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Scooped by Jacques Le Bris
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Think Outside The Box

BestDocInfoBlog.info :

Ben Fletcher at the University of Hertfordshire in the United Kingdom devised a study to get people to break their usual habits. Each day the subjects picked a different option from poles of contrasting behaviors — lively/quiet, introvert/extrovert, reactive/proactive — and behaved according to this assignment. So an introverted person, for example, would act as an extrovert for an entire day. Additionally, twice weekly, they had to stretch to behave in a way outside their usual life pattern – eating or reading something they would never have done.

“The box” is
o The result of programming and conditioning
o Self-created in adulthood

12 Principles of Change You are writing your own story:

1. Assess whether it’s working.

2. It takes the same energy to create any belief in your story.

3. Decide what you want.

4. Do you have specific, measurable goals?

5. Be consistent in your pursuit of your goals.

6. Small changes lead to big changes.

7. Break out of your comfort zone

8. Ask for feedback.

9. Get success insurance.

10. Take a chance.

11. It’s never too late to start.

12. Everything is OK in the end.

Remembrer : If it’s not OK, it’s not the end.
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Comment des élus du Parti de gauche et d’EELV relancent le débat sur le nucléaire après le crash de l’A320

Comment des élus du Parti de gauche et d’EELV relancent le débat sur le nucléaire après le crash de l’A320 | Think outside the Box | Scoop.it

#StopNucléaire - L’Airbus A 320 aurait-il pu s’écraser sur une centrale nucléaire française ? C’est animés de ce doute, vendredi 27 mars, que plusieurs cadres du Parti de gauche et d’EELV relancent le débat sur l’énergie nucléaire en France.

Tout commence avec un tweet de la conseillère régionale du Parti de gauche Corinne Morel Darleux. L’élue du Rhône-Alpes explique, carte à l’appui, que 7 minutes avant le crash l’avion de la compagnie Germanwings survolait la base militaire nucléarisée de Toulon et le site nucléaire de Cadarache. Une observation qu’elle ponctue d’un "À méditer".



La carte en question semble tirée du site de la coordination anti-nucléaire du Sud-Est. Dans un post publié jeudi 26 mars, les militants anti-nucléaires y assurent que l’itinéraire du vol Barcelone-Dusseldorf n’est passé qu’à quelques minutes de vol de plusieurs sites nucléaires (Cadarache, Tricastin, Marcoule, etc.) et que, malgré le décollage d’un Mirage 2000, rien n’a pu empêcher le crash de l’appareil. Alarmiste, le site explique qu’"aucun site nucléaire n'est en mesure de résister à un tel événement. Il faut les mettre à l'arrêt immédiatement".

Dans la journée le tweet de Corinne Morel Darleux est retweeté par différentes associations, sympathisants et élus écologistes ou proches du Parti de gauche. Parmi ceux-ci, le vice-président de l’Assemblée nationale Denis Baupin.

Le porte-parole national d’Europe Ecologie-Les Verts Julien Bayou reprend lui aussi l’information et poste un lien vers le site de la coordination anti-nucléaire. Un tweet qu’il agrémente du hashtag #StopNucléaire.



Mais l’élue du Parti de gauche ne s’est pas attirée que des soutiens en exprimant à haute voix ses interrogations. Moins de 3 heures après son tweet, Corinne Morel Darleux s’est dite "atterrée du flot d’emporte-pièces et d'anathèmes" que provoquait  "cette information", avant de publier un texte plus long en fin d’après-midi sur sa page Facebook. Elle y déplore d’être accusée de complotisme alors qu'elle avait seulement voulu évoquer un "sujet sérieux qui mérite un vrai débat". Elle dit :


J'ai reçu depuis, tout au long de la journée, une rafale d'attaques sur Twitter inouïe. Mêlée d'insultes, de déformation de mes propos, d'accusations de "récupération odieuse", de complotisme et même de twitts où je suis qualifiée de "malade mentale". Je dois dire que ce déferlement de haine sans aucune réflexion me laisse sans voix.

Pour rappel, en novembre 2014, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie Ségolène Royal avait assuré sur France Info que "le survol des centrales, même s'il est interdit, ne fait peser aucun risque sur ces centrales qui sont construites pour résister à des secousses sismiques et même aux chutes d'avion sur une centrale".

Une affirmation à moitié exacte, selon France Info, qui rappelait alors que le risque couru en cas de chute d’avions de ligne n’avait jamais été vraiment évalué. L'Autorité de sûreté nucléaire n'ayant utilisé pour ses tests  que des avions relevant de "l’aviation générale" (donc ni militaire, ni commerciale).

Lors d’une audition devant une commission d'enquête parlementaire en février 2014, le directeur général de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) affirmait ainsi qu’il ne pouvait pas garantir "sous serment" qu’"en cas de crash d’un avion de très grande capacité, chargé de dizaines de tonnes de carburant, les conséquences de l’incendie seraient maîtrisées". Ce que l’élue du parti de gauche ne s’est pas privée de rappeler.

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L’arbre Gallet qui cachait la forêt de la gabegie de l’audiovisuel public

L’arbre Gallet qui cachait la forêt de la gabegie de l’audiovisuel public | Think outside the Box | Scoop.it
Atlantico : La grève qui s'éternise à Radio France n'a pas été décidée en réaction aux révélations du "Canard enchaîné" sur le montant des travaux de rénovation du bureau de Mathieu Gallet. Le préavis avait été déposé avant cet épisode. L'affaire Gallet pourrait-elle finir par éclipser les origines bien plus lointaines des difficultés financières de Radio France ?

Francis Guthleben : Le point de départ de la crise est l’annonce par Mathieu Gallet du trou budgétaire de plus de 50 millions d’euros à l’horizon 2017.

 

Il a proposé la fin de la diffusion en longues et moyennes ondes, la fusion ou le départ d'un des deux orchestres de Radio France, la location d'espaces de la Maison de la radio pour de l'événementiel. Il a aussi évoqué un plan de départs de 200 à 300 salariés. Ce dernier point a mis le feu aux poudres. A la mobilisation syndicale s’est ajoutée une lettre ouverte des producteurs de France Inter, France Culture et France Musique. C’est à qui aura la peau de Mathieu Gallet.

 
Fleur Pellerin s'est montrée très ferme à l'égard de Matthieu Gallet.
Comment expliquer que la situation économique de Radio France n'ait pas entraîné en amont davantage de réactions de la part du ministère ?

Nous sommes dans la caricature du fonctionnement de l’audiovisuel public. L’État n’est pas intervenu plus tôt par crainte de remous sociaux et pour ne pas froisser le lobby culturel. Mathieu Gallet, qui avait réussi à réformer l’inamovible INA, a osé aborder le dossier. Cela ne lui a pas été pardonné. La ministre de la Culture semble avoir choisi le camp des syndicats et l'Inspection générale des finances (IGF) a ouvert une enquête sur les dépenses de la présidence de Radio France. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel, qui a nommé Mathieu Gallet l’année passée, met aussi la pression sur lui.

Tout cela est aussi scandaleux qu’indécent, alors que Mathieu Gallet tentait précisément de mettre de l’ordre dans la grande maison ronde avec malheureusement le faux pas relatif à la réfection de son bureau.

 
Dans quelle situation financière se trouve l’autre branche de l'audiovisuel public, France Télévisions ?

Les ressources publiques de France Télévisions ont augmenté de 23% entre 2005 et 2014. Les dépenses de personnel ont progressé de 23 % en valeur entre 2010 et 2014. Le coût de la grille des programmes a lui augmenté de 16 % en dix ans.

Le coût du point d’audience de France Télévisions a augmenté de 38 % entre 2007 et 2013. Celui de France 3 seul a augmenté de 63 %. Dans le même temps, le coût du point d'audience de M6 a baissé de 6 %, et celui de TF1 a baissé de 2 %.

Tous ces éléments figurent dans un rapport interministériel remis début mars. 

 
Mais comment les budgets sont-ils encadrés ? Qu'en est-il du suivi des objectifs fixés aux présidents de ces entités ? Qu'en dit la Cour des comptes ?

Radio France comme France Télévisions sont soumis à des "Contrats d’objectifs et de moyens". Chaque année un rapport d’information est présenté à l’Assemblée nationale. En septembre 2013, il pointait pour la télévision publique : "Des efforts insuffisants sur les coûts de structures, des lacunes importantes dans la gestion des effectifs".

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est lui aussi censé surveiller l’audiovisuel public. Mais, par exemple, il a fallu attendre l’imminence de la fin du mandat de Rémy Pflimlin pour qu’il présente un "Bilan quadriennal des résultats de France Télévisions".

 

 Ce rapport est très sévère.

Aucune sanction n’a jamais été prise et le président de France Télévisions, avec son bilan catastrophique, est candidat à sa propre succession. Nommé par Nicolas Sarkozy, Rémy Pflimlin a réussi à se maintenir sous François Hollande et a retourné sa veste au point de ne pas être mis en cause par le gouvernement. Mathieu Gallet n’a pas droit à cette clémence.

 On se souvient de la crise ouverte à la tête de l'audiovisuel extérieur sous l'ère Ockrent. Pourquoi la gouvernance de l'audiovisuel public est-elle si problématique ?

La réponse est somme toute assez simple : "L’audiovisuel public, tout le monde en a besoin, tout le monde s’en sert et personne ne veut prendre le risque de se fâcher avec lui".

Je m’explique… Quel que soit le mode de désignation des présidents de France Télévisions et de Radio France l’ombre du pouvoir en place n’est jamais bien loin. Dès l’origine, les liens sont donc incestueux.

Ensuite, le président de France Télévisions est sous la pression constante des sociétés de production privées. À défaut d’être des champions de l’entrepreneuriat, elles ont un fort pouvoir de nuisance.

Enfin, les dirigeants successifs de l’audiovisuel public ont lâché du lest aux syndicats au point que la moindre action passe par des accords des organisations professionnelles.

Un exemple : depuis 2008, les rédactions de France 2 et de France 3 doivent fusionner pour gagner en efficacité, en cohérence et réaliser des économies. Cette fusion n’est toujours pas en place. Les salariés ont bloqué le processus, les dirigeants de France Télévisions  sont allés de reculades en reculades.

Tout cela conduit lentement l’audiovisuel public à sa perte, à moins de designer enfin un président de France Télévisions non pas réputé pour sa docilité, mais pour son courage, son volontarisme et son désintéressement pour conduire la télévision publique vers de nouveaux horizons. Mais je crains que mon vœu soit utopique.

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L’appareil du PS s’écrase

L’appareil du PS s’écrase | Think outside the Box | Scoop.it

A ce stade des investigations, et grâce à l’analyse minutieuse de la boîte noire, on connaît un peu mieux maintenant l’enchaînement des faits qui conduisit au crash de la gauche, enfin d’une certaine gauche solférinienne en ce mois de mars 2015.

C’est donc bien le jeune copilote inexpérimenté Manuel Valls aux 5% d’heures de vol tout mouillé qui, enfermé dans son cockpit a délibérément actionné le bouton programmant la descente inexorable et vertigineuse de l’appareil (du PS) vers le crash.

D’ailleurs, l’on sait, après une enquête scrupuleuse, qu’il aurait, il y a quelques mois, prévenu de ses intentions malfaisantes en envisageant de changer le nom de la compagnie et en déclarant carrément :    

« oui la gauche peut mourir »

On se doutait déjà qu’il serait pour quelque chose dans cette mort programmée, on n’imaginait pas qu’il était prêt à sacrifier ses millions d’électeurs coincés à l’intérieur.

Le déroulement probable des évènements :

On entend très distinctement sur la bande magnétique retrouvée dans la boîte noire, le pilote François Hollande ancien capitaine de pédalo recyclé dans l’aérien lowcost, sortir du cockpit pour aller faire un brin de causette à l’hôtesse Julie Gayet.

Puis quelques minutes plus tard, on entend ce même commandant de bord tambouriner mollement à la porte blindée et verrouillée du cockpit. Selon la stratégie bien connue du pilote Hollande – « je tambourine un peu mais pas trop histoire de pas déranger » ou « je suis l’ennemi de la finance mais I am not dangerous ! »

Une certaine aptitude en effet à s’écraser.

On perçoit également dans la bande son quelques mots de Pierre Laurent , le chef de cabine inquiet mais philosophe, se disant qu’après tout, perdu pour perdu, autant profiter encore huit minutes de son siège éjectable et de son plateau repas.

On reconnaît également la voix du jeune Macron, l’un des stewart assurant péremptoire, que tout cela ne serait pas arrivé s’ils avaient choisi l’autocar et se désolant de ne pas avoir pas pris plus tôt le virage du Thatchérisme en privatisant le bastringue et en misant sur le pilotage automatique à réduire les coûts.     

« Une gestion quand même plus moderne » conclue-t-il, tout en ajustant son parachute doré.

Vers la fin de la bande magnétique on distingue en fond sonore assez précisément la psalmodie du second stewart JC Cambadélis répétant inlassablement et à mesure que l’appareil se rapproche dangereusement du sol et de ses habitations « plus proche de vous, plus proche de vous, plus proche de vous… » tandis que domine la voix du contrôleur aérien Jean Luc Mélenchon implorant fermement l’équipage suicidaire d’attaquer la cloison du cockpit à la hache sous les commentaires moqueurs de son assistante Clémentine Autain, le traitant de dangereux complotiste voyant le mal partout.

Une fine analyse de Clémentine qui finit visiblement par aller se faire éplucher ailleurs.

Voilà à peu près reconstitué le vol kamikaze de l’appareil socialiste bien décidé à exploser en plein vol mais au final privilégiant le crash au sol tandis que les passagers résignés, se laissaient à ironiser sur le slogan de la compagnie : le changement c’est maintenant !

Ils ne le voyaient pas comme ça.

tgb

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EXCLUSIF - Les détails des onéreuses factures de Bygmalion à la mairie de Levallois

EXCLUSIF - Les détails des onéreuses factures de Bygmalion à la mairie de Levallois | Think outside the Box | Scoop.it

POLITIQUE - La célèbre société Bygmalion ne faisait pas affaire uniquement avec l'UMP. Alors que les quatre ex-dirigeants de l'entreprise de conseil et de communication sont mis en examen dans l'enquête sur l'affaire des fausses factures présumées de la campagne de Nicolas Sarkozy, la justice s'intéresse de près à un autre contrat passé entre Bygmalion et une personnalité bien connue de la justice: le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany.

Une enquête pour "détournement de fonds publics" est actuellement en cours à Nanterre, a-t-on appris ce mercredi auprès du parquet. Ouverte en juin 2014 et confiée à la Brigade de répression de la délinquance économique de la police judiciaire parisienne, cette investigation cherche à savoir si le juteux contrat passé entre la société Bygmalion et la mairie de Levallois-Perret en 2012 reposait sur des prestations réelles. Des factures et prestations dont Le HuffPost s'est procuré les détails.

Des factures mensuelles oscillant entre 4400 et 12.400 euros TTC

Petit retour en arrière. En février 2012, la mairie de Levallois signe un contrat de deux ans de conseil en communication d'un montant de 192.000 euros HT, au terme d'un appel d'offres lancé fin 2011. Il s'agit alors pour Bygmalion de conseiller la ville sur sa communication externe, à commencer par la refonte de son site internet, ainsi que sur la maquette de son magazine municipal.

Sobrement intitulé "Prestations de conseil et d'accompagnement dans le secteur de la communication pour deux ans", ce marché d'un montant toutes taxes comprises de 229.632 euros a été réglé en plusieurs mensualités s'étalant entre février 2012 et février 2014, comme l'attestent les factures émises par Bygmalion ainsi que les règlements validés par la mairie dont Le HuffPost s'est procuré les copies.

Ces factures mensuelles oscillent entre 4425 euros TTC au mois de juillet 2012 et grimpaient jusqu'à 12.438 euros TTC en rythme de croisière, avec une interruption au mois d'août. Pour chacune d'entre elles, la société Bygmalion facture l'intervention d'un consultant senior (1100 € HT la journée) et celle d'un consultant junior (750 € HT la journée).

Le paiement de ces mensualités s'effectue sans anicroche au moins jusqu'au mois de décembre 2013, date à laquelle nous n'avons plus trace de factures.

L'opposition alerte la justice, les Balkany se défendent

Ce n'est qu'après les révélations d'avril et mai 2014 sur le scandale Bygmalion en lien avec la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy que certains élus de Levallois s'interrogent sur la nature du contrat passé avec la société.

Le conseiller municipal Arnaud de Courson (divers-droite), opposant notoire de Patrick Balkany, adresse alors un signalement au parquet. Dans son courrier du 12 juin, consulté par l'AFP, Arnaud de Courson demande au procureur de "vérifier si le contrat cité repose sur une réalité de travail".

Deux questions se posent. D'une part, est-ce que les prestations ont bel et bien été fournies et, d'autre part, le tarif des prestations correspond-il aux standards du marché?

Le coût des prestations est-il excessif ?

Le HuffPost a soumis les tarifs horaires pratiqués à un cadre d'une grande agence de communication française. Ce dernier estime que ce genre de tarif est certes pratiqué par "les poids lourds du secteur de la communication" mais qu'ils sont "inhabituellement élevés pour une petite agence" du type de Bygmalion.

Notre consultant s'étonne surtout des durées facturées chaque mois par Bygmalion. Selon nos calculs effectués sur la base des factures que nous avons pu consulter, la société se faisait rémunérer chaque mois en moyenne l'équivalent de 10 journées pleines. "Traditionnellement, un consultant travaille sur plusieurs comptes. Une journée représente techniquement huit heures de travail sur un dossier, généralement réparties sur plusieurs jours. Facturer plusieurs journées ne se justifie que sur un gros dossier", estime-t-il.

Quelles prestations a réellement fourni Bygmalion?

L'envergure du dossier est justement au cœur des soupçons dans cette affaire. Arnaud de Courson estime que, depuis 2012, "aucune modification de la maquette du journal ou du site internet n'est intervenue".

En février 2015, l'Association des contribuables de Levallois-Perret a porté plainte contre X sur le même dossier. "Les réponses du maire Patrick Balkany au conseil municipal ont tardé, et celles que nous avons finalement obtenues paraissent assez floues, confuses, dispersées", s'interroge alors Sébastien Blanc, secrétaire général de l'association.

Quelques mois avant, Patrick Balkany a tenté de justifier le bien fondé de ce contrat. Dans une note distribuée lors du conseil municipal du 23 juin, également consultée par l'AFP, la municipalité détaille les différentes études et missions d'accompagnement réalisées par Bygmalion pour attester de la réalité du travail fourni. La ville dit avoir mis à jour son application sur smartphone ou encore avoir lancé une formation sur le thème "Communiquer sur le web quand on est un élu municipal". Elle précise aussi que la société présentait le "meilleur rapport qualité/prix" et que ses prestations ont atteint 182.298 euros hors taxes, soit "seulement 2,6% du budget annuel de la communication de la ville" en coût annuel. Ce chiffre de 182.298 euros est corroboré par la dernière facture que nous avons pu consulter.

Le HuffPost s'est procuré deux rapports fournis par la société Bygmalion à la ville de Levallois. Le premier (disponible ici) effectue un bilan critique du forum 2013 des associations de la ville. En 6 pages laconiques, le document préconise notamment de doper la visibilité du forum en avançant sa date, en le délocalisant sur l'esplanade de la mairie et en le faisant parrainer.

Le second document (disponible ici et ici) est une note d'analyse concernant la stratégie digitale de la ville de Levallois. Daté de novembre 2012, celui-ci préconise d'investir plus franchement les principaux réseaux sociaux (Facebook, Twitter), de développer une application dédiée à la ville et suggère même de lancer une websérie. Nous avons soumis ces documents à notre expert qui s'étonne de la "légèreté" et du caractère peu fouillé de ces préconisations.

Quant aux formations à la communication digitale, personne ou presque à Levallois n'a le moindre souvenir de ces services si chèrement facturés par Bygmalion. D'autant que, comme le rappelait Le Point dans une première enquête publiée au mois de décembre 2014, la riche commune de Levallois dispose d'un service de communication étoffé de 35 personnes.

Bygmalion a-t-il boosté les réseaux sociaux de Levallois?

La ville de Levallois dit désormais disposer, grâce à Bygmalion, d'une "présence plus efficace sur Facebook". Si, côté réseaux sociaux, il est difficile d'évaluer le rapport qualité-prix des services de la société, on peut savoir combien de "fans" a gagné la ville depuis l'arrivée de Bygmalion. La page Facebook de la ville compte aujourd'hui 3223 likes (contre 775 en 2012 selon un des rapports produits par Bygmalion). Ce qui la place dans la moyenne des villes alentours citées dans le document.

Concernant Twitter, la note datée de novembre 2012 sur les recommandations de Bygmalion en matière de communication sur les réseaux sociaux dit que l'agence n'a pas "identifié de compte officiel de la ville de Levallois". Faux. En réalité, ce compte existe depuis septembre 2011, soit presque quatre mois avant l'intervention de Bygmalion. Mais le premier tweet ne sera effectivement émis que le 13 janvier 2013.

Aujourd'hui, le compte de la ville dépasse à peine la barre des 1200 followers. A titre de comparaison, Isabelle Balkany sur son compte personnel en a 5200.

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EXCLUSIF. Les retraites en or des conseillers généraux de l'Yonne

EXCLUSIF. Les retraites en or des conseillers généraux de l'Yonne | Think outside the Box | Scoop.it

Jean-Pierre Soisson, ancien ministre et ancien vice-président du conseil général de l'Yonne, a perçu plus de 100 000 euros en dix ans.

 

L'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne porte bien son nom. Les membres de cette association, tous d'anciens élus du département, reçoivent en effet par le biais de "l'Amicale" un généreux complément de retraite. À en croire les annexes aux comptes 2013 consultés par Le Point.fr, ils sont 24 à toucher entre 3 000 et 21 000 euros par an, avec une moyenne s'établissant à 10 600 euros annuels. Les épouses de dix conseillers généraux décédés profitent également du soutien de l'association. (Cf la liste des bénéficiaires et que nous nous sommes procurée que nous publions au bas de cet article.)

Cette discrète "caisse complémentaire de retraite" créée en 1975 compte parmi ses bénéficiaires des personnalités politiques de tous bords, qui ont en commun d'avoir toutes siégé à un moment ou un autre au conseil général de l'Yonne. L'ancien maire communiste de Sens, Jean Cordillot, a ainsi perçu 17 291 euros de pension en 2012 et 2013, tout comme Roger Lassalle, ex-député PS de l'Yonne. C'est 5 915 euros de plus que ce qu'ont empoché ces mêmes années les élus de droite Philippe Auberger, ex-député-maire UMP de Joigny ou Michel Pichon, ancien élu UDF.

11 376 euros par an pour deux anciens ministres

L'association sert aussi à améliorer la pension de plusieurs anciens ministres. Jean-Pierre Soisson, cofondateur du Parti républicain et ministre d'ouverture de François Mitterrand, a ainsi perçu plus de 100 000 euros en dix ans. En 2013, sa retraite complémentaire s'élevait à 11 376 euros. Tout comme celle d'Henri de Raincourt, ministre chargé des Relations avec le Parlement puis de la Coopération sous Nicolas Sarkozy. Coïncidence ? Ce dernier est déjà pris dans l'affaire dite de la "Caisse noire du Sénat", qui fait actuellement l'objet d'une enquête de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA). Comme il l'a lui-même admis récemment, le sénateur de l'Yonne touchait 4 000 euros par mois issus d'un compte bancaire ouvert au nom de l'UMP à la banque HSBC...

Henri Nallet, ancien garde des Sceaux de François Mitterrand, cumule lui aussi retraite complémentaire - 3 792 euros annuels - et ennuis judiciaires. Mis en cause dans l'affaire du Mediator, il a été auditionné en 2013 par les juges d'instruction qui s'intéressaient à ses dix années passées chez Servier.

29 euros de cotisation annuelle

Dans le cas de l'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne, le système n'a rien d'illégal. En effet, comme le prévoient les statuts, les membres de l'association cotisent afin de pouvoir bénéficier d'un complément de revenu lorsqu'ils quittent le CG 89. "Le but de cette amicale est de développer l'entraide entre conseillers généraux de l'Yonne, notamment en assurant à ses membres, ainsi qu'à leurs conjoints survivants, des allocations périodiques de retraite, dans des conditions fixées par le règlement intérieur", peut-on lire dans les statuts que nous publions au bas de cet article. Hubert Moissenet, maire honoraire de Saint-Georges sur Baulche et président de l'Amicale, précise : "L'objectif était d'assurer une retraite aux conseillers généraux avant la loi de 1992, qui a mis en place le statut de l'élu local. N'en bénéficient donc que ceux qui étaient déjà titulaires d'un mandat avant cette date, soit 24 retraités et 5 cotisants encore en poste." Le problème, c'est le montant de cette cotisation comparé à la pension empochée. 29 euros par an, en échange de compléments de retraite de plusieurs milliers d'euros !

Un dispositif provisoire

Le différentiel ? Il est pris en charge par le conseil général, qui subventionne l'association depuis bientôt quarante ans. D'après les calculs du Point.fr, sur dix ans, ce sont plus de 3,5 millions d'euros d'argent public que se sont "auto-votés" les bénéficiaires. En 2013, "l'aide départementale" s'élevait encore à 295 000 euros, elle était 300 000 euros l'année précédente.

Depuis 1999, le conseil général accueille directement l'association dans ses murs, à l'hôtel du département d'Auxerre. La collectivité locale met également "à disposition de l'association, à titre gratuit et de façon très réduite dans le temps, la personne responsable du bureau des assemblées". Un dispositif soi-disant provisoire qui dure en réalité depuis près de dix ans, cette mention figurant déjà dans les annexes des comptes 2006 de l'association que Le Point.fr a pu consulter.

Contacté, le sénateur Henri de Raincourt, ancien président du Conseil général de l'Yonne, rappelle "qu'il s'agissait de pallier un vide juridique et que les versements par l'amicale ont vocation à disparaître au décès des conseillers généraux concernés". L'actuel président du CG89, André Villiers, n'a pour sa part pas souhaité faire de commentaire. S'il ne fait pas partie de la liste des heureux bénéficiaires, l'élu du Nouveau Centre a continué de faire voter la généreuse subvention depuis sa prise de fonctions en 2011...

LIRE les statuts et la liste des bénéficiaires de l'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne

Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne (1)


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Pilot locked out of cockpit before Germanwings crash: source

Pilot locked out of cockpit before Germanwings crash: source | Think outside the Box | Scoop.it
Seyne-les-Alpes (France) (AFP) - One of the two pilots on a doomed Germanwings flight was locked out of the cockpit before the plane crashed in the French Alps, killing 150 people, a source close to the investigation told AFP Thursday.
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Cockpit recordings recovered from the crash site indicated one of the seats was pushed back and the door opened and closed. Then knocking is heard, said the source, adding "there was no more conversation from that point until the crash".

The source said an alarm indicating the proximity to the ground could be heard before the moment of impact.

All those on board were killed when Germanwings flight 4U 9525 from Barcelona to Duesseldorf crashed in remote terrain Tuesday, after an unexplained eight-minute descent in mid-flight.

No distress signal was sent from the Airbus A320 and the crew failed to respond to ground control's desperate attempts to make contact.

The cockpit recording showed the pilots speaking normally in German at the start of the flight, the source said, adding that it could not be determined if it was the captain or the first officer who left the cockpit.

The New York Times also cited a senior military official involved in the investigation as saying the black box data indicated one pilot was locked out of the cockpit and tried unsuccessfully to bash his way back in.

“The guy outside is knocking lightly on the door, and there is no answer,” the investigator told the newspaper. “And then he hits the door stronger, and no answer. There is never an answer.”

He continued: "You can hear he is trying to smash the door down."
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Photos of the mangled black box retrieved at the site showed its metal casing torn and twisted by the violence of the impact. The casing of a second black box, the flight data recorder, has been found but not the device itself.

Investigators have said the plane was still flying when it smashed into the remote mountainside, with the force of the impact leaving only small pieces of debris scattered over a wide area.

A mountain guide who got near the crash site said he was unable to make out recognisable body parts.

"It's incredible. An Airbus is enormous. When you arrive and there's nothing there... it's very shocking," said the guide, who did not wish to be identified.

The crash site, which is situated at about 1,500 metres (5,000 feet) altitude, is accessible only by helicopter or an arduous hike on foot.

- Families gather near crash site -

Arrangements were being made for the families of the victims, at least 51 of whom were Spaniards and at least 72 Germans, to gather near the crash site Thursday.

Lufthansa, which owns popular low-cost operator Germanwings, announced it would lay on two flights to take the victims' loved ones from Barcelona and Duesseldorf to the southern French city of Marseille.
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The mountain village of Seyne-les-Alpes, which is serving as the base of the rescue operation, lies about 180 kilometres northeast of Marseille.

The families are not expected to travel as far as the crash site.

Helicopters began winching the remains of victims, found scattered across the scree-covered slopes, to Seyne-les-Alpes Wednesday, a source close to the investigation told AFP.

Lyon-based international police agency Interpol said it had dispatched a team of victim identification experts to the site.

Authorities on the ground who had the gruesome task of sifting through the debris called off the search at nightfall Wednesday, to be resumed at dawn Thursday.

- 'Not the slightest explanation' -

Earlier Wednesday, the head of France's Bureau d'Enquetes et d'Analyses (BEA) crash investigation agency head Remi Jouty told reporters he still had "not the slightest explanation" for the tragedy at this stage.

"It is inexplicable," Lufthansa chief executive Carsten Spohr said in Frankfurt.
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Students and well wishers gather at a memorial of flowers …
Students and well wishers gather at a memorial of flowers and candles in front of the Joseph-Koenig- …

"The plane was in perfect condition and the two pilots were experienced."

Weather did not appear to be a factor in the crash, with conditions calm at the time, and Germanwings had an unblemished safety record.

French President Francois Hollande and German Chancellor Angela Merkel flew over the site to see the devastation for themselves Wednesday. Spain's Prime Minister Mariano Rajoy also visited a crisis centre near the scene.

"My deepest sympathies with the families and all my thanks for the friendship of the people of this region and in France," Merkel wrote in a book of condolence.

"We have to understand what happened. We owe it to the families and the countries concerned by the drama," Hollande told reporters.

- 'Yesterday we were many' -

The plane was carrying six crew and 144 passengers, including 16 German teenagers returning home from a school trip.

Bereaved pupils from their high school in the small German town of Haltern wept and hugged near a makeshift memorial of candles as they pulled together to share the pain of losing their friends.

"Yesterday we were many, today we are alone," read a hand-painted sign at the school, decorated with 16 crosses -- one for each of the victims, most around 15 years old.

Compounding the tragedy, it emerged that those killed had won the trip in a lottery of their classmates, reported local daily the Halterner Zeitung.

Also on board were opera singers Oleg Bryjak, 54, and Maria Radner, 33, flying to their home city of Duesseldorf. Radner was travelling with her husband and baby, one of two infants on board the plane.

It was the deadliest air crash on the French mainland since 1974 when a Turkish Airlines plane crashed, killing 346 people.

Lufthansa said the aircraft was carrying citizens of 18 countries. Three Americans and three Britons were confirmed among the victims.

Argentina, Australia, Belgium, Colombia, Denmark, Holland, Israel, Japan, Mexico and Morocco also had nationals on board, according to officials.
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Fusion des régions : les nouvelles règles relatives aux élections régionales 2015

Fusion des régions : les nouvelles règles relatives aux élections régionales 2015 | Think outside the Box | Scoop.it

Dans sa décision rendue le 15 janvier, le Conseil constitutionnel a validé la loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. Il s'agit du deuxième texte de la réforme territoriale. Les élections régionales se dérouleront en décembre 2015 a aussitôt confirmé le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué. Explication des conséquences de la nouvelle loi.

Le renouvellement général des conseils régionaux aura lieu sur la base des nouvelles circonscriptions liées à la création des nouvelles collectivités, au 1er janvier 2016. En métropole, 13 présidents de région seront élus en lieu et place des 22 actuels pour une durée de six ans.

Le mandat des conseillers régionaux élus en décembre 2015 prendra fin en 2021. Le scrutin de liste, dont les dates seront fixées par décret, se déroulera dans le cadre de sections départementales.

Par sa décision, le Conseil constitutionnel valide la loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. Ce texte avait été définitivement adopté par les députés le 17 décembre 2014.

Modalités des élections régionales 2015

Les élections régionales de décembre 2015 se dérouleront à quelques jours de la naissance officielle, au 1er janvier 2016, des 12 nouvelles régions métropolitaines créées par la loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. Les électeurs procèderont également au renouvellement des élus de la collectivité territoriale de Corse et des régions d’outre-mer.

Le mandat des conseillers régionaux élus en mars 2010 prendra fin en décembre 2015. Pour 7 d’entre elles, les régions métropolitaines issues du redécoupage administratif succèderont aux régions qu’elles regroupent dans tous leurs droits et obligations. Dans les régions constituées par regroupement de plusieurs régions, le président de chaque conseil régional gèrera cependant « les affaires courantes ou présentant un caractère urgent entre la date du scrutin et le 31 décembre 2015 ».

Les conseillers régionaux élus en décembre 2015 tiendront leur première réunion le lundi 4 janvier 2016 dans les régions constituées par regroupement de plusieurs régions, et à la date prévue à l’article L. 4132-7 du code général des collectivités territoriales dans les autres régions.

Le nom et le chef-lieu définitifs des nouvelles régions seront fixés par décret en Conseil d’État pris avant le 1er octobre 2016.

Mode de scrutin

Les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste selon un système mixte combinant les règles des scrutins majoritaire et proportionnel.

Au premier tour,si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50%), elle obtient le quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés.

Sinon, il est procédé à un second tour la semaine suivante. Les listes ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés peuvent se maintenir, et éventuellement fusionner avec les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages.

Au second tour,la liste qui arrive en tête obtient un quart des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés au second tour.

Les 13 nouvelles régions et leurs effectifs

Dans sa décision, le Conseil constitutionnel a jugé l’article 6 de la loi conforme à la Constitution. « Pour l’élection au conseil régional opérée sur des listes régionales, cet article prévoit un nombre minimal d’élus par section départementale en fonction de la population des départements. »

Selon le ministère de l’Intérieur, « les territoires ruraux seront mieux pris en compte dans les nouvelles assemblées régionales, chaque département bénéficiant d’une représentation minimale garantie ».

L’effectif du conseil régional et le nombre de candidats par section départementale pour l’élection du nouveau conseil régional seront fixés par décret en Conseil d’État avant le prochain renouvellement général. Ils sont déterminés selon les règles suivantes posées par la loi :

  • l’effectif du conseil régional est égal à la somme des effectifs des conseils régionaux des régions regroupées ;
  • le nombre de candidats par section départementale est déterminé en fonction de la population de chaque département à la représentation proportionnelle suivant la règle du plus fort reste. À ce nombre, sont ajoutés, pour chaque section départementale, deux candidats.

Alsace, Champagne-Ardenne et Lorraine (169 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Ardennes11Aube11Marne19Haute-Marne8Meurthe-et-Moselle24Meuse8Moselle34Bas-Rhin35Haut-Rhin25Vosges14

 

Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes (183 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Charente13Charente-Maritime22Corrèze10Creuse6Dordogne15Gironde48Landes14Lot-et-Garonne12Pyrénées-Atlantiques23Deux-Sèvres14Vienne16Haute-Vienne14

 

Auvergne et Rhône-Alpes (204 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Ain18Allier11Ardèche11Cantal6Drôme15Isère34Loire22Haute-Loire8Métropole de Lyon37Puy-de-Dôme19Rhône14Savoie13Haute-Savoie22

 

Bourgogne et Franche-Comté (100 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Côte-d’Or21Doubs21Jura11Nièvre10Haute-Saône10Saône-et-Loire22Yonne14Territoire de Belfort7

 

Bretagne (83 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Côtes-d’Armor17Finistère25Ille-et-Vilaine28Morbihan21

 

Centre (77 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Cher11Eure-et-Loir15Indre9Indre-et-Loire20Loir-et-Cher12Loiret22

 

Île-de-France (209 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Paris42Seine-et-Marne25Yvelines27Essonne24Hauts-de-Seine30Seine-Saint-Denis29Val-de-Marne25Val-d’Oise23Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (158 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Ariège6Aude12Aveyron10Gard22Haute-Garonne38Gers7Hérault32Lot7Lozère4Hautes-Pyrénées9Pyrénées-Orientales15Tarn13Tarn-et-Garonne9

 

Nord-Pas-de-Calais et Picardie (170 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Aisne17Nord76Oise25Pas-de-Calais44Somme18

 

Basse-Normandie et Haute-Normandie (102 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Calvados23Eure20Manche17Orne11Seine-Maritime41

 

Pays de la Loire (93 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Loire-Atlantique35Maine-et-Loire22Mayenne10Sarthe17Vendée19

 

Provence-Alpes-Côte d’Azur (123 élus)

Nombre de candidats par section départementale :

Alpes-de-Haute-Provence6Hautes-Alpes6Alpes-Maritimes29Bouches-du-Rhône51Var27Vaucluse16

 

La répartition des sièges

Le département dont la population est inférieure à 100 000 habitants disposera de deux sièges de conseillers régionaux au moins au sein de l’effectif régional. Si ce n’est pas le cas après la répartition des sièges, « un ou plusieurs sièges attribués à la liste arrivée en tête au niveau régional sont réattribués à la ou aux sections départementales de cette liste afin que chaque département dispose de deux sièges au moins ».

Le département dont la population est égale ou supérieure à 100 000 habitants comptera au moins quatre conseillers régionaux. Si tel n’est pas le cas, « un ou plusieurs sièges attribués à la liste arrivée en tête au niveau régional sont réattribués à la ou aux sections départementales de cette liste ».

Lorsqu’un département est inclus dans le territoire d’une région, l’effectif du conseil régional de la région dont est issu ce département et celui de la région dans laquelle il est inclus, ainsi que le nombre de candidats par section départementale pour l’élection du conseil régional de chacune de ces régions, sont fixés par décret en Conseil d’État avant le prochain renouvellement général.

L’effectif des conseils régionaux concernés et le nombre de candidats par section départementale pour l’élection de ces conseils régionaux sont déterminés selon les règles suivantes :

  • il est soustrait à l’effectif global du conseil régional de la région dont est issu le département un nombre de sièges égal à la part de la population de ce département par rapport à la population totale de cette région, arrondi le cas échéant à l’unité inférieure ;
  • il est ajouté à l’effectif global du conseil régional de la région dans laquelle est inclus le département un nombre de sièges égal à la part de la population de ce département par rapport à la population totale de cette région, arrondi le cas échéant à l’unité supérieure.
Noms et chef-lieu des nouvelles régions

Lorsqu’une région est constituée par regroupement de plusieurs régions, son nom provisoire est constitué de la juxtaposition, dans l’ordre alphabétique, des noms des régions regroupées, à l’exception de la région constituée du regroupement de la Basse-Normandie et de la Haute-Normandie, qui est dénommée « Normandie ».

La région Centre est dénommée « Centre-Val de Loire » dès la promulgation de la loi.

Dans les régions constituées par regroupement de plusieurs régions, le conseil régional élu au mois de décembre 2015 se réunira « provisoirement au chef-lieu de la région ».

Le chef-lieu provisoire sera fixé par décret pris avant le 31 décembre 2015, après avis du conseil municipal de la commune envisagée comme siège du chef-lieu et des conseils régionaux intéressés. Ces avis seront réputés favorables s’ils n’ont pas été émis dans un délai de trois mois à compter de la transmission du projet de décret par le Gouvernement.

Le nom et le chef-lieu définitifs de la région seront fixés par décret en Conseil d’État pris avant le 1er octobre 2016, après avis du conseil régional de la région nouvellement constituée. Par dérogation, Strasbourg est le chef-lieu de sa région.

Au préalable, le conseil régional devra adopter, avant le 1er juillet 2016, une résolution unique comportant :

  • L’avis au Gouvernement relatif à la fixation du nom définitif de la région ;
  • L’avis au Gouvernement relatif à la fixation du chef-lieu définitif de la région ;
  • L’emplacement de l’hôtel de la région ;
  • Les règles de détermination des lieux de réunion du conseil régional et de ses commissions ;
  • Les règles de détermination des lieux de réunion du conseil économique, social et environnemental régional et de ses sections ;
  • Le programme de gestion des implantations immobilières du conseil régional.

Cette résolution ne pourra prévoir « qu’une même unité urbaine regroupe le chef-lieu proposé, l’hôtel de la région et le lieu de la majorité des réunions du conseil régional que si elle est adoptée à la majorité des trois cinquièmes des membres du conseil régional ».

Les règles relatives à l’emplacement de l’hôtel de région, aux lieux de réunions et aux implantations immobilières pourront être modifiées pendant le premier mandat suivant le renouvellement des conseils régionaux par une résolution adoptée dans les mêmes formes.


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Départementales : c’est la fin d’une histoire pour EELV

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La « défaite en rase campagne » des écologistes aux élections départementales dévoile le profond « décalage des dirigeants d’EELV avec les préoccupations de l’électorat écologiste. » Ce parti déchiré par les luttes politiciennes donne à voir sa propre fin. « Il est grand temps de repolitiser l’écologie et de répondre aux questions réelles. »

Au-delà des commentaires convenus sur le bilan du premier tour des élections départementales – victoire de l’UMP-UDI, consolidation du FN, raclée annoncée pour le PS – nous voudrions ici réfléchir sur la situation spécifique des écologistes.

L’élan des élections européennes de 2009 fait partie du passé. La bérézina subie par les candidats d’EELV est finalement le résultat attendu d’une formation dont le seul objectif est de subsister.

Trois raisons à cette défaite en rase campagne :

 D’abord, l’illisibilité d’une formation divisée par trois positionnements contradictoires (autonomie, alliance avec le Front de Gauche ou avec le PS) et ce, y compris quelquefois dans le même département.

EELV est devenue un libre-service où chacun fait son marché sans que sa direction, tétanisée par la peur de la scission, puisse intervenir pour dire halte au feu. Si le résultat de 2 %, annoncé par le ministère de l’Intérieur, n’a pas grand chose à voir avec la réalité des résultats et que 165 binômes, présentés ou soutenus par EELV, sont qualifiés pour le second tour, le bilan factuel des résultats écologistes confirme la confusion politique d’EELV :

. Sur les 377 cantons où EELV était en autonomie : 9,7 % ;
. Sur les 448 cantons où EELV était en binôme avec le FDG : 13,6 % ;
. Sur les 157 cantons où EELV était en binôme avec le PS : 27 %.

 Ensuite, l’irresponsabilité de ses dirigeants, le nez sur le guidon de leur carrière personnelle. Les uns voulant retourner au gouvernement, se répandent dans les médias, à profusion et sans vergogne. Les autres, si peu sûrs de vouloir construire une alternative émancipatrice, rasent les murs en attendant que l’orage passe.

 Enfin, et c’est le plus préoccupant, ce qui aujourd’hui caractérise le mieux l’orientation des dirigeants d’EELV, c’est leur décalage avec les préoccupations de l’électorat écologiste. Alors que des milliers de révolutions tranquilles ont lieu dans le pays, par le biais d’initiatives écolos dans tous les domaines, EELV donne le sentiment, tous courants confondus, de ne penser la politique que sous l’angle des plans de carrière, des petites et grandes manœuvres politiciennes.

Personne ne s’étonnera, dès lors, de l’écoeurement des militants de base, des sympathisants et des électeurs écologistes devant ce spectacle sidérant.

Il y a 18 mois, je décidai de sortir de ce parti gangréné par ce que je dénonçais comme une firme. Maintenant que la firme s’est fissurée, la situation est pire ! Nous sommes désormais face à deux clans qui s’affrontent sans véritable projet.

Il est grand temps de repolitiser l’écologie et de répondre aux questions réelles : Comment faire pour que l’électorat populaire se retrouve dans un programme de transition écologique ? Comment adosser la protection de la nature et des humains contre les pollutions de toutes sortes à la relocalisation d’emplois durables et non délocalisables ? Comment faire converger les luttes des zadistes contre les grands projets inutiles et imposés avec une véritable planification écologique des territoires, qui sera le grand enjeu des prochaines élections régionales ?

Bien d’autres questions, à commencer par la protection de la biodiversité, l’agenda climatique et le nucléaire, sont au cœur du projet écologiste. Nous sommes malheureusement bien loin du compte quand nous entendons nos responsables s’entredéchirer par medias interposés.

En fait, nous assistons, en direct, à la fin d’une histoire. Celle qui a été commencée par les Lipietz, Waechter, Voynet et autres, quand l’écologie ne pesait rien électoralement, mais infusait ses idées dans la société ; cette génération qui a fait bouger les lignes, qui a choisi sa famille politique d’appartenance avec Voynet, qui a su se dépasser avec la coopérative lancée par Dany Cohn-Bendit et le formidable résultat des européennes de 2009 qui a suivi.

Nos conquêtes électorales, notre embourgeoisement, ont fini par tuer notre conquête des idées. Nous sommes en panne et incapables de « repolitiser » l’écologie par un projet et un « récit » mobilisateurs. Ce qui est plus qu’accablant au moment où la crise écologique se conjugue avec la crise sociale, qui attendent des réponses autre que le retour aux vieilles lunes de la gauche productiviste.

Comme disait Chirac à Johannesburg : « La maison brûle et nous regardons ailleurs ». Il est grand temps d’ouvrir les yeux !

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Eric Vidalenc » Les éoliennes, ça commence à bien faire ! ...si on essayait le financement participatif ?

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Bataille législative sur la loi de Transition Énergétique au Sénat avec un éloignement à respecter de 1000m pour toute nouvelle éolienne, avis négatif -plus anecdotique certes- rendu sur le parc envisagé dans le Cantal sur le plateau du Coyan… on dirait que les éoliennes, ça commence à bien faire !

Pourtant, on ne peut pas dire qu’on soit à des niveaux faramineux en France : on a installé 8GW, nos voisins allemands 4 fois plus avec moins de potentiel physique (!) et les objectifs du Grenelle à 2020 seront ratés… Aussi, c’est peut dire que le développement de l’éolien ne fait pas consensus. Et cela, alors que c’est actuellement le moyen de production d’électricité renouvelable avec le plus grand potentiel et le plus compétitif !

 

L’éolienne : toujours au mauvais endroit au mauvais moment

Dans le Cantal, à 15km à vol d’oiseau du Puy Mary –classé grand site national-, le projet de parc éolien met les associations vent debout (pour faire un mauvais jeu de mots). Le quotidien local La Montagne reprend les conclusions de l’enquête publique tout juste rendue et peu flatteuse. Au-delà du comportement assez saugrenu des opposants lors des permanences, consignations des remarques, etc… , l’impact paysager apparaît le plus sensible.

L’impact paysager est réel certes, mais le parc se situe à 15 kilomètre du site «à protéger ». Se pose-t-on la question pour les zones industrielles, commerciales et artisanales d’entrées de ville ? En plus, elles consomment des terres agricoles, contribuent à l’étalement urbain et à la consommation d’énergie induite… Et aucun collectif ne s’est monté, que ce soit pour défendre le paysage urbain ou la production agricole locale.

 

Quelle est l’alternative ? Pour quel projet de territoire ?

Au fond, que souhaitent ces opposants pour les territoires ruraux qui ont du mal à vivre, à attirer des activités économiques, voire à simplement les maintenir ? Est-ce qu’ils veulent continuer à acheter du pétrole, du gaz, de l’uranium à des oligarchies et régimes politiques autoritaires ? Que défendent-ils exactement comme modèle ? Un développement économique à bout de souffle et qui a vidé des pans entiers du territoire pour concentrer des populations dans des agglomérations gigantesques ?

Et quel est le projet de territoire qu’ils proposent ? Une « réserves d’indiens » visitée deux mois par an par des parisiens en mal de quiétude ?  Un paysage « sanctuarisé » fait pour les seuls randonneurs ?

Ou bien souhaitent-ils essayer de saisir la chance de la transition énergétique, ce qui concrètement signifie valoriser les potentiels de ressources énergétiques locales ? Et le Cantal, comme la plupart des territoires ruraux en France, dispose de nombreux potentiels : les barrages sont bien connus et déjà largement exploités, l’ensoleillement à plus de 2000h/an est très propice aux installations solaires, les zones à potentiel éolien sont aussi grandes, la biomasse est considérable –que ce soit via les forêts nombreuses ou encore le biogaz issu des effluents d’exploitations agricoles, des déchets- sans oublier la géothermie haute température à Chaudes-Aigues… Bref, tout ce qu’il faut pour être un territoire « 100% énergies renouvelables » exemplaire à moyen terme. Certains s’y essaient même avec des potentiels a priori moins diversifiés, comme Le Mené en Bretagne.

En fait, assez anecdotique à l’échelle française – 9 éoliennes sur les 4000 déjà installées-, ce projet de parc éolien illustre bien une façon de développer les énergies renouvelables qui pourrait expliquer les positions plutôt négatives des locaux. Au moins tout autant que les raisons techniques, la difficulté à faire émerger certains projets en France pourrait résulter de la gouvernance et du portage économique des projets.

 

Et si on essayait les coopératives citoyennes ?

La publication de l’IDDRI qui dresse une analyse des projets d’énergies renouvelables en France et en Allemagne donne des pistes intéressantes.  Sur plus 50GW installés en Allemagne (en France on était à environ 10GW en 2010 avec éolien et solaire), plus de la moitié appartient à des personnes privées ou des agriculteurs ! Et ce ne sont pas seulement des particuliers disposant des moyens d’accueillir et d’investir dans des moyens de productions, les projets sont massivement portés par des coopératives (passées de 75 à 754 fin 2012 !). En France des initiatives en ce sens commencent à prendre de l’ampleur (via notamment le fonds Energie partagée, où des démarches telles que le Livret d’Epargne 3ème révolution industrielle lancé par le Crédit Coopératif en Nord-Pas de Calais…)

Source : IDDRI, Projets citoyens pour la production d’énergie renouvelable : une comparaison France-Allemagne
Working paper n°01/14 janvier 2014 | climat
Noémie Poize (RAEE), Andreas Rüdinger (Iddri)

Peut-être qu’une solution réside donc dans ce portage des projets, où l’essentiel de la valeur ne va pas nourrir une société anonyme abstraite, une multinationale mais plutôt une coopérative ou une Société d’Economie Mixte. Cela peut permettre que la valeur ajoutée créée par le projet ait un réel effet d’entrainement sur le territoire (valeur du bail non captée par les seuls propriétaires fonciers, retombées fiscales pour l’ensemble de la population impactée ou concernée, emplois induits…).

Et les ordres de grandeur ne sont pas tout à fait négligeables. Par exemple, pour un parc de 5 éoliennes de 2 MW, soit un investissement de 13M et un chiffre d’affaire de 1,8M€, les collectivités percevront environ 65 000€/an de taxes locales. Or, les bénéfices issus de la vente de l’électricité produite peuvent représenter 3 à 4 fois ces montants.

Source : Dessin original de Simon Lacalmontie

Si le projet éolien sur le plateau du Coyan dans le Cantal avait été porté par une coopérative d’habitants, la contestation aurait-elle seulement existée ?  Si c’est ainsi que ça se passe en Allemagne, ce n’est peut-être pas tout à fait étranger au déploiement important des énergies renouvelables.

Et si la transition énergétique, qui se traduit concrètement par une décentralisation énergétique,  ne visait qu’à changer les moyens techniques de production (en résumé pour l’électricité en France un peu moins de nucléaire, pour un peu plus de renouvelables) sans rien changer à la répartition de la valeur, au développement des territoires, à la relocalisation… alors effectivement, cette « transition » ne servirait peut-être pas à grand-chose.

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Pourquoi les femmes votent de plus en plus FN ?

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La semaine dernière, les élus Front national au Parlement européen renouvelaient leur opposition à l'égalité femme-homme. Pourtant, la part féminine de leur électorat ne cesse d'augmenter. Le mouvement Osez le féminisme (OLF) déconstruit ce paradoxe inquiétant.

 

“Récemment, Jean-Marie Le Pen a traité Claude Bartolone de ‘vraie vulve’. Nous, on ne trouve pas ce mot péjoratif, mais lui, oui.” Sourires jaunes dans l’assistance qui fait face à Anne-Cécile Mailfert, porte-parole de l’association Osez le féminisme (OLF), au centre Hubertine-Auclert. Coincé dans une petite impasse du XVIIIe arrondissement de Paris, le “Bâtiment ressource des inégalités hommes femmes d’Île-de-France” accueillait la réunion mensuelle de l’association. A la veille des départementales, et au lendemain du vote d’opposition à la parité des frontistes au Parlement européen, OLF souhaitait faire le point sur la relation entre le FN et les femmes.

Depuis l’arrivée de Marine Le Pen, le traditionnel écart du nombre de votes masculins et féminins pour son parti est passé depuis 2012 de six à deux points seulement. L’époque où les femmes étaient moins enclines que les hommes à accorder leur confiance aux frontistes est révolue. Une situation qui inquiète les féministes. Entre rappel historique de la genèse de l’extrême droite, et exploration de la diversité de ses différentes mouvances (les Caryatides, les Antigones, les Belles et rebelles, etc.), Anne Cécile Mailfert et Claire Serre-Combe ont égrené toutes les attaques sexistes du FN, passées et actuelles. Négation de la notion de viol conjugal, remise en question du remboursement de l’avortement, valorisation du statut d’épouse et de mère au foyer, refus de la parité, polémiques autour de la ‘théorie du genre’La liste est sans fin.

(Photo: Sophie Janinet)

La cause féministe récupérée

“Ils reproduisent un discours qui est une récupération fine de nos revendications” déplore Claire Serre-Combe. L’historienne Florence Montreynaud, présente dans la salle, est d’accord, et c’est bien ce qui l’inquiète. “Ils nous ont confisqué tous nos mots“, regrette-t-elle. Engagée dans les mouvements des femmes depuis 1970, elle voit maintenant la cause féministe manipulée à des fins nationalistes.

Un des grands combats des militantes présentes est notamment d’être contre l’obligation de dissimuler le corps chez les catholiques comme chez les musulmans. Elle refuse qu’il soit réduit à un objet de désir et que l’agression sexuelle soit une fatalité. Elles s’opposent également à toutes formes de marchandisation du corps. Les adhérents du Front national ? “Ils sont contre certaines femmes voilées. Les bonnes sœurs ne les ont jamais dérangés“, rappelle Anne-Cécile Mailfert. Comme le montre une vidéo produite par le Front national de la Jeunesse, le viol est surtout pour eux un problème d’insécurité lié à l’immigration, un forfait commis par l’étranger dans la rue.

En réalité, les statistiques montrent que dans 80 % des cas, le violeur fait partie de l’entourage proche de la victime. Claire Serre-Combe précise aussi qu’ils rejettent la GPA surtout parce qu’ “ils l’associent principalement aux couples gays”. Quant à la prostitution, c’est l’idée de la régularisation des prostituées sans papiers en cas d’abolition du système qui les effraie. Et de citer Marine Le Pen pour qui, malgré tout, il est “stupide” de pénaliser le client puisque cela reste “le plus vieux métier du monde.

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Le paradoxe du constat dressé par les portes paroles d’OLF et l’assemblée qui leur répond paraît incroyable : un parti clairement hostile à la cause des femmes recueille de plus en plus leurs votes. “Il y a un vrai paradoxe” admet Sylvain Crépon, maître de conférences en science politique à l’université François-Rabelais de Tours. Auteur de plusieurs ouvrages sur l’extrême droite, il confirme “une absence de changement dans le programme du Front national depuis sa création. Il n’y a rien qui concerne l’égalité homme-femme, tout est axé sur la famille. La femme y est renvoyée à son statut de mère.” Il s’accorde avec Nonna Mayer, enseignante en sciences politiques à l’IEP de Paris, sur le fait que l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti a complètement modifié la situation ;

“Jean Marie Le Pen avait un discours violent et sexiste. Le choix de ses mots n’était pas anodin. Il aimait évoquer “ce monde islamique qui ‘pénètre lentement l’Europe’, ces immigrés qui  ‘demain coucheront avec votre femme ; votre fille, votre fils’, etc. Ces formulations hérissaient le poil des femmes. Sa fille, elle, insiste sur son image de femme moderne, divorcée, qui sait articuler son rôle de mère, d’avocate, et de leader politique, sans les outrances du père” énonce-t-elle.

Un contexte propice

Et si par le passé les électrices votaient moins pour l’extrême droite, les circonstances ont depuis évolué en faveur de cette mouvance. Nonna Mayer estime que “le changement tient notamment à la crise économique. Avant, c’était chez les ouvriers, un monde majoritairement masculin, le plus exposé au chômage, que Le Pen faisait ses meilleurs scores. Aujourd’hui sa fille progresse aussi au sein d’un prolétariat du commerce et des services précarisé, majoritairement féminin, type caissière de supermarché, en révolte contre leurs conditions de travail . Son score y atteint 30 % à la présidentielle de 2012”.

Quant à savoir ce qu’il en sera du vote à venir lors des départementales, difficile à dire. Car comme l’indique Sylvain Crépon : “Le profil sociologique des abstentionnistes est assez proche de celui du FN, qui est souvent un électorat peu politisé.” Tout reposera donc sur le niveau de mobilisation en ce dimanche 22 mars.

Pour Nonna Mayer “Il est trop tôt pour dire si le phénomène va durer. C’est une période de transition. Et il ne faut pas non plus exagérer le succès de Marine Le Pen auprès des électrices. Le niveau d’études reste déterminant. Chez les actives cadres supérieurs et  bac +, qui ont percé le plafond de verre, le vote FN reste deux fois moins fréquent que chez les hommes.”

Un risque sous)-estimé

Face à cette situation, Osez le féminisme a décidé de lancer une campagne pour tenter de sensibiliser l’opinion. Pour l’association, l’enjeu de dimanche n’est pas suffisamment pris au sérieux. Responsable de l’attribution d’une grande partie des aides sociales, qui représente environ la moitié de leur budget, les départements sont des garants de plusieurs droits qui concernent directement ces mêmes femmes précaires. L’attribution du RSA, le financement d’associations solidaires, des crèches et des plannings familiaux en font partie. Impossible pour elles de baisser les bras quand la population féminine représente 53 % des votants.

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Libye, la guerre civile autour du pétrole

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INFOGRAPHIE - Les différentes factions de la Libye sont désormais engagées dans une guerre civile dont les mannes du pétrole attisent les enjeux.
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Une loi pour renforcer l'indemnisation des élus battus dans les urnes

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LE SCAN POLITIQUE - Les parlementaires ont adopté à l'unanimité un texte de loi prévoyant d'élargir les modalités d'indemnisation et de reclassement des élus en fin de mandat ou battus aux élections.

 

La nouvelle semble tomber à point nommé, quelques jours avant les élections départementales du 22 mars. Alors que Jean-Christophe Cambadélis estime que les socialistes pourraient se trouver éliminés dès le premier tour dans au moins 500 cantons, beaucoup de conseillers généraux sortants pourraient se retrouver au chômage technique. Pour parer aux difficultés de reclassement qui s'annoncent à l'avenir, les parlementaires viennent d'adopter à l'unanimité la loi sur le statut de l'élu. Elle prévoit notamment de doubler la durée d'indemnisation des élus après la fin de leur mandat.

«Un maire battu aux élections n'a pas le droit à Pôle emploi. Il s'agit que les élus n'aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s'engager», explique au Scan le député PS Philippe Doucet, rapporteur du texte. Actuellement, un élu en fin de mandat perçoit une indemnité dite de fin de mandat pendant six mois après avoir quitté son poste. Le texte prévoit de doubler cette durée. Ainsi que l'ouverture de droits à la formation. Les élus déchus pourront enfin transformer leur expérience en diplômes via le système de validation des acquis, une mesure qui vise à faciliter le reclassement en entreprise.

Une loi décorrélee des départementales

La loi sur le statut des élus n'a pas pour seul objectif d'atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l'engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Actuellement, l'immense majorité des élus est constituée de retraités ou est issue de la fonction publique. «On ne trouve que 8% d'élus issus de professions libérales et 2% de gens ‘normaux'», fait valoir le député. Le texte prévoit d'obliger une entreprise privée à réintégrer l'élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10.000 habitants et plus.

La date du vote de cette loi n'a rien à voir avec les élections départementales assure Philippe Doucet, et la loi ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «Le loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu'elle s'applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n' a permis de voter le texte que maintenant», précise-t-il.

La question du reclassement des élus battus s'est en effet déjà posée cruellement au lendemain des élections municipales de mars 2014. Selon le JDD, près de 3000 collaborateurs socialistes se sont par exemple retrouvés sans activité au lendemain de la défaite. Un problème qui pourrait se trouver décuplé pour les socialistes à l'occasion des élections départementales et régionales qui s'annoncent difficiles pour la gauche. Il demeurera également un autre problème de reclassement non couvert par le texte: celui des collaborateurs non élus des politiques.

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Le chef d'Aqmi en Tunisie tué par les forces armées

Le chef d'Aqmi en Tunisie tué par les forces armées | Think outside the Box | Scoop.it

Un policier devant le musée du Bardo à Tunis, ici le 19 mars 2015, le lendemain de l’attentat. Tunis attribue cet attentat à la brigade tunisienne d'Aqmi.

 

Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale pour dire non au terrorisme. Parallèlement à cette marche, l'enquête sur l'attentat du Bardo se poursuit. Un responsable du ministère de l'Intérieur a indiqué dimanche 29 mars que neuf islamistes avaient été tués par les forces tunisiennes dans le gouvernorat de Gafsa, dans le sud du pays. Parmi elles, Loqman Abou Sakhr, chef de la brigade tunisienne d'Aqmi.

 

Ces neuf personnes sont fichées comme étant parmi les plus dangereux terroristes du pays. Parmi elles, on retrouve l'un des plus recherchés de Tunisie : Loqman Abou Sakhr. Le Premier ministre tunisien Habib Essid a confirmé sa mort ce dimanche. Ce combattant d'une trentaine d'années était l'émir de la brigade tunisienne d'Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) baptisée Okba ibn Nafa du nom du fondateur de la mosquée de Kairouan, chef militaire et propagateur de l'islam au VIIème siècle.

 

Avec huit autres jihadistes, Loqman Abou Sakhr a été tué dans une zone montagneuse du gouvernorat de Gafsa, dans le sud de la Tunisie, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière algérienne. Depuis plus de deux ans, sa brigade inflige des dizaines de morts à l'armée tunisienne avec des mines artisanales, des accrochages et parfois des opérations spectaculaires en ville comme le mitraillage de la maison du ministre de l'Intérieur à Kasserine ou l'égorgement d'une dizaine de soldats sur le mont Chambi, à la frontière algérienne, en juillet 2013. Okba ibn Nafa compte une soixantaine de combattants.

 

C'est d'ailleurs à cette brigade d'Aqmi que Tunis attribue la responsabilité de l'attentat du musée du Bardo qui a fait vingt-deux morts dont quatre Français. Et pourtant cet attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique et jusqu'à maintenant Aqmi s'est toujours attaqué à des cibles sécuritaires et non civiles en Tunisie. Mais Tunis présente Loqman Abou Sakhr comme le cerveau de l'attentat du Bardo.

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Le MFRB renforce sa charte et se donne des objectifs ambitieux

Le MFRB renforce sa charte et se donne des objectifs ambitieux | Think outside the Box | Scoop.it

Suite à son Assemblée Générale tenue à Paris les 28 février et 1er mars 2015, le Mouvement Français pour un Revenu de Base (MFRB) se lance dans une pluralité de projets ambitieux.

Il y a trois semaines, le MFRB tenait la troisième Assemblée Générale de son histoire dans les locaux de la Mairie du 2ème arrondissement de Paris. Un temps important pour le mouvement, puisque l’ordre du jour comportait une refonte de ses statuts, une amélioration et une clarification de sa charte éthique, l’adoption d’un règlement intérieur ainsi que l’élaboration d’une stratégie pour l’année 2015/2016. Près de 90 personnes étaient présentes ou représentées par procuration.

Outre des modifications de structure jugées nécessaires après deux années d’expérience, le MFRB a adopté une nouvelle charte qui améliore et complète la définition du revenu de base que l’association promeut, en précisant que “l’instauration d’un revenu de base ne doit pas remettre en cause les systèmes publics d’assurances sociales, mais compléter et améliorer la protection sociale existante.”

Selon les coordinateurs du mouvement, cette refonte vise à répondre à un malentendu fréquent selon lequel l’instauration d’un revenu de base impliquerait de faire table rase des différents acquis sociaux. Mais cette vision n’est partagée que par certains défenseurs du revenu de base et ne constitue pas la ligne politique du MFRB.

Les participants ont également travaillé une stratégie qui se décline en 5 axes de développement :

  • Faire l’état des lieux des propositions d’instauration d’un revenu de base en France
  • Mener des expérimentations de revenu de base en France, comme cela a été fait par le passé en France, en Inde, en Namibie ou au Canada.
  • Poursuivre la sensibilisation du grand public à l’idée du revenu de base et quantifier le nombre de personnes qui y sont favorables.
  • Fédérer les organisations de la société civile et les partis politiques autour de l’idée du revenu de base.
  • Poursuivre le développement interne du MFRB

Marc de Basquiat

L’AIRE (Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence), active depuis les années 80, a elle aussi présenté sa stratégie après le décès de son fondateur Yoland Bresson. Son nouveau président, Marc de Basquiat, a indiqué que l’AIRE souhaite évoluer comme un think tank qui travaillera sur des propositions détaillées du revenu d’existence.

Cette Assemblée générale a également permis le renouvellement des instances de l’association. Le comité des représentants légaux (Comité Légal) a ainsi été désigné avec succès par la méthode de l’élection sans candidat. En voici les membres :

  • Mme Virginie Caura
  • M. Bertrand Duprat
  • Mme Isabelle Le Glaz
  • M. Guy Valette
  • M. Solenne Vaulot Morel

Le Comité d’Éthique (qui a un rôle de veille et de médiation au sein de l’association) a également été partiellement renouvellé par tirage au sort. Les membres assurant la continuité avec le Comité d’Éthique précédent sont Mme Virginie Deleu et M. Didier Lheureux, désormais accompagnés de :

  • Mme Geneviève Bouché
  • M. Mickaël Laclé
  • Mme Christine Lheureux
  • M. Olivier Raizer
  • M. Pierre Valle

Le Comité d’Action va pour sa part s’atteler à la coordination et au développement des projets proposés pendant cette Assemblée générale. Les trois premiers membres de ce comité ont été désignés par le Comité Légal :

  • M. Stanislas Jourdan
  • Mme Camille Lambert
  • M. Hugo Stéphan

Cette première équipe s’étoffera très rapidement avec des personnes souhaitant contribuer au développement du MFRB.

Une dynamique intergénérationelle, ambitieuse et positive ressort de ce week-end très constructif et enrichissant, qui laisse présager une augmentation de la présence du revenu de base au sein des débats publics tout au long de l’année. Et si vous nous rejoigniez pour apporter votre pierre à l’édifice ?

Le Mouvement Français pour un Revenu de Base

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Autoroutes : Vinci lance la gratuité pour les covoitureurs BlaBlaCar

Autoroutes : Vinci lance la gratuité pour les covoitureurs BlaBlaCar | Think outside the Box | Scoop.it

«A partir de deux covoiturages longue distance (plus de 75 km) par mois» les covoitureurs Blablacar vont bénéficier de carte de télépéage gratuites sur le réseau Vinci Autoroutes.


Alors que le gouvernement et les sociétés d'autoroutes, accusées de bénéficier d'une situation de «rente», sont engagés dans un bras de fer depuis plusieurs mois, VinciAutoroutes et BlaBlaCar - site communautaire qui met en relation les conducteurs qui ont des places libres et des passagers souhaitant effectuer le même trajet - dévoilent ce jeudi un partenariat qui permettra aux automobilistes qui remplissent leur voiture de bénéficier d'un abonnement de télépéage gratuit.

 

Dans le cadre des négociations entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, avait indiqué début février qu'il était envisagé de «demander aux autoroutes de faire des offres commerciales pour que certains tarifs puissent baisser», citant justement le covoiturage. 

D'après ce partenariat, les conducteurs devront utiliser Blablacar et réaliser au moins deux covoiturages de plus de 75 km par mois pour bénéficier de la gratuité.

Ce n'est pas la première fois que Vinci Autoroutes fait en sorte d'encourager le covoiturage. Il existe déjà «19 parkings de covoiturage (1 500 places)» sur le réseau Vinci Autoroutes, dont le premier a été mis en place en 2001. Avec, à terme, des «points de rencontre sécurisés» aux abords des péages, où les automobilistes pourront prendre ou déposer des passagers, précise Vinci dans un communiqué.

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La France doit-elle en finir avec le vin ?

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Marisol Touraine et Claude Évin: cachez ce vin que je ne saurais boire.


Le détail du nouvel arsenal anti-vin préparé par le gouvernement donne le vertige. Jusqu’où veut-on aller ?

 

Hausse de la fiscalité, durcissement de la loi Évin, répression sur les réseaux sociaux : le gouvernement et la majorité préparent une batterie de mesures coercitives contre le vin sans précédent.

L’offensive a été soigneusement planifiée. En deux mois, trois rapports rédigés par le lobby hygiéniste financé sur fonds publics sont sortis coup sur coup : un texte de l’Anpaa en mai, le rapport Reynaud rendu en juin et enfin des propositions signées par le Haut Conseil de financement de la protection sociale au début de l’été.

LA FRANCE DOIT EN FINIR AVEC LE VIN

Toutes ces contributions vont dans le même sens : la France doit en finir avec le vin, ce produit nocif qui tue et grève les finances de la Sécurité sociale. Il ne s’agit pas d’un canular.

Ces travaux vont nourrir trois textes stratégiques qui seront bientôt soumis au Parlement : le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLSSS) à partir du 9 octobre, le troisième Plan cancer (2014) et enfin la loi de Santé publique qui sera défendue en décembre par la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Les préconisations de nos experts en blouse blanche font froid dans le dos.  En voici un florilège. Pour commencer, il convient de frapper vignerons et négociants au portefeuille via une fiscalité au degré d’alcool qui viendra s’ajouter aux droits de circulation, selon le principe “pollueurs payeurs” appliqué lors des marées noires, comme si le vin était un fléau. Il est aussi question de durcir la TVA.

L'EXTENSION DE LA LOI ÉVIN À INTERNET ET AUX RÉSEAUX SOCIAUX

Autre chantier, l’extension du domaine de la loi Évin à Internet et aux réseaux sociaux. Tout article, blog ou commentaire sur le vin pourra être assimilé à de la publicité, et donc interdit au nom de la loi Évin.

Les opérations ont déjà commencé. La société Ricard vient d’être condamnée pour un slogan sur Facebook, tout comme Paris Match pour avoir rappelé que Scarlett Johansson était l’égérie internationale de Moët et Chandon.

Autres joyeusetés envisagées : une limitation de l’accès aux sites sur le vin réservée aux seuls professionnels et un durcissement de la loi sur l’affichage. L’Anpaa veut interdire les panneaux publicitaires publics autour des écoles, le rapport Reynaud les limiter aux seules communes viticoles...

Nos rapporteurs prohibitionnistes veulent encore durcir le message sanitaire sur les étiquettes : à consommer avec modération ne suffit plus, on s’achemine vers des formules du type “L’alcool est dangereux pour la santé”, comme pour le tabac.

Il est aussi question de rendre obligatoire sur les étiquettes de bouteilles de vin le nombre d’unités d’alcool, un concept fumeux mis au point par nos docteurs Knock et qui, c’est sûr, s’impose au pays de Pétrus, de la Romanée-Conti et de Bollinger...




La rédaction de larvf.com
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Crash de l'avion A320 de Germanwings: Un des pilotes était coincé hors du cockpit pendant la chute de l'avion

Crash de l'avion A320 de Germanwings: Un des pilotes était coincé hors du cockpit pendant la chute de l'avion | Think outside the Box | Scoop.it

CRASH GERMANWINGS - Une importante révélation. Après un début de vol habituel, l'un des deux pilotes de l'Airbus A320 de Germanwings qui s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises, avec 150 personnes à bord, a quitté le cockpit et a été dans l'impossibilité d'y retourner pendant la chute de l'appareil.

Ces informations à l'AFP, émanant jeudi 26 mars d'une source proche de l'enquête ayant eu connaissance de la teneur des enregistrements de la boite noire, confirment celle initialement dévoilée par le New York Times, et marquent une nette accélération de l'enquête après l'accident qui a suscité une émotion considérable dans toute l'Europe.

Le pilote a tapé à la porte, en vain

"Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement, puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash", a indiqué la source proche de l'enquête.

Les deux pilotes s'exprimaient en allemand. A la fin du vol, les alarmes indiquant la proximité du sol retentissent, a indiqué cette même source qui n'était pas en mesure de dire si c'était le commandant de bord ou le copilote qui a quitté la cabine de pilotage.

"Le gars à l'extérieur commence à taper à la porte, mais personne ne répond, explique un enquêteur au New York Times. Ensuite, il frappe plus fort, et toujours pas de réponse. Il n'y a jamais eu de réponse". Selon ce militaire, "on peut entendre qu'il a a essayé de "défoncer la porte".

Ces informations proviennent de l'audition par les enquêteurs de la boîte noire enregistrant les sons dans le cockpit. Le cockpit voice recorder (CVR) a été retrouvé mardi quelques heures après l'accident et sa lecture a été effectuée mercredi en fin de journée.

Hélitreuillage des victimes

Elles interviennent alors que les premiers corps ou restes des 150 victimes de l'accident de l'Airbus de Germanwings, filiale de Lufthansa, ont été hélitreuillés mercredi par les équipes de secours sur le lieu du drame, près de Digne dans les Alpes-de-Haute-Provence où sont attendus jeudi des familles de victimes, venant surtout d'Allemagne et d'Espagne.

Plusieurs centaines de personnes, familles ou proches des victimes, doivent être accueillies dans les chapelles ardentes dressées dans deux localités proches du lieu de l'accident, Seyne-les-Alpes et Le Vernet.

Au moins deux grandes tentes en plastique blanc, totalement opaques et closes, étaient dressées jeudi matin devant la chapelle ardente de Seynes-les-Alpes, a constaté une journaliste de l'AFP. Selon des gendarmes chargés de sécuriser les lieux, les tentes, "qui ont été montées dans la nuit", sont destinées "à accueillir les familles et à préserver leur intimité".

Recueillement de Hollande, Merkel et Rajoy

Éclairé par de puissants projecteurs visibles à plusieurs kilomètres, le terrain était désert, jeudi, à l'aube. Deux avions devaient partir de Düsseldorf et Barcelone pour Marseille afin de permettre aux proches des disparus de se rendre à proximité des lieux de la catastrophe. Deux autocars en provenance d'Espagne étaient aussi attendus.

Mercredi, les dirigeants français, allemand et espagnol François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy se sont recueillis sur le lieu du crash. L'Allemagne et l'Espagne qui ont mis leurs drapeaux en berne mercredi sont les deux pays les plus touchés par le drame, avec respectivement 72 et 51 victimes.

Au nord-ouest de l'Allemagne, à Haltern, des roses et des bougies jonchaient les marches de l'établissement scolaire où étaient scolarisés 16 adolescents qui ont disparu dans l'accident. Mercredi soir, plusieurs minutes de silence ont été observées avant des matchs de football du Bayern Munich, du Real Madrid et d'un match amical Allemagne-Australie à Kaiserslautern.

Sur le lieu de l'accident, à 1.500 mètres d'altitude dans une zone difficile d'accès, plus de 300 gendarmes, 280 policiers, une centaine de sapeurs-pompiers, 70 chasseurs alpins venus de Gap, ainsi qu'une dizaine de médecins-légistes, sont mobilisés pour les opérations de recherche et d'enquête, qui doivent reprendre jeudi matin.

L'avion a volé jusqu'au bout

L'identification des corps prendra "des jours et même des semaines", a prévenu le procureur de la République de Marseille Brice Robin. Interpol a envoyé une équipe de spécialistes, pour aider à cette tâche.

Sur l'explication du drame, "à ce stade, on ne ferme aucune hypothèse", avait indiqué mercredi le directeur du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) Rémi Jouty, précisant toutefois que l'avion n'avait pas explosé en vol, mais avait bien "volé jusqu'au bout" avant de se désintégrer en milliers de morceaux contre la montagne.

Mercredi matin, le ministre de l'Intérieur français avait indiqué que l'hypothèse terroriste n'était "pas privilégiée". "Si les pilotes n'ont pas empêché l'avion d'aller s'écraser contre les montagnes, c'est que soit ils étaient inconscients ou morts, soit ils ont décidé de mourir, soit on les a obligés à mourir" avait résumé un expert, interrogé par l'AFP.

Selon une autre source proche du dossier, interrogée dans la nuit de mercredi à jeudi par l'AFP le copilote de l'appareil était entré "récemment dans la compagnie" allemande Germanwings, filiale de Lufthansa, "fin 2013, avec à son actif quelques centaines d'heures de vol". Sa nationalité n'est par ailleurs pas connue avec précision, a poursuivi la même source.

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EDF invente la loi du triplement des coûts du nucléaire

EDF invente la loi du triplement des coûts du nucléaire | Think outside the Box | Scoop.it

EDF, c’est la garantie que les coûts du nucléaire augmentent ! A croire que la compagnie obéit à la loi mathématique « du triplement des coûts du nucléaire tous les 10 ans ! » Et le lobby s’apprête même à tester la loi du quadruplement, dite « du facteur 4 ».

En décrétant au début des années 60 sa fameuse loi « du doublement de la consommation française d’électricité tous les dix ans » devant les foules subjuguées par les intuitions du génial économètre, Marcel Boiteux ne savait pas encore qu’il serait soixante ans plus tard dépassé, voire ridiculisé, sur son propre terrain.

En effet si sa fameuse « loi », qui ne s’est pourtant révélée exacte que sur une dizaine d’années, l’a rendu célèbre malgré sa bien faible durée de vie, elle risque d’être complètement ringardisée par une loi encore bien plus spectaculaire qui pourrait rendre à jamais encore plus célèbre n’importe lequel des dirigeants de notre lobby nucléaire national ou des ministres qui la soutiennent : « La loi du triplement des coûts du nucléaire tous les 10 ans ! »

Souvenez-vous : en 2005, EDF s’engageait la main sur le cœur à construire un EPR pour la modique somme de 3,3 milliards d’euros, un chantier qui devait démarrer en 2007 et finir en 2012. Puis son coût a été revu à quatre milliards en 2008 puis six milliards et enfin à 8,5 milliards en décembre 2012 pour un démarrage en 2016.

Facteur 4

Mais le 18 novembre 2014, nouveau rebondissement : le réacteur ne démarrerait qu’en 2017 pour un coût qu’on n’ose plus annoncer mais qui devrait, compte tenu des énormes frais financiers qu’entraîne ce retard, atteindre, voire même dépasser nettement 10 milliards €.

La nouvelle loi va donc se vérifier (un triplement de 2007 à 2017) y compris pour le coût de production d’électricité qui dépend à plus de 80 % de l’investissement initial.

Mais attendons un peu ! Si l’on en croit le CEA, on peut espérer encore mieux avec l’arrivée d’Astrid, le surgénérateur censé nous sauver dès 2040 de la pénurie d’uranium.

Le prix annoncé, alors qu’il n’est pas encore dessiné, dépasse déjà de 30 % celui de l’EPR.. Alors, encore un petit effort, messieurs dames, nous y arriverons à ce fameux facteur 4, non pas comme on l’imaginait naïvement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais sur le coût du nucléaire. Et peut-être même bien avant 2040 si l’on en croit le dernier bilan d’Areva (4 à 4,5 milliards que le contribuable devra sans doute combler)...

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Et si le baril de pétrole chutait à 20 dollars ?

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Selon plusieurs analystes, les problèmes de stockage aux États-Unis, où la production ne montre aucun signe de ralentissement, pourraient faire s'effondrer les prix du baril dans les prochains mois.

 

Le pétrole n'en a pas fini de dégringoler. C'est en tout cas l'avis partagé par de nombreux experts. Depuis le début du mois, les prévisions pessimistes se succèdent alors que le baril de WTI a touché son plus bas niveau en six ans la semaine dernière.

La première salve est venue de Goldman Sachs, début mars. Dans une note, la banque américaine affirme que le baril de référence américain peut chuter à 40 dollars, un niveau qu'il n'avait plus visité depuis fin 2008-début 2009, au plus fort de la crise financière mondiale. Quelques jours plus tard, l'Opep assurait que les cours du pétrole auraient du mal à remonter jusqu'à 100 - 120 dollars le baril, c'est-à-dire leur niveau de l'été dernier. Aujourd'hui, les analystes de Bloomberg enfoncent le clou : selon eux, le cours du baril pourraient dévisser à 20 dollars, «voire même plus bas».

Tous pointent du doigt le problème des stocks américains de pétrole. La situation est en effet critique. Malgré la fermeture des plateformes de forage (335 en moins entre janvier et février selon les derniers calculs de la société parapétrolière Baker Hughes), la production des États-Unis ne donne aucun signe de ralentissement. Au contraire, elle défie les pronostics: en février, elle a atteint 12,6 millions de barils en moyenne chaque jour, contre 11,8 millions en 2014. Résultat: la semaine dernière, les stocks atteignaient des sommets à 458,5 millions de barils et battaient un record depuis novembre 1930. Les cuves de Cushing, référence des cours du WTI, sont quasi pleines, tout comme celles situées sur la Cote du Golfe.

«L'équilibre est mauvais et il ne fait qu'empirer»

Bloomberg

Or la demande est loin de suivre le même rythme. «Les États-Unis accumulent un à deux millions de barils par jour de plus que ce qu'ils consomment. L'équilibre est mauvais et il ne fait qu'empirer», écrivent les analystes de Bloomberg. Les prochains mois seront à ce titre très sensibles. Le printemps est l'époque choisie par les raffineries pour faire leur maintenance. «Sans raffinerie, le pétrole n'a nulle part où aller», souligne Bloomberg. «On craint que les réserves atteignent en avril les limites des capacités de stockage aux États-Unis», renchérit Bart Melek, de TD Securities.

Les marchés attendent fébrilement la publication ce mercredi des nouveaux chiffres hebdomadaires sur les réserves pétrolières américaines. L'accumulation de l'offre de pétrole aux États-Unis s'ajoute au refus de l'Opep de fermer ses robinets et à un dollar fort qui pénalise les achats. A la mi-journée, le baril de WTI reculait à 47,38 dollars tandis que le Brent était stable à 55,3 dollars.

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« On atteint le point critique : l’effondrement de notre civilisation »

« On atteint le point critique : l’effondrement de notre civilisation » | Think outside the Box | Scoop.it
François Roddier marie économie, biologie et thermodynamique pour analyser notre monde et ses crises. Pour lui, le choc de la fin du pétrole sera très brutal, mais nous pouvons surmonter cette transition abrupte.
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La panne boursière d’EDF et de GDF-Suez se poursuit

La panne boursière d’EDF et de GDF-Suez se poursuit | Think outside the Box | Scoop.it
EDF et GDF Suez souffrent en Bourse depuis 5 ans. Malgré un dividende généreux, les deux groupes manquent de visibilité

 

C’est ce qui s’appelle manquer d’énergie ! Depuis le début de l’année, EDF et GDF Suez affichent les deux plus mauvaises performances du CAC 40 : +0,48 pour EDF et - 2,9 % pour GDF Suez, à comparer au + 17,53 % du CAC . Et le désamour ne date pas d’hier.. EDF (-39,3 % depuis 2010) et GDF (-32,4 %) apparaissent en effet dans le flop 5 des plus mauvaises performances du CAC 40 depuis 5 ans. Dans le même temps, la Bourse de Paris a regagné près de 29 % !

Pourquoi les investisseurs boudent-ils ces deux géants de l’énergie? D’abord, c’est tout le secteur qui souffre en Europe. L’indice Bloomberg Electric progresse ainsi deux fois moins vite que l’Euro Stoxx depuis le début de l’année. Si les équipementiers Prysmian (+25 %), Schneider (+ 21%) et Legrand (+14 %) s’en sortent bien, les producteurs sont à la peine, à l’instar des allemands E.ON et RWE, seules valeurs en baisse (avec Lufthansa) depuis le début de l’année sur le Dax. « C’est un secteur lié aux sociétés énergétiques et aux cycles des prix du pétrole. Les prix sont sous-pression actuellement », note Martin Skanberg, gérant actions européennes chez Schroders. Un exemple : GDF Suez estime l’impact de la baisse des prix du pétrole et du gaz à 900 millions d’euros sur son bénéfice opérationnel (ebitda) prévu cette année.

Transition d’un marché réglementé vers un marché libéralisé

Si GDF souffre de la baisse des prix du gaz, EDF va devoir faire face en fin d’année à la mise en application de la loi Nome sur le marché de l’électricité pour les gros consommateurs. Sa note vient d’ailleurs d’être placé sous surveillance en vue d’un abaissement par Moody’s en raison « du risque associé à la transition d’un marché réglementé vers un marché libéralisé, alors que les prix du marché sont inférieurs à ceux des tarifs régulés pour l’énergie nucléaire », commente François Chaulet. Au final, les deux groupes souffrent d’un handicap certain en période d’inflation basse: dans un marché très régulé, ils ne sont pas maître de leurs tarifs.

Leur lien avec l’Etat actionnaire peut aussi rebuter certains actionnaires. Ceux-ci ont d’ailleurs vivement réagi aux rumeurs de rapprochement entre EDF et Areva . En 4 jours, début mars, l’action EDF a plongé de plus de 8 %. « Ils craignent que l’Etat ne se serve d’EDF pour recapitaliser Areva qui aurait besoin d’une injection de liquidités de 4 à 5 milliards, pour faire face à ses dépenses, ce qui priverait EDF des ressources nécessaires à son expansion », poursuit François Chaulet. Par ailleurs, les rumeurs d’allègement de la participation de l’Etat français au capital (de 33,2 % à 25 %) pèsent aussi sur l’action GDF Suez, dans la mesure où cela fait craindre un afflux de titres sur le marché.

Coûts liés au démantèlement des centrales

Enfin, EDF et GDF Suez souffrent de leur image de valeurs nucléaires. Non pas que les marchés se soient convertis au rejet de cette source d’énergie, mais ceux-ci s’interrogent sur les coûts liés au démantèlement des centrales. Le risque d’une augmentation substantielle des provisions d’EDF dans les prochaines années hantent certains analystes. Quant à GDF Suez, « le groupe a rencontré des difficultés en Belgique où deux réacteurs sont à l’arrêt en raison de contrôles », souligne François Chaulet chez Montségur Finance. Pour combien de temps ? Le redémarrage de Doel 3 et Tihange 2 n’est pas prévu avant juillet prochain.

Cela fait beaucoup pour deux groupes qui ont pourtant enregistré des résultats 2014 conformes aux attentes et qui offrent, qui plus est, un confortable rendement : 5,3 % brut pour GDF Suez, 5,45 % pour EDF. Reste que le chiffre d’affaires des deux groupes peine à croître et cette absence de croissance, explique aussi le peu d’appétit des investisseurs. La Société Générale vient ainsi de passer d’acheter à conserver sur EDF, une action en « mode wait-and-see avec un rendement de 5 % ».


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Un cratère de 400 km de diamètre dans les profondeurs de la Terre ?

Un cratère de 400 km de diamètre dans les profondeurs de la Terre ? | Think outside the Box | Scoop.it

Des scientifiques pensent avoir découvert dans le centre de l'Australie les traces d'un cratère de 400 km de diamètre, le plus grand jamais observé, formé par l'impact d'une énorme météorite il y a plusieurs centaines de millions d'années.

Selon ces chercheurs, la découverte d'un impact ancien aussi violent pourrait conduire à de nouvelles théories sur l'histoire de la Terre.

Ce cratère a disparu de la surface depuis longtemps. Il est enterré dans les profondeurs de la croûte terrestre et a laissé deux "cicatrices" découvertes par ces géophysiciens australiens. Leurs travaux ont été publiés lundi dans la revue européenne Tectonophysics.

 

Impact sur l'évolution de la Terre

Selon les experts, l'astéroïde s'est brisé en deux morceaux peu avant de frapper le sol. "Les deux astéroïdes devaient avoir chacun un diamètre de plus de dix kilomètres et leur impact a dû provoquer l'extinction de nombreuses espèces sur la planète à cette époque-là", a relevé Andrew Glikson, du département d'Archéologie et d'Anthropologie de l'Université Nationale australienne (ANU), le principal auteur.

La zone d'impact a été trouvée alors que ces scientifiques effectuaient des forages à plus de deux kilomètres de profondeur dans le cadre d'une recherche géo-thermale dans une région limitrophe du sud de l'Australie, du Queensland et des Territoires du Nord. Les carottes contenaient des traces de roche vitrifiée par les températures et la pression extrêmes provoquées par cet énorme impact.

Le modèle magnétique des profondeurs de la croûte terrestre dans le périmètre d'impact montre deux énormes dômes formés après l'impact, riches en fer et en magnésium, ce qui correspond à la composition du manteau terrestre. Il s'agit de la partie située entre le noyau et la croûte de la Terre, qui a une épaisseur d'environ 30 km à cet endroit.

"De vastes zones d'impact comme celle-ci pourraient avoir joué un rôle beaucoup plus important dans l'évolution de la Terre que nous le pensions", note Andrew Glikson.

Un impact peut-être encore plus ancien ?

La datation exacte de cet événement reste incertain, selon ces scientifiques. Ils précisent que les roches autour du cratère datent de 300 à 600 millions d'années. Mais, il n'y a aucune indication géologique de cet impact, contrairement à ce qui est observé par exemple pour l'astéroïde ayant frappé la région du Golfe du Mexique il y a 66 millions d'années.

Ce dernier impact a apparemment entraîné l'extinction des dinosaures et de nombreuses autres espèces animales. En frappant le sol, cet astéroïde de plus de dix kilomètres de diamètre a envoyé un énorme nuage de cendre et de poussière dans l'atmosphère, retrouvées comme couche sédimentaire dans les roches autour du globe, expliquent les auteurs.

Rien de cela n'a été trouvé dans les sédiments datant de 300 millions d'années, qui correspondrait au double impact d'astéroïdes géants en Australie, observe Andrew Glikson.

"C'est un mystère car nous ne pouvons pas trouver une extinction animale qui corresponde à cette double collision. Cela laisse à penser que l'impact pourrait être plus ancien", conclut-il.

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Libye : USA et UE saluent la reprise du dialogue

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Une image de propagande islamiste montre l'État islamique défilant dans une rue dans la ville côtière de la Libye de Syrte

 

Les États-Unis et les puissances européennes ont approuvé la reprise du dialogue en Libye, qui traverse une grave crise politique.

 

Des puissances européennes et les Etats-Unis ont salué la reprise du dialogue politique entre factions rivales en Libye, alors que se poursuivent des négociations à Skhirat, au Maroc, visant à parvenir à un accord sur un gouvernement d'unité nationale. "Nous appelons les responsables politiques libyens à prendre leurs responsabilités et à énoncer clairement leur soutien au dialogue et nous les appelons à exercer leur autorité sur les chefs des armées et des milices", indique un communiqué conjoint publié samedi par la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Le texte appelle les participants "à entamer les discussions de manière constructive et avec de la bonne volonté pour parvenir à un accord sur un gouvernement d'union nationale et des arrangements pour un cessez-le-feu dès que possible". Ce vendredi, des combats ont éclaté au moment où le dialogue entre les deux Parlements rivaux libyens reprenait à Skhirat, au Maroc, sous l'égide de l'ONU.

 Menace terroriste grandissante

Ils ont continué ce samedi à opposer les milices de la coalition Fajr Libya, qui contrôle Tripoli, à celles du gouvernement libyen internationalement reconnu, basé à Tobrouk (est), dans un secteur situé à 80 km au sud de la capitale, a rapporté un photographe de l'AFP. "Nous sommes très préoccupés face à la menace croissante des groupes terroristes en Libye, y compris Daesh, qui a étendu sa présence en Libye en raison de l'absence d'un gouvernement central fort et uni dans le pays", ont indiqué les signataires du communiqué en référence au groupe État islamique (EI).

"Le processus conduit par l'ONU et destiné à mettre en place un gouvernement d'unité nationale est le meilleur espoir pour les Libyens d'apporter une réponse à cette menace terroriste et de faire face à la violence et à l'instabilité qui entravent la transition et le développement de la politique libyenne", ont-ils ajouté. Livrée aux milices depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 après huit mois de révolte, la Libye est le théâtre de combats entre les différentes factions, mais aussi entre milices et forces pro-gouvernementales. Depuis des semaines, elle est en outre la cible d'attaques revendiquées par l'EI qui contrôle des pans entiers de territoire en Syrie et en Irak.


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Victoire statistique de la BCE

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Mario Draghi en juin 2014


 

Ceux qui font du mauvais esprit vont trouver curieuse cette concomitance : les statistiques de la BCE ne viennent-elles pas à point pour montrer dès maintenant les bienfaits de la campagne de rachats ?

 

Lundi 9 mars 2015 était un jour doublement historique pour la Banque Centrale Européenne. D’une part, elle lançait son programme de rachats d’emprunts publics à taux nul ou négatif. D’autre part, elle annonçait que la zone euro s’engageait dans une période de croissance soutenue et révisait de manière encourageante ses prévisions pour les deux prochaines années.

Ceux qui font du mauvais esprit vont trouver curieuse cette concomitance : les statistiques de la BCE ne viennent-elles pas à point pour montrer dès maintenant les bienfaits de la campagne de rachats ?

Payer pour prêter

On ne dira jamais assez l’audace de cette innovation, qui consiste pour la BCE à racheter des titres d’emprunts à un taux négatif. Entre les mains de ses détenteurs actuels, ces titres ne rapportent rien, parfois même ils leur coûtent : ce serait le cas pour un tiers des titres à acheter, avec des taux d’intérêt négatifs pouvant aller jusqu’à 1 ou 2 %. La BCE est bonne fille, elle ira jusqu’à acheter des titres à taux négatif s’il ne dépasse pas -0,2 %. Comprenons bien ce qui se passe : la BCE paye pour prêter !

Nous voici donc en rupture de capitalisme classique : fin de la course au profit, la perte est un bon optimum social. Évidemment cette nouvelle logique s’explique par le désir de venir au secours des banques de la zone euro surchargées en titres d’emprunt en général émis par les États. Et, de fait, la plupart de ces emprunts ont peu de chances de s’apprécier actuellement, ils ont même tendance à se déprécier. Toujours bonne fille, la BCE envisage sans hésiter de racheter non seulement des obligations émises à l’occasion d’emprunts d’État mais aussi celles qui ont été émises par diverses instances financières de l’eurozone, depuis le Fonds de stabilisation financière jusqu’à des agences nationales (comme l’Unedic et la Cades françaises), en passant par la Banque Européenne d’Investissement.

On peut insister sur le caractère massif de ces rachats. Dès ce mois, 50 milliards d’euros seront proposés aux financiers européens. Mais la cible est le rachat de quelque 1.100 milliards d’euros d’ici septembre 2016. « On ne manquera pas de vendeurs », rassure Mario Draghi.

Les prêts font les dépôts

Plus la BCE prêtera, plus ses actifs se gonfleront. Plus les actifs gonflent, plus le passif peut s’accroître. « Loans make deposits » (les prêts font les dépôts)  est un vieil adage bancaire : plus un banquier a de créances en portefeuille, plus il peut lui-même s’endetter. La BCE pourra donc émettre davantage d’euros, chaque euro étant une dette de la BCE.

Évidemment, il s’agit d’un jeu de masses comptables qui n’a aucun rapport ni avec la qualité des prêts accordés ni avec la nature des dettes contractées par la banque. L’important n’est-il pas que l’argent abonde dans la zone euro et permette à son tour de financer des crédits et du pouvoir d’achat de nature à relancer l’économie ? Autre conséquence heureuse : n’est-ce pas soulager les finances publiques des États endettés que de leur racheter leurs dettes et d’éviter les crises de trésorerie qui coûtent cher ? L’opération est donc parfaite… si l’on croit que l’inondation monétaire est une bonne chose. En fait, comme l’avait dit Jacques Rueff à propos des DTS (droits de tirage spéciaux) inventés par le FMI en 1969, c’est « un plan d’irrigation en période d’inondation ».

Les clignotants au vert

Si la démonstration précédente ne vous a pas convaincus, la BCE va vous donner des chiffres incontestables. En effet, les services statistiques de la banque vont donner des prévisions tout à fait rassurantes : le taux de croissance du PIB, qu’on attendait en général à 1% en 2015, sera à 1,5 % et atteindra 2% en 2017. Le taux d’inflation, qui était prévu à 0 % cette année, sera à 0,8 et atteindra 2% en 2017 (on dit maintenant que c’est le « taux d’inflation qui assure la stabilité des prix », curieuse manière de transformer une hausse en stabilité). Enfin, les taux de déficits publics dans la zone seront diminués de 2 % dans l’ensemble de la zone dès cette année. Une pure merveille ! Évidemment la BCE ne peut dire comment ces performances au niveau de la zone se répartissent entre les 19 pays qui la composent – mais on sait que la France est en dessous des performances d’ensemble. Voilà donc une belle victoire statistique qui autorise certains commentateurs à annoncer que les clignotants sont maintenant au vert. Daltoniens sans doute. Ce qui est sûr, c’est que l’euro chute à toute allure (il sera peut-être ces jours prochains à parité avec le dollar), que la France n’a visiblement pas bénéficié de l’euro faible, le déficit du commerce extérieur s’est accru, et que la courbe du chômage se tord de rire.

 

Par Jacques Garello.

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