

La nouvelle donne du pétrole bon marché a un effet direct sur les revenus des pays pétroliers comme le Venezuela, l’Arabie Saoudite ou la Russie, permettant à toutes les théories du complot imaginables de prendre racine. Mais les partisans de telles théories oublient bien vite qu’un effondrement pétrolier prolongé aura tout autant d’effet dévastateur sur l’emploi aux USA et au Canada, les acteurs renouvelés de la production d’or noir.

Vous rappelez-vous de cette époque folle où le baril dépassait les 140$ ? C’était le moment où chaque péripétie internationale offrait un prétexte pour justifier une hausse de prix – une raffinerie en panne par ici, des pressions sur le détroit d’Ormuz par là. Aujourd’hui, des pays producteurs entiers comme la Libye sont à feu et à sang. Ailleurs des champs pétroliers sont carrément entre les mains d’islamistes. L’Iran, cible de sanctions économiques à cause de sa course à l’armement nucléaire, prive les marchés de 1 million de barils par jour. Et tout le monde s’en fiche complètement ! Admettons en tout cas que les cours du brut ne reflètent plus vraiment les préoccupations géopolitiques.

Non, l’explication la plus simple est sans doute la meilleure : les cours du brut s’effondrent parce que la demande s’est affaiblie. Oubliez les records boursiers bâtis sur du vent et les discours triomphants des politiciens ; l’économie réelle ne va pas bien et au premier chef l’économie américaine, sa locomotive mondiale. Un puits de pétrole crache du brut de façon régulière ; la consommation, elle, dépend d’une multitude de facteurs. Il en faut peu pour qu’une chaîne de production surdimensionnée mène à une surproduction.

Paradoxe de notre époque, alors que le pétrole bon marché présage d’une ère d’abondance, tout le monde gémit à l’unisson. Les analystes financiers torturent les courbes à l’aide d’outils statistiques pour leur faire avouer que les cours vont remonter, il le faut, leurs bonus en dépend. Les politiciens grimacent devant la baisse des recettes fiscales issues des innombrables taxes sur l’essence. L’abondance d’un pétrole bon marché présente le deuxième défaut de contredire un des principaux arguments utilisés pour justifier leur interventionnisme perpétuel. Les consommateurs quant à eux se plaignent parce que le prix à la pompe ne reflète pas les baisses de prix de la matière première, révélant au grand jour toutes les manipulations éhontées destinées à tondre la laine sur leur dos.

Mais les écologistes sont sans doute les plus grands perdants de l’actualité. Non seulement toute énergie bon marché est une hérésie à leurs yeux mais le pétrole est celle qu’ils haïssent le plus juste après le nucléaire, parce qu’il permet le plastique, fournit l’essence pour la mobilité individuelle et produit le CO2 contre lequel ils sont partis en une absurde croisade.

En outre, un pétrole bon marché est un pétrole compétitif, sans aucun rival même subventionné jusqu’à plus soif tels des panneaux photovoltaïques poussifs et des éoliennes aléatoires. Que reste-t-il de la « transition énergétique » lorsqu’on n’est plus nécessaire ?

L’ère du baril bon marché met aussi en défaut le principal argument anti-pétrole, l’idée que nous nous précipiterions vers une pénurie. Nous n’en avons jamais été aussi loin. L’époque du record à 147$ nous permet de ressortir quelques textes pas tellement anciens qui prennent tout leur sel aujourd’hui…

  • Le Monde Diplomatique écrivait en 2006 que « rien n’indique que, dans les décennies qui viennent, les prix de l’or noir vont à nouveau baisser ». Le baril n’était pourtant qu’à 75$…
  • Dans un bel exemple d’extrapolation, Le Monde imaginait déjà en mai 2008 un baril à 200$. Et annonçait sans hésiter une pénurie pour 2016 ! Préparons-nous, c’est pour bientôt !
  • Et bien sûr des écologistes décrétaient quant à eux que nous assistions au chant du cygne de l’or noir puisqu’il allait de soi que la hausse des prix ne pouvait être que la traduction du pic pétrolier c’est-à-dire une pénurie de l’offre (une altération de la demande, ne cadrant pas avec leur théorie, étant quant à elle inenvisageable).
  • 100 dollars le baril, c’est le signe de la fin de la civilisation du pétrole. »– un écologiste mystique

Le baril de brut remontera-t-il ? Sachant que son cours est aujourd’hui exprimé dans une monnaie-papier comme le dollar, cela n’a rien d’impossible. Il suffit d’ailleurs d’oublier l’érosion de la valeur de la monnaie pour présenter l’histoire de façon alarmiste ; mais à dollar constant c’est nettement moins probable. Pour s’en convaincre, il suffit de se demander si les principaux consommateurs d’or noir – USA et Europe – sont sortis de la crise, et se rappeler que grâce à l’inventivité humaine les techniques et l’efficacité progressent sans cesse. Elles repoussent les perspectives de pénurie là où le libre marché fonctionne.

Les cours historiquement bas du prix du baril ne sont vraisemblablement pas un accident ; c’est plutôt la parenthèse d’un pétrole anormalement cher qui est gentiment en train de se refermer.

Et nous devrions cesser de nous en plaindre.


more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Hollande face à nos lecteurs : «Il faut arracher les électeurs au FN»

Hollande face à nos lecteurs : «Il faut arracher les électeurs au FN» | Think outside the Box | Scoop.it
Lundi 2 mars 2015, Palais de l'Elysée. Huit lecteurs du «Parisien» - «Aujourd'hui en France» ont pu interviewer François Hollande et visiter ses bureaux.


François Hollande a reçu lundi à l’Elysée huit lecteurs du «Parisien» - «Aujourd’hui en France» pour répondre à leurs questions. Un entretien exceptionnel à découvrir dans nos colonnes ce mercredi.

 

EXCLUSIF. C’est à une rencontre exceptionnelle que s’est prêté François Hollande, recevant lundi à l’Elysée huit lecteurs du «Parisien» - «Aujourd’hui en France» pour répondre à leurs questions. Huit Français inquiets face à la crise et au chômage, curieux des réformes que peut encore proposer le chef de l’Etat, attentifs aux réponses à apporter dans le climat lourd et tendu de notre société après les attentats du mois de janvier.

Un brin intimidés, aussi, de se retrouver en ces lieux pour y questionner en toute liberté le président.

Sur l’emploi, sur ses projets pour la jeunesse et l’école, mais aussi sur les impôts, Sarkozy, le FN ou… son avenir, François Hollande s’est expliqué, a dévoilé des nouvelles mesures, livré quelques confidences et pris des engagements. Et s’il s’est dérobé aux questions sur sa vie privée, il a cependant tenu à présenter aux lecteurs sa chienne Philae.

A quelques semaines des élections départementales, c’est un président voulant encore croire à l’esprit du 11 janvier qui s’est ainsi confié.

Voici quelques-unes de ses déclarations

Sur l'emploi : «Sur le chômage, il n’y a pas de solution magique.» Le président a notamment «demandé d’ouvrir un chantier pour encourager les embauches dans les PME afin de leur donner plus de souplesse»

Sur la fiscalité des entreprises : «Total, qui est la plus grande entreprise française, devrait à ce titre être le plus gros contribuable français»

Sur les impôts : «Je veux être très clair : il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour les années 2015, 2016 et 2017»

Sur le service civique : «Les élèves de l’ENA seront chargés de l’administration du service civique». François Hollande veut par ailleurs «expérimenter en métropole un service militaire adapté. C'est un encadrement militaire de huit mois, qui débouche sur une qualification ou sur un emploi».

Sur Nicolas Sarkozy : «Chaque fois que Nicolas Sarkozy, ou tout autre, apporte des propositions, la démocratie est gagnante»

Sur le Front national : «Les propositions du FN sont autant de reculs pour notre pays». «La seule attitude à avoir, c’est d’aller chercher les électeurs du FN, les arracher même pour leur parler et les convaincre»

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le drone a 100 ans

Le drone a 100 ans | Think outside the Box | Scoop.it

L'aéroplane Détable de Max Boucher parcouru 1 km sans pilote le 2 juillet 1917 sur la base d'Avord

 

De la TSF au Smartphone, les technologies les plus modernes ont toujours été utilisées depuis près de 100 ans pour piloter à distance des aéronefs. Né dans le monde militaire, le drone devient aujourd’hui un produit grand public avec tous les risques de dérive que cela comporte.

Pour beaucoup le drone est un petit objet volant que l’on pilote à l’aide de son Smartphone sur lequel on reçoit les images filmées par la caméra embarquée sur l’aéronef. Il s’agit d’un ‘‘modèle réduit’’ des engins militaires utilisés par les puissances occidentales engagées dans la lutte contre le terrorisme.

Si effectivement le drone a bien une origine militaire, elle est beaucoup plus ancienne que ce qu’imagine le commun des mortels, puisqu’elle remonte à la Première Guerre Mondiale. Dès 1916, Archibald Low lance l’Aerial Target un projet d’avion-cible commandé à distance par des ondes de TSF (Télégraphie sans fil) en Grande-Bretagne. Il s’agit de former les apprentis-pilotes au tir sans risquer d’abattre l’avion remorquant la cible.

Une idée similaire nait en 1917 aux USA où les ingénieurs Elmer Ambrose Sperry, Lawrence Sperry et Peter Cooper Hewitt, travaillent à un projet d’avion radio-commandé, le Hewitt-Sperry Automatic Airplane.


        Le Hewitt-Sperry Automatic Airplane sur sa voie de lancement

La France n’est pas en reste, puisque le capitaine Max Boucher, qui réussira le 2 juillet 1917 à faire voler ‘‘sans pilote à bord’’ un avion Voisin sur 1 km. Il reprenait là les travaux menés depuis 1894 par Octave Détable, qui grâce à une voilure dotée de cônes divergents apporta une stabilité automatique à des planeurs.

Un exploit qui poussa George Clémenceau, alors Président de la Commission sénatoriale de l’Armée, à lancer en 1918 un concours d’avion sans pilote. La raison est simple, ce qui est précieux dans un avion militaire ce n’est pas la machine que l’on peut fabriquer rapidement en très grande série, mais le pilote qui demande une longue formation. Il faut donc trouver le moyen pour qu’il prenne le minimum de risques, donc si possible le placer loin de l’avion et le faire piloter à distance.

Une gageure pour l’époque, mais Max Boucher va réussir à améliorer son système et réussir à faire voler le 14 septembre 1918, un avion Voisin BN3 pendant 51 minutes sur un parcours de 100 km. L’avion radio-commandé est né ! Il poursuivra ses travaux avec l’ingénieur Maurice Percheron et réussira à faire voler le 17 avril 1923 sur la base d’Etampes un véritable drone piloté via la TSF. Mais la guerre était terminée et cela n’attira pas l’attention des militaires.


                  Les plans du drone de Max Boucher et Maurice Percheron en 1923

Une histoire d’animaux

Quant au mot drone, ce sont les anglais qui affublèrent de ce surnom en 1935 les versions automatisées du De Havilland DH.82 Tiger Moth. En effet, leur constructeur avait baptisé ces avions cibles DH.82 Queen Bee (Reine des abeilles), mais leur vol bruyant, lent et lourd les faisait plutôt ressembler à des faux bourdons, Drone en anglais. De nombreux autres avions-cibles autonomes virent le jour à la fin des années 30 tels le Radioplane OQ-2 américain. Ce fut d’ailleurs l’US Navy qui popularisa en 1941 le mot drone avec son avion-cible Target Drone Denny 1 (TDD-1), qui fut fabriqué à plusieurs milliers d’exemplaires.

  
Un avion cible Denny qui popularisa le terme drone

Les Allemands envisagèrent des applications carrément plus belliqueuses avec la mise au point de missiles Sol/Air radio-commandés. Alors que les V1 et V2 avaient un programme de vol préréglés avant le décollage, le Wasserfall, modèle réduit du V2 à destination anti-aérienne, pouvait être dès le début 1944 localisé et piloté à distance via un système d’ondes radar baptisé Rheinland. D’autres missiles radio-commandés virent aussi le jour (Enzian, Rheintochter…) et pas moins de 5 systèmes de radio-commande furent développés (Burgund, Franken, Elsass, Brabant, Ganza). Des missiles Air/Sol radio-commandés furent aussi développés tels les Hs 293 et Fritz-X qui étaient pilotés par une radio-commande Strassburg-Kehl fonctionnant dans la bande des 48 à 50 MHz. Toutes ses armes novatrices ne purent heureusement être fabriquées en grande série, par contre leurs technologies servirent au développement de nouvelles armes chez les Alliés après la défaite nazi.

L’envol des drones militaires

L’utilisation des drones militaires se développa lors de la Guerre de Corée, puis de la Guerre du Vietnam pour des missions d’observation et de surveillance en territoire ennemi, ainsi que pour le largage de tracts. On les retrouvera ensuite lors de la Guerre du Kippour entre Israël et les nations arabes.

Les années 90 virent le développement des drones armés, c’est-à-dire non seulement capable de surveiller une cible potentielle à distance, mais de l’attaquer à l’aide d’armes embarquées (missiles, bombes guidées…).

Aujourd’hui les drones militaires vont de quelques centaines de grammes à plusieurs tonnes (15 tonnes pour le RQ-4B Block 20/30) en fonction de l’utilisation envisagée et de l’autonomie souhaitée qui peut atteindre plusieurs jours.

Une nouvelle étape est en cours avec le développement de drones de combat. Plusieurs programmes ont été lancés aux USA tels les Boeing X-45 et X-46 ou le Northrop Grumman X-47 Pegasus, mais ils semblent mis en sommeil. En France, Dassault Aviation a en cours de développement le Neuron, un drone de combat de 7 tonnes. En Europe, EADS développe de son côté le Barracuda et BAE Systems le drone Taranis. Enfin, Israel Aircraft Industries (IAI) développe l’Eitan.


Le drone de combat Neuron de Dassault Aviation

Mais les Etats-Majors et les constructeurs restent très discrets sur l’avancement de ces projets. Pour le moment, il s’agit seulement de démonstrateurs technologiques car les lois de la guerre, telles les Conventions de Genève, interdisent l’emploi d’armes totalement automatiques. Il faut que la décision de tir reste ‘‘humaine’’.

Des retombées civiles

Au-delà de ses applications guerrières, le drone a fait son entrée dans le monde civil pour des applications professionnelles. Ils ont commencé à être utilisés pour des applications civiles de surveillance dans les années 2000 (incendies, inondations, sécurité…), puis certaines applications privée ont commencé à voir le jour voici moins de 10 ans (surveillance de grandes infrastructures, sécurité d’installations étendues, agriculture, photo aérienne, télévision, cinéma…).


    Le eBee est destiné à surveiller les cultures

Ces applications demandant des vitesses de déplacement lentes, ont conduit au développement de drones à voilure tournante, similaire dans leur principe aux hélicoptères, dotés de plusieurs rotors. Ils permettent en outre le vol stationnaire propice à la prise de vue aérienne où à l’observation précise de détails.

Certains projets futuristes de Google ou Amazon envisagent même des flottes de drones de livraison, sans il est vrai vraiment tenir compte et gérer l’encombrement de l’espace en 3D, ni évoquer les risques d’accidents vis-à-vis des personnes survolées. Des projets, qui viennent toutefois de se voir rogner les ailes avec un vote du Congrès américain qui impose un pilotage à vue et interdit le survol des zones urbaines.


           Le Parrot BeBop emporte une caméra HD à plus de 2 km

Parallèlement, les applications grand public restaient jusqu’ici du domaine des pratiquants de l’aéromodélisme, loisir très encadré par les autorités aériennes. Mais la démocratisation du Smartphone, équipé de gyroscopes et de multiples capteurs, a changé la donne, en offrant à tout à chacun la possibilité de piloter intuitivement des engins ludiques équipés de caméras. Il suffit de voir le succès de Parrot pour s’en convaincre. A partir de là, la seule limite à l’utilisation des drones est l’imagination des pilotes amateurs avec toutes les dérives potentielles que cela suppose. L’émoi provoqué par les survols nocturnes de Paris la semaine dernière en est l’illustration. Une situation qui inquiète les professionnels.

Et ça c’est nouveau !

 

Jean-François Prevéraud

 

Pour en savoir plus : http://www.federation-drone.org

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le FMI propose de taxer votre épargne pour solder la dette

Le FMI propose de taxer votre épargne pour solder la dette | Think outside the Box | Scoop.it

ÉCONOMIE - Rendez-vous compte. Et si l'État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10% sur votre épargne? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L'idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise de la dette. Avec une ponction de cet ordre, les pays "avancés" (Europe, Etats-Unis, Japon) pourraient retrouver le niveau de dette qu'ils présentaient avant 2007. En France, ça représenterait la somme de 700 milliards d'euros à prélever.

Le Fonds monétaire international n'avance rien de concret dans son rapport annuel des finances publiques. L'institution se permet seulement de poser la question, explique Le Figaro, en prenant toutes les pincettes qu'il convient sur ce genre de sujet. Et si l'on réglait une fois pour toute le problème de la dette, avec la promesse que l'on ne recommencerait jamais? Le FMI n'impose rien: il ouvre le débat.

En théorie, le principe ne manquerait pas "d'égalité". En effet, les riches et les plus modestes seraient prélevés selon le même ratio, à condition qu'ils aient une épargne positive. Les plus fortunés contribueraient donc plus à la cure d'amaigrissement de la dette, si l'on parle en valeur absolue. De plus, une telle taxe a l'avantage de ne pas bouleverser le système.

Le phénomène s'est déjà produit en Europe. Confrontée à une grave crise financière en 1992, l'Italie voyait sa dette publique frôler les 120%. Le gouvernement a choisi une solution de choc, en faisant du désendettement sa priorité afin de rentrer in extremis dans les critères de Maastricht. Le socialiste Giuliana Amato a fixé le taux de 0,6% sur l'ensemble des dépôts italiens positifs. À l'arrivée quelque 15 milliards d'euros sont arrivés ainsi dans les caisses de l'Etat.

"Il y a eu un travail d'explication en amont. La mesure n'était pas considérée comme confiscatoire, mais comme un effort collectif nécessaire pour assainir les finances du pays", analysait le cabinet Weave dans Le Monde en mars dernier. Pourtant, "le traumatisme a été tel qu'aucun politicien ne s'y est risqué une seconde fois", expliquait Galileo Global Advisors à la même époque dans Challenges.

"En théorie, c'est possible" (Banque de France)

Une telle solution de la dernière chance pourrait-elle arriver en France? Pour Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, "en théorie c'est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n'arrive jamais", disait-il au printemps dernier. Il est vrai que les pouvoirs publics ont plutôt pour mission de rassurer les épargnants, surtout en période de crise.

Au printemps dernier, Chypre a ponctionné 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros afin de se voir accorder un plan d'aide international. Un cas exceptionnel, dû notamment à la présence massive de capitaux russes dans les banques, mais aussi à un secteur bancaire disproportionné. Ce plan préserve donc le patrimoine des petits épargnants, dans la lignée de la garantie des dépôts bancaires qui garantit les dépôts en dessous de 100.000 euros au sein de l’Union européenne.

Cependant, même si la garantie des dépôts bancaires semble finalement respectée, sa mise en question a créé une inquiétude durable chez les épargnants. Ainsi, 41% des Français interrogés au printemps par l’Ifop estimaient que leurs dépôts pourraient être taxés en cas de crise.

Les risques d'une telle décision

Forcément, la difficulté d'une telle exécution serait d'éviter les fuites de capitaux. Les citoyens devraient avoir l'assurance que personne ne puisse y échapper. De plus, l'Etat devrait recueillir suffisamment de confiance pour que la ponction n'ait lieu qu'une fois. Un manquement de l'Etat dans l'une de ces assurances pourrait avoir des conséquences sociales lourdes.

En Espagne, l'Etat a imposé une taxe de 0,2% sur le montant des dépôts. A la différence des cas italiens ou chypriotes cités plus hauts, ce sont les établissements et non les épargnants qui ont été touchés. En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe a évité un phénomène de panique. Dans le même temps, les frais bancaires ont subitement augmenté. Cherchez le lien...

Pour JP Morgan, s'exprimant sur le cas espagnol dans La Tribune, "cette taxe pénalise l’épargne en période d’austérité". Il y aurait donc un risque de sorties de capitaux évident". Du reste, pour JP Morgan, cette "incertitude" n’est jamais "la bienvenue" et conduit à "accélérer les retraits aux guichets". Derrière ce phénomène, le "bank run" (ruée des épargnants aux guichets), plus grande terreur du secteur bancaire.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Crise, RSI : le ras-le-bol des petites entreprises

Crise, RSI : le ras-le-bol des petites entreprises | Think outside the Box | Scoop.it

96,8 % des entreprises françaises – soit 2,6 millions – comptent moins de 20 salariés. Elles représentent environ un tiers des emplois. Si chacune pouvait créer un ou deux postes, le problème du chômage serait sacrément allégé. Mais ce n’est pas la libéralisation du travail dominical ou autres macronneries qui suffiront à les y inciter. En 2014, un quart ont bénéficié du CICE, récoltant à l’arrivée un montant inférieur à mille euros dans un cas sur deux. Tout juste de quoi maintenir les emplois existants.

 

Un patron de petite entreprise se suiciderait tous les deux jours, selon l’observatoire AMAROK. Cette estimation non officielle doit être considérée avec précaution, mais traduit néanmoins le mal-être bien réel des dirigeants de TPE qui peinent à retrouver l’optimisme : 24 % d’entre eux affichent une trésorerie en déficit, 13 % ne se versent pas de salaire, 45 % redoutent une récession, 60 % ne voient pas de diminution du chômage avant 2018 et seuls 9 % envisagent d’embaucher en 2015. En cause, des carnets de commandes vides, l’allongement des délais de paiement, l’instauration du compte pénibilité, les charges administratives et fiscales, le poids de réglementations pléthoriques.

Autre boulet au pied des chefs d’entreprise, le calamiteux régime social des indépendants (RSI), dont les dysfonctionnements, dénoncés depuis son entrée en vigueur en 2006, ont été récemment détaillés par un édifiant reportage sur M6 : calculs de cotisations fantaisistes, service téléphonique inefficace, interlocuteurs inexpérimentés, retards dans les versements de pensions ou d’indemnités journalières… Un gigantesque foutoir informatisé qui a plongé nombre d’entrepreneurs dans des situations désespérées. Dès 2012, la Cour des comptes dressait un constat au vitriol : « réforme mal construite et mal mise en oeuvre », « mésestimation complète des contraintes techniques ». La direction du RSI a beau assurer que ses services sont en voie d’amélioration et se satisfaire d’une baisse de 11 % des réclamations, les affiliés ne voient toujours pas la différence. D’après un sondage du Syndicat des indépendants, 90 % jugent même que c’est encore pire. Le 9 mars prochain, ils manifesteront leur ras-le-bol à Paris. Le mouvement des « Libérés » va jusqu’à réclamer le droit de quitter l’organisme, dont il conteste la base légale.

Décrocher un crédit pour se remettre à flot ou se développer n’est pas non plus une partie de plaisir. 58 % des TPE ayant effectué une demande de financement à une banque rencontrent des difficultés à l’obtenir. Et si la solution venait du crowdfunding ? Ce mode de financement dit participatif, réalisé via une plate-forme Internet, apparaît comme une alternative de plus en plus crédible ou un complément aux emprunts bancaires. Une étude de l’institut Think révèle qu’un Français sur deux serait prêt à mettre la main à la poche pour aider une entreprise, à hauteur de 3.166 euros en moyenne : une manne potentielle de 75 milliards d’euros ! De leur côté, un tiers des TPE et PME envisageraient d’y faire appel. Se libérer des carcans, se réapproprier l’économie avant qu’elle ne nous broie, tel est sans doute le véritable antidote à la crise.

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

« Cette mafia qui se réclame de la gauche … » | Je suis stupide, j'ai voté Hollande

« Cette mafia qui se réclame de la gauche … » | Je suis stupide, j'ai voté Hollande | Think outside the Box | Scoop.it

Je vous propose une interview décoiffante du philosophe Michel Onfray paru dans le magazine Le Point.

Je n’ai jamais lu un tel réquisitoire contre la gauche ou plutôt, contre ce qu’est devenue la gauche. Il pointe les différences abyssales entre ce que dit la gauche d’elle-même et ce qu’elle fait réellement !

Et ce qui fait la force de ce réquisitoire, c’est qu’il émane d’un homme de gauche !

 

Coup de poing.

Le philosophe fustige la gauche bien-pensante. Assez pour que la droite le récupère …

 

Le Point : Une partie de la gauche est devenue très hostile à votre égard. Votre opposition à la théorie du genre, votre critique de l’islam et votre défense d’Eric Zemmour vous ont valu le surnom de « Finkielkraut bis ». Auriez-vous basculé du « côté obscur de la force » ?

Michel Onfray : Tout dépend de quelle gauche on parle …

  • La gauche mondaine, parisienne, celle de Saint-Germain-des-Prés ?
  • La gauche caviar de BHL ?
  • La gauche tellement libérale qu’elle défend la vente d’enfants en justifiant la location d’utérus des femmes pauvres pour des couples riches ?
  • La gauche de Pierre Bergé qui estime que louer son ventre, c’est la même chose que travailler comme caissière ?
  • La gauche qui préfère avoir tort avec Robespierre, Marx, Lénine, Staline, Mao, Khomeyni que raison avec Camus ?
  • La gauche qui rend responsables Houellebecq, Finkielkraut et Zemmour des attentats du 7 janvier, qu’elle ne veut pas nommer islamistes ?
  • La gauche de Libération qui, le 20 janvier 2014, justifie la zoophilie et la coprophagie avec la philosophe Beatriz Preciado, chroniqueuse dudit journal ?
  • La gauche qui fit de Bernard Tapie son héros et un ministre ?
  • La gauche qui a vendu une télévision publique à Berlusconi ?
  • La gauche qui traque la misogynie et la phallocratie partout dans la langue française et veut qu’on dise professeure et auteure mais qui ne voit pas que la polygamie, le voile, la répudiation, les mariages arrangés, l’excision, le chômage des mères seules, les ex-maris qui ne paient pas les pensions alimentaires font des ravages plus profonds en matière de phallocratie ?
  • La gauche qui vote comme Sarkozy sur l’Europe et l’euro, la diminution des retraites et l’augmentation du temps de travail, les restrictions de remboursements maladie, et croit que le danger fasciste est partout sauf là où il est ?
  • La gauche qui se croit antifasciste comme Jean Moulin quand elle appelle à interdire le parti de Marine Le Pen ?
  • La gauche de ceux qui croient à la liberté de la presse, à la liberté d’expression, bien sûr, mais qui me bannissent de France Inter pendant quatre ans ou demandent qu’on interdise la diffusion de mon cours sur Freud à France Culture en lançant une pétition contre moi au nom de la liberté d’expression ?
  • La gauche du sénateur socialiste qui intervient auprès du président du conseil régional de Basse-Normandie pour faire sauter la subvention de l’Université populaire à la demande d’une historienne de la psychanalyse qui, bien sûr, est de gauche ?
  • La gauche qui détruit l’école parce qu’elle sait que ses enfants sortiront de toute façon du lot, puisqu’elle s’en occupe à la maison et qui, de ce fait, renvoie les enfants de pauvres dans les caniveaux où Marine Le Pen ou le djihad les récupèrent ?

Que cette gauche-là ne m’aime pas, ça m’honore …

En revanche, je ne compte pas le nombre de gens vraiment de gauche qui me disent, dans la rue, par mails, par courrier, à l’issue de mes conférences, qu’ils sont d’accord avec moi mais n’osent pas le dire parce qu’il règne une terreur idéologique activée par cette mafia qui se réclame de la gauche …

 

Le Point : Même la revue de la nouvelle droite, « Eléments », vous tresse des lauriers … Y aurait-il un malentendu ?

Michel Onfray : Je suis antilibéral, contre l’euro et l’Europe, pour les peuples, je défends un socialisme proudhonien, mutualiste et fédéraliste, je crois au génie du peuple tant que les médias de masse ne l’abrutissent pas pour le transformer en masse abêtie qui jouit de la servitude volontaire et descend dans la rue comme un seul homme au premier coup de sifflet médiatique, je ne crois pas que le marché doive faire la loi, je ne fais pas de l’argent l’horizon indépassable de toute éthique et de toute poli tique, je préfère les girondins fédéralistes et provinciaux aux jacobins centralisateurs et coupeurs de têtes, et avec ça, je suis de gauche – si Eléments est d’accord avec ça, devrais-je cesser de croire ce que je crois ?

 

Le Point : Dans « L’ordre libertaire. La vie philosophique d’Albert Camus », vous faisiez une critique implacable de la « gauche totalitaire ». Ce livre n’a-t-il pas marqué une rupture définitive entre une certaine intelligentsia de gauche et vous ?

Michel Onfray : Une certaine intelligentsia de gauche, comme vous dites, n’a jamais aimé que je ne sois pas du sérail et que je ne doive mon statut qu’à mon travail et non au copinage tribal qui fait l’essentiel de son quotidien. J’ai construit ma vie pour n’avoir rien à demander à personne. Que cette tribu grosse comme un village papou fasse sa loi et fonctionne comme une mafia, c’est son affaire, pas la mienne.

J’ai créé l’Université populaire de Caen il y a treize ans, en province, pour lutter contre la présence de Le Pen au second tour de la présidentielle, cette université fonctionne à merveille avec une vingtaine d’amis. J’y travaille bénévolement et les cours sont gratuits. C’est ma façon d’être de gauche car se dire de gauche compte pour rien si l’on ne vit pas une vie de gauche, à savoir une vie dans laquelle on incarne les idéaux de gauche : liberté, égalité, fraternité, laïcité, féminisme. Cette intelligentsia n’en parle jamais alors que mille personnes viennent chaque lundi à mon cours. L’arbitre des élégances n’est pas pour moi ce village papou, mais ce peuple qui vient.

 

Le Point : « Moi qui suis de gauche, je préfère un homme de droite intelligent à un homme de gauche débile » avez-vous déclaré au « Figaro ». La droite serait-elle de plus en plus intelligente ? Et, a contrario, la gauche serait-elle de plus en plus débile ?

Michel Onfray : Depuis que je juge la gauche sur ce qu’elle fait plus que sur ce qu’elle dit d’elle, je ne me fais plus avoir par les étiquettes. Il n’y a pas la gauche et la droite, mais des gens de gauche et des gens de droite. Et je n’estime pas une personne sur ces critères. Pas plus que l’athée que je suis ne juge autrui sur le fait qu’il croie ou non en Dieu, mais sur ce qu’il fait de son athéisme ou de sa foi dans sa vie quotidienne. Là aussi, là encore, je préfère un croyant intelligent à un athée imbécile. Je trouve même sidérant qu’on ait besoin de le dire, ce qui supposerait qu’un homme de gauche devrait préférer un crétin de gauche à un homme de droite intelligent …

 

Le Point : Quels sont les intellectuels de droite dont vous vous sentez le plus proche ?

Michel Onfray : Je ne me sens pas proche de BHL ou d’Alain Mine ni de Jacques Attali, qui, me dit-on, sont de gauche. Faudrait-il que je me sente proche pour cela d’intellectuels de droite ? Qui sont-ils, d’ailleurs ? Concluez, si vous voulez, que je préfère une analyse juste d’Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL et que je préfère une analyse qui me paraisse juste de BHL à une analyse que je trouverais injuste d’Alain de Benoist … Les Papous vont hurler ! Mais ils ne me feront pas dire que je préfère une analyse injuste de BHL sous prétexte qu’il dit qu’il est de gauche et que Pierre Bergé, Libération, Le Monde et Le Nouvel Observateur, pardon, L’Obs affirment aussi qu’il le serait …

 

Le Point : Y a-t-il un homme politique de droite pour lequel vous seriez prêt à voter ?

Michel Onfray : Aucun. Ni d’ailleurs aucun homme de gauche. C’est fini, l’époque où je croyais aux bateleurs de la politique politicienne.

 

Propos recueillis par Sébastien Le Fol.

La lecture de cette interview m’a redonné le moral ! La gauche en prend pour son grade, cette gauche donneuse de leçons, cette gauche sectaire, qui sacrifie les valeurs et l’identité de la majorité des Français pour flatter certaines minorités.

 

En résumé de cette interview, je garderai ce « scud » envoyé par Michel Onfray :

« La gauche qui préfère avoir tort avec Robespierre, Marx,
Lénine, Staline, Mao, Khomeyni que raison avec Camus »

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le Piñatex, le cuir d’ananas en substitut au cuir animal !

Le Piñatex, le cuir d’ananas en substitut au cuir animal ! | Think outside the Box | Scoop.it

Découvrez Piñatex, le cuir à base de fibre d’ananas moins cher et plus souple que le cuir animal...

 

Une alternative au cuir animal.

L’industrie du cuir animal est responsable de souffrance animale et de pollutions non négligeables. En effet l’élevage industriel et le tannage sont à l’origine de très importantes pollutions. L’élevage industriel de bovin rejette une quantité incroyable de méthane, un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique.  La déforestation (pour créer de nouvelles zones de pâturages) est également une conséquence de l’élevage industriel.  Le tannage est quant à lui responsable de pollution des rivières et des nappages phréatiques à cause des importante quantité d’eau et de composés chimiques (pour certains toxiques)utilisées afin de façonner, assouplir et teinter les peaux avant leur commercialisation. Si la législation européenne est stricte à ce niveau-là, certaines entreprises n’hésitent pas à se délocaliser pour mieux polluer !

Carmen Hijosa et son entreprise Ananas Anam propose une alternative au cuir animal avec le Pinatex. Elle explique : « Nous sommes complètements nouveaux sur le marché. Nous ne sommes pas un remplaçant, nous sommes une alternative. Une alternative au cuir etaux produits textiles à base de pétrole, nous sommes éco-durables,et nous avons une solide base sociologique et écologique »

 
Du Barong Tagalog au Pinatex .

C’est en travaillant dans les années 90 comme consultante dans une fabrique de produits en cuir aux Philippines que Carmen Hijosa découvrit une alternative 100% écologique au cuir animal. Elle s’inspire alors du Barong Tagalog, une tenue de cérémonie des hommes autochtones fabriquée à base de fibres d’ananas. Elle y voit un tissu fin et solide capable de remplacer le cuir qu’elle appelle Piñatex.

Entièrement écologique et respectueux de l’environnement, le Piñatex est composé de fibres extraites de feuilles d’ananas. Ces sont récoltées sur les plantations avant de subir un traitement industriel qui aboutira au textile. Si son apparence originale est semblable à la toile, ce nouveau textile peut facilement être teint, imprimé ou traité afin de créer différents types de textures (et notamment celle du cuir animal). De plus, la feuille d’ananas étant un sous-produit de la culture de l’ananas, le Piñatex n’a pas besoin de terres supplémentaire pour  être cultivé. Il faut environ 480 feuilles d’ananas soit 16 ananas pour produire 1m² de Piñatex.
 

Des sacs aux sièges auto.

Après une dizaine d’années de recherches et de développement, la designeuse a mis au point des chaussures, sacs, sièges auto, pouffes, chapeaux et accessoires pour téléphone en fibres de feuilles d’ananas.
Consciente de la difficulté d’imposer un matériel durable  sur le marché, Carmen Hijosa, principal propriétaire de l’entreprise Ananas Anam, espère vendre 1000m² de Pinatex chaque année d’ici 2018. Un objectif tout à fait réalisable, sachant qu’elle travaille déjà avec de grandes marques telles que Camper, Puma et le designer Ally Capellino.
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Ukraine : la Russie aurait tout planifié de longue date

Ukraine : la Russie aurait tout planifié de longue date | Think outside the Box | Scoop.it

Artemvisk (Ukraine), dimanche. Des blindés ukrainiens circulent à proximité de la ligne de front.

 

Un journal russe révèle un document qui montre comment la dégradation de la situation en Ukraine aurait été sciemment préparée par la Russie pour servir ses intérêts.

 

La Crimée annexée par la Russie en 2014, une guerre dans l'est de l'Ukraine entre loyalistes et prorusses, un cessez-le-feu pas respecté... La situation en Ukraine se dégrade et ses conséquences sur les relations entre la Russie et l'Occident sont de plus en plus néfastes. Mais ce chaos pourrait avoir été organisé volontairement par la Russie, selon les révélations faites ce mercredi par le journal russe «Novaya Gazeta».

 

Alors que les Occidentaux ont de nouveau appelé mardi, après une réunion à Paris, au respect du cessez-le-feu violé dans l'est de l'Ukraine, que la ville de Marioupol est en proie à une déstabilisation après la prise de Debaltseve par les prorusses, et alors que le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a jugé que les dirigeants russes «mentaient droit dans les yeux à propos de ce qu'ils font» en Ukraine, «Novaya Gazeta» explique que cette situation résulte d'une action planifiée.

(...)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Une déclaration sur les droits de l'humanité: avancée ou simple slogan?

Une déclaration sur les droits de l'humanité: avancée ou simple slogan? | Think outside the Box | Scoop.it

SOCIÉTÉ - Adopter "une déclaration sur les droits de l'humanité pour préserver la planète": tel est le souhait émis par François Hollande lors de ses vœux aux Français. Déjà évoqué le 27 novembre dernier par le Président, le projet s'annonce comme un leitmotiv pour 2015. Reste toutefois en suspens les très nombreuses questions qui découlent de cette proposition: qu'est-ce qu'un droit de l'humanité et quelle différence avec les droits de l'homme? S'agit-il de droits de l'humanité ou de devoirs de l'humanité? Pourquoi avoir proposé une telle déclaration en ce début d'année? Et surtout au-delà du slogan et de l'effet d'annonce, le projet est-il susceptible de porter ses fruits?

La notion de droit de l'humanité n'est qu'émergente dans l'ordre juridique international. Sous-jacente à la protection du patrimoine commun de l'humanité, à la répression du crime contre l'humanité ou encore à la pratique de l'intervention d'humanité, cette notion reste, toutefois, encore à formaliser. A cet égard, une déclaration internationale sur les droits de l'humanité permettrait une clarification.

Alors que les droits de l'homme sont de nature individuelle et ancrés dans le présent, les droits de l'humanité sont attribués à la collectivité humaine en tant que telle. Droits collectifs, les droits de l'humanité présentent deux caractéristiques essentielles:

  • d'une part, ils reposent sur l'équité intergénérationnelle car l'humanité titulaire des droits est à la fois l'humanité passée, présente et future;
  • d'autre part, ces droits sont sous-tendus par le principe de solidarité.

Si droits de l'homme et droits de l'humanité doivent être distingués, ils ne doivent en aucun cas être opposés car ces deux catégories de droits fondamentaux sont complémentaires. Ainsi, le droit de l'humanité à l'environnement ne peut être pensé qu'en lien avec le droit de l'homme à la santé ou le droit de l'homme à la vie.

La confusion entre droits de l'humanité et devoirs de l'humanité est également fréquente ainsi qu'en témoignent les hésitations terminologiques de François Hollande qui, quelques jours après ses voeux, évoquait désormais, sur les ondes de France Inter, non plus les "droits de l'humanité" mais les "devoirs de l'humanité". Cette dernière notion apparaît comme un abus de langage. En effet, ce n'est pas sur l'humanité que ces devoirs pèsent mais sur la communauté internationale, c'est-à-dire sur les Etats, les individus et les entreprises, notamment. L'humanité, qui se distingue de la communauté internationale en ce qu'elle inclut les générations futures, est bien, quant à elle, titulaire et bénéficiaire des droits. C'est pourquoi, il est plus juste de parler des "devoirs de la communauté internationale envers l'humanité".

Ce que l'on dénomme ''droits de l'humanité'' vise notamment le droit au développement, le droit à la paix (le recours à la force étant interdit en droit international sauf exceptions) et le droit à l'environnement. C'est ce dernier droit qui est au cœur du discours présidentiel. La qualification de droit de l'humanité est, il est vrai, particulièrement adaptée aux problématiques environnementales dans la mesure où elle permet la prise en compte des intérêts des générations à venir. En outre, le principe de solidarité, inhérent à ces droits, confère un fondement solide à l'action commune en matière de lutte contre les gaz à effets de serre et au financement de l'adaptation aux changements climatiques; il invite également à une réflexion sur le statut juridique des réfugiés climatiques.

Dans ce contexte, la proposition de déclaration sur les droits de l'humanité doit être mise en perspective avec la COP21, la 21e Conférence des Etats Parties à la Convention sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris, fin 2015 et dont la France assurera la présidence. L'enjeu de cette Conférence est essentiel puisqu'il s'agira de parvenir à un accord contraignant et universel, un ''super Kyoto 2'' en quelque sorte. Alors que les résultats obtenus à Lima en décembre 2014 sont été a minima, cette conférence devra permettre de prendre les mesures nécessaires pour que la hausse des températures ne dépasse pas la barre des deux degrés d'ici à 2050. ''Patrie des droits de l'homme'' et des libertés, la France se verrait bien également ''patrie des droits de l'humanité''.

Hautement idéologique, la notion de droits de l'humanité est rassurante, sinon lénifiante. Le risque est qu'elle ne soit utilisée qu'à des fins rhétoriques pour dissimuler des négociations trop conflictuelles ou masquer certaines réalités environnementales ou sociales. La stratégie est relativement classique et l'on sait combien la notion de ''préoccupation commune à l'humanité'' dans la Convention sur la diversité biologique ou celle de ''patrimoine commun de l'humanité'' dans la Convention sur le droit de la mer ont ainsi pu être vidées de leur sens par le passé. Ce risque, qui est bien réel, ne doit néanmoins pas occulter le riche potentiel de la notion de droit de l'humanité. Au-delà du symbole, l'enjeu est de mettre en place des mécanismes internationaux opérationnels permettant de garantir le droit à l'environnement et d'améliorer la défense des intérêts publics.

C'est bien d'une organisation mondiale de l'environnement dont il est question in fine, voire -si l'on se projette encore davantage- d'une Cour mondiale de l'environnement. Pour que cette déclaration sur les droits de l'humanité ait une portée réelle, deux conditions devront être réunies : d'une part, qu'elle ait une portée obligatoire; d'autre part, qu'elle soit suffisamment précise et détaillée. A ces conditions, la notion de droit de l'humanité pourrait déployer ses effets et avoir des conséquences concrètes, à l'instar du Protocole de Montréal qui a contribué à favoriser la résorption du trou dans la couche d'ozone. Pour reprendre les termes de Chateaubriand, "il ne faut pas se lasser de réclamer les droits de l'humanité".

 

Catherine Le Bris Devenez fan

Chercheuse CNRS à l'Université Panthéon-Sorbonne

@CatherineLBH
more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

Le Charles-de-Gaulle engagé contre Daech, des Rafale décollent en mission

Le Charles-de-Gaulle engagé contre Daech, des Rafale décollent en mission | Think outside the Box | Scoop.it
Le porte-avions à propulsion nucléaire Charles-de-Gaulle a une capacité de projection en opération extérieure (ou "Opex") pouvant monter jusqu'à 30 avions de combats.
 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian y a apponté, ce lundi, pour marquer l'entrée dans la coalition frappant les djihadistes de l'Etat islamique de l'unique porte-avions français et sa douzaine de Rafale.


Le Charles-de-Gaulle n'avait plus connu la guerre depuis la Libye en 2011. La France fait un pas de plus dans sa participation à la coalition internationale visant le groupe Etat islamique en engageant son seul porte-avions et ses 2000 marins, a annoncé la Défense ce lundi. 


Son intégration dans l'opération française en Irak, baptisée Chammal, "débute ce matin", a expliqué un membre de l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, confirmant des informations du Parisien

Et déjà de premiers avions Rafale ont décollé du navire, 200km au nord de Bahreïn, en direction de l'Irak où ils devaient rejoindre leurs objectifs en une 1h30 de vol environ. Ce temps de vol est ainsi deux fois moins long que depuis la base d'Al-Dhafra aux Emirats arabes unis, utilisée par l'armée de l'air française. 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/le-porte-avions-charles-de-gaulle-integre-a-l-intervention-contre-daech_1654089.html#g9eqp0rHvKKsblyk.99
more...
No comment yet.