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« Sans l'UE, on mangerait de la viande clonée »

« Sans l'UE, on mangerait de la viande clonée » | Think outside the Box | Scoop.it

Corinne Lepage, avocate, ex-ministre de l'Environnement, ancienne députée européenne

 

Avant d'être nommée ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé en 1995, Corinne Lepage avait déjà associé son nom et celui de son cabinet d'avocat à la défense des victimes de la marée noire de l'« Amoco Cadiz ». C'était à la fin des années 1970. Bien avant le naufrage de l'« Erika » en 1999, où elle avait de nouveau défendu les communes souillées du littoral français. Ces combats, elle les a ensuite menés de 1999 à 2014 au Parlement européen, « car c'est à Bruxelles que le droit de l'environnement se joue désormais à 80 % ». « Européenne convaincue », Corinne Lepage a eu la satisfaction d'y voir des dossiers sensibles avancer. « Sans l'UE, on mangerait aujourd'hui de la viande clonée et du poulet aux hormones, affirme l'ancienne députée européenne. Et c'est grâce à l'UE que l'on a interdit l'arrivée de la colle à viande, un agglomérat de morceaux de steaks collés entre eux. »

Les OGM ? « L'Europe bénéficie de la réglementation la plus rigoureuse du monde », dit l'avocate. La pollution de l'atmosphère ? « Alors que la loi sur l'air n'était pas appliquée dans notre pays, l'Europe a menacé la France de poursuites et de sanctions financières devant la Cour de justice européenne, ce qui nous a obligés à revoir notre législation sur les incinérateurs et à bouger sur les particules fines. » « L'Europe est comme une épée de Damoclès pour les Etats membres, car elle est très exigeante en matière écologique et sanitaire, mais cela s'est traduit depuis des années par de vrais progrès pour les consommateurs », affirme l'ancienne vice-présidente de la commission Santé-Environnement du Parlement européen.



Les nitrates, les déchets...

Entre autres exemples d'avancées notables, Corinne Lepage cite la réglementation sur les nitrates dans l'eau ou celle sur la qualité des eaux de baignade. L'Europe a aussi imposé aux Etats des règles strictes en matière de traitement des déchets, et les discussions sont enflammées à l'échelle européenne lorsqu'on évoque les perturbateurs endocriniens ou les pesticides. « L'UE est aussi à l'origine du règlement Reach, qui a permis une évaluation de l'impact des produits chimiques et obligé les producteurs à fournir la preuve de leur non-toxicité, détaille l'ancienne ministre de l'Environnement. Sans l'Europe, chacun ferait sa législation dans son coin, et les citoyens seraient moins bien défendus et écoutés. »

 

  Le Parisien

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La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l'Union européenne

La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l'Union européenne | Think outside the Box | Scoop.it

Dernièrement, à Bruxelles, les potentats non-élus de la Commission européenne ont cherché à passer outre à ce qui a été maintes fois démontré : l’opposition écrasante de la population de l’Union européenne à la propagation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur agriculture. Pour entériner sans discussion l’adoption des OGM, le président de la Commission de l’Union européenne dispose à présent d’un expert-comptable maltais en tant que commissaire à la santé et à l’environnement. Originaire de Grèce, l’ancien commissaire à l’environnement était un farouche adversaire des OGM. En outre, le gouvernement chinois a fait savoir qu’il pouvait approuver une variété de riz OGM. Avant que les choses n’aillent trop loin, ils seraient bien d’examiner de plus près le laboratoire de test mondial des OGM, les États-Unis. Là-bas, les cultures d’OGM sont loin d’être bénéfiques. C’est plutôt exactement le contraire.

Ce qui est soigneusement resté en dehors de la propagande de Monsanto et des autres compagnies de l’agroalimentaire lors de leur promotion des cultures génétiquement manipulées comme alternatives aux cultures classiques, c’est le fait que, jusqu’ici, dans le monde entier, toutes les cultures d’OGM ont été manipulées et brevetées dans l’unique but de deux choses : être résistantes ou « tolérantes » à des produits chimiques brevetés hautement toxiques – au glyphosate herbicide que Monsanto et les autres obligent les agriculteurs d’acheter en condition d’acquisition de leurs OGM brevetés – et être résistantes à des insectes spécifiques. Contrairement aux mythes de relations publiques dispensés dans leur propre intérêt par les géants de l’agroalimentaire, il n’existe pas une seule semence d’OGM qui ne fournisse un rendement supérieur aux récoltes conventionnelles, ni qui n’ait besoin de moins d’herbicides chimiques toxiques. Pour cette simple raison, il n’y a aucun profit à en tirer.

Le fléau des super-mauvaises herbes géantes

Comme l’a fait remarquer le Dr Mae-Wan Ho, adversaire des OGM et biologiste éminente de l’Institut des sciences de Londres, les compagnies comme Monsanto incorporent dans leurs semences une tolérance aux herbicides grâce à la formule d’insensibilité au glyphosate du gène codant l’enzyme ciblée par l’herbicide. Cette enzyme est dérivée d’une bactérie du sol, l’agrobacterium tumefaciens. La résistance aux insectes est due à un ou plusieurs gènes de toxines provenant de la bactérie du sol Bt (bacillus thuringiensis). Vers 1997, les États-Unis ont inauguré les plantations commerciales à grande échelle de plantes génétiquement modifiées, surtout le soja, le maïs et le coton. À l’heure actuelle, aux États-Unis, les cultures génétiquement modifiées ont envahi entre 85 et 91 pour cent des surfaces de cultures de ces trois principales plantes, soja, maïs et coton, soit près de 171 millions d’acres (692.000 kilomètres carrés).

Selon le Dr Ho, la bombe à retardement écologique associée aux OGM est sur le point d’éclater. Après plusieurs années d’application constante des herbicides au glyphosate brevetés, comme le très célèbre Roundup de Monsanto, la nature a réagi aux tentatives de l’homme de la violer en développant de nouvelles « super-mauvaises herbes » résistantes aux herbicides. Le contrôle de ces super-mauvaises herbes nécessite nettement plus, pas moins, d’herbicide.

ABC Television, un grand réseau national des États-Unis, a produit un nouveau documentaire intitulé « Les super-mauvaises ne peuvent être détruites. » (1)

Interviewés, les agriculteurs et les scientifiques de l’Arkansas décrivent des champs envahis de plants d’Amaranthus palmeri géants, capables de résister à toutes les pulvérisations de glyphosate que peuvent faire les agriculteurs. Un agriculteur interviewé a dépensé près de 400.000 euros en à peine trois mois dans une vaine tentative de destruction des nouvelles super-mauvaises herbes.

Les nouvelles super-mauvaises herbes sont tellement robustes que les moissonneuses-batteuses sont dans l’impossibilité de moissonner les champs, et les outils à main se brisent en essayant de les couper. En Arkansas, au moins 400.000 hectares de soja et de coton ont été investis par ce nouveau fléau biologique mutant. Les données détaillées sur les autres régions agricoles sont indisponibles, mais on estime qu’elles sont similaires. Le ministère de l’Agriculture des États-Unis, pro-OGM et pro-agroalimentaire, a été signalé mentir sur l’état réel des récoltes, en partie pour masquer la triste réalité et prévenir une révolte explosive contre les OGM sur le plus grand marché mondial des organismes génétiquement modifiés.

L’Amaranthus palmeri, une variété de super-mauvaises herbes, peut atteindre jusqu’à 2,4 mètres de hauteur, résister à la forte chaleur et à la sécheresse prolongée, et produit des milliers de graines avec un système racinaire qui épuise les nutriments des cultures. Quand rien n’est fait, elle envahit un champ entier en un an. Certains agriculteurs ont été contraints d’abandonner leurs terres. Jusqu’à présent, en plus de l’Arkansas, l’invasion d’Amaranthus palmeri dans les régions de cultures d’OGM a aussi été identifiée en Géorgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, au Tennessee, Kentucky, Nouveau-Mexique, dans le Mississippi, et plus récemment dans l’Alabama et au Missouri.

Les spécialistes des mauvaises herbes de l’université de Géorgie estiment que seulement deux plants d’Amaranthus palmeri tous les 6 mètres dans les rangées de coton, sont capables de réduire le rendement d’au moins 23 pour cent. Un seul plant de mauvaise herbe peut produire 450.000 graines. (2)

La dissimulation du danger toxique du Roundup

Le glyphosate est l’herbicide le plus largement utilisé aux États-Unis et dans le monde entier. Breveté et vendu par Monsanto depuis les années 70 sous le nom commercial de Roundup, c’est un élément obligatoire de l’achat de semences d’OGM de Monsanto. Allez juste à votre magasin de jardinage local, demandez-le et lisez attentivement l’étiquette.

Comme je l’ai exposé en détail dans mon livre, Seeds of Destruction,The Hidden Agenda of Genetic Manipulation (Semences de destruction : L’arme de la faim), les cultures d’OGM et les semences brevetées ont été développées dans les années 70, grâce à l’important soutien financier d’un organisme pro-eugéniste, la Fondation Rockefeller, essentiellement par des compagnies de produits chimiques : Monsanto Chemicals, DuPont et Dow Chemicals. Toutes trois ont été impliquées dans le scandale du hautement toxique agent orange, utilisé au Viêt-nam, et de la dioxine dans les années 70, et ont menti pour cacher la réalité des atteintes à leurs propres employés, ainsi qu’aux civils et militaires des populations exposées.

Leurs semences d’OGM brevetées ont été envisagées comme un moyen intelligent pour forcer le renouvellement des achats de leurs produits chimiques agricoles du style Roundup. Les agriculteurs doivent signer avec Monsanto un contrat légal qui stipule que seul son pesticide Roundup peut être utilisé. Les agriculteurs sont ainsi piégés, obligés d’acheter à la fois de nouvelles semences de Monsanto à chaque récolte et du glyphosate toxique.

À l’université de Caen, en France, dans une équipe dirigée par le biologiste moléculaire Gilles-Eric Séralini, une étude a montré que le Roundup contient un ingrédient inerte spécifique, l’huile de suif polyéthoxylés, ou POEA. L’équipe de Séralini a démontré que le POEA du Roundup est même plus mortel pour les embryons humains, les cellules du cordon ombilical et placentaires, que le glyphosate lui-même. Monsanto, qualifiant de « breveté » le contenu détaillé de son Roundup, à part le glyphosate, refuse de le communiquer.(3)

L’étude de Séralini a constaté que les ingrédients inertes du Roundup amplifient l’effet toxique sur les cellules humaines – même à des concentrations beaucoup plus diluées que celles utilisées dans les fermes et sur les pelouses ! L’équipe française a étudié de multiples concentrations du Roundup, depuis la dose typique agricole ou sur pelouse, jusqu’à des concentrations 100.000 fois plus diluées que les produits vendus sur les rayons. Les chercheurs ont constaté des dommages cellulaires à toutes les concentrations.    

Dans une brochure de l’Institut de biotechnologie qui promeut les cultures OGM comme des « combattants de mauvaises herbes, » le glyphosate et le Roundup sont annoncés « moins toxiques pour nous que le sel de table. » Treize ans de cultures d’OGM aux États-Unis ont augmenté globalement le recours aux pesticides de 318 millions de livres, et non pas diminué comme l’ont promis les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse OGM. La charge de morbidité supplémentaire due à uniquement cela est considérable sur la nation.

Quoi qu’il en soit, après l’introduction commerciale des semences d’OGM Monsanto aux États-Unis, l’utilisation de glyphosate a augmenté de plus de 1500% entre 1994 et 2005. Aux États-Unis, quelque 100 millions de livres de glyphosate sont utilisées sur les pelouses et les exploitations agricoles chaque année, et au cours des 13 dernières années, il a été appliqué sur plus d’un milliard d’acres (environ 4 millions de kilomètres carrés). Interrogé, le directeur du développement technique de Monsanto Rick Cole, aurait dit, les problèmes sont « gérables ». Il a conseillé aux agriculteurs d’autres cultures ainsi que l’utilisation de marques d’herbicides différents produits par Monsanto.

Monsanto encourage les agriculteurs à mélanger le glyphosate avec ses plus anciens herbicides tels que le 2,4-D, interdit en Suède, au Danemark et en Norvège pour ses liens avec le cancer, la reproduction et des dommages neurologiques. Le 2,4-D est un composant de l’agent orange, produit par Monsanto pour être utilisé au Viêt-nam dans les années 60.

Les agriculteurs étasuniens se tournent vers le biologique

Partout aux États-Unis on signale que les agriculteurs reviennent aux cultures traditionnelles (non génétiquement modifiées). Selon un nouveau rapport du ministère de l’Agriculture, la vente au détail des aliments biologiques a bondi de 3,6 milliards de dollars en 1997 à 21,1 milliards de dollars en 2008.(4) Le marché est si florissant que les fermes biologiques se démènent parfois pour produire une offre suffisante, capable de suivre la montée rapide de la demande du consommateur qui amène des pénuries périodiques de produits biologiques.

Au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de coalition libéral-conservateur soutient fortement la levée de l’interdit de facto des OGM dans leur pays. Le conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni, le professeur John Beddington, a récemment écrit un article où il affirme de manière trompeuse : « La prochaine décennie verra le développement de combinaisons de caractères désirables et l’introduction de nouvelles caractéristiques comme la tolérance à la sécheresse. Au milieu du siècle, des options bien plus radicales, impliquant des traits hautement polygéniques, seront faisables. » Il a en outre promis « des animaux clonés, créés avec une immunité innée aux maladies, » et plus encore. Merci bien ! Je pense que nous pouvons décliner tout ça.

Une récente étude, de l’université d’État de l’Iowa et du ministère de l’Agriculture, visant à évaluer la performance des exploitations agricoles pendant les trois années de transition nécessaires pour passer de la production classique à la certifiée biologique, a montré les avantages notables de l’agriculture biologique sur les OGM et même sur les plantes classiques non génétiquement modifié. Dans une expérience de quatre ans – trois ans de transition et la première année biologique – l’étude a montré que, bien que les rendements diminuaient d’abord, ils s’égalisaient dans la troisième année et, à partir de la quatrième année, les rendements biologiques devançaient les classiques pour à la fois le soja et le maïs.

En outre, l’Évaluation internationale des connaissances agricoles de Science et technologie pour le développement (IAASTD) – le résultat de trois ans de délibération de 400 participants scientifiques et représentants non-gouvernementaux venant de 110 pays à travers le monde – a été publié récemment. On en a conclu que l’agriculture biologique à petite échelle est la voie à suivre pour faire face à la faim, aux inégalités sociales et aux catastrophes écologiques.(5) Comme le soutient le Dr Ho, un changement radical dans la pratique agricole est urgent, avant que le cataclysme agricole s’étende davantage en Allemagne et de l’Union européenne vers le reste du monde.(6)

Notes

[1] Super weed can’t be killed, abc news, 6 octobre 2009. See also,Jeff Hampton,  N.C. farmers battle herbicide-resistant weeds, The Virginian-Pilot, 19 July 2009, http://hamptonroads.com/2009/07/nc-farmers-battle-herbicideresistant-weeds

[2] Clea Caulcutt, ‘Superweed’ explosion threatens Monsanto heartlands, Clea Caulcutt, 19 avril 2009, http://www.france24.com/en/20090418-superweed-explosion-threatens-monsanto-heartlands-genetically-modified-US-crops

[3] N. Benachour and G-E. Seralini, Glyphosate Formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells, Chem. Res. Toxicol., Article DOI: 10.1021/tx800218n Publication Date (Web): 23 décembre 2008.

[4] Carolyn Dimitri and Lydia Oberholtzer, Marketing U.S. organic foods: recent trends from farms to consumers, USDA Economic Research Service, Septembre 2009, http://www.ers.usda.gov/Publications/EIB58/

[5] International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development, IAASTD, 2008, http://www.agassessment.org/index.cfm?Page=Press_Materials&ItemID=11  

[6] Ho MW.UK Food Standards Agency study proves organic food is better. Science in Society 44, 32-33, 2009.

Texte original en anglais, Genetically Manipulated Crops: The GMO Catastrophe in the USA. A Lesson for the World, publié le 18 août 2010.

Traduction : Pétrus Lombard 

F. William Engdahl est est associé du Centre de recherche sur la mondialisation et l’auteur de plusieurs ouvrages en anglais dont deux sont traduits en français :

OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim (le livre original en anglais, Seeds of destruction)

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OGM : Hollande annonce la prolongation du moratoire sur le maïs

OGM : Hollande annonce la prolongation du moratoire sur le maïs | Think outside the Box | Scoop.it

En déplacement en Dordogne avec les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie, le chef de l’Etat a confirmé son intention de prolonger le moratoire sur le maïs transgénique MON810 fabriqué par la firme Monsanto. Il a également plaidé pour une hausse de l’emploi dans le secteur agricole.

 

François Hollande a confirmé son intention de prolonger le moratoire sur le maïs transgénique MON810 fabriqué par la firme Monsanto - Reuters

Au lendemain de l’ annulation par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver le maïs transgénique MON810 , le chef de l’Etat François Hollande a confirmé, ce vendredi, une prolongation du moratoire sur la culture du maïs transgénique MON810 de Monsanto, malgré l’annulation la veille par le Conseil d’Etat de l’interdiction de cultiver ce maïs OGM.

« Il y aura une prolongation du moratoire », a déclaré le chef de l’Etat, lors d’une visite en Dordogne, ajoutant qu’il était nécessaire toutefois de « sécuriser juridiquement cette décision sur le plan national et surtout sur le plan européen ».

(...)

 

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Monsanto: marché de dupes et comportement sans gêne

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Monsanto a fait savoir que la décision avait été prise d'abandonner les demandes d'autorisation de culture d'OGM dans l'Union européenne. Le prétexte avancé est l'absence de perspective commerciales. En réalité, Monsanto a beaucoup à perdre en restant sur le marché des semences OGM et cette nouvelle n'est bonne qu'en apparence pour les consommateurs et ceux qui peuvent avoir des doutes sur l'utilité des OGM.

 

La multinationale Monsanto est mise gravement en cause avec le Round-up et la pression va évidemment se renforcer. Or, les OGM de Monsanto sont tous tolérants au Round up, ce qui signifie que Monsanto sait pertinemment que des études à long terme sur la toxicité de ses OGM vont être réalisées à la suite de l'étude de Gilles-Eric Séralini. Elles démontreront probablement les mêmes effets et par voie de conséquence, Monsanto souhaite éviter ce type d'analyse sur ses nouvelles semences. On peut d'ailleurs saluer la décision du Commissariat général au Développement durable de lancer une telle étude (reste à voir ce qui sera étudié). Rappelons encore une fois que la responsabilité de ceux qui prennent la décision de mise sur le marché pourra être engagée le cas échéant.

En second lieu, Monsanto sait qu'en prenant cette mesure, il va encore exacerber les antinomies en Europe entre les milieux économiques et la société et augmenter le fantasme lié au principe de précaution, donc le fragiliser encore. Cette technique a déjà bien été étudié, comme par exemple dans le livre La Fabrique du mensonge de Stéphane Foucart.

Mais surtout, Monsanto s'en moque, car il n'a pas besoin de ces autorisations. Tout d'abord, comme la firme l'affirme elle-même sans aucune gêne, "elle va se concentrer sur sa capacité d'importer des OGM dans l'UE". Rappelons que l'Union est le premier importateur mondial de soja OGM et que plus de 40 variétés d'OGM sont autorisées à l'importation en Europe, sans compter les OGM non autorisés qui peuvent se retrouver sur le marché européen, comme ils le sont en Corée du Sud (ou comme l'accident avec le blé en OGM le mois dernier créant un doute sur l'intégralité et l'intégrité du blé consommé)... Mais peut être ce pays contrôle t-il mieux la biovigilance que les pays européens. En second lieu et évidemment, Monsanto compte sur le futur accord de libre échange pour imposer les OGM en Europe en faisant "sauter" le système d'autorisation européen. Compte tenu du poids de cette firme sur la diplomatie américaine, on peut compter sur l'administration américaine pour peser de tout son poids pour "libéraliser" les OGM. La question a déjà été abordée lors du premier round des négociations et le représentant de Biotechnology Industry Organisation (BIO), sans "demander la modification des lois" s'est plaint que sur 74 demandes en attente et 22 validées par l'EFSA, aucune ne soit acceptée encore. De plus, il souhaite obtenir que des OGM non autorisés en Europe soient admis en dessous d'une norme de 0,9%.

Cette mesure, apparemment hautement symbolique, a peut être, en définitive, pour objectif de démobiliser l'opinion publique européenne, violemment opposée aux OGM, de manière très majoritaire, en laissant croire que le terrain européen est abandonné. Mais plus que jamais la vigilance est indispensable, car l'impact sanitaire des OGM est désormais clairement en cause. Or, cette question n'est pas liée à la plantation des OGM, mais à leur consommation. Et c'est précisément celle-ci que Monsanto a décidé de privilégier.

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GMO mosquitoes could be cause of Zika outbreak, critics say

GMO mosquitoes could be cause of Zika outbreak, critics say | Think outside the Box | Scoop.it
The latest contagious virus freaking out the globe, particularly women worried about birth defects, may have been caused by the presence of genetically-modified mosquitoes (GMMs) in Brazil.

With international health experts convening in Geneva to discuss the outbreak of and possible cures for the Zika virus, questions are being raised as to whether the GMMs are to blame.

In mid-2012, British biotech company Oxitec released the super bugs with the aim of reducing the overall mosquito population that spreads dengue fever, the Zika virus, and chikungunya in northeast Brazil.

 

https://twitter.com/RT_com/status/692902503248072704



At the time, concerns were raised about the release of GMMs without further studies into possible side effects.

"It's a very experimental approach which has not yet been successful and may cause more harm than good," Dr Helen Wallace, director of GeneWatch, told the Guardian in 2012.

The first cases of Zika in humans were reported in the south American country last May with up to 1.5 million now thought people affected by the virus, which Oxitec’s critics note is the same area where the GMMs were released.

 

https://twitter.com/DCClothesline/status/693120001847357441


Since the outbreak, there have been over 4,000 cases of babies born with microcephaly in Brazil, although various others causes can also be attributed to the rise.

The Aedes aegypti mosquito sub-species that carries both the Zika virus and dengue is the very type Oxitec targeted with its GMMs.

 

https://twitter.com/kathydiim/status/693409563547013120



The aim of Oxitec's GM program was to release only male Aedes mosquitoes into the wild and they would in turn produce offspring with their virus carrying female counterparts.

This offspring would then die off before breeding age due to the GM coding in their genes, as long as the antibiotic tetracycline wasn't present, which would override the GM DNA.

Sounds like the plot of a Hollywood blockbuster.

(...)

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Prié de retirer son article sur un maïs OGM, Séralini refuse

Prié de retirer son article sur un maïs OGM, Séralini refuse | Think outside the Box | Scoop.it

Gilles-Eric Séralini.

 

La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

La revue Food and chemical toxicology veut retirer l’article du Pr Séralini sur les rats nourris au maïs OGM NK603 paru en septembre 2012. Le chercheur contre-attaque : pourquoi ne pas rétracter aussi l'article de Monsanto de 2004 sur le même sujet ?

 

BRAS DE FER. Il a battu le rappel de ses soutiens scientifiques et politiques… Tout un symbole. C’est entouré notamment de Paul Deheuvels, statisticien de l'Académie des sciences et de Corinne Lepage, députée du Parlement européen que ce 28 novembre, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le professeur Gilles Eric Séralini, de l’université de Caen a défendu un article retentissant sur un OGM publié l’an dernier et menacé aujourd’hui de rétractation.

Il y suggérait que les rats nourris une vie entière au maïs OGM NK603, tolérant à l’herbicide Roundup et fabriqué par la firme américaine Monsanto, développaient plus de pathologies et tumeurs (lire S. et A. n°789 et 791 - voir aussi notre article en ligne). La médiatisation du papier en septembre 2012 avait provoqué l’émoi du public et des politiques, une polémique dans la communauté scientifique ainsi qu’un questionnement critique sur les procédures d’évaluation des plantes génétiquement modifiées actuellement en vigueur (À venir : notre article "ce que « l’affaire Séralini » a changé").

Pas de fraude, ni de manipulations des données

Il y a quelques jours, l’éditeur en chef de la revue Food and Chemical Toxicology (Groupe Elsevier) qui avait initialement publié l’article, a prié le professeur Séralini de bien vouloir le rétracter, c’est-à-dire de le retirer lui-même.

Motif ? « Les résultats présentés sont peu concluants et n’atteignent donc pas le seuil de la publication » et « il y a une raison légitime d’inquiétude concernant à la fois le nombre d’animaux testés dans chaque groupe et la souche particulière (de rats, NDLR) sélectionnée » explique t-il dans une lettre au chercheur de l’université de Caen auquel Sciences et Avenir a pu avoir accès.

"MÉRITE". L’éditeur de FCT y admet que « le problème du faible nombre d’animaux avait été identifié lors de du processus initial d’examen du papier par le comité de lecture» mais qu'il avait été décidé finalement de le publier parce que ce travail « gardait du mérite malgré ses limites ». Il semblerait donc que la politique éditoriale de la revue ait changé (voir notre article "la revue scientifique sous pression").

Louant « la bonne volonté, l’ouverture » de Gilles Eric Séralini qui a fourni ses données brutes pour répondre aux critiques soulevées par son article, l’éditeur souligne enfin, qu’après les avoir rigoureusement et longuement étudiées, les relecteurs n’ont détecté « aucune fraude, ni manipulations de données ».

Refus d’obtempérer et contre-attaque

Le professeur Séralini refuse aujourd’hui de rétracter son article. Il argue comme depuis des mois que la souche de rats incriminée (les Sprague-Dawley) est utilisée en routine aux États-Unis - y compris parfois par Monsanto- pour étudier la carcinogénèse et la toxicité chronique des produits chimiques. Il rappelle qu’il a mené une étude inédite sur des rats nourris une vie entière avec ce maïs OGM et que s’il n’a utilisé que dix rats par groupe, il a en revanche multiplié les mesures sur ces animaux.

« La perturbation des hormones sexuelles et d’autres paramètres sont suffisants dans notre cas pour interpréter un effet sérieux après une année » proteste t-il, demandant que l’on prenne en compte « la chronologie et le nombre des tumeurs par animaux ».

DOUBLE STANDARD ? Autant de signes qui devraient être considérés dans une réelle étude de risques, selon lui. Par ailleurs, le chercheur pointe un papier de Monsanto de 2004, publié dans la même revue FCT et jamais rétracté, concluant à l’innocuité du maïs NK 603 après avoir mesuré ses effets sur dix rats Sprague-Dawley seulement pendant trois mois. Et de s’interroger : y aurait-il un double standard d’évaluation en vigueur ?

« Seules les études pointant un effet adverse des OGM sont passées au crible d’une évaluation rigoureuse sur leurs méthodes expérimentales et statistiques, accuse t-il. Tandis que celles qui affirment leur innocuité sont prises pour argent comptant ».

"il y avait des OGM dans la nourriture des "rats contrôles" qu'utilisait Monsanto pour prouver l'innocuité de ses produits" accuse Séralini

Dernier pavé dans la mare : le biologiste s’apprêterait à contester la façon dont sont actuellement menées les analyses statistiques sur les rats testés, car elles seraient faussées par les données historiques. Selon une étude qu’il aurait menée avec son équipe, tous les cobayes de laboratoires ont toujours été exposés dans leur cage et via leur nourriture à des polluants (pesticides, mercure, cadmium, perturbateurs endocriniens) puis possiblement des OGM … de sorte qu’il était alors impossible de distinguer les tumeurs spontanées, naturelles, des tumeurs induites par ces substances, et ce quel que soit le nombre de rats testés…

En clair "il y a des OGM dans la nourriture des "rats contrôles" utilisés par Monsanto pour prouver l'innocuité de ses produits" a accusé le Pr Séralini lors de sa conférence de presse. De sorte qu'il était impossible de distinguer une quelconque différence entre les "rats contrôles" et ceux sur lesquels Monsanto disait tester la nourriture OGM.

SOUFFLER SUR LES BRAISES. Conduire des tests sur de grosses cohortes de 50 rats par groupe, par exemple, serait dès lors inutile. Bref, l’ultime défense de Gilles-Eric Séralini consiste à jeter le doute sur la pertinence de nombres de travaux menés jusqu’à présent.

Cette affirmation –qui demanderait à être sérieusement étayée- provoquera sans nul doute une vague de protestation. Les éditeurs de la revue Food and chemical toxicology espéraient peut-être éteindre la controverse, il se pourrait qu’ils aient au contraire soufflé sur les braises.

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Il est urgent de reprendre un nouveau moratoire sur les OGM

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La décision du Conseil d'Etat était attendue même si ce dernier aurait pu faire un effort pour valider la clause de sauvegarde et surtout ne pas juger comme il l'a fait, que le principe de précaution était aujourd'hui appliqué au niveau communautaire, car c'est purement et simplement faux. Le fait qu'il soit aujourd'hui reconnu que les études sur des rats durant 90 jours soient insuffisantes en est une preuve. Mais après le renvoi au Conseil Constitutionnel de la QPC sur les gaz de schiste et l'arrêt honteux de Fessenheim, l'environnement n'a pas le vent en poupe à la Haute Assemblée.

Pour autant, tout milite en faveur d'un nouveau moratoire.

Tout d'abord, l'autorisation communautaire de MON 810 est expirée depuis 2007. Sur le site de la Commission européenne, il est indiqué que la procédure de réautorisation est toujours en cours... depuis 5 ans. Or, le code de l'environnement prévoit que la demande doit être déposée 9 mois avant son expiration. 75 jours sont donnés aux Etats membres pour faire opposition. Cela signifie que le renouvellement aurait dû être autorisé ou refusé depuis... 6 ans. Certes, l'article 533-34 du code prévoit que la décision initiale reste valable jusqu'au renouvellement, mais on ne peut admettre cette situation de non renouvellement qui porte une autorisation prévue pour 10 ans à 16 ans. Il en va d'autant plus ainsi que l'autorisation du MON810, seul OGM cultivé en Europe, repose sur des études de 90 jours sur des rats alors que l'EFSA vient enfin d'admettre la nécessité d'études de long terme. Du reste, 5 autres Etats ont pris des décisions de moratoire.

En second lieu, le Conseil d'Etat reprend le caractère insuffisant des études en se fondant en particulier sur les avis de l'EFSA, qui jusqu'à une date très récente, n'a jamais donné un seul avis défavorable sur une demande d'autorisation et dont les situations de conflits d'intérêt, en particulier dans le panel, sont reconnues y compris par le médiateur européen. Mais, différentes études dont des nouvelles postérieures à la décision, démontrent le risque de toxicité de la protéine Bt sur la santé humaine. Une étude de 2009 montre des signes de toxicité rénale et hépatique au bout de trois mois chez de jeunes rats (cf. A Comparison of the Effects of Three GM Corn Varieties on Mammalian Int. J. Biol. Sci. 2009, 5). Une étude de 2012 du laboratoire du professeur Séralini met en lumière l'impact de de la protéine BT sur les cellules humaines, même si c'est un niveau de concentration relativement important. De plus, après le vaste débat qui a suivi la publication de l'étude sur le NK603 et le Round-up de Gilles-Eric Séralini, il apparaît aujourd'hui très clairement, quelle que soit la position adoptée sur les résultats de cette étude, que l'évaluation de l'impact sanitaire des OGM est notoirement insuffisante. Dès lors, exiger un moratoire jusqu'à ce que les études à deux ans qui ont été réclamées soient effectuées, et ce d'autant plus que la nouvelle autorisation pour le mon 810 n'a toujours pas été délivrée, parait parfaitement légitime.

Enfin, sur le plan environnemental, aucune mesure de gestion et de surveillance et de biovigilance n'ont été mises en place pour suivre l'impact de la mise en culture du MON 810 sur l'environnement et en particulier la faune non cible. Dans ces conditions, l'impact environnemental, au demeurant très mal évalué a priori, ne fait l'objet d'aucun contrôle a posteriori.

Enfin, pour éviter toute nouvelle difficulté, il est indispensable que la France change sa position au sein du conseil des ministres quant à l'adoption du nouveau règlement sur les OGM permettant aux états membres qui le souhaitent d'interdire la mise en culture des OGM pour une série de motifs légitimes. Le Parlement européen a, voici plus de deux ans, voté mon rapport qui, en modifiant très sensiblement la proposition initiale de la commission, donne une base juridique solide à la souveraineté des états membres sur le choix du recours ou non à la mise en culture des OGM. Jusqu'à présent, le dossier est bloqué au conseil des ministres, notamment en raison de la position française qui pourrait tout faire basculer. Il est indispensable que le nouveau ministre, qui connaît parfaitement bien le dossier des OGM, marque son entrée en fonction par un changement d'attitude permettant avant le printemps 2014 d'adopter un texte définitif. Espérons que ceux des écologistes, qui pour des raisons obscures avaient essayé, sans aucun succès, de torpiller le texte, reconnaîtront la nécessité de disposer d'une nouvelle réglementation. Ceci n'exclut évidemment pas bien au contraire que la méthodologie d'évaluation des OGM soit totalement refondée.

Monsanto a décidé de ne plus formuler de demandes d'autorisation en Europe. On pourrait rêver en espérant qu'il renonce également au renouvellement de l'autorisation du MON 810. Mais en attendant, le gouvernement français est maître du jeu y compris au niveau européen. Les actes rejoindront-ils les paroles ?

  

Jacques Le Bris's insight:

 

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La volaille, les graines et le renard

La volaille, les graines et le renard | Think outside the Box | Scoop.it

J’ai le vague souvenir d’une expérience que l’on s’amusait à faire au poulailler quand j’étais gamin.

D’une main, on saisissait la tête d’une poule pour l’abaisser brusquement bec vers le sol où, de l’autre, l’on traçait tout aussi vivement un trait. La volaille restait là un moment, tétanisée, hypnotisée.

Cela faisait rire et nous donnait un futile sentiment de supériorité. Pourtant, nos cerveaux d’hommes modernes manifestent quotidiennement les mêmes faiblesses que celui du volatile.

Le débat autour de l’étude du professeur Séralini sur la nocivité des OGM, avec les réactions de certaines institutions, nous en donne un exemple récent.

Nous voilà rendus à compter les rats !

Et si nous relevions le bec pour voir l’ensemble de la basse-cour et, si possible, au delà de son grillage ?

(...)

 

En résumé, le renard n’a pas sa place dans le poulailler même s’il nous explique toutes les précautions qu’il prendra pour ne pas effrayer la volaille.

 

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