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Nous sommes 65 millions de Français à n’avoir que faire d’Hanouna

Nous sommes 65 millions de Français à n’avoir que faire d’Hanouna | Think outside the Box | Scoop.it

Mardi soir, aux alentours de 21 heures, il s’est passé quelque chose à la télévision française. Sur D8, dans l’émission de Cyril Hanouna. Rien d’important, rien de très violent, malgré le bruit incroyable que cela a déclenché. Une histoire de pizza, de gifle et de perruque, impliquant un rappeur habitué d’un cirque cathodique dont il profite bien volontiers et un chroniqueur embarrassant qui fut naguère le rédacteur en chef respecté d’un grand quotidien national mais s’est perdu depuis. Elle s’est terminée en menaces de coups, de boycott et de chantage, et l’épisode illustre le grand n’importe quoi qui sévit dans la chaîne du groupe Canal + et la maison Bolloré. Mais peu importe.

D’après les chiffres de l’Insee et de Médiamétrie, nous étions précisément 65 millions de Français à ne pas regarder D8 à ce moment-là. Soit 97% de la population française. A ce niveau-là, le mot « majorité » est-il assez fort ? Même accolé à l’adjectif « écrasante », il est loin de suffire. Nous, peuple de France ou presque, avions tous bien mieux à faire : dîner en tête-à-tête, donner le bain au petit, boire des verres avec des copains ou, tout simplement, regarder autre chose à la télé. Il existe tant de possibilités pour remplir nos vies.

L’important est là. Nous sommes 65 millions de Français à n’avoir que faire d’Hanouna. A ne pas avoir envie de cette télévision qui rend fou n’importe qui s’en approche. A ne pas suivre les gesticulations dérisoires du gourou sur les réseaux sociaux. A ne pas lire chaque matin en arrivant au boulot les compte rendus de ses émissions sur les sites spécialisés. A ne pas réussir à mettre un visage sur les noms de Camille Combal, Jean-Michel Maire et Valérie Bénaïm. Et, visiblement, nous sommes de plus en plus nombreux. Les audiences d’Hanouna se tassent un peu. Il n’y a pas si longtemps, il visait la barre des 2 millions de téléspectateurs, mais il en reste loin. D’après Puremédias, Europe 1 va raboter de 30 minutes son émission de radio, parce qu’elle ne marche pas si bien que ça. Nous serons bientôt les 99%, et eux, les 1%. Insignifiant.

Jérôme Lefilliâtre

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Comment les 1% les plus riches gagnent vraiment leur argent

Comment les 1% les plus riches gagnent vraiment leur argent | Think outside the Box | Scoop.it

Les revenus des 1% les plus riches ne proviennent qu'à 39% du travail.

 

Alors que l'ensemble de la population tire 64% de ses revenus du travail, les ressources des 1% les plus riches n'en proviennent qu'à 39%, souligne une étude du Tax Policy Center.

 

Atlantico : Une étude de Tax Policy Center a récemment révélé qu'aux Etats-Unis, les ressources de la population dans son ensemble provenaient à 64% des revenus du travail, alors que les revenus des 1% les plus riches n'en proviennent qu'à 39% (lire ici). Pour les 1% les plus riches, viennent ensuite les investissements (29%) et les revenus d’entreprise (24%). La situation est-elle comparable en France ? Nathalie Cariou : L’étude de Tax Policy Center semble mettre à bas tous les clichés que l’on véhicule généralement sur les riches, à fortiori les 1% les plus riches ! A savoir que ce serait d’heureux (ou malheureux) oisifs sirotant sans discontinuer des cocktails au soleil à bord de leurs yachts de luxe. De quoi devenir vite gras et déprimés à force d’inactivité et d’absence d’objectifs ! Le Tax Policy Center nous rappelle que la réalité est tout autre : les riches ne sont pas, dans leur grande majorité, des inactifs. Ils travaillent et s’occupent de leurs investissements. Ce qui n’est pas non plus une sinécure ! Désolée pour les joueurs de loto occasionnels ou réguliers qui s’imaginent qu’une fois le gros lot gagné, il n’y a plus rien à faire. Devenir riche demande du travail ... le rester également. En France comme ailleurs, la richesse signifie à coup sûr plus de confort, plus de facilité, plus d’opportunités dont on peut tirer partie ... mais elle signifie aussi décider, agir, être responsable, rester maître de sa vie. Autant de mots difficilement compatibles avec la notion d’inactivité ou de retraite, même dorée ! D’ailleurs, est-ce la richesse qui rend responsable ? Ou la capacité à être intégralement responsable de sa vie qui crée la richesse ? Concrètement, comment les 1% de Français les plus riches le deviennent-ils ? Certains vous diront qu’il faut travailler pour gagner de l’argent. De là à en déduire qu’il faut travailler un peu pour gagner un peu d’argent et qu’en travaillant beaucoup vous gagnerez beaucoup d’argent, il n’y a qu’un pas, que l’on peut allègrement franchir. A tort. Car à quelques grands patrons près, la base de tout enrichissement c’est l’investissement. L’argent que l’on gagne "à la sueur de son front" est un bon début, pour amorcer la pompe (il faut bien un peu d’argent pour investir !) mais c’est un moyen qui atteint vite ses limites. D’abord parce que la capacité de travail de chaque individu est limitée ; d’autre part parce que l’effet de levier associé au travail est lui aussi limité. Or utiliser un effet de levier, quel qu’il soit, est ce qui a fait les 1% de Français les plus riches. Qui dit effet de levier dit investissement. Investissement en temps (en créant sa propre activité par exemple) ; en argent (ce sont les placements financiers) ; voire en utilisant l’argent des autres (du banquier dans le cas d’un projet immobilier). D’ailleurs, les plus grosses fortunes françaises ne sont pas entre les mains de salariés, même grassement payés, mais aux mains de "propriétaires – entrepreneurs" : Bernard Arnault, François Pinault, Serge Dassault, Xavier Niel pour n’en citer que quelques- uns.
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Le 1% se débarrassera bientôt des 99% encombrants

Le 1% se débarrassera bientôt des 99% encombrants | Think outside the Box | Scoop.it

Je relisais l’article très intéressant de Bill Joy, fondateur de Sun Microsystems : Pourquoi l’avenir n’a pas besoin de nous. Et je me faisais la réflexion que la société, telle qu’elle avance aujourd’hui, continuant son mouvement initié avec la révolution industrielle, ressemble à une personne désespérée qui veut mettre fin à ses jours.


En effet, une personne qui veut se suicider et veut se faire du mal, n’a pas forcément envie de se tuer, mais lance le plus souvent un appel à l’aide pour qu’on la sauve de ses douleurs et de son désespoir. Noyée dans les douleurs, elle perd tout espoir, toute croyance en la vie, et elle ne voit plus qu’une solution : mourir vite et bien. Si elle est foncièrement désespérée, convaincue que personne ne l’écoute et ne la comprend, elle se fichera même des douleurs physiques causée par sa tentative de suicide. Elle n’a plus rien à perdre.

En somme, notre société fait pareil : désespérée, perdue, elle s’autodétruit car elle n’a aucun plan de sortie valable. Et qui l’écouterait ? Elle sait se détruire – mais pas se sauver. Ou bien : les puissants et les riches de ce monde n’ont pas de solutions pour autrui, leurs administrés, leurs subalternes, mais uniquement pour eux-mêmes et leurs proches. On peut arguer du fait que pas mal de gens envisagent une autre société et animent et participent à des mouvements alternatifs – mais dans cette petite masse, qui vit réellement selon ses convictions, à la marge de tous, indépendamment ? En vérité, fort peu d’entre eux. Et ils sont déjà passés à autre chose – déconnectés de notre monde actuel.

Bref, Bill Joy découvre, en lisant un livre de Ray Kurzweil, qu’il lit dedans non un passage de Kurzweil, mais de Theodor Kaczinsky, alias Unabomber, le luddiste le plus connu de tous. Bill Joy déduit que Kaczinsky repose ses idées sur la théorie du chaos de Finagle (ou Murphy…) : « Tout ce qui peut mal tourner, finit par tourner mal ».

Puis Bill Joy cite une autre de ses lectures, un ouvrage de Hans Moravec, pour qui il est sûr que les robots succéderont… à leurs créateurs. Les créatures éliminent leurs créateurs. Mais, encore mieux, Kurzweil (qui dirige désormais au sein de Google) et un certain nombre de scientifiques entonnent tous un discours disant : « J’aime mon corps comme n’importe qui, mais si je peux vivre 200 ans avec un corps de silicium, j’achète ». Voilà qui veut dire substantiellement : « Nous les riches, les élites, améliorons-nous donc, devenons l’égal de nos créatures, devenons des cyborgs et abandonnons cette espèce de losers appelée humains ».

Nous sommes désormais en plein dans cette ère robotique, dans cette révolution industrielle robotique. Le transhumanisme est une réalité, quelque peu cachée…

On a parlé de l’anthropocène pour désigner cette période où l’humanité laisse des empreintes de sa présence si fortes qu’elles modifient la biosphère terrestre. Mais comme on le voit, des entreprises privées et les armées évidemment, ont tous une ou deux générations d’innovations d’avance sur l’imaginaire collectif. La science-fiction s’est fait rattraper, voire dépasser (et les Russes ont dépassé tout le monde en la matière). Bientôt, les robots auront remplacés 90% des activités autrefois tenues par l’humain, et l’humain, devenu pauvre, non rentable, sera définitivement « un outil qu’on jette après usage », un objet – inutile. Et que fera-t-on des humains ? De la nourriture pour humains comme dans Soleil Vert ? Les robots nous alimenteraient-ils ? Ou bien allons-nous devoir compter sur tout ce qui restera à notre portée, c’est-à-dire : nous transformerons-nous en cannibales ? N’oubliez pas que nous avons dépassé la science-fiction…

Bill Joy nous explique que les techniques du XXème siècle – NBC : Nucléaire, Biologique, Chimique – sont dépassées par celles du XXIème : génétique, nanotechnologie et robotique (GNR). Logiquement, la société malade dans laquelle nous vivons et participons, s’emparera de ces technologies pour conduire à terme son suicide (du moins, les 99%).

Je crois qu’avec les GNR, nous avons signé notre arrêt de mort. L’idée que seuls les riches pourront se permettre de vivre ad vitam aeternam va les emballer, et le huis clos va vite s’échafauder. Ils vont s’en emparer. Comme ils auront des robots à leur disposition pour entretenir leurs tissus – à moins qu’ils ne fassent implanter l’essentiel de leur être dans un exosquelette, ou en devenant des cyborg – les 99% ne leur serviront plus à rien. Les GNR ? La corde que nous mettons autour de notre cou.

Il est donc pour nous temps de les refuser, de militer et de s’activer contre eux, d’imposer l’humanité comme la priorité, l’imprescriptible. La révolution humaine (et non plus industrielle, technologique !) devra apporter des idées neuves, pour la Vie en communauté et non des idées pour que la communauté s’autodétruise. Il est temps, plus que temps que nous osions, que nous soyons audacieux, que nous nous mettions en danger, que nous osions faire table rase et jeter sur la table tous nos meilleures idées – ça urge. Car si ça peut mal tourner, alors ça va mal tourner. L’humanité est un lemming. Changeons le cours du scénario.

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