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Merci, Monsieur le Président !

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Je me sens obligé de vous adresser mes félicitations pour ce que vous laisserez derrière vous en mai prochain : votre liquidation de l’héritage socialiste.

 

Monsieur le Président,
Cher François,

Je me surprends moi-même à vous avouer ma profonde admiration. Mais je me sens obligé de vous adresser mes félicitations pour ce que vous laisserez derrière vous en mai prochain, lorsque vous quitterez le Palais de l’Elysée. Je ne parle pas de la courbe tragique du chômage, ni du nombre de faillites d’entreprises, ni de la montée de la pauvreté, ni de la dette publique proche du seuil historique de 100% du PIB, ni de votre mépris de la démocratie – état d’urgence aussi permanent qu’inopérant – ou de la vie privée de vos concitoyens - loi renseignement affreusement et inutilement intrusive - qui vous l’ont bien rendu.

 

 

 

 Je n’ai pas plus à l’esprit le délitement de l’école ou le tirage au sort de l’avenir de nos enfants à l’université.

 
 
 

Non, je veux parler de votre liquidation de l’héritage socialiste. François Mitterrand avait donné le baiser de la mort au parti communiste. En un mandat, vous avez terminé le travail en parvenant à dézinguer le parti socialiste. Vous lui avez inoculé un poison mortel lent sans l’ombre d’une hésitation. Vous l’avez d’ailleurs confié aux auteurs du livre « un président ne devrait pas dire ça », entre deux confidences sur votre mépris pour la Justice : « le PS devrait se faire hara-kiri ».

 

Grâce à vous, la gauche sera bientôt débarrassée de ce carcan de vieux apparatchiks, PS essentiellement composé d’élus et d’apparatchiks éloignés des réalités du secteur privé. Tout le monde espérait sa fin, vous avez transformé ce rêve en réalité. C’est beau comme un matin d’hiver. En ne vous représentant pas, vous laissez les socialistes mettre collectivement fin à leurs jours politiquement. C’est le happening d’autodestruction le plus étonnant que le pays ait connu après l’installation de « Tree » place Vendôme, œuvre signée Paul McCarthy qui aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. N’oubliez pas de laisser la consigne rue de Solferino : le dernier à quitter les lieux éteint la lumière.

Grâce à vous, la classe politique ne parle que d’Emmanuel Macron. Vous avez mis à Bercy celui qui vous moquait dès le début de votre mandat, vous et votre taxe à 75% : « La France, c’est Cuba sans le soleil ».  C’était bien vu. Pas un meeting, pas une réunion sans une bonne part des interventions tournant autour de la menace qu’il représente. C’est la plus belle promotion dont il pouvait rêver. Trop jeune selon ses adversaires, il n’est pas tellement éloigné de l’âge de Matteo Renzi, de David Cameron ou de Luis Zapatero lorsqu’ils ont pris le pouvoir. Trop ambitieux toujours selon eux, mais l’est-il tellement plus qu’eux ?

Oui, il a dénoncé le scandale de l’illettrisme et du manque de qualification de nombre d’ouvriers, obstacle majeur pour leur reconversion en cas de difficulté de leur entreprise. Les esprits indépendants ne pouvaient qu’abonder dans son sens et rappeler que la formation tout au long de la vie est bien au cœur de tous les enjeux. Oui, il appelle les jeunes à avoir envie de devenir milliardaires. « Envie de », concept clef. Et pourquoi pas ? Cette tête de gendre idéal à l’intelligence fulgurante tient un discours teinté de libéralisme et de modernité qui marginalise les ringards de la primaire de gauche et menace d’envoyer les vieux grognards de la politique au placard. D’ailleurs, son équipe a prévenu, elle « ne prendra pas les crevards ». Le message est clair. Du balai !

 

Ce Macron renouvelle un peu le genre avec son organisation hyper-pro, c’est vrai. Mais s’il déplace les foules à Paris et dans le Nord, sa connivence avec les médias parisiens – les mêmes qui avaient misé sur une victoire écrasante d’Alain Juppé contre Nicolas Sarkozy – n’est pas saine. Le buzz phénoménal autour de ses militants bien propres sur eux en train de faire du porte-à-porte à l’aide d’un outil de pointe est parfaitement artificiel. Qui peut croire à la nouveauté ? Celui qui se prétend hors système dans Paris Match est énarque, a travaillé quatre ans à l’Elysée après avoir exploité dans une banque d’affaires son carnet d’adresses d’inspecteur des finances passé par Bercy.

 

 

 

Aucun autre candidat n’avait osé inviter jusqu’ici les médias à s’extasier devant l’innovation du porte-à-porte. Mais ne gâchons pas notre plaisir, ce candidat prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Sauf accident – si vite arrivé -, la gauche pourrait bien se retrouver sous la houlette d’Emmanuel Macron demain. Le flux croissant d’élus socialistes franchissant le rubicond parle de lui-même. Ils fuient le Titanic.

Vous devez l’aider un peu  plus. Car si personne ne compte se battre pour se partager l’héritage – les dettes ? – du parti socialiste, certains ont du mal à avaler la pilule aux éléments de langage cosmétiquement libéraux du nouveau prophète de la gauche. Si la pilule est amère, elle n’est pourtant pas d’un libéralisme messianique. La lecture de son livre – Révolution sans point d’exclamation – ne donne des frissons aux amoureux de la liberté qu’aux premières et dernières pages. Mais quelle déception au milieu !

Il ne prend aucun risque et promet des dépenses pharaoniques au financement très flou. Nous serons tous remboursés à 100 % de soins dentaires ou oculistes et toucherons des allocs en cas de démission. Macron a gardé du PS la générosité excessive… avec l’argent des autres. C’est certes beaucoup mieux que la gauche d’antan. Mais il est encore creux et abuse trop systématiquement de la langue de bois. La séduction est réelle pour l’homme, mais qui croit encore au sauveur sans projet concret après la série d’échecs successifs issus de la gauche comme de la droite ?

 

Emmanuel Macron va devoir étaler son jeu dans les 3 prochains mois. Sa ligne sur l’autonomie des enseignants et des établissements scolaires va dans le bon sens, mais autonomie jusqu’où ? C’est une question cruciale de la prochaine décennie : rétablir un enseignement de qualité, adapté au  monde moderne et qui donne envie aux jeunes de continuer à se former toute leur vie. De la même manière, il annonce vouloir moderniser notre modèle social mais commence par nationaliser l’assurance chômage. Au moment où leboncoin.fr devient le premier site privé de recherche d’emploi, devant Pôle Emploi grâce à sa grande simplicité d’utilisation tant pour les employés que pour les employeurs, la modernité voudrait que chacun puisse choisir sa couverture contre le chômage. L’avenir est à la concurrence, pas aux monopoles bureaucratiques contre-performants. En fait, il apparaît comme un conservateur qui souhaite ne pas toucher à la protection sociale malgré son échec.

 

Monsieur Hollande, quitte à choisir la manière forte - tirer un trait sur le parti socialiste plutôt qu’assumer un Bad Godesberg à la française -, faites tout de suite passer tout de suite votre poulain Macron à la case Roger Douglas, Gerhard Schröder ou Tony Blair. Ne le laissez pas s’enliser dans une vision sociale-démocrate déjà obsolète, poussez-le à assumer une réforme de l’Etat et des baisses massives dans la dépense publique et dans la pression fiscale. Assumez votre stratégie jusqu’au bout, surprenez-nous !

 

 

 

 

 
 





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Référendum du PS sur "l'unité de la gauche", mode d'emploi

Référendum du PS sur "l'unité de la gauche", mode d'emploi | Think outside the Box | Scoop.it

Qui peut voter, où et quand, avec quels justificatifs, dans quel but politique? Autant de questions sur le "référendum" du PS sur l'unité de la gauche, voulu par Jean-Christophe Cambadélis, moins de deux mois avant les élections régionales.

 

Le "référendum" du PS sur l'unité de la gauche aux élections régionales est lancé, ce vendredi matin. Pari risqué pour Jean-Christophe Cambadélis, à l'origine de cette consultation. Si les résultats ne font guère de doute, les bénéfices politiques restent incertains. Les "partenaires" des socialistes voient d'un mauvais oeil ce "référendum" qui pourrait permettre au PS de leur faire porter le chapeau d'une débâcle annoncée... La gauche de la gauche organise même son "contre-référendum" pour renvoyer la balle au PS! Reste à savoir si la participation sera au rendez-vous dans les points de vote et sur Internet, jusqu'à dimanche soir. 

 

Où, quand, comment participer?

Le vote débute ce vendredi à 8h pour se clore dimanche à 20h. Les électeurs devront répondre à une seule question: "Face à la droite et à l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales?" Ils pourront voter sur Internet ou dans quelque 2500 points de vote répartis sur la majeure partie du territoire... bien que treize fédérations départementales n'aient toujours pas fait connaître la liste de leurs points de vote mercredi soir.  

 

Qui peut voter?

Tous les sympathisants de gauche peuvent voter, qu'ils soient militants ou non, qu'ils soient inscrits ou non sur les listes électorales. Il suffit de fournir nom, prénom, adresse mail, adresse postale et/ou date de naissance. Et de signer une charte d'engagement indiquant qu'ils se "retrouvent dans les valeurs de gauche". Des modalités qui rapprochent davantage ce scrutin d'une "votation citoyenne" que d'un référendum, convient une porte-parole du PS. 

 

Avec quelle participation?

"C'est une manière de faire campagne, cela va créer une dynamique" avant les élections régionales en décembre, veut croire un cadre du parti. Mais pour peser sur les appareils partisans, encore faut-il mobiliser les électeurs... alors que les élus et militants PS ne s'enthousiasment pas pour l'initiative de leur premier secrétaire! Jean-Christophe Cambadélis a d'ailleurs revu à la baisse lundi son objectif de participation, passant de 300 000 à 200 000 votants.

 

 

Quel enjeu politique pour le PS?

L'objectif affiché de l'opération, organisée par le PS avec la myriade de partis écologistes qui soutiennent le gouvernement (Front démocrate, Génération écologie, Union des démocrates et écologistes, Ecologistes!) est de lutter contre la division de la gauche, alors qu'EELV est allié dans quatre régions sur treize avec un Parti de gauche en guerre contre le PS, au risque de laisser le FN l'emporter en PACA et Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Mais beaucoup soupçonnent le premier secrétaire du PS de nourrir d'autres objectifs: affaiblir EELV et la gauche de la gauche, leur faire porter le poids d'une probable déroute aux élections régionales.  

 

Et c'est bien parti pour "l'union de la gauche"?

Pas vraiment.Emmanuelle Cosse, chef de file d'EELV a répliqué que "le chantage au rassemblement crée (...) de la division", dans une lettre ouverte à Jean-Christophe Cambadélis. Elle n'ira pas voter au "référendum" qu'elle a qualifié de "politicaillerie". "C'est pas un divorce, ça s'appelle la démocratie. (...) C'est des élections qui se jouent à plusieurs tours et la capacité à présenter des listes. (...) A chaque élection régionale, on a la même ritournelle des socialistes". 

Quant à la gauche de la gauche, elle organise carrément son "contre-référendum", avec une question qui renvoie clairement la balle aux socialistes : "Face à la droite et à l'extrême droite, souhaitez-vous que le gouvernement tienne ses engagements et mène une politique de gauche ?" Il s'ouvre ce vendredi à 8h également sur Internet et pourrait mobiliser quelque 5000 personnes pré-inscrites. Mais ses résultats seront annoncés dimanche dès 18h, grillant la politesse au PS. 

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Agnès Saal et les Taxis G7, un scandale d'Etat en vue ?

Agnès Saal et les Taxis G7, un scandale d'Etat en vue ? | Think outside the Box | Scoop.it

La patronne de l’INA (qui a démissionné suite à la révélation de cette affaire) Agnès Saal, ne prend pas le Falcon, enfin, nous n’en n’avons pas (encore) connaissance. 

Non, la patronne prend le taxi ! Et à en juger le niveau de la facture, elle ne fait pas que le prendre, c’est un logement de fonction !

Comme pour une photo, vous avez le choix un plan rapproché ou un plan d’ensemble.

Ici, la presse ne présente cette affaire que sur un plan rapproché : la patronne d’un organisme public se fait prendre la main dans le taxi : 41.000 de frais de transport. Un cas « isolé ». Un dérapage d’une seule personne. Une affaire que l’on appelle désormais l’affaire Agnès Saal.

Un portrait dont se contente la presse.

Mais à lire cet accablant rapport anonyme de 68 pages, qu’a pu se procurer Challenges (http://www.challenges.fr/media/20150428.CHA5365/ce-rapport-qui-a-fait-chuter-la-presidente-de-l-ina-agnes-saal.html ), il nous est difficile de croire que l’affaire ne puisse s’arrêter qu’à la patronne de l’INA.

En effet, ce rapport, comme le rapporte Challenge, démontre que Mme Saal réussissait ainsi à se démultiplier pour se faire transporter dans plusieurs taxis à la fois, à la même date, à la même heure et à des endroits diamétralement opposés.

Il est écrit dans le rapport, je cite : 

« un certain nombre de courses dont les dates et les horaires se déroulent au même moment alors que la personne transportée est la même et alors même que les lieux de prise en charge et de destination sont différents voire géographiquement opposés ».

Alors voilà que cette affaire « Agnès Saal », que l’on nous vend comme isolée, prend finalement une allure qui nous laisse imaginer ce que la justice appelle dans son jargon, l’existence d’un éventuel système présumé de fausse factures…

Mais des fausses factures par qui, pour qui, pour quoi ? Alors reprenons notre histoire de plan rapproché et éloignons-nous un peu :

La compagnie des taxis « impliquée » dans cette affaire de frais de transport, n’est autre que la société Taxis G7.

Maintenant mettons nous en mode paysage grand angle !

Taxis G7 fut dirigée jusqu’en 2000 par Jean-Jacques Augier, qui n’ était pas moins que le trésorier de la campagne présidentielle de 2012 de François Hollande, et dont on a furtivement appris en Avril 2013 qu’il détenait au travers de son groupe EURANE, des sociétés off-shore aux Iles Caïmans.
Nous en parlions déjà dans notre article daté du 10 juillet 2013 (A lire ici), Le monde en parlait aussi le 4 avril 2013 (article ici)

Mais Jean-Jacques Augier ne dirige plus cette société me direz-vous… En effet…

Mais cette société reste toujours la propriété du groupe G7, propriété de la famille Rousselet, et dirigée actuellement par Nicolas Rousselet, le fils d’André Rousselet, qui fut un très proche des socialistes et ami de François Mitterrand comme le rappelle le site l’Expansion dans cet article.

C’est ce plan élargi qui fait apparaître toutes ces connexions que les médias « de premier ordre » n’ont pas examinées.

Et ce sont ces surprenantes connexions qui nous permettent d’imaginer en toute légitimité que des sociétés existeraient aujourd’hui pour n’être que des interfaces de surfacturation avec des transferts de cash d’organismes publics, à la gestion plus que discutable si l’on en juge la légèreté du traitement des 41.000 euros de frais de taxis de Mme Agnès Saal, vers divers fonds occultes en vue d’éventuels financement de parti politique ou de campagnes électorales.

Un socialiste a écrit à ce sujet. « Rose Mafia » avec en page 119, je cite :

« Comme je l’écrirai à la juge d’instruction le 19 décembre 2010, « L’argent du coffre, c’est celui du parti !» C’est celui du PS ».

Alors en effet, rien ne permet de porter des accusations qui pourraient être interprétées comme calomnieuses mais ce sont toutefois tant d’indices, que chacun est en légitimité de constater et dont la justice serait bien inspirée d’ interpréter comme « graves et concordants » comme elle sait bien le faire dans d’autres affaires, pour ne pas laisser Agnès Saal porter cette affaire sur ses seules épaules, ne croyez-vous pas ?

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Le Parti socialiste peut-il disparaître en France comme en Grèce?

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Bernard Cazeneuve, François Hollande et Manuel Valls, le 9 janvier 2015.


Oublions un instant l'effet Charlie. Il est possible que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté acharnée des électeurs de sanctionner Hollande, le PS, ces élus et cette politique. 

 

Exit le Pasok en Grèce. La machine électorale des Papandréou à désormais la consistance d'un groupuscule avec sa poignée de députés. Dans une démocratie, ce n'est certes pas la première fois que la social-démocratie est sur le point de disparaître. C'est par exemple le cas en Israël où les Travaillistes de Ben Gourion et de Rabin, qui ont "tenu" le pays près d' un demi siècle, ne pèsent quasiment plus rien. Le PS français, "notre" PS, en est-il arrivé à ce point de décrépitude?

Jean-Luc Mélenchon en est persuadé. Le journaliste Jean-François Kahn l'écrit en boucle depuis une décennie déjà. Le philosophe Bernard-Henri Lévy y a consacré un livre il y a quelques années, "ce grand cadavre à la renverse"'. Curieux trio, n'est-ce pas, pour en appeler à la disparition du parti de Mitterrand, de Rocard, de Badinter, de Hollande, de Valls, et de tant d'autres, comme s'il était indispensable, impérieux, de clore une histoire, de tourner une page pour mieux reconstruire. Quoi et comment? Dès lors le trio Mélenchon-Kahn-Lévy ne partage rien en commun. Et c'est tout le problème.

Oublions un instant l'effet Charlie, ce souffle qui a emporté la société française toute entière. Peut être le destin de François Hollande, et concomitamment celui du PS, en sera-t-il à jamais bouleversé. Mais il est possible aussi, sinon probable, que ce traumatisme collectif ne change rien à la volonté acharnée des électeurs de sanctionner ce président, ce parti, ces élus, cette politique et son manque de profondeur historique, cette absence de vision qui, depuis le premier jour, laisse interloqué jusqu'aux sympathisants socialistes, cette absence chronique de résultats économiques et sociaux, ce chômage qui n'en finit pas d'enfler.

Le risque donc d'une sanction aux élections cantonales.

L'hypothèse d'un camouflet aux élections régionales .

Et même une déroute dévastatrice dans l'un et l'autre scrutin.

Une faille béante entre le PS et les Français

Que restera-t-il alors du PS? Quelques élus, 10% environ du corps électoral, et peut être même moins? Rue de Solférino, dans l'entourage du 1er secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, cette hypothèse du pire n'est pas dédaigné, certains et non des moindres, insistent d'ailleurs pour s'y préparer car ils redoutent qu'il se soit crée une faille béante entre les Français et le PS. Comment y répondre au plus vite pour minimiser les dégâts? Les plus créatifs des socialistes ne savent plus. Remarquons par exemple le silence de Henri Weber, l'un des plus inventifs concepteurs de la social-démocratie française. Aujourd'hui, silence radio. Et qui désormais ouvre des pistes  légitimes, non délirantes, à la gauche hormis, par exemple, l'historien-éditorialiste Jacques Julliard ou l'économiste Thomas Piketty, l'un et l'autre ultra sévère envers le PS? Personne, quasiment personne.

De cet encéphalogramme intellectuel et politique désespérément plat, le PS peut en effet crever, au plan électoral en tout cas. Mais au profit de qui?

Jean-Luc Mélenchon, le poing levé, est persuadé que, de façon mécanique, le Front de Gauche, et donc lui-même, doivent bénéficier de cet effondrement tant de fois annoncé. Mélenchon ne doute pas qu'il jouera à Aléxis Tsípras car il est certain que lui aussi parviendra à réunir autour de sa cravate rouge les communistes de Pierre Laurent, les Verts de Cécile Duflot, le NPA d'Olivier Besancenot, les frondeurs du PS et bien d'autres encore, jusqu'aux souverainistes de droite, les émules de Nicolas Dupont-Aignan qui eux aussi veulent mettre en pièces le prétendu monstre UMPS! L'exemple et le modèle grecs, toujours.

Est-il pour autant décalcable?

Rien n'est moins assuré.

Les limites de Mélenchon

Parce que Mélenchon, et Dieu sait s'il a du talent, sera incapable d'unifier des forces éparses et antagonistes comme Tsípras a su si bien le faire.

Parce que l'alliance gauche-droite, s'accomplirait-elle sur le dos de l'Europe responsable de tous les maux, de l'Europe maudite, ne se mettra pas en place. Mélenchon d'ailleurs n'oserait pas...

Parce que la constitution d'un axe Hollande-Valls-Macron au cœur du dispositif de la gauche complexifie encore la donne. Et si les sociaux-libéraux, que cela plaise ou non, finissait par marquer des points? En Grèce, le nouveau premier ministre affrontait des zombies à la tête des partis classiques. En France, Mélenchon n'aura pas forcément cette opportunité.

Parce que, et ce sera le dernier point, le Front National. La casse sociale, la force du rejet anti-Bruxelles, la lutte contre les islamistes, c'est sans doute Marine Le Pen qui en tire le principal profit politique.

Tsípras a su marginaliser les néo nazis d'Aube Dorée. Mélenchon sera-t-il en mesure de faire reculer l'extrême droite bleu blanc rouge? Rien ne l'assure. On redoute plutôt l'inverse.

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Christiane Taubira défie Manuel Valls à La Rochelle

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La Garde des sceaux a assisté à la réunion des frondeurs qui contestent l'orientation politique du gouvernement. Le premier ministre minimise le geste. «C'est bien que cette université d'été montre qu'il y a des débats», assure-t-il.


Les socialistes redoutaient l'embrasement de leur université d'été. C'est fait. Et c'est Christiane Taubira qui l'a provoqué, samedi matin vers 10h30, en rendant une visite surprise aux frondeurs rassemblés dans un amphithéâtre de La Rochelle. Un soutien implicite à ce mouvement qui conteste l'orientation politique du gouvernement et un défi ouvert lancé à Manuel Valls.


Arrivée en vélo, la garde des Sceaux a reçu l'ovation debout des centaines de militants socialistes qui assistaient à la réunion. Moins d'une semaine après les attaques d'Arnaud Montebourg contre François Hollande, et le remaniement qui s'en est suivi avec son exclusion, c'est une nouvelle crise qui s'ouvre au gouvernement, même si Christiane Taubira n'a pas pris la parole devant les frondeurs. Car la question qu'elle a ainsi posé au premier ministre est celle de savoir s'il osera s'en prendre à elle, icône intouchable de la gauche. En clair, s'il la maintiendra en poste alors qu'elle affiche son opposition à sa ligne. «Elle est entrée dans une démarche, elle sait ce qu'elle fait. Elle s'attend à ce qu'on lui dise qu'elle ne peut pas faire ça», assure Henri Emmanuelli.



La politique c'est le courage de s'interroger

Christiane Taubira, samedi à La Rochelle.

«Vous croyez que le premier ministre est intolérant?», a feint de s'interroger Christiane Taubira en quittant la réunion des frondeurs. La politique c'est le courage de s'interroger. Ce matin j'y ai pris ma part. J'assume les conséquences éventuelles». À savoir son limogeage. Car même si Christiane Taubira n'a pas critiqué ouvertement la ligne politique de Manuel Valls, sa seule présence au milieu des opposants au premier ministre a valeur de symbole. «Qui est leur chef? demandait vendredi soir le patron hollandais des députés PS, Bruno Le Roux. Je veux bien discuter avec eux mais j'ai l'impression que si je les réunis, je vais avoir quinze personnes en face de moi».



Manuel Valls a assuré que la cohésion du gouvernement n'était pas mise en cause. «C'est bien que cette université d'été montre qu'il y a des débats, des discussions. Vous savez, le pays a des doutes, des interrogations, il a exprimé des colères et des frustrations à l'occasion du dernier scrutin, et il n'y aurait pas un débat?», a poursuivi Manuel Valls lors de son arrivée à La Rochelle.

A défaut de leader, les frondeurs ont désormais un visage. Ce qui n'est pas forcément pour leur plaire. S'ils disaient assumer un débat «musclé» entre socialistes, ils n'étaient pas prêts à la rupture, encore moins à franchir un nouvel échelon dans la crise. Aujourd'hui, Christiane Taubira est aussi celle qui, au PS, est toujours vue comme la responsable de la défaite de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle de 2002 lorsqu'elle s'était présentée, au nom du PRG, contre lui. Et comme au PS, on pense aussi à 2017, on commence à se demander si elle ne sera pas celle qui mettra le parti en péril.

Parmi les soutiens de Manuel Valls, on s'attendait plus ou moins à un coup d'éclat de Christiane Taubira, mais pas forcément à La Rochelle. En début de semaine, le nom de la garde des Sceaux avait circulé aux côtés de ceux d'Arnaud Montebourg, de Benoît Hamon et d'Aurélie Filippetti parmi les partants possibles. «Taubira ne voulait pas partir noyée dans une collectivité, encadrée par Hamon et Filippetti. Ce n'est pas son niveau, elle se voit bien au dessus. Elle partira dans une singularité flamboyante», prévoyait un député PS.


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L’agonie du système politique français

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François Hollande et Manuel Valls, le 30 octobre 2012 à l'Elysée.


Nous vivons un moment sans précédent dans l’histoire des partis politiques français, depuis l’avènement de la Ve République au moins. Tous les partis qui comptent aujourd’hui en France sont en effet touchés, simultanément, par une crise à la fois idéologique et organisationnelle, qui les remet profondément en question voire qui les menace de mort.

La situation actuelle apparaît ainsi comme une parfaite illustration de la célèbre phrase de Gramsci dans ses Cahiers de prison:

«La crise consiste justement dans le fait que l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître: pendant cet interrègne, on observe les phénomènes morbides les plus variés.»

Un paysage dévasté

A gauche, le Parti socialiste, au coeur du pouvoir, dominant dans la majorité et à gauche, a perdu 30.000 élus lors des dernières élections municipales et plus de 25.000 adhérents en deux ans. Il est profondément divisé, jusque dans le groupe socialiste à l’Assemblée nationale, entre les partisans de la politique mise en oeuvre par le président de la République et le Premier ministre, et les élus et responsables qui souhaiteraient, d’une manière ou d’une autre, une orientation plus classiquement «de gauche». Les autres composantes de la majorité, notamment EELV, s’opposent elles-mêmes le plus souvent au gouvernement quand elles ne sont pas soumises à des tiraillements internes.

A la gauche du PS, la nébuleuse du Front de gauche ne profite pas de la faiblesse de celui-ci et de la majorité. Le FdG n’a pas progressé électoralement depuis le score de Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle de 2012, les divisions entre ce dernier et le Parti communiste paralysent la dynamique commune.

La droite parlementaire, pourtant victorieuse aux élections municipales, est elle aussi en lambeaux. L’UMP fait figure de condamnée en sursis, écrasée entre les affaires financières et judiciaires de l’après-Sarkozy, une énième guerre des chefs et une division idéologique profonde entre sa composante libérale-européenne prête à s’allier avec le centre (lui-même largement encore en devenir) et sa composante nationale-conservatrice qui entend battre le Front national sur son propre terrain.

Le FN, grand bénéficiaire a priori de cette crise d’ensemble d’un «système UMPS» qu’il n’a de cesse de dénoncer, n’apparaît pas pour autant comme une force politique susceptible d’exercer le pouvoir dans les années qui viennent. D’abord parce que l’image du parti que voudrait donner Marine Le Pen continue d’être brouillée par les déclarations et agissements de certains de ses membres, au premier rang desquels Jean-Marie Le Pen –ce qui lui a d’ailleurs coûté la possibilité de constituer un groupe au Parlement européen.

Ensuite parce que la démonstration électorale du FN aux municipales et aux européennes a mis en évidence le manque criant de cadres qui continue de handicaper ce parti au regard de ses ambitions. Enfin parce que du point de vue programmatique, le FN est très loin de susciter la même adhésion qu’en tant que dénonciateur du «système».

Si tous les partis politiques qui comptent aujourd’hui en France sont en crise, c’est avant tout parce qu’ils subissent des contraintes fortes dont il leur est difficile de se défaire.


Le poids des institutions

La première contrainte qui pèse sur les partis français est d’ordre institutionnel. A la fois reconnus dans la lettre de la Constitution et méprisés par son inspirateur comme des groupements incapables d’incarner autre chose que les intérêts particuliers, les partis politiques ont, depuis 1958, une place ambiguë dans les institutions de la Ve République.

Une des difficultés les plus importantes auxquelles ils sont confrontés tient à la place centrale du président de la République dans les institutions. Celui-ci ne peut en effet être élu sans le soutien d’un ou plusieurs partis alors qu’il doit aussi, dès la campagne présidentielle, montrer qu’il se détache de l’emprise partisane –jusqu’à ce qu’il se situe, une fois président «de tous les Français», «au-dessus des partis».

Ces dernières années, la mise en place du quinquennat a encore accru cette difficulté structurelle en maintenant, du fait notamment d’échéances électorales rapprochées, le président de la République dans son rôle de chef de son camp politique (au détriment du Premier ministre) alors même qu’il exerce ses fonctions officielles de chef d’Etat. Or, on commence à mesurer les bouleversements qu’implique un tel changement, en particulier dans la manière dont peut être choisi, au sein d’un parti, le candidat à une telle élection. Le développement des primaires, qu’elles soient internes ou externes au parti, témoigne particulièrement bien de cette évolution.

Les partis politiques français tels qu’ils sont constitués aujourd’hui paraissent dépourvus face à une telle situation. Les primaires menacent les équilibres internes, le rôle des militants «classiques» comme celui des élus. Les partis apparaissent dès lors, en écho au paradoxe de leur rôle constitutionnel, comme des lieux totalement dépourvus d’influence et d’intérêt en dehors de l’organisation, centrale et déterminante elle, de la désignation du candidat à la présidentielle (et accessoirement des autres candidatures aux élections). La réduction de leur rôle à cette seule fonction conduit à leur délégitimation auprès des électeurs.


Lenjeu européen

La deuxième contrainte qui pèse aujourd’hui sur les partis politiques tient à la reformulation de nombres de débats politiques ces dernières années autour de l’enjeu européen. Un enjeu qui divise profondément les partis, qu’il s’agisse du positionnement de ceux-ci sur les matières européennes elles-mêmes ou quant à leurs conséquences sur la société française.


Il y a, dans les deux grands partis que sont le PS et l’UMP, des positions différentes, quand elles ne sont pas antagonistes

On a ainsi pu constater, notamment depuis le référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, que les frontières partisanes ne correspondaient plus à des positionnements idéologiques ou du moins programmatiques cohérents. En clair, qu’il y a, dans les deux grands partis que sont le PS et l’UMP tout particulièrement, des positions différentes, quand elles ne sont pas antagonistes, sur la construction européenne et ses conséquences économiques et sociales tout particulièrement.

Cette illisibilité du paysage politique au regard des grands choix structurants de notre quotidien comme de notre avenir se traduit là encore par une défiance généralisée vis-à-vis de partis perçus comme de simples «machines» ou «entreprises» politiques, tournées avant tout vers elles-mêmes. Une telle illisibilité est d’ailleurs encore renforcée par le contraste créé entre des institutions nationales fortement contraignantes, comme on l’a vu plus haut, et la faiblesse de leurs pouvoirs réels en raison du cadre européen lui-même, plus contraignant encore.

Plus profondément encore, l’enjeu européen contraint de plus en plus les partis politiques à un exercice auquel ils ne sont plus accoutumés depuis longtemps: celui de la révision et de la clarification idéologique –et de là, de la formation. Ce qui était évident, d’une certaine manière, à l’âge de l’affrontement idéologique au XXe siècle, ne l’est plus du tout aujourd’hui.

L’appétence et les capacités mêmes de mener des discussions sur la doctrine politique ou sur le projet d’ensemble autour desquels se sont construits traditionnellement de nombreux partis sont aujourd’hui faibles sinon inexistantes, alors même que l’importance des enjeux le réclame chaque jour davantage. L’alignement des organisations partisanes sur des enjeux idéologiques plus clairement apparents, autour des conséquences de la construction européenne notamment, pourrait ainsi être un des éléments clefs de l’avenir des partis politiques, de leur «nouvel âge».

Le blocage élitaire

Une autre contrainte, moins souvent évoquée, moins reconnue aussi, de nature démographique et sociologique, pèse fortement sur les partis politiques et, au-delà, sur l’ensemble du système politique français. Il s’agit de la domination sous forme de blocage des postes de pouvoir et des voies d’accès à ceux-ci par une classe dirigeante très homogène par son âge, son origine sociale, sa formation et son parcours professionnel –on aurait pu y ajouter, il y a quelques années encore, «par son genre», mais les progrès liés à l’application des règles de la parité a modifié cet aspect. L’absence, ou du moins la lenteur, du processus de renouvellement des cadres politiques est aujourd’hui bien plus saillante en raison de l’accélération du rythme institutionnel déjà mentionné et des comparaisons plus aisées à établir avec d’autres pays européens, par exemple.

Les raisons d’une telle difficulté française à assurer cette forme de respiration nécessaire du système démocratique qu’est la circulation des élites sont bien connues, mais elles produisent des effets de plus en plus délétères sans que les réponses proposées (non cumul des mandats notamment) par ces mêmes élites ne soient jamais à la hauteur de ce qui est attendu d’elles. Deux effets sont plus particulièrement observables: la déconnexion de cette «classe politique» par rapport aux dynamiques et problématiques de la société; la défiance de plus en plus grande de la seconde vis-à-vis de la première, du procès en incompétence à celui en illégitimité.

La déconnexion et la défiance sont aussi le signe d’un éloignement dû au fait que ces élites apparaissent de plus –malgré de fortes différences en leur sein– comme privilégiées, à la fois à l’abri des remous des bouleversements de l’ordre du monde et protégées de la dureté des règles qu’elles sont pourtant en charge de faire appliquer et respecter au reste de la population. C’est le terreau principal, avec le rejet de l’étranger, des néopopulismes de droite et d’extrême-droite qui prospèrent aujourd’hui partout en Europe.


Du général au particulier

Autre élément qui nourrit l’agonie du système politique français, et qui est lié d’une manière ou d’une autre aux précédents: le délitement du rôle d’agent de «généralisation», pour ne pas dire « d’universalisation » des partis politiques.

L’émergence de cette forme spécifique d’organisation politique au tournant des XIXe et XXe siècles, à l’époque de la massification de la société industrielle et de l’extension de la démocratie, avait notamment comme objet de formaliser de manière cohérente une demande politique disparate, de transformer en particulier les revendications de différents de groupes sociaux ou d’intérêt, constitués en fonction de clivages variés (territoire, religion, processus de production…), en projets politiques voire en programmes de gouvernement.

Un des aspects frappants de la crise actuelle qui touche les partis politiques issus de cette matrice historique tient à la perte de cette fonction d’intégration. Ils apparaissent aujourd’hui davantage comme des lieux de coalition ponctuelle de différentes demandes spécifiques, sans qu’un lien autre qu’instrumental, électoral, soit établi entre celles-ci.

Le durcissement de certaines demandes politiques, liées au développement considérable des enjeux culturels et identitaires (religieux, de genre, ethno-raciaux, d’orientation sexuelle…) depuis une quarantaine d’années, a rendu cette évolution encore plus saillante.

Les partis sont devenus des «grandes tentes» sous lesquelles cohabitent des groupes aux revendications parfois antagonistes

Nombre de partis politiques, sur le modèle notamment des partis américains, sont devenus des «grandes tentes» sous lesquelles cohabitent des groupes aux revendications parfois antagonistes. Le programme électoral de ces partis consistant à additionner de manière fragile groupes et revendications en vue de la victoire, mais sans aucune garantie de durabilité une fois au pouvoir, tout à la confusion entre majorité électorale et majorité politique.

Si bien qu’il est difficile de dire aujourd’hui sur quel nouvel âge des partis le moment «critique» actuel débouchera. Est-ce que la nécessité d’un opérateur spécifiquement politique entre demande et offre, entre société et institutions, entre individus, groupes et arène politiques l’emportera ou bien est-ce que cette forme spécifique d’organisation née avec l’avènement de la démocratie de masse à l’âge industriel mourra avec la société qui en est issue?

Une bonne manière de réfléchir à la réponse à cette interrogation se trouve, comme toujours, dans l’indispensable questionnement critique des conditions actuelles que l’on a rapidement décrites ci-dessus: sur nos institutions, sur notre cadre de vie et de pensée européen, sur nos élites, sur la forme et le rôle des partis politiques eux-mêmes.

Une première version de cet article affirmait que le PS avait perdu 60.000 élus lors des dernières municipales. Il s'agissait en réalité de 30.000 élus sur 60.000.


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La primaire citoyenne ou la fin programmée du parti socialiste 

La primaire citoyenne ou la fin programmée du parti socialiste  | Think outside the Box | Scoop.it

Après le vote du Conseil national du parti socialiste approuvant à l’unanimité le projet

...

la machine socialiste avance désormais  en plein brouillard.

...

si les socialistes réfléchissaient une seconde....

....

ceci est un jeu de poker menteur ;

.... 

ceci ne contribue pas à relever le niveau de la politique.

....

tout ceci n’est que jeu de dupes

...

La primaire de 2011 était non pas une « primaire citoyenne », comme on la nomma à l’époque, bien à tort d’ailleurs...

...

mais une primaire socialiste. C’est un parti donné qui organise l’ensemble de la consultation et en fixe souverainement les règles. Dans le cadre, certes lâche, des positions du parti,...

 

---

d’intérêts partagés.

 

...

être «  de gauche » ce qui, convenons-en, n’a plus beaucoup de consistance idéologique ni de signification politique.

...

ils profitent largement de la tribune offerte par le parti socialiste pour venir l’y accuser des pires turpitudes.

...

Les socialistes auront beau nous expliquer entre quatre yeux que tout ceci est du cinéma pour les gogos

......

il crée une situation aussi inextricable qu’incompréhensible à un moment où ce qui reste d’électorat socialiste souhaiterait savoir dans quelle direction, entre Macron et Mélenchon, le Parti socialiste entend les conduire.

Jacques Le Bris's insight:

A lire dans son intégralité, l'article que je ne peux reproduire ici trademark oblige : © Telos. Reproduction strictement interdite.

Voilà résumé tout ce qui fait que le Parti Socialiste est mal en point.

Il n'est au pouvoir que pour y rester afin de satisfaire les seuls Apparatchicks du PS et se contrefiche de l'état de la France et des autres Français.

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PS, Républicains, la classe politique cherche renouvellement désespérement

PS, Républicains, la classe politique cherche renouvellement désespérement | Think outside the Box | Scoop.it

Les congrès successifs du PS et du parti Les Républicains illustrent l’impuissance de la classe politique à se renouveller, par-delà les proclamations de personnalités conscientes que le statu quo alimente la forte défiance des Français à son égard.

 

Challenger à droite de Nicolas Sarkozy, qui, battu en 2012, repart à la conquête du pouvoir, Bruno Le Maire a exhorté samedi dernier à «faire tomber les murs» d’une classe politique qui «ne se renouvelle jamais».

«Vous butez contre les mêmes visages ? Nous allons vous en offrir de nouveaux. Vous butez contre les mêmes idées ? Nous allons en défendre de nouvelles», s’est ensuite élancé cet ambitieux quadra de l’ex-UMP.

L’homme n’est pourtant pas un novice en politique puisqu’il a été directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin puis quatre ans ministre, aux Affaires européennes et ensuite à l’Agriculture pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

A gauche, Jean-Christophe Cambadélis a fait du «renouvellement des têtes et dans les têtes» un thème de sa campagne interne. A 63 ans, la première tête du PS fait cependant figure de vieux briscard de la vie politique française, adhérent au PS depuis 30 ans.

Rien à voir avec ce que l’on peut observer ailleurs en Europe, comme au Royaume-Uni, où Ed Miliband, le leader du parti travailliste, vient de jeter l’éponge au lendemain d’une cuisante défaite électorale.

L’Italie a vécu en 2014 un renouvellement de taille avec la rapide ascension de Matteo Renzi, 40 ans, jusqu’alors maire de Florence. Et l’Espagne, en crise, connaît l’émergence de nouveaux partis, comme le parti antilibéral Podemos ou le parti centriste Ciudadanos.

- Reproduction des élites -

«Je me retrouve dans Ada Colau», la femme en passe de remporter la ville de Barcelone qui vient du mouvement des Indignés, explique à l’AFP la députée Isabelle Attard. Cette ancienne directrice de musée, élue pour la première fois députée en 2012, a quitté EELV il y a quelques mois pour rejoindre le parti Nouvelle Donne.

Elle peste contre «la professionnalisation de la politique», ce «fléau» qui vous fait «commencer assistant parlementaire pour finir sénateur» et signe «un affaiblissement du pouvoir par rapport aux lobbies». Elle fustige «reproduction des élites» et «uniformisation» modelée par les cours à Sciences-Po.

«Je discutais récemment avec un député suédois qui m’expliquait qu’il hésitait entre professeur de ski ou l’import export après son mandat», relate à titre de comparaison Mme Attard.

Elle aurait aimé voir le cumul des mandats limité dans le temps, à l’instar du député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin, aujourd’hui à l’UDI, qui garde un regard décalé et critique sur les partis politiques. «Cette règle aurait eu le mérite de créer une meilleure rotation, d’évincer les carriéristes et d’ouvrir le jeu à la société civile», explique-t-il dans un livre.

Un constat partagé dans l’opinion: selon un sondage Odoxa pour i-Télé publié vendredi, 73% des personnes interrogées pensent «qu’en général, les partis politiques ont tendance à empêcher les nouvelles personnalités politiques d’émerger».

Mais le renouvellement concerne aussi les idées. «Le renouvellement c’est le renouvellement du débat car le débat est mort», explique à l’AFP le député Les Républicains de Haute-Marne François Cornut-Gentille, auteur d’un rafraîchissant mais sombre essai intitulé «Gouvernez! Pour un nouvel exercice du pouvoir». Il n’a rien contre la professionnalisation mais déplore que «la modernisation» ne reste qu’un slogan.

«Il n’y a pas de renouvellement magique, ce ne sont pas les jeunes ou les vieux qui vont avoir les bonnes idées», explique-t-il. «Les gens disent qu’ils veulent des jeunes mais en fait ils veulent un horizon», ajoute-t-il.

«De gauche ou de droite, modérée ou extrême, la politique telle que nous la pratiquons, c’est-à-dire réduite à la défense des intérêts et à la lutte des marques, accouche d’une société plus injuste et plus violente, où le rôle de la politique et de l’Etat est à la fois de plus en plus réduit et de plus en plus contesté», écrit-il dans son livre.

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L’appareil du PS s’écrase

L’appareil du PS s’écrase | Think outside the Box | Scoop.it

A ce stade des investigations, et grâce à l’analyse minutieuse de la boîte noire, on connaît un peu mieux maintenant l’enchaînement des faits qui conduisit au crash de la gauche, enfin d’une certaine gauche solférinienne en ce mois de mars 2015.

C’est donc bien le jeune copilote inexpérimenté Manuel Valls aux 5% d’heures de vol tout mouillé qui, enfermé dans son cockpit a délibérément actionné le bouton programmant la descente inexorable et vertigineuse de l’appareil (du PS) vers le crash.

D’ailleurs, l’on sait, après une enquête scrupuleuse, qu’il aurait, il y a quelques mois, prévenu de ses intentions malfaisantes en envisageant de changer le nom de la compagnie et en déclarant carrément :    

« oui la gauche peut mourir »

On se doutait déjà qu’il serait pour quelque chose dans cette mort programmée, on n’imaginait pas qu’il était prêt à sacrifier ses millions d’électeurs coincés à l’intérieur.

Le déroulement probable des évènements :

On entend très distinctement sur la bande magnétique retrouvée dans la boîte noire, le pilote François Hollande ancien capitaine de pédalo recyclé dans l’aérien lowcost, sortir du cockpit pour aller faire un brin de causette à l’hôtesse Julie Gayet.

Puis quelques minutes plus tard, on entend ce même commandant de bord tambouriner mollement à la porte blindée et verrouillée du cockpit. Selon la stratégie bien connue du pilote Hollande – « je tambourine un peu mais pas trop histoire de pas déranger » ou « je suis l’ennemi de la finance mais I am not dangerous ! »

Une certaine aptitude en effet à s’écraser.

On perçoit également dans la bande son quelques mots de Pierre Laurent , le chef de cabine inquiet mais philosophe, se disant qu’après tout, perdu pour perdu, autant profiter encore huit minutes de son siège éjectable et de son plateau repas.

On reconnaît également la voix du jeune Macron, l’un des stewart assurant péremptoire, que tout cela ne serait pas arrivé s’ils avaient choisi l’autocar et se désolant de ne pas avoir pas pris plus tôt le virage du Thatchérisme en privatisant le bastringue et en misant sur le pilotage automatique à réduire les coûts.     

« Une gestion quand même plus moderne » conclue-t-il, tout en ajustant son parachute doré.

Vers la fin de la bande magnétique on distingue en fond sonore assez précisément la psalmodie du second stewart JC Cambadélis répétant inlassablement et à mesure que l’appareil se rapproche dangereusement du sol et de ses habitations « plus proche de vous, plus proche de vous, plus proche de vous… » tandis que domine la voix du contrôleur aérien Jean Luc Mélenchon implorant fermement l’équipage suicidaire d’attaquer la cloison du cockpit à la hache sous les commentaires moqueurs de son assistante Clémentine Autain, le traitant de dangereux complotiste voyant le mal partout.

Une fine analyse de Clémentine qui finit visiblement par aller se faire éplucher ailleurs.

Voilà à peu près reconstitué le vol kamikaze de l’appareil socialiste bien décidé à exploser en plein vol mais au final privilégiant le crash au sol tandis que les passagers résignés, se laissaient à ironiser sur le slogan de la compagnie : le changement c’est maintenant !

Ils ne le voyaient pas comme ça.

tgb

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PS, UMP, FN : bienvenue en terre inconnue

PS, UMP, FN : bienvenue en terre inconnue | Think outside the Box | Scoop.it
Rarement pouvoir en place n'aura paru aussi fragile. La situation semble dépasser tout le monde. L'UMP y compris, et, dans ce contexte inédit, tout paraît possible.

Par Cécile Cornudet Editorialiste aux Echos


Ce n'est pas la première fois que les socialistes se divisent, que la droite se cherche, que le Front national progresse. Il y a longtemps que le personnel politique est discrédité, que les Français doutent de leurs mots et ne croient plus leurs promesses ; il y a longtemps aussi que la crise économique s'installe. En cette rentrée 2014, rien de neuf dans le paysage français. Rien de neuf, sauf une chose : toutes ces failles s'ouvrent en même temps. Et la terre tremble.

Rompu à la langue de bois et aux confidences intéressées, le journaliste politique rencontre d'ailleurs depuis peu une espèce nouvelle parmi ses interlocuteurs : le responsable politique dépassé. Et qui le dit. « On ne pourra pas tenir », glissait un ministre fin août à La Rochelle ; « On a le sentiment d'un épuisement de la Ve République ; tout peut arriver, les règles habituelles ne sont plus là », confiait un proche de François Hollande ; « A-t-on touché le fond ? », demandait-on récemment à un poids lourd de la majorité : « S'il y a un fond… », répliquait-il.

Rarement pouvoir en place n'aura paru aussi fragile. Il a perdu toutes les élections depuis 2012, le plus souvent détrôné par le FN. Les municipales l'ont amputé de ce maillage territorial qui faisait la force du Parti socialiste depuis 1977. Son poumon. Le président de la République atteint des niveaux d'impopularité que pas un expert sondagier ne pensait possibles. 13 % de satisfaction pour le plus sévère, TNS Sofres-« Figaro Magazine ». Et, à mi-mandat, rien n'a marché. La courbe du chômage pointe toujours vers le haut, les déficits se creusent, la production, l'investissement, la consommation restent atones. Rien ne bouge. Le président plonge.

Comment répondre ? En poursuivant ! François Hollande a décidé de se mettre en danger politique pour espérer enfin cueillir des fruits économiques. C'est ainsi qu'il expliquait en privé, fin août, son choix de se séparer de ses ministres les plus à gauche (Arnaud Montebourg et Benoît Hamon). « Même si j'ai toujours voulu rassembler, il vaut mieux, à un moment, une base moins large si c'est pour avoir plus de clarté. J'y gagnerai en crédibilité, et après je pourrai rouvrir ma base. » D'ici à la fin du quinquennat, le pari sera peut-être gagnant. En attendant, il met des bombes sur le chemin. La majorité tangue, plus dangereusement qu'elle ne l'a jamais fait. Parce qu'il y avait du « grain à moudre », François Mitterrand avait réussi à gouverner sans amener «  le PS à une véritable révision idéologique », explique le politologue Gérard Grunberg, dans l'hebdomadaire « Le Un ». Avec la crise économique, impossible. « François Hollande a été obligé de sortir de l'ambiguïté. » Résultat : « Ce qui incarnait aux yeux des socialistes l'opposition entre le bien - l'action redistributrice de l'Etat - et le mal - l'économie libérale - vole en éclats… et génère une réaction de rejet presque existentielle. » Le mot est fort. Le PS ne tient plus qu'à un fil : « le ciment électoral », selon l'universitaire Laurent Bouvet, ciment lui-même corrodé par le doute qui envahit le PS pour 2017. Rares sont ceux qui croient aux chances de François Hollande.

Ainsi se caractérise la période. Les jauges de satisfaction et d'efficacité sont au plus bas, et une mécanique un peu folle s'est mise en route, entraînant chacun en zone inconnue. François Hollande est trop fragile pour avoir encore grand-chose à perdre. « Il joue tapis », dit un ministre, en misant sur l'entreprise. Mais il le fait si tard qu'il a peu de chances d'emporter la mise. Son propre parti est entré dans un engrenage de mépris et de défiance à son égard dont on voit mal comment il peut s'arrêter. Et, comme si ce n'était pas assez, il commence à scier la dernière branche qui soutient le chef de l'Etat, institutionnelle. Les théoriciens d'une VIe République redonnent de la voix depuis peu, voulant casser la prééminence du président de la République.

En réalité, la situation dépasse tout le monde. L'UMP comprise, qui se prépare à un affrontement de chefs pour 2017. Combien de ralliements pour Nicolas Sarkozy ? Quel niveau dans les sondages pour Alain Juppé ? Deux ans et demi après la défaite, elle n'a défini ni ligne politique ni stratégie. Elle donne même le sentiment de se dérober devant le pouvoir lorsque ses responsables, François Fillon en tête, disent non à une hypothétique cohabitation. « Ce n'est pas tant le désarroi des politiques qui est problématique, mais le sentiment que donnent la plupart d'entre eux de ne pas parvenir à prendre la mesure de ce qui se passe », s'alarmait mi-août le politologue Dominique Reynié (« Le Figaro »).

Dès lors, les boussoles s'affolent, tout paraît possible. Une crise de régime, par « paralysie de la rue » ou blocage de la majorité au Parlement, comme l'évoque lui-même François Hollande ? Une percée du Front national en 2017, comme le dit désormais Manuel Valls, en brandissant ces menaces qui ont justement le don d'exaspérer les électeurs ? Ou peut-être ni l'un ni l'autre. Parce que les parlementaires n'iront pas jusqu'à se faire hara-kiri ; parce que, malgré l'habileté de Marine Le Pen à surfer sur le rejet des deux autres, le FN reste un parti largement rejeté dans l'opinion. A moins que, dans ce ni-ni, il n'y ait le pire. Un président qui tente malgré tout de composer avec sa gauche, une majorité qui vote les textes importants mais sabote toute initiative, une droite surtout occupée d'elle-même, des entreprises qui attendent… et une crise, économique et politique, qui s'accuse et se prolonge.



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Marine Le Pen se dit prête à gouverner en cohabitation avec François Hollande

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Marine Le Pen croit en une dissolution prochaine de l'Assemblée nationale


La présidente du Front national Marine Le Pen se dite prête à gouverner en cohabitation avec François Hollande, en cas de dissolution, dans une interview au Figaro ce samedi.

"Je peux vous dire une chose très clairement : nous, si nous obtenons une majorité, nous assumerons les responsabilités que nous aurons confiées les Français", déclare-t-elle.

La dirigeante frontiste dit croire à une dissolution de l'Assemblée nationale dans un délai assez rapide en raison de "la crise politique extrêmement lourde que nous vivons" et qui "ne peut qu'entraîner un retour aux urnes". Selon elle, le gouvernement Valls II, "dernière cartouche de François Hollande, est un gouvernement de pure provocation".

Soulignant qu'à l'inverse du Front national, la dissolution "n'est pas souhaitée à l'UMP, où la cohabitation semble exclue", elle critique cette attitude de la droite qui montre, selon elle, "son vrai visage, purement électoraliste".

"Comment peuvent-ils refuser une cohabitation qu'ils ont eux-mêmes théorisée ?", "Comment expliqueront-ils aux électeurs qui votent pour eux qu'ils refuseront de prendre leurs responsabilités pour changer la situation dramatique dans laquelle est plongé le pays ?", lance la présidente du FN.

Elle indique qu'"au fil des prochaines semaines", elle va s'efforcer de "montrer à nos concitoyens que nous sommes prêts à gouverner". 

En attendant la prochaine présidentielle de 2017 pour laquelle l'UMP et le PS sont, selon elle, "tellement lucides sur eux-mêmes qu'ils sont en train de se battre aujourd'hui pour la deuxième place", elle espère que le FN pourra décrocher un siège au Palais du Luxembourg lors des sénatoriales du 28 septembre.

Qu'est-ce qu'une cohabitation ?

La cohabitation est une situation dans laquelle le Président de la République et le Premier ministre ne sont pas du même bord politique. Dans ce cas, le chef de l'État, normalement très actif en termes de politique intérieure, est beaucoup plus en retrait et laisse le gouvernement mener les réformes et les projets de loi. Il reste en revanche le principal acteur pour la diplomatie et la politique étrangère, appelées "domaine réservé" du président.

Sous la Ve République française, trois cohabitations sont intervenues : entre François Mitterrand et Jacques Chirac (1986-1988) puis Edouard Balladur (1993-1995) et entre Jacques Chirac et Lionel Jospin (1997-2002).

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Nous refusons de payer les frais de justice de Guérini ! #petitionguerini

Nous refusons de payer les frais de justice de Guérini ! #petitionguerini | Think outside the Box | Scoop.it

ASSEZ ! Lors du vote du budget du Conseil général des Bouches-du-Rhône aujourd’hui 29 mars 2013, une majorité de Conseillers généraux a voté la prise en charge des frais juridiques par la collectivité pour la défense au pénal de Jean-Noël Guérini. Trop c'est trop ! Le président du Conseil général Jean-Noël Guérini est mis en examen depuis le 5 mars 2013 pour « détournement de fonds publics », mais aussi depuis le 8 septembre 2011 pour « complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité », « prise illégale d'intérêts », « trafic d'influence » et « association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence et recel de trafic ». Trop c'est trop !

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