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Bâle édicte de nouvelles règles pour les musulmanes traditionalistes à la piscine

Bâle édicte de nouvelles règles pour les musulmanes traditionalistes à la piscine | Think outside the Box | Scoop.it

En conflit avec des femmes musulmanes venues d’Alsace, les autorités bâloises instaurent de nouvelles règles vestimentaires. Seins nus, bikinis et maillots seront autorisés dans le bassin féminin, de même que les burqinis, mais en version moulante uniquement

Les burqinis (costumes de bain couvrant l’ensemble du corps, sauf le visage, les mains et les pieds) portés de manière plus large seront interdits dans l’enceinte de la piscine, a annoncé jeudi aux médias le chef du service des sports Peter Howald. En vogue depuis quelques années dans certains pays musulmans, ils ne sont que difficilement dissociables des tenues de ville, ce qui pose des problèmes d’hygiène.

Avant de se baigner, les femmes doivent se changer comme tout autre client de la piscine, a rappelé M. Howald. L’établissement va renforcer son personnel féminin qui devra veiller à l’application des nouvelles règles.

 

Enfants bannis

Autre changement dans le règlement: les enfants seront interdits dans l’enceinte réservée aux femmes, à l’exception des bébés. Jusqu’à présent seuls les garçons de plus de 6 ans étaient concernés par cette interdiction. Recouverte par des plaques en bois, la pataugeoire a cédé la place à une terrasse de bronzage.

Les nouvelles règles visent à dissuader la venue de femmes musulmanes traditionalistes en provenance d’Alsace. L’été dernier, elles s’étaient déplacées par centaines avec leurs enfants pour se baigner dans le bassin «féminin». S’attendant à y découvrir un ordre conforme à la tradition musulmane, elles s’étaient plaintes de la présence d’employés masculins et de femmes aux seins nus.

 

Violences

La police avait même dû intervenir pour mettre fin à des échauffourées violentes qui avaient éclaté pour cette raison. Les musulmanes traditionalistes exigeaient par ailleurs l’instauration de règles «musulmanes» dans l’enceinte. Les autorités de Bâle-Ville leur ont répondu par un «non» catégorique. Une tentative de médiation est restée sans succès.

Pictogrammes et affiches placés à la caisse et à l’entrée dans l’enceinte destinée aux femmes rendent désormais les clients attentifs aux nouvelles règles. La commission musulmane de Bâle est en outre chargée d’en informer les musulmanes alsaciennes.

Le personnel qui s’occupe de la sécurité, employé par une société privée, sera renforcé pour empêcher tout tumulte devant l’entrée de la piscine. Des jeunes femmes musulmanes bâloises devront aussi expliquer la nouvelle donne aux clientes arrivant sur place. La présence policière sera elle étoffée.

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Dans quels pays du monde fait-il bon être une femme ?

Dans quels pays du monde fait-il bon être une femme ? | Think outside the Box | Scoop.it

Vingt ans après la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, quelle est la réalité du quotidien de celle-ci ? Un centre de recherche a voulu analyser la condition des femmes et ses progrès dans différents pays. Résultat : une floppée de cartes qui en disent long sur le chemin qui reste à faire.

 

En 1979, les Nations Unies créaient la Convention sur l'Elimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Ratifié par la grande majorité des pays du globe, le texte a servi de base au programme d'action initié en 1995 lors de la quatrième Conférence Mondiale sur les femmes. Son but : introduire plus d'égalité entre hommes et femmes.


Vingt ans après, où en sommes-nous ? En mars dernier, l'organisation Equality Now nous dressait la liste des lois les plus discriminatoires du monde. Emboitant le pas à cette initiative, le WORLD Policy Analysis Center a récemment publié les résultats de son étude sur la situation des femmes dans différentes parties du monde.

Au total, 66 cartes sont proposées par le centre d'étude pour rendre compte du quotidien des femmes en matière d'éducation, d'emploi, de santé ou encore de mariage. Sans surprise, l'état des lieux ainsi dressé rappelle que l'égalité entre hommes et femmes est encore un combat d'actualité.

Si l'étude souligne des points positifs, comme le fait que 97% des pays du monde affirment les droits des femmes dans leur constitution, elle pointe également du doigt les domaines où des efforts sont encore à faire. Ainsi, 30% des pays du globe considèrent qu'il est légal de marier les filles à un âge moins avancé que les garçons. Ci-dessus, une sélection des sujets abordés par l'étude. La France a encore des progrès à faire en matière d'accès à l'emploi, de lutte contre les discriminations, et d'égalité salariale.

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Les Français prêts à élire une femme présidente de la République

Les Français prêts à élire une femme présidente de la République | Think outside the Box | Scoop.it

Selon un sondage, 41% des Français pointeraient aussi le manque de progrès dans l'égalité homme-femme sur le plan professionnel et salarial.

 

Une écrasante majorité de Français se dit prêt à élire une femme à la tête de l'État. C'est ce que révèle un sondage BVA Opinion pour Orange et i>Télé diffusé samedi selon lequel on constate néanmoins une hausse du pessimisme en matière d'égalité homme-femme en France.

94 % des Français se déclarent prêts à élire une femme présidente de la République, révèle le sondage. Les sympathisants de gauche y sont favorables à 98 %, ceux de droite à 90 %. Ce chiffre progresse de neuf points en dix ans, indique l'institut de sondage.

Encore des progrès à faire

En revanche, seulement 41 % des Français interrogés ont le sentiment qu'il y a eu des progrès en cinq ans sur le plan professionnel et salarial dans l'égalité entre les hommes et les femmes, contre 57 % en 2005. Les femmes sont encore moins nombreuses (30 %) que les hommes (54 %) à percevoir de progrès dans ce domaine.

Sur le plan politique, le pessimisme apparaît moins fort, mais il demeure : 62 % des Français estiment que des progrès ont été faits en matière d'égalité homme-femme, un chiffre en baisse de cinq points en dix ans. Étude réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 966 personnes, constitué selon la méthode des quotas, âgées de 18 ans et plus, recrutés par téléphone puis interrogés par Internet les 5 et 6 mars 2015.

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ISIS: Read the terror group’s manifesto on how women must behave

ISIS: Read the terror group’s manifesto on how women must behave | Think outside the Box | Scoop.it

Girls can marry at 9 then stay veiled and house-bound the rest of their lives. Quilliam, the counter-terrorism organization, translates an ISIS “manifesto” for Arab women.


In late January online supporters of the so-called Islamic State—the group that now controls a territory larger than the United Kingdom, spanning the deserts of Syria and Iraq—began circulating a document entitled “Women in the Islamic State: Manifesto and Case Study.”

 

The Arabic text, which was uploaded by the all-female Al-Khanssaa Brigade’s media wing onto a jihadist forum used by ISIS, as the group is widely known, was distributed extensively among its Arabic-speaking supporters. But it was not picked up by Western jihadists, male or female.

 

The treatise—the first such document of its kind—clarifies a number of issues hitherto obscured by the language barrier. It attacks at length notions of “Western civilization” and universal human rights such as gender equality. It allows us to get into the mind-set of the hundreds, perhaps thousands, of women who willingly join the group’s ranks.

 

 

Much of what ISIS supporters claim on social media is designed to exaggerate, obfuscate and confuse. However, this document, clearly intended as a means of drawing in women from countries in the region, in particular those in the Gulf, presents something that is more akin to the realities of living as a female jihadist in ISIS-held territories.

 

From it, we learn that, while there are indeed all-female police brigades operating in Iraq and Syria and that, in certain circumstances, women may be called to battle, policing and fighting are very low on the list of responsibilities given to women. Rather, the emphasis throughout the manifesto is on the importance of motherhood and family support—in this sense, ISIS is no different from any other jihadist group. It is fundamentally misogynist and, within its interpretation of Islamism, the role of women is “divinely” limited.

 

The document is split into three sections: The first portion deals specifically with “Western” preoccupations like feminism, education and science. The second part is based on the author’s (or authors’) eyewitness account of life in the territories now controlled by ISIS, first in the Iraqi city of Mosul, and, secondly, in the Syrian city of Raqqa. The final section is a diatribe that compares life for women living in ISIS-held Syria and Iraq with life for women living in the Arabian Peninsula, particularly in Saudi Arabia.

 

Importantly, this document is not in any way aimed at a Western audience. Indeed, that it went untranslated is telling. It is a well-known fact that ISIS has a large number of English speakers within its ranks, and we have seen plenty of evidence in the past that renders apparent their ability to have propaganda translated into fluent English, French and Russian. This one targets Arab women, no more and no less.

 

The text is, unsurprisingly, laced with references to the Islamic scriptures. However, the myriad references—overt and otherwise—to Saudi Arabia suggest that the target audience can be narrowed down ever further to women in the Kingdom. It is therefore unlikely that this was released January 23, on the same day as the death of King Abdullah, by simple coincidence.

 

ISIS propaganda is always carefully honed to a particular target audience. For example, all the videos and photo reports that make it into Western media are intended to find a home there—the atrocities they depict are, first and foremost, designed to provoke outrage in the international community, a tactic that is part and parcel of the ISIS polarization strategy.

 

But this document plays on themes strikingly different from those used by the chief recruiters of Western women to ISIS, its English-speaking muhaajirat population.

 

The manifesto is written in typical jihadist patois, and some sections have an almost juvenile ring to them. It tries to convince its audience that it is a fundamental necessity for women to have a sedentary lifestyle. Indeed, this is her “divinely appointed right.”

 

The first section, especially, provides an illuminating look into the psyche, ideology and worldview of a female ISIS supporter. After cataloguing the ills suffered by Muslims at the hands of Western civilization, it turns to the question of education: Since scientific research is central to modernity, it thus follows that the pursuit of any knowledge (except that which regards religion) is pointless. The West’s obsession with studying “the brain cells of crows, grains of sand and fish arteries” is deemed a distraction from the fundamental purpose of humanity—to worship God.

 

This, the manifesto argues, has sullied humanity’s purity. In the same breath, though, the author(s) insulate themselves from accusations of hypocrisy by claiming that those sciences “that people need, that help facilitate the lives of Muslims and their affairs are permissible.”

 

Such hypocrisy is at the root of all extremist Islamist thinking.

 

The above argument then moves, almost seamlessly, into an angry response to feminism, the “Western program for women.” This, the manifesto argues, has failed. The blurring of lines between the roles of each sex has caused people to forget how to worship God properly—it is a distraction that is tearing society apart.

 

In its attempt to identify the root cause of it all, the manifesto blames the emasculation of men. Because, it is argued, “women are not presented with a true picture of man,” they have become confused and complacent, unable to fulfill their appointed responsibilities, most of which revolve around motherhood and maintenance of the household.

 

The implication is obvious—the men of ISIS are deemed to be “real men.” Therefore, to live a sedentary life within the so-called Caliphate, to be exposed to their “rightful masculinity” would not only right the wrongs felt by the “Muslim community” today, it would allow a woman to be a better Muslim.

 

The manifesto advocates education for women, but only up to a point. A woman cannot fulfill her role if she is “illiterate or ignorant”, the manifesto argues. A curriculum is proposed would begin when girls “are seven years old and end when they are fifteen, or sometimes a little earlier”.

 

Then comes marriage. According to this treatise, a bride can be as young as nine years old. From this point on, it is the woman’s “appointed role [to] remain hidden and veiled and maintain society from behind.” In a jihadist perversion of feminism, then, the importance of women is championed. She is deemed to play a vital role, but always from the background.

 

Meanwhile, she faces myriad restrictions and an imposed piety that includes hudud or fixed punishments for breaches, including beheading, amputations and stoning.

 

ISIS, as usual, adapts its rigid rules to suit its own circumstances. So, some of its women are permitted to leave their houses if they are going to study theology, if they are women’s doctors or teachers, of if they have received a fatwa saying they must engage in jihad “as the women of Iraq and Chechnya did, with great sadness” when their community was in great danger.

 

The case studies of women “in the shade of the Caliphate” portray their experiences through rose-tinted glasses. There are no references, for example, to the myriad abuses against women that are carried out in the name of implementing ISIS’s austere version of Islamism.

 

The final section compares how women fare in the Arabian Peninsula to what their lives are like in ISIS-held Iraq and Syria. A litany of the offenses carried out by the Saudi monarchy is presented covers issues that range from “higher education” to “driving.” The text implores women living in the Kingdom to migrate to ISIS-held lands, and to do so urgently.

 

For the ISIS ideologue, women have been appointed by God with the qualities of “sedentariness, stillness and stability” and men, “their opposites: movement and flux.” The matters of adventure and excitement, themes most used by female Western recruiters trying to lure young girls to ISIS, are limited to the realm of men.

 

This article was adapted from the Quilliam introduction to the “Women in the Islamic State.”

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U.S. Women Are Dying Younger Than Their Mothers, and No One Knows Why

U.S. Women Are Dying Younger Than Their Mothers, and No One Knows Why | Think outside the Box | Scoop.it
While advancements in medicine and technology have prolonged life expectancy and decreased premature deaths overall, women in parts of the country have been left behind.

The Affordable Care Act took a major step toward implementation last Tuesday with the launch of the online insurance exchanges, limping across the finish line despite three years of Republican obstruction that culminated in this week’s 11th hour attempt to dismantle the law by shutting down the federal government.

It’s easy to forget, amid the hyper-partisan controversy, that the main purpose behind President Obama’s signature health-care reform law is not to curtail individual freedom or send senior citizens to death panels, but to give more Americans access to health insurance. Whether you think the Affordable Care Act is the right solution or a dangerous step toward tyranny, it’s hard to dispute that the U.S. health-care system is broken. More than 48 million people lack health insurance, and despite having the world’s highest levels of health-care spending per capita, the U.S. has some of the worst health outcomes among developed nations, lagging behind in key metrics like life expectancy, premature death rates, and death by treatable diseases, according to a July study in the Journal of the American Medicine Association.

For some Americans, the reality is far worse than the national statistics suggest. In particular, growing health disadvantages have disproportionately impacted women over the past three decades, especially those without a high-school diploma or who live in the South or West. In March, a study published by the University of Wisconsin researchers David Kindig and Erika Cheng found that in nearly half of U.S. counties, female mortality rates actually increased between 1992 and 2006, compared to just 3 percent of counties that saw male mortality increase over the same period.

“I was shocked, actually,” Kindig said. “So we went back and did the numbers again, and it came back the same. It’s overwhelming.”

Kindig’s findings were echoed in a July report from University of Washington researcher Chris Murray, which found that inequality in women’s health outcomes steadily increased between 1985 and 2010, with female life expectancy stagnating or declining in 45 percent of U.S. counties. Taken together, the two studies underscore a disturbing trend: While advancements in medicine and technology have prolonged U.S. life expectancy and decreased premature deaths overall, women in parts of the country have been left behind, and in some cases, they are dying younger than they were a generation before. The worst part is no one knows why.

The Kindig study does note strong relationships between county mortality rates and several cultural and socioeconomic indicators. In particular, location appears to have an outsized effect on mortality rates. Counties with rising female mortality rates, marked in red, paint a broad stroke across Appalachia and the Cotton Belt, moving across to the Ozarks and the Great Plains. The Northeast and the Southwest, on the other hand, have been largely untouched.

But it’s not clear how these geographical differences play a role in mortality, or why the effect would be so much greater on women than on men. “Clearly something is going on,” Kindig said. “It could be cultural, political, or environmental, but the truth is we don’t really know the answer.”

Other researchers have pointed out the correlation between education rates and declining female health outcomes. The most shocking study, published in August 2012 by the journal Health Affairs, found that life expectancy for white female high-school dropouts has fallen dramatically over the past 18 years. These women are now expected to die five years earlier than the generation before them—a radical decline that is virtually unheard of in the world of modern medicine. In fact, the only parallel is the spike in Russian male mortality after the fall of the Soviet Union, which has primarily been attributed to rising alcohol consumption and accidental death rates.

“It's unprecedented in American history to see a drop in life expectancy of such magnitude over such a short time period,” said Jay Olshansky, the lead author of the study. “I don't know why it happened so rapidly among this subgroup. Something is different for the lives of poor people today that is worse than it was before.”

Education alone does not explain why female high-school dropouts are so much worse off than they were two decades ago. But researchers have used it as a proxy to determine more significant socioeconomic indicators, like access to health care and income opportunities, as well as health behaviors like smoking and obesity. Smoking in particular appears to have had a significant impact on female mortality rates, as the health consequences of previous decades of tobacco use set in. Olshansky points out that female obesity and drug abuse have risen dramatically over the past two decades, and may also play a role in mortality rates.

Researchers are hopeful that the expansion of health-care coverage under the Affordable Care Act will help ameliorate some of the health risks for poor and uneducated women. But access to health insurance is only part of the puzzle—in fact, Kindig’s study found that medical care factors had no discernible impact on death rates at the county level. “Health care is far from the whole story,” Kindig told me. “More and more people are beginning to realize that the non-health-care factors are at least as important.”

In May, Jennifer Karas Montez, a social demographer who studies health inequalities, co-authored a study that was the first to investigate how quality of life might be playing a role in the early deaths of female high-school dropouts. Montez found that while smoking accounts for half of the decline in life expectancy among these women, whether or not a woman has a job is equally significant. “Women without a high-school degree have not made inroads in the labor force, especially in post-recession America,” Montez said in an interview. In fact, only one-third of women without a high-school diploma are employed, compared to half of their male counterparts, and nearly three-quarters of better-educated women. When they are employed, Montez said, it is usually in low-wage jobs that offer no benefits or flexibility. Smoking and other destructive behaviors, she added, may just be symptoms of the heightened stress and loneliness experienced by women who don’t graduate from high school.

“Life is different for women without a high-school degree than it was a few decades ago, and in most cases it’s a lot worse,” she said. “It’s really just a perfect storm.”

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8 femmes scientifiques qui vont peut-être sauver le monde

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Caroline Midonet, 28 ans: travaille sur la bactérie responsable du choléra

  

Chaque année, la Fondation L’Oréal pour les femmes et la science décerne des bourses à de jeunes chercheuses pleines d’avenir. On les a rencontrées. 


3% seulement des prix Nobel scientifiques ont été attribués à des femmes. 67 % d’Européens pensent que les femmes n’ont pas les capacités pour mener une carrière scientifique de haut niveau. Révélés à la rentrée, les résultats de l’étudeChange The Numbers, qui portait sur la représentation des femmes dans les milieux scientifiques, sont flippants. Et la fondation L’Oréal, commanditaire du sondage, veut tout mettre en œuvre pour changer la donne. 

Depuis 2007, cette fondation d’entreprise développe plusieurs programmes pour encourager la percée des femmes dans les milieux scientifiques: elle a par exemple mis en place le programme For Women in Science, mené conjointement avec l’Unesco, qui récompense chaque année cinq éminentes femmes scientifiques et encourage de jeunes chercheuses grâce à des bourses. Les 20 lauréates 2015, des doctorantes ou post-doctorantes sélectionnées par un jury indépendant parmi plus de 821 candidates, sont venues à la rencontre des journalistes début octobre, pour parler de leurs passionnants travaux. Nous avons rencontré huit d’entre elles. 

 

Anaïs Orsi, 34 ans: documente le réchauffement climatique en Antarctique

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Tes recherches expliquées aux nuls?
Aujourd’hui, on a un réchauffement climatique. Moi, je m’intéresse aux régions polaires car, en mesurant la température de la glace en Antarctique, on arrive à savoir quelle était la température il y a 50, 200 ans, ou au dernier âge glaciaire. Je peux par exemple vous dire qu’en Antarctique de l’ouest, on a pris un degré et demi en cinquante ans. Et au nord du Groenland, trois degrés ces trente dernières années.

Quels risques impliquent ce réchauffement?
Il y en a plusieurs mais par exemple, quand la glace des régions polaires fond, ça fait augmenter le niveau de la mer. Si l’on fait tout fondre en Antarctique, l’élévation potentielle est de 70 mètres. Pour vous donner une idée, avec une élévation de 50 centimètres seulement, on perdrait déjà la moitié de la Floride!

Une découverte scientifique que tu aimerais connaître de ton vivant?
Je pense que ce qui aiderait l’humanité, c’est de pouvoir prendre des décisions de manière rationnelle. Aujourd’hui, on décide encore trop en fonction de ses peurs ou de son bagage culturel. Un outil qui permettrait de décider autrement, je pense que ça changerait complètement le monde.

Un modèle féminin scientifique?
Dans mon domaine, il y a une Danoise qui s’appelle Dorthe Dahl-Jensen. Elle a une cinquantaine d’années et c’est l’une des premières femmes glaciologues. Elle est désormais directrice de son labo au Danemark et elle le gère comme une grande famille où tout le monde se sent bien. C’est à la fois un super modèle de leadership et un super modèle scientifique.

 

Anahi Molla-Herman, 33 ans: tente de comprendre les causes de la stérilité

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Tes recherches expliquées aux nuls?
Dans notre laboratoire, on s’intéresse à la naissance des cellules qui vont mener à la formation de l’œuf. On utilise la drosophile comme modèle: la drosophile, c’est la petite mouche du vinaigre que vous avez dans les fruits chez vous. Ce sont un peu vos ennemies mais pour nous, elles sont très utiles car elles atteignent leur maturité en 10 jours, ce qui nous permet de répondre rapidement aux questions que l’on se pose. En étudiant leur génome, on essaie de comprendre les mécanismes qui mènent à la stérilité.

La découverte scientifique marquante de notre génération?
Celle des ARN, qui sont en quelque sorte le système immunitaire du génome, découvertes il y a dix ans. Je suis très contente de vivre cette période d’avancées qui est très excitante. Les nouvelles technologies, et la bio-informatique en particulier, y sont pour beaucoup dans ces progrès.

Une découverte que tu aimerais connaître de ton vivant?
Il y a eu beaucoup de cancers dans ma famille, alors j’aimerais vraiment que ça devienne une maladie comme une autre. Qu’on puisse le soigner sans les effets secondaires qui créent des ravages. Et puis, depuis toute petite, je rêve aussi de téléportation… Mais ça, ce n’est pas dans mon domaine, je le laisse à mes collègues physiciennes et mathématiciennes. (Rires.

Un modèle féminin scientifique?
Vu que je suis à l’institut Curie, je trouve évidemment Marie Curie épatante. Elle était entourée d’hommes, ce qui a dû forger son caractère -une femme très froide, mais elle n’avait pas tellement le choix. Elle avait laissé de côté sa part de féminité par obligation, d’ailleurs elle-même trouvait que ce n’était pas une bonne chose de prendre soin de soi. Dans mon unité, il y a une femme qui s’appelle Edith Heard, elle est extrêmement belle, charmante, très intelligente et dynamique, elle est aussi maman de deux enfants. C’est un modèle à suivre pour nous en tant que femmes scientifiques et jeunes mamans.

Un modèle féminin non scientifique?
J’aime beaucoup Julian Moore et Patricia Arquette, deux actrices engagées, avec de fortes personnalités.

 

Florie Reynaud, 30 ans: travaille sur la naissance des neurones

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Tes recherches expliquées aux nuls?
J’étudie le développement du système nerveux central de l’embryon -cerveau et moelle épinière- pendant la grossesse. Je travaille plus particulièrement sur la naissance des neurones, une période très particulière.

Quelles sont les applications directes de tes recherches?
À court terme, apporter plus de compréhension sur la façon dont le cerveau se met en place. Sur le long terme, l’idée est de mettre en lumière de nouvelles molécules, qui pourraient être utilisées pour traiter les maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. Mais aussi pour des patients victimes de lésions, notamment de moelle épinière ou cérébrales, qui surviennent suite à un accident de la route. Actuellement, il n’y a aucun traitement.

Une découverte que tu aimerais connaître de ton vivant?
Si je voyais justement l’une de ces molécules passer au stade de traitement à proprement parler, ce serait parfait! Mais ce sont des recherches qui prennent beaucoup de temps car, même une fois découvertes, ces molécules doivent subir des études cliniques avant d’arriver jusqu’à l’homme. C’est très règlementé.

Un modèle féminin scientifique?
Il y a quelques années, j’ai repris mes études. À cette occasion, j’ai été énormément coachée, motivée et encouragée par ma cheffe, Valérie Castellani, dont j’étais à l’époque l’une des techniciennes. Je lui dois beaucoup. C’est vrai qu’en tant que femmes dans les sciences, on manque de confiance en nous, je le vois avec les autres lauréates. Avoir des gens derrière nous quand on débute, c’est très important.

 

Anne-Caroline Chany, 32 ans: utiliser des anti-cancer issus d’une éponge marine

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Tes recherches expliquées aux nuls?
Je travaille sur la recherche de composés qui présentent des propriétés anti-tumorales. Ces composés sont naturellement isolés d’une éponge marine qui les produit en très petite quantité, et ce n’est pas suffisant pour effectuer toutes les évaluations biologiques nécessaires. En tant que chimistes, on doit développer des méthodes simples pour pouvoir accéder à ce composé-là en quantité suffisante. Dans quelques années, on espère aboutir à un nouveau traitement contre le cancer.

La découverte scientifique marquante de notre génération?
Cette molécule, le péloruside A, a été isolée de l’éponge en 2000. Il y a eu ces dernières années énormément de progrès sur les traitements anti-cancer et si on arrivait à avoir des médicaments efficaces tout en diminuant les effets secondaires, ce serait vraiment formidable. 

Une découverte que tu aimerais connaître de ton vivant?
Des traitements efficaces pour toutes les maladies! (Rires.) Une gélule qui soigne tout, un peu comme le paracétamol ou l’aspirine.

Un modèle féminin scientifique?
LA femme scientifique à laquelle on pense, c’est forcément Marie Curie. J’avais fait un exposé sur elle en première, je m’en souviens bien!

 

Marine Bezagu, 26 ans: cherche de nouvelles méthodes de chimiothérapie

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Tes recherches expliquées aux nuls?
Les traitements du cancer sont associés à des effets secondaires assez conséquents et mon projet, c’est d’essayer de développer des méthodes pour les atténuer. L’idée de départ était d’encapsuler les molécules qui soignent, et de les déposer directement dans les tumeurs, sans qu’il y ait de contact avec les tissus sains. Pour ça, on associe un véhicule -des capsules assez petites pour pouvoir naviguer dans les canaux sanguins- et une télécommande à distance qui fonctionne avec des ultrasons (Ndlr: On n’est pas loin du film de science-fiction 60′s Le Voyage fantastique, où des médecins miniaturisés étaient envoyés dans le corps humain). Aujourd’hui, on va encore plus loin et au lieu de véhiculer une molécule déjà toxique, on essaye de véhiculer un précurseur, et d’assembler la molécule finale, celle qui va traiter le patient, seulement dans la tumeur. En gros, l’idée c’est de faire du bricolage local.

La découverte scientifique marquante de notre génération?
J’en vois tous les jours, même si ce ne sont pas des recherches forcément connues du grand public. Par exemple, je travaille avec une équipe qui fait de l’imagerie médicale, et ils ont réussi à créer une technologie qui permet de faire 500 images/secondes, ce qui rend possible ma recherche.

Une découverte que tu aimerais connaître de ton vivant?
La téléportation. On est dans un tel phénomène de mondialisation qu’on a envie de tout connaître. Plus on fait de voyages et plus on a envie d’en faire.

Un modèle féminin scientifique?
Je travaille depuis près de 7 ans à l’ESPCI, où Marie Carie a découvert le radium, donc c’est difficile de ne pas la citer. Dans mon parcours personnel, je pense aux chercheuses qui m’avaient accueillie en troisième dans leur laboratoire de chimie pour le fameux stage en entreprise. Elles m’ont transmis leur passion et m’avaient dit “rendez-vous dans 10 ans”.

Un modèle féminin non scientifique?
Peut-être notre ministre de l’éducation actuelle, Najat Vallaud-Belkacem. Elle est jeune, c’est un beau modèle de carrière et de progression.

 

Orianne Dumas, 28 ans: cherche les corrélations entre l’asthme et les produits de nettoyage 

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Tes recherches expliquées aux nuls?
L’épidémiologie, c’est l’étude des facteurs qui influencent la santé dans les populations. Moi, je cherche à connaître les produits qu’on utilise à domicile ou dans certains milieux professionnels pour la désinfection, qui représentent un risque pour l’asthme. On sait par exemple que, parmi les produits de grande consommation, tout ce qui est vendu sous forme de spray n’est pas génial, car ça augmente l’inhalation des produits chimiques. Mais tout ça est encore à l’étude et l’on doit mieux comprendre quels sont les produits à risques, car on ne peut quand même pas conseiller aux gens de ne plus faire le ménage. (Rires.) Et puis dans les hôpitaux par exemple, il est important de pouvoir continuer à désinfecter sans risque.

La découverte scientifique marquante de notre génération?
C’est difficile à dire, car la science avance par étapes… Mais je sais qu’il y a de nouveaux traitements pour le cancer par exemple, et ça me touche personnellement car j’ai perdu ma mère d’un cancer ovarien il y a six mois. On parle aussi de plus en plus dans la recherche de notre microbiote, c’est à dire toute la flore microbienne qui nous colonise. Et sans être forcément une découverte, ça ouvre un champ de recherches super intéressant.

Un modèle féminin scientifique?
Je travaille avec beaucoup de femmes, car la santé est un milieu assez féminin: elles ne sont pas toujours aux postes de direction, mais mes deux directrices de thèse,Francine Kaufmann et Nicole Le Moual, étaient des femmes, et c’était très important pour moi d’avoir ces modèles-là. 

Un modèle féminin non scientifique?
Là tout de suite, je pense à Natalie Portman. J’ai découvert récemment qu’elle avait fait Harvard, où je suis allée en post-doctorat. Je trouve que c’est un modèle de femme qui a réussi sur plein de tableaux différents.

 

Caroline Midonet, 28 ans: travaille sur la bactérie responsable du choléra

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DR

Tes recherches expliquées aux nuls?
Le message principal à retenir, c’est que les bactéries évoluent assez vite, car elles sont capables de “capter” du matériel génétique venant de l’extérieur. Elles peuvent par exemple se mettre à résister à des antibiotiques. L’un des moyens pour qu’elles y parviennent, c’est qu’elles soient infectées par certains virus qui s’attaquent spécifiquement aux bactéries et qui s’appellent les phages. Ces derniers incorporent leur ADN dans le chromosome de la bactérie, et du coup ça fait des gènes supplémentaires pour la bactérie. Moi, je travaille sur le cas le plus étudié dans le domaine scientifique, à savoir la bactérie responsable du choléra.  

La découverte scientifique marquante de notre génération?
Bon, ce n’est pas une découverte de notre génération, mais celle de l’ADN me semble très importante. Les gens pensent que Watson et Crick en sont les découvreurs, alors qu’officieusement c’était une femme, Rosalind Franklin

Une découverte que tu aimerais connaître de ton vivant?
Réussir à contourner les mécanismes de résistance aux antibiotiques, car ça commence à poser des problèmes en termes de santé. Des pistes sont étudiées et l’une d’entre elle me semble assez prometteuse: la phagothérapie. Elle est déjà utilisée pour certaines maladies dans les pays de l’Est.

Un modèle féminin scientifique?
J’ai plutôt des hommes en tête. Je n’ai jamais vraiment réussi à m’identifier à une femme jusqu’à présent. Quand j’étais à la fac, un homme, Guennadi Sezonov, a vraiment cru en moi et je lui en suis très reconnaissante. Il m’a poussée à tenter des choses compliquées.

 

Laura Bernard, 26 ans: mieux comprendre le fonctionnement de l’univers

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DR

Tes recherches expliquées aux nuls?
J’étudie la théorie de la relativité générale. La théorie de la force gravitationnelle, celle de Newton, qui fait que les pommes tombent, fonctionne bien dans tout le système solaire et grâce à elle, on arrive plutôt bien à prévoir le mouvement des planètes. Mais, à plus grande échelle, ça marche moins bien. Pour améliorer cette théorie, il faut utiliser celle de la relativité générale, proposée par Einstein.

Concrètement, ça sert à quoi? 
C’est de la recherche fondamentale, il n’y a pas d’application directe. Mais, par exemple, quand Einstein a proposé la théorie de la relativité générale, il ne pensait pas non plus à une application et aujourd’hui, le GPS en est une. Le but de mes recherches, c’est de mieux comprendre le fonctionnement et la composition de notre univers.

La découverte scientifique marquante de notre génération?
Celle du boson de Higgs, dont on a beaucoup parlé dans les médias. C’est intéressant car une théorie a prédit l’existence de cette particule, mais on ne l’a vraiment découverte que 50 ou 60 ans plus tard. Généralement c’est l’inverse, on découvre quelque chose et on essaie de l’expliquer ensuite par la théorie.

Une découverte que tu aimerais connaître de ton vivant?
Celle de la matière noire. On suppose son existence par le mouvement des galaxies, mais on n’est toujours pas capables de la découvrir.

Un modèle féminin scientifique?
Je n’ai pas beaucoup de modèles féminins, car il y a peu de femmes dans mon domaine… C’est un peu bateau mais Marie Curie est assez impressionnante: elle a découvert des choses exceptionnelles et a réussi à s’imposer dans un univers purement masculin.

Propos recueillis par Faustine Kopiejwski

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Création d'entreprise : où en sont les femmes ?

Création d'entreprise : où en sont les femmes ? | Think outside the Box | Scoop.it

Les femmes chefs d'entreprise sont beaucoup moins nombreuses que leurs homologues masculins. Malgré des objectifs ambitieux pour changer la donne, les freins demeurent.

En 1984, les femmes comptaient seulement pour 24% des créations d’entreprise en France. Trente ans plus tard les choses n’ont que très peu évolué et elles ne représentent encore que 30% des porteurs de projet. « Si on analyse en plus les statistiques, on se rend compte que le statut de l’autoentrepreneur a tendance à faire gonfler artificiellement ces chiffres. Les femmes représentent 50% des titulaires de ce statut », constate Jean-Luc Bastos de la Scop Egalitère qui agit pour l’entrepreneuriat féminin.

Un constat partagé par Alexia Simonot, qui a créé les Reizoteuses, un réseau de femmes chefs d’entreprise : « La grande majorité des adhérentes de l’association se créent leur propre emploi ou recherchent ainsi une activité complémentaire. » Pour parer à cet écueil, l’État, la Région et la Caisse des Dépôts ont établi une convention pour la mise en oeuvre d’un plan d’action régional avec pour objectif d’atteindre en 2017 le chiffre de 40% de femmes chefs d’entreprise.

 

Une réalité économique

La culture entrepreneuriale est moins présente chez les femmes que chez les hommes, ce qui est le reflet de la réalité économique. Moins représentées à des postes clés, même si les choses tendent à changer, leurs salaires sont aussi souvent plus faibles que ceux des hommes, et elles sont plus souvent à temps partiel, ce qui a une incidence direct sur le financement de leurs projets. « On entend souvent que les projets des porteurs de projet femmes sont sous-financés, ça semble logique puisqu’elles sont moins en capacité de mettre de l’argent de côté quand elles sont en activité. De plus, elles sont souvent orientées vers des métiers par essence moins rémunérateurs que ceux des hommes », souligne Josy Gaillochet de la Scop Egalitère.

Alexia Simonot constate que le manque de lieux ressources, ne favorise pas la création, ce qui a une incidence immédiate sur le développement des projets. « 90% des adhérentes de mon association n’ont pas été accompagnées dans leur création. Elles manquent aussi de représentations féminines fortes et de modèles auxquels s’identifier », souligne-t-elle.

 

Une réalité familiale

La culture et l’éducation n’incite pas les femmes à faire du réseau. Elles sont moins représentées dans ceux des anciens d’écoles par exemple. 80% des responsabilités familiales et domestiques sont encore à la charge des femmes, ce qui représente un poids conséquent. « De mon côté, ce n’est pas le message que je veux transmettre
au sein de l’association mais c’est effectivement un frein communément admis », reconnaît Alexia Simonot. « Mais je préfère parler de travail en réseau, de modèle,
de dynamique, plutôt que de maintenir les créatrices dans ces carcans. »

 
Agnès Fremiot

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Il est interdit aux femmes de...

Il est interdit aux femmes de... | Think outside the Box | Scoop.it

On a beau être en 2015, partout dans le monde des lois interdisent encore aux femmes de faire certaines choses et pas juste de conduire une voiture…

Petit tour d’horizon des pays (de l’Arabie saoudite jusqu’en Iran et en Somalie, en passant par… les États-Unis et l’Australie) où les droits des femmes sont, et de loin, inférieurs à ceux des hommes.

 

ARABIE SAOUDITE: interdit de conduire


En Arabie saoudite, il est interdit aux femmes de conduire parce que, selon les responsables religieux, « la conduite affecte les ovaires et que la plupart des femmes qui conduisent des voitures de façon continue ont des enfants qui souffrent de troubles cliniques ».

Sur la photo, Manal Al Sharif, une activiste saoudienne, faisant le signe de la victoire alors qu’elle conduisait sa voiture à Dubai, le 22 octobre 2013, en solidarité avec les Saoudiennes qui font campagne pour obtenir le droit de conduire en Arabie Saoudite.


INDE: interdit de porter un casque de sécurité en moto


Dans certains états de l’Inde, les femmes sont exemptées des lois obligeant les motocyclistes à porter des casques de sécurité. Pour, parait-il, préserver leurs coiffures et leur maquillage. Résultat : des milliers de femmes sont blessées ou tuées chaque année.

Sur la photo, on aperçoit une femme et un enfant, sans casques, et un homme, avec casque, à New Delhi, en juillet 2013.

 

YÉMEN: interdit de témoigner


Au Yémen, une femme n’est que la moitié d’un témoin. Selon la politique légale sur le témoignage de ce pays arabe, la « femme n’est pas reconnue comme étant une personne entière devant la cour ». Le témoignage d’une femme ne sera pris en considération que s’il est étayé par celui d’un homme, ou s’il concerne un lieu ou une situation ne concernant pas les hommes. De plus, une femme ne peut témoigner dans tous les cas d’adultère, de diffamation, de vol ou de sodomie.

Au Yémen toujours, il est interdit aux femmes de quitter la maison sans la permission de leur mari. Quelques exceptions : si la femme, par exemple, doit accourir au chevet de ses parents malades.

Sur la photo: un homme du Yémen, sa femme et leurs enfants dans leur maison d’une seule pièce, près de Sanaa, en septembre 2012.

 

ARABIE SAOUDITE et VATICAN: interdit de voter


En Arabie saoudite et dans la cité du Vatican, il est interdit aux femmes de voter. Même si un décret royal permettra aux femmes de l’Arabie saoudite de voter aux élections de 2015, la loi est encore en vigueur. Le Vatican est le seul autre pays où les femmes n’ont pas le droit de vote.

Sur la photo: le pape François et ses archevêques, dans la cité du Vatican, en octobre 2013, un monde d’hommes, pour les hommes.

(Photo : Franco Origlia/Getty Images)

ÉQUATEUR: interdit d’avorter


En Équateur, l’avortement est illégal, à moins que les parents ne soient des « idiots » ou des « fous ». Les politiciens parlent plutôt de « malades mentaux », ce qui ne change rien au fait que cette loi est souvent utilisée pour criminaliser les fausses couches.

Un jeune couple tient une pancarte où il est écrit « Dites non à l’avortement, votez non » lors d’une manifestation à Quito, en septembre 2008.

 

ARABIE SAOUDITE et MAROC: interdit de se faire violer


En Arabie saoudite et au Maroc, les victimes de viol peuvent être incriminées. Plusieurs pays ne protègent aucunement les victimes de viol, mais ces deux pays vont un peu plus loin, en punissant les femmes pour avoir quitté la maison sans un compagnon mâle, pour avoir été seule avec un homme sans lien de parenté avec elles ou pour être tombée enceinte après un viol.

On se souvient du cas récent de la jeune Amina Al Filali, 16 ans, qui s’est tuée après qu’un juge l’a forcée à épouser son violeur, puisque la loi là-bas spécifie que les accusations de viol sont invalidées si le violeur épouse la violée.

Sur la photo: Hamida, à droite, et Souad, la soeur et la mère d’Amina Al Filali, devant sa tombe. La jeune fille s’est suicidée en prenant du poison à rat après avoir été forcée d’épouser son violeur.

 

MALDIVES: interdit de « forniquer »


Aux Maldives aussi, les victimes de viol peuvent être inculpées. Une adolescente de 15 ans, violée, a été reconnue coupable de « fornication » et condamnée à huit mois d’assignation à résidence et à 100 coups de fouet par un tribunal pour mineurs.

Sur la photo, cette femme est punie de 100 coups de fouet pour avoir eu des relations sexuelles avant le mariage, alors que son beau-père l’a violée à répétition et a tué son bébé.

(Photo : shariaunveiled.wordpress.com)

AFGHANISTAN: interdit de se maquiller, de porter des souliers à talons, etc.


En Afghanistan, il est interdit aux femmes de se maquiller, de porter des souliers à talons (car un homme ne doit pas entendre les pas d’une femme), d’avoir les chevilles découvertes ou même d’éclater de rire. Elles n’ont pas le droit non plus de travailler à l’extérieur de la maison ou de sortir sans être accompagnées d’un membre masculin de la famille. Une fillette de 10 ans a même eu ses dix doigts tranchés pour avoir osé mettre du vernis à ongles.

Sur la photo: des Afghanes vêtues de burqas, près de Jalalabad, en octobre 2013.

 

SOMALIE: interdit de porter un soutien-gorge


En Somalie, le port du soutien-gorge est interdit depuis 2009, sous peine de coups de fouet. Les islamistes du pays reprochent au soutien-gorge de tromper l’état naturel des seins, d’accentuer les formes féminines et de susciter des désirs sexuels.

Des Somaliennes applaudissent lors d’une cérémonie soulignant le premier anniversaire du retrait du groupe terroriste Al-Shabab de Mogadishu, en août 2012.

 

IRAN: interdit d’étudier 77 matières


En Iran, dans 36 facultés du pays, 77 filières universitaires sont interdites aux femmes, de la biologie à la littérature anglaise. La raison officielle : certains domaines d’études ne sont pas adaptés à la nature de la femme et les études en général auraient des effets secondaires, tels que la baisse du taux de natalité et de mariage.

Sur la photo: des étudiantes passent leurs examens d’entrée à l’université de Téhéran, en juin 2009.

 

AUSTRALIE: interdit aux petites poitrines de jouer dans un film porno


En Australie, il est interdit aux femmes à petite poitrine (genre, bonnet A) de jouer dans un film porno.

Parce que selon les autorités, les hommes appréciant les films avec des femmes à petits seins pourraient être de potentiels pédophiles…

La célèbre mannequin Kate Moss serait australienne qu’elle n’aurait pas le droit de jouer dans un film porno…

(Photo : www.tooluxe.com)

 

ÉTATS-UNIS: interdit d’être en maillot de bain sur une autoroute, de se déguiser en Père Noël, de porter le pantalon, etc.

 

Au KENTUCKY, il est interdit à une femme d’apparaître en maillot de bain sur une autoroute, sauf si elle est escortée par au moins deux policiers, si elle est blessée, si elle pèse moins de 45 kg (99 livres) ou plus de 100 kg (220 livres) (fait à souligner, la même loi s’applique aux… juments !)

 

Au MINNESOTA, les femmes risquent jusqu’à 30 jours de prison si elles se déguisent en père Noël.

 

À St-Louis, dans le MISSOURI, il est illégal pour un pompier de sauver une femme en chemise de nuit. Il doit attendre qu’elle soit totalement vêtue.

 

Au NOUVEAU-MEXIQUE, à Raton plus précisément, il est illégal pour une femme de faire du cheval en… kimono.

 

À Cleveland, en OHIO, les femmes n’ont pas le droit de porter des chaussures de cuir, car on peut voir leurs sous-vêtements par réflexion. 

Elles n’ont pas le droit non plus de se dévêtir devant un portrait d’homme…

 

En OKLAHOMA, il est illégal pour une femme de faire des jeux d’argent nue, en sous-vêtements, ou avec un voile.

 

À Tucson, en ARIZONA, il est illégal pour une femme de porter le pantalon. Fait à souligner, la même interdiction touchait jusqu’en février 2013 les… Parisiennes.

 

À Los Angeles, en CALIFORNIE, un homme peut légalement frapper sa femme avec une ceinture de cuir, à condition que la ceinture fasse moins de 2 pouces de large, ou s’il a l’autorisation de sa femme d’un utiliser une plus large.

 

En FLORDIE, les femmes célibataires qui font du parachute le dimanche atterriront en prison.

 

À Guernee, en ILLINOIS, il est illégal pour une femme de plus de 100 kg de faire du cheval en short.

 

En OREGON, la musculation est interdite aux femmes.

À Morrisville, en PENNSYLVANIE, il est illégal de se maquiller sans permis.

 

Dans le TENNESSEE, il est illégal pour une femme de donner rendez-vous à un homme. Il est aussi illégal pour une femme de conduire un véhicule à moteur sans être précédée d’un homme à pied agitant un drapeau rouge pour avertir de son approche.

 

Dans l’UTAH, il est illégal de chatouiller une femme et de faire l’amour en pleine lumière.

 

Dans le VERMONT, les femmes ne peuvent porter de fausses dents sans l’autorisation de leur mari.

 

Dans le WISCONSIN, les femmes ne peuvent pas porter de rouge en public. Il y est aussi illégal de couper les cheveux d’une femme.

 

Dans l’ARKANSAS, un mari a le droit de frapper sa femme, mais seulement une fois par mois.

 

À Charlotte, en CAROLINE DU SUD, les femmes doivent être couvertes d’au moins 15 mètres (!) de tissu.

 

Dans le MICHIGAN, les cheveux d’une femme appartiennent à son époux.

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Pourquoi Ebola touche une majorité de femmes

Pourquoi Ebola touche une majorité de femmes | Think outside the Box | Scoop.it
La maladie d'Ebola, qui a déjà coûté la vie à au moins 1.229 personnes en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone et au Nigéria touche une majorité de femmes. Voici pourquoi.


Comme les épidémies d'Ebola sont probablement dues aux animaux infectés, les hommes qui chassent les animaux et traitent leur viande sont les premiers infectés par le virus. Cependant, au fur et à mesure que la maladie se propage, ce sont surtout les femmes qui en sont victimes.

Selon Unicef, 55 à 60 pour cent des victimes décédées de l'épidémie actuelle au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone sont des femmes. "Les professionnels de la santé se composent surtout de femmes et elles se trouvent en première ligne de cette crise", explique Sia Nyama Koroma, la première dame de Sierra Leone au quotidien The Washington Post.

Selon la ministre libérienne de l'Égalité des sexes et du Développement, Julia Duncan-Cassell, 75 pour cent des victimes d'Ebola au Libéria sont des femmes. "Les femmes sont les premières dispensatrices de soins. Quand un enfant est malade, on lui dit 'Va voir ta mère'. En outre, les femmes traversent la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone pour commercialiser leurs biens au marché. Et quand quelqu'un meurt dans la famille, c'est une femme qui prépare l'enterrement, généralement une tante ou une membre de la famille plus âgée".

Pas la même protection

Comme elles soignent les membres de leur famille, les femmes en Afrique de l'Ouest courent plus de risques de contracter le virus. En outre, les femmes aident aux accouchements et travaillent comme infirmières et femmes de ménage dans les hôpitaux où elles ne bénéficient pas du même soutien et de la même protection que les médecins, qui sont surtout des hommes.
Selon le porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) au Libéria, Maricel Seeger, il est capital que les femmes soient sensibilisées afin de contrer la propagation du virus étant donné qu'elles jouent un rôle important d'"informatrices au sein de leur communauté".

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