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Le virus Zika, une menace pour les bébés d'Amérique latine

Le virus Zika, une menace pour les bébés d'Amérique latine | Think outside the Box | Scoop.it

Une simple piqûre de moustique et, quelques mois plus tard, un bébé qui naît avec une boîte crânienne anormalement petite : en Amérique latine, le virus Zika commence à semer la panique, avec déjà des milliers de nourrissons touchés.

Il y a trois mois, quand les premières informations sur un lien entre ce virus et la microcéphalie, une anomalie congénitale rare, ont paru au Brésil, Jacinta Silva Goes venait d'apprendre qu'elle attendait son troisième enfant.

"J'ai très peur", confie à l'AFP cette employée domestique de Sao Paulo, qui ne sait pas comment se protéger face au moustique tigre, vecteur du virus.

"Pour l'instant je n'utilise pas d'anti-moustiques car le médecin ne m'a rien dit, il ne m'a pas parlé du virus Zika. Tant qu'il ne me dit pas quoi faire, je ne peux rien décider par moi-même car ça peut être dangereux pour le bébé", ajoute la femme de 39 ans.

Très demandés, les produits anti-moustiques ont vu leur prix flamber ces dernières semaines au Brésil.

Dans la région, les craintes face au virus ont entraîné la fumigation du plus grand cimetière de Lima mais aussi des recommandations inédites de la part des gouvernements colombien et salvadorien : ne pas tomber enceinte.

Des produits anti-moustiques en vente dans une pharmacie, le 21 janvier 2016 à Sao Paulo au Brésil © Miguel Schincariol AFP

L'infection en elle-même semble inoffensive : non contagieuse, elle se manifeste par des symptômes grippaux (fièvre, maux de tête, courbatures) avec des éruptions cutanées, trois à douze jours après la piqûre par le moustique. Dans 80% des cas, la maladie, très rarement mortelle, passe inaperçue.

- Brésil, pays le plus touché -

Le danger est pour les femmes enceintes et leur bébé. Après des mois de spéculations, des scientifiques brésiliens ont confirmé cette semaine que le virus se transmet de mère à enfant via le placenta.

Arrivé l'an dernier sur le continent, le Zika s'est propagé à très grande vitesse dans la région où le moustique tigre, qui transmet aussi la dengue et le chikungunya, est omniprésent, raconte Sylvain Aldighieri, chef du département des maladies transmissibles de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).

Des femmes enceintes attendent pour une consultation à la maternité de Tegucigalpa, le 21 janvier 2016 au Honduras © ORLANDO SIERRA AFP

Selon l'OPS, 18 pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont confirmé la présence du virus sur leur territoire. Le plus touché est le Brésil, qui ne communique pas le nombre de personnes infectées mais les cas de microcéphalie qui pourraient être liés.

Car étrangement, pendant que le virus s'étendait, les cas de microcéphalie se sont multipliés : pour l'instant, il n'existe aucune preuve scientifique du lien entre les deux, mais les spécialistes s'alarment face au nombre de cas suspects de cette malformation congénitale, néfaste au développement intellectuel.

Il sont près de 3.900 au Brésil, contre 1.248 en novembre dernier, et seulement 147 sur toute l'année 2014.

Le virus frappe en Colombie, avec 13.500 personnes touchées (et une centaine de cas de microcéphalie), au Salvador (5.561 malades) et au Honduras (608). Quelques dizaines de cas ont été recensés dans les autres pays.

Les scientifiques étudient également un possible lien entre le Zika et le syndrome de Guillain-Barré, qui entraîne une paralysie pouvant être irréversible.

- Voyages et grossesses déconseillés -

L'inquiétude atteint les Etats-Unis, qui recommandent aux femmes enceintes d'éviter de se rendre dans 14 pays d'Amérique latine et des Caraïbes.

Une mauvaise nouvelle pour le secteur touristique, à deux semaines du carnaval et quelques mois des Jeux olympiques du Brésil, pays en récession qui compte sur l'arrivée massive de visiteurs pour doper ses recettes.

A Paris, Emilie Goldman a choisi, par prudence, d'annuler son voyage à Bahia (nord-est du Brésil). Son premier enfant doit naître en avril.

"En France on ne parlait pas de ça", raconte cette femme de 33 ans. "Mais j'ai commencé à parler avec certains médecins pour savoir les répercussions et je me suis rendue compte que, pour une semaine de vacances, ça ne vallait pas la peine de prendre tant de risques".

Si le gouvernement colombien conseille d'éviter toute grossesse dans les six prochains mois, il se veut aussi rassurant.

"Le lien entre microcéphalie, Guillain-Barré et le virus Zika n'est encore qu'une suspicion, et non une certitude, il n'y a pas d'études en profondeur à ce sujet", a expliqué le vice-ministre de la Santé, Fernando Ruiz.

Mais le pays prévoit déjà plus de 600.000 cas du virus pour 2016.

22/01/2016 09:06:08 - Sao Paulo (AFP) - Par Rosa SULLEIRO - © 2016 AFP

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Un supervirus mortel créé à partir de celui de la grippe aviaire

Un supervirus mortel créé à partir de celui de la grippe aviaire | Think outside the Box | Scoop.it
Un groupe de scientifiques menés par le virologue Ron Fouchier vient d'annoncer qu'ils étaient parvenus à créer un supervirus à partir de la souche H5N1 responsable de la grippe aviaire. Fortement contagieux et mortel, ce microorganisme serait capable d'éliminer des millions de personnes.

La nouvelle a créé l'inquiétude et un vif débat dans la communauté scientifique. Depuis peu, un groupe de scientifiques mené par Ron Fouchier un virologue du Centre Medical Erasmus aux Pays-Bas tente de faire publier les travaux qu'ils viennent d'achever. Mais la communauté scientifique est loin de les laisser faire. Le problème : le résultat de leurs travaux. Alors qu'ils menaient des recherches afin de mieux comprendre le virus H5N1 responsable de la grippe aviaire, ceux-ci en sont arrivés à créer un supervirus mortel et encore plus contagieux que le microorganisme originel.

En effet, la souche actuelle de H5N1 a jusqu'à aujourd'hui entrainé la mort d'environ 500 personnes mais elle n'est pas assez contagieuse pour provoquer une pandémie mondiale. Au cours de leur étude, Ron Fouchier et ses collègues ont découvert que cinq mutations génétiques ajoutées au virus étaient suffisantes pour qu'il se propage bien plus facilement. Le virologue a ainsi avoué que l'organisme qu'ils avaient conçu était "l'un des virus les plus dangereux que l'on pouvait créer", cite le Daily Mail. Selon les experts, il serait même tout à fait capable de se répandre et de causer des millions de morts, s'il venait à sortir du laboratoire.

Mais pourquoi créer une telle menace ? Le virologue néerlandais a expliqué que le but de leurs recherches était de préparer l'humanité à l'éventualité qu'un tel supervirus apparaisse dans la nature, afin que les scientifiques entrevoient ainsi un moyen de le combattre et sache comment élaborer un vaccin. Toutefois, les capacités du virus effraient bien plus comparé à cet objectif aussi louable soit-il. Les spécialistes craignent notamment, qu'en publiant leur recette, les chercheurs ne permettent à certains de transformer le virus en arme biologique de destruction massive.

"Comparé à lui, l'anthrax ne fait pas du tout peur"

Avec toutes les informations, il serait alors possible de recréer le virus, théoriquement du moins : "ce n'est vraiment pas difficile, si l'on possède assez d'argent, un certain savoir-faire et un laboratoire moderne", confirme l'immunologue bernois Beda Stadler cité par 20 minutes.ch. "Je ne connais aucun organisme pathogène qui fasse aussi peur que celui-là. Comparé à lui, l'anthrax ne fait pas du tout peur", a confié pour sa part Paul Keim, le président de National Science Advisory Board for Biosecurity (NSABB), organisme qui est justement chargé de relire l'étude que souhaite publier les chercheurs. Toutefois, le NSABB n'est pas en mesure d'interdire la publication, il peut seulement demander aux revues de la refuser.

Expert de la grippe et des défenses biologiques, Michael Osterholm qui est aussi directeur du Center for Infectious Disease Research and Policy à l'université du Minnesota, reconnait quant à lui que les travaux ont une réelle importance médicale. S'il ne semble donc pas s'opposer à leur publication, il suggère néanmoins que certaines informations soient dissimulées et ne soient dévoilées qu'à ceux qui en ont réellement besoin. "Nous ne voulons pas donner à des personnes malintentionnées une carte routière de comment transformer un microbe mauvais en microbe très mauvais", a t-il ajouté toujours cité par le Daily Mail.

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