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Jean d'Ormesson : lettre ouverte au président de la République et aux « Attila » de l'éducation

Jean d'Ormesson : lettre ouverte au président de la République et aux « Attila » de l'éducation | Think outside the Box | Scoop.it
FIGAROVOX/EXTRAIT - Jean d'Ormesson écrit au président de la République au sujet de la réforme du collège. Il lui demande de ne pas laisser dépérir nos biens les plus précieux : notre langue, notre littérature, notre culture.

 

Monsieur le Président de la République,

 

Plus d'une fois, vous avez souligné l'importance que vous attachiez aux problèmes de la jeunesse, de l'éducation et de la culture. Voilà que votre ministre de l'Éducation nationale se propose de faire adopter une réforme des programmes scolaires qui entraînerait, à plus ou moins brève échéance, un affaiblissement dramatique de l'enseignement du latin et du grec et, par-dessus le marché,de l'allemand.

 

Cette réforme, la ministre la défend avec sa grâce et son sourire habituels et avec une sûreté d'elle et une hauteur mutine dignes d'une meilleure cause. Peut-être vous souvenez-vous, Monsieur le Président, de Jennifer Jones dans La Folle Ingénue? En hommage sans doute au cher et grand Lubitsch, Mme Najat Vallaud-Belkacem semble aspirer à jouer le rôle d'une Dédaigneuse Ingénue. C'est que son projet suscite déjà, et à droite et à gauche, une opposition farouche.

 

On peut comprendre cette levée de boucliers. Il y a encore quelques années, l'exception culturelle française était sur toutes les lèvres. Cette exception culturelle plongeait ses racines dans le latin et le grec. Non seulement notre littérature entière sort d'Homère et de Sophocle, de Virgile et d'Horace, mais la langue dont nous nous servons pour parler de la science, de la technique, de la médecine perdrait tout son sens et deviendrait opaque sans une référence constante aux racines grecques et latines. Le français occupe déjà aujourd'hui dans le monde une place plus restreinte qu'hier. Couper notre langue de ses racines grecques et latines serait la condamner de propos délibéré à une mort programmée.

 

Mettre en vigueur le projet de réforme de Mme Najat Vallaud-Belkacem, ce serait menacer toute la partie peut-être la plus brillante de notre littérature. Montaigne et Rabelais deviendraient vite illisibles. Corneille, Racine, La Fontaine, Bossuet changeraient aussitôt de statut et seraient difficiles à comprendre. Ronsard, Du Bellay, Chateaubriand, Giroudoux ou Anouilh - sans même parler de James Joyce- tomberaient dans une trappe si nous n'apprenions plus dès l'enfance les aventures d'Ulysse aux mille ruses, si nous ignorions, par malheur, qu'Andromaque est la femme d'Hector, l'adversaire malheureux d'Achille dans la guerre de Troie,si nous nous écartions de cette Rome et de cette Grèce à qui, vous le savez bien, nous devons presque tout.

 

Les Anglais tiennent à Shakespeare, les Allemands tiennent à Goethe,les Espagnols à Cervantès, les Portugais à Camoens, les Italiens à Dante et les Russes à Tolstoï. Nous sommes les enfants d'Homère et de Virgile- et nous nous détournerions d'eux! Les angoisses de Cassandre ou d'Iphigénie, les malheurs de Priam, le rire en larmes d'Andromaque, les aventures de Thésée entre Phèdre et Ariane, la passion de Didon pour Énée font partie de notre héritage au même titre que le vase de Soissons, que la poule au pot d'Henri IV, que les discours de Robespierre ou de Danton, que Pasteur ou que Clemenceau.

 

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La bombe de Niel pour dénicher les futurs génies du numérique

La bombe de Niel pour dénicher les futurs génies du numérique | Think outside the Box | Scoop.it

Xavier Niel prévoit de ponctionner 70 millions d'euros dans sa fortune personnelle pour financer cette école révolutionnaire.

 

Le créateur de Free va créer, sur ses deniers, une école gratuite qui formera aux métiers de programmateurs et de développeurs informatiques sans se plier aux contraintes de l'Education nationale.

 

Après avoir dynamité le secteur des télécoms avec ses forfaits Free mobile à partir de 2 euros, Xavier Niel veut se payer une tranche du mammouth. Comprenez l’Education nationale et son pendant, l’enseignement supérieur. Le vice-président d’Iliad a annoncé, mardi 26 mars, la création d’une école de formation de programmateurs et autres développeurs baptisée "42". A la clé, ni diplôme visé par l’Etat, ni certification labellisée par quelque commission, mais "un savoir-faire dont les entreprises ont besoin", dit-il.

Entièrement gratuite, elle accueillera dans des locaux flambants neufs à Paris un millier de jeunes dès la rentrée prochaine, puis 4.000 à terme. Des bacheliers ou pas, exclus du système pour certains, qui seront les "génies" de l’économie numérique de demain. Pour le recrutement, une batterie de tests et des "jeux" informatique seront proposés dès cet été afin de tester les facultés de chacun. Xavier Niel prévoit d’investir immédiatement 20 millions d’euros dans ce projet sur sa fortune personnelle, puis 50 millions sur les dix prochaines années.

 

 "Nous allons faire le boulot que l’Education nationale ne fait pas"

 

"La France est en train de décrocher économiquement mais aussi dans le secteur numérique, s’insurge le patron d’Iliad.

Le constat sur l’enseignement, tout le monde le connaît : l’Education nationale n’est ni au service de l’Etat, ni au service des jeunes.

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TEDxParisUniversités - Clément Delangue - Unishared / Hacking Education

Clément Delangue, étudiant, gagnant du concours étudiant de cette édition TEDx Paris Universités 2012.
Il a su enthousiasmer le jury avec son projet collaboratif fait par les étudiants, pour les étudiants : Unishared (@UniShared).
Plusieurs questions l'ont amenés à créer cette plateforme : comment intéragir plus avec ses camarades de classe ? Comment continuer d'apprendre et ne pas décrocher alors que les cours semblent ennuyeux au possible ?

Encore toutes nos félicitations à lui. Suivez le : @ClementDelangue

 

Unishared

http://www.unishared.com/

 

 

 

 

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Dessiner Mahomet? "Avec des explications", répond Plantu à des collègues

Dessiner Mahomet? "Avec des explications", répond Plantu à des collègues | Think outside the Box | Scoop.it
"On est au tout début de la guerre contre les fondamentalismes, mais surtout au début d'une bataille pédagogique, éducative", raconte le caricaturiste parisien Plantu.


Face à des caricaturistes chypriotes intrigués par l'insistance de Charlie Hebdo à épingler Mahomet, le dessinateur français Plantu a défendu la liberté d'expression des artistes, estimant qu'une "longue bataille pédagogique" sera nécessaire pour faire comprendre ce type d'image.

Lors d'un débat organisé samedi par son association Cartooning for Peace (Dessins pour la Paix), le caricaturiste du quotidien Le Monde a échangé avec des dessinateurs chypriotes grecs et turcs, après l'attentat qui a décimé le 7 janvier la rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, mené par deux frères jihadistes disant agir en représailles aux caricatures du prophète Mahomet publiées par ce journal.

Mustafa Tozaki, caricaturiste chypriote turc, s'interroge: "Si tu te moques du symbole d'une religion, comme Mahomet ou Jésus, tu blesses des millions de gens, ça sert à quoi? Moi, j'ai trop de problèmes dans mon pays pour m'occuper de religion". Ses dessins quotidiens sont surtout alimentés par la politique intérieure - la division de l'île, l'occupation turque, les jeux d'influence des puissances étrangères attirées par le gaz.

"Tous les artistes ont tous les droits de s'exprimer et de raconter ce qu'ils ont envie de faire partager", rétorque Plantu.

"Mais ce n'est pas suffisant. Il faut savoir qu'il peut y avoir derrière la porte ou au coin de la rue des gens qui ne comprennent rien aux images, et donc on a un travail pédagogique, national, européen et international, à faire, avec les premiers fantassins de la démocratie, les professeurs, instituteurs et institutrices", déclare-t-il.

A Chypre Nord, partie sous occupation turque et majoritairement musulmane de l'île, un journal a reproduit sans incident la Une du journal satirique français publiée une semaine après l'attentat avec un Mahomet la larme à l'oeil portant l'affiche "Je suis Charlie".

Mais dans le monde musulman, du Niger au Pakistan en passant par l'Algérie, des milliers de manifestants ont protesté ces derniers jours, parfois violemment, contre la nouvelle caricature du prophète. Les violences au Niger ont fait dix morts en deux jours.

"On est au tout début de la guerre contre les fondamentalismes, mais surtout au début d'une bataille pédagogique, éducative", insiste le caricaturiste parisien.

Se fixer des limites 

Dans la République de Chypre, hellénophone et très majoritairement orthodoxe, "on peut faire des dessins de Jésus ou de qui on veut", dit Atan, caricaturiste du journal Politis, tout en critiquant la publication de caricatures de Mahomet.

"Nous devons avoir des limites. J'essaie par exemple d'éviter certaines images, telles que la crucifixion ou la Cène. Je les utilise parfois, comme métaphore politique (...) mais quand j'ai une alternative, je les évite, car je ne veux pas choquer quelqu'un avec une référence religieuse".

En revanche, tous les coups sont permis pour critiquer l'ennemi turc, y compris dénoncer les violations de la liberté d'expression en Turquie par un dessin du président turc Erdogan en jihadiste prêt à décapiter un otage portant l'insigne "presse".

Plantu, épinglé dans le dernier Charlie Hebdo par une pancarte "Je suis Charlie, mais" en raison de son interprétation moins radicale de la liberté d'expression, prend des précautions pour représenter les religions: distinguer le fondamentaliste du croyant moyen, ou représenter les trois religions monothéistes quand il pointe du doigt un travers commun.

Mais lorsque ses interlocuteurs critiquent les dessins plus provocateurs de Charlie Hebdo, il estime urgent d'expliquer "que ces dessinateurs n'ont pas voulu humilier telle ou telle religion, ils ont juste voulu faire des blagues sur des dessins".

Plantu envisage d'ailleurs de se rendre au Pakistan cette semaine, voyage prévu de longue date avec son association, si la situation sécuritaire le permet.

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Que reste-t-il à faire pour améliorer le système éducatif français ?

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- Des idées Pour Demain.fr : Blog du think tank Institut Montaigne

 

Dans son édition 2012 de Regards sur l’éducation parue cette semaine, l’OCDE analyse les progrès réalisés au cours des dernières années par les systèmes éducatifs de ses pays membres, notamment en matière de niveau d’éducation de la population et de financement de l’enseignement.

http://www.educpros.fr/uploads/media/Rapport-complet-Regards-Education-2012-francais.pdf

 

 

Verdict : la France reste à la traine par rapport à ses pairs concernant le taux de scolarisation de ses jeunes qui a chuté au cours des dix dernières années, ainsi que concernant leur insertion professionnelle.

La France a le plus fort taux de préscolarisation de l’OCDE, mais aussi un des taux d’encadrement les plus élevés par enseignant

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The Campus Tsunami

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What happened to the newspaper and magazine business is about to happen to higher education: a rescrambling around the Web and online learning.

 

David Brooks

 

Online education is not new. The University of Phoenix started its online degree program in 1989. Four million college students took at least one online class during the fall of 2007.

 

But, over the past few months, something has changed. The elite, pace-setting universities have embraced the Internet. Not long ago, online courses were interesting experiments. Now online activity is at the core of how these schools envision their futures.

This week, Harvard and the Massachusetts Institute of Technology committed $60 million to offer free online courses from both universities. Two Stanford professors, Andrew Ng and Daphne Koller, have formed a company, Coursera, which offers interactive courses in the humanities, social sciences, mathematics and engineering. Their partners include Stanford, Michigan, Penn and Princeton. Many other elite universities, including Yale and Carnegie Mellon, are moving aggressively online. President John Hennessy of Stanford summed up the emerging view in an article by Ken Auletta in The New Yorker, “There’s a tsunami coming.”

What happened to the newspaper and magazine business is about to happen to higher education: a rescrambling around the Web.

Many of us view the coming change with trepidation. Will online learning diminish the face-to-face community that is the heart of the college experience? Will it elevate functional courses in business and marginalize subjects that are harder to digest in an online format, like philosophy? Will fast online browsing replace deep reading?

If a few star professors can lecture to millions, what happens to the rest of the faculty? Will academic standards be as rigorous? What happens to the students who don’t have enough intrinsic motivation to stay glued to their laptop hour after hour? How much communication is lost — gesture, mood, eye contact — when you are not actually in a room with a passionate teacher and students?

The doubts are justified, but there are more reasons to feel optimistic.

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