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Les 7 technologies numériques qui vont changer le monde

Les 7 technologies numériques qui vont changer le monde | Think outside the Box | Scoop.it
Le cabinet d’étude McKinsey a identifié les technologies qui vont avoir le plus grand impact sur notre vie personnelle et professionnelle. La plupart d’entre elles sont numériques.

 

Jacques Le Bris's insight:

Parmi les douze technologies les plus disruptives identifiées, une majorité est formée par des technologies à dominante numérique :

- internet mobile,

- automatisation de la connaissance,

- objets connectés,

- cloud computing,

- robotique avancée,

- véhicules autonomes

- et impression 3D.

 

Au total, ces sept technologies devraient avoir, en 2025, un impact économique global de plus de 15 billions de dollars, au niveau des gains de productivité et du pouvoir d’achat. L’internet mobile figure en tête du classement, avec un potentiel maximal de 10,8 billions de dollars.

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BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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L'Allemagne en «déclin» : des économistes donnent l'alerte

L'Allemagne en «déclin» : des économistes donnent l'alerte | Think outside the Box | Scoop.it

La chancelière allemande, Angela Merkel, avec le ministre des Finances, Sigmar Gabriel


 

Effondrement des naissances, manque cruel d'investissements, répercussions du conflit entre l'Ukraine et la Russie... Le PIB allemand a été revu à la baisse. Certains économistes parlent ouvertement d'échec, de déclin et même de chute du pays.

On est loin de la situation de croissance nulle et d'envolée du déficit de la France. Il n'empêche: après un début d'année prometteur grâce à un hiver exceptionnellement doux qui a favorisé l'activité dans le secteur de la construction, l'économie allemande connaît quelques difficultés. Son PIB a ainsi diminué de 0,2% au cours du deuxième trimestre.

Interrogé dimanche par la radio publique Deutschlandfunk, le ministre de l'Économie social-démocrate Sigmar Gabriel a annoncé que la croissance allemande serait plus faible cette année que le 1,8% prévu par le gouvernement. Deux raisons à cela: la première, la lenteur de la croissance de la zone euro. Jusqu'ici, l'Allemagne faisait office d'exception dans une Europe en panne. Force est de constater que le principal moteur de la zone euro semble s'être quelque peu grippé. La chute de l'euro devrait constituer une bonne nouvelle mais les produits «hauts de gamme» allemands sont moins sensibles à l'effet de change que des pays comme la France ou l'Italie. L'impact devrait être donc moindre pour l'Allemagne. «Il n'est pas question de parler d'une quelconque fin de cycle ni même d'ailleurs d'un essoufflement du modèle allemand, relativise Marc Touati, économiste chez ACDEFI. Car de toute évidence le socle de croissance du pays demeure solide. Un effet de correction (pour la croissance, ndlr) était inévitable au deuxième trimestre».

En sus de cette correction technique, le ministre allemand avertit sur la crise ukrainienne. Selon lui, elle a porté atteinte au climat des affaires en Allemagne - les chefs d'entreprise du pays n'ont jamais été si pessimistes depuis avril 2013 - en affectant directement les entreprises qui traitent directement avec la Russie. Car Moscou a toujours été un partenaire privilégié de l'Allemagne. Or, dans un contexte où l'Europe s'emploie à sanctionner sévèrement la Russie, les exportations allemandes vers Moscou ont chuté de près de 15% depuis le début de l'année. Conséquence: le commerce extérieur de l'Allemagne a contribué négativement à la croissance du pays. Fait rare.

«L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute»

Marcel Fratzscher, économiste allemand

Ces déclarations de Sigmar Gabriel coïcindent avec les pensées de l'économiste allemand Marcel Fratzscher, qui publie ce lundi un ouvrage intitulé Die Deutschland illusion (Allemagne, l'illusion) dans lequel il n'hésite pas à parler de pays en «déclin» qui «vit sur ses acquis». Selon lui, la compétitivité retrouvée du pays, la chute du nombre de chômeurs et l'amélioration des comptes publics ne doivent pas occulter ses «faiblesses fondamentales», à savoir «le manque d'investissements» ou encore l'effondrement démographique. «L'Allemagne est en voie de redevenir l'homme malade de l'Europe. L'Allemagne se proclame modèle du monde mais l'orgueil précède la chute», ose-t-il. «L'économie de ce pays est en échec. Sa croissance depuis l'an 2000 est plus faible que la moyenne européenne. Les salaires y ont progressé moins vite, et la pauvreté, en hausse, touche un enfant sur cinq», poursuit-il encore.

Chant du cygne d'une grande nation économique

Après de mauvais indicateurs ces derniers mois, Olaf Gersemann, chef du service économique du groupe de médias Welt, voit aussi l'avenir en noir, dans un livre paru lundi dernier «La bulle Allemagne», (»Die Deutschland Blase»). Nous assistons au «chant du cygne d'une grande nation économique», prévient-il, convaincu que le pays profite d'une conjonction de «circonstances très favorables» qui vont «bientôt disparaître», voire s'inverser.

Il n'en fallait pas plus également au front «pro-croissance» en Europe, avec en tête Paris et Rome, pour réclamer à l'Allemagne «un soutien plus ferme à la croissance». Ce qui a fait sortir de ses gonds la chancelière allemande, Angela Merkel et creusé le fossé entre Berlin et les pays du sud. «Si la zone euro a besoin de l'Allemagne, l'inverse n'est en revanche pas si évident, rappelle Marc Touati. Afin d'éviter le scénario du pire - une sortie de l'Allemagne de la zone euro -, l'Europe doit se réveiller et comprendre que l'Allemagne n'est pas un ennemi mais un modèle à suivre».

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Sites de la Première Guerre mondiale - le Guide

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Sénatoriales, mode d'emploi (5/6) : combien coûte le Sénat ?

Sénatoriales, mode d'emploi (5/6) : combien coûte le Sénat ? | Think outside the Box | Scoop.it
Les critiques sur le coût du Sénat sont-elles fondées ? A quelques jours des élections sénatoriales, le cinquième épisode de notre série de décryptages sur la chambre haute du Parlement s'attaque aux finances de cette institution. Coûte-t-elle plus cher que l'Assemblée nationale ? Combien gagne un sénateur ?

>> Lire les analyses précédentes :

1. Le budget annuel du Sénat, équivalent au coût de 20 kilomètres de voies TGV ?

335 millions d'euros C'est le budget annuel du Sénat pour sa mission institutionnelle ; 95 % de ce budget (316 millions d'euros) sont dédiés au fonctionnement quotidien du Sénat, donc essentiellement aux indemnités et aux frais des sénateurs et de leurs collaborateurs. Ce qui représente environ 920 000 euros par sénateur et par an. L'Assemblée nationale dépense un peu moins : 904 000 euros par an et par député (pour un budget de fonctionnement de 521 millions d'euros).

Ce chiffre n'inclut pas les 12 millions d'euros nécessaires à l'entretien du Jardin du Luxembourg, ni les 18,5 millions d'euros de budget de la chaîne Public Sénat.

2. Les revenus des sénateurs

11 425 € C'est le montant net que touche, tous les mois, un sénateur. Ce revenu se décompose ainsi : 5 388 euros net en indemnités parlementaires et 6 037 euros net en indemnités représentatives de frais de mandat (IRFM). A titre de comparaison, un député perçoit 5 382,40 euros net d'indemnités parlementaires et une IRFM à peu près équivalente à celle des sénateurs (6 412 euros brut).

Vidéo suggérée sur le même sujet

  • Marseille: Jean-Noël Guerini se lance dans les sénatoriales

    A la tête d'une liste autonome, Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône, se présente pour les élections sénatoriales de 2014. En 2012, le Sénat avait levé l'immunité parlementaire à Jean-Noël Guérini mis en examen pour association de malfaiteur, prise illégale d'intérêts, et trafics d'influence. 00:54

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2 757 € C'est le plafond des revenus (net) qu'un sénateur peut tirer de ses autres mandats électifs.

A ces revenus personnels s'ajoutent :

  • 7 548 euros brut pour l'embauche d'un à trois assistants (convertibles en dons au groupe politique du sénateur) ;
  • Des avantages en nature : un accès gratuit à tout le réseau SNCF en première classe, 40 allers-retours en avion par an jusqu'à leur circonscription et le remboursement de trajets en taxi.
3. Un problème de coût ou de transparence ?

D'autres, plutôt que le coût du Sénat, préfèrent dénoncer son manque de transparence. Pourtant, chaque année, ses comptes sont examinés par la Commission spéciale chargée du contrôle des comptes et de l'évaluation interne (composée de dix sénateurs). Qui plus est, depuis 2013, le budget est certifié par la Cour des comptes, dont le président, Didier Migaud, s'est « réjoui de l'accueil [...] et de la collaboration » du Sénat.

Des députés avaient pourtant déploré que le Sénat tarde à publier le détail de sa réserve parlementaire de 53,9 millions d'euros. Finalement, ce fut chose faite le 20 septembre. Le Sénat, jusqu'ici, renvoyait la faute sur le ministère de l'économie.

Cette réserve parlementaire est une somme versée par l'Etat à chaque parlementaire, pour que celui-ci finance des projets dans sa circonscription. Chaque groupe parlementaire reçoit ainsi 130 000 à 150 000 euros par sénateur. L'Assemblée nationale dispose aussi de sa réserve parlementaire qui, en 2013, représentait plus de 80 millions d'euros. Le détail de son utilisation a été publié en janvier 2014.

La bonne volonté affichée des sénateurs n'a pas non plus empêché le site Mediapart de révéler, le 15 septembre, l'existence d'une enquête sur de possibles « détournements de fonds publics », « abus de confiance » et actes de « blanchiment » au sein du groupe UMP, au profit de sénateurs comme Jean-Claude Gaudin, Gérard Longuet ou Hubert Falco.

Lire : Détournements de fonds au Sénat : Mediapart publie une liste de bénéficiaires


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Faites sauter la banque !

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A Toulouse une start up met au point l'anti vol pour vélo géolocalisable

A Toulouse une start up met au point l'anti vol pour vélo géolocalisable | Think outside the Box | Scoop.it
"Nigibike" c'est le nom de cet anti-vol électronique nouvelle génération mis au point par Sigfox, une PME de Labège.


A Toulouse, 2.500 vélos ont officiellement été volés l'an dernier, soit sept par jour en moyenne. Une statistique très en dessous de la réalité car la plupart des victimes de vol ne déposent pas plainte. Alors l'anti-vol géolocalisé est il la solution d'avenir pour limiter ces vols ?

Réponse avec le reportage de Julien Laignez.

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Revivez le deuxième colloque de ANTICOR à Aix en Provence

Revivez le deuxième colloque de ANTICOR à Aix en Provence | Think outside the Box | Scoop.it

Le deuxième colloque organisé par ANTICOR s'est déroulé samedi 27 septembre 2014 au sein de la faculté de droit d'Aix en Provence. Il était organisé par Mr Roger, responsable du groupe départemental d'ANTICOR dans le département des Bouches-du-Rhône.

Réussi tant au niveau de la qualité de son organisation et de celle des intervenants, ce colloque a suscité un intérêt indéniable auprès du public dans un amphithéâtre comble.

Etudiants, élus et simples citoyens ont ainsi pu mieux comprendre quelles étaient les actions de la France dans la lutte contre la corruption, et tout spécialement ses failles.

On notera la présence :

- de l'élue représentant le maire de Draguignan Mr Strambio ;

- d'élus d'autres villes varoises comme Roquebrune sur Argens ou encore Sanary ;

- de plusieurs adhérents varois de l'association (Saint Raphael, Roquebrune sur Argens, Le Pradet, etc) ;

- de journalistes de niveau national (Mediapart, l'Express) et locaux (Le Ravi, etc).

En revanche, nous avons, sauf erreur de notre part, noté les absences suivantes :

- parlementaires varois ou leurs représentants qui n'ont pas souhaité répondre à notre invitation excepté le sénateur-maire Mr Falco qui a décliné ;

- des représentants de la préfecture du Var.

Au niveau de la couverture médiatique de cet événement dans le département du Var, celui-ci n'a connu que très peu d'écho y compris par les grands médias (écrit type Var Matin par exemple) mais aussi par les blogs citoyens.

Jacques Le Bris's insight:


L'ensemble des interventions sont d'ores et déjà disponibles en ligne :

 

Interventions du matin : https://www.youtube.com/watch?v=UD0jo8Jufzo

 

Interventions de l'après-midi : https://www.youtube.com/watch?v=PRMIdgAiHWQ

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Pilo, une pile rechargeable à l'infini

Pilo, une pile rechargeable à l'infini | Think outside the Box | Scoop.it

Des ingénieux parisiens ont mis au point un système de pile qui se recharge en la secouant. De quoi révolutionner le secteur des piles ? A voir….

Pilo, une pile rechargeable… par le mouvement

600 millions de piles vendues chaque année, rien qu’en France et tous les ans 20% des piles seulement qui sont recyclées en Europe, selon des chiffres de l’Ademe.

Résultat : des dizaines de milliers de tonnes de déchets, des déchets toxiques. Autant dire qu’il n’est pas inutile, à part pour les producteurs de piles bien entendu, de chercher une solution moins polluante et pérenne pour la fin de vie de leurs produits.

Alors qu’en Espagne on travaille par exemple sur l’ampoule éternelle, des ingénieurs français ont travaillé sur la question de la pile éternelle.

Certes les piles rechargeables sont déjà une première solution, mais la puissance des accumulateurs diminue au fil du temps avant de ne plus pouvoir emmagasiner d’énergie. Imaginez maintenant pouvoir recharger à l’infini ? C’est le principe de Pilo

 

Un rechargement très rapide

 

Pilo se recharge très facilement, sans chargeur, et très rapidement : en un mouvement de moins de 3 secondes. La pile a un format AA, 1,5V et a une durée d’utilisation limitée.

Elle a été conçue pour tous les usages du quotidien qui ne nécessitent pas de l’énergie sur une longue durée : on oublie les lampes, on oublie les horloges, on oublie les alarmes et les DAAF.

  • Pilo est par contre bien adaptée aux petits objets domestiques, comme les lampes de poche, aux télécommandes, aux manettes de jeu et autres objets qui n’ont pas besoin d’une pile longue durée et qu’on a pourtant tendance à devoir remplacer trop régulièrement.

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Mouvements saccadés bienvenus

Le système n’a pas été dévoilé en profondeur mais il s’agit de transformer le mouvement en électricité de manière à produire l’électricité pour une utilisation ponctuelle. Pas si loin de la dynamo finalement, en plus doux. Selon le site de Pilo, il n’y aurait aucune substance polluante et tous les composants seraient recyclables.

La start-up parisienne travaille toujours sur la technologie, a produit un prototype et lancé les précommandes de Pilo, laquelle coûterait 7,50€ l’unité.

Jacques Le Bris's insight:


Plus d’informations sur Pilo : http://www.pilo.cool/



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Hollande est «trop magouilleur» pour comprendre l'écologie, juge Cohn-Bendit

Hollande est «trop magouilleur» pour comprendre l'écologie, juge Cohn-Bendit | Think outside the Box | Scoop.it

Daniel Cohn-Bendit et François Hollande, en 2005, lors de la campagne pour le «oui» au traité constitutionnel européen.

 

LE SCAN POLITIQUE - L'ancien eurodéputé n'épargne pas le chef de l'Etat sur la question écologique, estimant qu'il ne «comprend rien».

 

L'écologie et François Hollande sont deux mondes étrangers. C'est l'écologiste Daniel Cohn-Bendit qui le dit dans la dernière livraison de la revue Charles, à paraître le 1er octobre. Pour lui, le président de la République ne «comprend rien» à l'écologie. Pire: «il est trop magouilleur» pour cela.

L'écologiste vise notamment le volet fiscalité écologique, que le chef de l'Etat n'aurait pas géré correctement. Jusqu'à dire que Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie sous le gouvernement de François Fillon avait, par moments, été meilleur. «Sur certains points, Borloo avait fait plus d'ouvertures, notamment en terme de fiscalité écologique», salue Daniel Cohn-Bendit. «Avec Hollande, dès qu'il y a un problème, il fait marche arrière. Ils ont mal expliqué la fiscalité écologique. Pareil pour l'écotaxe», tranche-t-il.

Daniel Cohn-Bendit s'en prend aussi à Arnaud Montebourg et à Ségolène Royal. «Il peut changer chaque jour, ce mec», dit-il du premier, qu'il juge «pro-gaz de schiste et nucléaire». «J'ai rencontré Montebourg après 2009, à l'automne. Montebourg me disait: ‘J'en ai marre, je veux quitter le PS. Faisons ensemble un grand parti de l'écologie'». Et sur Ségolène Royal, il raille «la spécialiste de la couac-itude». «Elle peut être une bonne ministre, si elle arrive à se discipliner».

«Eva Joly, personne ne comprenait ce qu'elle disait»

Daniel Cohn-Bendit revient également sur l'aventure de la campagne présidentielle d'Europe Ecologie - Les Verts. Lui défendait une candidature unique avec, notamment, le Parti socialiste. Il n'a jamais appuyé très fermement les intentions de Nicolas Hulot et Eva Joly, candidats à la primaire interne à EELV. «Je n'étais pas convaincu par Hulot en tant que candidat», glisse-t-il. «C'est hyper politique, et lui ne l'est pas. (...) Peut-être aurait-il fait un meilleur score qu'Eva Joly, mais à ce moment là il aurait mis François Hollande en danger», analyse-t-il. Sur la candidate, il est plus sévère: «personne ne comprenait ce qu'elle disait».

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Texte de la semaine, le conditionnement collectif.

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« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes.

L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées. Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.

Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser. On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux.

En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté. Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir ».

Serge Carfantan.
Jacques Le Bris's insight:
A propos de l’auteur :
Serge Carfantan est docteur agrégé de philosophie, spécialiste de la philosophie indienne et de la pédagogie de la philosophie.
Il a enseigné à Bordeaux, Libourne, Parentis, Mont de Marsan, Pau et à l’université de Bayonne.

Ce texte a été écrit dans le cadre d’un cours sur le cynisme politique, dans lequel il s’inspire notamment des oeuvres d’Aldous Huxley, le Meilleur des mondes, et de Gunther Anders, l’Obsolescence de l’homme.

Retrouvez Serge Carfantan sur son blog.

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Assassinat d’Hervé Gourdel : pourquoi la décapitation ?

Assassinat d’Hervé Gourdel : pourquoi la décapitation ? | Think outside the Box | Scoop.it
Hervé Gourdel a été assassiné hier, décapité par les djihadistes de Jund al-Khilafa. À l'images des autres otages qui ont subi le même sort, qu'est-ce qui motive ces islamistes à recourir à cette pratique barbare ?


 


"Barbarie", "crime", "effroi", "choc"… Dans les journaux ce matin, les expressions ne manquaient pas pour tenter de qualifier l’assassinat d’Hervé Gourdel, décapité en Algérie par un groupe de djihadistes ayant prêté allégeance à l’Etat Islamique.

Les images traumatisantes de la scène précédant l’exécution ont fait le tour des médias et de nombreux internautes se sont empressés de visionner en ligne la mise à mort du quinquagénaire niçois (la vidéo affiche déjà 30.000 vues).

> A lire aussi : Otage français en Algérie : qui est Hervé Gourdel ?

Si le caractère innocent de la victime a de quoi émouvoir, la façon dont elle a été exécutée dépasse l’entendement. Dès lors, une question se pose. Pourquoi les djihadistes pratiquent-ils la décapitation ? Une question à laquelle Planet.fr a tenté de répondre.   

 

La dimension religieuse et historique

La décapitation en elle-même ne peut pas se réduire à un quelconque héritage religieux. L’administration de cette pratique par la justice française jusqu’à l’abolition de la peine de mort montre que ce que l’on qualifie de pratique "barbare" avait cours jusqu’en 1981 sans être inspirée par des motivations religieuses.

Or, dans le cas d’Hervé Gourdel, le caractère religieux de l’acte ne peut-être nié. Cependant le Coran ne compte que deux mentions de la décapitation (sourate 8, verset 12 et sourate 47, verset 4). Et encore… S’agissant de "frapper les cou" pour ces uniques exemples, seule une surinterprétation des textes laisserait entendre qu’il s’agirait, effectivement, de couper des têtes.

En fait, si depuis les années 90 en Algérie (GIA) en passant par les années 2000 en Irak (Al-Qaïda) jusqu’aux exactions commises aujourd’hui par le Daech, on décapite ses "ennemis", c’est parce que le caractère symbolique de "l’agneau de sacrifice" a surtout une portée médiatique et psychologique très puissante.

 

L’impact psychologique et médiatique

Sur BFM TV ce jeudi 25 septembre, le spécialiste Jacques Servent insistait sur cette "action de terreur" qui peut compter sur une "caisse de résonnance médiatique" pour choquer les opinions publiques occidentales.

Semer le doute chez les occidentaux, terroriser les populations hostiles au djihad, intimider les décisionnaires par des actes de barbarie, telles sont les objectifs qui motivent ces actes inqualifiables.

La décapitation est donc une arme de communication utilisée par les djihadistes pour déstabiliser les pays ennemis. Antoine Basbous, fondateur de l'Observatoire des pays arabes interrogé par Francetv Info, précise que cela "permet de compenser le manque d’hommes" de ces groupes.

 

"C’est moins de forces, plus d’effets" poursuit-il en évoquant les nombreuses décapitations qui sont exécutées chaque jour dans l’Etat Islamique. La mise en scène par la vidéo montre bien que l’acte a été pensé dans une stratégie de diffusion. Une décapitation sans image aurait eu, de facto, beaucoup moins d’impact.   

 


La détermination djihadiste

Mais derrière cette stratégie de communication terroriste, se cache également un message politique. Celui de la détermination des djihadistes. Pour Alain Rodier cité par France TV Info, ces décapitations font office de "carte de visite dans la compétition entre les mouvements radicaux".

Selon lui, il s’agit dans ces cas de montrer aux autres qu’on "ne fait pas de prisonniers" ce qui expliquerait ce que la chercheuse Myriam Benraad qualifie de "surenchère dans l’horreur". En résumé, plus un groupe islamiste verse dans l’atroce et l’abominable, plus il sera considéré par ses pairs comme "pur" et déterminé dans le combat qu’il mène.

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Das Instant Auto : bienvenue dans le monde des bolides qui marchent à l’eau

Das Instant Auto : bienvenue dans le monde des bolides qui marchent à l’eau | Think outside the Box | Scoop.it

Ce véhicule au nom énigmatique de Quant e-Sportlimousine fait sensation en Europe où il vient juste de recevoir l’homologation pour une utilisation sur route. Selon son constructeur basé au Liechtenstein NanoFlowCell AG, ce véhicule électrique est capable de passer de 0 à 100 kilomètre-heure en seulement 2,8 secondes, il atteint une vitesse maximale de 350 km/h et offre une autonomie de 600 km par charge. Petit détail, cette voiture est alimentée par une batterie à l’eau salée.

Ce véhicule a éveillé l’intérêt des chercheurs de GE qui travaillent également sur ce qu’on appelle les batteries à flux, qui utilisent des liquides à base d’eau pour stocker la charge électrique. « Je m’intéresse de près aux recherches menées par NanoFuelCell », a déclaré Grigorii Soloveichik, docteur en chimie, qui travaille sur la mise au point des batteries dans les laboratoires GE. « Cette voiture à batterie à flux mise au point par ce constructeur est remarquable du point de vue de la conduite. »


Contrairement aux batteries traditionnelles, qui emploient des matières solides pour stocker et libérer l’énergie, les batteries à flux utilisent des liquides chargés, conservés dans des réservoirs séparés. Ces liquides chargés sont uniquement en contact étroit pendant la production d’électricité, ce qui réduit considérablement le risque d’incendie. « Cette technique permet d’accroître nettement le niveau de sécurité et les matériaux des électrodes se dégradent beaucoup moins pendant l’utilisation », explique Soloveichik, « ce qui permet de les réutiliser de très nombreuses fois.»


Légende de la photo : Premier modèle de batterie à flux à base d’eau conçu pour être utilisé sur des véhicules électriques.

 Selon Soloveichik, les batteries à flux peuvent contenir « des dizaines de kilowattheures », dans la mesure où c’est la taille des réservoirs qui détermine la quantité d’énergie que les batteries peuvent stocker. Outre les véhicules, les batteries à flux peuvent être utilisées comme énergie de secours pour les systèmes commerciaux et résidentiels, pour stocker l’électricité produite par des sources d’énergie renouvelables et également pour venir en appui au réseau électrique. « Elles peuvent par exemple stocker l’énergie éolienne, de sorte que les compagnies d’électricité puissent les utiliser quand elles en ont besoin », poursuit Soloveichik.

Cette technologie pourrait prochainement s’avérer utile. Il y a un an, la Californie a instauré le premier mandat de stockage d’énergie aux États-Unis, imposant aux distributeurs d’électricité d’acquérir 200 mégawatts de stockage d’énergie d’ici 2014, et 1 325 à l’horizon 2020. Cette mesure a pour but d’améliorer la fiabilité du réseau et de capter et de stocker une part plus importante d’énergies renouvelables.

Soloveichik a publié récemment un article dans la revue Naturesur les recherches en matière de batteries à flux menées par une équipe de Harvard. Dans cet article, il explique que l’augmentation de la part de « sources d’énergies renouvelables disponibles par intermittence », comme l’énergie éolienne et solaire à plus de 20 % nécessiterait de disposer de nouveaux « systèmes de stockage bon marché et flexibles. » Les batteries à flux pourraient bien être la solution.

 

Il explique que, en l’état l’actuel des choses, les possibilités sont limitées soit à des zones géographiques très précises (telles que le pompage de l’eau à partir d’un réservoir vers un niveau élevé comme source d’énergie potentielle), soit à des solutions onéreuses (par exemple, des batteries conventionnelles, des volants d’inertie et des systèmes de stockage électromagnétique supraconducteur).

Au cours des cinq dernières années, les chercheurs de GE ont développé des carburants liquides pour batteries à flux dont l’énergie massique est suffisamment élevée pour alimenter des voitures électriques. Ce projet s’inscrit dans le cadre des programmes du Energy Frontier Research Center, financé par le Département américain de l’énergie.

Soloveichik et son équipe travaillent actuellement dans le cadre du programme ARPA-e, sous l’égide du Département de l’énergie, en vue de mettre au point une batterie à base d’eau capable d’alimenter un véhicule électrique dont l’autonomie serait de 380 km.

Son équipe et lui ont d’ores et déjà prouvé que les objectifs du programme ARAP-e, en termes d’énergie massique et de coût, sont réalisables. Il leur reste maintenant à obtenir suffisamment de puissance en agissant sur la chimie de la batterie. Si l’on en croit Soloveichik : « Il s’agit d’une technologie novatrice et nous pensons que nous pouvons dépasser les objectifs initiaux. »


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En Europe, des musulmans se mobilisent contre les jihadistes de l'EI

En Europe, des musulmans se mobilisent contre les jihadistes de l'EI | Think outside the Box | Scoop.it

Des Musulmans à Berlin lors de la journée des "Musulmans contre la haine et l'injustice", qui s'est déroulé dans tout le pays le 19 septembre 2014


 

Journée contre la haine et l'injustice en Allemagne, marche en Norvège, campagne Twitterà travers le monde lancée d'Angleterre, et appels en France contre l'organisation Etat islamique : des musulmans en Europe se mobilisent contre les jihadistes en Irak et en Syrie.

Effrayés par EI, des musulmans craignent d'être assimilés aux actes commis et la radicalisation de certains de ses membres. La mobilisation est toutefois variable selon les Etats.

En Angleterre, la Fondation Active Change a lancé un hashtag "Pas en mon nom" (#notinmyname) qui encourage les twittos musulmans à faire des messages anti-EI. La campagne est un succès avec des milliers de messages sur Twitter venant de toute la planète.

En France, "les musulmans condamnent de manière très ferme cet "Etat" qui n'a rien d'islam", affirme à l'AFP Abderrahmane Dahmane, président du Conseil des démocrates musulmans de France, un des initiateurs d'appels lancés récemment contre EI par des responsables religieux, des mosquées et des associations.

Mais il reconnait que la plus grande communauté musulmane d'Europe est restée "silencieuse dans sa majorité. Pourquoi? Pour une raison très simple: ils en ont ras-le-bol de l'islamophobie, de la discrimination".

"Si nous sommes arrivés à cette situation c'est à cause de la démission (...) des hiérarques musulmans à travers le monde", analyse Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix. "Le vocabulaire, les mots de l'islam ont été confisqués par des criminels et des terroristes. Les mots fatwa jihad, califat? ont été dévoyés. Jihad était un effort dans la voie de Dieu, c'est devenu un synonyme de barbarie", souligne-t-elle.

- 'No-Future' -

Et s'il admet que des jeunes sont "tentés par le jihad" en raison de "facteurs endogènes" à l'islam comme "le manque de formation des imams" ou "de discours surannés", il rappelle que la radicalisation est aussi une "réponse au malaise ou à la crise".

Pour Abdelasiem El Difraoui, auteur de "Al-Qaïda par l'image" (Editions PUF), "Le musulman moyen est affolé, effrayé"; EI est "une secte qui n'a plus grand-chose à avoir avec l'islam, cela va à l'encontre de l'orthodoxie sunnite".

Il souligne que la radicalisation est l'oeuvre d'une "infime minorité". "Avant on avait les cheveux verts pour aller choquer sa grand-mère. On était punk maintenant c'est plus chic de devenir jihadiste. C'est une forme du No-Future, mais il y a aussi le fait que la jeunesse adore une certaine forme d'ultraviolence", dit-il à l'AFP.

"Merah (auteur de plusieurs meurtres en 2012 en France), Nemmouche (auteur présumé d'un attentat meurtrier en mai au musée juif de Bruxelles), ce sont des cas pathologiques, des petites frappes jihadistes, ils avaient Zéro connaissance des textes. Ils devaient connaitre quelques sourates et c'est tout. Ils se radicalisent à une vitesse folle et n'ont pas le temps d'apprendre les textes. C'est de +l'Instant Mujahidin", ajoute-t-il.

"Il ne faut pas céder à la tentative de déstabilisation psychologique de EI", conclut-il.

En Allemagne (4 millions de musulmans, soit 5% de la population), quelques 2.000 mosquées, à Berlin, Hambourg, Munich ou Hanovre, ont participé vendredi à une journée "Musulmans contre la haine et l'injustice", à l'appel de l'une des principales organisations de la communauté.

Les images avec des musulmans priant notamment à Berlin, dans Kreuzberg, surnommée la petite Istanbul, ont marqué mais le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) relève qu'il existe "un sentiment d'hostilité croissant envers les musulmans". Et Fazli Altin, président de la fédération islamique de Berlin de regretter "que des gens qui ont grandi et été éduqué ici, qui font partie de cette société, doivent encore expliquer qu'ils ne sont pas des criminels".

Spécialiste de l'islamisme, Ahmad Mansour assure que la majorité des musulmans ne soutiennent pas EI, mais certains refusent de voir que l'islam radical peut venir "de leurs rangs. Beaucoup de jeunes pensent qu'EI n'existe pas, que c'est un complot de l'Occident pour discréditer l'islam", explique-t-il dans le quotidien Die Zeit.

Parmi les autres mobilisations, quelque 5.000 personnes, selon les organisateurs, ont participé fin août en Norvège à une marche à l'appel de jeunes musulmans derrière lesquelles se sont rangées les principales organisations musulmanes du pays. L'action de prévention est aussi dans les mosquées, selon les imams.

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Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies

Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies | Think outside the Box | Scoop.it
Aux États-Unis, le chercheur Christoph Kohstall a mis au point Nixie, un drone miniature qui se porte comme une montre et qui permet de prendre des selfie des photographies.


Nixie s'interconnecte directement avec votre smartphone, et grâce à sa caméra intégrée, vous allez pouvoir contrôler depuis votre écran les photos que vous souhaitez prendre.

Une fois votre séance photographie terminée, vous pouvez demander à Nixie de revenir se poser sur votre poignet et reprendre son apparence de "montre". Nixie est un projet développé dans le cadre de la compétition "Make It Wearable" organisée par Intel, durant laquelle il a terminé parmi les finalistes.

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Rassemblement républicain en hommage à Hervé Gourdel à Paris

Rassemblement républicain en hommage à Hervé Gourdel à Paris | Think outside the Box | Scoop.it
Environ 2.000 personnes se sont rassemblées en hommage à Hervé Gourdel dimanche après-midi place de la République à Paris à l’appel d’associations, syndicats et partis de gauche © Radio France / Jérôme Jadot

 Après le rassemblement des musulmans de France vendredi en hommage à Hervé Gourdel, c'est un rassemblement républicain qui est organisé ce dimanche après-midi à Paris, place de la République. Là aussi, il s'agit de rendre hommage au guide niçois, enlevé puis assassiné cette semaine par un groupe djihadiste en Algérie.

Environ 2.000 personnes ont répondu à l'appel de ce rassemblement républicain. De la foule s’élèvent les grandes mains jaunes de SOS racisme, initiateur de la manifestation, les drapeaux de la LICRA, du Front de gauche, de l'Union des étudiants juifs de France. On croise aussi quelques personnalités politiques, dont la maire de Paris, Anne Hidalgo et puis de nombreux anonymes, des citoyens venus dire non à la barbarie et faire passer un message de paix et de tolérance. 

"Ce n'est pas tout à fait neutre que ces djihadistes aient ciblé la France" (Dominique Sopo)

Pour Dominique Sopo, le président de SOS racisme, il faut tout faire pour ne pas céder face à la stratégie des bourreaux d'Hervé Gourdel, otage français décapité cette semaine après avoir été enlevé par un groupe djihadistes en Algérie. "Le plus grand rêve de ces djihadistes c'est qu'ici en France, les gens commencent à se frapper,  à se regarder en chiens de faïence en se demandant finalement si on peut encore faire société", estime-t-il au micro de France info. "Ce n'est pas tout à fait neutre que ces djihadistes aient ciblé la France, parce qu'il me semble que ça fait de trop nombreuses années, et notamment  plusieurs mois, que nous offrons un spectacle de division qui fait dire à ces fous furieux qu'ici il est peut-être possible de mettre le feu à la plaine", poursuit Dominique Sopo.

(...)

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Quatre personnes en garde à vue dans l'affaire Bygmalion

Quatre personnes en garde à vue dans l'affaire Bygmalion | Think outside the Box | Scoop.it

JUSTICE - Quatre personnes, dont l'ex-dirigeant Bastien Millot, ont été placées en garde à vue lundi 29 septembre au matin dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Bygmalion, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.

Elles ont été interpellées à leurs domiciles, ont dit les sources, et placées en garde à vue à l'office anticorruption de la direction centrale de la police judiciaire (DCDP) à Nanterre (Hauts-de-Seine). La société Bygmalion est au cœur de l'affaire des fausses factures de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012.

Magistrats et policiers enquêtent pour déterminer dans quelles circonstances cette double comptabilité a été réalisée; le montant dépasserait les 10 millions d'euros. L'un des points encore flous de l'affaire concerne l'implication (ou non) de l'ancien président. Ce dernier assure n'avoir appris l’existence de la société Bygmalion qu'à l'issue de la dernière campagne.

Le patron d'Event and Co, Franck Attal, figure parmi les gardés à vue ainsi que Guy Alvès, fondateur de Bygmalion et le comptable de cette société.

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Sarkozy et le "fric" : qui va payer sa campagne ?

Sarkozy et le "fric" : qui va payer sa campagne ? | Think outside the Box | Scoop.it
Avec un parti ruiné et des amis patrons moins nombreux, l'ex-président promet de mener une campagne low cost pour ne plus être le "candidat des riches". Pas si simple...


"Faire du fric." S'il est une promesse que Nicolas Sarkozy a tenue depuis sa défaite, c'est bien celle-là. 

Pour l'instant je fais président, mais un jour j'irai faire du fric", annonçait-il dès le début 2008 en son palais de l'Elysée. 

Deux ans après que Nicolas et Carla ont quitté les ors de la République, l'objectif est atteint. Les revenus du couple ont explosé. Elle d'abord : l'auteur-compositeur-interprète aurait négocié une avance de 1 million d'euros auprès de sa nouvelle maison de disques, Barclay, pour publier son quatrième album, "Little French Songs", au succès pour l'heure modeste. L'ex-top model a aussi signé un contrat estimé à plus de 2 millions d'euros pour la nouvelle campagne de publicité du joaillier Bulgari.

Mais lui aussi : depuis octobre 2012, l'ancien président a effectué plus d'une vingtaine de conférences à l'étranger, aussi prestigieuses que grassement payées. Le "Sarko World Tour" est passé par les Etats-Unis, le Canada, l'Argentine, l'Angleterre, Israël, la Russie, la Chine, Singapour, les Emirats arabes unis, Abu Dhabi. Le 18 septembre, veille de sa déclaration de candidature à la présidence de l'UMP, il était encore en Suède. Des banques, des fonds d'investissement, des think tanks et des universités ont versé, au minimum, 100.000 euros chacun pour l'entendre dispenser ses précieux avis sur l'économie ou le monde politique.

Selon nos estimations, Nicolas Sarkozy aurait ainsi gagné plus de 3 millions d'euros en deux ans. Il a pris soin de compléter ses fins de mois avec les dividendes versés par son cabinet d'avocats, dont il a fait exploser le chiffre d'affaires (+23% en 2013) en reprenant du service auprès de son associé Arnaud Claude, et avec les émoluments versés aux anciens chefs de l'Etat (72.000 euros brut par an). 

L'homme du Fouquet's

C'est donc cet homme-là, celui du Fouquet's, qui s'émerveillait en 2006 devant son ami Stéphane Richard : "Tu as réussi, tu es riche !", qui vient de s'engager à mener une "campagne low cost" pour l'UMP. L'ex-président-qui-aimait-les-riches a beau vivre confiné depuis deux ans dans les palaces, les jets privés, la villa du cap Nègre et l'hôtel particulier de la Villa Montmorency, il connaît mieux que quiconque le danger politique de se voir accoler de nouveau l'étiquette "candidat de l'argent". Il a donc promis de se transformer en candidat modeste, menant une campagne à l'économie. Quel grand écart.  

On m'a demandé d'organiser des actions sobres et efficaces", confie Frédéric Péchenard, l'ancien policier un peu débordé par son nouveau rôle de directeur de campagne.

Pour l'heure, l'équipe de Nicolas Sarkozy est donc plutôt limitée. Elle compte une dizaine de personnes. Tous ceux qui, de près ou de loin, se trouvent éclaboussés par les affaires ont été écartés. Exit Claude Guéant, Patrick Buisson et même le préfet Michel Gaudin, qui a gardé son titre de directeur de cabinet mais n'a pas été choisi pour diriger la campagne. Autour de Péchenard, on retrouve des historiques, comme Emmanuelle Mignon, la plume, Véronique Waché, la chargée de communication, et Eric Schahl, conseiller politique.

Pour éviter toute accusation de conflit d'intérêts, l'équipe de campagne ne s'est pas installée dans les bureaux de la rue de Miromesnil, loués par la République pour son ancien président, mais dans un trois-pièces de 85 mètres carrés au rez-de-chaussée d'un immeuble cossu et récemment rénové du 8e arrondissement. 

Nous avons aussi une petite salle de réunion sans fenêtre au sous-sol", précise Péchenard. Je vous donne le loyer : 6.000 euros par mois." 

Signe d'une certaine précipitation dans le choix de l'adresse : elle abrite aussi la société de consulting de... Anne Lauvergeon, l'ex-patronne d'Areva, adversaire affichée de l'ancien président !

Fini le temps de "la Rolex avant 50 ans"Il faut que ce soit une campagne intimiste. C'est comme ça que Nicolas arrivera à toucher les gens et à économiser de l'argent", théorise le publicitaire, Jacques Séguéla.

C'était le sens du message d'annonce de sa candidature posté le 19 septembre sur Facebook, la priorité donnée à internet présentant le double avantage de faire moderne et d'économiser le papier et les timbres des envois par La Poste. Fini donc le temps de "la Rolex avant 50 ans" comme gage de réussite, pour l'ami Séguéla, "cela va être la première campagne digitale en France, comme Obama aux Etats-Unis".

Le premier meeting, le 25 septembre à Lambersart, a été conçu comme une démonstration de cette nouvelle ère. La salle Pierre-de-Coubertin a été louée pour 1.800 euros. La municipalité s'est chargée de la sécurité et les fédérations se sont occupées d'affréter des cars pour les militants. Cinq personnes seulement devaient accompagner le candidat, deux en voiture et trois en TGV.

Nicolas Sarkozy le sait, l'exemplarité financière sera un marqueur politique des prochains mois.  

Le star system, c'est terminé", attaque déjà Hervé Mariton, autre candidat à la présidence de l'UMP, avec Bruno Le Maire. On ne peut pas prétendre redresser la France si l'on n'est pas capable de gérer ses propres finances", ajoute-t-il. 

Quand il est en déplacement en province, Mariton dort chez des amis ou "dans la famille de [s]a femme, qui est très nombreuse". Il réserve des salles de quelques centaines de personnes, quand Sarkozy vise 1.000 à 2.000 militants pour chacun des vingt meetings prévus. Mais "Nicolas sera très vigilant à faire une campagne avec peu de moyens", promet Laurent Wauquiez. 

L'UMP n'a plus un sou

En réalité, l'ex n'a pas le choix. Sur ce sujet, il a beaucoup à se faire pardonner au sein de sa propre famille politique. A l'UMP, personne n'a oublié que les défaites de 2012 ont laissé un trou béant dans les comptes du parti. Il est aujourd'hui plombé par le poids d'une dette de 74,5 millions d'euros, due pour moitié à l'acquisition du coûteux siège de la rue de Vaugirard voilà trois ans pour 40 millions d'euros. Et, pour le reste, à l'explosion des dépenses de meetings et de communication des élections (présidentielle et législatives) de 2012. La défaite ayant réduit les subventions publiques, la situation était devenue intenable.

Depuis le début d'année, le parti a donc lancé un vaste plan d'économies destiné à réduire de 20% les frais de fonctionnement. Les dépenses ont été passées au peigne fin : contrats de téléphonie, de gardiennage, de nettoyage, abonnements de presse... Une vingtaine de salariés sur le départ n'ont pas été remplacés, ce qui a permis de réduire de 1,49 million la masse salariale. Mais il a surtout fallu négocier un rééchelonnement des remboursements auprès des banques et lancer un plan d'économies drastique.

Ce sera à la justice, qui enquête sur l'affaire Bygmalion, de déterminer les responsabilités de cette situation financière catastrophique, entre l'entourage de Sarkozy et la direction de Jean-François Copé. Un fait, cependant, est établi : le parti de la rue de Vaugirard n'a plus un sou vaillant. 

Micro-partis

En 2012, François Fillon et Jean-François Copé avaient reçu 50.000 euros chacun de l'UMP pour leur campagne à la présidence du parti. Cette année, les prétendants ne doivent compter que sur leur propre micro-parti. Nicolas Sarkozy a la particularité d'en avoir... trois à son nom. L'Association nationale des Amis de Nicolas Sarkozy est le plus petit, avec 26.690 euros de cotisations déclarées en 2012.

L'association Les Amis de Nicolas Sarkozy, créée voilà deux ans et animée par le trio Brice Hortefeux-Nadine Morano- Christian Estrosi, a été la plus active depuis deux ans. Trois meetings à Nice, Paris et Arcachon et l'embauche d'une agence spécialisée dans la collecte de cotisations ont permis de ramasser 508.210 euros l'an passé. Mais c'est la structure historique, l'Association de Soutien à l'Action de Nicolas Sarkozy, présidée elle aussi par Hortefeux et dont le trésorier est Michel Gaudin, qui va servira de tiroir-caisse. Le niveau de ses cotisations en 2013 donne une idée du budget minimum de la campagne en cours : 120.802 euros.

A cela viendront s'ajouter les dons, qui sont plafonnés à 7.500 euros par an et par personne. 

Il lui suffira de dire s'il a besoin : 'Mes amis, il faut m'aider, pour ramasser 3 millions d'euros'", assure un sarkozyste.

Le 10 septembre, quelques jours avant la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel, secrétaire général par intérim, a d'ailleurs réactivé les grands donateurs de l'UMP appartenant au Premier Cercle, dans une lettre de trois pages particulièrement virulente. 

Vous avez eu honte de l'UMP. Nos batailles internes vous ont affligés. Le spectacle de nos divisions vous a révulsés Moi aussi !", a écrit l'ancien ministre.

Ces propos ont rencontré un certain écho. 

C'est la première fois depuis l'affaire Bygmalion que les dons et les adhésions repartent à la hausse", souligne un cadre du parti. 

Mais cet argent est destiné aux caisses de l'UMP.

Les patrons intimes se sont éloignés

Nicolas Sarkozy a-t-il encore le soutien des grandes fortunes et du patronat ?  

En 2007, 98% des grands patrons étaient derrière lui. Ils étaient fascinés par son énergie hors norme et son charisme, raconte un conseiller d'une bonne partie du CAC 40. Ils en sont revenus. Son bilan a été bien maigre : la réforme des retraites et la défiscalisation des heures supplémentaires." 

Beaucoup des piliers de l'époque Cécilia, invités de la soirée inaugurale du Fouquet's, ont disparu du cercle des intimes. Martin Bouygues n'a jamais digéré que la 4e licence soit accordée à son ennemi personnel, Xavier Niel (coactionnaire du "Nouvel Obs"). Arnaud Lagardère semble bien indifférent à la vie politique hexagonale depuis qu'il s'est installé à Miami avec Jade et les enfants. Patrick Kron a perdu de son aura avec la vente d'Alstom. Henri Proglio n'a plus aucun intérêt à s'afficher avec la droite au moment où il négocie sa reconduction auprès du pouvoir socialiste. Et François Pinault s'est entiché de François Hollande, qu'il a invité à déjeuner cet été dans sa propriété de Saint-Tropez.

Reste les inconditionnels. Le milliardaire canadien Paul Desmarais. La famille Dassault. 

Nicolas, c'est notre Napoléon, s'enflamme Laurent Dassault, le fils aîné de Serge. Il entame ses cent jours pour reconquérir le pouvoir !" L'ère Carla

Et les patrons show-biz, qui collent mieux à l'ère Carla. Dominique Desseigne, patron des casinos Barrière. Stéphane Courbit, l'ex-pape de la télé-réalité. Et Jean-Claude Darmon, retraité du sport-business, qui reçoit régulièrement l'ancien chef de l'Etat à ses dîners, rue de Liège, dans le 9e arrondissement de la capitale.

Pendant qu'il mènera la campagne, le candidat a prévu de continuer ses lucratives conférences, dont le programme est bouclé jusqu'à la fin de l'année.  

On devrait être fier qu'un ancien président français soit autant demandé", a coutume de rétorquer le fidèle Brice Hortefeux quand on l'interroge sur le sujet. Je ne vois pas pourquoi il arrêterait, du moment qu'elles se passent à l'étranger et traitent de sujets internationaux", estime, de son côté, Alain Minc.

Les conférences devraient se poursuivre, "tant qu'il n'est pas candidat déclaré à la primaire à l'UMP" pour la présidentielle, précise un proche. D'ici là, il lui reste donc encore pas mal de mois pour continuer "à faire du fric".

 

Caroline Michel - Le Nouvel Observateur

Jacques Le Bris's insight:

La bande du PSG
Après son interview sur France 2 le 21 septembre, Nicolas Sarkozy, supporter de longue date de l'équipe de foot parisienne, a débarqué au Parc des Princes pour le match PSG-Lyon et pris place à son fauteuil habituel : dans la tribune VIP, "la corbeille", aux côtés du président qatari du club, Nasser al-Khelaïfi . "Il y est très, très souvent depuis deux ans", assure un habitué du Parc. 
Sarkozy, qui a joué les facilitateurs dans la vente du club aux Qataris, y a ses habitudes. Il y croise des patrons, des people et des politiques ; va saluer les joueurs dans les vestiaires et fait partie des happy few conviés par les Qataris dans le salon réservé aux stars internationales. L'ex-président s'est aussi affiché avec NKM pendant la campagne municipale de Paris.
Autre copain de tribune : l'ex-grand argentier du football Jean-Claude Darmon. Fondateur de la société de gestion des droits marketing sportifs Sportfive revendue à Arnaud Lagardère pour 865 millions d'euros en 2006, il était l'un des invités du Fouquet's en 2007, mais n'avait pas beaucoup revu son ami président pendant son quinquennat Ils se sont rapprochés depuis la défaite. Jean-Claude Darmon a parfois prêté son Falcon 50 à l'ex-chef de l'Etat, qui a été immortalisé montant à bord le 3 mars 2013 à destination du Maroc. Darmon, Sarkozy et ses fils aînés mais aussi l'humoriste Michaël Youn ont assisté ensemble le 8 avril dernier à Londres au match Chelsea-PSG. 
Au Parc des Princes, la présence de l'"hyper-supporter" et de sa bande ne fait pas que des heureux. "Sarkozy est un peu trop envahissant au goût des Qataris, glisse un bon connaisseur du club. Eux veulent faire du business et ne pas être trop marqués sarkozystes sous un gouvernement de gauche."
Maël Thierry

 

Un million d'amis virtuels
Depuis sa déclaration de candidature sur Facebook, Nicolas Sarkozy multiplie les fans comme des petits pains : "45.000 en moins de quatre jours, et 2,7 millions de lecteurs. Cela dépasse ce qu'on imaginait". Le phénomène tiendrait presque du surnaturel, selon son équipe : "Il a presque un million d'abonnés à sa page. C'est deux fois plus que Hollande. Et Fillon et Juppé n'en ont même pas 60.000 chacun. Il est seul au monde !"
Le nouveau " Sarko " est "2.0" ! Un candidat ultra-connecté à Facebook et Twitter (555.000 abonnés) qui signe ses messages "NS". Pendant son mandat, sous l'influence de son conseiller numérique à l'Elysée, Nicolas Princen, il avait rencontré Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, et organisé un e-G8 avec des leaders de l'internet mondial. Depuis 2012, Princen, désormais chef d'entreprise dans l'économie numérique, lui a fait rencontrer des créateurs de start-up.
Le retraité qui s'était astreint au silence s'est servi de "FB" pour communiquer. C'est sur ce réseau dont la filiale française est dirigée par son ex-collaborateur Laurent Solly - qu'il a envoyé ses voeux aux Français après sa défaite. Là aussi qu'il a réagi après sa première mise en examen, en mars 2013. Facebook lui permet de s'adresser sans filtre à ses soutiens et, au moment où l'UMP est à court de finances, de faire campagne gratuitement.
"En France, où les budgets sont limités, et les publicités, interdites en campagne électorale, note un de ses proches, c'est le seul endroit sans limites." Le même se souvient d'une formule lâchée par Sarkozy lors de son pot de départ de l'Elysée en 2012. "J'ai tout fait pour gagner, j'ai même appris des mots nouveaux comme 'hashtag'."
M.T.

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An astounding amount of Ebola's economic impact is completely avoidable

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JOHANNESBURG, South Africa — The tiny West African country of Sierra Leone began this year on a high, its economy racing ahead faster than almost any other in the world.

Then came Ebola.

Travel restrictions stopped the flow of goods and people. Markets were shut, farming disrupted and mining firms cut operations. Now, the World Bank says, instead of growing an expected 11.3 percent, Sierra Leone’s economy could see growth of just 8 percent this year — and zero in 2015.

This is the unseen toll of Ebola, which has killed nearly 3,000 people in West Africa since the outbreak began early this year, 597 of them in Sierra Leone. Surprisingly, the biggest economic impact has come not from the direct costs of the virus, but rather from so-called “aversion behavior” associated with fear of catching Ebola.

It is this fear factor that has led people in Sierra Leone, Liberia and Guinea — the three worst affected countries — to avoid work, abandon farms and close borders. On the ground, food prices have skyrocketed in response to production shortages and panic-buying.

The World Bank is warning that the Ebola epidemic could reverse years of economic gains in these developing countries. If the virus continues to spread, the economic cost could grow eight-fold by next year.

“This would deal a potentially catastrophic blow to their already fragile economies,” Jim Yong Kim, World Bank Group president, said in a recent media call.

During previous epidemics, including SARS and the H1N1 outbreak, fear and aversion behavior caused as much as 80 to 90 percent of the total economic impact, according to an analysis by World Bank economists.

“The sooner we implement an effective response and decrease the level of fear of Ebola's spread, the more we can limit the epidemic's economic impact,” Kim said.

Liberia, hardest hit by Ebola with nearly 1,700 people killed, has cut its growth forecast this year from 6 percent to just 2.5 percent. Liberia’s economy will likely contract next year if the outbreak isn’t contained, the minister of commerce and industry said Thursday.

More from GlobalPost: Want to fight Ebola? Don't do it like Sierra Leone

International mining companies have reduced Liberian operations, the service sector has slumped and incoming commercial flights have dropped from 27 a week to just six.

“Next year, if this outbreak lingers on, it’s likely to go into negative because the major operators in the mining sector have had to slow down operations,” Axel Addy told reporters in London. “Many of their technical staff have left the country.”

Aside from warnings of economic collapse, there are growing fears that the outbreak could cause political and social turmoil in West Africa if not brought under control.

The International Crisis Group said this week that the Ebola outbreak threatens to spiral into a political crisis that could destabilize the region. Sierra Leone and Liberia are still recovering from brutal civil wars, while Guinea has faced political instability, with a coup in 2008.

“The hardest-hit countries now face widespread chaos and, potentially, collapse,” the group said in a statement. “Adding social breakdown to the epidemic would create disaster perhaps impossible to manage.”

http://www.globalpost.com/dispatch/news/regions/africa/140925/fear-ebola-astounding-economic-impact

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La France est-elle vraiment en «guerre» ?

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Un Rafale sur une base de l'armée française aux Emirats arabes unis, le 25 septembre.


 


MERCI DE L'AVOIR POSÉEFrançois Hollande a fini par lâcher le mot à l'ONU. Politiques, sociologues ou militaires ne sont pas forcément d'accord.

Depuis mardi, la France est officiellement en guerre. François Hollande a fini par lâcher le mot à l’Assemblée générale des Nations Unies, à New York, peu avant l’annonce de la décapitation d’Hervé Gourdel en Kabylie par un groupe se réclamant de l’Etat islamique: «Notre meilleure réponse à cette menace, à cette agression, c’est l’unité nationale dans cette guerre, car c’en est une, contre le terrorisme.» Une guerre donc, mais une guerre lointaine, sans troupes au sol, sans front clairement établi ni ennemi constitué en armée. Une guerre menée par une coalition d’Etats contre un groupe qui revendique en être par son nom, Etat islamique, d’ailleurs contesté. Les bombardements, certes peu nombreux côté français (deux frappes et une douzaine de missions de reconnaissance depuis le 15 septembre), sont eux bien réels. Les images en attestent :

 
 

Cela fait-il une guerre? La réponse serait simple si la définition l’était. Or s’il existe plusieurs définitions en droit international de «l’état de guerre» ou du «conflit armé», il n’y a pas de définition universelle de la guerre. On peut remonter dans l’histoire et citer celle d’Alberico Gentilis, juriste italien de la fin du XVIe siècle: «La guerre est un conflit armé, public et juste.» Ou, plus tard, celle de Gaston Bouthoul, sociologue de la guerre: «Une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d’être méthodique et organisée quant aux groupes qui la font et aux manières dont ils la mènent. En outre, elle est limitée dans le temps et dans l’espace et soumise à des règles juridiques particulières, extrêmement variables suivant les lieux et les époques. Sa dernière caractéristique est d’être sanglante, car lorsqu’elle ne comporte pas de destruction de vies humaines, elle n’est qu’un conflit ou un échange de menaces.» Mais la guerre du XXIe siècle, plus souvent une «opération» ponctuelle qu’un affrontement interétatique pour une conquête de territoire, complexifie la donne.

Fillon contre Pécresse

Les différences d’appréciation chez les politiques au sujet de l’actuelle offensive en Irak l’illustrent bien. A droite, alors que pour l’ex-Premier ministre François Fillon un chat est un chat et une guerre une guerre - «c’est une guerre frontale, une vraie guerre», a-t-il dit - Valérie Pécresse, ex-ministre UMP appelle à ne pas «galvauder» le mot. «Une guerre cela veut dire qu’on a identifié un Etat contre lequel on est en guerre. Là ce n’est pas un Etat, c’est une nébuleuse terroriste mondiale, qui terrorise des Etats qui, eux, doivent s’organiser pour lutter contre.» Bruno Tertrais, politologue à Fondation pour la recherche stratégique et qui vient de rééditer son Que sais-je La Guerre, lui oppose que «quelle que soit la définition que l’on retient de la guerre, aucune n’implique forcément un affrontement entre deux Etats».

Mais alors où commence la guerre ? «Ce n’est pas parce qu’on lâche une bombe quelque part qu’on est automatiquement en guerre mais dès que l’on entre dans une logique de durée, et c’est le cas contre Daech, on peut dire que l’on est en guerre. En Libye, au Mali, en Irak aujourd’hui et peut-être demain en Syrie, on est bien dans un cadre qui est celui de la guerre», estime Bruno Tertrais.

 

Avant, la guerre, c’était simple. (Affiche d’août 1914. AFP)

Le débat sur l’emploi du mot guerre, qui s’était déjà posé lors de l’engagement français en Afghanistan au début des années 2000, est plus politique, voire philosophique, que juridique. Le mot fait peur. «En Europe, il y a une certaine pudeur autour du mot guerre, qui tient sans doute au fait que l’Europe se sent en paix, en elle-même comme à ses frontières», relève Bruno Tertrais. «En France, il y a peut-être aussi la crainte que la guerre contre Daech ne renvoie à la très controversée guerre contre le terrorisme, apparue en 2001 et emblématique des années George W. Bush.» Dans les faits, la France n’a aucun problème à dire qu’elle est «en guerre contre le terrorisme» dès lors qu’elle est directement visée, ajoute-t-il. «Jacques Chirac trouvait cette expression inappropriée en 2001, mais n’avait eu aucun problème à l’employer en 1986, quand il était Premier ministre. Et l’on n’a pas vu la gauche française pousser des hauts cris lorsque François Hollande a lui aussi parlé – à mon sens à juste titre – de "guerre contre le terrorisme" mardi dernier à l’ONU.»

«Préparer l'opinion»

L’armée, elle, n’a pas d’états d’âme avec le mot guerre. Ainsi que le souligne Dominique David, directeur exécutif de l’Institut français des relations internationales (Ifri), «pour les militaires, savoir qu’on est en guerre signifie qu’on franchit un palier dans la concentration des forces et a le mérite de clarifier les choses», ce qui n’a pas toujours été le cas dans les années 90 quand on était plutôt dans le registre des opérations de stabilisation ou de maintien de la paix.

Pour le gouvernement, parler de guerre ne change rien sur le terrain, c’est d’abord un message à l’opinion. «François Hollande veut signifier que là, c’est du sérieux. Il s’agit d’exprimer une volonté de mobilisation psychologique, collective, morale», relève Dominique David. Le terme de guerre, note-t-il au passage, «est à la fois l’un des plus employés et l’un des plus mal employés»: ainsi parle-t-on de guerre contre le tabac, de guerre contre le grand banditisme… «La guerre ça renvoie aussi à l’affrontement contre un ennemi organisé.» Lequel, en l’occurrence, est bien dans une logique de guerre pour établir un pseudo-califat. «L’emploi du mot guerre a aussi pour vertu de préparer l’opinion à des mesures de sécurité renforcées sur le sol français», ajoute Bruno Tertrais. De fait, le Conseil de défense réuni jeudi a décidé du renforcement de la sécurité dans les lieux publics et les transports. Signe que, si on n’est pas en guerre, on n’est pas non plus en paix. 


Cordélia BONAL
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5 raisons qui démontrent pourquoi les billets et les pièces devraient disparaître

5 raisons qui démontrent pourquoi les billets et les pièces devraient disparaître | Think outside the Box | Scoop.it

Si beaucoup de personnes réalisent d’ores et déjà la majeure partie de leurs achats sans avoir recours aux billets et aux pièces, la monnaie courante est bel et bien toujours présente. Cela dit, certains économistes tendent à dire que les gouvernements devraient la supprimer de notre quotidien. Voici 5 raisons qui vont vous aider à comprendre pourquoi les billets et les pièces doivent disparaître ! 

Bien que nous n’ayons de cesse de nous aventurer vers une société « cashless » (sans cash) depuis environ une décennie, la démocratisation d’un tel modèle économique n’est pas encore à l’ordre du jour. Ainsi, au-delà de l’acceptation du peuple, un tel tournant économique nécessite, entre autres, une volonté politique d’aller dans ce sens appuyée par une sensibilisation à grande échelle du public, le but étant que les consommateurs cessent d’utiliser billets et piécettes pour embrasser les porte-monnaie électroniques. En attendant de convaincre tout le monde, voici pourquoi la monnaie fiduciaire devrait disparaître.

 

1. Ce serait plus efficace


Une personne devant un distributeur via Shutterstock

Selon une étude du journal The Economist, chaque personne passe plus de 6 heures par an à chercher un distributeur de billets. De plus, l’Autorité américaine de la sécurité des transports (Transportation Safety Authority) rapportait en 2013 qu’environ 416 000 € sont oubliés chaque année au contrôle de sécurité des aéroports.

 

2. Cela aiderait à déjouer les crimes


Un pistolet avec une liasse de billets via Shutterstock

Les criminels en tous genres sont friands de billets pour la simple et bonne raison que ces derniers sont quasi intraçables. De ce fait, supprimer la monnaie fiduciaire au profit des paiements électroniques pourrait permettre d’enregistrer l’ensemble des transactions. Dans la même veine, cela pourrait également bannir les braquages à main armée. Selon des chiffres fournis en 2011 par le FBI, le montant total d’argent dérobé dans les banques américaines la même année s’élevait à plus de 23 millions d’euros.

Enfin, cela pourrait également enrayer de façon non négligeable l’exil fiscal qui coûte chaque année la coquette somme de 2,5 milliards d’euros aux gouvernements du monde entier.

 

3. Ce serait moins cher à fabriquer


Des pièces via Shutterstock

En 2012, le prix de revient du nickel était équivalent au double de la valeur d’un penny (1 penny $ = 0,078 €). Cela reviendrait donc moins cher de fermer tous les établissements qui produisent de la monnaie et de ne rien faire.

 

4. Cela permettrait des taux d’intérêt négatifs


Des courbes via Shutterstock

Par principe, il ne peut y avoir de taux d’intérêt négatifs lorsqu’on utilise de la monnaie physique puisque chaque consommateur a la possibilité de retirer de l’argent et de le garder précieusement sous son matelas. Ainsi, des taux d’intérêt inférieurs à zéro pourraient possiblement encourager les investissements et booster l’économie.

 

5. Les billets, c’est sale !


Un homme avec un billet dans la main via Shutterstock

Vraiment sale. Les billets passent de main en main : on vous laisse imaginer le nombre de bactéries présentes sur ces bouts de papier de grande valeur. Par exemple, selon le NYU Center for Genomics and Systems Biology, chaque billet grouille de microbes assimilés à la pneumonie, aux intoxications alimentaires, aux ulcères gastriques ainsi qu’aux staphylocoques. Voilà, voilà…

 

Ces 5 points qui démontrent que notre société se porterait mieux sans billets et sans piécettes sont vraiment intéressants. Au bureau, si certains sont en faveur de la démocratisation des porte-monnaie, d’autres craignent que cela entraîne des dérives et des abus quant à la confidentialité des transactions. Selon vous, la disparition de la monnaie serait-elle bénéfique à notre société ?

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Le Sénat a ses secrets, en voici 5

Le Sénat a ses secrets, en voici 5 | Think outside the Box | Scoop.it

Le Sénat cultive depuis toujours l’art du secret. Trônant dans le magnifique écrin du jardin du Luxembourg, la Haute Assemblée réserve parfois quelques surprises. A la veille des élections sénatoriales de dimanche 28 septembre, petit florilège (non exhaustif) de ce que les sénateurs auraient préféré que l'on garde à l’abri du grand public.

Des sièges sur mesure

C’est une tradition respectée scrupuleusement à chaque fois. Lorsqu’un nouvel élu débarque au Palais du Luxembourg, on lui réclame ses mensurations exactes. Pour lui tailler un costard ? Non, plutôt pour lui confectionner un siège sur mesure dans l’hémicycle. Et attention aux impairs : "Certains sénateurs se sont déjà plaints de sièges trop étroits et inconfortables", se souvient un salarié du Sénat.

A la santé de la République !

C’est l’un des trésors cachés du Sénat : sa cave. Mais aussi l’un des endroits où l’on croise le plus de monde. L’endroit est très prisé des sénateurs, de leurs attachés parlementaires et des fonctionnaires de la Haute assemblée. Et on les comprend : les bonnes bouteilles se comptent par milliers à des prix défiant toute concurrence.

Il n’est pas rare en effet - une fois après avoir montré précieusement au caviste des lieux son badge estampillé "Sénat" - d'obtenir des vins très prisés à - 30%, voire - 50% par rapport au tarif du marché. "Chaque vendredi en fin d'après-midi, c’est un rendez-vous incontournable, glisse un habitué des lieux. Les sénateurs de gauche et de droite s’échangent régulièrement des conseils pour ramener la meilleure bouteille dans leur circonscription chaque week-end."

"Allo, Monsieur le sénateur ?"

Très sollicité par ses administrés, un sénateur doit toujours rester joignable. Pour ce faire, le Sénat met à sa disposition pas moins de cinq lignes téléphoniques fixes gratuites. On sait jamais.

Comme le rapporte "L'Express", chaque élu bénéficie en outre d'une enveloppe de 5.000 euros sur trois ans pour acquérir les téléphones portables et les ordinateurs de son choix.

Un jardin choyé

Pour entretenir le magnifique jardin du palais du Luxembourg, 75 fonctionnaires sont quotidiennement au four et au moulin pour permettre au lieu de garder toute sa splendeur. Et afin de l’approvisionner régulièrement en plantes et en fleurs, quoi de mieux que des serres bichonnées chaque jour.

Ces serres luxuriantes sont notamment réputées pour leur célèbre collection, créée en 1838, de 10.000 pots d'orchidées. Coût total du parc botanique : 12 millions d’euros par an.

Des avantages en petite nature

Pour étudier un projet de loi, autant y voir claire. Pour ce faire, le Sénat permet le remboursement de deux paires de lunettes par an à chaque sénateur. Plus efficace que n'importe quelle mutuelle. Mais il n'y a pas que la vue des élus qui est soignée. Pour faciliter les déplacements de chaque parlementaire, la Haute assemblée leur offre aussi un accès gratuit et illimité à l'ensemble du réseau SNCF. En première classe s'il vous plaît !

Enfin, si votre sénateur est sidérodromophobe - qu'il a une peur incontrôlable de prendre le train - pas de panique : le Sénat lui offre 40 vols par an entre Paris et sa terre d'élection et six allers-retours vers la destination française de son choix. Sans siège sur mesure cette fois.

G.S. - Le Nouvel Observateur

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Ce que cache la menace "État islamique"

Ce que cache la menace "État islamique" | Think outside the Box | Scoop.it

Des membres de l'État islamique, incluant son chef militaire, Abu Omar al-Shishani (à gauche) et le cheikh Abu Mohammed al-Adnani (en flouté).


Au-delà des clichés, le chercheur Peter Harling livre ses vérités dérangeantes sur les origines et l'essor de l'organisation État islamique.

 

L'effroyable assassinat de l'otage Hervé Gourdel au nom de l'organisation État islamique a définitivement fait entrer ce groupe djihadiste dans l'esprit des Français, et renforcé la détermination de François Hollande à frapper ses positions en Irak. Mais qui est vraiment ce groupe ultra-radical ? Qui a contribué à son essor ? Pourquoi continue-t-il à faire des émules dans le monde et comment en venir à bout ? Directeur du projet Égypte-Syrie-Liban du programme Moyen-Orient de l'International Crisis Group, le chercheur Peter Harling, qui a vécu et travaillé pendant sept ans en Irak, livre au Point.fr ses vérités sur la guerre contre l'organisation État islamique. Dérangeant.

 

Le Point.fr : La détermination de François Hollande à frapper l'organisation EI en Irak est-elle, selon vous, la bonne stratégie ?

Peter Harling : La question n'est pas le niveau de détermination de François Hollande, mais la nature de cet adversaire et la pertinence des moyens utilisés pour l'affronter. Annoncer qu'on vengera en Irak ou ailleurs un meurtre qui s'est joué en Algérie ressort de la politique spectacle, des relations publiques, et non d'une quelconque stratégie.


 

Ce groupe a tout de même appelé à tuer les "méchants et sales Français".

En Occident, Daesh (Peter Harling emploie ce terme péjoratif également choisi par le gouvernement français pour désigner le groupe EI, NDLR) réveille tout un imaginaire du terroriste génétiquement programmé pour incarner et commettre le mal. Cela permet de faire l'impasse sur la politique : c'est comme s'il existait un certain type d'individu qu'il fallait détruire pour régler le problème, d'où des solutions militaires prédominantes. Mais, justement, Daesh attire des gens dont on ne peut pas faire une typologie rigide, et surtout voit sa capacité de mobilisation s'accroître à la faveur des frappes occidentales. Daesh est le réceptacle de toutes sortes d'imaginaires.

 

Qu'entendez-vous par là ?

Certains Européens désorientés, tentés par l'hyper-violence, trouvent dans la mise en scène des crimes du mouvement une sorte d'idéal radical et viril. En Syrie ou en Irak, Daesh peut être perçu comme un simple allié nécessaire face à des agressions nombreuses, venant d'un gouvernement sectaire, vu comme une sorte de force d'occupation à la solde de l'Iran, par exemple. Daesh exprime aussi des frustrations aussi diverses que profondes avec l'ordre existant, à un moment où il n'existe pas d'alternative puisque les élites séculières sont laminées, les courants islamistes "mainstream" ont échoué et des structures étatiques fragiles sont dépecées dans une logique du "chacun pour soi".

 

Comment les populations sunnites voient-elles cette organisation ? Un groupe terroriste ou un libérateur du joug chiite ?

Les deux ! Le monde arabe sunnite connaît une sorte de crise existentielle. La région a pour l'instant raté, pour ainsi dire, sa sortie de l'ère de régression qui l'avait caractérisée sous la domination de l'Empire ottoman, qui a cédé le pas au colonialisme, à des ingérences occidentales tous azimuts et la création traumatisante d'Israël. Les grands mouvements émancipateurs, qui ont d'abord été d'immenses sources d'inspiration, ont vite dégénéré en coteries autocratiques et cleptomanes. Leurs alternatives islamistes, articulant diverses visions d'avenir séductrices mais utopistes, ont échoué lamentablement dès qu'il s'agissait de les mettre en oeuvre en pratique.

Le Printemps arabe, ce moment fulgurant, splendide, qui devait offrir à la région sa rédemption, sa nouvelle chance, a lui aussi viré au désastre. Il faut imaginer les sentiments de confusion, d'échec, d'amertume, d'injustice et d'humiliation qui en découlent. Ajoutez-y la violence inimaginable pratiquée par le régime syrien, sans aucune réaction sérieuse en Occident. Ajoutez-y l'ampleur de la crise humanitaire qui s'est ensuivie. Ajoutez-y le spectacle navrant des courants réactionnaires en Égypte, dans le Golfe et ailleurs. Ajoutez-y enfin les provocations constantes qui viennent du monde chiite, qui, lui, est dans une phase ascendante générant une forme d'hubris. Au total, très peu de gens aiment Daesh, mais il n'y a que lui.

 

Comment l'organisation a-t-elle réussi à s'emparer de tels pans de territoires ?

Daesh se glisse dans un vide. Il s'est imposé dans le nord-est de la Syrie principalement parce que le régime syrien s'était retiré de cette zone largement désertique. Il a pu prendre le contrôle de Mossoul, en Irak, parce que les autorités centrales n'y étaient présentes qu'à travers des élites locales vendues à Bagdad et un appareil de sécurité pléthorique mais sectaire, cynique et incompétent. De la même manière, Daesh a récemment pénétré au Nord-Liban, dans une frange particulièrement négligée du pays.

En revanche, Daesh ne consacre pas ses ressources - limitées - à des tentatives d'expansion vouées à l'échec, c'est-à-dire dans des zones où le mouvement peut s'attendre à une vraie résistance. Voilà pourquoi il a toujours été absurde de penser que l'organisation allait marcher sur Bagdad, bien défendue par des milices chiites, ou prendre d'assaut Erbil, fief des factions kurdes. De la même façon, elle ne s'attaque pas non plus sérieusement au régime syrien. Au contraire, il impose son hégémonie dans les zones qu'il domine, éradiquant tout compétiteur potentiel en milieu arabe sunnite.

 

Qui est coupable, selon vous, de la montée en puissance de cette organisation ?

Tout le monde y a participé : les Iraniens, en soutenant les régimes syrien et irakien dans des politiques qui visaient expressément à la radicalisation des sunnites, de façon à discréditer et combattre toute opposition au nom d'une prétendue "guerre contre le terrorisme", puis en encourageant un djihad chiite qui ne pouvait que renforcer son pendant sunnite. L'Occident, en encourageant un soulèvement syrien auquel on a fait miroiter notre solidarité et notre soutien, mais qu'on a essentiellement laissé livré à lui-même face à des formes et des niveaux de violence extrêmes. La Turquie, qui jusqu'à récemment a ouvert ses frontières en grand à quiconque prétendait aller combattre Bachar el-Assad. Les monarchies du Golfe, qui ont financé l'opposition syrienne de façon velléitaire et désordonnée, ce qui a profité - indirectement pour l'essentiel - aux djihadistes.

 

Est-ce le massacre des minorités chrétiennes et yazidis en Irak qui a réellement motivé l'intervention américaine ?

Daesh massacre à tour de bras. Mais ses combattants ont également procédé à des exécutions de masse au sein de tribus arabes sunnites, et personne n'a pipé mot. Ils ont aussi décapité bien des combattants alaouites (de Bachar el-Assad, NDLR). Sans compter que d'autres horreurs sont perpétrées par des acteurs qui n'en paient pas le prix : le régime syrien a causé la mort par malnutrition de très nombreux civils, enfants compris, dans des quartiers encerclés à cette fin. Du reste, je ne vois pas très bien comment des frappes aériennes contre Daesh, découplées de toute mesure concernant les autres souffrances, terribles, que connaît la région par ailleurs, vont assurer l'avenir des chrétiens ou des Yazidis.

 

Comment, alors, venir à bout de l'organisation État islamique ?

La première chose à faire serait de rompre avec la temporalité médiatique. On frappe subitement, de toute urgence, une menace que l'on a vue croître pendant deux ans, dans une indifférence totale. Le vrai tournant qui a précipité l'intervention, c'est l'attention de nos médias, autour de thématiques percutantes : le martyre des chrétiens d'Orient, la barbarie suprême mise en scène dans des décapitations d'Occidentaux et la "guerre contre le terrorisme". C'est cela qui a déclenché une riposte militaire qui, à mon sens, relève d'une "ritualisation" du conflit : tout comme Daesh se donne en spectacle, avec un talent redoutable et pervers de publicitaire, nous nous mettons en scène dans une sorte de lutte eschatologique contre le mal.

Or, Daesh est un adversaire tout à la fois limité en taille, profondément ancré dans la psyché régionale et interconnecté avec des enjeux très sérieux liés aux conflits de la région. Il va falloir du temps, du doigté, des moyens considérables et une vraie réflexion stratégique pour affronter cette organisation. Pourquoi se précipiter et multiplier les erreurs, qui seront autant de facteurs aggravants ? Pour ne prendre qu'un exemple : au moment où l'on vole au secours des chrétiens d'Irak, soi-disant à grand renfort d'armes très coûteuses, l'ONU annonce qu'elle va réduire son aide alimentaire aux réfugiés syriens. Comment cette population brimée, dépossédée de tout va-t-elle comprendre cette décision ?


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« Le premier problème de la France, ce sont ses institutions » Laurence Parisot

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 Laurence Parisot, vice-présidente de l'IFOP

 


Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, livre son diagnostic sur l'état de la France. Pour elle, les institutions ne sont plus adaptées à un monde en perpétuel mouvement. Elle donne aussi son avis sur la politique de l'offre, la construction européenne... Elle ne nie pas vouloir entrer bientôt dans l'arène politique.

 

LA TRIBUNE - Quel regard portez-vous sur la situation économique actuelle ?

LAURENCE PARISOT - L'économie française est dans un état préoccupant. Mais le plus grave, c'est que les Français ont perdu confiance en la capacité de notre pays à rebondir. Ils sont d'autant plus anxieux qu'ils ne voient pas quelles pourraient être les solutions pour sortir de la crise.

 

Ce pessimisme vous inquiète ?

Oui, car il paralyse. On dit souvent que croissance rime avec confiance, mais l'inverse vaut également. Bien sûr, certaines situations personnelles sont très délicates. L'augmentation continue du nombre de demandeurs d'emploi est terriblement anxiogène.

Mais l'économie tricolore a de nombreux atouts à faire valoir et il faut bien arrêter l'autocritique ! Je note avec satisfaction que la France a cessé de perdre des places au classement de l'attractivité établi par le Forum économique mondial, grâce à l'accord sur le marché du travail de janvier 2013. C'est un début.

 

Selon vous de quel mal principal souffre le pays ?

Le problème est certes économique. Mais il est aussi politique. Ayant vu les choses avec la double casquette de présidente du Medef et de chef d'entreprise de l'IFOP, j'en suis arrivée à la conviction que notre premier problème est institutionnel. Dans le monde actuel, il faut aller vite. Or nos institutions, très solides - et c'est l'oeuvre du général de Gaulle -, ne permettent pas de réagir convenablement dans un monde incertain où s'enchaînent les crises financières et géopolitiques. Il faut de nouveaux mécanismes qui laissent du jeu aux différents acteurs.

En Allemagne ou en Suisse, la structure fédérale des États permet de ne pas concentrer l'ensemble des pouvoirs dans les mains d'un seul homme, comme en France. Je salue sur ce point la réforme territoriale, portée par le président de la République. Elle est importante et courageuse, mais il ne faut pas s'arrêter là. Les nouvelles régions devront se penser différemment et se placer dans une dimension européenne.

Le mode de scrutin français entraînant une bipolarisation de la vie politique empêche aussi le vote de certaines réformes : provoquons un débat institutionnel sur ces questions qui dépassent le clivage droite/gauche et trouvons de nouvelles majorités ! Ce sera, de plus, nécessaire pour lutter contre la montée des extrêmes, notamment du Front National !

 

En déployant une politique de l'offre, le gouvernement a-t-il pris la mesure des maux qui paralysent les entreprises ?

En partie. Les efforts du gouvernement sont louables. Le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi [CICE] est une mesure utile car elle permettra de relancer l'investissement des entreprises. C'est un point essentiel, car sans investissement, les entreprises continueraient à perdre du terrain face à leurs concurrentes étrangères. Je regrette toutefois que cette stratégie n'ait pas été mise en place plus tôt, dès 2006, lorsque la compétitivité des entreprises a commencé à décrocher nettement.

Je regrette également que l'on continue à créer une ligne de démarcation entre l'industrie et les services, alors qu'ils sont le principal moteur de l'économie française et qu'il n'existe presque plus d'acteur industriel pur. Tous les grands noms de l'industrie ont depuis longtemps développé des activités de services sans lesquelles ils ne pourraient faire progresser leur chiffre d'affaires.

À cause de cette distinction factice, l'immatériel et le numérique voient leurs possibilités de développement bridées, alors qu'ils pourraient être les pôles de croissance du futur. Il y a urgence à créer des outils notamment dans le domaine de la fiscalité du capital et dans le droit du travail enfin adaptés à la modernité de ces entreprises.


 

Faut-il également relancer la demande ?

Oui, mais à l'échelle européenne. Si les carnets de commandes ne se remplissent pas, l'aversion au risque restera élevée dans les entreprises. Les embauches, l'innovation et les exportations ne doivent pas rester bloquées. Mais au regard de l'état des finances publiques, déployer une stratégie de relance est quasiment impossible !

C'est précisément pourquoi l'Union européenne doit intervenir, notamment via l'émission de project bonds qui financeraient des programmes de grands travaux capables de mobiliser les entreprises européennes, de stimuler les énergies et favoriser les synergies entre elles. Une telle stratégie donnera aux citoyens européens l'image concrète du futur de l'Europe. J'ai accueilli avec enthousiasme le lancement en juillet du premier project bond français et européen, lié au très haut débit. Mais il faut aller beaucoup plus loin.

 

Avez-vous des exemples en tête ?

La transition énergétique est dans tous les esprits : pourquoi l'Europe ne mobiliserait-elle pas les constructeurs automobiles, les électriciens et les opérateurs de travaux publics européens en finançant, via des project bonds, les équipements et les infrastructures ouvrant la voie au développement du véhicule électrique ? D'une manière générale, la question des réseaux d'énergie peut être au coeur de la croissance européenne.

 

Relance des débats sur les 35 heures, sur les seuils sociaux... Avez-vous le sentiment que ce sont là les vraies pistes pour favoriser l'emploi ?

Je n'aime pas que des débats aussi fondamentaux soient devenus des totems, purement symboliques, mais ayant force de rassemblement. Les 35 heures en sont un, si bien qu'on ne peut plus en parler. Les entreprises devraient pouvoir adapter leurs horaires en fonction de la conjoncture et du carnet de commandes. Il y a bien eu des assouplissements techniques permettant de moduler le temps de travail, mais ni les DRH ni les hommes politiques n'osent aborder le sujet. On constate une situation de blocage.

De même sur les seuils : or, si l'on déplaçait les curseurs, par exemple en instaurant les nouvelles obligations à partir de 80 salariés et non plus 50, cela aurait un effet, pas massif certes, mais néanmoins sensible sur l'emploi.

 

Y a-t-il une réforme, un projet que vous regrettez de ne pas avoir portée quand vous étiez à la tête du Medef ?

Oui, j'ai un regret. Celui de ne pas avoir eu le temps de porter la réforme des prud'hommes. Il y a en France un million d'entreprises qui ont entre 1 et 10 salariés. Elles craignent de grandir par peur de se heurter systématiquement aux prud'hommes en cas de licenciement. Un système moins anxiogène serait plus fructueux. Il faut des magistrats professionnels pour remplacer les actuels juges élus par leurs pairs. La décision prud'homale est aujourd'hui paritaire, cela conduit à des marchandages sous prétexte de recherche de consensus entre représentants des salariés et employeurs. Ce qui est totalement bancal et n'apporte pas l'assurance du droit. Voilà ce qui inquiète les entreprises et empêche les TPE d'être le gisement d'emplois attendu.

 

On vous prête l'envie d'entrer dans l'arène politique ?

En fait, je me veux comme force de propositions. Mais, j'attends de voir ce qui va se passer dans les semaines et mois à venir, et je suis bien certaine que beaucoup de choses vont arriver à l'UMP, à l'UDI et au PS. En revanche, j'ai un engagement extrêmement clair contre l'extrême droite et Marine Le Pen. Et puis, il n'y a pas que la politique, il peut y avoir des engagements via l'entreprise, là où des innovations européennes sont possibles.

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Muslim Scholars To Islamic State: You Don't Understand Islam

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WASHINGTON (RNS) More than 120 Muslim scholars from around the world joined an open letter to the “fighters and followers” of the Islamic State, denouncing them as un-Islamic by using the most Islamic of terms.

Relying heavily on the Quran, the 18-page letter released Wednesday (Sept. 24) picks apart the extremist ideology of the militants who have left a wake of brutal death and destruction in their bid to establish a transnational Islamic state in Iraq and Syria.

Even translated into English, the letter will still sound alien to most Americans, said Nihad Awad, executive director of the Council of American-Islamic Relations, who released it in Washington with 10 other American Muslim religious and civil rights leaders.

“The letter is written in Arabic. It is using heavy classical religious texts and classical religious scholars that ISIS has used to mobilize young people to join its forces,” said Awad, using one of the acronyms for the group. “This letter is not meant for a liberal audience.”

Even mainstream Muslims, he said, may find it difficult to understand.

Awad said its aim is to offer a comprehensive Islamic refutation, “point-by-point,” to the philosophy of the Islamic State and the violence it has perpetrated. The letter’s authors include well-known religious and scholarly figures in the Muslim world, including Sheikh Shawqi Allam, the grand mufti of Egypt, and Sheikh Muhammad Ahmad Hussein, the mufti of Jerusalem and All Palestine.

A translated 24-point summary of the letter includes the following: “It is forbidden in Islam to torture”; “It is forbidden in Islam to attribute evil acts to God”; and “It is forbidden in Islam to declare people non-Muslims until he (or she) openly declares disbelief.”

This is not the first time Muslim leaders have joined to condemn the Islamic State. The chairman of the Central Council of Muslims in Germany, Aiman Mazyek, for example, last week told the nation’s Muslims that they should speak out against the “terrorist and murderers” who fight for the Islamic State and who have dragged Islam “through the mud.”

But the Muslim leaders who endorsed Wednesday’s letter called it an unprecedented refutation of the Islamic State ideology from a collaboration of religious scholars. It is addressed to the group’s self-anointed leader, Abu Bakr Al-Baghdadi, and “the fighters and followers of the self-declared ‘Islamic State.’”

But the words “Islamic State” are in quotes, and the Muslim leaders who released the letter asked people to stop using the term, arguing that it plays into the group’s unfounded logic that it is protecting Muslim lands from non-Muslims and is resurrecting the caliphate — a state governed by a Muslim leader that once controlled vast swaths of the Middle East.

“Please stop calling them the ‘Islamic State,’ because they are not a state and they are not a religion,” said Ahmed Bedier, a Muslim and the president of United Voices of America, a nonprofit that encourages minority groups to engage in civic life.

President Obama has made a similar point, referring to the Islamic State by one of its acronyms — “the group known as ISIL” — in his speech to the United Nations earlier Wednesday. In that speech, Obama also disconnected the group from Islam.

Enumerating its atrocities — the mass rape of women, the gunning down of children, the starvation of religious minorities — Obama concluded: “No God condones this terror.”

Here is the executive summary of their letter:

1. It is forbidden in Islam to issue fatwas without all the necessary learning requirements. Even then fatwas must follow Islamic legal theory as defined in the Classical texts. It is also forbidden to cite a portion of a verse from the Qur’an—or part of a verse—to derive a ruling without looking at everything that the Qur’an and Hadith teach related to that matter. In other words, there are strict subjective and objective prerequisites for fatwas, and one cannot ‘cherry-pick’ Qur’anic verses for legal arguments without considering the entire Qur’an and Hadith.

2. It is forbidden in Islam to issue legal rulings about anything without mastery of the Arabic language.

3. It is forbidden in Islam to oversimplify Shari’ah matters and ignore established Islamic sciences.

4. It is permissible in Islam [for scholars] to differ on any matter, except those fundamentals of religion that all Muslims must know.

5. It is forbidden in Islam to ignore the reality of contemporary times when deriving legal rulings.

6. It is forbidden in Islam to kill the innocent.

7. It is forbidden in Islam to kill emissaries, ambassadors, and diplomats; hence it is forbidden to kill journalists and aid workers.

8. Jihad in Islam is defensive war. It is not permissible without the right cause, the right purpose and without the right rules of conduct.

9. It is forbidden in Islam to declare people non-Muslim unless he (or she) openly declares disbelief.

10. It is forbidden in Islam to harm or mistreat—in any way—Christians or any ‘People of the Scripture’.

11. It is obligatory to consider Yazidis as People of the Scripture.

12. The re-introduction of slavery is forbidden in Islam. It was abolished by universal consensus.

13. It is forbidden in Islam to force people to convert.

14. It is forbidden in Islam to deny women their rights.

15. It is forbidden in Islam to deny children their rights.

16. It is forbidden in Islam to enact legal punishments (hudud) without following the correct
procedures that ensure justice and mercy.

17. It is forbidden in Islam to torture people.

18. It is forbidden in Islam to disfigure the dead.

19. It is forbidden in Islam to attribute evil acts to God.

20. It is forbidden in Islam to destroy the graves and shrines of Prophets and Companions.

21. Armed insurrection is forbidden in Islam for any reason other than clear disbelief by the ruler and not allowing people to pray.

22. It is forbidden in Islam to declare a caliphate without consensus from all Muslims.

23. Loyalty to one’s nation is permissible in Islam.

24. After the death of the Prophet, Islam does not require anyone to emigrate anywhere.

Read the full letter here.

Relying heavily on the Q...

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Ebola at 6 months: Cities with international airports at risk of Ebola — WHO

Ebola at 6 months: Cities with international airports at risk of Ebola — WHO | Think outside the Box | Scoop.it

Any city with an international airport is at risk of an imported case of the Ebola Virus Disease, EVD, the World Health Organization, WHO, has said.

The global health body disclosed this while making a review of the virus’ outbreak for the past six months in the six affected countries.

The countries include: Guinea, Liberia, Sierra Leone, Nigeria, Senegal and the Democratic Republic of Congo.

“Theoretically, given the speed and volume of air travel, any city with an international airport is at risk of an imported case of Ebola” the world health body had said.

But it however noted that globally, vigilance is exceptionally high as it investigates around 20 to 30 rumoured cases daily. All of such cases have however been negative and discarded.

According to WHO, countries with well-developed health systems and services are less likely to be rattled should there be any onward transmission of the virus following an imported case.

Giving a six-month situation assessment of the virus in the six affected African countries, WHO said Nigeria and Senegal are “stable for the moment”.

Commending Nigeria, the world health body said: “after the country’s first case, imported by an air traveller to Lagos on 20 July, was confirmed, the ministry of health responded urgently, dramatically, appropriately and effectively”.

WHO, however, warned that “no one can predict with certainty how the outbreaks in these two countries will evolve”.

Sierra Leone on the other hand, according to WHO, needs more treatment beds in much safer facilities, better contact traicing and follow-up, more personal protective equipment and body bags, and more properly protected teams to collect bodies and bury them safely.

The DRC, which is experiencing its seventh Ebola outbreak, is rated poorly by WHO. According to the health body, DRC’s number of cases and deaths is growing at a rate similar to that seen during other recent outbreaks of the virus in the country.

“No predictions about its evolution or eventual control can be made at this point,” WHO said.

Guinea, according to WHO, has a relentless spread of the virus. The world health body said Guinea’s “notoriously porous borders- from the large outbreaks in neighbouring Liberia and Sierra Leone” would impede an early eradication of the virus in the country.

“This more realistic explanation strongly suggests that control in Guinea will not be feasible until the Ebola caseload in its neighbours goes down.

“On current trends, the prospects that this will happen anytime in the near future are distinctly not good at all,” WHO said.

So far, there have been 5, 843 cases of Ebola infections in all six affected countries with 2, 803 deaths. Between March 23 and September 22, 337 healthcare workers have been infected while over 181 of them have died. Five of these were in Nigeria.

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Le gouvernement favorable au barrage de Sivens

Le gouvernement favorable au barrage de Sivens | Think outside the Box | Scoop.it


La zone humide du Testet est totalement déboisée. /  
 


Le projet de barrage de Sivens dans le Tarn destiné au soutien d'étiage et à l'irrigation suscite des réactions contradictoires au sein du gouvernement.

Alors que la ministre de l'écologie est à New York pour la conférence sur le climat, Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture s'est exprimé hier matin, en faveur du barrage de Sivens. Un projet qui donne lieu depuis des semaines à des affrontements entre opposants et forces de l'ordre sur le site de la zone humide du Testet.

Royal désavouée ?

Ségolène Royal avait souhaité, début septembre, vérifier que le projet «ne participe pas au développement d'une agriculture intensive» par la nomination d'une mission d'expertise. Stéphane Le Foll n'a pas attendu les conclusions des experts pour affirmer, hier matin, sur France Inter, que ce barrage devait se construire. Pour le ministre de l'agriculture, les retenues réalisées aujourd'hui ne sont pas faites pour faire pousser du maïs mais pour une agriculture diversifiée. «Je veux que l'on arrête de dire que lorsqu'on fait une retenue, c'est pour le maïs. Oui, il y a trente ans, dans le sud ouest, on faisait de l'irrigation et on pompait pour faire du maïs. Le problème aujourd'hui est la capacité à maintenir un élevage. La diversité de l'agriculture française est posée si on n'a pas de réserves d'eau. ».

Stéphane Le Foll a assuré que sa déclaration en faveur du barrage de Sivens était la position du ministre de l'agriculture mais aussi du porte-parole du gouvernement. Un caillou dans la chaussure de Ségolène Royal qui ne donnera sa position qu'une fois la mission d'expertise terminée.

Quelle sera sa marge de manœuvre ? Et quel est l'intérêt du travail des deux experts si le gouvernement a déjà pris sa décision ?

Les deux fonctionnaires mandatés par le ministère de l'écologie n'ont pas achevé leur tour de table destiné à «s'assurer de la qualité et de l'ambition du projet de territoire». Ils doivent notamment rencontrer le collectif du Testet opposé au projet et qui n'avait pas souhaité être auditionné, jusqu'à présent. Une lettre a été envoyée aux experts, lundi.

Sur le terrain, l'arrêt temporaire du chantier a permis un retour au calme. Mais dès la semaine prochaine, les travaux pourraient reprendre. Les anti-barrage sont toujours présents sur la zone et de nouveaux affrontements sont à craindre.

Pour le maïs

Pour Ben Lefetey, du collectif du Testet, opposé au barrage, les propos du ministre de l'agriculture sont contredits par les propres arguments des porteurs de projet. «Le barrage répond au soutien d'étiage pour 30 % et 70 % pour l'irrigation. Il est dimensionné pour des taux de consommation moyens de 2000 m3/ha qui sont ceux du maïs. C'est la raison pour laquelle, on estime que le barrage est surdimensionné. Au-delà du maïs, la question qui se pose est bien celle de la ministre de l'écologie, à savoir le développement ou non d'une agriculture intensive».

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