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Qui sont les signataires de l'appel contre le sexisme ? 

Qui sont les signataires de l'appel contre le sexisme ?  | Think outside the Box | Scoop.it

Christine Lagarde, Roselyne Bachelot, Aurélie Filippetti et Dominique Voynet, quatre des 17 signataires. 

 

Les 17 ministres qui ont signé la tribune publiée dimanche dans le JDD contre le sexisme ont toutes été témoins de près ou de loin les inégalités entre les hommes et les femmes. Certaines d'entre elles l'ont subi directement.

 

Roselyne Bachelot, ministre de l'Ecologie (2002-2004), de la Santé et des Sports (2007-2010) puis des Solidarités (2010-2012)

Pour elle, l'UMP (désormais Les Républicains) est un "parti de machos patentés". Roselyne Bachelot as toujours subi les attaques sexistes, visant ses choix vestimentaires ou son franc-parler. En 1982, quand elle démarre sa carrière politique, Roselyne Bachelot se retrouve pour la première fois à la tribune de l'Assemblée et entend un député de son camp lancer : "Tiens, c'est le concert des vagins!" Depuis, elle se bat sans cesse contre les dérapages des élus, mais aussi contre certains comportements de ses collègues féminines : "Nous sommes encore trop marquées par ce qu’on appelle la 'psychologie du harem' où celle qui est choisie par le doigt du sultan l’est au détriment des autres", confiait-elle ainsi àElle.

L'appel des 17 ex-ministres contre le sexisme : "Nous ne nous tairons plus"

 

Michelle Demessine, secrétaire d'Etat au Tourisme (1997-2001)

Michelle Demessine, sénatrice communiste du Nord, a beaucoup travaillé sur les inégalités hommes-femmes, notamment au sein de l'Union des femmes françaises dans les années 70-80.

 

Cécile Duflot, ministre du Logement (2012-2014)

"Dans 95% des cas, les femmes qui parlent [de faits de harcèlement, NDLR] quittent leurs fonctions, elles démissionnent ou elles sont virées. Je me battrai pour les femmes de notre parti", a lancé vendredi Cécile Duflot suite à l'affaire Baupin. La responsable écologiste connaît bien le problème. La scène est connue : le 17 juillet 2012, alors qu'elle répond à une question de l'opposition au Palais Bourbon, la ministre est huée par une partie des députés - masculins - de droite, sa robe à motifs bleus émoustillant la gent masculine. Ce qui ne l'a pas empêché de répondre, le regard assassin :

 

Lire notre interview de Cécile Duflot : "J'ai parfois été désarmée face au sexisme et je le regrette"

 

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture (2012-2014)

"Les ministres font partie du milieu politique qui reste très machiste et phallocratique", commentait Aurélie Filippetti en mai 2014, quelques mois avant de quitter le gouvernement. Elle s'agaçait alors d'une nouvelle attaque sexiste qui visait Ségolène Royal. L'ancienne ministre de la Culture a d'ailleurs témoigné dans l'un des dossiers judiciaires concernant Dominique Strauss-Kahn. Dans l'affaire Tristane Banon, elle a ainsi constaté, selon des propos cités à l'époque par Le Figaro que l'ancien patron du FMI, avant que le scandale n'arrive, était "un personnage dangereux pour les femmes".

 

Elisabeth Guigou, garde des Sceaux (1997-2000) puis de l'Emploi (2000-2002)

En 1997, Elisabeth Guigou publie Etre femme en politique. Dans ce plaidoyer pour une parité sexuelle chez les élus, elle liste les anecdotes dont elle a été la victime avant de devenir ministre : "Par exemple, un matin, j'ai vu mes affiches de campagne [lors des cantonales de 1994, Ndlr] barrées d’un large bandeau proclamant : 3615 TONTON." Une référence, explique-t-elle, aux adresses de minitel rose de l'époque. Son passage place Vendôme ne lui a pas évité d'autres attaques. Encore récemment, en juin 2012, elle étaitcandidate au Perchoir de l'Assemblée. L'un de ses concurrents, Jean Glavany, lui a alors lancé : "L’adéquation d’un homme pour le poste, cela ne se mesure pas à la longueur des cheveux ou de la jupe."

 

Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie (2009-2010) puis ministre des Sports (2010-2011)

"En matière d'attaques sexistes, j'ai été gâtée!" Interrogée parMarie Claire en mars 2015, la centriste Chantal Jouanno raconte avoir subi. Elle a notamment été marquée par "la rumeur d'une relation avec l'ancien Président de la République Nicolas Sarkozy qui signifiait clairement que j'en étais arrivée là parce que…" Le sexisme dans son milieu? Elle le résume en une formule bien à elle : "En politique, on aime bien l'image des femmes, mais pas le son."

 

Nathalie Kosciuszko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Ecologie (2007-2009), à l'Economie numérique (2009-2010) puis ministre de l'Ecologie (2010-2012)

NKM a subi l'inégalité entre hommes et femmes politiques lors de ses grossesses comme elle le racontait en 2013 : "A chaque grossesse, j'ai perdu une opportunité de devenir ministre. Les deux fois, des hommes m'ont appelé - le président de la République (Jacques Chirac) et la deuxième fois le Premier ministre (François Fillon) - et ils m'ont dit 'bon, tu ne seras pas ministre puisque tu es enceinte'." En 2011, lors de la chute de DSK, elle réagissait également : "C'est le type d'hommes contre lequel les femmes de mon âge doivent se battre pour que les femmes de 20 ans n'aient pas de problème."

Lire : Les Républicains, un parti macho? "Une réalité indéniable"

 

Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur (2005-2007), ministre de l'Agriculture (2007) puis première (et seule) femme ministre l'Economie et des Finances (2007-2011) de l'histoire française.

L'ancienne patronne de Bercy a toujours agi contre le sexisme en prouvant sa capacité à faire mieux que les hommes. En mars 2015, elle s'est ainsi confiée au JDD : "J'assiste à des réunions de hauts dirigeants partout dans le monde. Les femmes sont entre 8% et au plus 15% des personnes autour de la table. Toutes les études montrent que l'égalité entraîne l'amélioration des conditions économiques et sociales [...] Je continue de penser qu'un Lehman Sisters aurait causé moins de problèmes qu'un Lehman Brothers."

Lire les confidences de Christine Lagarde : "En France, les femmes me disent qu'elles sont fières de moi"

 

Marylise Lebanchu, secrétaire d'Etat aux PME et au Commerce (1997-2000), garde des Sceaux (2000-2002) puis ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique (2012-2016)

Le sexisme? "J'en ai plus souffert au gouvernement qu'à l'Assemblée", assurait Marylise Lebranchu en mai 2011 au moment de la chute de DSK. "Retourne à la maison", lui avait ainsi lancé un député en plein débat parlementaire quand elle était ministre.

 

Corinne Lepage, ministre de l'Environnement (1995-1997)

Corinne Lepage a une façon bien à elle de lutter contre le sexisme en politique. A chaque fois qu'elle a présenté des listes électorales à un scrutin, via son parti Cap 21, elle a tenté d'installer des femmes à leur tête. Son combat pour la parité électorale a porté ses fruits, puisque la loi oblige désormais une parité stricte entre les candidats. En 2006, alors que Ségolène Royal n'avait pas encore remporté l'investiture socialiste en vue de la présidentielle de 2007, Corine Lepage a même écrit un roman de politique fiction,Et si c'était elle?, dans lequel elle imagine une femme accéder à l'Elysée.

 

Valérie Pecresse, ministre de l'Enseignement supérieur (2007-2011) puis du Budget (2011-2012)

"Extrêmement choquée" par l'affaire Baupin, la patronne de la région Ile-de-France est, à chaque campagne électorale, la cible d'attaques sexistes. Dernière en date, celle de son adversaire socialiste lors des régionales, Claude Bartolone, qui a lancé en meeting : Valérie Pécresse "veut mettre la région en rang, en uniforme, un serre-tête dans les cheveux". Un peu plus tôt, le socialiste Jean-Paul Huchon l'avait traité de "spice girl blonde". L'ancienne ministre n'en oublie pas le machisme inhérent à son propre parti. Elle a ainsi décrit les arguments utilisés au sein de l'UMP/Les Républicains : "J'ai eu droit à tout […] Il ne faut pas mettre une femme candidate aux élections, parce que les femmes ne votent pas pour les femmes! Il ne faut pas mettre une femme candidate aux élections, parce que les femmes de droite, elles veulent rester à la maison!"

 

Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME et à l'Economie numérique (2012-2014), secrétaire d'Etat au Commerce extérieur (2014) puis ministre de la Culture (2014-2016)

De son propre aveu, Fleur Pellerin n'a pas trop souffert du sexisme… jusqu'à son entrée dans l'exécutif en 2012. Dès lors, elle a subi de multiples attaques, en particulier après son accession au poste de ministre de la Culture où elle a multiplié les couacs de communication. Loin de lui reprocher son action politique, elle s'est vue qualifier de "pot de fleur" par le député UMP Marc Le Fur. Le journaliste Daniel Schick lui a ensuite demandé si elle était ministre parce qu'elle est "une belle femme"… La ministre a notamment contre-attaqué en imposant des objectifs de féminisation dans les conventions signée entre la Rue de Valois et les théâtres.

 

Monique Pelletier, secrétaire d'Etat à la Justice (1978) puis ministre déléguée à la Condition féminine (1978-1981)

C'est l'une des premières ministres chargées des Droits des femmes. Mais Monique Pelletier a aussi été agressée pendant son mandat, en 1979, par un sénateur. Ce dernier s'était jeté sur elle, en privé, la forçant à l'embrasser. "Je n'ai rien dit, rien fait", a-t-elle avoué cette semaine auprès du JDD, reconnaissant "avoir honte pour son silence".

Lire aussi : Une ancienne ministre agressée il y a 37 ans : "Honte à moi de mon silence!"

 

Yvette Roudy, ministre des Droits des femmes (1981-1986)

Elle est sans doute l'une des premières à s'être battue publiquement contre le sexisme. Ministre des Droits des femmes des premières années Mitterrand, Yvette Roudy a très tôt défendu le principe de la parité lors des échéances électorales. Encore en 2012, elle regrettait auprès du JDD que "les femmes [soient] les grandes absentes de la campagne présidentielle".

 

Catherine Trautmann, secrétaire d'Etat aux Personnes âgées et handicapés (1988) puis ministre de la Culture (1997-2000)

Comme toutes les autres, Catherine Trautmann a été la cible des nombreuses attaques, mais sa nomination en tant que ministre de la Culture a sans doute déclenché la plus importantes salves de critiques. Claude Allègre, son collègue pourtant, l'a ainsi qualifié d'"erreur de casting", quand Frédéric Mitterrand - comme il l'écrit dans un livre intitulé La récréation - l'avait prise pour une "femme de ménage".

 

Dominique Voynet, ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement (1997-2000)

En 2014, Dominique Voynet a renoncé à la mairie de Montreuil et s'est mise en retrait de la vie politique notamment à cause du machisme ambiant. Celle qui s'est toujours battu pour les droits des femmes insiste, entre autres, sur le traitement médiatique des élues. Alors qu'on la disait "froide et odieuse" dans un article, elle a ainsi regretté : "Chez un homme, le même comportement est qualifié d’exigeant et moi je serais 'odieuse'."

 

Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme (2007-2009) puis des Sports (2009-2010)

L'an dernier, alors qu'elle était en plein divorce avec l'UDI, son ancien parti, Rama Yade a publié une Anthologie regrettable du machisme en politique. Elle compile les anecdotes dont certaines la concernent. "Personne ne te le dira, mais ta jupe est trop courte", lui avait-on dit lors de l'une de ses premières séances aux questions au Sénat en 2007. "Il n'y a jamais eu autant de remarques sexistes" que sous Sarkozy, regrette-t-elle.

 

Gaël Vaillant - leJDD.fr

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NKM et Hidalgo signent un manifeste "pour sortir la politique du Moyen-Age"

NKM et Hidalgo signent un manifeste "pour sortir la politique du Moyen-Age" | Think outside the Box | Scoop.it

Pour dénoncer les attaques sexistes à l'encontre de la députée Véronique Massonneau, les députées socialistes avaient boycotté l'ouverture de la séance de questions au gouvernement, le 9 octobre.
 

NKM, Anne Hidalgo, Pascal Durand, Eva Joly, Noëlle Lenoir, ou encore Barbara Pompili cosignent avec une cinquantaine d'élus un manifeste pour mettre un terme aux pratiques dégradantes visant les femmes politiques.

 

 http://www.femmesetpouvoir.fr/

 

A couteaux tirés pour la campagne des municipales à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo sont au moins d'accord sur un point: elles ont toutes deux signé le manifeste "Sortons la politique du Moyen-Âge!", à l'initiative des élues du réseau "Femmes et Pouvoir". Ce texte, paraphé par une cinquantaine d'élus de tous bords dont Barbara Pompili, Chantal Jouanno, Marie-Jo Zimmermann, Rama Yade, Eva Joly, Pascal Durand ou encore Laurence Rossignol sera rendu public à l'occasion de la deuxième édition du Forum "Femmes & Pouvoir", à Paris. 

Le manifeste réclame "la fin des pratiques moyenâgeuses en politique: exclure les femmes des réunions, leur couper la parole, faire des bruits d'animaux pendant leurs interventions, sauter leur tour sur la liste quand il faut se choisir un chef, qualifier leur mandataire financier de 'souteneur' qui vient 'relever les compteurs', déclarer 'elle a 45 ans, elle va être ménopausée, elle va nous faire chier!'", détaille ainsi le texte. 

Pour de nouvelles pratiques politiques

"Au 21ème siècle, les femmes politiques sont ministres, candidates à la mairie de Paris, ou maires de grandes villes, Présidentes de Conseil régional et général; sont investies sur des circonscriptions difficiles, et remportent souvent sur ces territoires des victoires largement méritées; sont aussi maires de petites villes, engagées pour servir leurs concitoyens sur des mandats souvent bénévoles (5000 femmes maires en France); remettent en question les fonctionnements internes de leurs partis politiques, et s'engagent pour que la politique ne se fasse plus par cooptation mais au mérite", rappellent les élus. Le manifeste défend la promotion de "nouvelles pratiques politiques, respect, représentativité, renouvellement, et écoute de nos concitoyens et concitoyennes". 

Pour Julia Mouzon, polytechnicienne passée par Bercy et fondatrice du réseau, l'objectif est bien de "mobiliser l'opinion publique pour arriver à une tolérance zero du sexisme dans la sphère politique". Et la jeune femme de citer l'épisode dit du "poulegate", le 9 octobre dernier, lorsque la députée Véronique Massonneau avait été singée publiquement en poule par un parlementaire. "Le poulegate, ce fut la goutte d'eau. Mais ce sont des situations d'humiliations que les élus de terrain vivent quotidiennement". A la suite de cet épisode, le réseau Femmes et Pouvoir avait lancé une pétition qui revendique à ce jour 17 000 signatures.

 

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