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Le risque mortel au travail dont personne ne parle (encore)

Le risque mortel au travail dont personne ne parle (encore) | Think outside the Box | Scoop.it
On savait bien que rester avachi toute la journée devant la télé n'était pas bon pour la forme, mais des études récentes montrent que la posture assise prolongée engendre de graves conséquences pour la santé. Dans certains pays, comme l'Allemagne ou les États-Unis, les entreprises commencent à se soucier de leurs salariés assis.

En effet, leur responsabilité pourrait être engagée. Imposer aux employés une posture aux dangers de plus en plus avérés risque de les mener un jour devant les tribunaux pour des demandes en réparation. Heureusement, des solutions faciles à mettre en œuvre commencent à apparaître

Trio mortel: diabète, cancer, maladies cardiaques...

Les occasions de rester assis ne manquent pas, TV, ordinateur et tablettes étant les plus fréquemment cités. Entre la maison et le travail, nous passons en moyenne entre 50 et 70% de notre temps assis. Or cette sédentarité a des effets néfastes: une étude menée auprès de 800.000 personnes a conclu que ceux qui restaient le plus souvent assis multipliaient par 2 le risque de diabète, par 2½ les maladies cardio-vasculaires, et augmentaient de moitié leur risque de mourir prématurément. Encore plus troublant, ces chiffres restent inchangés même pour ceux qui pratiquent une activité physique régulière ! Une autre étude montre un accroissement du risque de cancer pouvant atteindre +30% chez les femmes.

Faire du sport ne compense pas les méfaits de la position assise...

Il reste bien entendu souhaitable de faire de l'exercice mais cela ne suffit pas à contrebalancer les effets d'une posture assise prolongée. Il faut interrompre régulièrement la position assise. Il semble en effet que la cause de ces désordres physiologiques soient liés à l'absence de contraction musculaire : la moindre consommation énergétique des muscles entraînerait une accumulation des sucres dans le sang, d'où le risque accru de risque diabétique

(...).

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The sooner we change our paradigm and our lives will be better
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Think Outside The Box

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Barrage de Sivens. Après le drame, la réflexion [commentaire]

Barrage de Sivens. Après le drame, la réflexion [commentaire] | Think outside the Box | Scoop.it

La nouvelle ZAD du barrage de Sivens

 


En démocratie, on ne peut pas réduire à un accident la mort d'une personne venue contester une décision, dire ses convictions, quoi qu'on en pense.

On ne peut pas, au-delà des responsabilités précises qu'établiront les enquêtes, au-delà de l'instrumentalisation incendiaire qui en est faite, ne pas réfléchir calmement à ce qui conduit au drame.

Nous vivons dans un État de droit, par opposition à un État autoritaire, ou à la loi de la jungle. Cela signifie que chacun a des droits et des devoirs. Et que les pouvoirs publics s'exercent dans le cadre de règles juridiques précises. Autrement dit, le citoyen peut s'exprimer, voter, manifester. L'État, lui, doit protéger les personnes et les biens, faire respecter l'ordre et la décision prise dans la légalité.

Double contestation

Qu'il s'agisse de la « Ferme des mille vaches », dans la Somme, du barrage de Sivens, dans le Tarn, ou de la réorganisation du trafic aérien autour de Notre-Dame-des-Landes, la question se pose dans les mêmes termes : comment conjuguer liberté individuelle et intérêt collectif ? Ces trois abcès ont en commun de s'être nourris de la double contestation d'un risque environnemental et d'un modèle économique.

L'optimisation du coût du maïs, du lait ou du transport est une forme de réponse à une donne internationale, d'adaptation à une concurrence de plus en plus féroce. On peut rejeter ces réponses libérales à une économie dans laquelle chacun est en compétition avec tous. Mais on ne peut pas contester l'exacerbation des contraintes qui conduisent au gigantisme. Question : comment se développer localement en s'excluant des grands flux mondiaux ?

Chose votée aussitôt contestée

Chacun de ces projets a pour particularité d'avoir été annoncé, débattu, voté et financé. Parfois même depuis des années. Voire des décennies. Parfois par l'alliance d'élus de différentes sensibilités. En tout cas par des majorités, souvent reconduites d'élection en élection.

Il y a quelque chose de troublant à constater que la chose votée est aussitôt contestée par des oppositions parfois significatives, parfois venues de loin pour faire nombre, parfois très minoritaires et violentes.

Les arguments des opposants doivent être pris au sérieux. Doivent être intégrés en amont aux études d'impact. Mais ils ne peuvent pas l'être au terme d'années de procédures. Sinon, ils prolongent indéfiniment les délais, font peur à des dirigeants qui n'osent plus assumer, ouvrent des espaces politiques et médiatiques à la contestation et offrent un terrain propice à l'enchaînement violence/répression.

Mort d'une absence de réponse

Alors que la réforme territoriale prétend déléguer plus de responsabilités aux collectivités, ce constat interroge sur la capacité d'une métropole ou d'une Région à porter les projets qu'elle pense bons pour son avenir. Il interroge aussi sur ce qu'il reste d'autorité, dans le bon sens du terme, aux représentants du peuple.

Question : dans quelles instances, par quelles procédures peut-on arbitrer entre des intérêts, économiques et écologiques, locaux et généraux, individuels et collectifs, aussi légitimes les uns que les autres ?

Rémi est mort d'une absence de réponse à ces questions. Aucune violence ne le ressusciterait, ni ne restaurerait ce qui devrait rester la noblesse de la politique.

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Les proches de Rémi Fraisse témoignent : « Il n'a pas mesuré ce qui l'attendait »

Les proches de Rémi Fraisse témoignent : « Il n'a pas mesuré ce qui l'attendait » | Think outside the Box | Scoop.it
- Les proches et amis de Rémi, là où nous les avons rencontrés -
 


Ils n’ont voulu parler qu’à Reporterre et ne s’exprimeront plus dans les médias. Anna, l’amie de Rémi Fraisse, sa soeur Chloé, et des amis proches racontent dans ce texte qui était celui qu’ils aimaient, et ce qui s’est passé le soir du 25 octobre

Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne), reportage

Trois jours après le drame du Testet, les proches de Rémi Fraisse ont demandé à Reporterre de transmettre ce qu’ils avaient à dire sur la mort de Rémi. Ce témoignage de son amie Anna, de sa soeur, et d’autres amis, a été publié avec leur accord plein et entier.

Dans ce texte, ils reviennent sur la personnalité du jeune homme, le déroulé des évènements du 25 octobre où il se trouvait avec son amie, et les conséquences de cette nuit funeste.

Comme ils le précisent, cet entretien sera pour eux l’unique qu’ils accepteront de livrer sur l’affaire.



« Un type bienveillant, pacifiste et un peu grande gueule »

Nous connaissions Rémi depuis le collège. C’était vraiment quelqu’un de gentil et de doux. Il était très tolérant, sincère, honnête, mais un peu grande gueule. C’est clair qu’il n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait, et il n’était pas du genre à se laisser embarquer sans raison par n’importe qui. Un type bienveillant, très apaisant. Il était extrêmement sociable et parvenait sans peine à se faire de nombreux amis où qu’il allait.

Rémi n’avait aucune implication dans des mouvements politiques organisés, sinon ses activités de botaniste dans l’association France Nature Environnement. Il participait à la protection de la nature dans la région toulousaine. Après un BTS en gestion et protection de l’environnement, il travaillait durement comme intérimaire et avait plein de projets : un voyage en Amérique du Sud, la reprise d’une école mais surtout l’achat d’un terrain. Il souhaitait monter une exploitation de plantes médicinales, se renseignait auprès de professionnels. Il avait trouvé sa voie.

Rémi aimait la musique, jouait avec nous de la guitare, du blues, appréciait beaucoup le reggae. Il avait un jour récupéré un bout de bois mort et creusé lui-même un didgeridoo. Il aimait beaucoup faire des choses de ses mains, par lui-même.


- Renoncule à feuille d’ophioglosse : Rémi participait au groupe de protection de cette plante -

« Il est venu à Sivens presque par hasard »

Rémi est venu à Sivens le samedi 25 octobre presque par hasard. Ce n’était pas un militant, encore moins un activiste. Mais il s’intéressait à la protection de l’environnement, se sentait concerné par ce combat. Comme il connaissait d’autres personnes qui y allaient, il a voulu s’y rendre aussi pour afficher un soutien pacifique.

Je suis arrivé avec lui vers 16 heures sur place [c’est Anna qui parle], on voyait déjà au loin la fumée, l’hélicoptère, on ne s’attendait pas du tout à ça. Mais des personnes nous ont rassuré en nous disant que tous ces événements se déroulaient de l’autre côté de la zone, à deux kilomètres. L’ambiance était étrange entre la fête joyeuse, les animations et discussions près des chapiteaux et de l’autre côté au loin les affrontements, les gaz lacrymogènes qui montaient dans le ciel et les bruits d’explosion.

Nous sommes restés du côté du chapiteau, Rémi a rencontré plein de gens, chantait des chansons, les messages inscrits un peu partout nous faisaient rire, il y avait un bon esprit. C’est là dedans que nous voyions notre place. Nous sommes restés à proximité toute la soirée, à faire la fête.

Vers deux heures moins le quart, dans la nuit, des amis sont allés plus loin voir ce qui se passait. À leurs dires, ça avait l’air impressionnant, on entendait encore les explosions fortes. Rémi a voulu y aller. Le temps de faire le trajet, nous sommes arrivés sur les lieux des affrontements. Les flics tiraient en rafale. Le spectacle était très violent, l’ambiance très particulière, nous n’avions jamais vécu ça. Face à une telle scène d’incompréhension et d’injustice, Rémi ne pouvait que réagir d’une manière ou d’une autre. Il avait un peu bu dans la soirée, mais n’était pas ivre, il avait juste une bouteille de vin et des gâteaux apéritifs dans son sac à dos.

Je l’ai vu partir d’un coup en criant « Allez, faut y aller ! » Il a commencé à courir devant. Il n’avait rien pour se protéger, il n’a pas mesuré ce qui l’attendait. Les flics ont tiré en rafale, je me suis écarté pour me mettre à l’abri. Quand je me suis retournée, Rémi n’était plus là.

Ensuite, les gendarmes ont fait une sortie. On a commencé à le chercher, en allant même tout devant, sans succès. Je ne sais pas combien de temps ça a duré. J’ai crié son nom dans le champ mais il ne répondait pas. J’ai passé la nuit dehors à le chercher puis à retrouver sa voiture. C’était un cauchemar. Pendant toute cette phase, j’ai perdu mon portable, un objet précieux car il contient nos dernières photos ensemble.

J’ai dormi quelques heures et dès le lever du soleil, j’ai recommencé à le chercher sur la zone des combats. Il n’y avait plus personne sur les lieux. J’ai juste rencontré une fille qui m’a accompagnée jusqu’à l’infirmerie où il n’était pas non plus. Peu après, quelqu’un a crié « Rémi Fraisse ! », il avait retrouvé son portefeuille, perdu en début de soirée. En retrouvant les amis à la voiture, j’ai découvert qu’ils ne savaient pas non plus où il était.

À 10 heures, j’ai donné son signalement au point d’accueil. Ca a beaucoup trainé. Je suis finalement tombé sur un de ses amis qui venait d’appeler les organisateurs. Ce sont eux qui m’ont appris que son corps avait été retrouvé inerte dans la nuit par les gendarmes. J’avais cru qu’il avait été embarqué. Je n’aurais jamais pu imaginer qu’il arriverait un tel évènement.

« Nous ne souhaitons pas que sa mort soit instrumentalisée »

Tout a été beaucoup trop vite depuis sa mort. La famille a été contactée par téléphone pour l’identification. Elle n’a fait qu’une description verbale et avons transmis une photo d’identité qui a confirmé qu’il s’agissait bien de lui. Nous n’avons eu aucun droit en amont, on nous a dit d’attendre l’expertise légale. À ce jour, aucun proche n’a pu avoir accès au corps. Nous avons appris le résultat de l’autopsie par les médias. C’est notamment ce manque d’information qui nous a décidé à porter deux plaintes, pour « homicide volontaire » et pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », pour avoir accès au dossier.

Rémi était quelqu’un de foncièrement pacifiste. L’après-midi avant sa mort, il avait une nouvelle fois défendu cette attitude non violente dans une discussion avec des occupants de la zone.

Rémi est très vite devenu un instrument médiatique et politique. C’est à la fois désolant et révélateur d’une société qui à bien des égards marche sur la tête. Nous ne demandons pas l’arrêt du projet en son nom, mais il va de soi que ce barrage ne doit pas être construit. Il n’y a pas besoin d’être politisé pour se rendre compte qu’à Sivens se déroule une mobilisation citoyenne légitime, et la violence que certains utilisent là-bas beaucoup moins.

Nous témoignons ici afin qu’un tel drame ne se reproduise pas. Avec ce texte, nous voulons poser les choses une fois pour toute et pouvoir ensuite gérer ça entre nous aussi sereinement que possible.

Nous n’accepterons plus après la publication de cet article aucune sollicitation de la part d’aucun média. Que ceux-ci cessent le harcèlement autour de la famille et des proches, que toute la lumière soit faite sur les causes exactes de sa mort pour que nous puissions faire notre deuil en paix.

Propos recueillis par Grégoire Souchay

NDLR : nous remercions sincèrement les personnes interrogées pour leur confiance et saluons celles et ceux qui ont permis de rendre cet entretien possible.

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Plus de 120 érudits musulmans accusent l'État islamique d'avoir sali l'Islam

Plus de 120 érudits musulmans accusent l'État islamique d'avoir sali l'Islam | Think outside the Box | Scoop.it

Grafiti qui signifie «mort à l'Etat islamique» écrit sur un mur de Jurf al-Sakhr (au sud-est de Bagdad), récemment repris aux jihadistes.

 



Dans une lettre ouverte de 22 pages appuyée sur de nombreux passages du Coran, les signataires condamnent les meurtres, tortures et exactions commises par les djihadistes au nom de l'Islam.

 

L'initiative est inédite. Plus de 120 musulmans sunnites du monde entier ont adressé une lettre ouverte à Ibrahim Awwad Al-Badri, alias «Abu Bakr Al-Baghdadi», le chef autoproclamé des djihadistes de l'Etat islamique. Dans ce texte d'une vingtaine de pages rédigé en arabe et traduit notamment en anglais, ils condamnent l'ensemble des crimes commis par les djihadistes du groupe État islamique. Tous les signataires sont sunnites, comme les terroristes de Daech, et ils viennent de nombreux pays tels que l'Egypte, la Jordanie, le Liban, l'Irak, le Pakistan, l'Indonésie, le Soudan, l'Arabie saoudite ou encore de pays européens. En 24 points, ils accusent le groupe Etat islamique d'avoir sali l'Islam par ses crimes commis en son nom. «Vous avez fourni d'abondantes munitions à tous ceux qui veulent qualifier l'Islam de barbare par la mise en ligne de vos actes barbares soi-disant perpétrés pour le bien de l'Islam. Vous avez donné au monde un bâton pour battre l'Islam alors qu'en réalité, l'Islam est complètement innocente de ces actes, et les prohibe», écrivent-ils.

 

«Ce que vous avez fait est incontestablement interdit»

Les signataires n'ont pas de mots assez durs pour qualifier les exactions commises par les terroristes contre les non-sunnites, particulièrement les yazidis et les chrétiens. «Concernant les chrétiens arabes, vous leur avez donné trois choix: la jizah (impôts réservés aux non-musulmans), l'épée ou la conversion à l'Islam. Vous

«Vous avez peint leurs maisons en rouge, détruit leurs églises, pillé leurs maisons et leurs biens. »

avez peint leurs maisons en rouge, détruit leurs églises, et dans certains cas, pillés leurs maisons et leurs biens. Vous avez tué certain d'entre eux, et poussé de nombreux autres à à fuir leurs maisons avec rien d'autre que leurs vies et les vêtements qu'ils avaient sur le dos.» Or, le jihad ne s'applique pas aux chrétiens d'un point de vue légal, écrivent-ils, en vertu d'un accord vieux de 1400 ans. «En résumé, ils ne sont pas des étrangers sur ces terres, au contraire, ils sont les natifs de ces terres depuis les temps pré-islamiques. Ils ne sont pas des ennemis, mais des amis.» Concernant les yazidis, les signataires estiment que «sans l'intervention américaine et kurde, des dizaines de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards auraient été tués». Ils concluent par une citation du prophète, enjoignant de les traiter «comme on traite les Gens du Livre», c'est-à-dire les chrétiens et les juifs.

«Toutes les religions interdisent le meurtre des émissaires. Or, les journalistes sont des émissaires de la vérité.»

Le traitement des enfants enrôlés dans les brigades de combats, ainsi que la pratique de l'esclavage sont condamnés sans équivoques par le texte. Les dernières exécutions de journalistes et humanitaires occidentaux sont également réprouvées. Les auteurs rappellent que «toutes les religions interdisent le meurtre des émissaires. «Les journalistes -s'ils sont honnêtes et ne sont bien évidemment pas des espions- sont des émissaires de la vérité, parce que leur travail consiste à exposer la vérité aux gens. Vous avez impitoyablement tué les journalistes James Foley et Steven Sotloff, quand bien même la mère de Sotloff avait plaidé pour votre cause, et imploré votre pitié.» Les travailleurs humanitaires sont également considérés comme des émissaires de «miséricorde et de gentillesse», poursuivent-ils. «Et pourtant, vous avez tué l'humanitaire David Haines», rappellent-ils, avant de conclure: «Ce que vous avez fait est incontestablement interdit («haraam»).

Le texte explique également que l'Islam interdit d'émettre des fatwas «sans toutes les connaissances nécessaires exigées.» «il est également interdit de citer une portion ou un verset du Coran -ou une partie d'un verset- pour en tirer une règle sans regarder tout ce que le Coran et l'Hadîth [traditions tirés des paroles de Mahomet, NDLR] enseignent sur la question. Il faut également une maîtrise parfaite de l'arabe, langue de l'Islam. «Cela signifie maîtriser la grammaire arabe, la syntaxe, la morphologie, la rhétorique, la poésie, l'étymologie et l'exégèse du Coran», détaille le texte. Les signataires dénoncent ainsi l'interprétation extrêmement simpliste des textes religieux faite par les terroristes de Daech. Ils visent nommément les propos d'Abu al-Baraa' al-Hindi sur le jihad. Dans une vidéo postée en juillet dernier, il conseillait une lecture littérale du Coran sur la guerre sainte, sans s'embarrasser des interprétations des érudits. Les auteurs de la lettre martèlent donc qu'il interdit de «constamment parler de ‘simplifier les choses'. [...] Il n'est pas non plus permis de dire: ‘L'Islam est simple, le prophète et ses nobles compagnons étaient simples, alors pourquoi compliquer l'Islam?'».

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Sivens : "Et dire que quelqu'un est mort pour ce barrage à la con"

Sivens : "Et dire que quelqu'un est mort pour ce barrage à la con" | Think outside the Box | Scoop.it
Deux jours après la mort de Rémi Fraisse lors d'affrontements avec les CRS, les opposants au barrage de Sivens campent toujours sur le site de ce projet contesté. Reportage.

 


 

Une nuit noire, l'odeur des feux de bois, les étoiles. Quelques jours après la mort de Rémi Fraisse lors d'affrontements avec la police, la zone du Testet (Tarn) a retrouvé de son calme, lundi 27 octobre au soir. Un peu. Quelque part vers l'entrée du site, une dizaine d'opposants au projet du barrage de Sivens finissent d'avaler des pommes de terre et du miel, la rage au ventre. "Et dire que quelqu'un est mort pour ce barrage de Sivens à la con", se désole l'un d'entre eux. Un autre n'en revient toujours pas : "Aujourd'hui, la République se permet de tuer des jeunes, dit-il. Moi, ça me fait penser au Chili de Pinochet." 

"J'ai presque un sentiment de culpabilité"

"Nous sommes sous le choc, ça aurait pu être n'importe lequel d'entre nous", explique un opposant, installé depuis trois mois sur les lieux. Comme de nombreux jeunes de la région, Rémi était venu assister à un grand rassemblement de soutien organisé ce week-end, avec des concerts au programme. Au micro de France 3, son père a précisé que son fils était "engagé dans l'environnement et déterminé". Mais Rémi Fraisse ne faisait pas partie des occupants historiques de la ZAD ("zone à défendre"). "Peu de nous l'ont déjà vu", confirme un opposant, autour du feu. "J'ai presque un sentiment de culpabilité", explique un autre. "Ce n'est pas comme nous, lui c'était la première fois qu'il venait."  

"Il y avait Malik Oussekine [victime d'une bavure policière en 1986], maintenant il y a Rémi", résumait plus tôt le participant d'un rassemblement à Albi, des fleurs à la main et le visage masqué. Mais tous les opposants ne sont pas d'accord pour ériger le jeune homme en martyr. "Quelque part, on espère que sa mort sera utile, mais vraiment, on aurait préféré éviter d'en arriver là", lâche Mathieu*, tandis qu'un talkie-walkie grésille quelques mots incompréhensibles. "Aujourd'hui, sa famille a passé deux heures sur les lieux du drame, assise, les yeux dans le vide. Sans comprendre. Nous non plus d'ailleurs, nous n'avons toujours pas réalisé."

Les opposants convaincus de la culpabilité policière

Rémi Fraisse a été tué par une explosion dont on ignore l'origine, selon les conclusions de l'autopsie présentées par le procureur. La plaie la plus importante est située en haut du dos. Son origine n'a pas été déterminée mais les opposants sont convaincus qu'une grenade assourdissante de la police, lancée en cloche et vraisemblablement tombée dans sa capuche, est en cause. Julien, un bonnet sur la tête, fouille la tente et revient avec le "cadavre" d'un de ces engins, en plastique gris, utilisés par les forces de l'ordre pour se défendre. "Il s'en tire des centaines. Le souci, c'est qu'on les voit partir, mais qu'on ne sait pas où elles tombent. Et elles n'explosent jamais au même moment."

Et si l'engin explosif n'avait pas été lancé par la police mais par les manifestants ? L'un d'eux reconnaît que "nos armes, ce sont bien les cocktails Molotov". Mais si un tel engin a percuté Rémi Fraisse, pourquoi personne n'a vu le corps du jeune s'embraser dans la nuit ? Les opposants rappellent ensuite qu'une distance respectable sépare les opposants des CRS, compte tenu des engins utilisés de part et d'autre. Alors que les grenades assourdissantes doivent être tirées selon une inclinaison de 30 à 45 degrés, comme il est écrit dessus, des traces de sang ont été trouvées tout près de la ligne des CRS. A-t-il été traîné jusqu'ici ? Ou une grenade a-t-elle directement frappé le jeune homme à faible distance ? Le procureur a annoncé des analyses complémentaires afin d'éclairer ces questions. Pour le moment, rien n'écarte encore la piste d'un projectile des occupants de la ZAD.

Des rangs qui grossissent et des risques de dérives

La médiatisation du drame pourrait grossir les rangs des "zadistes", bien que l'hiver s'annonce. "Je voulais venir depuis longtemps, mais ce qui s'est passé m'a mis un coup de pied au cul", explique une jeune fille blonde, la larme à l'œil, arrivée la veille sur le site. "Des appels internationaux ont été lancés", glisse Julien. "J'ai quand même peur que ça devienne un défouloir pour certains, loin de la lutte initiale contre le barrage." Sous-entendu : que cela chauffe encore davantage dans les prochains mois. Tous les "zadistes" ne s'entendent pas sur le recours à la violence, mais certains ont pris goût aux joutes avec les forces de l'ordre. Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs manifestations ont d'ailleurs dégénérées.

"Je réclame la justice, la vérité et la morale", reprend un autre. "Tant que tu dis que c'est dangereux mais qu'il n'y a pas de mort, personne ne te croit." Et même si le barrage de Sivens fait aujourd'hui la une de l'actualité, aucun des occupants de la ZAD présents ne se risque à prédire l'issue du bras de fer. En attendant, ils commentent les informations à leur manière. "Quoi ? Attends, je le dis aux potes", s'écrit l'un d'eux, fourré dans sa tente. "Aujourd'hui, Christophe de Margerie a été enterré avec les honneurs nationaux ! Y avait Manuel Valls, François Hollande... Il a même eu la légion d'honneur à titre posthume !" Le petit groupe rit jaune. "Rémi, lui, il aurait dû l'avoir."

(*) Les prénoms ont été modifiés

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Echauffourées à Gaillac après la mort d'un manifestant

Echauffourées à Gaillac après la mort d'un manifestant | Think outside the Box | Scoop.it
Des violences ont éclaté dimanche soir à Gaillac, où des manifestants s'étaient rassemblés en mémoire de Rémi, un jeune manifestant dont le corps à été retrouvé sur le site du barrage contesté de Sivens.
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Testet : le rapport d'experts confirme les arguments des opposants au barrage

Testet : le rapport d'experts confirme les arguments des opposants au barrage | Think outside the Box | Scoop.it

Le rapport d’experts sur le barrage de Sivens constate la surestimation des besoins, la médiocrité de l’étude environnementale, la faiblesse du montage financier. Ce que disent, depuis des années, les opposants au barrage.

La préfecture du Tarn a publié ce matin tôt le rapport d’experts commandé par la ministre de l’Ecologie à des experts. Il analyse le projet de barrage de Sivens. Le voici en téléchargement :

Télécharger le rapport ici :

Rédigé par deux ingénieurs généraux des ponts, des eaux et des forêts, Nicolas Forray et Pierre Rathouis, il confirme très largement les arguments posés de longue date par les opposants :

"L’estimation des besoins a été établie sur des données anciennes et forfaitaires (...)

 "La mission conclut à une surestimation des besoins de substitution de l’ordre de 35 % (...)

 "Le contenu de l’étude d’impact est considéré comme très moyen (...)

 « Il existe un véritable problème de compatibilité entre le projet, tel qu’il est actuellement présenté, les règles d’intervention du FEADER, et les règles applicables en matière d’aides publiques (...). »

Le rapport assure cependant qu’il faut poursuivre le chantier, quitte à affecter le barrage à d’autres usages et selon une autre gestion. Une conclusion que rejette nettement les opposants pour qui les altenatives doivent être étudiées, et que tant que le béton n’a pas été coulé, la nature peut reprendre sa place sur le terrain.

 

Source : Camille Martin pour Reporterre.

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Un mort sur la ZAD du Testet // Appel à rassemblement

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Tarn: Le corps d'un homme découvert sur le site d’un barrage contesté

Tarn: Le corps d'un homme découvert sur le site d’un barrage contesté | Think outside the Box | Scoop.it
Des échauffourées ont eu lieu samedi après une mobilisation contre le projet de barrafe de Sivens…


Le corps d'un homme a été découvert dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), où des échauffourées avaient eu lieu en marge d'une mobilisation d'opposants, a annoncé dimanche la préfecture du Tarn à Albi. «Cette nuit, vers 2 heures du matin, le corps d'un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n'ont pu que constater le décès de la victime», a annoncé la préfecture dans un communiqué. «Une enquête a été ouverte sous l'autorité du procureur d'Albi afin de déterminer les causes du décès et l'identité de la victime», ajoute le texte qui ne donne aucun autre élément.

La préfecture s'est refusée à plus ample commentaire tandis que le procureur de la République à Albi était injoignable. Interrogé par l'AFP, le lieutenant-colonel Sylvain Renier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, a dit ne pas être au courant d'un décès.  Le responsable, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a indiqué que le calme était revenu «vers 21h». Il a précisé que sept membres des forces de l'ordre avaient été blessés mais que les pompiers ne lui avaient fait état dans la soirée d'aucun blessé dans le camp adverse.

Des «anarchistes encagoulés»

Selon le lieutenant-colonel, «100 à 150 anarchistes encagoulés et tout de noir vêtus ont jeté des engins incendiaires» et autres projectiles aux forces de l'ordre encadrant une mobilisation de «2.000» opposants qui, elle, est restée pacifique, selon lui. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, de grenades assourdissantes et de flash-balls, a-t-il ajouté. Il a précisé que des négociations avaient été entamées, en vain, entre un représentant pacifique des opposants à la construction du barrage de Sivens et un des assaillants qui avait alors dit qu'ils se réclamaient de «l'anarchisme».

Le projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée est porté par le conseil général du Tarn. Ses partisans assurent qu'il est indispensable pour irriguer les terres agricoles alentour et qu'une autre zone humide sera recréée. Depuis les travaux de déboisement le 1er septembre, des échauffourées et des rassemblements ont régulièrement lieu. Les opposants dénoncent un projet coûteux qui, selon eux, ne servira qu'à irriguer les terres d'un petit nombre d'exploitants pratiquant une agriculture intensive. 

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Aveugle, il revoit pour la première fois en 30 ans grâce à un « œil bionique »

Aveugle, il revoit pour la première fois en 30 ans grâce à un « œil bionique » | Think outside the Box | Scoop.it

Et c'est alors que Larry Hester, 66 ans, aperçoit sa femme Jerry... qu'il n'avait pas vue depuis le début des années 80. Un miracle ? Non, un "œil bionique" qui lui a été implanté par une équipe de l'université américaine de Duke, en Caroline du Nord. L'une des quinze à réaliser ce genre d'opérations aux Etats-Unis.

Atteint d'une rétinite pigmentaire, une maladie dégénérative de la rétine, le sexagénaire s'était progressivement retrouvé plongé dans le noir à l'âge de 33 ans. A cette époque, la pathologie était mal identifiée et peu comprise. Et il n'y avait aucun traitement, rappellent les médecins de Duke.

L'"œil bionique" – système de prothèse rétinienne Argus II, de son vrai nom – repose sur les données vidéo d'une caméra, traduites en impulsions électriques, lesquelles sont envoyées au nerf optique via un stimulateur électronique implanté dans l'œil, créant alors une perception de motifs lumineux, afin que le cerveau puisse les réinterpréter comme des images.

 

"C'est un dispositif assez limité, mais c'est un bond en avant incroyable, selon le Dr Colin McCannel, un expert de la rétine de l'Université de Californie, interrogé sur NBC. Ce n'est pas la vision à laquelle vous ou moi sommes habitués. Mais pour quelqu'un qui a été dans l'obscurité totale, il doit être étonnant de voir à nouveau. Je pense que c'est absolument phénoménal." 

Si le système ne redonne pas entièrement la vue, il aide les patients à distinguer les choses. Durant sa visite à l'Université Duke en début de semaine, Larry a expliqué qu'il "voyait" un canard blanc nager sur un étang, la pleine Lune et les chrysanthèmes jaunes de sa conjointe.

Le sexagénaire est le septième Américain à bénéficier de cette technologie, selon le Duke Medicine blog, pour un coût de 145 000 dollars (115 000 euros). Remboursés par Medicare, l'assurance-santé américaine, promettait, le mois dernier, le constructeur de l'œil bionique, Second Sight Medical Products.

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Consigny : comment les élites françaises trahissent leur pays

Consigny : comment les élites françaises trahissent leur pays | Think outside the Box | Scoop.it
Pour Charles Consigny, le succès des thèses réactionnaires et la montée de l'extrême droite s'expliquent par la trahison des élites françaises.


Le mot de La Rochefoucauld est connu : "La vertu n'irait pas si loin si la vanité ne lui tenait compagnie." À Paris, dans le quartier du Marais, le musée Picasso rouvre ses portes au public samedi, après des années et des dizaines de millions d'euros publics de travaux. Nommé après un limogeage politique, le directeur accueillait mardi avec force champagne payé par l'État l'habituel aréopage des chapeaux à plumes de la gauche culturelle, des gens qui sont pour l'essentiel, mais un essentiel proche de la totalité, salariés d'une entreprise publique, le plus souvent déficitaire et très coûteuse pour la collectivité. Des cocktails comme celui-là, il y en a toute l'année ; hauts fonctionnaires, directeurs de théâtres, de musées, de journaux, réalisateurs, acteurs, musiciens, faux artistes et vrais courtisans s'y pressent pour pousser leurs pions.

Ce sont des bals masqués : on cache, derrière les traits de l'art, de la culture et de ses fortes convictions de gauche, sa lutte pour les petites prébendes que notre République offre à qui cirera le plus utilement les souliers du mieux placé. Dans ces mascarades, chacun cherche un protecteur puissant, prend un patron et, comme un lierre obscur qui circonvient un tronc, s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce : on grimpe par ruse, au lieu de s'élever par force. On se change en bouffon dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre, naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre. D'une main, on flatte la chèvre au cou, cependant que, de l'autre, on arrose le chou : on calcule, on a peur, on est blême, on préfère faire une visite qu'un poème.

Manoeuvres et trahison

Dans ces cercles où l'on conçoit le plus grand mépris pour le peuple qui pourtant nous nourrit, le conformisme idéologique règne par la terreur. Quelques ayatollahs dont la voix porte dans les médias ont droit de vie ou de mort sur la carrière des autres, puisque celle-ci dépend du pouvoir de nomination dont est investi le ministre de la Culture, c'est-à-dire, par son truchement, le président de la République ou le Premier ministre, lesquels craignent le courroux de telle ou telle "grande voix de la culture". L'idée générale est simple : les Français sont des Dupont Lajoie racistes et arriérés ; il faut leur répéter toute la journée sur France Inter qu'ils le sont ; ils peuvent bien payer plus que de raison pour les innombrables pièces, films et expositions sans intérêt qui fleurissent à longueur d'année en France puisque c'est pour leur bien qu'on les fait. Nul ne s'inquiétera que lesdits Français n'aillent pas voir ces productions bouffies de bons sentiments et de mauvais snobisme, et qu'ils préfèrent par exemple acheter en masse le dernier pamphlet d'Éric Zemmour : on fera des manifestations de people au théâtre du Rond-Point contre leur racisme et avec leur argent.

Il est de tradition, en France, que les élites trahissent leur pays. Déjà, une partie de la noblesse détalait à l'étranger quand elle se sentait menacée par le roi qui lui préférait la nation. À Londres, les premiers à rejoindre le général de Gaulle étaient les pêcheurs de l'île de Sein, venus les mains vides parce qu'ils n'avaient rien : les autres ont continué leurs bals masqués, le général expliquant que les élites françaises étaient prêtes à toutes les bassesses pourvu qu'elles pussent continuer à dîner en ville. Aujourd'hui, pour figurer sur la liste des invités du musée Picasso, on passe l'intérêt général par pertes et profits, on manoeuvre et on manoeuvre seulement, on joue à qui sera le plus bien pensant et on feint de ne pas voir que la France meurt de ces mille trahisons.

Comment s'étonner que 15 000 exemplaires soient vendus tous les jours du Suicide français ? Comment s'offusquer de voir Marine Le Pen progresser comme inexorablement dans le coeur des gens ? Comment oser brocarder tel ou tel propos d'Alain Finkielkraut quand, avec un courage remarquable, il s'affranchit de sa caste pour dire la réalité qu'il voit ? Quelle hypocrisie faut-il pour dire que Sarkozy, c'est Pétain, comme l'a fait sans susciter une quelconque réaction "indignée" le gourou des indignés professionnels, Alain Badiou ? Ce qui fait "monter le Front national", ce ne sont certainement pas Zemmour, Finkielkraut ou Sarkozy : ce qui crée l'immense colère qui a gagné les Français, c'est le sentiment qu'ils ont à juste titre d'avoir été trahis par des gens qui, en fait d'oeuvrer à la grandeur de la France, ne songent qu'à nourrir leur plus basse vanité.

La fin du premier paragraphe est adaptée de Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand.

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▶ "Corruption, ça suffit!" : l'intervention de Paul Jorion

Ajoutée le 20 oct. 2014


Paul Jorion est économiste, chercheur en sciences sociales.

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Le lien entre benzodiazépines et maladie d'Alzheimer est confirmé

Le lien entre benzodiazépines et maladie d'Alzheimer est confirmé | Think outside the Box | Scoop.it

Une étude française publiée dans la dernière édition du British Medical Journal le confirme : la prise régulière de benzodiazépines sur une période supérieure à 3 mois augmente fortement le risque de survenue de la maladie d'Alzheimer.


 

Qu'est-ce que les benzodiazépines ?
Les benzodiazépines sont une classe de médicaments psychotropes, c'est-à-dire qui agissent sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) en modifiant certains processus chimiques naturels (physiologiques), ce qui entraîne des modifications  de la conscience, de l'humeur, de la perception et du comportement.

Les benzodiazépines ont des propriétés anxiolytiques (contre l'anxiété), myorelaxantes (décontractant musculaire), hypnotiques (provoquant le sommeil), antiépileptiques (contre l'épilepsie) et amnésiantes (provoquant des troubles de la mémoire).

Ils sont couramment utilisés dans le traitement de troubles tels que l'anxiété, les spasmes, l'insomnie, les convulsions, l'agitation ou lors d'un sevrage alcoolique.

En quoi l'usage prolongé des benzodiazépines est-il dangereux ?
On sait depuis de nombreuses années que la prise de benzodiazépines au-delà d'1 mois entraîne une accoutumance (besoin d'augmenter les doses pour obtenir le même effet), une dépendance (difficulté voire impossibilité de se passer du produit), et que l'arrêt du traitement peut provoquer un syndrome de sevrage (réapparition des symptômes de façon plus marquée, risque de chute de la tension artérielle, de délire psychotique, d'hallucinations, de convulsions, de malaises, ...).

L'étude menée par Sophie Billioti de Gage, chercheuse à l'Inserm, et son équipe, vient compléter de ce tableau déjà sombre en démontrant que les benzodiazépines augmentent considérablement le risque de développer la maladie d'Alzheimer.

La maladie d'Alzheimer, maladie neurodégérative par excellence, touche près de 900 000 Français.

L'étude de l'équipe de l'Inserm
Les travaux ont porté sur près de 9000 personnes âgées de plus de 66 ans, qui ont été suivies pendant 6 à 10 ans.
Ils ont démontré que la prise quotidienne de psychotropes pendant plusieurs mois augmente le risque de développer une maladie neurodégénérative :

  • une prise quotidienne pendant 3 à 6 mois augmente le risque de maladie d'Alzheimer de 30 %
  • une prise quotidienne pendant plus de 6 mois augmente le risque d'Alzheimer de 60 à 80 %

Les Français sont particulièrement concernés
La France détient le triste record de championne du monde en matière de consommation de psychotropes (en 2012, près de 12 millions de Français en auraient pris au moins 1 fois).
Les benzodiazépines sont le plus souvent prescrits pour traiter le stress, l'anxiété et les troubles du sommeil : autant de symptômes qui peuvent être pris en charge par des solutions alternatives (phytothérapie, homéopathie, acupuncture, ...), sans oublier que le fait d'"effacer" les symptômes ne résoud pas la question de la cause, et que par conséquent ces symptômes réapparaissent généralement à l'arrêt du traitement.
Ce phénomène entraîne alors une consommation prolongée au-delà des recommandations des autorités sanitaires, qui limitent à 12 semaines maximum ce type de traitement : de nombreux patients prennent des psychotropes pendant des années ...

Conclusion
Cette étude vient confirmer la dangerosité des psychotropes.
Il reste à souhaiter qu'elle sera un facteur déclenchant pour une remise en question de la prescription de ces médicaments qui agissent sur le cerveau :

  • en ne les proposant pas en première intention pour traiter un stress, une anxiété, une insomnie, ...
  • en limitant strictement leur usage à une durée n'excédant pas 3 mois si le recours à des telles molécules est indispensable.

Les patients, quant à eux, doivent être conscients des risques encourus avec de tels traitements pour s'orienter vers d'autres prises en charge (médecine alternative, psychothérapie).


Source : Inserm


Jacques Le Bris's insight:

Liste alphabétique des principaux médicaments à base de benzodiazépines :

Alprazolam Générique
Anxyrex
Ativan
Bartul
Belseren
Bromazépam Générique
Bromiden
Clobazam Générique
Clonazépam Générique
Clozan
Demetrin
Dialag
Diazépam Générique
Dormicum
E-Pam
Euhypnos
Frisium
Halcion
Havlane
Hypnovel
Imeson
Lectopam
Levanxol
Lexomil
Lexotanil
Librax
Librium
Lorazépam Générique
Loridem
Lysanxia
Megavix
Midazolam Générique
Mogadon
Myolastan
Narcozep
Nitrazépam Générique
Noctamide
Noctran
Nordaz
Normison
Novazam

Nuctalon
Oxazépam Générique
Paceum
Panos
Planum
Prazépam Générique
Psychopax
Quietiline
Restoril
Rivotril
Rohypnol
Serax
Serenase
Seresta
Sigacalm
Stesolid
Témazépam Générique
Temesta
Tétrazépam Générique
Tranxène
Tranxilium
Triazolam Générique
Urbanyl
Valium
Veratran

Versed
Vivol
Xanax

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Lettre ouverte à Thierry Carcenac

Lettre ouverte à Thierry Carcenac | Think outside the Box | Scoop.it

lettre ouverte de Benoît Biteau – Vice Président de la Région Poitou-Charentes,  à Thierry Carcenac – Président du Conseil Général du Tarn.

 

 

Berthegille, mardi 28 octobre 2014.

 

 

Monsieur Thierry CARCENAC, vous êtes à la fois pathétique et consternant !

Consternant, en tant que maitre d’oeuvre pour la réalisation du barrage de Sivens, sur le fond de ce dossier. Comment peut-on porter un projet public, mobilisant 100% de crédits publics sur un projet sans se poser les bonnes questions, dès le départ ?
Le projet de barrage vient du fait que le Tescou subit, depuis 30 ans, des étiages sévères. Monsieur CARCENAC, vous êtes-vous interrogé sur les causes de ces étiages sévères et quelles évolutions de pratiques pourraient en être à l’origine ? Visiblement non, car vous auriez rapidement pu faire le lien entre ces étiages sévères et le développement important des surfaces en maïs hybride sur le bassin versant du Tescou. Le Conseil Général du Tarn devait-il donc, face à cette situation, avec 100 % d’argent public, accepter de réaliser, dans une fuite en avant, un équipement qui ne vient qu’en soutien de ces pratiques agricoles peu respectueuses de la ressource en eau, tant sur le plan quantitatif que qualitatif d’ailleurs, ou explorer, avec cette même enveloppe, de 8,5 millions d’euros, des alternatives à ce modèle agricole qui touche le fond ?
La réponse ne peut que trouver ses fondements dans le bon sens paysan !
Monsieur CARCENAC, vous invoquez le nécessaire soutien à ce projet au motif que cette agriculture est plus « rentable » grâce à l’irrigation.
Mais comment expliquer alors, que ces maïsiculteurs, grands bénéficiaires des aides publiques de la PAC (Politique Agricole Commune), expliquant d’ailleurs la majeure partie de la rentabilité de cette culture, ne puissent pas, au nom de cette rentabilité, financer eux-mêmes, un tel projet ?
Faisons, maintenant un peu de mathématiques.
Monsieur CARCENAC, vous expliquez que les exploitations moyennes concernées, pourraient irriguer environ 40 hectares chacune grâce au 1,5 millions de mètres cubes stockés dans le barrage de Sivens. Contrairement à ce que vous dites, la grande majorité des surfaces qui seraient irriguées grâce ce projet (cf : enquête publique) sont des surfaces en maïs ! Pour irriguer 1 hectare de maïs hydride, il est nécessaire de mobiliser, en moyenne 2 000 m3 d’eau. Ce barrage permettrait donc l’irrigation d’environ 800 hectares de ce maïs. Pour une moyenne de 40 hectares par exploitation, le projet ne peut donc que concerner environ 20 exploitations ! Ce qui signifie qu’un projet de 8,5 millions d’euros, d’argent publique, pour stocker de l’eau, ne va bénéficier qu’à 20 exploitations agricoles, parmi celles d’ailleurs les mieux dotées en aides publiques de la PAC ! Belle logique vertueuse ! En gros, sans trop caricaturer, 20 exploitations agricoles, parmi les mieux dotées d’aides publiques de la PAC, vont se voir attribuer une nouvelle aide publique indirecte d’un peu plus de 400 000 euros chacune ! 400 000 euros qu’elles ne peuvent pas financer seules et qui pourtant va servir à irriguer une plante, parait-il très rentable, à laquelle elles ne peuvent donc renoncer, et qui justifie donc la réalisation de ce barrage.
Qui parlait de bon sens paysan ?
Sur le fond toujours, Monsieur CARCENAC, vous convoquez le changement climatique, et vous avez raison, et les travaux de Garonne 2050 sur le sujet.
Ce que vous ne dites pas, Monsieur CARCENAC, c’est que ce scénario Garonne 2050, occulte, dans son analyse du changement climatique, le poids de l’agriculture dans ce changement climatique, et le rôle qu’elle peut jouer pour le limiter !
En effet l’agriculture est émettrice, en moyenne, de 20 % des gaz à effet de serre. Et ce n’est pas les moteurs des tracteurs les responsables, pas davantage d’ailleurs que les vaches qui pètent dans les prairies ! La contribution majeure de l’agriculture à la fourniture de gaz à effet de serre est liée à sa dépendance aux substances chimiques de synthèse, dérivées du pétrole, que sont pesticides et engrais azotés, dont on connait par ailleurs, les dégâts considérables dont ils sont responsables, sur cette même ressource en eau, mais aussi sur les équilibres, la biodiversité, et la santé.
Pour produire 1 kilo d’azote, il faut mobiliser 1,5 litres de pétrole. Sur un hectare de maïs, de blé ou de colza, le modèle agricole dominant apporte environ 200 à 250 kilos de cette azote de synthèse, induisant une dépendance au pétrole (et donc alimentant la fourniture de gaz à effet de serre) de 300 à presque 400 litres de pétrole par hectare, avant même d’avoir tourné la clef du tracteur !
L’agriculture occupe environ 70 % des surfaces de nos territoires et c’est une activité économique qui mobilise énormément d’argent publique via la PAC.
Ne devriez-vous pas, Monsieur CARCENAC, puisque ce changement climatique vous tracasse visiblement, accompagner, avec autant d’argent publique,  un modèle agricole qui, d’une part, renonce aux substances de synthèse et qui, d’autre part, redécouvre les vertus d’une agronomie qui sait s’en affranchir en mobilisant les ressources parfaitement gratuites et inépuisables que sont, l’azote atmosphérique, le carbone, la lumière, la vie des sols, etc. etc. ?
Ne devriez-vous pas intégrer, qu’avec autant d’argent publique fléché vers cette activité économique, il est urgent de restaurer un contrat moral décent avec la société civile, avec les contribuables, et faire en sorte que ces 70 % d’espaces occupés par l’agriculture soient des espaces de séquestration du carbone, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, tant l’usage massif de ces substances de synthèse (la France reste le premier utilisateur mondial de pesticides, en dose par hectare ! source ONU) ont dévasté la vie et donc, la fertilité, et par conséquent, la faculté des sols à séquestrer le carbone ? Les prairies humides semblables à celles que vous dévastez sur le Testet sont d’ailleurs unanimement reconnues comme de remarquables puits de carbone, contrairement à la pratique du maïs, qui elle, émet du carbone ! Ces deux paramètres fondamentaux, sont parfaitement occultés dans les différents scénarii de Garonne 2050 ! Et c’est pourtant là que sont les plus grandes marges de man½uvre pour lutter contre le changement climatique, plutôt que dans une posture fataliste, passive, qui ne prend pas le sujet à bras le corps, et qui préfère les fuites en avant en tentant de résoudre des équations, impossibles à résoudre justement ! Comment pensez-vous pouvoir, au motif de ce changement climatique, pouvoir répondre à des augmentations de températures, associés à des régimes hydrographiques sévères, nécessitant l’irrigation toujours plus exigeantes des cultures vidées de toute rusticité par la sélection génétique de plantes homogénéisées et standardisées, à partir d’une ressource de plus en plus rare et pour laquelle les priorités de gestion en bon père de famille, restent, d’abord l’eau potable, ensuite le bon état des milieux et enfin l’irrigation (article 2 de la loi sur l’eau) ?
Le stockage de l’eau n’est donc pas la bonne réponse ! Même Garonne 2050 le dit !
Savez-vous, Monsieur CARCENAC, qu’avec autant d’argent public, vous pourriez soutenir un modèle agricole, basé sur l’agronomie, apte à limiter et s’adapter au changement climatique, sachant s’affranchir des substances de synthèse (engrais & pesticides), sachant produire, oui, PRODUIRE, en s’appuyant sur des ressources parfaitement gratuites et inépuisables, préparant l’après pétrole, préservant les équilibres, les ressources et l’eau en particulier, la biodiversité (sauvage et domestique, animale et végétales), le climat et la santé ?
Que ce modèle, en respectant les capacités de la terre (avec un petit t) et la Terre (avec un grand T) à produire demain, garantit un avenir décent pour les générations futures ?
Savez-vous qu’il existe des variétés de maïs, mais aussi de tournesol, de blé, d’orge, d’avoine, et dans toutes les espèces, qu’on appelle « variétés populations » obtenues par une sélection convergente des hommes et du milieu, comme le faisaient déjà avant nous les mayas et les aztèques, il y a des millénaires, qui ont des caractéristiques techniques redoutables (fort taux de protéines par exemple) et qui permettent d’obtenir des rendements surprenants en cultures sèches, justement parce qu’elle sont parfaitement adaptées à leur zone de production, qui n’ont rien à voir avec les variétés standardisées proposées par les firmes semencières, et qui, de surcroit, redonnent aux paysans leur autonomie alimentaire, semencière et génétique ?
Savez-vous encore que l’arbre, que le modèle agricole de ces dernières décennies s’est acharné à faire disparaitre, que vous vous acharnez à faire disparaître sur la zone humide du Testet, est l’acteur central de ce modèle vertueux (agroforesterie, associant arbres et productions agricoles), qui fonctionne partout dans le monde en général, et en particulier, dans le Tarn  et qui « nous garantira demain la possibilité d’atteindre la souveraineté alimentaire sur toutes les zones de la planète » (Olivier de SCHUTTER, rapporteur spécial pour l’agriculture et l’alimentation à l’ONU) ?
Que ce modèle agricole vertueux est aussi la meilleure réponse économique pour les agriculteurs eux-mêmes qui voient leurs coûts de production diminuer de façon spectaculaire tout en faisant progresser leur rendement de 40 %, en moyenne, en France (source : INRA) ?
Réalisez-vous que dans un contexte où l’argent public se fait rare, que d’autres activités sont impactées négativement par ce modèle agricole chimique, comme la pêche ou la conchyliculture sur notre littoral. Que les contribuables sont mis à contribution à hauteur de 54 milliards d’euros par an (source : Cour des comptes – 2011), pour financer le retrait dans l’eau des seules pollutions agricoles pour obtenir de l’eau potable. Qu’engager des politiques, des logiques préventives, coûtent, en moyenne, 26 à 27 fois moins que s’acharner sur les logiques curatives, comme par exemple, le stockage de l’eau qui vient en soutien de ce modèle agricole qui refuse de se remettre en cause et qui transfert le coût des dégâts de ses pratiques sur le plus grand nombre? A savoir les contribuables, comme vous le faites vous-même en finançant ce projet de barrage et qui sont déjà ceux qui alimentent l’enveloppe PAC (11,5 milliards d’euros en France), distribuées à ces mêmes agriculteurs.
Ne pensez vous pas qu’il est désormais urgent de changer, d’avoir un peu de créativité, d’audace et de courage politique pour porter avec l’argent public, les vraies bonnes solutions, celles qui allument des cercles vertueux, qui préparent l’avenir des générations futures, loin des logiques corporatistes qui aveuglent à grands coups de propagandes et nous éloignent des véritables approches globales ?

Sur la forme maintenant, Monsieur CARCENAC, vous êtes cette fois pathétique. J’ai pris le temps de rédiger ce long courrier pour que la mort de Rémi ne soit pas vaine, ne soit pas inutile. Pour vous expliquez ce que vous n’avez visiblement toujours pas compris, et que vous sachiez que ce jeune étudiant de 21 ans, lui l’avait compris et que c’est pour ça qu’il était là-bas sur place, au Testet, pour préserver l’intérêt supérieur des générations futures !
Oui, il est mort, pour des idées, parce qu’il avait compris ce qu’en humble et modeste ambassadeur, j’essaye de vous expliquer dans ce courrier. J’aurais pu être Rémi, car je me suis également rendu sur place, où j’y ai d’ailleurs pu constater l’extrême violence des forces de l’ordre face à des militants pacifiques. Rémi aurait également pu être l’une de mes deux filles ou l’un de mes trois fils, tant ils sont également convaincus que de telles politiques publiques sont suicidaires pour les générations futures !
Rémi, jeune toulousain étudiant en biologie de 21 ans, a donc donné sa vie pour tenter de préserver l’intérêt supérieur qu’est l’avenir des générations futures !
Et cette mort, ne sera ni stupide, ni bête, comme vous le dites, si vous prenez maintenant conscience du message qu’il était venu porter sur la zone humide du Testet, lui et tous les nombreux autres citoyens opposants, si vous cessez immédiatement de tels travaux, si vous replantez des arbres au Testet, et si vous utilisez l’argent public du projet pour accompagner et pour soutenir une alternative agricole vertueuse, animée par une véritable approche globale, pour en faire un projet remarquable et exemplaire ! Et je suis prêt, si vous avez (enfin !) cette étincelle de lucidité, de conscience et d’humanisme, à mettre à votre service, gracieusement, en la mémoire de Rémi, de sa clairvoyance et de son engagement, mes connaissances, mes compétences, mes expériences et les réseaux capables d’accompagner un tel projet pour en garantir la réussite ! Faisons le ensemble Monsieur CARCENAC, pour qu’effectivement la mort de Rémi ne soit ni vaine, ni stupide, ni bête !

 

Benoît Biteau

Parti Radical de Gauche (Secrétaire National (Agriculture) & Délégué Régional)

Vice Président de la Région Poitou-Charentes,

Président de la commission « Ruralité, Agriculture, Pêche & Cultures marines ».

Membre du Conseil Maritime de Façade « Sud Atlantique » & Président de la Commission Mixte « Lien Terre – Mer »

Administrateur de l’Agence de l’Eau Adour – Garonne & Président de la Commission Territoriale «Charente »

Membre de l’Agence de l’Eau Loire – Bretagne

Administrateur du Conservatoire Régional des Espaces Naturels & du Conservatoire du Littoral

Élu référent du Conseil Régional pour le pays Marennes – Oléron.

Président de CA du Lycée de la mer.

Ingénieur des Techniques Agricoles.

Conservateur du Patrimoine Technique, Scientifique & Naturel.

Paysan Bio.

Lauréat 2009 du Trophée National de l’Agriculture Durable.

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Rejoignez #OccupySivens

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Rejoignez le mouvement #OccupySivens pour témoigner de votre indignation face à ce projet inutile et de votre profonde tristesse après la mort de Rémi Fraisse sur la ZAD du Testet. Exigeons l'arrêt immédiat des travaux.
Jacques Le Bris's insight:

Publiez votre message sur Twitter ou le site pour vous ajouter sur la carte et occuper symboliquement le Testet.

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Thierry Carcenac: "Mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement bête"

Thierry Carcenac: "Mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement bête" | Think outside the Box | Scoop.it

"L'arrêt total du projet de barrage à Sivens aurait des conséquences sur l'indemnisation aux entreprises. La reconfiguration du projet pose d'autres problèmes juridiques", a indiqué le président du conseil général du Tarn lors d'une conférence de presse. Il indique toutefois partager les préconisations des experts.

En ce qui concerne le dramatique décès de Rémi, le jeune Toulousain mort sur le coup dans la nuit de samedi à dimanche, à cause d'une explosion d'origine indéterminée, Thierry Carcenac a déclaré: "Mourir pour des idées, c'est une chose, mais c'est quand même relativement stupide et bête". Néanmoins, je tiens à dire que je comprends et que je me mets à la place des parents dans cette situation".

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Quand les politiques osent tout

Quand les politiques osent tout | Think outside the Box | Scoop.it
Jean-Luc Romero s’est glissé dans la peau d’un militant d’Initiative citoyenne incitant les gens à aller voter. Thierry Mariani a découvert les difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite. Michèle Alliot-Marie pourrait endosser le costume d’une gardienne de la paix. Julien Dray sera prof dans un lycée. Bernard Accoyer a été immergé dans le service des urgences d’un hôpital.


La chaîne D 8 prépare une émission politique qui bouleversera tous les standards. Nous en dévoilons les secrets. Diffusion dans quelques semaines.

 

Jean-Luc Romero s’est glissé dans la peau d’un militant d’Initiative citoyenne incitant les gens à aller voter. Thierry Mariani a découvert les difficultés rencontrées par les personnes à mobilité réduite. Michèle Alliot-Marie pourrait endosser le costume d’une gardienne de la paix. Julien Dray sera prof dans un lycée. Bernard Accoyer a été immergé dans le service des urgences d’un hôpital.

 

Objectif : mieux comprendre les problèmes du terrain qu'ils connaissaient peut-être sur le papier mais auxquels ils ne s'étaient jamais vraiment confrontés auparavant, compte tenu de leurs fonctions et pour certains de leur notoriété. Complètement grimés, comme le montrent les photos que nous nous sommes procurées, physiquement méconnaissables — y compris pour leurs proches —, ils participent à une forme d'immersion, inédite en France pour des politiques.

Pêle-mêle, l'ancien ministre des Transports Thierry Mariani (UMP) s'est mis dans la peau d'un handicapé en fauteuil roulant, l'ex-président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) dans celle d'un brancardier aux urgences. Le socialiste Julien Dray joue un prof de lycée, tandis que la Marseillaise Samia Ghali, sénatrice PS, s'est reconvertie en mère divorcée à la recherche désespérée d'un logement pour elle et ses deux enfants.

Toujours en discussion avec la production — même si elle a donné son accord de principe —, l'ex-ministre de la Défense et de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie devrait passer une journée dans un commissariat de province comme gardienne de la paix. Pour le producteur de l'émission, Olivier Hallé, il ne s'agit pas de téléréalité — l'expression a un côté péjoratif —, mais d'une tentative de rapprocher les élus de la vie quotidienne. Certains jugeront toutefois que les politiques n'ont rien à faire dans ce genre de programme. Alors, pour ou contre ? Le débat est lancé.

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EXCLUSIF - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade

EXCLUSIF - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade | Think outside the Box | Scoop.it

RReporterre a recueilli les témoignages de personnes ayant participé aux événements de la nuit de samedi à dimanche sur la zone du Testet. Ils attestent que les gendarmes ont retiré le corps de Rémi Fraisse, qui est décédé cette nuit-là. Un témoin dit qu’il avait été touché par une grenade.

- Lisle-sur-Tarn, reportage

Dimanche 26 octobre, avant l’aube, dans la nuit, les affrontements se déroulaient sur le Testet, près du chantier où, après avoir terrassé la forêt défrichée, des engins devaient préparer la digue du barrage de Sivens. Parmi les groupes qui se confrontaient aux gardes mobiles, il y avait Rémi Fraisse, un étudiant toulousain de vingt-un ans. Il est décédé cette nuit-là, et son corps a été emporté par la police. L’autopsie aura lieu lundi après-midi. Nous étions sur place dimanche matin, avons photographié la scène du trépas, et avons interrogé des personnes qui avaient participé directement aux événements. Voici leur récit. Une personne dit avoir vu M. Fraisse être touché par une grenade et tomber.

- Baïk (pseudo) :

« Les affrontements ont commencé dans l’après-midi de samedi, vers 16 heures. De nombreux camions de CRS et de gardes mobiles sont arrivés en renfort sur la zone. Les affrontements ont fait une dizaine de blessés, dont cinq ont été évacués vers l’hôpital. Parmi eux, une personne a reçu un tir de flash-ball dans la figure. Le SAMU, appelé par l’équipe de secours d’urgence des opposants, a refusé de venir sur place.

« Après une accalmie vers 21 heures, les affrontements ont repris dans la nuit. Les gardes mobiles (GM) étaient positionnés au lieu-dit des Bouilles, derrière la grille.

« Entre 2 heures et 3 heures du matin, il y a eu des tirs tendus de grenades lacrymogènes incapacitantes et explosives [grenades dites de désencerclement, NDLR]. La scène était éclairée par les lumières des phares des camions de GM. À un moment, après un lancer massif de grenades, un groupe de GM s’est avancé sur la dalle de béton, a attrapé une personne à terre et l’a porté près de la route. Cette personne était à deux/trois mètres du grillage, elle a pu recevoir une grenade en tir tendu. On pensait que c’était une interpellation. Les affrontements ont continué jusqu’à au moins 4 heures du matin. »

« À midi, ce dimanche, sur le lieu des affrontements de la veille, il n’y avait aucune présence policière et aucune sécurisation de la zone où aurait eu lieu le décès. »


- C’est sur ce terrain, près de la digue projetée, que se sont produits les affrontements et qu’a eu lieu le drame. -

 Ju :

« À un moment, lors des affrontements nocturnes, il y a eu une grosse salve de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Six GM ont ramassé un mec qui était au sol et l’ont traîné puis porté jusque sur la route. Quand je suis rentré au campement (qui est proche du lieu des affrontements), il était 5 h moins le quart, il y avait encore des tirs de grenades. »


- Impact au sol d’une grenade - assourdissante ou explosive -, à quelques mètres du lieu où est tombé Rémi. -

 Christian :

« J’étais sur le lieu des affrontements, devant, près des flics, sur la gauche, près de là où ça s’est passé. Entre deux et trois heures du matin, ils ont envoyé une grosse charge sur la gauche, gazé. Il y a eu un gros nuage opaque, puis dans les lumières des phares de fourgon, six ou sept gendarmes sont arrivés sur la dalle, ont attrapé quelqu’un au sol et l’ont porté à plusieurs. À la façon dont ils l’ont attrapé, le mec semblait inerte. J’ai crié : « Attention, ils embarquent quelqu’un. » On pensait qu’ils l’emmenaient en garde à vue. Environ vingt minutes plus tard, on a vu un gyrophare bleu. Ca semblait être des pompiers. C’était avant quatre heures du matin. »

 Bonnie :

« J’ai passé la soirée et la nuit sur le lieu des affrontements. Il y avait des tirs dans tous les sens. Vers 3 heures du matin, il y a eu une charge. Les GM se sont avancés sur dix mètres sur la route. Ils ont chargé à une vingtaine et tiré des lacrymos. C’était à droite, sur le lieu des affrontements. Sur la gauche, les flics se faisaient caillasser près du grillage sur la dalle en béton.

« Il y a eu des tirs de grenades, puis j’ai vu un gars au sol se faire traîner en arrière, tenu de part et d’autre par des flics. Après çà, il y a eu un écran de fumée, ils se sont retranchés, et les tirs de grenade se sont calmés. Plus tard, on a vu des lumières bleues d’ambulance. Il y a eu un blackout : les lumières des phares des camions de GM ont été éteintes (il y avait deux camions dont les phares étaient allumés). Puis ils ont recanardé un max. Plus tard dans la nuit il y a encore eu une énorme charge avec une vingtaine de lacrymo tirées. Ca a fait un gros nuage de fumée. Quand la fumée s’est dissipée, tous les camions de GM étaient partis. Au cours de la nuit, il y a eu plusieurs blessés, environ une dizaine dont cinq ont été évacués. À partir de trois heures avant la fin des affrontements, il n’y avait plus de sommations avant les tirs de grenades. »


- On voit le lieu où Rémi est tombé, au deuxième plan. Son sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos. -

 Camille :

« Il était à trente mètres de moi sur ma gauche. Je l’ai vu se faire toucher alors qu’il y avait des explosions à côté. Ils ont envoyé des grenades explosives, des tirs de flashballs. Après, cette personne s’est retrouvée à terre. Il y a eu une charge de flics, j’ai chargé aussi, mais je me suis retrouvé tout seul, du côté gauche. Mais tout le monde est arrivé trop tard, ils ont mis en joue ceux et celles qui arrivaient. J’ai vu ce gars à terre se faire trainer par les policiers et on n’a pas pu en savoir plus. »


- On voit la direction dans lequel le corps sanglant de Rémi a été emporté par les gendarmes. -

Source et photos : Isabelle Rimbert pour Reporterre.

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Au bistrot. Cinq ou six copains qui prennent l'apéro derrière moi. Verbatim d'un grand moment de philosophie. 

 



- Ce bidule, ça ne ressemble à rien!

- On reconnaît bien la forme d’un sapin de Noël quand même!

- Pas de Noël: il n’y a aucune décoration, pas de guirlandes, pas d’étoile, pas de boules.

- Les boules, elles ne sont pas loin…

- Mon petit-fils, il a trois ans et quand il dessine un sapin, c’est un sapin…

- En fait, vous avez tous vu à la télé que c’est un plug anal déguisé en sapin…

- Un quoi ?

- Un sextoy si tu préfères…

- Un gode quoi!

- Ah! non, un gode, ça n’a pas la même forme et on ne s’en sert pas de la même manière…

- Tu es bien renseigné dis donc! 

- Oui, t’es tombé dans le piège: les âmes innocentes comme les nôtres ont vu un sapin, les pervers comme toi y ont vu un gode! 

- C’est celui qui dit qui l’est!

- P… ! calmez-vous! Allez voir la fiche Wikipédia de l’artiste: sa spécialité c’est de faire des trucs où chacun voit ce qu’il veut, mais son arrière-pensée à lui c’est toujours ça: le c…, la merde…

- Donc, lui, il a à l’esprit un gode, il dessine un sapin qui peut faire penser à un gode et celui qui ne voit pas un sapin mais un gode, c’est le gros salaud de service ?

- Mes frères, voyez le mal qui est en vous! Plutôt que la paille dans l’oeil de votre voisin, voyez la poutre que vous avez dans le…

- Ce ne serait pas lui, plutôt, le gros salaud de service, à imaginer des trucs comme cela ?

- Et il s’est fait payer combien pour gonfler ce gode géant ?

- Ce n’est pas un gode! Un gode ça va, ça vient. Un plug anal, ça ne bouge pas!

- Mais ça sert à quoi alors ?

- Euh… à préparer la pénétration anale…

- Mais comment tu sais tout ça, toi ? Tu t’en sers ?

- Entre nous, en tant que sapin, c’est raté. Alors, il s’agit bien d’autre chose.

- Quand même! Il paraît que les commerçants pour bourges, ils étaient d’accord!

- Ce sont des innocents. Ils n’ont vu que le sapin!

- Tu sais, quand c’est rien que le fric qui t’intéresse, du moment que ça attire du monde devant ta vitrine…

- C’est une vraie mentalité de maquereau.

- Un copain m’a dit que, l’artiste, il veut juste nous faire réfléchir.

- C’est tout réfléchi: il y a longtemps qu’on se le fait mettre, et bien profond! Pas besoin de son sapin pour s’en rendre compte!

- Et lui qui joue les prophètes, ce n’est pas parce qu’il fait semblant de dénoncer qu’il ne fait pas partie de ceux qui nous empapaoutent ! 

 - En attendant, vous avez vu tous ces jeunes qui rejoignent te terrorisme islamique ?

- Je ne vois pas le rapport…

- Il paraît qu’ils sont plusieurs milliers, et beaucoup d’Occidentaux convertis.

- Je ne dis pas qu’il y a un rapport, cela m’est juste passé par la tête.

- Moi, je crois que ce sont des mecs qui sont pleins de violence et qui cherchent un moyen officiel de l’assouvir. 

- Remarque, être plein de violence, il y a parfois de quoi. Les gamins, aujourd’hui, pour trouver du boulot, même avec bac + 50…

- C’est vrai. Ma petite-fille, avec un double mastère, à trente ans elle est encore payée au SMIC. Si c’est pas une honte!

- Mon neveu, il en est à son troisième licenciement en deux ans. La mondialisation, qu’ils disent. « Pour survivre, qu’ils ont dit, nous sommes obligés de délocaliser »! Et nous, on survit comment ?

- Et l’autre qui dit que pour s’en sortir, il faut baisser les salaires! 

- Et le froc!

- On ne comprend plus rien à rien. C'était vraiment important ce truc pour qu'on en fasse un tel raffut ?

- On comprend en tout cas que ce qui intéresse nos ministres en ce moment, c’est l’art! Ils se sont plus affolés pour le dégonflage du gode que pour l’augmentation du chômage!

- On a les soucis qu’on peut!

- Moi, la seule chose qui m’ennuie, ce sont les gars qui l’ont dégonflé. Je ne prendrais pas ma carte chez eux. Sinon, ça m’aurait bien plu d’affaler cette baudruche. J’irais pas faire le djihâd mais…

- Ah! bon ? Je te sentais bien chaud pourtant !

- Arrête tes c… ! J’irais pas faire le djihâd, mais exprimer qu’on préfèrerait une bonne politique sociale et économique plutôt qu’une politique artistique à la mords-moi-le-noeud, c’est une violence qui me ferait du bien!

- C’est vrai, ils se f… de notre gueule au fond.

- Ils font ce qu’il peuvent…

- Le problème, c’est qu’ils ne peuvent pas beaucoup.

- Des impuissants!

- Franchement, vous y croyez encore que ça pourrait aller mieux ?

- Tu nous prends pour des glands ? On n’a plus les moyens de rien, et, quand on les a, il paraît qu’on ruine la planète! 

- C’est vrai ce qu’il dit. On est dans la nasse. On n’a plus qu’à crever!

- En tout cas, c’est vrai que si tout ce qu’on a à faire en matière artistique, c’est de planter des godes géants, ça fait regretter le temps des cathédrales…

- Ouais, à l’époque, c’est nous qui faisions les croisades!

- Tu plaisantes sans doute avec tes cathédrales ? 

- A peine… Tu vois, dans mille ans, les générations futures devant nos plugs anaux dégonflés, seule trace de notre passage dans l’histoire ?

- Elles penseront que nous étions une civilisation de trouduc… 

- Cela te fait rire ? Tu crois que c’est ce qui peut donner le moral à nos jeunes ?

- Mais tu t’attends à quoi ? Tu crois que ça va changer ? Vaut mieux en rire!

- Peut-être, mais quel triste rire…

 

 

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ZAD Testet Sivens - Yannis Youlountas

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Chanson ZAD Testet Sivens "Monsieur le Président du Conseil général"


Interprète : Guillaume Barraband
(paroles : Yannis Youlountas / musique : Boris Vian)


Paroles :


MONSIEUR LE PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL
(sur l’air du déserteur)



Monsieur le président du Conseil général
Qui a choisi l’autisme et la force brutale,
Quelle différence y a-t-il entre un monarque et toi,
Quand tu te permets tout sans daigner dire pourquoi ?

Tu décides tout seul avec tes collabos,
Tu te crois le plus fort, tu te crois le plus beau,
Dans ton bureau hautain, sordide et mortifère,
Où tu condamnes à mort les poumons de la Terre.

Pas la peine d’essayer de parler avec toi.
Car tu sais déjà tout, le comment, le pourquoi,
Tu es sûr de ton fait, à quoi bon discourir
Avec les habitants que tu prétends servir.

Et tu comptes en secret, monsieur le président,
Tous les arbres abattus, un par un, par tes gens,
Tes sous-traitants zélés et leurs intérimaires
Qui, pour survivre, acceptent d’assassiner la Terre.

Tu as tout calculé pour gagner des millions
De mètres-cubes d’eau avec des équations,
En oubliant que l’eau, c’est d’abord de la vie
Qui prend le temps d’aimer en dormant dans son lit.

Oui, car c’est bien d’amour dont on te parle en vain :
L’amour de la nature, l’amour de son prochain,
L’un n’allant pas sans l’autre ou alors en boitant
Sous les amputations des casseurs de ton rang.

Car ne va pas râler, monsieur le président,
Contre les insurgés parmi les occupants.
Ce n’ sont pas eux qui cassent, qui abusent et détruisent,
Mais bien toi et tout ceux qui font tout à ta guise.

Pas un mot, pas un geste, pas la moindre pensée
Pour les personnes en grève de la faim sous ton nez.
Peu semble t’importer leur cri de désespoir.
Que vois-tu le matin dans ton sombre miroir ?

Alors, vas-t’en d’ici, monsieur le président,
Aussi vite que tu peux, aussi loin que le vent,
Car la colère grandit sur le Tarn des luttes
Sous les tirs de flash-ball et les manières de brutes.

Quand bien même, cette fois, tu parviendrais à vaincre,
Ça ne t’aiderait pas à briller ou convaincre.
Nous n’oublierions jamais ta tyrannie féroce
Et la raconterions partout jusqu’à nos gosses.

Monsieur le président, après ta démission,
On boira tous ensemble la soupe de saison,
Puis on discutera. Si tu veux, viens ici :
Tu comprendras peut-être le mot démocratie.

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Ma cité va croquer

Ma cité va croquer | Think outside the Box | Scoop.it
Les «urbains» de demain seront donc piétons, écolos, partageurs, connectés et jardiniers. Rien que ça !

 

En 2030, les habitants des villes représenteront les trois quarts de la population mondiale. Les ensembles urbains sont donc promis à s’étendre et à gagner en complexité, s’apprêtant à accueillir des centaines de milliers de résidants supplémentaires. On imagine l’avenir, et les images défilent immédiatement, démesurées, brutales. Le regard prospectif se brouille face à un fouillis technologique et lumineux.

Le futur ne sera sans doute pas aussi sombre : le désir général semble celui d’une ville à taille humaine, agréable à vivre et facile à traverser. Et les citoyens se mobilisent pour cela. «De plus en plus de gens souhaitent faire les choses eux-mêmes, observe Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement et président du parti Cap21. Des pratiques collaboratives se développent, comme le covoiturage, qui concerne 8% de la population. Ce n’est pas négligeable !»

Laboratoire. La résistance à l’urbanisation massive s’organise. De nouvelles catégories d’activistes urbains apparaissent : les «champions du local» (grassroots champions). Sans attendre l’intervention des pouvoirs publics, ils inventent, réparent, construisent. «Ce sont souvent des familles, jeunes et très investies dans la vie du quartier», note Thierry Marcou, directeur de programme à la Fondation Internet nouvelle génération (Fing). Lui voit la ville comme «un laboratoire des usages numériques». Grâce à Internet, on partage facilement sa voiture, son appart' et on vide son grenier sur Le Bon Coin.

Courage. Thierry Touchais, directeur général la fondation GoodPlanet, nuance : «Le progrès technologique est indispensable, mais il ne va pas nous sauver. Les solutions sont aussi liées au courage politique». Il cite l’exemple d’un péage urbain, à Stockholm, pour lequel la population a été consultée par référendum. Le projet a été adopté à une faible majorité (53%) mais en parallèle, la ville a mis en place des transports en commun très performants. Aujourd’hui, une large part des travailleurs ont laissé tomber la voiture pour le bus et le métro – le seul de Suède.

La mode reste malgré tout à la «smart city», une ville connectée dopée aux innovations pour s’améliorer et traquer ses moindres défauts : analyses des big data (mégadonnées), capteurs souterrains pour détecter les failles, les fuites. «Le lieu emblématique de la smart city, c’est la salle de contrôle de Rio de Janeiro, construite pour éviter les inondations dans les favelas, expose Thierry Marcou. Mais c’est aussi symptomatique : la salle est une pièce aveugle, repliée sur elle-même. Le point faible de la smart city, c’est qu’elle reste réservée à un certain nombre d’experts.»

Une main se lève dans l’assistance. Et la verdure, les jardins suspendus par exemple ? La «ville verte» paraît avoir été enterrée, au moins durant le débat, sous une coulée de clics et de béton. Corinne Lepage rassure : oui, l’agriculture urbaine se développe et gagne les immeubles eux-mêmes. «Une start-up canadienne monte des serres en haut des tours, confirme Thierry Touchais. La production est même vendue au pied de l’immeuble.» Avenir champêtre alléchant. Les pommes et les carottes poussent sur les toits, entretenues par les habitants du quartier, tout à la fois jardiniers, «champions du local» et nouveaux commerçants de proximité. On a déjà trouvé leur slogan : «Ma cité va croquer».

Guillaume PAJOT
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Sur la piste de la fortune de Patrick Balkany

Sur la piste de la fortune de Patrick Balkany | Think outside the Box | Scoop.it

Le député et maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany a été mis en examen, mardi 21 octobre, pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption ». Les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon disposent de documents précis pointant la responsabilité de ce très proche de Nicolas Sarkozy dans l’organisation d’un système d’évasion fiscale.

Le Monde a ainsi eu accès à trois notes, datées des 2 mai, 9 juillet et 27 septembre, émanant de Tracfin, l’organisme anti-blanchiment de Bercy. Elles évoquent un « schéma sophistiqué de fraude » et détaillent le train de vie faramineux du parlementaire et l’écheveau de sociétés écrans et comptes offshore derrière lesquels se cachent M. Balkany et son épouse Isabelle.

Le cabinet d’avocats « Claude et Sarkozy », dans lequel est associé l’ex-chef de l’Etat, paraît avoir prêté son concours juridique à ce montage illégal. Les magistrats détiennent également plusieurs témoignages, dont celui de l’industriel George Forrest, révélant les pratiques suspectes de M. Balkany en Afrique, durant la période 2007-2012.

« BALKANY A NOTÉ LE NUMÉRO DU COMPTE SUR UN BOUT DE PAPIER »

M. Forrest a permis aux juges d’instruction de mieux comprendre l’origine des fonds alimentant les divers comptes attribués au couple Balkany. Le 18 septembre, il confie au juge Van Ruymbeke, à qui il remet plusieurs documents :

« En septembre 2008, [M. Balkany] m’a appelé en me disant qu’il avait une affaire intéressante à m’apporter...

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▶ Why we should give everyone a basic income | Rutger Bregman | TEDxMaastricht

Ajoutée le 21 oct. 2014

This talk was given at a local TEDx event, produced independently of the TED Conferences. Rutger Bregman (1988) studied at Utrecht University and the University of California in Los Angeles, majoring in History. In September 2013 Bregman joined the online journalism platform De Correspondent. His article on basic income was nominated for the European Press Prize and was published by The Washington Post.

In September 2013 Bregman joined the online journalism platform ‘De Correspondent’. His article on basic income was nominated for the European Press Prize and was subsequently also published by the American newspaper The Washington Post. In September 2014 his newest book ‘Gratis geld voor iedereen En nog vijf grote ideeën die de wereld kunnen veranderen’ came out.

Website: http://tedxmaastricht.nl
Flickr: https://www.flickr.com/photos/tedxmaa...
Facebook:https://www.facebook.com/TEDxMaastricht
Twitter: https://twitter.com/TEDxMaastricht


About TEDx, x = independently organized event In the spirit of ideas worth spreading, TEDx is a program of local, self-organized events that bring people together to share a TED-like experience. At a TEDx event, TEDTalks video and live speakers combine to spark deep discussion and connection in a small group. These local, self-organized events are branded TEDx, where x = independently organized TED event. The TED Conference provides general guidance for the TEDx program, but individual TEDx events are self-organized.* (*Subject to certain rules and regulations)

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Manuel Valls: Nous Citoyens demande l’inéligibilité à vie pour toute personne condamnée par la justice.

Manuel Valls: Nous Citoyens demande l’inéligibilité à vie pour toute personne condamnée par la justice. | Think outside the Box | Scoop.it

De P. Balkany, condamné  à plusieurs reprises, et de nouveau au cœur d’une affaire de fraude fiscale, à T. Thevenoud, en passant par J. Cahuzac ou l’affaire Bygmalion, certains de nos élus ont des pratiques intolérables. Ça suffit !  

Voir à titre d’exemple la liste d’élus condamnés puis réélus publiée par Le Point l’an dernier. Cette situation est inacceptable et renforce la défiance des citoyens vis-à-vis de l’ensemble de la classe politique. Elle contribue aussi à la montée des populismes qui surfent sur ce sentiment d’impunité. Nos élus doivent être irréprochables, en particulier concernant l’utilisation de l’argent public !

Nous Citoyens demande que toute personne condamnée par la justice pour du détournement de fonds publics ou un enrichissement personnel, soit dans l’incapacité d’être candidat à quelque élection que ce soitdurant toute sa vie. 

Signez !

Jacques Le Bris's insight:
Pétition adressée à :
Manuel Valls, Premier Ministre
Nous Citoyens demande l’inéligibilité à vie pour toute personne condamnée par la justice.

Cordialement,

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