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Infographie : les méfaits de la position assise ... et ses solutions !

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Le jeu absurde des nominations ministérielles | Contrepoints

Le jeu absurde des nominations ministérielles | Contrepoints | Think outside the Box | Scoop.it
Le gouvernement Valls est condamné à l'inefficacité du fait que les ministres et secrétaires d’État n’ont pas été nommés en fonction de leur compétence.

Avec la nomination des ministres du gouvernement Valls, nous avons une fois de plus assisté à l’absurdité des nominations à la française, absurdité qui explique en grande partie pourquoi les gouvernements sont incapables de redresser le pays dans presque tous les domaines.

Les ministres ou secrétaires d’État n’ont pas été nommés en fonction de leur compétence ou de leur connaissance des dossiers mais d’« équilibres » politiques dont les composants sont seulement connus du président de la République et de son Premier ministre. Comme Harlem Désir, nommé au secrétariat des Affaires Européennes.

C’est généralement la valse, en se servant des députés de l’Assemblée nationale et parfois du Sénat comme d’une réserve d’où l’on tire un lapin en dernière minute pour le grand bonheur de l’intéressé.

Ces ministres ou secrétaires d’État nommés dans ces conditions ont-ils un programme ? Savent-ils ce qu’il faut faire dans l’intérêt du pays pour prendre des décisions mûrement réfléchies ? Quelle probabilité a-t-on que ce ne soient pas seulement les décisions qui sont préparées par l’administration qui vont prévaloir ?

Jusqu’il y a quelques années, on pouvait croire que ces décisions préparées par l’Administration étaient dictées par l’intérêt général. Mais l’on sait depuis plus d’une trentaine d’années, notamment par des travaux de prix Nobel, que l’Administration est un acteur comme les autres qui a ses propres intérêts et les fait passer devant ce fameux intérêt général dont on la gratifie.

Dans ce contexte volatil, les chances de la Société dite Civile de faire passer des mesures sont à peu près nulles.

Il est d’ailleurs connu dans les ministères que dès qu’un ministre arrive, il faut le noyer par un emploi du temps qui l’empêche de réfléchir et que ceci permet de lui faire signer les mesures que les précédents ministres ont laissé dans les tiroirs et auxquelles tient l’Administration.

Ce processus d’auto promotion est renforcé par le fait que les chargés de mission placés auprès du ministre sont presque tous des fonctionnaires qui sont peu susceptibles de contrer leurs collègues. En effet, dans le budget d’un ministre, un fonctionnaire, pris comme chargé de mission, ne pèse que par sa prime de cabinet ; il reste à la charge, pour traitement et retraite, de son administration qui le met à disposition. Alors que pour un chargé de mission issu du privé, le ministre doit payer l’entièreté des salaires, charges sociales, et, bien sûr, prime de cabinet.

Quel contraste avec le système britannique du « shadow cabinet » où les futurs ministres non seulement sont plongés des années à l’avance dans les dossiers de leur futur ministère mais sont tenus au courant de ces dossiers au fur et à mesure.

Ceci permet entre autres aux acteurs de la société civile de convaincre à l’avance ces futurs ministres de leurs thèses, d’apporter des preuves, de préparer des textes.  Il ne faut donc pas être surpris de constater qu’il y a au Royaume-Uni entre deux et trois fois moins de fonctionnaires dans les services du Treasury que dans les services équivalents de la DGFIP de Bercy, pour ne pas parler des plus de 10.000 fonctionnaires de la Banque de France à comparer aux moins de 3.000 de la Banque d’Angleterre pour à peu près les mêmes fonctions.


Par Bernard Zimmern.

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Parlement européen. Les élus français grands absents de Strasbourg

Parlement européen. Les élus français grands absents de Strasbourg | Think outside the Box | Scoop.it
Parmi les mauvais élèves de la participation aux activités de l'Europarlement figurent notamment....le nouveau secrétaire d'Etat aux Afffaires européennes Harlem Désir.

C'EST L'HEURE DES COMPTES. Alors que la bataille pour les élections européennes du 25 mai s'engage, les compteurs de l'absentéisme au Parlement européen s'arrêtent pour la période 2009-2014. Un constat s'impose : une fois de plus, les Français n'ont pas brillé par leur présence à Strasbourg, si l'on en croit les classements de VoteWatch Europe*.

L'absentéisme s'aggrave

Demain, pour la dernière séance plénière de la mandature, l'hémicycle de Strasbourg sera plein ou presque. Simple trompe-l'oeil. Car dans les faits, la France est en queue de classement des nations les plus présentes ces jours de vote : 21 e rang. Loin derrière les Allemands qui se placent 8 es... Certes, les eurodéputés français affichent individuellement des taux de participation respectables, à quelques exceptions notables (voir infographie). Mais être présent ne signifie pas forcément être productif : quand chaque eurodéputé allemand a écrit en moyenne trois rapports entre 2009 et 2013, les Français, eux, en ont fourni tout juste deux. « Les Français ne rédigent aucun rapport et se concentrent sur les discours en plénière... comme les Italiens et les Britanniques », relève ainsi la Fondation Robert-Schuman. Beaux parleurs donc, mais pas bosseurs. C'est notamment le cas des Le Pen père et fille, de Brice Hortefeux, de Rachida Dati ou encore de Jean-Luc Mélenchon qui n'ont fourni... aucun rapport en cinq ans.

La zone de relégation


« Forcément, il faut accepter de passer parfois trois jours dans une salle obscure, sans l'ombre d'une caméra », grince le socialiste Gilles Pargneaux. Un travail souvent ingrat que les « stars » de la politique française exilées à Strasbourg ne goûtent guère. « Les chefs de parti n'utilisent l'Europe que comme une tribune », regrette la socialiste Isabelle Thomas. Visés, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, ou Marine Le Pen, non inscrite faute de troupes suffisantes pour créer un groupe, qui assume crânement être une eurodéputée par intermittence : « Nous sommes des sous-députés, nous n'avons aucune influence », se justifie la présidente du FN. Et que dire de l'« invisible » Harlem Désir, dont la promotion au poste de secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, malgré une piètre participation, a nourri la polémique. « Comme premier secrétaire (NDLR : depuis 2012) du PS, il ne pouvait pas être au four et au moulin », regrette-t-on dans les rangs socialistes. « Le Parlement sert d'usine de recyclage », juge l'écologiste Yannick Jadot, qui vise « les recasés » comme Rachida Dati et déplore les candidatures d'autres ex-ministres de Sarkozy, Michèle Alliot-Marie (Sud-Ouest) et Nadine Morano (Est). « Cela nourrit l'idée que les Français y vont par défaut, faute de mieux sur le plan national », note Thierry Chopin, de la Fondation Schuman.

La perte d'influence


Résultat, une abstention massive aux élections européennes et surtout une « perte d'influence » de la France, souligne Jadot. Car qui truste les postes à responsabilité à Strasbourg ? « Les Allemands, remarque Isabelle Thomas, qui sont mieux organisés et mieux préparés. » Et surtout beaucoup mieux implantés. Les Français, eux, ne pensent qu'à une chose : fuir le « cimetière » de Strasbourg. Leur taux de démission est ainsi presque cinq fois supérieur à celui des députés allemands. Du coup, ce sont les Allemands qui tiennent les manettes : 55 postes de présidents, vice-présidents de commission, de coordinateurs, etc. contre 41 pour les Français.

* Un site de référence qui compile les données (taux de présence, nombre de questions posées, rapports...) fournies par le Parlement.

Le Parisien

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Fusion des régions : la carte secrète du gouvernement pour 2017

Fusion des régions : la carte secrète du gouvernement pour 2017 | Think outside the Box | Scoop.it

La carte secrète du gouvernement pour 2017


Confirmé par le Premier ministre ce 8 avril lors de son discours de politique générale, le redécoupage des régions françaises semble déjà dessiné dans les esprits des hauts fonctionnaires. Parmi les différents scénarios envisagés, le scénario le plus réaliste, celui d'une France à 12 régions, avait été présenté à l'Elysée le 10 mars dernier, selon le Magazine Challenges, qui a mis la main sur la carte.

Sept fusions seraient opérées dans cette configuration. Cinq seraient des mariages : Bourgogne et Franche-Comté, Picardie et Nord-Pas-de-Calais, Basse et Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, Auvergne et Rhône-Alpes. Deux seraient des ménages à trois : Champagne-Ardennes-Alsace-Limousin et un vaste Poitou-Charentes-Aquitaine-Limousin.

Les Pays-de-la-Loire seraient démembrées au profit du Centre, de l'Aquitaine et de la Bretagne, que rejoindrait le département de la Loire-Atlantique. Selon l'hebdomadaire, Manuel Valls pousserait également pour un rattachement de la Corse à la région Provence, qui permettrait de tenir sa promesse de diviser par deux le nombre des régions.

Actuellement, et depuis juin 1960, le territoire métropolitain en compte 22. Les Conseils régionaux ont jusqu'aux élections régionales de mars prochain pour proposer des rapprochements sur la base du volontariat, après quoi Manuel Valls a annoncé qu'il imposerait sa feuille de route. Entrée en vigueur de la nouvelle carte de France le 1er janvier 2017.

Le Nouvel Observateur

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Manuel Valls complète son équipe avec 14 secrétaires d'Etat

Manuel Valls complète son équipe avec 14 secrétaires d'Etat | Think outside the Box | Scoop.it
La liste des 14 secrétaires d'Etat a été dévoilée après la séance de questions au gouvernement. Comme annoncé plus tôt dans la journée, la parité hommes-femmes est respectée.


Sont ainsi nommés 14 secrétaires d'Etat :

- Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, rattaché à l'Elysée,

- Fleur Pellerin, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, à la Promotion du tourisme et auprès des Français à l'étranger, auprès du ministère des Affaires étrangères,

- Harlem Désir, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, auprès du ministère des Affaires étrangères,

- Annick Girardin, secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie, auprès du ministère des Affaires étrangères

- Frédéric Cuvillier, secrétaire d'Etat aux Transports, à la Mer et à la Pêche, auprès du ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie,

- Geneviève Fioraso, secrétaire d'Etat à l'Education supérieure et la recherche, auprès du ministère de l'Education,

- Christian Eckert, secrétaire d'Etat au Budget, aurpès du ministère des Finances,

- Valérie Fourneyron, secrétaire d'Etat au Commerce, à l'Artisanant, à l'Economie sociale et solidaire, auprès du ministère de l'Economie,

- Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, auprès du ministère de l'Economie,

- Kader Arif, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, auprès du ministère de la Défense,

- André Vallini, secrétaire d'Etat à la Réforme territoriale, auprès du ministère de la Décentralisation,

- Laurence Rossignol, secrétaire d'Etat à la Famille, aux Personnes âgées et à l'Autonomie, auprès du ministère des Affaires sociales,

- Thierry Braillard, secrétaire d'Etat aux Sports, auprès du ministère des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports,

- Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion, auprès du ministère des Affaires sociales.

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Ticket for Change - Construire la société de demain

Ticket for Change - Construire la société de demain | Think outside the Box | Scoop.it
Ticket for Change fait le pari de l'entrepreneuriat, de la jeunesse, de l'optimisme et de la solidarité en France. Un but : construire la société de demain


Prêts à changer votre vie ?

Ticket for Change a pour mission d’aider chaque jeune à révéler son potentiel et activer ses talents au service de la société.

Nous travaillons chaque jour à mettre en action une nouvelle génération d’entrepreneurs du changement.

Notre activateur de talents : un voyage de 10 jours à travers la France dans un train spécialement affrété de 11 voitures, à la rencontre des pionniers les plus inspirants de notre pays. Nous embarquerons 50 jeunes sélectionnés pour réveiller l’entrepreneur qui sommeille en eux et inventer ensemble le monde de demain.

Notre ambition : changer leur vie pour qu’ils puissent à leur tour changer celle des autres.

.

Il était une fois Ticket for Change…

Tout commence en Inde, le 24 décembre 2012. Matthieu s’apprête à embarquer pour un voyage qui va changer sa vie : le Jagriti Yatra.

1 train, 12 destinations, 15 entrepreneurs sociaux d’exception, 450 jeunes Indiens (et une poignée d’étrangers chanceux) sélectionnés parmi 18 000 candidats, et 8000 km parcourus pour leur faire découvrir la réalité de leur pays, et les inspirer à entreprendre. Inspiré par le tour de l’Inde en train de Gandhi en 1915,  ce voyage a changé la vie de milliers de jeunes depuis 1997.

Loin d’être l’exception à la règle, Matthieu sort bouleversé de cette expérience. Il se lance un défi fou : adapter ce concept unique au monde en France, et demain en Europe

(...)

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Auchan fait pousser une ville

Auchan fait pousser une ville | Think outside the Box | Scoop.it

Le site d'EuropaCity, au nord de Paris. EuropaCity


Le futur quartier EuropaCity n’abritera aucun supermarché. Objectif : redonner le plaisir de parcourir les centres commerciaux.

EuropaCity aura des petits airs de Las Vegas-sur-Seine. Le projet du groupe Auchan, à plus de 2 milliards d’euros, est pharaonique. Il agrège une piste de ski, un grand huit, un parc aquati-que, des espaces d’exposition, des salles de spectacles, un cirque, 500 commerces, des hôtels, des restaurants… Le tout sur une surface un peu plus petite que le troisième arrondissement de Paris – entre Gonesse, au nord de la capitale, et Roissy. Un tout nouveau quartier qui devrait sortir de terre à partir de 2017. Un lieu hybride, imaginé par le troisième distributeur français, mais qui n’abritera aucun supermarché! "Le projet est né comme une utopie, indique Christophe Dalstein, directeur général d’EuropaCity. Et à partir du constat que la fréquentation des lieux de commerces traditionnels est devenue une corvée pour la majorité des visiteurs."

Comment retrouver le plaisir qui a fait le succès des centres commerciaux il y a quarante ans? A partir de 2006, le distributeur nordiste se prend à imaginer ce que pourrait être l’avenir. Lui qui a inventé le drive veut pousser plus loin l’innovation. Il prône l’ouverture, la concertation. "Dès l’origine, l’orientation choisie a été celle de la coélaboration, souligne un dirigeant du groupe Auchan. C’est un laboratoire, nous devons être agiles, flexibles."

Un conseil d’orientation scientifique a été établi en 2012. Il s’est réuni pour la quatrième fois fin mars. Historiens, sociologues, géographes, urbanistes comme représentants de la population ou chefs d’entreprise partagent leurs réflexions devant un distributeur ouvert à toutes les initiatives. Un débat public auprès des 650.000 habitants résidant à 9 kilomètres aux alentours du site aura lieu d’ici la fin de l’année. Des laboratoires d’idées sur la culture, le commerce collaboratif, le développement durable sont ouverts depuis fin 2013. L’espace, conçu par le cabinet d’architectes danois Bjarke Ingels Group (BIG), n’est pas figé. Il sera durable, produisant sa propre énergie. Vu du ciel, EuropaCity ressemblera d’ailleurs à un pétale vert. Loin de Las Vegas. 

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Cécile Duflot, l'écologie vaut mieux que vos petites ambitions

Cécile Duflot, l'écologie vaut mieux que vos petites ambitions | Think outside the Box | Scoop.it
POLITIQUE - Le refus d'EELV de prendre en charge un grand ministère de la transition énergétique sans compter quelques menues avancées comme la proportionnelle à 25% ou le moratoire sur Notre-Dame-Des-Landes, marque un clap de fin. Et heureusement!

L'écologisme conçu comme une purge, un avenir radieux vers la décroissance et une haine permanente contre l'entreprise avait fait le succès que l'on sait d'Eva Joly à la présidentielle, préférée à Nicolas Hulot par la partie de ce mouvement qui lorgne vers Jean-Luc Mélenchon. Le contrat inique passé avec le PS offrait 2 groupes parlementaires à une formation qui représentait 2% des voix à la présidentielle contre un voile pudique sur les revendications écologistes les plus importantes en particulier sur le nucléaire. Un maroquin vaut bien un abandon en rase campagne de ses convictions!

La participation au gouvernement des 2 ministres fut plus que décevante sur le plan de la politique environnementale en régression, mais les cris d'orfraie furent réservés aux décisions de Manuel Valls, aux décisions économiques et au domaine sociétal. Pas à l'écologie en dehors de Notre-Dame Des Landes devenu le seul sujet de préoccupation ministériel! Bilan nul que la base militante restreinte à sa forme la plus gauchisante défendait de moins en moins.

Les multiples alliances dans le cadre des municipales entre EELV et le Front de gauche ou le Parti de Gauche, dont Grenoble est la parfaite illustration, ont permis des scores significatifs mais qui sont à mettre au crédit d'une gauche extrême plus que d'une écologie prioritaire. Car le problème est bien là. Le départ de Cécile Duflot du gouvernement traduit un choix politique qui n'est pas celui de l'écologie mais d'une idéologie de la gauche de la gauche en phase avec l'extrême gauche.

S'y ajoute un cynisme qui devrait être inscrit dans le livre Guiness des records, privant potentiellement le PS d'une majorité grâce à des sièges qui ont été donnés par ce même PS. Cette tragi-comédie politicienne atteint son paroxysme lorsqu'Eric Piolle, élu à Grenoble avec le soutien du PS contre celui qui fut le candidat PS -perdant au 2e tour l'étiquette-, est le premier à signer l'appel à ne pas participer au gouvernement. En vérité, l'état-major d'EELV, Duflot en tête, parie sur l'échec de Manuel Valls et du quinquennat pour se créer un espace pour 2017. Merci au passage pour les Français pour lesquels les difficultés du moment appellent une autre réponse que le billard à 5 bandes et l'intérêt personnel.

Quoiqu'il en soit, Dany Cohn-Bendit a raison quand il accuse Cécile Duflot d'avoir pris en otage EELV. Mais c'est plus grave encore. C'est une tentative de prise en otage de l'écologie dans son ensemble. Mais là, c'est un échec.

Non, Madame Duflot, les enjeux sont d'une autre nature que vos petites ambitions. Le GIEC est de plus en plus alarmiste quant aux avancées du changement climatique et ses conséquences de toute nature. L'industrie française et européenne sont confrontées à des enjeux majeurs de survie alors que l'économie verte et connectée devient le premier marché du monde. Nous changeons de paradigme avec l'économie circulaire, l'autonomie énergétique, la production décentralisée. Les questions de sécurité alimentaire et sanitaire et de santé environnementale touchent chacun d'entre nous. Le sujet énergétique est une priorité française comme européenne. Autrement dit, l'heure de l'économie écologique vient.

Heureusement, ceux qui ont fait main basse sur EELV se heurtent à une opposition constructive en interne et nous sommes nombreux à l'extérieur, dans et surtout hors structures politiques à non seulement être convaincus que c'est maintenant qu'il faut agir mais à le faire. Une écologie constructive et de solutions est en marche. Ecolonomie ou économie verte, peu importe le nom que prend le mariage inéluctable de l'économie et de l'écologie. Entreprises dans et hors ESS, société coopératives d'habitants, élus locaux innovants, associatifs, réseaux sociaux, acteurs des circuits courts dans tous les domaines, nos concitoyens n'attendent pas et plus. Un mouvement nouveau est lancé, impulsé par la société civile qui donne espoir et sens. Vive cette nouvelle écologie !

Corinne Lepage

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Ségolène Royal, le nucléaire, et les énergies renouvelables

Ségolène Royal, le nucléaire, et les énergies renouvelables | Think outside the Box | Scoop.it
Tribune
L’éolien et le solaire se portent au plus mal en France. François Hollande a-t-il décidé de passer enfin à l’action pour qu’émergent sérieusement ces énergies d’avenir ? Le choix de Ségolène Royal à la tête d’un Ministère aux responsabilités élargies (« Ministère de l’Ecologie, du développement durable et de énergie ») semble annoncer un réveil.

Avec la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim annoncée pour « fin 2016 » l’énergie va être au centre du débat de l’élection présidentielle de 2017. La droite avait trouvé un angle d’attaque stratégique contre le PS : fustiger son alliance avec EELV, un parti que Nicolas Sarkozy a comparé en 2012 à « une forme de secte » car prônant l’idéologie de la décroissance opposée au progrès techno-scientifique, à l’ingénierie.

Le nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls ne comprend pas un seul ministre issu d’EELV. Le refus d’EELV est peut-être, paradoxalement, une opportunité pour un rebond des politiques en faveur des énergies renouvelables en France.

L’écologie de la décroissance mène à l’impasse

EELV est en réalité divisé au sujet de cette doctrine. « On ne fonde pas un parti de la décroissance » avait alerté Daniel Cohn-Bendit en 2009, essayant de faire évoluer les mentalités sur ce thème central. Un point de vue partagé par Corinne Lepage pour qui « la décroissance n'est pas porteuse d'espoir » et qui soutient la « troisième révolution industrielle » prônée par le prospectiviste américain Jeremy Rifkin. « Il faut une croissance des énergies renouvelables ! » hurlait Daniel Cohn-Bendit bien au fait, en tant que citoyen allemand, du développement de ces énergies outre-Rhin. Cette approche positive a valu à ce député européen d’être traité d’« éco-tartuffe » par « Le Journal de la décroissance » de Vincent Cheynet. Daniel Cohn-Bendit a quitté EELV en décembre 2012.

Cécile Duflot a milité ces derniers jours pour empêcher l’entrée de membres d’EELV au nouveau gouvernement de Manuel Valls. Ce dernier est considéré comme trop libéral, trop favorable au développement économique, trop à l’antipode des valeurs de la décroissance. Daniel Cohn-Bendit, écologiste qui se définit lui-même comme « libéral », a déclaré sur RTL le 2 avril que cette position de Cécile Duflot constitue une « faute politique très très grande ».

Le livre « Ras-le-bol des écolos, pour qu'écologie rime avec économie » (Editions Plon, 24 octobre 2013) de Maud Fontenoy préparait la mise en scène pour 2017 : l’UMP favorable à une écologie du progrès, opposée au PS allié aux idéologues de l’écologie du déclin. « Je ne me reconnais pas dans un discours qui prône la décroissance » a déclaré sur France-Info fin 2013 Maud Fontenoy, très présente médiatiquement depuis la parution de ce livre. « Stop aux discours alarmants sur l’écologie ». Pour cette écologiste UMP, « trop longtemps, on a pensé que le développement durable était réservé à la gauche (…) Je suis persuadée que durable peut rimer avec rentable ».

Des propos directement en écho à ceux de Nicolas Sarkozy en 2009 à Aubervilliers : « Quand j’entends nos écologistes parfois dire qu’ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu’ils savent qu’il y a du chômage? Est-ce qu’ils savent qu’il y a de la misère dans le monde? Est-ce qu’ils savent qu’il y a près d’un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ? ».
« Que va-t-on dire aux millions de Chinois et d’Indiens qui veulent accéder à nos niveaux de vie ? » renchérit Maud Fontenoy. « D’autant que la croissance permet aussi un meilleur accès aux soins et à l’éducation » estime la navigatrice qui a traversé l’Atlantique à la rame, qui a crée une fondation environnementale et qui est devenue l’ambassadrice de l’UNESCO pour les océans. « C’est aux pays riches de proposer à ceux en développement des solutions pour qu’ils passent directement à une croissance durable et responsable. Avec intelligence ».

L’approche du « découplage » entre PIB et ressources, portée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (www.unep.org/resourcepanel/decoupling), permet effectivement de concilier économie et environnement. Comme le souligne l’intellectuel suédois Hans Rosling nous avons franchit le « peak child ». Le nombre d’enfants naissant sur terre n’augmentera plus, la population continue d’augmenter uniquement du fait de l’augmentation moyenne de l’espérance de vie dans le monde. Ainsi, étant donné que la « bombe démographique » est désamorcée, que la population mondiale va se stabiliser dans la seconde moitié du XXIème siècle, alors la frugalité prônée par les théoriciens de la décroissance n’est pas une obligation mais une simple option dans le panel des solutions possibles.

L’UMP et le PS cherchent à s’approprier le concept de croissance verte

Ségolène Royal est connue pour s’être opposée à l’écologie de la décroissance qu’elle a elle-même qualifié de « punitive ». Personnalité très médiatique et charismatique, elle s’est par exemple opposée avec vigueur à la « taxe carbone » conçue par Jean-Marc Jancovici, promoteur de la doctrine de la décroissance en France, et soutenue par Nicolas Hulot. «L’écotaxe, ce nouvel impôt que nous annonce le Premier ministre, est un impôt absurde, un impôt injuste, un impôt historiquement décalé dans le temps (…) Un impôt insupportable pour toutes celles et tous ceux qui n’ont pas le choix » avait estimé Ségolène Royal en août 2009 depuis La Rochelle.

Toujours dans cette logique d’opposition à l’écologie punitive, Ségolène Royal a qualifié en novembre 2013 de « révolte citoyenne » le mouvement des Bonnets Rouges en Bretagne. « Moi je préfère des peuples en mouvement à des peuples apathiques et qui se disent on n'a plus rien à faire ni même à revendiquer. La levée des Bretons, il y a quelque chose qui est assez réconfortant ». Les Bonnets Rouges, qui ont organisé en mars 2014 « les Etats Généraux de Bretagne », revendiquent en particulier une « appropriation par les Bretons de la filière énergie et développement des énergies renouvelables », ceci par le biais de la création de coopératives énergétiques locales, en circuit court. Il s’agit pour eux de « ne plus dépendre, pour notre énergie, des grandes entreprises publiques ou privées sur lesquels nous n’avons aucun contrôle. »

Ségolène Royal est favorable à une écologie de la « croissance verte », approche dont fait aussi la promotion la Fondation « Ecologie d’avenir », organisation du Collège de France crée par Claude Allègre, scientifique et homme politique très proche de Nicolas Sarkozy sur les questions environnementales. Ce dernier l’a d’ailleurs salué à plusieurs reprises lors de ses derniers meetings de la présidentielle de 2012. Maud Fontenoy, qui jouit d’une bonne image, a repris le flambeau anti-décroissance de Claude Allègre. L’ancien Ministre de l’éducation et de la recherche, du fait de son tempérament, a vu sa popularité s’éroder. Et il est de plus fatigué par le combat acharné qu’il a mené contre la décroissance. Ségolène Royal préfère elle aussi une écologie qui favorise les nouvelles technologies à la fois propres et économiquement pertinentes à une écologie qui sanctionne les énergies sales et qui par ricochet affecte le porte-monnaie des ménages.

« Je ne suis pas du tout pour la décroissance » a de son côté déclaré en janvier 2014 dans le quotidien Ouest-France le climatologue Jean Jouzel. « Plus qu'une transition, il faut envisager une révolution énergétique ». Pour ce vice-président du GIEC et président du Haut Conseil de la science et de la technologie, « il faut développer les énergies renouvelables ».

« Moins dépendre du pétrole et du tout nucléaire »

Avec la nomination de Ségolène Royal, François Hollande coupe l’herbe sous le pied de la droite en cassant l’axe stratégique qu’elle concoctait. Outre l’effet masque vis-à-vis de l’affaire Gayet-Trierweiler, polémique particulièrement néfaste auprès de l’électorat féminin, le choix de Ségolène Royal à la tête du Ministère de l’Ecologie permettra au PS de se présenter comme porteur de la « social-écologie » et non pas de l’idéologie de la décroissance punitive et destructrice d’emplois.

Dans son discours suite à la débandade du PS aux élections municipales, François Hollande a annoncé une « exigence de la transition énergétique pour préparer la France de demain à être moins dépendante du pétrole comme du tout nucléaire ». L’expression « tout-nucléaire » n’est pas neutre.

Les défenseurs des centrales thermiques fossiles et fissiles, très présents dans les médias depuis plusieurs mois dans le cadre d’une grande campagne visant à décrédibiliser les énergies renouvelables, ont à présent des raisons de s’inquiéter. Il semble en effet que François Hollande ait décidé d’agir en faveur des EnR, ceci afin de ne pas être exposé à la sanction des électeurs lors des élections futures. Les français sont globalement très favorables au développement des EnR, et les électeurs de sensibilité écologiste pourraient lui reprocher de ne pas avoir tenu ses promesses. Il a en effet promis, lors d’un débat l’opposant à Martine Aubry lors des primaires du PS, de réduire la part du nucléaire de 75% aujourd’hui à 50% en 2025.

La France accueille de plus en 2015 la grande conférence mondiale de l’ONU sur le climat (COP 19), ce qui pousse le président à vouloir offrir une bonne image du pays en matière d’énergies d’avenir. Ségolène Royal a déjà été ministre de l’écologie en 1992 et 1993, c'est-à-dire à l’époque du sommet de la terre de Rio.

En 2011 Ségolène Royal a déclaré que la France devrait se fixer comme objectif de « devenir la première puissance écologique d’Europe dans le domaine des énergies renouvelables ». La présidente de la région Poitou-Charentes tient à présent les rênes de la future loi sur la transition énergétique qui va être votée cette année. Avec la place du nucléaire et le développement des énergies renouvelables en première ligne. Le débat entre les promoteurs des énergies vraiment durables et les inconditionnels amoureux de l’atome promet d’être agité dans les mois à venir.

Par Olivier Daniélo

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Pourquoi la réussite du gouvernement Valls tient à une décision de la BCE (qu'elle pourrait prendre dès cette semaine)

Pourquoi la réussite du gouvernement Valls tient à une décision de la BCE (qu'elle pourrait prendre dès cette semaine) | Think outside the Box | Scoop.it
Les gouverneurs des banques centrales se réunissent ce jeudi à Francfort pour discuter d'un éventuel plan de relance économique à l'américaine. De quoi intéresser le tout nouveau gouvernement français, qui pourrait voir sa tâche quelque peu facilitée.

L’avenir de Manuel Valls pourrait se jouer dès ce jeudi 3 avril à Francfort. C’est en effet aujourd’hui, dans un contexte macroéconomique alarmiste que la Banque centrale européenne va se réunir pour décider de mettre en place d’éventuelles mesures pour lutter contre la déflation qui menace la zone euro.

Car les dernières nouvelles sont inquiétantes. Alors que l’Espagne est officiellement entrée en situation de déflation ce mois, venant ainsi grossir les rangs formés par le Portugal ou la Grèce, les chiffres consolidés de l’inflation européenne sont tombés au niveau de 0.5%. La déflation pour tous est proche et la BCE ne va pas pouvoir rester sourde longtemps.

Dans un tel contexte, le nouveau gouvernement a tout à espérer d’une action de la BCE qui lui permettrait de récupérer des marges de manœuvre budgétaires et de voir surgir de bonnes nouvelles sur le front de l’emploi.

L’enjeu de la réunion des gouverneurs de ce jour repose principalement sur la mise en place d’un programme d’assouplissement quantitatif, c’est à dire un plan de relance économique à la mode américaine. Mais pour le moment, c’est la surdité de la BCE qui a pu s’exprimer. Notamment le mois dernier lorsque le nouveau membre de la Banque centrale européenne, l’allemande Sabine Lautenschläger, répondait aux questions du Wall Street Journal :

Le quotidien se posait alors la question de l’inaction de l’institution monétaire européenne :

Sabine Lautenschläger : La bonne interprétation est que nous agirons si nécessaire. Il n’y avait pas, en ce moment, de véritable raison d’intervenir. Le scénario de référence du Conseil des gouverneurs a été largement confirmé la semaine dernière. Les données dont nous disposons contiennent quelques signaux positifs, du point de vue économique, par exemple, avec une reprise modeste de l’activité mais aussi dans le domaine financier avec l’amélioration des conditions de financement des banques. De plus, les anticipations d’inflation à moyen terme restent solidement ancrées.

Malheureusement, les anticipations d’inflation « solidement ancrées » sont ressorties à 0.5%, soit une baisse 0.2 point en un seul mois. Certains observateurs avaient également noté l’incroyable réponse, « pas de véritable raison d’intervenir », et ce alors même que le taux de chômage s’affiche encore au taux de 12% en zone euro.

Mais au cours  de la même interview, Lautenschälger ouvrait une voie d’eau en dévoilant les moyens d’actions disponibles en cas de déflation :

Sabine Lautenschläger : Oui, nous pouvons encore agir. Un taux des dépôts négatif est possible, par exemple. Cela dépendra des facteurs sous-jacents que nous observons. Nous disposons de plusieurs instruments. Nous pouvons, notamment, interrompre la stérilisation du Programme pour les marchés de titres ou procéder à une opération de refinancement à plus long terme davantage ciblée. Le cadre de garanties offre également des possibilités.

Pour la première fois, dans la mention « interrompre la stérilisation » Sabine Lautenschläger indique que la BCE réfléchit à un plan de création monétaire, sur le modèle développé au cours des dernières années aux Etats-Unis. En effet, les dernières interventions de la BCE sur le marché de la dette ne se sont jamais traduites par des opérations de créations monétaires, justement en raison de la stérilisation, ou neutralisation, mentionnée par le membre de la BCE


Quelques semaines plus tard, Jens Weidmann, Président de la très stricte Bundesbank confirmait ces propos en répondant à l’agence MNI : « Cela ne signifie pas qu’un programme d’assouplissement quantitatif soit hors de question ». Cette fois, la question est véritablement posée, et ce de façon inédite depuis la création de l’euro.

Un programme d’assouplissement quantitatif correspond à un plan de relance de la demande intérieure européenne. En intervenant de la sorte, et au regard des expériences récentes de telles actions aux Etats-Unis, au Japon ou encore au Royaume Uni, le BCE viendrait enfin contribuer efficacement à la croissance et à l’emploi.

Car si la BCE agit, ce qui permettra de soutenir la croissance et l’emploi, le Premier ministre aura l’occasion de se dégager des marges de manœuvre bien plus importantes que celles qui ont été offertes à son prédécesseur. Dans le tempo, Manuel Valls bénéficierait alors d’une incroyable « chance politique ». A l’inverse, si c’est l’inaction qui prévaut au sein du conseil des gouverneurs, aujourd’hui comme dans les prochains mois, le nouveau chef de gouvernement pourra se préparer un avenir digne de celui de Jean Marc Ayrault. Les mêmes causes entrainant les mêmes effets.

Reste au nouveau gouvernement de se concentrer sur la conférence de presse de Mario Draghi, ce jour à 14h30, pour se faire une idée d’un possible avenir économique européen. Une éventualité qui ne doit pas faire oublier les nécessaires réformes de l’offre dont le pays a besoin.

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Remaniement. Cohn-Bendit : « Les Verts font de la kitch politique ! »

Remaniement. Cohn-Bendit : « Les Verts font de la kitch politique ! » | Think outside the Box | Scoop.it
Dans l'édition du soir, Daniel Cohn-Bendit réagit à la nomination de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie et à la non-participation des Verts au gouvernement Valls.

L'édition du soir, le journal pour tablettes numériques lancé par Ouest-France, revient ce mercredi sur le remaniement gouvernemental. Dans un entretien, Daniel Cohn-Bendit, député européen, réagit à la nomination de Ségolène Royal au ministère de l'écologie. 

« À partir du moment où les Verts ne voulaient pas y aller, Ségolène Royal est compétente et légitime pour ce poste, affirme-t-il. Je n'ai pas d'a priori négatif sur elle. J'attends de voir sa politique. Je jugerai sur pièce. »

Il réagit sur l'absence des Verts au gouvernement, qu'il qualifie « d'acte manqué », estimant qu'ils donnent dans la « kitch politique » et s'exprime aussi sur l'avenir du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. 

L'entretien complet est à lire dans l'édition du soir de ce mercredi 2 avril, avec les interviews du député européen EELV Yannick Jadot et de l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.

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Débrouillez-vous !

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Le 31 mars 2014 15H49 | parJacques Attali

On pourrait attendre de moi, en ce jour de changement d’équipe, trop longtemps annoncé et attendu, que j’explique, une fois de plus, ce que j’attends d’un éventuel nouveau gouvernement.

Et pourtant, je ne me prêterai pas à cet exercice convenu, lassé de l’avoir trop fait depuis tant d’années. En vain. Lassé d’avoir dit et répété, comme l’a fait ici aussi Christophe Barbier, qu’il était urgent de réformer le pays, d’une façon économiquement efficace et socialement juste. Lassé aussi d’exposer, d’article en article, de rapport en rapport, de livre en livre, le détail de toutes les réformes urgentes, formant le consensus silencieux de tous ceux qui, à gauche et à droite, s’intéressent aux affaires publiques ; mais avec rarement assez de courage pour admettre publiquement leur nécessité et leur urgence.

Si je ne le fais pas de nouveau aujourd’hui, ce n’est pas seulement pour ne pas me répéter, ni pour ne pas ennuyer mes lecteurs, mais parce que je voudrais pousser chacun de nous à aller plus loin, à anticiper une nouvelle déception et à faire un nouveau pari à la Pascal : non pas le pari de croire en Dieu, parce qu’on n’a rien à y perdre, mais celui d’agir pour soi, maintenant, indépendamment d’une hypothétique action publique. Parce qu’on a tout à y gagner.

En effet, de deux choses l’une:

Soit le futur gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux ; alors chacun aura agi à temps pour suppléer pour lui-même à son impuissance. Soit au contraire le gouvernement agit. Et là encore, de deux choses l’une : soit il échoue, ce qui ramènera au cas précédent. Soit il réussit, ce qu’évidemment je lui souhaite, et nul n’aura rien perdu à compléter l’action publique par une initiative personnelle.

En conséquence, ma recommandation à chacun de mes lecteurs est claire : agissez comme si vous n’attendiez plus rien du politique. Et, en particulier, comme si vous n’attendiez que le pire du gouvernement à venir. Et pire encore des suivants, quelle qu’en soit la couleur politique. Car, plus on tardera à réformer le pays, plus il sera difficile de le faire. Et les majorités à venir disposeront d’encore moins de moyens que l’actuelle, handicapée par l’inaction de ses prédécesseurs.

Concrètement, cela signifie qu’il convient de ne plus attendre la moindre amélioration des prestations sociales, la moindre baisse des impôts, la moindre création d’emploi public, ou la moindre décision positive d’aucune sorte.

Débrouillez-vous, tel est mon conseil. Cela veut dire : au lieu de rester chômeur et d’attendre une offre d’emploi, formez-vous, créez votre entreprise et votre emploi, avec les crédits encore disponibles ; si vous avez un emploi ennuyeux, inventez vous-même une nouvelle façon de faire votre métier, quel qu’il soit, plus amusante et plus créative. Si votre chef vous ennuie, inventez une façon (il y en a mille) de le contourner, de le neutraliser. Si vous êtes chef d’entreprise, n’attendez pas de baisse d’impôt pour investir ou embaucher ; choisissez votre stratégie au regard du monde comme il est.

Et si cela passe par votre départ à l’étranger, faites-le, sans remords, pour un temps, sans pour autant céder à l’illusion d’exotiques miroirs aux alouettes.

Le monde appartiendra demain à ceux qui, aujourd’hui, auront su renoncer à attendre quoi que ce soit de qui ce soit. De leurs parents. De leurs patrons. De leurs maires. De leurs gouvernants.

Si, dans cet éloge du réalisme, il vous reste, ce que je souhaite, une once d’altruisme, alors aidez ceux qui vous sont proches à oser aussi. Surtout ceux qui sont trop faibles ou démunis pour pouvoir se prendre en charge. Pour cela, créez des solidarités associatives, et prenez vous-même en charge la responsabilité des générations suivantes.

Accessoirement, l’agrégation de ces égoïstes et de ces altruismes privés aura un effet dévastateur et positif sur les politiques, en les poussant à justifier enfin leur raison d’être.

Pensez à vous, aux vôtres. Et osez affronter la salvatrice solitude.

 

J@attali.com

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La transition énergétique a le vent en poupe chez les français

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La transition énergétique a le vent en poupe chez les français.

Dans un sondage France Energie Eolienne/CSA, les français s’expriment sur leurs attentes en matière d’énergies renouvelables, et réclament la transition énergétique.


Le dit sondage présente des Français massivement concernés par les choix énergétiques du pays. Ils se montrent conscients des enjeux énergétiques actuels et voient dans l’éolien l’une des réponses à ces enjeux, peut-on lire dans un communiqué de presse.


Ainsi, pour 80% des Français interrogés, il convient d’investir dans l’éolien sans attendre que les centrales traditionnelles soient en fin de vie. 87% des Français interrogés pensent qu’ils devraient avoir un droit de regard sur les choix énergétiques du pays. 65% des sondés pensent par ailleurs plus spécifiquement que l’éolien contribue à démocratiser le marché de l’énergie, grâce à l’émergence de nouvelles entreprises de toutes tailles implantées en régions. 


Selon le sondage, les français souhaitent favoriser le solaire photovoltaïque et l’éolien, qu’ils voudraient voir implantés dans leurs régions, avant le nucléaire, le gaz et le charbon (86% contre 34%). Ceci démontre un niveau de confiance des Français envers les EnR et l’éolien plutôt fort (65% pensent qu’ils investiraient d’abord dans les renouvelables (solaire photovoltaïque et éolien). Viennent ensuite le nucléaire avec 15% des réponses, le gaz (7%°) et le charbon (1%)).

Pour 80% des sondés, il faut investir dans l’éolien sans attendre que les centrales traditionnelles soient en fin de vie.

Frédéric Lanoë, Président de FEE, explique dans un communiqué de presse : « Nous assistons à un véritable changement de rapport à l'énergie : les Français souhaitent être acteurs dans les choix énergétiques du pays. Ils  veulent changer la façon de produire l'énergie et sans attendre. On voit bien qu’ils veulent transformer le système vers plus de renouvelables. Il est évident que les Français considèrent l’éolien comme un bon moyen de faire émerger de nouveaux acteurs dans les territoires et de décentraliser l’énergie. Ce qui frappe par ailleurs dans ce sondage, c'est la vague de fond chez les jeunes qui appellent à beaucoup plus d'éolien.»

Pour consulter le sondage CSA pour FEE : http://fee.asso.fr/pub/les-francais-prets-pour-la-transition-energetique-sondage-exclusif-csa-pour-fee/

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Pourquoi le café est un remède contre Alzheimer !

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Le matin, faites vous comme Pierre Doris “ Tous les matins, j’apporte à ma femme le café au lit… Elle n’a plus qu’à le moudre”  ? Trêve de plaisanteries, le café est réputé pour son côté excitant, qui empêche de dormir mais des scientifiques de l’Université de Floride ont prouvé que le café, et surtout la caféine, freinerait le déclin cognitif et donc la maladie d’Alzheimer  mais serait aussi une arme contre les AVC ! Garçon, un petit noir contre Alzheimer ! 

Les français boivent 5,5 litres de café par an et c’est la deuxième boisson la plus consommée après l’eau. Dans notre pays, nous consommons 7 grammes de café pour 7 cl d’eau alors que les américains mélangent 6 grammes de café avec 10 centilitres d’eau. Nous aimons donc le café corsé et nous sommes les troisième plus gros consommateurs de café dans le monde.

Le café est bu pour son goût, pour nous réveiller, pour nous redonner du peps, mais les chercheurs ont démontré aussi que le café améliorerait nettement la mémoire !

Non seulement le café réduirait sensiblement le diabète de l’ordre de 10%, mais il aurait aussi des effets bénéfiques sur les risques d’infarctus ! Mais ce qui nous intéresse dans cette étude, c’est le rôle prédominant du café sur la maladie d’Alzheimer.

Vous savez que la maladie d’Alzheimer va de pair avec la formation de plaques amyloides dans le cerveau et ces plaques de protéines ne se formeraient plus grâce à l’effet de la caféine. Pour l’instant, ce sont des expériences qui ont été faites sur des souris mais bientôt, les premières recherches vont être expérimentées sur l’homme.

Le café augmente le taux de G-CSF dans le sang qui fait cruellement défaut aux malades d’Alzheimer. Attention, nous parlons des effets de la caféine, et donc la consommation d’un  petit déca n’aurait  aucune incidence sur cette maladie. Pour les médecins, une consommation de 4 tasses de café par jour est idéale et il faudrait commencer la cure vers 40 ans régulièrement pour voir des incidences bénéfiques avec le temps !

D’autre part, une prise quotidienne de café, selon les scientifiques de l’Université d’Osaka, permettrait de réduire de près de 20% les risques d’accident vasculaire cérébral. Mais attention, dans ce cas là, pour réduire les cas d’hémorragie méningée, il ne faut ni fumer ni boire de l’alcool à quantité importante. Ne vous précipitez pas sur la cafetière, une tasse de café suffit et en prendre plus ne diminuerait pas plus les risques d’AVC.

Une dernière recherche récente s’est penchée sur la longévité des grecs. En effet, ils ont l’espérance de vie la plus importante en Europe et surtout ceux qui habitent dans l’Île d’Ikaria : 92 ans ! Leur secret de longévité viendrait de leur consommation quotidienne de café, mais attention un café particulier, un café bouilli riche en anti- oxydants mais pauvre en caféine. Un café sans trop de gout mais efficace contre les maladies cardio-vasculaires. Après le régime crétois, voici venu le café grec ! 

Cependant, le café serait plus stimulant chez les dames que chez les messieurs. Si vous absorbez trois tasses de caféine, vos capacités cognitives et notamment de mémoire augmentent, mais cela marche mieux chez une femme ! 

Verdi disait que “Le café est le baume du coeur et de l’esprit” et pourtant il n’était pas au courant des dernières avancées scientifiques !

Le matin, faites vous comme Pierre Doris " Tous les matins, j’apporte à ma femme le café au lit... Elle n’a plus qu’à le moudre"  ? Trêve de plaisanteries
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Les effets indésirables du vélo

Les effets indésirables du vélo | Think outside the Box | Scoop.it

Si vous envisagez de remplacer votre voiture par un vélo, alors il est important de connaître l’impact de cette décision. Vous trouverez ci-dessous 10 effets secondaires du vélo que votre vendeur de vélos ne vous dira pas.

1. La perte de poids. Si vous essayez d’être gros, le vélo n’est pas bon pour vous. Le vélo est connu pour éliminer les calories provenant des réserves de graisse du corps.

2. Le ralentissement de la respiration. Les gens qui utilisent régulièrement le vélo ont besoin de plus de temps entre chaque respiration, que ce soit quand ils font du vélo ou quand ils sont en période de repos.

3. La réduction du stress et de l’agressivité. Les gens qui vont au travail à vélo sont moins susceptibles d’être agressifs, ce qui peut poser problème pour la survie dans le monde d’aujourd’hui.

4. Ponctualité. La possibilité de naviguer dans le trafic urbain, en prenant des raccourcis dans des endroits où les voitures ne peuvent pas passer, tout en évitant les embouteillages de l’heure de pointe, laisse souvent les cyclistes dans l’ennui lorsqu’ils doivent attendre l’arrivée de leurs collègues.

5. La stimulation mentale sans caféine. Ceux qui utilisent régulièrement le vélo ont la sensation naturelle d’être alerte et bien éveillé, et ne peuvent donc pas justifier la pause café en début de matinée.

6. Sentiment d’invincibilité. Les personnes qui sont leur propre moyen de transport ont souvent la dangereuse impression qu’elles peuvent réaliser quoi que ce soit.

7. La pratique du vélo peut conduire à d’autres activités. Rouler à vélo encourage la curiosité, l’exploration, et peut même provoquer une dépendance à la volonté de découvrir le monde.

8. Une joie extrême. Les cyclistes réguliers ont du mal à comprendre la colère des automobilistes, et se tiennent donc à l’écart du passe-temps populaire qui consiste à maugréer sur la circulation. Des sourires trop fréquents peuvent provoquer des rides d’expression sur le visage.

9. Perte de sensation. La pratique régulière du vélo rend insensible au froid, à la pluie, aux intempéries et même à la chaleur.

10. Mauvais pour la croissance économique. La pratique du vélo diminue les profits des compagnies pétrolières et des constructeurs de voitures tout en limitant la pollution et les problèmes de santé publique. Or, la pollution (et la dépollution qui va avec) et les problèmes de santé publique (dont les accidents de la route) participent à la croissance du PIB.

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Éric Zemmour : "Harlem Désir promu parce qu'il a trop bien échoué"

Éric Zemmour : "Harlem Désir promu parce qu'il a trop bien échoué" | Think outside the Box | Scoop.it
CHRONIQUE - L'entrée au gouvernement de l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir a nourri la polémique cette semaine. Promotion ou sanction ?

"Harlem Désir restera le fossoyeur du socialisme municipal, un chef d'oeuvre parfois centenaire", explique Éric Zemmour, pour qui l'ancien premier secrétaire du PS affichait "un charisme qui confinait à un ascétisme quasi-religieux et une langue de bois tirée de la forêt amazonienne".

Pour Éric Zemmour, le sort de Harlem Désir était scellé depuis qu'il avait dénoncé publiquement l'expulsion de la jeune Leonarda. "La seule fois où il fut audible", note le chroniqueur, c'était pour attaquer le chef de l'État et le futur Premier ministre.

La période "SOS Racisme" colle à la peau de Harlem Désir. "C'est une image de synthèse fixée dans les années 80 qui est arrivée rue de Solferino", avec pour conséquence la fuite de la classe ouvrière et de la classe populaire.

Pour Éric Zemmour, Harlem Désir se classe dans la catégorie des "gens prédestinés à se trouver là où il ne faut pas être, à faire ce qu'il ne faut pas faire, à parler quand on doit se taire, et à poser des questions quand on attend des réponses et à donner des réponses à côté de la plaque". Bref, c'est le personnage de Bernard Blier dans les Tontons flingueurs, ou Rantanplan dans Lucky Luke.

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Amazon propose de l'argent à ses salariés contre leur démission

Amazon propose de l'argent à ses salariés contre leur démission | Think outside the Box | Scoop.it

On connaissait le « pay to win », mais pas forcément le « pay to leave ». Un programme pour le moins original, appliqué prochainement par Amazon. Celui-ci consistera à ne garder que les salariés les plus motivés. Les autres seront gracieusement invités à démissionner, une fois par an, en échange d'un chèque de 2000 dollars la première fois. Il augmentera ensuite de 1000 dollars chaque année, jusqu'à un montant maximum de 5000 dollars. Cette « prime de démission » sera versée en complément du salaire.

L'idée de « pay to leave » a émergé dans la société Zappos, spécialisée dans la vente en ligne de vêtements. Pour le président d'Amazon Jeff Bezos, l'intérêt est réciproque puisque l'entreprise se débarrasse légalement des employés mécontents susceptibles de peser sur la productivité. C'est dans une lettre adressée à ses actionnaires qu'il a annoncé la mise en place de ce programme qui risque d'en intéresser plus d'un.

Mais là-encore, le principe est critiqué puisque le « pay to leave » ne concernerait que les salariés travaillant dans d'immenses centres logistiques, où la pénibilité des conditions de travail et les grèves du personnel sont réputées. Il ne s'adressera pas non plus aux intérimaires, bien que ces derniers constituent le recours idéal lors des fêtes de fin d'année. Reste à savoir si le programme débarquera en Europe.       

LaDépêche.fr

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Europe: un coeur qui ne demande qu'à battre

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Entre Marine le Pen qui affirme haut et fort qu'elle pourra empêcher l'Europe de progresser et le bras de fer qui s'engage entre le gouvernement et la Commission européenne pour cause de non respect de nos engagements économiques, les vannes de l'euroscepticisme sont ouvertes et la facilité ou plutôt l'électoralisme va conduire PS et UMP à s'y engouffrer. Jouant sur les anti-européens de son propre camp, chacun pourra jouer une partition dans laquelle l'électeur eurosceptique comme l'électeur européiste pourra faire son marché. Sauf que cela ne constitue ni un projet ni une attitude responsable.

A l'opposé, les partisans du fédéralisme à l'échelle de l'Union vont défendre une vision à laquelle personne ne peut croire. D'abord, la révision des traités n'est pas pour demain et si révision il y avait, elle ne pourrait être que démocratique ce qui signifie un référendum. Qui en prendra le risque ? Ensuite, le fédéralisme impliquerait une harmonisation fiscale et sociale. Qui peut réellement croire qu'elle est possible à 28 ? De plus, elle impliquerait une diplomatie et une défense communes. Qui pense que la Grande Bretagne ou les pays de l'est de l'Europe, qui ont un strabisme en direction des Etats-Unis l'accepteraient ?

Pourtant, si nos concitoyens sont 52% à douter de l'Europe, ils sont plus de 60% à souhaiter davantage d'Europe notamment dans le domaine de la défense. La réponse est probablement dans le pragmatisme et dans une construction à plusieurs vitesses. Les coopérations renforcées qui ont pour immense avantage de se faire à droit constant, permettent d'envisager la construction d'un cœur d'Europe qui serait une Europe politique à intégration renforcée et à géométrie constante. Construite à partir des pays fondateurs auxquels s'adjoindraient ceux qui le voudraient et le pourraient, cette Europe pourrait harmoniser sa fiscalité et ses règles sociales, disposer d'une politique commune de l'énergie, puis construire une défense commune. Son unité pèserait évidemment sur les 28 et permettrait des progrès plus rapides sur les grands sujets. Ce cœur d'Europe serait doté d'instances démocratiques, c'est à dire un exécutif et un législatif composé des parlementaires européens et de délégations nationales des Etats concernés.

Certains objecteront que c'est au niveau de l'euro que cette construction devrait voir le jour. S'il parait indispensable de renforcer le caractère démocratique de l'eurozone, en revanche il parait bien difficile de mener une politique d'harmonisation à cette échelle. Nous n'avons même pas été en capacité de créer à cette échelle la taxe sur les transactions financières!

Cette orientation serait particulièrement bénéfique pour notre pays en nous permettant de sortir par le haut de nos difficultés. Le couple franco-allemand, qui serait au centre de ce cœur, pourrait porter une politique intégrée de l'énergie avec des champions industriels, une harmonisation des règles sociales et fiscales que la grande coalition favorisera et un embryon de politique de la défense commune.

Nos concitoyens se retrouveraient bien davantage dans ce cœur d'Europe pour consentir des avancées de la construction européenne dont le périmètre plus modeste constituerait une proximité plus grande. Parallèlement, rien n'empêcherait de revenir sur certains sujets à plus de subsidiarité lorsque seule des questions locales sont interpellées, sans passage de frontières.
Le cœur d'Europe peut être réalisé à court terme, c'est un objectif raisonnable et tenable qui redonne enfin une perspective positive et réaliste du projet européen.

Corinne Lepage

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À propos - Bleu Blanc Zèbre

À propos - Bleu Blanc Zèbre | Think outside the Box | Scoop.it

Chaque Zèbre de ce site positif participe au règlement d’un problème de société en mettant en œuvre une ou des pratiques performantes. Ils sont un nombre encore restreint pour le moment, demain ils seront infiniment plus nombreux !

La réunion des Zèbres forme une sorte de « gouvernement civil » qui propose aux citoyens d’agir concrètement en se prenant en main. Les Zèbres traiteront avec civisme et un franc plaisir tous les sujets dont a à traiter un gouvernement : éducation, création d’entreprises, logement, écologie, culture, pouvoir d’achat, etc.

Nous lançons donc un appel aux futurs zèbres pour qu’ils nous rejoignent !

Chaque Zèbre devra :
1°) Agir, passer à l’acte et obtenir des résultats.
2°) Avoir l’envie d’impliquer concrètement les citoyens dans son action. Nous voulons donner un grand rôle au pays.
3°) Être joyeux ! Les casse-couilles ne seront jamais des nôtres…

Les think-tank n’ont pas leur place sur ce site s’ils ne FONT pas ; même s’ils sont passionnants !
Nous nous fichons totalement du statut des Zèbres (entreprise, association, mutuelle, individu, etc.).
Notre dessein est clairement de réunir les entrepreneurs, les associatifs, les mutualistes et les fonctionnaires entreprenants ! Ceux qui FONT et qui, de ce fait, ont quelque crédit.

Ce site a donc vocation a grouper les gens qui, en agissant concrètement, ont encore du crédit moral dans ce pays.
Pour l’instant, aucun politique national ne sera admis au rang de Zèbre. Non par ostracisme mais parce que notre objectif est de redonner confiance à la société civile, qu’elle sente par son action coordonnée et efficace qu’elle peut compter sur elle !

A l’avenir, l’entrée de nouveaux Zèbres se fera de manière harmonieuse et progressive, de manière à ce que bleublanczebre reste un « gouvernement civil » qui soigne l’ensemble des difficultés de notre pays et non un site d’entrepreneurs, écolo, à vocation sociale, etc.

Natacha Quester-Séméon groupe autour des Zèbres-acteurs des Zèbres-parrains du monde numérique qui, pour la première fois, ont décidé de soutenir concrètement « Bleu Blanc Zebre ». C’est l’alliance du monde numérique et des acteurs de terrain qui fait notre force ! Tous ont le pelage rayé et une générosité qui nous enthousiasme!

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Et maintenant cap sur les européennes avec des Français en plein euroscepticisme : en faire plus ou en faire moins, quelles pistes pour sortir de l'impasse ?

Et maintenant cap sur les européennes avec des Français en plein euroscepticisme : en faire plus ou en faire moins, quelles pistes pour sortir de l'impasse ? | Think outside the Box | Scoop.it

D'après une enquête de l'Ifop pour la Fondation Jean Jaurès, publiée vendredi, 52% des Français considèrent que faire partie de l'UE est une "mauvaise chose". Un record cinglant né des difficultés d'un système transnational passé par la crise de 2008, et qui traduit une évolution politique majeure sur le Vieux Continent, sur fond de disparition du clivage Gauche-droite ...

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L'épouse de Hitler aurait eu des origines juives

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Selon de nouvelles analyses ADN effectuées pour un documentaire bientôt diffusé outre-Manche, Eva Braun aurait eu des origines juives ashkénazes.

Eva Braun, l'épouse d'Adolf Hitler, aurait eu des origines juives, selon de nouvelles analyses ADN effectuées pour un documentaire qui sera diffusé mercredi prochain par la chaîne britannique Channel 4. Cette thèse s'appuie sur l'analyse de cheveux provenant d'une brosse retrouvée à Berghof, la résidence de Hitler en Bavière où Eva Braun a passé l'essentiel de son temps pendant la Seconde Guerre mondiale.

Sur ces cheveux, les chercheurs ont trouvé une séquence spécifique d'ADN "fortement associée" aux juifs ashkénazes, qui représentent environ 80 % de la population juive. En Allemagne, beaucoup de juifs ashkénazes se sont convertis au catholicisme au 19e siècle.

"C'est une découverte troublante"

"C'est une découverte troublante. Je n'aurais jamais pu rêver trouver un résultat potentiellement aussi extraordinaire", a commenté Mark Evans, le présentateur de The Dead Famous DNA sur Channel 4. Selon les réalisateurs du documentaire, tout indique que les cheveux analysés proviennent bien d'Eva Braun. Mais le seul moyen de le prouver formellement serait de les comparer à l'ADN de ses deux descendantes vivantes. Or celles-ci ont refusé de se soumettre au test.

Eva Braun a été la maîtresse pendant de longues années de Hitler avant que le couple ne se marie le 29 avril 1945, la veille de leur suicide commun dans le bunker du Führer à Berlin.

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Écologie, travail et emploi: un même objectif

Écologie, travail et emploi: un même objectif | Think outside the Box | Scoop.it
La transition énergétique peut créer des centaines de milliers d’emplois. Couplée à une réduction de la durée du travail, elle pourrait permettre de sortir le pays de la récession où il est englué.


A l’heure où le chômage et la précarisation du travail s’accentuent encore et désagrègent les liens sociaux et où la crise écologique révèle l’impasse du modèle productiviste, on parle beaucoup de transition énergétique, de reconversion industrielle et d’invention d’un nouveau modèle économique. Tout cela est, pour l’instant, resté lettre morte. Le seul changement de cap dessiné par les gouvernements est celui de la compétitivité, de la baisse du coût du travail pour les entreprises, de la réduction des dépenses publiques, le tout habillé en France d’un oxymore : ledit « socialisme de l’offre ».

Pourtant, il est possible d’imaginer un nouvel horizon économique et social en dehors du paradigme néolibéral, mâtiné d’un peu de sociétal à la place du social. La dernière période où l’économie française créa un grand nombre d’emplois, au moins deux millions, fut celle des années 1997-2001.

Ce résultat, resté inédit, fut atteint en couplant une reprise de la croissance économique et une réduction importante de la durée du travail, le tout permis par une moindre rigueur de la politique économique que par rapport aux années précédentes. Ce couplage n’est plus possible. La croissance ne reviendra pas aux niveaux antérieurs parce que les gains de productivité se sont durablement ralentis et cette tendance ne s’infléchira sans doute pas. Il faut donc inventer un autre assemblage. Le seul envisageable pour l’avenir des sociétés est celui qui associe une transition écologique et une poursuite de la tendance séculaire à la réduction du temps de travail.

La condition décisive du premier volet de ce couple est de réussir une véritable reconversion énergétique. Parmi les scénarios les plus sérieux, nous disposons de celui élaboré par négaWatt, tablant sur une division par 4 des besoins énergétiques au moyen d’une plus grande sobriété, d’une plus grande efficacité et d’un choix en faveur des énergies renouvelables. Quel impact ce choix aurait-il en termes d’emploi ?

Une étude du CIRED, menée par Philippe Quirion, a récemment mesuré l’impact du scénario négaWatt sur l’emploi en France. Le solde net des emplois créés (effets directs, indirects et induits) serait de 240 000 emplois équivalent temps plein supplémentaires en 2020 par rapport à la poursuite du schéma tendanciel actuel, et de 630 000 supplémentaires en 2030. L’écologie n’est donc pas l’ennemie de l’emploi.

Cependant, créer 240 000 emplois dans les six ans à venir et 630 000 sur quatorze ans ne peut être considéré comme suffisant pour entamer une véritable décrue du chômage, alors que celui-ci est aujourd’hui en France de 3 347 700 pour la catégorie A et de 5 611 700 toutes catégories (sans les DOM-TOM). Il faut donc coupler tous les scénarios de transition écologique avec une réduction massive du temps de travail. Et de ce point de vue, tout le monde a bien compris l’enjeu de la RTT, jusqu’au sein des cercles les plus néolibéraux.

Le problème est que la RTT peut être envisagée de deux manières antagoniques. Ou bien on concentre cette RTT sur une fraction de la population active en lui imposant un temps partiel en même temps qu’un salaire partiel. L’Allemagne, citée partout en exemple, a choisi cette option. Son «miracle» tient moins à la qualité des réformes « Hartz » qu’aux répercussions de cette forme inégalitaire de partage de l’emploi dans un contexte où, pour cause démographique, la population active a tendance à moins augmenter, et où le ralentissement des gains de productivité du travail est là aussi sensible.

La seconde option est de répartir également la réduction du temps de travail sur l’ensemble de la population active. Les performances d’une économie ayant une origine collective (qualité de l’éducation, de la formation, des infrastructures et des investissements), il convient d’en répartir les fruits collectivement. Les modalités peuvent être multiples : temps de travail hebdomadaires (32 heures, 4 jours…) ou à l’année, formation continue tout le long de la vie, etc.

Évidemment, au lieu de chercher 50 milliards dans la poche des salariés ou dans les dépenses publiques, cette reconversion à la fois sociale et écologique exige de remodeler considérablement la répartition des revenus : un choc de répartition en lieu et place d’un pacte d’(ir)responsabilité accordé les yeux fermés aux entreprises.

Et si ce nouveau couple écologie-RTT conduit à sortir de la nasse de la récession en promouvant un regain de croissance, fût-il modeste et transitoire, grâce notamment aux investissements d’avenir, ce ne sera plus une croissance aveugle, bercée de l’illusion de l’éternité. En bref, il ne s’agit pas de relancer l’activité pour assurer la transition, mais de lancer la transition pour impulser une dynamique vertueuse.

Enfin, le nouveau couplage écologie-emploi doit être l’occasion de repenser l’organisation du travail pour mettre fin à la dégradation continue des conditions de travail depuis que l’apologie en faveur du rendement pour les actionnaires a pris le pas sur toute autre considération : l’acceptation par la population des nouvelles contraintes écologiques sera conditionnée par l’amélioration de la qualité du travail en même temps que l’amélioration de la qualité de la production.

Les Économistes atterrés* organisent une conférence-débat sur ces thèmes
le Jeudi 10 avril 2014, de 20h à 22h30,
à l’Université Paris I, Centre Panthéon,
Amphi 1, 12 place du Panthéon.
Interviendront notamment Philippe Quirion et Jean-Marie Harribey.
Une initiative chaudement soutenue par Marianne.net


*Les Economistes atterrés se sont fait connaître à l'automne 2010 en publiant un Manifeste d'économistes atterrés, dans lequel ils font une présentation critique de dix postulats qui continuent à inspirer chaque jour les décisions des pouvoirs publics partout en Europe, malgré les cinglants démentis apportés par la crise financière et ses suites, et face auxquels ils mettaient en débat vingt-deux contre-propositions.

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Séismes : le risque d'un « big one » se rapproche au Chili

Séismes : le risque d'un « big one » se rapproche au Chili | Think outside the Box | Scoop.it
Les deux secousses qui ont frappé le pays les 1er et 2 avril préparent le terrain à un très fort tremblement de terre dans le Nord, selon le sismologue Raul Madariaga.


La terre a de nouveau tremblé au Chili. Vingt-quatre heures après un précédent séisme de magnitude 8,2, qui a provoqué un début de tsunami sur les côtes chiliennes ainsi qu'au Japon, une puissante réplique de magnitude 7,6 a touché le nord du pays, à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville d'Iquique, mercredi 2 avril. Raul Madariaga, sismologue et professeur à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, à Paris, estime que ces secousses préparent le terrain à un très fort tremblement de terre dans le nord du pays. Entretien.

Les deux séismes qui viennent de toucher le Chili sont-ils exceptionnels ?

Raul Madariaga : Le Chili est le pays le plus sismique au monde, devant le Japon. Le séisme le plus puissant enregistré dans le monde l'a ainsi été dans le sud du pays, en 1960 – d'une magnitude de 9,5, tuant plus de 5 000 personnes. Les deux tremblements de terre qui viennent de frapper le Nord sont, eux, forts mais pas exceptionnels : en moyenne, le Chili connaît tous les dix ans un tremblement de terre de magnitude 8 et entre dix et vingt secousses de magnitude 7. Mais depuis quelques années, la sismicité du pays s'est accrue, à l'image de celle du globe – avec notamment les forts séismes de Sumatra (2004), Tohoku (2011) ou Bohol (2013).

Le nord du Chili attend avec crainte un très grand tremblement de terre, de magnitude 9 environ. Le dernier « big one » [le « big one » est le nom donné au séisme dévastateur qui devrait toucher la côte ouest des Etats-Unis dans les prochaines années] à avoir touché cette région, d'une magnitude de 8,8, a eu lieu en 1877, suivi d'un tsunami qui avait inondé toute la côte Pacifique. Les experts ne sont pas d'accord pour prévoir la date de la prochaine très grande secousse. Certains scientifiques estiment que c'est imminent, tablant sur une récurrence du phénomène tous les 150 ans. Je penche, avec des collègues chiliens, pour une fréquence moindre de ces événéments très rares : tous les 300 ans environ. Je pense qu'il faudra encore plusieurs séismes de magnitude 8 avant de « préparer le terrain » pour le « big one ».

Mais nous manquons de données historiques pour améliorer nos prévisions. Le nord du Chili est en effet resté désertique et inhabité jusqu'en 1860, quand des compagnies étrangères ont commencé à exploiter les nitrates, le cuivre et le lithium. On ne sait pas quand sont survenus les précédents grands séismes antérieurs à celui de 1877.

Les séismes de mardi et mercredi auront-ils un impact sur le « big one » attendu ?

Oui, ces séismes vont accélérer la survenue d'une secousse très importante. Les tremblements de terre qui viennent d'avoir lieu ont débloqué une partie de la zone de contact entre la plaque de Nazca et la plaque sud-américaine – la première plongeant sous la seconde selon un mouvement de subduction.

Ce déblocage a reporté les efforts de résistance sur d'autres zones de la faille. Au bout d'un moment, c'est l'ensemble de la zone qui se débloquera d'un coup, en quelques minutes, dans un grand tremblement de terre. Un séisme de magnitude 9 provoquera ainsi 400 km de rupture le long de la côte. Il sera accompagné d'un très fort tsunami, avec des vagues de 10 ou 15 mètres. Aucune construction ne pourra y résister.

Les deux tremblements de terre qui viennent de toucher le Chili ont provoqué beaucoup moins de dégâts humains et matériels (6 personnes tuées et 2 500 logements touchés) que le dernier gros séisme de 2010 (700 personnes tuées et 220 000 maisons détruites). Comment expliquer cette différence ?

Il y a deux raisons majeures. Tout d'abord, le séisme de 2010 était de magnitude 8,8, soit une puissance dix fois supérieure à celle d'une secousse de magnitude 8,2. Ensuite, en 2010, le Chili n'était pas du tout préparé à un tel tremblement de terre : les services sismologiques ont par exemple arrêté de fonctionner en raison des coupures d'électricité.

Depuis, de nombreuses stations sismologiques ont été installées sur l'ensemble du territoire et elles peuvent toutes fonctionner avec une source d'énergie secondaire. Elles ont donc pu communiquer toutes les informations importantes. Les normes de constructions para-sismiques, prévues par une loi de 1960, ont également été renforcées, notamment pour l'appui des ponts. Enfin, il y a une réelle prise de conscience de la population des risques encourus avec les tremblements de terre. C'est pourquoi les autorités ont réussi à évacuer rapidement près d'un million de personnes sur plus de 4 000 km de côte, grâce aux sirènes, à des SMS envoyés aux habitants et aux médias.

Malgré tout, il reste des risques : l'urbanisation du nord du Chili s'est faite très près des côtes, pour avoir accès à l'eau. Les villes d'Iquique, Antofagasta ou Arica sont en effet entourées de falaises très hautes (plus de 1 000 mètres) puis de déserts. Néanmoins, elles entreprennent aujourd'hui de déplacer les constructions les plus sensibles, comme des immeubles ou des hôpitaux. L'autre problème réside dans le sol : alors que le sol de Santiago, de la moraine glaciaire, est résistant, celui d'Iquique est du sable. Il y est donc difficile de renforcer les fondations.

d'électricité.

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Charte Ethique pour les Municipales 2014 : premier bilan

Charte Ethique pour les Municipales 2014 : premier bilan | Think outside the Box | Scoop.it

La campagne de signature de la Charte Ethique pour les Municipales 2014 vient de s’achever. Nous en tirons un premier bilan. Nous remercions et félicitons tous ceux qui localement ont donné leur temps et leur énergie pour obtenir ces résultats.

Notre charte, pour la première fois, est très exigeante et elle a valeur juridique. En effet, rappelons qu’elle mentionne que « Le signataire déclare être informé de ce qu’il engage sa responsabilité contractuelle et que l’Association pourra agir en justice en cas de violation de ces engagements. »

En dépit de ses nombreuses contraintes, notre charte a été signée par… 577 candidats. C’est exactement le nombre de nos députés et aussi exactement le nombre de signataires de notre charte lors des précédentes élections législatives !

Notre charte a été signée, c’est normal, par de nombreux candidats qui avaient peu de chances d’être élus et qui ne risquaient pas grand-chose en signant un contrat de mandature.

Mais elle a aussi été signée par des candidats qui ont été élus maires, parfois dans des villes importantes. Voici par ordre de département :

Biot (06) : Guilaine Debras ; Montpellier (34) : Philippe Saurel ; Grenoble (38) : Eric Piolle ; Nancy (54) : Laurent Hénart; Metz (57) : Dominique Gros ; Wasquehal (59) : Stéphanie Ducret ; Perpignan (66) : Jean-Marc Pujol ; Schiltigheim (67) : Jean-Marie Kutner ; Poissy (78) : Karl Olive; Draguignan (83) :  Richard Strambio ; Limoges (87) : Emile-Roger Lombertie ; Bavilliers (90) : Eric Koeberlé ; Wissous (91) : Richard Trinquier ; Bagnolet (93) : Tony di Martino; Bobigny (93) : Stéphane de Paoli ; Montreuil (93): Patrice Bessac; La Possession (974) : Vanessa Miranville;

Vanessa Miranville devient à seulement 30 ans la quatrième femme maire de l’histoire de La Réunion. Signataire de la Charte Anticor, elle a été élue avec 56,47% des suffrages.   

Par ailleurs, d’innombrables signataires ont été élus au sein de conseils municipaux, après la fusion des listes. Ils seront pour nous des vigies citoyennes au sein de leurs collectivités locales: il est certain que beaucoup d’entre eux feront la promotion d’Anticor, veilleront à ce que certaines dérives soient évitées, et feront vivre concrètement nos propositions. Dans au moins deux cas, des signataires ont refusé de fusionner leur liste avec une autre liste menée par un élu condamné pour atteinte à la probité – conformément à la règle éthique qui est la base de notre combat.

A l’inverse, on observe la réélection d’élus condamnés ou inquiétés par la justice, notamment MM. Bompard, Aeschlimann, Pupponi, Balkany :

Jacques Bompard, réélu à Orange avec 60 % des voix, a été renvoyé devant le tribunal correctionnel en octobre 2013 pour une affaire de prise illégale d’intérêt concernant l’acquisition de deux terrains situés sur sa commune. Nous déplorons également le retour de Manuel Aeschlimann à la mairie d’Asnières-sur-Seine, qu’il avait déjà dirigée entre 1999 et 2008. En janvier 2011, il avait été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité, pour favoritisme dans l’attribution d’un marché public. Il lui est reproché d’avoir imposé, sans aucune mise en concurrence, pour l’organisation d’un festival local, une société de production avec laquelle il avait un lien d’affaires. Il l’a emporté sur le maire sortant avec seulement 70 voix d’avance. François Pupponi, qui a remplacé Dominique Strauss-Kahn à la mairie de Sarcelles depuis 1997, est quant à lui soupçonné d’avoir utilisé la carte bleue de la Société d’économie mixte Chaleur à des fins personnelles entre 2004 et 2006. Malgré une enquête préliminaire, il a été réélu avec 63 % des voix. Quant à Patrick Balkany, Maire de Levallois-Perret de 1983 à 1995, il avait dû laisser sa place en 1995, après avoir été condamné à 15 mois de prison avec sursis, 30.000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité pour avoir employé aux frais du contribuables trois agents municipaux dans son appartement privé. Il a même  dû rembourser à la ville 524.000 euros et 231.000 euros d’intérêts. Qu’à cela ne tienne, il a récupéré la mairie en 2001. Il est visé actuellement par deux nouvelles informations judiciaires: une pour “blanchiment de fraude fiscale”, étant soupçonné de détenir des avoirs non déclarés en Suisse ; l’autre pour “détournement de fonds publics” pour avoir utilisé un chauffeur de la mairie pour des déplacements personnels en vacances. Malgré ces affaires embarrassantes, révélées quelques mois avant les municipales, Balkany a été réélu dès le premier tour avec 51,5 % des voix.

Ces ré élections honteuses nous incitent plus que jamais à poursuivre notre combat éthique.

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"Les conditions ne sont pas réunies pour qu’Europe Ecologie Les Verts participe au gouvernement" - Reporterre

"Les conditions ne sont pas réunies pour qu’Europe Ecologie Les Verts participe au gouvernement" - Reporterre | Think outside the Box | Scoop.it

mardi 1er avril 2014

EELV demandait la remise en cause des 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques, réduction qui empêcherait la mise en oeuvre de la politique de transition énergétique. Faute d’accord de M. Valls, la participation au gouvernement est refusée.

 Communiqué d’EEVL - 20h24

Les écologistes prennent acte de la volonté du Président de la République de tirer les leçons du scrutin municipal. Ils notent notamment que le Président de la République a annoncé la sortie de la dépendance de notre pays au pétrole et au tout nucléaire.

Toutefois, à ce stade, nous ne pouvons qu’espérer un véritable changement de cap. La non remise en cause des orientations budgétaires ne nous semble pas de nature à permettre cette transition énergétique de grande ampleur que nous appelons de nos voeux.

Les écologistes soutiendront sans faille le gouvernement à chaque fois qu’il s’engagera sur le chemin du progrès et de l’écologie, mais s’opposeront aux renoncements et quand l’écologie ne sera pas au rendez-vous.

Malgré les propositions faites par Manuel Valls, les conditions en l’état ne sont pas réunies pour qu’Europe Ecologie Les Verts participe au gouvernement. Nous serons des partenaires vigilants et présents pour que cette transition s’incarne dans des mesures d’ampleur.

Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV et le Bureau exécutif

Reporterre : La décision qu’EELV ne participe pas au gouvernement de Manuel Valls a été prise prise par le bureau exécutif du parti écologiste qui s’est réuni cet après-midi. M. Valls avait proposé dans la matinée à la délégation du parti le ministère de l’Environnement, de l’Energie et des Transports. Mais EELV demande aussi la remise en cause des 50 milliards d’euros de réduction des dépenses publiques, réduction qui empêcherait la mise en oeuvre de la politique de transition énergétique. Faute d’accord sur ce point crucial, le parti écologiste a décidé - au terme de vives discussions - de ne pas participer au gouvernement.

Cette position sera soumise au vote du Conseil fédéral d’EELV qui se réunira ce week-end.

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Quand tout se dissout… partis, hommes politiques, idées : les leçons du déclin de la IVe République

Quand tout se dissout… partis, hommes politiques, idées : les leçons du déclin de la IVe République | Think outside the Box | Scoop.it
Le marasme politique actuel rappelle, au premier abord, une autre situation, celle de la fin de la IVe République avec son cortège de gouvernements impopulaires, d'alliances éphémères et d'hommes politiques en perte de vitesse. Soixante ans après, le contexte semble le même.


Atlantico : Les résultats du premier tour des élections municipales témoignent d'un désaveu des Français vis-à-vis de leur système politique. L'ambiance politique actuelle a-t-elle des points communs avec celle qu'a connue la IVe République au moment de son déclin ?

Jean Pétaux : Je ne le pense pas du tout. Si je reprends les termes de votre question le mot « désaveu » me semble extrêmement fort et disproportionné par rapport à la réalité. Les chiffres de la Direction générale des collectivités locales (DGCL) du Ministère de l’Intérieur (rapport 2013) indiquent que sur les 36 681 communes françaises, 947 seulement ont plus de 10 000 habitants, soit 2,58%. Le Front national n’a présenté ses listes que dans moins d’une de ces communes sur deux aux élections municipales. Et parmi ces 450 villes où il s’est « compté » en quelque sorte, les dix doigts des deux mains suffiront largement pour dénombrer les mairies qui seront dirigées par une majorité FN au soir du dimanche 30 mars. Où est-il le « désaveu par rapport au système politique » à partir de ces faits précis ? Plus de 30 000 communes sur les 36 681 sont d’ores et déjà exonérées de second tour : leurs conseils municipaux ont été élus complètement dimanche dernier. Parmi les villages et villes de plus de 1000 habitants où la modification de mode de scrutin impliquait les « listes bloquées » (9800 communes) une seule (Gironde-sur-Dropt, 1136 habitants) n’a vu aucune liste se présenter. Mieux encore : pour la première fois dans les villages de moins de 1000 habitants, la déclaration de candidature était obligatoire. Seule une petite centaine de ces villages n’a pas enregistré le nombre de suffisants de candidatures pour « remplir » les conseils municipaux. Contrairement à une idée communément répandue il n’y a aucune difficulté à trouver des candidats à la fonction d’élus dans ces villages. Le fait que la loi fixe désormais le nombre de conseillers dans les communes de moins de 100 habitants à 7 au lieu de 9 a d’ailleurs parfois posé de vrais problèmes pour savoir qui allaient être les deux « sortant.e.s » absent.e.s du futur conseil.

On peut, bien entendu, évoquer un autre fait qui est celui de l’abstention « record ». Certes le premier tour des Municipales 2014 montre une progression de l’abstention, pour une consultation qui avec l’élection présidentielle est toujours la plus « participante ». Mais cette montée de l’abstention n’est aucunement propre à la France et elle est générale et progressive depuis plus de 25 ans désormais dans toutes les élections. Rien de spectaculairement nouveau donc.

Vous avez, à mes yeux, raison sur un point en revanche : c’est la référence à une « ambiance politique »… Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle n’est pas placée sous le signe de l’irénisme et marquée par un optimisme foncier. Mais cela n’a rien à voir avec celle que la France a pu connaitre entre  1956 et 1958 (fin de la IVème République). Raison pour laquelle la référence à une quelconque crise de régime me semble tout à fait inappropriée.

Jean Garrigues : Le point commun entre la situation actuelle et celle qu'a connue la Ive République, c'est évidemment une crise de confiance envers les partis politiques et les gouvernants. A l'époque, l'instabilité gouvernementale était chronique et la classe politique se trouvait dans l'incapacité de résoudre la crise algérienne. On peut ainsi établir un parallèle entre l'incapacité des élites à résoudre les problèmes qui se posent à notre société mais aussi en termes d'alternance des partis de gouvernement.

Pourtant quel que soit le régime, les Français n'ont pas toujours été défiants vis-à-vis de leurs gouvernants. En période de construction ou de reconstruction, lorsqu'un grand dessein leur était proposé, les Français avaient confiance. Ce fut le cas au début de la IIIe République lorsqu'il s'agissait de construire la démocratie parlementaire, au début de la IVe République où il s'agissait de reconstruire la France et de mettre en place l'Etat providence, et au début de la Ve République aux côtés du général De Gaulle où il s'agissait de redonner une place à la France sur la scène internationale. Aujourd'hui, il manque aux Français, un discours mobilisateur et rassembleur et des objectifs de long terme.

Dans quoi la IVe République s'est abîmée et en quoi cela permet-il de comprendre la situation dans laquelle la France se trouve aujourd'hui ?

Jean Garrigues : En raison du système parlementaire et de la structure politique extrêmement fragmentée, les majorités de gouvernement n'étaient possible que dans des consensus extrêmement négociés. Il s'agissait de compromis plutôt que de véritables programmes de gouvernement. Ce qui explique la faiblesse de cette IVe République. Malgré les différences institutionnelles de la Ve République, nous nous trouvons aujourd'hui dans une situation similaire. Nous retrouvons en effet cette impression d'un tronc commun des partis de gouvernement. Avec aux extrêmes de la vie politique, des partis - comme le Front de gauche et le Front national - rejetant ce tronc commun. Cela ressemble à ce qui se passait sous la IVe République où l'on parlait déjà d'une troisième force. Des gouvernements d'alliance se formaient entre gauche, centre et droite modérée. Et au deux extrêmes, vous trouviez, d'un côté les gaullistes et de l'autre côté les communistes. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation sur le fond des programmes, où il y a ce que Marine Le Pen appelle "l'UMPS",  un rapprochement incontestable, surtout depuis le pacte de responsabilité, entre les positions du PS et celles de l'UMP. Et aux deux extrêmes, ces positions sont contestées par d'un côté le FN et le FG. Avec des fonctionnements institutionnels très différents, on se retrouve avec des géographies politiques qui ne sont pas si éloignées que cela.


Jean Pétaux : La chute de la IVe République est véritablement un naufrage consécutif à une « crise de régime ». La France, contrairement à de nombreux pays démocratiques comparables, a connu depuis 1789 pléthore de systèmes politiques. Dans le désordre : cinq constitutions « républicaines », un « consulat », deux « empires », une « monarchie constitutionnelle », une « monarchie absolue mais tempérée », un régime « fasciste à la française » (Vichy) : bref les crises de régimes n’ont pas manqué en 225 ans. Dans la quasi-totalité des cas ces changements se sont opérés à la suite soit de renversements violents du pouvoir en place, soit de « coups d’Etat », soit  consécutivement à une défaite nationale consécutivement à une guerre (1870 et 1940). En 1958, dans la crise du 13 mai qui va conduire à la nomination à la présidence du Conseil du général de Gaulle de la part de René Coty on n’est dans aucune de ces configurations, mais on n’en est pas loin non plus… La IVe République, mal née constitutionnellement, a survécu douze ans à trois malformations politiques et institutionnelles « congénitales » : 1) de par le système politique dit de « Troisième force » les deux plus grandes formations politiques des années 1947 – 1952 (le PCF et le RPF) sont quasiment exclues de la vie politique nationale ; 2) la question coloniale (dès 1945 en Indochine mais on pourrait dire aussi d’ailleurs à Madagascar et bien sûr dès les massacres de Sétif le 8 mai 1945, jour de la fin de Seconde guerre mondiale) se pose très vite et c’est à une série de défaites politiques (et militaires) chroniques que le régime va être confronté pendant ses 12 ans de fonctionnement ; 3) l’instabilité politique et gouvernementale permanente confère à la haute fonction publique française les rênes de la gouvernance de l’Etat : elle va d’ailleurs merveilleusement s’acquitter de sa tâche dans une œuvre de reconstruction nationale que les acteurs politiques de la Ve République vont systématiquement minorer. Ces trois déficits politiques et institutionnels cumulés vont aboutir à une déliquescence structurelle qu’une prolongation de l’expérience modernisatrice et réformatrice du mendésisme (18 juin 1954 – fin janvier 1955) aurait peut-être permis d’éviter. Il aura suffi qu’un « simulacre » de tentative de coup d’Etat (opération « Résurrection ») se présente face à ce « grand corps malade » qu’est devenue la IVe République en mai 1958 pour que le régime politique s’écroule, pacifiquement en métropole il faut le rappeler, en moins de trois semaines. Là encore il n’y a rien de commun avec la situation actuelle. Nul, aujourd’hui ne conteste les institutions de la Ve République. Les tenants d’une VIe République ont remballé leur projet au rayon des inventeurs du « concours Lépine constitutionnel ». C’est peut-être là d’ailleurs que réside l’une des clefs du mal-être actuel en France : l’absence de véritable solution alternative « radicale » au sens de « radicalement différente » de ce qui est proposé. Seule la sortie de l’Europe (et donc de la zone euro) peut paraître comme un choix très différent mais du fait de sa spécificité financière et économique il n’apparaît même pas comme un « contre-projet politique global ».

Marine Le Pen dénonce régulièrement le système UMPS mais les thèmes de l'euro, de l'Europe, de la mondialisation semblent fracturer le cœur même des partis. Peut-on encore parler au sein des partis de blocs idéologiquement unis ?

Jean Garrigues : Les deux grands partis de gouvernement sont traversés en interne par une contestation du modèle dominant qui est un modèle "européiste", libéral. Certaines sont des contestations protectionnistes, c'est le cas par exemple d'Arnaud Montebourg au Parti socialiste et dans l'espace de la droite d'un homme comme Nicolas Dupont-Aignant. Ces contestations se rapprochent des positions du Front national sur la conception de l'europeo-centrisme de nos politiques. De la même manière, à gauche du parti socialiste, on peut considérer que le courant qui se reconnait dans la lutte des classes et dans une sorte de priorité à un traitement social de la crise économique, se rapproche du Front de gauche. On peut donc se demander s'il n'y a pas plus de proximité entre le courant que peuvent représenter  Benoît Hamon ou Marie-Noëlle Lienemann et le Front de gauche qu'avec Manuel Valls. Ces tensions se retrouvent à l'UMP entre la droite forte, la droite sociale et la droite républicaine qui se réclame de Jacques Chirac.

Au fond, cela a toujours existé. Les gauches comme les droites ont toujours été plurielles et cela ne les a pas empêchées de former des majorités relativement homogènes. Néanmoins, depuis les années 1980, une nouvelle force modifie la vie politique française depuis, ce sont Les Verts. On voit bien que cela complique l'espace politique de la gauche : les Verts sont aujourd'hui le principal problème d'une éventuelle recomposition de la gauche. L'élection de 2012 a permis de faire passer au second plan les tiraillements ou les tensions existantes au sein des gauches. Mais comme toujours en période de défaite, les tensions réapparaissent. Là, le choix est nécessaire entre les différents courants de la gauche et il est fondamental. Je dirais même que ce choix est déjà tracé, et ce , depuis l'annonce du pacte de responsabilité. Au fond, ce choix est celui d'un certain conformisme européen qui reflète une sorte de conversion aux lois du marché. Le problème est que ce choix n'est pas compris par les Français, il est même refusé par une grande partie des électeurs de gauche puisqu'ils se sont abstenus. Quel que soit le gouvernement issu du remaniement, il sera d'emblée désavoué par une grande partie de l'électorat de la gauche. En lançant ce pacte de responsabilité avant les élections municipales, François Hollande s'est privé d'une marge de manoeuvre qui aurait pu le conduire vers autre chose.

Jean Pétaux : Vous avez raison de pointer les « courants » et les « sensibilités » qui partagent les grandes formations politiques françaises. Cela a toujours existé. Au PS, depuis 1971 et surtout depuis les « Assises du Socialisme » en 1974 et le ralliement au PS de Michel Rocard et de ceux qu’on a alors appelé les « Cathos de gauche », François Mitterrand et les siens ont très vite parlé de « la deuxième gauche » pour stigmatiser ces « convertis » que pour des raisons historiques on ne pouvait nommer « Néo-socialistes ». À l’UMP,  fondée en 2004 par Alain Juppé, la réunification d’une partie des « droites »  (RPR d’un côté et UDF de l’autre) a aussi fondu deux visions très différentes de la construction européenne. On se souvient d’ailleurs en octobre 1992, pour le Traité de Maastricht, comment Jacques Chirac qui a appelé à voter « oui » et Philippe Seguin (qui pourtant allait soutenir Chirac dans le duel interne au sein du RPR  contre Balladur, en 1994-95) se sont opposés, Seguin étant un des chantres (talentueux) du « non » au Traité fondant l’Union européenne. Donc ces clivages ont toujours existé. Le 23 avril 1972, Georges Pompidou, fin tacticien, pour fractionner dans l’œuf la toute nouvelle « Union de la Gauche » rassemblant le PCF, le PS et le MRG (par ordre de puissance alors) organise un référendum sur l’adhésion du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark à la CEE. Cela ne s’est jamais reproduit depuis d’ailleurs en France. Le président Pompidou espère alors enfoncer un coin entre les positions diamétralement opposées du PS mitterrandien « europhile » et le PCF de Marchais très hostile à « l’Europe des marchés ». L’affaire va faire long feu mais la question européenne a été instrumentalisée à des fins purement politiques nationales. C’est classique, cela se reproduira plusieurs fois. En fait, même lors du clivage interne au PS lors du référendum sur le TCE le 29 mai 2005 lorsque Laurent Fabius, pour de strictes considérations tactiques dans la compétition interne pour la désignation du candidat à la présidentielle de 2007, appellera à voter « non », cette « fracture » ne laissera pas de traces durables. J’aurais tendance à dire que ces clivages au sein du PS et de l’UMP, pour réels qu’ils soient, sont aussi des « postures », des marqueurs symboliques qui permettent de se différencier de tel ou tel concurrent interne. Les acteurs politiques s’emparent de sujets inscrits à l’agenda et constituent en quelque sorte une « pelote », un petit « fond de commerce » qui les place sous la lumière des projecteurs le temps de pousser leur ritournelle… Arnaud Montebourg, chantre de la démondialisation pendant la campagne des « primaires citoyennes » de l’automne 2013 est certes le champion du « made in France » depuis qu’il est au gouvernement, mais que pèse le port de la marinière face aux prises de position françaises dans l’accord de libre-échange qui se négocie en ce moment entre l’UE et les USA ? J’aurais donc tendance à répondre à votre question sur l’unité (ou l’absence d’unité) idéologique des partis politiques par la proposition suivante : « le ciment des partis politiques aujourd’hui en France c’est l’ambition partagée d’une victoire à l’élection présidentielle à venir, seule véritable clef de voute de la vie politique française et pas autre chose, surtout pas l’idéologie ». À moins que ce ne soit « l’idéologie de la gagne », celle qui fait croire, pour paraphraser Louis Althusser, qu’elle n’est justement pas une idéologie alors qu’elle en est la forme la plus rusée.

Émoi suscité par la promulgation de la loi pour le mariage pour tous, incapacité du gouvernement à apporter des réponses en particulier au problème du chômage, classe politiques décrédibilisée par les "affaires" etc. Le contexte actuel est-il comparable à celui de 1956 ? Où s'arrête la comparaison entre la situation de la 4e et celle que nous traversons actuellement ?

Jean Garrigues : Non, le contexte actuel n'est pas comparable, car en 1958, il n'y avait pas de crise mondiale. Au contraire, le pays connaissait une période de croissance et la prospérité est le principal élément de la confiance. La sortie de crise de la IVe République se fait autour d'un homme providentiel, la figure du général De Gaulle. Mais la figure de Nicolas Sarkozy ne pourra pas remplir cette fonction. Par ailleurs, la solution à la crise de 1958 était franco-française. Le général De Gaulle en résolvant la question algérienne et en transformant les institutions, trouve une issue à la crise de la IVe République. Aujourdhui, la sortie de crise dépend de facteurs qui sont essentiellement européens, voire internationaux. La France n'a pas les cartes en main pour sortir le pays de la crise. Nous sommes dans une situation beaucoup plus problématique. S'il y a des solutions franco-française sur le modèle de ce fait Matteo Renzi en Italie, elles demandent précisément une rupture claire entre celui qui détient le pouvoir, François Hollande en l'occurrence, et sa famille politique.

Jean Décaux : Je me méfie toujours des rapprochements entre des situations présentes et des événements survenus dans un passé plus ou moins proche. J’ai déjà dit, plus haut, combien la période de 1956-1958 ne me semblait pas du tout comparable à celle d’aujourd’hui. Dans le même ordre d’idées, la comparaison qui a pu être faite lors des manifestations contre « le mariage pour tous », avec le climat pré-insurrectionnel de février 1934 confinait réellement au ridicule. Il est toujours tentant de se « repasser » le film des événements passés. D’une part on joue à se faire peur, d’autre part on pense trouver les remèdes aux problèmes dans la manière avec lesquelles les crises antérieures ont été résolues. Mais dans la réalité les choses ne se déroulent pas ainsi. Ce serait trop simple (ou bien alors trop tragique…). Qu’il y ait des situations analogiques c’est possible mais cela ne veut pas dire qu’elles sont identiques. L’émoi suscité par la loi pour le « mariage pour tous » n’a concerné qu’une toute petite partie des électeurs, ceux qui se sont mobilisés. J’aurais tendance à dire que les conséquences du débat sur les « rythmes scolaires » ont eu bien plus d’effets dans la structuration du rapport « droite-gauche », surtout dans un pays où l’école primaire est plus considérée comme une garderie fonctionnant pendant le temps de travail des deux parents (en France 8 femmes sur 10 travaillent,  en Allemagne 4 sur 10). Sans parler de l’augmentation des impôts qui a touché un nombre croissant de contribuables salariés, « ficelés » à leurs revenus déclarés et donc immédiatement « tondables »… Alors cela peut paraître très matérialiste comme ressort comportemental et peu « raccord » avec une société française qui adorerait se fracasser sur des débats « éthiques », « philosophiques » et « politiques ».

S’il y a une comparaison avec 1956 c’est peut-être celle-ci : les Français d’alors voulaient goûter aux fruits de la croissance toute neuve, s’équiper en électro-ménager, ramener leur « DS Citroën » du Salon de l’Auto (plus prosaïquement d’ailleurs leur « 2 CV »…), ils n’en avaient pas grand-chose à faire de la survie de l’Empire français, étaient vraiment peu désireux d’envoyer leurs fils, au titre du « contingent » servir en Algérie et ont, tout simplement, été très vite reconnaissant au général de Gaulle, à partir de 1960, de les « débarrasser » de ce « lourd fardeau ». « La Corrèze avant le Zambèze » disait déjà le journaliste de Paris-Match, Raymond Cartier, justement en 1956, plaidant ainsi pour un retour aux priorités françaises en France. Peut-être qu’à ce titre il y aurait une analogie avec la situation actuelle : l’aspiration à une satisfaction des intérêts individuels contre les grands projets collectifs et les grandes ambitions à horizons lointains, considérées comme vaines…

Traversons-nous actuellement une crise de régime ? Peut-on aujourd'hui tirer des leçons de la manière dont nous sommes sortis de cette crise en 1958 ? Quelles sont les alternatives ?

Jean Garrigues : La crise de régime est une crise de dysfonctionnement de la Ve république. On peut considérer qu'il y a une crise de régime dans le sens où la présidentialisation ne suffit plus. La structure voulue par le général De Gaulle, avec un président de la République investi de larges pouvoir avec une majorité de gouvernement à l'Assemblée, ne suffit pas à trouver les clés d'une crise morale, sociale et collective qui se pose à la classe politique dans son ensemble. Cela peut aussi susciter une réflexion de transformation de notre espace politique, de transformation institutionnelle. Nous sommes dans une impasse de la présidentialisation. On peut faire le constat que dans trois grands pays voisins qui vivent sur des systèmes parlementaires, les solutions qui sont apportées semblent mieux fonctionner qu'en France.

Jean Décaux : Il n’y a pas de crise de régime aujourd’hui, dans la France de mars 2014. Il y a sans doute une évolution très profonde dans le rapport à la décision politique et à l’art de gouverner (aussi bien à l’égard des élus locaux que des parlementaires ou du président de la République) et/ou dans la relation aux institutions (dans tous les sens et la complexité du terme). La sortie de la crise en 1958 a été constitutionnelle, parce que la crise était de nature institutionnelle et politique  et, j’ose dire, « conjoncturelle ». De nos jours la crise est sans doute plus profonde et grave parce qu’elle à la fois structurelle et généralisée : sociale, économique, financière, technologique, environnementale, culturelle, sanitaire, etc. Cette énumération n’est pas ordonnée par importance puisque tout est important ici et que tout « fait système » et dans le temps et dans l’espace. C’est en ce sens qu’un projet alternatif n’a pas encore émergé, et que, sans reprendre le fameux « TINA » « There is no alternative » attribué à Margaret Thatcher, on peut, sans trop de risque d’être démenti considérer que ce qui prévaut aujourd’hui c’est plutôt « TINARN » : « There is no alternative, right now » que l’on pourrait traduire ainsi : « Il n’y a pas d’autre choix, pour le moment »… 

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