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EXCLUSIF. Les retraites en or des conseillers généraux de l'Yonne

EXCLUSIF. Les retraites en or des conseillers généraux de l'Yonne | Think outside the Box | Scoop.it

Jean-Pierre Soisson, ancien ministre et ancien vice-président du conseil général de l'Yonne, a perçu plus de 100 000 euros en dix ans.

 

L'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne porte bien son nom. Les membres de cette association, tous d'anciens élus du département, reçoivent en effet par le biais de "l'Amicale" un généreux complément de retraite. À en croire les annexes aux comptes 2013 consultés par Le Point.fr, ils sont 24 à toucher entre 3 000 et 21 000 euros par an, avec une moyenne s'établissant à 10 600 euros annuels. Les épouses de dix conseillers généraux décédés profitent également du soutien de l'association. (Cf la liste des bénéficiaires et que nous nous sommes procurée que nous publions au bas de cet article.)

Cette discrète "caisse complémentaire de retraite" créée en 1975 compte parmi ses bénéficiaires des personnalités politiques de tous bords, qui ont en commun d'avoir toutes siégé à un moment ou un autre au conseil général de l'Yonne. L'ancien maire communiste de Sens, Jean Cordillot, a ainsi perçu 17 291 euros de pension en 2012 et 2013, tout comme Roger Lassalle, ex-député PS de l'Yonne. C'est 5 915 euros de plus que ce qu'ont empoché ces mêmes années les élus de droite Philippe Auberger, ex-député-maire UMP de Joigny ou Michel Pichon, ancien élu UDF.

11 376 euros par an pour deux anciens ministres

L'association sert aussi à améliorer la pension de plusieurs anciens ministres. Jean-Pierre Soisson, cofondateur du Parti républicain et ministre d'ouverture de François Mitterrand, a ainsi perçu plus de 100 000 euros en dix ans. En 2013, sa retraite complémentaire s'élevait à 11 376 euros. Tout comme celle d'Henri de Raincourt, ministre chargé des Relations avec le Parlement puis de la Coopération sous Nicolas Sarkozy. Coïncidence ? Ce dernier est déjà pris dans l'affaire dite de la "Caisse noire du Sénat", qui fait actuellement l'objet d'une enquête de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA). Comme il l'a lui-même admis récemment, le sénateur de l'Yonne touchait 4 000 euros par mois issus d'un compte bancaire ouvert au nom de l'UMP à la banque HSBC...

Henri Nallet, ancien garde des Sceaux de François Mitterrand, cumule lui aussi retraite complémentaire - 3 792 euros annuels - et ennuis judiciaires. Mis en cause dans l'affaire du Mediator, il a été auditionné en 2013 par les juges d'instruction qui s'intéressaient à ses dix années passées chez Servier.

29 euros de cotisation annuelle

Dans le cas de l'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne, le système n'a rien d'illégal. En effet, comme le prévoient les statuts, les membres de l'association cotisent afin de pouvoir bénéficier d'un complément de revenu lorsqu'ils quittent le CG 89. "Le but de cette amicale est de développer l'entraide entre conseillers généraux de l'Yonne, notamment en assurant à ses membres, ainsi qu'à leurs conjoints survivants, des allocations périodiques de retraite, dans des conditions fixées par le règlement intérieur", peut-on lire dans les statuts que nous publions au bas de cet article. Hubert Moissenet, maire honoraire de Saint-Georges sur Baulche et président de l'Amicale, précise : "L'objectif était d'assurer une retraite aux conseillers généraux avant la loi de 1992, qui a mis en place le statut de l'élu local. N'en bénéficient donc que ceux qui étaient déjà titulaires d'un mandat avant cette date, soit 24 retraités et 5 cotisants encore en poste." Le problème, c'est le montant de cette cotisation comparé à la pension empochée. 29 euros par an, en échange de compléments de retraite de plusieurs milliers d'euros !

Un dispositif provisoire

Le différentiel ? Il est pris en charge par le conseil général, qui subventionne l'association depuis bientôt quarante ans. D'après les calculs du Point.fr, sur dix ans, ce sont plus de 3,5 millions d'euros d'argent public que se sont "auto-votés" les bénéficiaires. En 2013, "l'aide départementale" s'élevait encore à 295 000 euros, elle était 300 000 euros l'année précédente.

Depuis 1999, le conseil général accueille directement l'association dans ses murs, à l'hôtel du département d'Auxerre. La collectivité locale met également "à disposition de l'association, à titre gratuit et de façon très réduite dans le temps, la personne responsable du bureau des assemblées". Un dispositif soi-disant provisoire qui dure en réalité depuis près de dix ans, cette mention figurant déjà dans les annexes des comptes 2006 de l'association que Le Point.fr a pu consulter.

Contacté, le sénateur Henri de Raincourt, ancien président du Conseil général de l'Yonne, rappelle "qu'il s'agissait de pallier un vide juridique et que les versements par l'amicale ont vocation à disparaître au décès des conseillers généraux concernés". L'actuel président du CG89, André Villiers, n'a pour sa part pas souhaité faire de commentaire. S'il ne fait pas partie de la liste des heureux bénéficiaires, l'élu du Nouveau Centre a continué de faire voter la généreuse subvention depuis sa prise de fonctions en 2011...

LIRE les statuts et la liste des bénéficiaires de l'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne

Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne (1)


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La cour des comptes s’intéresse aux retraites versées aux « centenaires » étrangers d'Algérie

La cour des comptes s’intéresse aux retraites versées aux « centenaires » étrangers d'Algérie | Think outside the Box | Scoop.it
Savez-vous que l’on vit plus vieux en Algérie que partout ailleurs dans le monde ? Mais aussi en Tunisie et au Maroc… C’est l’intéressante découverte faite par la Cour des comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), l’organisme qui paye les retraites a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens (plus de 50.000) était particulièrement important.

Ce nombre est même très supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie. Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes qui a présenté le 9 juillet dernier un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnait le problème (document que chacun peut consulter pour vérifier cette info) :
« Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers » dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens.

Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission. 
« Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant-droit » précise la magistrate.

« Mais il n’y a pas de contrôle ? » s’étonne un membre de la commission.

« En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays. Ce n’est pas évident ! » , souligne-t-elle. 
En résumé clair : les algériens binationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite.

(...)

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Jacques Le Bris's comment, April 2, 2013 3:15 AM
Je connais un de mes amis Italien qui ne touche sa modeste allocation en France qu'en donnant une preuve de vie. C'est simple et logique. Un énarque devrait pouvoir le comprendre.
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Scandale à Pôle emploi : le chômage de luxe des dirigeants

Scandale à Pôle emploi : le chômage de luxe des dirigeants | Think outside the Box | Scoop.it
par Marie-Bénédicte Allaire publié le 12/09/2014 à 14:07


Le directeur général de Pôle Jean Bassère emploi va devoir s'expliquer directement avec son ministre de tutelle, François Rebsamen. Celui-ci se serait étranglé hier en apprenant la nouvelle dans Le Monde : Pôle emploi permettrait à ses hauts-dirigeants de signer une rupture conventionnelle pour leur permettre d'attendre la retraite en touchant des indemnités, sans avoir à chercher du travail.

Des pratiques dénoncées par le syndicat SNU-Pôle emploi qui les juge "intolérables". "Quand il s'agit d'un cadre dirigeant en rupture conventionnelle, on lui permet d'aller tranquillement jusqu'à la retraite en l'inscrivant sur une recherche d'emploi de directeur d'agence ou de directeur territorial. Ils sont sûrs qu'il n'y a pas d'offre et qu'ils peuvent donc tranquillement dérouler leur droit au chômage", critique Jean-Charles Steiger du SNU-Pôle emploi.

Les salaires de ces hauts-dirigeants se chiffrent entre 5.000 et 8.000 euros par mois. Ils peuvent percevoir une indemnité chômage de 4.000 à 5.000 euros par mois. "Ça pose un vrai souci, d'autant qu'aujourd'hui on nous demande de faire la chasse aux chômeurs. Si on a ces pratiques en interne, on doit les connaître et les condamner. Le service public doit être exemplaire", fustige Jean-Charles Steiger.

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