Think outside the Box
28.6K views | +8 today
Follow
Think outside the Box
The sooner we change our paradigm and our lives will be better
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

 L'argent libyen - Une nouvelle piste mène les enquêteurs en Suisse 

 L'argent libyen - Une nouvelle piste mène les enquêteurs en Suisse  | Think outside the Box | Scoop.it
Berne a fourni des indices à la France qui prouveraient que de l'argent libyen a fini dans les mains de proches de Sarkozy, pour sa campagne présidentielle 2007.

 

Tout porte à croire que Nicolas Sarkozy veut reconquérir l'Elysée. Mais sa récente mise en examen (lire encadré) vient quelque peu plomber ses ambitions pour 2017. Et son image a déjà passablement souffert aux cours des dernières années à cause d'une série de scandales auxquels il serait lié. L'accusation selon laquelle le régime libyen aurait financé sa campagne présidentielle en 2007, qui lui a permis d'accéder à l'Elysée, est sans doute celle qui peut le plus porter préjudice à Nicolas Sarkozy.

 

Les autorités françaises enquêtent depuis 2013 sur cette affaire, qui semble avoir rebondi récemment. De nouvelles preuves auraient été découvertes, révèle ce mercredi le «Tages-Anzeiger». Et celles-ci viendraient de Suisse. Les enquêteurs français avaient, en effet, demandé l'aide des autorités helvétiques dans le but, notamment, de découvrir des informations concernant l'achat d'une villa à Mougins, située dans les hauteurs de Cannes sur la Côte d'Azur.

  

Un fonds qui pèse 5 milliards d'euros

La maison en question a été achetée en mai 2009 par un fonds d'investissement libyen, appelé «Libyan African Investment Portfolio» et géré par Béchir Salah, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi. Mais, après la chute du régime Kadhafi en 2011, Béchir Salah s'est évaporé... et avec lui les informations permettant de savoir où est passée la fortune du fameux fonds, qui pesait près de 5 milliards d'euros. Les enquêteurs parisiens pensent qu'une partie de l'argent a atterri dans le mains de personnes proches de l'ancien président français Nicolas Sarkozy.

La villa à Mougins serait une des clés de ce mystère. Les autorités françaises pensent que le fonds d'investissement a payé une trop forte somme d'argent pour acquérir la demeure afin de cacher des flux d'argent. Le hic: c'est la mystérieuse société offshore Bedux Management Inc. qui apparaît comme vendeur de la maison et qui a donc empoché l'argent libyen. Or, les enquêteurs ne sont toujours pas parvenus à savoir qui se cache réellement derrière cette entreprise.

Et c'est à ce niveau-là que l'aide de la Suisse a été précieuse à Paris. Au cours de leur enquête, lancée en 2011 à l'encontre de Béchir Salah et de son fils pour blanchiment d'argent et soutien à une organisation criminelle, les autorités helvétiques sont tombées sur deux comptes à Genève, appartenant au richissime homme d'affaires saoudien Ahmed Salem Ahmed Bugshan. Contacté, le Ministère public de la Confédération confirme l'ouverture d'une procédure, sans pour autant confirmer les noms de Béchir Salah et de son fils, avancés par le quotidien alémanique.

 

 

Des informations «potentiellement intéressantes»

L'analyse de ces comptes a permis de révéler plusieurs contacts avec la société offshore Bedux Management Inc. ainsi qu'un virement de 10,14 millions d'euros. Selon le «Tages-Anzeiger», les enquêteurs français cherchaient depuis un moment un transfert d'argent d'un montant identique. Ce virement devrait leur permettre de faire le lien avec la fameuse villa située sur la Côte d'Azur, précise le quotidien alémanique.

Les autorités françaises doivent désormais décortiquer les informations transmises par les autorités suisses, rappelle le journal, qui ajoute qu'il est trop tôt pour évaluer dans quelle mesure l'achat de cette villa pourrait s'avérer «dangereux» pour Sarkozy et ses proches. Reste qu'Ahmed Salem Ahmed Bugshan a tout fait pour éviter que ces données ne soient transmises à Paris. Il a même été jusqu'à déposer un recours auprès du Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. Mais celui-ci a rejeté sa demande début février, affirmant que les informations des comptes bancaires sont «potentiellement intéressantes» pour la France.

 

(ofu/afp)

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

"L'argent est-il devenu obsolète ?" - LeMonde.fr

"L'argent est-il devenu obsolète ?" - LeMonde.fr | Think outside the Box | Scoop.it

Médias et instances officielles nous y préparent : dans les prochains mois, voire semaines, une nouvelle crise financière mondiale va se déclencher, et elle sera pire qu'en 2008. On parle ouvertement des catastrophes et désastres. Mais qu'est-ce qui va arriver après ? Quelles seront nos vies après un écroulement des banques et des finances publiques à vaste échelle ? Actuellement, toutes les finances européennes et nord-américaines risquent de sombrer ensemble, sans sauveur possible.
Mais à quel moment le krach boursier ne sera-t-il plus une nouvelle apprise dans les médias, mais un événement dont on s'apercevra en sortant dans la rue ? Réponse : quand l'argent perdra sa fonction habituelle. Soit en se faisant rare (déflation), soit en circulant en quantités énormes, mais dévalorisées (inflation). Dans les deux cas, la circulation des marchandises et des services ralentira jusqu'à pouvoir s'arrêter complètement : leurs possesseurs ne trouveront pas qui pourra les payer en argent "valable" qui leur permet à leur tour d'acheter d'autres marchandises et services. Ils vont donc les garder pour eux.

On aura des magasins pleins, mais sans clients, des usines en état de fonctionner parfaitement, mais sans personne qui y travaille, des écoles où les professeurs ne se rendent plus, parce qu'ils seront restés depuis des mois sans salaire. On se rendra alors compte d'une vérité qui est tellement évidente qu'on ne la voyait plus : il n'existe aucune crise dans la production elle-même. La productivité en tous les secteurs augmente continuellement. Les surfaces cultivables pourraient nourrir toute la population du globe, et les ateliers et usines produisent même beaucoup plus que ce qui est nécessaire, souhaitable et soutenable. Les misères du monde ne sont pas dues, comme au Moyen Age, à des catastrophes naturelles, mais à une espèce d'ensorcellement qui sépare les hommes de leurs produits.

Ce qui ne fonctionne plus, c'est l'"interface" qui se pose entre les hommes et ce qu'ils produisent : l'argent. La crise nous confronte avec le paradoxe fondateur de la société capitaliste : la production des biens et services n'y est pas un but, mais seulement un moyen. Le seul but est la multiplication de l'argent, c'est d'investir un euro pour en tirer deux.

Cependant, les contempteurs du capitalisme financier nous assurent que la finance, le crédit et les Bourses ne sont que des excroissances sur un corps économique sain. Une fois la bulle crevée, il y aura des turbulences et des faillites, mais finalement ce ne sera qu'une tempête salutaire et on recommencera ensuite avec une économie réelle plus solide. Vraiment ? Aujourd'hui, nous obtenons presque tout contre payement. Si le supermarché, la compagnie d'électricité, la pompe à essence et l'hôpital n'acceptent alors que de l'argent comptant, et s'il n'y en a plus beaucoup, nous arrivons vite à la détresse. Si nous sommes assez nombreux, nous pouvons encore prendre d'assaut le supermarché, ou nous brancher directement sur le réseau électrique.

Mais quand le supermarché ne sera plus approvisionné, et la centrale électrique s'arrêtera faute de pouvoir payer ses travailleurs et ses fournisseurs, que faire ? On pourrait organiser des trocs, des formes de solidarité nouvelles, des échanges directs : ce sera même une belle occasion pour renouveler le lien social. Mais qui peut croire qu'on y parviendra en très peu de temps et à une large échelle, au milieu du chaos et des pillages ? On ira à la campagne, disent certains, pour s'approprier directement des ressources premières. Dommage que la Communauté européenne ait payé pendant des décennies les paysans pour couper leurs arbres, arracher leurs vignes et abattre leur bétail... Après l'écroulement des pays de l'Est, des millions de personnes ont survécu grâce à des parents qui vivent à la campagne et aux petits potagers. Qui pourra en dire autant en France ou en Allemagne ?

Il n'est pas sûr qu'on arrivera à ces extrêmes. Mais même un écroulement partiel du système financier nous confrontera avec les conséquences du fait que nous nous sommes consignés, mains et poings liés, à l'argent, en lui confiant la tâche exclusive d'assurer le fonctionnement de la société. L'argent a existé depuis l'aube de l'histoire, nous assure-t-on : mais dans les sociétés précapitalistes, il ne jouait qu'un rôle marginal. Ce n'est que dans les dernières décennies que nous sommes arrivés au point que presque chaque manifestation de la vie passe par l'argent et que l'argent se soit infiltré dans les moindres recoins de l'existence individuelle et collective.

Mais l'argent n'est réel que lorsqu'il est le représentant d'un travail vraiment exécuté et de la valeur que ce travail a créée. Le reste de l'argent n'est qu'une fiction qui se base sur la seule confiance mutuelle des acteurs, confiance qui peut s'évaporer. Nous assistons à un phénomène pas prévu par la science économique : non à la crise d'une monnaie, et de l'économie qu'elle représente, à l'avantage d'une autre, plus forte. L'euro, le dollar et le yen sont tous en crise, et les rares pays encore notés AAA par les agences de notation ne pourront pas, à eux seuls, sauver l'économie mondiale. Aucune des recettes économiques proposées ne marche, nulle part. Le marché fonctionne aussi peu que l'Etat, l'austérité aussi peu que la relance, le keynésianisme aussi peu que le monétarisme.

Nous assistons donc à une dévalorisation de l'argent en tant que tel, à la perte de son rôle, à son obsolescence. Mais non par une décision consciente d'une humanité finalement lasse de ce que déjà Sophocle appelait "la plus funeste des inventions des hommes", mais en tant que processus non maîtrisé, chaotique et extrêmement dangereux. C'est comme si l'on enlevait la chaise roulante à quelqu'un après lui avoir ôté longtemps l'usage naturel de ses jambes. L'argent est notre fétiche : un dieu que nous avons créé nous-mêmes, mais duquel nous croyons dépendre et auquel nous sommes prêts à tout sacrifier pour apaiser ses colères...

Personne ne peut dire honnêtement qu'il sait comment organiser la vie des dizaines de millions de personnes quand l'argent aura perdu sa fonction. Il serait bien d'admettre au moins le problème. Il faut peut-être se préparer à l'après-argent comme à l'après-pétrole.

Théoricien de la valeur et spécialiste de l'oeuvre de Guy Debord, Anselm Jappe a notamment écrit Les Aventures de la marchandise (Denoël, 2003) et Crédit à mort (Lignes, 254 p., 20 €).

more...
No comment yet.
Scooped by Jacques Le Bris
Scoop.it!

L'argent liquide bientôt taxé?

L'argent liquide bientôt taxé? | Think outside the Box | Scoop.it

De nombreux observateurs ont relevé que les économistes grand public appellent de plus en plus à une abolition de l’argent liquide.

Il serait facile d’ignorer ces propositions et de les qualifier de ridicules si la Fed n’avait pas publié un rapport en 1999, qui suggérait l’établissement d’une taxe sur l’argent liquide par le biais de l’imposition d’une date d’expiration pour forcer les déposants à dépenser leur monnaie.

Derrière cette grande idée se cache un universitaire qui a été invité par la BCE, la Fed, le FMI et la Banque nationale suisse. Le fait que deux de ces groupes aient déjà imposé des taux d’intérêt négatifs (la BCE et la Banque nationale suisse) devrait nous indiquer que ce genre d’idée est pris au sérieux par les banques centrales.

Le rapport, qui a été écrit il y a seize ans, suggère que si la Fed ne parvenait pas à relancer la croissance grâce aux taux d’intérêt proches de zéro, elle pourrait tenter l’une de ces trois possibilités :

1)   Imposer une taxe sur la valeur de l’argent qui est retiré du système

2)   Acheter des actifs (QE)

3)   Effectuer des transferts monétaires (distribuer de l’argent au travers de véhicules variés)

Concernant le premier point, l’idée ici est que puisqu’il n’est pas très coûteux de stocker de l’argent liquide (rien de plus que le coût d’achat de coffres), la Fed devrait être autorisée à imposer une taxe sur cet argent liquide pour forcer ceux qui en possèdent à le dépenser (afin qu’il réintègre le système bancaire) ou à l’investir.

Afin que cela puisse fonctionner, il faudrait que chaque billet soit équipé d’une bande magnétique qui puisse enregistrer la date à laquelle il a été retiré. Ainsi, dès qu’un billet se retrouverait à nouveau déposé auprès d’une banque, la banque qui le recevrait utiliserait ces données pour déduire un certain pourcentage de la valeur du billet et imposer ainsi une taxe de dépôt.

Si le taux était de 5% par mois et que vous retiriez un billet de 100 dollars pour une durée de deux mois, puis le déposiez à nouveau, la banque qui le recevrait ne l’enregistrerait que comme ayant une valeur de 90,25 dollars (100 x O,95 = 95 dollar au bout d’un mois, et 95 x 0,95 = 90,25 dollars au bout de deux mois).

Voilà qui peut sembler ridicule, mais je peux vous assurer que les banques centrales prennent ce genre de propositions très au sérieux. Le QE paraissait complètement insensé en 1999, et il n’en est pas moins que nous en ayons déjà essuyé trois programmes d’une valeur totale de 3 trillions de dollars.

En 1999, personne n’aurait cru que la Fed puisse se permettre d’imprimer 3 trillions de dollars de QE. Mais c’est ce qui s’est passé. Et compte tenu du fait que ce QE ait échoué à stimuler les dépenses des consommateurs et la croissance économique, je ne serais pas surpris de voir la Fed adopter une autre de ces trois propositions d’ici quelques mois.

JP Morgan a déjà commencé à mettre en place un programme similaire en interdisant le stockage d’argent liquide dans ses coffrets de dépôt.

Dès le mois de mars, Chase a commencé à restreindre l’usage d’argent liquide sur certains marchés, dont la région de Cleveland. Cette nouvelle politique empêche les emprunteurs d’utiliser du liquide pour régler leurs cartes de crédit, leurs prêts immobiliers, leurs prêts automobiles et leurs marges de crédit. Chase est même allée jusqu’à interdire le stockage d’argent liquide dans ses coffrets de dépôt.

Dans une lettre adressée à ses clients et datée du 1er avril 2015 concernant ses contrats de location de coffrets de dépôt, la banque a souligné le point suivant : « Vous accepterez de ne déposer ni pièces ni billets de banque autres que ceux susceptibles de disposer d’une valeur de collection ».

https://mises.org/blog/chase-joins-war-cash

Nous avons donc là la plus grosse banque des Etats-Unis, qui interdit à ses déposants de déposer de l’argent liquide dans ses coffrets de dépôt. Et personne n’a crié au scandale.

La Fed a déclaré la guerre à l’argent liquide. Une taxe sera bientôt appliquée.

Source: Goldbroker

more...
No comment yet.