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Demo Medinbox HD

Medinbox une start-up présente à La mêlée numérique 2013

les 5&6 Juin à Diagora Labège Toulouse

 

C'est une petite société né en 2008 à Toulouse, créée par Next Media Factory (spécialisée dans l'audiovisuel) et la Clinique Pasteur. Medinbox a mis au point un système de captation et de diffusion vidéo des opérations chirurgicales. La demande est forte dans ce domaine : pour la formation des internes en médecine, pour l'intervention lors de congrès médicaux... La plupart des systèmes de captation vidéo et de transmission d'images en direct des blocs opératoires étaient lourds et "intrusifs" pour les équipes médicales : Medinbox a mis au point un système de caméras robotisées pilotables depuis l'extérieur du bloc et d'usage simple.

Dans un communiqué, Medinbox annonce ce 22 mai avoir signé un contrat avec le prestigieux Presbyterian Hospital / Columbia University medical center de New-York. La société compte déjà parmi ses clients, des hôpitaux et cliniques français, suisses ou monégasques

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.

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La justice américaine et le FBI vont enquêter sur Areva - leJDD.fr

La justice américaine et le FBI vont enquêter sur Areva - leJDD.fr | Think outside the Box | Scoop.it

La mine d'uranium d'Arlit, dans le nord du Niger, en 2013, rachetée avec Uramin.

 

 

Areva n'en a pas fini avec le scandale Uramin, l'entreprise minière canadienne acquise en juillet 2007 pour 2,5 milliards de dollars (1,8 milliard d'euros). Après la justice française qui a ouvert deux instructions judiciaires, dont une concerne directement l'affaire Uramin, c'est au tour de la justice américaine de s'intéresser au dossier. Selon nos informations, le département de la Justice (DoJ) a demandé, en fin d'année dernière, au FBI d'enquêter sur cette opération qui pourrait tomber sous le coup de la loi contre la corruption internationale (FCPA).

Lire aussi : Les dessous de l’affaire Uranim

Un dossier éligible à la loi anticorruption américaine

Tout est parti d'un rapport remis par Marc Eichinger aux autorités américaines à l'automne dernier. Cet enquêteur français indépendant, ancien financier, avait rédigé, en 2010, un premier rapport sur l'acquisition d'Uramin à la demande du service de sécurité d'Areva. Il concluait à une possible escroquerie et recommandait à son client de saisir les autorités de tutelle. Son nom sera ensuite jeté en pâture par Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente du directoire d'Areva, pour dénoncer les enquêtes illégales dirigées contre elle et son mari, Olivier Fric. Ayant gagné les procès intentés par "Atomic Anne" contre lui, Marc Eichinger a continué, pour son propre compte, à enquêter sur cette opération qui a fait perdre au géant du nucléaire quelque 3 milliards d'euros (investissements compris), expliquant en partie sa quasi-faillite.

 

«Poursuivre les présumés coupables où qu'ils se cachent»

Son nouveau rapport est explosif pour le groupe français. "J'ai pu prouver, sur la base de documents juridiques incontestables, que le dossier Uramin était éligible à la loi anticorruption américaine, connue sous l'acronyme FCPA. Elle a l'avantage majeur de s'appliquer hors des frontières des États-Unis et de poursuivre les présumés coupables où qu'ils se cachent", explique l'enquêteur. C'est en application de cette loi qu'Alstom avait été condamné, en décembre 2014 à payer une amende de 772 millions de dollars pour avoir versé des pots-de-vin pour gagner des contrats dans différents pays.

 

Des responsabilités en chaîne

Areva pourrait se retrouver, à son tour, devant un tribunal américain, avec la perspective catastrophique de se voir demander le remboursement intégral du montant de l'OPA, selon Marc Eichinger. La responsabilité de l'entreprise ne serait pas la seule engagée. Les signataires du document émis le 25 juin 2007 pour formaliser l'offre publique d'achat d'Uramin pourraient aussi être mis en cause : Gérald Arbola, alors numéro 2 du directoire d'Areva, Daniel Wouters, le négociateur du groupe nucléaire, ou Olivier Mallet, qui agissait comme président de CFMM Développement, la filiale chargée de réaliser l'OPA.

 

«Vous pouvez avoir la certitude qu'elle va balayer jusqu'au moindre détail»

La mise en route de la machine judiciaire américaine constitue une très mauvaise nouvelle pour Areva, au moment où il espère finaliser son sauvetage financier. Après avoir vendu son activité réacteurs nucléaires (Areva NP) à EDF, Areva a logé ses activités "saines" (mines, fabrication du combustible et retraitement) dans une nouvelle filiale baptisée Areva NewCo. L'État doit maintenant recapitaliser l'ensemble, après le feu vert conditionnel donné par Bruxelles, à hauteur de 4,5 milliards d'euros, un consortium japonais apportant 500 millions supplémentaires. Une somme qui pourrait se révéler insuffisante si la justice américaine a la main lourde.

 

Lire aussi : Anne Lauvergeon met en cause Claude Guéant

Deux autres risques américains identifiés

Le risque est d'autant plus grand que les juges américains s'intéressent à un autre dossier : Areva s'est peut-être mis dans l'illégalité au regard de la législation sur le nucléaire aux États-Unis. Pour gagner, en 1999, un contrat pour une usine de transformation du plutonium militaire en combustible nucléaire, Areva a dû s'associer à un partenaire local, le groupe d'ingénierie Shaw, à travers une coentreprise détenue à 30% par le français et à 70% par l'américain. Or depuis le rachat en 2013 de Shaw par son concurrent américain CB & I, ce dernier indique, dans ses documents financiers, ne détenir que 52% de la coentreprise et Areva 48%. Ce changement n'aurait pas été soumis aux autorités de contrôle et serait contraire à la réglementation.

Autre problème juridique auquel Areva doit faire face : la livraison de pièces potentiellement défectueuses, fabriquées par son usine du Creusot, à 17 centrales nucléaires américaines. En France, l'Autorité de sûreté nucléaire a déjà indiqué que cette usine avait falsifié certains dossiers de fabrication, ce qui a entraîné l'ouverture d'une enquête préliminaire. Là aussi, la justice américaine pourrait également être saisie. "À partir du moment où l'administration américaine travaille sur un cas aussi important, vous pouvez avoir la certitude qu'elle va balayer jusqu'au moindre détail", conclut Marc Eichinger. 

 

Thierry Gadault - Le Journal du Dimanche

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Comment expliquer qu'en 2017, EDF ne soit toujours pas capable de justifier les coupures d'électricité?

Comment expliquer qu'en 2017, EDF ne soit toujours pas capable de justifier les coupures d'électricité? | Think outside the Box | Scoop.it

Depuis quelques heures, EDF a communiqué abondamment sur les risques de pénurie d'électricité en raison du froid et des pointes de consommation que celui-ci risquait de générer.

 

Depuis quelques heures, EDF a communiqué abondamment sur les risques de pénurie d'électricité en raison du froid et des pointes de consommation que celui-ci risquait de générer. Comment expliquer que dans un pays théoriquement en surcapacité -puisque nous disposons environ de huit réacteurs de plus que ce dont nous avons besoin- nous en soyons arrivés à une telle situation?

 

Elle résulte d'une double conjonction. D'une part, une addiction au chauffage électrique, en particulier dans les logements sociaux, conduite à la demande de l'État et surtout d'EDF pour écouler l'électricité produite par les centrales nucléaires, et ce de manière constante. Rappelons que lorsqu'il y a une pointe de consommation électrique en Europe l'hiver, la moitié de la pointe est due à la France qui est une exception en Europe au très mauvais sens du terme. Cette addiction au chauffage électrique, constamment encouragée par le législateur, pour les mêmes raisons, a des conséquences sociales extrêmement lourdes puisqu'elle renforce la précarité énergétique et les charges des locataires. S'ajoute à cela un retard massif de la France en matière d'efficacité énergétique, sans même parler de sobriété énergétique. En effet, jusqu'à ces toutes récentes années, la France a refusé énergiquement de mettre en place une politique de maîtrise de l'énergie ce qui explique qu'un ménage français consomme aujourd'hui 35 % de plus d'électricité qu'un ménage allemand équivalent. Cette politique est bien entendue tout à fait volontaire c'est-à-dire destinée à permettre la consommation d'une électricité permanente qu'il était impossible de stocker. La mise en place au demeurant très discutable, car faite dans l'intérêt unique d'EDF et non des consommateurs, des compteurs Linky et les premières campagnes en faveur de la sobriété énergétique arrivent très tard.

 

Le second facteur explicatif est l'indisponibilité d'un nombre relativement important de réacteurs nucléaires à la suite de leur mise à l'arrêt à la demande de l'autorité de sûreté nucléaire. Les contrôles qui ont été exigés à juste titre trouvent leur source dans les malversations constatées au sein de l'entreprise Areva au Creusot à la suite des anomalies découvertes sur la cuve et le couvercle de l'EPR de Flamanville. En effet, les anomalies détectées ont conduit à craindre que des générateurs de vapeur voire des cuves de 21 réacteurs puissent comporter des défauts. On doit donc être reconnaissant à l'ASN d'avoir exercé ses pouvoirs et exiger de l'exploitant, particulièrement réticent, une mise à l'arrêt pour contrôle. Si les autorisations de redémarrage, avec des conditions dont il n'est pas certain qu'elles aient été respectées par l'exploitant, ont été données par l'ASN pour certains réacteurs -avec au passage un certain nombre d'adaptation concernant les règles– il n'en demeure pas moins que nombre de réacteurs restent encore aujourd'hui à l'arrêt.

 

Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que nous manquions d'électricité, d'autant plus que le manque de rentabilité des centrales au gaz a conduit à en fermer certaines réduisant d'autant les capacités de production électrique autre que nucléaire. En effet, notre extrême faiblesse dans le développement des énergies renouvelables (la biomasse et même le solaire qui peuvent être utilisés en période de froid) et l'absence de rentabilité d'un certain nombre de centrales à gaz rendent notre approche monomaniaque de l'énergie catastrophique. Reste bien évidemment l'approvisionnement sur le marché européen qui lui-même est très sollicité et bien évidemment coûteux, ce qui gêne EDF en des périodes de vaches très maigres.

 

Ainsi, la situation actuelle est totalement imputable à notre champion national qui, dans sa croisade permanente en faveur du nucléaire, qui a engendré une dépendance volontaire du chauffage à l'électricité, a cherché à détruire toutes les sources alternatives de production électrique depuis 20 ans, ce qui a été évidemment encouragé par des politiques dotés d'une clairvoyance redoutable.

Au-delà, la communication faite sur les risques de pénurie, voire de black-out, n'a pas seulement l'objectif de prévenir les Français d'une menace de manque d'électricité. Elle vise également à faire pression sur l'autorité de sûreté nucléaire pour que les autorisations de redémarrage soient données le plus rapidement possible et, de manière plus insidieuse, à essayer de faire porter sur l'autorité de contrôle la responsabilité d'une insuffisance des moyens de production. Or, s'il est un responsable de cette insuffisance c'est évidemment l'exploitant qui, malgré des procédés de contrôle interne, n'a jamais été capable lors des décennies passées de déceler les malfaçons dont ses réacteurs pouvaient être affectés. Autrement dit, derrière la communication sur la situation de tension sur le réseau se cache la partie de bras de fer qu'EDF a engagé contre l'autorité de sûreté nucléaire pour forcer cette dernière à donner des autorisations qui ne doivent pas l'être, dès lors que la sûreté et la sécurité ne sont pas complètement assurées.

 

Corinne LepageAvocate, Ancienne députée européenne Cap21, ancienne ministre de l'Environnement

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Quand des trolls très sûrs d'eux sur Twitter s'excusent petitement devant la justice

Quand des trolls très sûrs d'eux sur Twitter s'excusent petitement devant la justice | Think outside the Box | Scoop.it

Des auteurs anonymes de tweets islamophobes ou homophobes ont été démasqués par la police après le dépôt de plaintes. Devant la justice, ils se font bien plus petits que sur les réseaux sociaux.

 

Ils sont des milliers chaque jour à se cacher derrière un pseudo pour insulter ou menacer des internautes sur les réseaux sociaux. Sur Twitter par exemple, les trolls ont la belle vie et peuvent la plupart du temps injurier tranquillement —souvent sous le regard passif de la modération— sans craindre des poursuites judiciaires. Ce mercredi pourtant, plusieurs trolls qui se cachent habituellement derrière des pseudos anonymes, ont comparu devant la 17e chambre du TGI de Paris après avoir été démasqués par la police.

Intimidée et émue, Aurélie* est appelée à la barre pour expliquer un tweet qu’elle avait lâché juste après l’attentat contre l’église de Saint-Étienne de Rouvray et le meurtre du père Hamel en juillet 2016. À partir du compte @EuropeER, elle a, entre autres messages islamophobes, posté ce tweet.

«Nous aussi on va égorger vos imams dans vos mosquées.»

La Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) signale son tweet au procureur et les enquêteurs parviennent à l’identifier. Devant le juge, elle reconnaît ses écrits. «Quand j’ai vu les insultes sur Twitter après la mort du père comme “un prêtre pédophile de moins…”, j’en voulais au monde entier», se défend-elle. Beaucoup moins violente que sur le réseau social, la jeune femme poursuit en larmes:

«J’aurais dû me taire. Je suis une ex-musulmane d’origine kurde, je ne suis pas islamophobe. Je regrette, mais je l’ai fait.»

Le procureur, plutôt convaincu par ses explications, requiert une condamnation mais avec dispense de peine.

Des tweets homophobes contre l’élu Ian Brossat

Parmi les ex-anonymes de Twitter poursuivis, il y en a deux qui retiennent particulièrement l’attention des médias: Christian C. et Nadia A. Il y a près de deux ans, en avril 2015, ils avaient posté des tweets homophobes contre l’élu communiste de la ville de Paris, Ian Brossat. Le premier, adhérent Les Républicains depuis 2012, se cachait derrière le pseudo «La vraie droite», pour balancer sa prose homophobe:

«Salut la petite fiotasse, alors tu t’es bien fait enculer dernièrement par le fion lol?!»

Comme Aurélie, Christian C. se montre beaucoup moins assuré devant le tribunal et se fait même rappeler à l’ordre à plusieurs reprises parce qu’il ne parle pas assez fort. Après avoir relu son post Twitter à l’encontre de Ian Brossat, la juge interpelle le prévenu: «Qu’est-ce qu’il se passe monsieur?»

«J’étais mal réveillé, c’était un lundi matin, c’était par rapport à la politique HLM de la ville de Paris. Je plaide l’immaturité et la bêtise.»

«Vous avez des amis homosexuels?»

La présidente de la 17e se montre sceptique quant à sa supposée immaturité alors que l’homme en costard-cravate travaillait dans une banque avant d’être au chômage a… 37 ans. Elle cherche ensuite le lien entre ses positions contre «la mixité sociale dans le 16e arrondissement» et l’orientation sexuelle de Ian Brossat. «Je ne sais pas», «je regrette», «rien ne justifie mon tweet», se contente de répéter Christian C. en boucle. Il dit ne plus avoir de compte Twitter. L’échange entre la juge et cet homme plutôt terrorisé se poursuit:

«-Pourquoi ne pas l’avoir traité de sale rouge? Vous êtes homophobe?

-Non du tout. Je savais qu’il était homosexuel.

-Et?

-Et j’ai jamais tapé quelqu’un…

-Tapé quelqu’un…?

-…

-Vous avez des amis homosexuels?

-Non.

-Au moins vous ne direz pas cela comme excuse…

«Après les homosexuels et les noirs, vous aviez d’autres cibles?»

Après ses regrets, le tribunal rappelle tout de même qu’outre ses propos homophobes, ce troll est aussi poursuivi dans une autre affaire pour avoir tweeté des insultes à l’ex-ministre Christiane Taubira. «Après les homosexuels, après les noirs, vous aviez d’autres cibles?» interroge la juge. Christian C. martèle regretter ses propos et dit «bien se rendre compte d’avoir écrit une bêtise».

Pour le défendre, son avocate tente l’argument étymologique en expliquant que «fiotte» ou «fiotasse», à tort, ne sont pas recensés comme étant des insultes homophobes. Puis, elle veut convaincre la juge que son client n’est pas très intelligent et se lance dans une diatribe aussi assassine qu’humiliante:

«Mon client vous dit qu’il est immature. Il est totalement immature. Il a perdu son travail (après la fin de son CDD, ndlr), il a complètement changé. C’est un jeune homme, vous allez me dire il a 37 ans, mais il est persuadé que la vie est un peu comme une cour d’école. Il a honte de ce qu’il a fait. Il réfléchit avec ses petits neurones, c’est plutôt un esprit faible. Il est légèrement simplet.»

Ian Brossat, expliquant qu’il n’est pas «dans la revanche», demande un euro symbolique en guise de dommages et intérêts. Le procureur lui, requiert deux mois de prison avec sursis.

«Tu te fais enfiler comme un clebs»

Enfin, la juge lit avec douleur d’autres tweets encore plus violents reçus par l’adjoint au logement de la ville de Paris. Toujours anonyme, Nadia A. lui avait envoyé plusieurs messages homophobes et menaces en avril 2015.

Mécontente d’avoir été bloquée par l’élu (ses tweets sont tout de même restés plusieurs jours visibles avant que Twitter ne bloque son compte), Nadia A. a créé un nouveau compte nommé «JteBaiseTaMaire». Et a posté une autre salve de messages et de menaces contre Ian Brossat:

«-Bande chiens jbaise vos moeurs chelous fils de clébard. A 4 pattes pour s’enfiler.

-Ton cul est réservé ce soir? On devine par qui? SALE PD. HONTE SUR VOUS TOIT BOUR MOI LE CUL PLAINTE UMP PENAL.

-PP Bouche de pipeuse tu recrutes le cul de qui? C’est un homme ou une salope profiteurs de pouvoir cette Brossat.»

-Violences politiques fils de pute.»

Nadia A. est absente au procès. Elle est détenue à la prison de Fleury-Mérogis après avoir été jugée dans une autre affaire, selon l’avocat de l’élu parisien. La juge lit tout de même ses justifications livrées aux policiers lors de son audition. Et là encore, une fois mise à nu, la parole se fait beaucoup moins virulente pour cette ex-troll au casier déjà bien fourni— elle a été condamnée deux fois pour des menaces de mort et une fois pour des appels téléphoniques malveillants.

«J’ai tweeté cela car Ian Brosat est très arrogant sur Twitter. Dès qu’il n’est pas d’accord, il bloque», se défend-elle lors de son audition. Le policier la relance pour savoir si cela justifiait de tels propos. «En fait, j’ai voulu être percutante car il utilise sa popularité pour vous faire bloquer par Twitter. Je voulais faire réagir», poursuit-elle. Et de lâcher:

«Je n’ai pas mesuré la portée et le sens de mes propos.»

Le procureur a requis trois mois de prison avec sursis. «Mon objectif ce n’est pas que ces deux personnes croupissent en prison, mais de montrer que face à l’homophobie, on ne doit pas plier et qu’il y a des limites qu’on n’a pas le droit de franchir», tient à ajouter Ian Brossat. Maître Gublin, son conseil, a aussi insisté pour que ce procès exceptionnel puisse servir à lutter contre cette impunité sur les réseaux sociaux: «Internet est un espace de liberté, oui. Mais la libertés des uns s’arrête là où commence celle des autres.» Décision rendue le 22 février.

 

David Perrotin

Journaliste chez BuzzFeed News, France
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Favoriser les riches, est-ce bon pour les pauvres?

Favoriser les riches, est-ce bon pour les pauvres? | Think outside the Box | Scoop.it

Manifestation organisée par une entreprise de luxe à la Havane en mai 2016

 

Les inégalités de revenu et de patrimoine n'ont jamais été aussi élevées depuis 20 ans. Moindre en France du fait d'une redistribution plus forte, ce phénomène remet en cause la théorie du ruissellement "Trickle down Economic", qui veut que favoriser les riches est bon pour les pauvres.

En anglais on appelle cela Trickle Down Economic, et effectivement c'est l'idée que la richesse telle une source se divise en multiples petites rigoles et ruisselle jusqu'en bas, permettant à TOUS de profiter de la richesse créée en haut, y compris les plus pauvres. C'est une théorie libérale, elle suppute en gros que plus les riches sont riches, moins les pauvres sont pauvres.

Cette théorie a du plomb dans l'aile quand on observe les faits, mais elle continue à avoir ses partisans, comme l'illustre cet éditorial publié par le Temps, tout récemment: Les riches boucs émissaires du populisme.

La politique de réduction d’impôt pour les plus riches que veut mener Donald Trump aux Etats Unis en découle... de même que les programmes de nombreux candidats à la présidentielle française, quand ils disent avoir pour objectif de réduire le chômage, les inégalités et in fine la pauvreté en favorisant la création de richesse, réduisant les taxes et les impots sur les entreprises et les plus aisés.

Présentée comme cela, vous comprenez que la théorie du ruissellement est une sous partie de la théorie de l'offre et qu'elle va donc implicitement marquer les débats de ces prochains mois en France.

 

Une théorie qui ne se vérifie pas...

Difficile de trouver des études qui valident la théorie du ruissellement. La période Reagan est une belle période pour étudier ce phénomène, mais comme, en plus des baisses d’impôts sur les plus riches, il y a eu une augmentation massive de la dépense publique, et la baisse vertigineuse des taux directeurs de la Fed, difficile d'isoler le seul facteur de baisse d’impôts des plus riches.

Des chercheurs de Harvard ont étudié en 2009 la corrélation entre la baisse d’impôt pour les plus riches et la croissance dans 12 pays, dont la France entre 1905 et 2000... Avant 1960, il n'y a aucun lien selon eux, et après, ils trouvent un lien, mais il faut attendre 13 ans, avant que les 90% du dessous profitent du surplus de croissance liée à la baisse des taxes. Le ruissellement prendrait donc 13 ans, MAIS si dans les 13 ans, il y a une crise ou une dépression, là c'est perdu nous explique cette étude.

Autre analyse qui dément la théorie du ruissellement, celle que l'OCDE a publié cet automne sur les 35 pays les plus développés de la planète. L'étude montre que les inégalités de revenu sont à des niveaux historiques, depuis 30 ans que les données existent, et plus intéressant encore, que la légère reprise de croissance de ces 3 dernières années profite plus aux ménages les plus aisés...

Les 10% les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 2.3% et les moins aisés de 1,1%. C'est moins vrai en France, note l'OCDE car les impots des plus riches ont été augmentés, et les prestations sociales revalorisées, mais la tendance est la même. Les inégalités augmentent, et la croissance accroît ces inégalités.

Si on regarde sur une plus longue période, en 30 ans les 1% les plus riches ont captés 50% de la création de richesse aux USA, 20% en Grande Bretagne, et 10% en France, selon des chiffres communiqués par l'OCDE.

 

... y compris selon l'OCDE et le FMI

Le FMI partage le constat de l'OCDE. Comme l'OCDE, on ne peut pas soupçonner le FMI d'avoir un agenda marxiste caché. Dans un rapport en 2015, le FMI l'écrit noir sur blanc: quand les riches sont plus riches, les bénéfices ne ruissellent pas et la croissance est moindre que si on favorise les pauvres et les classes moyennes.

We find that increasing the income share of the poor and the middle class actually increases growth while a rising income share of the top 20 percent results in lower growth—that is, when the rich get richer, benefits do not trickle down.

Pourquoi la croissance ruisselle moins

De fait, les riches ont une propension plus forte à épargner, et certains ont tendance à placer cette épargne dans des paradis fiscaux pour la soustraire au fisc, à la redistribution... et donc au ruissellement.

L'autre explication, c'est que la reprise créée des emplois de mauvaise qualité, et s'accompagne d'une modération salariale généralisée. ll y a d'ailleurs un lien entre montée des inégalités et syndicalisme.

 

 

Depuis quelques années, le FMI, le Bureau International du Travail et l'OCDE cherchent à pousser le concept d'INCLUSIVE GROWTH, croissance inclusive qui prône la création d'emploi de bonne qualité et bien payés, met l'accent sur la formation, l'éducation, et les politiques de redistribution des revenus.

Le sujet a été abordé pour la première fois par le G20, les pays les plus puissants de la planète cet été. C'était directement lié au Brexit. Il n'y a pas encore d'étude pour dire combien de temps cette idée mettra à ruisseler à contre-courant de l'apesanteur jusqu'en haut pour se traduire dans les politiques économiques et devenir une réalité.

 

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Le bitcoin chute de 24 %

Le bitcoin chute de 24 % | Think outside the Box | Scoop.it

Après son envolée de plus de 50 % depuis début décembre, et à quelques dollars de son record, la devise a chuté de 24 % à 887 dollars pour remonter vers 950 dollars.Une simple pause dans la « bulle ».

Le bitcoin, qui avait ouvert jeudi à 1130 dollars, avait grimpé jusqu'à 1153 dollar, proche de son record, avant de chuter brutalement de 24% à 887,50 dollars et remonter ensuite vers 950 dollars. Avant ce coup d'arrêt, la devise avait progressé de près de moitié en une trentaine de séances, en dépassant les 1000 dollars . Une nouvelle bulle qui l'avait approché de son record de 1165 dollars atteint en novembre 2013. La devise a bénéficié d'une conjonction de facteurs (crises monétaires en Inde, au Vénézuela, contrôle des changes en Chine...). Avec moins de bitcoins émis et une demande toujours plus forte, notamment de la Chine , le cours s'est envolé. Les vendeurs à découvert, pris à revers par le bond du cours, se sont rachetés en catastrophe accentuant la hausse des prix. Les prévisions de cours n'ont aucun sens pour cette devise, alimentant la spéculation, car elles ne se fondent sur rien (modèles et méthodes pour déterminer la valeur fondamentale de la monnaie). Les particuliers ont beaucoup recours à l'analyse graphique et technique connue pour prédire l'évolution du cours. Seulement, ces méthodes d'analyses sont connues pour amplifier les mouvements moutonniers et volatilité.

 

Winners takes all

Le bond du bitcoin avait attiré les spéculateurs des autres devises cryptographiques, digitales ou électroniques, qui avaient dans la plupart des cas bien moins progressé que lui depuis un mois. Le 11 mars, le régulateur des marchés américains, la SEC, devrait donner son accord ou son opposition au lancement du fonds coté (« ETF ») référencé sur le bitcoin, celui des frères Winklevoss. En cas d'autorisation, les particuliers américains pourraient spéculer très facilement sur le bitcoin, ce qui devrait augmenter son cours, ses volumes de transactions, mais aussi sa volatilité, et de facto compliquer son adoption en tant que monnaie.

 

Devise coriace

La devise s'est toujours remise des opérations de hacking , des trous d'air et autres flash-crash , « krachs à la vitesse éclair », qui ont ponctué son histoire. C'est la seule des nouvelles devises de taille significative qui ait vraiment passé les premiers tests de résistance monétaires, avec succès. La chute du jour rappelle simplement que la route vers son accession au statut de monnaie est encore longue.

 

Monnaie à part

Le bitcoin est très peu corrélé aux classes d'actifs et marché traditionnels et ses corrélations sont de surcroît peu stables comme avec l'or : alors qu'il avait évolué dans le même sens, bien que modestement, il évolue en sens inverse du métal précieux depuis début 2015. Le marché du bitcoin est trop étroit (16 milliards de dollars) et pas assez mature pour être intégré aux marchés financiers mondiaux. Cela lui permet de se développer sans trop d'interférences extérieures. Ainsi, selon (1), son cours évolue à l'inverse des actions anglaises, constituant un instrument de couverture, mais il va dans le même sens que Wall Street. Son lien avec le billet vert est moins net. A court terme, il a même tendance à évoluer en sens inverse. Entre 2011 et avril 2016, et selon ARK investment management (2), le bitcoin s'est avéré très peu corrélé aux devises émergentes, et n'est donc pas pris dans le mouvement de baisse de ces monnaies suscité par l'appréciation du dollar et les perspectives de hausse des taux de la Réserve Fédérale. Seulement, selon ARK, le bitcoin était aussi jusqu'en en mai dernier 7 fois plus volatile que les devises émergentes et un peu plus que le pétrole... Sa forte hausse en 2016 n'est ainsi que la juste rétribution des risques liés à son investissement, ce qui n'avait pas été le cas l'année précédente.

Nessim Aït-Kacimi

(1) Hedging capabilities of bitcoin. Is it the virtual gold(2) "Bitcoin : ringing the bell for a new asset class"

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Voitures électriques : bientôt une recharge sans fil

Voitures électriques : bientôt une recharge sans fil | Think outside the Box | Scoop.it

Les recharges sans fil changeront bientôt la vie des particuliers ou professionnels qui possèdent une voiture électrique et aideront peut être certains à investir dans ce type de véhicules.

Plus pratique qu’une borne de recharge

Une technologie signée Ford. Le constructeur automobile a sans doute trouvé le moyen de décider certaines entreprises d’inclure des véhicules électriques dans leur flotte, ou même des particuliers encore un peu réticents. Fini les bornes de recharge indisponibles ou les longs moments à les chercher pour se ravitailler.

Les recharges sans fil sont des petits instruments qui libèrent leur énergie lorsque l’on tire vers le haut une partie de l’outil. Les conducteurs n’auront donc plus à besoin de se brancher, n’auront plus peur d’oublier de recharger leur voiture et pourront même éviter ainsi de basculer sur le réservoir à essence.

En 2015, environ 100 000 véhicules électriques ont été achetés en 6 mois, soit 0,42 automobile par minute, soit 0,007 par seconde.
Depuis le 1er janvier
2 129
Depuis que vous êtes connecté
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Ford booste l’électrique

La marque américaine concentre une partie de ses efforts sur le développement de l’électrique, et de l’hybride. Et cette recharge sans fil est une des innovations phare. « Les services innovants peuvent être aussi importants pour les clients que les véhicules électrifiés eux-mêmes » explique Hua Thai-Tang de la division des véhicules électriques de Ford.

Dans les prochaines années, les « investissements et notre gamme croissante reflètent notre point de vue selon lequel l’offre globale de véhicules électrifiés dépassera celle des véhicules à essence dans les 15 prochaines années » annonce Mark Fields, PDG de Ford. À venir, des véhicules de police hybrides et de meilleures capacités électriques pour les camions et véhicules commerciaux.

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Comment se préparer à tirer le meilleur de 2017

Comment se préparer à tirer le meilleur de 2017 | Think outside the Box | Scoop.it

Devant l'avalanche de surprises, bonnes et mauvaises, qui a déferlé sur l'humanité pendant l'année qui s'achève, on peut être tenté de renoncer à prévoir quoi que ce soit pour l'année qui vient. 2017 serait, plus encore que 2016, hors de portée de toute prévision. Pourtant, un grand nombre de choses ont pu être annoncées avec exactitude au début de 2016, et je m'y suis en particulier essayé, il y a exactement un an à cette même place. 

Et bien des choses qui ont eu lieu sans être prévues auraient pu l'être si on avait bien voulu admettre que ce qui est rationnellement certain n'est pas nécessairement humainement probable. Et même que, de plus en plus, dans ces temps troubles, des peuples peuvent prendre des décisions qui se révèlent ensuite contraires à leurs propres intérêts. Pour 2017, on peut se livrer au même exercice et prévoir assez facilement ce qui est rationnellement certain, en termes politique, démographique et technologique, en le distinguant de ce qui est humainement probable bien que irrationnel.

 

A la fin de 2017, il y aura un nouveau leader en place aux Etats-Unis, en France, en Allemagne, en Italie. Et si le plus vraisemblable est qu'ils se nomment Trump, Fillon, Merkel et Di Maio, c'est loin d'être certain, même aux Etats-Unis. Et encore plus en Allemagne. Dans les deux cas, il existe des scenarii très convainquant montrant que les leaders vraisemblables de ces deux pays pourraient ne plus être au pouvoir en décembre prochain. De même pour la Grande Bretagne.

 

De même s'il est aussi vraisemblable que nous entrerons dans une phase de protectionnisme, d'abord en Chine, au Brésil, aux États-Unis puis en Europe, et que cela aura un impact négatif sur la croissance du monde, ce qui devrait, rationnellement, doucher l'optimisme qui submerge en ce moment les marchés financiers occidentaux, pour qui le pire est derrière nous.

 

De même, si nul ne peut dire avec une quelconque certitude quand et où auront lieu les prochains attentats terroristes, il est certain qu'ils auront lieu ; de même, si on ne peut dire ce qui restera dans douze mois du régime sanguinaire d'Assad et de Daesh, ni quand et où auront lieu les prochaines escarmouches entre les Etats-Unis et la Chine ou entre la Russie et l'Ukraine, il est certain que, en 2017, la tension internationale ne se réduira pas. On ne peut non plus imaginer quelle mouche belliciste pourrait piquer le futur président des États-Unis et son vice-président théocrate, sinon qu'il est certain qu'ils participeront du désordre du monde.

 

On peut aussi prévoir une négociation houleuse et non conclusive du Brexit, des migrations massives venues de l'Afrique, du Moyen Orient, du Pakistan, et du Bengladesh, victimes de guerres et des mutations climatiques.

 

On peut aussi prévoir que partout la critique des élites, mêmes de celles dont la légitimité universitaire est la moins contestable, s'accentuera et deviendra très violente, tandis qu'on aura une tendresse croissante pour les vedettes et les animateurs des émissions de télé-réalité, parce qu'ils flatteront la paresse et la mesquinerie habituelle de fractions d'opinions publiques à la recherche de boucs émissaires et de distraction.

 

On peut encore prévoir une croissance sensible des classes moyennes en Asie et en Afrique et la poursuite de leur paupérisation en Europe et aux Etats-Unis, ou des fortunes de plus en plus énormes choqueront, révolteront même, de plus en plus, lorsqu'elles ne seront pas mises au service de causes humanitaires.

 

De tout cela, il faut tirer trois leçons pour l'année qui vient :

 

1. Se préparer à vivre de grandes surprises. Pour cela, il est important de ne pas penser qu'un résultat, quel qu'il soit, soit acquis d'avance à la cause de la liberté et de la raison. De ne pas penser en particulier que la violence ne sera que pour les autres et que les Européens ne la verront qu'à la télévision. Ce qui veut dire qu'il faudra être le plus mobile possible, le plus préparé à changer, bouger, déménager. 

 

2. Se préparer à de grandes batailles, pour que nous ne soyons pas, même infinitésimalement, responsables du pire. Et donc, sans cesse, expliquer que notre avenir est mieux assuré si nous agissons, si nous ne nous résignons pas, si nous ne perdons jamais courage face à l'adversité.

 

3. Se préparer à être altruiste, pour que chacun puisse créer l'environnement le plus bienveillant possible autour de lui, car c'est de la solidarité et de l'empathie que dépendrons l'efficacité de la résilience et de la résistance.

 

Il m'est arrivé de comparer notre humanité à une salle de bal, dans laquelle chacun de nous est venu danser. Et où chacun réalise que le risque est grand de voir les rideaux s'enflammer et la panique conduire à la mort de tous les danseurs, qui ne pourraient atteindre à temps l'étroite et unique sortie. Dans ce contexte, la meilleure attitude est double : d'une part danser près de la porte et ainsi de profiter du meilleur du monde, tout en étant prêt à le quitter à temps. Et d'autre part ne pas perdre une seconde, pour alerter les autres danseurs et les responsables de la salle pour qu'ils prennent les précautions nécessaires. 

 

Telle serait la meilleure ligne de conduite pour 2017 : se préparer égoïstement au pire et aider altruistiquement au meilleur.

 

Jacques Attalifalse

SuivreJacques Attali

Président de la Fondation Positive Planet

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« BahamasLeaks » : la Commission européenne « réprimande » Neelie Kroes

« BahamasLeaks » : la Commission européenne « réprimande » Neelie Kroes | Think outside the Box | Scoop.it
L’ancienne commissaire européenne Neelie Kroes a été directrice d’une société offshore aux Bahamas 

Coupable, mais pas sanctionnée. Neelie Kroes, l’ancienne commissaire européenne à la concurrence puis à la société numérique, était soupçonnée d’avoir caché qu’elle était, durant son mandat, administratrice d’une société offshore aux Bahamas. La responsable libérale néerlandaise a violé les règles, mais ne sera pas punie, a annoncé, mercredi 21 décembre, la Commission de Bruxelles.

Mme Kroes n’a, certes, pas respecté le « code de conduite » des commissaires, estime la Commission, mais « ne peut pas être blâmée », si elle n’était pas au courant qu’elle occupait toujours un poste dans la compagnie Mint Holdings.

Une fois l’affaire dite du « BahamasLeaks » dévoilée, la responsable néerlandaise a, en effet, soutenu qu’elle n’était pas au courant du fait qu’elle était toujours renseignée comme directrice. Elle a présenté ses excuses, nié tout rôle opérationnel et indiqué que la fonction n’était pas rémunérée. L’ex-commissaire a été en poste de 2004 à 2014 et directrice de cette société bahamienne de 2000 à 2009. Le code régissant le mandat des commissaires précise que, durant celui-ci, ils ne peuvent exercer aucune autre activité, qu’elle soit rémunérée ou non. Ils doivent également notifier tous les rôles de direction qu’ils auraient exercés au cours des dix années précédentes.

Lire aussi :   « Bahamas Leaks » : la société offshore cachée de l’ex-commissaire européenne à la concurrence

 

AFFAIRE SENSIBLE

En septembre, l’actuel président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait écrit à Neelie Kroes pour lui demander des explications. Son entourage insistait sur le nécessaire respect des règles d’intégrité, de discrétion et de transparence. L’affaire paraissait d’autant plus sensible que Mint Holdings avait pour vocation de racheter, à grande échelle, des actifs dans le secteur de l’énergie, alors que Mme Kroes défendait, à Bruxelles, la libéralisation du marché du gaz.

Au Parlement européen, certains ont évoqué une collusion « dramatique » entre des responsables européens et le monde des affaires. Les révélations du « BahamasLeaks » suivaient de peu l’annonce de l’embauche de l’ancien président de la Commission José Manuel Barroso par la banque d’affaires Goldman Sachs. A la fin octobre, le comité d’éthique de l’Union européenne s’est prononcé sur ce cas et a jugé que le responsable portugais n’avait, lui non plus, pas violé les règles « d’intégrité et de réserve », mais que son choix était sans doute « peu judicieux ».

Une autre affaire empoisonne la vie de la Commission. Elle concerne l’actuel commissaire allemand à l’économie numérique, Günther Oettinger. Outre ses déclarations plus que hasardeuses, en novembre, sur les Chinois « bridés, tous peignés de gauche à droite avec du cirage noir », il a aussi dû reconnaître qu’il avait emprunté, en mai, l’avion privé d’un homme d’affaires allemand considéré comme un proche de la présidence russe pour se rendre à un dîner avec le premier ministre hongrois, Viktor Orban. Le commissaire a livré des explications contestées sur les raisons précises de ce voyage et nié tout « cadeau » qui lui aurait été fait. Pour la Commission, l’épisode semble clos, et M. Oettinger va en devenir son vice-président, chargé du poste-clé du budget, à la suite du départ pour la Banque mondiale de sa collègue bulgare, Kristalina Georgieva.

Il est à noter que, mercredi, Mme Kroes a été sanctionnée d’un blâme pour une autre affaire : elle aurait oublié de déclarer ses revenus 2015 à la Commission, alors qu’elle avait accepté de toucher l’indemnité dite « transitoire » accordée pendant trois ans aux anciens membres du collège européen. L’ancienne ministre néerlandaise siège, notamment, au « comité de conseil en politique publique » de la société Uber.

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La réponse officielle de San Francisco à l’élection de Trump

La réponse officielle de San Francisco à l’élection de Trump | Think outside the Box | Scoop.it

Le conseil des autorités de surveillance de San Francisco a récemment pris une résolution introduite par le président du conseil London Breed en réponse à l’élection de Donald Trump. Voici le texte de la résolution :

 

ATTENDU QUE, le 8 Novembre 2016 Donald Trump a été élu pour devenir le 45ème président des États-Unis, en conséquence de quoi

 

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : quelles que soient les menaces proférées par le président élu Trump, San Francisco demeurera une Ville Sanctuaire. Nous ne tournerons pas le dos aux hommes et aux femmes originaires d’autres pays qui participent à la grandeur de la ville et qui représentent plus d’un tiers de la population. Il y a ici le Golden Gate : nous construisons des ponts, pas des murs ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : nous ne reviendrons jamais sur les droits des femmes, que cela soit dans le domaine de la santé, du travail ou dans n’importe quel domaine menacé par un homme qui traite les femmes comme des obstacles à rabaisser ou des objets à agresser. Et non moins important, nous nous assurerons que nos jeunes filles grandiront avec des modèles qui leur montrent qu’elles peuvent être et faire ce qu’elles veulent ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : il n’y aura pas de thérapie de conversion, ni de suppression des droits à San Francisco. Nous avons commencé à accueillir les mariages homosexuels depuis 12 ans et nous n’allons pas nous arrêter maintenant. Et pour toutes les personnes LGBTQ* de tout le pays qui se sentent effrayés, intimidés, ou seuls : vous comptez. Vous êtes vus, vous êtes aimés ; et San Francisco n’arrêtera jamais de se battre pour vous ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : nous croyons encore au principe fondamental de liberté religieuse de cette nation. Nous ne bannissons pas des personnes pour leur foi. Et les seules listes que l’on garde sont des invitations à venir prier ensemble ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : la vie des personnes de couleur compte à San Francisco, même si cela pourrait ne pas être le cas à la Maison Blanche. Et, guidés par l’équipe de travail du président Obama sur la police du 21ème siècle, nous continuerons à réformer notre service de police et à reconstruire une relation de confiance entre la police et les communautés de couleur afin que tous les citoyens se sentent en sécurité dans leurs quartiers ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : le changement climatique n’est pas un canular ou un complot des Chinois. Dans cette ville entourée d’eau sur trois côtés, la science est importante. Et nous continuerons notre travail sur l’Energie propre, le Zéro déchet, ainsi que tout ce que nous faisons pour protéger les générations futures ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : nous avons fourni des soins de santé à tous dans cette ville depuis presque une décennie, et si la nouvelle administration va au bout de sa promesse impitoyable d’annuler l’assurance maladie pour 20 millions de personnes, les habitants de San Francisco seront protégés ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION :  nous sommes le lieu de naissance des Nations Unies, une ville rendue plus forte par les milliers de visiteurs internationaux que nous accueillons chaque jour. Nous resterons engagés pour l’internationalisme ainsi que pour nos amis et alliés du monde entier – que cela soit ou ne soit pas le cas de l’administration à Washington ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : San Francisco restera une des premières villes pour le transport et continuera à construire les systèmes Muni et BART [réseaux de transport de San Francisco, NDT] sur lesquels nous pouvons tous compter, même si l’administration de Washington va au bout de son projet de supprimer le financement fédéral pour le transport en commun ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : la Californie est la sixième plus grande économie du monde. La région de la Baie est la capitale de l’innovation du pays. Nous ne serons pas intimidés par les menaces de révoquer notre financement fédéral, et nous ne voulons pas non plus sacrifier nos valeurs ou les membres de notre communauté pour vos dollars ; et, cela étant

A ÉTÉ PRISE LA RÉSOLUTION : nous condamnons tous les crimes et les discours haineux perpétués en raison de cette élection. Et bien que les États-Unis vont bientôt avoir un président qui a fait preuve d’un manque de respect  envers les valeurs que nous tenons en haute estime à San Francisco, il ne peut pas changer qui nous sommes, et il ne changera jamais nos valeurs. Nous argumentons, nous militons, nous débattons vigoureusement au sein de San Francisco, mais sur ces points nous sommes unis à 100 %. Nous combattrons la discrimination et l’irresponsabilité dans toutes ses formes. Nous sommes une Ville. Et nous avancerons ensemble.

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La bataille absurde de la station du Grand-Bornand contre le manque de neige

Les stations de sport d’hiver luttent désespérément contre la diminution inexorable de l’enneigement. Et, quand la neige manque carrément et que les canons ne suffisent plus, on va jusqu’à chercher de la neige par camions, raconte l’auteure de cette tribune.

 

 

Les vacances ont débuté le 16 décembre et la neige n’est pas au rendez-vous dans la station du Grand-Bornand (Haute-Savoie). Seuls des névés subsistent de la neige tombée en novembre. Le soleil brille jour après jour et la température à l’ombre varie entre 8°C à 14°C au plus chaud à 1.300 m d’altitude. La température nocturne ne descendant pas sous les - 2°C, les canons à neige ne sont pas d’un grand secours. Les quelques mètres carrés de neige projetée en désespoir de cause fondent quasiment dans la journée.

Toute une industrie est menacée de faillite quand la neige fait l’école buissonnière. Impossible de skier, donc, même à 2.000 mètres d’altitude. Adieu ski, touristes, location de matériel, chiffre d’affaires pour la restauration d’altitude ; adieu revenus pour les saisonniers des remontées mécaniques et les moniteurs de ski, vente vestimentaire et location immobilière. La neige fait vivre toute une station pour l’année et son absence inquiète l’ensemble des acteurs économiques ainsi que la commune du Grand-Bornand, qui investit lourdement chaque année dans cette activité : une bonne centaine de canons à neige alimentés par deux lacs artificiels, une remontée couverte avec tapis roulant de 200 mètres (un nouvel investissement de 1,7 million d’euros en 2016), de nouvelles routes d’accès, la création de nouvelles pistes impliquant d’importants terrassements, sans oublier la modernisation des équipements des remontées mécaniques.

 

Des camions-bennes tout terrain 

Pour ouvrir au moins quelques pistes aux skieurs et assurer l’amusement des plus petits, on ne lésine pas sur les moyens. Des camions-bennes tout terrain emplis de neige se sont succédés du mercredi 14 décembre au lundi 19 (hors week-end) toutes les cinq minutes pour livrer leur précieuse marchandise au pied des pistes — à 1.300 mètres — et à mi-hauteur, à 1.600 mètres. La rotation démarre au lever du jour et ne s’achève qu’à la tombée de la nuit. La neige est récupérée dans la vallée toujours ombragée et glacée du Grand-Bornand, à une petite quinzaine de kilomètres ou trente minutes de camion. Cet exercice a requis au minimum 12 camions.

Outre son caractère coûteux et anti-écologique, ce défilé génère une pollution atmosphérique malvenue d’autant plus que les vallées annéciennes sont en alerte pollution au niveau rouge depuis plus de huit jours et que la région Rhône-Alpes a imposé la limitation de vitesse sur l’ensemble de la région.

Quelle est la perspective de ce modèle économique ? C’est le troisième Noël successif sans neige que connaîtra la station du Grand-Bornand. La neige coûtera de plus en plus cher. Mais aucun acteur politique ou économique local n’envisage de cesser cette course effrénée et les alternatives touristiques ne sont pas encore proposées.

 

 

Flore de Clercq anime un blog sur les animaux. Elle publiera un livre consacré à la communication animale à l’automne 2017. Elle se rend plusieurs fois par an depuis 45 ans au Grand-Bornand (Haute-Savoie), son « second lieu de vie ».

 

Jacques Le Bris's insight:

Il ne viendrait pas à l'esprit d'un citoyen lambda de faire bouillir la marmite pour obtenir des glaçons, pourtant...

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La route solaire, gadget ou véritable révolution ?

La route solaire, gadget ou véritable révolution ? | Think outside the Box | Scoop.it

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C'est une portion de route solaire unique au monde empruntée dès jeudi par les automobilistes normands. Sur cette départementale 5 qui dessert la commune de Tourouvre au Perche, dans l'Orne (Basse-Normandie), 2 800 m² de panneaux photovoltaïques ont été intégrés à la route. Des dalles posées sur un kilomètre afin de capter la lumière du soleil et la transformer en énergie. Il a fallu six ans de recherche pour trouver des matières capables de résister aux passages de poids lourd et aux intempéries.

 

Encore peu compétitive

Sous le bitume, de l'électricité circule. Selon les concepteurs de la route, elle est capable d'assurer de façon pérenne l'éclairage public d'une commune de 5 000 habitants. Des objectifs ambitieux et des coûts pour le moment très élevés. Pour un seul kilomètre : 5 millions d'euros. L'énergie produite serait treize fois plus chère que celle produite par des panneaux photovoltaïques installés sur le toit des maisons.

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Deux chimistes toulousains inventent un procédé pour piéger l'odeur des terroristes

Deux chimistes toulousains inventent un procédé pour piéger l'odeur des terroristes | Think outside the Box | Scoop.it

Dans le cadre du projet CNRS "Recherche Attentat" lancé à la suite des attentats du 13 novembre à l'initiative du directeur du CNRS Alain Fuchs, deux chimistes toulousains du laboratoire des Interactions moléculaires et de la réactivité chimique et photochimique ont mis au point un matériau capable de stocker les odeurs d'une scène de crime. 

 

« Notre capteur est en fait une huile gélifiée poreuse capable d’absorber toutes les molécules olfactives présentes dans son environnement », détaille Émile Perez.  
« L'idée est donc d'amener ce matériau sur une scène de crime et d'absorber des odeurs en présence qui seront ensuite comparées à celles d'éventuels suspects ». Aujourd'hui, la police utilise déjà ce procédé, mais avec de simples tissus. L'organogel toulousain, lui, est beaucoup plus performant puisque les odeurs se  
« liquéfient à son contact » et restent piégées en son sein. Plus concentrées, les senteurs seront ainsi plus facilement identifiées par des chiens renifleurs. 

En outre, l'huile gélifiée possède une plus grande surface absorbante qui lui permet de « sentir » un maximum de choses, même dans le cas d'odeurs anciennes, quasiment évaporées. « Nous travaillons également avec le mathématicien Xavier Gendre de l'Institut de mathématiques de Toulouse, pour développer un système qui permettrait de comparer les molécules olfactives piégées par notre dispositif à une base de données olfactives, un peu comme une base d'empreintes digitales », complète Alexandra Ter Halle. Grâce à ce système, les services de police pourraient bientôt distinguer une personne coupable d'une autre innocente avec une fiabilité proche de 100 %.

 

FLEUR OLAGNIER

 

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Merci, Monsieur le Président !

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Je me sens obligé de vous adresser mes félicitations pour ce que vous laisserez derrière vous en mai prochain : votre liquidation de l’héritage socialiste.

 

Monsieur le Président,
Cher François,

Je me surprends moi-même à vous avouer ma profonde admiration. Mais je me sens obligé de vous adresser mes félicitations pour ce que vous laisserez derrière vous en mai prochain, lorsque vous quitterez le Palais de l’Elysée. Je ne parle pas de la courbe tragique du chômage, ni du nombre de faillites d’entreprises, ni de la montée de la pauvreté, ni de la dette publique proche du seuil historique de 100% du PIB, ni de votre mépris de la démocratie – état d’urgence aussi permanent qu’inopérant – ou de la vie privée de vos concitoyens - loi renseignement affreusement et inutilement intrusive - qui vous l’ont bien rendu.

 

 

 

 Je n’ai pas plus à l’esprit le délitement de l’école ou le tirage au sort de l’avenir de nos enfants à l’université.

 
 
 

Non, je veux parler de votre liquidation de l’héritage socialiste. François Mitterrand avait donné le baiser de la mort au parti communiste. En un mandat, vous avez terminé le travail en parvenant à dézinguer le parti socialiste. Vous lui avez inoculé un poison mortel lent sans l’ombre d’une hésitation. Vous l’avez d’ailleurs confié aux auteurs du livre « un président ne devrait pas dire ça », entre deux confidences sur votre mépris pour la Justice : « le PS devrait se faire hara-kiri ».

 

Grâce à vous, la gauche sera bientôt débarrassée de ce carcan de vieux apparatchiks, PS essentiellement composé d’élus et d’apparatchiks éloignés des réalités du secteur privé. Tout le monde espérait sa fin, vous avez transformé ce rêve en réalité. C’est beau comme un matin d’hiver. En ne vous représentant pas, vous laissez les socialistes mettre collectivement fin à leurs jours politiquement. C’est le happening d’autodestruction le plus étonnant que le pays ait connu après l’installation de « Tree » place Vendôme, œuvre signée Paul McCarthy qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. N’oubliez pas de laisser la consigne rue de Solferino : le dernier à quitter les lieux éteint la lumière.

Grâce à vous, la classe politique ne parle que d’Emmanuel Macron. Vous avez mis à Bercy celui qui vous moquait dès le début de votre mandat, vous et votre taxe à 75% : « La France, c’est Cuba sans le soleil ».  C’était bien vu. Pas un meeting, pas une réunion sans une bonne part des interventions tournant autour de la menace qu’il représente. C’est la plus belle promotion dont il pouvait rêver. Trop jeune selon ses adversaires, il n’est pas tellement éloigné de l’âge de Matteo Renzi, de David Cameron ou de Luis Zapatero lorsqu’ils ont pris le pouvoir. Trop ambitieux toujours selon eux, mais l’est-il tellement plus qu’eux ?

Oui, il a dénoncé le scandale de l’illettrisme et du manque de qualification de nombre d’ouvriers, obstacle majeur pour leur reconversion en cas de difficulté de leur entreprise. Les esprits indépendants ne pouvaient qu’abonder dans son sens et rappeler que la formation tout au long de la vie est bien au cœur de tous les enjeux. Oui, il appelle les jeunes à avoir envie de devenir milliardaires. « Envie de », concept clef. Et pourquoi pas ? Cette tête de gendre idéal à l’intelligence fulgurante tient un discours teinté de libéralisme et de modernité qui marginalise les ringards de la primaire de gauche et menace d’envoyer les vieux grognards de la politique au placard. D’ailleurs, son équipe a prévenu, elle « ne prendra pas les crevards ». Le message est clair. Du balai !

 

Ce Macron renouvelle un peu le genre avec son organisation hyper-pro, c’est vrai. Mais s’il déplace les foules à Paris et dans le Nord, sa connivence avec les médias parisiens – les mêmes qui avaient misé sur une victoire écrasante d’Alain Juppé contre Nicolas Sarkozy – n’est pas saine. Le buzz phénoménal autour de ses militants bien propres sur eux en train de faire du porte-à-porte à l’aide d’un outil de pointe est parfaitement artificiel. Qui peut croire à la nouveauté ? Celui qui se prétend hors système dans Paris Match est énarque, a travaillé quatre ans à l’Elysée après avoir exploité dans une banque d’affaires son carnet d’adresses d’inspecteur des finances passé par Bercy.

 

 

 

Aucun autre candidat n’avait osé inviter jusqu’ici les médias à s’extasier devant l’innovation du porte-à-porte. Mais ne gâchons pas notre plaisir, ce candidat prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Sauf accident – si vite arrivé -, la gauche pourrait bien se retrouver sous la houlette d’Emmanuel Macron demain. Le flux croissant d’élus socialistes franchissant le rubicond parle de lui-même. Ils fuient le Titanic.

Vous devez l’aider un peu  plus. Car si personne ne compte se battre pour se partager l’héritage – les dettes ? – du parti socialiste, certains ont du mal à avaler la pilule aux éléments de langage cosmétiquement libéraux du nouveau prophète de la gauche. Si la pilule est amère, elle n’est pourtant pas d’un libéralisme messianique. La lecture de son livre – Révolution sans point d’exclamation – ne donne des frissons aux amoureux de la liberté qu’aux premières et dernières pages. Mais quelle déception au milieu !

Il ne prend aucun risque et promet des dépenses pharaoniques au financement très flou. Nous serons tous remboursés à 100 % de soins dentaires ou oculistes et toucherons des allocs en cas de démission. Macron a gardé du PS la générosité excessive… avec l’argent des autres. C’est certes beaucoup mieux que la gauche d’antan. Mais il est encore creux et abuse trop systématiquement de la langue de bois. La séduction est réelle pour l’homme, mais qui croit encore au sauveur sans projet concret après la série d’échecs successifs issus de la gauche comme de la droite ?

 

Emmanuel Macron va devoir étaler son jeu dans les 3 prochains mois. Sa ligne sur l’autonomie des enseignants et des établissements scolaires va dans le bon sens, mais autonomie jusqu’où ? C’est une question cruciale de la prochaine décennie : rétablir un enseignement de qualité, adapté au  monde moderne et qui donne envie aux jeunes de continuer à se former toute leur vie. De la même manière, il annonce vouloir moderniser notre modèle social mais commence par nationaliser l’assurance chômage. Au moment où leboncoin.fr devient le premier site privé de recherche d’emploi, devant Pôle Emploi grâce à sa grande simplicité d’utilisation tant pour les employés que pour les employeurs, la modernité voudrait que chacun puisse choisir sa couverture contre le chômage. L’avenir est à la concurrence, pas aux monopoles bureaucratiques contre-performants. En fait, il apparaît comme un conservateur qui souhaite ne pas toucher à la protection sociale malgré son échec.

 

Monsieur Hollande, quitte à choisir la manière forte - tirer un trait sur le parti socialiste plutôt qu’assumer un Bad Godesberg à la française -, faites tout de suite passer tout de suite votre poulain Macron à la case Roger Douglas, Gerhard Schröder ou Tony Blair. Ne le laissez pas s’enliser dans une vision sociale-démocrate déjà obsolète, poussez-le à assumer une réforme de l’Etat et des baisses massives dans la dépense publique et dans la pression fiscale. Assumez votre stratégie jusqu’au bout, surprenez-nous !

 

 

 

 

 
 





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L’ASN parle d’un "risque industriel" pris par EDF sur la cuve de l’EPR

L’ASN parle d’un "risque industriel" pris par EDF sur la cuve de l’EPR | Think outside the Box | Scoop.it

Malgré les investigations en cours sur la cuve de l’EPR, EDF a fait le choix de l’installer au cœur du bâtiment réacteur de l’EPR de Flamanville. L’ASN pourrait pourtant estimer que cette pièce est inutilisable.

 

 

Mercredi 18 janvier, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) présentait ses traditionnels vœux à la presse. Il y a un an, le Président Pierre-Franck Chevet rappelle qu’il évoquait "un contexte préoccupant à moyen terme", aujourd'hui, il assure que "le contexte est préoccupant tout court". L’année passée a vu l’émergence d’une anomalie générique sur le parc qui a conduit à la mise à l’arrêt temporaire de 12 réacteurs d’EDF et à la découverte de falsifications dans l’usine Areva du Creusot.

Même s’ils vont demander encore des mois de travail, tous ces dossiers sont désormais pris en charge. Mais de nouveaux sujets se présentent à l’autorité. Comme la préparation de la première visite décennale des usines du cycle du combustible ou la gestion des sources radioactives utilisées sur les chantiers pour tester les soudures. Mais de tous les dossiers, c’est sans doute son avis à venir sur l’utilisation de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville (Manche) qui est le plus attendu.

Pas de plan B

La découverte de concentrations anormales de carbone dans le couvercle et le fond de cette cuve a poussé à l’ASN à demander à EDF de justifier la solidité de cette pièce au sein de laquelle se déroule la réaction de fission nucléaire. L’électricien a transmis son dossier et ses mesures à l’ASN en fin d’année 2016. Cette dernière pense pouvoir rendre son avis à l’été 2017. Lors d’une visite récente du chantier, les responsables EDF assuraient qu’il n’y avait pas de plan alternatif à celui où la cuve serait validée par l’ASN.

"Nous avons autorisé la mise en place de la cuve dans le bâtiment réacteur mais nous avons demandé à EDF de prévoir un plan B", explique Pierre-Franck Chevet. "Si EDF n’en a pas, ils devront s’en remettre à notre décision (…) EDF a pris un risque industriel, ils assumeront". En cas de rejet de la cuve par les experts de l’autorité, celle-ci devra être réparée ou remplacée. Dans les deux cas, il faudra la sortir du bâtiment réacteur, une opération, lourde, coûteuse et destructrice. EDF, de son côté, assure que les mesures réalisées sur la cuve de l’EPR montre qu’elle est utilisable en toute sûreté.

 

LUDOVIC DUPIN

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Davos 2017: huit personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale

Davos 2017: huit personnes possèdent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale | Think outside the Box | Scoop.it
Nouveau rapport sur les inégalités
13/01/2017

Le rapport « Une économie au service des 99 % », publié aujourd’hui par Oxfam en amont de la rencontre annuelle de l’élite économique et politique à Davos, révèle que huit personnes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Ce rapport illustre en détail comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires. Le rapport préconise un nécessaire changement de paradigme, vers une économie centrée sur l’humain, qui bénéficie à l’ensemble de la population, et non à une poignée de privilégiés seulement.

Nos économies concentrent les richesses aux mains d’une élite, aux dépens des couches les plus pauvres de la société qui sont majoritairement des femmes. Les plus fortunés accumulent ces richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine. Pour mettre ce chiffre en perspective, Oxfam a calculé qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour pouvoir dépenser 1 000 milliards de dollars.

Pour Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France : « Il est indécent que tant de richesses soient concentrées dans les mains d’une si infime minorité, quand on sait qu’une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités relèguent des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »

Le rapport s’appuie sur de nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, qui indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses encore plus réduite. Sept personnes sur dix vivent dans un pays où les inégalités se sont accentuées au cours des trente dernières années. La France n’échappe pas à ce constat et ne marche plus vers l’égalité. En 2016, seuls 21 milliardaires possèdent autant que les 40 % les plus pauvres de la population française [1]. Et la tendance est à l’accroissement des écarts : alors que le niveau de vie mensuel moyen des plus riches a progressé de 272 euros de 2003 à 2014, celui des plus pauvres a diminué de 31 euros [2].

Parmi les moteurs de cette croissance exclusive, Oxfam dénonce la pression qui s’exerce sur les salaires partout dans le monde. Un PDG d’une entreprise du FTSE (les cent entreprises britanniques les plus capitalisées et cotées à la bourse Londres) gagne en un an autant que 10 000 ouvriers de l’industrie textile au Bengladesh [3]. Ces inégalités sont le résultat d’un partage toujours plus inégal de la valeur ajoutée : dans les années 1980, les producteurs de cacao recevaient par exemple 16% de la valeur d’une barre chocolatée, contre seulement 6 % aujourd’hui [4]. A l’inverse, les actionnaires voient leurs rémunérations en constante croissance : en France, les entreprises du CAC 40 ont par exemple distribué pour 55.7 milliards de dividendes en 2016, un chiffre presque équivalent à celui de 2007, avant la crise économique [5].

Les entreprises optimisent également leurs bénéfices, notamment en allégeant le plus possible leur charge fiscale, privant ainsi les Etats des ressources essentielles pour financer les politiques et les services nécessaires pour réduire les inégalités. Pour cela, elles recourent aux paradis fiscaux ou incitent les pays à proposer une fiscalité attrayante (allègements, exonérations et taux bas). Par exemple, le Kenya perd chaque année 1,1 milliard de dollars en exonérations fiscales accordées aux entreprises, soit près du double du budget de la santé, dans un pays où une femme sur 40 décède lors de l’accouchement [6]. En 2014, en compétition pour attirer un investissement de Samsung, l’Indonésie a proposé une exemption d’impôt sur les sociétés pour 10 ans, tandis que le Vietnam offrait 15 ans [7]. Cette course à la concurrence fiscale a entrainé une tendance à la baisse sans précédent des impôts  sur les sociétés : en 1990, le taux d’imposition légal moyen sur les sociétés au sein du G20 était de 40% ; en 2015, il n’était que de 28,7 % [8]. La France n’est pas en reste puisqu’elle vient d’abaisser son taux d’imposition sur les sociétés de 33 % à 28 % et qu’elle continue de multiplier les crédits d’impôts aux entreprises, qui coûtent à l’Etat français plus de 83 milliards d’euros par an [9].

« Partout dans le monde, des femmes et des hommes sont laissés pour compte. Leurs salaires stagnent, alors que les grands patrons s’octroient des primes qui se chiffrent en millions de dollars. Leurs services de santé et d’éducation sont réduits pendant que les entreprises et les grandes fortunes se soustraient à l’impôt. Leurs voix ne sont pas entendues, alors que les gouvernements se mettent au diapason des grandes entreprises et des plus riches. »

« Les millions de personnes laissées de côté par nos économies défaillantes ont besoin de solutions, et non de boucs émissaires,s’insurge Manon Aubry. C’est pourquoi Oxfam propose une nouvelle manière de gérer nos économies avec bon sens afin que celles-ci servent le plus grand nombre, au lieu d’une petite minorité privilégiée. »

« Les gouvernements ne sont pas impuissants face aux forces du marché. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non seulement d’une élite, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous. »

La France, pays des droits de l’Homme, se doit d’être exemplaire et d’amorcer ce changement de paradigme vers une économie centrée sur l’humain. Dans le cadre des prochaines élections présidentielle et législatives, les dirigeant-e-s qui s’apprêtent à être élu-e-s ont la responsabilité de s’attaquer aux inégalités et de réduire le fossé croissant entre riches et pauvres, en France et dans le monde.

Des mesures concrètes pour mettre un terme aux inégalités existent. Oxfam France appelle les citoyen-ne-s à interpeller les candidat-e-s aux prochaines élections [10] pour faire preuve d’une forte volonté politique et à s’engager pour :

Mettre en place des politiques publiques plus justes, notamment:

  • une imposition des ménages plus juste socialement ;
  • une contribution effective de 0,7 % du budget de l’Etat en faveur de la solidarité internationale pour le développement des pays les plus pauvres.

Encadrer et réguler les activités du secteur privé, notamment à travers :

  • la transparence fiscale des multinationales ;
  • une régulation de la spéculation financière.

Faire respecter les droits humains, en France comme dans les pays du Sud, notamment à travers:

  • l’obligation pour les multinationales de respecter les droits humains et payer un salaire décent partout dans le monde
  • le respect des droits des femmes.

Contacts

Eleonora Trementozzi : etrementozzi@oxfamfrance.org- 01 85 34 17 66 - 07 69 17 49 63 

Notes aux rédactions

Le Forum économique mondial (WEF) de Davos, en Suisse, se déroulera du 17 au 20 janvier 2017. Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, assistera à cet événement afin de souligner l’urgence de réduire les inégalités. Elle est disponible pour toute demande d’interview. Pour plus d’informations sur le Forum, voir www.weforum.org(en anglais).

Les documents suivants sont sont téléchargeables ici :

-Le rapport « Une économie au service des 99 % » : http://oxf.am/ZLEc

-La méthodologie utilisée pour établir les statistiques qui figurent dans le rapport : http://oxf.am/ZLaW

-Le résumé du rapport : http://oxf.am/ZLET

[1] Les 21 milliardaires français les plus riches sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

Liliane Bettencourt : héritière de la marque de cosmétiques l’Oréal ; Bernard Arnault : propriétaire du groupe de luxe LVMH ; Serge Dassault : président du groupe aéronautique Dassault ; Francois Pinault : fondateur de Kering un des leaders mondiaux de l'habillement et des accessoires ; Alain Wertheimer et Gerard Wertheimer : propriétaires de Chanel et des cosmétiques Bourjois ; Xavier Niel : fondateur du fournisseur d’accès internet et opérateur mobile Free ; Emmanuel Besnier : PDG de Lactalis ; Jean-Claude Decaux : fondateur de la société JCDecaux ; Patrick Drahi : président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice, principal actionnaire du groupe SFR, de Virgin Mobile; Vincent Bolloré : PDG du groupe Bolloré et à la tête des conseils de surveillance de Vivendi et du groupe Canal+ ; Pierre Bellon : fondateur et président d'honneur de Sodexo ; Carrie Perrodo, propriétaire et co-fondatrice du groupe pétrolier Perenco, Martin & Olivier Bouygues : respectivement PDG et Directeur général délégué du groupe Bouygues ; Michel Leclercq : fondateur de Decathlon ; Alain Merieux : fondateur de bioMérieux, leader mondial de la microbiologie ; Bernard Fraisse, fondateur de Fareva, important sous-traitant pharmaceutique ; Marie Besnier Beauvalot, une des héritières du groupe Lactalis ; Jean-Michel Besnier : un des héritiers du groupe Lactalis ; Jean Pierre Cayard : directeur de la Martiniquaise, spécialisée dans la fabrication et la distribution de vins et spiritueux ; Louis Le Duff : fondateur du Groupe Le Duff, qui regroupe des enseignes de restauration et d'alimentation telles que Brioche Dorée, Del Arte, Bridor, etc.

[2] Observatoire des inégalités: http://www.inegalites.fr/spip.php?article632

[3] Calculs par Ergon Associates d'après les données sur les rémunérations des PDG du High Pay Centre et d'après le salaire minimum d'un ouvrier bangladais auquel sont ajoutés les avantages types proposés aux salariés.

[4] Site Web Make Chocolate Fair: https://makechocolatefair.org/issues/cocoa-prices-and-income-farmers-0

[5] La Lettre Vernimmen, n°146 janvier 2017, http://www.vernimmen.net/

[6] TJNA et Action Aid Still Racing Toward the Bottom? Corporate Tax Incentives in East Africa Juin 2016 et Banque mondiale, 2015 Lifetime risk of maternal death (1 in: rate varies by country), http://data.worldbank.org/indicator/SH.MMR.RISK

[7] Prakarsa policy review (2015), Anticipating Tax War in the Asean economic integration era. http://foolsgold.international/wp-content/uploads/2015/09/ASEAN-tax-wars.pdf

[8] M. Devereux et al. (2016), G20 Corporation Tax Ranking. Oxford University Centre for Business Taxation. Oxford. http://www.sbs.ox.ac.uk/sites/default/files/Business_Taxation/Docs/Publications/Policy_Pap ers/g20-corporation-tax-ranking-2016_0.pdf

[9] PLF 2017, Evaluations préalables des articles du Projet de Loi, p. 36, 37. http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2017/pap/pdf/PLF2017_Eval.pdf

[10] Oxfam France, aux côtés d’Action Aid France, du CCFD-Terre Solidaire et du Secours Catholique, ont formulé une série de 15 recommandations à destination des candidat-e-s aux élections présidentielle et législatives de 2017. Ces recommandations visent à mettre la solidarité internationale au centre des débatshttp://solidarite2017.org

Les huit personnes les plus riches du monde sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

1.     Bill Gates : américain, fondateur de Microsoft (patrimoine de 75 milliards de dollars)

2.     Amancio Ortega : espagnol, fondateur d’Inditex qui détient la chaîne de prêt-à-porter Zara (patrimoine de 67 milliards de dollars)

3.     Warren Buffet : américain, PDG et premier actionnaire de Berkshire Hathaway (patrimoine de 60,8 milliards de dollars)

4.     Carlos Slim Helu : mexicain, propriétaire de Grupo Carso (patrimoine de 50 milliards de dollars)

5.     Jeff Bezos : américain, fondateur, président et directeur général d’Amazon (patrimoine de 45,2 milliards de dollars)

6.     Mark Zuckerberg : américain, président, directeur général et cofondateur de Facebook (patrimoine de 44,6 milliards de dollars)

7.     Larry Ellison : américain, cofondateur et PDG d’Oracle (patrimoine de 43,6 milliards)

8.     Michael Bloomberg : américain, fondateur, propriétaire et PDG de Bloomberg LP (patrimoine de 40 milliards de dollars)

Les calculs d’Oxfam se fondent sur les données fournies par le Credit Suisse dans son Global Wealth Databook 2016 : http://publications.credit-suisse.com/tasks/render/file/index.cfm?fileid=AD6F2B43-B17B-345E-E20A1A254A3E24A5

Le patrimoine des plus grandes fortunes du monde a été calculé à l’aide du classement des milliardaires publié par le magazine Forbes en mars 2016 :http://www.forbes.com/sites/kerenblankfeld/2016/03/01/forbes-billionaires-full-list-of-the-500-richest-people-in-the-world-2016/#10a1d6276c24

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Que vont devenir les Obama après avoir quitté la Maison Blanche ?

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Michelle et Barack Obama présentent leurs vœux au corps des Marines, sur la base hawaïenne de Kaneohe Bay, le 25 décembre 2016.

 

Mardi, Barack Obama prononce son discours d'adieu dans la ville de Chicago, où il a construit son ascension politique, avant de laisser les clés de la résidence présidentielle américaine à Donald Trump, vendredi. Mais les pages de son agenda de futur ex-président sont déjà bien remplies.

 

Déjà, dans le jardin de la Maison Blanche, les balançoires de Malia et Sasha, que l'Amérique a vu grandir, ont été retirées et données à une organisation caritative. Petit à petit, la famille Obama se prépare à quitter cette résidence présidentielle occupée pendant les huit années de mandat de Barack. Le président sortant prononce son discours d'adieu à Chicago, mardi 10 janvier, et Donald Trump s'installera dans le Bureau ovale, après son investiture officielle, vendredi. Mais que feront Barack et Michelle Obama, une fois rendues les clés de la Maison Blanche, qui sont tous les deux encore bien loin de l'âge de la retraite ?

Dormir pendant deux semaines

Lui a 55 ans, elle 52. "Pas facile de repartir à zéro à cet âge", plaisantait l'humoriste Stephen Colbert, dans ce faux entretien d'embauche destiné à entraîner Barack Obama à affronter d'éventuels recruteurs. Un signe encourageant est tout de même apparu, lundi, quand le patron de la plateforme Spotify a proposé un job en forme de clin d'œil sur mesure à Barack Obama: président des playlists.

Souvent interrogé sur la suite de sa carrière ces derniers mois, le président sortant rêve d'abord de prendre des vacances. "Je ne me suis pas projeté sur 10 ans (...) Mais je sais ce que je ferai juste après l'investiture du prochain président. Je serai quelque part sur une plage à boire dans une noix de coco", répond-il dans une interview sur la plateforme Tumblr*, en  2014. En octobre 2016, il réitère, en public, cité par le magazine Time : "Je vais dormir pendant deux semaines et puis j'emmènerai Michelle pour de très belles vacances." Destination secrète, pour l'instant, et courte retraite.

Alors que la plupart des ex-présidents quittent très vite Washington pour retrouver un peu leur vie privée, les Obama y resteront au moins deux ans, le temps que Sasha, 15 ans, obtienne son high school diploma, l'équivalent du baccalauréat. Malia,18 ans, qui s'est accordée une année sabbatique, quittera le nid à l'automne prochain pour étudier à Harvard.

 

De Washington à Chicago ?

D'ici là, la famille a prévu de s'installer dans une maison de location, dans le quartier huppé de Kalorama, à Washington, à trois petits kilomètres de la Maison Blanche. La demeure, qui appartient à un ancien conseiller de Bill Clinton, affiche plus de 760 m², pour un loyer estimé à 22 000 dollars, selon le New York Times. Sur les neuf chambres qu'elle compte, il y en aura donc toujours une pour la mère de Michelle Obama, Marian Robinson, qui a également vécu à la Maison Blanche.

Et après Washington ? Barack Obama pourrait prendre la direction de Chicago, la ville où il dit être "devenu un homme". Dans cette métropole de l'Illinois accoudée au lac Michigan, il a rencontré Michelle, entamé sa carrière d'avocat, de prof de droit, puis embrassé la politique, célébré sa victoire en 2008 et c'est encore là qu'il fera ses adieux de président, mardi 10 janvier.

Son grand chantier d'ex-président l'attend aussi à Windy City : le Barack Obama Presidential Center. Comme le veut la tradition depuis la fin des années 1920, chaque président américain a sa bibliothèque, qui conserve surtout les archives de son mandat. Ce centre dont le projet est supervisé par la fondation Obama, qui doit ouvrir en 2020-2021, abritera également un musée.

 

Ils devraient enrichir leur bibliographie

Depuis 1958, le Former Presidents Act garantit aux anciens présidents un revenu d'un peu plus de 200 000 dollars par an, ainsi qu’une flopée d’avantages destinés à faciliter leur transition vers la vie civile (bureau, équipe, protection). Mais les sources de revenus du couple Obama pourraient être multiples. Difficile d'imaginer Barack Obama prendre sa retraite à 55 ans. Il y a quelques mois encore, il semblait aussi indécis qu'un lycéen face aux admissions post-bac. Retourner donner des cours de droit à Columbia ? Pourquoi pas. "Intellectuellement, j'adore le droit. J'aime enseigner. Les salles de classe et les échanges avec les étudiants me manquent", confiait-il au New Yorker en 2014. Ce fan des Chicago Bulls rêve aussi de posséder une équipe de basket, mais s'imagine aussi investir dans des sociétés innovantes de la Silicon Valley.

Les propositions de conférences ne manqueront pas de pleuvoir, mais c'est de sa plume que Barack Obama pourrait vivre très confortablement. Avec trois livres publiés, il pèse déjà quelque 15 millions de dollars et la presse américaine lui attribue des contrats d'édition à huit chiffres pour la future publication de ses mémoires. Michelle Obama, dont la popularité de Première dame n'a fait que grimper, pourrait même être plusbankable encore que son mari et que n'importe quelle ex-Première dame. A eux deux, ils pourraient dépasser les 20 millions de dollars en contrats post-Maison Blanche, selon le New York Times, qui cite agents littéraires et éditeurs, forcément désireux de croquer dans ce gros gâteau.

 

Un œil sur Trump, l'autre sur le parti démocrate

Des occupations et des millions qui devraient permettre au couple de laisser la vie politique derrière lui. Vraiment ? Depuis l'élection de Donald Trump, Barack Obama a tout de même laissé entendre qu'il garderait un œil sur la politique de son successeur, prêt à s'écarter de la traditionnelle réserve des ex-présidents. "Je veux être respectueux de la fonction", a-t-il déclaré en novembre dernier, selon Politico. "Mais en tant que citoyen américain qui se sent profondément concerné par notre pays (...) s'il y a des problèmes qui touchent nos valeurs et nos idéaux, et si je pense que c'est nécessaire et que je peux aider à défendre ces idéaux, alors j'examinerai cette option."

S'il semble déterminé à ne plus jamais mener une campagne politique en son nom propre, Barack Obama pourrait encore trouver des oreilles attentives au parti démocrate, laissé KO par la défaite de Hillary Clinton. "Je suis un démocrate fier, mais je pense que nous avons cédé trop de terrain. J'en prends ma part de responsabilité", a-t-il reconnu lors d'un entretien à la radio publique NPR. Barack Obama espère donc repérer et "développer une nouvelle génération de talents".

 

Vers un engagement en politique pour Michelle ?

De son côté, son épouse rejette toute possibilité de se présenter à la prochaine élection présidentielle. "Il y a trois choses inévitables dans la vie, assurait d'ailleurs le chef de l'Etat américain lors d'un déplacement en Louisiane. La mort, les impôts et le fait que Michelle ne se présentera pas à la présidence." Pas question d'emboîter le pas à Hillary Clinton, pour laquelle elle a mené campagne. Mais il se trouve toujours un observateur de la vie politique pour tempérer cette affirmation d'un "qui sait ?". Car les encouragements des démocrates et les quelque 64% d'opinions positives ne sont pas des arguments faciles à balayer pour celle qui est devenue lavéritable star de la dernière campagne.

L'activisme de l'un et de l'autre continuera, à l'avenir, à réunir le couple Obama. Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, s'engagera via la "My Brother's Keeper Alliance", qui travaille avec les jeunes hommes issus des minorités dans les quartiers défavorisés, où l'échec scolaire, le chômage et un taux d'incarcération explosent, pour que "l'égalité des chances ne soit pas une formule creuse". Michelle Obama poursuivra sans aucun doute son œuvre de "First Lady" activiste. Pendant huit ans, à Washington, elle a surtout tenu des positions difficilement contestables : la lutte contre l'obésité des enfants avec "Let's Move" et le potager de la Maison Blanche, l'aide aux vétérans, l'accès à l'éducation pour les filles du monde entier avec "Let Girls Learn"… Dans ce dernier domaine, Michelle Obama s'est déclarée "tellement excitée de travailler, non seulement comme Première dame, mais jusqu'à la fin de ma vie".

Deux options s'offrent à elle : poursuivre dans cette voie ou muscler son discours, car elle est, comme son mari, "attendue sur le terrain de l'opposition et de la reconstruction", analyse le New York Times, surtout après ses derniers discours très remarqués qui ont rappelé au journal "la Michelle Obama pré-Maison Blanche", lorsqu'elle faisait campagne pour son mari.

* Tous les liens sont en anglais.

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La doctrine Trump se dessine petit à petit et c’est parfaitement cohérent

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Une fois que l’on a compris ce que Donald Trump a vraiment en tête pour son pays, tout devient cohérent.

 

C’est peu dire que l’élection de Donald Trump a été une énorme surprise, mais ce qui est encore plus déroutant, c’est que, quelques semaines après sa victoire, personne n’était vraiment capable d’expliquer les tenants et les aboutissants de son programme. Allez comprendre comment, alors que, tout au long de sa campagne, le candidat Trump s’était contenté d’égrener un ensemble incohérent de mesures spectaculaires d’inspiration éminemment populiste, dès le lendemain de son élection, Wall Street lui faisait une haie d’honneur à sa façon, traduction « j’achète la Bourse et j’achète le dollar ». Et allez comprendre comment un candidat élu avec les voix des déshérités de la mondialisation, les sans-dents de l’Amérique profonde, puisse, une fois élu, s’entourer d’un nombre impressionnant de milliardaires.
 
La vérité est que Donald Trump a fait un diagnostic de la situation politique et économique des États-Unis que personne n’avait osé faire auparavant, un diagnostic non pas de théoricien mais d’observateur pragmatique du terrain dont, certes, on ne saura que plus tard s’il était le bon ou pas, mais qui tient parfaitement la route. Pour Trump, les causes de la crise économique sont structurelles. Au diable, donc, les théories monétaristes ou keynésiennes, si Mme Janet Yellen souhaite que les taux d’intérêt remontent, qu’elle le fasse – peu lui chaut. Pour autant, hors de question, chez lui, d’embrasser les thèses d’un Thomas Piketty sur les inégalités patrimoniales inhérentes au capitalisme et qui, irrémédiablement, conduiraient à la panne totale de croissance. Dans le droit fil de son expérience d’entrepreneur, il croit toujours aux vertus d’un capitalisme pur et dur (pour ne pas dire brutal), les grands patrons peuvent être rassurés et l’Obamacare ne survivra pas à son inventeur.

Alors, quoi ? En fait, Donald Trump met tout sur le dos du libre-échange et des délocalisations, avec comme tête de Turc la Chine. Selon lui, tous les stigmates de la crise remontent à une seule et même source : la concurrence des pays en voie de développement qui a dévasté le tissu industriel américain. Vu d’Europe, et notamment avec le regard d’un militant souverainiste, ce diagnostic peut sembler banal, mais aux États-Unis, affirmé avec une telle franchise, c’est inédit, comme il est inédit d’affirmer que le libre-échange est non seulement la cause, mais la seule et unique cause de la crise.
 
Une fois que l’on a compris ce que Donald Trump a vraiment en tête pour son pays, tout devient cohérent, et même sa vision de la politique étrangère – et là, nous touchons au deuxième volet de sa doctrine, une véritable révolution. Pour Trump, en effet, la politique étrangère ne doit pas avoir pour but de propager les valeurs de la démocratie urbi et orbi, mais de servir uniquement les intérêts des États-Unis, et par intérêts, il faut comprendre les intérêts économiques stricto sensu. Le rapprochement avec la Russie – confié non pas à un politique mais à un industriel, c’est tout dire – et le refroidissement des relations avec Pékin sont parfaitement cohérents avec une politique de recentrage économique sur le sol américain. Face à la Chine, qui a beaucoup à perdre sur le plan économique, les États-Unis doivent se préparer à une confrontation diplomatique serrée. A contrario, la Russie, loin d’être un concurrent industriel, offre toutes les synergies qui fondent un partenariat fécond pour l’avenir.

 

Si la cohérence de Donald Trump est un mystère pour nos politologues, c’est tout bêtement parce qu’il n’est ni un économiste ni un politique mais un entrepreneur et qu’il entend gouverner comme un entrepreneur. L’avenir nous dira si l’establishment le laissera faire et si sa doctrine très originale est la bonne.

 

Gestionnaire de fonds d’investissement
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Vote des fonctionnaires : à droite toute

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Bastion traditionnel de la gauche, les fonctionnaires semblent de moins en moins fidèles à leurs partis de prédilection pour le scrutin présidentiel de 2017. C'est en tout cas ce que montre la dernière enquête du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences Po. « La droitisation du secteur public est indéniable », relève, Luc Rouban, l'auteur de l'étude. « Quelle que soit l'hypothèse, Marine Le Pen arrive de toute façon en tête au premier tour avec 20% des voix », précise-t-il.

 

En mai 2016, les salariés du public étaient 41% à se prononcer en faveur d'un candidat de gauche au premier tour contre 34,5% pour un candidat de droite et du centre. Désormais, ils ne sont plus que 36,2% en cas de candidature de Manuel Valls et 29,4% en cas de candidature d'Arnaud Montebourg.

 

La droite majoritaire, « une première »

Des pourcentages nettement inférieurs à ceux récoltés par l'ensemble des candidats de la droite et du centre (dont François Bayrou et Emmanuel Macron , délibérément placé au centre par le Cevipof en raison du positionnement politique de l'ex-ministre de l'Economie). Ainsi, 43% des fonctionnaires comptent voter pour l'un d'eux si Manuel Valls leur fait face et 49% si c'est Arnaud Montebourg. « C'est la première fois que la droite est majoritaire », insiste le chercheur.

Dans le détail, les tendances sont encore plus éloquentes. Si François Bayrou est candidat, Manuel Valls est crédité au premier tour de 15,3% des intentions de vote chez les fonctionnaires, contre 18,8% pour François Fillon. Arnaud Montebourg n'en rassemblerait, lui, que 8,4%, contre 19,3% pour l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

 

Attrait de l'héritage gaulliste pour Fillon

La gauche obtiendrait son meilleur score si Manuel Valls est élu à la primaire de gauche et si François Bayrou ne se lance pas dans la course. Mais ce score resterait toutefois inférieur à celui obtenu par François Fillon.

Les salariés du public ne se sont donc pas effrayés des propositions très libérales du candidat LR, prévoyant notamment la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires pendant le prochain quinquennat, le passage aux 39 heures payées 37 heures, et l'alignement des régimes de retraite des fonctionnaires sur celui des salariés du privé.



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La recherche sur les OGM est minée par les conflits d’intérêts

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Pas moins de 40 % de conflits d’intérêts. Le chiffre, frappant, caractérise tout un corpus d’articles scientifiques portant sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Voilà la première conclusion d’une étude publiée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) dans la revue scientifique PLOS ONE, le 15 décembre.

Seconde conclusion : ces conflits d’intérêts ont une influence patente sur les résultats de ces publications. Quand conflit d’intérêts il y a, « les conclusions ont 49 % de chances d’être plus favorables aux intérêts des industries semencières », écrivent les chercheurs.

Ce n’est pas l’intégralité de la littérature scientifique sur les OGM qui a été ici analysée, mais un ensemble de 672 articles publiés entre 1991 et 2015 sur une question bien précise. Ils concernaient l’efficacité et la durabilité de l’efficacité de certains OGM qui produisent les protéines d’une bactérie, Bacillus thuringiensis (Bt). Toxiques contre des insectes qui les infestent, les plantes OGM Bt sont principalement utilisées pour les cultures de maïs, de coton et de soja. Comme il est rare que ce type de revues systématiques inclue un aussi grand nombre d’articles, les conclusions en sont d’autant plus significatives.

Fait notable, c’est la première étude de cette importance portant sur les conflits d’intérêts dans le domaine des OGM. Directeur de recherche à l’institut Sophia Agrobiotech, Thomas Guillemaud travaille sur la chrysomèle des racines du maïs. Ancien membre du Haut Conseil des biotechnologies, Denis Bourguet est quant à lui un spécialiste de la pyrale du maïs au Centre de biologie pour la gestion des populations (CBGP) de Montpellier. Chacun d’eux se heurtait régulièrement à la question du biais dans les publications sur les OGM. « En dépit de l’ampleur extraordinaire des enjeux financiers, politiques et idéologiques liés aux cultures génétiquement modifiées », seules deux études s’étaient penchées sur la question, ont-ils constaté. Mais l’une d’elles posait aussi un problème de conflit d’intérêts. « C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire cette analyse », a expliqué Thomas Guillemaud au Monde.

 

Lire aussi :   La discrète influence de Monsanto

Cause ou conséquence ?

Comment les chercheurs de l’INRA ont-ils eu connaissance de ces conflits d’intérêts ? Tout simplement en relevant ceux déclarés dans les articles par les auteurs eux-mêmes. Ainsi, ils ont retenu deux types de relations avec les fabricants d’OGM : soit une affiliation directe (les auteurs étaient des employés des groupes), soit un financement total ou partiel des travaux d’au moins un des auteurs. Il est donc ici principalement question de liens avec Monsanto – en cours de fusion avec l’allemand Bayer –, le suisse Syngenta, et les firmes américaines Dow AgroSciences et DuPont Pioneer – également en train de fusionner. Des groupes qui représentent aujourd’hui 60 % du marché des semences.

Par conflit d’intérêts, les chercheurs entendent « un ensemble de circonstances qui créent un risque que le jugement professionnel ou les actions concernant un intérêt principal soient indûment influencés par un intérêt secondaire » – ainsi que les définit l’Académie nationale des sciences américaine. En raison de ces « intérêts secondaires », donc, « les résultats étaient à 104 % plus susceptibles d’être favorables pour les articles consacrés à l’efficacité que pour ceux explorant la durabilité ». Cela s’explique par le fait que « les groupes ont plus intérêt à financer des études qui montrent que leurs produits tuent effectivement les insectes », analyse Thomas Guillemaud, tandis que les études de durabilité nécessitent davantage de temps pour une issue plus incertaine.

Impossible, en revanche, d’établir si les conflits d’intérêts financiers sont la cause ou la conséquence de résultats favorables aux sponsors. En d’autres termes, de déterminer avec certitude si les résultats sont favorables à un industriel parce qu’il a financé l’étude, même seulement en partie. Pour mettre cela en évidence, développe M. Guillemaud, il faudrait disposer de trois éléments : « Le projet avant qu’il ne commence, l’étude avant qu’elle ne soit publiée et l’étude après publication. »

Lire aussi :   Bayanto, DowPont et ChemGenta : vers un oligopole agrochimique

 

« Système de soutien financier indirect »

Quand les chercheurs de l’INRA soulignent les limitations de leur propre travail, ils montrent en fait que leur conclusion ne représente que le sommet de l’iceberg. Car seuls 7 % des articles contenaient une déclaration d’intérêts des auteurs. Quid des autres ? Par ailleurs, certains liens avec les industriels, susceptibles d’avoir un impact notable, sont rarement déclarés et n’ont pas pu être pris en compte. Comme par exemple le fait d’être membre du conseil scientifique d’une firme, consultant ou détenteur de brevets. Difficile d’enquêter sur chacun des 1 500 auteurs du corpus… Tout comme il était irréalisable d’explorer les conflits d’intérêts non financiers, dits intellectuels.

Cette étude sur les OGM Bt vient renforcer le domaine de recherche consacré à l’influence des sponsors sur les résultats des études scientifiques, un phénomène connu sous le nom de « biais de financement » (funding effect). Produits pharmaceutiques, tabac, sodas, sucre, certains pesticides, nucléaire et maintenant OGM : les études ont quatre à huit fois plus de chances d’atteindre des conclusions favorables au sponsor que celles financées par des fonds de source non industrielle.

Soucieux de préserver l’intégrité de la recherche, les scientifiques de l’INRA proposent une solution de plus en plus souvent évoquée pour la surveillance des médicaments, des produits chimiques ou des pesticides. Il s’agirait d’« un système de soutien financier indirect de la recherche par l’industrie : les groupes producteurs d’OGM et d’autres parties prenantes (gouvernements, organisations non gouvernementales) feraient une contribution financière à un pot commun géré par une agence indépendante ».

Lire aussi :   Les chefs ne digèrent pas la fusion Monsanto-Bayer

 

 

  • Stéphane Horel
    Journaliste au Monde



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Essonne : le centre d’accueil de migrants attaqué au tribunal administratif

Essonne : le centre d’accueil de migrants attaqué au tribunal administratif | Think outside the Box | Scoop.it

Forges-les-Bains (Essonne), le 23 novembre 2016. L’association Forges protection a lancé un recours auprès du tribunal administratif. Elle dénonce un manquement aux règles de sécurité au sein du centre d’hébergement qui abrite depuis le 3 octobre dernier 91 migrants afghans.

 

 

Le centre d’hébergement d’urgence pour migrants de Forges-les-Bains (Essonne) pourrait-il fermer ses portes ? Le 16 décembre, l’association Forges protection a déposé un recours auprès du tribunal administratif dénonçant un «non-respect de la loi». «Le 3 octobre dernier, la commission communale de sécurité a émis un avis défavorable, dénonçant de graves anomalies susceptibles de mettre en danger la vie des occupants en cas d’incendie ou de panique», relate Julien Copineau (FN), le président de l’association. Ce même jour, la préfète donnait son autorisation pour accueillir 91 hommes sur le site.»

 

> Lire aussi : Forges-les-Bains : réunion sous tension après l’incendie du centre d’accueil de migrants

 

Cette ouverture a pu se faire grâce à un recours lancé par le gestionnaire du site, Emmaüs Solidarité, auprès de la sous-commission départementale de sécurité. À la suite de cette procédure, le centre d’accueil n’était plus classé « établissement recevant du public » (ERP) et n’était donc plus tenu d’obéir aux règles très strictes imposées à ce type de lieu.

Pour l’association, l’arrêté, validé par la mairie le 18 octobre, met en danger les migrants, le personnel qui travaille au sein du site mais aussi les habitants. « Ce changement de statut n’efface pas les risques encourus. Si un bâtiment prenait feu, l’incendie pourrait se propager à l’école située à 100 m de là, s’inquiète Julien Copineau. La municipalité est garante de la sécurité dans sa ville. Là, elle a préféré privilégier ces migrants, à n’importe quel prix. »

 

 

«La procédure a été menée dans les règles»

 

Contactée, Marie Lespert-Chabrier, maire (SE) assure « n’avoir reçu aucune notification » au sujet de ce recours. « La procédure a été menée dans les règles, la commune ayant l’obligation d’appliquer la décision de la sous-commission départementale de sécurité, atteste l’élue. Le centre de Forges respecte la réglementation en vigueur et accueille de manière digne et en toute sécurité les migrants qui y résident. »

Pourtant, pour l’association, il ne faut plus attendre : le site doit fermer afin que des travaux de mises aux normes soient réalisés par le propriétaire du site, la ville de Paris. « Emmaüs Solidarité pense se situer au-dessus du droit en contournant les règles, dénonce Audrey Guibert, secrétaire départementale du Front National de l’Essonne, qui soutient l’action de Forges protection. Ça ne peut pas continuer comme ça. La procédure devrait être rapide. »

Et pour le devenir des migrants ? « Ce n’est pas mon problème, répond Julien Copineau. 61 % des habitants qui ont participé à un sondage lancé par la ville se sont exprimés contre leur arrivée dans la ville. C’est aux associations de trouver une solution pour les reloger. »

De son côté, la préfecture n’a pas souhaité communiquer.

 

  leparisien.fr

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Les plus riches de la planète ont gagné 237 milliards de dollars en 2016

Les plus riches de la planète ont gagné 237 milliards de dollars en 2016 | Think outside the Box | Scoop.it

Warren Buffett et Bill Gates sont ceux qui ont gagné le plus cette année, selon le classement réalisé par Bloomberg. Bernard Arnault arrive en cinquième position.

L'année 2016 aura mieux réussi aux plus riches de la planète que 2015. Malgré les nombreux soubresauts qui l'ont animée - le Brexit, le référendum en Italie ou encore l'élection de Donald Trump… - les 500 personnes les plus riches du monde ont gagné 237 milliards de dollars au total en 2016 selon Bloomberg, notamment grâce au rebond des marchés actions aux États-Unis. L'indice Dow Jones Industrial a gagné près de 14% en 2016, après un début d'année chaotique, et le S&P 500 près de 12%. À eux-seuls, les 500 les plus riches détenaient le 27 décembre dernier 4 400 milliards de dollars, soit 5,7% de plus qu'il y a un an.

C'est le milliardaire Warren Buffett qui a remporté la mise la plus grosse, avec 11,8 milliards de dollars supplémentaires engrangés en 2016. Ces gains, gonflés par l'élection de Donald Trump le 8 novembre dernier, portent la fortune de Warren Buffett à 74,1 milliards de dollars. Il se classe deuxième du palmarès Bloomberg des plus grosses fortunes du monde, détrônant le fondateur de Zara, l'Espagnol Amancio Ortega, qui arrive en 3e position cette année.

 

Les pays émergents, plutôt perdants en 2016

L'homme le plus riche de la planète demeure Bill Gates. Sa fortune s'élève à 91,5 milliards de dollars, soit un peu moins de 10 milliards de plus que l'année dernière. L'euphorie des marchés actions américains depuis l'élection du candidat républicain explique que quatre des cinq milliardaires ayant enregistré les gains les plus importants en 2016 soient Américains, le cinquième étant… français. Bernard Arnault, le PDG de LVMH, a en effet gagné 7 milliards de dollars de plus cette année, portant sa fortune à 38,9 milliards de dollars.

Globalement, le secteur des énergies et des matières premières était particulièrement porteur cette année, en raison de la remontée des prix constatés ces derniers mois, suivi de celui des nouvelles technologies. Le magnat du pétrole Harold Hamm est le 3e milliardaire à avoir engrangé en 2016 la somme la plus importante, suivi par Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon. Au total, 55 millionnaires du secteur des nouvelles technologies ont ajouté 50 milliards de dollars à leur fortune. Parmi eux, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, Larry Elisson, celui d'Oracle ou encore Larry Page, créateur de Google.

Si les milliardaires américains ont profité de l'élection de Donald Trump et figurent parmi ceux qui ont gagné le plus en 2016, les fortunes des pays émergents sont surreprésentées parmi les perdants. Neuf des dix milliardaires qui ont perdu le plus d'argent cette année ne sont pas Américains. Le premier est le Chinois Wang Jianlin, à la tête de la deuxième fortune la plus importante de son pays (30,6 milliards de dollars). Au total, les milliardaires chinois ont perdu 11 milliards de dollars en 2016, une première depuis la réalisation de ce classement par Bloomberg.

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Les 4 chiffres alarmants à connaître sur la dette publique française

Les 4 chiffres alarmants à connaître sur la dette publique française | Think outside the Box | Scoop.it

L'Insee a annoncé ce vendredi une légère baisse de la dette publique au troisième trimestre, à 2160,4 milliards d'euros, soit 97,6% du PIB. Le point sur une situation qui ne cesse de se dégrader.

 

2160,4 milliards d'euros

C'est, selon l'Insee, le niveau de l'endettement du pays à la fin du troisième trimestre 2016. Ce chiffre est en baisse de 10,3 milliards par rapport au trimestre précédent. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l'ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 97,6% du Produit intérieur brut (PIB), contre 98,4% à la fin du deuxième trimestre de l'année. La France emprunte toujours plus sur la première moitié de l'année, ce qui augmente rapidement son endettement, avant que celui-ci ne reflue sur la seconde moitié. À la fin du troisième trimestre 2015, la dette avait ainsi baissé de 2,2 milliards d'euros par rapport au trimestre précédent.

0,7%

C'est le taux à 10 ans auquel emprunte la France ces derniers jours. C'est plus qu'il y a quelques semaines -il a baissé jusqu'à 0,03% en septembre. Mais largement moins élevé qu'avant la politique monétaire accommodante mise en place par la BCE. L'Allemagne, elle, emprunte sur la même période à 0,4%.

 

96% du PIB

Le projet de loi de Finances pour 2017 prévoit une dette ramenée à 96% du PIB l'année prochaine, après 96,1% cette année. Certes, ce serait la première fois depuis 10 ans que la courbe repartirait très légèrement à la baisse. Mais les astuces comptables utilisées par le gouvernement pour boucler son budget 2017, ainsi que les hypothèses optimistes sur lesquelles il a été construit, rendent sceptique sur le scénario de Bercy prévoyant un déficit public à 2,7% en 2017, et donc un reflux de la dette. D'autant qu'entre-temps l'élection présidentielle aura changé la donne, rendant presque automatiquement caduques les prévisions de l'année prochaine.

 

Juin 2014

C'est la date à laquelle la dette française a dépassé la barre symbolique de 2000 milliards d'euros. Alors que la dette hexagonale était de 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, elle atteignait 60% en 2002, la limite fixée par le Pacte de stabilité, et n'est jamais redescendue ensuite. En 2003, elle dépassait le niveau déjà pharaonique de 1000 milliards d'euros -même si ce niveau semble dérisoire aujourd'hui.

 

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Militaires, multimillionnaires, novices : explorez la galaxie de l’administration Trump

Militaires, multimillionnaires, novices : explorez la galaxie de l’administration Trump | Think outside the Box | Scoop.it

Avec l’officialisation, mardi 13 décembre, du choix de Rex Tillerson, patron d’ExxonMobil, pour diriger la diplomatie américaine, la future administration Trump est désormais presque au complet. Composée par un novice en politique auteur d’une magistrale OPA inamicale sur le Parti républicain, elle était attendue avec d’autant plus de curiosité que M. Trump s’est contenté pendant la campagne de mots d’ordre assez généraux.

Outre plusieurs novices, on retrouve parmi ces nominations un nombre inhabituel de généraux et de multimillionnaires, de même que de nombreux sympathisants de l'aile ultra-conservatrice du Parti républicain, le Tea Party.

(...)

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Un journaliste se livre : « Jamais depuis la seconde guerre mondiale l'information n'a été aussi muselée »

Un journaliste se livre : « Jamais depuis la seconde guerre mondiale l'information n'a été aussi muselée » | Think outside the Box | Scoop.it

Laurent Mauduit - Main basse sur l'info

 

 

Dans cette entrevue, Laurent Mauduit parle cash et explique parfaitement pourquoi la presse est en état de déliquescence avancée. On comprend mieux pourquoi personne ne l'invite pour qu'il parle de son livre. Laurent Mauduit est cofondateur de Mediapart, ancien chef du service économique de Libération et ancien directeur adjoint de la rédaction du Monde. Autant dire qu'il sait de quoi il parle.



Son livre, "Main basse sur l'information" est sorti il y a une semaine, pourtant, il est très probable que personne n'en a entendu parler jusque là et pour cause. Le seul article paru dans la presse pour la sortie de son livre (hormis celui de Mediapart qui n'est accessible qu'aux abonnés) a été publié sur...son propre blog hébergé sur le Huffington Post.

Voilà de quoi montrer que les médias sont seuls juges de ce qui convient d'être dit ou non au public. Cela ne s'applique évidemment pas que pour la sortie d'un livre...

Alors qu'il est ambassadeur des États-Unis en France, Thomas Jefferson écrit : "si l'on me donnait à choisir entre un gouvernement sans journaux ou des journaux sans gouvernement, je n'hésiterais pas un moment à choisir cette dernière formule."

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, jamais la liberté et le pluralisme de la presse n'ont à ce point été menacés. Pourtant, ce droit de savoir était au fondement de notre démocratie, garantie par l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Certainement serait-il bon de le rappeler :

La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.Depuis quelques années d'un quinquennat laborieux et liberticide, pire encore peut-être que celui de Nicolas Sarkozy, nous avons vécu un véritable tournant. En 2012, la concentration de la presse entre les mains de quelques milliardaires a atteint en France des proportions inimaginables. Ils contrôlent à eux seuls la quasi-totalité des grands médias nationaux, de la presse écrite ou de l'audiovisuel. Des milliardaires qui ont de surcroît presque tous comme point commun de ne pas avoir la presse ou l'information pour métier. Des milliardaires qui ont presque tous acquis des journaux non selon des logiques professionnelles, mais d'influence ou de connivence. Qu'on en juge :

  1. Vincent Bolloré est à la tête d'un groupe issu du capitalisme néocolonial français, et a pris de force Canal + pour asservir la chaîne cryptée à ses lubies.
  2. Le financier franco-israélien Patrick Drahi, véritable symbole des excès de la finance folle, s'est lancé dans une course à l'endettement et a croqué en quelques mois Libération, le groupe L'Express avec ses innombrables publications, dont L'Expansion, L'Entreprise, L'Étudiant, Lire, À Nous Paris, Classica, et pris le contrôle de 49 % du capital de NextRadioTV (BFM-TV, BFM-Business, RMC), avec une option exerçable en 2019.
  3. Le trio richissime composé de Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, après avoir mis la main sur le groupe Le Monde, a élargi son empire en achetant Le Nouvel Observateur. Le même banquier d'affaires Matthieu Pigasse a par ailleurs investi dans le magazine Les Inrocks et la radio Nova, ainsi que dans Vice. À eux trois, ils possèdent désormais Le Monde, M, Le Monde des religions, La Vie, Télérama, Courrier international, L'Obs, Rue89, Vice, et comme actionnaire minoritaire Le Huffington Post.
  4. Le milliardaire du luxe Bernard Arnault, après avoir avalé le premier quotidien économique français, Les Échos, s'est offert le premier quotidien populaire, Le Parisien. Il possède de ce fait Radio Classique, Aujourd'hui en France, Investir, et pour partie L'Opinion.
  5. Le milliardaire libanais Iskandar Safa s'est offert le magazine de droite radicale Valeurs actuelles.
  6. Arnaud Lagardère a en partie liquidé l'immense empire de son père mais a gardé le contrôle de trois grands médias : Europe 1, Paris-Match et Le Journal du dimanche. Le groupe est par ailleurs encore propriétaire de France Dimanche, Elle, Version Femina, Ici Paris, Public, Télé 7 jours, Gulli, MCM, Mezzo, Virgin Radio, RFM.
  7. Martin Bouygues, le roi du béton, détient la première chaîne privée française, TF1, et donc TMC, NT1, HD1, LCI, TV Breizh, Histoire et Ushuaïa TV.
  8. Serge Dassault, avionneur et marchand d'armes de son état, est à la tête du Figaro.
  9. François Pinault, l'autre milliardaire du luxe, est le propriétaire du magazine Le Point.
  10. Les Bettencourt contrôlent et financent massivement le journal L'Opinion.
  11. Bernard Tapie contrôle La Provence.
  12. Le groupe EBRA, propriété du Crédit Mutuel, détient les journaux régionaux Lyon Plus, Top Est, Le Bien public, L'Est Républicain, Les Dernières nouvelles d'Alsace, Le Progrès, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Journal de la Haute-Marne, Vaucluse Matin, Vosges Matin, Le Dauphiné libéré, Le Républicain Lorrain, La Liberté de l'Est.

L'énumération parle d'elle-même, et vaut pour constat. Nous vivons un mouvement de concentration tout à la fois historique et grave. Nous assistons à un retour de la presse de l'entre-deux-guerres, cette presse vénale et corrompue, propriété des plus grandes puissances d'argent, avec lesquelles le CNR avait précisément voulu rompre.Mais que l'on observe encore les crédits publics à la presse, pour achever ce tour d'horizon : dans le cas des aides directes, ce sont les milliardaires qui sont les premiers servis et, pour tout dire, les aides les plus colossales tombent toujours, semble-t-il, dans la poche des plus riches.

Au hit-parade de ces aides directes (chiffres 2014) :

1er - Le Figaro (groupe de Serge Dassault) arrive 1er (15,2 millions d'euros)
2ème - Aujourd'hui en France (Bernard Arnault) (14 millions)
3ème - Le Monde (Niel, Pigasse et Bergé), (13,1 millions)
6ème - Libération (Patrick Drahi), (8 millions)
7ème - Télérama (Niel, Pigasse et Bergé) (7,1 millions)
9ème - L'Obs (Niel, Pigasse et Bergé), (5,2 millions)
10ème - L'Express (Patrick Drahi), (4,9 millions)
12ème - Le Parisien (Bernard Arnault), (4,3 millions)
14ème - Paris-Match (Arnaud Lagardère), (3,6 millions)
15ème - Le Point (François Pinault), (3,5 millions)
17ème - Les Échos (Bernard Arnault), (3,4 millions)
et ainsi de suite...

 


Nous avons encore oublié qu'une démocratie se construit avec une presse libre.

 

Main basse sur l'information, de Laurent Mauduit. Sortie le 8 septembre aux éditions Don Quichotte.

 

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Réinventer la démocratie en changeant le mode de scrutin : une utopie?

Réinventer la démocratie en changeant le mode de scrutin : une utopie? | Think outside the Box | Scoop.it

Elire un président avec le mode de scrutin actuel, que ce soit aux Etats-Unis ou en France, conduit à des aberrations démocratiques, estiment deux mathématiciens. Ils proposent un nouveau système, plus représentatif: le "jugement majoritaire".

Et si les deux vainqueurs des primaires américaines n'avaient jamais dû être désignés candidats? La question est brûlante. Elle a été posée en mai dernier par un chercheur français, mathématicien et professeur à Polytechnique, Rida Laraki. Ce spécialiste de la théorie des jeux a conçu avec un collègue américain, Michel Balinski, un système de vote dont l'objectif est de gommer les défauts des systèmes électoraux actuels. Ils y travaillent depuis 2002. Et selon eux, l'affrontement entre Clinton et Trump n'aurait jamais dû se produire si le système avait mieux fonctionné. 

Noter tous les candidats sans les classer

Leur invention s'appelle le "scrutin à jugement majoritaire". Il repose sur un système de notes attribuées à chacun des candidats, sur une échelle de valeurs. Chaque électeur s'exprime sur chaque candidat, en lui attribuant une mention. Par exemple, "excellent", "bien", "moyen", "mauvais", "très mauvais". Pour chaque candidat, on calcule la mentionmédiane (et non pas la moyenne, qui favoriserait trop les centristes et le vote stratégique), c'est-à-dire celle qui recueille au moins 50% des suffrages. En cas d'égalité, on départage selon le meilleur pourcentage obtenu.  

 
 

Mettons qu'un candidat recueille 12% de mentions "excellent", 20% de "bien", et 19% de "moyen", sa mention médiane est "moyen" car plus de 50% des électeurs ont estimé que ce candidat était "moyen" ou mieux. 

Il y a d'autres subtilités -regardez la vidéo ci-dessous pour connaître tous les détails-, mais pour simplifier, les deux chercheurs sont parvenus à la conclusion que le "jugement majoritaire" réussissait à éviter les principales aberrations de tous les autres systèmes de vote. Autrement dit, c'est le scrutin qui parviendrait le mieux à mesurer le soutien populaire.  

Le scrutin majoritaire, démocratique? Pas tant que ça

 

Il se trouve qu'en appliquant cette méthode aux primaires américaines, les deux chercheurs montrent que ce sont plutôt John Kasich et Bernie Sanders qui auraient dû remporter les primaires. Le calcul est certes très théorique, puisqu'il se base sur les réponses à un sondage du Pew Research Center, datant de mars 2016, dont une question simulait un vote par jugement majoritaire. Il est cependant dérangeant d'observer que par cette méthode de scrutin, Clinton et Trump arrivaient bons derniers. 

Les deux mathématiciens démontraient également pourquoi, bien que les mentions de Clinton dominent celles de Trump, ce dernier pouvait remporter quand même l'élection haut la main, en raison des défauts techniques du mode de scrutin américain.  

 

Donner de la place aux petits candidats sans fausser le jeu

Le vote par jugement majoritaire, soutenu par le think tank de gauche Terra Nova depuis 2011, et adopté cet automne par la primaire citoyenne "Laprimaire.org" (11 000 votants) pour désigner son candidat à la présidentielle française, a plusieurs avantages que l'on peut facilement appréhender sans être mathématicien.  

Il permet d'éviter que les "petits" candidats faussent le jeu électoral en excluant du deuxième tour ou en éliminant un candidat qui aurait probablement gagné en duel contre l'autre candidat "dominant" . Comme ce fut le cas en 2000 quand Bush a été élu en raison des votes pour Ralph Nader, ou en 2002 en France avec le second tour Chirac - Le Pen.  

C'est d'ailleurs à ce moment-là que Michel Balinski a commencé à étudier la question. En réalité, il est probable que l'application du jugement majoritaire ait changé tous les deuxièmes tours récemment. "On aurait peut-être eu Bayrou au deuxième tour en 2007", indique Rida Laraki, qui précise que ses travaux ne poursuivent aucune logique partisane. Les élections politiques ne sont qu'un domaine particulier d'application, parmi d'autres -le classement des vins et le patinage artistique, notamment.  

 

Encourager la participation, éviter le vote par défaut

Une des raisons est que ce système permet de mieux représenter les électeurs, y compris ceux qui votent pour des candidats mineurs, puisqu'il offre la possibilité de s'exprimer sur tous les candidats sans en exclure aucun. On peut tout à fait classer premier un petit candidat et deuxième un candidat dominant. Les deux opinions ont un poids dans le résultat final. Cela permet en outre d'éviter le recours à des stratégies consistant à compenser les biais du système, comme le fameux "vote utile", frustrant, et le côté "défouloir" du premier tour qui fausse le deuxième.  

Les promoteurs du jugement majoritaire estiment aussi que ce système encouragerait la participation. Enfin, il limite l'intérêt du vote blanc, puisqu'il suffit de voter que tous les candidats sont mauvais pour exprimer à peu près la même conviction, ce qui pèserait davantage dans le résultat final qu'un vote blanc non comptabilisé. Si en plus on rajoute une mention "sans opinion", on traduit bien plus finement les sentiments des électeurs.  

"Aujourd'hui on a des méthodes de vote qui conduisent à devoir choisir entre deux candidats que l'on n'aime ni l'un ni l'autre. Ce sont des votes par défaut. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis. Avec le jugement majoritaire, le législateur aurait l'option de faire annuler une élection si aucun candidat ne recevait de mention positive. Je crois que c'est très important", explique Rida Laraki.  

 

"Cela casse tous les codes"

Dans une démocratie représentative en crise, de plus en plus de voix s'élèvent pour appeler à réformer les institutions. Cela pourrait passer notamment par une réforme du scrutin uninominal à deux tours pour l'élection présidentielle. On parle de vote obligatoire, de prise en compte du vote blanc. Certains universitaires ou politiques proposent même de remplacer certaines élections par un système de tirage au sort.  

Au milieu de toutes ces propositions, le vote par scrutin à jugement majoritaire semble avoir sa place. "Il mériterait d'être testé grande échelle, juge David Guez, cofondateur de la plateforme Laprimaire.org. Mais avec beaucoup de pédagogie, car cela casse tous les codes. Mais quitte à faire une nouvelle expérience démocratique, autant faire vraiment quelque chose de neuf." 

Pour l'instant, les grands partis ne mordent pas à l'hameçon... Seul Nouvelle Donne l'avait inclus dans son programme. Rida Laraki a également reçu des marques de sympathie centristes, dont celles de Jean Lassalle. Mais pour déclencher l'étincelle, "il faudrait une pétition citoyenne", estime-t-il. En attendant, il poursuit ses travaux et rêve d'un test grandeur nature sur une élection comme les primaires de gauche ou de droite.  

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