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Tirage au sort des élus: le député Laurent LOUIS ébranle le Parlement belge !

Publiée le 13 juin 2013

Parce que les citoyens ne font plus confiance aux politiciens, parce que ces politiciens n'écoutent plus les demandes de la population et qu'ils méprisent les citoyens, le député Laurent LOUIS, se basant sur les travaux d'Etienne Chouard, propose un changement de système: remplacer les élections par le tirage au sort de citoyens volontaires. Découvrez le texte complet de la proposition de Laurent LOUIS: http://www.lachambre.be/FLWB/PDF/53/2...

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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Les 8 plus gros mensonges officiels sur l’alimentation

Les 8 plus gros mensonges officiels sur l’alimentation | Think outside the Box | Scoop.it
      Vivre 100 ans, la tête sur les épaules et les pieds dans les sabots

 

Chers amis de la santé globale,


C’est malheureux, mais les recommandations des nutritionnistes « officiels » sont souvent à mille lieues des enseignements de la science et du bon sens. Pourquoi ? Parce que l’alimentation est au cœur d’intérêts politiques, industriels et financiers puissants ! Voyez plutôt les 8 énormes mensonges qu’on entend quotidiennement dans les grands médias… et qui nuisent gravement à votre santé.

 

Mensonge n°1 : Buvez un bon jus d’orange le matin !

(...)

 

Mensonge n°2 : Le pain complet est la base d’une alimentation santé

(...)

 

Mensonge n°3 : Il faut manger « un peu de tout »

(...)

 

Mensonge n° 4 : Surtout pas plus de trois œufs par semaine !

(...)

 

Mensonge n°5 : Remplacez le beurre par l’huile de tournesol

(...)

 

Mensonge n°6 : les compléments alimentaires sont inutiles et dangereux

(...)

 

Mensonge n°7 : Le « sans-gluten » est une mode stupide

(...)

 

Mensonge n°8 : Les produits laitiers sont nos amis pour la vie

(...)

 

J’ai essayé de rassembler pour vous les mensonges les plus criants, mais ce ne sont pas les seuls, hélas ! Et si vous pensez que cette lettre peut être utile à d’autres, n’hésitez pas à la partager autour de vous ! Car ne trouvez-vous pas qu’il est important d’agir contre une telle désinformation ? Le temps n’est-il pas venu de contrer la propagande d’industriels qui cherchent à nous vendre leur marchandise à tout prix, sans se soucier de notre santé ? N’est-il pas urgent de former une immense chaîne de solidarité et de VÉRITÉ sur l’alimentation santé ?

 

Xavier Bazin

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The Organic Effect

Ajoutée le 4 mai 2015

Want to know what happens in your body when you switch from eating conventional food to organic? Watch this! The study was conducted by the Swedish Environmental Research Institute IVL, and the full report is available here: https://www.coop.se/organiceffect

Jacques Le Bris's insight:
En seulement deux semaines, cette famille suédoise a vu drastiquement baisser les taux de pesticides présents dans ses urines. Une étude menée par Coop, une chaîne suédoise d’épiceries coopératives.
 

Source: Capture d'écran
 
Manger bio, tout le monde est pour. Mais en pratique, le prix des aliments et la facilité nous conduisent à consommer les produits classiques de la grande distribution.
 
Pour convaincre le public de franchir le pas, la chaine d’épiceries suédoise Coopa financé une étude de trois semaines sur une famille de cinq personnes, les Palmbers. La première semaine, ses membres se sont alimentés comme à l’accoutumée avec des produits ordinaires, tout en fournissant au quotidien des échantillons d’urine.
 

Pesticides dans l'organisme
Analysés par l’Institut Environnemental Suédois, ces échantillons ont révélé la présence de huit pesticides dans leurs organismes. "Nous avons découvert des insecticides, des fongicides et des régulateurs de croissance", explique le docteur Jorgen Magner, à la tête de l'étude.

Les deux semaines suivantes, la famille s’est convertie entièrement à l’alimentation biologique. De nouveaux prélèvements ont alors eu lieu. Verdict : en seulement quelques jours, presque tous les pesticides avaient disparus des organismes de la famille témoin.
 
http://www.wedemain.fr/photo/art/default/7807367-12104890.jpg?v=1432052266

Source: Capture d'écran
 
L’étude (disponible ici ) précise cependant que les taux mesurés au début de l’expérience entraient dans la norme admise par la loi. Mais derrière ces seuils de toxicité se cache la problématique des interactions - encore inconnues - entre les molécules chimiques.
"Nous savons très peu de choses sur les effets à long terme de la consommation de nourriture traitée aux pesticides. D'autant plus lorsque que l'on sait que les produits chimiques peuvent être bien plus dangereux lorsqu'ils sont mélangés" analyse Jorgen Magner
Il est en effet très difficile d’étudier ces interactions moléculaires, du fait de la diversité génétique et des centaines de substances déjà accumulées dans nos corps. Celles-ci sont cependant suspectées de contribuer au diabète et aux allergies qui touchent la population occidentale. Alors, dans le doute, mangeons bio !

Jean-Jacques Valette
Journaliste à We Demain
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La République au milieu du village

La République au milieu du village | Think outside the Box | Scoop.it

« Nous sommes en guerre ! » Répétée 1000 fois depuis l’attaque du 13 novembre, cette sentence conditionne désormais la totalité de la réponse d’Etat aux attaques terroristes perpétrées sur notre sol. Pourtant, nous voyons bien que loin de la logique militaire qui nous pousse à bombarder l’Etat Islamique en Syrie, en Irak et en Libye, le profil des assaillants et les techniques qu’ils utilisent pour nous frapper en France, échappent totalement à nos codes traditionnels de lecture et d’analyse.

Si ceci était une guerre au sens traditionnel du terme, il suffirait de désigner l’ennemi, former nos bataillons et les affronter jusqu’à la victoire. C’est d’ailleurs ce que nous faisons au Moyen-Orient et ce, en pure perte, d’abord parce que pendant que nous affaiblissons L’Etat Islamique, nous laissons prospérer Al-Nosra, et ensuite parce que nous continuons à nourrir la fabrique islamiste gavée aux petro-dollars.

Par ailleurs, croire que nous pourrons gagner la guerre contre le terrorisme en déversant des milliers de tonnes de bombes sur le Moyen Orient c’est oublier un peu vite que c’est sous 30 ans de déluge de feu en Afghanistan puis en Irak que le salafisme djihadiste désormais international est né.

Ce réflexe bombardier quasi pavlovien est la manifestation d’une doctrine internationale qui doit plus à OSS 117 qu’à Clausewitz et qui prouve la médiocrité de notre vision du monde et de la diplomatie qu’elle induit.

Nos aventures irakiennes, afghanes, libyennes et maintenant syriennes sont autant de fiasco qui nous renvoient à une dimension utilitaire et énergétique de la diplomatie et que nous payons finalement un prix exorbitant quand il s’agit de compter les cadavres qui jonchent désormais le sol de nos rues et non plus seulement celles de Bagdad ou Kaboul.

A force de tergiversations commerciales, à force d’accommoder des intérêts contradictoires, à force de vouloir marier tous les antagonismes, à force d’avoir tourné le dos à la Méditerranée pour embrasser les monarchies du golfe persique, nous avons perdu les repères qui avaient fondé la paix civile sur notre territoire et une doctrine diplomatique qui nous permettait d’incarner une voie/voix singulière dans le concert des nations. Tant que se succèderont au Quai d’Orsay comme à l’Elysée des représentants de commerce plus soucieux du prochain contrat d’armement que des équilibres géopolitiques des zones où servent nos armes, nous continuerons à subir les effets boomerang de nos visions d’experts comptables.

Nous ne combattons ni un Etat, ni une armée, nous sommes face à une idéologie basée sur l’interprétation paranoïaque d’un texte subitement transformé en manifeste politique, comme cela a d’ailleurs déjà été le cas dans l’Histoire des religions à livre. Cette doctrine attire en priorité les jeunes musulmans, qu’ils pratiquent ou pas, et qui cherchent un sens à une existence qui n’en a plus aucun, voyant dans le martyre une forme ultime d’héroïsme qui fonderait leur salut éternel.

Les dernières attaques de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray démontrent qu’il n’y a pas d’armée structurée, pas de division lourdement équipée, seulement des neo-terroristes, peu organisés, peu armés, qui se préparent dans l’ombre de leur esprit macabre. Perdu devant cet ennemi qui ne dit pas son nom, notre classe politique, au pied du mur en ruines qu’elle a patiemment détruit depuis plus de 30 ans, s’agite et s’excite, cherchant fébrilement la solution dans des réformes constitutionnelles inutiles, des lois d’exception indignes ou un état qui n’a d’urgence que celle de sa propre faillite.

Pourtant, loin des grandes manœuvres liberticides ou des plans tout sécuritaires, Les solutions existent et elles se trouvent exactement au cœur du modèle que nous avons fondé sur deux siècles de République avant de le brader au mercantilisme et au capitalisme le plus offrant, oubliant ce qui fonde l’essentiel d’une vie et finalement d’une nation en commençant par les racines que personne ne peut piétiner, d’où qu’on vienne, l’autorité parentale qui forme le socle du contrat social, l’instruction républicaine et les valeurs centrales de cohésion qu’elle insuffle, l’espoir de vivre mieux demain qu’aujourd’hui, le respect de la justice et enfin la crainte de la sanction.

Inutile d’aller chercher dans d’autres régimes politiques la voie droite sur laquelle nous pourrions mettre tout le monde au pas retrouvé d’un pays soudainement ligoté par sa propre peur, inutile de continuer à hurler à la guerre, inutile de nous enfermer dans le carcan d’un régime subitement pétrifié par la recherche de la sécurité, la solution est là où elle a toujours été, au cœur de la République mise au centre du village, en commençant par ramener toutes les religions à leur place, dans la sphère privée et nulle part ailleurs. Il est à ce titre important de souligner que si l’Islam va devoir reculer pour trouver la bonne distance dans un pays farouchement attaché aux attributs de sa liberté, il faudra que chacune des autres religions accepte de faire le même trajet, car même si elle puise ses racines dans la chrétienté, la France n’est pas Chrétienne, elle est laïque.

Pour que la République retrouve la force dont elle a besoin, il faut la remettre sur ses pieds, en commençant par redonner aux policiers et aux gendarmes les moyens de faire respecter la loi sans d’ailleurs avoir besoin d’en créer de nouvelles, donnons aux juges les moyens de dire le droit, donnons à l’administration pénitentiaire tous les moyens de faire appliquer les sentences, toutes les sentences, et en particulier les premières, et surtout, surtout, donnons à l’instituteur public les moyens d’enseigner ce qui fonde la République laïque, démocratique et sociale, c’est à dire la langue et la discipline qu’elle exige.

Si une guerre est à gagner, c’est celle qui nous oppose à notre propre incapacité d’incarner de nouveau le modèle que nous avons créé, en respectant ce qui en fait la colonne vertébrale, « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » Si nous ne sommes pas capables de nous ranger derrière la République protectrice de chacun en lui rendant nos devoirs, alors les communautés finiront de se dresser les unes contre les autres et nous aurons vraiment la guerre dont nous ne cessons de parler.

 

@xavier_alberti

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Une étude américaine met en garde contre la chute de l'Empire occidental

Une étude américaine met en garde contre la chute de l'Empire occidental | Think outside the Box | Scoop.it

Selon une étude américaine, la question n’a rien de théorique: notre civilisation serait condamnée à un effondrement total. Cette mise en garde ne vient pas d'un Nostradamus des temps modernes, mais d'un groupe de scientifiques qui ont utilisé un mode de recherche original: les enseignements de l’Histoire.

 

Selon une étude américaine, la question n’a rien de théorique: notre civilisation serait condamnée à un effondrement total. Cette mise en garde ne vient pas d'un Nostradamus des temps modernes, mais d'un groupe de scientifiques qui ont utilisé un mode de recherche original: les enseignements de l’Histoire.

Le site du Guardian rapporte que des sociologues et des naturalistes ont développé un nouveau modèle montrant comment "une tempête parfaite" pourrait détruire la civilisation actuelle.

Cette nouvelle étude dont nous avions erronément annoncé le financement par la Nasa sur base des informations du Guardian, met en lumière la manière dont l’exploitation des ressources et l’inégale distribution des richesses mènera " dans quelques décennies " à un effondrement de notre système économique.

 

Toutes les civilisations finissent par disparaître

L’étude réunit des données historiques montrant que la disparition des civilisations est un phénomène récurrent. Les empires romain et mésopotamien en sont deux exemples "récents".

Pour arriver à ce constat, l’étude repose sur un nouveau modèle de disciplines croisées, baptisé Handy (Human And Nature DYnamical). L’étude est conduite par le mathématicien Safa Motesharri de la National Science Foundation des Etats–Unis. Preuve de sa crédibilité, l’étude basée sur ce modèle Handy aurait été publiée par le très sérieux Elsevier journal Ecological Economics.

 

Des facteurs convergents qui conditionnent le désastre

Le fait que toute civilisation est appelée à disparaître un jour pose question sur la "durabilité "de la civilisation moderne. En étudiant la dynamique "nature-humanité" des civilisations englouties, le projet scientifique se penche sur les facteurs communs qui pourraient expliquer ces effondrements. Et ces critères déterminant au cours de l’histoire sont principalement la population, le climat, l’eau, l’agriculture et l’énergie.

Ces facteurs mèneraient au désastre lorsqu’ils convergent pour générer deux fonctions sociales essentielles: "La rareté des ressources provoquée par la pression exercée sur l’écologie et la stratification économique entre riches et pauvres ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement. Du moins au cours des cinq mille dernières années".

En général, relève l’étude, la stratification sociale riche/pauvre mène à la surconsommation des uns, les autres étant condamnés à survivre. Et l’apport des technologies n’y changerait rien, au contraire: "Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation"

Les augmentations de productivité dans l’agriculture et l’industrie au cours des deux derniers siècles ont débouché, dit l’étude, sur une augmentation de production des ressources sans profiter à l’ensemble de la population.

 

Deux scénarios catastrophe

Safa Motesharri et ses collègues estiment que le premier scénario possible pour notre civilisation est la réduction, par la famine, des populations pauvres. Dans ce cas, la destruction de notre monde ne serait donc pas due à des raisons climatiques, mais à la disparition des travailleurs.

Le second scénario catastrophe repose sur la surconsommation des ressources qui entraînerait un déclin des populations pauvres, suivie par celui, décalé dans le temps, des populations riches.

 

Comme les Romains et la Mayas

Dans ces deux scénarios peu enthousiasmants, les élites sont protégées dans un premier temps contre les conséquences de l’effondrement de l’environnement. C’est précisément cette inconscience des élites qui aurait entraîné la disparition des empires romain et Maya.

La conclusion des scientifiques est qu’il existe deux façons d’éviter le crash: d'abord réduire les inégalités économiques pour assurer une distribution plus juste des ressources. Et réduire dans le même temps la consommation par la diminution de l’usage des ressources non renouvelables et par la réduction de la croissance de la population.

Le modèle Handy financé par la Nasa se veut une mise en garde et une alarme à destination des gouvernements, des entreprises et des consommateurs pour qu’ils réalisent que le "business as usual" n’est pas tenable et que des mesures urgentes doivent être prises.

Et cette enquête n’est pas unique. D’autres ont également mis en avant les risques que représente la convergence temporelle des crises en matière d’alimentation, d’eau et d’énergie. Et ces études évoquent un danger à court terme: d’ici moins de 15 ans.

 

J-Cl V.

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Une ville chinoise suspend un projet nucléaire sino-français

Une ville chinoise suspend un projet nucléaire sino-français | Think outside the Box | Scoop.it

Des bateaux prêts à débuter la saison de pêche au printemps 2016, dans la ville portuaire de Lianyungang.

 

Les manifestations de ce week-end à Lianyungang ont contraint les autorités de la ville à mettre entre parenthèse leur participation au projet de construction d'une usine de traitement de combustibles nucléaires, auquel le français Areva doit participer.

 

Les manifestations de ces derniers jours ont fait plié la municipalité de Lianyungang, dans l'est de la Chine. Ce week-end, des milliers de personnes ont déferlé dans les rues, brandissant des banderoles et martelant des slogans devant les bâtiments publics, s'alarmant des possibles effets néfastes sur l'environnement d'une future usine franco-chinoise de traitement de combustibles nucléaires usés.

Sur son compte officiel de microblogs, la municipalité de 700 000 habitants a annoncé dans la foulée qu'elle allait"suspendre temporairement" sa participation au processus de sélection d'un lieu pour ce futur site nucléaire, auquel l'entreprise Areva devait prendre part.

 

Projet crucial pour Areva

Le français avait signé en 2015 avec le géant chinois du nucléaire CNNC un protocole d'accord dans le cadre d'un projet de développement d'une usine de traitement-recyclage des combustibles usés en Chine - mais aucune localisation n'avait été dévoilée. Un projet jugé crucial pour le groupe français, qui se recentre sur la gestion du cycle du combustible.

Xu Dazhe, président de l'Agence chinoise de l'Energie atomique, avait confirmé en mars dernier que les discussions avec Areva se poursuivaient mais qu'"il y avait encore beaucoup de chemin à parcourir avant de conclure (la négociation), à la fois techniquement et commercialement".

 

Conscience écologique grandissante

Les habitants de Lianyungang, cité portuaire de la province du Jiangsu, redoutent cependant que leur ville soit in fine choisie pour établir cette usine de retraitement, car une nouvelle centrale nucléaire de grande ampleur est actuellement construite à proximité par CNNC. De leur côté, les Etats-Unis se sont inquiétés au printemps de voir gronfler les stocks de matériaux radioactifs en Asie orientale, notamment à la faveur de projets de retraitement d'uranium.

Les manifestations contre des sites industriels, menées par des riverains inquiets, ne sont pas rares en Chine, où la classe moyenne se préoccupe davantage de l'environnement, et conduisent régulièrement les autorités à abandonner des projets. L'an dernier, par exemple, des officiels de Mongolie intérieure avaient promis de fermer plusieurs usines chimiques après des manifestations contre lesquelles la police aurait utilisé des gaz lacrymogènes.

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Quand les médias deviennent fous

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Saynète révélatrice : le 20 juillet dernier, à l'émission "C dans l'air", sur France 5, Gérard Chaliand mit brusquement les pieds dans le plat au sujet du terrorisme. Âgé de 82 ans, cela fait soixante bonnes années que notre confrère Chaliand étudie, sur le terrain, les guérillas de l'ancien tiers-monde, et le terrorisme qui - parfois - les accompagne. Disons que, sur le sujet, il en savait dix fois plus tous les invités réunis. Les pieds dans le plat ? Il demanda brusquement à la cantonade si l'on se rendait bien compte du rôle insensé que jouent les médias dans cette affaire. Pour le dire d'une autre façon, il évoqua l'espèce de crétinisme inconscient qui fait des médias - talonnés par les réseaux sociaux -les complices objectifs du terrorisme. Pour ne pas dire pire. Axel de Tarlé animait ce jour-là l'émission. Il balaya courtoisement la question de Chaliand ( "0ui, bien sûr, on sait que les médias offrent une caisse de résonance" ), avant d'en revenir très vite aux parlottes convenues sur l'état d'urgence. Manifestement, il n'avait pas vu passer la balle. Et quelle balle ! Tarlé n'avait pas réalisé que Chaliand désignait la dérive redoutable de nos démocraties, celle qui amène à exécuter bêtement la « feuille de route des terroristes ». En gamins obéissants… Comme par un fait exprès, le surlendemain, sur France Inter, l'excellent sociologue Michel Wieviorka entreprit lui aussi de minimiser le rôle mortifère des médias et leur fonction inconsciente d'idiots utiles du terrorisme. On avait envie de se pincer. Quoi ? Même lui ?

 

Si je reviens une fois encore sur cette dérive médiatique, que j'ai déjà abordée plus de dix fois dans cette chronique, c'est sur un ton plus inquiet. Cette fois, je ne dénonce pas seulement les dérapages les plus grossiers (j'allais écrire "rustiques"), qui réveillent de temps en temps les commentateurs. Parmi ces dérapages rustiques, nous citerons les tueries de Nice, et l'irresponsabilité bêtasse de l'équipe de France 2, intoxiquée par l'obsession du scoop, au point de perdre les pédales. Penché vers un homme, hagard, dévasté, assis sur la promenade des Anglais juste à côté des corps de sa femme et de son fils recouverts d'un drap, le journaliste l'interrogeait pour un "micro-trottoir" ignominieux. Dès le lendemain, la direction de l'information de France Télévisions présenta ses excuses aux téléspectateurs, en désavouant le directeur-adjoint des services politiques de France 2. C'était la moindre des choses. Ces dérapages caricaturaux existent, certes, et doivent être stigmatisés sans complaisance. Mais la  "folie médiatique" dénoncée par Chaliand embrasse une réalité beaucoup plus vaste, multiforme, sociétale. Il faut prendre le temps d'en examiner posément les dimensions. Désignons quelques pistes. Il y a d'abord le "trop". Après chaque attentat, les médias ont l'habitude de le monter en épingle, en continu, pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, voire davantage.

 

A toute heure, sur toutes les chaînes et les stations,on répercute à n'en plus finir les échos du carnage. On ajoute un détail, puis un autre. On fait réagir les "people" ou les quidams. Bref, on organise autour de l'attentat un tintamarre assourdissant. Sans réaliser que c'était précisément le but recherché par les tueurs. Oh, bien sûr, il faut toujours donner l'information, et la plus complète et précise possible. Mais sans singer ces racoleurs de spectacle qui invitaient jadis le passant à entrer sous le chapiteau. Entrez ! Entrez ! Mesdames Messieurs, il y a des choses à voir ! Le pire reste le soin particulier avec lequel on fait le portrait du tueur, au risque de susciter des vocations au meurtre, et d'amorcer une sanglante épidémie mimétique. On joue là sur la fascination pour le crime, syndrome connu, dont l'expert psychiatre Daniel Zagury a retrouvé trace dans l'étrange starification des tueurs en série, façon Guy Georges ou Michel Fourniret. Une starification dont Hollywood a d'ailleurs fait son profit. Zagury, qui s'intéresse aujourd'hui aux terroristes, leur applique le même diagnostic : "On a tendance à héroïser négativement ces tueurs. [… ] On les conforte alors dans leur fantasme de toute-puissance." (1) Ce sont donc ces terroristes - qu'ils soient ou non kamikazes - que l'on mythifie aujourd'hui comme « par accident ». Oui, c'est fou ! Comme est folle la surenchère sécuritaire dans laquelle se jettent à corps - et âme - perdus les ténors politiques que les médias obsèdent. Au fait : les médias et les ténors politiques allemands en ont-ils fait autant ces dernières semaines. Pas sûr.

 

(1) "La Croix", 15 mai 2016.

Jean-Claude Guillebaud

Journaliste

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L'association Anticor lance une pétition pour "une nouvelle abolition des privilèges"

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Le tapis rouge déroulé au palais de l'Elysée, le 15 mai 2012, lors de la passation de pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

L'association, qui milite "contre la corruption" et "pour l'éthique en politique", réclame la fin des avantages accordés au président, aux membres du gouvernement et aux parlementaires, en référence à la nuit du 4 août 1789.

 

C'est l'un des événements majeurs de la Révolution française : dans la nuit du 4 août 1789 étaient abolis les privilèges féodaux. Plus de 200 ans plus tard, l'association Anticor, qui milite "contre la corruption" et "pour l'éthique en politique", lance une pétition pour demander "une nouvelle abolition des privilèges" dont bénéficient aujourd'hui les élus de la République.

Anticor réclame notamment la suppression de l'inviolabilité dont bénéficient le président et les parlementaires, qui leur permet de ne pas être poursuivis durant leur mandat pour des actes étrangers à l'exercice de leurs fonctions. L'association souhaite également que la Cour de justice de la République soit supprimée, afin que les membres du gouvernement "soient jugés devant les mêmes juridictions que les autres justiciables".

 

Abolir les avantages accordés aux anciens chefs d'Etat

Le statut des anciens chefs de l'Etat devrait également être revu, d'après Anticor. L'association demande qu'ils ne soient plus membres de droit du Conseil constitutionnel, comme c'est le cas actuellement. "A ce titre, ils peuvent (...) statuer sur une loi qu'ils ont soutenue", dénonce le vice-président d'Anticor, Eric Alt, sur son blog, hébergé par Mediapart : "C'est une anomalie juridique et démocratique."

Le responsable de l'association regrette enfin qu'un "président ne redevien[ne] jamais un citoyen comme les autres". Anticor demande donc que "les moyens humains (à l'exception des agents chargés de leur protection), la gratuité des voyages, la voiture et le logement de fonction accordés aux anciens présidents de la République soient supprimés". Pour faire un pas vers une "République exemplaire".

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Lettre aux Musulmans, par Tahar Ben Jelloun

 

Texte publié dans Le Monde du samedi 30 juillet 2016 

Par Tahar Ben Jelloun

L’islam nous a réunis dans une même maison, une nation. Que nous le voulions ou non, nous appartenons tous à cet esprit supérieur qui célèbre la paix et la fraternité. Dans le mot « islam » il y a la racine du mot « paix ». Cet aspect a été gommé. C’est violence et brutalité qui apparaissent.

Même si c’est le fait d’un seul individu, les Musulmans sont embarqués dans l’ouragan de la barbarie. La notion de paix est trahie, déchirée et piétinée par des individus qui prétendent appartenir à notre maison et qu’ils ont décidé de la reconstruire sur des bases d’exclusion et de fanatisme. Pour cela ils ont recours à l’assassinat d’innocents. Aucune religion ne permet un tel détournement, une telle cruauté.

Aujourd’hui, une ligne rouge a été dépassée : entrer dans une église, dans une petite ville de Normandie, et s’en prendre à vieil homme, un prêtre, l’égorger comme un vulgaire mouton, puis essayer la même chose avec une deuxième personne, la laisser gisant dans son sang, entre la vie et la mort, crier le nom de Daech puis mourir, c’est une déclaration d’une guerre d’un genre nouveau, une guerre de religion. Nous savons combien ça dure et comment ça se termine. Mal, très mal.

Alors, après les massacres du 13 novembre à Paris, ensuite le massacre de Nice et d’autres crimes individuels, voilà que la communauté musulmane, vous, moi, nos enfants, nos voisins, pratiquants ou pas, croyants ou pas, sommes sommés de réagir. Il ne suffit pas de s’insurger verbalement, de s’indigner encore une fois et dire « ça, ce n’est pas l’islam », non, cela n’est plus suffisant et de plus en plus de gens ne nous croient pas quand on dit que l’islam est une religion de paix et de tolérance.

Nous ne pouvons plus sauver l’islam, ou plutôt si nous voulons le rétablir dans sa vérité, dans son histoire, si nous voulons démontrer que l’islam ne consiste pas à égorger un prêtre, alors il faut sortir en masse dans les rues et s’unir autour du même message : dégageons l’islam des griffes de Daech.
Nous avons peur parce que nous sommes en colère. Mais notre colère est le début d’une résistance, voire d’un changement radical de ce qu’est l’islam en Europe.

Si l’Europe nous a accueillis, c’est parce qu’elle avait besoin de notre force de travail. Si la France a décidé le regroupement familial en 1975, c’est pour donner à l’immigration un visage humain. Alors, il faudra nous adapter aux lois et droits de la république.
Nous devons renoncer à tous les signes provocants d’appartenance à la religion de Mahomet. Nous n’avons pas besoin de couvrir nos femmes comme des fantômes noirs qui font peur aux enfants dans la rue. Nous n’avons pas le droit d’empêcher un médecin homme d’ausculter une musulmane. Nous n’avons pas le droit de réclamer des piscines rien que pour des femmes. Nous n’avons pas le droit de laisser faire des criminels qui ont décidé que leur vie n’a plus d’importance et qu’ils l’offrent à Daech.

D’autre part, nous devons parler, mettre en garde ceux parmi nous qui sont tentés par l’aventure criminelle de Daech. Ce n’est pas de la délation. Au contraire c’est un acte de courage pour assurer la sécurité de tous. Vous savez bien que dans chaque massacre, des Musulmans innocents sont parmi les victimes. Notre vigilance doit être tout azimut.
Alors que les instances religieuses bougent et fassent descendre dans la rue des millions de citoyens appartenant à la maison de l’islam, qu’ils soient croyants ou pas, et qu’ils disent haut et fort que cet ennemi qui égorge un prêtre fait couler le sang de l’innocent sur le visage de l’islam.

Si nous continuons à regarder passivement ce qui se trame devant nous, nous serons tôt ou tard complices de ces assassins.
Nous appartenons à la même nation, ce n’est pas pour autant que nous sommes « frères ». Mais pour le moment, pour prouver que cela vaut la peine d’appartenir à la même maison, la même nation, réagissons, sinon il ne nous restera plus qu’à faire nos valises et retourner dans le pays natal.

 

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Luke Aikins - Skydiver (Heaven Sent Jump)  7,6 km saut sans parachute

Époustouflant. Luke Aikins, parachutiste et cascadeur, s'est jeté dans le vide samedi 30 juillet d'une altitude de 7.600 mètres. Jusque-là rien d'anormal pour cet Américain qui compte plus de 18.000 sauts à son actif. Mais pour pimenter les choses et éloigner la routine, le casse-cou de 42 ans a décidé de se délester de son précieux parachute avant son grand plongeon. Il a confié ses chances de survie à un gigantesque filet de sécurité qui l'attendait au sol pour le réceptionner à l'issue de cette première mondiale. 

Lancé à 193 km/h, Luke Aikins est resté deux longues minutes dans les airs, au-dessus de la Californie avant d'atterrir brutalement, mais en vie, dans cet immense filet blanc. "Je suis presque en lévitation ! C'est incroyable ce qui vient de se passer. Je ne peux même pas dire ce que je ressens", s'est réjoui cette tête brûlée qui dirige une école de parachutisme dans l'État de Washington. 

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Un big-bang politique s'impose de toute urgence : lettre à François Hollande

Un big-bang politique s'impose de toute urgence : lettre à François Hollande | Think outside the Box | Scoop.it

J'ai adressé un courrier à François Hollande, Président de la République, hier matin, mardi 26 juillet. Hasard de l'actualité. Un nouvel attentat barbare de l'État islamique était en train d'avoir lieu à Saint-Etienne-du-Rouvray, ciblant une église. Le prêtre a été égorgé. J'ai entendu les propos du Président de la République, François Hollande, hier au soir, prôner l'union nationale. J'ose espérer qu'on ne tournera pas autour du pot. Je ne voudrais pas que l'on se retranche derrière l'État de droit car, rien ne nous empêche, d'avoir des ripostes plus fortes et plus fermes. C'est le sens du courrier que je lui ai adressé. Comme je lui propose, un big-bang politique s'impose de toute urgence. C'est aussi ce qu'attendent impatiemment les Français devant cette menace omniprésente dans la vie quotidienne.

 

Monsieur le Président de la République, Cher François,

 

J’ai écouté attentivement vos interventions lors du soutien que vous avez exprimé en direction des familles des victimes de l’attentat de Nice et plus largement au peuple niçois.

C’est en ma qualité de communiste et républicain que je me permets de réagir car je considère que l’heure est grave.

Dans votre discours, vous avez appelé la France « à faire bloc », en leur assurant que « l'exécutif ne céderait pas face à une guerre que le terrorisme nous livre ».

Cet appel ne sera entendu que si vous affichez votre détermination et votre fermeté pour lutter contre le terrorisme. Les Français veulent avoir la certitude que le gouvernement met tout en œuvre pour les protéger.

Jusqu’à ce jour, le peuple a fait preuve d’une infinie patience, d’un remarquable sang-froid face à la barbarie et aux violences quotidiennes qui traversent notre pays. Mais jusqu’à quand cette patience va-t-elle durer ?

Notre démocratie est en danger. Le délitement de la société que l’on a tous constaté, contient des germes de guerre civile. Il ne faut pas non plus exclure un séisme d’une ampleur inconnue que la crise politique et sociale peut provoquer.

 

Un big-bang politique s’impose de toute urgence. C’est une initiative inédite qui vous appartient et dont vous pouvez avoir l’autorité. Elle doit être solide et durable sur cinq ans sur la question du terrorisme, avec la mise en commun d’un diagnostic partagé et l’apport de réponses politiques prépondérantes. Vous avez d’ailleurs franchi un premier pas lorsque vous avez remercié la gauche comme la droite d’avoir voté le prolongement de l’état d’urgence. Notre pays vit une terrible épreuve. C’est peut-être l’occasion pour vous, Président de la République, de réunir, sans a priori, toutes les forces politiques républicaines. Un geste fort qui permettrait de créer une réelle dynamique. Car un diagnostic vital de la situation de notre pays est obligatoire.

Gauche comme droite doivent nécessairement changer leur logiciel et sortir de leur condition partisane tellement surannée et rejetée par la majorité des électeurs. Il ne faut pas que se reproduise le spectacle minable qu’une partie de la droite nous a servi au lendemain de l’attaque terroriste de Nice, tellement obnubilée par les élections de 2017. Le Parti socialiste avait eu des agissements analogues lors des attentats de Montauban et de Toulouse en 2012.

Les Français, durement éprouvés, en ont plus qu’assez de la vie politique telle qu’elle fonctionne dans notre pays. Le moment est donc venu d’ébranler nos certitudes, nos dérisoires et ridicules querelles politiciennes.

Nous le savons, l’ennemi est immergé au sein de la population et dans nos villes. Le terreau sur lequel les terroristes islamistes nourrissent leur violence est lié aux trafics de drogue, d’armes et à la misère endémique.

Je l’affirme haut et fort : Oui la France est gangrenée par l’islamisme. Depuis les années 1990, nous savons où se loge la radicalisation qui s’est développée et n’a cessé de se renforcer. C’est dans les banlieues que les idéologies islamistes et salafistes se sont implantées. Cette période a connu l’arrivée en masse, d’anciens islamistes algériens du Front islamiste de salut, mais également celle du Groupe islamiste armé (GIA), époque où ils ont quitté l’Algérie en pleine guerre civile (Nice et ses environs sont apparus comme des destinations géographiques évidentes). Personne dans le Rhône, n’a oublié Khaled Kelkal, membre du GIA, impliqué dans plusieurs attentats meurtriers au cours de l’été 1995 dont celui du métro Saint-Michel – huit morts et 117 blessés.

A partir de cette période, une véritable idéologie de rupture et de haine de la France s’est développée, pourrissant la tête de nos gamins et la vie de nos quartiers. Elle s’est insinuée tel un virus idéologique, communautariste, antisémite, complotiste, anti France et anti-blanc, diffusant en continu sa haine de la France. En 2004, j’ai fait expulser de France, l’imam Bouziane de Vénissieux, l’un des responsables salafistes au plan national. Rappelons-nous les trois semaines d’émeute en novembre 2005, sous influence des islamistes. Leur cible prioritaire : brûler des voitures et frapper les symboles de la République. 800 communes touchées. Des milliers de voitures incendiées et des centaines de symboles de la République visés.

Reconnaissons-le honnêtement : Oui, il y a des territoires perdus de la République.

Quand les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques, le constat est clair : le quartier n’est plus black, blanc beur, c’est le communautarisme qui prédomine et la loi de la charia qui devient la norme dans l’espace public. Certes avec effroi, nous observons que ceux qui applaudissent les crimes et la barbarie à Charlie Hebdo, l’hyper casher et Nice, ont pour héros Kelkal ou Mérah.

 

Certains de nos adolescents ne se considèrent pas comme étant français. Ils sont d’abord et avant tout musulmans. Ils l’affirment avec arrogance et nous distillent les discours préformatés et victimaires qui leur ont été inoculés. Ce sont les mêmes qui contestent violemment les cours d’histoire, de biologie ou de sciences naturelles. Dans de nombreux territoires de notre pays, sévissent enfermement et endoctrinement qui révèlent la dimension prégnante de l’islam politique. Cette emprise idéologique, culturelle et spirituelle est une entrave à l’intégration républicaine. Elle est toujours sous-estimée, voire ignorée et pèse lourdement sur la communauté musulmane.

C’est cette chape de plomb idéologique qu’il faut faire sauter car elle nourrit l’amalgame. Avec l’islam instrumentalisé, sont mises en avant des revendications ethno-religieuses portées par des jeunes radicalisés, en voie de délinquance, qui deviennent la proie des salafistes.

Monsieur le Président, nous ne pouvons plus tourner autour du pot quoi qu’il en coûte à notre confort personnel, intellectuel et politique avant que la société n’explose.

Renforçons les mesures sécuritaires et militaires. Faisons-le sans état d’âme.

Sortons de l’emprise de ceux qui opposent sécurité et liberté et de cet angélisme culpabilisant. Refusons sans ambages les postures désarmantes encore vivaces à gauche, relayées par des médias et des intellectuels, au nom de la culture de la tolérance et du doute, et condamnons les discours gauchistes anti-flics et anti-Etat qui écœurent les classes populaires, dégoûtées par ce catéchisme moral et anti-raciste.

Là-aussi, monsieur le Président de la République, le gouvernement ne doit pas transiger. Je pense quenous devons nous diriger vers une concorde nationale.

Droite et gauche doivent s’unir face à cet impératif : assumer le diagnostic commun en définissant l’ennemi intérieur. C’est la seule manière de lutter contre la barbarie de l’idéologie islamiste. C’est ce qu’attend le peuple de France. De l’audace, du courage politique et de la fermeté.
J’ai quelques propositions à vous soumettre :

  • Dans l’immédiat, le retour renforcé de l’autorité régalienne de l’Etat et la remise en cause du laxisme pénal. La hausse massive des budgets régaliens et de sécurité est prioritaire dès maintenant. Nous devons apprendre à vivre avec le risque terroriste pour renforcer la cohésion nationale.
  • Lorsque j’étais député, j’avais déposé le 11 mai 2005, la proposition de loi n° 2316 relative à la création d’un service civique national obligatoire, mixte, dès l’âge de 16 ans. C’est peut-être une idée à reprendre afin de renouer avec l’esprit du service militaire de conscription, en finir avec les cloisonnements et la ghettoïsation, recréer la cohésion autour de la Nation et faire revivre l’esprit patriotique.
  • La loi contre le port du voile intégral doit être appliquée. Il ne faut plus tergiverser sur ce sujet. Cela nécessite de véritables moyens dans les commissariats de police concernés mais aussi, d’impliquer directement les responsables du culte musulman dans leur coresponsabilité vis-à-vis de la loi républicaine.
  • Mettre hors d’état de nuire les terroristes potentiels, revoir la question des frontières nationales. Elles sont à réhabiliter en terme de protection. Par ailleurs, il y a obligation de retrouver la maîtrise des flux migratoires. 

J’ai la conviction qu’il nous faut franchir une étape sans précédent pour rétablir l’ordre républicain et redonner à l’État, son autorité et sa légitimité. Voyons ce qui se passe depuis le 14 juillet, voitures brûlées, caillassage, guet-apens, et ces jours-ci dans l’Oise, à Beaumont-sur-Oise et dans les environs. Pour moi il n’y a pas de hasard, tout se tient.

Cette réalité enkystée dans la société depuis plusieurs décennies, entretient ce que j’ai coutume d’appeler une gangrène où tous les oiseaux de malheur, trafiquants et salafistes en profitent pour pourrir la vie et la République. Il faut en finir avec cette banalisation et appliquer la tolérance zéro. Cela va des incivilités, aux actes criminels, en passant par le non-respect de la loi, dans tous les lieux et pour tous les domaines.

Voilà, monsieur le Président de la République, cher François, ce que je souhaitais vous exprimer suite à votre appel.

Dites aux Français que vous avez confiance en eux, comme chef de guerre contre le terrorisme islamiste.

Dites à nos concitoyens musulmans qu’ils doivent se mobiliser autour d’un islam spirituel compatible avec la République et contre ceux qui instrumentalisent leur foi, en dénonçant les intégristes, les idéologies salafistes et les frères musulmans.

Affirmez votre détermination et votre fermeté. C’est un appel à la mobilisation de tous, de tous les instants afin de créer un grand mouvement populaire et citoyen pour un sursaut républicain et un réveil civique.

Car nous avons tous mal à la France.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, Cher François, l’expression de ma haute considération.

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Cazeneuve : la sécurité des Français attendra, priorité à mon honneur ! 

Cazeneuve : la sécurité des Français attendra, priorité à mon honneur !  | Think outside the Box | Scoop.it

Suite au carnage monstrueux de Nice perpétré le 14 juillet par un disciple d’Allah, la polémique sur la sécurité nous a valu cette déclaration de Cazeneuve sur France 2 :

« La campagne acharnée qui est menée contre moi est une campagne dont je sortirai renforcé car c’est une campagne de vilenies, de calomnies face à laquelle je rendrai coup pour coup. Je n’accepterai pas qu’on continue à mettre en cause mon honneur et ma dignité de ministre de l’Intérieur. »

Cazeneuve a tombé le masque, irrémédiablement. Avec quelle fatuité et quelle suffisance !

Ce Cazeneuve vient donc de nous montrer qu’il est plus préoccupé de sa petite personne devant l’opinion que de sa responsabilité de ministre de l’intérieur devant les Français.

Il n’accepte en effet ni critiques ni responsabilités dans la gestion de sa charge, comme dans son absence de réponses circonstanciées face à la répétition des agressions criminelles de l’idéologie mahométane de conquête. Où là, il devrait effectivement rendre coup pour coup.

Cazeneuve vient ainsi de nous confirmer s’il en était encore besoin, que sa fonction est plus centrée sur la recherche du vote musulman pour 2017 en faveur de son camp politique.

Que sur la sécurité des Français, qui attendra.

Il faut rappeler quelques déclarations de Cazeneuve qui le prédisposent à sa collaboration avec l’idéologie islamique :

http://ripostelaique.com/en-periode-de-guerre-cazeneuve-se-comporte-en-agent-de-lislam-dehors.html

cazeneuve-et-le-djihad

 

CazeneuveRacineschrétiennes

Et depuis qu’il est en charge, particulièrement depuis Charlie Hebdo, puis les trop nombreuses attaques islamistes qui se sont succédées, qu’a-t-il fait pour lutter contre ce terrorisme mahométan, à part des déclarations lénifiantes et inappropriées ?

Les Français attendent toujours la mise en place de mesures susceptibles de réduire les risques d’attentats islamistes notamment :

– la fermeture des frontières à l’immigration incontrôlée,

– l’interdiction du retour sur le territoire des individus partis faire le djihad,

– l’expulsion et la déchéance de nationalité des binationaux condamnés ou fiché S et de leurs familles,

– la fermeture des mosquées islamistes et l’expulsion des imams prêcheurs de haine.

Et quand à l’Assemblée Nationale, un député de l’opposition interpelle Cazeneuve sur son incurie, Valls s’en fout !

 

Valls s’en fout d’autant plus qu’il a fait retoquer par le groupe des députés socialistes et ses affidés, des amendements à la loi d’urgence visant à la fermeture des mosquées islamistes !

http://ripostelaique.com/deputes-traitres-a-nation-sopposent-a-fermeture-mosquees-islamistes.html

Alors que va nous dire Cazeneuve, qui a stigmatisé les racines chrétiennes nauséeuses de la France, face au premier égorgement d’un prêtre dans une église de Seine maritime par des soldats de l’islam de conquête : « Pas d’amalgames », « C’est pas ça l’islam »?

Va-t-on encore avoir droit à toutes les désinformations, tous les mensonges et dénis mis en boucle par la clique gouvernementale et sa police de la pensée, journaleux et islamo-collabos de tous bords pour éviter de nommer le problème existentiel que pose l’islam à nos valeurs démocratiques ?

Car c’est ça l’islam, c’est le coran littéral qui ne renferme aucun doute, et qui impose le djihad à ses disciples et l’égorgement des mécréants !

L’État doit enfin contraindre, une bonne fois pour toutes, les instances dites représentatives de l’islam à faire allégeance à nos valeurs, et ses disciples à se soumettre à nos lois.

Il ne peut y avoir d’alternative. C’est soumission ou expulsion.

En attendant que les instances onusiennes mettent enfin le coran et son totalitarisme mahométan au banc des accusés. Peut-on l’espérer ?

Pour la paix du monde et celle des musulmans qui ne veulent plus ou qui n’en peuvent plus de vivre contraints par cette idéologie mortifère et totalitaire.

Alain Lussay

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La reine Rania de Jordanie: 'Les musulmans modérés du monde entier en font trop peu pour stopper l'EI' 

La reine Rania de Jordanie: 'Les musulmans modérés du monde entier en font trop peu pour stopper l'EI'  | Think outside the Box | Scoop.it

Les musulmans modérés n’en font pas assez pour lutter contre les djihadistes de l’État islamique et leur idéologie “diabolique”, a déclaré la Reine Rania de Jordanie, à l’ouverture de l’université d’été du Medef, le syndicat des patrons français. La reine était l’invitée d’honneur de cette conférence qui se tient à Jouy-en-Josas, près de Paris.

 

“Nous sommes confrontés à une période de grand danger. Daech, le soi-disant Etat islamique, continue de propager son idéologie diabolique, et modifie la perception locale de notre région. Les musulmans modérés du monde n’en font pas assez pour gagner la lutte idéologique au coeur de cette bataille. Nous n’aidons pas activement Daech, mais nous ne les stoppons pas non plus. Nous ne pourrons pas nous confronter à eux tant que nous ne nous mettrons pas d’accord en tant que musulmans sur ce que nous voulons défendre.”, a dit la reine.

Le discours de la Reine Rania a été accueilli avec un tonnerre d’applaudissements. Elle a indiqué qu’un quart des jeunes étaient au chômage dans la région, mais qu’au cours de la période 2005-2011, le nombre de start-ups avait été multiplié par 8.

Elle a exhorté les hommes d’affaires à investir au Moyen-Orient:

“Ma région a plus que besoin de votre amitié. (…) Les jeunes qui veulent réussir montrent que c’est souvent dans les endroits les plus sombres du monde que l’on remarque les plus belles étoiles”.

Nos jeunes ont besoin de possibilités de formation, d’opportunités d’emploi et aussi d’un peu de chance …  que quelqu’un croit en eux. Si nous ne créons pas 100 millions d’emplois d’ici 2020 dans la région, les jeunes à s’orienteront dans la mauvaise direction”, a poursuivi Rania de Jordanie.

“L’échec n’est pas une option, car si nous échouons face à ces extrémistes, la région sera rapidement dévastée”, a-t-elle conclu.

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Le bilan caché de François Hollande

Le bilan caché de François Hollande | Think outside the Box | Scoop.it

On le sait, le bilan économique et sécuritaire de F. Hollande est particulièrement sombre. La comparaison de l’évolution du taux de chômage, du taux de croissance et du niveau de la dette publique avec le reste de l’Europe montre un décrochage exclusivement français.

Parce qu’il est unique et régulier depuis plus de deux  ans, et qu’il s’est donc produit malgré l’environnement immédiat, ce décrochage constitue la signature incontestable des mauvais choix et des entêtements idéologiques du gouvernement socialiste). Quant au domaine sécuritaire, le résultat est effroyable, avec un nombre de victimes du terrorisme sur le territoire national tout simplement inimaginable.

Pour autant, les conséquences néfastes de cette parenthèse socialiste ne s’arrêtent pas aux seuls constats chiffrés. C’est même probablement dans le domaine symbolique et moral que les dégâts seront les plus dramatiques, avec rien moins que :

  • la décrédibilisation de la fonction présidentielle
  • la déconsidération de l’action politique
  • la dévalorisation de la justice, de la police et de l’éducation nationale
  • le discrédit du libéralisme et la consolidation du mythe étatique
  • l’essor du populisme

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L’Homme qui vandalise les banques pendant les manifs 

Un extincteur, un burin et des litres de peinture : tout ce qu'il faut pour éclater un distributeur.

 

L'artiste et vandale Seday a défoncé à peu près 100 banques françaises en quelque six années de pratique. Après s'y être longtemps attelé dans un silence relatif, il est devenu une figure de proue des mouvances d'extrême gauche ces derniers mois, en attaquant systématiquement, en marge des manifestations anti-Loi travail, les distributeurs et devantures des banques qui passaient sous son chemin. C'est notamment à lui qu'on doit les fameuses projections de peinture multicolore à l'entrée des DAB de France – de même que quelques autres dégâts matériels infligés à l'aide d'un burin.

Tandis qu'il prépare de nouvelles exactions au cours des diverses prochaines manifs pour cet été, je lui ai posé quelques questions au sujet du capitalisme et de sa façon bien particulière de le combattre.

 

VICE : Salut Seday. À quoi ça te sert de cartonner la façade des banques françaises ?
Seday : Eh bien, les banques représentent l'idée de capitalisme dans tout ce qu'il a de plus abject. Ce sont elles qui spéculent. Elles sont à l'origine de la prétendue crise, qui dure déjà depuis huit ans. Durant ce laps de temps, les 500 familles les plus riches de France se sont encore enrichies de plus de 25 %, alors que le reste de la population s'est appauvri. Pareil à l'échelle mondiale. Une raison à cela : le jeu est truqué.

 

Comment ça ?
Le jeu est truqué en ce sens que la population est obligée de jouer ; on est obligé, par exemple, de disposer d'un compte bancaire.Je casse les banques pour protester face à ça. Mais aussi pour faire réfléchir les gens. Imagine une ville où toutes les banques seraient systématiquement défoncées. Je suis certain que cela aurait un impact fort.

 

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Airbus wants to make autonomous flying taxis by this time next year

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Airbus, the second largest aeronautics company in the United States (behind Boeing) envisions a future of flying taxis operated by artificial intelligence. The ambitious plan sounds almost laughable when it reveals that it could begin testing as early as 2017, but then you remember that whole part about being the second largest aeronautics company in the US and the fact that most of the technology to do this already exists.

Passengers looking for an autonomous taxi ride would book a seat on a zenHop ‘City Airbus’ drone and proceed to a zenHub helipad. From the helipad, they’d be flown to their destination for approximately the same cost as a taxi due to the cost-savings in sharing the ride with several passengers. Since space is at a premium, luggage (if you have any) would be ferried across town by another service, zenLuggage, all while security experts at — wait for it — zenCyber keep you safe from hackers.

 

Aside from the fascination with the word zen, the plan — codenamed Vahana — makes sense. It’s also feasible, at least in a hypothetical sense.

Airbus is keeping the electric aircraft design under wraps, but it did release an artist rendition of what the autonomous taxis could look like.

Airbus has been working on the drone-like design for two years, and according to the press release it “could soon become reality without having to wait for too many regulatory changes.”

 

Fingers crossed.

 

Jacques Le Bris's insight:

Ce qu'en dit Airbus :

http://www.airbusgroup.com/int/en/news-media/corporate-magazine/Forum-88/My-Kind-Of-Flyover.html#

 

 

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Caroline Fourest : face au burkini, optons pour le nudisme !

Caroline Fourest : face au burkini, optons pour le nudisme ! | Think outside the Box | Scoop.it
Une femme portant un bukini en Turquie.
 
Que penser de la polémique autour de l'interdiction du port du burkini sur certaines plages françaises ? Caroline Fourest propose une réponse sur son blog ce 16 août : si l'interdiction n'est ni "cohérente", ni "efficace" à ses yeux, l'élan de solidarité avec le burkini vire également au "grotesque"...

 

 

 

Interdiction du burkini à Cannes, à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, puis à Sisco, en Corse... Ce début d'août 2016 est marqué par cette interrogation : doit-on prohiber le port de cette tenue de bain islamique sur les plages françaises ? Les maires qui ont publié des arrêtés en ce sens invoquent tout à la fois un respect de la laïcité et un risque de trouble à l'ordre public. Le maire de Sisco, lui, a opté pour cette interdiction à cause d'une violente rixe provoqée par une femme se baignant en burkini, et photographiée ainsi. Sur son blog hébergé par le Huffington post ce 16 août, Caroline Fourest, essayiste féministe engagée pour défendre la laïcité, prend position : interdire le burkini sur les plages publiques non, mais défendre le burkini, encore moins.

 

Caroline Fourest commence par distinguer la question de la laïcité à l'école du sujet présent : "La plage n'est pas l'école. (...) Refuser qu'on se couvre la tête dans un lieu civique, d'éducation à la citoyenneté et à l'égalité, est une chose. Obliger quelqu'un à se dévoiler dans un lieu de plaisance est plus excessif." Elle range également à part le cas des piscines, où "chacun est censé respecter une tenue réglementaire, relevant de la décence ou de l'hygiène", quelle que soit sa religion.

En revanche, poursuit l'essayiste, la question du port du burkini sur une plage est différente. L'interdire pourrait même encourager "la propagande victimaire" :

"Interdire le burkini à la plage, alors que d'autres s'y baignent habillés, n'est pas très cohérent, ni très efficace. Comme pour le voile à l'université, ceux qui croient pouvoir faire reculer la mode intégriste en l'interdisant partout se trompent. Ils obtiendront l'effet contraire à celui recherché : faciliter la propagande victimaire et donc la mode du burkini chez les plus jeunes ou les plus influençables."

Surtout, Caroline Fourest regrette l'attitude de certains qui - et elle prend pour exemple le patron de Médiapart, Edwy Plenel - face à la polémique naissante, on carrément pris fait et cause pour ce vêtement islamique recouvrant la femme des pieds à la tête, laissant seulement apparaître les pieds, les mains et le visage. "Rien ne justifie de sombrer dans l'excès consistant à faciliter cette propagande - en se solidarisant avec ces signes régressifs et sexistes, comme s'il s'agissait d'objets sacrés ou de piliers de l'islam", écrit-elle. Edwy Plenel a par exemple publié une tribune sur le sujet intitulée "Un vêtement comme les autres".

Si elle n'est pas favorable à une telle interdiction sur les plages publiques, Caroline Fourest refuse de défendre le port de ce vêtement comme s'il s'agissait d'une "liberté" alors qu'il est le signe d'un énorme "retour en arrière". Ceux qui offrent leur soutien "témoignent d'un esprit profondément réactionnaire, qu'aucun progressiste ne peut soutenir sans trahir son profond machisme orientaliste".

En guise de conclusion, l'essayiste dit comprendre que "toute personne un tantinet féministe ou simplement inquiet du radicalisme" puisse ne pas se sentir très à son aise en se baignant aux côtés de femmes ainsi couvertes des pieds à la tête, d'autant que "porter ce maillot intégriste revient à dire aux autres qu'ils sont indécents ou que leur semi-nudité vous obsède". Chacun est alors libre de délivrer le message qu'il souhaite :

"Sans vouloir l'interdire sur la plage, on a bien le droit de se lever pour aller se baigner ailleurs voire d'envoyer à son tour un message : en optant pour le nudisme."



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Tomates sans arrosage ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes 

Tomates sans arrosage ni pesticide : cette méthode fascine les biologistes  | Think outside the Box | Scoop.it

Les méthodes de Pascal Poot, loin de l’agriculture moderne, sont aussi hyperproductives que naturelles et peu coûteuses. Des scientifiques pensent y trouver des réponses au changement climatique.

 

Ici, le terrain est si caillouteux et le climat si aride que les chênes vieux de 50 ans sont plus petits que les hommes.

Pourtant, à l’entrée de la ferme de Pascal Poot, sur les hauteurs de Lodève (Hérault), trône une vieille pancarte en carton : « Conservatoire de la tomate ».

 

Les tomates poussent, sans eau et sans tuteur, dans la ferme de Pascal Poot en 2014 - DR

Pourtant, chaque été, lestomates Poire jaune et autresNoires de Crimée poussent ici dans une abondance folle.

Sans arrosage malgré la sécheresse, sans tuteur, sans entretien et bien sûr sans pesticide ni engrais, ses milliers de plants produisent jusqu’à 25 kg de tomates chacun.

Son secret  ? Il tient dans les graines, que Pascal Poot sème devant moi, avec des gestes qui mêlent patience et nonchalance.

 


C’est le début de la fin de l’hiver dans la région, le temps est venu pour lui de confier ses graines à la terre. Ce sont ses premiers semis de l’année.

L’homme a 52 ans mais semble sans âge. Ce fils d’agriculteurs, qui a quitté l’école à 7 ans, se dit « complétement autodidacte ». Il a élevé des brebis et cultivé des châtaignes avant de se spécialiser dans les semences. Il dissémine aujourd’hui ses graines sur du terreau, dans des jardinières fatiguées.

Puis il place ses jardinières sur un énorme tas de fumier en décomposition, dont la température atteindra bientôt 70 degrés pendant plusieurs jours, chauffant la serre et permettant la germination des graines.

Pascal Poot et sa couche chaude dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

La technique, appelée couche chaude, est très ancienne. C’est elle quipermettait aux maraîchers parisiens du XIXe siècle de récolter des melons en pleine ville dès la fin du printemps. C’est elle qui permet à Pascal Poot de faire germer chaque année des milliers de plants de tomates, aubergines, poivrons... Avant de les planter sur son terrain et de ne plus s’en occuper jusqu’à la récolte.

 

La serre de Pascal Poot, à la fin des semis, en 2014 - DR

Tout en semant ces graines, Pascal me révèle les détails de sa méthode  :

«  La plupart des plantes qu’on appelle aujourd’hui “mauvaises herbes” étaient des plantes que l’on mangeait au Moyen-Age, comme l’amarante ou lechiendent... Je me suis toujours dit que si elles sont si résistantes aujourd’hui c’est justement parce que personne ne s’en est occupé depuis des générations et des générations.

Tout le monde essaye de cultiver les légumes en les protégeant le plus possible, moi au contraire j’essaye de les encourager à se défendre eux-mêmes. J’ai commencé à planter des tomates sur ce terrain plein de cailloux il y a une vingtaine d’années, à l’époque il n’y avait pas une goutte d’eau.

Tout le monde pense que si on fait ça toutes les plantes meurent mais ce n’est pas vrai. En fait, presque tous les plants survivent. Par contre on obtient de toutes petites tomates, ridicules. Il faut récolter les graines du fruit et les semer l’année suivante. Là on commence à voir de vraies tomates, on peut en avoir 1 ou 2 kg par plant.

Et si on attend encore un an ou deux, alors là c’est formidable. Au début on m’a pris pour un fou mais au bout d’un moment, les voisins ont vu que j’avais plus de tomates qu’eux, et jamais de mildiou, en plus, alors les gens ont commencé à parler et des chercheurs sont venus me voir. »

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Parmi ces chercheurs, on compte Bob Brac de la Perrière, biologiste et généticien des plantes et coordinateur de l’association environnementaleBede :

«  A la fin des années 90, au moment du combat contre les OGM, on s’est dit qu’il fallait aussi travailler sur les alternatives, et on a commencé à faire l’inventaire des agriculteurs qui faisaient leurs propres semences. On a dû en trouver entre 100 et 150 en France.

Mais le cas de Pascal Poot était unique. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a une grande indépendance d’esprit, il suit ses propres règles et à ma connaissance personne ne fait comme lui. Il sélectionne ses semences dans un contexte de difficulté et de stress pour la plante, ce qui les rend extrêmement tolérantes, améliore leur qualité gustative et fait qu’elles sont plus concentrées en nutriment.

En plus de ça il cultive plusieurs centaines de variétés différentes, peu d’agriculteurs ont une connaissance aussi vaste de l’espèce qu’ils cultivent. »

 

Pascal Poot choisit une étiquette, à Lodève le 26 février 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Les chercheurs commencent seulement à comprendre les mécanismes biologiques qui expliquent le succès de la méthode de Pascal Poot, assure Véronique Chable, spécialiste du sujet à l’INRA-Sad de Rennes et qui a mené des recherche sur les sélections de Pascal Poot depuis 2004 :

« Son principe de base, c’est de mettre la plante dans les conditions dans lesquelles on a envie qu’elle pousse. On l’a oublié, mais ça a longtemps fait partie du bon sens paysan.

Aujourd’hui, on appelle cela l’hérédité des caractères acquis, en clair il y a une transmission du stress et des caractères positifs des plantes sur plusieurs générations.

Il faut comprendre que l’ADN est un support d’information très plastique, il n’y a pas que la mutation génétique qui entraîne les changements, il y a aussi l’adaptation, avec par exemple des gènes qui sont éteints mais qui peuvent se réveiller.

La plante fait ses graines après avoir vécu son cycle, donc elle conserve certains aspects acquis. Pascal Poot exploite ça extrêmement bien, ses plantes ne sont pas très différentes des autres au niveau génétique mais elles ont une capacité d’adaptation impressionnante ».

Pascal Poot dans sa serre, à Lodève le 26 février 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Cette capacité d’adaptation a une valeur commerciale. Pendant ma visite, plusieurs personnes ont appelé Pascal pour commander des semences. L’agriculteur vend ses graines à plusieurs semenciers bio, dont Germinance.

Kevin Sperandio, artisan semencier chez Germinance, nous explique  :

Des aubergines blanches poussent dans la ferme de Pascal Poot - DR

«  Le fait que les semences de Pascal Poot soient adaptées à un terroir difficile fait qu’elles ont une capacité d’adaptation énorme, pour toutes les régions et les climats.

Nous n’avons pas les moyens de faire ce genre de tests mais je suis sûr que si on faisait un test entre une variété hybride, celle de Pascal Poot et une semence bio classique ce serait celles du conservatoire de la tomate qui obtiendraient les meilleurs résultats. »

Une partie de ces graines sont vendues dans l’illégalité, parce qu’elles ne sont pas inscrites au catalogue officiel des espèces et variétés végétales duGNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants). Cela énerve beaucoup Pascal Poot, jusque là très calme :

 

«  L’une de mes meilleures variétés, c’est la Gregori Altaï. Mais elle n’est pas inscrite au catalogue, peut-être parce qu’elle n’est pas assez régulière pour eux. Beaucoup de variétés sont comme ça. A l’automne dernier, le semencier Graines del Païs a eu un contrôle de la répression des fraudes qui a établi près de 90 infractions dans leur catalogue.

Le principe c’est qu’on ne nous autorise à vendre que les graines qui donnent des fruits qui sont tous pareils et qui donnent les mêmes résultats à chaque endroit. Pour moi, c’est le contraire du vivant, qui repose sur l’adaptation permanente. Cela revient à produire des clones mais on veut en plus que ces clones soient des zombies. »

La caisse d’étiquettes de Pascal Poot, le 26 février 2015 - Thibaut Schepman/Rue89

Interrogé au sujet de ces contrôles, un délégué du GNIS expliquait en mars 2014 : 

« Notre objectif est d’apporter une protection à l’utilisateur et au consommateur. Le secteur français des semences est très performant, mais il a besoin d’une organisation qui a fait ses preuves et d’un système de certification. »

Les tomates de Pascal Poot, en 2014 - DR

Sauf que l’uniformisation des fruits et des semences se faitsouvent au détriment du goût et des qualités nutritives. Et pourrait, à l’avenir, nuire aux agriculteurs, estime Véronique Chable :

« Le travail de sélection des semences montre qu’on peut pousser le végétal vers des conditions impressionnantes. Mais l’agriculture moderne a perdu ça de vue, elle ne repose pas du tout sur la capacité d’adaptation.

Or dans un contexte de changement rapide du climat et de l’environnement c’est quelque chose dont le monde agricole va avoir besoin. Il va falloir préserver non seulement les semences mais aussi les savoir-faire des agriculteurs, les deux vont ensemble. »

Pour partager ce savoir-faire, j’ai demandé à Pascal de m’expliquer comment il sélectionne et récolte ses semences. Voici ses conseils :

Les graines de Pascal Poot, à Lodève le 26 février 2015 - Thibaut Schepman/Rue89
  • «  Il faut prendre le fruit le plus tard possible, si possible juste avant les premières gelées comme ça il aura vécu non seulement à la sécheresse de l’été mais aussi aux pluies de l’automne. »
  •  « Les tomates, c’est tout à fait spécial. Quand on ouvre une tomate, les graines sont dans une sorte de gélatine, comme un blanc d’œuf. Cette gélatine empêche les graines de germer à l’intérieur du fruit, qui est chaud et humide. Les graines ne germent pas avant que cette gélatine ait pourri et fermenté. »
  • « Il faut donc faire fermenter les graines. Pour ça il faut ouvrir la tomate, extraire les graines et les laisser plusieurs heures dans leur jus, par exemple dans un saladier. Il va se produire une fermentation lactique.  »
  • « Il faut surveiller la fermentation comme le lait sur le feu, ça peut durer entre 6 et 24 heures mais contrairement à ce qu’on dit, il ne faut pas attendre qu’une pellicule de moisissure apparaisse. On prend une graine on la pose sur la main, si on peut la déplacer avec l’index sans que la gélatine ne vienne avec la graine, c’est que c’est bon. »
  • « Ensuite on passe le tout dans une passoire à thé, on lave à l’eau et onmet à sécher. Là on arrive à un taux de germination entre 98% et 100%. »
  • « Le poivron c’est différent, il faut juste laver les graines, les faire sécher sur un tamis très fin et les stocker. Pour le piment c’est la même chose mais ça devient dangereux parce que les graines brûlent, c’est très fort, ça passe même à travers les gants. Une fois j’ai récolté les graines d’un cageot de piments d’Espelette sans gant, j’ai dû passer la nuit avec les mains dans l’eau glacée ! »
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Politiques, intellectuels, médias, reprenez-vous vite !

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Il est temps de prendre conscience de la situation

Nous aurions pu récupérer un peu dans la torpeur de l’été, oublier les averses printanières, nos inquiétudes quant à l’avenir politique du pays ; guérir nos récentes blessures de guerre et espérer des fous d’Allah, une trêve.

Nous n’aurons eu aucun répit. Des attentats islamistes nous ont frappés, une fois de plus : en France, l’indescriptible massacre du 14 juillet à Nice, puis le père Hamel égorgé dans son église de Saint-Etienne du Rouvray ; en Allemagne aussi, et toujours en Syrie, etc.

 

Après la tuerie de Nice, alors que le décompte invraisemblable de tués et de blessés tombait comme autant de mares de sang noyant la ville sous l’horreur, les réseaux sociaux mais aussi des médias et des politiques ont rivalisé des poncifs habituels : « c’est l’œuvre d’un fou », « il n’est même pas religieux », « pas d’amalgame », qui ont résonné comme autant de coups supplémentaires portés aux victimes.

L’enquête progressant, il fut rapidement établi que ni l’attentat de Nice, ni plus tard l’assassinat de Saint Etienne du Rouvray, n’étaient l’œuvre de malades mentaux délirants. Les hommes qui ont commis ces horreurs ne sont ni déséquilibrés ni solitaires.

Dans tous les cas, si quelqu’un peut me dire ce qu’est un terroriste islamiste équilibré, je suis preneuse ! Vouloir édifier au vingt-et-unième siècle, un grand califat et asservir la planète toute entière pour y parvenir, c’est sensé vous croyez ?

Les hommes qui s’engagent dans le djihad et commettent ces attentats islamistes, ne sont pas plus déséquilibrés ni solitaires que bien d’autres. Ils sont souvent délinquants, peuvent être alcooliques ou toxicos, instables et parfois violents ils ont pris l’habitude de transgresser les lois ; ils ne viennent pas de milieux nécessiteux ; ils ont des appuis, des réseaux ; ils ont méthodiquement planifié leurs actes, en prenant leur temps et avec un sang-froid hors du commun.

Ils ne sont pas forcément très religieux, ils se sont radicalisés plus ou moins vite, mais tous se sont tournés vers Daech, fascinés par sa propagande, pour venger leurs frustrations petites ou grandes et vomir leur haine des valeurs occidentales.

Ils sont attirés par l’organisation paramilitaire de Daech, son dessein sectaire d’une nation islamique mondiale : terrasser des mécréants et la civilisation occidentale pour instaurer un grand califat islamique, c’est sans nuance et cette implacable et virile toute puissance est à même de les galvaniser suffisamment pour passer à l’acte sans arrière-pensée.

Ils obéissent aux derniers commandements de Daech qui recommande de ne plus rejoindre le califat mais de frapper sur place. Nul besoin de se former en Syrie, ni même de se procurer des armes lourdes, n’importe quel objet, véhicule, peut devenir une arme par destination et tuer.

 

Apprendre que le terroriste de Nice a commis des violences conjugales n’a rien de bien étonnant ; en revanche, tous les hommes violents ne deviennent pas terroristes, il ne resterait plus grand monde sur terre ! Les coupables de violences conjugales et plus généralement violences de genre, sont de tous les milieux sociaux, de toutes les religions ou athées, et de toutes les obédiences politiques.

Si les violences conjugales n’expliquent pas à elles seules le ralliement à Daech, (nous ne lutterons évidemment pas contre l’islam radical en luttant seulement contre les violences conjugales), il est malgré tout légitime de s’interroger sur le lien entre machisme, masculinisme et terrorisme car seules des sociétés patriarcales peuvent inventer et développer des systèmes totalitaires aussi mortifères.

 

 

Comment avons-nous pu jusqu’ici, supporter en silence, autant d’aberration ?

Le religieux prend infiniment trop de place dans nos sociétés livrées au capitalisme sauvage et mondialisé. Sans régulation et une meilleure répartition des richesses, les plus démunis et fragilisés peuvent se tourner vers ce qui les réconforte à bon compte ; les intégristes ne se privent alors pas de les recruter.

Il faut toutefois relativiser cette influence en matière de terrorisme islamiste : la plupart des djihadistes sont issus de familles relativement aisées. Certains se sont radicalisés après un long parcours d’endoctrinement religieux et d’entraînement en Syrie ou ailleurs, mais dans les cas de radicalisation dite « rapide », il semble plutôt que ces hommes brièvement exposés à la propagande djihadiste (via Internet, des relations, un imam aux prêches douteux…) compensent des frustrations d’ordre privé, telles par exemple, des difficultés de couple, en se vengeant, en se projetant héros de la nation islamique.

Il est intéressant de noter qu’à l’occasion des attentats, les religions se confortent mutuellement (en tous cas le catholicisme et l’islam) : assoir leur emprise et tacler la laïcité, ne leur déplait pas.

Les récents propos du pape sont révélateurs : avec aveuglement, il a mis sur le même plan les violences islamiques et catholiques, comparant les massacres terroristes commis par Daech avec les violences et crimes commis individuellement par des catholiques. Oui, les violences machistes du système patriarcal tuent chaque jour mais on ne peut pas comparer un système politique visant à l’instauration d’une dictature politico-religieuse avec des crimes individuels. Le nazisme pourrait-il être réduit à des crimes machistes individuels ?

 

L’envahissement du religieux, l’influence des réseaux intégristes catholiques  pro-vie et anti-mariage pour tous et les concessions constantes à « l’islam de France », sont insupportables. Ils répondent aussi à un besoin de reprise en mains d’hommes et même de femmes, perturbés par la perte d’un  mode de vie et de rapports de genre traditionnels. Pour beaucoup d’hommes, c’est un moyen de réaffirmer la domination masculine.

Trop de politiques, intellectuels et médias semblent avoir perdu tout esprit critique, ils se sont retranchés pour certains derrière une confortable et aveugle complaisance, pendant que d’autres à l’inverse, instrumentalisent les problèmes à des fins politiciennes. Pourtant, le progrès et l’égalité valent bien d’être défendus et sans compromis aucun.

En ce qui concerne l’islamisation de notre société par les Frères musulmans et les salafistes, islamisation qui prépare le terrain du terrorisme, combien de décideurs et faiseurs d’opinion luttent avec bon sens, mesure et efficacité, contre :

  • Une urbanisation génératrice de ghettos, des politiques sociales inopérantes, l’absence d’intégration des populations migrantes (notamment l’isolement des femmes arrivées dans le cadre du regroupement familial), l’échec scolaire, … ;
  • Le voilement progressif des femmes et des fillettes de plus en plus jeunes, symbole visuel de l’asservissement des femmes et étendard politique ; les créneaux non mixtes dans les piscines ; les médecins interdits d’ausculter et de soigner des musulmanes dans les hôpitaux, … ;
  • les salafistes qui ont fini par régler la vie de certains quartiers : l’économie salafiste ou frèriste parallèle avec ces boutiques et sites Internet qui vendent des accoutrements exportés d’Iran, abayas ou hijabs pour cacher les corps des femmes et des fillettes (bâches informes pour les pauvres rue Jean-Pierre Timbaud à Paris ou boutiques de luxe pour les riches saoudiennes) ; les vastes territoires zones de non-droit livrés aux trafics et à la violence où la charia a déjà remplacé la loi de la République et où des élèves contestent effrontément l’enseignement des classes d’histoire, de biologie, … ;
  • le communautarisme, le relativisme culturel, le complotisme, l’obscurantisme, l’antisémitisme décomplexé, l’antiracisme tombé aux mains d’idéologues racistes anti-blancs, … ;
  • l’islamisation via Internet et les réseaux sociaux et via des imams qui complaisamment évitent de traiter du sujet ou pire, à l’instar de celui de Brest ou de la mosquée du Mirail à Toulouse, Mamadou Daffé, prêchent l’impensable en toute impunité ;
  • le caillassage des médecins, pompiers et forces de l’ordre ; la haine de la France, des valeurs républicaines, de l’occident, le verrouillage des institutions internationales qui ont fini par vider de leur substance les Droits Humains ;
  • etc.

Au contraire, le recrutement universitaire est verrouillé afin que l’enseignement se fasse le relai d’une pensée gauchiste radicale, culpabilisant l’occident colonisateur et impérialiste et disculpant  de toute responsabilité, l’autre partie de la planète ; la plupart des médias suivent et les politiques n’ont pas le courage de contredire.

Sinon, expliquez-moi pour quelles raisons tant de politiques, intellectuels et médias feignent d’ignorer ce qui s’est produit en Algérie dans les années 90, quand les islamistes ont commencé à s’attaquer insidieusement aux femmes, aux laïques, à la société civile, puis les ont harcelés, assassinés, au nom d’Allah et du Coran, avant de verrouiller la société toute entière ?

Les 220 000 morts algériens dont de nombreuses femmes jugées insoumises, pas assez bonnes musulmanes, toutes et tous sacrifiés sur l’autel du terrorisme islamiste du GIA, ancêtre de Daech, qui en parle à part quelques intellectuels algériens stigmatisés et à peine soutenus chez nous ?

A l’extrême droite, l’islamisation est instrumentalisée pour promouvoir une France nationaliste et raciste.

La droite s’illustre par une surenchère électoraliste de mesures inutiles ; après avoir supprimé des forces de police et désorganisé le renseignement, c’est véritablement indigne.

A gauche, il est de bon ton de réduire l’étendue de l’islamisation et même le terrorisme islamiste au seul désespoir social et à confier aux représentants de l’islam le soin de régler les problèmes, c’est une inexcusable erreur de jugement : l’islam politique doit être combattu sur tous les plans et par l’état au premier chef.

La gauche radicale quant à elle, cautionne le relativisme culturel et même le racisme essentialiste révoltant d’une Houria Bouteldja, meneuse du Parti des Indigènes de la République (PIR), et contribue en cela à détruire sans alternative crédible, le peu de confiance qu’il nous reste, dans nos valeurs républicaines. Elle n’a plus que le mot « islamophobie » à la bouche, et je ne serais pas surprise que pour se justifier, elle en arrive un jour à défendre aussi les dérives du catholicisme : soutenir la lutte contre l’avortement, revendiquer l’homophobie, en tant que vils héritages coloniaux et impérialistes ! Ah j’oubliais, ça ne risque pas d’arriver, car seule l’islam est la religion des opprimés, ce qui l’autoriserait même à persécuter les femmes et les minorités sexuelles… !

Les démocraties occidentales ne sont pas irréprochables, loin s’en faut, mais la gauche radicale aide du mieux qu’elle peut les islamistes à les culpabiliser et condamner. Pourtant, opposer schématiquement occident et « indigènes » ne mène nulle part : hors du monde occidental, des personnes pauvres, fragiles, des femmes, des enfants, des étrangers, des minorités sont exploitées et victimes des violences les plus abjectes.

*Judith Butler : « Il est extrêmement important de considérer le Hamas et le Hezbollah (groupes terroristes s’il en est) comme des mouvements sociaux progressistes, qui se situent à gauche et font partie d’une gauche mondiale ».

 

 

Quelles solutions ?

Le plus urgent est de comprendre comment s’adapte le terrorisme islamiste et d’apporter les bonnes réponses politiques.

Nous le savions déjà mais le dernier numéro de Dabiq, la revue de Daech, nous le confirme, l’Etat Islamique ne nous haït pas à cause de la situation dans nos banlieues, ni de notre politique extérieure, mais parce que « nous sommes des mécréants qui refusons l’unicité d’Allah », parce que nous sommes laïcs et que « nos sociétés libérales autorisent ce qu’Allah interdit ».Tant que nous ne nous soumettrons pas à l’autorité de l’islam, Daech nous combattra. Daech et les islamistes nous haïssent donc pour ce que nous sommes : laïcité, mode de vie, mixité, égalité Femme/Homme, etc.

Il s’agit de se venger, de nous humilier et de nous terrifier ; de nous imposer par tous les moyens (que les djihadistes rejoignent la Syrie ou improvisent sur place), un grand califat islamique.

Par conséquent, il nous faut cesser de trouver des excuses aux assassins, sortir de la complaisance et du déni et combattre l’islamisation, la radicalisation et le terrorisme sur tous les plans, avec une détermination sans faille, pour tenter de rattraper le temps perdu :

  • Au plan international : plus de contrats avec les pays fondamentalistes islamistes, wahhabites ou frères musulmans, seulement avec les pays arabes qui s’en démarquent. Le Qatar et l’Arabie Saoudite nous achètent pour infiltrer l’Europe de l’idéologie islamiste. Les droits humains sont universels et aucun relativisme culturel ne peut les conditionner ni les entraver. Les droits des femmes sont toujours les premiers menacés et attaqués, puis la route est tracée pour installer un régime totalitaire.
  • Au plan national : l’Observatoire de la laïcité doit prendre toute sa place et son président enfin profiter de la retraite ; les lieux de culte soupçonnés d’intégrisme, dont les mosquées, doivent être surveillés ; les activités douteuses des membres de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) doivent être interdites : il doit être impossible de présenter, sur le territoire de la République, le  Djihad comme une forme de résistance, le relativiser et inciter les jeunes à se radicaliser. L’association IESH (Institut européen des Sciences Humaines) des Frères musulmans est installée en France et en Europe de manière tentaculaire. Son influence est inouïe sur les jeunes français endoctrinés par un islam fondamentaliste, avec la bénédiction de l’état français qui ne prélève aucun impôt sur les dons encaissés par l’association. Ce n’est pas tolérable.
  • Economique : mieux réguler le capitalisme et ses effets sur les populations, mieux répartir les richesses et les investissements…, c’est une urgence ;
  • Urbanisme : peu à peu détruire les cités-ghettos sociaux et ethniques ; réformer de fond en comble et avec des moyens à la hauteur des enjeux, l’accueil et la réinsertion des démunis et des sans-abris nationaux ainsi que des populations migrantes et réfugiées.
  • Education, formation : déconstruire par le biais des programmes scolaires toutes les fausses croyances et contrer toute contestation de l’enseignement scientifique, cultiver l’esprit critique et d’analyse ;
  • Lutter contre toutes les discriminations, plus que jamais contre le sexisme, l’homophobie/la lesbophobie, l’antisémitisme et le racisme (à ne pas confondre avec la critique salutaire des religions), dès l’école primaire ;
  • Intégration : pas d’accueil (regroupement familial, migrants, réfugiés) sans parcours d’intégration avec transmission des valeurs républicaines et notamment d’égalité Femmes/ Hommes…)… ;
  • Internet / Réseaux sociaux : empêcher toute propagande djihadiste et islamiste via les réseaux sociaux et Internet.
  • Police, justice : développer une véritable coordination européenne et internationale ; coordonner en France forces de l’ordre, sécurité et le renseignement ; instituer un renseignement de proximité ; revoir la formation des juges sur l’évaluation des risques ; modifier les contraintes du contrôle judiciaire ; réintroduire une police de proximité ; lutter contre les trafics et la délinquance ; exercer une surveillance dans les prisons, prodiguer un enseignement à tout prisonnier, les employer à des travaux d’intérêt général… ;
  • etc.

 

Par respect pour tous les morts du terrorisme, pour empêcher plus de morts innocentes ; pour défendre notre civilisation, notre République laïque une et indivisible et ses valeurs, (car aussi perfectibles soient-elles, il n’existe toujours pas sur terre d’alternative plus probante), il faut nous mobiliser pour combattre le terrorisme islamiste et plus globalement, la tentation obscurantiste du conservatisme religieux.

Dans les réponses apportées jusqu’ici par le gouvernement et tous les politiques républicains, il manque systématiquement, la lutte pleine et entière contre tous les intégrismes, contre l’islam politique, l’islamisation de l’Europe par le salafisme et les frères musulmans.

Nous ne sommes plus au XIème siècle, aucune religion ne doit être en mesure d’imposer ses diktats, de museler ses opposants, et encore moins de susciter une ferveur prosélyte capable de conduire des êtres humains à en tuer d’autres pour assoir la volonté de puissance et de domination d’une caste politico-religieuse.

Si l’état ne peut et ne doit pas mettre un policier derrière chaque citoyen, les gouvernements et les politiques, les intellectuel-le-s et les médias, les militant-e-s, les responsables religieux, doivent le dire et le redire et sans relâche, et très fort, les imams au premier chef :  

  • non le califat ne s’implantera jamais,
  • oui c’est un mythe ;
  • non il n’y aura pas de revanche ni encore moins de paradis, ni de vierges ;
  • oui vous serez condamnés, rejetés et haïs par votre religion et par vos proches, par l’humanité toute entière. 

 

Qui le dit vraiment, haut et fort, et de cette manière ? Seulement une poignée et toujours les mêmes. Alors j’attends.

 

Christine Le Doaré

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La suppression des privilèges anachroniques est un préalable indispensable | ANTICOR

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Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l’Assemblée nationale constituante proclamaient l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges…

En cette date anniversaire, Anticor tient à remercier les 12 114 signataires de sa pétition « Pour une nouvelle abolition des privilèges », lancée il y a exactement un an.

Elle a été adressée, ce jour, au Président de la République.

L’association reste convaincue que la suppression des privilèges anachroniques est un préalable indispensable à toute rénovation de la vie politique.

Fort de ce constat et du soutien qu’il a reçu, elle continuera sans relâche son combat contre ces abus légaux.

Anticor avait ainsi déposé, le 26 avril 2016, un recours contre les privilèges accordés aux anciens présidents de la République.

remplir l’objectif ambitieux de transparence d’exemplarité et de probité qu’il s’est fixé.

Association agréée par le Ministère de la Justice et par la HATVP, Anticor a fait le choix de refuser toute subvention pour préserver son indépendance. Pour soutenir ses actions, vous pouvez adhérer ou faire un don.

Jacques Le Bris's insight:

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l’Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d’unanimité, proclament l’abolition des droits féodaux et de divers privilèges. Ce moment de ferveur nationale s’inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.

Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes.

En 2015, d’autres privilèges portent atteinte à l’esprit de la République et aux principes qui la fondent.

Héritiers de nos anciens qui ont voté l’abolition des privilèges durant la nuit du 4 août 1789, nous demandons que :

1. L’inviolabilité dont bénéficie le président de la République, qui lui permet de ne pas être poursuivi pour des actes étrangers à l’exercice de ses fonctions pendant la durée de son mandat, soit supprimée ;

2. Les anciens présidents de la République ne soient plus membres de droit du Conseil constitutionnel ;

3. Les moyens humains (à l’exception des agents chargés de leur protection), la gratuité des voyages, la voiture et le logement de fonction accordés aux anciens présidents de la République soient supprimés ;

4. La Cour de justice de la République soit supprimée et que les membres du Gouvernement soient jugés devant les mêmes juridictions que les autres justiciables ;

5. L’inviolabilité dont bénéficient les parlementaires, qui leur permet de ne pas être poursuivis pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions, soit supprimée ;

6. La réserve parlementaire, outil du clientélisme, soit supprimée ;

7. L’usage de l’indemnité représentative de frais de mandat, destinée à couvrir les frais inhérents à l’exercice des fonctions parlementaires, soit contrôlé ;

8. La loi interdise à tout membre du Gouvernement de s’immiscer dans une procédure judiciaire et que les nominations des procureurs soient soumises à l’avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ;

9. Les fraudeurs à l’impôt répondent de leurs délits devant la justice, sans que le ministre du Budget puisse faire obstacle aux poursuites ;

10. La Cour de discipline budgétaire et financière soit compétente pour sanctionner l’ensemble des ordonnateurs, y compris les ministres et les élus locaux.

Pour une nouvelle abolition des privilèges, signez et faites signer la pétition en ligne !

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L'islamisme, un appel au salaud qui sommeille en chaque homme

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Comme le nazisme, l'islamisme exalte les pulsions destructrices que certains individus savent particulièrement susciter chez autrui, estime David Brunat.

Normalien et philosophe de formation, David Brunat est écrivain et conseiller en communication.

En 1932, le député socialiste allemand Kurt Schumacher s'écrie à la tribune du Reichstag: «Le national-socialisme est un appel au salaud qui sommeille dans chaque homme». Les nazis n'oublieront pas ces paroles cinglantes et, quelque temps après l'arrivée d'Hitler à la chancellerie, Schumacher sera arrêté et envoyé en camp de concentration.

Difficile de mieux cerner en quelques mots la nature et la dangerosité du nazisme, cet appel claironnant et haineux à nos plus bas instincts, cette volonté enragée de toute-puissance, cette négation brutale du droit à vivre pour tous ceux qui résistent à l'appel au salaud intime, cette entreprise de mort faisant de l'étouffement de la conscience morale ordinaire le summum de la vertu et le modèle de vie de l'homme nouveau. Or, comme pour le nazisme, on peut dire que l'islamisme radical est un appel au salaud qui sommeille en chacun de nous.

Comme pour le nazisme, on peut dire que l'islamisme radical est un appel au salaud qui sommeille en chacun de nous.

Comment ne pas imaginer que le tueur au camion, que les égorgeurs de Saint-Etienne de Rouvray, que le tireur de Munich ont pris un plaisir réel, peut-être même intense, voluptueux, indicible, dans leurs entreprises macabres? Qu'ils n'ont pas seulement répondu à des instructions d'une organisation terroriste, mais aussi à l'appel de leurs instincts et de tout ce qui peut faire d'un individu une machine de mort d'autant plus redoutable qu'il aura la certitude de faire le bien et de répondre aux desseins de la Providence, exactement comme Hitler pensait travailler pour le bien de la race aryenne et faire la Volonté du Très-Haut (Gott mit uns !)? Comment ne pas voir que les soldats de Daesh ne se contentent pas d'exécuter une mission, simples rouages sans émotions d'une chaîne de commandement bien huilée, mais qu'en tuant, en torturant, en terrorisant, en s'employant à détruire tout ce qui nous est cher et qu'ils exècrent, ils sont heureux, ils vivent des émotions fortes, ils jouissent? Et que leurs donneurs d'ordre, lorsqu'ils regardent les scènes d'attentat à la télévision, doivent éprouver des émotions fortes et des états de félicité semblables à ceux que manifestèrent, selon les témoignages de plusieurs repentis, les responsables de la mort du juge Falcone, qui poussèrent des cris de joie et burent le champagne?

Bien entendu, Kurt Schumacher ne voulait absolument pas dire que les hommes sont tous des salauds. La

Les soldats de Daesh, en tuant, en torturant, en terrorisant, sont heureux, vivent des émotions fortes, jouissent ?

plupart d'entre eux résistent à cet appel intérieur infernal, et même - et c'est heureux - ne l'entendent pas. Parmi eux se comptent les héros. Mais il y a toujours un risque qu'une minorité, même infime, se mette à l'écoute et à la remorque du salaud et en fasse sa loi d'action et sa doctrine de vie.

Schumacher ne parlait pas de «folie», de «ressentiment social», de «volonté de revanche» (par exemple par rapport au Traité de Versailles), et encore moins de «crise économique» pour définir et expliquer le nazisme. Il parlait juste de l'humain et de l'inhumain, et de cette caractéristique trop humaine qui veut que certaines personnes soient attirés par le pire et parfois soient dotées d'un terrible «talent» pour y attirer les autres, comme on le vit trop bien en Allemagne dans les années 30, où s'instaura en même temps qu'un terrorisme d'Etat à grande échelle, un paganisme d'un nouveau genre qui ressemble par certains côtés au fanatisme religieux prêché du côté de Raqqa ou de Mossoul.

Certains répondent avec promptitude à l'appel au salaud, qui a encore de beaux jours devant lui, mais il n'est pas écrit que le salaud aura le dernier mot.

La présence du salaud, autre nom de ce que le philosophe Kant appelait le «mal radical» et dont le nazisme et le radicalisme islamiste offrent d'assez bonnes représentations, est ce qui rend ce genre de terrorisme particulièrement affreux. Parce qu'il est par nature sans frein ni limite éthique ; parce qu'il est beaucoup plus difficile à combattre que la pauvreté ou l'exclusion sociale dont on fait souvent, à tort ou à raison, des facteurs explicatifs du basculement dans le terrorisme ; et aussi, il faut bien le dire, parce qu'il est universel.

Certains répondent avec promptitude à l'appel au salaud, qui a par malheur encore de beaux jours devant lui ; mais il n'est pas écrit, bien au contraire, que le salaud aura le dernier mot. A la longue, les Kurt Schumacher et leurs semblables finissent toujours par l'emporter sur les Hitler et leurs complices, mais au prix de combien de souffrances, de vies arrachées, de destins brisés?

Dans son remarquable Dictionnaire amoureux de l'Orient (Plon, avril 2016), René Guitton écrit: «Le Proche-Orient a apporté le meilleur et le pire à l'humanité. Le meilleur, c'est sans nul doute l'idéal de justice véhiculé par les trois grandes religions monothéistes qui en sont issues. Le pire, c'est cette rage homicide qui fait de l'homme un loup pour l'homme et que symbolise déjà le tragique conflit entre Abel et Caïn».

Aujourd'hui à Saint-Etienne de Rouvray comme hier à Nice et avant-hier au Bataclan, c'est le pire et c'est cette rage homicide qui se sont exprimés. Mais Caïn n'a jamais eu et n'aura jamais le dernier mot. Tel est, aussi, sans aucun doute, le sens du très digne et émouvant communiqué de presse de l'archevêque de Rouen.

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L'Australie n'est plus à sa place sur la carte du monde

L'Australie n'est plus à sa place sur la carte du monde | Think outside the Box | Scoop.it

Non, vous ne rêvez pas, l'Australie n'est plus à sa place. Le continent se déplace vers le Nord de sept centimètres par an, en raison des mouvements de tectonique des plaques. L'île se trouve  sur la plaque continentale la plus rapide de la planète.

 

Les coordonnées géographiques du pays sont donc actuellement décalées d'un mètre, un petit écart qui pourrait bien devenir un gros casse-tête au moment où de plus en plus de systèmes de navigation s'appuient sur les coordonnées GPS : les téléphones portables par exemple, même si ils restent pour l'instant précis à 5 à 10 mètres près. Mais surtout pour les voitures sans conducteur ou les engins télécommandés dans l'agriculture et l'exploitation minière dont les systèmes devraient avoir une précision au centimètre près dans quelques années.

Alors pour ne pas se retrouver au milieu d'une voie ou bien carrément sur celle d'en face, à partir du 1er janvier prochain l'organisme scientifique GeoScience Australia corrigera la latitude et la longitude du pays pour les adapter à la dérive du continent.

Depuis la dernière mise à jour des coordonnées géographiques de l'Australie en 1994, le pays s'est déplacé d'1,50 mètres et atteindra pratiquement deux mètres de dérive d'ici 2020. Ce travail de "replacement" sera à répéter tous les 20 ans, à moins que l’Australie n'arrive à l'automatiser.

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Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner

Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner | Think outside the Box | Scoop.it

Je dois avouer que j'aime bien Hillary Clinton. Je crois qu'elle est la cible de critiques non méritées. Mais après son vote en faveur de la guerre en Irak, j'ai promis de ne plus jamais voter pour elle. Je suis contraint de briser cette promesse aujourd'hui pour éviter qu'un proto-fasciste ne devienne notre commandant en chef. Je crois malheureusement qu'Hillary Clinton va nous entraîner dans d'autres aventures militaires, car elle est un «faucon» perché à droite d'Obama. Mais peut-on confier le bouton de nos bombes nucléaires à Trump le psychopathe? Poser la question, c'est y répondre.

 

Chers amis, chères amies,

Je suis désolé d'être le porteur de mauvaises nouvelles, mais je crois avoir été assez clair l'été dernier lorsque j'ai affirmé que Donald Trump serait le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Cette fois, j'ai des nouvelles encore pires à vous annoncer: Donald J. Trump va remporter l'élection du mois de novembre.

Ce clown à temps partiel et sociopathe à temps plein va devenir notre prochain président. Le président Trump. Allez, dites-le tous en chœur, car il faudra bien vous y habituer au cours des quatre prochaines années: "PRÉSIDENT TRUMP!"

Jamais de toute ma vie n'ai-je autant voulu me tromper.

Je vous observe attentivement en ce moment. Vous agitez la tête en disant: "Non Mike, ça n'arrivera pas!". Malheureusement, vous vivez dans une bulle. Ou plutôt dans une grande caisse de résonance capable de vous convaincre, vous et vos amis, que les Américains n'éliront pas cet idiot de Trump. Vous alternez entre la consternation et la tentation de tourner au ridicule son plus récent commentaire, lorsque ce n'est pas son attitude narcissique.

Par la suite, vous écoutez Hillary et envisagez la possibilité que nous ayons pour la première fois une femme à la présidence. Une personne respectée à travers le monde, qui aime les enfants et poursuivra les politiques entreprises par Obama. Après tout, n'est-ce pas ce que nous voulons? La même chose pour quatre ans de plus?

Il est temps de sortir de votre bulle pour faire face à la réalité. Vous aurez beau vous consoler avec des statistiques (77 % de l'électorat est composé de femmes, de personnes de couleur et d'adultes de moins de 35 ans, et Trump ne remportera la majorité d'aucun de ces groupes), ou faire appel à la logique (les gens ne peuvent en aucun cas voter pour un bouffon qui va à l'encontre de leurs propres intérêts), ça ne restera qu'un moyen de vous protéger d'un traumatisme. C'est comme lorsque vous entendez un bruit d'arme à feu et pensez qu'un pneu a éclaté ou que quelqu'un joue avec des pétards. Ce comportement me rappelle aussi les premières manchettes publiées le 11 septembre, annonçant qu'un petit avion a heurté accidentellement le World Trade Center.

"Des millions de gens seront tentés de devenir marionnettistes et de choisir Trump dans le seul but de brouiller les cartes et voir ce qui arrivera."
 
 

Nous avons besoin de nouvelles encourageantes parce que le monde actuel est un tas de merde, parce qu'il est pénible de survivre d'un chèque de paie à l'autre, et parce que notre quota de mauvaises nouvelles est atteint. C'est la raison pour laquelle notre état mental passe au neutre lorsqu'une nouvelle menace fait son apparition.

C'est la raison pour laquelle les personnes renversées par un camion à Nice ont passé les dernières secondes de leur vie à tenter d'alerter son conducteur: "Attention, il y a des gens sur le trottoir!"

Eh bien, mes amis, la situation n'a rien d'un accident. Si vous croyez encore qu'Hillary Clinton va vaincre Trump avec des faits et des arguments logiques, c'est que vous avez complètement manqué la dernière année, durant laquelle 16 candidats républicains ont utilisé cette méthode (et plusieurs autres méthodes moins civilisées) dans 56 élections primaires sans réussir à arrêter le mastodonte. Le même scénario est en voie de se répéter l'automne prochain. La seule manière de trouver une solution à ce problème est d'admettre qu'il existe en premier lieu.

Comprenez-moi bien, j'entretiens de grands espoirs pour ce pays. Des choses ont changé pour le mieux. La gauche a remporté les grandes batailles culturelles. Les gais et lesbiennes peuvent se marier. La majorité des Américains expriment un point de vue libéral dans presque tous les sondages. Les femmes méritent l'égalité salariale? Positif. L'avortement doit être permis? Positif. Il faut des lois environnementales plus sévères? Positif. Un meilleur contrôle des armes à feu? Positif. Légaliser la marijuana? Positif. Le socialiste qui a remporté l'investiture démocrate dans 22 États cette année est une autre preuve que notre société s'est profondément transformée. À mon avis, il n'y a aucun doute qu'Hillary remporterait l'élection haut la main si les jeunes pouvaient voter avec leur console X-box ou Playstation.

Hélas, ce n'est pas comme ça que notre système fonctionne. Les gens doivent quitter leur domicile et faire la file pour voter. S'ils habitent dans un quartier pauvre à dominante noire ou hispanique, la file sera plus longue et tout sera fait pour les empêcher de déposer leur bulletin dans l'urne. Avec pour résultat que le taux de participation dépasse rarement 50 % dans la plupart des élections. Tout le problème est là. Au mois de novembre, qui pourra compter sur les électeurs les plus motivés et inspirés? Qui pourra compter sur des sympathisants en liesse, capables de se lever à 5 heures du matin pour s'assurer que tous les Tom, Dick et Harry (et Bob, et Joe, et Billy Bob et Billy Joe) ont bel et bien voté? Vous connaissez déjà la réponse. Ne vous méprenez pas: aucune campagne publicitaire en faveur d'Hillary, aucune phrase-choc dans un débat télévisé et aucune défection des électeurs libertariens ne pourra arrêter le train en marche.

 

Voici 5 raisons pour lesquelles Trump va gagner :

1. Le poids électoral du Midwest, ou le Brexit de la Ceinture de rouille

Je crois que Trump va porter une attention particulière aux États "bleus" de la région des Grands Lacs, c'est-à-dire le Michigan, l'Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Ces quatre États traditionnellement démocrates ont chacun élu un gouverneur républicain depuis 2010, et seule la Pennsylvanie a opté pour un démocrate depuis ce temps. Lors de l'élection primaire du mois de mars, plus de résidents du Michigan se sont déplacés pour choisir un candidat républicain (1,32 million) qu'un candidat démocrate (1,19 million).

Dans les plus récents sondages, Trump devance Clinton en Pennsylvanie. Et comment se fait-il qu'il soit à égalité avec Clinton en Ohio, après tant d'extravagances et de déclarations à l'emporte-pièce? C'est sans doute parce qu'il a affirmé (avec raison) qu'Hillary a contribué à détruire la base industrielle de la région en appuyant l'ALÉNA. Trump ne manquera pas d'exploiter ce filon, puisque Clinton appuie également le PTP et de nombreuses autres mesures qui ont provoqué la ruine de ces quatre États.

Durant la primaire du Michigan, Trump a posé devant une usine de Ford et menacé d'imposer un tarif douanier de 35 % sur toutes les voitures fabriquées au Mexique dans le cas où Ford y déménagerait ses activités. Ce discours a plu aux électeurs de la classe ouvrière. Et lorsque Trump a menacé de contraindre Apple à fabriquer ses iPhone aux États-Unis plutôt qu'en Chine, leur cœur a basculé et Trump a remporté une victoire qui aurait dû échoir au gouverneur de l'Ohio John Kasich.

L'arc qui va de Green Bay à Pittsburgh est l'équivalent du centre de l'Angleterre. Ce paysage déprimant d'usines en décrépitude et de villes en sursis est peuplé de travailleurs et de chômeurs qui faisaient autrefois partie de la classe moyenne. Aigris et en colère, ces gens se sont fait duper par la théorie des effets de retombées de l'ère Reagan. Ils ont ensuite été abandonnés par les politiciens démocrates qui, malgré leurs beaux discours, fricotent avec des lobbyistes de Goldman Sachs prêts à leur écrire un beau gros chèque.

Voilà donc comment le scénario du Brexit est en train de se reproduire. Le charlatan Elmer Gantry se pose en Boris Johnson, faisant tout pour convaincre les masses que l'heure de la revanche a sonné. L'outsider va faire un grand ménage! Vous n'avez pas besoin de l'aimer ni d'être d'accord avec lui, car il sera le cocktail molotov que vous tirerez au beau milieu de tous ces bâtards qui vous ont escroqué! Vous devez envoyer un message clair, et Trump sera votre messager!

Passons maintenant aux calculs mathématiques. En 2012, Mitt Romney a perdu l'élection présidentielle par une marge de 64 voix du Collège électoral. Or, la personne qui remportera le scrutin populaire au Michigan, en Ohio, en Pennsylvanie et au Wisconsin récoltera exactement 64 voix. Outre les États traditionnellement républicains, qui s'étendent de l'Idaho à la Géorgie, tout ce dont Trump aura besoin pour se hisser au sommet ce sont les quatre États du Rust Belt. Oubliez la Floride, le Colorado ou la Virginie. Il n'en a même pas besoin.

"Cela dit, notre plus grand problème n'est pas Trump mais bien Hillary. Elle est très impopulaire. Près de 70 % des électeurs la considèrent comme malhonnête ou peu fiable."
 
 

2. Le dernier tour de piste des Hommes blancs en colère

Nos 240 ans de domination masculine risquent de se terminer. Une femme risque de prendre le pouvoir! Comment en est-on arrivés là, sous notre propre règne? Nous avons ignoré de trop nombreux avertissements. Ce traître féministe qu'était Richard Nixon nous a imposé le Titre IX, qui interdit toute discrimination sur la base du genre dans les programmes éducatifs publics. Les filles se sont mises à pratiquer des sports. Nous les avons laissées piloter des avions de ligne et puis, sans crier gare, Beyoncé a envahi le terrain du Super Bowl avec son armée de femmes noires afin de décréter la fin de notre règne!

Cette incursion dans l'esprit des mâles blancs en danger évoque leur crainte du changement. Ce monstre, cette "féminazie" qui - comme le disait si bien Trump - "saigne des yeux et de partout où elle peut saigner" a réussi à s'imposer. Après avoir passé huit ans à nous faire donner des ordres par un homme noir, il faudrait maintenant qu'une femme nous mène par le bout du nez? Et après? Il y aura un couple gai à la Maison-Blanche pour les huit années suivantes? Des transgenres? Vous voyez bien où tout cela mène. Bientôt, les animaux auront les mêmes droits que les humains et le pays sera dirigé par un hamster. Assez, c'est assez!

 

3. Hillary est un problème en elle-même

Pouvons-nous parler en toute franchise? En premier lieu, je dois avouer que j'aime bien Hillary Clinton. Je crois qu'elle est la cible de critiques non méritées. Mais après son vote en faveur de la guerre en Irak, j'ai promis de ne plus jamais voter pour elle. Je suis contraint de briser cette promesse aujourd'hui pour éviter qu'un proto-fasciste ne devienne notre commandant en chef. Je crois malheureusement qu'Hillary Clinton va nous entraîner dans d'autres aventures militaires, car elle est un "faucon" perché à droite d'Obama. Mais peut-on confier le bouton de nos bombes nucléaires à Trump le psychopathe? Poser la question, c'est y répondre.

Cela dit, notre plus grand problème n'est pas Trump mais bien Hillary. Elle est très impopulaire. Près de 70 % des électeurs la considèrent comme malhonnête ou peu fiable. Elle représente la vieille manière de faire de la politique, c'est-à-dire l'art de raconter n'importe quoi pour se faire élire, sans égard à quelque principe que ce soit. Elle a lutté contre le mariage gay à une certaine époque, pour maintenant célébrer elle-même de tels mariages. Ses plus farouches détractrices sont les jeunes femmes. C'est injuste, dans la mesure où Hillary et d'autres politiciennes de sa génération ont dû lutter pour que les filles d'aujourd'hui ne soient plus encouragées à se taire et rester à la maison par les Barbara Bush de ce monde. Mais que voulez-vous, les jeunes n'aiment pas Hillary.

Pas une journée ne passe sans que des milléniaux me disent qu'ils ne l'appuieront pas. Je conviens qu'aucun démocrate ou indépendant ne sera enthousiaste à l'idée de voter pour elle le 8 novembre. La vague suscitée par l'élection d'Obama et la candidature de Sanders ne reviendra pas. Mais au final, l'élection repose sur les gens qui sortent de chez eux pour aller voter, et Trump dispose d'un net avantage à cet effet.

"Les jeunes n'ont aucune tolérance pour les discours qui sonnent faux. Dans leur esprit, revenir aux années Bush-Clinton est un peu l'équivalent d'utiliser MySpace et d'avoir un téléphone cellulaire gros comme le bras."
 
 

4. Les partisans désabusés de Bernie Sanders

Ne vous inquiétez pas des partisans de Sanders qui ne voteront pas pour Hillary Clinton. Le fait est que nous serons nombreux à voter pour elle! Les sondages indiquent que les partisans de Sanders qui prévoient de voter pour Hillary sont déjà plus nombreux que les partisans d'Hillary ayant reporté leur vote sur Obama en 2008. Le problème n'est pas là. Si une alarme doit sonner, c'est à cause du "vote déprimé". En d'autres termes, le partisan moyen de Sanders qui fait l'effort d'aller voter ne fera pas l'effort de convaincre cinq autres personnes d'en faire de même. Il ne fera pas 10 heures de bénévolat chaque mois, et n'expliquera pas sur un ton enjoué pourquoi il votera pour Hillary.

Les jeunes n'ont aucune tolérance pour les discours qui sonnent faux. Dans leur esprit, revenir aux années Bush-Clinton est un peu l'équivalent d'utiliser MySpace et d'avoir un téléphone cellulaire gros comme le bras.

Les jeunes ne voteront pas davantage pour Trump. Certains voteront pour un candidat indépendant, mais la plupart choisiront tout simplement de rester à la maison. Hillary doit leur donner une bonne raison de bouger. Malheureusement, je ne crois pas que son choix de colistier soit de nature à convaincre les milléniaux. Un ticket de deux femmes aurait été beaucoup plus audacieux qu'un gars blanc, âgé, centriste et sans saveur. Mais Hillary a misé sur la prudence, et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres de sa capacité à s'aliéner les jeunes.

 

5. L'effet Jesse Ventura

Pour conclure, ne sous-estimez pas la capacité des gens à se conduire comme des anarchistes malicieux lorsqu'ils se retrouvent seuls dans l'isoloir. Dans notre société, l'isoloir est l'un des derniers endroits dépourvus de caméras de sécurité, de micros, d'enfants, d'épouse, de patron et de policiers! Vous pouvez y rester aussi longtemps que vous le souhaitez, et personne ne peut vous obliger à y faire quoi que ce soit.

Vous pouvez choisir un parti politique, ou écrire Mickey Mouse et Donald Duck sur votre bulletin de vote. C'est pour cette raison que des millions d'Américains en colère seront tentés de voter pour Trump. Ils ne le feront pas parce qu'ils apprécient le personnage ou adhèrent à ses idées, mais tout simplement parce qu'ils le peuvent. Des millions de gens seront tentés de devenir marionnettistes et de choisir Trump dans le seul but de brouiller les cartes et voir ce qui arrivera.

Vous souvenez-vous de 1998, année où un lutteur professionnel est devenu gouverneur du Minnesota? Le Minnesota est l'un des États les plus intelligents du pays, et ses citoyens ont un sens de l'humour assez particulier. Ils n'ont pas élu Jesse Ventura parce qu'ils étaient stupides et croyaient que cet homme était un intellectuel destiné aux plus hautes fonctions politiques. Ils l'ont fait parce qu'ils le pouvaient. Élire Ventura a été leur manière de se moquer d'un système malade. La même chose risque de se produire avec Trump.

Un homme m'a interpellé la semaine dernière, lorsque je rentrais à l'hôtel après avoir participé à une émission spéciale de Bill Maher diffusée sur HBO à l'occasion de la convention républicaine: "Mike, nous devons voter pour Trump. Nous DEVONS faire bouger les choses!" C'était là l'essentiel de sa réflexion.
Faire bouger les choses. Le président Trump sera l'homme de la situation, et une grande partie de l'électorat souhaite être aux premières loges pour assister au spectacle.

La semaine prochaine, je vous parlerai du talon d'Achille de Donald Trump et des stratégies que nous pouvons employer pour lui faire perdre l'élection.

Cordialement,

Michael Moore

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Lettre ouverte aux Français, ou comment neutraliser la terreur par un continuum moral, psychique et physique

Lettre ouverte aux Français, ou comment neutraliser la terreur par un continuum moral, psychique et physique | Think outside the Box | Scoop.it

Je vous adresse cette lettre ouverte bien que je ne sois pas Français. Cependant ma famille et moi-même respectons profondément les valeurs de votre nation. Mes enfants sont scolarisés dans des écoles françaises en Australie, à Melbourne, et ma femme a une maîtrise de littérature française. Nous avons commémoré le 19 juillet en Australie le centenaire de la bataille de Fromelles, vous savez que les Australiens se sont toujours tenus aux côtés des Français pour défendre les valeurs de respect d'autrui et de tolérance au fondement de votre société -la vraie religion de votre pays. Bien que nous soyons séparés par la distance géographique, nous sommes liés par notre volonté de comprendre la façon de penser de notre ennemi et son aptitude à transformer nos forces en faiblesses, enjeu du combat post-moderne qui se déroule actuellement sur la scène internationale.

 

Une nouvelle génération de guerre asymétrique

L'attaque de Nice est un exemple de la capacité d'adaptation, d'improvisation et de synthèse des terroristes dans la mouvance du djihadisme salafiste, dans cette nouvelle génération de guerre asymétrique. La date même à laquelle s'est produite l'attaque exploite un moment de faiblesse. Or, exploiter la faiblesse de son ennemi dans le contexte d'un environnement conflictuel et concurrentiel participe de ces techniques de guerre asymétrique. Il ne s'agissait pas tant de choisir un soir de feu d'artifice que d'inscrire l'événement au moment où la France se dirigeait vers la sortie de l'état d'urgence. Ils savaient pertinemment que la France commençait à relâcher sa vigilance le jour de la fête nationale, symbole de la liberté.

 

L'objectif est de détruire la confiance que nous avons dans nos propres systèmes de valeurs

L'une des enseignantes de mon fils, professeure d'histoire et citoyenne française, se demande maintenant ce qui ne va pas en France. Elle commence à éprouver un état d'entropie porté à son plus haut point et se demande si ce qui surgit à l'heure actuelle n'est pas de la faute de la France. Non! C'est exactement ce qu'ils veulent que vous pensiez. Nous avons affaire désormais à un nouveau paradigme guerrier où il s'agit d'éviter d'affronter nos forces armées pour au contraire nous attaquer de l'intérieur; l'objectif est de détruire la confiance que nous avons dans nos propres systèmes de valeurs. La France ne serait plus la France si elle restreignait les libertés. Et même si la France restreignait les libertés, croit-on que les terroristes cesseraient pour autant de passer à l'action? Ce cancer moderne de notre société ne doit pas remettre en question le contrat social tel que l'avait envisagé Rousseau.

 

Le terrorisme "à monter soi-même", une stratégie mondiale

Le caractère civil de l'attentat, en termes de victimes et par les méthodes employées, est moralement et psychologiquement extrêmement perturbateur, il est source d'entropie pour la société, pour les organismes de sécurité et pour la réflexion sur le renforcement des lois. Cette version du terrorisme "à monter soi-même" qui se répand aujourd'hui fait partie d'une stratégie mondiale. À peine avons-nous saisi la nature et démantelé les réseaux responsables d'un attentat que de nouveaux terroristes se sont déjà improvisés, qu'ils se sont déjà adaptés, qu'ils ont évolué afin d'organiser une nouvelle attaque localisée dont les répercutions seront mondiales. Parce que les touristes venaient de différents pays, le bilan des victimes s'inscrit lui aussi dans la perspective de la mondialisation. William Lind, dans son article publié en 1989, Le visage changeant de la guerre: à l'intérieur de la guerre de quatrième génération, avait pressenti et décrit cette guerre asymétrique livrée à l'intérieur de notre système civil et social. Il n'y a pas de ligne de front que l'on puisse attaquer en réponse aux attentats. La France et ses alliés internationaux doivent prendre conscience que cette forme de guerre se met en place dans un continuum moral, psychique et physique; et comme le Général McChrystal l'affirme dans Team of Teams, il s'agit d'un phénomène complexe. Par conséquent, il convient de chercher des réponses adaptées en s'éloignant de nos prévisions.

 

Pour ceux qui sont influencés par l'État Islamique, le Califat est en eux: "Nous sommes tous Oussama"

Lorsque je travaillais en Afghanistan dans des zones sous influence talibane, il m'est apparu clairement que pour un Afghan de cette région, l'importance de devenir un taliban n'était pas liée à des considérations matérielles. Même si un jeune villageois ou un moudjahidine expérimenté pouvaient perdre leur vie. Tout au contraire, devenir taliban est un état d'esprit. Détruire le territoire aux mains de l'État Islamique est important, mais parallèlement les gouvernements devraient déployer des moyens qui nous permettent de neutraliser le Califat dont l'idéologie s'instille dans l'esprit des apprentis terroristes qui vivent parmi nous. Comme l'a déclaré récemment le fils aîné d'Oussama Ben Laden: "Nous sommes tous Oussama".

Pour ceux qui sont influencés par l'État Islamique, le Califat est en eux. Nous devons cesser d'être surpris qu'un individu agisse seul, ou qu'il n'ait pas de connexion avec l'État Islamique ou Al-Qaïda. L'uberisation avait été prédite comme l'avenir du terrorisme par l'un des plus importants stratèges d'Al-Qaïda, Abou Moussab al-Souri, dans son Appel à la Résistance islamique mondiale, un guide du djihad de 1600 pages. Tout ne se passe pas en fait comme s'ils avaient gardé leurs intentions secrètes. Contrer l'extrémisme violent et mettre en place des programmes de déradicalisation en France et dans les autres pays européens sont des approches qu'il nous faut développer pour faire face à ce défi moral, idéologique et psychologique complexe.

Il faut que la France et ses alliés élaborent un discours dont la structure narrative pénètre l'imagination et les constructions psychologiques des terroristes afin de les rendre inopérantes. La France peut être à l'initiative de cette stratégie. Il faudrait aussi stigmatiser les principaux responsables comme on stigmatise les pédophiles, les auteurs de violences conjugales ou d'actes racistes; il conviendrait de mettre en place dans nos sociétés une structure sociale et un système de valeurs qui conduirait ces psychopathes influençables à penser qu'il n'y aura pas de paradis dans l'au-delà. Il n'y aura pas de vierges. Ils seront traités en parias, rejetés même de la communauté musulmane, ici et maintenant et dans l'au-delà. Il est davantage possible que l'on parvienne à neutraliser une menace qui présente des ruptures dans le continuum moral, psychologique et physique si un plan stratégique modulable est adopté.

Il est presque impossible pour les services de police et de sécurité de prévoir où aura lieu le prochain attentat. Le coût financier de ce type de vigilance n'est pas plus supportable qu'acceptable. Par ailleurs, les pays occidentaux ont tendance à traiter les problèmes complexes en leur superposant des processus complexes. Le terrorisme actuel, qui est une forme moderne de mouvement révolutionnaire, est un problème complexe, et on ne peut pas se satisfaire si on veut le réduire à néant d'un procédé d'analyse linéaire conçu pour des systèmes compliqués et prévisibles.

 

Un cadre stratégique modulable est mieux adapté aux défis complexes

Un cadre stratégique modulable est mieux adapté aux défis complexes. Il permettrait de consolider une action protéiforme fondée sur l'existence de réseaux, susceptible de mettre en œuvre des stratégies innovantes. Une telle démarche pourrait permettre de résorber les "zones grises" dans lesquelles les terroristes opèrent et de bloquer le mode opératoire psychopathe qu'ils adoptent. L'annonce faite par les pirates informatiques les Anonymes ("Anonymous") de traquer les réseaux internet de l'État Islamique en est un bon exemple. Une autre possibilité serait que les représentants officiels de l'islam déclarent depuis les Émirats Arabes Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, l'Indonésie, la Malaisie et bien évidemment la France que tous ceux qui sympathisent, soutiennent ou diffusent l'idéologie terroriste deviendraient des takfir, c'est-à-dire qu'ils seraient excommuniés. Ce défi est l'affaire de tous et certaines solutions peuvent prêter à controverse. Par exemple, qu'en est-il de ces quartiers où les terroristes naissent et nagent comme des poissons dans l'eau? Il ne peut plus y avoir de zones de non-droit. Grâce au soutien de moyens financiers, à la présence renforcée des services de sécurité et des services de renseignement, grâce au renforcement des lois, la France peut développer des stratégies adaptées à la complexité mouvante des conflits terroristes.

Il ne faut pas attendre d'une démarche stratégique modulable qu'elle prévoie les attentats, en revanche les forces de police et les services de sécurité seront mieux préparés et pourront par conséquent, en adoptant une attitude proactive, anticiper ou riposter rapidement aux attaques terroristes. Le fait est qu'il nous faut encore définir le milieu qui forgera cette façon de penser et lui permettra de s'épanouir. De surcroît, ce mouvement insurrectionnel, à l'instar des autres, reçoit le soutien de personnes qui vivent au sein de notre société, la France vient de prendre brutalement conscience de cette réalité incontournable.

Ce conflit est un conflit mondialisé qui s'appuie sur l'existence de réseaux et qui va continuer à évoluer, à s'adapter et à se régénérer. En ce moment même, un groupuscule ou un individu isolé réfléchit pour savoir comment fomenter le prochain attentat. Nous avons affaire à un ennemi qui voit dans les principes démocratiques de la France et dans les libertés une faiblesse qu'il peut exploiter, il sait que ces principes le protégeront.

Les frappes ciblées contre l'État Islamique en Syrie et en Irak ne sont qu'un aspect d'une stratégie globale. Il faut également que cette idéologie, psychopathe et contraire aux fondements de l'Islam, soit neutralisée par une série d'actions coordonnées reposant sur des techniques de guerre asymétriques qui désorientent l'ennemi, et inscrites dans une stratégie à long terme et diversifiée dont le but sera d'amener le terrorisme à s'immoler, ou à s'effondrer sur lui-même. Mais il faut, pour y parvenir, "remettre de l'ordre dans les esprits", comme l'écrivait T.E. Lawrence, ce qui suppose qu'une nouvelle génération de "résolveurs" de problèmes complexes prenne le devant de la scène. La France peut ouvrir la voie de cette nouvelle stratégie à laquelle le reste du monde se ralliera. Nous sommes prêts à l'y aider.

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Daech : inauguration d’une statue à l’effigie de George W. Bush « sans qui, rien n’aurait été possible »

Daech : inauguration d’une statue à l’effigie de George W. Bush « sans qui, rien n’aurait été possible » | Think outside the Box | Scoop.it

C’est ce qu’on pouvait lire à la une du nouveau numéro de Dabiq, le magazine de propagande de l’organisation terroriste.

Selon le récit du magazine paru ce lundi, Abou Bakr al-Baghdadi, que l’on présente comme le dirigeant « officiel » de l’organisation, était accompagné d’un groupe de fidèles mercenaires et de journalistes agréés par Daech pour cet événement qui se serait déroulé le mardi 24 novembre, dans une grande place de Raqqa, ville du centre de la Syrie reconnue comme le fief de l’organisation terroriste.

 

UN HOMMAGE AU « PÈRE » DE DAECH

L’imposant monument de pierre, haut de 13,2 mètres et œuvre du sculpteur Abou Masseta Wa Cizou, est un hommage au président américain George W. Bush, qui, en engageant les États-Unis dans une guerre contre l’Irak en mars 2003 et en provoquant la chute du régime de Saddam Hussein à l’origine de la déstabilisation de toute la région, aura été le principal acteur dans la naissance de l’enfant monstrueux qu’est aujourd’hui DAECH.

 

D’AUTRES STATUES EN COURS DE RÉALISATION

L’article de Dabiq laissait également comprendre que d’autres hommages de la sorte restaient à venir. Car si Daech a tenu à commencer par saluer le rôle des États-Unis dans sa genèse, il n’en oubliera pas pour autant de rendre hommage aux monarchies du Golfe qui représentent les premiers sponsors de l’organisation terroriste, ni de saluer le rôle particulier qu’aura joué Nicolas Sarkozy dans leur conquête du territoire libyen.
Des « héros sans qui rien n’aurait été possible », et envers qui Daech compte bien montrer sa reconnaissance, à travers d’autres monuments « en cours de réalisation ».

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Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps »

Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps » | Think outside the Box | Scoop.it

Qui sont les riches aujourd’hui ? Quel impact ont-ils sur la société française ? Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, les riches font subir au reste de la société une violence inouïe. Une violence banalisée grâce à un renversement du langage : les riches seraient des victimes, menacées par l’avidité du peuple. La sociologue dénonce un processus de déshumanisation, une logique de prédation, une caste qui casse le reste de la société. Et invite à organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel.

Basta ! : Qu’est-ce qu’un riche, en France, aujourd’hui ?

Monique Pinçon-Charlot [1] : Près de 10 millions de Français vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Celui-ci est défini très précisément. Mais il n’existe pas de « seuil de richesse ». C’est très relatif, chacun peut trouver que son voisin est riche. Et pour être dans les 10 % les plus riches en France, il suffit que dans un couple chacun gagne 3000 euros.

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