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Politiques, intellectuels, médias, reprenez-vous vite !

Politiques, intellectuels, médias, reprenez-vous vite ! | Think outside the Box | Scoop.it

Il est temps de prendre conscience de la situation

Nous aurions pu récupérer un peu dans la torpeur de l’été, oublier les averses printanières, nos inquiétudes quant à l’avenir politique du pays ; guérir nos récentes blessures de guerre et espérer des fous d’Allah, une trêve.

Nous n’aurons eu aucun répit. Des attentats islamistes nous ont frappés, une fois de plus : en France, l’indescriptible massacre du 14 juillet à Nice, puis le père Hamel égorgé dans son église de Saint-Etienne du Rouvray ; en Allemagne aussi, et toujours en Syrie, etc.

 

Après la tuerie de Nice, alors que le décompte invraisemblable de tués et de blessés tombait comme autant de mares de sang noyant la ville sous l’horreur, les réseaux sociaux mais aussi des médias et des politiques ont rivalisé des poncifs habituels : « c’est l’œuvre d’un fou », « il n’est même pas religieux », « pas d’amalgame », qui ont résonné comme autant de coups supplémentaires portés aux victimes.

L’enquête progressant, il fut rapidement établi que ni l’attentat de Nice, ni plus tard l’assassinat de Saint Etienne du Rouvray, n’étaient l’œuvre de malades mentaux délirants. Les hommes qui ont commis ces horreurs ne sont ni déséquilibrés ni solitaires.

Dans tous les cas, si quelqu’un peut me dire ce qu’est un terroriste islamiste équilibré, je suis preneuse ! Vouloir édifier au vingt-et-unième siècle, un grand califat et asservir la planète toute entière pour y parvenir, c’est sensé vous croyez ?

Les hommes qui s’engagent dans le djihad et commettent ces attentats islamistes, ne sont pas plus déséquilibrés ni solitaires que bien d’autres. Ils sont souvent délinquants, peuvent être alcooliques ou toxicos, instables et parfois violents ils ont pris l’habitude de transgresser les lois ; ils ne viennent pas de milieux nécessiteux ; ils ont des appuis, des réseaux ; ils ont méthodiquement planifié leurs actes, en prenant leur temps et avec un sang-froid hors du commun.

Ils ne sont pas forcément très religieux, ils se sont radicalisés plus ou moins vite, mais tous se sont tournés vers Daech, fascinés par sa propagande, pour venger leurs frustrations petites ou grandes et vomir leur haine des valeurs occidentales.

Ils sont attirés par l’organisation paramilitaire de Daech, son dessein sectaire d’une nation islamique mondiale : terrasser des mécréants et la civilisation occidentale pour instaurer un grand califat islamique, c’est sans nuance et cette implacable et virile toute puissance est à même de les galvaniser suffisamment pour passer à l’acte sans arrière-pensée.

Ils obéissent aux derniers commandements de Daech qui recommande de ne plus rejoindre le califat mais de frapper sur place. Nul besoin de se former en Syrie, ni même de se procurer des armes lourdes, n’importe quel objet, véhicule, peut devenir une arme par destination et tuer.

 

Apprendre que le terroriste de Nice a commis des violences conjugales n’a rien de bien étonnant ; en revanche, tous les hommes violents ne deviennent pas terroristes, il ne resterait plus grand monde sur terre ! Les coupables de violences conjugales et plus généralement violences de genre, sont de tous les milieux sociaux, de toutes les religions ou athées, et de toutes les obédiences politiques.

Si les violences conjugales n’expliquent pas à elles seules le ralliement à Daech, (nous ne lutterons évidemment pas contre l’islam radical en luttant seulement contre les violences conjugales), il est malgré tout légitime de s’interroger sur le lien entre machisme, masculinisme et terrorisme car seules des sociétés patriarcales peuvent inventer et développer des systèmes totalitaires aussi mortifères.

 

 

Comment avons-nous pu jusqu’ici, supporter en silence, autant d’aberration ?

Le religieux prend infiniment trop de place dans nos sociétés livrées au capitalisme sauvage et mondialisé. Sans régulation et une meilleure répartition des richesses, les plus démunis et fragilisés peuvent se tourner vers ce qui les réconforte à bon compte ; les intégristes ne se privent alors pas de les recruter.

Il faut toutefois relativiser cette influence en matière de terrorisme islamiste : la plupart des djihadistes sont issus de familles relativement aisées. Certains se sont radicalisés après un long parcours d’endoctrinement religieux et d’entraînement en Syrie ou ailleurs, mais dans les cas de radicalisation dite « rapide », il semble plutôt que ces hommes brièvement exposés à la propagande djihadiste (via Internet, des relations, un imam aux prêches douteux…) compensent des frustrations d’ordre privé, telles par exemple, des difficultés de couple, en se vengeant, en se projetant héros de la nation islamique.

Il est intéressant de noter qu’à l’occasion des attentats, les religions se confortent mutuellement (en tous cas le catholicisme et l’islam) : assoir leur emprise et tacler la laïcité, ne leur déplait pas.

Les récents propos du pape sont révélateurs : avec aveuglement, il a mis sur le même plan les violences islamiques et catholiques, comparant les massacres terroristes commis par Daech avec les violences et crimes commis individuellement par des catholiques. Oui, les violences machistes du système patriarcal tuent chaque jour mais on ne peut pas comparer un système politique visant à l’instauration d’une dictature politico-religieuse avec des crimes individuels. Le nazisme pourrait-il être réduit à des crimes machistes individuels ?

 

L’envahissement du religieux, l’influence des réseaux intégristes catholiques  pro-vie et anti-mariage pour tous et les concessions constantes à « l’islam de France », sont insupportables. Ils répondent aussi à un besoin de reprise en mains d’hommes et même de femmes, perturbés par la perte d’un  mode de vie et de rapports de genre traditionnels. Pour beaucoup d’hommes, c’est un moyen de réaffirmer la domination masculine.

Trop de politiques, intellectuels et médias semblent avoir perdu tout esprit critique, ils se sont retranchés pour certains derrière une confortable et aveugle complaisance, pendant que d’autres à l’inverse, instrumentalisent les problèmes à des fins politiciennes. Pourtant, le progrès et l’égalité valent bien d’être défendus et sans compromis aucun.

En ce qui concerne l’islamisation de notre société par les Frères musulmans et les salafistes, islamisation qui prépare le terrain du terrorisme, combien de décideurs et faiseurs d’opinion luttent avec bon sens, mesure et efficacité, contre :

  • Une urbanisation génératrice de ghettos, des politiques sociales inopérantes, l’absence d’intégration des populations migrantes (notamment l’isolement des femmes arrivées dans le cadre du regroupement familial), l’échec scolaire, … ;
  • Le voilement progressif des femmes et des fillettes de plus en plus jeunes, symbole visuel de l’asservissement des femmes et étendard politique ; les créneaux non mixtes dans les piscines ; les médecins interdits d’ausculter et de soigner des musulmanes dans les hôpitaux, … ;
  • les salafistes qui ont fini par régler la vie de certains quartiers : l’économie salafiste ou frèriste parallèle avec ces boutiques et sites Internet qui vendent des accoutrements exportés d’Iran, abayas ou hijabs pour cacher les corps des femmes et des fillettes (bâches informes pour les pauvres rue Jean-Pierre Timbaud à Paris ou boutiques de luxe pour les riches saoudiennes) ; les vastes territoires zones de non-droit livrés aux trafics et à la violence où la charia a déjà remplacé la loi de la République et où des élèves contestent effrontément l’enseignement des classes d’histoire, de biologie, … ;
  • le communautarisme, le relativisme culturel, le complotisme, l’obscurantisme, l’antisémitisme décomplexé, l’antiracisme tombé aux mains d’idéologues racistes anti-blancs, … ;
  • l’islamisation via Internet et les réseaux sociaux et via des imams qui complaisamment évitent de traiter du sujet ou pire, à l’instar de celui de Brest ou de la mosquée du Mirail à Toulouse, Mamadou Daffé, prêchent l’impensable en toute impunité ;
  • le caillassage des médecins, pompiers et forces de l’ordre ; la haine de la France, des valeurs républicaines, de l’occident, le verrouillage des institutions internationales qui ont fini par vider de leur substance les Droits Humains ;
  • etc.

Au contraire, le recrutement universitaire est verrouillé afin que l’enseignement se fasse le relai d’une pensée gauchiste radicale, culpabilisant l’occident colonisateur et impérialiste et disculpant  de toute responsabilité, l’autre partie de la planète ; la plupart des médias suivent et les politiques n’ont pas le courage de contredire.

Sinon, expliquez-moi pour quelles raisons tant de politiques, intellectuels et médias feignent d’ignorer ce qui s’est produit en Algérie dans les années 90, quand les islamistes ont commencé à s’attaquer insidieusement aux femmes, aux laïques, à la société civile, puis les ont harcelés, assassinés, au nom d’Allah et du Coran, avant de verrouiller la société toute entière ?

Les 220 000 morts algériens dont de nombreuses femmes jugées insoumises, pas assez bonnes musulmanes, toutes et tous sacrifiés sur l’autel du terrorisme islamiste du GIA, ancêtre de Daech, qui en parle à part quelques intellectuels algériens stigmatisés et à peine soutenus chez nous ?

A l’extrême droite, l’islamisation est instrumentalisée pour promouvoir une France nationaliste et raciste.

La droite s’illustre par une surenchère électoraliste de mesures inutiles ; après avoir supprimé des forces de police et désorganisé le renseignement, c’est véritablement indigne.

A gauche, il est de bon ton de réduire l’étendue de l’islamisation et même le terrorisme islamiste au seul désespoir social et à confier aux représentants de l’islam le soin de régler les problèmes, c’est une inexcusable erreur de jugement : l’islam politique doit être combattu sur tous les plans et par l’état au premier chef.

La gauche radicale quant à elle, cautionne le relativisme culturel et même le racisme essentialiste révoltant d’une Houria Bouteldja, meneuse du Parti des Indigènes de la République (PIR), et contribue en cela à détruire sans alternative crédible, le peu de confiance qu’il nous reste, dans nos valeurs républicaines. Elle n’a plus que le mot « islamophobie » à la bouche, et je ne serais pas surprise que pour se justifier, elle en arrive un jour à défendre aussi les dérives du catholicisme : soutenir la lutte contre l’avortement, revendiquer l’homophobie, en tant que vils héritages coloniaux et impérialistes ! Ah j’oubliais, ça ne risque pas d’arriver, car seule l’islam est la religion des opprimés, ce qui l’autoriserait même à persécuter les femmes et les minorités sexuelles… !

Les démocraties occidentales ne sont pas irréprochables, loin s’en faut, mais la gauche radicale aide du mieux qu’elle peut les islamistes à les culpabiliser et condamner. Pourtant, opposer schématiquement occident et « indigènes » ne mène nulle part : hors du monde occidental, des personnes pauvres, fragiles, des femmes, des enfants, des étrangers, des minorités sont exploitées et victimes des violences les plus abjectes.

*Judith Butler : « Il est extrêmement important de considérer le Hamas et le Hezbollah (groupes terroristes s’il en est) comme des mouvements sociaux progressistes, qui se situent à gauche et font partie d’une gauche mondiale ».

 

 

Quelles solutions ?

Le plus urgent est de comprendre comment s’adapte le terrorisme islamiste et d’apporter les bonnes réponses politiques.

Nous le savions déjà mais le dernier numéro de Dabiq, la revue de Daech, nous le confirme, l’Etat Islamique ne nous haït pas à cause de la situation dans nos banlieues, ni de notre politique extérieure, mais parce que « nous sommes des mécréants qui refusons l’unicité d’Allah », parce que nous sommes laïcs et que « nos sociétés libérales autorisent ce qu’Allah interdit ».Tant que nous ne nous soumettrons pas à l’autorité de l’islam, Daech nous combattra. Daech et les islamistes nous haïssent donc pour ce que nous sommes : laïcité, mode de vie, mixité, égalité Femme/Homme, etc.

Il s’agit de se venger, de nous humilier et de nous terrifier ; de nous imposer par tous les moyens (que les djihadistes rejoignent la Syrie ou improvisent sur place), un grand califat islamique.

Par conséquent, il nous faut cesser de trouver des excuses aux assassins, sortir de la complaisance et du déni et combattre l’islamisation, la radicalisation et le terrorisme sur tous les plans, avec une détermination sans faille, pour tenter de rattraper le temps perdu :

  • Au plan international : plus de contrats avec les pays fondamentalistes islamistes, wahhabites ou frères musulmans, seulement avec les pays arabes qui s’en démarquent. Le Qatar et l’Arabie Saoudite nous achètent pour infiltrer l’Europe de l’idéologie islamiste. Les droits humains sont universels et aucun relativisme culturel ne peut les conditionner ni les entraver. Les droits des femmes sont toujours les premiers menacés et attaqués, puis la route est tracée pour installer un régime totalitaire.
  • Au plan national : l’Observatoire de la laïcité doit prendre toute sa place et son président enfin profiter de la retraite ; les lieux de culte soupçonnés d’intégrisme, dont les mosquées, doivent être surveillés ; les activités douteuses des membres de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) doivent être interdites : il doit être impossible de présenter, sur le territoire de la République, le  Djihad comme une forme de résistance, le relativiser et inciter les jeunes à se radicaliser. L’association IESH (Institut européen des Sciences Humaines) des Frères musulmans est installée en France et en Europe de manière tentaculaire. Son influence est inouïe sur les jeunes français endoctrinés par un islam fondamentaliste, avec la bénédiction de l’état français qui ne prélève aucun impôt sur les dons encaissés par l’association. Ce n’est pas tolérable.
  • Economique : mieux réguler le capitalisme et ses effets sur les populations, mieux répartir les richesses et les investissements…, c’est une urgence ;
  • Urbanisme : peu à peu détruire les cités-ghettos sociaux et ethniques ; réformer de fond en comble et avec des moyens à la hauteur des enjeux, l’accueil et la réinsertion des démunis et des sans-abris nationaux ainsi que des populations migrantes et réfugiées.
  • Education, formation : déconstruire par le biais des programmes scolaires toutes les fausses croyances et contrer toute contestation de l’enseignement scientifique, cultiver l’esprit critique et d’analyse ;
  • Lutter contre toutes les discriminations, plus que jamais contre le sexisme, l’homophobie/la lesbophobie, l’antisémitisme et le racisme (à ne pas confondre avec la critique salutaire des religions), dès l’école primaire ;
  • Intégration : pas d’accueil (regroupement familial, migrants, réfugiés) sans parcours d’intégration avec transmission des valeurs républicaines et notamment d’égalité Femmes/ Hommes…)… ;
  • Internet / Réseaux sociaux : empêcher toute propagande djihadiste et islamiste via les réseaux sociaux et Internet.
  • Police, justice : développer une véritable coordination européenne et internationale ; coordonner en France forces de l’ordre, sécurité et le renseignement ; instituer un renseignement de proximité ; revoir la formation des juges sur l’évaluation des risques ; modifier les contraintes du contrôle judiciaire ; réintroduire une police de proximité ; lutter contre les trafics et la délinquance ; exercer une surveillance dans les prisons, prodiguer un enseignement à tout prisonnier, les employer à des travaux d’intérêt général… ;
  • etc.

 

Par respect pour tous les morts du terrorisme, pour empêcher plus de morts innocentes ; pour défendre notre civilisation, notre République laïque une et indivisible et ses valeurs, (car aussi perfectibles soient-elles, il n’existe toujours pas sur terre d’alternative plus probante), il faut nous mobiliser pour combattre le terrorisme islamiste et plus globalement, la tentation obscurantiste du conservatisme religieux.

Dans les réponses apportées jusqu’ici par le gouvernement et tous les politiques républicains, il manque systématiquement, la lutte pleine et entière contre tous les intégrismes, contre l’islam politique, l’islamisation de l’Europe par le salafisme et les frères musulmans.

Nous ne sommes plus au XIème siècle, aucune religion ne doit être en mesure d’imposer ses diktats, de museler ses opposants, et encore moins de susciter une ferveur prosélyte capable de conduire des êtres humains à en tuer d’autres pour assoir la volonté de puissance et de domination d’une caste politico-religieuse.

Si l’état ne peut et ne doit pas mettre un policier derrière chaque citoyen, les gouvernements et les politiques, les intellectuel-le-s et les médias, les militant-e-s, les responsables religieux, doivent le dire et le redire et sans relâche, et très fort, les imams au premier chef :  

  • non le califat ne s’implantera jamais,
  • oui c’est un mythe ;
  • non il n’y aura pas de revanche ni encore moins de paradis, ni de vierges ;
  • oui vous serez condamnés, rejetés et haïs par votre religion et par vos proches, par l’humanité toute entière. 

 

Qui le dit vraiment, haut et fort, et de cette manière ? Seulement une poignée et toujours les mêmes. Alors j’attends.

 

Christine Le Doaré

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Hind Fraihi : "Nous avons collectivement nié ce qu’il se passait à quelques minutes du centre-ville de la capitale européenne"

Hind Fraihi : "Nous avons collectivement nié ce qu’il se passait à quelques minutes du centre-ville de la capitale européenne" | Think outside the Box | Scoop.it

Onze ans déjà que la journaliste Hind Fraihi a décrit l'intégrisme islamiste qui gangrenait Molenbeek. Après les attentats de Bruxelles, elle dénonce une décennie de silence.

 

Hind Fraihi est journaliste d’investigation en Belgique. En 2005, cette flamande de 39 ans d’origine marocaine, a voulu voir par elle-même si un quartier spécifique de Bruxelles, Molendeek – inconnu du grand public à l’époque –, était devenue une place forte pour le recrutement de candidats au djihad. En se faisant passer pour une étudiante auprès des habitants, Hind Fraihi a passé près de trois mois en totale immersion de coin du Nord-Ouest de Bruxelles.

Le résultat, un livre, En immersion à Molenbeek* [récemment traduit et distribué en France]. Elle y raconte la façon dont des prédicateurs islamistes ont diffusé leur discours radicaux et mortifères auprès de jeunes de la génération de certains des terroristes impliqués dans les attentats de Paris et de Bruxelles.

Il y a dix ans, Internet n’était pas ce qu’il est devenu ; les filières de recrutement ne conduisaient pas en Syrie, mais en Tchétchénie, en Irak ou en Afghanistan. Mais le dispositif d’embrigadement était déjà actif et bien installé. Après les attaques du 22 mars qui ont meurtri le royaume de Belgique, faisant 31 morts et plus de 270 blessés, Hind Fraihi exprime sa tristesse… et sa colère. « On n’a pas voulu voir ce qu’il se passait à quelques minutes du centre-ville de la capitale européenne », déplore-t-elle. Pour la journaliste, cette décennie de silence correspond à des années de « négligence ». Et « C’est le fruit de ces années de négligence qui a malheureusement été capté par un groupement terroriste du nom de Daech. »

 

Marianne : Il y a tout juste dix ans, vous avez publié un livre sur Molenbeek et l’intégrisme islamiste, pourquoi aviez-vous choisi ce quartier alors inconnu du grand public ?

Hind Fraihi : Lorsque j’étais étudiante à Bruxelles, j’étais en contact avec un groupe de jeunes de Molenbeek, ils me racontaient que certains étaient approchés par des recruteurs pour partir faire le djihad en Afghanistan, Tchétchénie, ou en Irak à l’époque. Mais ce n’était que des rumeurs. Puis, il y eu le 11 septembre 2001. Je me suis demandé si cela pouvait nous arriver, ici en Europe, en Belgique... L’occasion s’est présentée en 2006. Je me suis installée là-bas pendant près de trois mois. En me présentant comme journaliste, je n’aurais pas eu d’infos. Dans ce type de milieux, ce type de quartiers, quand tu es journaliste, on se moque de toi, on estime que tu fais partie du camp sioniste, que tu es contre les musulmans. Je me suis donc infiltrées dans leur monde en tant qu’étudiante en sociologie… Et que dire ? Que Molenbeek est une enclave, une société dans la société. Les gens y sont éloignés de nous, de la société occidentale. Ils sont fixés sur le Proche-Orient, ou le Maroc. Par exemple, quand je posais la question" Qui est Guy Verhofstadt ?" Personne ne savais me répondre. C’était notre Premier ministre… Dans le silence le plus complet, un gouffre s’est creusé entre cette petite enclave et le cœur de l’Europe.

Et c’est à ce moment-là qu’interviennent des prédicateurs radicaux comme Bassam Ayachi [depuis, il a quitté la Belgique pour les zones de combat syrienne], un personnage influent auprès de jeunes du quartier, dont certains pourraient avoir été au cœur des attentats de Paris…

Oui, absolument. Bassam Ayachi (photo ci-contre) était aussi appelé « la porte vers l’Afghanistan ». Il y avait une grande dynamique autour de cet homme, il était entouré par beaucoup de jeunes. Il était très visible, tout le monde connaissait parfaitement ses activités. Lorsque j’étais étudiante, j’entendais déjà des hommes raconter que le « cheik » leur disait qu’il ne fallait pas rester ici, qu’il fallait partir combattre en Afghanistan. Bassam Ayachi avait d’ailleurs été impliqué dans des dossiers de terrorisme, au moins indirectement : en 1999, il a par exemple marié dans sa mosquée clandestine du centre islamique de Belgique (CIB) le Tunisien qui a assassiné le commandant Massoud, Abdessatar Dahmane, et Malika El-Aroud.

Mais on a laissé faire… les autorités l’ont laissé agir librement. Ils l’ont laissé propager sa vision du monde. Une vision qui consistait à dire que c’était nous les radicaux extrémistes, parce que nous prenions les lois démocratique trop au sérieux. Selon lui, c’était la souveraineté d’Allah qui devait régner, pas la démocratie. Pour lui et son entourage, le ministère de la Défense était en fait le ministère du djihad. Il disait que c’était le monde occidental qui était un monde djihadiste. Son mode de propagande c’était de rationnaliser l’Islam. Autrement dit, si tu voles un sac, ce n’est pas un pêché tant que c’est pour reverser l’objet du larcin au djihad… Il faisait ce que j’appelle du « gangsterislam ». Quand on observe le profil des terroristes qui ont commis les attentats de Paris et de Bruxelles, on s’aperçoit qu’ils ont quasiment tous un passé criminel et qu’ils ont presque tous évolué dans cette marge que des hommes comme Bassam Ayachi ont su exploiter.

"LES RECRUTEURS ONT SU LES VOIR, LES ÉCOUTER... PUIS LES EMBRIGADER"

Quel accueil a reçu votre témoignage lors de sa sortie ? A-t-il suscité le débat ?

Il y a eu un début de débat public, mais il a vite été orienté contre moi. Vous savez, en Belgique, on n’ose pas se dire franchement les choses lorsque cela concerne l’Islam, l’intégration ou l’immigration. On se crispe. Il y a dix ans, j’ai été traitée d’islamophobe, de raciste, certains disaient même que j’avais des problèmes psychologiques et que mon travail était celui d’une musulmane traumatisée par l’Islam. Ce n’était pourtant qu’un témoignage journalistique disant qu’il y avait un problème dans certains quartiers de Molenbeek, je dis bien « certains » car je ne visais pas toute la commune. D’ailleurs, il ne s’agit pas que de ce lieu. Aujourd’hui, tout le monde est fixé sur Molenbeek, mais d’autres quartiers comme Schaerbeek où Forest sont pénétrés des mêmes problématiques.

Quoi qu’il en soit, nous avons collectivement nié ce qu’il se passait à quelques minutes du centre-ville de la capitale européenne. Je suis convaincue que nous avons manqué une chance d’engager une réflexion et de se poser les bonnes questions. D’essayer de comprendre qui sont ces jeunes, ce qu’ils veulent, où ils vont… J’ai essayé de leur donner un visage, une voix. La droite politique belge a saisi l’occasion pour prendre ma défense et affirmer qu’il y avait un souci avec les musulmans. Les partis du centre et de la gauche n’ont tout simplement pas pris position, c’est dommage. Et puis on a continué de négliger le problème, mais ces jeunes sont toujours là, comme des fantômes qui traversent les rues… Toutes ces années de négligence ont malheureusement été captées par un groupement terroriste du nom de Daech. Car les recruteurs ont su les voir, les écouter… puis les embrigader.

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"Il appartient à la communauté musulmane de faire sa révolution"

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Jonathan Claes a vécu de plein fouet les attentats de Bruxelles. Il a été interloqué par le texte du réalisateur Ismaël Saidi " Pourquoi les musulmans ne descendent pas dans la rue pour condamner ? Parce que... ". Voici sa réponse.

 

J'ai longtemps hésité à écrire ce commentaire. La raison première étant que je ne veux choquer personne, la seconde que je ne souhaite pas m'aliéner certaines de mes connaissances, ni m'attirer la foudre d'inconnus. Puis, je me suis rappelé combien j'abhorre cette chape de plomb qui semble s'être abattue sur le débat public et qui contribue à juger tabou et à exclure certains sujets de discussion. La première étape de la résolution d'un problème est de reconnaître son existence, la deuxième de savoir le nommer...

Le mardi 22 mars 2016, comme beaucoup d'autres belges, je me suis rendu à Bruxelles pour travailler. J'étais à la gare de Bruxelles-Schuman lorsque j'ai appris les explosions qui venaient de frapper l'aéroport. J'ai écrit à mes parents et à ma compagne, actuellement en congé de maternité, pour leur dire que je les aime et que j'allais me dépêcher à sortir du hall de la Gare du Nord lorsque mon train y arriverait, de peur d'un scénario similaire aux attentats du 13 novembre à Paris. Le futur me donnera raison, mais contrairement aux malheureuses victimes de la station Maalbeek, j'ai eu la chance que les terroristes ne choisissent pas ma gare d'arrivée comme cible, et que ma compagne s'occupe actuellement de notre nouveau-né?: elle transite par cette station de métro à la même heure chaque jour. J'ai donc passé la journée confiné dans un bâtiment, à prendre des nouvelles de mes amis, de ma famille et à leur donner des miennes. À constater l'absence de collègues (dont certains, je l'apprendrai plus tard resteront marqués à vie dans leur chair et dans leur esprit), à suivre les informations, à m'organiser pour le retour, à réfléchir sur le futur. Car c'est malheureusement loin d'être un cas isolé, et tous les experts s'accordent à dire que ce n'est certainement pas le dernier attentat de ce type sur le sol européen.

Depuis les années 2000 seulement, on comptabilise une liste non-exhaustive de plus de 156 attentats d'origine islamiste totalisant plusieurs milliers de victimes innocentes. De l'Irak, la Lybie, Israël, la Syrie, le Yémen, le Koweït, la Jordanie et l'Arabie Saoudite en passant par le Liban. Du Nigéria, du Tchad, de la Somalie, du Cameroun au Mali en passant par le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire sans oublier le Maroc, l'Algérie et l'Égypte. Au Canada et aux États-Unis. De la Russie en passant par la Tchétchénie, l'Inde, le Pakistan et le trop évident Afghanistan. De la Tunisie à la Turquie pour nous mener à la Bulgarie, à l'Italie, à l'Espagne, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Royaume-Uni, la Suède et le Danemark sans oublier les plus lointains Thaïlande, Indonésie et Australie. À travers le globe des dizaines de groupements terroristes sèment la mort et laissent derrière eux un cortège de tristesse et de désolation. Quels que soient leur origine, leur nationalité, leur âge ou leur histoire, tous proclament la même foi et le service d'une même religion pour justifier leur actes criminels.

Alors quand je lis l'article de Mr. Saïdi, je ne peux m'empêcher de penser que sous des abords de bonne volonté, se cachent le même communautaro-centrisme et la même victimisation qui sont les premiers arguments de défense que l'on voit poindre lorsque que l'on aborde la passivité de la communauté musulmane face aux attentats terroristes d'origine islamiste. C'est une réponse qui tend à vouloir clore le débat avant même qu'il n'ait pu prendre place. "Notre communauté est la première touchée, les coupables de ces crimes ne sont pas de vrais musulmans, l'Islam interdit la violence": circulez, il n'y a rien à voir. Jusqu'au suivant.

Mr. Saïdi, lorsque vous citez très justement les nobles tâches entreprises par nos concitoyens de religion musulmane lors des attentats, vous semblez vouloir y opposer les belges d'autres obédiences. N'y avait-il pas de catholiques, de protestants, de juifs, de bouddhistes, d'athées, d'agnostiques, que sais-je encore parmi les services d'ordre, les pompiers, les ambulanciers, les militaires, les médecins, les conducteurs de taxi, de métro ou de tram? Leurs actions ont-elles moins de valeur à vos yeux? Et pour poursuivre sur le sujet premier de votre billet à savoir la révolte ou à tout le moins la remise en question, ces actions emplies d'humanité et de solidarité empêchent-elles par la suite d'entreprendre une réflexion approfondie sur la mauvaise interprétation qui mène beaucoup trop de croyants musulmans à commettre de telles atrocités de par le monde? Ces bonnes actions accomplies mardi après-midi empêchent-elles la communauté musulmane de se lever d'un seul corps et de crier son opposition à de tels massacres?

Car si je constate de brèves et individuelles condamnations de représentants de la communauté musulmane, je ne vois pas de grands rassemblements de masse passionnés tels qu'on sait cette même communauté capable lorsqu'un dessinateur à le malheur de caricaturer le prophète ou qu'un bulldozer israélien détruit une maison palestinienne. Encore une fois, la vie d'un être humain a-t-elle moins de valeur lorsqu'elle fait partie d'une religion ou d'une autre? Le mépris répété de la vie elle-même suscite-elle moins de passion qu'un blasphème?

Car de par le monde, et depuis plusieurs décennies maintenant ces actes barbares se répètent. Quel que soit le continent, la couleur de peau des victimes comme des perpétrateurs, la langue utilisée pour prier, il n'existe qu'un seul point commun: la religion des coupables et la justification communautariste qu'ils expriment.

À partir de combien d'attentats, de combien de morts et de blessés, de combien de familles innocentes détruites, de combien de pays touchés et de combien de nationalités différentes de terroristes se référant tous à la même idéologie va-t-on enfin oser admettre le fait que la source de tous ces maux réside dans la religion islamique?

Les racines socio-économiques du mal? Ben Laden n'était pas seulement riche, il avait fait ses études dans les plus grandes universités occidentales. Le terroriste qui a semé la mort sur une plage tunisienne était étudiant à l'université. Abaaoud était le fils d'un commerçant prospère et était inscrit dans un collège huppé de la capitale. Les frères Abdeslam possédaient un café, l'aîné travaille encore pour sa commune. Les exemples se multiplient qui discréditent la thèse de la pauvreté comme seule racine du mal.

Le racisme occidental comme matrice de la violence? De nombreuses vagues de communautés et nationalités se sont succédées en Europe depuis le 20ème siècle. Aucune ne réalise de fait un tel rejet envers la culture de sa société d'accueil après 3 générations. Ce rejet se traduisant notamment par un taux de mariages extra-confessionnels minimum, ou une surreprésentation dans les prisons comparativement à la proportion globale de citoyens musulmans. Aucune n'exprime une telle volonté d'imposer à l'organisation d'une société laïque des préceptes religieux éculés importés d'un pays pourtant abandonné (hallal dans les écoles et les prisons, abattage rituel, horaires/services différenciés pour les femmes musulmanes, voiles, burqas et autres attributs communautaires dans les institutions publiques, prières de rue, pressions conscientes ou inconscientes pour abandonner le nom de vacances, d'activités, de cours...). Que n'avons-nous fait de compromissions, "d'accommodements raisonnables"? Quand s'infléchira le poids de cette culpabilité qui pousse les sociétés occidentales a sans cesse effacer leur histoire et leur culture de peur de ne pas se montrer assez ouvertes?

Un problème de cohabitation culturelle donc? Les très riches monarchies moyen-orientales appliquant souverainement les principes religieux islamiques font montre d'une violence ordinaire et d'une discrimination patente envers les femmes, les homosexuels, ou les individus de confession différente. Combien de lapidations, de décapitations ou de flagellations peuvent se justifier au Moyen-Orient par le racisme occidental ou une situation socio-économique défavorable?

Les interventions occidentales au Moyen-Orient? La majorité des terroristes qui ont sévi en France et en Belgique sont nés en Europe, parfois même comme leurs parents avant eux et y ont vécu toute leur vie. Quelles victimes étaient nées pendant la colonisation? Combien des victimes ont participé ou soutenu une quelconque action en Irak ou en Afghanistan? Combien de cibles étaient strictement militaires? Comment peut-on haïr à ce point un pays dans lequel on a toujours vécu et qui offre à tout le moins une liberté au culte qu'eux-mêmes ne rêvent que d'imposer à des milliers de kilomètres de là.

Les autres confessions ont-elles aussi engendré des criminels? Assurément, des monstres sont nés au sein de nos cultures occidentales! Mais ces criminels, leurs forfaits aussi abjects soient-ils sont des individus isolés qui ne se revendiquent pas d'une même idéologie mortifère, qui ne partagent pas la même volonté d'imposer au monde un mode de vie décrit il y a plus de 1400 ans. Tous ne tuent pas aveuglément et indifféremment au non d'une seule et même religion, d'un seul et même livre sacré, du même prophète. Nous sommes en 2016, la religion catholique a su battre sa coulpe de ses crimes passés depuis bien longtemps.

Et puisque la communauté musulmane ne peut souffrir qu'une personne étrangère à sa culture et à sa religion ne mette en cause ses modes de croyances (sous peine d'être très vite publiquement catalogué de raciste, d'extrémiste, de xénophobe ou discrédité pour son manque de connaissance de cette culture), il n'appartient qu'à elle de se révolter, de faire sa révolution, de renier les extrémistes. Il est temps d'arrêter la complaisance aveugle, le détournement de regard hypocrite, l'entraide communautaire au-delà des lois. Mais la communauté musulmane en possède-t-elle seulement la capacité, et plus important encore, en a-t-elle la volonté? Que n'entend-on au lendemain de chaque attentat? Ces terroristes ne sont pas de vrais musulmans, l'Islam interdit la violence. Circulez, il n'y a rien à voir. La première étape pour la résolution d'un problème est pourtant sa reconnaissance...

Je citerai Edmund Burke: "La seule chose nécessaire au triomphe du mal, est l'inaction des hommes de bonne volonté". L'histoire nous a tragiquement démontré à de nombreuses reprises que lorsqu'une partie d'une communauté verse dans l'extrémisme violent, la majorité silencieuse et passive est irrelevante.

Il me faut à présent vous avouer que j'écris ces lignes sous le coup de la colère et de la peur. L'une et l'autre sont très mauvaises conseillères, j'en conviens et vous le concède. Mais le problème que je décris n'est pas neuf, et ce n'est pas ce qui contribue le plus à mon état d'indignation et de frustration actuel. Je suis d'ordinaire une personne d'action, lorsqu'un problème surgit, je ne l'ignore pas, je ne le laisse pas pourrir, je ne m'apitoie pas sur mon sort: je l'analyse et je tente de le résoudre au mieux de mes capacités et à mon humble niveau. Dans le cas présent, j'ai l'impression que les citoyens non-musulmans sont muselés et stigmatisés s'ils osent vouloir promouvoir un débat sur le rôle de l'Islam dans nos sociétés, et que la communauté musulmane qui seule détient les clefs d'une solution pacifique et pérenne se refuse de reconnaître le moindre problème. Quel monde vais-je pouvoir laisser à mon fils...

Jonathan Claes - Cadre travaillant à Bruxelles

 

P.S. : Bien que de nationalité belge, je suis fils et petit-fils d'immigrés et mon fils est métis. J'ai travaillé dans 3 pays différents et j'ai voyagé épisodiquement de par le monde avec mon sac à dos pendant plus de 10 ans. Mes tribulations sur les 5 continents au contact et à la recherche d'autres cultures m'ont notamment mené en Malaisie, en Indonésie, en Palestine, en Jordanie et en Égypte. Je n'écris pas cela pour donner du poids à mes propos, mais au contraire afin d'éviter que mon commentaire soit discrédité pour des raisons fallacieuses. J'ai trop vu ces derniers temps d'articles voués à l'opprobre dû aux critiques sur la nature de leurs auteurs dont le seul crime était de ne pas posséder de "légitimité" pour aborder ce sujet. Comme si la réponse à 1+1 étant 2 se trouvait plus ou moins correcte voire même pouvait s'en trouver odieuse selon la nature de la personne qui répond...

Ma seule légitimité est d'être un citoyen belge, et je crois qu'il est encore de mon droit, si ce n'est de mon devoir en ce 23 mars 2016 de faire usage de ma liberté d'expression.

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ISIS: Read the terror group’s manifesto on how women must behave

ISIS: Read the terror group’s manifesto on how women must behave | Think outside the Box | Scoop.it

Girls can marry at 9 then stay veiled and house-bound the rest of their lives. Quilliam, the counter-terrorism organization, translates an ISIS “manifesto” for Arab women.


In late January online supporters of the so-called Islamic State—the group that now controls a territory larger than the United Kingdom, spanning the deserts of Syria and Iraq—began circulating a document entitled “Women in the Islamic State: Manifesto and Case Study.”

 

The Arabic text, which was uploaded by the all-female Al-Khanssaa Brigade’s media wing onto a jihadist forum used by ISIS, as the group is widely known, was distributed extensively among its Arabic-speaking supporters. But it was not picked up by Western jihadists, male or female.

 

The treatise—the first such document of its kind—clarifies a number of issues hitherto obscured by the language barrier. It attacks at length notions of “Western civilization” and universal human rights such as gender equality. It allows us to get into the mind-set of the hundreds, perhaps thousands, of women who willingly join the group’s ranks.

 

 

Much of what ISIS supporters claim on social media is designed to exaggerate, obfuscate and confuse. However, this document, clearly intended as a means of drawing in women from countries in the region, in particular those in the Gulf, presents something that is more akin to the realities of living as a female jihadist in ISIS-held territories.

 

From it, we learn that, while there are indeed all-female police brigades operating in Iraq and Syria and that, in certain circumstances, women may be called to battle, policing and fighting are very low on the list of responsibilities given to women. Rather, the emphasis throughout the manifesto is on the importance of motherhood and family support—in this sense, ISIS is no different from any other jihadist group. It is fundamentally misogynist and, within its interpretation of Islamism, the role of women is “divinely” limited.

 

The document is split into three sections: The first portion deals specifically with “Western” preoccupations like feminism, education and science. The second part is based on the author’s (or authors’) eyewitness account of life in the territories now controlled by ISIS, first in the Iraqi city of Mosul, and, secondly, in the Syrian city of Raqqa. The final section is a diatribe that compares life for women living in ISIS-held Syria and Iraq with life for women living in the Arabian Peninsula, particularly in Saudi Arabia.

 

Importantly, this document is not in any way aimed at a Western audience. Indeed, that it went untranslated is telling. It is a well-known fact that ISIS has a large number of English speakers within its ranks, and we have seen plenty of evidence in the past that renders apparent their ability to have propaganda translated into fluent English, French and Russian. This one targets Arab women, no more and no less.

 

The text is, unsurprisingly, laced with references to the Islamic scriptures. However, the myriad references—overt and otherwise—to Saudi Arabia suggest that the target audience can be narrowed down ever further to women in the Kingdom. It is therefore unlikely that this was released January 23, on the same day as the death of King Abdullah, by simple coincidence.

 

ISIS propaganda is always carefully honed to a particular target audience. For example, all the videos and photo reports that make it into Western media are intended to find a home there—the atrocities they depict are, first and foremost, designed to provoke outrage in the international community, a tactic that is part and parcel of the ISIS polarization strategy.

 

But this document plays on themes strikingly different from those used by the chief recruiters of Western women to ISIS, its English-speaking muhaajirat population.

 

The manifesto is written in typical jihadist patois, and some sections have an almost juvenile ring to them. It tries to convince its audience that it is a fundamental necessity for women to have a sedentary lifestyle. Indeed, this is her “divinely appointed right.”

 

The first section, especially, provides an illuminating look into the psyche, ideology and worldview of a female ISIS supporter. After cataloguing the ills suffered by Muslims at the hands of Western civilization, it turns to the question of education: Since scientific research is central to modernity, it thus follows that the pursuit of any knowledge (except that which regards religion) is pointless. The West’s obsession with studying “the brain cells of crows, grains of sand and fish arteries” is deemed a distraction from the fundamental purpose of humanity—to worship God.

 

This, the manifesto argues, has sullied humanity’s purity. In the same breath, though, the author(s) insulate themselves from accusations of hypocrisy by claiming that those sciences “that people need, that help facilitate the lives of Muslims and their affairs are permissible.”

 

Such hypocrisy is at the root of all extremist Islamist thinking.

 

The above argument then moves, almost seamlessly, into an angry response to feminism, the “Western program for women.” This, the manifesto argues, has failed. The blurring of lines between the roles of each sex has caused people to forget how to worship God properly—it is a distraction that is tearing society apart.

 

In its attempt to identify the root cause of it all, the manifesto blames the emasculation of men. Because, it is argued, “women are not presented with a true picture of man,” they have become confused and complacent, unable to fulfill their appointed responsibilities, most of which revolve around motherhood and maintenance of the household.

 

The implication is obvious—the men of ISIS are deemed to be “real men.” Therefore, to live a sedentary life within the so-called Caliphate, to be exposed to their “rightful masculinity” would not only right the wrongs felt by the “Muslim community” today, it would allow a woman to be a better Muslim.

 

The manifesto advocates education for women, but only up to a point. A woman cannot fulfill her role if she is “illiterate or ignorant”, the manifesto argues. A curriculum is proposed would begin when girls “are seven years old and end when they are fifteen, or sometimes a little earlier”.

 

Then comes marriage. According to this treatise, a bride can be as young as nine years old. From this point on, it is the woman’s “appointed role [to] remain hidden and veiled and maintain society from behind.” In a jihadist perversion of feminism, then, the importance of women is championed. She is deemed to play a vital role, but always from the background.

 

Meanwhile, she faces myriad restrictions and an imposed piety that includes hudud or fixed punishments for breaches, including beheading, amputations and stoning.

 

ISIS, as usual, adapts its rigid rules to suit its own circumstances. So, some of its women are permitted to leave their houses if they are going to study theology, if they are women’s doctors or teachers, of if they have received a fatwa saying they must engage in jihad “as the women of Iraq and Chechnya did, with great sadness” when their community was in great danger.

 

The case studies of women “in the shade of the Caliphate” portray their experiences through rose-tinted glasses. There are no references, for example, to the myriad abuses against women that are carried out in the name of implementing ISIS’s austere version of Islamism.

 

The final section compares how women fare in the Arabian Peninsula to what their lives are like in ISIS-held Iraq and Syria. A litany of the offenses carried out by the Saudi monarchy is presented covers issues that range from “higher education” to “driving.” The text implores women living in the Kingdom to migrate to ISIS-held lands, and to do so urgently.

 

For the ISIS ideologue, women have been appointed by God with the qualities of “sedentariness, stillness and stability” and men, “their opposites: movement and flux.” The matters of adventure and excitement, themes most used by female Western recruiters trying to lure young girls to ISIS, are limited to the realm of men.

 

This article was adapted from the Quilliam introduction to the “Women in the Islamic State.”

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En Europe, des musulmans se mobilisent contre les jihadistes de l'EI

En Europe, des musulmans se mobilisent contre les jihadistes de l'EI | Think outside the Box | Scoop.it

Des Musulmans à Berlin lors de la journée des "Musulmans contre la haine et l'injustice", qui s'est déroulé dans tout le pays le 19 septembre 2014


 

Journée contre la haine et l'injustice en Allemagne, marche en Norvège, campagne Twitterà travers le monde lancée d'Angleterre, et appels en France contre l'organisation Etat islamique : des musulmans en Europe se mobilisent contre les jihadistes en Irak et en Syrie.

Effrayés par EI, des musulmans craignent d'être assimilés aux actes commis et la radicalisation de certains de ses membres. La mobilisation est toutefois variable selon les Etats.

En Angleterre, la Fondation Active Change a lancé un hashtag "Pas en mon nom" (#notinmyname) qui encourage les twittos musulmans à faire des messages anti-EI. La campagne est un succès avec des milliers de messages sur Twitter venant de toute la planète.

En France, "les musulmans condamnent de manière très ferme cet "Etat" qui n'a rien d'islam", affirme à l'AFP Abderrahmane Dahmane, président du Conseil des démocrates musulmans de France, un des initiateurs d'appels lancés récemment contre EI par des responsables religieux, des mosquées et des associations.

Mais il reconnait que la plus grande communauté musulmane d'Europe est restée "silencieuse dans sa majorité. Pourquoi? Pour une raison très simple: ils en ont ras-le-bol de l'islamophobie, de la discrimination".

"Si nous sommes arrivés à cette situation c'est à cause de la démission (...) des hiérarques musulmans à travers le monde", analyse Ghaleb Bencheikh, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix. "Le vocabulaire, les mots de l'islam ont été confisqués par des criminels et des terroristes. Les mots fatwa jihad, califat? ont été dévoyés. Jihad était un effort dans la voie de Dieu, c'est devenu un synonyme de barbarie", souligne-t-elle.

- 'No-Future' -

Et s'il admet que des jeunes sont "tentés par le jihad" en raison de "facteurs endogènes" à l'islam comme "le manque de formation des imams" ou "de discours surannés", il rappelle que la radicalisation est aussi une "réponse au malaise ou à la crise".

Pour Abdelasiem El Difraoui, auteur de "Al-Qaïda par l'image" (Editions PUF), "Le musulman moyen est affolé, effrayé"; EI est "une secte qui n'a plus grand-chose à avoir avec l'islam, cela va à l'encontre de l'orthodoxie sunnite".

Il souligne que la radicalisation est l'oeuvre d'une "infime minorité". "Avant on avait les cheveux verts pour aller choquer sa grand-mère. On était punk maintenant c'est plus chic de devenir jihadiste. C'est une forme du No-Future, mais il y a aussi le fait que la jeunesse adore une certaine forme d'ultraviolence", dit-il à l'AFP.

"Merah (auteur de plusieurs meurtres en 2012 en France), Nemmouche (auteur présumé d'un attentat meurtrier en mai au musée juif de Bruxelles), ce sont des cas pathologiques, des petites frappes jihadistes, ils avaient Zéro connaissance des textes. Ils devaient connaitre quelques sourates et c'est tout. Ils se radicalisent à une vitesse folle et n'ont pas le temps d'apprendre les textes. C'est de +l'Instant Mujahidin", ajoute-t-il.

"Il ne faut pas céder à la tentative de déstabilisation psychologique de EI", conclut-il.

En Allemagne (4 millions de musulmans, soit 5% de la population), quelques 2.000 mosquées, à Berlin, Hambourg, Munich ou Hanovre, ont participé vendredi à une journée "Musulmans contre la haine et l'injustice", à l'appel de l'une des principales organisations de la communauté.

Les images avec des musulmans priant notamment à Berlin, dans Kreuzberg, surnommée la petite Istanbul, ont marqué mais le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) relève qu'il existe "un sentiment d'hostilité croissant envers les musulmans". Et Fazli Altin, président de la fédération islamique de Berlin de regretter "que des gens qui ont grandi et été éduqué ici, qui font partie de cette société, doivent encore expliquer qu'ils ne sont pas des criminels".

Spécialiste de l'islamisme, Ahmad Mansour assure que la majorité des musulmans ne soutiennent pas EI, mais certains refusent de voir que l'islam radical peut venir "de leurs rangs. Beaucoup de jeunes pensent qu'EI n'existe pas, que c'est un complot de l'Occident pour discréditer l'islam", explique-t-il dans le quotidien Die Zeit.

Parmi les autres mobilisations, quelque 5.000 personnes, selon les organisateurs, ont participé fin août en Norvège à une marche à l'appel de jeunes musulmans derrière lesquelles se sont rangées les principales organisations musulmanes du pays. L'action de prévention est aussi dans les mosquées, selon les imams.

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Effroi et répulsion chez les musulmans face aux décapitations de l’EI

Effroi et répulsion chez les musulmans face aux décapitations de l’EI | Think outside the Box | Scoop.it

En utilisant de manière spectaculaire la décapitation, l'État islamique cherche à terroriser la communauté internationale et la population sous sa botte, mais cette pratique provoque la répulsion chez les musulmans que l'EI prétend représenter.
Les militants de l'EI affirment être « les seuls vrais musulmans » et ont recours au meurtre et au chaos comme tactique psychologique pour terroriser les autres gens, assure Asma Afsaruddin, professeur au département d'études des religions de l'Université d'Indiana, aux États-Unis. Diffuser les vidéos mettant en scène le supplice de Steven Sotloff et celui de son collègue James Foley ont « un objectif très clair : l'intimidation », explique Rita Katz, directrice de Site, un groupe privé qui suit les mouvements extrémistes. La décapitation est devenue le mode opératoire de l'EI contre ses adversaires, qu'il s'agisse des soldats gouvernementaux irakiens ou syriens, ou des militants antirégime qui s'opposent à ses méthodes brutales. Et ce procédé s'est révélé efficace. La peur a jeté sur les routes en Irak comme en Syrie des centaines de milliers de personnes, et en Irak de nombreux soldats ont fui sans combattre.


Le nouvel usage de la décapitation
L'usage par les jihadistes de la décapitation n'est pas nouveau : le premier Occidental à subir ce supplice fut Daniel Pearl au Pakistan en 2002. Il a été ensuite pratiqué par les groupes affiliés à el-Qaëda en Irak, qui fut le précurseur de l'EI sous la houlette d'Abou Moussab al-Zarqaoui. Avec sa mort lors d'un raid américain en 2006 et le rejet de cette organisation par les tribus sunnites, cette méthode avait décliné. Mais elle est revenue en force avec l'émergence de l'EI et la création d'un « califat » à cheval sur la Syrie et l'Irak. Pour la directrice de Site, les vidéos ont un but publicitaire afin de « recruter une petite minorité de musulmans radicalisés impressionnés par cette violence. Elle l'interprétera comme une sorte de victoire ».
Mais chez une très large majorité des 1,1 milliard de sunnites musulmans, les méthodes brutales de l'EI suscitent répulsion et colère. « Les actes et les pratiques de l'EI sont totalement étrangers au message de la foi musulmane », assure cheikh Khaldoun Araymit, secrétaire général du Conseil suprême de la loi islamique au Liban. « L'islam c'est la compassion et l'amour et la communication avec l'autre. Les actes haineux commis par l'EI non seulement contredisent l'islam mais l'offensent », a-t-il déclaré à l'AFP.

 

Sur les réseaux sociaux
De nombreux musulmans expriment des sentiments similaires sur la Toile, dénonçant sur Facebook et Twitter chaque méfait commis par l'EI, qu'il s'agisse de la crucifixion de Syriens ou la vente à des jihadistes de femmes yazidies kidnappées en Irak. Les dignitaires religieux musulmans affirment qu'il n'y a pas de crime pour lequel la religion prescrit la décapitation, mais cette pratique fut répandue par les musulmans et non-musulmans durant les guerres à l'époque de Mohammad et après. « La décapitation fut souvent utilisée comme sentence de mort dans les affaires criminelles dans l'histoire islamique », souligne Haidar Ala Hamoudi, un expert de la loi musulmane et professeur de droit à l'université de Pittsburgh. « Son usage était répandu, car elle était considérée comme moins douloureuse que les autres formes d'exécution », a-t-il expliqué. Ce type de supplice demeure en Arabie saoudite, provoquant les critiques des associations de défense des droits de l'homme. Al-Azhar, la plus haute autorité religieuse sunnite, a également rejeté l'EI et ses pratiques. « Ces actions criminelles n'ont rien à voir avec l'islam. Elles n'ont aucun fondement dans la loi islamique. Ces gens ne représentent pas l'islam », a affirmé à l'AFP cheikh Abbas Shoman.
Sur le Net et à la télévision, des musulmans usent de la satire pour se moquer de l'EI, sous la forme de caricatures, chansons ou sketches. Le groupe libanais « Le grand défunt » a ainsi collectionné 40 000 vues sur YouTube avec sa dernière chanson, qui raille l'EI. « En vue de réduire les embouteillages, faites-vous sauter au nom de Dieu », chante le groupe, suscitant des rires dans le public.


Enfin, la communauté musulmane de France, la plus importante d'Europe avec 3,5 à 5 millions de membres, a condamné hier les « terroristes » responsables de la décapitation de Steven Sotloff. « Les musulmans de France condamnent sans réserve de tels actes barbares qui suscitent l'horreur et la stupéfaction, et demandent que les nations s'unissent pour éradiquer ces exactions mortifères qui dénaturent gravement la religion musulmane », a réagi Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, dans un communiqué.

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▶ Histoires d'islam et de saloperies. Videos gagnantes

Résultat du concours Histoires d'islam et de saloperies


Le jury s’est réuni le week-end dernier et a eu beaucoup de mal à décider ; il a  décidé de récompenser, comme c’était prévu les videos qui l’ont fait le plus rire et, comme les discussions étaient âpres pour la troisième place, nous avons décidé de l’octroyer à l’une des très (trop) rares personnes qui avaient eu le courage de se filmer, à visage découvert, et de choisir la video qui était la plus originale.

La video qui remporte le premier prix est la video numéro 17 (montage numéro 2), son auteur recevra 3 livres au choix de Riposte laïque et celui de Christine Tasin, Qu’est-ce qu’elle vous a fait la République.

La video classée deuxième est la video numéro 1 dans le premier montage qui a été rendu public, son auteur recevra    2 livres au choix de Riposte laïque et celui de Christine Tasin, Qu’est-ce qu’elle vous a fait la République.

La video classé troisième est la video numéro 4 dans le premier montage qui a été rendu public, 1 livre au choix de Riposte laïque et celui de Christine Tasin, Qu’est-ce qu’elle vous a fait la République.

Encore merci à tous ceux qui ont participé, permettant ainsi de montrer, comme le sondage de Minurne ou les nombreux articles parus sur de tout aussi nombreux sites une solidarité résistante avec Christine Tasin. Les juges lanceront-ils des milliers d’enquête pour identifier tous ceux qui pensent comme Christine Tasin et osent le dire ? Il y a du boulot, les nombreuses pages google sur le sujet, les innombrables commentaires allant dans le sens de celle qui se dit fière d’être islamophobe, même sur les medias politiquement corrects disent bien à quel point les juges de Belfort ont rendu un verdict scandaleux et inacceptable.

Riposte laïque et Résistance républicaine

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Les réseaux sociaux, outil des jihadistes

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L'effrayante vidéo montrant le meurtre présumé d'un journaliste américain par les jihadistes est le dernier épisode de la guerre lancée par les extrémistes sur les réseaux sociaux afin de semer la terreur mais aussi attirer de nouvelles recrues.

Dans le passé, les groupes jihadistes utilisaient leurs propres médias pour diffuser messages et vidéos mais récemment, des plateformes comme Twitter ou YouTube leur ont permis de bénéficier d'une audience sans précédent.

Si leurs comptes sont souvent fermés, ils en créent rapidement d'autres sous des noms différents.

Une vidéo montrant l'assassinat brutal du journaliste James Foley par un jihadiste de l'État islamique, est apparue mardi soir sur YouTube.

Le FBI, la police fédérale américaine, estime qu'elle est authentique, selon GlobalPost, le site internet pour lequel James Foley travaillait.

Le document porte la marque de fabrique des vidéos jihadistes, avec Foley revêtu de la combinaison orange similaire à celle portée par les détenus islamistes dans la prison américaine de Guantanamo.

Mais contrairement aux images horribles d'exécutions par les jihadistes durant la guerre en Irak (2003-2011) et celle de Daniel Pearl en 2002 au Pakistan, cette vidéo a été largement visionnée sur internet.

YouTube l'a rapidement retirée mais les images étaient déjà reproduites sur d'autres sites et des captures d'écran circulaient sur les comptes jihadistes et de leurs partisans.

Ces derniers ont utilisé Twitter pour diffuser ces images et pour se justifier, postant en même temps des images d'actes d'humiliation et de tortures commis par les soldats américains dans la prison irakienne d'Abou Ghraib.

James Foley, 40 ans, a couvert la guerre en Libye avant de se rendre en Syrie, où il a travaillé comme pigiste pour le GlobalPost, l'Agence France-Presse et d'autres médias.

Mais sur internet, les jihadistes l'ont accusé d'être un espion ou estimé qu'il méritait tout simplement de mourir pour être un Américain non-musulman.


- 'Peur, terreur et haine' -


"L'exécution du journaliste américain par l'EI est une stratégie délibérée. En montrant la brutalité dont il est capable, l'EI veut faire peur à ses ennemis", tweete Abou Bakr al-Janabi qui se présente lui-même comme un "extrémiste". "Cela vise à susciter la peur, la terreur et la haine", ajoute-t-il en anglais.

Sous le hashtag #AmessageToAmerica", 'KhalifaMedia' affirme que "l'EI ne laissera vivant aucun citoyen Américain non musulman dans le monde arabe à cause des frappes du (président Barack) Obama".

Quand les frappes aériennes américaines contre les positions de l'EI ont commencé le 8 août, des centaines de comptes Twitter ont commencé à poster des images destinées à menacer les Américains avec le hashtag #AMessageFromISSItoUS (Un message de l'EI aux Etats-Unis).

Les tweets affichaient des photos de soldats américains en pleurs, des photos des attaques du 11 Septembre et des images terribles de cadavres et de corps démembrés.

Des jihadistes ont même utilisé les hashtag #Hawaï ou #Ferguson pour profiter l'attention accordée à l'actualité américaine.

"Le terrorisme est par définition une stratégie de communication", affirme Max Abrahms, professeur de sciences politiques à la Northeastern University (Etats-Unis).

Selon lui, la maîtrise des réseaux sociaux par l'EI a dépassé celle Al-Qaïda.

Il note que les recrues de l'EI sont souvent des jeunes ayant reçu une éducation occidentale. "Ces Occidentaux ont l'avantage d'être bien exposés aux réseaux sociaux et leur maîtrise de l'anglais aide beaucoup", dit-il.

Pour l'EI, né des cendres d'un groupe irakien affilié à Al-Qaïda, la publication d'images macabres sur le net est devenue une "démonstration de force" et un moyen d'attirer davantage de recrues, selon M. Abrahms.

"Si la plupart des gens au monde sont répugnés, cela attire des éléments radicalisés de la société", affirme l'analyste.

- Comptes suspendus -


Après la publication de vidéo, le PDG de Twitter Dick Costolo a annoncé que la compagnie allait suspendre les comptes qui posteraient des images choquantes de la vidéo.

YouTube a également rapidement enlevé la vidéo pour violation de ses conditions d'utilisation, même si celle-ci est restée en ligne sur d'autres sites.

Les usagers de Twitter ont tenté eux-mêmes d'arrêter la propagation des images en utilisant le hashtag #ISISmediablackout (blackout médiatique contre l'EI) pour enjoindre les internautes à éviter de la publicité pour le groupe.

"Je ne partagerai aucune photo ou vidéo de violence enregistré intentionnellement et publiée par l'EI pour de la propagande", écrit Hend qui écrit sous le pseudonyme de Libya Liberty.

Mais ce mercredi après-midi, des comptes étaient revenu en lignes sous d'autres pseudonymes. "Ces terroristes continuent de revenir", commente un usager Twitter.

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Les chrétiens d’Irak chassés de Mossoul, première lapidation

Les chrétiens d’Irak chassés de Mossoul, première lapidation | Think outside the Box | Scoop.it
Les chrétiens de Mossoul, une ville contrôlée par les jihadistes de l’État islamique (EI), fuyaient en masse vendredi après un ultimatum de ce groupe ultra-radical leur donnant quelques heures pour quitter les lieux, selon le patriarche chaldéen et des témoins, cités par l’AFP.


(...)

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Agriculture and economy's comment, July 20, 2014 9:04 AM
Du courage pour relayer cette info sur un drame, un peu occulté par les medias par rapport à d'autres détresses. En fait, information sur les violences faites au chrétien ne suscitent guère d'émoi, sinon une gêne : comment peut-on être chrétien ?
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L'islamisme, un appel au salaud qui sommeille en chaque homme

L'islamisme, un appel au salaud qui sommeille en chaque homme | Think outside the Box | Scoop.it

Comme le nazisme, l'islamisme exalte les pulsions destructrices que certains individus savent particulièrement susciter chez autrui, estime David Brunat.

Normalien et philosophe de formation, David Brunat est écrivain et conseiller en communication.

En 1932, le député socialiste allemand Kurt Schumacher s'écrie à la tribune du Reichstag: «Le national-socialisme est un appel au salaud qui sommeille dans chaque homme». Les nazis n'oublieront pas ces paroles cinglantes et, quelque temps après l'arrivée d'Hitler à la chancellerie, Schumacher sera arrêté et envoyé en camp de concentration.

Difficile de mieux cerner en quelques mots la nature et la dangerosité du nazisme, cet appel claironnant et haineux à nos plus bas instincts, cette volonté enragée de toute-puissance, cette négation brutale du droit à vivre pour tous ceux qui résistent à l'appel au salaud intime, cette entreprise de mort faisant de l'étouffement de la conscience morale ordinaire le summum de la vertu et le modèle de vie de l'homme nouveau. Or, comme pour le nazisme, on peut dire que l'islamisme radical est un appel au salaud qui sommeille en chacun de nous.

Comme pour le nazisme, on peut dire que l'islamisme radical est un appel au salaud qui sommeille en chacun de nous.

Comment ne pas imaginer que le tueur au camion, que les égorgeurs de Saint-Etienne de Rouvray, que le tireur de Munich ont pris un plaisir réel, peut-être même intense, voluptueux, indicible, dans leurs entreprises macabres? Qu'ils n'ont pas seulement répondu à des instructions d'une organisation terroriste, mais aussi à l'appel de leurs instincts et de tout ce qui peut faire d'un individu une machine de mort d'autant plus redoutable qu'il aura la certitude de faire le bien et de répondre aux desseins de la Providence, exactement comme Hitler pensait travailler pour le bien de la race aryenne et faire la Volonté du Très-Haut (Gott mit uns !)? Comment ne pas voir que les soldats de Daesh ne se contentent pas d'exécuter une mission, simples rouages sans émotions d'une chaîne de commandement bien huilée, mais qu'en tuant, en torturant, en terrorisant, en s'employant à détruire tout ce qui nous est cher et qu'ils exècrent, ils sont heureux, ils vivent des émotions fortes, ils jouissent? Et que leurs donneurs d'ordre, lorsqu'ils regardent les scènes d'attentat à la télévision, doivent éprouver des émotions fortes et des états de félicité semblables à ceux que manifestèrent, selon les témoignages de plusieurs repentis, les responsables de la mort du juge Falcone, qui poussèrent des cris de joie et burent le champagne?

Bien entendu, Kurt Schumacher ne voulait absolument pas dire que les hommes sont tous des salauds. La

Les soldats de Daesh, en tuant, en torturant, en terrorisant, sont heureux, vivent des émotions fortes, jouissent ?

plupart d'entre eux résistent à cet appel intérieur infernal, et même - et c'est heureux - ne l'entendent pas. Parmi eux se comptent les héros. Mais il y a toujours un risque qu'une minorité, même infime, se mette à l'écoute et à la remorque du salaud et en fasse sa loi d'action et sa doctrine de vie.

Schumacher ne parlait pas de «folie», de «ressentiment social», de «volonté de revanche» (par exemple par rapport au Traité de Versailles), et encore moins de «crise économique» pour définir et expliquer le nazisme. Il parlait juste de l'humain et de l'inhumain, et de cette caractéristique trop humaine qui veut que certaines personnes soient attirés par le pire et parfois soient dotées d'un terrible «talent» pour y attirer les autres, comme on le vit trop bien en Allemagne dans les années 30, où s'instaura en même temps qu'un terrorisme d'Etat à grande échelle, un paganisme d'un nouveau genre qui ressemble par certains côtés au fanatisme religieux prêché du côté de Raqqa ou de Mossoul.

Certains répondent avec promptitude à l'appel au salaud, qui a encore de beaux jours devant lui, mais il n'est pas écrit que le salaud aura le dernier mot.

La présence du salaud, autre nom de ce que le philosophe Kant appelait le «mal radical» et dont le nazisme et le radicalisme islamiste offrent d'assez bonnes représentations, est ce qui rend ce genre de terrorisme particulièrement affreux. Parce qu'il est par nature sans frein ni limite éthique ; parce qu'il est beaucoup plus difficile à combattre que la pauvreté ou l'exclusion sociale dont on fait souvent, à tort ou à raison, des facteurs explicatifs du basculement dans le terrorisme ; et aussi, il faut bien le dire, parce qu'il est universel.

Certains répondent avec promptitude à l'appel au salaud, qui a par malheur encore de beaux jours devant lui ; mais il n'est pas écrit, bien au contraire, que le salaud aura le dernier mot. A la longue, les Kurt Schumacher et leurs semblables finissent toujours par l'emporter sur les Hitler et leurs complices, mais au prix de combien de souffrances, de vies arrachées, de destins brisés?

Dans son remarquable Dictionnaire amoureux de l'Orient (Plon, avril 2016), René Guitton écrit: «Le Proche-Orient a apporté le meilleur et le pire à l'humanité. Le meilleur, c'est sans nul doute l'idéal de justice véhiculé par les trois grandes religions monothéistes qui en sont issues. Le pire, c'est cette rage homicide qui fait de l'homme un loup pour l'homme et que symbolise déjà le tragique conflit entre Abel et Caïn».

Aujourd'hui à Saint-Etienne de Rouvray comme hier à Nice et avant-hier au Bataclan, c'est le pire et c'est cette rage homicide qui se sont exprimés. Mais Caïn n'a jamais eu et n'aura jamais le dernier mot. Tel est, aussi, sans aucun doute, le sens du très digne et émouvant communiqué de presse de l'archevêque de Rouen.

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Zineb El Rhazoui: « On a le droit d'avoir peur d'une religion »

Zineb El Rhazoui: « On a le droit d'avoir peur d'une religion » | Think outside the Box | Scoop.it

La journaliste et militante des droits de l'homme Zineb El Rhazoui était l'invitée des Grandes Gueules ce vendredi sur RMC. Pour la journaliste de Charlie Hebdo, « il faut arrêter d'être pris en otage par le chantage identitaire au racisme », frein selon elle pour contrer la montée de l'islam radical et le terrorisme islamiste.

  

Elle n'a de cesse de combattre l'obscurantisme, le fondamentalisme et le fanatisme des religieux de tous bords, mais forcément surtout des islamistes. Et elle en paie le prix, devant vivre sous (forte) protection policière en permanence. La journaliste et militante des droits de l'homme Zineb El Rhazoui était l'invitée des Grandes Gueules ce vendredi sur RMC, pour évoquer son livre 13, Zineb raconte l'enfer du 13 novembre (Ring éditions), qui recueille des témoignages de victimes des attentats de Paris. Elle-même, journaliste de Charlie Hebdo, a échappé à l'attentat commis par les frères Kouachi le 7 janvier 2015 parce qu'elle était en vacances. Alors que le terrorisme islamiste a une nouvelle fois frappé, cette fois à Bruxelles, mardi 22 mars, la franco-marocaine a appelé à ne rien lâcher face à la montée de l'islam radical en France.

 

"Il faut condamner les textes qui appellent à commettre des attentats"

Et dans ce combat, elle estime que "les imams et les encadrants des musulmans ont un grand rôle". "Nous avons ces prétendus imams modérés qui viennent condamner les attentats, soi-disant pour donner une bonne image de l'islam de France, dénonce-t-elle. Mais on n'a pas besoin que ces gens-là condamnent ces attentats, puisque ce sont des crimes de masse punis par la loi. On a plutôt besoin qu'ils condamnent les textes religieux qui appellent à commettre ce type d'attentats. On a besoin de rompre avec cet hypocrisie qui consiste à dire : 'je condamne les attentats, mais l'urgence c'est qu'il n'y ait pas d'amalgame'".

"La seule chose qui puisse être faite, c'est de dire: 'voilà ce que dit le Coran, mais aujourd'hui nous vivons en 2016 et tout ce qui est contradictoire avec (la loi de la République et la laïcité), on s'en fout'", ajoute Zineb El Rhazoui.

 

"C'est naturel d'avoir peur de l'application de l'islam tel qu'on le voit aujourd'hui"

La journaliste rejette d'ailleurs le terme même d'islamophobie. "Il faut arrêter d'être pris en otage par le chantage identitaire au racisme et à l'islamophobie. Un concept que je rejette, d'ailleurs".

"La phobie étant la peur rationnelle, très sincèrement, la peur du terrorisme et de l'application de la charia est quelque chose de rationnel et justifié. On a le droit d'avoir peur d'une religion, et c'est très naturel d'avoir peur de l'application de l'islam tel qu'on le voit aujourd'hui".

"Je viens d'un contexte où lorsque vous tenez un discours critique envers l'islam, on vous dit que vous êtres un apostat, un mécréant, et vous allez en prison, vous avez des fatwas sur le dos etc. Et quand vous êtes en démocratie, on vous taxe d'islamophobe ? Mais pour moi ce sont les deux faces de la même médaille", s'est agacée la militante, qui a plusieurs fois été arrêtée au Maroc pour ses enquêtes sur les libertés individuelles dans le Royaume.

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"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux"

"Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux" | Think outside the Box | Scoop.it

Quand l’UOIF convie les pires représentants de l’islamisme radical, la ministre de l’Education nationale envoie un délégué ministériel en guise de caution.

La Boétie le disait en parlant des tyrans : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. » Et son livre de disséquer il y a plus de 450 ans, les mécanismes de la « servitude volontaire ». Ce livre, il est plus que temps de l’envoyer à nos responsables politiques. Même s’ils n’ont le temps d’en lire que le titre, ils auront saisi l’essentiel du message. Il semblerait en effet que plus les islamistes parlent haut et montent en puissance dans leur stratégie de visibilité dans l’espace public, plus nos représentants, de gauche comme de droite, baissent les yeux et nous trahissent en catimini. 

 

A Lille donc, le 7 février 2016, l’UOIF, antenne des frères musulmans en France tient meeting. A l’affiche, ce que l’on fait de mieux en matière d’obscurantisme, de haine de l’Occident, des femmes, des Juifs et des homos. Les ennemis de la République, de l’égalité des droits et de la démocratie sont accueillis à bras et à micros ouverts : le Syrien, Mohamed Rateb Al-Nabulsi, le Marocain Abouzaïd Al-Mokri, le Saoudien Abdallah Salah Sana’an et bien sûr l’incontournable pourfendeur suisse de la laïcité, Tariq Ramadan.

 

Cerise sur le gâteau, le ministère de l’Education nationale y dépêche son délégué interministériel à l’excellence qui rejoint le gratin des intervenants. Ce que l’UOIF met fort opportunément et fort habilement en avant. Car la participation d’un représentant ministériel est une caution politique et marque la reconnaissance de son influence auprès du gouvernement. C’est un message de puissance pour les islamistes et une preuve de faiblesse de l’Etat : sur notre territoire, non seulement tout est permis, mais on vient tirer la révérence à ceux pour qui, ce que nous sommes est impur, offensant et devrait être chassé de la surface de la terre… D’ailleurs les non-quiétistes parmi les islamistes ont prouvé qu’ils étaient prêts à s’en charger…

 

Après les 7, 8 et 9 janvier 2015, après le 13 novembre dernier et alors que pas une semaine ne passe sans qu’un lycée ne soit évacué, suite aux menaces que l’Etat islamique a lancé contre notre système éducatif, le manque de discernement du ministère de l’Education nationale est pour le moins étonnant. Comment ne comprend-il pas qu’une telle attitude nourrit le sentiment de puissance des islamistes et leur influence ? Cela incite les populations ciblées par leur propagande à se rallier à leur cause. Entre le fort et le faible, qui à la fin sera le plus protecteur ? En général dans ce cas-là, c’est la force qui rassure, là où la faiblesse expose.

 

Deuxième effet délétère, la sidération que cela entraîne dans l’opinion publique. Nous sommes censés être en guerre. Nous vivons sous le régime de l’état d’urgence et ceux qui ne se cachent pas d’être les ennemis de la République peuvent diffuser leur propagande mortifère sans limite, ni freins, ni même une critique. Où sont les politiques locaux qui protestent et qui les relaient ? J’espère qu’il y en a à Lille pour s’insurger contre une telle manifestation. En attendant on perçoit surtout un assourdissant silence. Calcul, lâcheté ou peur panique, en toute sincérité cela importe peu. Si La ministre ne rappelle pas son délégué et n’annule pas sa venue, elle aura fait le cadeau de la légitimité de l’Etat aux islamistes et à leur discours. Après la séquence face à Baraka City, cette attitude serait du plus mauvais effet…

 

Oh je ne doute pas qu’à Lille, les prédicateurs feront une version light de leurs discours enflammés, car alors ils auront déjà gagné : la vraie victoire c’est leur venue, la caution de respectabilité que cela leur apporte et la démonstration de force qu’ils effectuent. L’essentiel est de légitimer les pires représentants de l’Islam. Car pour des gens simples, s’ils étaient si haineux et violents, si leurs appels aux meurtres étaient si condamnables, ils ne se produiraient pas si aisément en public avec l’aval (et la participation) des autorités.

 

Ainsi, en poliçant quelque peu un discours dont personne n’est dupe le temps d’un meeting, ils peuvent diffuser ensuite leur propagande avec un brevet de conférencier français… Que nos politiques fassent semblant de ne pas comprendre cette stratégie devient pénible… D’autant que derrière la venue du délégué interministériel à l’excellence, c’est aussi une opération de blanchissage d’un lycée, le lycée Averroès, que certains soupçonnent d’être l’incubateur d’un système radical voire visant à la fabrication d’une élite islamiste française.

 

Il faut dire que celui-ci a été créé au nom du refus d’accepter les règles de la laïcité, pour que les filles voilées puissent continuer à porter le voile en classe. Les liens des dirigeants du lycée avec les frères musulmans sont notoires et le lycée a déjà fait l’objet de polémiques suite au départ de certains enseignants. Mais Amar Lasfar, le président de l’association Averroès est un homme d’influence, président de l’UOIF, président de la ligue islamique du Nord et recteur de la mosquée de Lille sud, c’est un homme qui a d’autant plus de poids qu’il représente une autorité morale sur sa communauté. La venue du délégué ministériel est donc déplorable à plus d’un titre. A Lille, nul n’ignore qui est Amar Lasfar et Martine Aubry a pris ses distances avec lui dès 2013. Mais la drague alors active qu’a mené depuis le représentant de la droite auprès d’Amar Lasfar a peut-être eu raison de cette prise de conscience. Pierre Mathiot, l’envoyé du ministère, ancien directeur de sciences-po Lille ne peut non plus ignorer à qui il a affaire.

 

En attendant c’est avec impatience que l’on attend d’entendre la ministre de l’Education nationale sur l’envoi de son délégué ministériel. Bien sûr si cela était pour démentir toute participation d’un représentant officiel à cette sinistre mascarade, ce serait idéal. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et si à cette occasion, nous pouvions entendre une parole politique qui porte haut les principes de la République et combatte l’obscurantisme islamiste au nom de nos principes laïques et de notre idéal républicain, nous ne laisserions pas à nos concitoyens en héritage, après une telle pitrerie, que le vote Front national pour exprimer leur sentiment d’abandon et de trahison par les partis traditionnels.

 

Céline Pina

Ex conseillère régionale PS, suppléante du député de la Xéme circonscription du Val d’Oise
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Plus de 120 érudits musulmans accusent l'État islamique d'avoir sali l'Islam

Plus de 120 érudits musulmans accusent l'État islamique d'avoir sali l'Islam | Think outside the Box | Scoop.it

Grafiti qui signifie «mort à l'Etat islamique» écrit sur un mur de Jurf al-Sakhr (au sud-est de Bagdad), récemment repris aux jihadistes.

 



Dans une lettre ouverte de 22 pages appuyée sur de nombreux passages du Coran, les signataires condamnent les meurtres, tortures et exactions commises par les djihadistes au nom de l'Islam.

 

L'initiative est inédite. Plus de 120 musulmans sunnites du monde entier ont adressé une lettre ouverte à Ibrahim Awwad Al-Badri, alias «Abu Bakr Al-Baghdadi», le chef autoproclamé des djihadistes de l'Etat islamique. Dans ce texte d'une vingtaine de pages rédigé en arabe et traduit notamment en anglais, ils condamnent l'ensemble des crimes commis par les djihadistes du groupe État islamique. Tous les signataires sont sunnites, comme les terroristes de Daech, et ils viennent de nombreux pays tels que l'Egypte, la Jordanie, le Liban, l'Irak, le Pakistan, l'Indonésie, le Soudan, l'Arabie saoudite ou encore de pays européens. En 24 points, ils accusent le groupe Etat islamique d'avoir sali l'Islam par ses crimes commis en son nom. «Vous avez fourni d'abondantes munitions à tous ceux qui veulent qualifier l'Islam de barbare par la mise en ligne de vos actes barbares soi-disant perpétrés pour le bien de l'Islam. Vous avez donné au monde un bâton pour battre l'Islam alors qu'en réalité, l'Islam est complètement innocente de ces actes, et les prohibe», écrivent-ils.

 

«Ce que vous avez fait est incontestablement interdit»

Les signataires n'ont pas de mots assez durs pour qualifier les exactions commises par les terroristes contre les non-sunnites, particulièrement les yazidis et les chrétiens. «Concernant les chrétiens arabes, vous leur avez donné trois choix: la jizah (impôts réservés aux non-musulmans), l'épée ou la conversion à l'Islam. Vous

«Vous avez peint leurs maisons en rouge, détruit leurs églises, pillé leurs maisons et leurs biens. »

avez peint leurs maisons en rouge, détruit leurs églises, et dans certains cas, pillés leurs maisons et leurs biens. Vous avez tué certain d'entre eux, et poussé de nombreux autres à à fuir leurs maisons avec rien d'autre que leurs vies et les vêtements qu'ils avaient sur le dos.» Or, le jihad ne s'applique pas aux chrétiens d'un point de vue légal, écrivent-ils, en vertu d'un accord vieux de 1400 ans. «En résumé, ils ne sont pas des étrangers sur ces terres, au contraire, ils sont les natifs de ces terres depuis les temps pré-islamiques. Ils ne sont pas des ennemis, mais des amis.» Concernant les yazidis, les signataires estiment que «sans l'intervention américaine et kurde, des dizaines de milliers d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards auraient été tués». Ils concluent par une citation du prophète, enjoignant de les traiter «comme on traite les Gens du Livre», c'est-à-dire les chrétiens et les juifs.

«Toutes les religions interdisent le meurtre des émissaires. Or, les journalistes sont des émissaires de la vérité.»

Le traitement des enfants enrôlés dans les brigades de combats, ainsi que la pratique de l'esclavage sont condamnés sans équivoques par le texte. Les dernières exécutions de journalistes et humanitaires occidentaux sont également réprouvées. Les auteurs rappellent que «toutes les religions interdisent le meurtre des émissaires. «Les journalistes -s'ils sont honnêtes et ne sont bien évidemment pas des espions- sont des émissaires de la vérité, parce que leur travail consiste à exposer la vérité aux gens. Vous avez impitoyablement tué les journalistes James Foley et Steven Sotloff, quand bien même la mère de Sotloff avait plaidé pour votre cause, et imploré votre pitié.» Les travailleurs humanitaires sont également considérés comme des émissaires de «miséricorde et de gentillesse», poursuivent-ils. «Et pourtant, vous avez tué l'humanitaire David Haines», rappellent-ils, avant de conclure: «Ce que vous avez fait est incontestablement interdit («haraam»).

Le texte explique également que l'Islam interdit d'émettre des fatwas «sans toutes les connaissances nécessaires exigées.» «il est également interdit de citer une portion ou un verset du Coran -ou une partie d'un verset- pour en tirer une règle sans regarder tout ce que le Coran et l'Hadîth [traditions tirés des paroles de Mahomet, NDLR] enseignent sur la question. Il faut également une maîtrise parfaite de l'arabe, langue de l'Islam. «Cela signifie maîtriser la grammaire arabe, la syntaxe, la morphologie, la rhétorique, la poésie, l'étymologie et l'exégèse du Coran», détaille le texte. Les signataires dénoncent ainsi l'interprétation extrêmement simpliste des textes religieux faite par les terroristes de Daech. Ils visent nommément les propos d'Abu al-Baraa' al-Hindi sur le jihad. Dans une vidéo postée en juillet dernier, il conseillait une lecture littérale du Coran sur la guerre sainte, sans s'embarrasser des interprétations des érudits. Les auteurs de la lettre martèlent donc qu'il interdit de «constamment parler de ‘simplifier les choses'. [...] Il n'est pas non plus permis de dire: ‘L'Islam est simple, le prophète et ses nobles compagnons étaient simples, alors pourquoi compliquer l'Islam?'».

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Organisation terroriste Daesh: "Appel des musulmans de France"

Organisation terroriste Daesh: "Appel des musulmans de France" | Think outside the Box | Scoop.it

Les principaux représentants du culte musulman en France ont lancé ce lundi un "Appel des musulmans de France" pour condamner la barbarie des djihadistes de l'organisation terroriste Daesh (Etat islamique, ndlr) et pour témoigner leur soutien total à toutes les communautés en Irak et en Syrie, aux journalistes et humanitaires, victimes de leur extrémisme assassin, violent et abject.
Ci-joint e texte intégral de l'appel :

Jacques Le Bris's insight:



Nous, responsables musulmans de France, signataires du présent appel :

Nous condamnons fermement les exactions commises par l’organisation « Daesh », connue sous l’appellation « Etat Islamique » (EIL), à l’encontre des civils en Irak et en Syrie parmi les chrétiens, les Yézidis, les kurdes, les turcomans, les musulmans chiites ou sunnites, les humanitaires, les journalistes et les reporters.

Nous considérons que cette organisation, en dépit de son appellation usurpée, n’a rien ni d’Etat ni d’islamique. Ses actions criminelles et barbares, dont les décapitations macabres des deux journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et de l’humanitaire britannique David Haines, d’une cruauté et d’une violence insoutenables, sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane.

Nous saluons la réaction spontanée, responsable et unanime des musulmans de France et de leurs imams qui ont condamné fermement les actes abjects du groupe terroriste «Daesh ».

Nous saluons la position des autorités Chrétiennes, qui tout en condamnant les exactions perpétrées contre les chrétiens d’Irak et de Syrie, refusent toute instrumentalisation de cette tragédie et soulignent que les musulmans sont également victimes de cette organisation terroriste.

Nous appelons tous les citoyens épris de paix et de justice quelle que soit leur religion ou leur conviction à afficher, aujourd’hui plus que jamais, leur unité face au terrorisme et à la barbarie et à œuvrer sans relâche pour que le dialogue et la solidarité entre eux puissent faire barrage aux adeptes de la prétendue « guerre des civilisations ».

Nous réitérons notre appel aux jeunes musulmans de France qui seraient tentés d’aller combattre aux côtés de ces terroristes, de prendre conscience de l'ampleur de la gravité des crimes dont ils pourraient se rendre complices, ainsi que de la lourde responsabilité, devant Dieu et devant l'Humanité, d’une telle complicité.

Face à l’ampleur des crimes commis par « Daesh » et l’importance des moyens matériels dont elle dispose, nous appelons la communauté internationale à diligenter une enquête afin que soient déterminés les responsabilités des soutiens de cette organisation terroriste ainsi que l’origine de ses moyens.

Nous demandons aux musulmans de France d’apporter leur aide aux exilés, notamment à ceux présents en France, d’élever des prières, tous les vendredis, pour le repos des âmes de toutes les victimes et implorer le Très Miséricordieux afin qu’Il accorde Son Aide et Son Soutien à ceux qui souffrent des actes de cette organisation terroriste".

Signataires par ordre alphabétique des institutions:

- Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France – (CCMTF)
Représenté par Monsieur Ahmet OGRAS, Président.

- Fédération Française des Associations Islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles- (FFAIACA)
Représentée par Monsieur Cheikh Moussa TOURE, Président.

- Fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris- (FNGMP)
Représentée par Monsieur le Recteur Dalil BOUBAKEUR, Président.

- Foi et Pratique
Représentée par Monsieur Hamadi HAMMAMI.

- Grande Mosquée d’Evry- Courcouronnes
Représentée par Monsieur le Recteur Khalil MERROUN

- Grande Mosquée de LYON
Représentée par Monsieur le Recteur Kamel KABTANE

- Grande Mosquée de Saint- Denis de l’île de la Réunion
Représentée par Monsieur Aslam TIMOL

- Rassemblement des Musulmans de France (RMF)
Représentée par Monsieur Anouar KBIBECH, Président.

- Union des Mosquées de France (UMF)
Représentée par Monsieur Mohammed MOUSSAOUI, Président.

- Union des Organisations Islamiques de France
Représentée par Monsieur Amar LASFAR, Président.



Paris, le 15 septembre 2014

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Grande Mosquée de Paris | CONDAMNATION DE L’EXECUTION DE L’OTAGE AMERICAIN STEVEN SOTLOFF

Grande Mosquée de Paris | CONDAMNATION DE L’EXECUTION DE L’OTAGE AMERICAIN STEVEN SOTLOFF | Think outside the Box | Scoop.it

L’exécution lâche et barbare de l’otage américain Steven Sotloff horrifie la conscience humaine, stupéfie et défie le monde entier. Cet assassinat confirme les motivations criminelles de mouvements terroristes dépourvus de toute humanité et se drapant de la religion. Ce ne peut être l’Islam.

Le Coran interdit le crime et l’assassinat des innocents. « … Et quiconque aura tué une personne non coupable d’un meurtre, aura tué le genre humain…» Sourate 5 ; verset 32. «… Ne tuez point la vie que Dieu a rendue sacrée… » Sourate 17 ; verset 33.

L’interprétation dévoyée du Coran par ces mouvements terroristes les éloigne du message du Prophète de l’Islam et les exclue de la communauté des croyants.

Les musulmans de France condamnent sans réserve de tels actes barbares qui suscitent l’horreur et la stupéfaction et demandent que les nations s’unissent pour éradiquer ces exactions mortifères qui dénaturent gravement la religion musulmane.

Recteur Dalil Boubakeur
Président du Conseil Français du Culte Musulman

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Kamel Kabtane: "Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans"

Kamel Kabtane: "Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans" | Think outside the Box | Scoop.it
Le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane a été le premier responsable musulman français à s'être expressément dressé, mardi, contre l'Etat islamique. Entretien


On reproche beaucoup aux musulmans français leur silence face aux actes de barbarie de l'Etat islamique (EI) . La Grande Mosquée de Paris a certes manifesté sa solidarité avec les Chrétiens et Yézidis persécutés dans un communiqué, mais sans nommer l'EI. Pensez-vous que votre prise de position va délier les langues?

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Les musulmans de France ne peuvent pas continuer à parler du bout des lèvres, à accepter que des gens venus d'un autre âge viennent imposer une vision de l'islam qui n'est absolument pas la leur. Nous devons nous exprimer haut et fort parce que nous ne sommes pas d'accord et parce que, sinon, on nous accusera d'être complices, ce qui mettra en péril notre sécurité et fournira un carburant à l'islamophobie, véritable poison. Déjà, certains doutent de notre loyauté et l'extrême-droite trouve là de puissants arguments.  

Comment votre communiqué a-t-il été reçu dans la communauté musulmane?

A Lyon, à en juger par les coups de fil que j'ai reçus pour l'instant, très bien. Le recteur de la Mosquée de Saint-Etienne, Larbi Marchiche, a lui aussi fait une déclaration identique, dans un communiqué. [Après l'interview, l'Union des Mosquées de France a aussi publié un communiqué dénonçant "l'insupportable instrumentalisation de la religion musulmane"] En revanche, le Conseil français du culte musulman (CFCM) n'a pas réagi. Moi, je dis à tous les responsables musulmans de France : "Prenez vos responsabilités." Il faut appeler un chat un chat. Les islamistes de l'EI portent préjudice à l'ensemble des musulmans.  

Pourquoi ne vous êtes-vous pas exprimé plus tôt? La montée du terrorisme islamiste ne date pas de cet été...

En juin dernier, nous avons organisé à la Mosquée de Lyon avec l'Institut français de civilisation musulmane un séminaire sur la radicalisation et le djihadisme, auquel ont participé des spécialistes et des imams. Mais, comme souvent avec l'islam, cette rencontre a eu très peu d'écho dans les médias. En France, la parole des musulmans est encore loin d'être entendue.  

Quelles suites aura votre communiqué, d'après vous?

J'ai dit ce qu'il fallait dire. J'attends maintenant de ceux qui s'estiment les représentants de la communauté qu'ils se mettent en avant. J'ai lancé l'idée d'un grand rassemblement à Paris, associant l'ensemble des sensibilités musulmanes, pour dire non à l'EI. J'espère qu'il verra le jour.



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Etat islamique en Irak : décapités, crucifiés ou exécutés, les yézidis sont massacrés par les djihadistes

Etat islamique en Irak : décapités, crucifiés ou exécutés, les yézidis sont massacrés par les djihadistes | Think outside the Box | Scoop.it

A cause de leur pratique religieuse, cette minorité kurdophone persécutée de longue date est considérée par les djihadistes comme des  "adorateurs du diable".


En Irak, la situation empire. A tel point que les Etats-Unis se sont directement impliqués en Irak pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011. L'armée américaine a en effet bombardé ce vendredi des positions de djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et Yézidis. 

"Nous ne les laisserons pas créer un califat quelconque à travers la Syrie et l'Irak",  a affirmé Barack Obama pour justifier une telle offensive militaire.  Il fait dire, selon le Daily Mail, les membres de l'Etat islamique ont tué 500 hommes yézidis depuis la prise de Sinjar, une ville située au nord de l'Irak. De plus, "selon des informations officielles reçues par l'Unicef, quarante enfants de la minorité yézidie sont morts des suites directes de la violence, des déplacements et de déshydratation ces deux derniers jours", a indiqué le Fonds des Nations unies pour l'enfance.

Dès lors situation de ces déplacés suscite l'émoi en Irak. Une députée yézidie a affirmé  en sanglots pendant une session du Parlement irakien : "Nous sommes massacrés, notre religion est en train d'être rayée de la surface de la terre. Je vous en supplie, au nom de l'humanité". Ce samedi, le Daily Mail met en ligne des photos montrant ces massacres. Des images effrayantes parfois mises en ligne directement pas la machine de propagande de l'Etat islamique en guise d'avertissement.

Ces djihadistes se sont même filmés en train d'exécuter les yézidis, certains ont été crucifiés ou décapités indique le quotidien britannique. Sur les photos, on peut voir des combattants armés alignés des civils le long d'une route  et les tuer d'une balle dans la tête. Un véritable massacre. 

Située à 50 kilomètres de la frontière syrienne, Sinjar était le bastion de cette minorité kurdophone adepte d'une croyance issue en partie du zoroastrisme (une religion monothéiste pratiquée dans l'Iran pré-islamique). Les yézidis  seraient entre 100 000 et 600 000 en Irak.

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CRISE DE FOI – Salman Rushdie censuré à Paris

CRISE DE FOI – Salman Rushdie censuré à Paris | Think outside the Box | Scoop.it

La censure artistique se porte bien en France. Le plasticien marocain Mounir Fatmi vient d'en faire la surréaliste expérience en deux occasions en moins d'une semaine. "Ce qui me gêne énormément, c'est que cela se passe en France, et non au Maghreb ou en Arabie saoudite", constate amèrement ce vidéaste renommé qui vit entre Tanger, Paris et Los Angeles et a fui le Maroc pour "pouvoir s'exprimer", rapporte Le Figaro.fr. "Il y a une crise de foi des religieux ici", se désole-t-il.

On peut comprendre sa stupéfaction. Une semaine après avoir vu une de ses vidéos, Technologia, interdite au Printemps de septembre, le festival de création contemporaine de Toulouse, en raison de protestations de musulmans indignés d'avoir vu des passants marcher sur des versets du Coran projetés au sol, le plasticien vient de voir une autre de ses créations censurée. Sleep, une installation vidéo montrant l'écrivain Salman Rushdie en train de dormir, a été retirée de l'exposition "Vingt-cinq ans de créativité arabe" qui ouvrira le 16 octobre à l'Institut du monde arabe au motif qu'elle serait "trop sensible", selon Le Figaro.fr.

L'installation, directement inspirée du film expérimental d'Andy Warhol qui montrait six heures durant le poète John Giorno endormi, devait présenter l'écrivain britannique en plein sommeil grâce à des images de synthèse réalisées à partir de photos. Mounir Fatmi souhaitait ainsi rendre hommage à l'auteur des Versets sataniques, qui fait l'objet d'une fawta depuis 1989. "J'ai été scandalisé par le silence des intellectuels arabes sur le sort de Rushdie et son combat pour la liberté de créer. Alors j'ai imaginé ce film comme un hommage", explique-t-il au Figaro.fr. Un hommage qui n'est donc plus le bienvenu en France.

Ironie de l'histoire : Sleep sera remplacée au programme par Technologia, la vidéo sur le Coran interdite à Toulouse il n'y a pas une semaine.

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