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Propagande de guerre : 5 principes

Invité vendredi 6 septembre dans un numéro de « Ce soir ou jamais » consacré au thème « Intervenir ou pas en Syrie : le dilemme ! », le journaliste belge Michel Collon rappelle quelques grands principes de la propagande de guerre que subissent actuellement les populations occidentales, dont la française :

1) cacher les intérêts,

2) cacher l’histoire – il rappelle au passage que Roland Dumas a été sollicité par le Royaume-Uni, il y a deux ans, pour participer à « quelque chose contre la Syrie »,

3) diaboliser l’adversaire,

4) donner à l’intervention un habillage humanitaire et diplomatique,

5) monopoliser le débat sur les grands médias et empêcher les adversaires de s’exprimer. « Si on veut une humanité solidaire et sans guerre, il faut voir qui provoque les guerres », attaque-t-il.

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LE PEUPLE FRANCAIS EN PLEINE INTERROGATION...!

LE PEUPLE FRANCAIS EN PLEINE INTERROGATION...! | Think outside the Box | Scoop.it

Les français sont dans l'interrogation. Ils savent, c'est indéniable que des gaz sarin ont été utilisés et cela va à l'encontre de la convention de Genève (1997) qui interdit l'usage des armes chimiques. La ligne rouge a été dépassée et il est logique que les choses soient mises au clair car l'escalade n'est pas loin dans le cas contraire... mais qui les a lancé ? qui les a ordonné ? là est la question...! Mais aussi, pourquoi se lancer dans un conflit avec comme seul allié, les américains sans avoir derrière soi le reste de l'Europe ? Les questions se bousculent, sans avoir la plus petite réponse. Les représentants du Peuple français ; les députés et les sénateurs pourront peut-être, je dis bien peut-être poser les bonnes questions. Seront-ils entendus ? Le Parlement est-il représentatif de tous les français ? et surtout ; à quoi cela va-t-il servir puisqu'au final c'est, d'après la Constitution de la 5ème République, le Président et lui-seul qui doit prendre cette grave décision. La Démocratie, ce grand et noble mot qui signifie : régime dans lequel le peuple exerce la souveraineté en contraste avec la Monarchie absolue qui donne les pouvoirs à un seul homme, sonne aujourd'hui bizarrement aux oreilles des français. 

Les tergiversations des États-Unis ont fait peur aux européens car une frappe ne doit pas être annoncée des semaines, voire des mois à l'avance ; le pays a le temps de s'organiser et cela n'a plus aucun sens...

Rien ne sortira au Parlement cet après-midi que l'on ne sache déjà mais cela apaisera certains français ! Alain Vidalies, Ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, ne disait-il pas ce matin sur la chaîne Itélé, répondant aux questions suivantes ; 74% des français veulent un vote au Parlement, que répondez vous à cela ? 
"La Constitution est claire sur ce sujet c'est au Président et à lui seul de décider"
Mais 74% des français c'est tout de même important, c'est le peuple
"D'autres instances décideront"

Cela a de quoi faire réfléchir !!


 

JADEIQUE


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Syrie : lettre ouverte de François Bayrou au Président de la République

Syrie : lettre ouverte de François Bayrou au Président de la République | Think outside the Box | Scoop.it

François Bayrou estime qu'une intervention militaire en Syrie engagerait la France "dans une voie périlleuse" faisant "courir un grand risque à l'avenir". Il appelle François Hollande à envisager les autres solutions.

"Monsieur le Président,

Votre décision d’engager la France en Syrie est prise et l’attaque est imminente.

Je veux cependant vous dire à quel point cette décision est périlleuse. Cette décision est prise sans consultation du Parlement, à la différence de Cameron qui a respecté le refus des députés britanniques et aussi d'Obama qui a annoncé qu'il consulterait le Congrès.

Un tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence. Il est impensable cette fois-ci que le Parlement ne soit pas consulté.

Il y avait urgence au Mali. Il fallait agir dans la minute : vous l’avez décidé, vous avez bien fait, et je vous ai soutenu publiquement sans hésitation ni réserve.

En Syrie, la situation n’est pas la même. S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques (les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14), les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales?

Vous allez intervenir avec des buts incertains. Vous annoncez que vous ne voulez pas renverser Assad et peser sur l’issue du conflit!… C’est une déclaration diplomatiquement hypocrite et qui n’a pas de crédibilité.

Il ne s’agit pas d’un "avertissement" : il s’agit d’une intervention faite pour mettre à genoux le régime actuel (à bien des égards détestable) et donner la victoire à ses adversaires.

Qui sont ces adversaires? À qui s’apprête-t-on à donner la Syrie et de larges pans de la région? À des forces fondamentalistes engagées dans une entreprise globale d’instauration de l’islamisme politique, au cœur de l’affrontement séculaire et désormais brûlant entre sunnites et chiites.

Qui seront les victimes? D’abord ceux que nous frapperons directement, militaires et parfois civils ; ensuite les communautés minoritaires en Syrie, les différentes communautés chiites, les communautés chrétiennes d’Orient (qui adressent une supplique unanime pour qu’on renonce à cette attaque) ; enfin le Liban, dans l’existence et l’équilibre duquel nous avons une responsabilité historique et où des forces françaises sont engagées - et exposées - dans le cadre de la Finul…

La frappe n’est pas non plus la seule solution.

Il est une gamme de rétorsions, de poursuites et de sanctions, conduisant les coupables jusqu’au Tribunal pénal international, qui auraient le même effet dissuasif sans exposer aux mêmes risques. Et qui pourraient, elles, conduire à la seule solution que l’on doive espérer, négociation et solution politique protégeant toutes les minorités. La France a, vis-à-vis de la Syrie, du Liban et des communautés minoritaires religieuses et ethniques de la région, une responsabilité historique et affective.

Et la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même!

Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas.

François Bayrou."

Faites entendre votre voix !Partagez cet article avec vos contacts sur les réseaux sociaux.Envoyez cet article par mail à votre entourage.
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Guerre en Syrie : Les militaires américains se rebiffent !

Guerre en Syrie : Les militaires américains se rebiffent ! | Think outside the Box | Scoop.it
Hauts gradés et simples soldats, de plus en plus de militaires américains expriment sur les réseaux sociaux leur opposition à aller combattre en Syrie, refusant de faire la guerre aux côtés d'Al Qaïda.

 

Sur la toile les militaires américains (vétérans ou en activité) font connaître leur refus de participer à la très prochaine guerre en Syrie. A l’instar du Colonel Mansoor aujourd’hui professeur d’histoire militaire, hauts gradés comme simples hommes de troupe, ne voient pas l’intérêt d’une telle guerre. Les tristes bilans des guerres afghanes et irakiennes sont toujours présents dans les esprits.

Fin août, le Washington Post relayait le rapport d’officiers américains exprimant leurs réserves par rapport à l’option militaire retenue par le président Obama. Cette situation relève d’un véritable malaise chez les soldats américains, qui subissent également les coupes budgétaires. «Notre implication en Syrie est si dangereuse à bien des niveaux, et le vétéran américain du XXIème siècle est plus soucieux de l’éviter plus que quiconque. Ca dépasse mon entendement que nous soyons ignorés » estime le caporal Jack Mandaville (ex des marines en Irak).

Actuellement, la « révolte » surgit sur les réseaux sociaux et repose sur la publication de photos de soldats masquant leur visage à l’aide de pancartes où l’on peut par exemple lire : « Je n’ai pas rejoint l’armée pour combattre pour Al-Quaïda dans une guerre civile syrienne ».  Pour ces soldats, l’intervention américaine dans le conflit syrien se fera contre le régime de Bachar Al-Assad et donc avec les rebelles syriens du front Al-Nosra adoubés par Al-Qaïda en avril dernier. 

Preuve de cette connivence, les pays du golfe, alliés des Etats-Unis, financent et arment le front Al-Nosra. Obama a également affirmé que la CIA prépare une cinquantaine de rebelles prêts à agir en Syrie. La révolte des militaires américains est donc cohérente, comment peuvent-ils accepter de se battre aux côtés de la même nébuleuse islamiste responsable du drame du World Trade Center  et qui justifia les guerres américaines (afghanes et irakiennes) pour lesquelles ils furent envoyés? Autre signe de ce mécontentement, des fuites sur les plans d’attaques en Syrie provenant probablement du Pentagone selon site d’information américain Politico.

Surfant, sur ce vent de révolte, le congressman républicain Justin Amash rassure les GI’s sur twitter : « J’ai entendu un grand nombre des membres des forces armées. Le message qui revient en permanence est : s’il vous plaît votez contre l’intervention militaire en Syrie ». 

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Attaques chimiques en Syrie : il faut recourir au droit plutôt qu'aux armes

Attaques chimiques en Syrie : il faut recourir au droit plutôt qu'aux armes | Think outside the Box | Scoop.it

Le ministère de la Défense a publié des images d'attaques chimiques en Syrie (defense.gouv.fr)

 

LE PLUS. La France vient de publier un rapport attestant de l'usage par le régime syrien d'armes chimiques contre les civils, et ce à plusieurs reprises. Les inspecteurs de l'ONU, eux, enquêtent encore sur place.

 

Que faire de ces preuves, avérées ou à venir ? Corinne Lepage, eurodéputée, propose "une sortie par le haut".

Il n’est pas contestable que dès lors qu’il serait établi, l’emploi de gaz toxique aux fins de tuer une partie de la population constitue non seulement une violation caractérisée du protocole de Genève interdisant les gaz asphyxiants et les moyens bactériologiques de 1925, des principes de la charte des Nations unies, mais encore un crime contre l’humanité au sens de l’article 7 du statut de la Cour Pénale Internationale.

 

La question peut même se poser de savoir si ce crime ne peut pas être qualifié de génocide, comme prévu à l’article six et défini comme un crime contre l'humanité commis avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique ou religieux, comme tel.

 

La voie du droit

 

Dès lors, plutôt que de s’interroger sur des mesures militaires de rétorsion, qui apparaissent de plus en plus aléatoires et qui se heurtent manifestement à la volonté majoritaire des pays (France, Grande-Bretagne, États-Unis) concernés, pourquoi ne pas s’interroger sur la possibilité de faire juger les responsables de l’usage des gaz (quel qu’ils soient) pour ce qu’il aurait commis, à savoir des crimes contre l’humanité.

 

Certes, la Syrie, comme tous les autres pays du Moyen-Orient, n’a ni signé ni ratifié le statut de la Cour Pénale Internationale. Dans ces conditions, la Cour Pénale Internationale ne peut effectivement pas être saisie sur la base des deux premières conditions mises à sa compétence, à savoir lorsque l'accusé est ressortissant d'un État partie au statut ou qui accepte la juridiction de la CPI en l'espèce, ou lorsque le crime a été commis sur le territoire d'un État partie ou qui accepte la juridiction de la CPI.

 

En revanche, il est un troisième cas dans lequel, même lorsque l’État concerné n’est pas partie à la convention, la compétence de la cour est envisageable. C’est le cas dans lequel, en vertu du chapitre sept de la charte des Nations unies, le Conseil de sécurité a saisi le procureur de la cour pénale internationale. En effet, l’article 41 de la Charte permet au Conseil de sécurité de recourir à des mesures n’impliquant pas l’emploi de la force armée, parmi lesquelles la création d’un tribunal pénal international particulier.

 

Une sortie par le haut

 

Certes, on pourra objecter qu’il n’y a pas de certitude quant à l’auteur de l’utilisation des gaz. Mais c’est précisément l’objet d’une procédure pénale que d’établir les faits et, par voie de conséquence, les responsabilités éventuelles.

 

Le risque est grand dans les circonstances actuelles qu’après avoir fait des déclarations fracassantes, justifiées par l’horreur des armes utilisées et le précédent qu’elles constituent, il n’y ait en définitive aucune intervention, ce qui aboutirait à une situation encore plus catastrophique que celle préexistant aux menaces.

 

Dès lors, le recours au droit plutôt qu’aux armes permettrait d’exercer une répression sur Bachar al-Assad. Il serait infiniment plus difficile aux États membres du Conseil de sécurité actuellement tout à fait opposés à une intervention militaire de maintenir la même position, dès lors que les violations caractérisées du droit international seraient établies par les observateurs de l’ONU.

 

Cette sortie par le haut pour tous les protagonistes permettrait de faire ce qui pourrait être un contre-exemple tragique quant au fonctionnement du système international, le premier exemple d’une gestion mature d’un conflit de cet ordre. Elle donnerait à réfléchir aux criminels de l’humanité, et à commencer par ceux qui imaginent être au-dessus de toute règle.

 

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