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Infographie : les méfaits de la position assise ... et ses solutions !

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Trois jours de deuil national

Trois jours de deuil national | Think outside the Box | Scoop.it
François Hollande a pris en main la communication après le crash du vol AH5017. Il a reçu les familles des victimes puis a pris la parole pour annoncer que toute la vérité serait dite…


Les familles des 54 victimes françaises du crash de l’avion d’Air Algérie au Mali ont été reçues hier après-midi au Quai d’Orsay par le président François Hollande. Le Premier ministre Manuel Valls, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, et Christine Taubira, garde des Sceaux, participaient également à la réunion.

Le président de la République a présenté les condoléances de la Nation aux familles. Il a annoncé que les drapeaux seraient mis en berne pour signifier un deuil national de trois jours à partir de lundi et indiqué qu’une nouvelle réunion de crise se tiendrait à l’Élysée dès lundi. Il a assuré surtout que les proches des disparus seraient tenus au courant jour après jour des évolutions de l’enquête sur les causes du drame. « Il vous faudra de la patience » , a-t-il expliqué, selon le député des Français de l’étranger, Pouria Amirshani, qui assistait à cette rencontre, tenue à huis clos dans la grande salle du rez-de-chaussée du ministère des Affaires étrangères. Un déplacement des familles sur les lieux du crash n’est pas exclu malgré les difficultés à mener une telle opération dans une zone peu sûre et très éloignée de la première ville malienne, Gao.

Deux enquêtes ouvertes

Le président Hollande et ses ministres ont répondu à toutes les questions au cours d’une rencontre qui a duré presque trois heures. « Il est important de tout dire, de donner l’assurance de la crédibilité des informations à venir » , expliquait, devant le Quai d’Orsay Stéphane Gicquel, président de la fédération des victimes d’accidents collectifs, venu soutenir les proches des Français tués dans le crash. Les questions les plus fréquentes ont porté sur la possibilité de récupérer les dépouilles, après les avoir identifiées, sur les délais et les détails d’une telle opération. Les familles ont indiqué également qu’elles souhaitaient être associées étroitement à l’enquête et fait le vœu que rien ne soit caché. Certaines voulaient aussi connaître leurs droits dans le cadre des procédures à venir et de l’éventualité d’une plainte contre la compagnie aérienne.

Au terme de la réunion avec les familles, François Hollande a fait une déclaration. Il a dit « la solidarité, la compassion et le soutien » de la Nation. Il a indiqué ensuite que toute la vérité serait dite, que toutes les informations seraient données aux familles. Il a abordé la douloureuse question de l’identification et du rapatriement des corps, annonçant que tous les corps de toutes les victimes du crash seraient transférés en France.

François Hollande a précisé encore que deux enquêtes étaient menées. L’une, administrative et technique, a commencé pour déterminer les causes du crash. L’autre, judiciaire, permettra de déterminer les responsabilités. Une information judiciaire va être ouverte.

Enfin, François Hollande a promis qu’une stèle serait érigée sur place pour rappeler le souvenir des 118 victimes du crash du vol AH5017 et a confirmé que ceux qui voudraient se rendre sur place en auraient la possibilité.

Enfin, à ce stade, il n’a exclu « aucune piste » sur les causes du drame.

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Cancer: l'incroyable découverte belge qui bloque les métastases

Cancer: l'incroyable découverte belge qui bloque les métastases | Think outside the Box | Scoop.it

Le docteur Pierre Sonveaux (à droite) avec l'un de ses collaborateurs

Une équipe de chercheurs de l'UCL a identifié comment se formaient les métastases et comment éviter qu'elles apparaissent. Les métastases sont responsables de 90 % des 27 000 décès annuels liés au cancer.

Pendant cinq ans, l'équipe de 17 chercheurs pilotée par le professeur Pierre Sonveaux a tenté de découvrir d'où viennent les métastases et comment prévenir leur apparition.

Les résultats de leur étude publiées dans la prestigieuse revue Cell Reports, valaient manifestement le temps et l'investissement consentis. Les chercheurs ont identifié des composés prometteurs qui pourraient, à l'avenir, empêcher le développement de métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse.

"Nous pouvons être fiers, s'enorgueillit Pierre Sonveaux. Car nous sommes les premiers, au niveau mondial, à avoir identifié une voie qui est responsable des métastases." L'équipe a étudié longuement les cellules cancéreuses et découvert qu'elles produisent un déchet. "C'est le superoxyde.  Et nous avons imaginé qu'il était possible d'inactiver le superoxyde afin de bloquer les métastases."

Testé sur la souris

"Nous avons testé notre traitement sur la souris, dans des modèles de mélanomes - ces tumeurs de la peau induites par des expositions au soleil - et dans des modèles de cancer du sein humain injecté chez la souris, précise-t-il.  Dans ces deux cas, nous avons pu bloquer les métastases grâce à un traitement qui inactive le superoxyde."

Les résultats ont montré qu'une injection quotidienne d'un tel traitement était efficace dans ce cadre: cela a empêché l'apparition de métastases chez la souris en inhibant le superoxyde.

Un traitement transposable à l'être humain?

"Nous sommes très enthousiastes, mais d'un autre côté nous sommes des académiques, donc il faut raison garder. Des tests supplémentaires sur l’animal sont encore nécessaires, avant de passer chez l'homme. Nous voulons identifier si les stratégies fonctionnent aussi pour d'autres types de cancer. Ensuite, il faut faire des tests cliniques."

La décision de mener des tests cliniques est entre les mains des firmes pharmaceutiques qui possèdent les molécules nécessaires. Car un autre bon point: c'est que ces molécules existent déjà.

"Les composés, qui ont donné des résultats probants lors de nos tests, existaient déjà. Ils appartiennent à des groupes pharmaceutiques, qui les testent actuellement en phase 2 pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C, ajoute Pierre Sonveaux. Nous savons donc que ces molécules ne sont pas toxiques pour l'homme. Cela ouvre la porte à une éventuelle validation relativement rapide d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines".

RTBF avec Belga

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Bernard Cazeneuve condamne les "actes répréhensibles" de la LDJ

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Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a condamné mercredi des "actes répréhensibles" commis par des éléments de la Ligue de défense juive (LDJ), un groupe de jeunes activistes radicaux accusés par des manifestants propalestiniens de provocation le 13 juillet à Paris.

Cette organisation, émanation en France de la Jewish Defense League, a été qualifiée de "groupe terroriste" par le FBI en 2001 et interdite dans plusieurs pays. Le 13 juillet, certains de ses membres s'étaient opposés à des militants propalestiniens aux abords de la synagogue de la rue de la Roquette, à la fin d'une manifestation de solidarité avec Gaza, avant d'être séparés par les CRS.

"Oui il existe une Ligue de défense juive, oui elle est dans l'excès", a déclaré le ministre sur France Inter. "Elle est dans des actes qui peuvent être répréhensibles et qui doivent être condamnés et ces actes le sont par moi de façon extrêmement ferme", a-t-il dit.

"S'il y a des violences qui ont été commises, des plaintes qui ont été déposées, le droit passera", a assuré M. Cazeneuve, répondant à la question d'un auditeur qui affirmait, s'appuyant sur une vidéo relayée par les réseaux sociaux, que des membres de la LDJ avaient joué les provocateurs.

Le ministre a cependant récusé les propos de cet auditeur selon lesquels les forces de l'ordre auraient protégé les activistes de la LDJ.

"Les forces de police se sont interposées entre la LDJ et des manifestants pour éviter des affrontements", a-t-il affirmé, rappelant que certains dans les forces de l'ordre avaient été blessés.

"Tout ce discours, toutes ces affirmations selon lesquelles il y aurait une complicité de la police avec la LDJ qui expliquerait que les manifestations aient mal tourné relève d'une manipulation pure et simple", a balayé le ministre.

Le Parti de gauche a demandé une commission d'enquête pour savoir ce qu'il s'était exactement passé rue de la Roquette. Il s'agit de savoir, a expliqué mardi Eric Coquerel, secrétaire national, "si c'étaient des actes antisémites, que nous condamnons évidemment si c'est le cas, ou s'il y a eu une provocation de la LDJ, qui est une organisation raciste et d'extrême droite, interdite en Israël et aux USA tellement elle est violente".

Des manifestants propalestiniens ayant accusé la LDJ de provocation, un responsable de cette organisation avait affirmé après les heurts du 13 juillet que ses membres étaient intervenus pour stopper aux abords de la synagogue des "groupes extrémistes" cherchant à forcer un cordon de policiers.

Article rédigé par la rédaction web i>TELE

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L’agonie du système politique français

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François Hollande et Manuel Valls, le 30 octobre 2012 à l'Elysée.


Nous vivons un moment sans précédent dans l’histoire des partis politiques français, depuis l’avènement de la Ve République au moins. Tous les partis qui comptent aujourd’hui en France sont en effet touchés, simultanément, par une crise à la fois idéologique et organisationnelle, qui les remet profondément en question voire qui les menace de mort.

La situation actuelle apparaît ainsi comme une parfaite illustration de la célèbre phrase de Gramsci dans ses Cahiers de prison:

«La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître: pendant cet interrègne, on observe les phénomènes morbides les plus variés.»

Un paysage dévasté

A gauche, le Parti socialiste, au coeur du pouvoir, dominant dans la majorité et à gauche, a perdu 30.000 élus lors des dernières élections municipales et plus de 25.000 adhérents en deux ans. Il est profondément divisé, jusque dans le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, entre les partisans de la politique mise en oeuvre par le président de la République et le Premier ministre, et les élus et responsables qui souhaiteraient, d’une manière ou d’une autre, une orientation plus classiquement «de gauche». Les autres composantes de la majorité, notamment EELV, s’opposent elles-mêmes le plus souvent au gouvernement quand elles ne sont pas soumises à des tiraillements internes.

A la gauche du PS, la nébuleuse du Front de gauche ne profite pas de la faiblesse de celui-ci et de la majorité. Le FdG n’a pas progressé électoralement depuis le score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2012, les divisions entre ce dernier et le Parti communiste paralysent la dynamique commune.

La droite parlementaire, pourtant victorieuse aux élections municipales, est elle aussi en lambeaux. L’UMP fait figure de condamnée en sursis, écrasée entre les affaires financières et judiciaires de l’après-Sarkozy, une énième guerre des chefs et une division idéologique profonde entre sa composante libérale-européenne prête à s’allier avec le centre (lui-même largement encore en devenir) et sa composante nationale-conservatrice qui entend battre le Front national sur son propre terrain.

Le FN, grand bénéficiaire a priori de cette crise d’ensemble d’un «système UMPS» qu’il n’a de cesse de dénoncer, n’apparaît pas pour autant comme une force politique susceptible d’exercer le pouvoir dans les années qui viennent. D’abord parce que l’image du parti que voudrait donner Marine Le Pen continue d’être brouillée par les déclarations et agissements de certains de ses membres, au premier rang desquels Jean-Marie Le Pen –ce qui lui a d’ailleurs coûté la possibilité de constituer un groupe au Parlement européen.

Ensuite parce que la démonstration électorale du FN aux municipales et aux européennes a mis en évidence le manque criant de cadres qui continue de handicaper ce parti au regard de ses ambitions. Enfin parce que du point de vue programmatique, le FN est très loin de susciter la même adhésion qu’en tant que dénonciateur du «système».

Si tous les partis politiques qui comptent aujourd’hui en France sont en crise, c’est avant tout parce qu’ils subissent des contraintes fortes dont il leur est difficile de se défaire.


Le poids des institutions

La première contrainte qui pèse sur les partis français est d’ordre institutionnel. A la fois reconnus dans la lettre de la Constitution et méprisés par son inspirateur comme des groupements incapables d’incarner autre chose que les intérêts particuliers, les partis politiques ont, depuis 1958, une place ambiguë dans les institutions de la Ve République.

Une des difficultés les plus importantes auxquelles ils sont confrontés tient à la place centrale du président de la République dans les institutions. Celui-ci ne peut en effet être élu sans le soutien d’un ou plusieurs partis alors qu’il doit aussi, dès la campagne présidentielle, montrer qu’il se détache de l’emprise partisane –jusqu’à ce qu’il se situe, une fois président «de tous les Français», «au-dessus des partis».

Ces dernières années, la mise en place du quinquennat a encore accru cette difficulté structurelle en maintenant, du fait notamment d’échéances électorales rapprochées, le président de la République dans son rôle de chef de son camp politique (au détriment du Premier ministre) alors même qu’il exerce ses fonctions officielles de chef d’Etat. Or, on commence à mesurer les bouleversements qu’implique un tel changement, en particulier dans la manière dont peut être choisi, au sein d’un parti, le candidat à une telle élection. Le développement des primaires, qu’elles soient internes ou externes au parti, témoigne particulièrement bien de cette évolution.

Les partis politiques français tels qu’ils sont constitués aujourd’hui paraissent dépourvus face à une telle situation. Les primaires menacent les équilibres internes, le rôle des militants «classiques» comme celui des élus. Les partis apparaissent dès lors, en écho au paradoxe de leur rôle constitutionnel, comme des lieux totalement dépourvus d’influence et d’intérêt en dehors de l’organisation, centrale et déterminante elle, de la désignation du candidat à la présidentielle (et accessoirement des autres candidatures aux élections). La réduction de leur rôle à cette seule fonction conduit à leur délégitimation auprès des électeurs.


Lenjeu européen

La deuxième contrainte qui pèse aujourd’hui sur les partis politiques tient à la reformulation de nombres de débats politiques ces dernières années autour de l’enjeu européen. Un enjeu qui divise profondément les partis, qu’il s’agisse du positionnement de ceux-ci sur les matières européennes elles-mêmes ou quant à leurs conséquences sur la société française.


Il y a, dans les deux grands partis que sont le PS et l’UMP, des positions différentes, quand elles ne sont pas antagonistes

On a ainsi pu constater, notamment depuis le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, que les frontières partisanes ne correspondaient plus à des positionnements idéologiques ou du moins programmatiques cohérents. En clair, qu’il y a, dans les deux grands partis que sont le PS et l’UMP tout particulièrement, des positions différentes, quand elles ne sont pas antagonistes, sur la construction européenne et ses conséquences économiques et sociales tout particulièrement.

Cette illisibilité du paysage politique au regard des grands choix structurants de notre quotidien comme de notre avenir se traduit là encore par une défiance généralisée vis-à-vis de partis perçus comme de simples «machines» ou «entreprises» politiques, tournées avant tout vers elles-mêmes. Une telle illisibilité est d’ailleurs encore renforcée par le contraste créé entre des institutions nationales fortement contraignantes, comme on l’a vu plus haut, et la faiblesse de leurs pouvoirs réels en raison du cadre européen lui-même, plus contraignant encore.

Plus profondément encore, l’enjeu européen contraint de plus en plus les partis politiques à un exercice auquel ils ne sont plus accoutumés depuis longtemps: celui de la révision et de la clarification idéologique –et de là, de la formation. Ce qui était évident, d’une certaine manière, à l’âge de l’affrontement idéologique au XXe siècle, ne l’est plus du tout aujourd’hui.

L’appétence et les capacités mêmes de mener des discussions sur la doctrine politique ou sur le projet d’ensemble autour desquels se sont construits traditionnellement de nombreux partis sont aujourd’hui faibles sinon inexistantes, alors même que l’importance des enjeux le réclame chaque jour davantage. L’alignement des organisations partisanes sur des enjeux idéologiques plus clairement apparents, autour des conséquences de la construction européenne notamment, pourrait ainsi être un des éléments clefs de l’avenir des partis politiques, de leur «nouvel âge».

Le blocage élitaire

Une autre contrainte, moins souvent évoquée, moins reconnue aussi, de nature démographique et sociologique, pèse fortement sur les partis politiques et, au-delà, sur l’ensemble du système politique français. Il s’agit de la domination sous forme de blocage des postes de pouvoir et des voies d’accès à ceux-ci par une classe dirigeante très homogène par son âge, son origine sociale, sa formation et son parcours professionnel –on aurait pu y ajouter, il y a quelques années encore, «par son genre», mais les progrès liés à l’application des règles de la parité a modifié cet aspect. L’absence, ou du moins la lenteur, du processus de renouvellement des cadres politiques est aujourd’hui bien plus saillante en raison de l’accélération du rythme institutionnel déjà mentionné et des comparaisons plus aisées à établir avec d’autres pays européens, par exemple.

Les raisons d’une telle difficulté française à assurer cette forme de respiration nécessaire du système démocratique qu’est la circulation des élites sont bien connues, mais elles produisent des effets de plus en plus délétères sans que les réponses proposées (non cumul des mandats notamment) par ces mêmes élites ne soient jamais à la hauteur de ce qui est attendu d’elles. Deux effets sont plus particulièrement observables: la déconnexion de cette «classe politique» par rapport aux dynamiques et problématiques de la société; la défiance de plus en plus grande de la seconde vis-à-vis de la première, du procès en incompétence à celui en illégitimité.

La déconnexion et la défiance sont aussi le signe d’un éloignement dû au fait que ces élites apparaissent de plus –malgré de fortes différences en leur sein– comme privilégiées, à la fois à l’abri des remous des bouleversements de l’ordre du monde et protégées de la dureté des règles qu’elles sont pourtant en charge de faire appliquer et respecter au reste de la population. C’est le terreau principal, avec le rejet de l’étranger, des néopopulismes de droite et d’extrême-droite qui prospèrent aujourd’hui partout en Europe.


Du général au particulier

Autre élément qui nourrit l’agonie du système politique français, et qui est lié d’une manière ou d’une autre aux précédents: le délitement du rôle d’agent de «généralisation», pour ne pas dire « d’universalisation » des partis politiques.

L’émergence de cette forme spécifique d’organisation politique au tournant des XIXe et XXe siècles, à l’époque de la massification de la société industrielle et de l’extension de la démocratie, avait notamment comme objet de formaliser de manière cohérente une demande politique disparate, de transformer en particulier les revendications de différents de groupes sociaux ou d’intérêt, constitués en fonction de clivages variés (territoire, religion, processus de production…), en projets politiques voire en programmes de gouvernement.

Un des aspects frappants de la crise actuelle qui touche les partis politiques issus de cette matrice historique tient à la perte de cette fonction d’intégration. Ils apparaissent aujourd’hui davantage comme des lieux de coalition ponctuelle de différentes demandes spécifiques, sans qu’un lien autre qu’instrumental, électoral, soit établi entre celles-ci.

Le durcissement de certaines demandes politiques, liées au développement considérable des enjeux culturels et identitaires (religieux, de genre, ethno-raciaux, d’orientation sexuelle…) depuis une quarantaine d’années, a rendu cette évolution encore plus saillante.

Les partis sont devenus des «grandes tentes» sous lesquelles cohabitent des groupes aux revendications parfois antagonistes

Nombre de partis politiques, sur le modèle notamment des partis américains, sont devenus des «grandes tentes» sous lesquelles cohabitent des groupes aux revendications parfois antagonistes. Le programme électoral de ces partis consistant à additionner de manière fragile groupes et revendications en vue de la victoire, mais sans aucune garantie de durabilité une fois au pouvoir, tout à la confusion entre majorité électorale et majorité politique.

Si bien qu’il est difficile de dire aujourd’hui sur quel nouvel âge des partis le moment «critique» actuel débouchera. Est-ce que la nécessité d’un opérateur spécifiquement politique entre demande et offre, entre société et institutions, entre individus, groupes et arène politiques l’emportera ou bien est-ce que cette forme spécifique d’organisation née avec l’avènement de la démocratie de masse à l’âge industriel mourra avec la société qui en est issue?

Une bonne manière de réfléchir à la réponse à cette interrogation se trouve, comme toujours, dans l’indispensable questionnement critique des conditions actuelles que l’on a rapidement décrites ci-dessus: sur nos institutions, sur notre cadre de vie et de pensée européen, sur nos élites, sur la forme et le rôle des partis politiques eux-mêmes.

Une première version de cet article affirmait que le PS avait perdu 60.000 élus lors des dernières municipales. Il s'agissait en réalité de 30.000 élus sur 60.000.


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Un ado invente l'application qui démasque les politiciens corrompus

Un ado invente l'application qui démasque les politiciens corrompus | Think outside the Box | Scoop.it
TECHNO - Nick Rubin, un Américain de 16 ans vivant à Seattle, a développé une application pour démasquer les politiciens corrompus sur votre ordinateur. Greenhouse permet, en cliquant sur le nom d'un membre du congrès américain dans un article de presse, de découvrir l'origine de l'argent récolté par ce politicien. Et ce dans plusieurs navigateurs (Chrome, Safari, Firefox).

Ce passionné de codage et de politique, interviewé par Vice , déclare vouloir pousser les politiciens américains à plus de transparence. "Quand vous passez au-dessus d'un nom avec votre souris, une page apparaît sur laquelle vous pouvez voir les montants reçus et les donateurs", explique-t-il. Ainsi, facile de savoir si un politicien s'opposant à une loi environnementale a reçu une grosse somme d'argent venant d'une compagnie de pétrole ou si un élu reçoit plus de contributions de l'industrie médicale ou de cabinets juridiques.

"Je veux que Greenhouse soit un outil non partisan. Ce qui me préoccupe, c’est l’énorme quantité d’argent qui est injecté dans le système car il y en a vraiment beaucoup. Lorsque les gens seront informés, ils pourront rejeter les élus qui sont plus motivés par l’argent que par les principes. J'espère que Greenhouse permet aux lecteurs de voir l'histoire d'argent derrière l'actualité", ajoute-t-il.

L'appli permet également de voir le pourcentage de contributions apporté par les citoyens américains plutôt que par les différentes industries. De plus, Nick Rubin tweet chaque jour une "Story Of The Day", c'est-à-dire une actualité sur laquelle l'utilisation de Greenhouse révèle un problème d'intérêt.

Comme le rappelle Rue89, une telle application n'est pas prête à être adaptée en France car il est "difficile d’accéder à la liste des donateurs d’une campagne électorale", mais le site propose quand même "pour pimenter, on pourrait y ajouter les éventuels liens directs avec des entreprises"...

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Maintes fois repoussées, les réformes de l'immigration et de l'asile dévoilées

Maintes fois repoussées, les réformes de l'immigration et de l'asile dévoilées | Think outside the Box | Scoop.it

Ces deux textes sensibles sont présentés en conseil des ministres ce mercredi. Objectif : faciliter le quotidien des étrangers vivant en France, lutter contre les filières illégales et rénover un système d'asile "à bout de souffle" selon Manuel Valls.

 

Il les avait préparés au ministère de l'Intérieur, c'est en tant que Premier ministre que Manuel Valls va présenter, ce mercredi, les deux projets de loi sur l'immigration et le droit d'asile. Ces deux textes, dévoilés ensemble, seront soumis au vote séparément pour éviter tout amalgame entre la politique migratoire et le droit d'asile. Ces projets étaient prêts depuis le mois d'avril mais avaient été reportés pour éviter toute polémique avant les élections européennes.

Des titres de séjour de deux à quatre ans

C'est la principale mesure du texte : la création de titres de séjour pluriannuels. Jusque-là, les étrangers résidant en France devaient renouveler leurs titres de séjour chaque année ou espérer une carte de résident pour dix ans mais distribuées au compte-goutte par les préfectures. Autre nouveauté, le "passeport talent" pour 10.000 artistes, sportifs ou scientifiques établis en France.

 

Pour les personnes expulsables, l'assignation à résidence sera privilégiée à la rétention. Côté repression, le gouvernement entend lutter contre les filières illégales et les préfets pourront interdire de retour en France, pendant une à trois années, tout ressortissant européen coupable de troubles à l'ordre public.

Réduire les délais pour les demandeurs d'asile

Le système d'asile est "à bout de souffle" : les mots sont de Manuel Valls lui-même. La France enregistre depuis 2007 une hausse continue des demandes d'asile pour atteindre 66.000 demandeurs en 2013. Les délais d'examen des dossiers ont explosé, ils sont aujourd'hui de deux ans. L'objectif serait de les ramener à neuf mois l'an prochain. Pour cela, l'OFPRA, l'oganisme chargé de traiter les demandes d'asile, devra accélerer la cadence.


Le gouvernement devrait s'engager à héberger, à terme, la totalité des demandeurs d'asile mais en choisissant où ils seront envoyés : les allocations dont ils bénéficient seront retirées s'ils refusent une solution d'hébergement à l'autre bout de la France. L'idée est de mieux répartir les demandeurs d'asile, installés principalement en Ile-de-France et Rhône-Alpes. Les expulsions des personnes qui n'obtiendront pas le statut de réfugié seront systématiques.

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Comment postuler / recruter sans CV ?

Comment postuler / recruter sans CV ? | Think outside the Box | Scoop.it
Il s'agit d'une expérimentation. Un dispositif lancé par Pôle emploi en Midi-Pyrénées et Aquitaine. Deux régions « test » avant une éventuelle généralisation au reste de la France. Un outil qui fait abstraction du CV.



www.sanscv.fr est opérationnel depuis quelques jours. Un site qui permet aux candidats de répondre de façon originale à des offres d’emploi. En remplissant un simple formulaire. Les questions, personnalisées en fonction du poste à pourvoir, portent essentiellement sur les aptitudes du demandeur d’emploi, invité alors à indiquer son degré de compétences ou de correspondance. Exemple, pour un poste de chargé de communication actuellement en ligne, le candidat doit, sur le critère « Rédaction de documents », déclarer s’il possède des « Notions », un niveau « Débutant », « Moyen », « Avancé » ou « Expert ». Ou encore classer l’affirmation « J’aime prendre l’initiative et relever les défis », selon qu’il le fait « Jamais », « Rarement », « Parfois », « Souvent » ou « Toujours ».
Au terme du questionnaire, il obtient un score de correspondance.

Les avantages sont multiples. « Cet outil permet de dépasser certaines barrières et donc de faciliter le contact direct entre demandeurs d’emploi et employeurs, souligne Frédéric Toubeau, directeur de Pôle emploi Midi-Pyrénées. Dans notre pays, atteint de » diplômite aigüe « , ce service peut également contribuer à faire bouger les lignes. Lorsqu’un CV ne permet pas forcément de détecter le savoir-faire ou le savoir-être, là, ce sont la motivation et le potentiel du candidat qui sont valorisés. Il va enfin permettre à certains demandeurs d’emploi qui n’ont pas de CV (beaucoup plus nombreux qu’on ne se l’imagine) d’oser postuler, et aux entreprises de diversifier leur sourcing. »

Un objectif de 1.000 offres minimum

Dans le cadre de l’expérimentation, qui vient de débuter en Midi-Pyrénées et en Aquitaine, demandeurs d’emploi et entreprises vont être sensibilisés. Dans chaque région, l’objectif est de prospecter au moins 100 entreprises et de recueillir 1.000 offres d’emploi au cours des 9 prochains mois. Huit agences sont impliquées en Midi-Pyrénées, soit l’équivalent de 33 conseillers qui accompagneront les utilisateurs. « Ils proposeront le service aux entreprises qui pourront saisir directement leurs offres où se faire accompagner, notamment dans l’élaboration de leurs questionnaires et la personnalisation graphique de leurs offres, indique Catherine Guilbaudeau, directrice territoriale de Pôle emploi Midi Pyrénées Ouest, en charge de l’expérimentation. Du côté des demandeurs d’emploi, la porte d’entrée aux offres reste pole-emploi.fr, mais nous allons également organiser des ateliers spécifiques. » « Car ce qui compte finalement le plus pour un recruteur, c’est la motivation, ajoute Frédéric Toubeau. Or il faut savoir se vendre ! »

Les premiers contacts avec les employeurs sont positifs, l’accueil étant d’autant plus favorable qu’ils recrutent sur des métiers en tension. Les services à la personne et l’hôtellerie restauration font ainsi partie des premiers secteurs utilisateurs de la plateforme. En fin d’année, les résultats obtenus seront mesurés et évalués. Et Pôle emploi de décider ou non de transformer l’essai de façon pérenne à l’échelle de l’ensemble du territoire.
Ingrid Lemelle

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Un radiotélescope de 5.000 km pour regarder les trous noirs

Un radiotélescope de 5.000 km pour regarder les trous noirs | Think outside the Box | Scoop.it
Le radiotélescope Alma va bientôt être couplé par interférométrie avec d'autres homologues très éloignés. Grâce à la précision d'une nouvelle horloge atomique, le résultat sera l'équivalent, pour la résolution, d'un instrument virtuel de plusieurs milliers de kilomètres de diamètre. Avec ce projet Event Horizon Telescope, l'équipe d’astronomes coordonnée par le MIT Haystack Observatory espère observer des objets très éloignés et très lumineux dans le domaine des ondes submillimétriques, avec une vedette : le trou noir de notre Galaxie.


(...)

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Les chrétiens d’Irak chassés de Mossoul, première lapidation

Les chrétiens d’Irak chassés de Mossoul, première lapidation | Think outside the Box | Scoop.it
Les chrétiens de Mossoul, une ville contrôlée par les jihadistes de l’État islamique (EI), fuyaient en masse vendredi après un ultimatum de ce groupe ultra-radical leur donnant quelques heures pour quitter les lieux, selon le patriarche chaldéen et des témoins, cités par l’AFP.


(...)

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Agriculture and economy's comment, July 20, 6:04 AM
Du courage pour relayer cette info sur un drame, un peu occulté par les medias par rapport à d'autres détresses. En fait, information sur les violences faites au chrétien ne suscitent guère d'émoi, sinon une gêne : comment peut-on être chrétien ?
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Entretien avec Michel Serres, de l'Académie Française : un philosophe témoin de son temps

Entretien avec Michel Serres, de l'Académie Française : un philosophe témoin de son temps | Think outside the Box | Scoop.it

Michel Serres, l'un des plus grands philosophes vivants, membre de l'Académie Française et professeur à Stanford University, nous offre, avec un livre d'entretiens intitulé « Pantopie : de Hermès à Petite Poucette  »*, une magistrale synthèse, rigoureuse et accessible à la fois, de sa pensée. Une œuvre importante !


Daniel Salvatore Schiffer :Votre dernier livre, « Pantopie : de Hermès à Petite Poucette », se présente comme une synthèse magistrale, articulée mais accessible, de votre œuvre. Quels en sont le but et le motif ?

Michel Serres : J'ai écrit, jusqu'à ce jour, une soixantaine de livres, dont certains, les premiers surtout, ne sont pas toujours accessibles, malgré leur effort de pédagogie, au grand public. Ainsi d'un ouvrage tel que « Le système de Leibniz et ses modèles mathématiques  », paru, aux Presses Universitaires de France, en 1968, ou la série « Hermès », composée de cinq essais publiés, aux Éditions de Minuit, entre 1969 et 1980. Mon livre « Les Origines de la géométrie  », paru chez Flammarion en 1993, n'était pas simple non plus. Et puis il y a eu, plus récemment, la série dédiée à ce que j'appelle l' « hominescence » : « le grand récit du monde ».

D.S.S. : Votre dernier livre procède de la volonté, de votre part comme de celle de vos deux interlocuteurs, de vulgariser, au sens noble du terme, une pensée qui peut paraître parfois ardue pour le lecteur non averti ?

M.S. : Oui ! Je suis très reconnaissant, à ce propos, à Martin Legros et Sven Ortoli, qui ont réalisé au fil des jours, avec rigueur scientifique, esprit de méthode mais surtout clarté dans l'expression, ces longs entretiens sur des sujets aussi variés et pourtant parfaitement cohérents avec ma démarche intellectuelle.

LE GRAND RECIT DU MONDE 

D.S.S. : Pouvez-vous préciser cette notion, qui vous est chère, de « Grand Récit » ?

M.S. : Ce « grand récit du monde » est celui où le philosophe que je suis tente d'établir des ponts épistémologiques, des passerelles cognitives, afin de mieux comprendre l'histoire de l'humanité en son ensemble, entre des disciplines aussi diversifiées que la philosophie, les sciences (exactes, appliquées ou humaines), l'anthropologie, l'ethnologie, la géographie, la philologie, la linguistique, l'éthique, etc. Il s'agit là, à cheval entre les XXe et XXIe siècles, d'une sorte d'encyclopédie du savoir, d'une synthèse de nos connaissances actuelles, comme le firent jadis certains grands philosophes, tels Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel ou Husserl. C'est le rêve de tout philosophe soucieux d'un savoir universel, à l'instar des Encyclopédistes du XVIIIe siècle.

D.S.S. : Le philosophe que vous êtes développe donc là une vision du monde (une « Weltanschauung », pour reprendre le terme du philosophe allemand Schelling) basée sur la double connaissance des sciences et des humanités !

M.S. : Exact : c'est du moins mon ambition ! Ce « grand récit du monde » tel que je l'ai écrit, s'articulait, sur le plan conceptuel et au niveau historique, à partir de quatre essais, publiés entre 2001 et 2006, intitulés « Hominescence  », « L'Incandescent  », « Rameaux  » et « Récits d'Humanisme  ». C'était déjà là, de la part de l'ancien marin que je suis également, « l'histoire d'un amoureux de la vie » désireux de « faire le tour du monde », comme le spécifie la couverture de mon dernier ouvrage, « Pantopie : de Hermès à Petite Poucette  ».

UN IDEAL ENCYCLOPEDIQUE

D.S.S. : Vous avez l'habitude de dire, à ce propos, qu'une philosophie correctement conçue se doit d'être entendue comme un véritable voyage !

M.S. : C'est vrai ! Un philosophe digne de ce nom doit avoir le souci de trois voyages, au moins : un voyage spatial, à travers cette magnifique planète qu'est notre Terre, comme Jules Verne, sur lequel j'ai écrit aussi (voir mon essai « Jouvences, sur Jules Verne  », publié en 1974), l'a imaginé dans son roman « Le Tour du monde en 80 jours  » ; un voyage intellectuel, à travers les différents savoirs, les diverses sciences, matières et disciplines ; un voyage humain, à travers les multiples cultures et civilisations de notre monde. C'est là, la réunion de ces trois types de voyages, ce que je nomme « l'idéal encyclopédique » !

D.S.S. : C'est aussi là le sens premier et originel, essentiel tant sur le plan philosophique que scientifique, de votre concept de « pantopie », pour paraphraser le titre de votre dernier ouvrage !

M.S. : Absolument ! Ce mot, « pantopie », est un néologisme français dérivant de la contraction sémiologique des termes grecs « pan », signifiant « tous », et « topos », signifiant « lieu ». Cette « pantopie » renvoie donc également à un nouveau mode de pensée : une pensée embrassant la totalité du monde et, donc, d'un savoir universel. C'est, en quelque sorte, l'utopie de demain, laquelle consiste non plus à imaginer d'autres lieux, mais à penser, virtuellement, tous les mondes possibles, pour reprendre le langage leibnizien. Cette « pantopie », telle que je la conçois, ne s'éloigne d'ailleurs guère, métaphoriquement, de ce que Leibniz, philosophe, mathématicien et savant à la fois, entendait par le concept de « monadologie », titre de son livre le plus célèbre : une fenêtre ouverte sur le monde, mais aussi sur tous les mondes possibles, y compris les mondes technologiques et virtuels ! Car le virtuel, c'est, par définition, le possible ! C'est aussi là, plus profondément encore, une façon de penser le général, le pluriel, « la pensée synthétique » comme dirait Kant, à travers le particulier, le singulier, « la pensée analytique » comme le dirait encore ce même Kant.

D.S.S. : Ce récent pan de votre pensée s'avère cohérent, telle sa conséquence logique, avec la première partie de votre œuvre, la plus ancienne, consacrée à la thématique, justement, de la communication, ainsi que l'indique votre série Hermès, dont le premier volume s'intitulait « La Communication », tandis que les deuxième, troisième, quatrième et cinquième tomes avaient pour titre, respectivement, « L'Interférence », « La Traduction », « La Distribution » et « Le Passage du Nord-Ouest » !

M.S. : Oui ! Je faisais à l'époque, il y a près d'un demi-siècle déjà, un pari sur la communication : pari qui s'est révélé par la suite fondé, ainsi que l'a prouvé l'ère d'internet et des réseaux sociaux, de la globalisation et de la mondialisation. Les faits, a posteriori, m'ont donné raison ! Mais, comme le réputait cet esprit lucide qu'était Aristote, penser n'est-ce pas anticiper ? J'entends, avant tout, anticiper le réel !

LA REVOLUTION NUMERIQUE : UNE BASCULE DE CIVILISATION

D.S.S. : En ce sens-là, vous avez vu venir, bien avant bon nombre de philosophes contemporains, les grandes révolutions de notre temps : le basculement dans l'ère de la communication et la révolution numérique, certes, mais aussi la crise de l'écologie ainsi que l'intérêt pour l'environnement (voir vos essais « Le Contrat naturel », paru en 1990, et « Le Mal propre - Polluer pour s'approprier », publié en 2008) et même l'avènement d'un nouveau corps (voir votre livre « Variations sur le corps, paru en 1999 aux Éditions du Pommier) !

M.S. : Nous vivons aujourd'hui une révolution majeure, dont le philosophe que je suis est le témoin : c'est la révolution du numérique, qui engendre, dans notre monde, des transformations considérables, à tous points de vue : au sein des populations, de la culture, des relations humaines, des professions et donc, par voie de conséquence, dans notre vision du monde moderne. Je suis le contemporain de cette révolution. Qu'est-ce d'autre qu'un philosophe, du reste, sinon un témoin de son temps ? Nous sommes dans une bascule de civilisation. La révolution numérique s'apparente à une espèce d'utopie démocratique !

D.S.S. Qu'entendez-vous par là, plus exactement ?

M.S. : Le développement de l'humanité, à défaut de réel progrès toujours, est scandé, historiquement, par trois moments fondamentaux : l'invention de l'écriture, c'est à-dire le passage de l'oral à l'écrit ; l'invention de l'imprimerie, c'est-à-dire le passage de l'écrit à l'imprimé, et donc au livre ; l'invention du numérique, c'est-à-dire le passage du livre à l'écran, et donc à l'image. Les deux premières révolutions ont engendré le monde que nous connaissons et dans lequel nous vivons. Mais la récente invention du numérique implique une révolution, dans notre vision du monde aussi bien que dans notre mode de pensée, sinon dans notre manière d'appréhender notre propre existence, comparable à celle de l'imprimerie. C'est là, par rapport au passé, un changement très profond, tant sur le plan technologique que cognitif, dont on ne mesure pas encore très bien les conséquences. Cette métamorphose, par les crises qu'elle provoque fatalement, peut paraître certes inquiétante parfois, mais elle est surtout passionnante. Cette révolution numérique, dont le monde contemporain est s'avère à la fois la cause et l'effet, l'agent et le vecteur, induit un tel changement, au sein des mentalités, que les jeunes d'aujourd'hui, qui sont experts en matière de manipulation d'internet, d'ordinateurs portables, téléphones mobiles, smartphones et autres tablettes, doivent tout réinventer : la manière d'être et de connaître, le vivre ensemble, les institutions, la démocratie même, le traitement de l'information. Ce sont là, par leur ampleur, d'extraordinaires mutations politiques, sociales et cognitives !

D.S.S. : C'est là précisément la thèse centrale de l'un de vos derniers livres, « Petite Poucette », qui se présente comme un manifeste à l'usage des jeunes générations !

M.S. : Exactement. De cet essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né, que je nomme, métaphoriquement, Petite Poucette en raison de la maestria avec laquelle les messages – nous retournons là à mon idée première de « communication » telle que la développait ma série des « Hermès  », le dieu des messages précisément - fusent de ses pouces lorsqu'elle tape sur ses smartphones. Petite Poucette vit, avec cet appareil miniaturisé, à l'ère du « maintenant », au sens littéral de « main-tenant » : elle vit en tenant en main, par un simple clic sur son clavier, tout le savoir du monde, qui est condensé sur un écran minuscule, matériellement, et pourtant gigantesque, presque infini, au niveau de ses potentialités cognitives.

D.S.S. : Morale de l'Histoire ?

M.S. : C'est là, cette stupéfiante invention technologique, une incroyable révolution intellectuelle, porteuse, à cette impérieuse condition que l'homme en fasse bon usage, d'un nouveau type d'humanité : c'est le monde du futur et donc, si l'homme ne se dénature pas, l'humanisme à venir. Le défi est immense, mais je parie, si on parvient à écarter les dangers forcément inhérents à ce type de société, sur sa réussite démocratique. Du moins, c'est à espérer, si on ne veut pas désespérer, au contraire, de l'homme !

*Publié aux Éditions Le Pommier (Paris).

DANIEL SALVATORE SCHIFFER

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▶ Attentat démocratique

Ajoutée le 9 juin 2014

Petit montage destiné à être projeté dans les lieux publics afin de sensibiliser la population au concept de vraie démocratie.
Intervenants: Jacques BREL, Etienne CHOUARD, Francis DUPUIS-DERI, Michel HOUELLEBECQ, Henri GUILLEMIN, Paul JORION, Cornelius CASTORIADIS
Introduction: http://4emesinge.com/
http://le-message.org/


Jacques Le Bris's insight:

http://www.le-message.org/?lang=fr


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La Cour des comptes s’inquiète pour les meubles et tableaux disparus de l’Élysée

La Cour des comptes s’inquiète pour les meubles et tableaux disparus de l’Élysée | Think outside the Box | Scoop.it

Dans son rapport annuel sur les comptes et la gestion de l’Élysée, la Rue Cambon estime que 32 œuvres des Musées nationaux et 625 meubles du Mobilier national étaient portés disparus en 2012, certains depuis très longtemps.

Pour la sixième année, la Cour des comptes vient de rendre au président de la République son rapport sur les comptes et la gestion de la République (cliquez ici pour accéder au rapport). Et comme chaque année, les magistrats de la Rue Cambon insèrent dans leur rapport un focus sur un point particulier. Après les sondages, l’avion présidentiel, les déplacements du chef de l’État, la Cour s’est cette fois-ci intéressée aux meubles, tableaux et objets d’art disparus des résidences présidentielles.

En principe, le Mobilier national effectue un récolement, c’est-à-dire constate la présence effective des objets, tous les cinq ans. Pour les Musées nationaux, c’est tous les dix ans. Première surprise de la Cour des comptes, qui voulait un bilan des récolements de 2012, un délai de deux ans est nécessaire pour établir ce recensement. “La Cour s’étonne que les récolements du mobilier mis à la disposition de la Présidence, réalisés dans les semaines qui précèdent la fin du quinquennat, ne soient disponibles que plus de deux ans après le départ de l’équipe présidentielle sortante”, soit à l’automne 2014, déplore la Rue Cambon, qui a quand même réalisé une estimation à partir d’éléments qu’elle a demandés : “Il ressort des récolements effectués en 2012 que pouvaient être considérés comme « non vus », à cette date, trente-deux œuvres déposées par les musées nationaux et six cent vingt-cinq meubles du Mobilier national.”

Impossible à ce stade de savoir quelles disparitions sont récentes et lesquelles sont anciennes. “Ce point fera l’objet d’un suivi particulier lors du prochain contrôle”, promet la Cour des comptes, qui suggère de ne pas laisser trop de temps après la fin du mandat présidentiel pour publier le résultat des récolements…

Dispositif hérité de l’Ancien Régime

La Rue Cambon rappelle au passage le vide juridique qui entoure ces “prêts” aux résidences présidentielles, contrairement aux dépôts de mobilier pour les locaux ministériels notamment, régis par un décret de 2011. “Les objets dont (la Présidence) demande à bénéficier ne constituent pas, comme c’est le cas pour tous les autres bénéficiaires publics, des « dépôts », mais des « envois », que le Président et ses collaborateurs peuvent en principe solliciter sans limite et sans conditions formalisées, selon un dispositif qui est l’héritier direct du Garde-meuble et du service de la Maison du roi”, souligne la Cour des comptes, qui préconise aussi de faire régler la facture de l’entretien et de la restauration des objets empruntés par l’Élysée, soit près de 499 000 euros par an.

La Cour des comptes rappelle à toutes fins utiles qu’il est “impératif de ne pas s’interdire à l’avenir de déposer plainte de façon systématique dès la constatation d’un « non-vu ». L’expérience a montré que cette procédure, dissuasive, permet souvent le retour d’une partie significative des objets supposés disparus”.

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Israël, Hamas, clarté morale et amnésie

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Dans le déchaînement de haine qui s'exprime lors de chaque guerre israélo-arabe contre les Israéliens et de plus en plus les juifs, les faits politiques, militaires et historiques ont peu d’importance. Les étranges alliances qui se constituent alors entre extrême gauche, islamistes et extrême droite s’appuient sur une vision du monde simpliste mais efficace. Il y a les bons et les méchants, les bourreaux et les victimes.

Il suffit pour alimenter ce manichéisme d’images, révoltantes et insoutenables, d’enfants et de femmes ensanglantés. Peu importe, si l'outrage est sélectif et si les victimes à Gaza comptent mille fois plus que celles de Syrie ou d’Irak. Une disproportion encore plus spectaculaire que celle entre le nombre de morts à Gaza et en Israël.

Mais le plus troublant tient au déni ou à l’oubli de l’enchaînement des faits et des responsabilités. L’amnésie et l'ignorance sont devenues la règle.

Qui a intérêt à la guerre?

Rappelons donc qu’Israël a accepté un cessez-le-feu proposé par l’Egypte dès le 16 juillet, avant l'attaque terrestre, que le Hamas a refusé. Que le Hamas a encore refusé samedi 26 juillet en fin de journée l'extension du cessez-le-feu acceptée par Israël et a recommencé à tirer des roquettes. Cela n'a pas empêché Israël de prolonger la trêve humanitaire. Israël tente d’éviter les morts civils en prévenant les habitants d’évacuer les zones de combat ce qui met en danger parfois ses propres soldats. Plus facile à dire qu’à faire dans une enclave aussi réduite, aussi peuplée et dans des combats de rues. C’est indéniable.

Mais plus cyniquement, Israël n’a absolument rien à gagner à tuer et blesser des civils devant les caméras de toutes les chaînes de télévision de la planète. Pour reprendre une expression un peu facile de Benjamin Netanyahou:

«Israël utilise ses missiles pour défendre sa population et le Hamas sa population pour défendre ses missiles».

Venons en au fond et au fameux «cycle de violence» pour reprendre le cliché journalistique sans cesse asséné. Israël n’a également aucun intérêt à la perpétuation du cycle en question. Le Hamas lui y a un intérêt. Sa seule façon de conserver une légitimité, c'est de faire la guerre. Et si Benjamin Netanyahou est éminemment critiquable, c’est pour s’être laissé entraîner dans ce conflit pour défendre ses citoyens contre les tirs de roquettes… et de missiles.

Car il ne s’agit pas seulement de roquettes à la mode soviétique de la seconde guerre mondiale. Les engins qui ont atteint Tel-Aviv et le nord d’Israël pèsent des centaines de kilos, ont pour nom Fajr-5  et sortent directement de l'arsenal iranien. Tout comme Bachar el-Assad, le dictateur syrien, le Hamas est un client et un obligé des mollahs de Téhéran.

Gaza n'est plus occupé depuis 2005

Tout le monde feint aujourd’hui de l’ignorer, mais la raison d’être proclamée et officielle du Hamas est l’éradication d’Israël et des juifs qui y habitent. Le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par  l'Union Européenne et les Etats-Unis, combat l’occupation. Le problème, c’est que Gaza n’est plus occupé depuis près de dix ans!

En 2005, les télévisions du monde entier montraient l’armée israélienne chassant par la force les colons des toits des synagogues des implantations à Gaza, détruisant leurs habitations, expulsant ces citoyens et rendant chaque centimètre de l’enclave aux palestiniens.

Ariel Sharon voulait faire de ce retrait unilatéral le modèle d’une cohabitation future entre deux Etats. Israël avait ainsi transmis aux habitants de Gaza 3.000 serres qui produisaient des fruits et des fleurs pour l'exportation. L’ idée était de favoriser les échanges commerciaux et le développement de Gaza notamment avec l’aide internationale. Il n'était pas question de blocus, au contraire.

On peut ajouter que les précédents «suzerains» de Gaza, les Egyptiens jusqu'en 1967, les Britanniques jusqu'en 1948 et les Ottomans jusqu'en 1917 n’avaient jamais donné une telle chance aux Gazaouis.

Qu’en ont-ils fait? Ils ont détruit les serres et mis au pouvoir le Hamas quelques mois plus tard. A l’issue d’un conflit parfois sanglant avec l’Autorité Palestinienne (113 morts), le Hamas a définitivement imposé sa dictature à Gaza en 2007 et a fait de l’enclave une base militaire impressionnante devenue une menace pour tout Israël du sud au nord et même pour le Sinaï égyptien.

Il y avait près de 1.200 tunnels de contrebande sur les 14 kilomètres de frontière entre Gaza et l’Egypte avant que le Caire ferme hermétiquement sa frontière! A la place d’infrastructures financées par la communauté internationale et notamment l’Europe, des centaines de kilomètres de tunnels bétonnés et électrifiés (en tuant plus de 160 enfants pour les construire), des fabriques d’explosifs et de roquettes et des entrepôts et des centres de commandement dans et à proximité des hôpitaux, des écoles, des mosquées et des immeubles d’habitation. Résultat, il y a eu trois guerres: en 2009, 2012 et maintenant 2014.

«La guerre, c'est la paix»

Les milliers de roquettes et de missiles lancés sur les villes israéliennes n'ont qu’un seul objectif: provoquer la riposte. Leur utilité militaire et stratégique est proche de zéro. Même Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité Palestinienne, s’est ouvertement interrogé:

«Qu’est-ce que vous cherchez à faire en envoyant des roquettes?»

Le Hamas cherche à prouver au monde «l’inhumanité» des Israéliens. Il y parvient assez souvent. Les images de la guerre ont été uniquement celles de soldats et de matériel de guerre israéliens à l'œuvre, de civils gazaouis martyrisés et de destructions. Où étaient les combats, les combattants islamistes, les roquettes, les mortiers, les rues et les maisons piégées, les bunkers…?

Résultat, dans notre monde orwellien où les mots n’ont plus beaucoup de sens et les médias sont pavloviens, ceux qui veulent la guerre sont les victimes et ceux qui y sont entrainés les bourreaux. Pour paraphraser George Orwell dans 1984, «la guerre c’est la paix» et la «vérité c’est le mensonge».

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La génétique, le nouveau défi de Google

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Des chromosomes et des télomères, à leur extrémité, impliqués dans le processus du vieillissement..

SCIENCES - L'entreprise va collecter des données pour identifier les facteurs de risques...

Google continue ses projets un peu fous. Après la voiture autonome et les ballons wifi, l'entreprise a confié une nouvelle mission à son labo futuriste, Google X: dresser le portrait d'un corps humain en parfaite santé afin de détecter plus tôt certaines maladies. Pour cela, Google va collecter des données génétiques anonymisées de 175 personnes, pour commencer, puis de plusieurs milliers, dans le cadre d'une étude baptisée «Baseline», annonce le Wall Street Journal.

Google mise sur la puissance du «big data» pour dénicher des biomarqueurs permettant de différentier un corps sain d'un autre risquant de développer un futur problème cardiaque ou un cancer.

Filiale consacrée à la santé

Ce projet est directement rattaché à Google et pas à sa nouvelle filiale santé, Calico, qui étudie le processus du vieillissement. A terme, cette dernière espère prolonger la qualité, et la durée, de la vie.

Google n'est pas la seule entreprise technologique de la Silicon Valley à tremper un orteil dans le domaine de la santé. IBM a notamment mis son superordinateur, Watson, au service du diagnostique médical. Le patron d'Oracle, Larry Ellison, lui, a récemment lancé sa propre fondation contre le vieillissement, qui semble devenir une obsession de plusieurs milliardaires quinquagénaires. La course à l'immortalité est lancée.

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Réseau SFR : fin de la panne mobile, "compensations" pour les clients impactés - RTL.fr

Réseau SFR : fin de la panne mobile, "compensations" pour les clients impactés - RTL.fr | Think outside the Box | Scoop.it
Le réseau mobile de l'opérateur au carré rouge a été rétabli après 6 heures de perturbations. Près de 4 millions d'utilisateurs ont été impactés. Ils seront indemnisés.


La panne aura donc duré près de 6 heures. Le réseau de téléphonie SFR est tombé en panne jeudi 24 juillet au matin. Les perturbations ont commencé vers 8h45, empêchant les utilisateurs du réseau de recevoir ou passer des appels ou encore d'envoyer des messages. 

La panne a pris fin en début d'après-midi. "L'incident a progressivement été résolu entre 13h30 et 15 heures, heure à laquelle le problème était totalement résolu et les communications rétablies", a indiqué un porte-parole à l'AFP. Peu après 16 heures, l'opérateur au carré rouge a indiqué sur son compte Twitter que l'incident réseau était en cours de résolution et que le service reprenait progressivement.

(...)

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La France, en route vers la censure d'Internet

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Le pays des Lumières, havre des libertés, met en place petit à petit un système de blocage administratif des sites web, sans intervention de la justice.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, met en oeuvre le projet de censure d'Internet du Premier ministre Manuel Valls.

Le pays des Lumières, havre des libertés, met en place petit à petit un système de blocage administratif des sites web, sans intervention de la justice.


C'est le genre d'article qu'on espérait ne jamais devoir écrire... Les députés ont voté mardi soir en commission des Lois le blocage administratif de sites faisant l'apologie du terrorisme, et ce, sans intervention de la justice. L'Assemblée devra se prononcer en plénière mi-septembre sur l'ensemble du projet de loi de lutte contre le terrorisme. Si le but est évidemment louable, la mesure est largement critiquée, dans la droite ligne des blocages prévus pour lutter contre la pédopornographie.

Quelques heures avant le vote, une commission spécialisée avait durement contesté le projet du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Dans sa recommandation, cette commission de réflexion sur le droit et les libertés à l'âge du numérique, créée en février pour éclairer les parlementaires sur ces questions, rappelle que "le préalable d'une décision judiciaire apparaît comme un principe essentiel, de nature à respecter l'ensemble des intérêts en présence, lorsque est envisagé le blocage de l'accès à des contenus illicites sur des réseaux numériques".

Coprésidée par le député socialiste Christian Paul et l'avocate Christiane Féral-Schuhl, la commission explique notamment que le blocage des sites est très difficile à mettre en oeuvre. Mais le projet est bien parti pour être validé en septembre, d'autant qu'il est très cher au Premier ministre Manuel Valls, qui avait déjà fait un pas dans cette direction lorsqu'il était Place Beauvau. Aujourd'hui, comme pour tous les projets de loi concernant les libertés sur Internet (Hadopi, Loppsi 2, Loi de programmation militaire, etc.), quelques députés de tous bords qui ont compris le fonctionnement d'Internet semblent s'opposer, en vain, à l'éternel fantasme de contrôle d'Internet, que l'on retrouve autant à droite qu'à gauche.

Contournable en un clic

Comme c'est le cas dans les pays pratiquant déjà la censure d'Internet, la commission craint un contournement facile du blocage. Et c'est une crainte plus que fondée ! L'utilisation par les internautes de réseaux privés virtuels (VPN), par exemple, leur permet - en quelque sorte - de se connecter de façon chiffrée via le réseau d'un autre pays et donc d'échapper aux blocages décidés par un État ou par un autre. Ces services, qui coûtent quelques euros par mois et rapportent gros à leurs créateurs, sont souvent étrangers, et parfois fournis par des réseaux mafieux. Leur utilisation a explosé en France depuis la mise en place du gendarme du piratage, la Hadopi.

Les outils destinés aux cyberdissidents, comme l'excellent Tor, permettent aussi d'échapper à la censure, gratuitement et en un clic. L'utilisation de Tor explose dans les grandes démocraties, de plus en plus adeptes de la cybercensure. Résultat : il est encore plus difficile de repérer les activités illégales. Lors d'un précédent projet de censure des sites terroristes en 2013 (celui de Manuel Valls), le juge antiterroriste Marc Trévidic avait expliqué que c'est justement grâce aux imprudences des terroristes sur Internet que la police peut les repérer et les arrêter...

Des mesures "disproportionnées" et "inefficaces"

La commission craint par ailleurs les blocages de contenus par erreur, c'est-à-dire l'inscription sur la liste noire de sites n'ayant rien à voir avec le terrorisme ou la pédopornographie, comme cela a été prouvé, par exemple en Australie. Le "retrait du contenu auprès des hébergeurs doit être privilégié sur le blocage lorsque ces derniers sont coopératifs", estime la commission. Plusieurs autres voix se sont élevées contre le projet de loi socialiste. Reporters sans frontières (RSF), qui n'a pas pour habitude de critiquer la France, n'y va pas de main morte. Selon son communiqué, le texte "pourrait engendrer un recul de la liberté d'information puisqu'il (...) prévoit le blocage administratif de sites internet et augmente les mesures de surveillance".

"C'est un test majeur pour la défense des droits et libertés contre l'instauration de mesures très graves de police préventive de l'intention, contournant le judiciaire au nom de la lutte contre le terrorisme", dénonce pour sa part le collectif citoyen La Quadrature du Net. "L'ensemble de ce projet de loi instaure un état d'exception permanent d'Internet, contournant largement le juge pour s'orienter vers des solutions policières et administratives, non contradictoires, disproportionnées et pour la plupart inefficaces", poursuit l'association. "L'adoption de ce projet de loi par une majorité qui avait autrefois combattu ces dispositions inspirées du programme de Nicolas Sarkozy illustre l'acceptation générale par la classe politique d'un abandon du pouvoir judiciaire au profit de la police et de la généralisation des mesures d'exception. Citoyens et organisations de la société civile doivent se mobiliser pour lutter contre la banalisation des atteintes aux libertés fondamentales !" explique Adrienne Charmet, coordinatrice des campagnes de La Quadrature du Net.

Des concessions inutiles

Tenant compte en partie des critiques, le rapporteur du texte, Sébastien Pietrasanta (PS), a fait adopter un amendement prévoyant que "la demande de blocage d'un site devra obligatoirement être précédée par une demande adressée à l'éditeur du site ou, à défaut, à son hébergeur de retirer le contenu illicite". "Ce n'est qu'en l'absence de retrait dans un délai de vingt-quatre heures que l'autorité administrative pourra faire procéder au blocage du site par les FAI", précise-t-il.

Via un autre amendement, Sébastien Pietrasanta a aussi promis de confier à une personnalité qualifiée, désignée par la Cnil, "la mission de vérifier que les contenus dont l'autorité administrative demande le retrait ou que les sites dont elle ordonne le blocage sont bien contraires aux dispositions du Code pénal sanctionnant la provocation au terrorisme, l'apologie du terrorisme ou la diffusion d'images pédopornographiques". Cette personnalité pourrait, si l'autorité administrative ne suit pas sa recommandation, saisir la juridiction administrative.

L'État, bientôt promoteur des sites terroristes

Mais ce contrôle des sites bloqués impliquerait la publication de la liste noire, ou du moins sa circulation dans des cercles qui, s'ils sont restreints, ne resteront pas muets. L'État offrira alors une publicité inespérée aux sites qu'il souhaite bloquer, car à l'ère des WikiLeaks et autres Edward Snowden, la diffusion de la liste ne sera qu'une question de temps. C'est ce qu'on appelle sur Internet l'effet Streisand : quand on veut à tout prix étouffer quelque chose, on finit par le promouvoir. Dans ce cas, l'État aura gentiment constitué les marque-pages du parfait petit terroriste.

Espérons que les députés retrouveront la raison d'ici l'examen en hémicycle mi-septembre, et qu'ils verront enfin Internet comme un espace sur lequel il faut appliquer les lois existantes, non en créer d'autres plus strictes...

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Conflit israélo-palestinien : combien de morts depuis l'an 2000 ?

Conflit israélo-palestinien : combien de morts depuis l'an 2000 ? | Think outside the Box | Scoop.it
Chronologie. Les guerres successives entre le Hamas et Israël ont eu un coût humain immense en presque 15 ans.
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Maladies du cerveau : 1 personne sur 3 sera un jour concernée

Maladies du cerveau : 1 personne sur 3 sera un jour concernée | Think outside the Box | Scoop.it
A l'occasion de la première Journée mondiale du cerveau, des neurologues alertent les décideurs politiques sur le coût des affections cérébrales, trop souvent sous-estimé.

Ces deux textes sensibles sont présentés en conseil des ministres ce mercredi. Objectif : faciliter le quotidien des étrangers vivant en France, lutter contre les filières illégales et rénover un système d'asile "à bout de souffle" selon Manuel Valls.

 

Il les avait préparés au ministère de l'Intérieur, c'est en tant que Premier ministre que Manuel Valls va présenter, ce mercredi, les deux projets de loi sur l'immigration et le droit d'asile. Ces deux textes, dévoilés ensemble, seront soumis au vote séparément pour éviter tout amalgame entre la politique migratoire et le droit d'asile. Ces projets étaient prêts depuis le mois d'avril mais avaient été reportés pour éviter toute polémique avant les élections européennes.

Des titres de séjour de deux à quatre ans

C'est la principale mesure du texte : la création de titres de séjour pluriannuels. Jusque-là, les étrangers résidant en France devaient renouveler leurs titres de séjour chaque année ou espérer une carte de résident pour dix ans mais distribuées au compte-goutte par les préfectures. Autre nouveauté, le "passeport talent" pour 10.000 artistes, sportifs ou scientifiques établis en France.

 

Pour les personnes expulsables, l'assignation à résidence sera privilégiée à la rétention. Côté repression, le gouvernement entend lutter contre les filières illégales et les préfets pourront interdire de retour en France, pendant une à trois années, tout ressortissant européen coupable de troubles à l'ordre public.

Réduire les délais pour les demandeurs d'asile

Le système d'asile est "à bout de souffle" : les mots sont de Manuel Valls lui-même. La France enregistre depuis 2007 une hausse continue des demandes d'asile pour atteindre 66.000 demandeurs en 2013. Les délais d'examen des dossiers ont explosé, ils sont aujourd'hui de deux ans. L'objectif serait de les ramener à neuf mois l'an prochain. Pour cela, l'OFPRA, l'oganisme chargé de traiter les demandes d'asile, devra accélerer la cadence.


Le gouvernement devrait s'engager à héberger, à terme, la totalité des demandeurs d'asile mais en choisissant où ils seront envoyés : les allocations dont ils bénéficient seront retirées s'ils refusent une solution d'hébergement à l'autre bout de la France. L'idée est de mieux répartir les demandeurs d'asile, installés principalement en Ile-de-France et Rhône-Alpes. Les expulsions des personnes qui n'obtiendront pas le statut de réfugié seront systématiques.

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L'Etat responsable de la mort d'un cheval à cause d'algues vertes

L'Etat responsable de la mort d'un cheval à cause d'algues vertes | Think outside the Box | Scoop.it

L'Etat est responsable de la mort d'un cheval intoxiqué en juillet 2009 par la prolifération d'algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d'Armor), a estimé la cour administrative d'appel de Nantes dans un arrêt rendu lundi.

Les juges ont retenu la responsabilité de l'Etat "en raison de ses carences à mettre en oeuvre de manière suffisamment efficace les règles nationales et européennes relatives à la protection des eaux contre les pollutions d'origine agricole".

"La mort de cet animal devait être regardée comme ayant pour cause déterminante une intoxication par inhalation d'un gaz toxique dégagé par des algues vertes en décomposition", poursuivent les magistrats nantais. Le tribunal administratif de Rennes avait affirmé le contraire en juin 2012.

La cour administrative d'appel a toutefois considéré que son cavalier avait commis une "imprudence" en se rendant sur cette partie de la plage particulièrement exposée, où un panneau recommandait de ne pas s'en approcher. Vincent Petit, qui promenait alors son cheval à pied, n'avait pu être extrait de la vasière que grâce à l'intervention rapide d'un passant.

Les magistrats nantais, qui lui ont alloué 2.200 euros de dommages et intérêts, ont suivi les recommandations du rapporteur public, qui avait estimé lors de l'audience le 1er juillet que ce vétérinaire parisien était responsable "aux deux tiers" de la mort de son cheval. Ce dernier réclamait pour sa part 31.609 euros, notamment en raison de son "préjudice moral".

Le lien de cause à effet entre la mort du cheval et les gaz toxiques dégagés par les algues vertes en putréfaction ne faisait aucun doute, selon le rapporteur public, au vu de procès-verbaux "particulièrement éclairants" des gendarmes.

Les poumons du cheval - enfoncé jusqu'au col dans une vasière - étaient en effet "gorgés de sang", tandis qu'aucune trace de coups ou de noyade n'avait été relevée.

"Je suis plutôt satisfaite : pour mon client, l'essentiel était de faire dire que les algues vertes peuvent tuer, qu'elles ne sont pas qu'un problème environnemental", a réagi Corinne Lepage, l'avocate du cavalier et ancienne ministre de l'Environnement. "Pour lui, c'était une question de principe."

L'Etat a deux mois pour engager un éventuel pourvoi en cassation contre la décision de lundi. Une plainte au pénal, avec constitution de partie civile, a également été déposée par Vincent Petit auprès des juges d'instruction du pôle de santé publique de Paris.

(Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse)

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L'UMP ne répond plus

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Drôle de période à l’UMP. Le bruyant bal des boules puantes a laissé place au grand silence des vacances, après une séquence où le parti d’opposition était une fois de plus au bord de l’implosion. En vérité, l’UMP vivote depuis maintenant deux ans, sans idée, sans vision et sans proposition pour inventer la France de demain. Elle n’incarne plus rien et n’est incarnée par personne. Sous Jean-François Copé, l’UMP subsistait, s’illustrant de plus en plus comme une droite conservatrice, repliée sur elle-même, plus tournée vers ses succès électoraux que vers les électeurs. Elle bondissait sur chaque occasion pour demander de façon grotesque et grossière la démission des ministres.


L’UMP est désormais à l’ère glaciaire, paralysée en attendant le congrès de l’automne. Un tombeau vide au sommeil si profond que personne ne voit par quoi il pourrait être troublé. L’instauration du triumvirat n’a pas permis de combler le vide idéologique et politique qui s’était formé sous la présidence de Jean-François Copé, et tous se regardent en chiens de faïence, attendant le prochain coup politique qui permettra à l’autre de prendre l’avantage. Une victoire du Front National aux dernières élections n’a pas suffi, que faut-il désormais ? On se demande même si cette ère d’inactivité et de panne politique ne pourrait pas se prolonger jusqu’au retour de l’homme sauveur, ce Nicolas national aux allures de héros se battant chaque jour contre les méchants juges qui veulent sa peau. Les dossiers judiciaires qui s’accumulent contre lui apparaissent aujourd’hui comme une muraille infranchissable, dont la hauteur décuple à chaque fois que ce retour se précise.

En plus d’être inexistante sur un plan politique et idéologique (je mets quiconque au défi de définir en une phrase et de façon claire l’orientation du parti), la gestion de l’UMP ressemble à un bras d’honneur permanent à ses militants. Même des élus UMP (nombreux) ne paieraient pas leur cotisation au parti. Les révélations et les affaires s’accumulent, qu’il s’agisse du salaire exorbitant de Geoffroy Didier en tant que conseiller de M. Hortefeux, des factures de téléphones démentes de Rachida Dati (10 000€/an, d’après Le Canard Enchaîné), ou du Sarkothon, qui aura finalement servi à rembourser un parti incapable de gérer ses dépenses (ou de les dissimuler), si les informations concordantes de la presse se révèlent exactes.

Je pense à ces Français qui, pour ne pas voir s’éteindre un mouvement politique et maintenir la pluralité du débat d’idées, ont donné pour le « Sarkothon ». Ils se retrouvent aujourd’hui humiliés par les révélations de la presse et incapables de retrouver dans le débat cette voix qu’ils voulaient préserver. 

Je pense à ces Français qui espéraient trouver, en plaçant un bulletin UMP dans les urnes, une opposition intelligente, solide et claire.

Je pense à ces Français inquiets pour l’avenir de leur pays et de leurs enfants, qui aimeraient voir des décisions politiques et des débats d’idées qui répondent à leurs préoccupations. 

Au lieu de cela, une guerre d’ego, grandiose mais vaine, emplie de haine et se trompant de direction.

Le constat ne doit certes pas s’appliquer à tous les élus et responsables politiques de droite. Nombre d’entre eux, profondément intègres, font au quotidien un travail remarquable dans un souci d’intérêt général, notamment au niveau local. Nombre d’entre eux ont un réel engagement politique pour des valeurs et des convictions qu’ils ont le courage de défendre en dépit du climat délétère qui domine le jeu politique.

Malheureusement, la direction de l’UMP, ses cadres parisiens en particulier, ont totalement détruit la confiance des militants et perdu le sens de leur action. Du moins ils n’arrivent plus à la communiquer. Si la communication ne doit pas devenir une fin en soi, elle doit cependant exister pour transmettre des idées.

Un boulevard immense s’était ouvert avec l’échec progressif de François Hollande. Il a été comblé par une guerre sans merci à la poursuite de la primaire de 2016, qui désignera un candidat à la présidentielle pour l’UMP (si le parti existe toujours d’ici là). Ces primaires, ce poison de l’intérieur qui accroit les tensions entre les leaders du parti et les place en adversaires, ont transformé le parti de la rue de Vaugirard en un immense baril de poudre prêt à imploser. Ce sont leurs prémices qui se jouent sous nos yeux.


Et c’en est désolant. Pas pour l’UMP. Pas pour la droite. Pour la France entière.


François d’Estais

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Hollande, la tache indélébile

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Ainsi on aura tout vu. La France, pays des droits de l'homme et qui en a inventé le concept en 1789, interdit une manifestation de soutien à un peuple palestinien martyrisé, qui se déroulait à Paris, ville symbole; et elle envoie ses CRS pour la réprimer par la violence. Chose unique: partout ailleurs en Europe les manifestations étaient autorisées, même si elles étaient encadrées, ce qui était la solution raisonnable si l'on voulait éviter d'éventuels débordements.

Mais ce n'est pas tout: cela s'est produit sous un gouvernement qui se dit encore de gauche et "socialiste", avec l'accord évident de Hollande qui ne cesse de témoigner sa sympathie ou sa "compréhension" (sic) à l'égard de la politique colonialiste menée par le pouvoir d'extême-droite, sinon fascisant, d'Israël à l'encontre des palestiniens. Il faut donc le dire haut et fort: c'est un véritable scandale indissolublement moral et politique dont nous avons été les témoins impuissants hier. Les "socialistes", qui n'ont eu de cesse, tout au long du siècle dernier, de brandir l'étendard de la liberté pour affirmer leur identité contre le prétendu caractère liberticide du marxisme, bafouent ainsi ce qui leur restait d'idéologie un tant soit peu honorable alors qu'ils sont en pleine dérive libérale par ailleurs, aux plans économique et social. Ils renouent ainsi avec l'héritage malsain de la SFIO et de Jules Moch réprimant férocement des grèves d'ouvriers en 1951-1952, ou le soutien au colonialisme qui fut la position constante de Guy Mollet, ou encore avec l'appui de celui-ci à la guerre en Algérie.

On aurait pu penser que le PS actuel, issu d'Epinay, voulant rompre avec le capitalisme et "changer la vie" dans le sillage de cette révolte libertaire que fut aussi Mai 68, qui entendait "interdire d'interdire", aurait gardé des traces de son élan culturel d'alors. C'est le contraire qui se passe à l'heure actuelle si l'on éclaire la signification de la répression d'hier: elle constitue le point terminal d'une involution idéologique et politique, qui s'est faite par renoncements successifs, et qui me fait honte comme il doit faire honte à tous les démocrates et à tous les républicains. On peut lui trouver une explication tristement ou banalement politicienne: face à une droite en pleine débâcle, Hollande espère bien se retrouver au second tour de la prochaine présidentielle, sans doute face à Marine Le Pen, et il multiplie tous les clins d'oeil en direction de l'électorat du centre et de la droite, dont les partisans d'Israël font évidemment partie, avec un cynisme proprement stupéfiant.

Mais expliquer ce n'est pas excuser et, dans le cas présent, c'est même aggraver la raison de s'indigner tant ce motif est médiocre: rester à tout prix au pouvoir. Hollande est un homme politique sans vision ni envergure, qui croit pouvoir gérer la France comme on gère un parti en tacticien ambitieux. Je ne sais même pas s'il est de gauche et je me souviens que Bourdieu (qui aurait été à la manisfestation d'hier, lui), qui l'avait eu comme élève, le considérait comme une personnalité aux convictions de droite. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que sous l'apparence d'un évènement qu'on pourrait trouver mineur mais qui ne l'est pas du tout, il a tombé le masque et commis la faute insigne et impardonnable de son septennat: bafouer le droit à l'expression d'une indignation devant une situation politique scandaleuse. Cela restera comme une tache indélébile, la marque d'un honneur moral perdu. Jaurès, toi qui savait que la politique est indissociable de la morale, reveille-toi et réveille ceux qui osent, sans le moindre scrupule, se réclamer encore de ton nom!

                                                         Yvon Quiniou, le 20 juillet 2014

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La moitié des médicaments vendus sur internet sont des faux

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La moitié des médicaments vendus sur internet sont des faux et un tiers des médicaments achetés en voyage à l'étranger également.


Le danger de cette pratique, qui consiste à acheter des médicaments sur internet, est illustré par la mort récente d'un Jurassien de 23 ans, «le premier cas avéré en Suisse», selon Ruth Mosimann, responsable du contrôle des médicaments illégaux chez Swissmedic.

On connaît les fausses marques de luxe, les fausses montres, on connaît moins les faux médicaments. Des contrefaçons que l'on peut facilement se procurer sur internet ou à l'étranger.


Campagne de sensibilisation

A l'heure des vacances d'été, les douaniers suisses et l'association «Stop Piracy», la plate-forme suisse contre les contrefaçons, mènent une campagne de sensibilisation à l'aéroport de Genève après Kloten à Pâques, des actions reconduites chaque année.

Près de 10% des médicaments sur la planète sont des faux, dont 30% en Asie et en Afrique: «Ces chiffres, donnés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), datent un peu, et ne sont donc plus tout à fait fiables», a précisé à l'ats Ruth Mosimann. Reste qu'il n'est pas étonnant que les douaniers les retrouvent au hasard des contrôles.


Amnicisseurs et stéroïdes

«Ce sont vraiment les médicaments 'lifestyle'», que l'on retrouve le plus souvent dans les circuits illégaux, a déclaré Jürg Herren, vice-président de «Stop Piracy» sur les ondes de la RTS récemment. Les amincisseurs, les stéroïdes, mais aussi le Cialis et le Viagra arrivent en haut de la liste.

«Une des contrebandes les plus dangereuses»

«Cette contrebande est l'une des plus dangereuses, avec celle des pièces détachées», a précisé à l'ats Lukas Lüthi, secrétaire central de «Stop Piracy». Une analyse confirmée par le douanier Christophe Darbellay, responsable du trafic marchandises à l'aéroport de Genève. «Swissmedic, l'institut suisse des produits thérapeutiques, a eu l'occasion d'analyser des médicaments que nous avions saisis. On a retrouvé par exemple des métaux lourds dans certains d'entre eux».

Mike, 23 ans, mort le 29 mai d'un arrêt cardiaque à Undervelier (JU), après s'être injecté de la testotérone et du Mastabol, achetés sur internet, est le «premier cas» avéré en Suisse, a précisé à l'ats la responsable de cette question chez Swissmedic. «Malgré les bruits qui courent, il n'y a jamais eu jusqu'ici de cas documenté en Suisse».

«La qualité des produits achetés ainsi n'est pas assurée. Et le risque de surconsommation, sans surveillance médicale, est élevé», a poursuivi Ruth Mosimann.


Viagra bidon

On a retrouvé par exemple de la sibutramine, un médicament interdit en Suisse depuis quatre ans, dans un amincisseur, dit naturel, en provenance d'Asie, a-t-elle encore relevé. Et rien... dans de soi-disants Viagra. Ce médicament contre l'impuissance est délivré sur ordonnance en Suisse, mais tous les hommes n'osent pas se le procurer ouvertement: cela génère un trafic où «beaucoup d'argent» circule.

A Cointrin, les médicaments sont souvent découverts dans le frêt, a précisé à l'ats Christophe Darbellay. «Il s'agit de médicaments commandés sur internet, souvent de bonne foi».

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▶ Reprenons le pouvoir

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Ajoutée le 11 avr. 2012

Best-of Étienne Chouard

extraits tirés de :
- vidéos d'Étienne Chouard : http://etienne.chouard.free.fr/Europe...
- Pour éviter le krach ultime, une conférence de Pierre Larrouturou : http://www.youtube.com/watch?v=AxaHid...
- Le système financier international : http://www.dailymotion.com/video/xe8p...

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Projet de pancréas bio-artificiel: un espoir pour les diabétiques

Projet de pancréas bio-artificiel: un espoir pour les diabétiques | Think outside the Box | Scoop.it

Le projet de pancréas bioartificiel, dont l'application à grande échelle n'est pas envisageable avant 2020, «suscite beaucoup d'espoirs et d'attente» pour les 25 millions de diabétiques de type 1 à travers le monde.

C'est un disque ultra-fin en polymère, à peine plus grand qu'un CD. Implanté dans l'abdomen, il pourrait changer la vie de millions de diabétiques insulino-dépendants. Le pancréas bioartificiel, mis au point par des chercheurs français, fera l'objet d'ici début 2016 de premiers tests chez l'homme.

Avec ce dispositif, les patients ne seraient plus obligés de s'injecter de l'insuline: l'hormone serait fabriquée naturellement par des cellules de pancréas (obtenues par génie génétique ou à partir de cellules souches), placées à l'intérieur de la poche artificielle.

Ce projet, dont l'application à grande échelle n'est pas envisageable avant 2020, «suscite beaucoup d'espoirs et d'attente» pour les 25 millions de diabétiques de type 1 à travers le monde, reconnaît Séverine Sigrist, de la start-up française Defymed qui travaille sur ce prototype.

L'idée du pancréas bioartificiel est née dans le prolongement des greffes de cellules pancréatiques, destinées à suppléer le pancréas défaillant des patients pour permettre à leur organisme de fabriquer à nouveau de l'insuline, et de réguler ainsi leur taux de sucre dans le sang. Problème: du fait du manque de greffons, cette technique ne peut bénéficier qu'à une infime minorité de patients. Et surtout, elle implique un traitement anti-rejet aux effets secondaires très lourds.

«D'où l'idée de concevoir une sorte de petite boîte dans laquelle on placerait les cellules pancréatiques, pour les mettre à l'abri des attaques du système immunitaire», explique Mme Sigrist.

Le défi a donc été de concevoir une membrane semi-perméable, qui permette une telle protection tout en laissant passer l'insuline, mais aussi les sucres - afin que les cellules pancréatiques «sachent» quelle quantité d'insuline produire.

Le disque en polymère sera implanté dans l'abdomen lors d'une courte intervention chirurgicale, et devra être remplacé tous les 4 à 6 ans. À l'intérieur, les cellules pancréatiques seront renouvelées - via une injection sous-cutanée - tous les 6 à 12 mois, une fréquence sans commune mesure avec les contraintes actuelles des diabétiques, tenus à s'injecter de l'insuline plusieurs fois par jour.

Les diabétiques «friands de toute nouveauté»

La mise au point de cette membrane a nécessité plus de 20 ans de recherche et 6 millions d'euros. Une somme à comparer à l'immense potentiel économique de cette innovation, estimé à quatre milliards de dollars.

Après des tests sur des animaux, une expérimentation sur 16 patients volontaires doit démarrer fin 2015 ou début 2016, à Montpellier dans le sud de la France et à Oxford (Royaume-Uni). De premiers résultats devraient être disponibles fin 2017.

Si elle aboutissait, cette piste thérapeutique permettrait de libérer les diabétiques du «fardeau» quotidien que constitue le traitement à l'insuline, souligne le Dr Michel Pinget, responsable du centre européen d'étude du diabète (CEED) qui pilote ce projet à Strasbourg (est de la France).

En outre, «le traitement actuel est performant, mais à long terme la maladie peut entraîner des complications pour le coeur et pour le cerveau. Le but est aussi de supprimer cet inconvénient», explique le diabétologue.

«Quand on est diabétique, on est friand de toute nouveauté susceptible d'améliorer le quotidien», commente de son côté Éric Dehling, président de l'association Insulib qui regroupe une centaine de patients de l'est de la France.

Avec les stylos et autres pompes à insuline qui ont remplacé les seringues, les malades ont déjà gagné en confort d'utilisation, et peuvent avec ce pancréas bioartificiel «rêver d'une qualité de vie encore meilleure». «Mais il faut rester prudent, d'autant qu'on ne parle pas de guérison à proprement parler. Pour nous, c'est un mot qui n'existe pas», tempère-t-il.

Le champ d'application de ces recherches est d'autant plus immense que la maladie progresse «de manière impressionnante» dans les pays développés, selon le Dr Pinget.

En 2010, on a ainsi compté 1850 nouveaux cas par mois en Europe, soit six fois plus que dans les années 1990.

Pour des raisons encore largement inconnues, le diabète se déclenche également de plus en plus tôt: «il y a quelques années, l'âge moyen d'apparition était entre 5 et 15 ans, aujourd'hui c'est entre la naissance et 5 ans».

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Logement : la loi Duflot continue ses ravages

Logement : la loi Duflot continue ses ravages | Think outside the Box | Scoop.it
Les annulations de réservation et les abandons de programmes ont augmenté de 30 % en un an. La faute à une loi mortifère qui n'a pas fini de faire des dégâts.

Nous savons à quel point la loi Alur de Cécile Duflot a fait chuter le marché de l'immobilier neuf depuis qu'elle a été annoncée puis votée : baisse d'un tiers des mises en vente de logements neufs au premier trimestre 2014 et disparition de la moitié des investisseurs.

Sur le sujet, lire notre article "La loi Alur n'a plus fière allure"

Mais la promulgation de la loi fin mars a encore amplifié ce phénomène, faisant carrément chuter les promesses de vente d'appartements en mai et en juin. En cause, le "choc de complexification paperassière", dixit Les Échos, occasionné par cette "loi Duflot", s'agissant en particulier des promesses de vente des logements en copropriété. La nouvelle loi oblige en effet à une dizaine de documents supplémentaires, ce qui a multiplié par six le volume de papier exigé. De plus, ces nouveaux documents doivent être multipliés eux-mêmes par le nombre de lots touchés par la copropriété, le lot principal - l'appartement - et les lots "secondaires" - la dalle de l'immeuble, un parking, une cave, etc. Le président de Century 21, Laurent Vimont, est effondré : "J'ai vu une promesse de vente sur un appartement dans une tour du 13e arrondissement de Paris, avec plusieurs lots, qui faisait 1 500 pages !"

30 hectares de forêt de paperasse

Ayant eu l'occasion d'en parler fin juin au ministère du Logement, il y a rencontré des interlocuteurs conscients du problème, mais, selon eux, simplement "supprimer l'exigence du règlement de copropriété des lots secondaires nécessite de changer la loi". En attendant cette hypothétique solution - en France les usines à gaz ont la vie dure -, Laurent Vimont a fait le calcul que la loi Alur, ayant ajouté en moyenne 650 grammes de paperasse à la promesse de vente, et sachant que chacune des 385 000 promesses signées chaque année est envoyée en moyenne 1,7 fois, ce sont au total selon lui 425 tonnes de papier supplémentaires qui seront consommées tous les ans, soit l'équivalent de 30 hectares de forêt. Cécile Duflot l'écologiste n'avait sûrement pas pensé à cela quand elle a défendu bec et ongles sa loi mortifère au Parlement.

Pas plus, sans doute, qu'elle n'a pensé aux conséquences néfastes qui prennent une ampleur sans précédent : selon Éric Le Boucher, éditorialiste économique aux Échos et chroniqueur à L'Opinion, "la panne du logement cette année va coûter 0,4 % du PIB. En somme, si la croissance n'atteint que 0,7 %, c'est indirectement à cause de l'immobilier, à cause de l'inanité de la politique conduite par Cécile Duflot, acceptée sans rien objecter par Jean-Marc Ayrault et François Hollande pendant deux ans".

Le nouveau Premier ministre, apparemment, a bien vu le problème. Il est vrai que les chiffres sont accablants. C'est ainsi que Manuel Valls a pu déclarer le 13 juin dernier, lors d'un déplacement en Ardèche : "Si nous avons une loi sur le logement qui ne permet pas le redémarrage du logement, il faut y apporter un certain nombre de modifications." Question : jusqu'où peut-il aller ?

Peu importe la couleur du chat

En attendant et pendant ce temps-là, la folie normative continue de s'exercer sévèrement sur l'industrie de la construction : la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, veut revoir les réglementations thermiques dans son projet de loi sur la "transition énergétique" et il est question par ailleurs d'aggraver encore les normes en matière de désamiantage. Cécile Duflot, de son côté, a très mal pris l'intervention du Premier ministre. Dès le lendemain, dans une interview au Parisien (du 14/06/14), elle a déclaré : "Ne soyons pas dupes, il s'agit d'une opération qui consiste à attaquer une des véritables lois de gauche de ce mandat... Le choix qui est fait semble être de céder à la vulgate libérale."

Non, madame, en matière économique, il n'y a pas de lois de gauche ou de lois de droite. Il n'y a que de bonnes lois ou de mauvaises lois. En 1962, déjà, le Chinois Deng Xiaoping avait eu ce mot resté célèbre : "Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir. S'il attrape la souris, c'est un bon chat." Le Britannique Tony Blair, en 1998, avait fait encore plus court : "Ce qui compte, c'est ce qui marche."

Où vous situez-vous, madame Duflot ? À gauche de Deng Xiaoping ?

Par Jean Nouailhac

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