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Tirage au sort des élus: le député Laurent LOUIS ébranle le Parlement belge !

Publiée le 13 juin 2013

Parce que les citoyens ne font plus confiance aux politiciens, parce que ces politiciens n'écoutent plus les demandes de la population et qu'ils méprisent les citoyens, le député Laurent LOUIS, se basant sur les travaux d'Etienne Chouard, propose un changement de système: remplacer les élections par le tirage au sort de citoyens volontaires. Découvrez le texte complet de la proposition de Laurent LOUIS: http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/2...

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Technical details for satellite PROGRESS-M 27M

Technical details for satellite PROGRESS-M 27M | Think outside the Box | Scoop.it

PROGRESS-M 27M (PROGRESS 59) is a Russian ressuply station headed to the International Space Station. Carrying more than 6,000 pounds of food, fuel, and supplies, the unpiloted ISS Progress 59 cargo craft launched at 3:09 a.m. EDT (1:09 p.m. local time in Baikonur) from the Baikonur Cosmodrome in Kazakhstan. However, Russian flight controllers initially could not confirm the health of the spacecraft's systems and deployment of Kurs rendezvous and other navigational antennas. They selected the backup rendezvous plan with a targeted arrival Thursday for the cargo ship and its supplies for the space station crew. The Progress spacecraft is in a safe preliminary orbit. As Progress passed over Russian ground stations, the Russian flight control team issued commands through the telemetry system onboard the spacecraft in an attempt to receive confirmation that navigation and rendezvous systems had deployed. But, due to sporadic telemetry from Progress 59, inconclusive data, and trouble uplinking commands to the spacecraft, controllers were unable to confirm the status of the systems.

Jacques Le Bris's insight:


Plus dure sera la chute !


Pour savoir où est en ce moment cet objet qui nous menace, cliquez sur l'image.

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Les rendements de l'agriculture biologique, un quiproquo tenace

Les rendements de l'agriculture biologique, un quiproquo tenace | Think outside the Box | Scoop.it

L'association de mil et d'arachide optimise les rendements en Afrique - Photo J. Caplat

 

Lorsqu'est abordée la question, essentielle, de la lutte contre la faim dans le monde, il est fréquent d'entendre dire que l'agriculture biologique présente des limites à cause de ses rendements inférieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle, prétendument démontrés par plusieurs « études scientifiques ». J'ai largement démontré dans mes livres, et résumé dans un précédent article, à quel point ce poncif est faux et trompeur. Il est toutefois utile que je développe ici les raisons pour lesquelles cette idée reçue témoigne d'une approche scientifique archaïque et quels sont les malentendus s'y relient.

 

           

 

Des comparaisons biaisées qui pré-orientent leur résultat

 

Les études académiques généralement citées pour comparer les rendements en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle présentent deux points communs qui ne sont pas anodins : elles sont réalisées en milieux tempérés (Europe et Amérique du Nord) et leur méthodologie est caricaturalement réductionniste.

 

Le premier aspect devrait inciter tout agronome compétent à en parler avec d'immenses précautions. Il n'y a aucun sens à tirer des conclusions agronomiques à partir d'essais réalisés dans un contexte climatique particulier, puisque les agricultures sont extrêmement diverses d'une région à l'autre de la planète. Même en négligeant le second (et considérable) problème, la moindre des choses serait de proscrire drastiquement toute formule fumeuse du type « la bio a de moins bons rendements » et d'avoir la précaution de dire « la bio en milieux tempérés a de moins bons rendements ». La nuance est déjà de taille, car les milieux tempérés ne couvrent qu'un quart de la planète et ne concernent qu'un dixième de sa population ! Extrapoler des (supposés) résultats européens ou canadiens à l'agriculture biologique dans son ensemble est une preuve d'ethnocentrisme assez consternant.

 

Le deuxième aspect est essentiel. Pourquoi ai-je employé le termeréductionniste ? Parce que ces comparaisons sont basées sur une méthode qui consiste à modéliser des situations schématiques, dans lesquelles un seul paramètre changera. C'est le principe de la démarche réductionniste, qui prétend qu'une comparaison impose de ne faire varier qu'un seul facteur à la fois, et que le protocole expérimental devra « construire » une telle situation où la réalité est réduite à un modèle contrôlé, c'est-à-dire à une projection, une simplification.

 

Or cette approche est totalement dépassée dans la plupart des sciences, pour la simple raison qu'elle conduit à comparer des constructions intellectuelles... et jamais la réalité. Dans la réalité, il est exceptionnel (pour ne pas dire fantasmatique) qu'un élément d'un système change sans que d'autres éléments, avec lesquels il est en relation, ne changent aussi. Ces comparaisons réductionnistes impliquent par conséquent de construire une situation artificielle, qui permettra certes des mesures simples suivies d'un traitement statistique significatif et publiable, mais qui fausse sciemment les conditions d'analyse.

 

Non seulement cette démarche est hautement critiquable dans les sciences du vivant (et heureusement de plus en plus marginale en dehors de l'agriculture), mais elle est en outre une pure manipulation lorsqu'il est question d'agriculture biologique. En effet, comme je l'ai expliqué dans d'autres articles, la définition originelle et fondamentale de l'agriculture biologique est de constituer un systèmeagricole, mettant en relation agrosystème, écosystème et humains. En bio, les paramètres n'ont de sens que dans leurs relations mutuelles et varient toujours de façon combinée. Par conséquent, faire varier « un unique paramètre » dans un système biologique signifie très exactement nier ce système, le détruire, le trahir. Dans la mesure où l'agriculture conventionnelle est, à l'inverse, précisément basée sur une démarche réductionniste et sur des paramètres isolés, il va de soi que le choix de tels protocoles est, dès le départ, un biais méthodologique gravissime qui, de facto, préjuge à l'avance du résultat et disqualifie ces études.

 

Comment enfoncer des portes ouvertes

 

Pour bien comprendre l'absurdité des protocoles en cause, il est important de connaître les fondements agronomiques de l'agriculture biologique, et en particulier la nécessité vitale de tendre vers des cultures associées et des semences adaptées au milieu. Il existe sans doute un malentendu sincère de la part des agronomes qui mènent ces pseudo-comparaisons, qui ignorent en général que le développement de la plupart des maladies et parasites des végétaux actuels provient de l'inadaptation des variétés aux milieux. Ils semblent par ailleurs avoir oublié que, lorsqu'une plante est cultivée en association avec d'autres plantes (cultures associées), le rendement global de la parcelle est toujours supérieur à celui de cultures pures séparées (même si, bien entendu, le rendement particulier de la culture principale est plus faible). J'invite donc le lecteur novice à consulter au préalable les articles que j'ai mis en lien sur les mot-clefs ci-dessus.

 

Concrètement, les études régulièrement citées en défaveur de la bio concernent généralement du blé, c'est-à-dire la culture la plus adaptée à une conduite conventionnelle réductionniste – et la plus défavorable à l'agriculture biologique. Passons, car indépendamment de ce premier biais, c'est toute la méthode qui est affligeante.

 

Les expérimentateurs mettent en place deux cultures dans des conditions identiques.

 

D'un côté, ils implantent un blé conventionnel. Pour cela, ils utilisent des semences d'une variété inscrite au catalogue officiel (ce qui est impératif pour autoriser sa culture commerciale), c'est-à-dire une variété standardisée qui a été sélectionnée strictement pour la chimie depuis 70 ans. Ils la sèment en culture pure dans un champ sans relations écosystémiques, puis la cultivent avec le soutien de la chimie (engrais et pesticides).

 

D'un autre côté, ils implantent la même variété (dogme de toute comparaison réductionniste : un seul facteur doit varier), c'est-à-direune variété standardisée qui a été sélectionnée strictement pour la chimie depuis 70 ans. Ils la sèment en culture pure dans un champ sans relations écosystémiques, puis la cultivent sans aucun recours à la chimie.

 

Vous avez bien lu. La deuxième partie de la comparaison est intégralement conventionnelle, à l'exception de la suppression des engrais et pesticides de synthèse. Il s'agit donc d'une comparaison entre un « blé conventionnel standard » et un « blé conventionnel sans chimie ».

 

Voilà le cœur du malentendu : la plupart des agronomes, par incompréhension ou négligence, semblent croire sincèrement que l'agriculture biologique serait « la même chose moins la chimie », comme s'il existait une seule voie agronomique, comme si les techniques actuelles étaient les seules possibles. C'est hélas la preuve d'une méconnaissance inquiétante de l'histoire agricole mondiale et de la profonde multiplicité des solutions imaginées dans les divers « foyers » d'invention de l'agriculture. Une agriculture basée sur des variétés standardisées (et en outre sélectionnées pour être soutenues par la chimie de synthèse, dans des procédés de sélection qui emploient trois fois plus de chimie que les cultures commerciales !), en culture pure, sans écosystème, n'est pas autre chose que de l'agriculture conventionnelle. Avec ou sans chimie, elle n'est certainement pas une culture biologique.

 

Ces comparaisons consistent donc à dépenser des millions d'euros (ou de dollars) pour constater qu'un modèle agricole intégralement construit autour de la chimie fonctionne moins bien lorsqu'on lui supprime le recours à la chimie. En d'autres termes, pour enfoncer des portes ouvertes. J'oubliais : cela permet également de publier. Les résultats n'apportent strictement aucune information, mais ils sont conformes aux règles de publication.

 

Criblage variétal et comparaison dans un cadre contraint

 

Il va de soi que des comparaisons réductionnistes peuvent, faute de mieux, apporter des informations contextualisées. C'est par exemple le cas des criblages variétaux, menés par plusieurs instituts de recherche en agriculture biologique. Ils consistent à mesurer les performances comparées de plusieurs variétés dans des conditions identiques. Ici, les parcelles expérimentales représentent une réduction consciente et ciblée, et ne prétendent pas comparer des systèmes. Ces criblages visent à répondre à une question explicite et sans ambiguïté : dans les conditions imposées par le contexte agricole européen et nord-américain, quelle variété réussit le mieux en bio (ou plutôt, en réalité ici, « sans chimie ») ?

 

Les conditions de ces essais ne correspondent pas à une agriculture biologique complète, puisqu'il n'y a ni cultures associées ni agroforesterie, et puisque les variétés comparées sont issues de la sélection standardisée et chimique qui s'impose actuellement aux paysans occidentaux. Mais ces limites sont intégrées puisqu'elles constituent justement le cadre dans lequel il s'agit d'identifier les marges de manœuvre existantes.

 

Comment comparer ce qui semble incomparable ?

 

Nous en revenons alors à la question sensible : comment comparer les deux agricultures ? Sans modèle construit autour de projections intellectuelles et de paramètres contrôlés par des équations simples, beaucoup d'agronomes semblent perdus. Pourtant, d'autres sciences ont dépassé cet obstacle depuis longtemps. Lorsqu'il s'agit de comparer des organismes, les chercheurs ont recours à de grands échantillons in situ. Ainsi, pour étudier le comportement des oiseaux face aux changements climatiques, il n'est évidemment pas question de mettre des oiseaux en cage, et il est fait appel à des observations nombreuses d'oiseaux dans leurs milieux naturels.

 

L'agriculture biologique est, dans sa définition originelle et sa mise en œuvre concrète, un organisme systémique. Elle est donc obligatoirement liée à un environnement et à des pratiques sociales (techniques, outils, traditions, savoirs, besoins, choix de société), et aucune « parcelle expérimentale » artificielle ne peut la réduire à un modèle simple. Chaque ferme est unique... mais les fermes se comptent par millions en Europe et par centaines de millions dans le monde. Il suffit dès lors de mesurer les rendements réels, sur plusieurs années, dans un vaste échantillon de fermes réelles.

 

Il est parfaitement possible de définir les pratiques permettant de classer chaque ferme dans la catégorie « conventionnelle » ou dans la catégorie « biologique » : présence ou absence de produits chimiques (qui ne suffisent pas à définir la bio... mais dont la suppression met en branle ses pratiques systémiques), culture pure ou associées, absence ou présence des arbres, semences standardisées ou adaptées aux milieux, etc. Il est parfaitement possible ensuite de mesurer les rendements pluriannuels et de les soumettre à un traitement statistique. Pour peu que l'échantillon soit suffisant, le résultat est parfaitement scientifique... et même publiable dans les revues académiques.

 

Il se trouve que plusieurs études internationales ont procédé de la façon que je préconise ici : rapport d'Olivier De Schutter (à l'époque rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l'alimentation, 2011), rapport du PNUE en Afrique (programme des Nations-unies pour l'environnement, 2008), vaste étude de l'université d'Essex (Pretty et al., 2006). Le résultat est édifiant : toutes ces études, réalisées dans les pays non-tempérés (c'est-à-dire les trois-quarts de la planète), montrent que l'agriculture biologique y obtient des rendements supérieurs à ceux de l'agriculture conventionnelle.

 


 

Les limites de la bio européenne et canadienne

 

Pourtant, il faut l'admettre, les rendements sont moins favorables à la bio dans les milieux tempérés. Même si les études que je critique plus haut exagèrent et faussent les résultats, il est vrai que, pour une partie des productions, la bio européenne et canadienne obtient actuellement des rendements inférieurs de 5 à 20 % à ceux de l'agriculture conventionnelle (cf. études du Rodale Institute en Amérique du Nord et du FiBL en Europe ; notons qu'il n'y a déjà plus de différence significative aux États-Unis). Cela est inévitable, puisque l'agriculture bio de nos pays est soumise à des distorsions considérables : règlementations sur les semences qui obligent à utiliser des variétés standardisées et sélectionnées pour la chimie, faibles connaissances en matière de cultures associées et d'utilisation des arbres en agriculture, fiscalité construite depuis 70 ans pour faire peser les contributions sociales sur le travail (et donc défavoriser le travail au profit du pétrole), etc.

 

Face à tous ces obstacles, les agriculteurs bio européens et nord-américains ont l'immense mérite d'inventer, d'expérimenter, de s'adapter, et de parvenir peu à peu à réduire leur handicap. Mais sans remise à plat des politiques agricoles de nos pays, l'agriculture bio des milieux tempérés restera la moins performante du monde.

  

 

Seule l'agriculture biologique répond aux impératifs de sécurité alimentaire

 

Il faut rappeler que les critères adoptés par la FAO (organisation des Nations-unies pour l'alimentation et l'agriculture) pour définir la sécurité alimentaire reposent sur quatre facteurs : la disponibilité, l'accès, la qualité, la résilience.

 

À l'échelle mondiale, la disponibilité alimentaire est actuellement suffisante pour nourrir 9 milliards d'humains. Une généralisation de la bio, même en intégrant les limites actuelles de l'agriculture biologique européenne et canadienne, conduirait à un équilibre entre les hausses et les baisses de rendements, et ne remet absolument pas en cause cette disponibilité globale.

 

Si 800 millions à 1 milliard d'humains souffrent tous les ans de la faim, c'est à cause du manque d'accès. La faim est la conséquence de la pauvreté (les famines régionales ponctuelles qui résultent de guerres ou de séismes n'ont évidemment aucun lien non plus avec des questions agronomiques, et relèvent de l'aide exceptionnelle d'urgence). Pour manger, il faut disposer de moyens pour produire soi-même ou s'acheter des aliments. Or, il est indiscutable que l'agriculture biologique, en maintenant les populations rurales en activité et en employant la main-d'œuvre au lieu de la confiner dans des bidonvilles, améliore mécaniquement l'accès à la nourriture... tandis que l'agriculture industrielle conduit à bafouer ce droit.

 

Enfin, aucun agronome sérieux ne peut nier que l'agriculture biologique est considérablement plus favorable à la qualité alimentaire (ce qui inclut la diversité des aliments, qui est au cœur de l'agronomie biologique puisque c'est pour elle un facteur de production incontournable) et à la résilience (préservation de l'environnement et adaptation aux changements climatiques) que toute autre forme d'agriculture. J'ai évoqué précédemment ces aspects, qui montrent l'immense supériorité de l'agriculture biologique en matière de sécurité alimentaire à l'échelle mondiale.

 

 

Le mythe des rendements bio insuffisants pour nourrir le monde est ainsi le résultat combiné d'une erreur méthodologique monumentale, d'un ethnocentrisme occidental et de politiques publiques qui entravent les pratiques biologiques. Il est temps de relever notre regard et d'avancer.

 

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L’illuministe David Rockefeller bénéficie de sa 6ème transplantation cardiaque, à 99 ans

L’illuministe David Rockefeller bénéficie de sa 6ème transplantation cardiaque, à 99 ans | Think outside the Box | Scoop.it

Si pour le vulgus pecum il est inenvisageable d’espérer une transplantation d’organes au-delà de 70 ans le plus souvent, le corps médcal invoquant la rareté des greffons et le rapport défavorable « coût-bénéfices » engendré par l’avancée en âge, pour les puissants illuministes des 1%, l’âge ne constitue en aucune manière une barrière infranchissable !

Bien au contraire.

Ce double standard face à la médecine est sans doute l’une des raisons qui expliquent le silence assourdissant des médias alignés sur l’énième transplantation du richissime tralatéraliste et bilderberger pro-NWO David Rockefeller, qui vient de subir avec succès sa 6ème transplantation cardique (il faut aussi transplanté des reins, il sera bientôt refait à neuf comme une vieille bagnole retapée pièce par pièce).

« A chaque fois que j’obtiens un nouveau cœur, c’est comme si le souffle de la vie se répandait partout en moi. Je me sens énergique et vivant, » dit-il aux journalistes, déclarant sur le ton de la plaisanterie espérer vivre jusqu’à 200 ans…

Ce presque centenaire devrait passer sa convalescence au calme, sur son ile privée et paradisiaque au Vanuatu…

Paradis pour les uns, enfer pour tous les autres, l’illuministe sioniste n’avait-il pas déclaré en ces termes :

« Nous sommes à la veille d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est de la  bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial. » 

David Rockefeller

Ou encore  :

« Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des Etats-Unis, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour constuire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l’accusation, je suis coupable et fier de l’être.« 

Memoirs, David Rockefeller, éd. Random House, 1st Trade Ed edition, October 15, 2002 (ISBN 978-0679405887). p. 405

Il faut le comprendre, le vieil homme ne voudrait pas rater le spectacle !

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Quels remparts face à la corruption ?

Quels remparts face à la corruption ? | Think outside the Box | Scoop.it

La fondatrice d’Anticor (association anticorruption), aujourd’hui à Metz, promeut la démocratie participative comme rempart aux dérives qui empoisonnent la sphère publique.


L es dépenses somptuaires de la CGT pour la rénovation de l’appartement de Thierry Lepaon, celles de Radio-France pour le bureau de Mathieu Gallet, les frais de taxis d’Agnès Saal, ex-Pdg de l’Ina… L’actualité apporte de l’eau à votre moulin.

Séverine TESSIER : « C’est vrai, mais rapportées à l’ampleur de la corruption que nous constatons, ces dérives restent anecdotiques. Les abus liés aux phénomènes mafieux sont beaucoup plus inquiétants parce qu’ils révèlent les liens entre commandes publiques et crime organisé. Pas seulement en Corse et en Paca. De récentes affaires dans le nord de la France ont éclairé la proximité entre prostitution organisée et monde des affaires. On assiste à l’émergence de réseaux d’influence ressemblant fort à ce que l’on a vu en Italie avec la mafia. Une culture affairiste prospère sur le délitement de l’intérêt général. »

Signe d’une exigence nouvelle, les dérives sont désormais révélées, ce qui a pour effet de désespérer le citoyen qui, in fine, se détourne des urnes. Comment surmonter ce paradoxe ?

« Il faut susciter une culture de la vertu. Ce que fait Anticor depuis sa création. Beaucoup de citoyens s’engagent pour lutter contre la résignation et la banalisation de ces faits. Avec le souci d’apprendre, de se former : comment saisir la juridiction administrative, contrôler les comptes publics… Si le vote perd de son sens, l’engagement citoyen réclame un nouveau pouvoir, souverain, authentique. Une reconquête s’opère. Mais les institutions de la République doivent jouer leur rôle, en toute indépendance. Ce qui implique une séparation des pouvoirs et un renforcement de leurs moyens. Pour que triomphe l’esprit de Montesquieu qui écrivait : " Pour ne pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ". À titre d’exemple, les chambres des comptes doivent être dotées d’un vrai pouvoir juridique et être saisies par le citoyen. »

Vous plaidez pour une VIe République basée sur la démocratie participative. Comment forcer la main des politiques ?

« Force est de constater que les privilèges n’ont pas été abolis. Il faut renforcer le non-cumul des fonctions. Beaucoup d’élus s’exposent aux conflits d’intérêts. Contre le lobbying, il faut introduire une sorte de laïcité en politique, pour séparer la sphère publique de la sphère privée. Je préconise de renforcer le rôle du citoyen dans la prise de décisions. Des conseils de citoyens seraient tirés au sort comme on le fait pour les cours d’assises. Il faut faire avancer la souveraineté dans les institutions et considérer qu’on peut être collectivement intelligent. La démocratie participative doit s’inscrire en complément de la démocratie représentative. Laquelle doit davantage reposer sur un choix de projets plutôt que sur des profils. »

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Vers une société sans emploi ?

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Par Alicia Tang et Diane Touré, Direction de la prospective, France Télévisions

 

Allons-nous vers une déconnexion revenu / travail ? Pour la première fois dans l'Histoire, une révolution technologique détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée et le numérique commence à inquiéter un certain nombre d'économistes et décideurs.


A l’occasion d’une journée exploratoire, la Société Française de Prospective, avec le soutien de Cap Digital a abordé ce sujet insuffisamment traité et a tenté d’envisager le futur de nos modèles économiques.

1Révolution numérique : vers une transformation du travail et de l’emploi

Les technologies, comme la machine à vapeur ou encore l'électricité, ont bouleversé les modèles socio-économiques dans lesquels elles sont apparues. Aujourd'hui, une nouvelle révolution est en train de transformer le monde. Mais il ne s’agit plus de technologies de rupture comme cela a pu être le cas, mais bien d’un faisceau d’innovations dans divers domaines (nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l'information et sciences cognitives ou encore génomique et robotique).

Ces ruptures technologiques modifient en profondeur la nature, le rapport et la structure du travail dans nos sociétés occidentales. La notion d’emploi, en perpétuelle évolution, est également à repenser.

L’entrepreneur américain Seth Godin résume ce phénomène assez simplement : “mon grand-père a fait le même travail toute sa vie, mon père a eu 7 emplois différents tout au long de sa carrière, et moi j'ai 7 emplois en même temps”.

En effet, on peut aujourd’hui être à la fois entrepreneur, étudiant, salarié, expert ou encore indépendant. On les appelle déjà "les slasheurs" : ceux qui mettent une barre oblique (slash) entre leurs fonctions en se présentant.

Nous sommes aujourd'hui dans la phase de "destruction créatrice" chère à Schumpeter : le progrès technique détruit les emplois qui ne sont plus en accord avec la demande du marché. Mais nos sociétés font face à un "innovation gap" sans précédent, une différence entre l’évolution de la productivité et la création d’emplois. Le numérique est tout simplement en train de détruire des emplois. Le cabinet de conseil Roland Berger estime ainsi qu’en 2025, 3 millions d’emplois français auront disparu en raison de l’optimisation des emplois actuels et de la robotisation.

VIN (Viticulture intelligente naturelle), le robot-vigneron. (Stéphane Audras/REA)

Les innovations numériques vont certes permettre l'émergence de nouveaux secteurs et la création de nouveaux emplois, mais qui seront moins bien payés que ceux qui vont disparaître, et ce pour plusieurs raisons :

- une mécanisation et une émergence des robots qui entrent en compétition avec les compétences humaines ;
- un manque d’éducation au numérique et une fracture des usages ;
- une dissociation entre la recherche et le développement et innovation (beaucoup de technologies ne sont pas intégrées dans la société car elles ne répondent/collent pas à des usages) ;
- un manque d’investissement dans les moyens de production, c'est-à-dire une difficulté de passer du prototype à la masse.

Par ailleurs, nos sociétés quittent un modèle consumériste pour aller vers un modèle collaboratif. Dans les entreprises, l’enjeu est d’accompagner et d’éduquer à ces évolutions.

Derrières les technologies, il y a des transformations culturelles qu’il faut insuffler aux managers en interne.

Face à ces bouleversements, quelle est la capacité de la société à se réformer en protégeant son modèle social ?

2Une nouvelle vision du travail pour les jeunes.

Comment être acteur de ces nouvelles économies ? Au-delà de réinventer les modèles économiques, comment prendre place dans ce nouveau marché de l’emploi? ASTREES (l’Association du Travail de l’Emploi Europe et Société) a proposé aux jeunes de moins de 30 ans de remplir un court questionnaire sur ce que représente pour eux le travail mais aussi l’engagement dans la société comme en milieu professionnel. Parmi les 1.160 réponses, trois quarts des interrogés pensent que le plus important concernant l'emploi est d’être dans une ambiance de travail agréable, de faire quelque chose d’intéressant et d'avoir un bon équilibre vie professionnelle/vie privée.

“ En dépit du contexte et d’un chômage massif, les moins de 30 ans restent optimistes. Concernant les compétences, les efforts et les réseaux relationnels, ils sont très réalistes sur ce qui permet de décrocher un emploi et sur ce qui les attend en termes de contrats. Les jeunes veulent être entendus en milieu professionnel comme dans la société pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils seront", déclare ASTREES.

Malgré leur optimisme, plus ils entrent dans le monde du travail, plus le sentiment que leur avenir sera meilleur que celui de leurs parents décroît. (34% pour les plus de 25 ans , 44% chez les 20-24 ans et 53% chez les moins de 20 ans). Si le critère de revenu n'apparaît pas en haut des préoccupations, il n’en demeure pas moins inexistant.

“Pour les jeunes, il faudrait supprimer les contrats CDD et CDI, car ils ont du mal à y accéder ; d’autres formes de contrat devraient être mis au goût du jour" affirme Phillippe Lazzarotto membre de l’Association ASTREES.

L’enquête européenne sur les valeurs démontre que la France est une exception dans son rapport au travail. Alors que les anglo-saxons ont un rapport très instrumental à leur travail, les Français recherchent un certain épanouissement/accomplissement personnel à travers lui.
D'où une problématique : comment les jeunes français vont-ils réussir à insuffler ce genre de modèle coopératif au reste de l’Europe si l’intérêt et le rapport au travail est divergent ? Le défi futur est dans la construction d’un modèle socio-économique pour créer un contexte favorable à cette nouvelle génération.

3Prospective : quels modèles pour le futur ?

 A l’occasion de cette journée exploratoire, trois pistes pour le futur ont été exposées:

1. La première, proposée par Sokha Hin (co-fondateur de Call For Team ) part d’un constat : l’innovation en France n’est pensée que d’un point de vue technologique, et non sociale et sociétale.

“Il y a une déconnexion entre les citoyens que nous sommes, et la croyance dans les alternatives proposées”, affirme t-il.

Notre société a besoin de reconnaître que l’innovation est également un moyen de faire avancer des problématiques sociétales, qu’elle n’est pas réservée au monde numérique. Il ne s’agit toutefois pas de créer une rupture entre le monde actuel et le monde de demain, il ne doit pas y avoir de rejet, mais un accompagnement, une transition entre les deux. La proposition de Sokha Hin repose sur un travail en collaboration avec des grandes entreprises, dans le but d’accompagner les salariés qui souhaiteraient se tourner vers l’entrepreuneuriat. Cela permettrait d’accompagner la réflexion individuelle sur le parcours professionnel. Une autre piste pour le futur serait la création d’un label pour les entreprises qui partageraient une vision, celle du numérique aux services de transitions sociétales.

2. La deuxième proposition de Stanislas Jourdan (co-fondateur et coordinateur du Mouvement Français pour un Revenu de Base) concerne la création d’un revenu universel et inaliénable pour tous les individus. Le revenu de base inconditionnel (RBI) serait un revenu attribué sans condition, sur le principe de droit fondamental. Celui-ci serait déconnecté de l’emploi et serait perçu par chaque individu de la société peu importe son âge, son statut socio-professionnel.
Ce revenu de base serait financé par un capital collectif, celui du travail gratuit qui contribue à la création de bien commun. Selon Stanislas Jourdan, le revenu de base serait compris entre 500 et 800 euros par mois et par personne. Il permettrait une accélération économique plus collaborative et aux salariés de renégocier avec leur entreprise leur condition de travail. Le revenu de base permettrait de libérer le temps des individus.

Comment serait financé ce revenu ? Selon le rapport Colin et Collin sur la fiscalité du numérique, le revenu de base pourrait puiser ses ressources dans la création d’une taxe sur l’exploitation des données personnelles qui financerait la protection sociale et le revenu de base. D’autre part, cela encouragerait les entreprises à avoir un comportement plus éthique concernant l’utilisation et à la protection des données personnelles.

3. La dernière proposition, émise par le consultant Frédéric Fonsalas, part d’un questionnement sur la disparition du travail. Actuellement, une croissance de 3% serait nécessaire pour nous assurer du travail ; cette équation ne serait effective que si l’on parle du travail salarié. De ce fait, Frédéric Fonsalas propose une nouvelle définition du travail, à savoir “toute action transformante impliquant un effort”. Dans un second temps, il soutient le fait que la possession est de l’ordre de l’inné, tandis que le don requiert une éducation. Il faut donc changer le système éducatif et fonder le nouveau sur cinq piliers équivalents en poids : la culture ; le corps et ses soins ; la structure de l’esprit qui doit être verticale ; la formation à  l'entrepreneuriat et l’art et l’artisanat.
Il s’agit enfin de repenser le rapport à l’argent comme rémunération et de créer des nouveaux modes de rétribution, développer une économie sociale et solidaire.

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"Les recasés de la République" : ces politiciens devenus "inspecteurs généraux" et qui se cachent dans des placards dorés

"Les recasés de la République" : ces politiciens devenus "inspecteurs généraux" et qui se cachent dans des placards dorés | Think outside the Box | Scoop.it
Leurs "placards" dorés font rêver ! Nichés au sein des institutions, des fondations, ou à des postes enviables du secteur privé, ils jouissent de revenus très confortables et échappent souvent à tout contrôle. Le réseau des recasés de la République, qui abrite de nombreuses célébrités et une armée d'inconnus qui valent le détour, est un continent obscur, avec ses règles, ses lois et ses jeux d'influence feutrés. Extrait de "Les recasés de la République", de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, publié aux éditions First (1/2)
 

Pour ces deux nominations au Budget qui ont attiré l’attention, beaucoup d’autres restent discrètes bien qu’elles soient aussi étonnantes. Et l’on peut faire la même constatation chez les contrôleurs et inspecteurs généraux des autres corps, de l’Agriculture à l’Éducation nationale, où nombre de recasés se font surtout remarquer par leur absence et leurs activités réelles très éloignées de la fonction qui leur vaut une rente confortable. Voire par leur ignorance.

>>>>>>>>>>> Carrières brisées : ces "recasés de la République" qui restent dans le système pour services rendus…ou pas

 

La Cour des comptes a déjà signalé ce phénomène.

Par exemple, dans un référé à l’intention du Premier ministre François Fillon, à l’automne 2010, signé par le premier président de la Cour des comptes108. Ce document confirme que la réalité dépasse la fiction dans ce domaine. Le magistrat de la rue de Cambon y relate « l’inaptitude à exercer » d’une grande partie des inspecteurs recasés par les ministres. Il cite même la note d’un doyen qui signale « l’impossibilité d’adaptation de cinq des douze inspecteurs généraux de l’Éducation nationale nommés au tour extérieur entre septembre 2002 et août 2008 », précisant que « ces inspecteurs font preuve d’insuffisances professionnelles telles qu’ils ne sont pas en mesure d’acquérir les compétences nécessaires au bon accomplissement des tâches techniques confiées aux inspecteurs généraux de l’Éducation nationale ». Le référé rappelle à François Fillon qu’il faut s’assurer que les personnes nommées par les ministres « soient en mesure de travailler de manière effective ». Selon le journaliste Augustin Scalbert, qui a fait état de ce courrier dès son envoi au Premier ministre, ce dernier n’a pas répondu109.

Toutefois, certains inspecteurs généraux de l’Éducation nationale ont pris soin de demander à bénéficier de leurs droits à la retraite dans les semaines qui ont entouré le passage de la Cour des comptes. C’est le cas notamment de Jean Germain et Léon Bertrand nommés au tour extérieur, comme nous allons le voir. L’enquête des magistrats note à leur propos : « De l’ensemble des éléments recueillis lors de l’instruction, il ressort qu’il n’a été possible de retrouver que des traces matérielles minimes attestant de leur activité effective. » Soit, pour le premier, nommé par François Mitterrand en 1993, « dix courtes notes manuscrites » et un rapport en dix-huit années d’exercice pour lesquelles il a perçu une rémunération d’environ un million d’euros et engrangé de précieux points de retraite.

Maire (PS) de Tours jusqu’en 2014, Jean Germain a été réélu trois fois depuis 1995 sans jamais demander sa mise en position de détachement de l’Inspection générale, ni même des décharges horaires. Il a fait valoir ses droits à la retraite de l’Inspection dans le mois précédant l’envoi du référé de la Cour des comptes, tout en conservant ses mandats de maire et de président de la communauté d’agglomérations de Tours, auquel il a ajouté en 2011 celui de sénateur d’Indre-et-Loire, cumulant une douzaine de mandats et de fonctions.

Pour le second recasé, Léon Bertrand, ancien député UMP de Guyane et ex-ministre du Tourisme de Jacques Chirac, nommé inspecteur général par Nicolas Sarkozy en 2008, le référé de la Cour des comptes ne relève qu’« une dizaine de réunions » pour toute trace de son activité d’Inspecteur général. On le comprend mieux quand on sait que Léon Bertrand est également maire de Saint-Laurent-du- Maroni depuis 1983, une ville située à 7 000 kilomètres de Paris. Il a négligé, lui aussi, de demander une mise en disponibilité de son poste d’inspecteur général de l’Éducation nationale ou, au moins, un temps partiel. Peut-être justement par manque de temps ?

Il aurait tout de même demandé, à l’instar de Jean Germain en 2010, à faire valoir son droit à la retraite au taux prévu par l’Inspection générale. Le passage de la Cour des comptes n’a sans doute pas été complètement inutile. Mais on ne peut qu’être déconcerté devant l’aplomb des deux bénéficiaires qui n’ont pas hésité à faire comme s’ils avaient réellement exercé leur fonction, malgré les constatations officielles. Il faut aussi songer que, parallèlement à sa nomination, il était aussi conseiller régional depuis 2004, tout en tenant à assurer les multiples fonctions liées à ses mandats, comme celle par exemple de président de la communauté de communes de l’Ouest guyanais (CCOG). L’élu n’aime pas affronter les questions qu’on a envie de lui poser depuis sa mise en cause par le référé de la Cour des comptes. Il se targue volontiers de sa popularité face aux accusations qui pourraient égratigner son image.

À 64 ans, Léon Bertrand risque toutefois de devoir prendre sa retraite plus vite qu’il ne le voulait. En octobre 2014, il a été condamné en appel dans une affaire de « favoritisme et de corruption » : vingt mois de prison dont seize ferme, et deux ans de privation de ses droits civiques, auxquels s’ajoutent 80 000 euros d’amende. Le procès concerne des « dessous-de-table » et une douzaine de marchés publics attribués à des entreprises retenues par la communauté de communes qu’il préside. Son avocat a annoncé qu’il se pourvoirait en cassation. Si la Cour devait confirmer la sentence, moyennant les lenteurs habituelles de la justice, l’élu ne retrouvera le droit de faire campagne en quête d’un mandat politique qu’après avoir perdu sa mairie et la région, au profit de successeurs qui seront devenus assez puissants pour les garder. Il aura alors largement atteint l’âge de profiter lui aussi de sa pension de retraite de l’Éducation nationale.

La Cour des comptes peut donc mettre son nez dans certaines nominations très complaisantes en regard des compétences et des disponibilités réelles des bénéficiaires. Il arrive même qu’elle intervienne pour signifier tout simplement que leur âge est vraiment trop avancé ou que les obligations sur l’âge de la retraite sont transgressées ! On en trouve une illustration dans le rapport que la Cour a rendu sur le Consortium de réalisation (CDR), la structure qui a joué un rôle clé dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais, en octobre 2010110. Elle y a pointé le fait que Bernard Scemama, le haut fonctionnaire désigné par la ministre de l’Économie Christine Lagarde au sein du CDR, qui devait se prononcer sur le recours à une procédure d’arbitrage, aurait dû en être éjecté aussitôt. « Il avait atteint la limite d’âge de 65 ans trois mois après sa nomination. Il ne pouvait donc être maintenu en fonction au-delà de cette date qu’à titre intérimaire et pour une durée limitée », relève la Cour des comptes. Or, note-t-elle, « il a finalement été prolongé jusqu’en février 2009, soit une durée de quinze mois qui excède manifestement la durée de désignation »… Peut-être l’intéressé le regrettet- il aujourd’hui : le 18 novembre 2014, Bernard Scemama a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’enquête sur cet arbitrage très favorable à Bernard Tapie.

 

Extrait de "Les recasés de la République", de Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, publié aux éditions First, 2015.

 

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Expatriation : le top 10 des paradis fiscaux

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Antigua-et-Barbuda permet aux personnes ayant acquis la nationalité du pays de bénéficier d’une exonération totale d’impôts sur les revenus de source étrangère


Le cabinet Bradley Hackford publie son classement annuel des pays appliquant un taux d’imposition neutre ou faible sur les revenus des personnes physiques. Celui-ci tient également compte de la qualité de vie et de la sécurité juridique et physique.

« Les exilés fiscaux ne sont pas des évadés », écrit l’avocate fiscaliste Manon Sieraczek-Laporte dans son enquête parue en 2013 Exilés fiscaux. Tabous, fantasmes et vérités. Alors que l’exil fiscal reste toujours difficile à quantifier en France - en 2011, près de 35.000 assujettis à l’impôt sur le revenu étaient expatriés, selon le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur « l’exil des forces vives de France » - le cabinet spécialisé Bradley Hackford publie son classement annuel des destinations les plus en vue pour l’expatriation fiscale.

Toutes ont en commun un taux d’imposition neutre ou faible sur les revenus des personnes physiques. Mais le classement prend aussi en compte la qualité de vie du pays, la sécurité juridique et physique, sa situation géographique et ses centres d’intérêt, mais aussi la qualité du programme d’investissement économique développé par le gouvernement local pour favoriser l’investissement des nouveaux résidents.

 

1) Antigua-et-Barbuda

Nouvelle entrée dans ce classement annuel, Antigua-et-Barbuda propose un programme de citoyenneté par investissement permettant d’acquérir la nationalité du pays ainsi que la résidence. « Les programmes combinant nationalité et résidence répondent à un nouveau besoin chez les expatriés compte tenu de l’évolution progressive des considérations fiscales liées à la nationalité », souligne Bradley Hackford.

L’obtention de la nationalité du pays nécessite la réalisation d’une contribution non remboursable de 250 000 dollars dans le programme de citoyenneté du gouvernement. Il est également possible d’opter pour l’acquisition d’un bien immobilier agréé par le programme de citoyenneté du gouvernement et d’une valeur minimale de 400 000 dollars.

Les personnes ayant acquis la nationalité au travers de ce programme peuvent ensuite devenir résidentes d’Antigua et bénéficier d’une exonération totale d’impôts sur les revenus de source étrangère. Seuls les revenus provenant d’activités menées à Antigua et Barbuda sont imposables.

 

2) Le Royaume-Uni

Le Royaume Uni offre la possibilité d’acquérir le statut de résident « non-domicilié » ou « non-dom ». Ce statut spécifique, qui s’adresse aux personnes de nationalité non britannique, permet de vivre en Angleterre sans être imposé sur ses revenus de source non locale ni sur sa fortune placée en dehors du Royaume Uni.

Les personnes ayant opté pour ce statut bénéficient de ce régime spécifique durant leurs 7 premières années de résidence dans le pays. Un forfait fiscal minimum doit ensuite être acquitté chaque année.

La position stratégique de Londres et sa qualité de vie ainsi que son dynamisme en font également une place particulièrement attractive pour les personnes disposant d’un important patrimoine. Selon les chiffres donnés par le maire de Londres Boris Johnson, 240.000 Français vivent aujourd’hui dans la capitale britannique.

 

3) Monaco

Vivre à Monaco permet de bénéficier d’une absence totale d’imposition sur les revenus, à l’exception des personnes de nationalité française qui continuent à payer leurs impôts en France. Il leur faudra donc acquérir une seconde nationalité au préalable et renoncer ensuite à la nationalité française si elles désirent bénéficier de ce régime fiscal.

Il n’existe pas, non plus, à Monaco d’impôt sur la fortune, la succession ou les donations envers les héritiers directs (parents, conjoints, enfants). Cela concerne aussi bien le patrimoine situé à Monaco qu’à l’étranger.

Pour les expatriés, l’obtention de la résidence monégasque nécessite notamment de pouvoir démontrer une situation de fortune importante et donc de pouvoir vivre à Monaco sans avoir besoin d’y travailler (qu’il s’agisse d’une résidence louée ou achetée). Le requérant à la résidence monégasque doit par ailleurs ouvrir un compte bancaire à Monaco et y déposer un minimum de 500.000 euros.

La principauté de Monaco, avec son offre de loisirs haut de gamme et sa sécurité reconnue continue d’attirer de nombreux résidents provenant de différents pays, notamment d’Italie, de Russie et plus récemment de Suisse.

 

4) Andorre

Petite principauté située entre la France et l’Espagne, l’Andorre attire à la fois les français et espagnols frontaliers en raison de sa fiscalité très favorable mais également les étrangers non européens, notamment russes, qui apprécient la situation géographique du pays ainsi que son haut niveau de sécurité.

L’obtention de la résidence pour les personnes financièrement indépendantes nécessite notamment de réaliser un investissement d’un montant de 350.000 euros minimum dans le pays et d’effectuer le dépôt d’une caution de 50.000 euros. L’imposition sur les revenus des personnes physiques y est de 10 %.

 

5) L’Île Maurice

L’île Maurice, est très prisée des français qui apprécient l’usage de la langue française et la faible taxation du pays. L’imposition sur les revenus des personnes physiques y est de 15 %.

La procédure d’obtention de la résidence y est « simple », selon Bradley Hackford. Elle consiste notamment à acheter un bien immobilier sur l’île d’une valeur minimale de 500.000 dollars américains. Ce programme, baptisé «  IRS » pour « Integrated Resort Scheme », a été lancé par le gouvernement mauricien en 2002 afin d’encourager la construction et la vente de villas de luxe à des étrangers dans des emplacements particuliers. Ces acheteurs internationaux ont le statut de « résidents mauriciens » tant qu’ils sont propriétaires des villas agréées par le programme.

 

6) Malte

Devenir résident à Malte permet, sous certaines conditions, de n’être imposé que sur ses revenus de source locale. Les revenus de source étrangère, et non rapatriés à Malte, sont eux exonérés. Plusieurs statuts spécifiques destinés aux européens, aux non-européens et aux retraités permettent de bénéficier d’un régime analogue à celui de « non dom » en Angleterre.

 

7) Gibraltar

Gibraltar dispose d’un statut spécifique (dit de « catégorie 2 ») permettant aux résidents optant pour ce statut de bénéficier d’une fiscalité attractive et prévisible tout en bénéficiant des avantages liés à l’appartenance du pays à l’Europe.

L’imposition des personnes physiques à Gibraltar sous ce statut est limitée aux premières 80 000 livres gagnées par an. Les revenus supérieurs à ce montant ne sont pas fiscalisés. Le forfait maximal d’imposition est donc de 28 360 livres. A noter qu’un minimum de 22 000 livres d’impôts annuels est à acquitter.

 

8 ex-aequo Emirats Arabes Unis - Dubaï

La possibilité d’implanter une société dans l’une des nombreuses zones franches de Dubaï puis d’obtenir la résidence dans le pays permet à Dubaï d’attirer de plus en plus d’expatriés. Les sociétés implantées dans les « free zones » peuvent être détenues à 100 % par des étrangers.

Le taux d’imposition pour les sociétés est de 0 %, il est en est de même pour les revenus des personnes physiques résidentes qui ne sont soumises à aucun impôt.

 

9) Caïmans

Les Caïmans sont une destination réputée avec un taux d’imposition de 0 % tant pour les sociétés que pour les personnes physiques. Les Caïmans ont mis en place une zone économique spéciale permettant aux personnes actives d’obtenir la résidence en constituant une société dans cette zone.

Il est également possible d’opter pour la résidence sans permis de travail en démontrant la possession de revenus extérieurs et en réalisant un investissement de 500.000 $ CI localement (soit 562.273, 75 euros).


 

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"C'est un cauchemar, pourquoi ces répliques ne cessent-elles pas?"

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Le tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu samedi au Népal a fait 3.432 morts et plus de 6.500 blessés, selon un bilan publié par le service de gestion des catastrophes du ministère népalais de l'Intérieur. 


Au Népal, des dizaines de milliers de sinistrés effrayés en quête d'aide humanitaire.

Des dizaines de milliers de Népalais effrayés et sans logement patientaient sous des tentes de fortune lundi dans l'attente de secouristes du monde entier qui affluent après le violent séisme qui a fait plus de 3.000 morts à travers le pays.
Munis d'équipements spéciaux et accompagnés de chiens renifleurs, les équipes humanitaires internationales débarquent avec la régularité d'une horloge à l'aéroport de Katmandou, dans la banlieue de cette capitale d'ordinaire dynamique dévastée samedi par un puissant séisme.

Le tremblement de terre de magnitude 7,8 survenu samedi a fait 3.432 morts et plus de 6.500 blessés au Népal même - le plus meurtrier depuis 80 ans -, selon un bilan publié par le service de gestion des catastrophes du ministère népalais de l'Intérieur. Plus de 90 personnes ont été tués en Inde et en Chine.
Le tremblement de terre a également déclenché une avalanche sur le mont Everest, où une vague de neige comparée par un survivant à un "immeuble blanc de 50 étages" a déferlé sur le camp de base.
Dix-huit décès ont été confirmés dans le massif où se trouvaient en ce début de saison d'alpinisme 800 personnes, dont de nombreux étrangers, selon les estimations de responsables locaux.

 

(Diaporama : Népal : les images du désastre)

 

"Pourquoi toutes ces répliques?"
A Katmandou, des dizaines de milliers d'habitants ont passé une nouvelle nuit dehors, sous des tentes de fortune. "C'est un cauchemar, pourquoi ces répliques ne cessent-elles pas?", se désespère Sanu Ranjitkar, une femme de 70 ans agrippée à son chien, le visage recouvert d'un masque à oxygène, assise sous une bâche.

Le sol tremble encore régulièrement et beaucoup n'ont pas fermé l’œil de la nuit, n'ayant que quelques bâches de plastique pour se protéger des fortes pluies qui se sont abattues sur la ville.
"Il y a tellement de peur et de confusion", constate Bijay Sreshth en tentant d'écouter la radio dans l'espoir d'entendre un message du gouvernement. "Nous ne savons pas ce que nous allons devenir et le temps que nous allons passer ici", dit ce père de trois enfants, qui s'est réfugié avec eux, sa femme et sa mère dans un parc.

A Balaju, un quartier de la capitale, un père a eu la douleur de voir la police retirer le corps de sa fille des décombres de leur maison. "Elle était tout pour moi, elle n'a rien fait, elle ne devait pas mourir", dit Dayaram Mohat en s'effondrant sur le sol.

Les survivants ont besoin d'eau potable et de denrées de base tandis que les zones rurales attendent désespérément l'arrivée de secours, selon un responsable du gouvernement.
"Nous avons besoin d'hélicoptères pour les opérations de secours dans les zones rurales", explique le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Laxmi Prasad Dhakal. "Nous avons aussi besoin d'eau potable et de vivres pour les survivants".
La situation difficile des rescapés est aggravée par les coupures de courant et la fragilité des réseaux de communication, au bord de l'implosion.

Les autorités népalaises expliquent qu'elles font le maximum pour venir en aide aux régions isolées les plus proches de l'épicentre du séisme, à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Katmandou.


Médicaments et couvertures
En annonçant le dernier bilan du désastre, un responsable du service de gestion des catastrophes a souligné que les secouristes tenteraient aussi lundi de dégager les personnes prises au piège dans les décombres des immeubles effondrés.
"Aujourd'hui, nous allons tenter de trouver des survivants dans les décombres des immeubles élevés qui se sont écroulés", a dit à l'AFP Rameshwor Dangal.

En particulier, la tour historique de Dharhara, l'une des attractions touristiques majeures de la capitale sur la place du Durbar, n'est plus que ruines.
Selon la police, qui se fonde sur la billetterie, environ 150 personnes visitaient la tour blanche de neuf étages, dotée d'un escalier en spirale de 200 marches et surmontée d'un minaret de bronze datant du XIXe siècle, lorsqu'elle s'est écroulée.

 

(Reportage : L'Everest "ne veut plus des alpinistes" : paroles de survivants du séisme)


Les secouristes népalais reçoivent le renfort de centaines d'humanitaires venus de pays comme la Chine, l'Inde ou les Etats-Unis. Environ 70 Américains sont ainsi en route pour le Népal alors que Washington a annoncé le déblocage d'une première enveloppe d'un million de dollars.
Londres a annoncé 5 millions de livres, le Canada 5 millions de dollars et l'Union européenne 3 millions d'euros.
Des ONG françaises, comme Médecins du Monde (MDM), Handicap International et Action contre la faim ont déjà des équipes à pied d’œuvre.
Les hôpitaux sont débordés et les médecins mobilisés 24 heures sur 24 pour soigner les blessés dans des conditions très difficiles. Des chirurgiens ont dû opérer dans des théâtres de fortune érigés sur des parkings. Les morgues arrivent, elles, à saturation.

La ville de Pokhara, très fréquentée par les amateurs de sports d'aventure et située à 70 km à l'ouest de l'épicentre, a en revanche été largement préservée des effets du séisme et les touristes poursuivaient leurs vacances, a rapporté une journaliste de l'AFP.
Occupée à sangler son matériel de parapente, Caroline Ahern, une Irlandaise de 26 ans, explique qu'elle espère toujours revenir en avion à Katmandou en fin de semaine.
"Le séisme n'a pas provoqué de gros dommages en tant que tel mais les gens étaient vraiment paniqués", dit-elle. "C'était comme être sur un bateau incontrôlable".

Le Népal, à l'instar de toute la région himalayenne, où se rencontrent les plaques tectoniques indienne et eurasienne, est une région à forte activité sismique. En août 1988, un séisme de magnitude 6,8 avait fait 721 morts dans l'est du Népal. En 1934, un tremblement de terre de magnitude 8,1 avait tué 10.700 personnes au Népal et en Inde.


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Il ne reste que les citoyens pour faire le ménage ! Comme toujours.

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Tout ce qui entrave le libre exercice démocratique est nuisible 

Il va falloir que les citoyens mettent un point d'arrêt à toutes ces dérives. A combien s'élèvent elles ? Tous les jours son lot d'escroquerie, de fraude, d'arnaque, de conflit d'intérêt, de prise illégale d'intérêt, d'abus de pouvoir, de lobying, de fraude aux électeurs. A combien s'élève le préjudice globale de toutes ces dérives. Car au final, c'est pour une histoire d'argent que nous renonçons à nos libertés, de gré ou de force. Alors, il y a dans l'empillement de ces faits, une sorte d'élite française qui nuit gravement aux principes démocratiques et qui aspirent les financements d'un tel système politique fondé sur des valeurs, dites universelles.

 

Ainsi un référendum d'initiative populaire pourrait formuler sa question : Faut-il durcir les sanctions prises à l'égard des responsables économiques et politiques pour des faits qui touchent à l'intégrité de leur fonction, à l'intégrité de la nation, à l'intégrité de la République et à l'intégrité de la constitution ?

Il faut nettoyer les écuries d'Augias. Il est inconcevable de remettre en cause un modèle social lorsque les citoyens s'aperçoivent que ce modèle n'est pas en déficit, mais qu'il est purement et simplement dépouillé. Pourquoi est il pillé ? Parce que les citoyens laissent faire. Nous citoyens sommes devenus d'un tel fatalisme, d'un tel pessimisme, que nous n'envisageons même plus que nous avons une existence commune. Nous partageons au moins tous le même temps ; celui qui s'écoule tous les jours.  

 

Il faut être impitoyable vis-à-vis de ceux qui prétendent faire mieux que les autres. Ils ont la prétention de coire ce qui est bon pour les autres, pensent leur dicter les conditions du bonheur. Alors ils doivent plus que les autres assumer. Et l'épée de Damoclès doit être pesante et lourde. 

S'enrichir, prendre le pouvoir, pourquoi pas. Il y en a que ça fait "bander", et puis il y a tellement de citoyens qui ne veulent pas agir. Mais prendre une forme de pouvoir sans assumer les responsabilités collectives, civiles, economiques, sociales, culturelles qui vont avec, il y a là quelque chose qui cloche. Et la démocratie n'aime pas les sons de cloche. Surtout la nôtre.

 

Alors il faut sanctionner cruellement. 

Les responsables politiques : On ne compte plus les affaires tellement il y en a. Depuis quarante ans, combien ? Quelles sont les répercussions financières de toutes les dérives constatées ? Sont ils responsables de la situation actuelle ? 

Nous citoyens devons porter le fer juridique dans la balance. Reconnu coupable, inéligible à vie, et peine de prison ferme. Sommes détournées à rembourser et transmissibles par héritage.

Faisceaux de présomption : plus il y a d'affaires et c'est déjà une affaire en soi. Donc suspension temporaire du corps représentatif jusqu'au délibération du tribunal. Président ou pas. La démocratie est à ce prix.

Les responsables économiques : Ils sont solidairement responsables du tissu économmique, peu importe leur taille et leur importance économique. Par la politique néo-libérale qui semble les animer, l'enjeu du risque économique doit marcher dans les deux sens. L'entrepreneur prend un risque, mais les population qui sont touchées de près ou de loin par l'activité économique d'une entreprise assument aussi le risque entrepreneurial. Localisation du travail, de la fiscalité, des contraintes... Ainsi, le chef d'entreprise se trouve garant du bon fonctionnement de la démocratie qui l'accueille et l'héberge. Il doit à ce titre être responsabilisé par la loi et peut être démis de ses fonctions, peu importe ses conditions contractuelles. La prison, la déchéance, le remboursement des sommes détournées, la restitution de tout ce qui a été soustrait au bon fonctionnement démocratique doit être totale et transmissible par héritage. 

Je suis vindicatif, véhément, totalitaire, mais je ne fais que mirroir. Ce n'est pas la V° République qui est malade, ce sont ses acteurs subjugués par leur toute puissance narcissique. Nous revoici rendu à l'époque de l'absolutisme. Ou est le bouton des Lumières ?

 

JEAN-PHILIPPE GILLOT

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En cas de primaire, Manuel Valls favori pour la présidentielle

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Manuel Valls serait le favori des sympathisants de gauche à lélection présidentielle en cas de primaire, selon un sondage Ifop-"Le Journal du Dimanche".

 

À la question "quelle personnalité, parmi les suivantes, souhaiteriez-vous voir désignée comme candidate du Parti socialiste et des écologistes à l'élection présidentielle de 2017 ? Manuel Valls arrive en tête des personnalités souhaitées comme candidates à l'élection présidentielle de 2017 par les sympathisants de gauche, obtenant les suffrages de 29% des sondés dans une étude Ifop-Le Journal du Dimanche. 

Sur ces 29%, Manuel Valls obtient les voix de 37% des sympathisants du PS, 15% des sympathisants du Front de gauche et 18% des sympathisants d'Europe Ecologie Les Verts

Hollande loin derrière Valls

L'actuel Premier ministre est suivi par Martine Aubry, qui obtient 19% en cas de primaire à gauche (15% des sympathisants PS, 23% de ceux du Front de gauche et 29% de ceux d'Europe Ecologie les Verts). L'actuel président François Hollande n'arrive qu'en troisième position, avec 18%(27% des sympathisants PS, 7% de ceux du Front de gauche et 1% des écologistes). Ségolène Royal (13%), Arnaud Montebourg (9%), Cécile Duflot (6%) et Benoît Hamon (6%) sont les autres personnalités citées. 

L'enquête a été menée via un questionnaire internet auto-administré en ligne du 13 au 16 avril 2015 auprès d'un échantillon de 819 sympathisants de gauche, extrait d'un échantillon de 2.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.  

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Tesson - Hollande : du président normal au roi fainéant

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Dimanche, sur Canal+, le président se demandait à voix haute ce qu'il devait faire. Un aveu d'impuissance que Philippe Tesson juge sévèrement.

 

Du fastidieux monologue auquel s'est livré dimanche sur Canal+ le président de la République, on retiendra en tout et pour tout cette question : "Que dois-je faire ?" Elle se rapportait à la désaffection de l'électorat socialiste qui, après avoir voté Hollande en 2012, a porté ses voix vers le FN lors des récentes départementales. On lui demanda ce qu'il en pensait. Il resta interdit, il réfléchit un moment, puis il s'interrogea : "Que dois-je faire ?"

Cette déclaration d'impuissance, faite sans vergogne, résumait deux heures d'un discours sans éclat et trois ans d'une politique sans résultat. L'émission était destinée à restaurer le crédit du président. Elle n'a fait que révéler sa faiblesse dont cette question qu'il se posait publiquement à lui-même est l'aveu le plus dramatique.

Que recherchait-il exactement dimanche ? À donner de sa personne une image plus flatteuse ou à justifier sa politique ? L'un et l'autre, apparemment. Cette confusion est toujours fatale. Lorsqu'une politique est efficace, quel besoin l'homme qui la mène a-t-il de faire valoir sa personnalité, à plus forte raison lorsque celle-ci n'est pas exceptionnelle ? Il a assez protesté de sa normalité pour se dispenser de faire étalage de ses qualités particulières. C'est sur son bilan qu'on le jugera, nonobstant la sympathie qu'il peut inspirer. C'est sur son bilan qu'on l'a déjà jugé. Et si on lui accorde un sursis, ce qu'il demande sans relâche au nom de la durée de son mandat, il doit fournir par ses actes la preuve qu'il l'aura mérité.

Impudence

Or il ne livre toujours pas cette preuve, bien que le résultat des dernières élections lui ait envoyé un signal fort. Ses déclarations de dimanche n'ont donné lieu à aucune annonce d'importance, elles n'ont révélé ni une conscience plus aiguë des urgences ni une énergie nouvelle. Il a parlé aux jeunes, dont il prétend qu'ils sont son obsession, comme il le fait depuis trois ans dans un langage abstrait, ne leur offrant en guise de gage que des mesures déjà connues qui s'inscrivent dans l'éternelle politique d'assistanat. Le chômage est évoqué comme une fatalité. Pas la moindre référence aux moyens qui permettraient de le soumettre à un traitement économique. "Qu'est-ce que nous pouvons faire ?" répète-t-il. Et il répond : "Espérer !" La chance, quoi ! Quelle impudence ! Et Macron chante ! Et lui rigole ! Le roi s'amuse.

"Que dois-je faire?" Personne n'osa lui répondre : "Vos bagages !" Beaucoup le pensent. Quatre Français sur cinq le souhaitent.

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Nemo auditur propriam turpitudinem allegans !

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Les Attila en costume-cravate qui nous dirigent veulent éradiquer les racines culturelles de l'Europe pour les remplacer par la fumisterie d'un vivre ensemble débarrassé de tout élément chrétien. 

 

Puisque les Attila en costume-cravate qui nous dirigent veulent éradiquer les racines culturelles de l’Europe pour les remplacer par la fumisterie d’un vivre ensemble débarrassé de tout élément chrétien. 

Puisque les barbares révisionnistes qui nous gouvernent ont pour projet de chasser de nos écoles ce qui reste de grec et de latin, et de culture antique ou préislamique, au nom de l’égalitarisme républicain, pour faire de la place aux chères têtes brunes discriminées venues de nos quartiers difficiles.

Puisque les ostrogoths négationnistes qui nous guident vont jusqu’à réécrire notre histoire nationale et continentale dans les programmes scolaires pour mieux accueillir l’Autre, cet étranger trop heureux de trouver des collaborateurs zélés à son entreprise de remplacement populationnel et de colonisation culturelle.

Puisque les vandales déséquilibrés qui saccagent nos cimetières et nos églises ou égorgent et tuent ce qui ressemble à une tête de Gaulois et à une face de craie ont bien compris leur message. 

Puisque les têtes-de-nœud suicidaires que nous sommes devenus se donnent vocation à accueillir toute la misère du monde, et que le monde entier débarque sur nos plages par cargos chargés à ras bord et que la multitude envahit notre continent, que les assassins se font payer des études dans nos universités et élèvent des marmailles grâce à la générosité de notre système de protection sociale.

Eh bien parlons grec et latin, en énonçant ce principe du droit qui veut que nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ! 

Et rappelons à nos élites françaises et européennes qu’elles auront à payer pour leurs lâchetés successives, alors que les solutions existent pour éviter le pire :

1. Les terroristes islamiques, étrangers ou français, ont été élevés et nourris dans le sein républicain. Coupons le robinet du regroupement familial, de l’asile économique, des allocations braguette et des prestations d’assistanat sans contrepartie de travail ou d’intégration.

2. La diplomatie humanitaire et les guerres du même nom de l’Occident ont mis le Moyen-Orient et l’Afrique à feu et à sang et lancé des peuples entiers sur les chemins de l’exil. Revenons aux principes du droit international qui nous guident depuis 400 ans, cessons les ingérences dans le monde arabe, respectons le principe de la souveraineté nationale.

3. L’ennemi n’est pas dans la tyrannie des États mais dans la barbarie des sociétés sans État. Il faut des alliances qui ne soient pas fondées que sur les intérêts économiques mais sur la proximité culturelle, y compris avec des autocrates ne partageant pas nos valeurs démocratiques et qu’il ne faut pas criminaliser pour autant.

4. La Grèce et ses problèmes, et son incapacité à se réformer, nous empoisonnent la vie depuis cinq ans. Plutôt que d’envoyer les guignols technocratisés de la Troïka, faisons comme jadis quand on plaçait sous mandat international un pays en faillite ou avec des institutions défaillantes, pour le remettre dans le droit chemin.

5. Enfin, cette opération Triton conduite par Frontex et qui illustre si bien le naufrage commun européen, ainsi que l’effet boomerang de notre politique des droits de l’homme. Pour ne pas accueillir toute la misère africaine, il faut la contenir sur la côte libyenne, avant qu’elle n’embarque dans ses rafiots de fortune et qu’elle se noie, dans des camps d’accueil gérés par l’ONU, et sous protection militaire de l’OTAN.

 

Stephan A. Brunel

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Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, est mis en examen dans l'enquête sur le financement du FN

Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, est mis en examen dans l'enquête sur le financement du FN | Think outside the Box | Scoop.it

Jeanne, une structure utilisée dans les campagnes de la formation d'extrême droite, a été mise en examen pour acceptation par un parti politique d'un financement provenant d'une personne morale et escroqueries lors des législatives de 2012, confie à l'AFP une source proche du dossier.

L'enquête, menée par les juges financiers parisiens Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi, porte sur le financement des campagnes présidentielle et législative 2012 et vise le FN, Jeanne et la société Riwal, qui conçoit et réalise de nombreux documents de propagande pour le parti d'extrême droite. C'est de cette société, dirigée par un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, que Jeanne est soupçonnée d'avoir reçu un financement illicite.

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En 2050, comment la consommation locale a changé la distribution en France?

En 2050, comment la consommation locale a changé la distribution en France? | Think outside the Box | Scoop.it

Répartition de l'emploi par catégorie socioprofessionnelle de 1962 à 2046.
Lecture: en 1962, la part des agriculteurs exploitants dans l'emploi était de 16%; en 2007, elle n'est plus que de 2%; en 2044 elle est de 8%.

 

ALIMENTATION -

 

"Marchands des 4 saisons" a considérablement changé la manière d'appréhender la consommation et la distribution et a permis de proposer un modèle durable de consommation.

Rappelez-vous lorsqu'en 2015 vous alliez encore dans des enseignes de grande distribution. Vous étiez dans un espace totalement vide de sens, où la seule chose qui comptait était de proposer le prix le moins cher: "Je suis le moins cher" clamaient toutes les enseignes de l'époque. Bien mal leur en a pris, étant donné que 35 ans plus tard nombre d'enseignes qui proposaient de la "grande distribution" comme Casino, Carrefour, Wall Mart ont disparu du paysage économique, pour le plus grand bien de nos assiettes.

Rappelons ce qu'était, par devoir de mémoire, la "grande distribution". Il s'agissait de proposer des produits standardisés, produits industriellement en énorme quantité, vendus dans de grands entrepôts sans âme que l'on appelait hypermarchés, afin de pouvoir faire baisser au maximum les coûts de revient de chaque produit, mais aussi de baisser aussi le goût et la qualité, sans avoir une agriculture durable.

C'est en 2014 que Marchands des 4 saisons a été créé, il y a déjà 36 ans. L'entreprise de Clermont-Ferrand visait à promouvoir la consommation de produits locaux, basée sur les principes du mouvement locavore, qui consiste à consommer des produits locaux de moins de 250 kilomètres autour de chez soi.

L'entreprise s'est rapidement développée suite à son lancement sur Internet. "Nous avons, dans un premier temps, lancé notre concept sur Internet, puis de nombreux entrepreneurs souhaitaient ouvrir des boutiques alors on les a accompagnés", déclare Marc Dorel, le fondateur du réseau.

La grande distribution a été supplantée par un modèle de distribution 100% responsable. Avec les ventes via Internet, on réduit grandement les coûts logistiques et le prix de vente des produits locaux, ce qui nous a tout de suite permis d'être très compétitif, par rapport aux prix de supermarché et surtout de redonner des marges de manœuvre aux producteurs, qui ont ainsi trouvé des alternatives à la grande distribution pour vendre leurs produits. "Les clients n'étaient à l'époque pas autant prêts à commander par Internet, ainsi nous sommes allés dans le commerce réel."

Des boutiques, 100% responsables, ont été ouvertes. Elles proposent autant de choix qu'en grande distribution, mais les produits sont durables, locaux, bio, issus du commerce équitable, tous dans le respect d'une charte d'agriculture durable.

Dans cette chaîne le producteur est respecté. Il a désormais des revenus plus confortables; la suppression des centrales d'achat a été un élément fondamental dans cette organisation.

Les producteurs travaillent désormais sur de petites productions, grâce au développement de l'agro-écologie et des techniques modernes de productions qui allient plusieurs cultures "amies", ils arrivent à augmenter les rendements, ils peuvent de nouveau manger ce qu'ils produisent! Certains paysans joueurs comparent les niveaux de productions et se rendent compte qu'au vu de la qualité des sols et des rendements, ils arrivent à produire jusqu'à deux fois plus. Les industriels et coopératives ont vite compris qu'il n'était plus rentable d'avoir d'immenses parcs industriels pour produire et ont incité leurs membres à évoluer et à changer.

Le développement de l'agro-écologie a également eu pour conséquence la disparition de "Monsanto", une multinationale qui vendait des semences génétiquement modifiées. Les producteurs ont massivement arrêté de travailler avec cette entreprise, lorsqu'il a été prouvé que les sols s'appauvrissaient et que les produits de Monsanto causaient plus de tort à l'écosystème local, de même pour les paysans, qui devaient chaque année s'endetter auprès de cette entreprise pour avoir le droit de semer leurs graines.

Aujourd'hui, la production est désormais 100% bio et nous n'avons plus besoin de labels pour le prouver. Tous respectent la charte agriculture durable, qui a été rendu obligatoire en 2030 pour toute production française. Les pesticides sont interdits, tout le monde peut aller voir régulièrement les fermes qui sont ouvertes au public afin de pouvoir regarder, apprendre et transmettre aux nouvelles générations les méthodes de travail.

On peut y découvrir comment sont utilisés les compostes, qui proviennent des poubelles vertes qui ont été généralisées et qui servent de lisier aux champs. On peut aussi trouver des ruches très vivantes, ce qui tranche avec l'année 2017 où nous avons failli voir disparaître les abeilles. Désormais, chaque ruche est beaucoup plus productive grâce à la disparition des pesticides et aux multiples semences qui poussent sur les champs.

Les conséquences en termes d'emplois ont été très bénéfiques durant ces 35 dernières années, 2.9% de la population était paysanne soit 870.000 en 2015. Nous sommes revenus à des niveaux plus normaux, grâce à la consommation locale et aux changements des consommateurs avec désormais 8% de la population qui est agricole, soit 2,4 millions d'agriculteurs. Ce chiffre tranche encore avec les 40% de sortie de guerre en 1945, mais nous permet d'avoir un taux de chômage de 3%.



 

Ces dernières années ont été compliquées pour de nombreux acteurs du XXe siècle de l'économie traditionnelle, qui s'est orientée vers un monde plus durable et responsable. C'est ainsi que jadis de grandes marques comme Mars, Coca-Cola, Nespresso, etc, n'ont pas su s'adapter à cette nouvelle logique et ont également disparu. Les entreprises ont eu à s'adapter par rapport à la taxe sur le CO², votée sur les recommandations communes de l'ONU et de l'OMC, poussée par le GIEC et la société civile qui avaient recueilli une pétition de 100 millions de signatures. Ceci avait forcé les gouvernements à changer leur position et à agir en 2022. L'évolution sur la taxe sur le CO² a fait passer la taxe à 1000$ la tonne. Danone a saisi cette opportunité pour relocaliser massivement ses usines de productions, ce qui a permis de créer des milliers d'emplois supplémentaires et a poussé vers des produits plus qualitatifs avec de meilleures matières premières.

Nous avons ainsi aujourd'hui, un monde qui est plus sain, plus responsable et bien que nous ayons baissé de plus de 70% nos consommations globales de CO² par rapport au protocole de Kyoto de 1988, il reste encore du chemin pour atteindre le 0 absolu, fixé par la Convention sur le climat décidée en 2044 pour 2070. Selon les experts du GIEC la hausse des températures globale sera finalement limitée à 1,5° en 2100, mais nous ressentons déjà les effets dans plusieurs grandes villes telles que New York, Amsterdam, Tokyo, Londres, Miami.

Ainsi l'évolution de nos modes de consommation a eu un réel impact sur la société et sur la manière de concevoir la politique qui a su écouter la société civile pour aller vers un monde plus durable. On félicite encore les initiatives comme Marchands des 4 saisons qui ont contribué à ces évolutions.

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Les 5 raisons qui expliquent pourquoi le Rafale se vend enfin

Les 5 raisons qui expliquent pourquoi le Rafale se vend enfin | Think outside the Box | Scoop.it

La passe de trois ! Dassault a réussi à convaincre trois pays de lui acheter son avion de combat, le Rafale. Une percée innatendue voire inespérée qui ne doit rien au hasard.

Au football, on appelle cela le "hat-trick"  ou le coup du chapeau en bon français. Marquer trois buts coup sur coup dans un même match, c'est suffisamment rare dans la carrière d'un footballeur pour être souligné et célébré dignement. Toute proportion gardée, cette prouesse technique vient d'être réalisée par l'avion de chasse de Dassault Aviation. Le Rafale, produit depuis 2001 et jamais vendu à l'export, a réussi à séduire trois clients en l'espace de deux mois. L'Egypte puis l'Inde et enfin le Qatar, ce jeudi 30 avril, ont signé pour acquérir 80 exemplaires de cet aéronef.

La question que tout le monde se pose désormais, c'est : "pourquoi ?". Pourquoi l'avion de chasse made in France réussit aujourd'hui à séduire autant de clients après des années de disette ? Qu'est-ce qui fait que ce produit est devenu désirable aux yeux de nombreux prospects alors que le Rafale s'était plutôt illustré jusque-là comme le grande perdant des appels d'offres des avions de combat ? Plusieurs raisons explique ce revirement.

 

1. Des pays en ont (vraiment) besoin. Les trois pays, qui ont acquis l'avion de Dassault, doivent faire face à des menaces proches et avérées. L'Egypte doit composer avec son voisin lybien contrôlé en partie par Daesh. La situtation en Inde reste à couteau tiré avec le Pakistan. Et le Qatar a besoin de ces avions si l'émirat veut s'imposer comme une puissance qui compte dans le Golfe. Comme le souligne Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères dans l'entretien accordé à L'Usine Nouvelle, "n'achètent cet avion que les pays qui en ont un réel besoin compte tenu de leur voisinage et de la réalité stratégique. Pour certains prospects dont on a pu parler dans le passé, le Rafale ne correspondait sans doute pas tout à fait aux attentes des pays concernés." Ce n'est pas le cas désormais.

 

2. Le Rafale a prouvé sa performance. La guerre, menée au Mali par la France contre les terroristes, a permis de démontrer la polyvalence et l'efficacité de l'avion de chasse de Dassault Aviation. C'était finalement l'une des premières fois que le chasseur made in France se trouvait engagé seul sur un théâtre d'opération. L'offensive éclair de la France a donc prouvé sa capacité à affronter des menaces très variées tout en assurant des missions d'observation.

 

3. La France a joué collectif. Comme au football, on ne réussit pas à vendre de tel produit à l'export sans jouer groupé. Si un des membres du collectif joue "perso" (comme ce fut le cas lors de grands contrats nucléaires par exemple), il n'y a aucune chance de vendre. Laurent Fabius l'a souligné : "c'est une victoire de l'équipe de France de l'export". Comprendre : de l'industriel, du ministère de la Défense et de la diplomatie française qu'il dirige.

 

4. La politique étrangère de la France est appréciée... en regard de ce que font les Américains. Le froid actuel dans les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et les pays du Golfe a clairement ouvert une fenêtre d'opportunité pour l'avion français. Couplé à l'omniprésence de Jean-Yves Le Drian, qui a multiplié les voyages dans les pays potentielllement acheteurs, cette évolution géopolitique a permis au Rafale de s'imposer.

 

5. La France a (vraiment) besoin de le vendre. Une dernière raison pourrait aussi expliquer le fait que le Rafale se vende mieux : l'Etat français ne peut plus à lui seul assurer les cadences de production et la viabilité du programme Rafale. Cette pression, notamment liée aux efforts de réduction des coûts inscrites dans la loi de programmation militaire, a sans aucun doute poussé tous les acteurs du dossier à tout faire pour trouver des solutions permettant de vendre enfin l'avion de combat hors de nos frontières. Que ce soit sur le volet financier ou le volet des transferts de technologie, chacun a été plus enclin à faire des concessions pour permettre au Rafale de voler au-delà de l'Hexagone. Avec succès.

Thibaut De Jaegher

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Hollande, 3 ans après son élection : un bilan sévèrement jugé par une très large majorité de Français

Hollande, 3 ans après son élection : un bilan sévèrement jugé par une très large majorité de Français | Think outside the Box | Scoop.it
Alors que François Hollande fêtera le 6 mai le troisième anniversaire de son élection à la présidence de la République, les résultats du sondage exclusif CSA pour Atlantico montre que malgré une amélioration des jugements, 81% des Français estiment que son bilan est négatif.
 
Atlantico : Le 6 mai 2012, François Hollande sort vainqueur du second tour des élections présidentielles. Le 15 mai, il devient le 24ème Président de la république française. 3 après son élection, comment les Français perçoivent-ils son bilan ? 


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/hollande-3-ans-apres-election-bilan-severement-juge-tres-large-majorite-francais-bruno-cautres-yves-marie-cann-2124190.html#bJweclir20001SxG.99
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Des post-its électro - Consommation |

Des post-its électro - Consommation | | Think outside the Box | Scoop.it

Pas facile d’économiser sur sa facture d’électricité. Encore faudrait-il savoir les appareils qui consomment dans la maison. Des solutions existent mais jusqu’ici, elles n’ont pas fait la preuve de leur facilité d’utilisation. Tout pourrait changer avec une invention française : le Greenstick. Ce sont des petits modules électroniques miniaturisés, pas plus larges qu’un bout de scotch, et de 5mm d’épaisseur, à coller sur les disjoncteurs électriques.

 

GreenStik se colle sur les disjoncteurs électriques

 

Il suffit de coller un de ces sticks directement sur les disjoncteurs, au niveau du tableau électrique, pour suivre tous les postes de dépense. Il faut en poser un par disjoncteur et les relier les uns les autres avec la connectique présente à chaque extrémité, pour rejoindre un contrôleur qui envoie les données sur les serveurs du fabricant pour analyse.

Chaque stick mesure la consommation électrique du disjoncteur sur lequel il est collé, comme des pinces ampère-métriques. Evidemment c’est un peu moins précis, mais la marge d’erreur est limitée à 3% environ.

Une interface web permet ensuite d’avoir le détail de sa consommation, poste par poste, sous forme graphique, et de débusquer les appareils énergivores.

 

Greenstick, une invention française à coller directement sur les disjoncteurs dont on veut connaître la consommation

 

Le dispositif est encore assez cher : le suivi d’un disjoncteur est estimé à environ 20€. Si vous en avez une vingtaine sur votre tableau, faites le calcul ce n’est pas donné. Mais il suffit de les utiliser quelques semaines pour faire un diagnostic. Ils peuvent ensuite être retirés pour servir à quelqu’un d’autre. Les clients seront donc plutôt des professionnels.

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Did Tesla Just Kill Nuclear Power?

Did Tesla Just Kill Nuclear Power? | Think outside the Box | Scoop.it

Electric car pioneer Telsa Motors unveiled a ‘home battery’ Thursday which its founder Elon Musk said would help change the ‘entire energy infrastructure of the world.’ (Photo by DAVID MCNEW/AFP/Getty Images)

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It would be almost three hours until Tesla’s big announcement, but inside a Northwestern University classroom near Chicago Thursday night, the famed nuclear critic Arnie Gundersen had the inside scoop:

Tesla Motors TSLA -0.04% CEO Elon Musk was about to announce an industrial-scale battery, Gundersen said, that would cost about 2¢ per kilowatt hour to use, putting the final nail in the coffin of nuclear power.

Thus Tesla’s big news broke first not amongst the throng of reporters gathered under swirling colored lights at the carmaker’s Hawthorne, Calif. headquarters, but in the middle of a debate on the future of nuclear power sponsored by students agitating for a “Fossil Free NU.” It was Gundersen vs. Jordi Roglans-Ribas, the director of the Nuclear Engineering Division of Argonne National Laboratory.

Roglans-Ribas had just finished arguing that any future free of fossil fuels would need nuclear power, which provides carbon-free energy 24 hours a day, supplying the reliability lacking in renewables like solar and wind.

Gundersen called that claim a “marketing ploy.”

“We all know that the wind doesn’t blow consistently and the sun doesn’t shine every day,” he said, “but the nuclear industry would have you believe that humankind is smart enough to develop techniques to store nuclear waste for a quarter of a million years, but at the same time human kind is so dumb we can’t figure out a way to store solar electricity overnight. To me that doesn’t make sense.”

Then Gundersen told the audience of about 80 students and visitors that it was a momentous day in history—because of something that was about to happen in California. He evoked Elon Musk, the founder of PayPal , chairman of SpaceX and SolarCity SCTY +2.6%, and the product architect for Tesla Motors:

“At about ten ‘o’clock tonight he’s going to hold a press conference and he’s going to announce that he’s going to build industrial scale storage batteries. While the announcement is still two hours away, it appears that they’ll be able to produce these large batteries for about 2¢ per kilowatt hour. That’s an enormous breakthrough,” Gundersen said.

“So the nuclear argument that they’re the only 24-7 source is off the table now because  Elon Musk has convinced me that industrial scale storage is in fact possible, and it’s here.”

And a few hours later Musk announced the launch of Tesla Energy, ”a suite of batteries for homes, businesses, and utilities fostering a clean energy ecosystem and helping wean the world off fossil fuels.” Many had anticipated the batteries—but not the price.

Tesla will sell the home battery, the Tesla Powerall, for $3,500, a fraction of the $13,000 price observers had expected, and perhaps more importantly, a fraction of the cost of the $10,000 battery announced earlier this week by European competitors Sungevity and Sonnenbatterie.

Musk did not describe the cost of the utility-scale battery, but the prospect of a cheap new battery powered Gundersen’s economic argument as he collegially set out to demolish the nuclear claim:

The UK government just signed an agreement guaranteeing a price of 16 cents per kilowatt hour for power generated by a reactor proposed for Hinkley Point, on the coast at Somerset, England. That fresh contract represents an example, Gundersen argued, of the market price of new nuclear power.

Solar power costs six to seven cents, he said, and wind costs four or five cents.  Add 2¢ for the cost of a utility-scale Tesla battery, and renewables with reliable storage are still at half the price of new nuclear power.

They’re also approaching the price of existing nuclear power.

“Here in Illinois you know it’s true because Exelon EXC +0.29% is threatening to close five nuclear plants because they can’t compete with wind anymore.”

The real cost of various sources of energy is a topic of debate. Last year the U.S. Dept of Energy said the cost of wind power had reached a new low of 2.5 cents per kilowatt hour (pdf). The cost of solar is typically pegged much higher, but the UN Energy Information Agency estimates solar is on a path to a cost of about 4 cents per kilowatt hour in coming decades.

Gundersen is a former nuclear engineer and executive who lost his job in 1990 after reporting safety violations to his employer. He testifies and campaigns against nuclear power for Fairewinds Energy Education, a non-profit founded by his wife, Maggie Gundersen, also a former nuclear industry employee.

Gundersen’s debate opponent, Roglans-Ribas, did not address the Tesla battery development. He based his argument largely on reliability before Gundersen played that card, and he suggested that reliability alone would not sustain nuclear power—that it would need regulatory help to compete.

“To actually be able to incentivize reliability in the electric grid will be the key,” Roglans-Ribas said. “And that is where nuclear power can play a key role.”

Each kilogram of uranium burned in a reactor saves “thousands or millions of tons of CO2 emissions,” he said, conceding that “renewables can do the same thing.” But if the U.S. depends entirely on renewables, he predicted, a point will come when the supply cannot meet the demand.

“The solution to moving way from fossil fuels, moving away from greenhouse gas emissions, the solution is a mix that includes nuclear and includes also renewables and also other sources, including for example gas turbines that provide peaking power,” Roglans-Ribas concluded.

But Gundersen dismissed the nuclear contribution as too expensive and too slow—even if the U.S. could license and afford new reactors, they could not come online before 2023—and he replaced the nuclear contribution with batteries and conservation.

“The operative word in this discussion tonight is now. What are we going to do now to reduce the amount of carbon dioxide going into the atmosphere?”  he said. “These things can be implemented immediately. We know how to insulate a building. We know how to put double and triple-pane windows in them. We know how to build windmills and put solar cells up. These are immediate things. We don’t have to invest $50 trillion and wait 15 years for that to come to fruition.

“Producing our way out of the problem with renewables is half the solution. Conserving our way out is the other half.”

Jacques Le Bris's insight:

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Americans Want America To Run On Solar and Wind

Exelon’s ‘Nuclear Guy’: No New Nukes


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Agnès Saal et les Taxis G7, un scandale d'Etat en vue ?

Agnès Saal et les Taxis G7, un scandale d'Etat en vue ? | Think outside the Box | Scoop.it

La patronne de l’INA (qui a démissionné suite à la révélation de cette affaire) Agnès Saal, ne prend pas le Falcon, enfin, nous n’en n’avons pas (encore) connaissance. 

Non, la patronne prend le taxi ! Et à en juger le niveau de la facture, elle ne fait pas que le prendre, c’est un logement de fonction !

Comme pour une photo, vous avez le choix un plan rapproché ou un plan d’ensemble.

Ici, la presse ne présente cette affaire que sur un plan rapproché : la patronne d’un organisme public se fait prendre la main dans le taxi : 41.000 de frais de transport. Un cas « isolé ». Un dérapage d’une seule personne. Une affaire que l’on appelle désormais l’affaire Agnès Saal.

Un portrait dont se contente la presse.

Mais à lire cet accablant rapport anonyme de 68 pages, qu’a pu se procurer Challenges (http://www.challenges.fr/media/20150428.CHA5365/ce-rapport-qui-a-fait-chuter-la-presidente-de-l-ina-agnes-saal.html ), il nous est difficile de croire que l’affaire ne puisse s’arrêter qu’à la patronne de l’INA.

En effet, ce rapport, comme le rapporte Challenge, démontre que Mme Saal réussissait ainsi à se démultiplier pour se faire transporter dans plusieurs taxis à la fois, à la même date, à la même heure et à des endroits diamétralement opposés.

Il est écrit dans le rapport, je cite : 

« un certain nombre de courses dont les dates et les horaires se déroulent au même moment alors que la personne transportée est la même et alors même que les lieux de prise en charge et de destination sont différents voire géographiquement opposés ».

Alors voilà que cette affaire « Agnès Saal », que l’on nous vend comme isolée, prend finalement une allure qui nous laisse imaginer ce que la justice appelle dans son jargon, l’existence d’un éventuel système présumé de fausse factures…

Mais des fausses factures par qui, pour qui, pour quoi ? Alors reprenons notre histoire de plan rapproché et éloignons-nous un peu :

La compagnie des taxis « impliquée » dans cette affaire de frais de transport, n’est autre que la société Taxis G7.

Maintenant mettons nous en mode paysage grand angle !

Taxis G7 fut dirigée jusqu’en 2000 par Jean-Jacques Augier, qui n’ était pas moins que le trésorier de la campagne présidentielle de 2012 de François Hollande, et dont on a furtivement appris en Avril 2013 qu’il détenait au travers de son groupe EURANE, des sociétés off-shore aux Iles Caïmans.
Nous en parlions déjà dans notre article daté du 10 juillet 2013 (A lire ici), Le monde en parlait aussi le 4 avril 2013 (article ici)

Mais Jean-Jacques Augier ne dirige plus cette société me direz-vous… En effet…

Mais cette société reste toujours la propriété du groupe G7, propriété de la famille Rousselet, et dirigée actuellement par Nicolas Rousselet, le fils d’André Rousselet, qui fut un très proche des socialistes et ami de François Mitterrand comme le rappelle le site l’Expansion dans cet article.

C’est ce plan élargi qui fait apparaître toutes ces connexions que les médias « de premier ordre » n’ont pas examinées.

Et ce sont ces surprenantes connexions qui nous permettent d’imaginer en toute légitimité que des sociétés existeraient aujourd’hui pour n’être que des interfaces de surfacturation avec des transferts de cash d’organismes publics, à la gestion plus que discutable si l’on en juge la légèreté du traitement des 41.000 euros de frais de taxis de Mme Agnès Saal, vers divers fonds occultes en vue d’éventuels financement de parti politique ou de campagnes électorales.

Un socialiste a écrit à ce sujet. « Rose Mafia » avec en page 119, je cite :

« Comme je l’écrirai à la juge d’instruction le 19 décembre 2010, « L’argent du coffre, c’est celui du parti !» C’est celui du PS ».

Alors en effet, rien ne permet de porter des accusations qui pourraient être interprétées comme calomnieuses mais ce sont toutefois tant d’indices, que chacun est en légitimité de constater et dont la justice serait bien inspirée d’ interpréter comme « graves et concordants » comme elle sait bien le faire dans d’autres affaires, pour ne pas laisser Agnès Saal porter cette affaire sur ses seules épaules, ne croyez-vous pas ?

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Urgence Népal : Soutenez Action Contre la Faim

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 Urgence Népal : Soutenez Action Contre la Faim

 

 + de 3 200 morts au Népal, suite au tremblement de terre d’une magnitude de 7,9 survenu samedi matin. Les équipes d’Action Contre la Faim dans le pays se mobilisent !


Action contre La Faim estime qu'un million de Népalais a des besoins immédiats en : 

  • eau potable et structures sanitaires, 
  • équipements de première nécessité : abris, couvertures, seaux, savons, etc, 
  • cellule de soutien psychologique pour faire face aux traumatismes engendrés par le séisme, notamment auprès des enfants, 
  • nutrition : distribution d'aliments à haute valeur énergétique


Votre soutien aux victimes est plus que jamais nécessaire afin d’intervenir immédiatement !


Ce que vos dons vont contribuer à financer :

38 € : Fournir un kit composé d’ustensiles de cuisine à 1 famille de 5 personnes en situation d’urgence

50 € : Sauver un enfant atteint de malnutrition

90 € : Fournir un kit d’urgence à 6 personnes (kit comprenant seau, couverture, bâche, savon)

169 € : Réhabiliter un puits


Chaque don compte, merci de votre soutien !

Jacques Le Bris's insight:


Vos dons :

https://dons.actioncontrelafaim.org/campagne/seisme-devastateur-au-nepal-mobilisons-nous


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Le monde associatif français victime des coupes budgétaires

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Les défaillances d’associations ont bondi de plus de 25 % au premier trimestre, du fait des baisses des subventions des collectivités locales

 

A Savigny-sur-Orge (Essonne), les animateurs de la MJC en ont gros sur le cœur. Il y a dix mois, pour les 50 ans de leur association, le maire (UMP) fraîchement élu, Eric Mehlhorn, avait prononcé un vibrant discours à la gloire de cette « belle aventure », ce lieu de partage « loué et reconnu ». Lundi 13 avril, au conseil municipal, le même maire a annoncé la suppression de toutes les subventions attribuées à la MJC. Autrement dit sa fermeture d’ici à septembre. « Cela signifie plus de vingt licenciements », se désespère le directeur, Didier Michoud.

Le maire n’a rien contre la MJC, a-t-il expliqué. Mais la commune est trop endettée, et l’Etat a réduit sa dotation. M. Mehlhorn a donc choisi de tailler dans les dépenses. Outre la MJC, Savigny va fermer son centre de vacances de Vendée, sa crèche familiale, réduire les subventions aux maisons de quartier…

Ce type d’arbitrages violents, la MJC de Savigny n’est pas la seule association à en être victime. La MJC de Chilly-Mazarin, dans le même département, va elle aussi fermer ses portes début octobre. De Tours à Auxerre, de nombreuses municipalités ont choisi, pour boucler leur budget 2015, de réduire de 3 %, 5 %, voire de 10 %, les aides aux associations. A Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), la baisse atteint même 25 %. Pour les structures les plus dépendantes des subventions, notamment dans l’action sociale ou la culture, c’est parfois le coup de grâce. La seule issue consiste alors à aller au tribunal, comme une entreprise classique qui dépose son bilan.

«  En ce moment, cela tombe de partout »

Les chiffres sont frappants : au premier trimestre, 240 associations ont connu un redressement ou une liquidation judiciaire. « C’est 25 % de plus qu’au premier trimestre de 2014, et 52 % de plus qu’au début 2013 », commente Thierry Millon, le directeur des études du cabinet Altarès. Dernier exemple en date : ERAI, l’association chargée de la promotion des entreprises de la région Rhône-Alpes à l’étranger (126 salariés), gérée depuis mardi par un administrateur provisoire.

« En ce moment, cela tombe de partout », confirme Eric Wendels, le directeur de la Fédération des familles rurales du Gard. Lui-même vient de faire placer en redressement son association, qui gère des crèches et réalise des chantiers d’insertion. Elle comptait 139 salariés fin 2014. « Aujourd’hui, j’ai dû ramener l’effectif à 89 personnes », regrette-t-il. Ces dernières années, la Fédération avait survécu au gel des subventions en rognant sur toutes les dépenses et en ne payant plus certaines charges. En 2015, la baisse des aides l’a obligée à prendre des mesures plus drastiques.

Que se passe-t-il ? En moyenne, les associations françaises vivent à 50 % de subventions. Or depuis plusieurs années, « l’Etat se désengage et concentre ses aides sur les plus grosses structures », analyse Didier Minot, porte-parole du Collectif des associations citoyennes. Les collectivités locales avaient jusqu’à présent compensé ce recul. Le monde associatif, qui emploie 1,8 million de personnes, a ainsi pu maintenir son effectif global. Mais avec la crise des finances publiques, les premiers ministres Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls ont décidé de geler, puis de réduire nettement la dotation de fonctionnement attribuée aux collectivités. Elle a été rabotée de 1,5 milliard d’euros en 2014, et va encore diminuer de 3,7 milliards en 2015.

Lire aussi : A Beaucaire, aussi, la mairie FN s'en prend au club de football

« Cette baisse de la dotation de l’Etat amène les collectivités à serrer leurs budgets et, pour une bonne partie d’entre elles, à réduire les subventions », constate Nadia Bellaoui, présidente du Mouvement associatif. D’autant que de nombreux maires ont été élus sur la promesse qu’ils n’augmenteraient pas les impôts. La réforme territoriale a aussi incité certaines collectivités à serrer les cordons de la bourse. « Avant, les subventions dépendaient d’élus qui connaissaient notre travail, peste le directeur d’une association d’insertion. A présent, ce sont des technocrates des communautés de communes ou des conseils régionaux qui décident, et ils nous asphyxient ! »

Les associations les moins bien gérées sont les premières à tomber. « La baisse des aides amplifie souvent des problèmes antérieurs, juge le consultant Guy Kugler, du Samu associatif. Parfois, il n’y a parfois pas de projet clair, les statuts sont flous… »

Les difficultés actuelles en annoncent d’autres. Après les communes, les nouveaux élus des départements vont bientôt voter eux aussi leurs budgets, et prendre des mesures douloureuses. « Mais le plus dur arrivera en 2016, avec la nouvelle baisse des dotations de l’Etat, anticipe M. Minot. Au début, on trouve des économies, on fait plus appel aux bénévoles. Là, on va vers des catastrophes ! » Le Collectif des associations citoyennes redoute la suppression de 25 000 à 30 000 emplois.

« On est très inquiets, car quand les subventions se tarissent, il y a peu d’alternatives », ajoute Mme Bellaoui : avec la crise, l’appel à la générosité publique devient aussi plus difficile. Quant aux entreprises privées, elles limitent également leurs contributions.


 

Jacques Le Bris's insight:


Or, notre société en crise ne tenait que par le réseau des associations....

Bonjour les dégâts !  :(

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Rich List 2015: Super rich's wealth soars as new money floods in from abroad

Rich List 2015: Super rich's wealth soars as new money floods in from abroad | Think outside the Box | Scoop.it

Leonard Blavatnik, left, is a Ukrainian-born American businessman


A fortune of £100 million is now required to make it into the top 1,000

 

The combined wealth of the 1,000 richest men and women in Britain has more than doubled in the last ten years, according to the Sunday Times Rich List.

The wealthiest 1,000 individuals and families now have a combined fortune of £547.126 billion, up from £249.615 billion in 2005, despite the world economy being gripped by a punishing recession over much of the last decade.

Plain old millionaires increasingly struggle to count themselves among the mega-rich, with a fortune of £100 million now required to make it into the top 1,000.

That is £15 million higher than last year's minimum, while in 1997 it took a personal wealth of 'just' £15 million to make the grade.

The list includes 117 billionaires, up from 104 last year. They account for a total wealth of £325.131 billion and 80 of them are based in London. It means the capital has more sterling billionaires than any other city in the world.

 

London-based Ukrainian businessman Len Blavatnik, whose empire includes the Warner Music Group, is named the wealthiest man, with an estimated fortune of £13.17 billion.

He jumped from fourth last year after seeing his wealth rise by more than £3 billion, according to the list.

(...)

Jacques Le Bris's insight:

Here is a list of Britain's wealthiest 25 people, according to The Sunday Times Rich List:

  1. Len Blavatnik £13.17 billion
  2. Sri and Gopi Hinduja £13 billion
  3. Galen and George Weston and family £11 billion
  4. Alisher Usmanov £9.8 billion
  5. David and Simon Reuben £9.7 billion
  6. Ernesto and Kirsty Bertarelli £9.45 billion
  7. Lakshmi Mittal and family £9.2 billion
  8. Kirsten and Jorn Rausing £8.7 billion
  9. The Duke of Westminster £8.56 billion
  10. Roman Abramovich £7.29 billion
  11. John Fredriksen and family £7.24 billion
  12. Charlene de Carvalho-Heineken and Michel de Carvalho £7.145 billion
  13. Sir David and Sir Frederick Barclay £6.5 billion
  14. Hans Rausing and family £6.4 billion
  15. Mohamed Bin Issa Al Jaber and family £5.935 billion
  16. Carrie and Francois Perrodo and family £5.8 billion
  17. Nathan Kirsh £5.06 billion
  18. Earl Cadogan and family £4.8 billion
  19. Nicky Oppenheimer and family £4.55 billion
  20. Sir Richard Branson and family £4.1 billion
  21. Bruno Schroder and family £3.76 billion
  22. Mike Ashley £3.5 billion, Sir James Dyson and family £3.5 billion, Sir Philip and Lady Green £3.5 billion


  23. Sir Henry Keswick and family £3.275 billion
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Séisme au Népal : le bilan dépasse les 2.000 morts, nouvelle violente réplique

Séisme au Népal : le bilan dépasse les 2.000 morts, nouvelle violente réplique | Think outside the Box | Scoop.it

Les ruines de la Tour Bhimsen après le séisme au Népal


Selon le dernier bilan provisoire, plus de 2.000 personnes sont décédées après le séisme qui a frappé le pays, samedi.

 

Une nouvelle réplique de 6,7 sur l'échelle de Richter a été ressentie ce dimanche au Népal alors que le bilan humain dépasse désormais les 2.000 morts. Le centre historique de Katmandou est ravagé.

Le Népal s'est réveillé sous les décombres ce dimanche 26 avril. Samedi, un violent séisme de magnitude 7,8 a frappé la région de Katmandou. Alors que le bilan humain et matériel s'alourdit de minutes en minutes, une violente réplique de magnitude 6,7 a une nouvelle fois frappé le pays. Plus de 2.000 morts ont déjà été recensés, notamment dans la capitale, Katmandou, sévèrement touchée par le tremblement de terre.

Pendant que les secours s'acharnent à tenter de sauver les victimes du séisme, la réplique est sans doute venue compliquer la tâche. Depuis la secousse principale qui a provoqué des dégâts colossaux dans le pays himalayen, de nombreuses répliques ont suivi rendant les interventions des secouristes encore plus délicates, mais près de 24h après, la plus forte des répliques est intervenue en milieu de journée sur place et a frappé une zone située au nord-ouest de Katmandou, non loin de la frontière chinoise, a précisé l'USGS (Institut américain de géophysique). Elle a été ressentie jusqu'au mont Everest, selon des alpinistes sur place. 

Des conditions extrêmes pour les sauveteurs

Les sauveteurs étaient confrontés dimanche à des destructions massives et des difficultés de communication, en raison de l'accès difficile aux lieux sinistrés. "Il est clair qu'il y a des besoins urgents en abris provisoires, nourriture, eau potable, vêtements chauds, couvertures et kits d'hygiène", a expliqué l'ONG Christian Aid. Les habitants eux sont traumatisés. 

"Nous n'avons pas dormi de la nuit. Et comment aurait-on pu ? Le sol n'a pas arrêté de trembler. Il nous reste à prier que cela cesse pour que nous puissions rentrer chez nous", a raconté un jeune banquier, Nina Shrestha. "Je bosse depuis 05h30 du matin. Je suis terrifié moi aussi mais il faut bien faire ce que l'on peut pour aider les autres", explique le chauffeur d'un cyclo-pousse qui a conduit la veille quelque 35 victimes à l'hôpital. Les hôpitaux qui par ailleurs sont submergés de blessés, il y en aurait près de 5.000 selon les autorités. 



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Le Houellebecq de 1894 qui alertait contre le califat

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Michel Houellebecq n'a rien inventé. "L'An 330", un livre de science-fiction de la fin du XIXe siècle, prédisait déjà l'islamisation de la France.

Par Jérémy André

Début du troisième millénaire. Une "grande invasion musulmane" menace l'Europe. Les Français, droits-de-l'hommistes et décadents, résistent à peine et capitulent. En quelques semaines, le Vieux Continent est annexé par le califat. Le nouvel oracle de Michel Houellebecq ? La suite de son best-seller Soumission ? Non : cette prophétie date de 1894 ! Paru il y a plus d'un siècle, L'An 330 de la République fait ainsi écho aux obsessions de ce début du XXIe siècle.

Ce roman oublié figure une Europe endormie, où les États nations ont disparu, qui s'effondre sous les coups d'un islam conquérant, "ignorant, pauvre, fanatique et barbare". L'An 330 ou le "grand remplacement", l'obsession de l'essayiste Renaud Camus, mais dans la science-fiction de la révolution industrielle !

 

Disciple de Nietzsche

Le livre n'a pas marqué son temps. Il est vrai que son auteur, Maurice Spronck (1861-1921), aurait davantage sa place sous François Hollande qu'à la Belle Époque. Spronck, c'est l'opportuniste médiatique dans toute sa splendeur. Au tournant du siècle, ce journaliste de droite se cherche un destin politique. Bien que républicain, il entre à l'Action française à sa création en 1898 et la quitte aussitôt. Puis, élu député, il change de partis comme de chemise...

OEuvre de jeunesse, L'An 330 ne répond encore à aucun agenda politique. L'islam est alors une civilisation déchue, mise en pièce par les empires coloniaux. Le livre est donc parfaitement inactuel, même s'il s'inspire de Friedrich Nietzsche (1844-1900). Car Paris est alors en pleine mania nietzschéenne. Avant de devenir fou, le génie allemand a annoncé dans Ainsi parlait Zarathoustra (paru en 1883 en Allemagne et traduit en français en 1892) le combat futur entre le "dernier homme", un être rabougri tout entier consacré à son bonheur, et le "surhomme", un homme qui a dépassé les contradictions humaines.

 

Pionnier de la dystopie

L'An 330 prend la prophétie au pied de la lettre. Nous sommes en 2192 (330 ans après la première République de 1792). L'Occident est au comble du progrès, les valeurs de la Révolution se sont imposées et assurent le bien-être d'un peuple dévoué à la science. Mais Spronck ne partage pas la technophilie enthousiaste d'un Jules Verne. Abolition de la peine de mort, réduction du temps de travail, épidémie d'obésité et de dépression, robotisation, biotechnologies, droit à l'avortement et à la contraception, drogues et libération sexuelle, peines de substitution... Les prédictions de L'An 330sont étonnamment justes, mais, pour leur auteur, elles sont apocalyptiques. Ce monde faussement idéal ne tiendra pas une seconde face aux hordes du nouveau califat. Autrement dit, dans L'An 330, le surhomme est un terroriste de Daesh !

Spronck est ainsi un des pionniers de la dystopie, ou contre-utopie, dans la littérature française. Il inverse le principe de l'utopie : une société parfaite selon certains principes - en l'occurrence, "liberté, égalité, fraternité" - se révèle en pratique un enfer sur Terre.

OEuvre d'un écrivain de seconde zone, L'An 330 est brouillon et maladroit, comparé à 1984 de George Orwell, qui donnera un demi-siècle plus tard ses lettres de noblesse au genre de la dystopie. Mais ce lointain parent de Soumission semble s'adresser directement aux lecteurs de 2015 avec son style fin de siècle, son futur réaliste et son éros morbide proprement houellebecquien.

 

DÉCOUVREZ - Un extrait de L'An 330 de la République

"La citoyenne Paule Bonin avait été jolie : mais, à trente-quatre ans, elle ne l'était plus. Comme la plupart de ses contemporains ou contemporaines, la fâcheuse obésité l'avait frappée fort jeune, et elle n'avait pas tardé à atteindre une amplitude qui, dans une civilisation moins parfaite, lui eût rendu l'existence impossible. Un système de corsetage savant la cuirassait des genoux jusqu'aux épaules, comprimant les cuisses, refoulant le ventre, étayant la taille, ramenant la poitrine, soutenant les bras, tandis que, au-dessus de cet ensemble amorphe, les joues et le menton couperosés descendaient en plusieurs étages. Les yeux et le front seuls avaient une beauté puissante, pour ainsi dire spirituelle : les yeux profonds et brillants de vie entre les paupières lourdes : le front plein de pensée, dénudé et poli par les veilles sur toute la surface du crâne, à peine garni encore par quelques touffes de cheveux grisonnants.

Personne plus que Paule Bonin ne s'était voué corps et âme au labeur désintéressé et incessant pour le progrès, pour la science, pour le bonheur public. Munie de l'instruction variée et solide que la commune donnait à tous, exemptée par une organisation sociale supérieure des moindres soins matériels, elle avait pu se développer sans entraves et faire valoir intégralement les merveilleuses ressources de son beau génie.

Vers quinze ans, comme la plupart des jeunes gens et jeunes filles à qui le permettait l'état de leur santé, elle avait bien dissipé dans les désordres un temps qu'elle aurait mieux employé à l'étude ; mais ce temps même pour elle n'avait pas été perdu, puisqu'il lui apprenait la vanité de l'amour et du plaisir ; libre des préjugés moraux qui jadis imposaient aux femmes d'autres devoirs qu'aux hommes, elle avait essayé une à une les voluptés les plus subtiles ; à vingt ans, revenue de tout, après avoir goûté à tout, dans le grand apaisement de ses sens fatigués, elle avait renoncé aux jouissances vulgaires pour se consacrer à des tâches plus noblement intellectuelles et cultiver des ambitions plus hautes. Dans sa solitude volontaire, elle avait savouré les joies de connaître et de comprendre ; et puis son coeur battait pour l'humanité ; plusieurs importantes découvertes lui assuraient la gratitude de ses concitoyens durant sa vie et une statue après sa mort..."

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Tchernobyl, 29 ans après, la catastrophe nucléaire qui n'en finit pa

Tchernobyl, 29 ans après, la catastrophe nucléaire qui n'en finit pa | Think outside the Box | Scoop.it

Corinne Lepage, Dany Cohn-Bendit, Michèle Rivasi.


OPINION - Près de 29 ans après la catastrophe de Tchernobyl, la députée européenne Michele Rivasi (EELV), l'ancienne ministre de l'environnement Corinne Lepage et l'ancien député européen Dany Cohn-Bendit (EELV) appellent à une "expertise indépendante" sur les conséquences de la catastrophe nucléaire.

 

Voilà 29 ans que le réacteur 4 de la centrale ukrainienne de Tchernobyl explosait. Le temps fait son office et, sans la terrible piqûre de rappel de la catastrophe de Fukushima, on pourrait presque penser que tout est désormais sous contrôle dans la zone d’exclusion et les villes environnantes. Et pourtant, non.

Sur le site, les autorités ukrainiennes se débattent encore avec les déchets et le confinement du cœur du réacteur. L’ancien centre de stockage intermédiaire pour les combustibles usagés doit désormais être remplacé pour des raisons de sûreté, travaux qui nécessitent déjà 140 millions d’euros de plus que les 300 millions prévus.

95% des matériaux radioactifs dans le sarcophage

Quant au sarcophage du réacteur 4, dont une partie s’était effondrée en 2013 sous le poids de la neige, il ne sera finalement recouvert par une seconde arche de confinement qu’en 2017. Un retard de deux ans qui pourrait être aggravé par un surcoût de 600 millions d’euros. La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement s’est déjà engagée en novembre 2014 à fournir 350 millions supplémentaires et a avancé une part des fonds du G7. Reste néanmoins un trou de 100 millions d’euros pour compléter un budget total estimé à environ 1.5 milliards d’euros.

On estime qu’il reste à l’intérieur du sarcophage 95% des matériaux radioactifs qui étaient présents dans le réacteur quand il fonctionnait, seuls 5% s’en étaient échappés, contaminant une majeure partie de l’Europe. Les risques d’un redémarrage des réactions nucléaires en chaîne par contact avec l’eau ou de dispersion des poussières radioactives par effondrement du toit du sarcophage justifient donc un tel chantier. Et le résultat est à la hauteur des enjeux : colossaux. Le sarcophage initial (construit à la va-vite pendant la catastrophe) n’étant plus hermétique et risquant de s’effondrer, une arche métallique de 25 000 tonnes et de 108 mètres de haut permettra de confiner les matières radioactives et empêcher l’infiltration d’eau…pour un siècle encore.

Impuissance aussi du côté des territoires contaminés, au-delà de la zone d’exclusion de Tchernobyl. Depuis 1991, plus de 60 millions d’euros ont été dépensés par la Commission Européenne pour arriver à mieux comprendre les effets impacts environnementaux et sanitaires des radiations et de la contamination. Une banque d’échantillons a par exemple été créée (la Chernobyl Tissue Bank) pour étudier l’impact des radiations sur les tissus et essayer d’apporter un peu de lumière sur l’augmentation avérée des cancers de la thyroïde et du sein, mais aussi les risques de leucémie liés aux radiations.

Jusque-là, rien de concluant : les scientifiques se débattent avec des problèmes de représentativité des échantillons, avec une absence de registres des cancers et surtout, avec la partialité des gouvernements ; quand les chercheurs ne sont eux-mêmes pas directement liés à l’industrie nucléaire.

Entre flou scientifique et magouilles du lobby nucléaire

Cette partialité (et l’interprétation des résultats qui s’ensuit) est particulièrement criante quand on aborde le sujet hautement controversé de la "réhabilitation" des territoires contaminés. Il y a un an, Michèle Rivasi avait dénoncé le manque de transparence de projets comme CORE (Coopération pour la REhabilitation) et surtout de son volet "santé". Depuis, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a indiqué qu’aucun résultat ne serait communiqué avant publication dans une revue scientifique. 7 ans après la fin du projet, toujours pas de rapport d’activité ni d’accès aux résultats d’un programme pourtant financé dans son ensemble pour plus d’un million d’euros par l’Union Européenne !

L’IRSN stipule désormais que les bilans de santé réalisés sur les 3000 enfants du district de Chechersk "ne s’apparentai[en]t pas à une étude épidémiologique". Voilà qui préfigure de la teneur des résultats, bien loin des premières informations sur l’anémie publiées par des partenaires norvégiens du projet. Partenaires qui évoquent d’ailleurs pudiquement une "rupture du contact" avec les Français depuis 2010.

Entre flou scientifique et magouilles du lobby nucléaire (rappelons une phrase qui nous a été rapportées : l’étude ferait "peur aux parents"), la Commission Européenne - encouragée par notre détermination et l’activisme institutionnel de Michèle Rivasi - a tout de même débloqué 4 millions d’euros pour la création d’un centre écologie et santé dans le district d’Ivankov, un des plus contaminés d’Ukraine. Des appareils de mesure ont ainsi été fournis à l’hôpital principal pour permettre aux familles d’avoir un suivi régulier de l’état de santé de leurs enfants et étudier leur contamination interne en radioéléments et métaux lourds.

Sous la houlette du Professeur Youri Bandajevsky, 3085 enfants de la deuxième génération (ceux nés après la catastrophe) ont été suivis. 81.9% d’entre eux sont atteints de problèmes cardiovasculaires (arythmie, tachycardie) qui les empêchent d’avoir une vie normale et les prive de toute vitalité. L’enjeu est maintenant de comprendre si ces problèmes sont liés à une fragilité génétique transmise ou s’ils sont dus à la contamination interne par ingestion d’aliments contaminés. Il est primordial d’en savoir plus pour mieux traiter les victimes et prendre les décisions qui s’imposent.

Certes, ces avancées peuvent sembler dérisoires face au mal qui afflige l’ensemble des victimes de la radioactivité. Mais au moins verra-t-on une expertise indépendante naître parmi les Ukrainiens, avec à la clef, enfin, une véritable vision sur l’ampleur de la catastrophe.

Michèle Rivasi, Corinne Lepage et Dany Cohn-Bendit

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