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Europe et citoyens : une dialectique devenue complexe ? | cap21lrc

Europe et citoyens : une dialectique devenue complexe ? | cap21lrc | Think outside the Box | Scoop.it

Charles Girardin

Conseiller régional CAP21

 

Que penser de l’actualité européenne de ce week-end, et plus particulièrement de l’allocution de Barack OBAMA, le 22 avril à Londres, menaçant la Grande-Bretagne au sujet du Brexit et des élections présidentielles autrichiennes où l’extrême droite est arrivée en tête ? Pour répondre à cette question il faut placer ce discours dans le contexte actuel.

Concernant tout d’abord les accords transatlantiques (TAFTA ou TTIP), il convient de se rappeler qu’une quarantaine de villes de toute l’Europe, dont Grenoble, se sont retrouvées la semaine dernière à Barcelone, pour s’opposer à ces accords en se déclarant zones hors TAFTA. Le maire de Barcelone, fraichement élue, avait fait voter en octobre 2015 une résolution faisant de sa ville une zone anti-TAFTA et anti-CETA (accords commerciaux UE/Canada).

Même si ces accords ne trouvent pas toujours écho auprès des citoyens, il y avait pourtant déjà eu une très importante manifestation le 10 octobre 2015 à Berlin pour protester contre le TTIP. Une nouvelle protestation s’est déroulée ce week-end à Hanovre et les journaux télévisés français en ont enfin parlé dimanche soir. Il ne fait aucun doute que ces accords sont aussi opaques qu’anti-démocratiques.

Parallèlement, les accords transatlantiques économiques et commerciaux entre l’Union européenne et le Canada (Accord économique et commercial global appelé AECG) ont été conclus en 2015. Evidemment, les multinationales européennes et canadiennes applaudissent. Ces accords sont considérés comme le «bac à sable » pour la négociation du TTIP.

Ensuite, il y a le pendant du TTIP : l’accord transpacifique (TPP), mis en place en 2010 et composé de douze Etats (notamment Etats-Unis, Brunéi, Singapour, Nouvelle-Zélande, le Japon négociant depuis 2011). Il prévoit la création d’une zone de libre-échange. Objectif : suppression des barrières douanières, création de nouvelles règles en matière de propriété intellectuelle. Bien entendu, il s’agit aussi de contrer l’hégémonie de la Chine.

Le TPP est une priorité de B. Obama qui en défend le potentiel pour les exportateurs américains. Il souhaite même le finaliser d’ici la fin de son mandat en adoptant une loi dite de procédure accélérée. Cette procédure pourrait même s’appliquer à tous les accords négociés par le président actuel.

Le discours de B. Obama s’inscrit aussi dans une année 2016 avec deux référendums. celui sur le Brexit, à propos duquel le Président américain a été menaçant, bien qu’il ne soit prévu que pour le 24 juin. Le «petit référendum», lui, vient d’avoir lieu aux Pays-Bas. Il s’agissait de se prononcer sur l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. S’il n’a pas mobilisé les foules, son résultat est sans ambiguïté, avec 61 % des voix pour «non».

Précisons que l’accord UE-Ukraine a été ratifié par tous les pays de l’Union. Il est d’ailleurs en vigueur depuis le 1er janvier 2015. Cependant, depuis le mois de juillet 2015, les citoyens ont le droit d’initier des référendums consultatifs en réunissant 300 000 signatures. Ce qui fut le cas avec 428 000 signatures en six semaines !

Jean-Claude Juncker avait affirmé en janvier dernier qu’un «non» hollandais ouvrirait la voie à une «crise à l’échelle continentale». Il confirmait par là même qu’il s’agissait bien d’un vote sur l’Europe. Aujourd’hui il a beau jeu de rejeter la responsabilité de ce qui pourrait survenir sur le gouvernement néerlandais.

Nous nous rappelons du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005. Plus de 61 % des électeurs hollandais avaient répondu par la négative. Néanmoins, comme en France, les parlementaires avaient pourtant décidé de ratifier le traité de Lisbonne.

Compte tenu que l’accord avec l’Ukraine est entré en vigueur et du caractère consultatif du référendum il est vraisemblable qu’il n’en sera pas tenu compte non plus…

Depuis le rejet du projet de Constitution européenne en 2005, l’UE tente de contourner le peuple. Le traité de Lisbonne, adopté en 2007, qui reprend certains éléments du projet de Constitution, constitue un exemple. Le référendum qui s’est tenu en Grèce au mois de juillet 2015, avec un résultat tout aussi négatif, en est un autre.

De même, il faut bien avouer que les lobbies exercent une grande pression pour la conclusion des accords transatlantiques. Monsanto ne cache d’ailleurs pas les espoirs qu’il place dans cette zone de libre-échange pour imposer ses produits OGM. L’influence des Etats-Unis sur la Commission européenne et les Etats membres pour conclure ces accords est ainsi indéniable. De ce point de vue, B. OBAMA préfère évidemment voir la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, où elle lui sera plus utile, qu’en dehors de celle-ci.

Dans ces circonstances, les référendums successivement négatifs s’expliquent aisément. Mais l’Euro et l’immigration représentent d’autres sujets sensibles à propos desquels l’Union européenne apparaît sans réponse et même sous influence… Le vote pour l’extrême droite en Autriche, et plus largement le rejet des partis au pouvoir depuis 1945 dans ce pays, ne devrait pas être une surprise. Tout comme le développement de l’extrême droite dans l’ensemble de l’Europe.

La défiance des citoyens à l’égard des partis politiques, des Etats et de l’Union européenne prend des proportions aussi importantes qu’inquiétantes. Nous assistons assurément à une crise politique majeure. Pour cette raison, nous devons dépasser le cadre politique actuel et faire preuve d’imagination, de créativité. C’est au citoyen lui-même d’agir, de s’engager afin de s’organiser et de trouver les solutions. Il appartient à lui-seul de décider de son destin comme nous commençons d’ailleurs à l’observer ici et là. C’est certainement même sa responsabilité !

Charles Girardin

Conseiller régional CAP21

 

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Combien d’attentats avant une réponse européenne ?

Combien d’attentats avant une réponse européenne ? | Think outside the Box | Scoop.it

D’abord le choc, l’angoisse et la sidération. La douleur, la colère puis la tâche angoissée de prendre des nouvelles de ses connaissances, triste rituel dont on sait qu’il sera désormais régulier. A tous ceux qui sont touchés, aux familles et aux proches, vont nos pensées.

L’émotion qui nous étreint ne doit pas être détournée, ni par les petits marchands de haine qui tentent de nous persuader que nous serions en guerre civile (avec qui donc ?), ni par les bonimenteurs d’estrade qui surjouent désespérément la protection qu’ils peuvent apporter en bombant le torse, promettant des états d’urgence rouge écarlate renforcés.

Une fois les morts enterrés, il faudra se pencher sereinement sur ce que nous pouvons faire pour éviter, autant que possible de nouvelles tragédies. Non pas abdiquer nos libertés par morceaux, mais organiser les services d’enquête et d’intervention pour qu’ils soient à la mesure du danger.

Par bien des côtés, la Belgique est une miniature de la désunion européenne. Jalouses de leur indépendance, ses provinces ont mis un point d’honneur à s’administrer séparément et à ne coopérer que lorsque c’est devenu nécessaire, c’est à dire souvent trop tard. Entre Européens, l’échange d’informations s’est accéléré mais continue à se heurter à des réticences de boutique, chaque pays conservant quelques cartes dans sa manche. Et pourquoi donc ? Est-ce une compétition ? Face à des réseaux de tueurs, nous n’avons pas le luxe de nous permettre des guerres de police entre Européens.

Il faut faire enfin d’Europol un véritable service de police européen pour les crimes qui ignorent les frontières, comme l’est le FBI aux Etats-Unis. L’efficacité, la continuité et la cohérence des enquêtes ne peuvent être laissées à la bonne volonté supposée et à la chance des échanges occasionnels entre services nationaux.

De même, le fardeau du combat porté contre les bases arrière de Daech dans les pays que cette organisation détruit ne peut décemment reposer sur les épaules de la France seule. Une armée européenne, sous quelque forme que ce soit, doit être capable de se projeter hors de nos frontières quand les conditions le nécessitent.

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Le référendum, c’est interdit dans la zone euro

Le référendum, c’est interdit dans la zone euro | Think outside the Box | Scoop.it

Avant, quand l'oligarchie européenne n'aimait pas le résultat d'une consultation électorale, elle faisait revoter le peuple. Ou bien, pour le contourner, se tourner vers les élus plus dociles et conciliants. Désormais, quand est proncé le mot "référendum", c'est tout un pays qui est exclu !

 

S’il y a une annonce politique à retenir dans le brouhaha qui entoure la tragédie grecque en représentation sous les yeux des citoyens, c’est celle-ci : dans la zone euro, le référendum, est une pratique « in-ter-dite ». La sentence est tombée samedi de la bouche de Jeroen Dijsselbloem, social-démocrate néerlandais et président de l’Eurogroupe (la réunion des ministres des finances des pays participant à l’euro).

 

L’annonce par Alexis Tsipras d’une consultation populaire sur le plan de « sauvetage » de la Grèce, a-t-il proclamé, « met fin à a poursuite des négociations ». En conséquence de quoi la date butoir du 30 juin ne sera pas repoussée au-delà du 5 juillet, les banques grecques ne devraient donc plus recevoir d’aide de la BCE pour faire face aux retraits d’argent à leurs guichets, etc.

Dix-huit ministres de pays démocratiques ont donc discuté de mesures concernant le dix-neuvième, mis à la porte…Mais très symboliquement la Grèce a déjà été exclue de la zone euro, puisque l’Eurogroupe s’est réuni ensuite en l’absence du ministre hellène, Yannis Varoufakis, pour évoquer « les suites » de la décision de la Grèce. On a donc assisté à cet événement tout à fait « inédit » dans l’Union européenne : dix-huit ministres de pays démocratiques ont donc discuté de mesures concernant le dix-neuvième, mis à la porte… On notera que Michel Sapin, quoique partisan de ne pas placer la Grèce au ban de la zone euro, est resté dans la salle et qu’il a approuvé le communiqué final.

Le référendum est donc le maudit de l’euro. Quoi d’étonnant : l’oligarchie européenne supporte très mal que les peuples donnent leur avis sur les questions de souveraineté. C’est ainsi qu’on fit revoter deux fois les Irlandais, en 2001 (traité de Nice) et en 2008 et en 2009 (traité de Lisbonne), et qu’en France en 2008, on convoqua en congrès le Parlement français pour que les représentants du peuple approuvent (traité de Lisbonne) ce que le même peuple avait nettement refusé en 2005, lors du vote sur le traité constitutionnel européen…

 

En 2011, le Premier ministre social-démocrate grec George Papandreou, placé dans une position assez similaire à celle de Alexis Tsipras aujourd’hui, avait aussi voulu vérifier par un vote qu’il avait bien l’assentiment de ces concitoyens. Il fut débarqué par un quasi coup d’Etat fomenté par la BCE, Berlin et Paris, qui obtinrent des députés grecs la nomination d’un homme lige, ex-vice président de la BCE, Loukas Papademos.

Résumons l’incroyable glissement institutionnel :
- Dans les années 2005, lorsqu’un peuple disait « non » par référendum, on le faisait soit revoter, ou on le faisait représenter par des élus censément plus « responsables ».
- En 2011, à l’annonce d’un référendum, on débarque le gouvernement du pays.
- En 2015, à l’annonce d’un référendum, on exclut le pays tout entier !

Quelle sera la prochaine étape ?

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▶ 35 ans de promesses d'Europe sociale en bref

Ajoutée le 15 mai 2014

A retrouver sur http://blogdenico.fr
De Mitterrand lors des premières élections européennes de 1979, à Hollande et Martin Schulz lors de ces élections 2014, en passant par Delors et sa charte sociale de 1989, retour rapide sur 35 ans de promesses d'Europe sociale par les ténors du PS. Le même montage serait malheureusement possible sur l'Europe de l'emploi ou l'Europe démocratique.

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Il est possible de sortir de ce Bins !

François ASSELINEAU Invité de Frédéric TADDEÏ à « CE SOIR OU JAMAIS » 02-10-2012

 

1/ Trois millions de chômeurs : une spécialité française ?

2/ Pour ou contre le traité budgétaire européen ?

 

POUR EN PARLER

François Asselineau
Haut fonctionnaire

Francois Asselineau est le président de l'Union Populaire Républicaine (UPR), un mouvement politique qu'il a créé en mars 2007 pour convier tous les Français à se rassembler provisoirement, en dehors du clivage droite-gauche, afin de faire sortir au plus vite la France de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN. Il dit que cette rupture décisive -- que l'UPR est le seul mouvement à proposer clairement -- est la clé pour redonner du sens à notre démocratie et à la République, pour relancer l'économie, protéger nos acquis sociaux, dégager la France de l'Empire qui l'asservit et nous opposer aux dérives guerrières du choc des civilisations.
Inspecteur général des finances, il a été membre de cabinets ministériels (notamment auprès de Gérard Longuet, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur, en 1993 et d'Hervé de Charette, ministre des affaires étrangères, en 1996) puis directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine Charles Pasqua de 2000 à 2004. Il a également été conseiller de Paris, de 2001 à 2008, et Délégué général à l'intelligence économique à Bercy de 2004 à 2006.

https://www.facebook.com/upr.francoisasselineau?sk=wall

http://www.u-p-r.fr/

http://www.francoisasselineau.fr/
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Un Baverez qui veut rembourser la dette pour la relance...heu non, par la relance...heu je sais plus, par l'austérité qui relance?
Un Bellanger monosynaptique qui dit qu'il est très content de ne rien comprendre, de ne rien vouloir comprendre, de confier son avenir à des gentils technocrates qui comprennent à sa place, bref, qu'il est content d'être con.
Une Wahnich qui parle, mais qui parle, ça n'en finit pas, c'est comme le vent d'autan, ça siffle aux oreilles...mais il n'y a rien à écouter...cette prof là, je crois que mes potes et moi au lycée technique, on se serait fait un devoir de la rendre dépressive, question de survie, c'est elle...ou nous.
Un Jorion qui est à l'économie ce que Derrick est à une serie TV, soporifique comme une boite de lexomil
Un Ridan victime de l'experience de Milgram qui nous ressort ce que l'autorité lui a marqué au fer rouge dans sa tête, l'Euro c'est bien, l'Europe c'est bon, et c'est mon avis Na! et non, Ridan, c'est pas un avis ça, c'est un slogan.

Ben il reste quoi au bout du compte, un Daniel Cohen un peu dans l'expectative, ça le gratte de dire que ce foutu euro, c'est de la daube mais bon, s'il veut continuer de fréquenter les plateaux TV, faut composer : "ça serait dommage de casser tout ce que l'on a construit...."

Et puis il y a François Asselineau, un peu tendu (tu m'étonnes) mais clair, détaché des technicités abscons des "économistes" qui l'entouraient, une parabole médicale bien a propos, empathie sincère envers les peuples les plus rudement touchés par la crise.
Même si l'on peut regretter que FA n'ait pas eu beaucoup de temps de parole (en tout cas moins que le vent d'autan que j'évoquais plus haut), dans cet exercice ou chacun se refusait au dialogue, il faut se mettre à la place du téléspectateur ne connaissant pas les intervenants et s'imaginer l'impression laissée par chacun d'entre eux. Dans ce cadre là, il n'y a pas photo...

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Une Union européenne à deux vitesses

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La crise de la dette, qui pousse les pays de la zone euro à imbriquer de plus en plus étroitement leurs politiques nationales pour garder un cap commun, mécontente les autres pays de l'Union européenne, qui se sentent laissés sur le bord de la route.

 

Deux sommets des dirigeants européens dimanche dernier à Bruxelles. Un premier, dévalorisé, des Vingt-sept pays membres de l'UE, puis celui des dix-sept pays de la seule zone euro. Si ce n'était pas la première fois que les dirigeants de la zone euro se retrouvaient entre eux au plus haut niveau, ce format, inauguré à l'automne 2008 en France, au pic de la crise financière, est appelé à être pérennisé. Face à cette situation, les pays de l'UE non-membres de l'Union monétaire sont amers. C'est notamment le cas de la Pologne qui se retrouve marginalisée au moment où elle assure la présidence tournante de l'UE et qui a exprimé ouvertement son irritation. La Commission européenne est, elle aussi, préoccupée par ce qu'elle perçoit comme une tendance grandissante à la gestion «intergouvernementale» de l'Europe par Paris et Berlin, qui marginalise les institutions communautaires et, en premier lieu, elle-même.

 

Un groupe euro de plus en plus intégré

 

En revanche, la France milite en faveur d'une montée en puissance de la zone euro en tant qu'entité à part pour donner corps à son idée de «gouvernement économique». «On a de plus en plus une Europe à deux vitesses», résume une source diplomatique française. «Au sein de l'UE à 27, il y aura un groupe euro qui sera de plus en plus intégré», et dont la Commission européenne va devoir «tenir compte (...) Cela n'interdit pas à ceux qui sont non-euro de faire la même chose», ajoute-t-elle. La propension des dirigeants de la zone euro à régler leurs affaires entre eux ne fait toutefois pas l'unanimité au sein même des États qui la composent. Ainsi, les Pays-Bas et la Finlande ont lancé une mise en garde en estimant que «tous les États membres doivent être impliqués dans les décisions» pour préserver la prospérité économique du continent, dans une lettre cosignée par la Suède qui, elle, ne fait pas partie de la zone euro. À l'inverse, l'Allemagne plaide désormais pour aller encore de l'avant via une nouvelle réforme des traités, voire un arrangement entre les seuls pays de l'Union monétaire, afin d'en renforcer encore l'intégration et la discipline budgétaire collective.

 

Faire sauter la règle de l'unanimité

 

Une des options également examinées serait de faire sauter la règle de l'unanimité entre les 17, pour accélérer, entre autres, la convergence des politiques fiscales. Car, au bout du compte, «une Europe à deux vitesses vaut mieux qu'une Europe immobile», a avancé, récemment, le gouverneur de la Banque centrale polonaise, Marek Belka.

 

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Quels sont les députés les mieux payés d’Europe ?

Quels sont les députés les mieux payés d’Europe ? | Think outside the Box | Scoop.it
monde - euronews a enquêté pour vous sur les différences de salaires entre députés à travers l’Europe, et a comparé le salaire des députés au salaire moyen des citoyens lambda…
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Europe Wins

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Tsipras and Syriza have won big in the referendum, strengthening their hand for whatever comes next. But they’re not the only winners: I would argue that Europe, and the European idea, just won big — at least in the sense of dodging a bullet.

I know that’s not how most people see it. But think of it this way: we have just witnessed Greece stand up to a truly vile campaign of bullying and intimidation, an attempt to scare the Greek public, not just into accepting creditor demands, but into getting rid of their government. It was a shameful moment in modern European history, and would have set a truly ugly precedent if it had succeeded.

 

But it didn’t. You don’t have to love Syriza, or believe that they know what they’re doing — it’s not clear that they do, although the troika has been even worse — to believe that European institutions have just been saved from their own worst instincts. If Greece had been forced into line by financial fear mongering, Europe would have sinned in a way that would sully its reputation for generations. Instead, it’s something we can, perhaps, eventually regard as an aberration.

And if Greece ends up exiting the euro? There’s actually a pretty good case for Grexit now — and in any case, democracy matters more than any currency arrangement.

 

Paul Krugman

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Panique à bord du bateau Europe, qui se cherche un cap

Panique à bord du bateau Europe, qui se cherche un cap | Think outside the Box | Scoop.it

Les événements tragiques du week-end dernier nous rappellent que l'actualité économique européenne ne rime pas seulement avec assouplissement et dévaluation monétaires, relance de l'inflation, taux d'intérêt négatifs, réduction de la dette, sans parler des sacro-saintes réformes structurelles.

 

L'Europe est frappée de plein fouet par un problème beaucoup plus terre à terre (l'expression est de circonstance), à savoir l'afflux d'hommes, de femmes et d'enfants désespérés au point de vendre leur sort à des trafiquants - la chance de le voir s'améliorer, si mince soit-elle, valant plus que tout le reste.

Panique à bord: un navire marchand passe, ces hommes à l'instinct de survie devenu presque animal se pressent d'un côté de leur embarcation de fortune pour lui faire signe de les secourir, et c'est le naufrage.

Panique à bord (bis): les sauveteurs italiens naviguent entre les cadavres, hissent quelques dizaines de survivants, se demandent comment ils vont faire pour absorber cette marée humaine qui, selon les termes européens, doit être prise en charge par le pays dans lequel elle déferle.

Panique à bord (ter): l'Europe, en proie à une crise économique qui n'en finit pas, engluée dans l'inextricable problème grec, doit maintenant affronter une crise humanitaire qu'elle ne peut plus faire semblant de ne pas voir.

Panique à bord (il paraît qu'on dit quater): la même Europe, appelée à gérer de façon concertée un phénomène d'immigration en plein boom suite à l'intensification des conflits au Moyen-Orient, doit composer avec la montée en puissance de partis xénophobes, le FN de Marine Le Pen en France et Pegida en Allemagne en tête.

Certes, le bateau européen tangue déjà sérieusement. Mais ce dont il a surtout besoin, c'est d'un cap

L'Allemagne, parlons-en ! Presque insolente avec ses prévisions de croissance relevées à la hausse à 2,1 %, alors qu'elles n'étaient encore que de 1,2 % aux dernières anticipations. Grâce au faible prix du pétrole qui stimule la consommation intérieure et à la faiblesse de l'euro qui continue de doper les exportations, l'Allemagne reste incontestablement la locomotive européenne, avec un chômage en baisse qui devrait se tasser jusqu'à 6,3 % à la fin de cette année. Mais le pays fait aussi face à un afflux massif de demandeurs d'asile: plus de 200.000 en 2014, probablement 300.000 cette année, soit un cinquième du total de demandeurs d'asile dans le monde. Et si l'accueil qui leur est réservé par le gouvernement est relativement chaleureux - Angela Merkel n'a d'autre choix que de favoriser cette Willkommenskultur si elle veut garder son économie vieillissante sur les rails - celui des Allemands l'est nettement moins: les attaques physiques de réfugiés aux abords des centres qui les hébergent se multiplient.

L'Europe n'est malheureusement pas en aussi bonne santé que l'Allemagne et ses pays membres n'ont pas tous sa capacité d'absorption d'immigrés. D'où la nécessité d'une politique d'immigration concertée, dignement budgétée, adaptée en fonction des pays d'accueil et canalisée au travers de voies d'accès légales et contrôlées. Certes, le bateau européen tangue déjà sérieusement. Mais ce dont il a surtout besoin, c'est d'un cap.

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Pour une Europe positive | Conversation avec Jacques Attali - Lexpress

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La campagne pour les élections européennes n’a pas démarré. Elle ne démarrera pas. Et pourtant, elle pourrait ne pas manquer de sujets : comment l’Europe pourrait-elle se défendre, si l’alliance américaine s’éloignait ? Comment pourrait-elle retrouver une dynamique de croissance et d’emploi ? Comment pourrait-elle retrouver une profondeur démocratique ? A ces questions, les antieuropéens apportent des réponses simples : finissons-en avec l’Union Européenne, au moins avec l’euro, et chaque nation retrouvera les moyens de répondre à ces questions. Illusion, évidemment, car aucune nation européenne, si elle se retrouvait en plus en concurrence brutale avec ses voisines, n’aurait les moyens d’affronter les enjeux du monde.

Et pour autant, les Européens ne tentent pas de le faire ensemble. Ainsi, sur le principal sujet, celui de la croissance, on croit rêver en écoutant les débats du moment : chacun constate que l’Union Européenne traverse une période de récession ; et si la Grande-Bretagne semble en être sortie, c’est parce que près du quart de sa richesse nationale est produit par la City, principal lieu de blanchiment d’argent et d’économie casino de la planète, sans aucun bénéfice pour les citoyens britanniques. Pour la zone euro, le risque est même aujourd’hui d’entrer en déflation, c’est-à-dire dans une récession s’accompagnant d’une baisse des prix aux conséquences désastreuses : aggravation du poids des dettes publiques et privées, baisse du pouvoir d’achat, arrêt de l’investissement, recul de l’innovation.

Les causes en sont bien connues : l’insuffisance du financement de l’investissement. Et les politiques nationales actuelles, (qui ne visent qu’à réduire les dettes publiques, en réduisant les dépenses et en laissant monter la valeur de la monnaie), ne feront qu’aggraver la situation et rendre irréversible la plongée dans la déflation.

Et pourtant, à un mois des élections au Parlement européen, au moment où justement devraient s’affronter les programmes politiques visant à répondre à cette situation, personne n’attend de réponse des partis politiques, dont les discours sont indigents, ni de la Commission européenne, dont la lâcheté depuis le début de son mandat empire chaque jour, ni du Conseil européen, où les chefs d’Etat et de gouvernement viennent passer quelques heures pour régler les urgences, sans jamais parler du fonds. Le seul acteur pris au sérieux, c’est la Banque Centrale Européenne, qui a déjà sauvé l’euro fin 2011, et dont les marchés mondiaux espèrent que, face à la menace mortelle qui pèse sur l’Europe, par la déflation et la hausse de l’euro, elle emploiera une des ultimes armes encore à sa disposition, telles la baisse des taux d’intérêt au-dessous de zéro, ou l’émission sans contrepartie de deux mille milliards d’euros.

Et pourtant, la vraie réponse n’est pas là : l’Europe n’a pas besoin aujourd’hui de fausse monnaie, mais de véritables investissements. Et, au lieu de lâcher dans la nature 2 000 milliards d’euros au seul profit des banques, il serait bien plus raisonnable de financer, par des emprunts de la zone euro (seule entité n’ayant aucune dette), un même montant d’investissements cruciaux pour notre avenir, et dont chacun sait qu’ils ne seront jamais financés par les seuls investisseurs privés, parce que leur rentabilité est à trop long terme. La liste en est longue ; elle est aujourd’hui clairement documentée et chiffrée par d’innombrables études : des réseaux transeuropéens de transport ferroviaire (9 corridors sont à équiper, de la Baltique à la Méditerranée), d’énergie (250 projets sont en souffrance, visant à améliorer l’interconnexion des sources existantes et à réduire la dépendance à l’égard des sources externes), de numérique (pour organiser l’accès continental au haut débit) et de financement des PME. Au total, un montant voisin de ce qu’on s’apprête à espérer voir émis par la planche à billet de la BCE, avec bien plus d’utilité.

L’avenir de l’Europe passe par la prise en compte des besoins des générations prochaines ; ce que j’ai nommé ailleurs « l’économie positive ». Et, pour cela, par la création d’instruments d’un « capitalisme patient » européen, au service de la démocratie. De  cela, personne n’est aujourd’hui comptable. Les électeurs sauront-ils réclamer aux politiciens d’agir dans l’intérêt de leurs enfants ? S’ils ne le font pas, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes.

j@attali.com

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