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Hollande, au coeur du financement du PS ?

Publiée le 23 mai 2013

Gérard DALONGEVILLE sera jugé le 27 mai prochain.

Il souhaitait que François HOLLANDE soit cité comme témoin concernant les affaires de financement occulte du PS du Pas de Calais, pour avoir passé 11 ans à la tête du PS.

Mais le statut du chef de l'Etat ne permet pas à Hollande de témoigner...

Pourtant il nous avais promis la réforme du statut du chef de l'Etat...

Alors si vous voulez savoir pourquoi François HOLLANDE ne réformera pas le statut du Président de la République, comme il l'avait promis lors de la campagne présidentielle de 2012, alors regardez cette vidéo et vous aurez la réponse.

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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L’agonie du système politique français

L’agonie du système politique français | Think outside the Box | Scoop.it

François Hollande et Manuel Valls, le 30 octobre 2012 à l'Elysée.


Nous vivons un moment sans précédent dans l’histoire des partis politiques français, depuis l’avènement de la Ve République au moins. Tous les partis qui comptent aujourd’hui en France sont en effet touchés, simultanément, par une crise à la fois idéologique et organisationnelle, qui les remet profondément en question voire qui les menace de mort.

La situation actuelle apparaît ainsi comme une parfaite illustration de la célèbre phrase de Gramsci dans ses Cahiers de prison:

«La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître: pendant cet interrègne, on observe les phénomènes morbides les plus variés.»

Un paysage dévasté

A gauche, le Parti socialiste, au coeur du pouvoir, dominant dans la majorité et à gauche, a perdu 30.000 élus lors des dernières élections municipales et plus de 25.000 adhérents en deux ans. Il est profondément divisé, jusque dans le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, entre les partisans de la politique mise en oeuvre par le président de la République et le Premier ministre, et les élus et responsables qui souhaiteraient, d’une manière ou d’une autre, une orientation plus classiquement «de gauche». Les autres composantes de la majorité, notamment EELV, s’opposent elles-mêmes le plus souvent au gouvernement quand elles ne sont pas soumises à des tiraillements internes.

A la gauche du PS, la nébuleuse du Front de gauche ne profite pas de la faiblesse de celui-ci et de la majorité. Le FdG n’a pas progressé électoralement depuis le score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2012, les divisions entre ce dernier et le Parti communiste paralysent la dynamique commune.

La droite parlementaire, pourtant victorieuse aux élections municipales, est elle aussi en lambeaux. L’UMP fait figure de condamnée en sursis, écrasée entre les affaires financières et judiciaires de l’après-Sarkozy, une énième guerre des chefs et une division idéologique profonde entre sa composante libérale-européenne prête à s’allier avec le centre (lui-même largement encore en devenir) et sa composante nationale-conservatrice qui entend battre le Front national sur son propre terrain.

Le FN, grand bénéficiaire a priori de cette crise d’ensemble d’un «système UMPS» qu’il n’a de cesse de dénoncer, n’apparaît pas pour autant comme une force politique susceptible d’exercer le pouvoir dans les années qui viennent. D’abord parce que l’image du parti que voudrait donner Marine Le Pen continue d’être brouillée par les déclarations et agissements de certains de ses membres, au premier rang desquels Jean-Marie Le Pen –ce qui lui a d’ailleurs coûté la possibilité de constituer un groupe au Parlement européen.

Ensuite parce que la démonstration électorale du FN aux municipales et aux européennes a mis en évidence le manque criant de cadres qui continue de handicaper ce parti au regard de ses ambitions. Enfin parce que du point de vue programmatique, le FN est très loin de susciter la même adhésion qu’en tant que dénonciateur du «système».

Si tous les partis politiques qui comptent aujourd’hui en France sont en crise, c’est avant tout parce qu’ils subissent des contraintes fortes dont il leur est difficile de se défaire.


Le poids des institutions

La première contrainte qui pèse sur les partis français est d’ordre institutionnel. A la fois reconnus dans la lettre de la Constitution et méprisés par son inspirateur comme des groupements incapables d’incarner autre chose que les intérêts particuliers, les partis politiques ont, depuis 1958, une place ambiguë dans les institutions de la Ve République.

Une des difficultés les plus importantes auxquelles ils sont confrontés tient à la place centrale du président de la République dans les institutions. Celui-ci ne peut en effet être élu sans le soutien d’un ou plusieurs partis alors qu’il doit aussi, dès la campagne présidentielle, montrer qu’il se détache de l’emprise partisane –jusqu’à ce qu’il se situe, une fois président «de tous les Français», «au-dessus des partis».

Ces dernières années, la mise en place du quinquennat a encore accru cette difficulté structurelle en maintenant, du fait notamment d’échéances électorales rapprochées, le président de la République dans son rôle de chef de son camp politique (au détriment du Premier ministre) alors même qu’il exerce ses fonctions officielles de chef d’Etat. Or, on commence à mesurer les bouleversements qu’implique un tel changement, en particulier dans la manière dont peut être choisi, au sein d’un parti, le candidat à une telle élection. Le développement des primaires, qu’elles soient internes ou externes au parti, témoigne particulièrement bien de cette évolution.

Les partis politiques français tels qu’ils sont constitués aujourd’hui paraissent dépourvus face à une telle situation. Les primaires menacent les équilibres internes, le rôle des militants «classiques» comme celui des élus. Les partis apparaissent dès lors, en écho au paradoxe de leur rôle constitutionnel, comme des lieux totalement dépourvus d’influence et d’intérêt en dehors de l’organisation, centrale et déterminante elle, de la désignation du candidat à la présidentielle (et accessoirement des autres candidatures aux élections). La réduction de leur rôle à cette seule fonction conduit à leur délégitimation auprès des électeurs.


Lenjeu européen

La deuxième contrainte qui pèse aujourd’hui sur les partis politiques tient à la reformulation de nombres de débats politiques ces dernières années autour de l’enjeu européen. Un enjeu qui divise profondément les partis, qu’il s’agisse du positionnement de ceux-ci sur les matières européennes elles-mêmes ou quant à leurs conséquences sur la société française.


Il y a, dans les deux grands partis que sont le PS et l’UMP, des positions différentes, quand elles ne sont pas antagonistes

On a ainsi pu constater, notamment depuis le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, que les frontières partisanes ne correspondaient plus à des positionnements idéologiques ou du moins programmatiques cohérents. En clair, qu’il y a, dans les deux grands partis que sont le PS et l’UMP tout particulièrement, des positions différentes, quand elles ne sont pas antagonistes, sur la construction européenne et ses conséquences économiques et sociales tout particulièrement.

Cette illisibilité du paysage politique au regard des grands choix structurants de notre quotidien comme de notre avenir se traduit là encore par une défiance généralisée vis-à-vis de partis perçus comme de simples «machines» ou «entreprises» politiques, tournées avant tout vers elles-mêmes. Une telle illisibilité est d’ailleurs encore renforcée par le contraste créé entre des institutions nationales fortement contraignantes, comme on l’a vu plus haut, et la faiblesse de leurs pouvoirs réels en raison du cadre européen lui-même, plus contraignant encore.

Plus profondément encore, l’enjeu européen contraint de plus en plus les partis politiques à un exercice auquel ils ne sont plus accoutumés depuis longtemps: celui de la révision et de la clarification idéologique –et de là, de la formation. Ce qui était évident, d’une certaine manière, à l’âge de l’affrontement idéologique au XXe siècle, ne l’est plus du tout aujourd’hui.

L’appétence et les capacités mêmes de mener des discussions sur la doctrine politique ou sur le projet d’ensemble autour desquels se sont construits traditionnellement de nombreux partis sont aujourd’hui faibles sinon inexistantes, alors même que l’importance des enjeux le réclame chaque jour davantage. L’alignement des organisations partisanes sur des enjeux idéologiques plus clairement apparents, autour des conséquences de la construction européenne notamment, pourrait ainsi être un des éléments clefs de l’avenir des partis politiques, de leur «nouvel âge».

Le blocage élitaire

Une autre contrainte, moins souvent évoquée, moins reconnue aussi, de nature démographique et sociologique, pèse fortement sur les partis politiques et, au-delà, sur l’ensemble du système politique français. Il s’agit de la domination sous forme de blocage des postes de pouvoir et des voies d’accès à ceux-ci par une classe dirigeante très homogène par son âge, son origine sociale, sa formation et son parcours professionnel –on aurait pu y ajouter, il y a quelques années encore, «par son genre», mais les progrès liés à l’application des règles de la parité a modifié cet aspect. L’absence, ou du moins la lenteur, du processus de renouvellement des cadres politiques est aujourd’hui bien plus saillante en raison de l’accélération du rythme institutionnel déjà mentionné et des comparaisons plus aisées à établir avec d’autres pays européens, par exemple.

Les raisons d’une telle difficulté française à assurer cette forme de respiration nécessaire du système démocratique qu’est la circulation des élites sont bien connues, mais elles produisent des effets de plus en plus délétères sans que les réponses proposées (non cumul des mandats notamment) par ces mêmes élites ne soient jamais à la hauteur de ce qui est attendu d’elles. Deux effets sont plus particulièrement observables: la déconnexion de cette «classe politique» par rapport aux dynamiques et problématiques de la société; la défiance de plus en plus grande de la seconde vis-à-vis de la première, du procès en incompétence à celui en illégitimité.

La déconnexion et la défiance sont aussi le signe d’un éloignement dû au fait que ces élites apparaissent de plus –malgré de fortes différences en leur sein– comme privilégiées, à la fois à l’abri des remous des bouleversements de l’ordre du monde et protégées de la dureté des règles qu’elles sont pourtant en charge de faire appliquer et respecter au reste de la population. C’est le terreau principal, avec le rejet de l’étranger, des néopopulismes de droite et d’extrême-droite qui prospèrent aujourd’hui partout en Europe.


Du général au particulier

Autre élément qui nourrit l’agonie du système politique français, et qui est lié d’une manière ou d’une autre aux précédents: le délitement du rôle d’agent de «généralisation», pour ne pas dire « d’universalisation » des partis politiques.

L’émergence de cette forme spécifique d’organisation politique au tournant des XIXe et XXe siècles, à l’époque de la massification de la société industrielle et de l’extension de la démocratie, avait notamment comme objet de formaliser de manière cohérente une demande politique disparate, de transformer en particulier les revendications de différents de groupes sociaux ou d’intérêt, constitués en fonction de clivages variés (territoire, religion, processus de production…), en projets politiques voire en programmes de gouvernement.

Un des aspects frappants de la crise actuelle qui touche les partis politiques issus de cette matrice historique tient à la perte de cette fonction d’intégration. Ils apparaissent aujourd’hui davantage comme des lieux de coalition ponctuelle de différentes demandes spécifiques, sans qu’un lien autre qu’instrumental, électoral, soit établi entre celles-ci.

Le durcissement de certaines demandes politiques, liées au développement considérable des enjeux culturels et identitaires (religieux, de genre, ethno-raciaux, d’orientation sexuelle…) depuis une quarantaine d’années, a rendu cette évolution encore plus saillante.

Les partis sont devenus des «grandes tentes» sous lesquelles cohabitent des groupes aux revendications parfois antagonistes

Nombre de partis politiques, sur le modèle notamment des partis américains, sont devenus des «grandes tentes» sous lesquelles cohabitent des groupes aux revendications parfois antagonistes. Le programme électoral de ces partis consistant à additionner de manière fragile groupes et revendications en vue de la victoire, mais sans aucune garantie de durabilité une fois au pouvoir, tout à la confusion entre majorité électorale et majorité politique.

Si bien qu’il est difficile de dire aujourd’hui sur quel nouvel âge des partis le moment «critique» actuel débouchera. Est-ce que la nécessité d’un opérateur spécifiquement politique entre demande et offre, entre société et institutions, entre individus, groupes et arène politiques l’emportera ou bien est-ce que cette forme spécifique d’organisation née avec l’avènement de la démocratie de masse à l’âge industriel mourra avec la société qui en est issue?

Une bonne manière de réfléchir à la réponse à cette interrogation se trouve, comme toujours, dans l’indispensable questionnement critique des conditions actuelles que l’on a rapidement décrites ci-dessus: sur nos institutions, sur notre cadre de vie et de pensée européen, sur nos élites, sur la forme et le rôle des partis politiques eux-mêmes.

Une première version de cet article affirmait que le PS avait perdu 60.000 élus lors des dernières municipales. Il s'agissait en réalité de 30.000 élus sur 60.000.


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Un ado invente l'application qui démasque les politiciens corrompus

Un ado invente l'application qui démasque les politiciens corrompus | Think outside the Box | Scoop.it
TECHNO - Nick Rubin, un Américain de 16 ans vivant à Seattle, a développé une application pour démasquer les politiciens corrompus sur votre ordinateur. Greenhouse permet, en cliquant sur le nom d'un membre du congrès américain dans un article de presse, de découvrir l'origine de l'argent récolté par ce politicien. Et ce dans plusieurs navigateurs (Chrome, Safari, Firefox).

Ce passionné de codage et de politique, interviewé par Vice , déclare vouloir pousser les politiciens américains à plus de transparence. "Quand vous passez au-dessus d'un nom avec votre souris, une page apparaît sur laquelle vous pouvez voir les montants reçus et les donateurs", explique-t-il. Ainsi, facile de savoir si un politicien s'opposant à une loi environnementale a reçu une grosse somme d'argent venant d'une compagnie de pétrole ou si un élu reçoit plus de contributions de l'industrie médicale ou de cabinets juridiques.

"Je veux que Greenhouse soit un outil non partisan. Ce qui me préoccupe, c’est l’énorme quantité d’argent qui est injecté dans le système car il y en a vraiment beaucoup. Lorsque les gens seront informés, ils pourront rejeter les élus qui sont plus motivés par l’argent que par les principes. J'espère que Greenhouse permet aux lecteurs de voir l'histoire d'argent derrière l'actualité", ajoute-t-il.

L'appli permet également de voir le pourcentage de contributions apporté par les citoyens américains plutôt que par les différentes industries. De plus, Nick Rubin tweet chaque jour une "Story Of The Day", c'est-à-dire une actualité sur laquelle l'utilisation de Greenhouse révèle un problème d'intérêt.

Comme le rappelle Rue89, une telle application n'est pas prête à être adaptée en France car il est "difficile d’accéder à la liste des donateurs d’une campagne électorale", mais le site propose quand même "pour pimenter, on pourrait y ajouter les éventuels liens directs avec des entreprises"...

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Maintes fois repoussées, les réformes de l'immigration et de l'asile dévoilées

Maintes fois repoussées, les réformes de l'immigration et de l'asile dévoilées | Think outside the Box | Scoop.it

Ces deux textes sensibles sont présentés en conseil des ministres ce mercredi. Objectif : faciliter le quotidien des étrangers vivant en France, lutter contre les filières illégales et rénover un système d'asile "à bout de souffle" selon Manuel Valls.

 

Il les avait préparés au ministère de l'Intérieur, c'est en tant que Premier ministre que Manuel Valls va présenter, ce mercredi, les deux projets de loi sur l'immigration et le droit d'asile. Ces deux textes, dévoilés ensemble, seront soumis au vote séparément pour éviter tout amalgame entre la politique migratoire et le droit d'asile. Ces projets étaient prêts depuis le mois d'avril mais avaient été reportés pour éviter toute polémique avant les élections européennes.

Des titres de séjour de deux à quatre ans

C'est la principale mesure du texte : la création de titres de séjour pluriannuels. Jusque-là, les étrangers résidant en France devaient renouveler leurs titres de séjour chaque année ou espérer une carte de résident pour dix ans mais distribuées au compte-goutte par les préfectures. Autre nouveauté, le "passeport talent" pour 10.000 artistes, sportifs ou scientifiques établis en France.

 

Pour les personnes expulsables, l'assignation à résidence sera privilégiée à la rétention. Côté repression, le gouvernement entend lutter contre les filières illégales et les préfets pourront interdire de retour en France, pendant une à trois années, tout ressortissant européen coupable de troubles à l'ordre public.

Réduire les délais pour les demandeurs d'asile

Le système d'asile est "à bout de souffle" : les mots sont de Manuel Valls lui-même. La France enregistre depuis 2007 une hausse continue des demandes d'asile pour atteindre 66.000 demandeurs en 2013. Les délais d'examen des dossiers ont explosé, ils sont aujourd'hui de deux ans. L'objectif serait de les ramener à neuf mois l'an prochain. Pour cela, l'OFPRA, l'oganisme chargé de traiter les demandes d'asile, devra accélerer la cadence.


Le gouvernement devrait s'engager à héberger, à terme, la totalité des demandeurs d'asile mais en choisissant où ils seront envoyés : les allocations dont ils bénéficient seront retirées s'ils refusent une solution d'hébergement à l'autre bout de la France. L'idée est de mieux répartir les demandeurs d'asile, installés principalement en Ile-de-France et Rhône-Alpes. Les expulsions des personnes qui n'obtiendront pas le statut de réfugié seront systématiques.

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Comment postuler / recruter sans CV ?

Comment postuler / recruter sans CV ? | Think outside the Box | Scoop.it
Il s'agit d'une expérimentation. Un dispositif lancé par Pôle emploi en Midi-Pyrénées et Aquitaine. Deux régions « test » avant une éventuelle généralisation au reste de la France. Un outil qui fait abstraction du CV.



www.sanscv.fr est opérationnel depuis quelques jours. Un site qui permet aux candidats de répondre de façon originale à des offres d’emploi. En remplissant un simple formulaire. Les questions, personnalisées en fonction du poste à pourvoir, portent essentiellement sur les aptitudes du demandeur d’emploi, invité alors à indiquer son degré de compétences ou de correspondance. Exemple, pour un poste de chargé de communication actuellement en ligne, le candidat doit, sur le critère « Rédaction de documents », déclarer s’il possède des « Notions », un niveau « Débutant », « Moyen », « Avancé » ou « Expert ». Ou encore classer l’affirmation « J’aime prendre l’initiative et relever les défis », selon qu’il le fait « Jamais », « Rarement », « Parfois », « Souvent » ou « Toujours ».
Au terme du questionnaire, il obtient un score de correspondance.

Les avantages sont multiples. « Cet outil permet de dépasser certaines barrières et donc de faciliter le contact direct entre demandeurs d’emploi et employeurs, souligne Frédéric Toubeau, directeur de Pôle emploi Midi-Pyrénées. Dans notre pays, atteint de » diplômite aigüe « , ce service peut également contribuer à faire bouger les lignes. Lorsqu’un CV ne permet pas forcément de détecter le savoir-faire ou le savoir-être, là, ce sont la motivation et le potentiel du candidat qui sont valorisés. Il va enfin permettre à certains demandeurs d’emploi qui n’ont pas de CV (beaucoup plus nombreux qu’on ne se l’imagine) d’oser postuler, et aux entreprises de diversifier leur sourcing. »

Un objectif de 1.000 offres minimum

Dans le cadre de l’expérimentation, qui vient de débuter en Midi-Pyrénées et en Aquitaine, demandeurs d’emploi et entreprises vont être sensibilisés. Dans chaque région, l’objectif est de prospecter au moins 100 entreprises et de recueillir 1.000 offres d’emploi au cours des 9 prochains mois. Huit agences sont impliquées en Midi-Pyrénées, soit l’équivalent de 33 conseillers qui accompagneront les utilisateurs. « Ils proposeront le service aux entreprises qui pourront saisir directement leurs offres où se faire accompagner, notamment dans l’élaboration de leurs questionnaires et la personnalisation graphique de leurs offres, indique Catherine Guilbaudeau, directrice territoriale de Pôle emploi Midi Pyrénées Ouest, en charge de l’expérimentation. Du côté des demandeurs d’emploi, la porte d’entrée aux offres reste pole-emploi.fr, mais nous allons également organiser des ateliers spécifiques. » « Car ce qui compte finalement le plus pour un recruteur, c’est la motivation, ajoute Frédéric Toubeau. Or il faut savoir se vendre ! »

Les premiers contacts avec les employeurs sont positifs, l’accueil étant d’autant plus favorable qu’ils recrutent sur des métiers en tension. Les services à la personne et l’hôtellerie restauration font ainsi partie des premiers secteurs utilisateurs de la plateforme. En fin d’année, les résultats obtenus seront mesurés et évalués. Et Pôle emploi de décider ou non de transformer l’essai de façon pérenne à l’échelle de l’ensemble du territoire.
Ingrid Lemelle

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Un radiotélescope de 5.000 km pour regarder les trous noirs

Un radiotélescope de 5.000 km pour regarder les trous noirs | Think outside the Box | Scoop.it
Le radiotélescope Alma va bientôt être couplé par interférométrie avec d'autres homologues très éloignés. Grâce à la précision d'une nouvelle horloge atomique, le résultat sera l'équivalent, pour la résolution, d'un instrument virtuel de plusieurs milliers de kilomètres de diamètre. Avec ce projet Event Horizon Telescope, l'équipe d’astronomes coordonnée par le MIT Haystack Observatory espère observer des objets très éloignés et très lumineux dans le domaine des ondes submillimétriques, avec une vedette : le trou noir de notre Galaxie.


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Les chrétiens d’Irak chassés de Mossoul, première lapidation

Les chrétiens d’Irak chassés de Mossoul, première lapidation | Think outside the Box | Scoop.it
Les chrétiens de Mossoul, une ville contrôlée par les jihadistes de l’État islamique (EI), fuyaient en masse vendredi après un ultimatum de ce groupe ultra-radical leur donnant quelques heures pour quitter les lieux, selon le patriarche chaldéen et des témoins, cités par l’AFP.


(...)

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Agriculture and economy's comment, July 20, 6:04 AM
Du courage pour relayer cette info sur un drame, un peu occulté par les medias par rapport à d'autres détresses. En fait, information sur les violences faites au chrétien ne suscitent guère d'émoi, sinon une gêne : comment peut-on être chrétien ?
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Entretien avec Michel Serres, de l'Académie Française : un philosophe témoin de son temps

Entretien avec Michel Serres, de l'Académie Française : un philosophe témoin de son temps | Think outside the Box | Scoop.it

Michel Serres, l'un des plus grands philosophes vivants, membre de l'Académie Française et professeur à Stanford University, nous offre, avec un livre d'entretiens intitulé « Pantopie : de Hermès à Petite Poucette  »*, une magistrale synthèse, rigoureuse et accessible à la fois, de sa pensée. Une œuvre importante !


Daniel Salvatore Schiffer :Votre dernier livre, « Pantopie : de Hermès à Petite Poucette », se présente comme une synthèse magistrale, articulée mais accessible, de votre œuvre. Quels en sont le but et le motif ?

Michel Serres : J'ai écrit, jusqu'à ce jour, une soixantaine de livres, dont certains, les premiers surtout, ne sont pas toujours accessibles, malgré leur effort de pédagogie, au grand public. Ainsi d'un ouvrage tel que « Le système de Leibniz et ses modèles mathématiques  », paru, aux Presses Universitaires de France, en 1968, ou la série « Hermès », composée de cinq essais publiés, aux Éditions de Minuit, entre 1969 et 1980. Mon livre « Les Origines de la géométrie  », paru chez Flammarion en 1993, n'était pas simple non plus. Et puis il y a eu, plus récemment, la série dédiée à ce que j'appelle l' « hominescence » : « le grand récit du monde ».

D.S.S. : Votre dernier livre procède de la volonté, de votre part comme de celle de vos deux interlocuteurs, de vulgariser, au sens noble du terme, une pensée qui peut paraître parfois ardue pour le lecteur non averti ?

M.S. : Oui ! Je suis très reconnaissant, à ce propos, à Martin Legros et Sven Ortoli, qui ont réalisé au fil des jours, avec rigueur scientifique, esprit de méthode mais surtout clarté dans l'expression, ces longs entretiens sur des sujets aussi variés et pourtant parfaitement cohérents avec ma démarche intellectuelle.

LE GRAND RECIT DU MONDE 

D.S.S. : Pouvez-vous préciser cette notion, qui vous est chère, de « Grand Récit » ?

M.S. : Ce « grand récit du monde » est celui où le philosophe que je suis tente d'établir des ponts épistémologiques, des passerelles cognitives, afin de mieux comprendre l'histoire de l'humanité en son ensemble, entre des disciplines aussi diversifiées que la philosophie, les sciences (exactes, appliquées ou humaines), l'anthropologie, l'ethnologie, la géographie, la philologie, la linguistique, l'éthique, etc. Il s'agit là, à cheval entre les XXe et XXIe siècles, d'une sorte d'encyclopédie du savoir, d'une synthèse de nos connaissances actuelles, comme le firent jadis certains grands philosophes, tels Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel ou Husserl. C'est le rêve de tout philosophe soucieux d'un savoir universel, à l'instar des Encyclopédistes du XVIIIe siècle.

D.S.S. : Le philosophe que vous êtes développe donc là une vision du monde (une « Weltanschauung », pour reprendre le terme du philosophe allemand Schelling) basée sur la double connaissance des sciences et des humanités !

M.S. : Exact : c'est du moins mon ambition ! Ce « grand récit du monde » tel que je l'ai écrit, s'articulait, sur le plan conceptuel et au niveau historique, à partir de quatre essais, publiés entre 2001 et 2006, intitulés « Hominescence  », « L'Incandescent  », « Rameaux  » et « Récits d'Humanisme  ». C'était déjà là, de la part de l'ancien marin que je suis également, « l'histoire d'un amoureux de la vie » désireux de « faire le tour du monde », comme le spécifie la couverture de mon dernier ouvrage, « Pantopie : de Hermès à Petite Poucette  ».

UN IDEAL ENCYCLOPEDIQUE

D.S.S. : Vous avez l'habitude de dire, à ce propos, qu'une philosophie correctement conçue se doit d'être entendue comme un véritable voyage !

M.S. : C'est vrai ! Un philosophe digne de ce nom doit avoir le souci de trois voyages, au moins : un voyage spatial, à travers cette magnifique planète qu'est notre Terre, comme Jules Verne, sur lequel j'ai écrit aussi (voir mon essai « Jouvences, sur Jules Verne  », publié en 1974), l'a imaginé dans son roman « Le Tour du monde en 80 jours  » ; un voyage intellectuel, à travers les différents savoirs, les diverses sciences, matières et disciplines ; un voyage humain, à travers les multiples cultures et civilisations de notre monde. C'est là, la réunion de ces trois types de voyages, ce que je nomme « l'idéal encyclopédique » !

D.S.S. : C'est aussi là le sens premier et originel, essentiel tant sur le plan philosophique que scientifique, de votre concept de « pantopie », pour paraphraser le titre de votre dernier ouvrage !

M.S. : Absolument ! Ce mot, « pantopie », est un néologisme français dérivant de la contraction sémiologique des termes grecs « pan », signifiant « tous », et « topos », signifiant « lieu ». Cette « pantopie » renvoie donc également à un nouveau mode de pensée : une pensée embrassant la totalité du monde et, donc, d'un savoir universel. C'est, en quelque sorte, l'utopie de demain, laquelle consiste non plus à imaginer d'autres lieux, mais à penser, virtuellement, tous les mondes possibles, pour reprendre le langage leibnizien. Cette « pantopie », telle que je la conçois, ne s'éloigne d'ailleurs guère, métaphoriquement, de ce que Leibniz, philosophe, mathématicien et savant à la fois, entendait par le concept de « monadologie », titre de son livre le plus célèbre : une fenêtre ouverte sur le monde, mais aussi sur tous les mondes possibles, y compris les mondes technologiques et virtuels ! Car le virtuel, c'est, par définition, le possible ! C'est aussi là, plus profondément encore, une façon de penser le général, le pluriel, « la pensée synthétique » comme dirait Kant, à travers le particulier, le singulier, « la pensée analytique » comme le dirait encore ce même Kant.

D.S.S. : Ce récent pan de votre pensée s'avère cohérent, telle sa conséquence logique, avec la première partie de votre œuvre, la plus ancienne, consacrée à la thématique, justement, de la communication, ainsi que l'indique votre série Hermès, dont le premier volume s'intitulait « La Communication », tandis que les deuxième, troisième, quatrième et cinquième tomes avaient pour titre, respectivement, « L'Interférence », « La Traduction », « La Distribution » et « Le Passage du Nord-Ouest » !

M.S. : Oui ! Je faisais à l'époque, il y a près d'un demi-siècle déjà, un pari sur la communication : pari qui s'est révélé par la suite fondé, ainsi que l'a prouvé l'ère d'internet et des réseaux sociaux, de la globalisation et de la mondialisation. Les faits, a posteriori, m'ont donné raison ! Mais, comme le réputait cet esprit lucide qu'était Aristote, penser n'est-ce pas anticiper ? J'entends, avant tout, anticiper le réel !

LA REVOLUTION NUMERIQUE : UNE BASCULE DE CIVILISATION

D.S.S. : En ce sens-là, vous avez vu venir, bien avant bon nombre de philosophes contemporains, les grandes révolutions de notre temps : le basculement dans l'ère de la communication et la révolution numérique, certes, mais aussi la crise de l'écologie ainsi que l'intérêt pour l'environnement (voir vos essais « Le Contrat naturel », paru en 1990, et « Le Mal propre - Polluer pour s'approprier », publié en 2008) et même l'avènement d'un nouveau corps (voir votre livre « Variations sur le corps, paru en 1999 aux Éditions du Pommier) !

M.S. : Nous vivons aujourd'hui une révolution majeure, dont le philosophe que je suis est le témoin : c'est la révolution du numérique, qui engendre, dans notre monde, des transformations considérables, à tous points de vue : au sein des populations, de la culture, des relations humaines, des professions et donc, par voie de conséquence, dans notre vision du monde moderne. Je suis le contemporain de cette révolution. Qu'est-ce d'autre qu'un philosophe, du reste, sinon un témoin de son temps ? Nous sommes dans une bascule de civilisation. La révolution numérique s'apparente à une espèce d'utopie démocratique !

D.S.S. Qu'entendez-vous par là, plus exactement ?

M.S. : Le développement de l'humanité, à défaut de réel progrès toujours, est scandé, historiquement, par trois moments fondamentaux : l'invention de l'écriture, c'est à-dire le passage de l'oral à l'écrit ; l'invention de l'imprimerie, c'est-à-dire le passage de l'écrit à l'imprimé, et donc au livre ; l'invention du numérique, c'est-à-dire le passage du livre à l'écran, et donc à l'image. Les deux premières révolutions ont engendré le monde que nous connaissons et dans lequel nous vivons. Mais la récente invention du numérique implique une révolution, dans notre vision du monde aussi bien que dans notre mode de pensée, sinon dans notre manière d'appréhender notre propre existence, comparable à celle de l'imprimerie. C'est là, par rapport au passé, un changement très profond, tant sur le plan technologique que cognitif, dont on ne mesure pas encore très bien les conséquences. Cette métamorphose, par les crises qu'elle provoque fatalement, peut paraître certes inquiétante parfois, mais elle est surtout passionnante. Cette révolution numérique, dont le monde contemporain est s'avère à la fois la cause et l'effet, l'agent et le vecteur, induit un tel changement, au sein des mentalités, que les jeunes d'aujourd'hui, qui sont experts en matière de manipulation d'internet, d'ordinateurs portables, téléphones mobiles, smartphones et autres tablettes, doivent tout réinventer : la manière d'être et de connaître, le vivre ensemble, les institutions, la démocratie même, le traitement de l'information. Ce sont là, par leur ampleur, d'extraordinaires mutations politiques, sociales et cognitives !

D.S.S. : C'est là précisément la thèse centrale de l'un de vos derniers livres, « Petite Poucette », qui se présente comme un manifeste à l'usage des jeunes générations !

M.S. : Exactement. De cet essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né, que je nomme, métaphoriquement, Petite Poucette en raison de la maestria avec laquelle les messages – nous retournons là à mon idée première de « communication » telle que la développait ma série des « Hermès  », le dieu des messages précisément - fusent de ses pouces lorsqu'elle tape sur ses smartphones. Petite Poucette vit, avec cet appareil miniaturisé, à l'ère du « maintenant », au sens littéral de « main-tenant » : elle vit en tenant en main, par un simple clic sur son clavier, tout le savoir du monde, qui est condensé sur un écran minuscule, matériellement, et pourtant gigantesque, presque infini, au niveau de ses potentialités cognitives.

D.S.S. : Morale de l'Histoire ?

M.S. : C'est là, cette stupéfiante invention technologique, une incroyable révolution intellectuelle, porteuse, à cette impérieuse condition que l'homme en fasse bon usage, d'un nouveau type d'humanité : c'est le monde du futur et donc, si l'homme ne se dénature pas, l'humanisme à venir. Le défi est immense, mais je parie, si on parvient à écarter les dangers forcément inhérents à ce type de société, sur sa réussite démocratique. Du moins, c'est à espérer, si on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'homme !

*Publié aux Éditions Le Pommier (Paris).

DANIEL SALVATORE SCHIFFER

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▶ Attentat démocratique

Ajoutée le 9 juin 2014

Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.
Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS
Introduction: http://4emesinge.com/
http://le-message.org/


Jacques Le Bris's insight:

http://www.le-message.org/?lang=fr


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La Cour des comptes s’inquiète pour les meubles et tableaux disparus de l’Élysée

La Cour des comptes s’inquiète pour les meubles et tableaux disparus de l’Élysée | Think outside the Box | Scoop.it

Dans son rapport annuel sur les comptes et la gestion de l’Élysée, la Rue Cambon estime que 32 œuvres des Musées nationaux et 625 meubles du Mobilier national étaient portés disparus en 2012, certains depuis très longtemps.

Pour la sixième année, la Cour des comptes vient de rendre au président de la République son rapport sur les comptes et la gestion de la République (cliquez ici pour accéder au rapport). Et comme chaque année, les magistrats de la Rue Cambon insèrent dans leur rapport un focus sur un point particulier. Après les sondages, l’avion présidentiel, les déplacements du chef de l’État, la Cour s’est cette fois-ci intéressée aux meubles, tableaux et objets d’art disparus des résidences présidentielles.

En principe, le Mobilier national effectue un récolement, c’est-à-dire constate la présence effective des objets, tous les cinq ans. Pour les Musées nationaux, c’est tous les dix ans. Première surprise de la Cour des comptes, qui voulait un bilan des récolements de 2012, un délai de deux ans est nécessaire pour établir ce recensement. “La Cour s’étonne que les récolements du mobilier mis à la disposition de la Présidence, réalisés dans les semaines qui précèdent la fin du quinquennat, ne soient disponibles que plus de deux ans après le départ de l’équipe présidentielle sortante”, soit à l’automne 2014, déplore la Rue Cambon, qui a quand même réalisé une estimation à partir d’éléments qu’elle a demandés : “Il ressort des récolements effectués en 2012 que pouvaient être considérés comme « non vus », à cette date, trente-deux œuvres déposées par les musées nationaux et six cent vingt-cinq meubles du Mobilier national.”

Impossible à ce stade de savoir quelles disparitions sont récentes et lesquelles sont anciennes. “Ce point fera l’objet d’un suivi particulier lors du prochain contrôle”, promet la Cour des comptes, qui suggère de ne pas laisser trop de temps après la fin du mandat présidentiel pour publier le résultat des récolements…

Dispositif hérité de l’Ancien Régime

La Rue Cambon rappelle au passage le vide juridique qui entoure ces “prêts” aux résidences présidentielles, contrairement aux dépôts de mobilier pour les locaux ministériels notamment, régis par un décret de 2011. “Les objets dont (la Présidence) demande à bénéficier ne constituent pas, comme c’est le cas pour tous les autres bénéficiaires publics, des « dépôts », mais des « envois », que le Président et ses collaborateurs peuvent en principe solliciter sans limite et sans conditions formalisées, selon un dispositif qui est l’héritier direct du Garde-meuble et du service de la Maison du roi”, souligne la Cour des comptes, qui préconise aussi de faire régler la facture de l’entretien et de la restauration des objets empruntés par l’Élysée, soit près de 499 000 euros par an.

La Cour des comptes rappelle à toutes fins utiles qu’il est “impératif de ne pas s’interdire à l’avenir de déposer plainte de façon systématique dès la constatation d’un « non-vu ». L’expérience a montré que cette procédure, dissuasive, permet souvent le retour d’une partie significative des objets supposés disparus”.

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Fusion des régions : Gérard Onesta (EE-LV) critique une réforme "mal embarquée" et propose sa propre version

Fusion des régions : Gérard Onesta (EE-LV) critique une réforme "mal embarquée" et propose sa propre version | Think outside the Box | Scoop.it


Gérard Onesta propose sa version de la réforme territoriale


"La réforme territoriale est terriblement mal embarquée." Gérard Onesta, conseiller régional de Midi-Pyrénées EE-LV, estime que la carte de 14 régions proposée par François Hollande en juin dernier a été faite "à l’arrache" et propose, dans un document de 28 pages, sa propre version de la réforme. Pour ce spécialiste des questions institutionnelles, la forte identité des régions et le bicamérisme (deux assemblées par région) sont les clés du système. Interview.

Que reprochez vous à la carte de 14 régions proposée par François Hollande le 2 juin dernier ?
Il y a du bon dans le projet de loi de François Hollande, je le reconnais. Le besoin de remettre à plat le millefeuille territorial français n'est plus à démontrer.
Mais la méthode est catastrophique. Un texte saucissonné, un calendrier incohérent : on ne comprend pas. La carte a été faite dans un milieu très fermé, opaque, à l’arrache, en fonction de qui gueule le plus au téléphone. De toute façon, une réforme territoriale digne de ce nom ne pourra donner toute sa mesure qu'au travers d'une remise à plat plus globale de nos institutions. Cette réforme est nécessaire mais terriblement mal embarquée et risque d’accoucher d’un monstre.

Vos propositions reposent sur un point majeur : le bicamérisme, c'est-à-dire deux assemblées régionales. Pourquoi est-ce essentiel?
On se rend compte que la société humaine est traversée par deux forces opposées : celle qui nous pousse vers nos semblables (pour attraper le mammouth il vaut mieux que toute la tribu se mobilise) et celle qui nous diversifie (on pisse au quatre coins du territoire pour marquer sa propriété : ma mobylette, ma chambre, mon porte-avion). Les institutions doivent marquer cette double tension. On a besoin d’une chambre qui nous rassemble, où s’exprime tout ce qui nous transcende, c'est la chambre régionale citoyenne. À coté, il faut un organe qui incarne notre besoin de diversité, c'est la chambre régionale territoriale. Quand il n’y a pas d’équilibre entre ces deux forces, la société humaine ne tient pas.

Comment se composent ces deux assemblées ?

Le mécanisme est simple : la première assemblée (assemblée citoyenne) est composée de personnes élues au suffrage universel direct selon leurs couleurs politiques et leurs grands projets. La 2e chambre (assemblée territoriale) est composée de représentants des territoires, ce que j’appelle les "pays", également élus au suffrage universel direct. Elle a le même pouvoir que la première chambre et gère le même budget. Au lieu de 14 budgets dissociés (Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées associées représentent 13 départements plus une assemblée régionale, NDLR), on en a un seul. Ce n’est pas le budget de la Catalogne mais on se rapproche ! Et il n’y a, de fait, plus de problèmes de compétences : les deux assemblées codécident par un vote.

L’exécutif, c’est donc le président de la Région ?
En effet, les deux chambres élisent un exécutif séparé. C’est un des points importants de la réforme, l’exécutif doit être extérieur à l’assemblée. Comment est-il désigné ? Le lendemain des élections, les deux chambres sont constituées, avec exactement le même nombre d’élus (ce qui va au passage diminuer le nombre d’élus d’environ un tiers). On propose alors un ou une président(e) qui doit avoir l’investiture des deux assemblées. Cette personne constitue son gouvernement régional. Je suis ouvert à ce qu’il soit éventuellement composé, partiellement, de gens qui ne sont pas élus, choisis sur compétences.
Le président arrive avec son collège de vice-présidents (est-ce qu’on osera le mot ministre ?) et demande la confiance des deux assemblées. S’il n’a pas la confiance des deux assemblées, le président tombe et on propose un autre nom.
Avec un exécutif extérieur, cela permet au passage d’avoir un(e) président(e) de l’assemblée régionale citoyenne, un(e) président(e) de l’assemblée régionale territoriale et un(e) président(e) de gouvernement. Cela fait trois personnes. Le fonctionnement est collégial.

Que faites-vous des départements ?

Le département est la plus vieille institution au monde ! Elle n’a pas bougé depuis 223 ans. On ne peut pas rester fossilisé. Avec le bicamérisme, le besoin de proximité et de représentativité du monde rural est réglé. Le mont de Lacaune pèsera autant que Toulouse Métropole dans la seconde chambre.
Jusqu’à maintenant, la République a fonctionné au travers du trinôme commune / département / État. Le 21e siècle voit naître un nouveau trinôme : pays / région / Europe.

Votre carte propose 17 régions, établis sur 4 critères. Lesquels ?
C’est bien que le gouvernement ait proposé une carte, car il ne faut pas laisser décider les petits barrons locaux. Mais, à partir de cette carte-là, il faut définir des critères un peu plus fins, un peu plus intelligents. Je propose 4 critères.
D’abord, on sait très bien que ce qui fait un territoire, c’est la socio-économie. Où est la grande métropole d’équilibre ? Où sont les réseaux d’acteurs économiques, industriels, agricoles qui fonctionnent ensemble ? Le deuxième critère est l’histoire et la culture. Je trouve regrettable que le ministre de l’Intérieur dise qu’il ne veut absolument pas créer des régions à forte identité. Il se trompe complètement. Ce qui fait que le Pays basque ou la Catalogne existe, c’est l’identité. Le 3e critère est géographique et environnemental. J’en rajoute un 4e : le principe d'euro-régions. Par exemple, le Hainaut français travaille avec le Hainaut belge. Ils ont des structures communes. Nous faisons le pari que dans le siècle qui commence, cela fera sens.

Faut-il créer des régions qui comprennent des départements de nos pays limitrophes ?
Dans les prochaines décennies, Bayonne sera toujours administrée majoritairement par la loi française et Bilbao par la loi espagnole. Mais je fais remarquer que depuis 1964, Bayonne et Bilbao sont régies de manière beaucoup plus importante par les directives européennes qui s’imposent au droit national. On a déjà la même monnaie, la politique agricole commune, la même politique étrangère, la même politique de commerce extérieur.
Au cours du 21e siècle, nos euro-régions déborderont de l’Hexagone mais en attendant pourquoi pas un territoire à statut particulier (Catalogne, Pays Basque, Alsace, Savoie…) Cela existe déjà, je n’invente rien. L’euro région Sar-Lor-Lux (Sarre-Luxembourg-Lorraine) fonctionne.

Dans cette logique, pourquoi pas un grand sud Aquitaine - Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon?
Je pense qu’une grande région Aquitaine - Midi-Pyrénées - Languedoc Roussillon est trop grande. Il faut quand même garder la capacité de faire l’aller-retour dans la journée.
C’est peut-être l’Albigeois qui parle, mais avec la fusion Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon, je crois qu’on peut parler de réunification du Languedoc car on ne fait que reconstituer le Languedoc historique, la jonction du haut et du bas Languedoc. Appelons ça Languedoc et Christian Bourquin sera content, c’est lui qui absorbera Martin Malvy !

Quel est le ton des discussions avec Martin Malvy sur la réforme territoriale ?
Les socialistes ont toujours eu un problème avec la réforme territoriale parce que c’est leur fond de commerce. Je ne dis pas Martin Malvy, je dis les socialistes. On était prêts à mettre à bas la réforme territoriale de Sarkozy. Mais par quoi on la remplace ? Chacun veut sauver son canton, sa commune, son intercommunalité, sa région, son département. Martin Malvy est dans son rôle, il suit le gouvernement. Avec lui, nous sommes en phase en ce qui concerne l’impôt, les compétences, l’exécutif. Il se dit prêt à étudier mes propositions et nous allons en discuter tout l’été.

Finalement, à qui est destiné le document de 28 pages, "La réforme impossible?" que vous avez écrit pour proposer votre analyse ?
J’ai envoyé ce document à quelques
ministres et au secrétaire général de l’Élysée, en attirant leur point
de vue sur 2 ou 3 points clés. Est-ce que cela va déboucher sur des
rendez-vous stratégiques importants ? Je ne sais pas. Honnêtement, les
collègues de droite ou de gauche, qu’ils soient pro-régionalistes,
départementalistes ou pro-européens, sont venus me voir pour me dire
qu’il y avait de bonnes choses dans mes propositions. Cette bouteille à
la mer va-t-elle échouer sur la bonne plage, sur le bureau du bon
décideur politique ? Il faudrait que cela touche avant tout ceux qui se
rendent compte que le passage en force de la réforme va faire des
dégâts...

Propos recueillis par Sophie Arutunian

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Comment la France veut réguler le bitcoin

Comment la France veut réguler le bitcoin | Think outside the Box | Scoop.it
Le calendrier fait parfois bien les choses. Alors qu'une plateforme illégale de bitcoins vient d'être démantelée par les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, la section Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) du ministère des finances devait remettre, vendredi 11 juillet, un rapport de son groupe de travail consacré aux « monnaies virtuelles » au ministre des finances et des comptes publics, Michel Sapin.

Lire l'interview avec Michel Sapin Bitcoin et monnaies virtuelles : « Réguler n'est pas museler »

Le rapport de Tracfin, que Le Monde a pu consulter, fait non seulement l'état des risques liés à l'utilisation de ces crypto-monnaies, dont le célèbre bitcoin, qui concentre 90 % de ce marché, est la plus connue, mais il propose également de premières pistes pour réguler leur utilisation et rendre leur circulation plus transparente. Créée en 2009 par un développeur anonyme, le bitcoin est émis par un logiciel, selon un algorithme. Le nombre de bitcoins créé est limité à 21 millions, selon un principe de « pénurie » organisée, ce qui en fait une monnaie hautement spéculative. Son cours, qui fluctue en fonction de l'offre et de la demande, est extrêmement volatil.

Loin d'adopter une position répressive, Michel Sapin considère que, si « les monnaies virtuelles sont une réalité qu'il ne faut pas grossir (...), elles témoignent d'une capacité d'innovation qu'il faut promouvoir ». Pour ce faire, estime-t-il, « le système doit être régulé par la puissance publique ». Deux priorités sont pointées par le ministre. D'une part, il souhaite que l'utilisation de ces monnaies, qui ne sont, juridiquement, ni un moyen de paiement, ni un instrument financier, expose le moins possible l'utilisateur à des risques juridiques ou financiers ; d'autre part qu'elles ne soient pas utilisées à des fins illégales (trafic, escroqueries, blanchiment, financement du terrorisme...).

Lever une partie de l'anonymat

Bien que légal - à l'heure actuelle il est assimilé au troc - le paiement en bitcoin présente des spécificités qui peuvent poser problème, explique Tracfin, du fait de l'opacité dans laquelle il est émis et de l'anonymat qui prévaut au sein des utilisateurs : seules les transactions en bitcoins sont publiques, les détenteurs et émetteurs peuvent agir sans dévoiler leur identité. C'est précisément sur ce point que Tracfin préconise d'intervenir :

« L'idée est de lever l'anonymat du détenteur de bitcoins au moment où il y a frottement entre les sphères virtuelle et réelle, explique M. Sapin, c'est-à-dire au moment où l'on se sert de la monnaie virtuelle pour effectuer un achat ».

De la même façon, Tracfin propose d'imposer un plafond aux montants utilisés pour effectuer une transaction en bitcoin. « Dès lors qu'un moyen de paiement est entièrement anonyme, et donc non traçable, il y a des risques qu'il faut pouvoir endiguer », justifie Michel Sapin. Reste à savoir si ces deux mesures ne vont pas faire fuir les « geeks », qui apprécient justement le caractère insaisissable de ce système et verront peut-être d'un mauvais oeil sa normalisation.

L'autre volet de la régulation concerne la fiscalité des transactions en monnaie virtuelle.

« Une instruction est publiée aujourd'hui afin de préciser la fiscalité qui s'applique à ces monnaies, indique le ministre, Les plus-values seront imposables au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou au titre des bénéfices non commerciaux (BNC), selon que l'activité d'achat et de revente est effectuée ou non de façon régulière et professionnelle Les bitcoins et autres font partie du patrimoine, ils doivent donc être déclarés au titre de l'ISF ».

Quant à la TVA, « la France soutiendra au niveau européen un non-assujettissement, en raison notamment des risques de fraude qui seraient liés au caractère remboursable de la TVA sur ces actifs immatériels ».

Lire aussi : Rapatrier ses bitcoins et les déclarer (ou non)

Pas de cadre rigide

Le fait que les crypto-monnaies ne soient l'objet d'aucun statut juridique à l'heure actuelle n'est, selon lui, pas un frein à la régulation, au contraire : « la technologie autour des monnaies virtuelles évolue très rapidement, il ne faut pas se doter d'un cadre réglementaire trop rigide ». Même sans statut, elle sera soumise aux dispositions de la future directive européenne anti-blanchiment, qui devrait être promulguée en fin d'année, « afin de garantir une égalité de traitement entre les acteurs financiers ».

Le rapport de Tracfin évoque enfin les risques assumés par le consommateur lorsqu'il émet, détient et échange des bitcoins. Des risques auxquels il est difficile d'apporter une réponse. « C'est un vrai sujet », admet son directeur, Jean-Baptiste Carpentier. « Les utilisateurs ne profitent d'aucune garantie d'un tiers ou de l'Etat lorsque, par exemple, une plate-forme étrangère comme MtGox met la clé sous la porte », expliquait-il au Monde en avril.

Lire l'enquête : MtGox : retour sur les ratés du bitcoin

Les autorités privilégient donc une approche préventive : l'AMF a inclus les monnaies virtuelles dans sa cartographie des risques et a conseillé aux épargnants de s'en tenir éloignés, au moins pour le moment. Même son de cloche du côté de la Banque de France, qui en décembre mettait en garde contre les problèmes posés par ce type de monnaies en termes de liquidité et de garantie de prix. Le rapport de Tracfin et les premières mesures qui en découleront - « peuvent être prises rapidement », assure Michel Sapin - témoignent de la volonté du ministère de prendre les devants pour encadrer une innovation qui ne peut, selon lui, être réduit au trafic de drogue et à l'évasion fiscale.

Lire le dossier : La révolution cachée du bitcoin

Audrey Fournier 
Journaliste Nouvelles Technologies

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Europe : vers une interdiction des potagers privés

Europe : vers une interdiction des potagers privés | Think outside the Box | Scoop.it

Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne souhaite l’illégalité de la pousse, la reproduction ou la vente des semences de végétaux qui n’ont pas été testées et approuvées par une nouvelle autorité, l’Agence européenne des variétés végétales. En criminalisant la culture privée de légumes, la Commission européenne remettrait le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

Les eurodéputés verts voient d’un mauvais oeil la proposition de la Commission jugée « contreproductive et dangereuse »: « La biodiversité est en danger. Les multinationales ont focalisé leurs efforts sur la création de plantes à haut rendement, mais qui sont fragiles. Elles ne peuvent subsister que dans un environnement artificialisé dépendant des engrais chimiques et des pesticides, donc du pétrole », affirme José Bové.

Plus de semences régionales, plus de variétés ancestrales ou endémiques. Bref des semences F1, transgéniques ou pire OGM. Fin de la bio-variété dans nos jardins. Fini les jardins ouvriers et les marchés d’échanges de plants et semences entre particuliers. Bref finie la bonne bouffe.

Le texte pondu par notre chère commission européenne, rien que le titre vaut le jus : « Des règles plus intelligentes pour des denrées alimentaires plus sûres: la Commission propose un paquet législatif primordial pour moderniser, simplifier et renforcer la filière agroalimentaire en Europe ».

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La France, en route vers la censure d'Internet

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Le pays des Lumières, havre des libertés, met en place petit à petit un système de blocage administratif des sites web, sans intervention de la justice.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, met en oeuvre le projet de censure d'Internet du Premier ministre Manuel Valls.

Le pays des Lumières, havre des libertés, met en place petit à petit un système de blocage administratif des sites web, sans intervention de la justice.


C'est le genre d'article qu'on espérait ne jamais devoir écrire... Les députés ont voté mardi soir en commission des Lois le blocage administratif de sites faisant l'apologie du terrorisme, et ce, sans intervention de la justice. L'Assemblée devra se prononcer en plénière mi-septembre sur l'ensemble du projet de loi de lutte contre le terrorisme. Si le but est évidemment louable, la mesure est largement critiquée, dans la droite ligne des blocages prévus pour lutter contre la pédopornographie.

Quelques heures avant le vote, une commission spécialisée avait durement contesté le projet du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Dans sa recommandation, cette commission de réflexion sur le droit et les libertés à l'âge du numérique, créée en février pour éclairer les parlementaires sur ces questions, rappelle que "le préalable d'une décision judiciaire apparaît comme un principe essentiel, de nature à respecter l'ensemble des intérêts en présence, lorsque est envisagé le blocage de l'accès à des contenus illicites sur des réseaux numériques".

Coprésidée par le député socialiste Christian Paul et l'avocate Christiane Féral-Schuhl, la commission explique notamment que le blocage des sites est très difficile à mettre en oeuvre. Mais le projet est bien parti pour être validé en septembre, d'autant qu'il est très cher au Premier ministre Manuel Valls, qui avait déjà fait un pas dans cette direction lorsqu'il était Place Beauvau. Aujourd'hui, comme pour tous les projets de loi concernant les libertés sur Internet (Hadopi, Loppsi 2, Loi de programmation militaire, etc.), quelques députés de tous bords qui ont compris le fonctionnement d'Internet semblent s'opposer, en vain, à l'éternel fantasme de contrôle d'Internet, que l'on retrouve autant à droite qu'à gauche.

Contournable en un clic

Comme c'est le cas dans les pays pratiquant déjà la censure d'Internet, la commission craint un contournement facile du blocage. Et c'est une crainte plus que fondée ! L'utilisation par les internautes de réseaux privés virtuels (VPN), par exemple, leur permet - en quelque sorte - de se connecter de façon chiffrée via le réseau d'un autre pays et donc d'échapper aux blocages décidés par un État ou par un autre. Ces services, qui coûtent quelques euros par mois et rapportent gros à leurs créateurs, sont souvent étrangers, et parfois fournis par des réseaux mafieux. Leur utilisation a explosé en France depuis la mise en place du gendarme du piratage, la Hadopi.

Les outils destinés aux cyberdissidents, comme l'excellent Tor, permettent aussi d'échapper à la censure, gratuitement et en un clic. L'utilisation de Tor explose dans les grandes démocraties, de plus en plus adeptes de la cybercensure. Résultat : il est encore plus difficile de repérer les activités illégales. Lors d'un précédent projet de censure des sites terroristes en 2013 (celui de Manuel Valls), le juge antiterroriste Marc Trévidic avait expliqué que c'est justement grâce aux imprudences des terroristes sur Internet que la police peut les repérer et les arrêter...

Des mesures "disproportionnées" et "inefficaces"

La commission craint par ailleurs les blocages de contenus par erreur, c'est-à-dire l'inscription sur la liste noire de sites n'ayant rien à voir avec le terrorisme ou la pédopornographie, comme cela a été prouvé, par exemple en Australie. Le "retrait du contenu auprès des hébergeurs doit être privilégié sur le blocage lorsque ces derniers sont coopératifs", estime la commission. Plusieurs autres voix se sont élevées contre le projet de loi socialiste. Reporters sans frontières (RSF), qui n'a pas pour habitude de critiquer la France, n'y va pas de main morte. Selon son communiqué, le texte "pourrait engendrer un recul de la liberté d'information puisqu'il (...) prévoit le blocage administratif de sites internet et augmente les mesures de surveillance".

"C'est un test majeur pour la défense des droits et libertés contre l'instauration de mesures très graves de police préventive de l'intention, contournant le judiciaire au nom de la lutte contre le terrorisme", dénonce pour sa part le collectif citoyen La Quadrature du Net. "L'ensemble de ce projet de loi instaure un état d'exception permanent d'Internet, contournant largement le juge pour s'orienter vers des solutions policières et administratives, non contradictoires, disproportionnées et pour la plupart inefficaces", poursuit l'association. "L'adoption de ce projet de loi par une majorité qui avait autrefois combattu ces dispositions inspirées du programme de Nicolas Sarkozy illustre l'acceptation générale par la classe politique d'un abandon du pouvoir judiciaire au profit de la police et de la généralisation des mesures d'exception. Citoyens et organisations de la société civile doivent se mobiliser pour lutter contre la banalisation des atteintes aux libertés fondamentales !" explique Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

Des concessions inutiles

Tenant compte en partie des critiques, le rapporteur du texte, Sébastien Pietrasanta (PS), a fait adopter un amendement prévoyant que "la demande de blocage d'un site devra obligatoirement être précédée par une demande adressée à l'éditeur du site ou, à défaut, à son hébergeur de retirer le contenu illicite". "Ce n'est qu'en l'absence de retrait dans un délai de vingt-quatre heures que l'autorité administrative pourra faire procéder au blocage du site par les FAI", précise-t-il.

Via un autre amendement, Sébastien Pietrasanta a aussi promis de confier à une personnalité qualifiée, désignée par la Cnil, "la mission de vérifier que les contenus dont l'autorité administrative demande le retrait ou que les sites dont elle ordonne le blocage sont bien contraires aux dispositions du Code pénal sanctionnant la provocation au terrorisme, l'apologie du terrorisme ou la diffusion d'images pédopornographiques". Cette personnalité pourrait, si l'autorité administrative ne suit pas sa recommandation, saisir la juridiction administrative.

L'État, bientôt promoteur des sites terroristes

Mais ce contrôle des sites bloqués impliquerait la publication de la liste noire, ou du moins sa circulation dans des cercles qui, s'ils sont restreints, ne resteront pas muets. L'État offrira alors une publicité inespérée aux sites qu'il souhaite bloquer, car à l'ère des WikiLeaks et autres Edward Snowden, la diffusion de la liste ne sera qu'une question de temps. C'est ce qu'on appelle sur Internet l'effet Streisand : quand on veut à tout prix étouffer quelque chose, on finit par le promouvoir. Dans ce cas, l'État aura gentiment constitué les marque-pages du parfait petit terroriste.

Espérons que les députés retrouveront la raison d'ici l'examen en hémicycle mi-septembre, et qu'ils verront enfin Internet comme un espace sur lequel il faut appliquer les lois existantes, non en créer d'autres plus strictes...

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Conflit israélo-palestinien : combien de morts depuis l'an 2000 ?

Conflit israélo-palestinien : combien de morts depuis l'an 2000 ? | Think outside the Box | Scoop.it
Chronologie. Les guerres successives entre le Hamas et Israël ont eu un coût humain immense en presque 15 ans.
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Maladies du cerveau : 1 personne sur 3 sera un jour concernée

Maladies du cerveau : 1 personne sur 3 sera un jour concernée | Think outside the Box | Scoop.it
A l'occasion de la première Journée mondiale du cerveau, des neurologues alertent les décideurs politiques sur le coût des affections cérébrales, trop souvent sous-estimé.

Ces deux textes sensibles sont présentés en conseil des ministres ce mercredi. Objectif : faciliter le quotidien des étrangers vivant en France, lutter contre les filières illégales et rénover un système d'asile "à bout de souffle" selon Manuel Valls.

 

Il les avait préparés au ministère de l'Intérieur, c'est en tant que Premier ministre que Manuel Valls va présenter, ce mercredi, les deux projets de loi sur l'immigration et le droit d'asile. Ces deux textes, dévoilés ensemble, seront soumis au vote séparément pour éviter tout amalgame entre la politique migratoire et le droit d'asile. Ces projets étaient prêts depuis le mois d'avril mais avaient été reportés pour éviter toute polémique avant les élections européennes.

Des titres de séjour de deux à quatre ans

C'est la principale mesure du texte : la création de titres de séjour pluriannuels. Jusque-là, les étrangers résidant en France devaient renouveler leurs titres de séjour chaque année ou espérer une carte de résident pour dix ans mais distribuées au compte-goutte par les préfectures. Autre nouveauté, le "passeport talent" pour 10.000 artistes, sportifs ou scientifiques établis en France.

 

Pour les personnes expulsables, l'assignation à résidence sera privilégiée à la rétention. Côté repression, le gouvernement entend lutter contre les filières illégales et les préfets pourront interdire de retour en France, pendant une à trois années, tout ressortissant européen coupable de troubles à l'ordre public.

Réduire les délais pour les demandeurs d'asile

Le système d'asile est "à bout de souffle" : les mots sont de Manuel Valls lui-même. La France enregistre depuis 2007 une hausse continue des demandes d'asile pour atteindre 66.000 demandeurs en 2013. Les délais d'examen des dossiers ont explosé, ils sont aujourd'hui de deux ans. L'objectif serait de les ramener à neuf mois l'an prochain. Pour cela, l'OFPRA, l'oganisme chargé de traiter les demandes d'asile, devra accélerer la cadence.


Le gouvernement devrait s'engager à héberger, à terme, la totalité des demandeurs d'asile mais en choisissant où ils seront envoyés : les allocations dont ils bénéficient seront retirées s'ils refusent une solution d'hébergement à l'autre bout de la France. L'idée est de mieux répartir les demandeurs d'asile, installés principalement en Ile-de-France et Rhône-Alpes. Les expulsions des personnes qui n'obtiendront pas le statut de réfugié seront systématiques.

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L'Etat responsable de la mort d'un cheval à cause d'algues vertes

L'Etat responsable de la mort d'un cheval à cause d'algues vertes | Think outside the Box | Scoop.it

L'Etat est responsable de la mort d'un cheval intoxiqué en juillet 2009 par la prolifération d'algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d'Armor), a estimé la cour administrative d'appel de Nantes dans un arrêt rendu lundi.

Les juges ont retenu la responsabilité de l'Etat "en raison de ses carences à mettre en oeuvre de manière suffisamment efficace les règles nationales et européennes relatives à la protection des eaux contre les pollutions d'origine agricole".

"La mort de cet animal devait être regardée comme ayant pour cause déterminante une intoxication par inhalation d'un gaz toxique dégagé par des algues vertes en décomposition", poursuivent les magistrats nantais. Le tribunal administratif de Rennes avait affirmé le contraire en juin 2012.

La cour administrative d'appel a toutefois considéré que son cavalier avait commis une "imprudence" en se rendant sur cette partie de la plage particulièrement exposée, où un panneau recommandait de ne pas s'en approcher. Vincent Petit, qui promenait alors son cheval à pied, n'avait pu être extrait de la vasière que grâce à l'intervention rapide d'un passant.

Les magistrats nantais, qui lui ont alloué 2.200 euros de dommages et intérêts, ont suivi les recommandations du rapporteur public, qui avait estimé lors de l'audience le 1er juillet que ce vétérinaire parisien était responsable "aux deux tiers" de la mort de son cheval. Ce dernier réclamait pour sa part 31.609 euros, notamment en raison de son "préjudice moral".

Le lien de cause à effet entre la mort du cheval et les gaz toxiques dégagés par les algues vertes en putréfaction ne faisait aucun doute, selon le rapporteur public, au vu de procès-verbaux "particulièrement éclairants" des gendarmes.

Les poumons du cheval - enfoncé jusqu'au col dans une vasière - étaient en effet "gorgés de sang", tandis qu'aucune trace de coups ou de noyade n'avait été relevée.

"Je suis plutôt satisfaite : pour mon client, l'essentiel était de faire dire que les algues vertes peuvent tuer, qu'elles ne sont pas qu'un problème environnemental", a réagi Corinne Lepage, l'avocate du cavalier et ancienne ministre de l'Environnement. "Pour lui, c'était une question de principe."

L'Etat a deux mois pour engager un éventuel pourvoi en cassation contre la décision de lundi. Une plainte au pénal, avec constitution de partie civile, a également été déposée par Vincent Petit auprès des juges d'instruction du pôle de santé publique de Paris.

(Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse)

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L'UMP ne répond plus

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Drôle de période à l’UMP. Le bruyant bal des boules puantes a laissé place au grand silence des vacances, après une séquence où le parti d’opposition était une fois de plus au bord de l’implosion. En vérité, l’UMP vivote depuis maintenant deux ans, sans idée, sans vision et sans proposition pour inventer la France de demain. Elle n’incarne plus rien et n’est incarnée par personne. Sous Jean-François Copé, l’UMP subsistait, s’illustrant de plus en plus comme une droite conservatrice, repliée sur elle-même, plus tournée vers ses succès électoraux que vers les électeurs. Elle bondissait sur chaque occasion pour demander de façon grotesque et grossière la démission des ministres.


L’UMP est désormais à l’ère glaciaire, paralysée en attendant le congrès de l’automne. Un tombeau vide au sommeil si profond que personne ne voit par quoi il pourrait être troublé. L’instauration du triumvirat n’a pas permis de combler le vide idéologique et politique qui s’était formé sous la présidence de Jean-François Copé, et tous se regardent en chiens de faïence, attendant le prochain coup politique qui permettra à l’autre de prendre l’avantage. Une victoire du Front National aux dernières élections n’a pas suffi, que faut-il désormais ? On se demande même si cette ère d’inactivité et de panne politique ne pourrait pas se prolonger jusqu’au retour de l’homme sauveur, ce Nicolas national aux allures de héros se battant chaque jour contre les méchants juges qui veulent sa peau. Les dossiers judiciaires qui s’accumulent contre lui apparaissent aujourd’hui comme une muraille infranchissable, dont la hauteur décuple à chaque fois que ce retour se précise.

En plus d’être inexistante sur un plan politique et idéologique (je mets quiconque au défi de définir en une phrase et de façon claire l’orientation du parti), la gestion de l’UMP ressemble à un bras d’honneur permanent à ses militants. Même des élus UMP (nombreux) ne paieraient pas leur cotisation au parti. Les révélations et les affaires s’accumulent, qu’il s’agisse du salaire exorbitant de Geoffroy Didier en tant que conseiller de M. Hortefeux, des factures de téléphones démentes de Rachida Dati (10 000€/an, d’après Le Canard Enchaîné), ou du Sarkothon, qui aura finalement servi à rembourser un parti incapable de gérer ses dépenses (ou de les dissimuler), si les informations concordantes de la presse se révèlent exactes.

Je pense à ces Français qui, pour ne pas voir s’éteindre un mouvement politique et maintenir la pluralité du débat d’idées, ont donné pour le « Sarkothon ». Ils se retrouvent aujourd’hui humiliés par les révélations de la presse et incapables de retrouver dans le débat cette voix qu’ils voulaient préserver. 

Je pense à ces Français qui espéraient trouver, en plaçant un bulletin UMP dans les urnes, une opposition intelligente, solide et claire.

Je pense à ces Français inquiets pour l’avenir de leur pays et de leurs enfants, qui aimeraient voir des décisions politiques et des débats d’idées qui répondent à leurs préoccupations. 

Au lieu de cela, une guerre d’ego, grandiose mais vaine, emplie de haine et se trompant de direction.

Le constat ne doit certes pas s’appliquer à tous les élus et responsables politiques de droite. Nombre d’entre eux, profondément intègres, font au quotidien un travail remarquable dans un souci d’intérêt général, notamment au niveau local. Nombre d’entre eux ont un réel engagement politique pour des valeurs et des convictions qu’ils ont le courage de défendre en dépit du climat délétère qui domine le jeu politique.

Malheureusement, la direction de l’UMP, ses cadres parisiens en particulier, ont totalement détruit la confiance des militants et perdu le sens de leur action. Du moins ils n’arrivent plus à la communiquer. Si la communication ne doit pas devenir une fin en soi, elle doit cependant exister pour transmettre des idées.

Un boulevard immense s’était ouvert avec l’échec progressif de François Hollande. Il a été comblé par une guerre sans merci à la poursuite de la primaire de 2016, qui désignera un candidat à la présidentielle pour l’UMP (si le parti existe toujours d’ici là). Ces primaires, ce poison de l’intérieur qui accroit les tensions entre les leaders du parti et les place en adversaires, ont transformé le parti de la rue de Vaugirard en un immense baril de poudre prêt à imploser. Ce sont leurs prémices qui se jouent sous nos yeux.


Et c’en est désolant. Pas pour l’UMP. Pas pour la droite. Pour la France entière.


François d’Estais

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Hollande, la tache indélébile

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Ainsi on aura tout vu. La France, pays des droits de l'homme et qui en a inventé le concept en 1789, interdit une manifestation de soutien à un peuple palestinien martyrisé, qui se déroulait à Paris, ville symbole; et elle envoie ses CRS pour la réprimer par la violence. Chose unique: partout ailleurs en Europe les manifestations étaient autorisées, même si elles étaient encadrées, ce qui était la solution raisonnable si l'on voulait éviter d'éventuels débordements.

Mais ce n'est pas tout: cela s'est produit sous un gouvernement qui se dit encore de gauche et "socialiste", avec l'accord évident de Hollande qui ne cesse de témoigner sa sympathie ou sa "compréhension" (sic) à l'égard de la politique colonialiste menée par le pouvoir d'extême-droite, sinon fascisant, d'Israël à l'encontre des palestiniens. Il faut donc le dire haut et fort: c'est un véritable scandale indissolublement moral et politique dont nous avons été les témoins impuissants hier. Les "socialistes", qui n'ont eu de cesse, tout au long du siècle dernier, de brandir l'étendard de la liberté pour affirmer leur identité contre le prétendu caractère liberticide du marxisme, bafouent ainsi ce qui leur restait d'idéologie un tant soit peu honorable alors qu'ils sont en pleine dérive libérale par ailleurs, aux plans économique et social. Ils renouent ainsi avec l'héritage malsain de la SFIO et de Jules Moch réprimant férocement des grèves d'ouvriers en 1951-1952, ou le soutien au colonialisme qui fut la position constante de Guy Mollet, ou encore avec l'appui de celui-ci à la guerre en Algérie.

On aurait pu penser que le PS actuel, issu d'Epinay, voulant rompre avec le capitalisme et "changer la vie" dans le sillage de cette révolte libertaire que fut aussi Mai 68, qui entendait "interdire d'interdire", aurait gardé des traces de son élan culturel d'alors. C'est le contraire qui se passe à l'heure actuelle si l'on éclaire la signification de la répression d'hier: elle constitue le point terminal d'une involution idéologique et politique, qui s'est faite par renoncements successifs, et qui me fait honte comme il doit faire honte à tous les démocrates et à tous les républicains. On peut lui trouver une explication tristement ou banalement politicienne: face à une droite en pleine débâcle, Hollande espère bien se retrouver au second tour de la prochaine présidentielle, sans doute face à Marine Le Pen, et il multiplie tous les clins d'oeil en direction de l'électorat du centre et de la droite, dont les partisans d'Israël font évidemment partie, avec un cynisme proprement stupéfiant.

Mais expliquer ce n'est pas excuser et, dans le cas présent, c'est même aggraver la raison de s'indigner tant ce motif est médiocre: rester à tout prix au pouvoir. Hollande est un homme politique sans vision ni envergure, qui croit pouvoir gérer la France comme on gère un parti en tacticien ambitieux. Je ne sais même pas s'il est de gauche et je me souviens que Bourdieu (qui aurait été à la manisfestation d'hier, lui), qui l'avait eu comme élève, le considérait comme une personnalité aux convictions de droite. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que sous l'apparence d'un évènement qu'on pourrait trouver mineur mais qui ne l'est pas du tout, il a tombé le masque et commis la faute insigne et impardonnable de son septennat: bafouer le droit à l'expression d'une indignation devant une situation politique scandaleuse. Cela restera comme une tache indélébile, la marque d'un honneur moral perdu. Jaurès, toi qui savait que la politique est indissociable de la morale, reveille-toi et réveille ceux qui osent, sans le moindre scrupule, se réclamer encore de ton nom!

                                                         Yvon Quiniou, le 20 juillet 2014

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La moitié des médicaments vendus sur internet sont des faux

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La moitié des médicaments vendus sur internet sont des faux et un tiers des médicaments achetés en voyage à l'étranger également.


Le danger de cette pratique, qui consiste à acheter des médicaments sur internet, est illustré par la mort récente d'un Jurassien de 23 ans, «le premier cas avéré en Suisse», selon Ruth Mosimann, responsable du contrôle des médicaments illégaux chez Swissmedic.

On connaît les fausses marques de luxe, les fausses montres, on connaît moins les faux médicaments. Des contrefaçons que l'on peut facilement se procurer sur internet ou à l'étranger.


Campagne de sensibilisation

A l'heure des vacances d'été, les douaniers suisses et l'association «Stop Piracy», la plate-forme suisse contre les contrefaçons, mènent une campagne de sensibilisation à l'aéroport de Genève après Kloten à Pâques, des actions reconduites chaque année.

Près de 10% des médicaments sur la planète sont des faux, dont 30% en Asie et en Afrique: «Ces chiffres, donnés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), datent un peu, et ne sont donc plus tout à fait fiables», a précisé à l'ats Ruth Mosimann. Reste qu'il n'est pas étonnant que les douaniers les retrouvent au hasard des contrôles.


Amnicisseurs et stéroïdes

«Ce sont vraiment les médicaments 'lifestyle'», que l'on retrouve le plus souvent dans les circuits illégaux, a déclaré Jürg Herren, vice-président de «Stop Piracy» sur les ondes de la RTS récemment. Les amincisseurs, les stéroïdes, mais aussi le Cialis et le Viagra arrivent en haut de la liste.

«Une des contrebandes les plus dangereuses»

«Cette contrebande est l'une des plus dangereuses, avec celle des pièces détachées», a précisé à l'ats Lukas Lüthi, secrétaire central de «Stop Piracy». Une analyse confirmée par le douanier Christophe Darbellay, responsable du trafic marchandises à l'aéroport de Genève. «Swissmedic, l'institut suisse des produits thérapeutiques, a eu l'occasion d'analyser des médicaments que nous avions saisis. On a retrouvé par exemple des métaux lourds dans certains d'entre eux».

Mike, 23 ans, mort le 29 mai d'un arrêt cardiaque à Undervelier (JU), après s'être injecté de la testotérone et du Mastabol, achetés sur internet, est le «premier cas» avéré en Suisse, a précisé à l'ats la responsable de cette question chez Swissmedic. «Malgré les bruits qui courent, il n'y a jamais eu jusqu'ici de cas documenté en Suisse».

«La qualité des produits achetés ainsi n'est pas assurée. Et le risque de surconsommation, sans surveillance médicale, est élevé», a poursuivi Ruth Mosimann.


Viagra bidon

On a retrouvé par exemple de la sibutramine, un médicament interdit en Suisse depuis quatre ans, dans un amincisseur, dit naturel, en provenance d'Asie, a-t-elle encore relevé. Et rien... dans de soi-disants Viagra. Ce médicament contre l'impuissance est délivré sur ordonnance en Suisse, mais tous les hommes n'osent pas se le procurer ouvertement: cela génère un trafic où «beaucoup d'argent» circule.

A Cointrin, les médicaments sont souvent découverts dans le frêt, a précisé à l'ats Christophe Darbellay. «Il s'agit de médicaments commandés sur internet, souvent de bonne foi».

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▶ Reprenons le pouvoir

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Ajoutée le 11 avr. 2012

Best-of Étienne Chouard

extraits tirés de :
- vidéos d'Étienne Chouard : http://etienne.chouard.free.fr/Europe...
- Pour éviter le krach ultime, une conférence de Pierre Larrouturou : http://www.youtube.com/watch?v=AxaHid...
- Le système financier international : http://www.dailymotion.com/video/xe8p...

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Projet de pancréas bio-artificiel: un espoir pour les diabétiques

Projet de pancréas bio-artificiel: un espoir pour les diabétiques | Think outside the Box | Scoop.it

Le projet de pancréas bioartificiel, dont l'application à grande échelle n'est pas envisageable avant 2020, «suscite beaucoup d'espoirs et d'attente» pour les 25 millions de diabétiques de type 1 à travers le monde.

C'est un disque ultra-fin en polymère, à peine plus grand qu'un CD. Implanté dans l'abdomen, il pourrait changer la vie de millions de diabétiques insulino-dépendants. Le pancréas bioartificiel, mis au point par des chercheurs français, fera l'objet d'ici début 2016 de premiers tests chez l'homme.

Avec ce dispositif, les patients ne seraient plus obligés de s'injecter de l'insuline: l'hormone serait fabriquée naturellement par des cellules de pancréas (obtenues par génie génétique ou à partir de cellules souches), placées à l'intérieur de la poche artificielle.

Ce projet, dont l'application à grande échelle n'est pas envisageable avant 2020, «suscite beaucoup d'espoirs et d'attente» pour les 25 millions de diabétiques de type 1 à travers le monde, reconnaît Séverine Sigrist, de la start-up française Defymed qui travaille sur ce prototype.

L'idée du pancréas bioartificiel est née dans le prolongement des greffes de cellules pancréatiques, destinées à suppléer le pancréas défaillant des patients pour permettre à leur organisme de fabriquer à nouveau de l'insuline, et de réguler ainsi leur taux de sucre dans le sang. Problème: du fait du manque de greffons, cette technique ne peut bénéficier qu'à une infime minorité de patients. Et surtout, elle implique un traitement anti-rejet aux effets secondaires très lourds.

«D'où l'idée de concevoir une sorte de petite boîte dans laquelle on placerait les cellules pancréatiques, pour les mettre à l'abri des attaques du système immunitaire», explique Mme Sigrist.

Le défi a donc été de concevoir une membrane semi-perméable, qui permette une telle protection tout en laissant passer l'insuline, mais aussi les sucres - afin que les cellules pancréatiques «sachent» quelle quantité d'insuline produire.

Le disque en polymère sera implanté dans l'abdomen lors d'une courte intervention chirurgicale, et devra être remplacé tous les 4 à 6 ans. À l'intérieur, les cellules pancréatiques seront renouvelées - via une injection sous-cutanée - tous les 6 à 12 mois, une fréquence sans commune mesure avec les contraintes actuelles des diabétiques, tenus à s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour.

Les diabétiques «friands de toute nouveauté»

La mise au point de cette membrane a nécessité plus de 20 ans de recherche et 6 millions d'euros. Une somme à comparer à l'immense potentiel économique de cette innovation, estimé à quatre milliards de dollars.

Après des tests sur des animaux, une expérimentation sur 16 patients volontaires doit démarrer fin 2015 ou début 2016, à Montpellier dans le sud de la France et à Oxford (Royaume-Uni). De premiers résultats devraient être disponibles fin 2017.

Si elle aboutissait, cette piste thérapeutique permettrait de libérer les diabétiques du «fardeau» quotidien que constitue le traitement à l'insuline, souligne le Dr Michel Pinget, responsable du centre européen d'étude du diabète (CEED) qui pilote ce projet à Strasbourg (est de la France).

En outre, «le traitement actuel est performant, mais à long terme la maladie peut entraîner des complications pour le coeur et pour le cerveau. Le but est aussi de supprimer cet inconvénient», explique le diabétologue.

«Quand on est diabétique, on est friand de toute nouveauté susceptible d'améliorer le quotidien», commente de son côté Éric Dehling, président de l'association Insulib qui regroupe une centaine de patients de l'est de la France.

Avec les stylos et autres pompes à insuline qui ont remplacé les seringues, les malades ont déjà gagné en confort d'utilisation, et peuvent avec ce pancréas bioartificiel «rêver d'une qualité de vie encore meilleure». «Mais il faut rester prudent, d'autant qu'on ne parle pas de guérison à proprement parler. Pour nous, c'est un mot qui n'existe pas», tempère-t-il.

Le champ d'application de ces recherches est d'autant plus immense que la maladie progresse «de manière impressionnante» dans les pays développés, selon le Dr Pinget.

En 2010, on a ainsi compté 1850 nouveaux cas par mois en Europe, soit six fois plus que dans les années 1990.

Pour des raisons encore largement inconnues, le diabète se déclenche également de plus en plus tôt: «il y a quelques années, l'âge moyen d'apparition était entre 5 et 15 ans, aujourd'hui c'est entre la naissance et 5 ans».

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Logement : la loi Duflot continue ses ravages

Logement : la loi Duflot continue ses ravages | Think outside the Box | Scoop.it
Les annulations de réservation et les abandons de programmes ont augmenté de 30 % en un an. La faute à une loi mortifère qui n'a pas fini de faire des dégâts.

Nous savons à quel point la loi Alur de Cécile Duflot a fait chuter le marché de l'immobilier neuf depuis qu'elle a été annoncée puis votée : baisse d'un tiers des mises en vente de logements neufs au premier trimestre 2014 et disparition de la moitié des investisseurs.

Sur le sujet, lire notre article "La loi Alur n'a plus fière allure"

Mais la promulgation de la loi fin mars a encore amplifié ce phénomène, faisant carrément chuter les promesses de vente d'appartements en mai et en juin. En cause, le "choc de complexification paperassière", dixit Les Échos, occasionné par cette "loi Duflot", s'agissant en particulier des promesses de vente des logements en copropriété. La nouvelle loi oblige en effet à une dizaine de documents supplémentaires, ce qui a multiplié par six le volume de papier exigé. De plus, ces nouveaux documents doivent être multipliés eux-mêmes par le nombre de lots touchés par la copropriété, le lot principal - l'appartement - et les lots "secondaires" - la dalle de l'immeuble, un parking, une cave, etc. Le président de Century 21, Laurent Vimont, est effondré : "J'ai vu une promesse de vente sur un appartement dans une tour du 13e arrondissement de Paris, avec plusieurs lots, qui faisait 1 500 pages !"

30 hectares de forêt de paperasse

Ayant eu l'occasion d'en parler fin juin au ministère du Logement, il y a rencontré des interlocuteurs conscients du problème, mais, selon eux, simplement "supprimer l'exigence du règlement de copropriété des lots secondaires nécessite de changer la loi". En attendant cette hypothétique solution - en France les usines à gaz ont la vie dure -, Laurent Vimont a fait le calcul que la loi Alur, ayant ajouté en moyenne 650 grammes de paperasse à la promesse de vente, et sachant que chacune des 385 000 promesses signées chaque année est envoyée en moyenne 1,7 fois, ce sont au total selon lui 425 tonnes de papier supplémentaires qui seront consommées tous les ans, soit l'équivalent de 30 hectares de forêt. Cécile Duflot l'écologiste n'avait sûrement pas pensé à cela quand elle a défendu bec et ongles sa loi mortifère au Parlement.

Pas plus, sans doute, qu'elle n'a pensé aux conséquences néfastes qui prennent une ampleur sans précédent : selon Éric Le Boucher, éditorialiste économique aux Échos et chroniqueur à L'Opinion, "la panne du logement cette année va coûter 0,4 % du PIB. En somme, si la croissance n'atteint que 0,7 %, c'est indirectement à cause de l'immobilier, à cause de l'inanité de la politique conduite par Cécile Duflot, acceptée sans rien objecter par Jean-Marc Ayrault et François Hollande pendant deux ans".

Le nouveau Premier ministre, apparemment, a bien vu le problème. Il est vrai que les chiffres sont accablants. C'est ainsi que Manuel Valls a pu déclarer le 13 juin dernier, lors d'un déplacement en Ardèche : "Si nous avons une loi sur le logement qui ne permet pas le redémarrage du logement, il faut y apporter un certain nombre de modifications." Question : jusqu'où peut-il aller ?

Peu importe la couleur du chat

En attendant et pendant ce temps-là, la folie normative continue de s'exercer sévèrement sur l'industrie de la construction : la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, veut revoir les réglementations thermiques dans son projet de loi sur la "transition énergétique" et il est question par ailleurs d'aggraver encore les normes en matière de désamiantage. Cécile Duflot, de son côté, a très mal pris l'intervention du Premier ministre. Dès le lendemain, dans une interview au Parisien (du 14/06/14), elle a déclaré : "Ne soyons pas dupes, il s'agit d'une opération qui consiste à attaquer une des véritables lois de gauche de ce mandat... Le choix qui est fait semble être de céder à la vulgate libérale."

Non, madame, en matière économique, il n'y a pas de lois de gauche ou de lois de droite. Il n'y a que de bonnes lois ou de mauvaises lois. En 1962, déjà, le Chinois Deng Xiaoping avait eu ce mot resté célèbre : "Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir. S'il attrape la souris, c'est un bon chat." Le Britannique Tony Blair, en 1998, avait fait encore plus court : "Ce qui compte, c'est ce qui marche."

Où vous situez-vous, madame Duflot ? À gauche de Deng Xiaoping ?

Par Jean Nouailhac

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Pourquoi la France sera en déflation fin juillet (et ce que ça signifie concrètement pour nous)

Pourquoi la France sera en déflation fin juillet (et ce que ça signifie concrètement pour nous) | Think outside the Box | Scoop.it
En juin 2014, le taux de croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) a chuté à 0,5 %.
En juin 2014, le taux de croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) a chuté à 0,5 %. En baisse constante, il semble se rapprocher un peu plus du seuil de 0 % synonyme de début de déflation. La France va-t-elle connaître une période de déflation cet été ?

Charles Gave : Pour un économiste, déflation ne veut pas dire baisse des prix, mais baisse de la masse monétaire. Il y a deux entités dans le système qui peuvent créer de la monnaie, la banque centrale (le secteur public) et les banques commerciales (le secteur privé), en octroyant des prêts. Un certain nombre de ces prêts peuvent ne pas être remboursés et donc les banques commerciales doivent avoir un capital qui garantit aux déposants que leurs dépôts (les comptes courants des lecteurs) ne sont pas en danger.

Il est d’usage que les banques prêtent au maximum 12 fois leurs fonds propres, c'est-à-dire leur capital.

Ce qui se passe aujourd’hui est assez simple. Bien des banques ont fait des grosses bêtises dans les années 2000 et ont prêté jusqu'à 30 fois leurs fonds propres et se retrouvent donc dans une situation périlleuse, et ce d’autant plus que les autorités de contrôle ont terriblement durci leur politique.

Ce qui veut dire en termes simples que ces banques ne peuvent plus accorder de nouveaux prêts et sont obligées de rappeler toute une série de prêts anciens. Les banques doivent réduire la taille de leurs bilans.

De ce fait, l’offre de crédit s’effondre et avec cet effondrement, la masse monétaire baisse.

Une baisse de la masse monétaire est pour ainsi dire toujours suivie d’une baisse des prix, ce que l’on appelle en langage courant, et faussement, une déflation. La France est en déflation (baisse de la masse monétaire depuis un certain temps déjà) et une baisse des prix est donc inévitable.

Déjà, le prix des produits industriels est en baisse en Allemagne, en France, en Italie et bientôt les prix de détail vont suivre.   

      


Si la France devait entrer en déflation, quelles seraient concrètement les conséquences à court, et à plus long terme si cette situation devenait durable ?

En déflation, les taux d’intérêt nominaux sont très bas (0 %), et donc "servir" sa dette n’est pas difficile. Par contre, rembourser le principal est presque impossible puisque la valeur de ce capital monte a due concurrence de la baisse des prix.

Si les prix baissent de 50%, la valeur de mon capital à rembourser va doubler en termes de pouvoir d’achat. Si entre temps, mon salaire a baissé de moitié, je ne pourrai pas rembourser le capital, ce qui mettra la banque qui m’a prêté l’argent dans une situation très difficile.      

Quels seraient les secteurs les plus touchés par une situation de déflation ? Existe-t-il ainsi des agents économiques (entreprises ou salariés) plus vulnérables à ce phénomène ?

Dans les périodes de baisse des prix, toutes les sociétés qui vendent des produits "inélastiques par rapport aux prix" souffrent mille morts. Je m’explique.

Si le prix du pain baisse, personne n’achète  deux ficelles a la place d’une. La demande de pain est donc inélastique par rapport aux prix. Par contre si le prix d’un "Ipad" baisse de 50 %, la demande va quadrupler. L’Ipad est très élastique par rapport aux prix.

Le boulanger va donc se retrouver avec un chiffre d’affaires en baisse alors même que les salaires, les impôts, l’électricité etc. ne vont pas baisser ou vont baisser avec beaucoup de retard. Sa marge va donc s’effondrer et la probabilité qu’il fasse faillite va augmenter considérablement.

En ce qui concerne les salariés , les fonctionnaires qui ne peuvent être licenciés sont les grands gagnants, puisque leur pouvoir d’achat monte, les perdants étant les employés de mon boulanger

Mais la vraie victime en cas de déflation est la banque. Tous ceux qui peuvent rembourser leurs prêts le font, ce qui laisse la banque avec tous les mauvais emprunteurs. Les banques deviennent donc les camions poubelles où s’entassent tous les mauvais payeurs, ce qui les empêche de prêter a ceux qui pourraient les rembourser et donc entretient la déflation, ce qui nourrit la baisse des prix.

De même, la valeur de la dette étatique monte, ce qui rend son financement de moins en moins rentable et de plus en plus en plus difficile, une partie de plus en plus importante des impôts devant être consacrée au service et au remboursement de la dette. Si cette dette est détenue par des nationaux, cela correspond a un transfert de richesse des emprunteurs vers les détenteurs d’obligation. Si elle est détenue a l’étranger, alors le niveau de vie doit s’effondrer. 95% de la dette japonaise est détenue par les Japonais. Par contre 65% de la dette française est détenue par des étrangers. Le niveau de vie du Français moyen va donc s’effondrer en cas de déflation, comme on l’a vu en Grèce ou en Espagne. La seule porte de sortie serait de quitter l’euro puisque la dette française est libellée dans la monnaie de l’Etat souverain français, aujourd’hui l’euro, demain le Franc à nouveau ?

La chute de l'inflation continue malgré un taux directeur de la BCE très bas. Qu'est-ce qui est responsable de ce rapprochement constant du seuil d'alerte que rien ne semble arrêter ?

Ce qui entretient la baisse des prix, c’est l’effondrement du crédit, c'est-à-dire la baisse de la monnaie créée par le secteur privé. Si les prix baissent de 3%, des taux d’intérêt a zéro sont en fait à 3% en termes réels et donc sont très supérieurs au taux de croissance des chiffres d’affaires des sociétés du secteur privé. Il faut être idiot pour emprunter a zéro et investir a -3 %

La grande leçon des périodes déflationnistes a été exprimée il ya bien longtemps par la sagesse populaire : "qui paye ses dettes s'enrichit". 

Si les taux directeurs de la banque centrale ne parviennent pas à inverser la tendance, qu'est-ce qui pourrait rapidement inverser la tendance désinflationniste et le risque de déflation à court terme ?

Nationaliser les banques, mettre leurs dirigeants en prison, sortir de l’euro. revenir a des prix de marché pour les taux d’intérêt et les taux de change, couper les dépenses publiques de 40%, privatiser les secteurs ou l’Etat n’a rien à faire, baisser le taux marginal d’imposition. C’est ce qu’ont fait la Suède en 1992 et le Canada en 1994. C’est ce que va proposer monsieur Montebourg sans aucun doute...


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Pôle emploi s'allie à l'initiative « LES PME RECRUTENT ! » sur Facebook

Pôle emploi s'allie à l'initiative « LES PME RECRUTENT ! » sur Facebook | Think outside the Box | Scoop.it

Pôle emploi, dans le cadre de son plan stratégique 2012-2015 de transparence du marché du travail, s’associe à l’initiative « Les PME recrutent ! » lancée en janvier dernier par la CGPME en partenariat avec Facebook et Work4, pour offrir une plus grande visibilité aux offres d’emploi de TPE-PME.

Dans le cadre du partenariat, dès le mois d’octobre, les offres de la page
« Les PME recrutent ! » seront relayées sur le site internet www.pole-emploi.fr. A partir de 2015, les candidats pourront retrouver certaines offres de Pôle emploi sur Facebook via la page « Les PME recrutent ! ».

« Les PME recrutent ! » a été pensée pour faciliter la rencontre entre l’offre et la demande d’emploi et répondre au besoin de visibilité des PME françaises en matière de recrutement. Cette initiative a pour ambition de mettre la technologie et la puissance de la recommandation sociale au service des PME et des demandeurs d’emploi, en leur permettant de créer un site carrières Facebook gratuit et de diffuser leurs offres d’emploi sur la page Facebook « Les PME recrutent ! ».


Jean Bassères, Directeur Général de Pôle emploi, explique : « Avec ce partenariat, nous mutualisons nos efforts pour permettre aux PME et TPE de partager facilement et gratuitement leurs offres d’emploi. Cette volonté s’inscrit en droite ligne avec les actions déjà engagées sur la transparence du marché du travail, notamment, la collaboration avec les sites d’emploi en ligne. Elle vient également compléter l’évolution de l’offre de service aux entreprises ».

Jean-François Roubaud, Président de la CGPME, déclare : « Nous sommes très heureux de nouer ce nouveau partenariat avec Pôle emploi. Nous souhaitons allier nos forces pour aider les TPE-PME françaises à trouver le chemin du numérique et à s’approprier toutes les possibilités des nouveautés digitales proposées par Facebook, notamment pour trouver les talents de demain grâce à une application simple et innovante ».

Stéphane Le Viet, PDG de Work4, poursuit : « Déjà plus de 70 000 offres d’emploi ont été postées sur la page Facebook « Les PME recrutent ! ». Seulement quatre mois après le lancement, plus de 62 000 candidats sont déjà fans de la page et consultent régulièrement les offres. Nous sommes fiers de mettre la technologie Work4 au service de cette initiative ».

Laurent Solly, Directeur Général France de Facebook de conclure : « Accueillir Pôle emploi dans cette initiative est une étape importante qui démontre la volonté de proposer de nouveaux outils pour aider les PME et les demandeurs d’emploi à mieux rechercher, et si possible trouver un emploi. Nous sommes heureux de cette coopération qui s’ouvre et qui doit nous permettre d’amplifier encore cette initiative nationale. C’est pour Facebook un engagement majeur, au coeur de la préoccupation des français ».

« Les PME recrutent ! » qu’est-ce que c’est ?

Aujourd’hui, selon la dernière étude du Conseil d’Orientation pour l’Emploi, 400 000 emplois
ne sont pas pourvus en France et 40% des projets de recrutements ne voient pas le jour.
Par manque de ressources dédiées ou par manque d’outils, plus de la moitié des PME françaises n’ont pas un usage régulier d’internet, ce qui crée un frein pour assurer leur visibilité sur les sites de recrutement. Grâce aux outils proposés par la société Work4, start-up française leader mondial du recrutement sur Facebook, les PME peuvent désormais créer gratuitement leur propre « site carrières » sur leur page Facebook, et y publier leurs offres d'emploi. Afin de compléter ce dispositif, une page Facebook « Les PME recrutent ! » héberge toutes les offres d’emplois des PME participantes. Toute entreprise qui ne dispose pas de page Facebook peut ainsi déposer ses offres directement sur la page
« Les PME Recrutent ! ». Cette initiative permet donc aux PME de faire la promotion de leurs offres d'emploi en bénéficiant de la force de la plateforme Facebook et de la puissance de la recommandation sociale. Grâce à ce nouveau partenariat avec Pôle emploi, les offres des PME gagneront encore en visibilité en étant reprises sur le site www.pole-emploi.fr. Les utilisateurs de Facebook pourront également trouver et postuler simplement aux offres de Pôle emploi via la page « Les PME recrutent ! » sur la plateforme Facebook.

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Des panneaux d'affichage transformés en lieux de vie pour les sans-abris

Des panneaux d'affichage transformés en lieux de vie pour les sans-abris | Think outside the Box | Scoop.it

L'agence slovaque Design Develop travaille dans la publicité mais développe aussi un esprit critique à son égard. Devant le nombre très important de panneaux présents dans toutes les grandes villes du pays et du monde, cette dernière a lancé l'idée originale de les utiliser comme lieux de vie pour le sans-abris. Partant du constat que les panneaux coûtent chers à mettre en place et à entretenir, Design Develop propose de réimaginer les structures d'affichages pour transformer ces grands panneaux coûteux en véritables cabanes en bois : un espace assez grand pour loger confortablement deux personnes qui se partageront une chambre, une cuisine et une salle de bain.

Baptisé "Project Gregory", ce concept n'a aucun impact sur la publicité véhiculée par l'annonceur. D'ailleurs pour le conducteur, l'illusion est parfaite et lui ne verra qu'un panneau d'affichage depuis la route. Une solution intelligente qui permet d'utiliser les coûts d'entretien en publicité pour venir en aide aux plus démunis. Pour plus d'informations, rendez-vous sur projectgregory.com.

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