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Campagne : Hollande a dépensé plus que Sarkozy

Campagne : Hollande a dépensé plus que Sarkozy | Think outside the Box | Scoop.it
Le nouveau président a déclaré environ 500 000 euros de plus que son prédécesseur à l'Élysée.

 

François Hollande est celui des dix candidats à la présidentielle qui a le plus dépensé, coiffant Nicolas Sarkozy, et Jacques Cheminade a été le plus économe, selon les chiffres déposés auprès de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.

D'après ces comptes publiés mardi au Journal officiel, parmi les deux finalistes du second tour, François Hollande a dépensé 21 769 895 euros, et Nicolas Sarkozy, 21 339 664. Jean-Luc Mélenchon, de son côté, a dépensé 9 514 317 euros, Marine Le Pen 9 095 908 et François Bayrou 7 042 962. Les dépenses d'Eva Joly totalisent 1 812 947 euros, celles de Nicolas Dupont-Aignan 1 237 636 celles de Nathalie Arthaud 1 022 159 euros.

Les comptes des législatives à venir

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Les pires sondages de la campagne #FR2012

Les pires sondages de la campagne #FR2012 | Think outside the Box | Scoop.it

Les cinq* candidats les mieux placés dans les intentions de vote.

[Note du Curateur]* Les Politiques ne savent pas compter, les journalistes aussi.

 

Selon l'un des sondages les plus drôles de la campagne, les électeurs adeptes du vote protestataire seraient plus insatisfaits sexuellement que les autres.

 

Choix électoral des Français en fonction de leurs pratiques sexuelles ou de leur consommation de pain, le candidat préféré pour partir en vacances... Les sondages insolites ne manquent pas durant cette campagne.

 

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La planète brûle, et ils regardent ailleurs

La planète brûle, et ils regardent ailleurs | Think outside the Box | Scoop.it
Edito du Monde. Dans la campagne présidentielle, l'écologie est comme sortie du radar politique, rayée de la carte des enjeux majeurs des prochaines décennies.

 

Gouverner, c'est prévoir, choisir et expliquer. Surtout quand les défis sont complexes et de long terme. Au préalable, il faut être élu et, pour cela, se livrer à un tout autre exercice : séduire, promettre, simplifier. Et faire miroiter des lendemains qui chantent.

Redoutable contradiction. En 2007, c'est l'endettement du pays qui avait été ignoré par les deux principaux candidats, en dépit des mises en garde du troisième (François Bayrou). Les rêves immédiats avaient balayé les risques alors jugés lointains et dont on mesure trop bien aujourd'hui combien ils étaient imminents.

Aujourd'hui, c'est l'écologie - pour simplifier, la préservation des ressources d'une planète vivante et vivable - qui est tombée dans ce trou noir, comme sortie du radar politique, rayée de la carte des enjeux majeurs des prochaines décennies.

Cette cécité est stupéfiante, ou plutôt cette occultation confondante, si l'on veut bien se rappeler, un instant, les avertissements lancés de tous côtés, sans cesse plus nombreux et argumentés. Pas un mois ou presque sans qu'une étude scientifique pointe tel ou tel dérèglement progressif, insistant et, au bout du compte, inquiétant.

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Le débat impossible ou la maladie démocratique française

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"L'amour de la démocratie est avant tout un état d'esprit" écrivait dans la République Moderne, Pierre Mendès France. Voilà une citation qui résonne cruellement avec l'attitude des deux principaux candidats - Nicolas Sarkozy et François Hollande - par rapport à l'hypothèse d'un débat télévisé avec l'ensemble des concurrents à l'élection présidentielle.
Encore une fois, l'impossibilité d'organiser ce débat démontre le retard démocratique français et souligne une fois de plus la déconnexion entre les politiques et la réalité. La démocratie c'est avant tout le débat, la confrontation des idées, la mise en perspective, la capacité à s'adresser aux citoyens, et là, les deux candidats susceptibles de devenir présidents de la République s'octroient le droit de ne pas débattre, de ne pas venir échanger dans une concorde républicaine avec les autres candidats.
Comme si au final, lorsque l'on est l'un des favoris, on se glissait déjà dans la peau du monarque républicain qui - isolé dans son Palais de l'Elysée - n'a pas à se mêler avec la piétaille. Triste image de la politique.
Alors j'entends déjà les protestations des conseillers en communication : "mais ils n'ont absolument rien à y gagner. Ils vont se mettre en danger". Oui, sauf que bizarrement, il n'est pas question ici que les politiques gagnent ou perdent, il est question de faire gagner la démocratie en montrant que le débat est vivace, que les différences sont là et que pour se présenter devant les citoyens, il faut savoir leur parler et "affronter" les représentants des différents courants d'opinions du pays.
Nicolas Sarkozy et François Hollande ont décidé de s'en dispenser et rien ne les en empêchera. Il serait peut - être bon que le CSA intervienne et prenne une position courageuse en disant que ce débat est nécessaire pour le pluralisme et l'égalité auquel il est si attaché.
On pourrait même imaginer que des citoyens, des médias ou que sais-je encore se lèvent pour exiger que ce type d'échanges soient obligatoires. Mais tout cela n'arrivera pas. Cette République et son système de monarchie élective sont sclérosées. Les médias ont beau tenter de protester, ils n'y croient même pas eux-mêmes tant cette logique du "ils n'ont rien à y gagner" leur paraît normale.
Ne rappelons pas que dans toutes les démocraties modernes, ce genre d'exercice a lieu. La France est un phare pour le monde (sic) ne l'oublions pas, elle fait donc ce qu'elle veut.
"Être démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique", écrivait le philosophe Jacques Derrida. Voilà une autre citation très juste qui résonne avec notre maladie française.

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La liste des "déserteurs fiscaux" de Jean-Luc Mélenchon

La liste des "déserteurs fiscaux" de Jean-Luc Mélenchon | Think outside the Box | Scoop.it

Le 6 mars dernier, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Rouen, devant 10 000 personnes. Le candidat du Front de gauche a égrené à cette occasion une liste de dirigeants d’entreprise qu’il qualifie de "déserteurs fiscaux". Il promet qu’ils seront "pourchassés" s’il est élu.
Dans le style qu’on lui connait, Jean-Luc Mélenchon n’a pas pris de détour.

 

"Un grand bonjour à Thierry Peugeot, le président du conseil de surveillance de PSA, réfugié en Suisse à quelques kilomètres des entreprises qu’il est en train de vider de leur sang", a-t-il par exemple asséné devant son auditoire.
Ciblés également, la famille Lescure, actionnaire de Moulinex-Seb "avec deux milliards d’euros de fortune", les frères Wertheimer propriétaires de Chanel "avec 5 milliards", la famille Castel, premier groupe français de boissons "avec 5 milliards", ou encore la famille Bic "avec deux milliards". Sans oublier Paul Dubrule, le président fondateur du conseil de surveillance du groupe Accor "qui nous a fait des leçons de morale pendant des années et qui est parti faire le déserteur fiscal en Suisse". Avant de terminer sur les familles Defforey et Fournier de l’enseigne de distribution Carrefour, "déserteur fiscal, elles aussi, avec un milliard d’euro de fortune".
"Cette liste va être très mal vécue par la bonne société mais souvenez-vous que ces déserteurs fiscaux n’hésitent pas à martyriser des pauvres gens qui n’ont que leur salaire pour vivre", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon.

 

Le candidat du Front de gauche a ainsi annoncé que s’il est élu "toute personne qui ne veut pas être imposée, domiciliée fiscalement en France ne pourra plus exercer de responsabilité exécutive dans une entreprise française".
"Tous ces gens sont prévenus, la gauche est de retour", a conclu Jean-Luc Mélenchon.

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Twitter s'explique sur la fermeture des faux comptes de Nicolas Sarkozy

Twitter s'explique sur la fermeture des faux comptes de Nicolas Sarkozy | Think outside the Box | Scoop.it

Twitter a fermé plusieurs de comptes parodiant abusivement, selon lui, celui de Nicolas Sarkozy. La nouvelle a évidemment fait couler beaucoup d’encre d’autant que selon le Monde, c’est bien l’équipe de Nicolas Sarkozy qui a dénoncé ces faux comptes à Twitter (@_NicolasSarkozy, @MrSarkozy, @SarkozyCestFini, etc.)

 

Dans un courrier retransmis par l’association Internet Sans Frontières, Twitter se défend de toute censure et explique sa politique maison à l’auteur du compte @_NicolasSarkozy, compte désormais supprimé : « Nous avons reçu un rapport suivant lequel votre compte @_NicolasSarkozy commet une usurpation d'identité non parodique. Bien que Twitter croie fermement à la liberté d'expression, une imitation qui induit en erreur, prête à confusion ou trompe autrui est contre les règles de Twitter. » Il y a donc une liberté, superbe, et des règles, nécessaires, pour prévenir les abus.

Problème, ces comptes indiquaient clairement leur caractère parodique dans leur profil comme l’atteste cette page diffusée par Internet Sans Frontières...

(...)

 

L'arme de la LOPPSI 2

 

S’ils veulent une réaction plus musclée contre @NicoIasSarkozy @ArabicSarkozyy @nicolas_sarkosy (etc.), les proches du candidat pourront toujours activer une disposition de la LOPPSI 2 votée par l’actuelle majorité. Le texte interdit « le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération ».

 

La sanction ? Un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.

 

Cependant, la grille de lecture du juge n’est pas nécessairement celle de Twitter : difficile d’usurper quand un profil explique qu’il est volontairement parodique.

 

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La Commission Européenne publie son Eurobaromètre sur la corruption

La Commission Européenne publie son Eurobaromètre sur la corruption | Think outside the Box | Scoop.it

L’union Européenne vient de sortir en ce mois de février son baromètre sur l’attitude des Européens vis à vis de la corruption.

 

Plusieurs enseignements sur la corruption entre la perception qu’en ont les citoyens Français par rapport à la moyenne des 27 pays du l’union Européenne sont particulièrement significatifs.

 

La corruption des élus de niveau national y est bien plus ressentie en France que dans le reste de l’UE: 70% contre 57%
La corruption des élus régionaux y est un peu plus forte: 53% contre 48%
Celle des élus locaux y est plus faible: 45% contre 46%

 

Par contre, on peut noter avec une certaine satisfaction que si 29% des Européens sont confrontés à de la corruption dans leur vie quotidienne en Europe, (seulement) 12% des Français y sont personnellement confrontés.
C’est dans les causes de corruption telles qu’elles sont perçues par les habitants de l’UE, que la France connait des écart significatifs et importants.

 

La première raison serait le lien trop étroit entre le monde politique et le monde des affaires pour 55% des Français contre 40% des habitants de l’UE.
La deuxième serait le manque de transparence dans la dépense de l’argent public pour 45% des Français contre 33% des habitants de l’UE.
http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_374_fact_fr_fr.pdf 

 

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Brest. Dédé l'Abeillaud annonce sa candidature à la présidentielle

David Derrien, alias Dédé l'Abeillaud, a annoncé sa candidature à la présidentielle 2012 mardi 24 janvier à Brest. Affirmant avoir recueilli près de 300 promesses de signatures d'élus, il se présente comme le candidat du monde apicole.

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« Les sondages sont les oracles des temps modernes »

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A chaque journée son sondage. Devenues les thermomètres de la vie politique, les enquêtes d’opinions rythment les éditoriaux et orientent les stratégies de communication du personnel politique.

Pourtant, des voix universitaires comme celle d’Alain Garrigou invoquent « une légitime défense contre les sondages » et remettent en cause « leur caractère scientifique. »

Critiquer les sondages et être « blacklisté »
Professeur de science politique à Paris, Alain Garrigou était de passage à Toulouse cette semaine. Invité par les Amis du Monde Diplomatique et le LASSP de l’institut d’études politiques de Toulouse, l’universitaire est l’un des principaux animateurs de l’observatoire des sondages. Une spécialité qui s’est imposée peu à peu dans la carrière de l’intéressé : « J’ai mis le doigt dans l’engrenage lorsque j’ai publié au début des années 2000, un article sur le faible taux de rendement des sondages en France. » Invité sur les plateaux audiovisuels, l’universitaire est rapidement « blacklisté. » « Aucun sondeur ne veut plus dialoguer avec moi. Pourquoi ces coups ? Parce que les sondages sont au cœur d’enjeux très importants. »

 

«Si on annonce qu’il va faire beau, les gens vont se ruer à la plage. »

 

Car si Alain Garrigou est désormais le poil à gratter d’instituts comme l’IFOP ou CSA, c’est parce qu’il estime que les sondages ne se contentent pas de décrire la réalité mais bien de l’influencer. « On a longtemps nié que les sondages puissent avoir des effets électoraux. A ces critiques, les sondeurs opposent l’image de la météo : ce n’est pas parce qu’on annonce le temps qu’il va faire, que ce dernier va changer. D’accord mais le comportement des gens par contre en est conditionné : si on annonce qu’il va faire beau, les gens vont se ruer à la plage. »
Au même titre, les sondages influenceraient donc la conduite des gens et contribueraient à établir des croyances et particulièrement sur le comportement politique. « Ces effets ont été étudiés par des chercheurs aux Etats-Unis. Le premier d’entre eux est le fait de faire la course en tête dans les enquêtes. Cela créé une dynamique. » Ainsi les électeurs seraient incités à choisir le camp du gagnant. « Le second est d’être à la traîne pour faire peur afin de mobiliser les énergies en faveur d’un candidat. » Le vote ne serait ainsi plus basé sur une adhésion à un programme ou des idées mais à des stratégies de victoire. On peut ainsi penser à l’exemple du « vote utile ».

Les sondages, producteurs de l’opinion ?

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Une question d'un député de gauche à Guéant hystérise l'Assemblée

Une question d'un député de gauche à Guéant hystérise l'Assemblée | Think outside the Box | Scoop.it

Le député Serge Letchimy est revenu sur les propos de Claude Guéant sur les civilisations, évoquant le "nazisme". Le gouvernement a décidé de quitter l'Assemblée.

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Présidentielle : Entre les Français et les politiques, quel gouffre !

Présidentielle : Entre les Français et les politiques, quel gouffre ! | Think outside the Box | Scoop.it
Un sondage Ipsos pour "Le Monde" et "Lire la société" révèle qu’aux yeux d’une majorité de Français seule une minorité d’élus respecte "les grandes règles de la morale".

 

On savait déjà que les Français portaient un jugement sévère sur les hommes (et les femmes) politiques. Et qu’il y avait plus qu’un fossé entre eux et leurs élus. Un sondage Ipsos - réalisé les 20 et 21 janvier auprès d’un échantillon national représentatif de 978 personnes âgées de 18 ans et plus, et commandé par Lire la société et Le Monde à l’occasion de la Journée du livre politique qui s’est tenu samedi à l’Assemblée nationale- montre que le jugement des Français est devenu, à la faveur de la crise, plus sévère encore qu’il ne l’était. Un sondage Ipsos qui n’a pas surpris –le thème de la journée de samedi au Palais Bourbon était d’ailleurs « Ethique et politique »- mais qui a tout de même été analysé comme un très sérieux signal d’alarme. Le Prix des députés (de droite et de gauche) a d’ailleurs été décerné cette année, de façon significative, à l’universitaire Dominique Reynié, pour son essai : Populismes, la pente fatale (Plon).

 

Les élus sont moins sincères qu’il y a vingt ans

 

L’institut Ipsos a demandé aux personnes interrogées de dire si, à leur avis, par rapport ce qui prévalait il y a vingt ans, la situation s’était aujourd’hui « améliorée » ou s’était « dégradée ». Les résultats sont impressionnants, et en disent long sur la France ébranlée par la crise. 50% des sondés pensent qu’en matière de « sincérité » (des hommes et femmes politiques) la situation en vingt ans s’est « dégradée » (9% seulement disent quelle s’est améliorée). Les plus sévères, sans surprise : les électeurs du FN (56% parlent de dégradation) et ceux du Front de gauche (53%).

Et s’agissant du financement de la vie politique ? a demandé l’institut Ipsos. 45% des Français, malgré les lois votée entretemps, jugent, là encore, que la situation s’est « dégradée » (20% qu’elle s’est « améliorée »). Nouvelle interrogation à propos d’un autre thème fort : « La confusion entre les intérêts personnels et les responsabilités politiques ». Cette fois, ce sont 58% des sondés qui estiment que la situation, depuis vingt ans, s’est « dégradée » (dont 67% des électeurs PS et 61% des sympathisants FN). 32% jugent qu’elle s’est « améliorée ».

 

"2% des élus respectent toutes les règles de la morale"

 

Le jugement le plus sévère dans cette enquête, on le trouve lorsque l’institut Ipsos demande aux Français s’ils pensent que les hommes et les femmes politiques respectent un peu, beaucoup ou pas du tout les « grands règles de la morale ». Naturellement, il s’agit ici de la vie politique (et non privée). 20% des sondés considèrent qu’aucun homme et aucune femme politique « ne respecte les grandes règles de la morale ». 20% encore pensent que c’est le cas de « la plupart ». 57% pensent que c’est le cas de « certains seulement ». 2% seulement estiment que toutes les femmes et tous les hommes politiques respectent les grands règles de la morale. Oui, 2% seulement.

Dans ce conditions, même si toutes les institutions sont aujourd’hui secouées et, au-delà, tout ce qui est perçu (à tort ou à raison) comme « la France d’en-haut », il n’est pas exagéré de dire que la démocratie française traverse une crise morale d’une extrême gravité. Qui ne sera pas sans conséquences à l’heure du scrutin présidentiel. Président UMP de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer a estimé samedi que les résultats de l’enquête Ipsos étaient « préoccupants ».

 

Par Dominique de Montvalon

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France Inter : quand Philippe Poutou (NPA) explose Pascale Clark en plein vol

France Inter : quand Philippe Poutou (NPA) explose Pascale Clark en plein vol | Think outside the Box | Scoop.it
Philippe Poutou, candidat à l'élection présidentielle pour le compte du NPA, était ce jeudi matin, l'invité de Pascale Clark sur France Inter.

 

France Inter : quand Philippe Poutou (NPA) explose Pascale Clark en plein vol
LE PLUS. Le candidat du NPA à l'élection présidentielle était mercredi matin l'invité de Pascale Clark sur France Inter. Cette interview en forme de joute a fini par tourner en faveur de Philippe Poutou. Gauche bobo contre gauche prolo. Décryptage.

 

Philippe Poutou, candidat à l'élection présidentielle pour le compte du NPA, était ce jeudi matin, l'invité de Pascale Clark sur France Inter. Ce fut un grand moment. Disons le tout net : Philippe Poutou est une arme médiatique de destruction massive.

 

Son inexpérience totale du monde public, des médias, de la vie parisienne moderne servent paradoxalement de fantastique révélateur à habitus des vedettes de la télé et de la radio. Il y a quinze jours, sa présence sur le plateau d'"On n'est pas couché" avait permis de démasquer les travers des tenanciers de l'émission, Ruquier, Pulvar, Polony et Onfray.

Des questions biaisées

Et ce matin, à la radio, Pascale Clark est tombée dans le piège tendu par le Candide médiatique, sans même s'en rendre compte, dévoilant comme ses petits camarades de France 2, son habitus, autrement dit (petit rappel pour tous les allergiques à Bourdieu) une manière d'être, une allure générale, une tenue, une disposition d'esprit qui sont aussi une manière de manifester cette domination de classe propre à la France d'aujourd'hui.

 

L'exercice est simple

- l'entretien est à écouter ici :

http://www.franceinter.fr/emission-5-mn-avec-philippe-poutou 

 

Il suffit d'examiner les 12 questions et relances adressées à Poutou en six minutes d'entretien. Autant de questions et relances que ne poserait jamais Pascale Clark à Copé, Hamon, Bayrou et autres habitués des interviews politiques qu'elle mène sur Inter. Qu'on en juge :

- Voilà cinq mois que vous avez été désigné candidat par le NPA, cela vous parait difficile ?

- Qu'est-ce qui est surtout compliqué pour vous ? Vous continuez à travailler ? Vous êtes toujours en poste à l'usine Ford de Blanquefort ?

- Vous êtes délégué CGT syndical, est-ce que vous dites que le monde syndical et le monde politique sont différents ? Ce sont d'autres codes ?

- Médiatiquement, est-ce que vous vous estimez mal traité ? Est-ce que vous trouvez que l'on vous parle mal ? Vous êtes l'objet de moqueries parfois. Votre nom, et le fait que vous ne soyez pas connu, pour employer un euphémisme.

- Vous êtes victime de mépris social, vous avez dit ?

- Vous trouvez que l'on a trop parlé du cas d'Agnès et pas assez fait la balance entre le cas d'Agnès et luttes sociales ?

- 500 signatures nécessaires pour être candidat, combien en avez-vous ?

- Quand vous constatez que les sondages vous donnent 0%, 0% c'est pas lourd, même avec la marge d'erreur, c'est compliqué (pouffements). C'est décourageant, comment vous réagissez à ça ?

- Vous êtes certain d'aller au bout ? Comme candidat NPA ?

- Vous êtes solidaire d'Eva Joly ? Vous avez vu comment elle est traitée ce matin dans la presse ?

- Et à l'issue du premier tour, si d'aventure vous n'êtes pas au deuxième (pouffements) vous appellerez à voter Hollande ?

- Philippe Poutou, on termine sur une bombe, mais on a plus le temps (pouffements).

On a coutume de dire très souvent, que dans les entretiens audiovisuels, la question comporte la réponse. Si l'on se fie à ce vieil adage, il est possible de tracer, en creux, le portrait que se fait Pascale Clark de Philippe Poutou.

Pour l'intervieweuse vedette de la radio publique, Poutou semble être un ouvrier sympathique, un brave type limité, une attraction amusante, un huron issu des classes populaires, une incongruité qui fait un peu tâche dans un studio de radio ou de télévision réservés à ceux qui en sont les habitués.

La bataille des habitus

Dépassés par sa situation de candidat à l'élection reine, mais il est aussi un ouvrier obsédé par un "mépris social" et des luttes de classes, choses bien moins importantes aux yeux de Pascale Clark qu'un émouvant fait divers ou les terribles attaques qu'endurent la pauvre Eva Joly, icône robespierriste de la gauche pure, celle qui voit bien au-delà de son atelier d'usine et des 3/8. A travers les questions posées, les relances, se dessine ainsi l'habitus de la personnalité qui mène cet entretien, un habitus authentiquement bourgeois.

Arrive donc le moment où il est impératif de sortir l'indispensable (mais indémodable) définition du bourgeois français vu par Marc Bloch.

"J'appelle donc bourgeois de chez nous un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains ; dont les revenus, quelle qu'en soit l'origine, comme la très variable ampleur, lui permettent une aisance de moyens et lui procurent une sécurité, dans ce niveau, très supérieures aux hasardeuses possibilités du salaire ouvrier ; dont l'instruction, tantôt reçue dès l'enfance, si la famille est d'établissement ancien, tantôt acquise au cours d'une ascension sociale exceptionnelle, dépasse par sa richesse, sa tonalité ou ses prétentions, la norme de culture tout à fait commune ; qui enfin se sent ou se croit appartenir à une classe vouée à tenir dans la nation un rôle directeur et par mille détails, du costume, de la langue, de la bienséance, marque, plus ou moins instinctivement, son attachement à cette originalité du groupe et à ce prestige collectif."

Qu'on ne s'y trompe pas, l'enseignement que l'on peut tirer de cet échange Clark/Poutou dépasse de loin les leçons qu'il apporte sur l'habitus d'une talentueuse et brillante journaliste, souvent présentée, par elle-même et autrui, comme étant de sensibilité de gauche, ce qui est perceptible, notamment lorsqu'elle interroge des membres du Front national. L'interview illustre, par l'exemple et le symbole, le divorce d'une partie de la gauche française, bourgeoise, bohème, intellectuelle et médiatique avec la classe ouvrière de ce pays, et c'est bien pour cette raison que l'on s'y arrête.

Il est saisissant de constater que Pascale Clark, implicitement, reproche à Poutou d'être obnubilé par le "mépris social" qui frappe les ouvriers de France, et le suspecte, dans le même temps, de ne pas être assez sensible à un fait divers ou aux problèmes d'Eva Joly.

On sent que Pascale Clark est stupéfaite, journaliste réputée de gauche, engagée et intransigeante, de constater que les soucis de Poutou l'ouvrier, ne collent pas avec l'idée qu'elle se fait de ce que doivent être les préoccupations d'un homme de gauche, fut-il prolétaire. Ce constat nous offre l'occasion de citer encore Marc Bloch évoquant le rapport de la bourgeoisie à la classe ouvrière lorsqu'elle s'indigne du sort qui lui est fait :

"Dans ces foules au poing levé, exigeantes, un peu hargneuses et dont la violence traduisait une grande candeur, les plus charitables gémissaient de chercher désormais en vain le "bon pauvre" déférent des romans de Mme de Ségur."

Pascale Clark, comtesse de Ségur d'Inter occasionnelle, n'a pas trouvé en Philippe Poutou, "le bon pauvre" contemporain qu'elle recherchait. On imagine sa déception. Et la nôtre, pour d'autres raisons.

 

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Les vraies causes de la crise de la dette

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Tout à coup, l’opinion prend conscience de l’importance de la dette dans les économies développées.

 

Nicolas Dupont-Aignan

 

Mais à cette occasion, tout est fait pour culpabiliser les peuples et leur faire croire que ces déficits et cette dette s’expliquent par un excès de dépenses, une mauvaise gestion et une politique sociale trop généreuse.

C’est un véritable mensonge qu’il faut dénoncer en expliquant que cette crise de la dette a d’autres causes bien plus profondes : les états développés sont avant tout confrontés aujourd’hui à un manque de recettes budgétaires et sociales lié à une mondialisation qui nivelle tout par le bas.

Plutôt que de se polariser sur les déficits budgétaires, on ferait mieux d’analyser les déficits extérieurs qui révèlent la fuite des emplois vers les pays émergents, et notamment la Chine.

A force de délocaliser dans une course sans fin au moins disant social, fiscal et environnemental, les Etats-Unis, mais aussi les pays européens, se retrouvent avec moins d’emplois, moins de ressources budgétaires et moins de consommateurs. Pendant 10 ans, ils ont masqué cette fuite par l’endettement privé ou public.

En France, et dans les pays du Sud de l’Europe, s’est ajoutée la politique suicidaire de l’euro cher qui a asphyxié un peu plus nos entreprises.

Comment croire que la disparition dans notre pays, en 10 ans, d’un million d’emplois industriels, n’ait pas de conséquences sur l’équilibre de nos finances publiques et sur le pouvoir d’achat de nos concitoyens ?

A cela s’est ajoutée encore la politique de concurrence fiscale entre états, exonérant les plus riches et les multinationales de tout effort de solidarité et un secteur bancaire et financier fou qui, au lieu d’irriguer l’économie réelle, la rackette au profit d’une petite minorité.

On comprend, dès lors, pourquoi aujourd’hui, la plupart des états européens et les Etats-Unis sont face au mur de la dette.

Faire croire que c’est par une réduction continue des dépenses publiques qu’on arrivera à s’en sortir est politiquement criminel. Cela signifierait une régression sociale sans précédent, injuste et de surcroit inefficace économiquement.

Les pays qui s’en sortent, au contraire, investissent dans l’avenir, s’appuient sur l’économie réelle, favorisent les créateurs et les inventeurs et savent bien que les récessions cumulatives n’ont jamais marché.

En France, le gouvernement, mais aussi le Parti Socialiste, ont démissionné et sont entrés dans cette même logique d’austérité culpabilisatrice de Pierre Laval en 1935, aboutissant à l’explosion du Front Populaire puis à la débâcle. L’autre politique, la seule raisonnable, consiste tout au contraire à s’attaquer aux causes profondes de la dette, c'est-à-dire à tout faire pour renforcer la compétitivité de la France.

Certes, il faut bien gérer les dépenses et éviter les gaspillages, mais il faut surtout se donner les moyens de relocaliser en France le maximum d’emplois. La sortie de l’euro et le passage à la monnaie commune, le protectionnisme sélectif, la mise au pas du secteur bancaire en séparant les banques de détail et les banques d’investissement, l’abrogation de la loi de 1973 pour pouvoir financer sans payer d’intérêts par la Banque de France les investissements publics d’avenir, voilà les mesures clés qui permettraient de redresser notre pays et de retrouver un enchainement vertueux. Un effort oui mais au service de notre modèle social et républicain.

En 2012, le choix sera très simple, entre ceux qui veulent sauver un système qui nous ruine et nous appauvrit et ceux qui veulent changer le système pour pouvoir redonner la dignité et l’espoir aux peuples.

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Le PS et l'UMP ont scellé un pacte pour l'ennui

Le PS et l'UMP ont scellé un pacte pour l'ennui | Think outside the Box | Scoop.it
Hervé Gattegno, rédacteur en chef au "Point", intervient sur les ondes de RMC du lundi au vendredi à 8 h 20 pour sa chronique politique "Le parti pris".

 

Le premier tour des législatives se tient dimanche et la campagne ne passionne pas - dans un sondage Opinion Way publié hier, 58 % des Français disent qu'ils s'en désintéressent. Vous avez une explication osée. Votre parti pris : le PS et l'UMP ont scellé un pacte pour l'ennui. C'est-à-dire ?

Ça peut paraître insensé mais c'est tout simple : les deux grands partis ont un intérêt objectif à ce que la campagne soit la plus barbante possible. Le PS parce qu'il baigne dans cette ambiance de béatitude et de frilosité qui est la marque du hollandisme - un goût d'eau tiède légèrement sucrée : on ne risque ni de se brûler, ni de grossir, ni... d'y prendre goût. L'UMP, parce que la défaite est à peu près sûre et que le seul but de ses chefs, c'est de limiter la casse en préparant la succession de Nicolas Sarkozy. Rien de tout cela n'est fait pour mobiliser l'électorat. Ça tombe bien, puisque ce n'est pas le but poursuivi... Au passage, on mesure déjà à quel point la mise en retrait de Nicolas Sarkozy a un effet anesthésiant sur notre vie politique : on disait qu'il était "clivant", qu'il hystérisait le débat. De ce point de vue, on pourrait aller jusqu'à dire qu'il manque même à ses adversaires.

Mais est-ce que le désintérêt général pour l'élection ne risque pas de se retourner contre eux en favorisant les autres partis - notamment le FN et le Front de gauche ?

Politiquement, on pourrait le penser ; arithmétiquement, c'est moins sûr. La clé du scrutin, c'est le seuil de 12,5 % des inscrits qu'il faut atteindre pour figurer au second tour. Plus il y a d'abstention, plus ces 12,5 % correspondent à un pourcentage élevé des suffrages exprimés. En clair : la difficulté augmente pour les moyens et les petits partis, y compris le FN qui ne pourra sans doute pas maintenir des légions de candidats pour faire battre l'UMP. Au soir du 6 mai, on envisageait 350 triangulaires : de quoi réduire la droite en lambeaux. Les experts n'en entrevoient pas plus d'une centaine aujourd'hui.

Au-delà de ces calculs tactiques, est-ce qu'il n'y a pas tout simplement une lassitude des électeurs après la campagne présidentielle ?

Des électeurs et des politiques eux-mêmes. D'autant que cette présidentielle aura duré un an - à partir des primaires du PS - et qu'avec la crise et ses effets anxiogènes, la France en est sortie un peu groggy, dans une sorte d'état post-traumatique. S'ajoute à cela un besoin naturel de cohérence, renforcé par l'ordre des scrutins (qui donne la prédominance à la présidentielle) et qui fait que beaucoup d'électeurs de Sarkozy admettent qu'il vaut mieux laisser Hollande gouverner plutôt que d'espérer la confusion. Au total, il aurait fallu des vitamines pour doper cette campagne : mis à part le match Mélenchon-Le Pen (qui ferait croire à l'étranger que Hénin-Beaumont est la capitale de la France), on nous a mis sous tranquillisants... Effet garanti !

Est-ce qu'une surprise est quand même possible à la fin ?

L'UMP ne renversera pas la vapeur. Le FN peut faire un gros score mais aura peu d'élus (s'il en a). La vraie surprise serait que le PS n'ait pas la majorité à lui seul. Qu'il doive composer avec les écologistes et les radicaux voire avec les communistes et Jean-Luc Mélenchon - dans le premier cas, ce serait inconfortable pour François Hollande ; dans le second, insupportable. Mais il y aurait sûrement plus d'animation que pendant la campagne. D'ici là, entre la présidentielle et les législatives, c'est le jour et... l'ennui.

 

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« Et pourquoi je regretterais ? »

« Et pourquoi je regretterais ? » | Think outside the Box | Scoop.it
Bien que Jacques Cheminade soit très critiqué, les maires savoyards qui ont accordé leur parrainage au candidat surprise de la présidentielle ne le regrettent pas. Ils s’en expliquent dans la Voix.

 

Cet hiver, sur le plateau du Grand journal de Canal+, Jacques Cheminade surprit tout le monde en déposant sur la table 500 promesses de parrainage pour la présidentielle. Info ou intox, les spécialistes avaient du mal à croire que l’obscur candidat ait pu réussir à convaincre autant de maires alors que Dominique de Villepin, Christine Boutin ou Corine Lepage, tous anciens ministres, butaient devant l’obstacle. En guise de félicitations pour cet exploit qui paraissait infaisable par ce type de petit candidat, Cheminade se fit immédiatement insulter. « Vous êtes vraiment le candidat inutile ! », lâcha Jean-Michel Apathie avant même que l’invité du Grand journal ait eu l’occasion d’ouvrir la bouche. Jugeant scandaleuse cette participation à l’élection présidentielle, le journaliste s’en prit aussi aux maires qui auraient été ô combien irresponsables de lui donner leur signature, stigmatisant ainsi les trois élus savoyards qui l’ont bel et bien parrainé.

 

« Un devoir démocratique »

C’est que depuis sa venue au Grand Journal, Jacques Cheminade a vu ses promesses devenir des parrainages en bonne et due forme, validés par le Conseil constitutionnel et rendus public, pour 500 d’entre eux, la semaine dernière. On a alors pu découvrir que trois maires de communes savoyardes avaient contribué à lui permettre de se présenter : Jean-Yves Boos à Giez, Denis Mouchet à Saxel et Jacques Laurent à Bonneval Tarentaise. La Voix a joint deux de ces maires pour leur demander ce qui les avait incités à parrainer le candidat dont les médias nous dressent un portrait qui oscille entre le ridicule et le dangereux. « Donner ma signature, je pense que c’est un devoir démocratique, a commencé par nous dire depuis sa Vallée verte Denis Mouchet. Je me suis donc demandé à qui je pouvais la donner. Les candidats des grands partis n’en avaient pas besoin car ils en ont à revendre, et l’équipe de Cheminade m’a contacté très en amont, dès septembre 2011. » Du côté de Giez, commune du sud du Genevois où se retrouvent les golfeurs des alentours du lac d’Annecy, on entend à peu près le même son de cloche avec Jean-Yves Boos : « Ma démarche est purement démocratique, il faut permettre à ceux qui ont quelque chose à dire de s’exprimer. Cela ne veut pas dire que je le soutiens ni que je voterai pour lui. »

Les deux élus insistent sur ce point. Denis Mouchet annonce qu’il « ne partage pas du tout les opinions de Cheminade, je ne sais d’ailleurs pas trop ce qu’il peut dire. Mais je trouve qu’il faut quand même le faire, de se présenter comme ça alors qu’on ne représente pas grand-chose. Et puis ses équipes se sont bougées, ils sont venus, revenus, ont entretenu le contact régulièrement alors que, par exemple, Corinne Lepage, qui s’est beaucoup plaint de ne pas récolter assez de parrainages, s’est contenté d’envoyer un fax. » Au-delà que la qualité du travail de prospection des équipes de Cheminade qu’il loue également, le maire de Giez donne pour sa part un motif politique à son choix. « Pour faire court, il illustre assez bien l’un des mots du général de Gaulle : la politique de la France ne se fait pas à la corbeille. La finance ne doit pas tout régir, c’est le politique qui doit gouverner. Et Cheminade est le seul à vraiment axer sa campagne là-dessus. » Avec comme adversaire non pas Hollande ou Sarkozy mais Wall Street et la City, là où seraient les vrais détenteurs du pouvoir.

 

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Eva Joly, vous allez nous manquer !

Eva Joly, vous allez nous manquer ! | Think outside the Box | Scoop.it
Malgré les coups durs et les chutes, Eva Joly ne cesse de remonter en selle. Bien vaillante, la candidate d'Europe Ecologie - Les verts. Mais préparons-nous, il va tout de même falloir lui dire au revoir.

 

Chère Eva Joly,

Vous voilà donc repartie en campagne après votre accident, cette fois avec des lunettes noires. Rien ne vous arrêtera ! Une fois de plus, vous nous surprenez par votre ténacité. Comme il était tentant, pourtant, de les planter là, tous vos amis verts ! Vous avez dû y penser. Mais ça leur aurait fait bien trop plaisir. La même idée a dû vous venir aussi, je l’imagine, en novembre, quand vous avez disparu pendant cinq jours au fond d’un fjiord ou au bord de votre crique bretonne. Ne pas revenir ? Créer un électrochoc ? Ou continuer à jouer le rôle de celle qui dit tout haut des vérités piquantes pour tout le monde ?

Dans votre dos, Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé (celui qui vous qualifiait gracieusement de « vieille éthique ») avaient tricoté un accord avec Martine Aubry : vous étiez, déjà, passée par pertes et profits.

(...)

Je sais : vous êtes franco-norvégienne et l’accent d’Oslo, qui vous est resté de vos jeunes années de Miss Norvège, est bien différent de celui de Berlin. Mais c’est plus fort que nous, plus fort que tous nos principes : sauf quand il s’agit de machines outils, de voitures et de machines à laver, nous nous méfions de ce qui nous vient d’Outre Rhin.

Daniel Cohn-Bendit aurait dû vous prévenir, lui que Georges Marchais traita, en mai 68,de « juif allemand ». Malgré tout, après tant d’années, il fait désormais partie de notre patrimoine.

Vous aussi ! Mais nous ne le savons pas encore. Un jour, nous vous rendrons justice. Nous découvrirons que, lorsque vous réclamiez un défilé pacifique le 14 juillet plutôt que des chars et des soldats, vous étiez l’héritière d’une longue tradition qui remonte à Voltaire et Rousseau. Une tradition très française !

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Corinne Lepage, l'autre candidate écologiste de 2012

Corinne Lepage, l'autre candidate écologiste de 2012 | Think outside the Box | Scoop.it

Raisonnable, focalisée sur le concret, avec des idées certes intéressantes, Corinne Lepage n’arrive pas à se faire entendre. Malgré son épaisseur intellectuelle, est-elle pourtant au bon endroit pour influer efficacement sur la société française ?

 

Encore sur France Inter ce vendredi 9 mars 2012, Corinne Lepage est très mal considérée par les médias. Le statut de "petits candidats" est rudement difficile en 2012 car leur audience est encore plus réduite que d’habitude.

Corinne Lepage est une indépendante. Elle prône l’écologie avec une particularité originale : les progrès écologiques ne pourront jamais se faire sans intérêt économique. Pour elle, la préoccupation sociale est aussi importante que la priorité environnementale et c’est sans doute ce qui la distingue d’une Eva Joly plus punitive que positive.

De l’indépendance, donc, et surtout, de la ténacité. Car avec moins de la moitié d’un pourcent dans les sondages, il en faut, de la persévérance, pour croire qu’elle a raison de s’engager.

Elle n’est pas une inconnue. Grande avocate des causes écologistes : Amoco Cadiz (16 mars 1978) est la première référence sur son CV. Mais il y en a d’autres : Cattenom et Creys-Malville, par exemple, ou encore Erika (12 décembre 1999) et La Faute-sur-Mer dévasté par Xynthia (28 février 2010).

Docteur en droit, professeur à l’IEP Paris, elle est une experte qui compte dans le droit environnemental.

Élue locale très indépendante ; adjointe à Cabourg de 1995 à 2001, elle est capable de s’opposer au maire en cas de problème (en y mêlant la justice).

Ministre de l’Environnement quelques jours après son 44e anniversaire, ce n’est pas mal pour quelqu’un qui n’a jamais fréquenté les partis bien établis. Si le RPR est une multinationale, le MoDem une PME, alors, elle, son petit parti, son nanoparti, Cap 21, fondé en 1996, est carrément une TPE voire une EURL.

L’un de ses dadas, comme je l’ai écrit en introduction, est de montrer que l’écologie peut contribuer à la lutte contre le chômage alors que les Verts font tout pour faire croire que l’écologie va à l’encontre de l’économie ; elle doit au contraire la compléter et l’associer.

C’est elle aussi qui institue la surveillance permanente de la qualité de l’air dans les grandes villes avec réduction de la circulation automobile en cas de grande pollution pendant l’été (loi du 30 décembre 1996).

Les deux ans ministre d’Alain Juppé l’ont un peu marquée politiquement. Alors, elle s’est autonomisée.

 

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L’IRSN publie l’édition 2012 de son Baromètre sur la perception des risques et de la sécurité

L’IRSN publie l’édition 2012 de son Baromètre sur la perception des risques et de la sécurité | Think outside the Box | Scoop.it

Depuis 1988, le Baromètre IRSN mesure chaque année les évolutions de l’opinion sur les risques auxquels les membres du public sont soumis en général et sur les risques nucléaires et radiologiques en particulier.

Pour cette édition 2012, l’enquête, menée en septembre et octobre 2011 en collaboration avec l’institut de sondage BVA, visait notamment à recueillir l’opinion des Français quelques mois après l’accident de Fukushima-Daiichi, alors que le gouvernement avait ordonné un audit général de sûreté des installations nucléaires françaises au regard des risques associés à d’éventuels évènements naturels extrêmes.

Dans le contexte général de l’aggravation de la crise économique, le Baromètre IRSN 2012 confirme sans surprise que les préoccupations majeures des Français concernent les risques socio-économiques ; de ce fait, celles sur la qualité de leur environnement apparaissent en retrait, mais l’analyse montre qu’elles restent bien présentes.

S’agissant plus particulièrement du secteur nucléaire, la montée attendue des craintes relatives aux risques nucléaires après l’accident japonais est confirmée. L’exigence en matière de transparence et de pluralisme de l’expertise en est encore confortée : à plus de 80 %, il est souhaité que l’évaluation de la sûreté des installations nucléaires françaises après Fukushima se déroule de manière pluraliste, en impliquant les parties prenantes et des experts internationaux.

Les Français veulent aussi que les experts donnent davantage accès à leurs rapports et avis. C’est la voie dans laquelle s’est engagé l’IRSN, en concertation avec l’ASN et les autres parties prenantes, et qu’il devra développer à l’avenir pour continuer à accomplir sa mission en répondant aux attentes de la société.

 

Télécharger le Baromètre IRSN 2012 sur la perception des risques et de la sécurité (document pdf)

http://www.irsn.fr/FR/base_de_connaissances/librairie/Documents/publications_institutionnelles/IRSN_barometre_2012.pdf 

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Lepage dénonce la violence des propos de Sarkozy

Pour la candidate de Cap21, "la violence à l'état le plus pur" est présente dans le débat politique. "Je trouve ça extrêmement grave, c'est comme ça qu'a commencé la montée du fascisme dans les années 30", considère-t-elle.

Via Corinne LEPAGE
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Pôle emploi occupé par des clowns pour « dénoncer les radiations abusives »

Pôle emploi occupé par des clowns pour « dénoncer les radiations abusives » | Think outside the Box | Scoop.it

On a trouvé le travail ! » s’exclame un clown. « Je ne veux pas être radié » s’attriste un autre. Non, ce n’est pas un spectacle de rue. Mais la brigade Activiste des Clowns toulousains. Ce mardi, ils étaient une dizaine à occuper le Pôle emploi de la place occitane.

Le Pôle emploi est leur cible. Par des mimes et des petits sketchs, ils s’opposent aux radiations abusives du Pôle Emploi. « Les gens en ont marre de voir des manifestations. Avec l’humour, on essaie de les alerter d’une autre manière » explique Mage, un des clowns, maquillé de bleu et vêtu d’un sweat multicolore. En période de campagne électorale et de surenchère de création d’emploi, ils veulent dénoncer la précarité. Et les abus qui s’exercent. « Tout le système est faussé. » regrette Mage. Avant d’ajouter que « les radiations de chômeurs font parti d’une politique » .

 

(...)

"J’avais un rendez-vous avec ma conseillère, qui était absente pour congés maladie. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu une lettre expliquant que j’étais radiée pour non présentation !"

etc.

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Les gaspillages des collectivités locales

Les gaspillages des collectivités locales | Think outside the Box | Scoop.it
Nous nous trouvons devant un nouveau et dramatique scandale d’État qui touche des milliers de collectivités...

(...)

Une pyramide d’élus
La France compte à peu près 600 000 élus. Ils reflètent la pyramide abusive des collectivités locales elles-mêmes. Il existe en effet 36 000 communes. Mais, par-dessus les communes, s’empile une foule de collectivités : cantons, départements, régions et d’autres. S’ajoutent, en particulier, un nombre inconnu de collectivités supplémentaires sous forme par exemple des intercommunalités de formes diverses ou encore les « agglos ».
Parmi les 600 000, se trouvent de 5 à 10 000 super-privilégiés. Leur poids insupportable se traduit d’abord par des salaires accompagnés d’avantages informels excédants parfois largement les rémunérations et se renforçant par des cumuls indécents. Ces privilégiés du système exploitent le butin public en parfaite légalité ; ce sont eux ou leurs amis qui fabriquent les lois leur permettant de bénéficier de cette situation. Mais, en plus, l’effet négatif est amplifié par l’activité de ces élus qui veulent montrer qu’ils existent en prétendant rendre service.
Dans ce contexte, les gaspillages sont innombrables. Tout le monde a en ligne de mire les palais somptueux, chaque organisme rêvant de son palais, mais il y en a bien d’autres. À Clermont-Ferrand, un tramway a été mis en route pour une facture en accroissement constant et il n’a pas fonctionné. À Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône, un cube de béton a coûté plus de 15 millions d’euros et devait devenir un complexe sportif et culturel démesuré pour une ville de 28 000 habitants : il a finalement été fermé. À signaler aussi les « ambassades » : des régions créent des « ambassades » à l’étranger ; la ville de Lyon entretient des ambassades notamment à New York et à Tokyo. Des grandes mairies ont des collaborateurs de cabinet et des Vice Présidents.

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Sans-abris : les militants dénoncent une « gestion potagère » de l’hébergement [diapo]

Sans-abris : les militants dénoncent une « gestion potagère » de l’hébergement [diapo] | Think outside the Box | Scoop.it

 

Plan grand froid oblige, aucun SDF n’a dormi dehors ces derniers jours. Mais les températures remontent et bientôt, plus de deux personnes retrouveront la rue à Toulouse. Une situation inacceptable pour les associatifs militant contre le mal logement qui ont manifesté hier jeudi.
« Une gestion potagère » de l’hébergement des sans-abris. C’est la façon dont les associatifs décrivent l’hébergement d’urgence en France. « C’est comme pour les fruits et légumes. Lorsqu’il gèle, on les met dans des serres et dès que c’est bon, on les fout dehors », explique Florian des Enfants de Don Quichotte.

Le collectif d’associations a ainsi déposé des matelas vides au pied du monument aux Morts puis devant la préfecture. « L’Etat est hors la loi en n’appliquant pas la loi DALO-DAHO. Nous sommes là pour qu’on n’oublie pas les SDF avec le redoux.

Car être un clochard n’est plus un choix, on en est victime, » détaille Genevieve Genève du collectif interassociations.

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Lettre ouverte de Serge Letchimy à Claude Guéant

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Objet : Vos déclarations sur les civilisations

 

N/réf: CAB/SL/JFL/SN/N°2012

 

LETTRE OUVERTE A M. CLAUDE GUEANT, MINISTRE DE L’INTERIEUR

 

M. le Ministre,

 

Votre venue en Martinique dans les jours qui viennent, m’oblige à vous rappeler que cette terre a vu naître Aimé Césaire, Frantz Fanon, Edouard Glissant.

Qu’elle a été aimée par des hommes aussi admirables que furent Victor Schœlcher, André Breton, Léopold Sedar Senghor, Claude Lévi-Strauss, et de manière plus proche encore, par Léopold Bissol, Georges Gratiant, ou Camille Darsières, pour ne citer que quelques-uns de nos grands politiques.

Ces hommes furent de grands humanistes. Leur vie et leurs combats se sont situés en face de ces crimes que furent la traite, l’esclavage, les génocides amérindiens, les immigrations inhumaines, ou la colonisation dans tous ses avatars… Tous ont combattu la pire des France : celle qui justifiait les conquêtes et les exploitations, et bien d’autres exactions dont les cicatrices sont inscrites dans nos paysages. Cependant, je n’ai jamais entendu un seul de ces hommes lister ces attentats pour décréter que la civilisation européenne, ou que la culture française, serait inférieure à n’importe quelle autre. Je ne les ai jamais entendus prétendre que le goupillon de la chrétienté (qui a sanctifié tant de dénis d’humanité) serait plus primitif que tel bout liturgique d’une religion quelconque.

Toujours, ces hommes ont établi la distinction entre cette France de l’ombre et la France des lumières. Pour combattre l’ombre qui menaçait leur humanité même, ils se sont référés à la France de Montaigne, de Montesquieu, de Pascal, de Voltaire, de Condorcet ; à celle qui s’est battue pour abolir la traite, puis l’esclavage, qui a supprimé la peine de mort du code de ses sentences ou qui a accordé aux femmes le droit de vote et celui de disposer de leur maternités… A s’en tenir à votre logique, ils auraient eu mille raisons de condamner la civilisation occidentale, et de renvoyer aux étages inférieurs bien des cultures européennes.

Voyez-vous M Guéant, vos chasses à l’immigré (qu’il soit en règle ou non), ou la hiérarchisation que vous célébrez sans regrets ni remords entre les cultures et les civilisations, vous ont enlevé la légitimité dont a pourtant besoin votre prestigieuse fonction. Vous portez atteinte à l’honneur de ce gouvernement, et à l’image d’une France qui visiblement n’est pas la vôtre, mais que nous, ici, en Martinique, avons appris à respecter.

Toutes les civilisations ont produit, et de manière équivalente, des ombres et des lumières. Mais si les ombres n’ont jamais triomphé très longtemps, si beaucoup d’entre elles ont disparu dans les oubliettes de l‘histoire (en compagnie de régimes politiques ou religieux quelque peu lamentables), c’est simplement parce que des hommes de bon sens, pétris d’humanisme et de haute dignité, ont exalté les parts lumineuses que toutes les civilisations de l’homo-sapiens ont mises à notre disposition.
Les civilisations se sont nourries de leurs lumières mutuelles pour mieux combattre leurs propres ombres. Dans une transversale célébration et de grande foi en l’Homme, ces hommes ont honoré les lumières d’où quelles viennent ; les lumières se sont reconnues entre elles; leurs signaux réciproques ont conservé intact (de part et d’autre des lignes de partage ou de conflit) un grand espoir d’humanité pour tous. Grâce à eux, nous savons qu’il est dommageable de considérer l’ombre, ou de s’en servir à des fins qui ne grandissent personne. Ils nous ont donc appris à nous écarter de ceux qui l’utilisent, et qui, par là même, la transportent avec eux.

M. Guéant, fouler le sol martiniquais, c’est toucher une terre que des hommes comme Aimé Césaire ont fécondé de leur sang. Un sang qui s’est toujours montré soucieux de l’humanisation de l’homme, du respect des civilisations et de leurs différences.

 

Ce serait donc comme une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs actions, que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le bienvenu ici.

 

C’est par-dessus vous, et du plus haut possible, que nous renouvelons à la France des lumières toute notre considération, et confirmons notre respect pour les valeurs républicaines qui, contrairement à celles dont vous êtes le héraut, sont à jamais très opportunes chez nous.

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Ces députés qui ont endetté la France

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- Journal du Net Economie :

 

Depuis l'élection de François Mitterrand en 1981, 30 lois de finances ont été votés par les députés français. Toutes ont été adoptées alors qu'elles présentaient un déficit. Et de déficit en déficit, la dette publique a augmenté chaque année.

En 2010, celle-ci s'élevait à 1 591,2 milliards d'euros.

Le JDN a épluché les scrutins de l'Assemblée nationale pour savoir qui avait voté quoi ces 30 dernières années, sachant que 15 budgets ont été adoptés par une majorité "de gauche" et 15 par une majorité "de droite".

 

Découvrez les élus qui ont le plus souvent approuvé les déficits français. (...)

 

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