Indemnités parlementaires / La transparence pronée par Courson balayée | Think outside the Box | Scoop.it

Jeudi soir, les députés ont voté une contribution exceptionnelle sur la fortune et ont durci les droits de succession. Ils ont revanche retoqué l'amendement proposé par le député marnais Charles de Courson visant à fiscaliser la part non-utilisée des indemnités parlementaires de frais de mandat.

Objectif transparence pour Charles de Courson. Une vision que ne partangent visiblement pas tous les députés du Palais Bourbon qui refusent de voir contrôler leur indemnité parlementaire de frais de mandat (IRFM) soit 6 412 euros par mois. Cette somme est allouée en supplément des 7 100 euros brut par mois d'indemnité parlementaire. Elle est principalement destinée aux paiements des frais de fonctionnement du député tel que l'acquittement du loyer de sa permanence ou encore ses frais de déplacement dans le cadre de ses fonctions.

Qui dit, fiscalisation de la part non dépensée, dit forcément contrôle. Or, pour l'heure, l'IRFM n'est aucunement soumise à un quelconque examen. L'élu marnais soutenu par Jean-Louis Borloo, président de son groupe UDI (Union des démocrates et indépendants), parviendra-t-il un jour à faire passer cet amendement auprès de ces collègues majoritairement de gauche dans l'hémicycle ? C'est en tous cas un projet qui devrait séduire les défenseurs de la république exemplaire voulue par François Hollande.

Une piste que pourrait également étudier la commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique lancée le 14 juillet par le président de la République.