Lettre morte ou simplement posthume ? | Think outside the Box | Scoop.it
Michèle de Somer et son fils, Eddy. | MAXPPP

Le Post :

Elle supplie Nicolas Sarkozy de prendre soin de son fils Eddy, tétraplégique
Dans une lettre envoyée après son décès, Michèle demande au président de s'occuper de son fils , à défaut de lui donner "le droit de mourir".

"Quand vous lirez cette lettre, je serai morte". C'est ainsi que commence la lettre posthume de Michèle de Somer, adressée à Nicolas Sarkozy, révélée par RTL.

Décédée d'un cancer du poumon vendredi, elle supplie le président de prendre soin de son fils, tétraplégique suite à un accident de deux-roues en 2001, raconte Le Parisien dans son édition de mercredi.

"Monsieur Sarkozy, je vous demande de vous occuper d'Eddy, de lui trouver une structure d'accueil spécialisée qui saura lui rendre la vie moins cruelle", écrit-elle.

"Le droit pour Eddy de mourir"

Ce n'est pas la première fois que Michèle de Somer adresse une lettre au président de la République. Elle lui avait déjà demandé, en 2004, le droit de mourir pour son fils.

A ce moment, le débat sur l'euthanasie est relancé par l'affaire Vincent Humbert... qui était aussi le voisin de chambre d'Eddy.

Michèle avait déjà contacté Jacques Chirac en 2001, juste après l'accident. "À cette époque, sachant très bien que la vie de mon fils était foutue, qu'il resterait à jamais une plante verte, j'avais écrit à votre prédécesseur, Monsieur Jacques Chirac, pour lui demander le droit pour Eddy de mourir", rappelle-t-elle dans la lettre.
Elle précise, en majuscule, : "Un droit qui lui a été refusé".

Michèle de Somer explique avoir souvent eu l'idée de passer à l'acte, pour qu'Eddy ne souffre plus et pour tenir la promesse de son père, mort deux ans après l'accident.

Mais elle n'a jamais eu la force, et demande donc au président de placer son fils dans "une structure d'accueil spécialisé qui saura lui rendre la vie moins cruelle" afin de ne pas laisser ce fardeau à ses deux autres enfants.