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Airbus wants to make autonomous flying taxis by this time next year

Airbus wants to make autonomous flying taxis by this time next year | Think outside the Box | Scoop.it

Airbus, the second largest aeronautics company in the United States (behind Boeing) envisions a future of flying taxis operated by artificial intelligence. The ambitious plan sounds almost laughable when it reveals that it could begin testing as early as 2017, but then you remember that whole part about being the second largest aeronautics company in the US and the fact that most of the technology to do this already exists.

Passengers looking for an autonomous taxi ride would book a seat on a zenHop ‘City Airbus’ drone and proceed to a zenHub helipad. From the helipad, they’d be flown to their destination for approximately the same cost as a taxi due to the cost-savings in sharing the ride with several passengers. Since space is at a premium, luggage (if you have any) would be ferried across town by another service, zenLuggage, all while security experts at — wait for it — zenCyber keep you safe from hackers.

 

Aside from the fascination with the word zen, the plan — codenamed Vahana — makes sense. It’s also feasible, at least in a hypothetical sense.

Airbus is keeping the electric aircraft design under wraps, but it did release an artist rendition of what the autonomous taxis could look like.

Airbus has been working on the drone-like design for two years, and according to the press release it “could soon become reality without having to wait for too many regulatory changes.”

 

Fingers crossed.

 

Jacques Le Bris's insight:

Ce qu'en dit Airbus :

http://www.airbusgroup.com/int/en/news-media/corporate-magazine/Forum-88/My-Kind-Of-Flyover.html#

 

 

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Des drones qui lâchent des insectes dans les champs

Des drones qui lâchent des insectes dans les champs | Think outside the Box | Scoop.it

Lorsqu'il survole les cultures, le drone libère les bestioles, qui détruisent ensuite les ravageurs.


Un étudiant australien a développé un petit drone doté d'un réservoir à insectes, pour chasser les indésirables qui ravagent souvent les récoltes des agriculteurs.

 

Lorsqu'une plantation est infestée d'insectes indésirables, les agriculteurs perdent du temps et de l'argent pour régler le problème. Michael Godfrey, un étudiant en sciences agricoles de l'université du Queensland, en Australie, a trouvé une solution originale. Il a développé un petit drone doté d'un réservoir à insectes.

Lorsqu'il survole les cultures, le drone libère les bestioles, qui détruisent ensuite les ravageurs. La terre est ainsi « assainie » beaucoup plus rapidement que si l'agriculteur faisait le travail lui-même.

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Nucléaire : les drones relancent les inquiétudes sur les piscines des sites

Nucléaire : les drones relancent les inquiétudes sur les piscines des sites | Think outside the Box | Scoop.it

Drone Parrot devant la centrale nucléaire de Civaux en Poitou-Charente.


Les survols répétés de sites nucléaires par des drones d'origine non identifiée relancent les inquiétudes au sujet des piscines où refroidissent les combustibles usagés, beaucoup moins protégées que les réacteurs. 


DRONES. "On nous dit "c'est pas un drone qui peut faire sauter le dôme d'une centrale nucléaire" mais, dans une centrale, il y a des éléments comme les disjoncteurs ou les piscines (qui ne sont pas protégés comme le réacteur). Si on peut survoler les sites avec une petite bombe (à bord d'un drone), ça peut provoquer des dégâts énormes", déclarait jeudi à l'AFP Jean-Claude Delalonde qui préside l'association fédérant les Commissions locales d'information (regroupant élus locaux, syndicats, scientifiques et associations) des installations nucléaires (Anccli).

"L'absence d'informations" du gouvernement sur les survols de drones au-dessus des centrales nucléaires "inquiète" l'Anccli, a souligné l'ex conseiller général PS de Nord.

Une réaction à relativiser toutefois puisque, comme nous l'expliquions dans l'article ci-dessous : tous les bâtiments des centrales sont concus pour résister à des PGVE (projectiles générés par des vents extrêmes). Des projectiles de 50 à 60 kilos tels que des planches ou du bardage, emportés par des vents à plus de 200 km/h.

Lire 7 questions sur les survols de centrales par des drones

De plus, la capacité d'emport d'un drone de loisir est limitée à quelques centaines de grammes, et peut atteindre les 4 kilos tout au plus dans le cas d'un multirotor professionnel. Pas évident qu'une telle charge explosive suffise à menacer l'intégrité d'une structure capable de résister à une éventuelle explosion des réservoirs d'hydrogène placés à proximité de la centrale, afin d'en refroidir les turbo-alternateurs.

Une zone de fragilité dans la sécurité

Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, l'a dit dans les Echos de mercredi: "Les centrales résistent à des objets bien plus gros que les drones, sauf les piscines de combustibles usés, protégées par des bardages métalliques". Les 58 réacteurs des 19 centrales françaises eux sont officiellement protégés de la chute de petits avions par des dômes de béton armé de 90 cm d'épaisseur, selon Greenpeace.

En 2013, le gendarme du nucléaire avait d'ailleurs demandé à EDF de "renforcer la sûreté de l'entreposage de combustible".

BUNKER. "Il faudrait bunkériser les bâtiments des piscines afin de diminuer leur vulnérabilité, un point de faiblesse important des sites nucléaires", a lancé mardi Europe Ecologie les Verts (EELV) de la Manche, département le plus nucléarisé de France, dans un communiqué reconnaissant que "l'hypothèse est peu vraisemblable en raison du coût financier".

"Bunkériser, ce n'est pas une mauvaise solution. Mais la meilleure, c'est ce qu'on nous dit depuis 50 ans: empêcher les survols", estime de son côté M. Delalonde, dans l'ex-canton duquel se trouve, à Gravelines, la centrale qui compte le plus de réacteurs en France (six) et qui fait partie des sites nucléaires français survolés par des drones depuis début octobre. EDF a compté une vingtaine de survols de centrales.

La solution de la double coque

Fin 2013 déjà, dans un livre blanc sur la sûreté, les CLIs de la Manche avaient suggéré une "double coque acier-béton" pour les immenses piscines Areva de Beaumont-Hague qui selon la Presse de la Manche de dimanche a été survolée vendredi par un drone. Tous les combustibles usagés de France convergent en effet vers cette usine de retraitement des déchets, après une première période de refroidissement dans les centrales.

Au total, l'équivalent d'une centaine de cœurs de réacteurs attendent d'être retraités dans les piscines de l'usine, selon le livre blanc préfacé par l'ASN, et ce, dans des bâtiments comparables à des "hangars" selon le président des CLIs de la Manche, Michel Laurent, conseiller général DVD, et ancien salarié de l'usine Areva.

REJETS. Or, si les piscines d'une centrale se vident, les combustibles irradiés à l'air libre émettent des "rejets radioactifs très importants", qui peuvent interdire l'accès au site comme l'a rappelé l'Institut français de sûreté nucléaire (IRSN) lors de la catastrophe de Fukushima, en 2011. Les Japonais avaient bataillé ferme pour "éviter le pire", l'assèchement d'une piscine dont l'eau se réchauffait et qui émettait des rayonnements élevés. Dénoyés, les combustibles auraient émis des rejets comparables à ceux de Tchernobyl selon l'IRSN.

La piscine du réacteur nouvelle génération EPR en construction à Flamanville (Manche) sera d'ailleurs équipée d'une "coque-avion".

Areva-La Hague met elle en avant la robustesse de ses piscines où les combustibles sont, selon elle, "près de 10 fois" moins chauds que ceux des piscines des centrales. L'entreprise a prévu des réserves d'eau d'urgence. Le groupe confirme que "plusieurs" de ses sites français ont été survolés de drones, sans préciser lesquels.

Depuis les attentats de 2001 aux Etats-Unis, l'usine est surveillée par un radar qui détecte les avions qui coupent leurs signaux. Mais les drones peuvent lui échapper, note M. Laurent.

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DRONES – « On vient de tuer le gamin ? »

DRONES – « On vient de tuer le gamin ? » | Think outside the Box | Scoop.it

 

C'est un glaçant récit de guerre, mais dont les acteurs n'ont jamais foulé les champs de bataille. Pendant plus de cinq ans, Brandon Bryant a combattu enfermé dans un container de la taille d'une caravane, au fin fond des Etats-Unis. "Il suffisait qu'il presse un bouton au Nouveau-Mexique pour qu'un homme meure à l'autre bout de la planète" résume le journaliste du quotidien allemand Der Spiegel dans cette captivante enquête sur les pilotes de drones dont Courrier international propose une version française cette semaine.

On y découvre l'autre visage de la guerre moderne, "invisible", à qui "la distance ôte de sa gravité". "La guerre nouvelle se veut plus précise que l’ancienne, écrit le journaliste. Pour cela, beaucoup la disent 'plus humaine'." C'est cette conception qu'interroge le témoignage, rare, du jeune soldat.

Agé de 27 ans, Brandon Bryant revoit encore précisément les montagnes afghanes avec ses sommets enneigés et ses vallées verdoyantes qui lui rappelaient son Montana natal. Il les observait à 10 000 kilomètres de distance. Extrait :

Ce jour-là, dans le réticule du drone, une maison aplatie en terre, avec une étable pour les chèvres, se rappelle-t-il. Lorsque l’ordre de faire feu tombe, Brandon presse un bouton de la main gauche […]. Le drone lance un missile de type Hellfire. Il reste alors seize secondes avant l’impact. "Les secondes s’écoulent au ralenti'", se souvient Brandon aujourd’hui. […] A cet instant, Brandon peut encore détourner le missile roquette. Trois secondes. Brandon scrute le moindre pixel sur l’écran. Soudain, un enfant qui court à l’angle de la maison. […] Brandon voit une lueur sur l’écran – l’explosion. Des pans du bâtiment s’écroulent. L’enfant a disparu. Brandon a l’estomac noué.

"On vient de tuer le gamin ?" demande-t-il à son collègue assis à côté.

"Je crois que c’était un gamin", lui répond le pilote. […]

C’est alors que quelqu’un qu’ils ne connaissent pas intervient, quelqu’un qui se trouve quelque part dans un poste de commandement de l’armée et qui a suivi leur attaque : "Non, c’était un chien."

Ils se repassent l’enregistrement une nouvelle fois. Un chien sur deux jambes ? Lorsque Brandon Bryant sort de son container ce jour-là, le cœur de l’Amérique profonde s’étale devant lui : l’herbe drue de la steppe à perte de vue, des champs, l’odeur du lisier. […] Une guerre est en cours.

Le responsable de la force d'intervention drones au sein de l'US Air Force préfère évoquer l'usage humanitaire des drones après le tremblement de terre en Haïti, les succès contre les forces de Kadhafi en Libye et l'appui aérien aux troupes terrestres en Afghanistan, affirmant : "Nous sauvons des vies." Devant le journaliste, le commandant jure "n'avoir vu mourir que des combattants". 

Brandon, lui, affirme qu'en six ans dans l'US Air Force il a "vu mourir des hommes, des femmes et des enfants" et que jamais il n’aurait imaginé tuer tant de gens.

Marqué par les scènes terribles auxquelles il assiste en direct, malgré la distance, il finit par ne plus supporter son "cockpit" du Nouveau-Mexique. Il rêve en "infrarouge", ne dort plus la nuit, répond à ses supérieurs. Dans son journal intime, il écrit : "Sur le champ de bataille, il n’y a pas de belligérants, juste du sang, la guerre totale. Je me sens tellement mort. Je voudrais que mes yeux se décomposent." 

Un jour, il s'effondre au bureau, crache du sang. Les médecins du département des anciens combattants diagnostiqueront un syndrome post-traumatique. "L’espoir d’une guerre confortable, sans séquelles psychologiques, a fait long feu", écrit le journaliste.

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La Poste suisse teste l'envoi de paquets par drones

La Poste suisse teste l'envoi de paquets par drones | Think outside the Box | Scoop.it
La Poste suisse s’est associée au fabricant californien de drones Matternet et à Swiss World Cargo pour développer la livraison par drones
 
D'abord destiné aux situations d'urgence, le service pourrait être élargi d'ici cinq ans.

D’abord le train, ensuite la calèche, puis la voiture, le bateau ou la luge, et demain les drones ?

Depuis le printemps dernier, La Poste suisse s’est associée au fabricant de drones Matternet et à Swiss World Cargo, la branche de fret aérien de la compagnie nationale Swiss International Air Line, pour tester la livraison par drones.

Des vols d'essai ont récemment eu lieu dans le canton de Berne, et d'ici cinq ans, les premiers « coursiers volants » pourraient voir le jour. «  Différentes conditions préalables doivent d’abord être clarifiées, notamment en ce qui concerne le cadre juridique ou les possibilités techniques », précise La Poste. Actuellement, un utilisateur de drone doit pouvoir garder à tout moment un contact visuel avec son appareil, ce qui serait rendu compliqué dans le cas d’une utilisation commerciale de l’objet. Autre défi : la coexistence avec les avions. Les drones doivent en effet rester à bonne distance des aéroports : un périmètre de 5 kilomètres a été défini. Un cadre juridique spécifique aux drones commerciaux est donc indispensable à leur développement. Surtout, il faut encore étudier l’autonomie des batteries des appareils, encore relativement faibles. Pour l’heure, la Suisse envisage donc d’utiliser ses drones dans des situations bien spécifiques : pour approvisionner des zones reculées et difficiles d’accès, pour acheminer des marchandises dans des endroits sinistrés, ou encore pour transporter des échantillons de tests ou d’autres contenus fragiles.

 

Le postier ne disparaîtra pas

Le modèle utilisé, un Matternet One, pèse 3 kilos mais pourra transporter une charge de un kilo (soit 75 % des colis, selon l’entreprise) sur une distance de 10 km, sans nécessité de recharger la batterie. Non téléguidé, il suivra un itinéraire programmé et sécurisé en amont du vol par Matternet. Pour la société californienne, c’est aussi le moyen de faire voler ses drones en Europe pour la première fois. L’entreprise avait déjà expérimenté ses appareils en Haïti, pour y acheminer des médicaments.



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Le drone a 100 ans

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L'aéroplane Détable de Max Boucher parcouru 1 km sans pilote le 2 juillet 1917 sur la base d'Avord

 

De la TSF au Smartphone, les technologies les plus modernes ont toujours été utilisées depuis près de 100 ans pour piloter à distance des aéronefs. Né dans le monde militaire, le drone devient aujourd’hui un produit grand public avec tous les risques de dérive que cela comporte.

Pour beaucoup le drone est un petit objet volant que l’on pilote à l’aide de son Smartphone sur lequel on reçoit les images filmées par la caméra embarquée sur l’aéronef. Il s’agit d’un ‘‘modèle réduit’’ des engins militaires utilisés par les puissances occidentales engagées dans la lutte contre le terrorisme.

Si effectivement le drone a bien une origine militaire, elle est beaucoup plus ancienne que ce qu’imagine le commun des mortels, puisqu’elle remonte à la Première Guerre Mondiale. Dès 1916, Archibald Low lance l’Aerial Target un projet d’avion-cible commandé à distance par des ondes de TSF (Télégraphie sans fil) en Grande-Bretagne. Il s’agit de former les apprentis-pilotes au tir sans risquer d’abattre l’avion remorquant la cible.

Une idée similaire nait en 1917 aux USA où les ingénieurs Elmer Ambrose Sperry, Lawrence Sperry et Peter Cooper Hewitt, travaillent à un projet d’avion radio-commandé, le Hewitt-Sperry Automatic Airplane.


        Le Hewitt-Sperry Automatic Airplane sur sa voie de lancement

La France n’est pas en reste, puisque le capitaine Max Boucher, qui réussira le 2 juillet 1917 à faire voler ‘‘sans pilote à bord’’ un avion Voisin sur 1 km. Il reprenait là les travaux menés depuis 1894 par Octave Détable, qui grâce à une voilure dotée de cônes divergents apporta une stabilité automatique à des planeurs.

Un exploit qui poussa George Clémenceau, alors Président de la Commission sénatoriale de l’Armée, à lancer en 1918 un concours d’avion sans pilote. La raison est simple, ce qui est précieux dans un avion militaire ce n’est pas la machine que l’on peut fabriquer rapidement en très grande série, mais le pilote qui demande une longue formation. Il faut donc trouver le moyen pour qu’il prenne le minimum de risques, donc si possible le placer loin de l’avion et le faire piloter à distance.

Une gageure pour l’époque, mais Max Boucher va réussir à améliorer son système et réussir à faire voler le 14 septembre 1918, un avion Voisin BN3 pendant 51 minutes sur un parcours de 100 km. L’avion radio-commandé est né ! Il poursuivra ses travaux avec l’ingénieur Maurice Percheron et réussira à faire voler le 17 avril 1923 sur la base d’Etampes un véritable drone piloté via la TSF. Mais la guerre était terminée et cela n’attira pas l’attention des militaires.


                  Les plans du drone de Max Boucher et Maurice Percheron en 1923

Une histoire d’animaux

Quant au mot drone, ce sont les anglais qui affublèrent de ce surnom en 1935 les versions automatisées du De Havilland DH.82 Tiger Moth. En effet, leur constructeur avait baptisé ces avions cibles DH.82 Queen Bee (Reine des abeilles), mais leur vol bruyant, lent et lourd les faisait plutôt ressembler à des faux bourdons, Drone en anglais. De nombreux autres avions-cibles autonomes virent le jour à la fin des années 30 tels le Radioplane OQ-2 américain. Ce fut d’ailleurs l’US Navy qui popularisa en 1941 le mot drone avec son avion-cible Target Drone Denny 1 (TDD-1), qui fut fabriqué à plusieurs milliers d’exemplaires.

  
Un avion cible Denny qui popularisa le terme drone

Les Allemands envisagèrent des applications carrément plus belliqueuses avec la mise au point de missiles Sol/Air radio-commandés. Alors que les V1 et V2 avaient un programme de vol préréglés avant le décollage, le Wasserfall, modèle réduit du V2 à destination anti-aérienne, pouvait être dès le début 1944 localisé et piloté à distance via un système d’ondes radar baptisé Rheinland. D’autres missiles radio-commandés virent aussi le jour (Enzian, Rheintochter…) et pas moins de 5 systèmes de radio-commande furent développés (Burgund, Franken, Elsass, Brabant, Ganza). Des missiles Air/Sol radio-commandés furent aussi développés tels les Hs 293 et Fritz-X qui étaient pilotés par une radio-commande Strassburg-Kehl fonctionnant dans la bande des 48 à 50 MHz. Toutes ses armes novatrices ne purent heureusement être fabriquées en grande série, par contre leurs technologies servirent au développement de nouvelles armes chez les Alliés après la défaite nazi.

L’envol des drones militaires

L’utilisation des drones militaires se développa lors de la Guerre de Corée, puis de la Guerre du Vietnam pour des missions d’observation et de surveillance en territoire ennemi, ainsi que pour le largage de tracts. On les retrouvera ensuite lors de la Guerre du Kippour entre Israël et les nations arabes.

Les années 90 virent le développement des drones armés, c’est-à-dire non seulement capable de surveiller une cible potentielle à distance, mais de l’attaquer à l’aide d’armes embarquées (missiles, bombes guidées…).

Aujourd’hui les drones militaires vont de quelques centaines de grammes à plusieurs tonnes (15 tonnes pour le RQ-4B Block 20/30) en fonction de l’utilisation envisagée et de l’autonomie souhaitée qui peut atteindre plusieurs jours.

Une nouvelle étape est en cours avec le développement de drones de combat. Plusieurs programmes ont été lancés aux USA tels les Boeing X-45 et X-46 ou le Northrop Grumman X-47 Pegasus, mais ils semblent mis en sommeil. En France, Dassault Aviation a en cours de développement le Neuron, un drone de combat de 7 tonnes. En Europe, EADS développe de son côté le Barracuda et BAE Systems le drone Taranis. Enfin, Israel Aircraft Industries (IAI) développe l’Eitan.


Le drone de combat Neuron de Dassault Aviation

Mais les Etats-Majors et les constructeurs restent très discrets sur l’avancement de ces projets. Pour le moment, il s’agit seulement de démonstrateurs technologiques car les lois de la guerre, telles les Conventions de Genève, interdisent l’emploi d’armes totalement automatiques. Il faut que la décision de tir reste ‘‘humaine’’.

Des retombées civiles

Au-delà de ses applications guerrières, le drone a fait son entrée dans le monde civil pour des applications professionnelles. Ils ont commencé à être utilisés pour des applications civiles de surveillance dans les années 2000 (incendies, inondations, sécurité…), puis certaines applications privée ont commencé à voir le jour voici moins de 10 ans (surveillance de grandes infrastructures, sécurité d’installations étendues, agriculture, photo aérienne, télévision, cinéma…).


    Le eBee est destiné à surveiller les cultures

Ces applications demandant des vitesses de déplacement lentes, ont conduit au développement de drones à voilure tournante, similaire dans leur principe aux hélicoptères, dotés de plusieurs rotors. Ils permettent en outre le vol stationnaire propice à la prise de vue aérienne où à l’observation précise de détails.

Certains projets futuristes de Google ou Amazon envisagent même des flottes de drones de livraison, sans il est vrai vraiment tenir compte et gérer l’encombrement de l’espace en 3D, ni évoquer les risques d’accidents vis-à-vis des personnes survolées. Des projets, qui viennent toutefois de se voir rogner les ailes avec un vote du Congrès américain qui impose un pilotage à vue et interdit le survol des zones urbaines.


           Le Parrot BeBop emporte une caméra HD à plus de 2 km

Parallèlement, les applications grand public restaient jusqu’ici du domaine des pratiquants de l’aéromodélisme, loisir très encadré par les autorités aériennes. Mais la démocratisation du Smartphone, équipé de gyroscopes et de multiples capteurs, a changé la donne, en offrant à tout à chacun la possibilité de piloter intuitivement des engins ludiques équipés de caméras. Il suffit de voir le succès de Parrot pour s’en convaincre. A partir de là, la seule limite à l’utilisation des drones est l’imagination des pilotes amateurs avec toutes les dérives potentielles que cela suppose. L’émoi provoqué par les survols nocturnes de Paris la semaine dernière en est l’illustration. Une situation qui inquiète les professionnels.

Et ça c’est nouveau !

 

Jean-François Prevéraud

 

Pour en savoir plus : http://www.federation-drone.org

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Daniel Morgenstern's curator insight, June 10, 2015 8:42 AM

Un article bien documenté sur l'histoire du drone.

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Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies

Nixie : un drone qui se porte comme une montre et qui fait des photographies | Think outside the Box | Scoop.it
Aux États-Unis, le chercheur Christoph Kohstall a mis au point Nixie, un drone miniature qui se porte comme une montre et qui permet de prendre des selfie des photographies.


Nixie s'interconnecte directement avec votre smartphone, et grâce à sa caméra intégrée, vous allez pouvoir contrôler depuis votre écran les photos que vous souhaitez prendre.

Une fois votre séance photographie terminée, vous pouvez demander à Nixie de revenir se poser sur votre poignet et reprendre son apparence de "montre". Nixie est un projet développé dans le cadre de la compétition "Make It Wearable" organisée par Intel, durant laquelle il a terminé parmi les finalistes.

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