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Cinq idées pour une économie au service du bien-être et de d’environnement

Cinq idées pour une économie au service du bien-être et de d’environnement | Think outside the Box | Scoop.it

Pour entrer dans l'ère de l'économie circulaire et des énergies renouvelables, Corinne Lepage et Jeremy Rifkin ont rendu un rapport à la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. Voici une sélection de ses ingrédients les plus percutants.

 

Ni nucléaire, ni pétrole, ni charbon. Priorité au local, au citoyen et à l’innovation. Le tout grâce au renfort du numérique : telle est la recette de ce que pourrait être « L’économie du nouveau monde » dépeinte, à travers un rapport du même nom, par l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage, à l’actuelle occupante du poste, Ségolène Royal. Lors de la présentation de ce document, le 24 juin dernier, son auteure, également avocate de l’environnement, était épaulée par l’économiste américain Jérémy Rifkin. Une manière d’inscrire ce « nouveau monde » dans la « troisième révolution industrielle » à base d’énergies renouvelables que l’essayiste prédit et teste actuellement dans le Nord Pas-de-Calais. Mais pour atteindre cette « économie libérée des énergies fossiles et fissiles, connectée, relocalisée et au service de l’humain », comment faire ? Le rapport, qui prône un rééquilibrage de la fiscalité, présente 100 mesures, plus ou moins développées, à mettre en œuvre. Afin de donner une idée de l’esprit du texte, signé par le mouvement des Acteurs du nouveau monde, Terra eco a pioché cinq idées.

 

1. Une TVA incitative pour le bio et les produits de l’économie circulaire

Dans un monde idéal, votre biscuit à l’huile de palme coûterait plus cher que le même biscuit issu de l’agriculture bio et de proximité. Sauf que voilà, « nous vivons aujourd’hui dans un système stupide, totalement débile, qui fait que plus nous nous comportons mal, moins on paie » , s’emporte Corinne Lepage. Autrement dit, « l’absence de prise en compte des externalités encourage systématiquement ce qui nuit au bien commun et décourage ce qui lui est favorable », souligne le rapport. En clair, les coûts des effets néfastes d’une production sur la santé, l’environnement ou le climat ne sont jamais répercutés sur son prix. Pour y remédier, le rapport plaide pour l’instauration d’une « TVA favorisant les offres à faible externalité ». En s’inspirant da la réforme fiscale suédoise, il préconise une TVA réduite à 5,5% sur les produits bios et issus de l’économie circulaire et à 10% pour les autres produits bios. Un système qui permettrait au final « de ne pas reporter systématiquement le surcoût d’une offre responsable sur le consommateur ». Ainsi, in fine, l’acheteur d’un produit éthique « payerait quasiment le même prix, voire moins ». Cette proposition fait écho au dernier rapport du Club de Rome qui suggère de taxer différemment les produits en fonction de l’origine des ressources utilisées.

 

2. Fixer le prix des énergies selon leur impact sur l’environnement

« Doit-on prendre en compte les 32 millions de réfugiés climatiques chaque année dans le prix du pétrole, du gaz et du charbon ? » Tout en posant la question, le rapport reconnaît la complexité de l’évaluation des externalités. Ce qui n’empêche pas ses auteurs de s’indigner des « 594 milliards d’euros dépensés chaque année par les 24 pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en faveur des énergies fossiles ! ». Le texte préconise donc « d’au moins classer les énergies entre elles, en fonction des coûts qu’elles causent à l’environnement par l’émission de polluants et de gaz à effet de serre » et de définir leur prix en fonction.

Au-delà de l’énergie, le rapport prône la mise en place d’indicateurs « positifs » et « négatifs » pour évaluer l’impact des actions humaines, agricoles, industrielles, financières et commerciales sur le bien commun. L’épargne, la fiscalité, l’investissement pourront ainsi sanctionner les activités néfastes. A l’inverse, grâce à ces indicateurs, les activités qui « participent très clairement de la création d’externalités positives » – par exemple, les activités paysagères – devraient être soutenues.

 

3. Des monnaies complémentaires : locales, citoyennes, inter-entreprises

Rappelant que 5 000 monnaies complémentaires ont vu le jour au cours de la dernière décennie, la rapport souhaite leur « développement massif ». Il en dénombre trois sortes. La première, sans doute la plus connue, est la monnaie locale, qui favorise les échanges commerciaux locaux entre entreprises, citoyens et collectivités. Le rapport cite la démonstration de Raphaël Souchier, auteur de Made in local (Eyrolles, 2013), selon laquelle « l’achat local est trois fois plus avantageux en termes d’emplois, de revenus et de richesse que l’achat à l’extérieur ». Les secondes monnaies à développer sont citoyennes et permettent d’échanger du temps, des services et des biens. « Ce qu’on appelle les « time currency » (les « monnaies-temps ») dans le monde anglo-saxon se sont déjà amplement développées au Japon », souligne Corinne Lepage. Enfin, les auteurs du rapport préconisent la mise en place de monnaies d’échange inter-entreprises, indiquant qu’elles seraient « un formidable instrument de sécurisation des territoires en cas de crise financière grave ».

 

4. Un fonds pour les investissements peu rentables dans l’immédiat, mais indispensables

Que peut rapporter, dans l’immédiat, un investissement dans l’adaptation au changement climatique, la réhabilitation de l’environnement ou le financement de la transition énergétique ? Rien ou si peu. Pourtant, ces investissements sont « indispensables au maintien des conditions de vie dans notre pays », estime le rapport. Pour que ces activités non attractives pour les investisseurs le deviennent, la rapport suggère la création d’un fonds de remédiation destiné à favoriser les investissements de très long terme. « Sa particularité consiste à bloquer les sommes sur trente ans avec un avantage fiscal. » L’autre levier pour pallier le manque d’argent serait le financement citoyen, qui pourrait prendre de l’ampleur en simplifiant la création de société coopératives destinées, par exemple, à produire des énergies renouvelables locales.

 

5. Donner de la valeur aux déchets

Pour booster les filières du recyclage et de la réparation, rien de tel que de détourner les objets fatigués de l’incinération et de l’exportation. Dans cette optique, le rapport préconise de « donner une véritable valeur à cette matière première secondaire  » qu’est le déchet. Ses auteurs déplorent que « la question de son statut reste posée » et que, de ce fait, « notre système conduit à une exportation massive de ces matières premières au détriment de l’industrie française ». Le texte prône également une augmentation du prix de l’accès aux centres de stockage, qu’il estime trop faible à ce jour, pour inciter les producteurs de déchets à chercher des solutions de valorisation.
 
Afin de mettre en applications ces idées, le rapport plaide pour l’adoption par le gouvernement d’un « Green Business Act », la création d’une marque – qui pourrait être « France Terre d’Avenir », permettant d’identifier les acteurs qui s’inscrivent dans cette nouvelle économie, et pour la création d’un Institut de la transition. Celui-ci permettrait, selon Corinne Lepage, de « régler des problèmes comme celui d’Uber, les chocs entre l’ancien et le nouveau monde ».

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